Les mauvais films sont Légion

Ah, vous êtes là ? Vous tombez bien. Afin de nous purifier de toute la mauvaise foi qui règne en ces lieux, je vous propose aujourd’hui un peu de catéchisme. Allons, allons ! Ne soupirez pas ainsi ; ne pouvons nous pas découvrir ensemble quelques passages de la vie de Jésus notre sauveur, qui est mort sur la croix pour le Salut de nos âmes ? Il n’y a pas de discussion qui tienne : ouvrez votre évangile selon Saint Marc (5,9). Qu’y lisons nous ?

A peine Jésus était il descendu de la barque qu’il fut interpellé par un homme possédé par des esprits impurs, qui demandèrent au travers de la bouche de leur véhicule ce que leur voulait le fils du Seigneur. Jésus dit alors « Quel est ton nom ? » et les esprits répondirent « Mon nom est Légion, car nous sommes nombreux » ; Jésus répondit « Comme les mauvais films ? » « En effet, comme le film éponyme » dirent les voix.

Comment ? Vous ne connaissez pas le film « Légion » ? Voilà qui nous empêche de poursuivre plus loin notre catéchèse du jour ; je vais donc me voir dans l’obligation de vous spoiler tout le film à la place : je sais que ça vous ennuie, mais allons-y.

L'affiche : les anges sont des spécialistes du maniement des pistolets mitrailleurs, c'est connu

Le film s’ouvre sur des paysages désertiques, où l’on entend la voix off de l’héroïne expliquer que lorsqu’elle était enfant, sa mère lui parlait d’une prophétie (Oh, une prophétie ! Ce film commence très fort quant à son originalité!) selon laquelle un jour, Dieu se lasserait des erreurs des hommes et plongerait la Terre dans les ténèbres pour punir l’humanité.

Mais passons au véritable commencement : par une nuit pluvieuse de 23 décembre, un ange atterrit discrètement dans une rue déserte de Los Angeles. Que vient il donc faire ? Et bien pour commencer, pratiquer un rituel étrange : il se coupe les ailes tout seul comme un grand, et se libère d’une sorte d’imposant collier qu’il portait (probablement son bracelet électronique divin, qui envoie des SMS à Dieu quand il n’est pas à la maison à l’heure). Et surtout, une fois cela fait, il se rend promptement au petit entrepôt coréen juste en face de la ruelle où il se trouve, qui contient visiblement toute une armurerie militaire tout ce qu’il y a de plus moderne, avec même des couloirs qui brillent bourrés de rateliers d’armes. Oui, les entrepôts clandestins coréens sont particulièrement bien foutus : ce sont des gens très méticuleux. Notre ange commence donc cependant par trouver l’infirmerie locale et s’y recoud les plaies laissées par ses ailes façon Rambo, histoire de bien montrer qu’il est couillu. Puis, il fait ses courses et embarque tout ce qu’il trouve : fusils mitrailleurs, mitraillettes, lance-roquettes (vous en conviendrez, ça commence très fort, j’en trépignais sur mon siège)… tout y passe. Il récupère même sur un vigile un fabuleux costume : il a dû tomber sur le seul asiatique d’1,90m de tout Los Angeles.

Seulement voilà : une fois qu’il a rempli deux grands sacs d’une quantité improbable d’artillerie, il doit sortir de l’entrepôt. Comment ? En passant par la porte, comme un vulgaire mortel ? Aha, ça, jamais.

L’ange déchu tire donc une roquette dans la porte de l’entrepôt (sans raison aucune, c’est fabuleux) qui explose en laissant derrière elle un magnifique trou enflammé en forme de croix. Splendide je… qui a écrit ça ? Bon, en tout cas, c’est pas de bol, ça attire l’attention d’une voiture de police qui passait juste devant à ce moment là, et dont les occupants viennent expliquer qu’il est interdit de dessiner des croix à la roquette dans toute la communauté de communes de Los Angeles, nom d’une pipe. Toujours dans la subtilité, le divin visiteur attrape l’un des deux agents de la maréchaussée et le prend en otage sous les yeux effarés de son collègue. Collègue qui soudain, se met à s’agiter de manière étrange : il fait le bruit de votre oncle Francis effectuant un bain de bouche en secouant la tête, et lorsqu’il s’arrête, il a changé : ses yeux sont désormais noirs et ses dents pointues. Il s’exprime avec une voix un peu louche et demande à l’ange preneur d’otage pourquoi il a désobéi. S’ensuit un brève échange de tirs dans lequel les deux agents de police, tant celui pris en otage que celui possédé trouvent la mort. C’est triste.

