Alice au pays du sommeil

Ah, 1er avril, jour merveilleux où chacun se sent libre d’exprimer les plus mauvais calembours et plus odieux canulars, couverts qu’ils sont par une tradition pluriséculaire. On fait de fausses déclarations, de falsifiées révélations, et surtout, les enfants s’en vont coller quelques poissons dans le dos des adultes avec plus ou moins d’adresse.

Le bel âge polisson ! Aujourd’hui encore, je perpétue cette époque bénie en clouant des morues dans le dos de quelques femelles dont les tenues multicolores ont attiré mon œil alors qu’elles sortaient de leurs emplettes chez Jennyfer. Mais en ce beau jour de printemps, alors que j’étais tranquillement en train de fignoler l’un de ces petits travaux (j’avais tordu le clou sur la colonne vertébrale, il me fallait tout recommencer), j’aperçus fugacement un petit lapin.

Un petit lapin en pleine cité ? Comme cela est peu banal ! Prenons le en chasse, me dis-je, laissant sur place mon maillet et mes clous de chantier. L’animal me posa bien quelques problèmes tant sa vigueur et sa célérité étaient supérieures en tout point aux miennes. Mais l’acharnement paie : au terme d’une brève course poursuite, le léporidé s’infiltra dans une vieille bâtisse bordant une rue fort peu fréquentée. A peine avais-je poussé la porte entrouverte de l’édifice que celle-ci se referma derrière moi dans un bruit lourd, suivi d’un autre indiquant que l’on venait de m’enfermer de l’extérieur. L’obscurité du lieu s’illumina soudain lorsqu’un écran blanc parut sur un mur et j’entendis la voix de Satan résonner à mes oreilles :

« Bienvenue mon ami, bienvenue ! Cet endroit est parfaitement clos, il n’y a aucun moyen de s’en échapper ; installe toi confortablement, tu n’en ressortiras que dans une heure et quarante-neuf minutes, une fois que tu auras visionné le dernier Tim Burton !« 

Bon sang. Mes travers zoophiles m’ont perdu : plus jamais je ne suivrai un lapin que je ne connais pas.

L'affiche : Johnny Depp, du maquillage décalé, et hop, les fans de Tim Burton affluent.

Il ne s’agira pas ici de débattre du fait que tout cela respecte le livre ou non, que le film porte très mal son titre (« Alice au Pays des Merveilles » ne relate que le premier voyage d’Alice ; le second, c’est-à-dire traité ici est « de l’autre côté du miroir »), ou encore de savoir à quel point Lewis Carroll aimait les promenades en barque avec des enfants. Contentons nous de le spoiler, voulez-vous ?

Cette belle histoire commence alors qu’Alice n’est encore qu’une enfant ; son père, un ambitieux aux idées folles tente vainement de convaincre ses associés qu’il faut installer des comptoirs commerciaux en Asie. Alors qu’il discute de cela, Alice arrive et raconte à son papa l’affreux cauchemar qu’elle vient de faire, dans lequel il y avait des animaux qui parlaient, un lapin en retard, un chapelier… bref. Mais évidemment, papa Alice est un type attentionné pour sa fille qui la rassure, et lorsque celle-ci s’interroge sur sa santé mentale, il lui glisse deux trois mots gnans-gnans sur le fait que haha, oui elle est folle, mais beaucoup de gens bien le sont. Tim Burton, tu es vraiment formidable : ta phrase cucu, on ne sent pas du tout qu’elle va ressortir plus tard dans le film. Oh non, pas du tout. Quels beaux sabots tu as dis moi, aurais tu visité la Hollande récemment ?

Mais revenons au sujet : les années passent, papa Alice est mort et un jour Alice elle-même doit se rendre à une fête dans la campagne anglaise en compagnie de sa mère. Cette dernière s’indigne du fait que sa fille soit une petite délurée qui ne porte ni bas ni corset, ce qui est proprement scandaleux, j’en conviens (mesdemoiselles, vous qui me lisez, j’espère que vous approuverez mon propos. Et pourquoi pas des femmes en pantalon ?). Une fois à la fête en tout cas, Alice est présentée à un jeune homme, Hamish, le fils de la famille qui organise la fête, qui n’est autre que celle d’un ancien associé de feu papa Alice qui a racheté sa société après sa mort. Hamish est très coincé, très prout-prout, mais surtout, très roux ; bref notre jeune fille rêveuse et libertaire ne le trouve guère à son goût. Seulement voilà, durant la fête, Alice apprend qu’en réalité il va la demander en mariage, et que toute la fête a été arrangée pour cette occasion. Un coup monté ! Exactement comme moi devant ce fi…

« Nt nt. Continue ou je t’oblige à le voir en 3D !« 

Fort bien Satan, j’obtempère. Comme si j’avais envie de payer 4€ de plus pour avoir mal à la tête. Et dire qu’il y a des malins pour y emmener leurs compagnes et qui se plaignent ensuite de leurs migraines. Mais que disais-je avant cette interruption ?

« Le mariage.« 

Ah, oui, merci, le mariage. Hamish invite donc Alice à venir le rejoindre dans un coin du jardin, où il va pouvoir faire sa demande en mariage devant l’ensemble des invités présents. Sympathique ma foi. Seulement, après avoir posé la question essentielle (« Veux tu passer le restant de tes jours à contempler ma rouquemoutitude chaque matin lorsque tu te réveilleras ?« ), Alice hésite, ne sait que répondre, hésitant entre accepter ce mariage forcé et assumer ses envies de liberté, d’anarchisme, de cocktails molotovs et de lutte anticapitaliste. Mais finalement, c’est en apercevant un lapin vêtu d’un gilet lui faisant signe à l’aide d’une montre à gousset (je comprends sa surprise, c’est tout de même fort original : chacun sait que les lapins utilisent des montres à quartz) qu’elle choisit de partir en courant, laissant Hamish penaud devant ses invités.

Un lapin qui n'a pas de rolex à 50 ans a raté sa vie.

