Adèle Gros-Rouge-Qui-Tâche

Egypte, 1921.

« Professeur, professeur, vite, venez voir !
– J’arrive Asouf, j’arrive. Que se passe t-il encore ? Et pourquoi diable les ouvriers ne sont ils pas avec vous à déblayer l’entrée du tombeau ?
– Ils refusent d’aller plus loin, ils disent que le tombeau est maudit. Regardez plutôt ces inquiétants hiéroglyphes qui couvrent le linteau !
– Hmmm… voyons voir… ils disent que… ce signe là… on dirait un calendrier. Il indique… je crois… plus ou moins 2010 années « après la venue du prophète de ceux qui portent la croix« . C’est plus qu’un calendrier Asouf c’est… une prophétie, je crois.
– Que dit elle professeur ?
– Elle parle d’un âge de ténèbres ; elle dit qu’un nuage de poussière sortira de Gaïa pour aller vers Ouranos… elle dit que cela annoncera la venue d’une « abomination qui ne vit que dans les yeux des hommes ». »

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Un courant d’air vint faire vaciller la flamme de la lampe à huile, déjà tremblante dans la main d’Asouf

« Qu’est-ce que cela signifie professeur ?« 

Le professeur fit basculer sa pipe d’un habile mouvement de langue, et laissant la fumée sortir d’entre ses lèvres pour aller envahir l’hypogée fraichement mis au jour, il fronça les sourcils et reprit lentement.

« Je pense qu’ils parlent d’un film de Luc Besson. »

Asouf laissa tomber sa lampe et porta ses mains à ses lèvres dans une expression de terreur.

« Ce ne sont que des superstitions, Asouf. Des superstitions de tes ancêtres. Tout le monde sait que Luc Besson n’existe pas. Maintenant, dépêche-toi de remettre les ouvriers au travail, ou je vais te prophétiser que 2010 années après la venue du prophète des porteurs de croix, les basanés comme toi ne seront pas les bienvenus par chez moi.
– Oui professeur. »
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Adèle Blanc-Sec, jeunes gens. Le dernier film de Luc Besson, tiré des aventures de la célèbre héroïne de Tardi. Alors, si vous me le permettez, avant de spoiler, rappelons la règle du jeu : il n’est pas ici question de savoir si l’œuvre est respectée ou non, si l’album était vraiment comme ça, pourquoi Lise Bourgoin ne fait pas autant la gueule que l’héroïne originale… Bref. Contentons nous de spoiler, jeunes gens ; en route !

L'affiche : notez le cadre en métal bien lourd, comme l'humour du film

Le film s’ouvre sur un sympathique poivrot, Jean-Jean, qui ivre d’alcool bourgeois se décide à rentrer dans son domicile parisien à moitié endormi qu’il est en cette belle nuit de 1912. Une voix off est d’ailleurs là pour expliquer au spectateur ce qu’il en est, et nous donner de fantastiques précisions sur ce qu’a bu le monsieur, la distance qui le sépare de son domicile, etc. Seulement voilà, alors qu’il est en train de se soulager contre la statue de Jeanne d’Arc pour lui montrer ce que jamais pucelle n’a vu, Jean-Jean voit soudain d’étranges lumières et s’enfuit, persuadé que c’est l’esprit de Jeanne qui vient lui prendre la kikoute comme elle a pris Orléans.

Nenni ! Il s’agit du professeur Espérandieu dans son logement voisin, spécialiste de l’Egypte ancienne qui cherche à savoir s’il y a une vie après la mort. Et figurez-vous que le bougre a tellement travaillé le sujet qu’il en a développé de fabuleux pouvoirs de l’esprit ; les lumières qui ont  effrayé notre poivrot ne sont en réalité que le fait d’une expérience en cours, durant laquelle il est assis sur un fauteuil en lévitation et fait tournoyer autour de lui quantité d’objets : livres, meubles, lampes, coussin péteurs, flacons divers… Quel est le but de ce singulier rituel ?

Réponse au Jardin des plantes, où, dans une vitrine, un œuf vieux de moult millions d’années éclot ; lorsque le professeur Espérandieu cligne des yeux, la bête cligne. Lorsqu’il étend un bras, la bête tend une aile. Il crie, elle crie… bref, en un mot comme en cent, le vieux scientifique semble posséder le ptérodactyle – puisque c’en est un – qui sort de son œuf. L’animal brise tant sa coquille que la vitrine qui le protégeait, et après quelques maladroits premiers mouvements au sein de la galerie où il se trouvait, brise la verrière et s’envole dans le Paris nocturne.

L’appartement du professeur doit être gigantesque, puisque vu qu’il imite le moindre mouvement de la bête, et étant donné les distances sur lesquelles elle se déplace, il aurait dû passer par la fenêtre depuis longtemps. Mais soit.

L’animal vole en rasant les toits de la capitale, et la voix off nous fait remarquer – alors que défile toute une galerie de personnages – que si l’un d’entre eux l’avait aperçu, tout aurait pu être différent. Ce qu’elle ne dit pas, c’est que dès qu’un personnage tourne le dos dans ce film, on aperçoit une fois sur deux le ptérodactyle passer dans son dos sans que personne ne remarque rien. Ça passe une ou deux fois, mais à la douzième, on se lasse. Mais on parle de Luc Besson, l’homme qui a réussi à faire 4 films uniquement avec pour thème un Taxi (enfin pas seulement, mais Mozinor le dit mieux que moi), donc ne nous étonnons pas.

En tout cas, la brave bête s’en va trouver un véhicule qui file dans la nuit, une petite automobile d’un préfet de province fraîchement nommé secrétaire d’État qui partait s’encanailler avec une danseuse du Moulin Rouge.  Lorsque le chauffeur de la voiture s’aperçoit qu’un poulet préhistorique géant est en train d’essayer de le picorer, lui et ses passagers (ce qui est très mal élevé soit dit en passant), il fait une embardée qui l’emmène tout droit dans la Seine. Résultat, : trois morts, et un seul témoin, Jean-Jean le poivrot pour qui décidément ce n’était pas la soirée.

L'Egypte, modèle de colonie française bien intégrée

Pendant ce temps, en Egypte, Adèle Blanc-Sec s’amuse follement. En effet, son éditeur (puisqu’elle est journaliste/écrivain) lui a payé un voyage pour le Pérou pour écrire son prochain ouvrage, mais la damoiselle a préféré utiliser l’argent pour aller au pays des pharaons. Pourquoi ? Pas d’impatience, nous ne tarderons pas à le savoir. Sachez déjà qu’en Egypte, tout le monde parle français, le tout parfaitement et sans accent. Aussi, notre douce parisienne n’a aucun souci à se faire comprendre et accompagner par quelques guides vers une mystérieuse sépulture fraîchement découverte, celle de Toupouris, un médecin de Ramsès II. Elle y retrouve deux brigands qui disposent apparemment de fragments d’un papyrus dont elle a la dernière partie. En rassemblent les trois morceaux, ils… ils… euh… en fait, ils les rassemblent durant environ trois secondes (je n’exagère pas) avant de les ranger dans leurs poches sans ne rien en tirer. C’était vraiment très intéressant. Mais soit ; Adèle enchaîne malgré ce petit nid de poule sur la route du bon déroulement de l’intrigue, et décide de déchiffrer quelques hiéroglyphes sur une paroi avant d’appuyer sur une figure qui y était dessinée ; aussitôt, la paroi se soulève et laisse apparaître un couloir dont le sol est recouvert d’une huile épaisse et très inflammable, mieux ne valait donc pas y toucher (oui, l’huile attend là depuis des siècles, à même le sable, mais elle va bien merci)

A peine Adèle a t-elle achevé cette phrase qu’un des brigands décide de s’en mettre plein la main, avant de la mettre sur une torche (Jar-Jar Binks es-tu là ?). Sa main prend donc feu et notre homme court donc partout en hurlant « Houlalalala ouuuuh j’ai bobo ! » avant de se dire, environ quinze secondes après le début du feu de joie, qu’il pourrait éteindre le tout dans le sable.