Ne nous attardons pas sur la pluvieuse Los Angeles et allons plutôt nous sécher dans le désert de Mojave, où une petite station essence  perdue du nom de « Paradise Falls » (subtil là encore, n’est-ce pas ?) abrite une fabuleuse population en ce beau 24 décembre. Permettez-moi de vous les présenter :

  • Charlie, une serveuse enceinte et un peu paumée qui ne sait pas quoi faire de son futur gosse. Elle pense le mettre dans un congélateur le temps de trouver une idée.
  • Jeep, qui comme son nom l’indique, est mécano (arrêtez, n’en jetez plus !) ; mais il a aussi le cœur plein d’amour et aide tout le monde. Il s’inquiète beaucoup de Charlie et l’aime très fort même s’il n’est pas le père de son gosse et qu’ils ne sont qu’amis.
  • Bob, le père de Jeep, le patron blasé de la station service
  • Percy, le cuistot local, mutilé de guerre (il a un crochet à la place d’une main), un peu gros et un peu black
  • Kyle, le deuxième black du film, qui a atterri dans la station en se paumant sur la route. C’est une mini-racaille (il a une capuche et un flingue mais il est kikinou).
  • Papa & Maman Anderson, un couple de riches américains dont la bagnole est tombée en rade à proximité et qui attendent que Jeep la répare. A noter que Sandra est jouée par Kate Walsh, déjà vue dans « Grey’s Anatomy« , ce qui ne peut rien augurer de bon.
  • Audrey Anderson, la fille des précédent, qui s’habille en mini-jupe et débardeur de poupouffe gâtée ce qui choque sa maman. Malgré son style vestimentaire et son langage riche en référence sexuelles, elle cache aussi un cœur gros comme ça. Mais elle ne le cache pas derrière beaucoup de tissu, pour sûr.

Ça en fait des personnages hein ? Attendez, je vous la refais : deux blacks, une famille qui n’a rien à faire là, deux vieux baroudeurs qui ont leur vie derrière eux et deux jeunes gens plein d’amour et d’avenir (dont une femme enceinte et un garçon qui aime très fort la dite femme enceinte). Voilà, maintenant vous pouvez commencer à prendre les paris sur qui va survivre ou non à l’apocalypse.

Les portes, ce truc de ringard

Dans tous les cas, alors que tout ce beau monde discute dans la petite station perdue, un phénomène étrange se produit : d’abord, la télévision ne capte plus rien. Si ce n’est la mire d’urgence affichant « Ceci n’est pas un exercice » ; puis, c’est au tour de la radio de ne plus produire qu’un sifflement aigu. Enfin, le téléphone fixe lâche (déjà que le portable ne passait pas), bref, en un mot comme en cent, les communications sont coupées. Mais dans cet isolement, un nouveau visiteur arrive : Gladys la grand-mère en déambulateur. Gladys est très gentille, elle dit bonjour à tout le monde et est très polie. Elle rassure même Maman Anderson lorsque celle-ci lui demande ce qu’il se passe dehors, si elle a des nouvelles sur les raisons de ces coupures de communications, en lui disant que « Tout sera bientôt fini » ; quelle sibylline réponse.

Mais c’est lorsque Charlie vient la servir que les choses prennent une étrange tournure : d’abord, elle affirme que son fils à venir va brûler vite fait bien fait. Et quand la cantonade s’étonne de ces propos quelques peu déplacés, Gladys affirme que les mamans des présents auraient troqué de l’argent contre des relations sexuelles avec la moitié de la population de la côte Ouest. C’en est trop pour Papa Anderson qui vient lui demander des excuses : sa mère ne faisait pas ça contre de l’argent. Grossière erreur, car Gladys transforme son dentier en véritable dents de requin et s’attaque à sa jugulaire avant de commencer à littéralement grimper au plafond en poussant des grognements sinistres. Malgré le fait que le cuistot black lui ai explosé le cou et la gueule à coups de poêle à frire, elle continue de menacer Charlie, et c’est finalement Kyle qui l’abat avec son flingue personnel (qu’il a toujours coincé dans le slip qui lui sert de holster).

Je ne vous le cache pas, l’attaque de la grand-mère possédée (disponible dans la bande-annonce), ça vous laisse son homme dubitatif.

Alors que le corps de mamie est encore chaud, Kyle propose d’emmener la famille Anderson à l’hôpital le plus proche (à une centaine de bornes) pour que Papa Anderson puisse y subir la greffe de moitié de cou dont il aurait besoin pour survivre. Seulement voilà, en route, l’apocalypse se déchaine : un titanesque nuage de mouches arrive à contre-sens et s’explose sur la voiture, rentre par les aérations, etc… poussant finalement tout le monde à faire demi-tour (oui, les mouches empêchent d’avancer mais pas de manœuvrer tranquillement pour repartir en sens inverse). De retour à la station, Kyle et les Anderson (dont Papa toujours en sale état malgré un bandage de fortune) expliquent qu’un milliard de mouches viennent de s’exploser sur leur pare-brise et qu’ils n’ont pas pu aller plus loin. On sent que ces gens n’ont jamais pris l’autoroute A4 en été.

D’ailleurs, les mouches qui arrivaient en nuage se contentent de voler au-dessus de la station sans même s’arrêter, et on en parlera plus du film. Tiens ? Kyle et les Anderson ne profitent d’ailleurs pas que le nuage soit passé pour tenter d’aller à l’hôpital ? Non ? Ah bon, bon.

