« Nan mais les incohérences, on s’en fout »

Diable, mais que se passe t-il ici ?

Je rentre de vacances, je pose mes valises, et à peine ai-je fini de vider celle contenant les restes d’une étudiante autrichienne que voici que je découvre qu’en mon absence, il y a eu moult réactions, ici et ailleurs, autour du film La Planète des Singes : Origines. Loin de moi l’idée de vouloir critiquer une seconde fois ce formidable film dans lequel des primates deviennent intelligents et s’aperçoivent qu’on les prend ouvertement pour des cons, en fait, je voudrais plutôt aborder une autre question surgissant régulièrement par ici, et ma foi, fort simple s’il en est :

Un scénario doit-il être crédible dans un divertissement ?

Si pour nombre de commentateurs, la réponse est évidente (les amateurs de Plus Belle la vie étant en général les premiers à répondre avant de retourner s’épouiller), cela ne signifie pas pour autant qu’elle soit identique d’une personne à l’autre. En effet, ces derniers jours, le film a provoqué moult conversations écrites comme orales dans lesquelles on trouvait l’argument ultime en cas de citation des nombreux problèmes de l’intrigue : « Non mais les incohérences, on s’en fout : on va au cinéma pour se divertir, pas pour se prendre la tête. » (non parce que visiblement on ne se rend pas bien compte à quel point les choses logiques prennent la tête des gens et les empêchent de se divertir : c’est connu, si quelque chose tient debout, ça fait chier)

Gloop le singe, ex-critique de cinéma entré en dépression après avoir découvert l'espace "l'avis des spectateurs" sur Allocine

Qui n’a jamais entendu ou lu ce discours ? Qui n’a jamais eu le droit à une explication à base de « Mais on y va pas pour l’histoire… » ou autre variante du propos précédent ? Et concernant tous types de films, hein, pas forcément uniquement ceux à base de remix velus de Prison Break.

Soyons clairs : ce discours en lui-même est une formidable incohérence.

Je m’explique.

Le marché du film réagit, comme beaucoup de choses, à l’offre et à la demande.

Par exemple, imaginons qu’Avatar ait eu un total de 100€ pour son budget effet spéciaux : les aventures de mecs peints en couleurs flashy courant les bois en string auraient laissé penser aux spectateurs qu’ils étaient devant un documentaire sur le bois de Boulogne. Et il est fort probable que le film n’aurait pas connu le même succès. On peut penser la même chose d’Inception : et s’il y avait eu un problème avec la musique, et que celle-ci avait été remplacée par une intégrale de Carlos ? Voir Léonardo Di Caprio sauter en tous sens en ouvrant le feu sur moult ennemis sur fond de « Big Bisou » aurait probablement eu du cachet, mais le public aurait sûrement souligné qu’il manquait un gros quelque chose au film. Enfin, la Planète des Singes aurait certainement eu moins de bonnes critiques si Andy Serkis avait laissé la place à Francis Huster pour les expressions faciales de César (pour les dialogues, par contre, c’était bon).

De fait, en raison des lois de l’offre et de la demande, depuis des années maintenant, les budgets de certains domaines ont explosé, à commencer par celui des effets spéciaux : puisque l’on sait que le public attend un minimum dans le domaine et ne demande qu’à être bluffé, on lui offre toujours plus. Et heureusement, vu le prix des places de ciné.

Pourtant, moult spectateurs continuent de dire ouvertement « Oui, le scénario est à chier, mais on s’en fout : ne changez rien« .

Résultat : la demande de bons scénarios étant minime, l’offre l’est aussi. Alors qu’encore une fois : pour le même prix, et juste en arrêtant ce discours, la demande étant plus sérieuse, l’offre le serait aussi. Mais non : sans aucune raison, il semblerait que moult personnes demandent volontairement à ce que l’on se foute de leur gueule et que l’on tire tout vers le bas. Ce qui est tout de même formidablement beau : ça revient à expliquer ouvertement que l’on veut payer au même prix des choses de qualité moindre.

Dire « Oui, l’histoire est merdique, mais la vache, qu’est ce que les effets spéciaux sont bons !« , ça revient à dire « Bon, d’accord, quelqu’un vient de chier dans mon assiette, mais la sauce est bonne, non ?« . Et pourtant, tous les jours, partout, vous trouvez des pinpins pour continuer de défendre le « On s’en fout« .

Présentons la chose autrement : mettons qu’une équipe de film prépare un blockbuster. Le film va s’appeler « Cowboys vs Mimi Mathy« , et table sur un budget relativement raisonnable : 10 millions de dollars (à titre d’exemple, La Planète des Singes : Origines en a demandé 93) ; ni une, ni deux, elle trouve un scénario sur un coin de table que je vous donne : « Dans la petite ville de West Fall, Joe Marshall est un maréchal ferrant sans histoires. Seule Daisy, la chanteuse du Saloon The Mary Sue parvient à le tirer de son quotidien banal de rude travailleur de l’Ouest. Mais c’est sans compter sur un groupe de bandits qui provoque le déraillement d’un train de l’Union à proximité de la paisible cité : un wagon de produits chimiques expérimentaux se renverse, transformant une petite habitante qui passait en monstre-nain ravageur… PS : Joe embrasse Daisy à la fin suite à une situation critique, et le noir meurt, contrairement à Poopy le chien« . L’équipe sait déjà que son scenario est bourré de problèmes (bourré, Maurice le scénariste l’était aussi lorsqu’il a pondu la chose, un train de pastis ayant déraillé près de sa caravane) divers et variés, et hésite à recruter des gens pour le relire et le corriger. Pour cela, il suffirait de payer un pinpin 10 000$, ou toute une équipe à 100 000$ (et encore, en tablant haut) dans le doute. Soit entre 0,1% et 1% du budget. Une paille quand on a déjà sorti quelques millions de dollars.

La tournée publicitaire a déjà commencé.

Mais grâce aux spectateurs, l’équipe ira plutôt claquer tout ce pognon aux putes : en effet, elle lira et entendra très distinctement partout sur le net « Merder les effets spéciaux, la musique ou autres est un crime, mais l’histoire, vous pouvez l’écrire avec un étron, c’est pas grave, ne dépensez surtout pas de pognon là-dedans. » ; si la chose fera la richesse d’Olga la Goulue, la célèbre péripatéticienne connue sous le nom de « Nettoyeuse de l’A5« , elle n’en fera pas moins pleurer des larmes de sang aux spectateurs qui ne demandent même pas un bon scénario, mais juste un truc qui se tient. Un film, quoi, une histoire racontée avec des images et du son. Mais il faut croire que ça dérangerait certains.

Dans un monde parfait, les gens iraient jusqu’au bout de leur logique : d’un côté, on aurait des films, et de l’autre, des clips cinématographiques. Comprendre que dans le premier cas, on raconterait une histoire avec un début, un milieu et une fin, et de l’autre, on dirait juste « Les mecs, vous voulez en prendre plein les yeux, avoir de la musique qui dépote et pleurer comme des fontaines devant moult moments héroïques et adieux tragiques ? Aucun souci : on a décidé de juste faire un énorme clip contenant plein de scènes sans histoires particulières mises les unes derrière les autres et toutes plus impressionnantes et prenantes l’une que l’autre. On ne vous prend pas pour des cons : on ne met même pas de scénario décérébré, on vous propose juste du spectacle. » ; ça aurait le mérite d’être honnête pour tout le monde, et probablement d’en mettre plein les mirettes aux amateurs de grand spectacle. Qui n’auraient plus à se taper 1h00 de dialogues aléatoires servant simplement à justifier 30mn de bataille apocalyptique.

Mais non, définitivement : soucieux de faire n’importe quoi, une partie non-négligeable de la population dit « Oui, je sais que c’est n’importe quoi, oui, je sais qu’on me prend ouvertement pour un con, mais s’il-vous-plaît, continuez comme ça : n’essayez surtout pas de faire mieux pour le même prix, c’est moi qui vous le demande. Je paie mon ticket de cinéma suffisamment cher pour avoir le droit de défendre le fait qu’il n’y a aucun problème à ce que tout le fond des films que je regarde soit totalement merdique. Quand bien même ça tirerait tout le monde vers le haut d’avoir des trucs de meilleure qualité et que ça ne changerait rien pour moi si je n’en avais vraiment rien à faire« .

Je ne comprends pas bien : quel est le but de ces défenseurs du mauvais et du nase ? Ces paladins de l’incohérence, qui défendent coûte que coûte le fait qu’il ne faut surtout pas faire d’efforts ? Ils veulent juste se faire défoncer la mâchoire à coups de clé à molette ? Ils sont nés avec un QI de 330 et veulent qu’on les abrutisse pour qu’enfin ils puissent se mêler au bon peuple et se sentir chez eux ? Ou sont-ils, au contraire, complètement cons et fiers de le revendiquer ?

Je l’ignore.

Mais en tout cas, je crois que je vais me faire scénariste de blockbuster : c’est le seul métier où le public vous demande ouvertement de ne pas vous fouler et défend toutes vos fautes professionnelles là où il se montre intraitable, voire élitiste, avec tous vos autres petits camarades des autres secteurs.

Remarquez, des gens au discours incohérent qui défendent des scénarii incohérents, techniquement, c’est cohérent.

305 réponses à “« Nan mais les incohérences, on s’en fout »

  1. Pas faux tout ça, et pour élargir aux séries télévisées, il semble que la production française ait la même logique (= prendre le public pour des cons, peut-être parce que le public ne veut pas d’histoires complexes en effet, il suffit de voir quelles séries françaises ont du succès : Joséphine, entre autres, alors qu’une série plus audacieuse obtient rarement les faveurs du public, en tout cas sur France Television : Les Beaux Mecs dernièrement sur France 2), contrairement aux séries anglaises (en généralisant), et autres.

    Après, naturellement, un blockbuster n’est pas nécessairement bourré d’incohérences non plus.

  2. Cher Odieux Connard, vous êtes mon idole depuis 6 mois maintenant, et chaque article ajoute à l’adoration que je vous porte.

    Continuez, je vous en supplie.

  3. Je suis entièrement d’accord avec tout ce que vous avez développé ici dans ce post mais également dans le post précédent au sujet de la planète simiesque.

    Et votre concept du clip vidéo sans histoire, c’est à creuser, je suis sûr que ça trouverait son public :)

      • « Les mecs, vous voulez en prendre plein les yeux, avoir de la musique qui dépote et pleurer comme des fontaines devant moult moments héroïques et adieux tragiques ? Aucun souci : on a décidé de juste faire un énorme clip contenant plein de scènes sans histoires particulières mises les unes derrière les autres et toutes plus impressionnantes et prenantes l’une que l’autre. On ne vous prend pas pour des cons : on ne met même pas de scénario décérébré, on vous propose juste du spectacle. »

        Je pensais plus à Sucker Punch…

      • Ou encore mieux, 10.000… Une pure horreur!!! Le premier qui me dit que ce film ce tient je lui envoie de l’anthrax par chronopost dès demain matin et il sera mort dans l’après midi!!!

    • Ah oui, Sucker Punch, ou comment justifier une avalanche de « FX Porn » par une histoire de schizophrénie capilotractée. Au passage, votre chronique dessus était magnifique, M. Connard. Mais je crois que Transformers a été, chronologiquement, l’origine du mouvement, non ?