Voilà, disons-le tout net : des gags comme ça, il y en aura tout le film. De quoi faire rire votre neveu, ce petit blond qui rigole très fort devant Arthur et les Minimoys. Non parce qu’apparemment, un stagiaire a mélangé par inadvertance les pages « gags » de ce dernier film avec le scenario d’Adèle Blanc-Sec. D’ailleurs, dans la série « Je suis un film français et je l’assume« , outre les gags visuels non drôles, vous avez aussi le droit à toutes les actions qui sont ponctuées par un instrument de musique, genre le méchant ridicule qui s’enfuit avec un petit coup sur une note aiguë de piano à chaque fois que l’un de ses pieds touche le sol, le coup de trompette lorsque quelqu’un reçoit quelque chose sur la tête, etc. C’est proprement insupportable pour qui a dépassé ses 11 ans. Histoire que la musique et les gags aillent avec les personnages, rassurez-vous, dans Adèle Blanc-Sec, tout est enfantin : les policiers sont tous bêtes et ridicules, les politiciens verreux, pervers et idiots, les bourgeois stupides et bedonnants, les méchants crétins… bref, en fait, si Adèle Blanc-Sec a de la répartie, c’est uniquement parce qu’elle vit dans un monde peuplé de fans de Steevy Boulay qui par définition n’en ont pas et au contraire, lui déroulent le tapis rouge pour laisser place à sa verve. Cela étant dit, reprenons.

Adèle Blanc-Sec est donc face à un couloir plein de gadoue inflammable ; comment y passer sans y mettre le feu avec les torches ? Je ne sais pas, à tout hasard, sans torche ? Avec une lampe à huile ? Mais non, Adèle a un meilleur plan : il y a forcément une autre entrée  plus sûre (les égyptiens en prévoyaient toujours une des fois que quelqu’un aie oublié ses clefs de bagnole en refermant le tombeau) ; grâce à son manuel des Castors Juniors (le livre du professeur Espérandieu sur la vie après la mort qui, allez savoir comment, contient tous les plans d’un tombeau égyptien jusqu’alors jamais visité ainsi que les passages secrets allant avec), notre journaliste la trouve et s’y engouffre suivie de ses guides & brigands préférés. Ils arrivent alors dans la pièce funéraire où les attendent un sarcophage ainsi que quantité de richesses. Mais à peine ont ils achevé d’ouvrir le tombeau et d’en extraire le sarcophage contenant la momie de Toupouris que les choses tournent mal ; tout d’abord, des pièges comment à se déclencher, puisque les deux brigands qui accompagnaient notre héroïne meurent, l’un par une trappe dissimulée sous un tas d’or, l’autre par un collier en or en forme de serpent qui s’anime et le strangule (mais ça n’a pas l’air d’étonner plus de monde que cela, c’est d’un banal…). Mais surtout, le vrai problème est l’arrivée du professeur Dieuleveult, qui est moche, vêtu de noir et accompagné d’une troupe de soldats égyptiens (eux aussi parlant parfaitement le français) à ses ordres. Il compte bien confisquer sa découverte à Mlle Blanc-Sec, et désire en profiter pour se débarrasser de la jeune femme, puisqu’il ne la porte guère dans son cœur. Pour avoir pillé une tombe, il propose donc de la faire fusiller sur le champ par ses hommes comme une vulgaire Mata Hari. Le tout à 10 centimètres de la flaque d’huile ultra-inflammable. Mais bon, hein, ce n’est pas comme si dans « armes à feu« , il y avait « feu« .

"Guten Tag, Docteur Jones !"

Hélas, c’est sans compter sur le génie de la bonne Adèle, qui profitant que ses ennemis l’aient ramenée dans la pièce principale, subtilise par une ruse toute pourrie son briquet au vilain professeur, balance l’objet dans le liquide hyper-inflammable qui baignait le sol, précipite le dit vilain professeur dans une machine à embaumer automatiquement en moins de dix secondes qui trainait là et qui marchait encore au poil après 4 000 ans, et profite de la diversion pour s’enfuir vers le sarcophage. Sarcophage qui, figurez-vous, était posé pile sur un passage secret permettant de… d’évacuer le mort en cas d’urgence ? Je n’ai pas bien saisi dans quel genre de tombe était notre héroïne, mais cela n’a rappelé chez moi aucun souvenir de mes cours d’Egyptologie.  En tout cas, elle s’enferme avec le mort dans sa boîte pour échapper aux flammes et, via le mystérieux passage, tombe dans une rivière souterraine débouchant sur le Nil. Pratique. D’ailleurs, le mort avait visiblement même été enterré avec sa rame en bois personnelle pour ce genre de situation, puisqu’Adèle la sort pour pagayer tranquillement vers Le Caire. D’accord, d’accord. Je… je suis perplexe, tiens.

Revenons à Paris, où la capitale s’émeut du triste sort du nouveau secrétaire d’État qui à peine nommé, a fini dans la Seine. Rapidement, la police tombe sur Jean-Jean le poivrot qui leur raconte qu’un poulet géant s’en est pris au véhicule. Hélas, sentant très fort l’alcool, il n’est pas pris au sérieux. L’histoire de l’oiseau titanesque fuite cependant hors des murs du commissariat, et bientôt les journaux titrent sur le gargantuesque poulet qui ferait régner la terreur dans Paris. Allez savoir comment, alors que le seul témoin du crime parle d’un « gros oiseau », la presse parle distinctement d’un ptérodactyle. Ils doivent avoir de sacrément bonnes sources, les bougres, pour avoir l’information avant même qu’elle n’existe. En tout cas, le Président de la République trouve l’histoire ridicule jusqu’à ce que le ptérodactyle en question passe devant sa fenêtre au moment où il y jetait un œil. Il demande donc aussitôt à ce que la police se bouge pour en finir avec le volatile, et c’est l’inspecteur Caponi qui s’y colle. Oui parce que le Président de la République a beau demander des résultats en personne, on lui colle un seul clampin pour suivre l’affaire.

Au Jardin des Plantes, en tout cas, deux scientifiques, Le vieux professeur Ménard et le jeune Andrej Zborowski discutent autour de l’œuf de ptérodactyle fraichement éclos. Le plus ancien des deux explique que voilà, on dirait que la bête a décidé de naître quelques millions d’années après sa date de péremption, et que c’est donc peu banal. Mais lorsque Caponi arrive sur place (il sait qu’il cherche un ptérodactyle grâce à la presse et vient donc au musée voir les scientifiques experts), ni Ménard ni Andrej ne lui disent « Vous cherchez le ptérodactyle ? On était en train d’en parler, on pense qu’il vient de cet œuf en fait, par on ne sait quel miracle. Bon, et comme on ne veut pas que vous tuiez cette merveille de la science, on va vous aider à la capturer, ça sera bon pour vous et pour nous.« . Non, à la place, ils ferment leur gueule en laissant à la police le soin de faire ce qu’ils veulent, y compris tirer à vue. Et Ménard prétendant ne rien savoir de l’animal, il renvoie l’inspecteur sur un de ses éminents confrères, le professeur Espérandieu, qui serait un expert du jurassique (oui, le professeur Espérandieu est expert en jurassique, Egypte ancienne et vie après la mort ; il est très fort). Je vous passe les blagues sur les policiers qui sont évidemment tous idiots dans cette scène et qui confirment que l’on se demande comment un ordre du Président a pu finir par être confié à de tels gugusses. M’enfin bon, depuis le début de ce film, nous avons vu que la logique, ce n’était pas vraiment ça. Par ailleurs, dans un film de Luc Besson, trouver un agent de la maréchaussée malin relève du miracle. Et dans un ouvrage de Tardi… n’embrayons pas sur l’anarchisme et revenons-en au film.