Le nuage de mouches qu'on ne reverra pas. Probablement des mouches intérimaires.

En attendant, il y a toujours un cadavre de vieille qui attend qu’on s’occupe de lui ; qu’en faire ? Tout le monde est en train d’en discuter quand soudain, qu’arrive t-il à l’horizon ? Une voiture de police dites donc ! (Ah ? Elle n’a pas croisé le nuage de mouches en chemin ? Il a disparu donc ?) Et qu’en sort il ? Notre ange avec son air patibulaire, sa grosse voix et ses cheveux ras (qui a une attitude de couillu telle qu’on suppose qu’il a entre 3 et 5 testicules au bas mot). Il a tôt fait de calmer la population locale en leur montrant qu’il est non seulement super fort (il désarme Bob en deux temps trois mouvements) mais surtout qu’il est de leur côté et qu’il sait ce qu’il passe dehors.

« Alors, que se passe t-il ?« 

Excellente question Bob, je me demande comment notre ange – qui s’est présenté comme étant « Michael » – va s’expliquer. Facile, il répond qu’il ne peut pas expliquer, il faut d’abord se barricader. Oui, ça y est, on connait le sexe des anges : ce sont bien des mâles ; non seulement leur attitude le prouve, mais en plus, ils ne sont pas foutus de faire deux choses en même temps, comme par exemple bouger des meubles tout en expliquant ce qu’il se passe.

A la nuit tombée, tout le monde espère que le cerveau monotâche de Michaël va réussir à expliquer ce qu’il se passe. Mais c’est sans compter sur le fait qu’il les avertit que l’ennemi est proche : il faut monter sur le toit pour accueillir les prochains « visiteurs« . Et rapidement, c’est un camion de glace toute mélodie hurlante qui arrive et se gare devant la station. En sort le conducteur dans sa belle tenue, qui s’avère avoir de vilains yeux, de vilaines dents et surtout une vilaine, trèèèès vilaine mâchoire. Michaël ordonne de ne pas tirer, puis dès que notre vilain glacier commencer à courir vers le toit, il fait ouvrir le feu à tous les présents pour l’abattre.

Oui Michaël : l’autre solution, c’est que pendant qu’il était tout immobile à crier et à faire des trucs bizarres, tu pouvais l’abattre d’une balle ; ça s’appelle « économiser des munitions« . Enfin, il ne faut pas trop en demander d’un mec qui est incapable d’ouvrir la porte d’un entrepôt sans lance-roquette.

D’ailleurs, en parlant de munitions, il va en falloir puisque quelques secondes à peines après que la dernière douille aie fini de rouler par terre, des deux côtés de la route qui passe devant la station, des centaines de véhicules pleins de possédés (on les reconnait à leurs mouvements de têtes louches et à leurs bruyants gargarismes) arrivent. C’est donc parti pour un peu d’action : tout le monde ouvre le feu sur les voitures, les gens qui en descendent, et il en vient des paquets entiers. Mais en marchant, hein, ils ne courent pas :  ils veulent juste qu’on leur tire dessus. Qu’ils sont cons.

Le possédé moyen. Quelle terreur, l'armée divine.

Cependant ils sont nombreux : tant et si bien que quelques possédés arrivent même à entrer et à… à kidnapper Papa Anderson. Heu ? Oh, les mecs, vous étiez pas venus pour bourrer la gueule à tout le monde ? Pas pour faire un kidnapping pourri ? Allons. En tout cas, peu après, l’attaque s’arrête. C’est fini ? On peut se concentrer un peu ? Bon, alors viens par là Michael, et dis nous ce qu’il se passe.

« Ouais alors heu… bin Dieu il en a marre des hommes. Il a perdu la foi.
– Ho. C’est ballot.
– Ouais et heu… la dernière fois il a envoyé le déluge. Là il a envoyé des anges pour exterminer l’humanité. Les mecs dehors, ce sont juste des humains possédés par des anges.
– Ah il est bizarre Dieu. Nan parce qu’un déluge, on aurait eu plus de mal à l’arrêter que des possédés qui marchent juste devant nos fusils. Et sinon, vous, vous êtes ?
– Un archange, un général des armées divines. Ma mission était de tuer le fils de votre serveuse, là, Charlie. Mais en fait, moi la foi, je l’ai encore, pas comme Dieu, alors je suis venu la protéger car son fils à naître est le sauveur de l’Humanité.
– Un général ? Attendez, vous êtes trop con pour faire deux trucs à la fois, vos tactiques sont nulles et votre discrétion lamentable et vous êtes général ?
– Les voies du Seigneur sont impénétrables.
– Contrairement à d’autres, l’Eglise aime à le prouver. Et donc, comme vous avez la foi, vous avez tout plaqué pour nous aider.
– Voilà. »
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Fantastique. Bon, là je vous résume les dialogues, parce que croyez le ou non (ayez foi en moi), il y en a quantité : toutes les deux scènes, il y en a une qui se résume à peu près à « Deux personnages se retrouvent isolés dans un coin de la station et décident de faire de la philo de comptoir en lâchant quelques larmes » du genre « Mon père me disait qu’il fallait faire de belles choses dans sa vie, pour en être fier » ou « J’ai foi en toi copain, même si je ne l’ai plus en Dieu« . A noter aussi les commentaires fantastiques de quelques personnages :