      • oui M. Connard votre chronique sur Sucker Punch m’a étée d’une grande utilité pour connaitre la fin de cette « immense oeuvre du 8ème art », (catégorie artistique réservée à la grande masse d’oeuvre en tout genre faisant preuve d’un manque certain de cohérence et de bon goût), dans le même genre il y a Skyline, là aussi je vous remercie de m’avoir permis d’avoir une conclusion à ce chef d’oeuvre, du 8ème aussi on l’aura compris.

  4. C’est fou comme vous avez raison, chez Connard: les gens n’aiment pas la logique, surtout quand c’est au cinéma. Ceci explique sans doute la recrudescence de blockbusters … incohérents. Le public n’y fait même plus attention…

  5. je pensais avoir un problème, je devenais difficile, voir folle, de m’emmerder devant des « oeuvres » de plus en plus navrantes… merci de me rassurer sur mon état mental et aussi pour me divertir à chacun de vos posts.

  6. oui parlons de cette étudiante …

    Sinon à propos du film singesque, je vais paraphraser quelqu’un qui m’a dit TGCM (tagueule c’est magique) ;-)

  7. Une petite lapalissade pour poursuivre: je préfère effectivement un film avec un bon scénario et de bons effets spéciaux, qu’un film avec un mauvais scénario et de bons effets spéciaux.
    C’est vrai quoi: pourquoi devrait-on choisir entre un bon scénar et de bons effets spéciaux? Les 2 ne sont pas incompatibles.

    • je trouve ce clip un peu effrayant … Et ça me rappelle « …les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait!  »
      Encore un très bon article de Mr Connard en tout cas!

  8. MERCI.
    C’est tellement vrai, et malheureusement je ne comprends pas non plus ces raisonnements totalement illogiques, mais bon, je suppose que ça doit être la seule justification qu’ont ceux qui ne savent pas développer et argumenter leur propos.

  9. Vous faites une fixation sur LA PLANETE DES SINGES… Mmmmhhh…
    Etrange…
    Voyez-vous, je vous prenais pour un cynique « deuxième degrés », au fond pas vraiment méchant, qui force le trait, et en rajoute dans le mauvaise foi exprès. Je n’ai jamais pris vos articles vraiment trop au sérieux.
    Ce que je veux dire par là, c’est que l’on peux appliquer le traitement « Odieux Connard » a TOUS les films sans exceptions. Tous les films ont leurs lots d’incohérence, de raccourcis, d’a peu près. Combien de fois ai-je entendu des experts historiques s’étrangler devant des reconstitutions historiques supposée exacts ?
    Donc, oui, un sabre laser, c’est ridicule. Oui, un vaisseau qui fait « vroum » dans l’espace, c’est complètement ridicule parce que le son ne se propage pas dans l’espace. Oui, oui, et oui.
    Et oui, ce genre de détails, au fond, on s’en fout.
    Mais de l’histoire, non.
    Des détails, des incohérences, des perches qui dépassent, des effets spéciaux mal branlés, oui, on s’en fout. Dans combien de scènes de cette PLANETE DES SINGES cela ne nous saute-t-il pas aux yeux qu’il s’agit là d’une grosse image de synthèse ?
    Mais l’histoire, non, on ne s’en fout pas.
    Tel film truffé d’effets fera plein d’entrées, tel autre quel dalle.
    Pourquoi ?
    Toujours la même raison : l’histoire.
    L’histoire, les personnages, les emotions.
    Oui, une grande partie du public, dont moi, s’attache a ce singe et s’émouvoit a ses aventures, bien plus qu’a tout un tas d’autres films.
    J’ai parfois l’impression que les critiques regardent les films avec une distance technique, analysant, cherchant les références, se refusant a « entrer » dans le film, comme le fait le public. De fait, les films que les critiques adorent laissent le public froid, et sont très souvent souverainement chiants.
    Le public se moque qu’un film soit imparfait, soit plein de défaut.
    Il se moque des petits détails, des petites incohérences, tant que l’émotion passe, tant qu’il est entrainé dans l’histoire. (Vous verrez, GREEN LANTERN, malgré ses effets spéciaux, lui, s’est complètement planté a ce sujet, d’ou echec, malgré gros budget, plein d’effets, des acteurs bankables, ciné ou télé, et des super héros.) Le public demande a être emporté dans une histoire. Il ne veux pas un cours d’une précision clinique executé froidement.
    La maladresse est souvent précieuse et plus touchante que la froide perfection. Les choses que l’on préfère sont souvent imparfaites.

    • Ehm, pas tout à fait. Le public ne cherche pas une histoire. Il cherche à être tiré (fut-ce par les cheveux) le long d’un sentier prétracé, goudronné, dont les potentiels « rebondissements » sont indiqués par des néons couleurs pastels. Qu’il puisse fait « oooh » quand Captain America sort grand et boosté aux stéroïdes alors qu’avant, c’était Midget Martin, la tête de truc (ironie pour un étasuniens), qu’il puisse rire pendant les cinq secondes de silence qui suivent une vanne pourrie dans une comédie à pleurer. Rien à battre d’une histoire : des émotions, générées par des effets spéciaux, de la musique et une mise en scène. Si tel machin était attachant, c’est parce qu’il était conçu pour l’être, et joué à cette fin. Les méchants sont caractérisées, les gentils le sont aussi. La distinction doit être claire, sinon, il faudrait réfléchir. Puis flûte, j’ai assez contre-trollé pour l’instant.

      • Vous n’allez pas au bout de votre raisonnement erroné (puisque c’est avant d’entrer dans la salle, de payer son billet, que le public doit décider si telle histoire l’intéresse ou telle autre non. Encore une fois, pourquoi tel gros blockbuster fait un carton et pas tous si il y a vraiment recette de cuisine et public lobotomisé ? Pourquoi faire des bides ?), vous devez finir par déclarer l’inanité de la moral d’une histoire, de ces méchants et gentils, stéréotypé. Pire, que l’histoire ai un sens, alors que le monde réél est absurde et n’en a aucun. Quelle infantilisme de la part du public de vouloir une histoire construite !

      • pour répondre a darkcowboy (je peux pas lui répondre directement :( ) Tout d’abord lorsque tu dis que le spectateur choisit d’aller voir tel ou tel film par rapport à l’histoire, C’EST FAUX, c’est par rapport à la trame principale, grande nuance car la trame principal n’a rien rien a voir avec la façon dont elle a été développée, en effet beaucoup de blockbuster ont des trames super inintéressantes mais c’est dans le développement et les 1h30-2h qui servent a exploitées celles-ci que c’est du grand n’importe quoi.
        de plus dire qu’il n’y a pas de stéréotype- i.e. recette magique-(a tous les niveaux: personnages, moralités,valeur défendu)dans les blockbuster est …impossible? choquant? erroné en tout cas, je te laisse en regardé 3 ou 4 a la suite et tu verra si au 4ième tu devine pas la fin dès les 10 première minute (temps de présentation des différents personnage et de la trame)!
        Il n’est pas nécessaire que l’histoire est un sens ( ça peut être une tranche de vie, même si comme tu la souligné précédemment, ce genre de film sont un tantinet plus ennuyeux en général), mais seulement que les personnages réagissent avec logique et n’apparaissent comme par magie au bon moment au bon endroit (respectivement au mauvais moment ,au mauvais endroit pour certains personnages-surtout quand ils s’appellent John mcClane) et que évidemment ceux ci soient un tout petit peu plus construit, pas beaucoup hein, juste de quoi les rendre humainement viable, parce que bon, le « je suis le méchant et je vais tuer la gentille » des inconnus est toujours d’actualité dans ces « chef d’œuvres » du 7ième art.
        C’est le même problème que la musique à la radio: les radio ne passent que les même type de musique donc les gens ne demandent que ça (même si il y a mieux ailleurs) et les radio en remettent encore plus : et donc ces auditeur disent après « on s’en fout que les parole ça soit de la merde, écoute le refrain c’est super entrainant!! »(tiens ça me rappelle quelque chose ça)

    • Je ne suis pas d’accord, enfin, c’est vrai que le peuple, veux expérimenter la catharsis, mais, un scénario cohérent ne serait pas non plus mal venu… D’accord pour la catharsis, mais quand même, franchement, faux pas non plus être con pour se rendre compte que le film ne vaux que les acteurs et les effets spéciaux, tout le reste, c’est une vrai merde, ou les spectateurs se baignent dans de la merde chronique et malodorante, caché, ceci dit, par un doux parfum, et des lunettes 3D.

      De plus, les films que les critiques trouvent bon, sont vraiment bons, mais le spectateur comme il est habitué a de la merde, au lieu de réfléchir, et de voir le film, se contentent de le sentir, et comme ils sont habitué a sentir comme un malade, ils ne sentent pas les subtilités du bon film.

      • L’effet de catharsis n’est pas démontré psychologiquement. Au contraire !

    • Enfaite, faire ce genre de film c’est comme mettre de la chantilly sur de la merde : ce serait très présentatable mais je vous conseille pas d’en manger.

    • Alors, je vais prendre votre poste point par point, et je me permet de tutoyer pour plus de facilité.

      « Vous faites une fixation sur LA PLANETE DES SINGES… Mmmmhhh…
      Etrange… »
      C’est vrai, il est plutôt mauvais, mais ne reste qu’en troisième place des pire films derrière Skyline et Transformer 3. Mais faire une fixation sur ces deux films là reviendrait à un suicide pur et simple.

      « Voyez-vous, je vous prenais pour un cynique « deuxième degrés », au fond pas vraiment méchant, qui force le trait, et en rajoute dans le mauvaise foi exprès. »
      Je m’abstiens.

      « Je n’ai jamais pris vos articles vraiment trop au sérieux. »
      Il doit être très content…

      « Ce que je veux dire par là, c’est que l’on peux appliquer le traitement « Odieux Connard » a TOUS les films sans exceptions. Tous les films ont leurs lots d’incohérence, de raccourcis, d’a peu près. Combien de fois ai-je entendu des experts historiques s’étrangler devant des reconstitutions historiques supposée exacts ? »
      Et je suppose que tu es très heureux de voir qu’un film ne tient pas debout, c’est ca ? Ce que tu dis ici est le commentaire type pour lequel OC à écris cet article « on sait que c’est de la merde, mais on s’en balance »…

      « Donc, oui, un sabre laser, c’est ridicule. Oui, un vaisseau qui fait « vroum » dans l’espace, c’est complètement ridicule parce que le son ne se propage pas dans l’espace. Oui, oui, et oui.
      Et oui, ce genre de détails, au fond, on s’en fout. »
      Ne pas confondre invention et incohérence. Ni incohérence physique et scénaristique.

      « Tel film truffé d’effets fera plein d’entrées, tel autre quel dalle.
      Pourquoi ?
      Toujours la même raison : l’histoire. »
      Sauf que justement, souvent l’histoire ne ce tien pas.

      « Oui, une grande partie du public, dont moi, s’attache a ce singe et s’émouvoit a ses aventures, bien plus qu’a tout un tas d’autres films. »
      Je m’abstiens.