A la poursuite du lapin, Alice finit par apercevoir ce dernier qui rentre dans un grand trou sous un vieil arbre : c’est donc tout naturellement qu’elle y rentre la tête la première. Les enfants, vous qui me lisez, ne le faites pas en vous promenant en forêt : mettre son nez dans un terrier de lapin revient à prendre un fort risque de se couvrir le nez d’excréments divers et de recevoir quelques coups de dents éventuels. Remarquez, ça arrive aussi aux adultes urbains lors de certaines soirées privées qui… heu… attendez, je m’égare.

Alice chute hélas dans le trou et choit sur plusieurs centaines de mètres croisant des objets divers & variés (horloges, chaises, lits, exemplaires dédicacés de Mein Kampf, chandeliers…) flottants, tombants ou encore prenant des trajectoires aléatoires. Notre héroïne finit cependant par toucher le sol sans dommage et se trouve au milieu d’une salle avec des portes toutes verrouillées. Cependant, sur la seule table de la salle, elle trouve une minuscule clé, qui ouvre une minuscule porte, bien trop petite pour elle. D’ailleurs, on constante qu’elle est observée à travers les serrures à son insu par des personnages qui se demandent si elle est bien « la » Alice, et en doutent fortement. En tout cas, notre jeune anglaise a bien de la chance : à côté de la clé, sur la table, il y a une bouteille marquée d’une étiquette « Drink me » : ni une ni deux, elle en avale goulument le contenu, tout comme si elle avait lu « vodka-fraise« .

Coup de chance pour elle, pas de GHB dans le mystérieux liquide : elle se met simplement à rétrécir. Sauf que comme une grosse maligne, elle n’a pas pensé à laisser la clé sur la porte ou avec elle ; à la place, elle l’a laissée hors d’atteinte pour sa nouvelle taille sur la table. Là encore, ça tombe bien, car un minuscule gâteau « Eat me » l’attend. Et une fois avalé (cette fois, elle a dû y lire « 0% » pour y mettre tant d’empressement) , elle grandit, tant et si bien qu’elle est plus grande qu’à l’accoutumée. Malgré tout, elle finit par ouvrir la minuscule porte, par reprendre un peu de potion pour rétrécir et en route pour sortir de cette pièce.

Dehors, le monde est… disons « jardin à l’anglaise kitsch avec sa touche Tim Burton« . Alice s’y rend compte qu’elle est effectivement bien plus petite que les fleurs & champignons environnants. Mais elle rencontre bien vite toute une troupe de personnages facétieux : une souris et un dodo ainsi que d’autres animaux qui parlent tous, deux jumeaux obèses et le lapin à la montre à gousset. Tous discutent afin de savoir si Alice est « la bonne » ou non, et la bougresse ne sait qu’y répondre. Ils vont donc consulter le vieux sage du coin, Huggy la chenille toxicomane. Complétement défoncée et à la ramasse, cette dernière présente à Alice l’Oraculum (ou un truc du genre), un parchemin qui indique que dans quelques temps, le « jour Fabieux« , Alice, la Alice qu’ils cherchent pétera sa gueule au Jabberwocky, une sorte de dragon local. C’est bien indiqué sur le parchemin avec la petite illustration qui va bien montrant une Alice en armure & épée cassant sa gueule à la bête. Quant à savoir si notre héroïne est bien « l’élue » (original comme concept, je n’avais jamais vu ça dans un film, ce concept de héros qui serait l’élu, le sauveur d’un monde…), Huggy répond que c’est encore loin d’être le cas ; Alice en déduit qu’elle n’est donc pas la bonne (halala Alice, tu pourrais noter la tournure de phrase trop subtile, c’est du Tim Burton quand même…).

Non vraiment, ne filez jamais de LSD à une chenille

Ils sont cependant interrompus par l’arrivée des troupes de la Reine Rouge, menées par Stayne, le Valet de la Reine. Apparemment, c’est l’heure de la rafle (mais sans Gad Elmaleh, ce qui rend tout de suite la chose moins insupportable), et tout le monde se fait embarquer. Tout le monde ? Non ! Alice, bien que poursuivie par un gros monstre local que nous appellerons le « Grogreugreu« , puisque c’est gros et que ça fait greugreu, arrive à s’en sortir, non sans que la souris qui faisait partie du groupe qu’elle venait de rencontrer n’éborgne le monstre pour faire diversion (c’est ce que j’appelle une sacrée diversion). Alice fuit donc, mais finalement, c’est un chat souriant, volant et semi-invisible doué de pouvoirs de téléportation (un chat ninja, quoi, les collants en moins) qui lui apparait et se propose de la guider jusqu’à la prochaine étape de son périple : le chapelier et ses potes. Les méchants, eux, s’en retournent au palais où Stayne expose à la Reine Rouge sa dernière prise : l’Oraculum. La Reine peut donc y constater que tiens, apparemment, son Jabberwocky domestique  va se faire péter les gencives à coups d’épée par Alice dans les jours à venir. Alice serait donc de retour ? Elle fait immédiatement envoyer toute une troupe pour la trouver et l’emprisonner, troupe menée par Stayne accompagné d’un chien dont il a pris la famille en otage, et qu’il ne libérera que si ce dernier le mène à Alice. Le clébard s’exécute donc sur le champ.

De son côté, Alice arrive à la super teuf du Chapelier dans une petite clairière, où celui-ci accompagné d’un lapin psychopathe et d’une souris névrosée attendait patiemment notre héroïne depuis ce qu’il semble être des années. Le Chapelier est fou, raconte n’importe quoi et a une tenue qui ferait rêver bien des grands couturiers ; mais il a aussi du bon sens : lorsqu’il entend arriver Stayne et sa troupe, il fait boire de quoi rétrécir encore plus à notre bonne Alice avant de la planquer dans sa théière (qui, coup de bol, est vide, sinon elle aurait infusé directement). Lorsque les méchants arrivent, la folie de la petite troupe finit par les lasser, et le Chapelier fait juste comprendre au chien (qui s’appelle Bayard soit dit en passant)  qui renifle un peu trop la théière qu’il est membre du réseau « Liberté pour le Peuple & Mort à la Reine Rouge« , une association loi 1901 locale. Bayard décide donc de se barrer et d’emmener les méchants sur une fausse piste pour soulager le Chapelier et ne pas révéler la présence d’Alice. Gentil toutou.

