Sombre bisou

Les trous noirs existent.

D’après wikipédia, « en astrophysique, un trou noir est un objet massif dont le champ gravitationnel est si intense qu’il empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper. De tels objets n’émettent donc pas de lumière et sont alors perçus noir. »

Jusqu’ici, vous vous en foutez un peu puisque bon, avouons-le : vous croisez relativement peu de trous noirs dans votre quotidien, à moins d’avoir quelques tendances contraires aux enseignements de l’Eglise Catholique. Cependant, il ne faut pas sous estimer les capacités allotropiques de ces mystérieux phénomènes, puisqu’ils peuvent exister sous bien d’autres formes.

Je pense par exemple à la littérature.

D’après wikikonnard, « en littérature, un trou noir est un ouvrage plus ou moins massif dont le champ gravitationnel dû à son succès commercial est si intense qu’il empêche toute forme de matière grise ou de raisonnement de s’en échapper. De tels objets n’émettent donc pas de lumières et sont alors perçus comme bien sombres. »

Et en ce moment, c’est un peu la grosse panique au CNRS au vu de l’immense trou noir qui semble engloutir quotidiennement des millions de lecteurs, éditeurs & auteurs confondus, les plongeant dans les abîmes de son gargantuesque gosier. Car ami lecteur, si jamais tu ne l’avais pas encore remarqué, ces derniers temps, les grandes créations qui mettent en émoi la planète (si, si) tournent autour de deux choses :

Du fantastique pour pucelle gothique light (de préférence avec des vampires beaux gosses) & des bisous (de préférence avec des vampires beaux gosses).

Au réveil, le vampire n'est pas forcément toujours beau & ténébreux

Entre Twilight (une fille, un vampire, des bisous), True Blood (une fille, un vampire, des bisous), et compagnie (non parce qu’il y en a pléthore), il y a une ruée vers le domaine ; et ça tombe bien, les éditions Harlequin on flairé la chose en sortant une collection uniquement consacrée aux histoires du genre toutes plus originales les unes que les autres :

La collection DARKISS (en majuscules, oui).

Oui, moi aussi, ça m’a fait un choc. Du Dark et du Kiss, comme ça, mêlés en un monstrueux barbarisme anglophone, ça m’a tant piqué les yeux que l’âme. Cependant, il m’a bien fallu reconnaître la triste réalité : avec le succès planétaire de daubes comme Twilight (« Nan mais c’est vachement mieux en livre ! » me diront certains ; en effet, je vous l’accorde, c’est vachement plus pratique qu’un DVD pour caler une bibliothèque), il fallait bien que l’on commence à produire en série de l’ouvrage basé sur des concepts proches.

C’est pourquoi amis lecteurs, aujourd’hui, je vais vous démontrer qu’écrire un bouquin dans le domaine ne demande aucun talent, mais simplement de la méthode. En suivant celle que je vais vous donner ci-dessous, obtenue après des années d’études de ces ouvrages, vous connaitrez certainement le succès, la richesse, et l’inhalation de quelques tonnes de schnouf bon marché dans les toilettes de vos nombreux lieux de dédicaces.

Déjà, pour bien commencer un bouquin du genre, il faut prendre un pseudonyme ; si vous êtes un garçon, c’est obligatoire : c’est forcément une femme qui va pondre ce genre de roman qui va aller faire rêver les jeunes filles qui le feuilletteront au rayon librairie de Carrefour en attendant que maman revienne avec son caddie. Une femme s’adressant aux femmes en devenir pour raconter des histoires de filles, c’est plus porteur qu’un type racontant des histoires de jeunes filles en fleur ; alors on pseudonymise, et vite. Il en va de même, mesdemoiselles, si votre nom n’est pas assez porteur : « Françoise Petipied » c’est trop franchouillard et « Fatima Ben Ralouf« , ça ne l’est pas assez ; pensez Iounaïted Staÿtes. Pour ma part, je choisirai « Brenda Carter« .

Or, évidemment, il me faut définir en premier lieu non pas l’histoire, dont tout le monde se fout, mais le personnage principal : une jeune fille. De préférence, avec un lourd secret et/ou rejetée par les autres à l’exception de sa meilleure amie. Le tout raconté à la première personne histoire de forcer l’identification : « Ouah, c’est une fille, comme moi ! Ah, moi aussi je parle de moi à la première personne ! Ho ! Elle aussi elle est incomprise ! Et en plus, elle ne comprend pas toujours les garçons, qu’elle trouve bizarres ! C’est trop moi ! » ; après, votre lectrice peut ressembler à un buritos et être rejetée car elle a de fortes flatulences aux relents de guacamol, ce n’est pas grave, du moment qu’elle trouve un ou deux points communs, ça lui suffit.

Ces jeunes sont trop faciles à berner.

Lectrice s'identifiant à l'héroïne belle et désirable

Attention par ailleurs : l’héroïne, jamais trop vieille ; les histoires de ménopause et de descente d’organes ne fascinent que moyennement les collégiennes. Restez en dessous du quart de siècle, grand maximum, l’idéal étant de taper au cœur de la tranche d’âge que vous visez, en sortant une bonne lycéenne de derrière les fagots. Pour ma part, je prendrai donc Amalia Spencer-Douglas, lycéenne timide qui habite chez ses parents qui ne la comprennent pas car ils sont conservateurs et ne comprennent rien à l’amour (ils ne savent même pas ce qu’est un « poke » sous Facebook, les nazes).

Bien, vous avez votre héroïne ? Maintenant, il faut l’envoyer à l’aventure. Oui, mais où ?

Ce n’est pas forcément un lycée, hein, mais attention : il faut quand même que l’on y croise du d’jeun’z et de la caricature : un campus  (mais en 1ère année alors) ou un bar feront aussi bien l’affaire, pourvu qu’on y croise tous les archétypes de la création ; dans un lycée, on trouvera donc naturellement le bellâtre imbu de lui-même que tout le monde trouve génial, les geeks, les idiots, les salopes les vilaines chipies qui font rien qu’à embêter tout le monde, la fille trop populaire, etc. Évidemment, l’héroïne sera au-dessus de tout ça car elle sera bien plus mature que son âge (j’ai pas dit physiquement bande de pervers), et c’est aussi pour ça qu’elle sera incomprise (la lectrice se sentira valorisée). Seule sa meilleure amie restera avec elle et essaiera de mieux la cerner, même si elle n’y arrivera pas toujours.