      « J’ai parfois l’impression que les critiques regardent les films avec une distance technique, analysant, cherchant les références, se refusant a « entrer » dans le film, comme le fait le public. De fait, les films que les critiques adorent laissent le public froid, et sont très souvent souverainement chiants. »
      Au contraire, le critique en faisant ca entre dans l’histoire du film bien mieux que le publique. Imagine toi lire un livre, uniquement des mots, aucun budget pour les ES. Là, tu es dans l’histoire; juste l’histoire.

      « Le public se moque qu’un film soit imparfait, soit plein de défaut.
      Il se moque des petits détails, des petites incohérences, tant que l’émotion passe, tant qu’il est entrainé dans l’histoire. »
      Il ne s’en moque pas, c’est juste que souvent il ne les voit pas tant il est absorbé par les jolies images.

      « La maladresse est souvent précieuse et plus touchante que la froide perfection. Les choses que l’on préfère sont souvent imparfaites. »
      Je m’abstiens, mais là beaucoup plus et pour d’autres raisons…

      Cette réponse n’à pas pour vocation de déclenché un débat, mais nos avis sont visiblement très opposé…

      • « Je m’abstiens »
        « Je m’abstiens »…
        Je suis en tout point ou presque d’accord avec toi, mais gaffe! trop d’abstinence est mauvais pour la santé :D

      • Si la prochaine fois, nobragd pouvait s’abstenir tout court… au lieu de nous imposer cette intervention aussi désagrable qu’obséquieuse.
        Merci.

      • Mais il est mignon, ce cher marcdmny.
        Et en constructif et argumenté, il sait faire quoi ?

    • Mais que faites vous des « Fast and Furious » de sinistre mémoire? Succès commercial s’il en est, mais je ne vois pas comment une quelconque émotion ai pu permettre aux spectateurs d’entrer dans ces films, mise à part la frayeur de l’immensément vide.

  10. Splendide.

    Walter Benjamin avait, en son temps (à l’époque de la théorie critique de l’école de Francfort), dénoncé, à sa façon, la culture de masse à travers trois particularités :

    – La culture de masse ne permet pas l’émancipation.
    Cette société de masse mélange tout : tout se vaut et tout est susceptible de s’échanger et de se vendre. La culture véritable a été liquidée par l’émancipation matérielle. On endort les masses et on les déresponsabilise. Le capitalisme organisé est en train de liquider l’autonomie de l’art car partie prenante dans un marché, un système d’échange. Les œuvres d’art deviennent des biens consommables et on ne va plus les apprécier à partir de l’esthétique et du sensible mais à partir de sa valeur marchande. A cause du capitalisme libéral l’industrie culturelle se développe et néglige la distinction entre valeur quantitative et valeur qualitative.

    – La technologie n’aboutit qu’à la standardisation et à la production en série.
    La civilisation actuelle donne à tout un air de ressemblance. C’est une perte de la diversité culturelle. Mais on se dirige vers des systèmes rationnels de production standardisé et non pas vers le chaos. L’industrie culturelle permet de transformer le public en auditeur passif ce qui est le contraire d’un sujet autonome. Cette industrie procure au client une simplification, une schématisation du monde : le consommateur n’a plus à réfléchir par lui-même, à faire des classements et des hiérarchies. On sombre dans le relativisme culturel et cela affaiblie la capacité critique des auditeurs passifs. D’où un affaiblissement et un aplatissement de l’imagination : l’attention du public est guidé de façon presque automatique ; l’individu ne peut plus ajouter quelque chose à ces produits culturels, il se contente de les consommer car standardisés. C’est la montée de la passivité doublée de l’illusion de l’originalité. Le consommateur est détourné de la critique et de la réflexion. L’industrie culturelle est donc une machine à reproduire des individus modelés et identiques.

    – Cette culture de masse est faible par rapport aux monopoles économiques.
    Ceux qui demeurent les plus influents sont les propriétaires industriels. Les producteurs culturels sont dépendants d’eux. Il y a donc une illusion du choix. Ce qui domine c’est une stratégie d’ensemble.

    Theodor W. Adorno, de son côté, entretenait un certain espoir chez les artistes car eux seuls seraient capables de résister à la communication intégrante. Les artistes peuvent échapper à l’avilissement généralisé qui transforme les œuvres en marchandises et les gens en victimes, en refusant de parler immédiatement à la masse obsédée par le salaire d’échange. Ils doivent développer des œuvres non récupérables, qui utilisent un langage non manipulable.
    L’art doit revendiquer très haut et très fort son inutilité. Et l’artiste doit être en rupture avec tout ce qui est agréable et beau car commerciale.

    Si ces réflexions ne sont plus toutes jeunes, elles demeurent pertinentes.

    Notamment de nos jours, où une revue telle que L’Autre Côté a intitulé son 2e numéro « CULTURE DE MASSE : L’ILLUSION DU CHOIX » (http://www.revuelautrecote.com/)

    • Non mais facepalm quoi…

      « Theodor W. Adorno, de son côté, entretenait un certain espoir chez les artistes car eux seuls seraient capables de résister à la communication intégrante. […] » ← donc parce que le « beau » est supposément commercial (les gens ont le toupet d’aimer ce qui est beau) il faut que l’Art s’en détourne pour s’isoler dans un nombrilisme intellectuel ? Moi qui croyais naïvement que le beau était la fonction première de l’art, heureusement que des philosophes sont là pour m’éclairer…

      • Le terme de « beau » est peut-être mal choisi. « Racoleur » correspondrait sans doute mieux.

        Ce que voulait dire Adorno c’est que les artistes doivent, par exemple, renoncer aux mélodies retenues par tout le monde pour éviter l’intégration dans le circuit économique marchand.

        C’est une vision très élitiste de la culture : elle est intéressante mais est bien évidemment sujette à débat.

      • Loin de moi l’idée de vous déranger pendant votre tentative de rébellion intellectuelle tout juste du niveau des arguments d’un pré-pubère qui cherche à éviter de boulotter ses choux de Bruxelles, mais…

        C’est bien de faire la démarche de remettre en cause ce que l’on lit (et il n’y a vraiment aucune ironie ici) mais encore le faut-il en y réfléchissant un peu plus longuement face à des textes de ce niveau…
        (Voyez : Je respecte votre point de vue, mais les raisons invoquées pour le défendre sont faibles).
        J’aimerai bien connaître votre définition du Beau, je suis d’accord avec Sylvain sur le fait qu’il doit avoir une différence entre celle de l’auteur et la votre …..

        Pour vous laisser gamberger simplement demandez-vous déjà:
        Pourquoi l’idée du « canon » (par ce que ce n’est pas le Beau que vous évoquez dans votre post) évolue sans cesse … et à qui la « faute » ?

        Désolé de paraître remontée…
        Ce débat fait partie intégrante de LA grande question l’Art : Quel est sa fonction ? Attendons-nous de lui à ce qu’il nous émeuve, ou à ce qu’il nous fasse poser des questions ?
        Et bien c’est comme se demander si on aime l’Art pour l’agréable ou le Beau…

  11. Pas mieux.

    Et SURTOUT ne m’entraînez pas sur les incohérences costumières et accessoiristes des films médiévaux (qui ne coûtent rien à ne pas faire, voire qui économisent des sous), sinon je vais baver et faire un 23ème ulcère.

    • Rien que wikipedia aiderait certains scénaristes pour les films médiévaux, même si c’est un site qui a tendance à piquer les yeux de tout bon historien qui se respecte.

      • Euh, pas plus que les « bonnes » encyclopédies (payantes) qui en moyenne comportent autant de fautes que wikipédia !

    • Ce serait un bon porno tout simplement…

      Maintenant que les scénarii pourris du porno (et souvent piqués d’un navet à grand spectacle) commencent à se retrouver dans des films plus « classiques » (le porno étant lui-même devenu un classique depuis le temps) avec en lieu et place des scènes de cul, des effets spéciaux à vous crever les yeux (ou vous faire vomir en 3D), ne serait que la suite logique de l’évolution, l’un intégrant l’autre et vice versa.
      Excellent troll sinon
      Perso pour le porno je m’en fout, mais pour un film non interdit au moins de 18 ans, j’apprécie fortement de disposer d’une histoire que je ne devine pas au bout de 10 minutes et qui se tient quelque peu.

    • Effectivement, l’industrie du prono a demontre la logique de maitre odieux.
      « les incoherences on s’en fout, tant que la baise est bien filmee »

  12. Cher Odieux,
    Je crains que vous n’ayez rien compris à l’histoire du commerce cinématographique…
    La chaîne cinématographique est semblable à la chaîne alimentaire.
    En haut de la chaîne les producteurs; ils mettent de l’argent pour obtenir un produit qui est censé leur en rapporter plus.
    Au milieu de la chaîne, les distributeurs de films. Eux, ce sont les parieurs, ils choisissent un poulain en fonction du prix qu’il a coûté, et ils misent sur l’avenir en mettant les films à disposition des exploitants de salles… nécrophages et dernier maillon de la chaîne.
    Les exploitants de salle, eux ont presque tout compris en investissant dans les salles de cinémas.
    A l’intérieur de leurs salles; ils diffusent des films qui sont en fait le produit d’appel ! Les bénéfices et autres chiffres se font sur les ventes annexes (cf. mémoire d’un certain YS sur l’importance des recettes annexes dans l’exploitation cinématographique).. Non je ne parle pas de figurines Star Wars; je parle de tout ce que vous, niais et niaises allaient consommer avant, pendant et après le film : la pub, les bonbons et le ticket que vous allez garder avec le meme hambuger offert pour l’achat d’un menu !!…
    Enfin quand on connait le fonctionnement de cette chaîne, on comprend que les fournisseurs d’aliments qui l’alimentent… soient des écervelés qui ne cherchent rien au scénario….
    Voilà qui explique cela !

    • En quoi c’est pertinent? En quoi ca change le point de vue? Oo
      Qu’est ce qui te fait penser qu’OC ignore cela? As tu un brevet pour l’eau tiède? Autant de question qui me colle le vertige.

      Bonsoir.

  13. Quel plume, quel talent, quel homme musclé et pétri de testostérone !

    Je pense qu’il faudra un jour tourner un film en hommage à notre Odieux Connard. Je verrais bien Chuck Norris dans le rôle du personnage principal, Michael Jackson dans le rôle du black et Frédéric Lefebvre dans celui de Chewbacca (*lllrrrrrrrr*).
    C’est l’histoire d’un mec qui débarque d’un vaisseau spatial en Thaïlande, et qui doit lutter, par la force des mots et de ses gros points kifonmaldantonnez, contre la 42ème réincarnation de Cthulhu. Or, lors d’une joute verbale de longue haleine, la bistouquette de Chuck Norris / Odieux Connard se prend dans la porte de l’ascenseur…
    Non, en fait je vais plutôt laisser tomber l’écriture et me lancer dans l’élevage de pingouins en Afrique du Sud : je crois que j’ai encore trop de talent pour Hollywood chewing gum.

    Salutations à toi, ô Victor Hugo du 21ème siècle !

    ps : Tiens, c’est marrant, le correcteur orthographique de Firefox me propose « Levrette » à la place de « Lefebvre ». Hasard ? Je ne crois pas.

  14. C’est pour cette raison que je ne vais voir que très peu de « block buster » comme les transformers & co. Je sais d’avance que le scénario aura des lacunes, des incohérences, des longueurs, etc. Alors je vais voir des films un peu bizarre, avec peu d’effet spéciaux, au moins si le film est nase, je sais que c’est parce que c’est mal réalisé, etc, et non pas parce que « les effets spéciaux étaient bof franchement! Il y avait presque pas de sang! Et aucune scène de fesse? C’est un scandale! ».