Bon, que faire de tout ce temps gagné ? Mais pourquoi pas emmener Alice chez la Reine Blanche, la seule capable de s’opposer à la Reine Rouge ? En route ! Montée sur le Chapeau du plus flashy des héros, Alice se voit emmenée d’un bon pas vers les terres de la gentille Reine. Mais en chemin, ils croisent les ruines d’un village brûlé il y a longtemps, et là, c’est parti pour le flashback du Chapelier dans le plus pur style « Je me rappelle, au Vietnam…« 

Le Chapelier Fou en 68 à Da Nang

Car oui, dans son flashback, le chapelier est un peu moins crade et ne sent pas autant les excréments qu’aujourd’hui. Il est au milieu du riant village avec la Reine Blanche, dont il était le Chapelier officiel (sachant qu’elle porte une couronne, ça ressemble méchamment à un emploi fictif tout de même !). Hélas, alors que les gens étaient heureux, chantaient et dansaient, le Jabberwocky est venu et a cramé tout ce qui passait à sa portée. Il était suivi de peu par Stayne et les troupes de la Reine Rouge, qui célébrèrent cette victoire facile sur la Reine Blanche obtenue grâce à leur dragon domestique. Depuis ce jour, on sent que le Chapelier est un peu tendu quand on lui parle de la Reine Rouge et de son armée.

Bon, cela dit, pendant qu’ils regardaient leur flashback (« Ouah, t’as même le son surround sur les tiens ! Vas-y tu as tes souvenirs en Blue-Ray ?« ), Stayne et ses copains (malgré le chien censé les emmener sur une fausse piste) reviennent à la charge, et le Chapelier a juste le temps de planquer Alice et son chapeau dans un coin avant d’être arrêté et emmené par les troupes ennemies. Il dit juste à Alice qu’il faut qu’elle se rende chez la Reine Blanche. La seule qui puisse aider tout ce petit monde, il le rappelle (mais qui n’a visiblement pas non plus fait grand chose jusqu’ici vu la situation actuelle).

Alice décide donc de… de… de pioncer. Ah. Bon. Pourquoi pas. A son réveil, Bayard, le chien collabo la retrouve et se propose de l’emmener jusqu’à la Reine Blanche (il ne sort que des excuses pourries pour justifier le fait qu’il ai emmené Stayne et ses hommes jusqu’à eux quelques heures plus tôt alors qu’il devait les emmener sur une fausse piste, mais ça n’a pas l’air de déranger Alice). Notre anglaise préférée refuse : elle veut plutôt aller aider le Chapelier et ses amis les animaux au palais de la Reine Rouge.

Excellent plan Alice. Dis moi, tu as bien le choix entre aller chercher à ton aide une Reine qui a toute une armée et qui connait bien l’ennemi ou bien foncer la tête la première dans un lieu qui t’est inconnu peuplé de personnes aux mœurs douteuses, le tout pour agir alors que tu ne mesures qu’environ cinq centimètres ? D’accord, et tu as donc choisi la seconde option. Pourquoi pas, ça doit être le fait d’avoir respiré trop d’émanations pétaradées d’Huggy la chenille qui te rend comme ça. Enfin j’espère, sinon c’est juste que tu es sotte.

Bayard, lui en tout cas, refuse l’idée (« Ton plan est complétement con ma petite Alice« ), mais suite à un discret coup de pieds d’un scénariste, il finit par accepter. Et dépose la jeune fille à côté des douves qui sont remplies de toutes les têtes coupées par la Reine Rouge. Ca ne la décourage pas, elle s’infiltre au travers des pierres de la muraille et arrive dans le jardin de la Reine Rouge qui était en train de jouer au croquet Elle y retrouve ses amis les animaux capturés, qui la servent désormais contraints et forcés. Profitant du fait que le lapin blanc passe près d’elle, elle lui taxe du gâteau qui fait grandir (oui, c’est un lapin dealer, il a toujours ça sur lui) ainsi que de barrettes de shit pour  trouver l’énergie de continuer de monter des plans comme le précédent. Elle prend un poil trop de gâteau et grandit donc jusqu’à être un peu plus grande que la Reine et sa cour. Mais comme la Reine a une grosse tête et que sa cour porte faux-nez, faux-ventres, faux-seins et autres pastiches disproportionnés pour eux aussi avoir une particularité qui plaise à la Reine, cette jeune fille démesurée qui apparait dans la cour du jardin plait à sa Seigneurie. Qui d’ailleurs ne reconnait pas Alice (la dernière fois qu’elle l’a vu, c’était une enfant), ce qui convient bien à cette dernière.

La Reine Rouge se demande si elle a une tête à chapeaux

S’ensuivent quelques échanges de gentillesses à la cour où Alice est invitée, et où elle retrouve le Chapelier qui devient rapidement l’homme aux fonctions éponymes de la Reine Rouge (qui elle aussi porte des couronnes et c’est bien tout : non mais quel arnaqueur). Notre jeune héroïne  apprend en sus que le château renferme la seule arme capable de tuer le Jabberwocky : l’épée Vorpaline. Celle-ci est planquée dans la niche du Grogreugreu, mais elle passe un deal avec lui : elle lui rend son œil (celui qu’il a perdu en la poursuivant au début du film et qu’elle a récupéré auprès de la souris qui s’en était saisie) et en échange, elle lui prend l’épée. Soit ! Et comme le Grogreugreu est sympa, il ajoute au marché la close « et on devient les meilleurs amis du monde ! » ; parfait, c’est conclu. On peut dire qu’il n’est pas rancunier. Ami lecteur, je suis sûr que toi aussi, si je te rosse, que je t’éborgne et que je te propose de te rendre ton œil en échange de ton portefeuille, toi aussi tu trouveras que je suis super sympa et voudras devenir mon meilleur ami.