« Des anges qui nous attaquent ? Ahah, balivernes, je ne crois pas en ces choses là !« 

Bizarrement, si j’étais attaqué par des mecs qui courent au plafond, qui peuvent instantanément changer la couleur de leurs yeux ou transformer toutes leurs dents en canines, j’aurais l’esprit un poil plus ouvert je pense. Oh, tiens, et pourquoi ils ne prennent pas directement possession des gens à l’intérieur de la station ?

« Parce qu’ils ne peuvent posséder que les esprits faibles, comme Christian Clavier ou Daniela Lumbroso« , explique Michael sans rire.

Je crois qu’il n’a pas du bien regarder la qualité des esprits en face de lui. Enfin bon. Dans tous les cas, la vie dans ce petit bunker au milieu du désert s’organise, puisqu’il va falloir survivre à quantité d’attaques jusqu’à ce que le fils de Charlie naisse. Michaël envoie donc aussitôt les deux blacks servir de vigie sur le toit. Après tout, c’est connu, ils n’ont pas d’âme. Dans tous les cas, ils constatent dans le lointain que des orages pas bien naturels semblent s’abattre sur tout le pays.

Ah, ouais pas con le coup des orages. Tiens Dieu, pourquoi tu mets pas directement ta foudre sur la gueule de Charlie ? Ça irait pas plus vite ? Non, toujours pas ? Décidément, tes voies sont bétonnées. Ou celles du scénariste.

Après quelques heures, la relève arrive sur le toit de la station : la nuit a été calme. Bob et Michaël prennent donc la suite, et le premier a tôt fait de s’endormir.

Pendant ce temps, dans la station…

Dans le petit matin qui se lève, Maman Anderson se dit qu’elle boirait bien un petit kawa et…

« Maman Anderson !« 

Tiens ? Mais ne serait-ce pas la voix de mon mari kidnappé hier par des simili-zombis que j’entends dehors ?

« Maman Anderson !« 

Mais si, celui qui était mortellement blessé ! Il aurait donc miraculeusement survécu, échappé à ses kidnappeurs, couru sur 100 kilomètres, réalisé lui-même sa greffe de cou suite au décès de tous les médecins dans l’apocalypse, serait reviendu dans la foulée et dans le petit matin se serait dit qu’il n’aurait rien de mieux à faire que susurrer mon nom depuis l’extérieur du bâtiment ? Tout cela me parait follement crédible : allons voir sans prévenir personne.

Nos héros attendent le scénariste ainsi que le dialoguiste de pied ferme

Et que découvre Maman Anderson en regardant par une fenêtre ? Son mari, crucifié à l’envers et couvert de cloques bizarres. Elle décide donc d’essayer de débarricader l’entrée pour voler à son secours. Sa fille tente bien de s’interposer, mais une bonne gifle la calme ; quant au cuistot local qui arrive pour essayer de la retenir, il n’y arrive pas : c’est vrai, il ne fait que 100 kilos et est un ancien militaire, alors comment pourrait il bien faire pour arriver à retenir une greluche de 55 kilos au mieux ? Bref : Maman Anderson fonce vers son mari, mais au dernier moment, ce dernier explose littéralement en une espèce d’acide plutôt corrosif, et elle ne doit son salut qu’à notre bon cuistot black qui s’est mis devant elle pour prendre l’acide à sa place. Il en meurt donc un peu.

Sur ces entrefaits, Bob descend du toit et s’en veut à mort « Si je ne m’étais pas endormi, tout cela ne serait pas arrivé !« . C’est vrai par exemple, tu aurais pu remarquer la troupe de possédés transportant un type gémissant sur leur dos et fabriquant une croix avec des éléments de ton jardin avant de tranquillement la dresser et d’y accrocher la victime toujours râlante.

Si tout ce bordel ne t’a pas réveillé, c’est que tu devais bien dormir. Mais la vraie question est : comment Michaël,  archange bien éveillé qui était avec toi sur le toit, lui a t il bien pu louper que et d’une tu t’étais endormi, et de deux tout ce bordel à dix mètres de lui ? On ne le saura pas, puisque ce n’est pas prévu dans le scenario.