    Merci de ne pas me laisser seul là où tous mes amis me disent « Mais arrête, il était trop bien 300! « 

    • Euh alors pour 300, je serais plutôt du coté de ceux qui disent « mais on s’en fout ». Non parce que bon, pour ce film, la bande annonce annonce justement pas mal la couleur. Rouge la couleur. Et débile le film.

      Si tu étais allé voir 300 en pensant aller voir un film intelligent (j’ai même pas dit intellectuel) avec un vrai scénario avec des morceaux de cerveau dedans, c’est que ta maman ne t’as jamais expliqué comment faire la différence entre une pomme et une voiture.

      300, c’était trop bien.
      C’était complètement con, 100% délirant façon « mais qu’est ce qu’il a fumé le réal je veux la même chose », mais on a bien rigolé et on en a pris plein les yeux, et c’était vaguement complètement annoncé dès l’affiche et la BA, pas de tromperie sur la marchandise.

      Par contre je rejoins l’OC sur les films qui se la jouent avec une bande annonce « nan mais on a un super scénar, viendez voir », et qui font flop le cerveau au bout de 3 minutes.

      Quand on est pas prévenu avant, 9 euros la place ça fait parfois cher la lobotomie.

      • Le problème de 300 c’est qu’au delà de l’effet décérébré assumé, ce film véhicule une idéologie nauséabonde.

        Désolé pour le point Godwin

      • Joscelin si tu vois une idée – sans parler d’une idéologie – dans 300, tu devrais faire des romans, parce que tu as beaucoup d’imagination.

        Ceci dit si tu veux absolument chercher du point godwin… je te laisse à ton troll.

  15. Bon, je ne tiens pas à défendre « la planète des singes » je n’ai pas vu ce film et n’en ai jamais éprouvé l’envie. Mais je tiens toutefois à réagir à cette article. Si votre blog me fait souvent rire, j’avoue qu’il me consterne bien souvent lorsqu’il s’agit de critique de film, tant l’humour y est forcé et poussif. Quel intérêt d’aller pinailler jusqu’au moindre petit détail, un film c’est tellement plus que des détails. Ce sont des personnages, un rythme, une histoire, un message parfois et tant d’autres choses. Un cinéaste(documentaire exclus) recherche le crédible, pas le réaliste. Car le réalisme globalement on s’en fout, ça ne nous emporte pas. Même les plus grand films des plus grands réalisateurs transigent avec la réalité pour servir leur histoire. Ce n’est pas une question de qualité de scénario ou de relecture de scénario, c’est juste qu’il vaut mieux parfois faire des concessions au service du rythme et du sens plutôt que de coller au réel, sinon on ne ferait que des documentaires, pas de la fiction. Je ne vante pas les mérites des Blockbusters (qui généralement m’emmerde) mais quitte à critiquer un film autant le critiquer pour les bonnes raisons et pas juste parce que le héros n’a pas fait caca de la journée et que ce n’est pas normal vu qu’il a mangé du choux à un moment.

    • Vous l’avez dit, et je ne l’aurai pas mieux dit :
      On recherche le crédible et non le réaliste !

      Un univers avec des Jedi et des Ewoks ? Ouais, c’est crédible !
      Un petit être vert qui fait des cabrioles avec un sabre laser ? C’est crédible ET on en redemande !
      Des lasers qui ne vont pas à la vitesse de la lumière ? Hum, je ne l’ai pas vu en VO, il est possible que ce soit du plasma après tout, tout comme le sabre laser ne l’est qu’en français (light saber et non laser saber)…

      Mais, désolé, des vaisseaux qui font du bruit dans l’espace, vous n’allez pas me dire que ça ajoute du réalisme à l’histoire ni qu’on y croit..?

      Pour en revenir à nos singes :

      Un produit qui les rend intelligent ? Je veux y croire !
      Un mec mourant qui a un comportement incohérent et qui ne pense même pas à faire le nine-ouane-ouane ? je dis non.
      Des singes qui se multiplient par 10 sans raison juste pour faire une « scène du pont » plus impressionnante ? je dis NON !

      • Pour reprendre l’exemple du bruit dans l’espace: essayez de vous imaginer toutes une bataille spatiale muette. Vous verrez ainsi l’intérêt de faire des vaisseaux spatiaux « bruyants ». N’oublions pas que le cinéma c’est du spectacle, donc s’il faut faire une entorse au réalisme pour rendre une scène plus intense alors oui on fait une entorse.
        De toutes façons, ça n’existe même pas les vaisseaux spatiaux, alors on est plus à une approximation prés.

    • Pas pinailler sur les détails… Certes… En même temps, si c’était pour écrire que « malgré quelques incohérences, un drame passionnant qui « émouvoit » (longue vie à l’auteur de cette conjugaison exotique), merci, mais il me semble que 3 587 critiques, rédacteurs et autres se sont déjà exprimés en des termes similaires à la sortie du film. Donc pinaillons, creusons. Ironie du sort, dans un procès, l’accusé à tort, je pense, serait moins enclin à condamner le souci du détail que l’incohérence. Ici, c’est Odieux-Connard-déclare-la-guerre-au-foutage-de-gueule, c’est pas Cynoque-aime-Choco.

      Je suis un super public qui arrive à se mettre en mode Brain [/OFF] devant la pire des merdes pour en apprécier les côtés tout de même positifs. (jeu d’acteur, coiffure de la starlette, oiseau à droite en haut de la branche, pop corn maxi pour le prix du mini, jeune homme entreprenant à ma droite etc…) Mais il y a une différence entre faire apparaître des baobabs près du Golden Gate (qui est prêt à jurer qu’il est catégoriquement impossible que ça se mette à pousser après par exemple qu’un geek obèse et sournois ait égaré des embryons de vélociraptor lors d’un match à handicap contre un dilophosaure?) et la reconstitution « historique » des véritables raisons qui ont poussé Sir Armstrong sur la face cachée de la lune, d’ailleurs JFK le dit lui-même hein, tout le monde l’a vu… dans une autre daube. C’est grâce à ces petites incohérences vues au ciné que plus de deux siècles après la Révolution, on tire des feux d’artifice le 14 juillet pour célébrer dans la liesse la mort des méchants riches, de l’obscur curé de campagne et d’une autre méchante Autrichienne et l’avènement de Napoléon. Mais c’est vrai, il n’y a vraiment pas de quoi perdre la boule devant une part de Sachertorte.

  16. Malheureusement je crains que ça n’ira pas en mieux cette histoire de blockbuster, surtout depuis Avatar et 2012 qui sont les films où j’ai le plus entendu « Le scénario est pas terrible mais qu’est-ce que c’est beau ! ». Surtout pour Avatar en faite.

    Comme dirai un podcaster du nom de Julfou « Les années 90 c’était la fin d’une époque, après les années 2000 on a arrêté de prendre les gens pour des cons car on a compris qu’ils l’étaient ». J’ai envi de dire « Après Avatar et 2012 on a arrêté de prendre les gens pour des cons car on a compris qu’ils l’étaient ». C’était peut être déjà le cas avant en matière de film mais avec la 3D j’ai l’impression que ça va être pire.

    Mais je m’inclus (uniquement) dedans pour la planète des singes, malgré les incohérences je n’ai pas détesté. Je ne m’en fous pas des incohérences mais c’était tellement grossier que ça me faisait rire. Peut être que c’était une comédie par l’absurde avec les incohérences. Et comme j’aime l’absurde ça m’a plu. Mystère, le pouvoir de ce film n’arrive pas à me le faire détester.

    • Pour être franc et honnête, le scénario d’Avatar n’est pas mauvais en soit. C’est juste un plagia de Pocahontas avec une translation entre StarCraft et World of Warcarft. Comme quoi, James Cameron doit bien aimer les jeux vidéo (ou alors il a des actions chez Blizzard of the Coast).

      • Euh, c’est Blizzard tout court. Et c’est Wizards of the Coast l’autre boîte. Et non le scénario d’Avatar est mauvais. Le truc qui m’avait marqué, c’est l’extraterrestre qui doit épouser la gentille normalement. Finalement, ben le héros il lui pique, mais le mec il dit rien hein, faudrait pas non plus que le manichéisme du film soit brisé…

        J’avais eu une discussion avec des amis après le film et on avait listé tout ce qui aurait pu améliorer l’histoire :

        – Plus d’enjeux sur le minéral que les humains cherchent, autre chose que « ça va rapporter max brouzoufs ! « . Merde, juste dire que sans ça, la civilisation s’effondre, y’a une autre profondeur.

        – Plus d’analyse psychologique dans le héros. P’tain, le mec il trahit sa race, c’est genre le truc le plus brutal que tu puisses faire, mais ça émeut personne on dirait.

        – Moins de caricatures. Ça en devient lourd à force ce film, on dirait un show de catch tellement les personnages sont téléphonés…

        Ça et des dizaines d’autres trucs auraient pu faire d’Avatar un bon film (notamment dans la profondeur de l’univers… J’ai entendu des gens comparer Cameron et son Avatar avec Lucas et Star Wars…).

        Avatar a couté 500 millions de dollars, ils auraient pu en mettre plus que 10000 dans le scénario…

  17. Malheureusement il y a de plus en plus de mauvais films commerciaux. Il est bien loin le temps de Michel Audiard, Brian de Palma et autre Stanley Kubrick…
    Mais hier, mon meilleur ami et moi avons une exception : nous sommes allé voir le nanar simiesque après avoir lu votre article, juste pour rire. Et on a bien rigolé, merci à a vous pour transformer certains films « sérieux » en comédie (on a pleuré devant les vitres brisées, le brouillard et le chariot, entre autres). Et nous avons aussi regardé Super 8 mais même si le scénario n’est pas original, c’est Roméo et Juliette à 12 ans, on peut carrément dire qu’il est très basique, j’ai passé un très bon moment et j’ai aimé ce film car il fait sentir une vrai nostalgie, l’émotion est passée(désolé d’aimer ça cher OC). Comme quoi même avec un scénario digne d’un stagiaire, on peut faire un bon film.

    • « Malheureusement il y a de plus en plus de mauvais films commerciaux. Il est bien loin le temps de Michel Audiard, Brian de Palma et autre Stanley Kubrick… »
      C’était mieux avant, hein?
      Pour avoir bon goût, ayons celui d’un vieux con passéiste et nostalgique.
      Je me refuse à dire que plus le monde avance, et plus la merde se répand. C’est une contre-vérité: il ya de moins en moins de bousexu sur terre.
      J’ai quand même la chance de vivre à la même époque que Roberto Begnini, Emir Kusturica, et Terrence Malick. Je pense que notre époque n’est pas si mal, et je suis plutôt impatient de découvrir les futurs génies qui me feront vibrer et accompagenront ma vie, plutôt que penser que tout ce qui était bien est fini et est remplacé par de la daube sans saveur. Ce désenchantement du monde est bien déprimant, et je trouve que c’est devenu complètement désuet que d’être snob et défaitiste pour tenter de passer pour un érudit difficile et gourmet.