Hélas, dans le même temps, Stayne qui avait tenté de draguer Alice dans un coin de couloir (il lui expliquait que sa grande taille l’excitait fortement, il y en a plus à aimer) est dénoncé à la Reine Rouge par une courtisane qui avait observé la scène. Il s’en défend en expliquant à la Reine Rouge que mais non, il n’a pas dragué Alice, c’est elle qui a tenté de le violer alors que lui il veut rester pur et chaste pour sa Reine, qui est la plus belle du monde entier. Cette dernière en prend bonne note et décide donc de faire exécuter Alice, par jalousie dont elle apprend la véritable identité quelques minutes plus tard (jusqu’ici, je vous le rappelle, elle pensait juste que c’était une inconnue de passage). Grâce à une diversion du Chapelier, elle arrive cependant à s’enfuir à dos de Grogreugreu, mais son ami fan de chapeaux est condamné à mort par la Reine Rouge une fois l’évasion terminée puisqu’il n’a pas pu s’échapper, lui. C’est trop triste.

Bon, c’est pas tout ça, mais où va aller Alice maintenant ? Mais au château de la Reine Blanche, l’endroit par lequel elle aurait dû commencer ! Là-bas, elle découvre la Reine, une pâlotte aux attitudes de Vincent Mac Doom (mais en plus viril quand même) qui vit à la tête d’un royaume dédié aux échecs (alors qu’il s’agit de cartes à jouer pour la Reine Rouge, comme chacun sait). La Reine explique que voilà voilà, l’épée Vorpaline vient compléter une armure qui doit servir au champion de son armée pour aller maraver du Jabberwocky, et qu’Alice serait très bien dans ce rôle. C’est trop cool, mais Alice ne veut pas tuer qui ou quoi que ce soit ! La Reine trouve ça trop dommage. Alice lui demande pourquoi elle ne le fait pas, elle ? Parce que ses principes lui interdisent, lui répond t-on. Et là, Alice devrait répondre « Les miens aussi, c’est con hein ? » mais non. Grosse déception. Elle croise aussi Huggy la chenille au château, qui est toujours autant accro à la fumette et qui lui avoue la vérité : oui, elle est bien « la » Alice.

Alice, constatant que l'intrigue aussi est au fond du trou

Quelle révélation, je ne m’y attendais pas.

Bon, pendant qu’on enfonce des portes ouvertes, que se passe t-il chez la Reine Rouge ? Et bien c’est le jour de l’exécution du Chapelier ! Va t il mourir ? Attendez, je réfléchis… je regarde ma montre… Hmmm vu qu’il reste encore 30-35 minutes de film, j’aurais tendance à penser que non. Mais va savoir.

Et bien croyez moi ou non, effectivement, il ne meurt pas ! Grâce à son pote le chat ninja qui non content de voler, de disparaître à volonté, de se téléporter & co, peut aussi prendre l’apparence de qui il veut. Sa polymorphie lui permet donc de prendre la place du supplicié et de disparaître lorsque la hache tombe. Dès lors, le vrai Chapelier peut surgir derrière la Reine (pour la planter d’un bon coup de couteau ? Non parce que tu la hais, tu es fou, tu as eu 60 occasions depuis le début du film, mais visiblement tu n’es pas débrouillard) pour… faire un discours cucu sur le fait que tous les gens à sa cour portent des pastiches et lui mentent depuis le début sur leurs difformités supposées. Elle crie donc qu’il faut tous les tuer. Or, cette fois le Chapelier s’adresse à la foule, aux gardes et refait un second discours cucu (n’en jetez plus !) pour les motiver à ne plus obéir à la Reine Rouge. Hélas, le plan tourne court lorsque la Reine fait lâcher l’un de ses monstres domestiqués pour calmer tout le monde. Il n’empêche que dans la panique, le Chapelier et ses amis les animaux arrivent à s’enfuir… jusqu’au château de la Reine Blanche (oui, ils courent super vite et personne ne les poursuit).

La Reine Rouge se dit donc que bon, avec tout ça, il va peut-être falloir lancer une grande bataille. Nan parce que c’est Tim Burton mais bon, quand on a une grosse licence et des effets 3D, personne ne résiste à l’idée de caser une bataille épique! Le jour Fabieux arrive donc finalement, et une fois revenue à une taille normale grâce à l’aide de la Reine Blanche, Alice a accepté d’être la championne locale pour aller claquer un dragon (quoique, à l’inverse, en te gavant de gâteau, une géante c’est toujours pratique dans une bataille, enfin pour ce que j’en dis). C’est donc vêtue de l’armure locale et montée sur son Grogreugreu personnel qu’Alice arrive sur le champ de bataille.

Les deux armées se retrouvent sur un plateau d’échecs géants mais… mais juste comme ça, pour rigoler. L’échiquier ne sert à rien, mais soit. Les deux Reines en arrivant choisissent donc leurs champions respectifs : le Jabberwocky pour les rouges, et Alice pour les blancs. Le duel peut donc commencer sous le regard des deux camp. Mais ! Le Chapelier intervenant en un bref instant dans le duel pour sauver Alice, la Reine Rouge ordonne qu’on le décapite, et donc, la bataille s’engage entre les troupes rouges et blanches (ne manque que Léon Trotsky pour faire bonne mesure).

Mais intéressons nous surtout au duel, voulez-vous ? En effet, juste à côté du champ de bataille, il y a un vieux temple romain en ruines (probablement bâti par des romains du Pays des Merveilles) ; et au sein de celui-ci, il y a des restes d’une tour avec un escalier à colimaçon. Ça tombe bien, les observateurs avertis auront noté que dans l’Oriculum, l’image de la prophétie indique bien qu’Alice en armure pétera sa gueule au Jabberwocky depuis le haut d’une tour.