En tout cas, pour punir Maman Anderson d’avoir été si bête, on l’attache à une chaise, ce qui réveille tous ses instincts de bondage. La journée s’achève calmement, les possédés ne montrant pas le bout de leur nez, sûrement trop content de leur Papa Anderson « booby trapped« . Ils regrettent juste ne pas en avoir un autre pour recommencer avec une boule puante, probablement. La nuit venue, alors qu’Audrey et Kyle montent la garde sur le toit, ils assistent à un étrange spectacle : une famille visiblement paniquée s’arrête en urgence pour remettre du jus dans leur véhicule ; elle est hélas rapidement rattrapée par des possédés qui les encerclent.

Ni une ni deux, Kyle, voyant le ch’tite n’enfant blond de la famille en danger, descend du toit et massacre tout ce qui a des yeux noirs et des dents pointues (quelques gothiques non possédés qui passaient par là en feront les frais) ; il finit par récupérer le gosse (il n’a pas pu sauver les parents) et… ha merde, le gosse était possédé, c’était un leurre tout pourri. On ne l’a pas vu venir ; de toute manière, tu aurais dû t’en douter Kyle : par sécurité, un gamin blond avec une coupe au bol, toujours lui carrer une balle dans la tête. Audrey tente bien de le sauver mais échoue, et c’est Michaël qui doit venir la sauver à son tour (mais il est trop tard pour Kyle la racaille). Dans la confusion, le gamin possédé a même réussi à rentrer dans la station et à tenter de tuer Charlie, mais une rafale de mitraillette alors qu’il tentait un salto entre deux tables a tôt fait de le réduire au silence.

Par contre, ça a tellement fichu les chocottes à Charlie qu’elle en accouche sur le champ ; et quand je dis sur le champ, ce n’est pas « elle commence à accoucher« , c’est « en deux minutes l’affaire est pliée » ; chères mamans, vous qui me lisez, enfin vos mensonges sont balayés : l’accouchement, c’est super rapide, relativement indolore et même dans des conditions d’hygiène post-apocalyptique, ça se passe comme dans un rêve.

Sitôt le divin enfant sorti (nous sommes le 25 décembre, subtil jusqu’au bout !), les possédés pourtant venus en nombre pour encercler le bâtiment n’attaquent plus : ils ne peuvent pas approcher le Sauveur. Seul le peut un ange, ce pourquoi Michael avait été envoyé en premier lieu avant qu’il ne se décide à changer de camp. Aussi, c’est son pote Gabriel qui est envoyé : on entend les trompettes célestes peu avant qu’il n’arrive.

Des ânes et des gros boeufs : tout le monde est là selon la tradition

Maman Anderson ayant réussi à se défaire de ses liens, elle propose bien de donner l’enfant à l’archange Gabriel quand il arrivera (apparemment, dans « Ils viennent éradiquer l’humanité« , elle n’a pas compris le verbe), mais son plan est vite compromis par l’arrivée du dit ange qui n’a pas dans l’idée de négocier. Michael a juste le temps de tuer Maman Anderson pour récupérer le bébé avant que Gaby ne s’en empare. Le bébé n’a beau avoir que 6 minutes au compteur, il supporte très bien le fait de voler de main en main comme un ballon de rugby, merci.

Mais au fait, à quoi ça ressemble, un ange Gabriel ?

Prenez un Gabriel. Mettez lui un pantalon moulant, une armure façon post-apocalyptique, le tout en noir et greffez lui une énoooorme paire d’ailes sombres métallisées qui ont l’avantage d’être blindées, de couper, et de permettre de voler (tout de même). Et pour 1€ de plus, tu as la climatisation. D’ailleurs, en parlant de gadgets, je voudrais vous parler de l’arme de Gabriel : la masse multi-fonction Gaby©.

Qu’est-ce ? C’est une masse d’arme mais alors, avec foultitude d’options plus magnifiques les unes que les autres ; Gaby appuie sur un bouton ? Des pointes supplémentaires en sortent ! Un autre ? Elle se met à tournoyer follement ! Encore un ? Une pointe télescopique en jaillit ! Et celui-ci ? La masse peut alors décapsuler des bières ! Et encore, je ne vous parle pas de sa fonction vibrante, du rasoir intégré (avec tondeuse pour les pattes), et de l’épilateur… C’est une sorte d’I-Masse : il y a une application pour tout. Et donc Maryse, combien pour cette masse multi-fonction Gaby© ? Combien dites-vous ? Seulement ? J’en prendrais deux.

Mais revenons à notre bon Gabriel : sitôt arrivé, sitôt il pète sa gueule à Bob avec sa belle arme. Puis, il se tourne vers Michael (qui se propose de faire diversion pendant que Jeep, Charlie, Audrey et le bébé s’enfuient en voiture, les possédés ne pouvant plus les approcher avec le gamin) qui tente bien de l’émouvoir avec un discours cucu, mais ça ne prend pas : baston il va donc y avoir, et baston il y a. Gabriel prend vite l’avantage, tant Michael n’a plus ni ailes ni masse multi-fonction Gaby©. D’ailleurs, c’est l’option pointe-télescopique intégrée qui a raison de notre valeureux héros, qui meurt… ho non ! Les gentils vont ils tous mourir ?