En tout cas, continuez de penser Nouveau Monde : les aventures de Mauricette Fringeot au lycée Michel Sardou de Vesoul, ça attire vachement moins les midinettes que celles d’Amalia Spencer-Douglas au lycée Blackwood Hill de Seattle. Après, vous n’avez plus qu’à broder pour faire croire que vos personnages ont une vie longuement travaillée, genre les parents d’Amalia l’appellent « Amy« , ce qu’elle déteste, alors que ses rares potes l’appelent « Spade » parce que c’est son pseudo sur son blog (où elle écrit des poèmes, parce qu’elle est un peu dark – elle a un bracelet en cuir ! – ). A vous de vous démerder un peu, je ne vais pas tout vous écrire.

Bien, vous avez donc jusqu’ici les bases d’un roman traitant de choses absolument banales : une héroïne qui a sa petite vie dans un lieu bien défini.

C’est donc à cet instant précis que vous allez intégrer du dark, du kiss, et probablement du dark kiss.

Mais alors attention : du dark, ça veut juste dire caser du surnaturel et de beaux mecs ténébreux. Non, un Jean Roucas vampirique n’est pas considéré comme étant dark. Et nenni de viol de toute la famille de l’héroïne par un bouc noir lors d’un rituel d’une secte locale tentant d’invoquer le Grand Cornu, on en restera a des considérations dark du genre « tel mec, et bin en fait, c’est un être surnaturel, c’est trop ouf de ouf j’étais xptdr quand on me l’a dit et en fait, c’était pas pour de lol » (et n’oubliez pas : les vampires dans les romans du genre, c’est comme les mini-pizzas à l’apéro : il n’y en a jamais assez). Si jamais vous êtes en panne d’inspiration, n’hésitez pas à appeler un ou deux gros industriels pour leur demander si vous pouvez pas rajouter des passages où vous citez leurs marques histoire de toucher un peu de sous.

Une pub pour un téléphone une fois dans un livre de vampires à bisous, et voilà ce que ça donne

Ex :

« Amalia sentait son cœur battre à tout rompre ; comment avait elle pu se retrouver piégée dans la Vieille Forêt ? Maintenant, elle devait courir pour essayer d’échapper aux Kragmav, ces créatures qui la tueraient sans hésiter une fois qu’ils l’auraient rattrapée. Malgré les tremblements causés par la course, elle parvint à se saisir dans sa poche intérieure de son Iphone © et tapa plus vite qu’elle n’avait jamais tapé « HELP ! Viey foré ! HELP ! » avant de l’envoyer sur son Twitter © et de le mettre en statut Facebook © ; lorsqu’elle vit que Thomas avait cliqué sur « J’aime », elle sut qu’il avait compris qu’elle était en danger et qu’il était désormais en route pour la sauver à bord de sa Fiat 500 © ; sur le chemin, il lui envoya un poke pour la rassurer.« 

Mon petit conseil : donnez des noms à la con à tout ce qui existe déjà : appeler un démon un « Kragmav« , par exemple, juste histoire de dire que vous avez inventé votre propre univers avec son propre jargon, ça peut toujours faire grand auteur démiurge. Alors que fondamentalement, vous vous contentez juste d’appeler un chat un chmarlouf.

Mais le dark, ce n’est pas que coller des scènes d’actions ici ou là pour tirer notre héroïne de son train-train quotidien, non. Le dark, c’est donc aussi comme évoqué plus haut quantité de beaux mecs ténébreux qui s’affrontent ou combattent une autre puissance surnaturelle pour l’amour de l’héroïne qui n’est rappelons le, qu’une lycéenne un peu débile. Probablement qu’après 3 jours de relations elle mettra en statut Facebook (© !) « J’tm tro bb jm pa kan tu va tué dé Dmon g peur :( « , avant de rejoindre les groupes « Dormir à deux« , « Aimé son chéri » et « Marre des démons qui pourrissent les rencards« . Alors pour votre lectrice, c’est là le top du top : des beaux gosses qui se battent pour l’héroïne à laquelle elle s’identifie. Alors que dans la vraie vie, les beaux gosses, ils se battent plutôt pour sortir avec Sarah, la fille de 1ère L avec de gros seins. Et si on leur demande de combattre un démon pour ce faire, ils impriment aussitôt sur leurs slips dans un bruit liquide quantité de figures qui laisseraient pantois bien des enseignants d’arts plastiques. On comprend donc le besoin d’évasion littéraire de nos jeunes lectrices.

Enfin, n’oublions pas, le dark, c’est aussi du kiss : puisque sortir avec un bad-boy est dépassé, on sort le dark-boy, équivalent fantastique qui en plus pose quantités de questions existentielles à l’héroïne comme « Et si tu deviens un vampire, tu réalises que tous ceux que tu aimes mourront sous tes yeux ? » , ce qui la force à répondre avec toute la sagesse propre à son âge : « Oué mé yora aussi tout ceu ke j’m pa com cet petass de Jess lol ;)« .

Le dark kiss, c’est quand même vraiment un genre à part. Jamais l’autodafé n’a paru si salvateur.

En tout cas, dans ma grande bonté, je vous résume comment faire un bon bouquin du genre :

  • écrire avec un pseudonyme d’écrivain femelle nord-américain
  • conter à la première personne les aventures d’une jeune fille entre 14 et 25 ans ayant du mal à s’intégrer à la société
  • l’histoire doit se dérouler dans un endroit familier mais pas trop non plus, genre un lycée mais alors aux Etats-Unis. Sinon, vous pouvez faire du fantastique complet, mais jamais un truc plus franchouillard.
  • rajouter du surnaturel un peu partout, particulièrement sous la forme de beaux-gosses frayant avec le côté obscur
  • faire qu’au final, il y ait du kiss entre l’héroine et un dark-boy

Et avec ça, logiquement, c’est bon.