Contrairement à Jeanne d'Arc, Alice ne finira hélas pas brûlée vive

Bon, moi, je serais un Jabberwocky, on me dirait « Tiens, tu sais, la seule personne au monde disposant d’une arme pour te tuer t’attends pile en haut de la tour où il a été prédit par un parchemin magique qui ne s’est jamais trompé que si tu y allais tu créverais comme une daube. Tu veux pas y aller ?« 

Bin je ne sais pas, j’aurais tendance à répondre « Non merci, sans façon ; tiens, je vais plutôt aller cramer la Reine Blanche, son armée et tous ses potes, comme ça mon camp aura définitivement gagné. Et comme ça, cette grosse andouille d’Alice aura poireauté dans sa tour en voyant tous ses amis se faire dessouder. D’ailleurs, pour la tuer sans prendre de risques, j’enverrais des troupes lambda, le genre dont aucune prophétie ne dit qu’elles échoueront si elles vont la chercher en haut de sa tour, elles.« 

Mais visiblement non : le Jabberwocky – pourtant au courant de la prophétie vu que la Reine à eu l’Oriculum un temps – se rend pile à l’endroit où il est dit qu’il mourrait de la main d’Alice et devinez quoi ? Et bien il meurt décapité de la main d’Alice (puisqu’elle avait dû prendre l’option « combat en armure de plates avec épée médiévale » en option à Oxford durant ses études, ce qui expliquerait ses prouesses physique et sa maîtrise des armes). Incroyable.

Les deux armées arrêtent donc le combat, et celles de la Reine Rouge refusent d’obéir à leur maîtresse dont le champion vient de tomber. La Reine Blanche condamne donc la Reine Rouge et Stayne, son valet, à passer le restant de leur jour dans un coin de néant où « personne ne vient jamais les voir ou leur parler » ; ce doit être l’île de Ré (coucou Lionel) ou la Creuse, j’hésite. Stayne, qui avait fait semblant d’aimer sa maîtresse pour être bien vu crie donc au désespoir, et tente même d’assassiner la Reine plutôt que de passer sa vie avec, mais échoue. Ils sont donc tous deux emmenés vers leur nouvelle destination.

Le Chapelier en profite donc pour lancer la minute disco du film, en claquant de la musique et en entamant une superbe danse pleine d’effets spéciaux, la übergigue ou un truc du genre (je vous avoue que ça m’a laissé perplexe). Et la Reine Blanche, elle, va recueillir un peu du sang du Jabberwocky et le propose à Alice : si elle le boit, elle retournera chez elle. Le Chapelier lui propose plutôt de rester (on sent qu’il aimerait bien un peu plus que ça genre organiser des plans impliquant Alice, des animaux qui parlent et des histoires de plomberie mais bon, de toute manière elle refuse), mais elle repart vers la verte Angleterre.

On retrouve donc Alice qui ressort du trou où elle était tombée avant que ne commence cette barbante aventure, et retourne à l’endroit où elle avait abandonné le roux Hamish : voilà, non, elle ne l’épousera pas, qu’elle lui dit, nom d’une pipe. Elle va prendre sa vie en mains, et elle va reprendre les affaires de son père. Aidée de l’ancien associé de son géniteur (celui qui aurait donc pu devenir son beau-père), elle propose donc d’aller créer de nouveaux comptoirs de commerce en Chine, et s’embarque à bords du Wonder, le navire qui la portera jusqu’au pays du riz collant où elle pourra exploiter ces fourbes jaunes dans des usines 16 heures par jour. Alors que le navire appareille, un papillon bleu se pose sur son épaule : c’est Huggy la chenille toxico qui s’est transformée en Huggy le papillon sous acides.

FIN

Je… laissez moi sortir… je…

53 réponses à “Alice au pays du sommeil

  1. Je dirais bien « excellent », mais j’ai peur que mes compliments ne vous lassent. Et malheureusement, je n’ai pas grand chose d’autre à dire.

    Prenez vous des notes durant les films, où avez vous une prodigieuse mémoire ?

  2. Cette danse ridicule où la tête übermaquillée du chapelier fou exécute des 360 s’appelait, si mes souvenirs sont exacts, la gigue dingue, dans la version française (parce qu’en plus, on m’a forcé à voir ce truc en VF, et en 3D. Ce qui est un sacré cumul pour ce film.)
    Sur le même propos, il y avait un autre moment qui laissait le spectateur que je suis très perplexe : Alice, ayant enfin refusé le mariage de manière catégorique, et fait ses petites leçons de morale à tous les personnages que l’on nous avait soigneusement présentés par leur défaut au début du film, s’en va, s’arrête et dit « Ah! Oui, au fait! » et se met à danser pendant 5 secondes…
    A ce moment, j’ai vomi. De la bile, étant donné que je n’avais déjà plus rien à vomir.

  3. j’ai aussi adoré que la robe s’adaptait malgré tout à chaque fois à sa taille avant qu’elle n’arrive à ouvrir la petite porte du pays des merveilles… il est vrai qu’une Alice à poil… quoi que avec tous ces animaux, ça n’aurait pas tant dénoté… pas vrai? ;o)

    • Les films nudistes sont trop souvent classés dans la catégorie « adultes » par quelques conservateurs. Un scandale.

  4. La bande annonce laissait supposer de l’heroic-fantasy-épique-tolkiennien…
    « Le film est une adaptation de l’oeuvre »… Je ne voulais pas y croire, je refusais de penser qu’une oeuvre aussi déjantée et fantasmagorique qu’Alice (le premier livre et sa suite) puisse être défigurée en mauvaise farce manichéenne avec son Elue et son monde à sauver… Mon dieu, vous venez de confirmer mes doutes. Je hais définitivement Burton (j’en ai mis du temps). Dire que Disney avait réussi à rendre plus charismatique son chapelier fou du dessin animé des années 50 que l’acteur qui l’incarnera, 60 ans plus tard… Mais où va le monde?