      • « Je pense que notre époque n’est pas si mal, et je suis plutôt impatient de découvrir les futurs génies qui me feront vibrer et accompagenront ma vie, plutôt que penser que tout ce qui était bien est fini et est remplacé par de la daube sans saveur. »

        Avant, je pensais qu’effectivement la merde se répandait à une vitesse déconcertante, que tout ce qu’il y avait pu y avoir de bien était terminé, et que j’étais née pour voir le monde sombrer dans le moutonisme lobotomisé le plus pur pendant que les intelligents pas gentils se le partageraient en faisant des doigts d’honneurs aux intelligents gentils qui tentent de réveiller les moutons. ça trempe un peu dans la théorie du complot vous me direz, mais quand je vois les conneries intergalactiques (pour rester dans le thème) que certains font (je vais rester vague pour pas partir dans un débat inutile), c’est à se demander si c’est pas volontaire, voir organisé. Mais passons.

        Maintenant, je me dis que ce doit être une période à vide. Des trucs biens, dans quelques domaines que ce soit, il y en a eu plein, mais pas en permanence, et entre deux trucs biens, bah il n’y en a pas. Un peu comme lorsque vous n’aimez pas le nouvel album de tel groupe, alors que celui d’avant était chouette. Période de creux, mais peut être que le prochain vas vous ravir.
        Tiens, j’ai appris il y a une heure que la ceinture de chasteté du Moyen Âges est un gros mythe, elles sont apparues à la Renaissance, celles du M.A servaient à protéger les femmes du viol lors des voyages de celles ci ou du siège de leur fort, rien à voir avec la prévention de l’infidèlité … Bah mince alors! L’âge de l’Obscurantisme était donc plus libéral et protecteur que celui qui l’a suivit? Comme quoi il y a des hauts et des bas dans l’Histoire de notre belle race.

        Alors j’attend, je vois les affiches de cinéma se succéder sur mon bus, dans mon ciné, et aux détours des rues, mais rien, pas d’étincelles, pas de « oh tiens, j’irais bien le voir ». Pour certains, même pas besoin de regarder les 10 premières minutes, un coup d’oeil à l’affiche et tout est clair (au début du trailer de transformer 3, je frémissais! La lune, le mystère, le vaisseau écrasé! et quand j’ai vu tête de canette de coca écrasé se ramener, la désillusion fut cuisante). Mais je vais quand même en voir en plus! J’essaye d’être mon critique et d’apprécier, un peu comme dans une soirée où on se fait chier, on force sur la vodka pour la trouver sympa. Mais nan, ça passe pas.

        Moi je les attend ces futurs génies, en me disant qu’après l’orage vient le beau temps. Que c’est une période noire pour l’esprit humain et son formidable potentiel, mais qu’une nouvelle lumière se pointera bientôt, en inventant quelque chose d’inattendu, de riche, de beaux ET intelligent à la fois, ce qui réconciliera les gens de tous bords artistico-idéologiques! Le messie de la cultuuuuuuurrrrrrre!
        Bah il est vachement tenace l’orage dis donc …

        ps: si mon post pue la simplification, c’est par ce qu’il est déjà bien assez long, et je dois donc faire ceinture (je ricane de ma propre pseudo blague) sur les justifications de justifications.

        pps: Merci M.OC, tiens je vais vous appeler MOC maintenant.

      • Réponse à Pigu :
        Ravie de voir que je n’ai pas été la seule à scotcher devant ce trailer de Transformers 3 ni à m’écraser au fond de mon siège en voyant l’oeil rouge se rallumer (rah naaaaan ça avait l’air bien!!)
        Sinon, je ne pense pas qu’on traverse une période « à vide ». Je pense qu’au fur et à mesure, ne reste dans notre culture que ce qui est à l’épreuve du temps. = chef d’oeuvre ou révolution. On oublie le nombre de bouses qu’il y avait en musique ou en cinéma « avant » parce qu’on ne les a jamais connues.
        Ces bouses ont disparu une fois que le public type client d’Avatar et cie a disparu, car ce public n’est pas composé de gens dont l’opinion dépassera l’espérance de vie. Ils ne transmettront pas leur avis à d’autres générations : soit ils n’ont rien à dire, soit ils ne parlent qu’avec leurs amis proches pour dire « oh oui ça c’était génial » (typique de celui qui va au cinéma juste pour se divertir), soit l’avis sera immédiatement oublié car inintéressant (« ouais mais c’est tellement joli! », y’a plus inoubliable comme critique).

      • Je ne veux pas passer pour un snob mais j’ai tendance à être un peu pessimiste. Là où tu as raison c’est que nous avons aussi de grands réalisateurs, d’ailleurs je viens de voir Mélancholia de Lars Von Trier et j’ai pris une claque. Et certains anciens ne sont pas morts, comme Martin Scorsese ou Clint Eastwood (bon lui il décline un peu).

        Donc Marc je vais essayer d’être plus heureux de vivre à cette époque et de profiter des bons films qui sortent.

        PS : Tu me traites de vieux con passéiste et nostalgique mais je n’ai que 18 ans.

  18. Un long clip plein d’effets visuels, de musiques, d’actes héroïques et/ou tragiques, mais sans aucune histoire…. Cher Mr Connard, n’est il pas temps de consacrer l’un de vos articles à Kamel Ouali?

  19. « en couleurs flashy courant les bois en string auraient laissé pensé aux spectateurs » = laissé penser

  20. Tout d’abord, cher Odieux, laissez-moi vous remercier pour les tranches de rigolade que je me paye par paquet de 15 depuis que j’ai commencé à suivre ce blog. La seule remarque que j’aurais à faire est que je trouve que vous maltraitez peut-être un peu trop le domaine cinématographique, mes articles préférés étant surtout ceux traitant de société, dont je m’abreuve jusqu’à satiété.

    Ensuite, j’ai parcouru les commentaires avant le mien, et il m’en ressort une impression, que les gens défendant les block-busters contre les assauts de notre Odieux national semblent penser que la critique se porte uniquement sur le réalisme des films, la petite bête à trouver.

    Le problème n’est pas d’analyser froidement un film pour trouver ce qui ne va pas, je pense que sieur Odieux voudrait juste qu’on évite de nous les balancer en plein visage. Prenons Star Wars épisode 3 : la revanche des sith. Là où on pourrait avoir un truc construit au passage clé de toute une prélogie, donc quand Anakin verse du côté obscur de la force, on nous montre un jeune glandu qui va dénoncer un seigneur sith ultra-potentiel (non, franchement, il lui faut quoi de plus, que Palpatine lui montre son tatouage « dark side forever » au fessier ?) et fini par le sauver. . . on ne sait trop pourquoi, et d’un seul coup devient trop evil dedans le corps à tuer de jeunes padawan alors que 5min avant il disait que les jedi ne devait pas tuer de prisonnier.

    Ce genre d’incohérence, beaucoup de films en sont bourrés. Si un film vous les balance à la gueule et que derrière les gens disent « ça ne tient absolument pas la route, mais je m’en fous, ce double arc-en-ciel est super bien fait » je comprends la réaction de notre critique.

    • On ne parlera pas de ces cons de Jedis qui acceptent une armée de (gratuite) de clones basés sur… un chasseur de prime qui vient juste de tenter de tuer une sénatrice et qui sert de garde du corps à un Sith.

      Après il est facile d’en déduire le cause de la mort de Yoda sur Dagoba : le pôv’ vieux s’est suicidé en repensant au bon vieux temps où il a TOUT foiré…

  21. Ceci dit, même si vos articles comportent parfois des opinions auxquels on n’adhère pas, M. Connard, ils restent néanmoins très divertissants, c’est l’essentiel !

    Écoutez la chronique de la haine ordinaire « Criticon » de Monsieur Desproges que voici :

    Bonne soirée…

    Ps : Cet alcoolique de correcteur embauché par Google veut remplacer « Desproges » par « Desperado »… Même pas foutu de sortir une bière digne de ce nom ! Le monde va mal…

  22. « quel est le but de ces défenseurs du mauvais et du nase ? »
    -> en fait ça serait plutôt « naze » pour dire « de piètre qualité ». Le nase, c’est le nez en argot.

  23. Tout a fait d’accord, avec toutefois une petite goutte d’eau dans mon vin: je suis contre les incohérences « intérieures » au récit: bon public, je supporte relativement bien le « t’occupe pas c’est magique » expliquant l’un ou l’autre constituant de l’univers de l’histoire, mais quand y’a une grosse incohérence même selon la « logique » de l’histoire, je dis stop.

    • Moi c’est pareil… parfois c’est pas cohérent, comme dans Star Wars où ils dépassent la vitess de la lumière tous les jours et ça ne créé pas de « décalages », mais dans « Ne t’en fais pas je vais bien… » ou un titre dans le genre, c’était tellement invraisemblable que j’aurai trouvé légitime de me faire rembourser le film

  24. Oui mais sans purges, pas de Nanarland!
    Puis c’est un peu comme les cheveux de Michelle Mercier, ou le jeu de Scarlett Johanson face à Bill Murray (ou même face à un cactus, elle aurait toujours l’air tarte) : le contraste c’est bénéfique. Si on ne voyait plus de blockbusters neuneus bourrés d’effets spéciaux, d’acteurs mono-expressifs et de dialogues moisis au box office, on apprécierait p’tet moins un bon film.

  25. Un appel des Monty Python plussoyant votre plaidoyer pour la cohérence scénaristique.

  26. Débat fort intéressant mais dès le départ biaisé.

    Alors oui bien sûr on peut toujours et encore pesté contre les « incohérences » scénaristiques qui pourrissent la plupart des films (tous ? je veux dire, en se penchant un peu, on en voit plein hein) mais maintenant il faudrait aussi prendre en compte plusieurs dizaines de « problèmes » lié à la construction d’un long métrage.

    Il est toujours facile de dire « Payons donc les scénaristes 100 000 dollars, ça ira mieux » (je pense que d’ailleurs, ça doit pas être loin du compte) mais c’est juste sot.

    Deux exemples ?

    1) La durée du film :

    Oui c’est absolument con mais pourtant celui-ci va dés le départ définir le scénario. Un film, à l’heure actuelle, est pensé pour être exploités sur plusieurs séances dans un même jours. En effet, plus un film possède de séances, plus il amasse de pognon. Logique non ? Hormis les cas d’écoles comme « Titanic » (d’ailleurs ils avaient augmenté la place de mémoire hein, justement, pour pailler à la longueur du film, chose qu’ils remettront avec la 3D pour « Avatar »), là on est dans une pure logique mercantile. Et quand un producteur (car « Rise Of The Apes » est un film de producteur hein) te dit que tu possèdes une durée de 1h50 pour raconter une Révolution Simiesque ben t’es un peu dans la merde et TU TE DOIS d’utiliser (dans le cas des macaques, sur-utilisé) d’ellipse narrative pour dynamiser et faire rentrer ton récit dans les deux heures imparties. Alors oui hein, ça rend une partie du scenario absurde (dieu merci, le cheminement de César n’a pas été sacrifié hormis le fait qu’ils ont coupé toute sa romance avec Cornelia, ce qui explique son empressement de dévaster Gen-sys, vraiment un choix à la con) pour pouvoir faire avancer ton histoire. Voila ça c’est une réalité économique à laquelle peu de réalisateur couperont (hormis les balaises hein, Spielberg, Jackson and co). Malgré l’ampleur de leurs histoires, ils devront tôt ou tard faire des coupes monstrueuses dans leurs scenarios pour répondre aux exigences de leurs producteurs (qui sont les seuls vraiment Evil du système).