Pensez à mettre une couverture qui fasse mystico-dark

Je vous offre en guise d’exemple le 4e de couverture de mon livre, « L’Ange Solitaire« 

« Amalia est une lycéenne timide qui a du mal à s’intégrer dans son nouvel établissement de Seattle. Tant les autres élèves que ses parents ne comprennent ce qu’elle ressent et son attitude réservée. Seule Juliet, sa best friend prend le temps de l’écouter et de parler avec elle de ses rêves étranges qui la hantent. Un jour, elle aperçoit au lycée Thomas, un beau ténébreux qu’elle avait vu en rêve quelques jours auparavant. Qui est il ? Pourquoi disparait il parfois soudainement ? Quel secret cache t-il ? Amalia va découvrir son terrible secret, mettre sa vie en danger, mais aussi faire battre son coeur comme jamais…« 

L’auteur

Brenda Carter est américaine et a écrit de nombreux romans ces dernières années traitant des relations pouvant unir des êtres d’autres univers à ceux du notre. Dans le premier volet de cette trilogie, elle aborde la découverte par une jeune lycéenne d’un monde original, merveilleux et pourtant terriblement sombre…

Critiques

On frissonne pour l’héroïne, on a peur, on rit… une réussite ! – Hit Machine Girl

Un roman maîtrisé qui nous emmène là où nous aimerions toutes être : dans les bras d’un bel ange ténébreux ! – Closer

Un roman à ne pas lire aux toilettes sous peine de lâcher l’ouvrage de surprise devant certains rebondissements – Sanibroyeur Magazine

Un must have. – Grazia

Nan vraiment, c’est trop facile d’écrire des trucs du genre. Comment ? Vous pensez que j’exagère, que je caricature ? Allez regarder de vrais romans du genre ainsi que leurs résumés.

Vous allez vite voir qui caricature.

117 réponses à “Sombre bisou

  1. Aaaaaaaaah…. c’est si bien dit…
    En outre, je crois, que j’acheterais ton roman… je suis abonné à Sanibroyeur Magazine, et les articles et conseils qu’ils y donnent sont souvent de bon aloi… avec eux, trouver un bon bouquin pour ce moment que la plupart des gens affectionnent (on excluera les personnes frappées de diarrhées , les incontinents, et les fans de chili con chili…), n’est jamais miction impossible!!

  2. Excellent, comme d’habitude.

    Juste un petit conseil : mettez, non pas un, mais deux darkboys aussi beaux que différents. Au hasard, vampire, sorcier, loup garou, chasseur de vampire, Odieux Connard, etc. … L’héroïne hésitera entre les deux, avec une préférence au début pour celui qui est populaire mais s’avèrera être un traître. L’autre restera distant, solitaire, hanté par une blessure secrète (décès d’un proche, mauvaise note à l’intéro de math, …). Bien sur il se détestent depuis que le premier a refilé des poux au second au CP, l’obligeant à venir à l’école crâne rasé (tiens, la voilà la blessure secrète, d’ailleurs depuis il garde les cheveux longs), ils s’affrontent (deux bôgosses qui se battent pour une fille c’est troooop sexy) et le plus dark des deux remportera la fille.

    Sinon moi non plus je ne sais pas ce qu’est un « poke », mince!

      • Imaginez, vous êtes dans la rue. Devant vous, une connaissance.
        Vous courez vers elle, lui tapez sur l’épaule: « Hey! Salut! »

        Voilà. Vous venez de poker une personne IRL.

        Fun, hein? Et complètement inutile. Surtout si la personne vous poke en retour, sans pour autant qu’une conversation démarre.

      • Merci aux experts en « pokes » pour leurs lumières. Je me sens moins ignorant.

      • Ouais. Et si on « poke » un peu vivement un type qu’on a pris pour un autre, ça a vite fait de dégénérer en bataille de rue. Merci bien.

  3. De retour des toilettes ce matin où j’ai pu apprécier le livre « les luttes intestines en Birmanie moderne » (épisode 3: le choc des cultures),j’y suis retourné à la lecture de votre texte, pour pisser cette fois de rire. j’ai constaté également, à la lecture de vos analyses et conseils,que vous aviez certainement une adolescente près de chez vous tant votre précision suppose le vécu.
    Merci encore pour ce bon moment de lucidité scriptophile. Bien à vous un d’ces quat (on dit « quat » dans le Pas de Calais, pas Kat comme au Yemen au quatreu chez Chirac))

  4. Bien dit, cher Odieux, mais si je puis me permettre, Touaïlaïte n’a fait que donner un second souffle à une mode, et n’a absolument rien relancé, la mode dont vous parlez étant née avec Buffy la tueuse de vampire qui a l’antériorité et respecte tout les critères que vous énoncez (sauf pour le nom de l’auteur, mais c’est moins important pour une série tévé, puisqu’on ne fait jamais attention qu’au nom des acteurs)

    Ceci dit, faut admettre que bouffy, c’était quand même un peu mieux écrit et ça se prenait un peu moins au sérieux.

    Typhon

  5. Trop lol, xptdr!

    Excellent article, ca m’a bien fait rire. Mais bon l’idee du roman comme produit marketing c’est pas non plus un concept special 3eme millenaire. Les romans a l’eau de rose, de gare et autre club des 5 c’est vieux comme Gutenberg. Le Darkiss n’est jamais que la nouvelle annexe de la grande usine a bouse litteraire.

    En tout cas si je deviens celebre dans la branche je vous promet, Monsieur l’Odieux Connard, 25% des benefs sur mes livres et 25% des pucelles en chaleur qui viendront taper a ma porte sans savoir que ce n’est pas Amelia Jackporter qui se cache derriere. C’est bien le minimum apres un tel cour magistral!

  6. cher monsieur connard

    désormais obcènement riche grâce à vos conseils, je vous adresse mes plus sincères remerciements de ma villa à Acapulco que j’ai acheté grâce à mes écrits, basés sur votre méthode. n’étant pas un ingrat et désirant garder cette méthode « sous contrôle » -clin d’oeil appuyé-, je vous envoie dès à présent un petit présent (entre les mains de Borrris, mon tueur à gages)

    Bien à vous,

    Serenity Willow, auteur de la série à succès « Krista et le Bal des Loups-Garous »

    • Jusqu’ici, je trouve que mes lecteurs ont choisi leurs noms de plumes et d’ouvrages avec goût.