"Vois-tu Andrej, mon plan consiste à ne rien faire pour protéger l'animal et ensuite à me plaindre que personne n'aie essayé de le protéger !"

Lorsque Caponi et ses hommes arrivent à l’appartement du vieux professeur expert en tout, ils le dérangent un peu en train de nourrir son ptérodactyle domestique.  Espérandieu a donc juste le temps de cacher son animal préféré derrière des rideaux avant que les policiers n’entrent. Hélas, la bête pousse des cris, ce qui alerte les policiers, mais ils sont vite endormis par des excuses foireuses (« Haha, c’est mon ventre« ). Cependant, Caponi ayant un peu faim, il se sort un petit casse-dalle, ce qui finit par attirer la bête hors de ses rideaux. Les policiers sont donc fort surpris, et tirent dans toutes les directions sans arriver à toucher l’animal dont l’envergure était pourtant plus large que la pièce. Ils sont vraiment trop nuls, lol, mdr, etc. Qu’est-ce qu’on se marre dans ce film. En tout cas, Espérandieu est arrêté pour le meurtre des 3 automobilistes malheureux tués à coups de ptérodactyle, et pour détention illégale d’animal exotique, le ptérodactyle étant rangé dans la catégorie « motherfucking animals », aux côtés de l’alligator, du lion et du yorkshire. Il est donc tout simplement condamné à mort.

Bon, si nous revenions à Adèle Blanc-Sec, qui nous revient justement d’Egypte ? Cette dernière arrive à Paris, et rencontre son éditeur à la gare, à qui elle pipeaute que oui oui, elle était au Pérou, ha ha, et que l’énorme caisse qu’elle ramène avec elle c’est un souvenir de là-bas, une, heu… flûte. Voilà. Une flûte de 2 mètres de haut. Et son éditeur la croit sur parole (quand je vous dis qu’elle n’a de la répartie que parce que ses interlocuteurs sont tous débiles). Bref, mais me direz-vous « Mais qu’y a t-il dans cette caisse de si grand ? Et que foutait elle en Égypte ? » et bien c’est simple : mademoiselle Blanc-Sec était en Égypte pour ramener Toupouris avec elle à Paris, car puisqu’il était médecin aux talents incroyables d’après la légende, elle compte utiliser ses immenses compétences pour guérir sa sœur un poil trépanée, qui a eu la tête transpercée lorsqu’elle a atterri sur son aiguille à cheveux lors d’un terrible accident de tennis (… je… non… non, pas besoin de commentaires, en fait).  Et il est impossible de retirer l’aiguille sans tuer Agathe (c’est son nom), d’après les médecins. D’où l’intervention de Toupouris dont la médecine ancestrale est sûrement bien meilleure. Mais comme le médecin de Ramsès II est un peu mort, elle compte tout simplement sur son vieux pote le professeur Espérandieu pour le ramener à la vie afin qu’il puisse agir.

Ah ouais. Donc ton plan consiste à ramener à la vie une momie vieille de 4 000 ans pour soigner ta sœur qui risque de mourir si tu retires l’aiguille qui la handicape un peu. Le plan B, c’était peut-être de retirer l’aiguille et de la ressusciter directement, si tu étais si sûre de ton coup, grosse maligne.

En tout cas, Adèle finit de trimballer sa caisse-à-momie dans les rues de Paris, ramène le tout chez elle, et en sort Toupouris qu’elle range dans une vitrine en attendant de le ressusciter. Hélas, elle tombe aussi sur un exemplaire du journal du jour, annonçant l’exécution prochaine du bon Espérandieu. Flûte alors. Ni une ni deux, elle se rend aussitôt à la prison de la Santé, où grimée en avocate (personne ne remarque qu’il s’agit d’une femme avec une moustache qui flotte dans son costume mal mis), elle prend contact avec Espérandieu pour tenter de comprendre ce qu’il s’est passé. Ce dernier lui raconte : il voulait aider Adèle à ressusciter Toupouris, mais il s’est dit qu’il allait s’entrainer en attendant, et a donc choisi de tenter de ressusciter le ptérodactyle du jardin des plantes. Seul problème, s’il arrivait à le contrôler, sitôt qu’il était assoupi, la bête reprenait son instinct et s’en prenait au bon peuple de Paris. D’où sa situation malheureuse. Pas de bol pour Adèle, cependant, la conversation est brutalement interrompue par l’arrivée du véritable avocat d’Espérandieu ; elle est donc mise à la porte manu militari. Non, la police ne lui en tient pas rigueur : après tout, se déguiser en avocat pour infiltrer une prison et contacter un condamné à mort, rien de plus banal et légal. Pas découragée pour autant, elle se grime en cuisinière obèse (apparemment, Adèle dispose à domicile d’une équipe complète de maquilleurs au vu du résultat) pour tenter de faire évader le prisonnier tant convoité, mais se fait encore prendre. Organiser une évasion ? Parfaitement légal : elle est juste raccompagnée à la porte, une fois encore. Elle revient donc cette fois-ci déguisée en nonne (oui, moi aussi ça a commencé à me lasser, là), je vous laisse deviner : ça échoue, et elle est mise à la porte (non, pas même une amende ou le début d’un semblant d’arrestation, rien, juste un pied au cul). Elle revient donc encore mais grimée en infirmière, sauf que cette fois, son plan marche mais c’est le professeur qui est lassé de ses tentatives et refuse donc de s’enfuir pour préférer dormir (ce film est décidément incroyablement drôle, deux de mes côtes ont explosé sous l’impact du gag). Les gardiens la remettent encore une fois dehors (ça ne fait que 4 fois qu’elle tente de faire s’évader un condamné à mort, pas de quoi en faire une histoire, j’insiste). Après que pépère aie fait sa sieste, notre journaliste préférée revient cette fois sous les traits d’un gardien de la prison (voilà, on en est donc à 5 fois le même gag nul), mais Espérandieu a été changé de cellule en vue de son exécution pour le lendemain à l’Aube. Il ne lui reste qu’une seule option : faire gracier son ami.

Hmmm ce déguisement est trop subtil, qui saurait reconnaître une femme derrière cette moustache ?