    • Y’a aucun rapport avec Alice in wonderland, ni throught the looking glass. Dommage, ils avaient le fond pour faire quelque chose de vraiment grand… vraiment minable comme film. Quand on apprécie Carroll, c’est assez douloureux à voir!

  5. Personnellement, mon vote va au Chapelier Fou durant la Bataille finale:
    les jumeaux obèses se ramènent avec des épées en bois, bon.
    le lièvre de mars avec une louche, okay (dommage qu’on l’aie pas vu se battre, tiens).
    la souris avec son « Evil Pin +5 of Enuclation » dont elle se sert pour extraire les globes oculaires des gros monstres (oui, c’est une spécialisée un peu maniaque), parfait.
    Mais le Chapelier Fou avec sa CLAYMORE… Une telle Badasserie me laisse pantois. Et légèrement mort de rire, aussi.

    Ah, et aussi, le fait qu’on nous colle Avril Lavigne en guise de générique de fin, bien hardcore également.

    et sinon, excellent post comme d’habitude, je sacrifierais encore un chaton sur votre autel ce soir.

  6. Mon dieu, mes doutes sont devenus une certitude: j’ai bien économisé 5 euros.
    Merci donc à notre Camarade O.C. et à son pote fourchu de m’avoir permis d’économiser mes brouzoufs, pécule que je vais garder précieusement pour aller voir le Choc des Titans^^

    Tiens au fait, et la suite de la saga SW c’est: pour bientôt, pour plus tard, ou mort et enterré?

    God save the Black Queen!!!

    • Non non, rassurez vous : l’épisode III viendra (quand ? Je l’ignore !). La suite par contre, ça attendra logiquement un poil plus longtemps !

  7. Si je ne m’abuse, c’est au croquet que joue la Reine Rouge, et non au cricket… Sports l’un comme l’autre tout à fait inintéressants, j’en conviens bien, mais le spoilage demande la précision n’est ce pas?

    • Parfaitement, vous avez raison. Merci pour cette légitime précision, qui a été immédiatement corrigée.

      Les lecteurs attentifs sont toujours les bienvenus.

  8. ayant vu le film en anglais sous-titré polonais et 3D de surcroit (le film, pas le polonais) je suis bien aise de votre douloureux reportage.
    J’avais peur d’avoir loupé le scénario.
    Ouf, il n’en est rien.

    L’ultime raccord foireux fut pour moi le moment quasi final où Alice ressort de son trou. Au loin, à la garden party pré-mariage, tous les invités dansent…
    Soit…
    sauf que les invités, 5 minutes plus tôt (bon même s’il vient de se passer 3 mois) poireautaient gentillement que Alice daigne bien dire oui ou non au Rouxxman.
    Heureusement, dans le plan suivant, lorsque Alice revient donner sa réponse à son roux copain, tous les invités ont stoppé net leur danse de « on s’occupe en t’attendant » et son revenu avec bienveillance à la même place que précédemment…

    que de magie chez ce bon tim…

  9. Je voudrais vous transmettre un message de Grosbisou chef des Bisounours.
    « Grogreugreu est un de nos cousins, vous seriez prié de ne pas le critiquer sur son extrême gentillesse envers alice; sinon je vous innonde de coeur empli d’amour et de bisous dégoulinant. »

  10. Mon Dieu, ce fut horrible.
    Par faiblesse sentimental, j’ai consenti à aller voir cette horreur en 3D.

    A part UNE scène, rien n’était en 3D. Une scène. Une seule. Ciel.

    Et vis-à-vis scénario, une envie meurtrière s’empara de moi lorsque j’entendis des rires fuser. Il était lamentable.
    La deuxième partie du film, voire tout le film, est une copie conforme du « monde de Narnia. » Un pur navet.
    Alors copier un navet pour en faire un autre bien pire, c’est bien plus qu’un crime, c’est …

    Toutefois, l’estocade finale fut la danse de « l’autre. »
    Un nom incompréhensible pour quelques pas minables.
    Tout le monde riait dans le cinéma. Je me sentais seul.
    Seul.

  11. Merci à vous, encore une fois vous m’avez empêchée de gaspiller mon argent d’étudiante, et cette monnaie je l’ai mise dans le livre original de Lewis caroll, qui lui, vaut le coup :)

    • Pour une etudiante, t’es pas tres curieuse, et ce tenir a un critique qui cherche juste a cassé les films (on t’ecoute l’odieux connard, c’est quoi tes films préférés? qu’on rigole un coup!) au lieu d’aller juger par toi meme est affligeant…De plus, je sais pas tu pourrais voire les differences (ertes flagrantes) entre le bouquins, le dessin animé et le film.

      • Un de mes films préféré reste l’adaptation cinématographique du Bescherelle. Les passages en 3D sont formidables.

      • quand on écrit vite et sur le coups, on ne fait pas attention à l’orthographe, on va à l’essentiel sans chercher des détails ridicules pour se justifier de sa mauvaise foi…Par contre je suis cent pour cent d’accord avec vous cher connard, sur vos articles spoilons a propos de percy jackson ce mollusque marins et sur Edward, ce bisounours a poil dur et sang froid.

      • Cher Mo, on va dire, que j’ai presque en sainte horreur la présente production de disney.Tout est beau, tout est cool, c’est le monde de mickey. Et autant c’est une bonne séance à passer avec son petit cousin de douze ans, autant quand on sait qu’il y a shutter island qui passe à coté,euh…Plus que la critique de ce cher connard, j’en ai lu d’autres, et j’ai attendu le verdict de quelques amis. Je n’ai pas dit que je faisais une croix pour aller le voir mais j’ai pas dit que je m’y précipiterais. Je vais voir kick ass par contre,et crois moi, j’aime bcp burton, mais je suis restée bloquée à la belle époque d’Edward; A bon entendeur….