      • Non non, je trouve toujours au présent dans l’immédiat.

        Serenity Willow et Amelia Jackporter, c’est parfait.

  7. Monsieur, vous êtes vraiment un grand Odieux Connard.

    A cause de vous, le marché du « DARKISS », qui était déjà rempli de belle bouse, va être littérallement débordé.

    Je ne vous félicite pas! (pas pour le guide en lui même, que je trouve très bon et véridique, mais pour les conséquences que cela va apporter, un peu comme Nobel et la dynamite…)

  8. Surement le best-steller de l’année (Dieu que je déteste cette expression) si vous améliorez les parents.

    Léa de 3ème B est sensible, comme tous les publics depuis trois millénaires, à l’effet catharsis. Si votre héroïne se retrouvait pourvue des géniteurs tortionnaires, démissionnaires… ou, au contraire, infantilisant, les lectrices pourront les comparer à leur propre famille, renforçant ainsi l’identification.

  9. Cher Odieux,

    Je ne sais pas où vous trouvez vos photos mais franchement, parfois j’aimerais bien éviter de tomber dessus pendant que je suis en train de déjeuner ! (celle de la lectrice qui s’identifie à l’héroïne, euuaaargh).

    Je vais donc dorénavant guetter les publications de Brenda Carter chez Harlequin, mais si je puis me permettre quelques remarques :

    1°) peut-être devriez-vous changer de pseudo – Brenda, c’est trop eighties, enfin. La mode maintenant, c’est aux prénoms avec une faute d’orthographe sortie de l’espace (exemple : Stephenie) : je vous propose Ashleee ou Brutney.

    2°) De plus, ne craignez-vous point que le marché du vampire ne soit un peu saturé, justement ? Il vaudrait peut-être mieux se mettre au loup-garou (les nuages de vapeur montant des fauteuils de minettes de moins de 16 ans à la projection de Twilight 2 semblent indiquer qu’il y a du potentiel. Sans compter la mode actuelle du mâle poilu à la Chabal, même Pattinson est loup-garou des sourcils, c’est dire). Cela dit il est vrai que le panel de monstres possibles est finalement assez limité (le capital sexytude du zombie reste assez limité).

    3°) Enfin, et pour conclure : je sais que c’est un acte douloureux à accomplir, mais pouvons-nous espérer un résumé de Twilight 3 cet été ?

    • + pour brutney, j’ai beaucoup ri.

      en 2/
      Pour les zombies, ChiChi La Rue a fait un film porno gays de zombies. Il s’agit de L.A. Zombie.

      On a aussi pas mal de trucs dérangés dans le genre chez certains illustrateurs de SF comme Luis Royo.

      ou carrément des histoires comme chez Sempieri avec Druuna et les palpation salaces du poulpe (Le déclic de Manara avec des lépreux futuristes quoi).

      Et ça c’est pour parler d’auteurs connus et accessibles.

      L’extension du domaine du crade est sans cesse en expansion dans le domaine de l’érotisme et là où le vampire remplis une fonction sensuelle, le loup-garou et les autres monstres donnent une sensation bestiale.

      L’analyse juste aurait été de dire « 2°) De plus, ne craignez-vous point que le marché du vampire >en carton pâte< ne soit un peu saturé" parce qu'on ne peut pas dire qu'un paquet de dépravés ne fassent pas du boulot de génie avec toutes sortes de monstres.

      L

  10. Un appel de la ligue de défense des chmarloufs qualifiant votre comparaison avec les chats « d’insupportable ».

    • Appelez Brigitte Bardot et demandez lui au nom des chats ce qu’elle pense de la ligue de défense des chmarloufs.

      Ça pourrait créer une guerre, c’est toujours bon à prendre.

  11. Je suis désolée de te dire ça, mais tu as oublié la régle numero 1 des romans harlequin : toujours majeure (surement pour éviter des ennuie avec la justice, la moitié des romans décrivant en détail une scène de viol tournant à l’amour fou).

  12. En fait, de l’avis unanime des personnes de bon goût mais masochistes qui ont lu le livre et vu le film : le film est mieux.

    C’est suffisament rare pour être souligné.

    Oh, et j’en profite pour vous donner une autre recette de succès en fantastique : s’appeler Sire Cédric, situer son intrigue en France, avec un héros masculin.

    Mais lui n’écrit pas sur des vampires à bisous, il *est* un vampire que toutes les lolitas françaises aimeraient bisouter.

  13. Comme je n’arriverai pas à faire un commentaire plus constructif que « article génial, comme d’habitude ^^ », je vais juste poser un ‘tite question : de quel film est tirée la première photo avec Nicolas Cage ?
    Merci à la personne qui me répondra :)

  14. Quand je pense que j’ai déjà écrit une nouvelle du genre… J’avais 13ans, et j’en ai encore honte.

    Grace à vous, j’envisage le suicide.

    • Comme quoi il y a déjà un progrès… Le mieux, c’est quand même de se suicider AVANT d’avoir écrit la nouvelle…

      • Ecrivez un livre sur votre envie de vous suicider.

        Si malgré tout vous voulez toujours passer à l’acte, ayez l’amabilité de m’inscrire parmi vos ayants droits que je puisse profiter de vos bénéfices post-mortem.

    • En même temps tu te pseudonymise toi même comment étant une « Loneleï »/

      On ne se refait pas.

    • Tous ceux de 13 ans qui se sont volontairement greffée un stylo dans la main ont écrit ce genre de daube anti-créative.
      Courage, vous n’êtes pas seuls, la thérapie est une issue, le suicide en est une autre, mais le mieux, le crime. Vengez vous de vous même en nettoyant le monde.