Dans le même temps, où en sont Caponi et son enquête ? Et bien le policier a du renfort : la République a fait revenir d’Afrique Justin de Saint-Hubert, célèbre chasseur de fauves, pour en finir avec la bête qui terrorise Paris. Justin de Saint-Hubert qui, bien qu’à Paris, porte sa tenue de brousse pour bien montrer qu’il est bête (c’est décidément original). Non, la République, bien que toute la population soit au courant qu’un monstre volant rôde, n’a pas voulu utiliser ses régiments entiers de soldats qui se tournent les pouces pour surveiller les toits de Paris et éventuellement descendre l’animal ; non, elle préfère payer à prix d’or un chasseur ridicule qui devra parcourir quasiment seul la capitale pour trouver l’ennemi tant recherché. Son seul allié sera Caponi, le policier qui ne pense qu’à manger et dormir. Tiens d’ailleurs, ça fait un moment que l’on a pas eu un gag sur la police qui est ridicule, vous ne trouvez pas ? Comment le réalisateur de Taxi peut il résister à l’appel du calembour gras ? Et bien, il n’y résiste pas, en fait : alors que Saint-Hubert se rend sur la Tour Eiffel pour y observer Paris accompagné de Caponi qui se ferait bien un sandouiche au calme, soudain, alors que le brave inspecteur porte son casse-dalle aux rillettes à sa bouche (c’est un autre running-gag essoufflé : tout le film, dès que le policier essaie de manger ou de se reposer, il est instantanément interrompu) , il entend un cri : celui du ptérodactyle. Évidemment, il est le seul à l’entendre alors qu’il y a du monde dans la tour.Et lorsqu’il lève les yeux, que voit-il accroché au-dessus de lui sur les flancs de la dame de fer ? L’animal ! Qui s’envole en hurlant (mais personne n’entend rien, toujours), et plutôt que de gueuler « Là !« , l’homme des forces de l’ordre tente d’articuler « Le pyéro… le téro… le roro… » ; oui, riez les enfants, comme Baba dans Astérix, regardez comme c’est drôle ! Il ne manque qu’une petite blague avec du caca pour attester du niveau humoristique général. Aussitôt dit, aussitôt fait, la bête lâche un monstrueux étron sur le policier (oui, c’est aussi sur lui qu’elle se soulage parmi la quarantaine de présents à l’étage) qui atterrit pile sur la tête du pauvre homme (hihihi houlalala, mes zygomatiques, pfouuuu). Justin de Saint-Hubert analyse la matière fécale, et pas de doute : il y a du mouton là-dedans. Et il n’y a que trois endroits dans Paris où l’on peut se fournir en moutons, l’un d’entre eux étant le Jardin des Plantes. Et il n’y a que dans ce dernier lieu que des moutons ont disparu : le fier chasseur et son acolyte policier décident donc de s’y positionner en attendant que le monstre revienne se nourrir. Et ils décident aussi, mais on ne sait pas pourquoi, de se déguiser en moutons. Si c’est pour le camouflage, je me permets de supposer que se cacher eut été plus efficace, surtout en sachant qu’en mouton, c’est un coup à se faire attaquer par la bête, alors qu’en étant à côté des moutons, on peut tirer tranquillement pendant que le ptérodactyle s’en prend au cheptel. Ah oui, mais le déguisement de mouton, c’est ridicule, donc drôle. D’accord, pardon. Mais je ne savais pas que je regardais une grosse comédie, en fait ?

De son côté, Adèle tente de demander la grâce d’Espérandieu au Président de la République. Elle le connait un peu parce qu’elle l’a interviewé il y a quelques années, elle a donc ses entrées à l’Elysée. Le Président, qui jouait tranquillement avec son chien dehors, explique que, même s’il a déjà gracié 17 condamnés car il n’apprécie guère la peine de mort, là, c’est plus compliqué : un secrétaire d’Etat est mort dans cette histoire, ainsi que les deux personnes qui l’accompagnaient (oui d’ailleurs, alors que la voix off au début du film nous annonçait que le nouveau secrétaire d’Etat était un ancien préfet de province, tout Paris – Président compris – l’appelle « le préfet« , alors que je doute que la population dans son ensemble dispose du curriculum vitae dudit personnage et connaisse ainsi ses anciennes fonctions, et plus encore, l’appelle par celles-ci, mais bon). Adèle entame alors un petit discours cucu et larmoyant pour attendrir la viande bovine présidentielle, mais si le stratagème émeut le vieux politicien qui promet de réfléchir à la question, un petit problème se pose. En effet, Adèle entend un cri, et se retournant, découvre que celui-ci provient du ptérodactyle, qui est juste au-dessus d’elle, perché sur le toit de l’Elysée. Non, aucun agent de sécurité n’a entendu le cri (seulement Adèle), le président non plus n’a rien perçu, et à l’Elysée, il n’y a pas un seul garde sur les toits (malgré un monstre volant tueur rôdant en ville ces derniers temps). L’amie Blanc-Sec voyant l’animal s’apprêter à fondre sur le Président, elle se rue sur lui pour le plaquer au sol, et réussit avec brio à sauver l’homme d’Etat que la bête préhistorique – visiblement amatrice de viande de patricien – s’apprêtait à croquer.  La bête n’emporte donc que le petit chien présidentiel en guise de lot de consolation. Tous les agents de sécurité du parc de l’Elysée se ruent alors sur notre journalise pour l’emmener, accusée qu’elle est d’avoir agressé le Président en se jetant sur lui. Évidemment, s’ils entendent une donzelle de 55 kilos courir dans l’herbe fraîche du jardin élyséen et l’interpellent lorsqu’elle se rue sur leur chef, les hommes de la sécurité sont trop mauvais pour percevoir le vol d’un bestiau de plusieurs centaines de kilos et large de 5 ou 6 mètres qui en plus, passe son temps à pousser des cris monstrueux passant à 10 mètres d’eux. Je… oui. Bon. On est plus à ça près, pas vrai ?

Attention, ceci est drôle. Non je vous le dis, hein, on ne sait jamais.

Et il ne vaudrait mieux pas, car sachez-le : une fois interpellée, Adèle est cette fois-ci emmenée au commissariat local où elle est accusée d’avoir lâchement agressé le Président. Ah, enfin, après ses cinq tentatives d’évasion à la prison de la Santé, il serait temps de l’arrêter peut-être ? Bon, et comment cela se passe ? Et bien évidemment, elle doit faire enregistrer sa déposition. Elle a donc affaire à un policier qui, outre partager l’intellect de ses collègues, est bègue de surcroit (non mais qu’est-ce qu’on rigole ! On se croirait chez Patrick Sébastien, tiens), et notre bonne héroïne lui raconte son histoire le plus vite possible histoire de le perdre : elle venait voir le Président pour qu’il gracie son ami professeur qui devait ressusciter la momie qui pouvait sauver sa sœur, mais le ptérodactyle – lui-même ressuscité par le professeur – a attaqué le Président à ce moment là, elle s’est donc jetée sur lui pour le sauver, et la bête a emmené le chien présidentiel à la place de sa cible initiale. Évidemment, le policier ne comprend rien (hahaha, houhouhou), et ne pose qu’une seule question (en bégayant) : « mais alors, à qui était le chien ? » (lol mégalol mdr). Adèle insultant le policier en lui faisant remarquer sa bêtise, elle est donc mise à la porte du commissariat et repart libre comme l’air. Vous voyez, c’était trop facile en fait : après 5 tentatives d’évasion et une agression sur Chef d’État, il suffisait d’insulter le fonctionnaire qui prenait votre déposition pour repartir libre. Excellent plan.