    2) Les exigences du Producteur :

    Là on rentre certainement dans la partie la plus méphitique et la plus injuste. Mais une film tel que « Rise Of The Apes » est une licence qui appartient à la Fox et ce sont les SEULS a posséder tous les droits dessus. Le réalisateur n’est qu’un employé (et dans le cas présent, plutôt bon, le plan séquence des cavaliers montés est fichtrement bandant) qui assure une tâche pré-définie. Hors nous savons que le film en question devait être « à la base » plus philosophique que la version actuelle. Mais, pour les gens avisés de la Fox, un film se doit certainement d’être d’une simplicité limpide pour ABSOLUMENT tout le monde (et voici le coeur du problème : On est pas tous égaux niveau intelligence) pour qu’on COMPRENNE les enjeux. Alors je ne sais pas, peut être que « Rise Of The Apes » première version était vachement plus logique mais en l’occurence on sent bel et bien la patte graisseuse des producteurs qui sont intervenu en faisant des grosses coupes bien senties pour rendre le film plus simple (voir le traitement des personnages, tous archi caricaturaux).

    Attention, je ne cherche pas à trouver des excuses au nivellement par le bas (fin bon, « Rises Of The Apes » c’est vraiment pas le pire hein niveau entube commercial) mais c’est bien trop facile de dire « Ha mais c’est de la merde mes bon petits monsieurs, moi j’aurais fait mieux » sans prendre en compte la dizaine de paramètres économiques qui régissent la vie d’un film.

    En l’occurence, pour le film en question, il s’en sort pas trop mal. Techniquement au poil (hohoho) avec une parfaite gestion de la dramaturgie de César (son cheminement est logique et plutôt beau résonnant de façon assez troublante avec les révolutions arabes) qui est, faut bien le dire, le seul intérêt du film. De ce côté là, c’est banco donc oui le film est perfectible sur plusieurs points capitaux (pour certains) mais il arrive malgré tout à nous immerger et nous faire « croire » à cette histoire hautement improbable (et finalement, le truc est là : « Improbable »).

    • Excusez moi de souligner le problème :
      Ce sont justement les exigences du producteur !

      Son objectif étant essentiellement comptable, il se permet de faire à minima. Si le public se contente d’un étron, il n’a aucune raison de se fouler. Au contraire ! Restons économique !

      Comme disait Coluche : « Tant que je gagne, je joue ! »
      Notre cher Odieux nous dit justement ici que les exigences du producteur ne changeront pas si le public continue à absorber sa fange.

      « Allons voir des bouses, c’est plus rentable pour le producteur ! » Je ne suis personnellement pas convaincu par l’argument…

  27. Dans le genre la phrase qui me rend cinglé c’est « j’ai trouvé le film super, je ne me suis pas ennuyé » alors que pour moi ne pas s’ennuyer c’est le minimum syndical! Le niveau zéro, même pas la moyenne!
    Quand tu fais remarquer au gens que le film n’est pas top pour telle ou telle raison de nombreuses personnes ont vite fait de te répondre « toi t’es intello » ou « je ne m’y connais pas, moi j’ai trouvé ça bien ». Le manque d’exigence la plaie est là.
    Sinon pour répondre à certain il ne faut pas confondre le réalisme avec la cohérence. Une histoire peut être parfaitement irréaliste cela fonctionne tant qu’elle reste cohérente avec elle même. En théâtre une incohérence ne passe absolument pas, au cinéma les gens pardonnent tout…

    • Se faire traiter d’intello, oui.
      Ou d’élitiste, ça varie.

      Il semblerait que cela soit devenu d’affreuses injures aujourd’hui.

      Cela me fait penser aux propos d’Annie Le Brun :
      « Avec le naturel des saisons qui reviennent, chaque matin des enfants se glissent entre leurs rêves. La réalité qui les attend, ils savent encore la replier comme un mouchoir. Rien ne leur est moins lointain que le ciel dans les flaques d’eau. Alors, pourquoi n’y aurait-il plus d’adolescents assez sauvages pour refuser d’instinct le sinistre avenir qu’on leur prépare ? Pourquoi n’y aurait-il plus assez de jeunes gens assez passionnés pour déserter les perspectives balisées qu’on veut leur faire prendre pour la vie ? Pourquoi n’y aurait-il plus d’êtres assez déterminés pour s’opposer par tous les moyens au système de crétinisation dans lequel l’époque puise sa force consensuelle ? »

    • Ah ça oui, combien de fois m’a-t-on gueulé dessus en me traitant d’intello parce que je disais qu’un film que tout le monde semblait adorer que c’était une grosse daube commerciale… Ou alors, et c’est encore pire, on me dit que je suis con et le film est génial et de plus quand je leur parle de grands classiques comme Le Parrain ces mêmes personnes trépanées me disent que c’est de la merde. Hem. De toute façon ces gens-là ont toujours raison et ceux qui ne sont pas d’accord avec eux sont des cons.

  28. Chère O.C.,

    Pourquoi écrivez vous des billets qui ont du sens ? Une suite de phrases, localement gramaticalement correcte ne suffirait-elle pas au bonheur de la majorité des lecteurs ?

  29. mais non !!! je suis con, je suis stupide, et je ne sais pas réfléchir ! laissez moi les effets spéciaux ! je vous le demande sincèrement ! je m’en fou du scénar’ ! je veux les effets spéciaux et une belle actrice presque avec laquelle fantasmer s’il vous plait !!!! je vous en conjure !

  30. Là franchement je suis surpris…

    La critique énoncée dans cette article me semble fort raisonnable quoi que dirigée contre des gens qui sont davantage occupés à râler contre les râleurs plutôt qu’à véritablement défendre les films de merde, elle n’a donc même pas besoin d’être argumentée car la question ne porte pas tant sur les films mais sur l’absence de nécessité de tirer sur l’ambulance.

    Mais passons, ce qui m’étonne n’est pas votre argumentation ni votre habitude de perdre du temps à analyser à la loupe une grosse flaque de vomi cinématographique afin de montrer à quelle point elle est moche et puante, après tout, vous êtes l’Odieux Connard, défenseur suprême de la mauvaise foi et c’est pour ça qu’on vous aime.

    Non, ce qui m’étonne c’est qu’ayant assumé ce titre et ce statut vous vous amusiez à répondre à des marques d’indignation dans les commentaires alors que ce blog est, par son simple titre, fait pour en susciter chez tous ceux incapables de le prendre autrement qu’au premier degré. Il est donc étrange que vous vous étonniez d’avoir ce genre de réaction d’autant plus qu’elles ne doivent pas être récentes…

    Je me demandais quelle être la raison de cette réaction et c’est là que, devant mon clavier, j’ai eu la révélation :
    l’Odieux n’a pas écrit cette article parce qu’il était bouleversé ou même troublé par le contenu de ces commentaires mais simplement parce que l’argumentation qu’ils contenaient comportait des incohérences et que ce blog vise justement à déboiter toute incohérence à grand coup d’ironie, de mauvaise foi et de pelle dans la tête, rien d’étonnant donc à ce que sujet soit abordé.

    Par conséquent je me contenterai de rappeler une chose aux lecteurs de ce blog ; l’auteur ne prend pas ses messages au sérieux, il est donc inutile de le faire pour lui. D’autant plus que vos réactions sérieuses entrainent d’autres idiots comme moi à devenir sérieux en retour et à poster des messages à rallonges rendant ces commentaires affreusement ennuyeux et fatigants pour les yeux.

    C’est également pour cette raison (à savoir qu’il est inutile d’argumenter longuement quand on critique quelqu’un qui ne critique que pour le plaisir de critiquer ce qui est critiquement critiquable) que l’auteur n’intervient pas dans ce débat forcément stérile car fondé sur du rien.

    Si les gens lisent ce message et l’approuve il s’agira du dernier commentaire de plus de trois paragraphes sur cet article, ce dont je doute, hélas… Mais bon, dans le pire des cas je n’ai fait de mal qu’à moi même en écrivant tout ça pour rien.

    • Je me joins à mon VDD pour vous féliciter de votre commentaire interminable, moi j’aime ça quand c’est fondé et bien écrit, c’est ce qui manque le plus dans ce genre de situations où chacun poste son avis à tort et à travers sans se soucier de la forme (ni même du fond, parfois). Surtout ne vous censurez pas !

    • Intéressant, mais ayant toujours un doute sur les réelles intentions de OC car lui seul les connaît (quoique…. ), votre commentaire aussi passe dans la case du « possible, à voir, à garder pour plus tard ». En l’absence de preuve tangible, on accumule les preuves possibles. Mais c’est chiant ça fait des gros tas poussiéreux.

      Provoquer pour le simple plaisir de regarder les toutous se battre, ça je l’ai déjà fait, dans l’une des meilleures arènes qui soit: les commentaires du site msn.fr. C’est follement amusant de les regarder se démonter à coup d’arguments branlants et mal orthographiés, et d’exciter tout ce petit monde en lâchant un gros, mais alors très gros caillou dans leur mare (du genre « toute des putes » ou « vive les nazis! », c’est gros comme une grosse maison que c’est fait exprès, et pourtant ils y croient! pas étonnants qu’ils passent à côté des pitiiiites incohérences dans les gros films tout pourris). Quoique qu’au bout d’un moment, ça devient consternant, et on s’en va déprimé, par ce que oui, ils sont vraiment vraiment cons, la race humaine va à sa perte, et peut être que je devrais me lobotomiser aussi pour vivre heureux parmis eux.

      Alors peut être que M.Connard nous balance son venin pour se délecter de nos réactions, ou pour caresser son ego de snob élististe qui lui voit les détails, ou je ne sais quelle autre perfide motivation. Ou peut être pas. Est ce que c’est si important que ça?

      On est toujours le con de quelqu’un, faut juste éviter d’être trop bas dans la chaîne.

  31. je suis d’accord avec le fait que bcp de personnes mélanges réalisme et incohérences.

    j’ai trouver les origines…plutôt divertissant mais j’avais du mal à y croire, parce que j’ai déjà trouvé les acteurs plutôt stéréotypés et mauvais et en plus le monde c’est clairement le notre du coup ce qui n’est pas forcément réaliste passe direct pour une incohérence (ex: toutes les scènes pseudo scientifiques…faut pas déconner quand même…c’est clairement débile!)

    du coup j’ai revu celui de Burton et il nous a quand même laissé de belle boulettes mais le film est « sauvé » par les acteurs et quelques touches d’humour ou de bonnes scènes de sa part.Le fait que l’on ne soit pas sur terre des le départ lui file aussi un sacré coup de main (mais du coup ils sortent d’où les humains sauvages, hein?)

    du coup les incohérences, oui ca arrive et je bosse aussi dans le cinéma donc je vois à quel point ca peut être compliquer mais si en plus les acteurs sont médiocres/stéréotypés/la fin attendus c’est fini…et malheureusement c’est ce qui ressort de plus en plus au cinéma, de ce fait on est moins dans le film est plus apte à en voir tout les défauts…

    • Le fait qu’on ne soit pas sur Terre dès le départ ?…
      Soit on ne parle pas du même film, soit vous avez arrêté avant la fin, mais je ne pense pas que les singes soient allés chercher sur Terre des bouts de la Statue de la Liberté parce que c’est sympa comme déco… Ou alors j’ai rien compris et c’est encore un scénario à la mords-moi-le-noeud ?