  15. Et bien cette « littérature » aux staytes ça s’appelle de la Bitlit et comme son nom l’indique (hum) c’est de la littérature (aïe) de morsure(s)…avec du vampire dedans (en pack avec des loups garous, des magiciens, des démons, des )
    Ça fait un carton grave.
    J’ai lu les Twilight (premier commentaire et déjà du coming out) et j’ai beaucoup souffert, mais personne ne m’avait mis un pistolet sur la tempe et je me cache derrière l’excuse de la culture pop générale.
    Ton post cher Odieux Connard résume le sentiment que j’ai eu à la lecture de ces chefs d’œuvres, que je classe aujourd’hui dans la catégorie « Exemple des pires bouquins jamais édités ».
    Mais attention face au succès voilà l’attaque des clones…

  16. J’avais lut un article de slate.fr qui disait que des cinglés complets se préparaient à la vague suivante…

    Des anges ! Déchus !

    Franchement…à part l’utilisation de vote Mauser(je fournis les balles), on n’as peut de réponses à donner.

  17. « Attention par ailleurs : l’héroïne, jamais trop vieille »
    J’ai mis un moment à comprendre qu’il n’était ici pas question de diacétylmorphine.

    • Et c’est là ton erreur, car c’était en réalité le seul but de ce message : transmettre un message à la bande de l’Odieux Connard à propos de leur cargaison, et toutes ces histoires de vampire et de gonzesse sont un procédé stéganographique ingénieux.

      Typhon, possesseur de la vérité

      • En même temps, une cargaison de demoiselles (dans le coffre), venant de l’Odieux Connard, c’est crédible.

      • Vous avez tous deux raison :

        – ce blog est une machine Enigma pour transmettre des informations à mes réseaux
        – l’un des messages du jour informait l’antenne de Bourges de l’emplacement d’une berline contenant quelques damoiselles droguées dans son coffre

        Maintenant, je vais devoir vous faire éliminer par contre.

    • Rice, mais c’est justement la genèse de cette littérature de merde.
      Et le livre de Stoker n’est pas mieux. Ce n’est pas parce qu’il est mondialement connu et adapté que cela en fait un bon roman.

  18. Ah, on peut voir encore des gens qui pensent qu’Anne Rice ne fait pas partie de ce genre… Ah, les pauvres naïfs, Rice a juste adapté le genre à son lectorat : la communauté homosexuelle la remercie grandement pour sa saga « Lestat », et les jeunes divorcées pour sa trilogie des « Sorcières »…

    Sinon, pour vous faire découvrir la collection Harlequin, enfin son lectorat, allez vous-même rejoindre cette communauté : http://www.darkiss.fr/salon.php !

    • Oui tout à fait Anita blake, buffy, lestat, charmed, etc. En fait il y a une mode pour tout ça depuis les jeux de rôles et depuis que les filles y jouent. Incoryables les roleplays cripto cul et crypto SM entre elfes noirs et autres persos sur les sites de jeux en ligne (je ne joue pas wow mais on doit en trouver là aussi).

      Le vampire et le loup-garou ont toujours tourné autour de la sexualité mais il faut avouer que ces derniers temps c’est devenu totalement carton pâte.

      Sinon si depuis la vague seigneur des anneaux (film) / harry potter / WoW / le créneau fantastique est surrexploité, ils ont étendu le schéma mercantile dont parle OC à n’importe quoi, il suffit de voir smallville et ce qu’ils ont fait à Superman c’est du même niveau.

      L

      • Toutes les nanas veulent croire qu’elles pourraient faire bander un mort, c’est là l’origine de cette mode.

        La vérité, c’est que dès que le coeur cesse de battre, il ne peut plus envoyer de sang dans le noble organe, qui reste donc dans l’état ou il était prémortem jusqu’à la décomposition. À moins de mourir d’une façon qui fasse augmenter la pression artérielle de manière irréversible, pendu, par exemple, les morts sont incapable de lever le gourdin, même pour des top model suédoises militantes de bara bröst.

        Typhon

      • Ah, le RPQ est une constante de WOW. Les vampires-dragonnes-elfes lesbiennes sont en constante augmentation.

      • A la différence près qu’on est presque sûr que c’est mec derrière cette lesbienne.

        Je ne crois pas qu’il y ait de fantasme de faire bander un mort même si je pense que Typhon plaisantes comme d’habitude. il y a plutôt l’envie de se donner des émotions fortes à bon compte. Même pas des émotions fortes mais un semblant d’émotion crypto-SM à bon compte. Un peu comme avec la vague gothique ou post punk (les punkettes rose bonbon) et autres dark lolitas. Un peu de noir, des chaines, un piercing au sourcil même pas mal + un personnage dark sur un jeu et quelques lectures pseudo subversives sur fond de musique du même acabit et voilà.

      • Et alors? Un homme peut tout-à-fait être lesbien. Je ne vois pas là l’ombre d’un oxymore. Moi-même…

  19. L’année nouvelle commence fort cher OC. Surprise d’un sujet original (par rapport aux spoils) et parfaitement traité.

    L

  20. Surtout à ne pas oublié:
    La scène ou le beau mec ténébreux (the dark) se dispute avec la fille pour une broutille (Style : »ne nie pas, je t’ai vu lui parler! Elle t’as donné un kit-kat tout de même!
    -Amalia, non tu te… »

    Il ne pût finir sa phrase, elle s’enfuit en courant il ne chercha même pas à la retenir, il était complétement abattu.)
    La fille est super désespéré, ses parents ne comprennent pas pourquoi elle ne mange plus rien, sa bestat n’arrive même plus à la faire sourire et il faut décrire la tristesse infinie que supporte Amalia depuis qu’elle a vue Jenny la capitaine des pom-poms girl donner un kitkat au dark boy (c’est une briseuse de couple). Le dark boy de son côté souffre, mais vue que c’est un mec (un vrai), il ne pleure pas.
    Et un jour la fille est en danger, alors il va la sauvé (putain mais qu’il est con!), une fois qui la finit de la sauvé, elle tombe dans ses bras, et bisous avec la langue! (pour que le romantisme absolue de cet scène miévre soit total ne pas oublié un discussion entre le du mec et la fille avant le bisou:
    « Oh Kevin, comment ai je pu croire que Jenny et toi, je suis désolé…
    -Non je ne t’en veux pas le moins du monde, je… je t’aime, pour l’éternité »

    Il s’approcha, ses lèvres tendue vers la promesse du bonheur attendu, ils s’embrassèrent avec fougue »)

    C’est bon je peux écrire un best seller ^^.