Adèle décide donc de rentrer chez elle, fatiguée qu’elle est de ses mésaventures extraordinaires. Elle se pose alors dans son bain, et commence à lire son courrier. Et qu’y a t-il dans ses lettres ? Celle d’un admirateur qui lui écrit chaque jour, Andrej, scientifique au Jardin des Plantes, qui lui écrit : « Chaire Madmoazel Adaille, je vous trouve trai baille kan vou présenté la météo sur canal +, baille komme le ptérodactyle que j’ailaive au Jardin dai Plante. Quan je panse a vou, je m’imajine ché vou à vou cassé la boate à… » ; Adèle n’achève pas la lettre, elle se dépêche de se vêtir et d’aller trouver Andrej pour qu’il lui montre ce fameux ptérodactyle. Andrej ne se fait pas prier, son fantasme incarné venant de sonner à sa porte en cette belle soirée, et il l’emmène dans un petit coin du Jardin des Plantes où, utilisant les restes de la coquille de l’animal, il a réussi à constituer un nid pour sédentariser l’oiseau du jurassique. Et en effet, la bête est là, mais encore un peu sauvage (et personne ne la remarque, d’ailleurs, malgré les cris qu’elle pousse à quelques distances à peine de là ou Caponi et Saint-Hubert sont censés être).  Adèle Blanc-Sec n’étant pas chochotte comme Andrej, elle se décide à tenter de chevaucher le monstre ; c’est un peu périlleux, mais elle y arrive assez facilement (il a suffi de calmer le bestiau en lui filant un boa emplumé comme offrande). A noter pour les effets spéciaux que bien que je ne sois pas difficile, toute la séquence où Adèle monte la bête laisse supposer que l’équipe SFX était en vacances et que c’est Kévin le stagiaire qui gérait l’affaire pendant ce temps. Passons. Quel est le plan d’Adèle alors qu’elle s’envole au-dessus de Paris dans le ciel nocturne ? Découvrons-le ensemble.

Quelques heures plus tard, à la prison de la Santé, Espérandieu va être guillotiné ; quelques bourgeoises (idiotes, évidemment) sont venues au spectacle, mais celui-ci est bien vite gâché : une attaque de ptérodactyle monté par une journaliste envoie le bourreau sous sa propre lame et emmène le bon professeur expert en tout dans le ciel en direction du Jardin des Plantes. Bravo Adèle, il est sauvé, tu as juste eu à tuer quelqu’un pour ce faire, rien de grave. Une bourgeoise qui regardait l’exécution s’étonne donc de ce résultat, et explique qu’elle n’a rien compris à ce qu’il venait de se passer, qui était le bourreau et qui était le condamné (houhouhou c’est trop génial tous ces gags avec des gens bêtes, aaah ma ceinture abdominale, elle fond sous les convulsion hilarantes produites par ce film) ?

Le Président ferait bien remarquer à Adèle qu'elle pourra la ramener quand elle aura le droit de vote

Seulement voilà, à peine revenu au nid du ptérodactyle, Adèle et le professeur n’ont pas prévu un petit détail : ils ont manqué de discrétion. Saint-Hubert est donc en train de les attendre avec son gros fusil, et lorsque tout le monde est au sol, il tire une balle en plein cœur du vilain animal. Et par un curieux effet mystique, lorsque l’animal a le cœur perforé et commence à agoniser, il en va de même du professeur Espérandieu, leurs esprits étant liés. Plus de temps à perdre pour Adèle : rien à foutre de ce vieux professeur, on ne va pas l’emmener à l’hosto, mais plutôt à la maison, pour qu’il ressuscite la momie qui doit sauver sa sœur. Qu’il serve un peu à quelque chose, merde. Pas de problèmes, malgré sa mortelle blessure, pépère n’a aucun problème à faire léviter son siège, tournoyer les objets dans la pièce, et ressusciter la momie qui attendait dans sa vitrine chez la journaliste. Bon, il meurt dans l’opération, mais Adèle s’en moque vu qu’il a fait ce qu’il devait faire ce vieux schnock.

Et la momie ressuscitée alors ? Et bien Toupouris se réveille bien, casse la vitrine ce faisant, et s’avère être une gentille momie bien élevée et polie qui parle là encore parfaitement le français. Elle sait aussi ce qu’est une vitrine (elle connaissait bien ce mot, on l’utilisait beaucoup dans l’Egypte antique), du thé (on en buvait plein), et n’est pas du tout étonnée d’être au XXe siècle. Elle annonce cependant une mauvaise nouvelle à la mère Blanc-Sec : c’est une erreur, il n’est pas médecin. Il est Docteur, oui, mais en physique nucléaire (… vous attendez que je dise quelque chose ou ça ira ?). Cependant, il explique aussi que pépé a tellement fait péter d’énergie dans ses derniers efforts pour ressusciter les morts que dans un rayon de 2 kilomètres, tout ce qui était plutôt décédé a dû revenir à la vie. Ça tombe bien, Adèle habite à moins de 2 kilomètres du Louvre, où il y a une exposition sur les momies de Ramsès II et de ses suivants, parmi lesquels probablement son médecin personnel. La nuit venue, il va donc falloir se rendre sur place…

J’en profite pour signaler que si à Paris, on réveille tous les morts dans un rayon de 2 kilomètres, j’ai peur que ce soit un poil moins discret. Et que ce soit accessoirement un sacré bordel dans les catacombes, mais bon, apparemment, là, ce n’est pas le cas, les autres morts qui se réveillent doivent être particulièrement sages et discrets.

Que disais-je ? Ah oui : le Louvre de nuit. Adèle emmène donc sa sœur dans un petit fauteuil ainsi que Toupouris, vêtu d’un costume d’homme  moderne pour plus de discrétion. Sur le chemin, ils croisent Jean-Jean (oui, c’est le seul habitant de Paris que l’on peut croiser où que l’on sorte et qu’importe l’heure), qui s’évanouit en voyant la momie de près, venue lui demander son chemin. Au Louvre, Toupouris utilise ses grands pouvoirs magiques de momie pour ouvrir portes & cadenas ainsi qu’endormir les gardes. Puis, une fois dans la salle de l’exposition Ramsès II, Adèle et lui ouvrent tous les sarcophages pour en faire sortir la suite du pharaon avant de le réveiller en dernier (c’est le protocole). Dès lors, une fois toute la petite cour debout, Adèle leur fait un discours cucu et larmoyant (elle a une compétence fabuleuse en ce domaine) sur le fait qu’il faut sauver sa sœur grâce aux grandes connaissances du peuple d’Egypte. Et comme ça ne marche pas autant qu’elle le voudrait, elle insulte un peu Ramsès II (oui, c’est comme avec les policiers : pour obtenir ce que tu veux, il faut leur manquer de respect semble t-il ; dans la vie, je vous le déconseille tout de même), et évidemment, ça marche. Le phararon envoie donc son médecin personnel s’occuper d’Agathe Blanc-Sec, et en deux temps trois mouvements, elle va mieux. Nos momies se décident elles à aller visiter Paris. Sur le chemin, elles recroisent évidemment Jean-Jean, qui s’évanouit à nouveau à leur vue (Je crois que ce film n’a que 4 gags, mais tous répétés entre 3 et 60 fois ; c’est une sorte de boulimie humoristique). Elles font une ou deux remarques sur le fait qu’une pyramide serait du meilleur goût devant le Louvre (non, pitié, n’en jetez plus, on ne voyait pas ce gag arriver depuis la seconde où les momies se sont réveillées dans le musée), puis s’en retournent à leur bienheureux sommeil.