Saint Pierre Bellemare, dealer de masses

Probable, car Bob lui, bien que blessé, a réussi à ouvrir le gaz à fond, et lorsque Gabriel s’approche, allume son briquet. Le résultat est intéressant. Adieu, Bob.

Il ne reste donc plus des gentils qu’une voiture qui file dans la nuit quand… soudain, l’ange Gabriel atterrit sur son pare-brise visiblement assez en colère. Comment faire pour s’en débarrasser ? Ni les essuies-glace ni le lave-vitre ne paraissent suffisamment puissant pour repousser le divin soldat, et finalement, Jeep a une idée : il va rouler à fond à fond à fond.

Jeep ? Tu remarques que tu es dans une bagnole ou personne n’a de ceinture, surtout pas le bébé âgé de 15 minutes ? Et que le seul type qui a une chance de s’en sortir, c’est le mec qui est accroché à l’extérieur avec des ailes pour se barrer ?

Notre héros tente tout de même sa chance, avec sa stratégie intitulée « Tiens, si je tentais une sortie de route à 220 km/h pour voir » aussi appelée « stratégie d’Ayrton Senna« . Le résultat est intéressant, puisqu’il enchaîne une demi-douzaines de tonneaux et sombre dans l’inconscience sous le choc. Oui, au moins l’inconscience, pfou.

A son réveil, il s’extraie en deux minutes de la bagnole, sous les encouragements de Charlie. Malgré son accouchement d’il y a vingt minutes, elle n’a pas perdu sa souplesse de gymnaste russe et s’est sortie du véhicule accidenté sans une égratignure. Idem pour son bébé (c’est marrant, j’aurais juré qu’un bébé non attaché à 220 à l’heure se transformait instantanément en comète), qui au pire doit avoir une fontanelle marquée, et puis n’en parlons plus. Audrey par contre, a été tuée sur le coup. Nos deux derniers héros (enfin presque trois) sont ils saufs ? Non car hélas, l’ange Gabriel n’est pas mort, et il revient pour finir le travail. Il s’apprête à tuer tout ce petit monde quand…

… du ciel surgit Michaël qui a retrouvé ses ailes et son épée de général des armées angéliques, et qui a tôt fait de désarmer Gaby le polisson. Lorsque celui-ci demande de l’achever, il répond qu’il a trop de compassion pour le faire. Même s’il sait que Gaby « n’en aurait sûrement pas autant pour lui« .

Ah oui, tu m’étonnes, il t’a buté il y a quinze minutes, alors ça devrait être plus qu’une supposition mon vieux Michael. Ou alors tu as une mémoire disons… limitée ? Sélective ?

Sur ces entrefaits, Michael explique à nos tourtereaux que voilà, par leur résistance et leur foi l’un en l’autre, ils ont redonné la foi en l’Homme à Dieu ; la guerre est donc terminée, tous les anges retournent au ciel. Et nos héros s’en vont en direction d’un petit village de tentes et de ruines où des survivants ont trouvé refuge, et d’où ils vont pouvoir reconstruire la civilisation. En voix off, l’héroïne reparle de la prophétie dont lui parlait sa mère quand elle était petite. La même phrase en début et fin de film, tout se termine comme ça avait commencé : avec originalité.

FIN

Si Dieu voit ce film, je comprendrais tout à fait qu’il décide de nous exterminer. Moi aussi après tout cela je n’ai plus foi en l’Homme.

46 réponses à “Les mauvais films sont Légion

  1. « il t’a buté il y a quinze minutes, alors ça devrait être plus qu’une supposition mon vieux Michael. Ou alors tu as une mémoire disons… limitée ? Sélective ? »

    Un ange est sans mémoire. (Jean-Claude Forest, Barbarella)

    Typhon

  2. Aussi étonnée que vous, à la vue de ce film, que j’avais seulement été voir pour l’acteur principal (qui avait certainement besoin d’offir un cadeau couteux à Jennifer Conelly). Mais au vue d’un film aussi cucul bourré d’effets spéciaux, je me suis convaincue que ce n’était qu’une grosse blague clin d’oeil aux films de notre cher Romero (la scène des loubars cuirés, là) et qu’au final, beh c’est du fait exprès. Ou pas, mais laissez moi croire que Paul Bettany n’aurait pas accepté si ce n’était pas qu’une grande guignolade (ou alors il avait sacrément besoin d’argent)!
    Au plaisir, mais admettez que cette chronique était facile, vu la médiocrité du scénario.

    • En effet, c’était facile et c’était par pur plaisir.

      Même s’il n’est pas toujours simple de caricaturer une caricature.

      • Il suffit de s’infliger le visionnage de « Spartatouille » pour se convaincre que certains films n’ont pas besoin d’être caricaturés ou parodiés…

  3. Odieux connard, je n’ai qu’admiration pour toi, mais à quand la suite du spoiler de Star Wars ? (je sais t’as pas que ça à foutre et tout le toutim)

    • On doit m’apporter prochainement le DVD pour que je puisse visionner l’épisode III. Cela devrait déjà aider.