      • Oui, ça peut écrire. Ou ça peut mourir. Au choix du prochain qui lira cette prose.

      • Cette scène marche d’autant mieux que c’est un kit-kat potiron-carotte-jambon comme on en trouve au Japon. En effet, le dark va croire que la fille est otaku, se qui renforce la dispute.

    • Mais, le nom du beau mec ténébreux n’était-il pas Thomas? D’ailleurs au passage, pour la crédibilité, puisqu’on a une Amalia Spencer Douglas à Seattle, il devrait plutôt se faire appeler Tom ou Tommy. Mais j’avoue que cela risquerait de nuire à l’effet ténébreux…

  21. des garçons « qu’elle trouve bizarres » (oui, il y a un S, tous les garçons)
    Que je suis fière d’avoir réussi à déstabiliser un odieux connard tel que toi, c’est la Consécration!

    Ces connards sont trop faciles à berner! ;)

  22. Tokio Hotel n’est plus à la mode, on se déchaîne maintenant sur Twilight. Pourquoi pas. La critique est l’opium du peuple…

    Je les ai lus, j’ai trouvé ça sympa. J’avais, quoi, 14-15 ans (je ne me souviens plus quand est sorti le premier?) et, croyez-moi ou non, mais ça me semblait beaucoup plus digeste que « Le mythe de Sysiphe » ou « Guerre et Paix ».

    Bref. J’ai ri.
    Comme d’habitude, j’ai adoré l’article. Et j’attends le prochain avec impatience.

    • What ? Préférer « Twilight » a « Guerre et Paix » !?



      Mais je suis d’accord, l’article et génial.

      • C’est plus simple à lire, en fait.
        D’ailleurs, je ne l’ai toujours pas lu.
        Le mythe de Sysiphe, si. J’aime bien Camus.

      • et puisque que l’on en parle: « En matière de sentiment, l’absence de logique est la mailleure preuve de sincérité » Léon TOLSTOÏ

  23. et si l’un d’entre vous ose penser, voir, méditer, dénoncer, rigoler, éructer, ha! il a écrit maillere à la place de meilleure, je lui plante mon dentier dans le coup!!!

  24. « conter à la première personne les aventures d’une jeune fille entre 14 et 25 ans ayant du mal à s’intégrer à la société »

    Exactement Monsieur Connard, vous avez tout à fait raison ! Et ce schéma est véritablement utilisé à outrance (et partout ailleurs), et pas seulement dans le domaine du DARK.
    Je me souviens du premier synopsis d’une oeuvre cinématographique pour laquelle les scénaristes ont sué sang et larmes : DragonBall Evolution !
    Rien que d’en écrire le titre, j’ai déjà des nausées.
    Dragonball, c’est un gamin appelé SanGoku à la culture nippone, le supersayen de ma jeunesse qui en prenait plein la gueule contre des méchants qu’il combattait à coup de kamehamehas afin de sauver la Terre, tout cela dans un monde alternatif.
    L’adaptation au grand écran est la suivante : « les aventures d’un jeune américain de 18 ans ayant du mal à s’intégrer dans son lycée, et coiffé comme Tokyo Hotel ». Dans ce cas, fort heureusement, ce fut un véritable échec, tout simplement parce que le schéma pour midinettes de 14 ans ne fonctionne pas forcément sur les geeks de 25 ans.
    Mais je constate Monsieur Connard que cet échec ne vous a pas démotivé, et que vous persistez à prodiguer des cours en ce sens. Pour cela sachez que je vous ferai la peau, dès que j’aurai trouvé votre adresse sur le profil facebook de Brenda Carter.
    Cordialement

  25. Personnellement j’adorerais une critique du dernier tome de la saga twimachin:

    – ado en cloque
    -accouchement type Alien I
    -« pédo-attraction »

    hum je me demande ce que donnera l’adaptation…

    • Le vampire n’est physiologiquement inapte à la reproduction. En effet, chez les morts, l’organe principale de l’érection est inactif : le cœur ne bat plus.

  26. Nan mais c’est beaucoup mieux en …

    Ben d’accord c’est nian nian à souhait et si tu supprime c’est moment ben y reste pas grand chose …
    Mais n’empêche que si Stephenie MEYER n’avait pas sortie cette oeuvre poignante et ô combien philosophique (cf la démonstration d’un odieux connard (de merde)) ben tu nous sortirais pas cette note jouissive et juste sur la triste vérité de ce bouquin (RIP littérature)

    Mais bon en même temps (même si c’est un effet de « trou noir » (littéraire, hein faut préciser quand même passe ke la science à ke c sairieu)) c’est un peu le but de la littérature fantastique de faire voyager (mais pas trop), et encore tu ne doit pas connaitre le style si bien que ça car il y a bien pire, et oui.

    Bonne chance dans t’as lutte contre la niaiserie, y a du boulot, et toi (et quel autres) vous être 1 contre 100*. longue vie à tes odieuses conneries.
    *proportion des grand hauteur contre les scénariste d’hollywood

  27. j’adore les nanars et les daubes. En effet, grâce à eux, j’ai le plaisir de lire tes critiques qui me font toujours bien rire, cher odieux !