La momie d'intérieur, l'atout déco qui fait rêver Valérie Damidot

Le lendemain, la presse fait ses titres sur les momies errant dans Paris, et le Président demande à nouveau à ce que l’on mette ses meilleurs hommes sur le coup, et c’est encore Caponi (qui s’apprêtait à manger, original) qui s’en charge. Agathe Blanc-Sec, elle, reprend goût à la vie en draguant Andrej, le scientifique du Jardin des Plantes. Non, il n’a pas été condamné à mort, contrairement au professeur Espérandieu, lui, alors qu’il s’occupait aussi du ptérodactyle tueur. Pas plus que le professeur Ménard, qui s’en occupait avec lui et avait caché des informations à la police. Et encore moins comme Adèle Blanc-Sec, qui avait chevauché la bête et fait s’évader un condamné à mort après avoir assassiné un bourreau. Alors qu’ils ont tous été aperçus avec le ptérodactyle (par Justin de Saint-Hubert, pour être précis, au moment où il en a profité pour tuer la bête). Mais ne cherchons pas. De son côté, Adèle se décide à prendre quelques vacances bien méritées, et part donc en bateau. Attention, je vous aide : nous sommes en 1912 et Adèle Blanc-Sec va prendre le bateau, qu’est-ce qu’on pourrait bien mettre qui pourrait répondre à la phrase « Halala, je suis très fatiguée, j’ai besoin de me reposer, j’espère qu’il ne va plus rien m’arriver d’affreux maintenant ! » qu’elle énonce à haute voix ? Oui, vous avez gagné : Adèle prend le Titanic, qui pour de mystérieuses raisons, part de France (on voit bien les drapeaux flotter sur le port). Et avec elle s’embarquent deux affreux au service du professeur Dieuleveult, le vilain du début du film, qui souhaite donc en finir une bonne fois pour toute avec elle pendant qu’elle sera à bord….et…

FIN !

Ah si, le film a des bonus (comme tous les films à la mode) nuls (comme tous les films à la mode, j’insiste) : on voit ce qu’il est arrivé à Justin de Saint-Hubert après qu’il eut tué le ptérodactyle : il est mordillé à la jambe par le petit chien présidentiel que le ptérodactyle avait adopté après l’avoir ramené dans son nid (oui, c’est un chasseur de fauves, mais un petit chien le met en mauvaise posture sans soucis), puis il s’enfuit (avec encore une petite mélodie au piano quand il court) parce que le professeur Ménard a réussi à se saisir de son fusil et lui tire dessus à de multiples reprises (alors qu’il n’y a plus qu’une balle dans le canon) en criant « vous avez tué la science » ; les policiers qui tentent d’intervenir n’y arrivent pas, se rentrent tous dedans, tombent quand ils courent, bref, une sorte de mauvais cartoon, et au final, le bon Justin se retrouve là où il croit être en sécurité, c’est-à-dire, juste en dessous de l’enclos des gorilles, qui vont probablement le violer. C’est décidément trop drôle jusqu’au bout, j’ai une pommette qui a explosé à force de rire de bon cœur.

Et cette fois, FIN pour de bon, rallumage des lumières & évacuation de la salle.

Non vraiment, je ne sais pas ce que c’était, mais en tout cas, c’était diablement mauvais. Je comprends que des égyptiens aient prophétisé une telle abomination il y a des milliers d’années. Plus jamais ça. Plus jamais.

52 réponses à “Adèle Gros-Rouge-Qui-Tâche

  1. Je sais pas pour les égyptiens, mais moi aussi j’avais prophétisé un désastre, y a seulement huit mois, je suis un peu moins fort qu’eux.

    Sachant que Louise Bourgoin n’a qu’un seul « talent », ou plus exactement, don utilisable au cinéma, ma prophétie était NSFW :

    http://baal-ammon.livejournal.com/58543.html

    Enfin bon, dire que la prochaine bessonnerie sera mauvaise, ça tient plus de l’application d’une loi de la nature que d’une prophétie, en fait.

    Typhon

    • Pas encore vu ce film mais suffisamment d’extraits pour être perplexe et sceptique face au choix de cette actrice pour le rôle-titre.

      Perso, depuis l’annonce de l’adaptation, j’ai toujours pensé qu’Emilie Dequenne correspondait physiquement à Adèle (de le rondeur, messieurs, de la rondeur, que diantre!!), mais apparemment Luc Besson préfère les maigrichonnes. Dommage…

      • En même temps, c’est pas nouveau qu’il aime les maigrichonnes, on le sait depuis « le cinquième élément » au moins. La question c’est plutôt : mais qu’est-ce qui est passé par la tête de Tardi ?

        Enfin, je parie que la réponse est sonnante et trébuchante.

        Sinon, je ne connaissais pas Émilie Dequenne, mais après avoir un peu cherché à quoi ressemblait cette demoiselle, je souscrit à votre thèse.

        Typhon

      • Avant le 5eme élément, il y avait déjà Anne Parillaud dans Nikita.

  2. Très cher Odieux Connard,

    Je suis votre site depuis le commencement et ce avec admiration, et je n’ai que rarement vu d’erreurs chez vous, mais par contre, je tenais juste à vous signaler que le Titanic a fait une escale à Cherbourg si je ne me trompe avant de partir pour l’Atlantique et son destin.

    Ceci n’excuse en rien la lourdeur de ce film, je l’avoue, mais c’est certainement la seule chose possible de ce film, reconnaissont le!!

    Sur ce, je vous souhaites bien du courage. On vous adore comme vous méprisez le cinéma actuel!

  3. Ce blog est d’utilité public, je vous remercie d’avoir précisé qu’insulter les personnes dont on veut un service ne marche pas tout le temps !

    Un de ces jours, il faudra quand même que j’aille voir un film que vous critiquez, si ça se trouve, grace à vous, ça pourra même me faire rire (si ce n’est grace au film, au moins grace au souvenir de votre billet)

  4. Comme d’habitude un excellent spoil (inversement proportionnel à la nullité du film en fait ^^) on m’en avait dit le plus grand mal, j’espérais le voir spoilé c’est chose faite. je suis comblé :)
    PS : Et merci pour Mozinor, ça s’ajoute à ma joie

  5. Je pensais aller le voir, je suis soulagée de n’avoir pas fait pareille erreur. En même temps qu’attendre de plus d’un film de Luc Besson ? Ce fut sans aucuns doutes très douloureux, mais toujours aussi drôle pour nous: lecteurs.

  6. Ce qu’il y a de formidable avec les grosse production de ce genre, c’est qu’elle finisse par ne plus nous surprendre!

    Par exemple, un film avec un tel budget, une telle post-production, des tels effets spéciaux (ha. ha.) aurait au moins pu s’arranger pour ne pas laisser la fresque de la grotte de Lascaux dans le museum d’histoire naturelle….sachant que cette dernière n’a été découverte qu’en 1940…

    J’ai envie de dire, quand on en est au stade du ptérodactyle, c’est vrai qu’un anachronisme de plus…mais quand même…d’autant qu’elle se voit bien sur toutes les affiches ou Adèle court dans le Musée!

  7. C’est dingue le pognon que j’économise avec ce blog. Encore un film que je pensais aller voir au ciné, mais là encore j’attendrais qu’il passe à la télé.

    J’ose espérer qu’Iron Man 2 (après un premier volet fort sympathique) ne sera pas chroniqué par notre Odieux Camarade, sinon… Ben, zut quoi!! Ils sont où les bons films d’action/fantastiques? Depuis quand je ne suis plus sorti d’une salle obscure en me disant « Waouh!! Là je suis sur le Q »? Tss tss…

    • Mais, au service du bon peuple, comme toujours.

      Iron Man 2 risque d’y passer. Le 1 était de ces rares films où l’on sait déjà qui est le méchant avant même que celui-ci ne fasse sa première scène et sans que personne ne le dise.

      • Et il gravit la montagne, il atteint le sommet, esperant faire face, enfin, à la Terre Promise, mais il ne vit qu’un désert avec en son centre une gigantesque pancarte: « Ze Odious Connard was here ». Alors il cria tel un Vador mal joué: NNOOOOOOOOOOOOOONNNNNNN!!!!

        Bon certes, ne pinaillons pas sur ce point. Mais après tout Iron man ne boxe pas dans la même catégorie qu’Usual Suspects ou Les Dix Petits Nègres (le roman), donc le fait de savoir assez vite qui est le méchant n’a que peu d’importance, d’autant plus qu’il est joué par un putain d’acteur qui déchire grave
        : Jeff Bridges (vivement Tron Legacy).