      Mais il est vrai que je n’ai pas que ça à foutre et tout le toutim.

  4. Mon Dieu, mon Dieu ! (Interjection de circonstance, certes). Je n’ai pas osé aller voir ce film. A l’affiche, certaines choses me turlupinent et me font interjecter « Dieu que ça a l’air d’être une sacrée daube! » Non parce que le fusil mitrailleur dans les mains de l’ange pour se battre contre Dieu, ça n’a pas l’air crédible. Et le « seul un ange » est risible, tant on y comprend que c’est un ange qui sauvera l’Humanité à lui tout seul.
    Ceci dit, je m’en irais bien voir le film, suite à cette lecture. Je risque de m’esclaffer bruyamment.

  5. J’hésitais à aller le voir et vous m’en avez clairement dissuadé et par là même fait économiser une place, je vous en remercie !

    Ce film semble atteindre le niveau de médiocrité d’un Percy Jackson (l’effet divin sans doute ?), niveau qui par sa grandeur en atteint les cieux.

    Très bon article, comme toujours !

  6. Cher odieux connard,
    c’est justement parce que je n’ai plus foi en l’Homme que je laisse de tels films être réalisés!!!
    Subissez mon chatiment!!!!

    • On dira pas qu’on n’était pas prévenu (Ezéchiel, 25-17):
      « J’exercerai sur eux de grandes vengeances,
      En les châtiant avec fureur.
      Et ils sauront que je suis l’Éternel,
      Quand j’exercerai sur eux ma vengeance »

      (Soit dit en passant, pour un dieu d’amour et de compassion, tu parles d’un sale con rancunier!)

  7. Comme à mon habitude, un petit message d’une de mes connaissances!!

    Il s’agit aujourd’hui de Jamila Mouche, reine des mouches de l’Apocalypse!!!
    « Nous n’avons pas attaqué la station service, pour la simple et bonne raison que nous avions entendu parler de soldes monstres sur la massue Gaby©. D’où notre précipitation vers le centre commercial le plus proche! Nous venions, déjà de réduire notre nombre en nous jetant sur cette voiture, pour réduire la concurence!
    Arrivé sur place, Gabriel nous a crié poisson d’avril, irritées, nous sommes reparties attaquer les cadavres des pauvres humains morts, laissant Charlie et son bébé! Voici toute a wérité! »

    Cher odieux connard, ce sera toujours pour moi un plaisir de vous transmettre les messages de vos lecteurs!

  8. Cher odieux connard je viens de découvrir ton blog et tes critiques savoureuses =D Que dire de plus à part que je te salue bien bas! Continue donc à spoiler sans vergogne pour notre plus grand plaisir!

  9. « Dieu, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » ôô
    L’idée de départ était plaisante à mes yeux, mais la BA m’avait vite dissuadé d’aller le voir, et en vous lisant, cher O.C., j’ai eu la confirmation d’avoir encore fait le bon choix.

    Louons donc notre Camarade Connard d’avoir fait ce sacrifice afin de nous épargner une double-perte: de temps et d’argent.
    Par contre là:

    « Charlie, une serveuse enceinte et un peu paumée qui ne sait pas quoi faire de son futur gosse. Elle le mettre dans un congélateur le temps de trouver une idée. »

    Elle le mettre?! Je suis perplexité :D

    Et je suis également surpris que le grand fourchu n’apparaisse pas dans votre critique, ni dans le film d’ailleurs. Je l’aurais bien vu en défenseur du genre humain, rien que pour contrarier le vieux barbu^^

      • Bien que ma présence plane sur les critiques de film, je n’interviens que peu.

        Je tiens cependant à préciser une chose : mon manque d’implication dans cette affaire n’est pas signe de désintérêt mais une question de foi. La foi que j’ai dans « l’humanité », non je plaisante, mais dans les scénaristes hollywoodiens, illustre profession qui prouve chaque jour « la supériorité », la médiocrité de la race humaine.

  10. Cher odieux connard,

    on vous l’a certainement déjà demandé mais arrivez-vous encore à voir de bons films après tout ce temps sacrifié à regarder de telles sombres bouses ? Un tel don de soi vaudrait bien une petite canonisation. De plus un Saint Odieux Connard serait du plus bel effet sur le calendrier de la Poste.

  11. Mon cher connard,

    Je commence à me demander si vous n’êtes pas en fait un habile manipulateur à la solde de l’industrie cinématographique tant vos spoils de films donnent une furieuse et irrépressible envie d’aller les voir, tout bouseux qu’ils semblent être.

    L’enquête suivra son cours, mais ça commence à se voir.

    • Vous en savez trop. Je dois vous abattre.

      Mais pas tout de suite : aujourd’hui sort le Choc des Titans, autant vous dire que mes yeux pétillent déjà.