  28. « Vous n’y connaissez rien en grande littérature, Twi-twi (et rôminet) est un pure chef d’œuvre »
    signé: une ado de 14 ans et demi trop vénère

    « Monsieur Connard, nous vous prions de cesser immédiatement vos odieux dénigrements, les pigeo… lectrices risqueraient de s’apercevoir qu’on les prend pour des truffes »
    signé: le responsable de la com des Éditions Arlequin

    « Camarade O.C., j’ai lu et j’ai bien ri, et à nouveau je vous dis: merci!!! »
    signé: l’R2Rien

  29. Cher Odieux Connard,

    une fois de plus, je rigole a m’en briser les côtes a la lecture de votre article! (certes, la photo d’illustration a failli avoir raison de mes lasagnes précedement ingéré, mais passons…) Néanmoins, je vais également me dresser en « défenseur » de la « Bitlit », puisque, depuis quelque mois, je suis mordu de ce genre de lecture (et je ne m’en excuse pas!)
    alors, oui, à posteriori, ce genre de roman est fait pour les midinettes, mais pas tous!
    un exemple concret: http://issuu.com/bragelonne/docs/mep_succubus_dreams_def-1
    ceci est donc un résumé de succubus dreams, un roman de bitlit qui m’as énormement amusé, surtout pour le ton rappellant In Nomine/Magna Veritas, de Croc (JdR français sur des démons et anges, a prendre au 36eme degré) je pourrais également cité les romans de la série des « anita Blake », où certaine scène qui y sont décrite (concernant des meurtres) donnerais envie d’accrocher la photo d’illustration (encore elle!) a un mur et de dire « c’est ma copine » (c’est dire a quelle point les scène peuvent être gerbante)(NB: pas pour moi, bien entendu, mais pour le commun des mortels, soi dit en passant^_^)
    Quand à Twillight, bah…que dire….le concept de vampirounet matiné de « féé clochette » me hérisse, mais bon, il y a pire…et, oui, a mon goût, le bouquin est plus sympa a lire, au niveau du caractère des personnages. Sinon, concernant wow, oui, le RP elfettes lesbiennes etc existe, mais c’est pire dans D&D :)
    l’un des passages de ce texte est aussi empreint de mauvaise foi, bien entendu!

    Syllas, cavalier de l’apocalypse par intérim

    • Aaah, In Nomine/Magna Veritas, que de bons souvenirs!

      Et j’ai lu à la Fnac le début du premier Succubus: c’est sympa, surtout le passage avec le « geek » et la démone, on sent que l’auteur ne se prend pas au sérieux et qu’il connait la faune des rôlistes/geeks and co.

      • L’air de rien,
        un petit cadeau pour te remémorer d’autres bons souvenirs (voici le liens pour télécharger légalement les extensions et scénar de INS/MV,cadeau de l’éditeur^^)
        http://www.xxiemeciel.com/ins_ebook01.php
        NB: amusant que je me permette de tutoyer tout le monde sauf O.C….va falloir que je remédie a cela…je pense…

        Syllas, cavalier de l’apocalypse intermittent

    • « le bon la brute et le mort vivant »… Snif. Bon, passez moi, mon 45, il y a encore du travail.

      • C’est ce que je suis en train de lire, mais j’ai un peu de mal avec le style d’écriture, c’est un peu lourd

      • Sans mentir, si la lourdeur de l’écriture ressemble à celle du titre, c’est le gloubi-boulga de ce fast-food.

  30. Ayant découvert ce site via les critiques de Twilight 1&2, ce billet me fait penser que le 3è volet sort bientôt sur nos écrans. J’attends la critique avec impatience et je crois que je vais aller voir le film juste pour comparer mon impression au spoil du Connard.

    Pour virer dans le trash, sachez, si vous n’êtes pas au courant (petits veinards), qu’une carte bleue Twilight existe depuis peu.

    Vivement le préservatif ! (c’est pas possible, au moment où j’écris ça, une célèbre banque évoquant la campagne en fait la pub… help).

  31. Cher Odieux Connard,
    Vous m’avez, de part votre article plein de sincérité, tendresse, rappelé mon erreur de jeunesse, j’ai, en effet, succombé aux « mais je t’assure, le livre est beaucoup mieux que le film ! » et aux  » tu verras, les passages où Edward déclare sa flamme à Bella sont trop beaaauux et romantiques !!  » Et par conséquent lu trois des quatre livres de la saga Twilight … J’ai honte, car j’ai détesté !!
    Comment trouver une histoire nunuche, pleine de « je ne peux pas vivre sans toi », romantique ?? C’est nul, on a qu’une envie : claquer Bella !
    Par ailleurs, (je suis suicidaire ou bien maso, je ne sais pas) les films sont remplis de fan-service, (mecs torses nus, bodybuildés), de phrases pseudo-romantiques et prévisibles, de scène d’actions ridicules (dont tu feras je pense une meilleures critique) !!
    Sinon, superbe article, vous me faites rêver M. Odieux Connard !!

    Caerulea .

    • Comment peut -on dire détester une série alors qu’on a lu 3 livres sur 4 ? C’est un mystère. Si un livre ne me plaît pas je le referme au bout des vingt premières pages…

      Une question, le fait de détester twilight n’est-il pas une mode également ? (Tout comme détester Tokio Hotel il me semble). Je préfère ignorer que détester.

      • Voyez vous, mrgreen, pour me permettre de dire si je déteste un livre ou pas, je préfère le lire afin de me faire une idée personnelle de l’histoire, du niveau d’écriture…Et par conséquent, de ne pas donner mon avis sans base concrète, comme une vague de « mode ».
        Donc oui, j’ai lu 3 tomes sur 4! Mais franchement, j’ai failli refermer le premier bouquin après le premier paragraphe, mais bon, comment se faire une idée sur la qualité de l’auteure sur seulement 20 pages ?! Peut-être que les suivant volume font preuve de meilleur qualité que le précédent, bien que j’ai pensé littéralement « elle se fout de notre gueule » quand j’ai appris l’apparition de loup garou et puis, ces choses là, se lisent très très rapidement (en sautant les passant mielleux où Bella se demande si Edward l’aime) !
        Après je ne vois pas pourquoi je devrais justifier le fait que j’ai lu ces « livres », car en suivant votre résonnement l’Odieux Connard ici présent aimerait secrètement twilight et le critiquerait par soucis de modes? Et dans ce cas là que penser des critiques ?

  32. Ma foi, cette recette m’a l’air bien utile, je me lance dès maintenant dans la recherche d’un bon pseudonyme et d’une image de couverture bien dark.

    Personnellement, je préfère true blood aux autres twillight et darkiss, au moins dedans on peut y voir des scènes de cul sales et/ou ridicules, de la drogue et un vampire pervers narcissique à la Edward qui n’hésite pas à l’assumer en attachant la fille à moitié nue sur les toilettes le jour pendant qu’il dort.