        Par contre avez-vous vu la BA du nouveau Resident Evil? Si ce n’est pas le cas, faites-le, ça pourrait grandement vous intéresser, vous et votre pote fourchu. Perso je n’avais vu autant de repompages flagrants en si peu de temps, ça ne peut donc que vous plaire.

    • Ah mais ça n’a rien à voir ^^
      Très rares sont les films sans raccourci, facilités, « idées » saugrenues des personnages…
      Ca n’empêche pas d’apprécier.

      Iron Man 2 a *vraiment* l’air chouette, et ne pourra pas faire pire que le premier question méchant débile.

  8. Ah et juste histoire d’enculer des mouches (ou des bébés), Besson n’est pas le réalisateur des Taxi, juste le scénariste et producteur.
    Voilà voilà.

    • Enculez donc paisiblement, j’en prends bonne note. Être responsable du scenario de Taxi… Mon dieu, comment peut on seulement vivre avec ça ?

      • La notion de scénario dans Taxi étant toute relative, nous évoquerons plutôt le concept de « Ah j’ai une idée, j’vais la mettre sur un post-it, je les collerais sur le frigo de Krawczyk (ce n’est pas le nom d’un pokémon mais du réalisateur de Taxi 2-3-4), il se débrouillera avec. »

        Et bon, Besson, c’est une sorte de serial-killer, il est plus à un crime près.
        Et c’est sans doute pas un 5ème Taxi qui le fera culpabiliser vu la popularité des bouzins auprès des jeunes suportR 2 l’OM et foU 2 vitS.

        Sur ce, je retourne vaquer à mes occupations initiales.
        *schplop*

  9. Tant que Robin des Bois n’est pas critiqué en ces lieux, tout va bien.

    Sinon ouais, Besson.. Besson le niveau des places oui, ça sera raccord avec la qualité de son chef d’oeuvre

    • Ça a l’air tellement chiant que ça m’étonnerait que ce soit chroniqué ici.

      Wlad, n’a pas lu cet article (j’envisage de voir le film avant).

  10. Oh my god.

    Sinon, les espèces de ptérodactyle du Jurassique font 70 cm d’envergure.

    Je dis ça, j’en dirais pas plus, tout a déjà été dit et non-dit.

  11. Ah, si, d’après le film, le ptérodactyle vient du jurassique et aurait 136 millions d’années. Bon, le jurassique ne s’étend que jusqu’à 140 m d’années, après c’est le crétacé (qui connait des bébêtes volantes un peu plus imposantes). Et « mon truc en plumes », c’est une chanson des années 1960.

    Mais, ô OC, tu n’as parlé que de la formidable Louise Bourgoin, aurais-tu oublié les superbes performances d’acteurs de Jean-Paul Rouve (Justin de Saint-Hubert), de Frédérique Bel (la bourgeoise conne)…

    « Les éditions Casterman, c’est aussi Tintin : le personnage symbolique de l’asexualité. C’est pourquoi, on ne blague pas avec les éditions Casterman, et je leur ai donc crée un personnage d’Adèle Blanc-Sec digne de ces valeurs. J’ajoute également que, quand moi et Luc Besson en avons discuté pour le film, non seulement cela me fait de la publicité, mais, en plus, cela me rapporte des droits d’auteur. »
    Jacques Tardi le 19 avril 2010 (tout est vrai)

    « J’ai commencé à écrire Adèle Blanc-Sec et je suis vraiment tombé amoureux du script. Lorsqu’il a fallu choisir le réalisateur, j’ai écarté une demi-douzaine de très bons cinéastes, trouvant toujours de mauvaises excuses. Je me suis donc rendu à l’évidence : si j’étais aussi difficile pour choisir un réalisateur, c’est que j’avais envie de le diriger moi-même. »
    Luc Besson (tout est vrai mais rien n’est crédible)

    • Oui, oui, Adèle est complètement désexualisée, c’est pour ça que dès le premier album il la dessine à poil dans sa baignoire et que la moitié des hommes de la série veulent se la taper, sans parler ni du gorille ni des tentacules…

      Typhon

  12. Au fond, ce spoil était presque inutile.

    « film de luc besson »
    Un spoil en 4 mots ! et qu’on peut lire sur l’affiche !^^

  13. Excellent blog que voici, je me poile depuis l’article sur Toilette 2; Adèle Blanc-Sec en flim? Voilà comment tuer la bédé que j’aime tant. J’ai pas lu tout l’article, mais c’que j’ai lu m’a bien fait rire et est bien vrai, bien joué ô OC x)
    J’ai pas vraiment ri pendant le flim (ajoutez à ça une vieille derrière moi qui la jouait Captain Obvious et une bande de tacherons qui faisaient un bruit monstre avec leur bouffe), mais le coup du Titanic m’a fait quand même sourire, clin d’œil aux connaisseurs de la bédé :P

  14. Je suis quand même étonné de votre manque de critiques envers le rôle-titre qui plombe le film à elle toute seule. Hormis ne pas savoir jouer, elle est de plus d’une vulgarité de banlieue sans rapport avec Adèle Blanc-Sec…

    • Ben, disons que le seul « talent » dont Louise Bourgoin a jamais fait montre, c’est d’être agréable à regarder. Outre le fait qu’elle ne ressemble pas à Adèle, le film n’exploite même pas à fond son seul don d’actrice.

      Typhon

  15. « Par ailleurs, dans un film de Luc Besson, trouver un agent de la maréchaussée malin relève du miracle. Et dans un ouvrage de Tardi… n’embrayons pas sur l’anarchisme et revenons-en au film. »

    Certes, cher Connard, mais je dirais que sur ce point entre Tardi et Besson il y a à peu près la même distance qu’entre Desproges et Arthur.
    Entre le bêta de Tardi (d’ailleurs on trouve des policiers attachants et intelligents dans son oeuvre, cf Faroux dans les adaptations de Malet dont il a bien respecté le caractère, et il est l’un des rares auteurs français à admettre qu’en 1914 on pouvait être un simple soldat et un con, ou un officier non trépané/vicelard) et celui de Besson, y’a un monde, une galaxie, un univers…

    Tiens, je vais me faire du mal et imaginer un Adèle Blanc-Sec fait par Jeunet période Delicatessen/Cité des enfants perdus, avec le vrai Daniel Emilfork. Avec un vrai scénario, même. Et des vrais effets spéciaux, ou plutôt peu d’effets spéciaux, juste une ambiance respectée, une mise en scène audacieuse, de vraies compositions, des dialogues enlevés…

    Ca y est, je pleure.

    Je lirais bien les Léo Malet de Tardi, mais ca va me rappeler que la seule adaptation filmée de ces bijoux, c’est soit avec CHarlotte de Turckheim, soit avec Guy Marchand.

    Ce monde est pourri.

    • Personnellement, je rêve d’une vraie œuvre mélangeant le fantastique/début de siècle.

      Un come-back Lovecraftien, quoi.

  16. Mr. Connard Odieux,

    je vous informe par la présente que je viens de découvrir votre site et que par l’excellence de vos propos j’ai senti ma petite âme de vierge collégien vibrer dans mon petit corps frêle et glabre.

    Je ne saurais vous dire avec de simple mot les sentiments m’ayant envahis et concluerais simplement par l’affirmation suivante… je vous aime, marions-nous.
    vous êtes un modèle pour nous tous.

    Si vous pouviez m’envoyez 100’000 en liquide dans une valise je pourrais m’acheter un visa et venir sans plus tarder devant n’importe quelle mairie pour lier nos destins.