      • Hola, point trop n’en faut, et un tiens vaut mieux que deux tu l’auras :p
        Attendez au moins que je visionne le Choc des Titi avant de lui faire subir votre mauvais foi de Gros Minet sournois et avide de plumer ce film d’auteur à petit budget (vilain que vous êtes ;) ).

  12. C’est rigolo, mais ça me rappelle plein de scénars Magna Veritas joués dans ma jeunesse (hélas révolue). Manque plus que le démon de Baal qui se pointe avec son A-10 au moment de la bataille finale, et le tableau est complet.

    • Magna Veritas/In Nomine Satanis de Croc,
      tout une belle époque de JDR hélas bien révolue en effet,
      dur dur d’être un adulte^^

  13. Bah déjà que je n’avais pas envie de le voir celui là… Vous me confortez dans mon idée!

    En tout cas, je suis positivement ravie de voir que ce film était tellement mauvais que vous en avez ressenti le besoin de le spoiler de suite: deux films en deux semaine… Mais ou vas le monde?
    J’adore! ^^

    A quand la critique de Dragons, ou je ne sais quel autre blockbuster américain?

    • Dragons ? L’histoire de deux ennemis ancestralement désignés comme tels qui deviennent super potes ? Bah, c’est Rox et Rouky mais avec Rouky qui se gargarise au napalm.

      • Vu sous cet angle, je suis morte de rire!!! ^^

        Non, j’ai dis ce titre pour souligner le coté « gros film américain qui se regarde avec un bon pop corne, mais qui ne vaut pas mieux (que le dit pop corne ».
        J’attends le choc des titans avec impatience, qui m’a l’aire bien mieux désigné à remplir ce rôle, réflexion faite! ;)

  14. Cher odieux connard,
    Je tenais à dire que c’était tout de même facile (mais tout de même justifié)de faire une critique sur cette fiente de l’art cinématographique…

  15. Ayé, j’ai vu le Choc des Titans : le scénario est tellement débile que mon subconscient superposait aux dialogues du film des remarques telles que monsieur Connard pourrait en formuler…

      • Si vous pouviez placer quelquechose du genre « J’ai un plus gros dard que toi sale scorpion ! » ou autre subtilités à connotation vaseuse

      • Oh oui oh oui oh oui!!!
        J’aurais du le voir ce soir, en rentrant du boulot, mais cette saleté de migraine à encore frappée!!!
        Demain est un autre jour! :D

  16. « La même phrase en début et fin de film, tout se termine comme ça avait commencé : avec originalité ». Epanadiplose, ou inclusion? Je sais jamais…

    • Epanadiplose. Mais le scénariste ne sait pas non plus, lui il parle « Du truc qui fait trop cool, là, tu sais, quand tu débutes et finis sur le même truc ? »

      • Ma connaissance approximative des figures des styles est l’une des choses qui me font regretter de n’avoir pas fait un bac A dans le temps. Ça, et les gonzesses. En A, elles étaient plus mignonnes, plus nombreuses et plus délurées que les C.
        En même temps, y a prescription…

  17. Quel navet.
    Et je ne comprends absolument pas ce que le titre du film vient faire avec tout le bordel.
    C’est vraiment juste pour donner un truc qui clashsamayre et qui fait vaguement plus recherché que « Dieupabo Le Retour. »

    De toutes façons, ce genre de films, il suffit qu’on y inclut la notion de divinité pour tomber dans les 3 grandes règles du cliché religieux débile à souhait ( et non sans vouloir défendre la religion, loin de là ) :
    – Dieu est méchant, en fait.
    – Satan ( ou quelques démons lambdas ) est trop cool, révolutionnaire, blabla.
    – Les hommes ont au final toujours raison.

    C’est amusant d’ailleurs de voir que dans ce film, Satan est totalement zappé. Donc Dieu a décidé de faire du monde un enfer vivant, mais Satan…eh bah…il devait se faire des crêpes en Enfer parce qu’il profite pas du truc pour venir sur le devant de la scène ou quoique ce soit, non…rien du tout de son côté, il devait faire la sieste et s’est tenu tranquille.

    Des trous scénaristiques tellement énormes qu’on se demandent bien qui peut inventer des bêtises pareilles.
    Enfin bref, aucun intérêt.

  18. Il y a des films qui ont le mérite d’être drôle tellement ils sont pathétique.

    Et dire que je m’attendait à une sorte de Constantine 2. Déçu, déçu et re-déçu.

    Là c’est juste pathétique, même pas drôle…

    Sauf votre article M’sieur OC. Comme quoi, tout mal est bon a quelque chose ;o)

  19. « Des ânes et des gros boeufs : tout le monde est là selon la tradition »

    Absolument mythique !

    D’où vous vient toute cette inspiration acide et rigodrôlatique ?

  20. Mon très cher o.c votre géni n’a d’égal que les incohérences du film Twilight.
    Pourtant une question me taraude l’esprit (a l’instar de Michael qui semble en être dépourvu ): Ne prendriez vous pas un certain plaisir à regarder ces trésors cinématographique?

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