  33. Muahahahahaha, tout ceci est tellement vrai !
    Mis à part ça, mon nom de plume sera Kristen Doyle et je publirai bientôt Des ”le secret du bel indien”, le premier volet de ma série à succès, “Lune écarlate”

    Signé Sarah, terminale L avec des gros seins.

  34. Ne pas oublier qu’en matière de Vampires aux tendances gotho-dépressives et malades d’amour, les « twilight » ou autre « true blood » ne sont pas une nouveauté.
    En effet, Anne Rice ( maudit soit son nom ) a commencé à pondre toutes la série de « entretient avec un vampire » vers la fin des 70’s.

    Quand j’étais au collège puis au lycée, fin des années 80, début 90, il y avait déjà pléthore de jeunes filles (plus ou moins ) « goths », déjà fascinées par cette littérature, faite d’amoures éternelles, de vampires et d’état d’âme mélancolique, avec en prime un peu de baston et de suspens pour ne pas que cela soit quand même trop chiant, même pour une adolescente batcave ( et incomprise par le reste de ce monde, cruel et matérialiste).

    Déjà le Dracula « original » de Stocker exploite, entre autre, la même histoire de « liaisons troubles » entre humains et vampires ( cf les « sentiments » entre Dracula, Mina Harker, Lucy Westenra, renfield et tout le bla-bla romantico-gothique qui va avec, ceux qui ont lu le livre s’en souviendrons sans peine j’imagine).
    « Dracula » est d’ailleurs ce qu’on appelle un « roman gothique » ( mode née en Angleterre début 19em ( début 1800 après J.C – précision donnée pour être sur que tout le monde saisisse bien que c’est la même soupe qui est délayée depuis 2 siècles maintenant).

    Je dirais en conclusion que depuis que le « genre : vampire » existe, dans les romans et le cinéma, il existe un  » sous-genre : vampire, amour éternel sans sexe, dépression & philosophie » qui a toujours été ardemment exploité par l’industrie du divertissement, et non moins ardemment adulé par des générations d’ados. Adolescentes en particulier.

    Et il est temps que cela cesse !

  35. Malgré que je sois damnée -et oui j’ai 17 ans et je regarde Twilight- cet article m’a bien fait rire. Malheureusement ta caricature du roman « Darkiss » est plus que vrai.

  36. Sinon mature ça existe pas pour une personne. Il faut dire mure. Mais sinon bien joué !

    • « Mûre » çà fait un peu comme un vieux fruit qui va tomber de l’arbre et pourrir au sol… mature, on sent déjà une certaine expérience de la vie.

  37. Je lis pour le plaisir : amour de la langue française et superbe orthographe. Certains journalistes devraient en prendre de la graine…

    Le crédit photographique est toujours approprié : quelle frayeur de voir le visage de la bonne femme déformé dans une des pages, toutes dents dehors. J’étais obligé de faire monter la page pour éviter de la voir… un râtelier bon à rayer le pivot de la joie.

    Bref, on ne peut pas toujours être d’accord avec certains écrits, qu’importe, ils ont le mérite d’être vivants, pétillants. Tout le monde s’amuse bien.

  38. Je me permets de vous contacter sous le pseudo de Pamela Sliverglade-Eversmith. Je profite de la rentrée littéraire pour vous faire le « pitch » (non, pas la brioche…quoi que?!) de mon nouveau roman.

    Imaginez…New-York City sous la pluie. Mary-Jane, l’héroïne a 17 ans et elle a beaucoup de problèmes, notamment avec Patrick, son père. D’une part parce qu’il refuse de lui acheter le dernier sac Jimmy Choo et que c’est la honte totale parce que Linda, elle, l’a déjà (c’est très énervant de la voir se pavaner avec dans les couloirs de Columbia High). D’autre part, Patrick a une nouvelle femme dans sa vie, Eva. Elle est russe et a une grosse poitrine et Patrick lui achète tout ce qu’elle veut. Il peut lui acheter tout ce qu’elle veut, Eva ne remplacera jamais feu la mère de Mary-Jane.
    Mary-Jane est tellement seule que même la pluie ne lui fait plus peur. Elle décide de fuguer sur la Fifth Avenue. Même Jacob, son meilleur ami n’est plus là. Il a du déménager en Europe à cause de son diplomate de père. C’est alors que seule contre tous, Mary-Jane tombe dans un piège tendu par des Lycans grimés en vendeurs de Bloomingdales. Heureusement Ethan, le jeune homme au regard si noir qui semblait l’observer au travers les rayons fait preuve d’une force extraordinaire, presque…paranormale! Qui est-t-il vraiment? Comment savait-t-il que Mary-Jane courrait un risque? Voilà tant d’énigmes qui vont occuper la vie bien morne de Mary-Jane…

    Pour le titre, je pensais à Vampire & the City…
    J’ai une chance d’être publié?

  39. Numérotez vos abattis, Mr Connard !

    Je m’en vais vous flanquez un procès au cul pour diffamation dont vous me direz des nouvelles et dont vos si délicates fesses auront du mal à s’en remettre !

  40. C’est tellement réaliste, M. Connard, vous avez parfaitement raison…
    Laissez-moi néanmoins préconiser un remède: une lecture forcée d’un vrai roman « dark », avec sabbats, sorcières, démons horribles, jeunes filles vierges violées offertes en sacrifices et nouveaux-nés (ou chihuahuas, selon disponibilité) dévorés.

    Réactions: « mwa ça ma fé trooop peur jlirais + jamé de dark… »

    De toute façon maintenant, il est facile de se croire écrivain: on prend un sujet qui intrigue (les vampires ici) et on en fait un méli-mélo pour jeunes poufs…
    Le pire est qu’elles n’ont sûrement jamais lu de bons romans sur le sujet (comme le Dracula de Bram Stoker) et qu’elles croient qu’un mec au look de mafieux russe dans un mauvais téléfilm terré dans sa forêt, c’est le comble du gothique…

  41. Pingback: « La lignée », à ne pas suivre·

  42. Mon roman devrait sortir bientôt, et je lance les adaptation en jeux, films, jeux-vidéo, et BD, coprolithes… pour encor plus de tunes. La population qui m’adulera sera alors chaudement passée au napalm puis goudronnée.

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