    Un nouvel adepte à votre flux RSS

  17. Dites-moi, cher Odieux Connard, Pour trouver des captures d’écran en quantités aussi abondantes, vous avez une astuce légale ou vous exposez-vous aux sueurs coupables du téléchargement ?

  18. Mais Besson n’avait-il pas pour habitude de faire jouer dans les rôles principaux ses nanas du moment ? Est-ce le cas ici ?

    Je vois là plusieurs possibilités :
    – Son charme fou a naturellement opéré sur la jeune damoiselle Bourgoin
    – Très calculatrice, elle voit là une bonne opportunité à saisir avant de le lâcher et revenir à des activités qu’elle préfère : présenter la météo
    – C’est sa fille

    Laquelle est la bonne alors ?

  19. Je crois que je vais regarder à nouveau les 11 commandements (15 en réalité) de Mikeal Youn. Le niveau intellectuel y semble plus élevé!

  20. J’étais pas chaud à la base: j’aime pas Adèle Blanc-Sec alors que Tardi, globalement, ça passe. Mais Besson en plus, ça faisait lourd.
    Encore une fois, mon flair, ma tendance à la procrastination et le spoilage activiste de l’OC m’ont fait réaliser des économies substantielles.

  21. Je tiens à m’excuser au préalable, mais j’ai lu votre critique et ai fait le choix d’aller le voir tout de même! ET ET ET ET…. ( comme le dirai Michel Rocard) vous aviez raison. Je suis par contre déçu de votre meconnaissance de l’histoire du Titanic qui a effectivement fait une escale à Cherbourg pour embarquer la grosse Molly Brown! Je vous pardonne cette lacune odieux connard! signé Sopaserge

  22. Ayant lu l’article peu de temps après avoir vu le film, embarqué comme d’habitudes par les amis (il faut que je change de relations moi), j’ai été assez…hum… Ma réaction a été tout a fait… Heu… Bon: quatre consonnes, deux voyelles: BEURGH.

  23. Comment avez-vous fait pour rester jusqu’au bout? Vraiment, ça me sidère…
    Petite remarque, une autre en plus de toutes les vôtres : quand le piaf meurt, le professeur meurt parce que leurs esprits sont liés… soit! Mais dans ce cas, si le professeur meurt, tout ce qu’il a pu ressusciter pendant son agonie auraient dû mourir quand il a poussé son dernier râle, puisque leurs esprits sont liés. Mais oui, c’est vrai, on n’est plus à ça près.

  24. Argh, ils l’ont tuée! Ils ont tuée Adèle! Que dis je, ils l’ont tuée ensuite ils ont violé son cadavre et on ensuite exposé ses restes à la vue de tous… Je m’attendais à une (très) mauvaise adaptation mais après votre spoil cher Odieux Connard, je suis convaincue que Besson s’est cru dans « les minimoys la revanche des moutards de 8 ans » et que Tardi (après sa déclaration) n’est plus lui même. As t il tourné casaque pour cause de crise pécuniaire en se disant « le moi d’avant je le fous à la poubelle et ma dignité avec » , ou bien est ce un androïde dirigé par Besson (le vrai Tardi étant séquestré dans la cave de ce dernier et livré à des sévices humiliants?)

    Cher Odieux Connard, que ferions nous sans votre verve

    PS : Adèle Asexuée? Mon cul! Avec des rondeurs pareilles!

  25. J’espère que je ne trouble pas votre tranquillité en commentant un spoiler vieux de plus de quatre mois.

    Il se trouve que je n’ai pas gaspillé deux heures et quelques euros pour le visionnage en salle de ce film. Je l’ai utilisé pour mon bien propre : m’empêcher de dormir lors d’un assez long voyage en avion.

    J’avais lu quelques pages de la bd, suffisamment pour voir la tête d’Adèle et saisir les traits principaux de son caractère.

    J’ai donc ressenti un dégoût sans pareil devant le choix de Louise Bourgoin. Insupportable. Beuah.
    Même pour une néophyte comme moi.

    Votre spoiler m’a fait découvrir des aspects que je n’avais pas noté. Notamment les gags. Affligeant.

    Merci.

    Pour finir, si je puis me permettre, j’ai quelques modifications à vous suggérer.

    « Aussi, notre douce parisienne n’a aucun souci(s) à se faire comprendre. »

    « En rassemblant les trois morceaux » de parchemins… D’ailleurs, j’avais cru comprendre qu’il montrait le hiéroglyphe sur lequel il fallait appuyer. Mais votre phrase ne fait que confirmer le fait que vous ne preniez aucune note devant les films.

    « L’histoire de l’oiseau titanesque fuite cependant hors des murs du commissariat »
    Quelque chose me dérange dans cette phrase, mais je ne sais pas comment vous vouliez la tourner exactement.

    « Vois-tu Andrej, mon plan consiste à ne rien faire pour protéger l’animal et ensuite à me plaindre que personne n’a(ie) essayé de le protéger »

    « c’est un(e) erreur, il n’est pas médecin. »

    « Et encore moins comme Adèle Blanc-Sec, qui avait chevauché la bête et fait s’évader un condamné à mort après avoir assassiné un bourreau. »
    Comme ?

    « Non vraiment, ne je sais pas ce que c’était »
    Vous en perdez vos mots. A vrai dire, moi aussi.

    Mes excuses si mon commentaire est mal venu.

  26. Cher Odieux,

    Votre prose, soyons clair, me fait absolument planer à 10 000 comme on dit par chez moi. De plus, je dois admettre que je suis simplement en admiration devant cette patte que vous avez, caustique, je dirais. Celle qui ne donne envie de voir le film que vous avez « spoilé » uniquement pour retrouver des passages de votre article. En effet, ceci fonctionne farpaitement.

    J’ai eu la malencontreuse idée de me procurer par des moyens peu respectables disons ce magnifique chef d’oeuvre dont nous a gratifié notre ami Besson. J’ai regardé. J’ai souri. J’en suis venu à me demander si ce film n’est pas simplement pour un public de jeunes enfants dont le cerveau n’est pas encore assez développé pour comprendre complètement…

    Je ne connais pas la bande dessinée dont est tirée ce film mais à n’en pas douter, elle doit être bien meilleure que cette bouse intersidérale dont le cinéma français a été gratifié.

    Bref, merci mon cher Odieux et continuez à spoiler comme vous faites. Le monde est meilleur avec ça.

    Ceci était mon premier commentaire sur votre blog, moi qui voulait faire court, c’est raté dis donc…

  27. Il y a deux choses qui m’énervent dans les superproductions hollywoodiennes :
    – Les histoires d’amour
    – Les blagues-phrases choc

    Ça me donne grave envie de baffer les auteurs tout court et les acteurs.

    Autant dire que la vue de ce film induirait probablement chez moi la nécessité d’une amputation à court terme.

  28. Si il est vrai que le Titanic a réellement fait escale à Cherbourg, la scène est complètement irréaliste: la gare maritime représentée, de pur style Art-Déco, date de 1930; à l’époque les grands transatlantiques mouillaient dans la rade, et un petit transbordeur était chargé d’amener passagers et courrier à bon bord. Et ça, même James Cameron l’a correctement représenté dans son film, c’est dire.
    Mais on est plus à quelques conneries près: Adèle rentre d’Egypte et arrive Gare du Nord, mais la verrière est celle de la Gare d’Austerlitz, et elle débarque une caisse d’une voiture-restaurant de la CIWL de 1924, tirée par une loco à vapeur de banlieue Est immatriculée à la SNCF (celle-ci constituée en 1937).

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