  32. Aurions-nous atteint l’Age d’Or de la Médiocrité?
    Chaque siècle a ses artistes, ses génies musicaux/littéraires/and co
    mais en ce qui concerne le début des années 2000 je ne vois absolument personne qui sera peut-être encore joué, écouté, étudié, commenté dans un siècle (alors que probablement on parlera encore de Molière et de ses potes: Hamlet, Picasso, Méliès, Chaplin et Mozart^^).

    Faut-il faire une révolution culturelle pour réveiller les esprits et les libérer du carcan « consommation/paresse intellectuelle »? Peut-être, mais pas ce soir, y’a match^^

      • D’ici là qu’est-ce que l’avenir cinématographique nous réserve? J’ai peur maintenant…

      • On s’en fou maintenant de creer du durable. On veu des artistes sponsos kleenex, on veu du turn over, pour qu’un max de connards (sans offense OC) ait une part du gateau. On s’en branle de l’art, de l’oeuvre…J’adore les émissions à la télévision, Pas le temps d’regarder mais c’est moi qui les fais, On crache la nourriture à ces yeux affamés, Vous voyez qu’ils demandent, Nous les savons avides de notre pourriture, Mieux que d’la confiture à des cochoooooooons…………..
        Enfin vous avez compris quoi. On gagne pas a éduquer la masse, parce que ca l’emancipe, ca la rend moins maleable. Mais ca un singe ayant suivie les cours jusqu’en 1ere vous l’aurez dit. Aprés je ne pense pas que ca soit conscient, et que c’est juste une succession d’effets pervers. On n’a que ce qu’on merite et ce qu’on reclame. Les gens deviennent feignants (surtout les plans et surtout intellectuel) par choix. Le progrès est fait pour rendre la vie plus facile, et donc pas s’emmerder a penser trop fort. On finira comme les humais de Wall-e ^^

  33. Pour une fois, je vais lire le spoil de la Planète des simiens avant d’aller voir le film.
    Superbe article, dont je m’inspirerais pour étayer mes arguments défendant des films écrits avec un stylo au lieu d’un morceau de charbon. j’aurais plus à estropier des gens avec des techniques de krav-maga.

  34. Pourquoi certains se donnent la peine de venir critiquer certains articles ?

    Il y a des gens qui aiment certains articles, et d’autres qui ne les aiment pas.
    C’est assez logique, non ? Tout comme certaines personnes aiment un film, et d’autres pas.

    Ce blog n’est imposé à personne, ces articles aussi. C’est un choix de les lire, tout comme de ne pas les lire.

    L’auteur y affirme ses pensées et ses choix. Les critiquer ne le changeront pas lui. C’est pourquoi je vois toute l’inutilité qui se cache derrière ces personnes et que je tiens à leur dire que les gens viennent ici pour lire des articles et rire de cette humour noir de mauvaise foi.

    Si ceux-ci ne sont pas d’accord, et bien, personne n’en a rien à foutre. Internet n’est qu’une fenêtre de communication et ne nous rend pas plus important que les autres…

    • C’est vrai que l’humour bien noir et corrosif, c’est abusé, exagéré, et « de mauvaise foi » (j’intègre pas la légitimité de cette expression, par ce que par extension, tout le monde est de mauvaise foi)….

      Mais qu’est ce que j’aime ça!!

      C’est vrai quoi, on passe notre temps à prôner l’amour et l’indulgence, moi la première, alors faut bien assouvir ses vilaines pulsions pas gentilles de temps en temps (en démontant tout à coup d’acide chlorhydrique et de rire démoniaque), sinon on fait comme les autres gugus qui prônent aussi l’amour et l’indulgence et tout et tout, on se met à toucher des petits enfants…

  35. Euh…. Monsieur Connard… Juste une question, vous permettez ?
    Vous lisez tous les commentaires à vos posts ?

    Pour ma part, le commentaire que j’ai préféré, celui qui à le plus apporté à la discussion, le plus poussé à la réflexion sur le cinéma en général, aux « blocs » en particulier est le n° 29 de germaine, je cite : « « en couleurs flashy courant les bois en string auraient laissé pensé aux spectateurs » = laissé penser. » merci Germaine.
    Voici ma contribution à cette longue, intéressante et distreizante discussion :
    Le mieux, souvent pour apprécier les Blocs, c’est de se boucher les oreilles, de fermer les yeux et de penser à l’industrie.
    ;-D

    • Oui, je lis tout (mais je ne réponds pas à tout, loin de là, sinon, ça devient vite compliqué et chronophage).

      D’ailleurs, c’est corrigé : merci Germaine de votre collaboration.

  36. Cher et très odieux connard, sérieusement depuis quelques articles je vous propose de vous présenter aux élections pour 2012, car vous savez comment défendre la plèbe que nous sommes contre les ignobletés (oui j’invente des mots pour des sentiments indescriptibles et alors?) que produit de plus en plus notre société moribonde…

    Moi aussi je me range dans votre camp et me fait partisan de cette noble cause qui est le « arrêtez de nous prendre pour des blattes ». Cela remonte à des temps immémoriaux la dernière fois que j’ai vu un film vraiment bon… J’ai bientôt un bon quart de siècle et j’ai l’impression que depuis mon arrivée sur cette planète on fait de pire en pire en terme de 7ème art!!! J’en ai marre de flipper ma race dans les queues de cinémas en me disant « purée j’espère que le film est bon… » du coup par peur d’être déçu, je préfère télécharger, et surtout quand le film est mauvais, ça me soulage car quelque part je me dis que je prive un peu le vil chafouin qui me pond un véritable étron qui me fait hurler en latin et me fait cracher un liquide verdâtre, d’un peu de son salaire et donc grâce à moi il aura une chance supplémentaire de mourir rapidement … Et si il se peut que nous soyons des milliers à le faire ce sera encore mieux!

    J’en ai systématiquement marre de voir tous ces blockbusters nous chier des licences à l’équivalent du PIB du Mexique, avec un background en béton armé pour tout saper avec des histoires niaises et totalement hors de propos (PS; L’affaire TRON, pas Georges, l’autre)… Cette licence valait à elle seule un super film, mais avec 3 ampoules et un peu de fluo sur fond noir, on nous a vendu un film 3D sans intérêt dont la place pour l’amortir coûte à elle seule un rein (oui je me suis renseigné).

    Les cas de sapage d’histoire sont devenus légion par les temps qui courent (10000, la planète des singes, 2012 (ahhhhhhhhhhhhh), insidious, tous les Saw depuis le 2, et j’en passe!!!!)

    Et voilà le vrai cinéma lui en souffre énormément et de bons films ne connaissent pas de succès voire pire si ils font trop réfléchir ou si il n’y a pas un peu d’explosions ou de sergent Taylor qui meurt atrocement en voulant sauver Bryan, les gens se sentent lésés… De qui se fout-on??? Aux gens qui pondent des étrons visuels j’ai cet adage d’un « groupe d’amis » qui sied à merveille ce que les gens voulant du vrai cinéma pensent « NOUS SOMMES LEGION, NOUS NE PARDONNONS PAS »…

    Sur ce je pense que je vais aller tuer quelques bébés pour me détendre un peu car le fait d’évoquer tout cela me met les nerfs en boule… Pioche ou perceuse???

    • OC président?! Alors là j’irais voté, pour sur!

      Au pire, il risque de finir à la culture, ce qui sera déjà bien mieux que Zemmour.

      PS: on décerne tjs un point godwin à l’énoncé d’Eric Zemmour?

  37. Je comprends même pas l’intéret de la note. Je l’ai juste lu pour chercher les morceaux de pop-corn. C’est assez normal de trouver des commetaires lachés par des bouléguasses. En devenant de plus en plus connu, c’était innévitable d’attirer des manges-merde.

    Ce genre de note ça s’appelle nourrir le troll. Je ne pensais pas que vous faisiez dans ce domaine puis ce que jusqu’ici le troll c’était vous.

  38. Mr connard, malgré votre mauvaise foi tout à fait légendaire, je vous trouve céant étant en colère, oui je n’ai pas peur des mots, les mots étant tout de même maigrichons…
    N’êtes-vous pas un fervent descendeur de la greluche et du paltoquet? Ce public sait user de ce formidable outil qu’est internet, ainsi que du formidable argent de poche que leur fournit leur parent pour voir ces bouses innommables.

    Sachant cela, vous vous trouvez encore le moyen de tomber sur votre popotin? De choir sur votre fondement odieusement conçu pour coiffer un magnifique fauteuil Louis XIV?
    Je dis non, vous prenez-vous pour quelqu’un de tellement meilleur qu’il ne mérite rien de mieux qu’un auditoire à son niveau?

    Réveillez-vous, ceux qui vous plébiscitent aiment le gras, la choucroute et Christophe Willem, moi-même, je vous ai trouvé en cherchant une critique d’Avatar, j’en ai perdu 78 points de karma au moins.

    Vous n’avez pas tort, une foule de personnes aime se donner bonne conscience en pronnant le fait que « si c’est bien fait, c’est que c’est de la qualité ». Bon, niveau efficacité, les Nazis se sont posé là, n’empêche que personne ne peut les saquer, pourquoi? Parce que niveau effets spéciaux ils craignaient un max! Un fond moisi servi par une forme chouette plait ( ex: guerre en Irak pour les Amewicains).

    Mais je m’égare, tout cela pour vous dire que je suis tout chamboulé de vous voir ainsi retourné par ce simple fait: « les personnes qui vont voir ce genre de films pensent qu’ils ont bon gout »
    Enfin zut! évidemment qu’ils croient être dans leurs droit, sinon la télé réalité n’existerait même pas!;

  39. Cher OC,

    j’adorerais vous voir spoiler (dans la bonne humeur) un film/série de qualité, récente ou plus probablement pas étant donné l’indigence de la production actuelle.
    Afin de faire valoir que même les choses de qualité ont leur défauts, et montre à la troupe bêlante que vos chroniques ne sont pas de haine mais d’analyse.
    Et j’adorerais que vous mettiez en lumière des choses intéressantes sur des bons films. Parce que, Singes bonobos: les débuts, je n’aurais jamais eu l’idée d’aller le voir et votre spoil ne m’étonne pas outre mesure. Mais voir spoilier un bon serait passionnant.
    Je propose la série Doctor Whoou Big Bang Theory, ou bien en film Un jour sans fin ou d’autres du genre.

  40. Cher Monsieur Odieux,
    Pitié ne me lynchez pas, mais si vous regardez certaines catégories de films – j’ai nommé les films d’aventure, mais c’est également valable pour à peu près tous les films de super héros – ne se sont jamais distingués par des scénarios logiques et cohérents. De manière générale, les scénarios de films d’aventure tiennent sur un timbre et se caractérisent par une débauche de deus ex machina et d’insultes flagrantes à la logique et même à la physique la plus élémentaire (refaites-vous donc l’intégrale des James Bond, vous verrez de quoi je parle).
    Pourtant, il y a de bons films d’aventure et de mauvais films d’aventure. Par exemple, Nicholas Cage… Mais non, je plaisante !
    Bref, ce qui fait un bon film d’aventure, ce sont quelques personnages principaux charismatique (entendez par là « pas ignobles à regarder »), des répliques qui font mouche, des seconds rôles rigolos, et un méchant bien méchant. Pas un scénario subtil et bien pensé…
    Ce qui est désolant, par contre, c’est que j’ai de plus en plus l’impression que TOUS les films sortis au cinéma de nos jours essaient de flirter avec les films d’aventure.
    Merci en tout cas de m’avoir dissuadée d’aller voir « La planète des Singes ».
    Bien à vous, et toute cette sorte de choses

    • Et si tu te faisais ton opinion toi-même, avec ta propre réflexion et tes propres goûts plutôt que de suivre aveuglément un blog dont le but premier est de casser les films?