  12. Je dois avouer que je suis resté stoïque et même consterné, devant ce navet édulcoré.

    Entre les couleurs pimpantes, les personnages sous acides, un semblant de scénario indigeste, et une 3D ma foi inutile et injustifiée, je suis ressorti de là quasi-catatonique, la VO m’ayant sauvé de cet état.

    Il m’a fallu 5 bonnes minutes pour sortir de mon état végétatif à la fin du film et ainsi réaliser que j’étais tombé moi aussi dans un monde étrange ou le temps passe 2 (voire 3) fois moins vite qu’à l’ordinaire et où les scènes à rallonge foisonnent pour justifier le minimum syndical des 1h30.

    En tout cas très bon article, comme toujours !

  13. Je viens de découvrir votre site et votre talent de critique cinématographique.
    Comme c’est mon premier commentaire, je vous ferai ce compliment que peu ose apparemment : « excellent article ».
    Maintenant c’est tout, je n’abuserai pas non plus en vous noyant de gentillesses sur votre personne.Mais je reviendrai sans doute.

    • Faites. Vous pouvez même refaire des compliments plusieurs fois ; mon ego surdimensionné ne s’en portera que mieux.

  14. je tiens tout de meme a préciser que Mr Burton pr ce film n’avait pas bcp de marge etant donné que le scenario etant de walt disney a deja été ecrit mais pas par lui.
    Si dans ce comm je le defend c’est parce que j’apprecie enormement son univers sombre decalé et plein de ptites notes humouristique, malgré certain films ayant des scenarios un peu creux et vides, je trouve qu’il impose le respect, par sa maniere de s’imposer par sa difference, et d’avoir fait des film extraordinaire.

    • Mais il n’empeche que votre article est tres bon et agreable a lire j’aime enormement votre style.

      • Je réponds à ce post deux ans plus tard, mais c’est nécessaire. Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du mirroir ont été écrit par Lewis Caroll, et non par Walt Disney (qui est mort, soit dit en passant). Mais quand bien même tu aurais raisons, ce film est juste une preuve de mercantilisme, car quand on est un grand génie qui fait des films extraordinaires, on peut se passer d’être muselé par une firme qui a toujours fait des films à l’encontre de ses idées et sa sensibilité. Je respect beaucoup ce qu’à fait Burton avant, mais il n’empêche que je trouve ce film résolument nul (pour les raisons présentées avec sobriété dans cet article et bien plus).

  15. Je ne serais pas aussi catégorique, j’ai quand même préféré à la planète des singes, ou dans le registre « faisons de la pseudo heroic fantasy » pour jeunes enfants à Narnia, qui m’avait donné l’envie violente de me planter des fourchettes dans les yeux.
    Du coup je reconnais, c’est linéaire, assez cousu de fil blanc (comme la robe d’Alice qui n’a même pas la bonté de laisser échapper un nichon) mais c’est regardable, trouve-je.

    • Sous LSD et autres substances, peut être. Super Mario Bros aussi est regardable, d’un point de vue aussi nihiliste.

  16. Bon, je n’ai pas lu tout l’article (pas encore)…Mais je tiens à vous dire que vous avez fait une grossiere erreure…Ce film ne narre ABSOLUMENT PAS « de l’autre côté du miroir » mais un scéario daubé sortit tout droit de l’esprit d’un supot de Disney qui a déjà pondu celui du roi lion… »De l’autre côté » donc, est beaucoup plus digeste et se passe lorsqu’Alice a environ 7 ans…

    • Le film est censé mélanger les deux livres. Mais la trame dominante est quand même celle de « De l’autre côté du mirroir ».

  17. J’ai globalement bien aimé ce film. Il n’est pas du tout indispensable, loin de concurrencer d’autres Burton, mais regardable.
    Mais en lisant cet article j’ai été incroyablement déçue. Comment avez-vous pu laisser passer la fin ? La scène juste après qu’Alice soit revenue détruit tout le reste du film. C’est d’un ridicule, cette Alice qui va se planter devant chaque personne pour lui sortir une petite phrase moralisatrice. Si il n’y avait une seule chose à critiquer, c’est bien ça. C’est niais, je ne comprends même pas qu’on ait pu se dire que ce serait une bonne fin pour ce film.
    A mon avis, si vous n’avez pas fait tout votre article sur cette scène, c’est que vous êtes sorti de la salle avant [et qu’on vous l’a donc raconté plus tard]. Je ne vois que ça.

    • Ou que je dormais ? Ou que je pleurais dans mes petites mains ? Que d’alibis possibles…

      Mais j’approuve le ridicule de cette scène, qui vaut à elle seul un épisode de 7 à la Maison.

      • Un seul? Vraiment?

        Ce qui m’a choqué dans ce film, surtout, c’est les longueurs. Plus que le jeu d’acteurs, les dialogues dignes d’un navet d’épouvante ou le côté cousu de fil blanc du scénario, c’est le fait que pour une minute où l’on arrivait à se dire « ah, ça va devenir captivant » (sachant que le film ne dépasse pas le stade de « ça pourrait »), on a 10 minutes d’ennui intense. Le pire restant à ce niveau le combat final. Il commence, et on espère surtout qu’il se finit vite. Et il s’éternise. Et il dure. Vous parlez du Jabberwocky qui se précipite vers la tour, mais y’a pire : cette foutue tour, Alice doit être bien conne pour ne pas y monter tout de suite (ayant vu l’image). Paf, 10 minutes dans les dents, prends ça cher spectateur.

        Sans parler de la séquence émotion qui suit, de la séquence morale qui suit, de la séquence « conclusion disney » qui suit et, digne achèvement d’une fin minable, de la chanson d’Avril Lavigne. Même de la bile, j’en avais plus après avoir supporté ça. Plus tard, je boirais pour oublier.

  18. J’aime beaucoup votre blog. J’ai beaucoup ris sur plusieurs de vos articles, y comprit celui-ci.

    Mais je ne suis absolument pas d’accord. Si le scénario est manichéen au possible, il n’en reste pas moins que je trouve que c’est un bon film. Le jeu d’acteur de ce bon vieux Depp est merveilleux, il est capable, en une phrase, de faire passer nombre de sentiments et d’émotions, ce qui est magnifique !

    Visuellement c’est très beau, et très agréable à regarder.

    Pour finir je dirais simplement « spound ! », référence au lièvre de mars ;)

    • En bref des arguments traditionnels d’un cinéphile du dimanche.Du point de vue de l’exigeant (et non du snob), ce film est nul. C’est tout. Que vous l’ayez aimé (pour des raisons personnelles qui sont les mêmes que tout le monde) n’est pas une raison suffisante pour ne pas être d’accord. Et qu’on arrête de me sortir que c’est subjectif, blablabla. La mauvaise fois a ses limites.

  19. horloges, chaises, lits, exemplaires dédicacés de Mein Kampf, chandeliers…

    AHAH ! Vous avez atteint le point Godwin. Excellent article tout de même…

  20. Roh putain! c’est just magnifiquement bien raconté!!!! Mais pourquoi ne je puis te connaitre en vrai??! XD Avec ma meilleure amie, on ne peut s’empêcher de démonter ce film chaque fois que dieu (ou quelqu’un tout depend de la situatuon!) nous en donne l’occasion! ^^
    Sur allo-ciné, je n’ai pu m’empecher de balancer haut et fort mon point de vue! le voilà:
    « Non mais soyons sérieux! Il était aussi regardable à aller voir qu’un dessin animé pour les moins de 5ans! Les dialogues affreusement ridicules dépassent presque ceux de twilight et on aura du mal à trouver musique plus banale!! Mon chat aurait mieux jouer le rôle du lapin! Toute la partie hors-pays des merveilles est plate, sans interet et mal filmer! Un profond sentiment d’ennuis c’est emparer de moi à la 5ème minute, et si vous vous endormez vous remarquez qu’alice a changer de robe, voir à la limite de taille! Un bugjet faramineux dépenser dans les costumes qui aurait meiux fait d’etre économiser! Les cartes de la reine rouge avaient un aspect tuiles, sans compter que les bras de la reine blanche vous donne des envie de meurtre! La fin est juste inutile! si vous voulez pas etre déçus partez avant les 20 dernières minutes! Cela dit Helena Bonham Carter récite à merveille ca seul réplique de tout le film: « qu’on lui coupe la tête! » On est bien loin du réalisateur gigantisme qui ma fait tant rêver devant Edward aux mains d’argents, les noces funèbres ou sleepy hollow??! »

  21. petite rectification: les membres de la cour de la reine rouge portent des « postiches » avec un O et pas des « pastiches » avec un A.
    à part ça, c’est tellement ce que j’ai pensé que j’ai vu le post en 3D (oui j’ai subit CA en 3D)
    question pertinente (si si elle est pertinente): va-t-il oser faire une suite ?non parce que ça sent la comédie romantique à plein nez!

  22. C’était très plat, une Alice…..quel est le mot pour dire le contraire de charismatique ?, une reine blanche qui ressemble à l’ombre de Galadrielle, un chat de cheshire…..quel est le mot pour dire le contraire de cynique ?

    Au fait, le grogreugreu s’appelle Bandersnatch, j’ai bien aimé.

  23. Il y a de cela quelques mois, j’essayais de trouver les mots justes pour expliquer à tout le monde à quel point ce film était ennuyant et niais à souhait.
    Merci, Odieux Connard, d’avoir dresser la non-exhaustive liste des défauts de cette … chose.
    L’erreur de Burton a surement été de vouloir rendre compréhensible un poême l’étant bien moins, à savoir le Jabberwocky de Caroll, divine torture mentale pour le lecteur.
    Sur ce, je continue avec passion la lecture de ce blog, bonne continuation.

  24. C’est certain que ce film est en deçà des précédentes productions de Burton : l’univers est trop Disney, les personnages pas assez développés, l’intrigue est trop prévisible, la 3D qui ne sert à rien, la fin trop moralisante, etc.

    Mais ne dit-on pas : « mieux vaut un mauvais Tim Burton qu’un bon Luc Besson » ?
    Cette astuce fonctionne avec beaucoup de réalisateurs, j’en conviens.

    De plus, je n’ai pu m’empêcher de savourer la voix anglaise du chat du Cheshire. Un régal.

    Ah au fait, une coquille que voila : « D’ailleurs, on constante qu’elle est observée à travers les serrures… »
    « On constate » plutôt, non ?

  25. Bonjour,

    Vous êtes invité a visité mon blog qui donne la clef-code, d’Alice au pays des merveilles.
    Voir la page: France au lapin d’Alice.

    Cordialement

    Clovis simard

  26. Très cher Odieux.

    Je remarque que vous n’avez pas souligné un faux raccord qui pourtant m’a ébloui: Lorsque la Reine Rouge regarde l’oraculum, elle reconnait directement Alice car, je cite: « Je reconnaitrai cette chevelure entre mille » (oui oui on va dire que c’est ça). Soit, ce que je n’ai pas compris, c’est pourquoi ne l’a-t-elle pas reconnu en chair et en poil dans son jardin? C’est quand même plus véridique qu’un dessin qui bouge en noir et blanc… Méééééé je dis ça je dis rien… Ceci dit, ô Grand Odieux, je vous ai ajouté à la liste de mes Dieux et savoure chacun de vos articles avec une délectation aussi diabolique que votre plume qui, je trouve a été bien douce avec ce film.

    Bien à vous!

  27. Et cependant …
    quoique totalement d’accord avec ces critiques j’ai bien aimé le film, j’ai même poussé le vice jusqu’à le voir deux fois (en dvd, n’exagérons pas, la 3D je m’en tape).
    Tim Burton est un auteur très inégal, qui parfois se regarde tourner, c’est vrai, et souvent fait dans la facilité.
    Mais l’univers coloré de ce film m’a bien plu, comme une BD avec un scénariste pas très bon et un excellent dessinateur.

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