      • J’ignorais que je devais me justifier sur le fait que je choisisse ou non d’aller voir un film, en particulier auprès de quelqu’un qui ne me connaît absolument pas mais… comment dirais-je… « juge aveuglément sur base d’un commentaire posté sur un blog »
        Bravo pour cette admirable démonstration de courtoisie et de bonnes manières, je suis impressionnée

  41. Ca fait 10 ans que je le dis ! « Une bonne scène de baston est plaisante mais ne justifie pas un film… » Et tout le monde s’en fout !
    Et aujourd’hui, parce qu’on Odieux Connard le dit sur son blog tape à l’oeil, bourré d’effets spéciaux (la preuve : regardez la bannière !) et incluant quelques calembours et autres contrepèteries, cela va devenir une vérité absolue que tout le monde doit défendre ! La vie est tellement injuste…
    Mais je suis beau joueur… et je vous invite, très cher Monsieur Connard, à venir dîner dans ma villa sicilienne avec vue sur la mer. Après le diner Tina et Shakira deux jeunes mineu… étudiantes russes vous accompagnerons derrière la haie (celle qui donne sur le maquis) où moi et Borris et Karl (les amis des précédentes jeunes filles… oui, j’encourage les voyages étudiants) vous apprendront les joies du jardinage (vous semblez en être friand, nous nous ferons un plaisir de vous montrer quelques « trucs » typiquement siciliens). Après ça, je ne doute pas que nous parvenions à un accord.

    Corleonement (feu mon grand-oncle)

    Il Parrino

  42. J’ai découvert ce fantastique blog avec la critique de la planète des singes, et depuis je me sens moins seul !

    Je propose que odieuxconnard se présente aux présidentielles de 2012 !

    • Au moins, il nous changera du mauvais goût actuel et de l’américanisme triomphant (petit retour en arrière : scène de drague à disneyland entre Blanches-Fesses et le nain Grincheux)

  43. Un article à propos de réactions diverses liées à un article qui engendre des réactions diverses! Ha la la, Internet, ses blogs et ses commentaires sans fin!

    Pour en revenir à la cohérence dans un film, je rejoins forcément notre Odieux Connard et ceci en éclaircissant un point pour certain: on ne cherche pas à analyser le film durant sa projection avec des yeux froids et dépourvu d’âme infantile, au contraire, pour ma part, quand je vais au cinéma, je suis à fond dans le film, je le vis à côté du protagoniste.

    Seulement, quand « X men 3″ (par exemple) nous balance en plein néocortex la scène du pont où il fait jour, le pont est détourné en 2 minutes pour relier une île et qu’il fait nuit noire quasi immédiatement une fois le pont déposé, là je décroche, comme une gifle à laquelle on ne s’attend pas. On y réfléchit pas, c’est évident et c’est décevant car du coup on ne rêve plus, on est de nouveau dans une salle de cinéma.

    Je demande juste à ce que le film soit cohérent avec lui même.

  44. meuh, non …

    il existe du vrai film au scénario poussé et socialement engagé et à l’acteur vibrant, sans effets spéciaux qui maquillent l’indigence: le Cinéma Français …

    c’était quoi le scénario, déjà : un maitre nageur qui a perdu sa femme décide, pour la reconquérir, d’apprendre à un immigré à nager pour qu’il puisse traverser la Manche à la nage ?

    voilà voilà …

  45. Je partage votre avis

    Aujourd’hui on s’arrête toujours plus sur la forme et jamais sur le fond. J’ai un exemple à citer dont j’avais il y a longtemps fait un article.

    Pour une question de forme justement, des associations parentales sont allés critiquer des animes nippon expliquant que la violence présente était intolérable pour nos têtes blondes, ok un point pour eux.
    Cependant les mêmes associations ne sont pas montées au créneau devant Pokemon (car pas de violence à l’écran).

    Mais derrière tout cela que voit on :
    Des animes violent ( avec du sang, des combats etc…) mais qui prônent souvent l’amitié, la défense du faible, la recherche de justice etc…dénoncés pour leur violence visuelle. Dans le cas précis on condamne la forme pas le fond.
    Pokemon….qui mine de rien si on y réfléchit fait l’apogée de l’esclavage d’animaux, de combat d’animaux pour la gloire d’un individu…Mais comme c’est mignon ça passe. La du coup on ne condamne pas le fond parce que la forme plait.

    On devient tellement adepte du je regardes sans penser qu’une idée fasciste présenté dans un monde sympathique ou idyllique passe bien…
    Exemple la prison d’azkaban dans le monde d’harry potter….ou l’on envoi les gens sans procès, ou les prisonniers en plus de perdre leur liberté ( logique c’est une prison) se voient torturés mentalement pendant tous leur séjour…Mais voila c’est le monde de Harry Potter alors c’est trop bien la prison d’Azkaban….et nos têtes blondes aiment lire de nouveau grâce à ce monde la…
    Le pire c’est que les mêmes personnes qui vont trouver ça trop cool dans HP, vont hurler aux scandales contre les conditions d’emprisonnement en France.

    Et voila un monde ou l’apparence devient plus important que le fond…

    • Merci, je m’empresse de transmettre vos remarques à la ligue des droits de l’Homme, il est indigne dans le monde moderne que des individus, sorciers ou pas soit emprisonnée dans telles conditions.
      Cordialement.

      PS: Pour les Pokémons je ne peux malheureusement rien faire, je vous suggère cependant de transmettre votre messages à une association de défense des animaux comme la SPA ou la fondation Brigitte Bardot.

      • Merci a vous de m’aider dans cette sainte croisade, vous etes bien urbain messire ;)

  46. Pour la planète des singes l’argument que je vois cité le plus souvent c’est plutôt « on s’en fout des incohérences espèce d’aigri, t’as pas vu le côté humain du film ». Ce qui importe pour beaucoup de spectateurs c’est les thèmes du film, peu importent la manière dont sont traités ces thèmes, comment ils interviennent dans l’histoire.

  47. L’incohérence que je vois le mieux, c’est un Odieux Connard revendiqué qui… eh bien, qui a l’air sincère et semble avoir du mal à contenir son incompréhension derrière son ironie et sa mauvaise foi habituelles.
    Mais ne vous méprenez pas, dans l’ensemble, je partage votre avis.

  48. D’un autre coté, il y a des films vraiment bons dont le scénario tient à franchement pas grand chose (Alien, 2 lignes en comptant les espaces).

    La forme est, au cinéma, l’une des premières choses que l’on recherche, sinon autant télécharger ou mater le film du mardi sur TF1. Inception ou Avatar ont finalement cette vocation (peut être nouvelle) du cinéma qui est de nous en mettre plein la vue, ce qui fait oublier l’absence de scénario (ou ses incohérences).
    Je ne dis pas que « faut s’en foutre » mais juste que de nos jours oui y’a des films qui sont franchement pas là pour la carté de leur propos mais pour leurs prouesses techniques.
    Je préfère voir ça comme un genre à part plutôt qu’une tare du cinéma.
    Comme on dit par chez nous, ce sont des films « ou tu poses ton cerveau avant d’entrer » cela n’empêche pas de se divertir :3

    • M’est-avis que tu devrais revoir Alien (si tu parles bien du premier de la série) et tu constateras que le scenario est loin d’être minimaliste. Il s’agit en outre, à ma connaissance, du premier thriller spatial.

    • Pas d’accord en ce qui concerne Inception, au contraire je l’ai trouvé beaucoup plus développé et cohérent que la plupart des films à gros budget actuels. On en prend les mirettes et on a un scénario qui reste cohérent ou dont certaines incohérences ou deus ex machinas sont volontaires et font justement partie de l’histoire et mènent à se demander ce qui est réel et ce qui est un rêve, et au final qui tripote la tête de qui.

      Après on pourra me dire: « Sale décérébré, on a dit la même chose de Sucker Punh et pourtant il reste totalement incohérent », je suis prêt à l’accepter mais quand même, ces deux films ne jouent pas dans la même catégorie.

  49. Et sinon, à la fin, Mimi, elle arrive à tirer des griffes des CowBoys les restes de l’étudiante autrichienne de la boîte à gouter (qui aurait réussi à s’échapper tels les singes de l’Odyssée)? Nan, parce que si le Happy ending est à chier, pas sûr qu’il fasse recette aux US … encore que, vu ce qu’ils nous envoient.
    PS: Faut-il nécessairement faire des études pour se retrouver dans votre boîte à gouter, cher Monsieur OC ?!!

  50. J’ai moi aussi eu droit à ce genre de discours un jour que je me plaignais que la recette servie dans une série policière donnée était toujours exactement la même, que les tests ADN étaient un poil trop rapide, etc… ça a donné un truc du genre : « mais pourquoi tu réfléchis quand tu regardes une série, c’est pas fait pour ça ! Moi quand je regarde la télé, c’est pour me détendre, pourquoi tu fais pas pareil ? »

    O_O

    En conclusion, la télé et le cinéma, pour un certain nombre de gens, c’est fait pour se mettre le cerveau en mode « off ».

    Ce qui est bien, c’est que maintenant, je sais pourquoi le monde va mal.

    Faut que je te laisse : je dois aller me taper la tête contre le mur.

  51. Alors oui, j’aimerais beaucoup voir des films à grand budget avec un vrai scénario. Pour autant, j’aime bien aller voir de la merde avec des supers effets spéciaux. Ainsi, j’ai beaucoup ri devant GI-Joe.
    Mais si j’avoue avoir beaucoup aimé Avatar ou Transformers, jamais je n’ai défendu leur scénario et je n’ai pu que regretter que l’intérêt de ces films se trouve uniquement dans la mise en scène et les FX.

  52. Hé hé… Bien vu, en effet.
    En même temps, heureusement pour toi qu’il continue à y avoir des scénarii de merde, car c’est quand même un peu ton « fond de commerce » ;)

  53. Bonjour et tout d’abord une question en guise d’introduction, OdieuxConnard, n’avez vous pas la bite toute irritée à force de vous faire sucer à longueur de commentaires ?

    Ensuite, je tiens à dire à quel point je suis ravi de voir un tel rassemblement de gens intelligents, il est rare sur la toile (ou sur la planète) de voir autant de gens intelligents. Vous êtes très intelligent.

    Je tiens par ailleurs à ajouter que plus je vous lis, plus je trouve les autres gens bêtes par rapport à vous. Tel un néon sous surtension dans un supermarché auchan votre lumière, et je vous l’accorde c’est paradoxal, supplante toutes les autres, rendant tout le reste du paysage aussi fantomatique que du charbon (ce qui est un exploit).

    J’ose affirme haut et fort que les gens sont bêtes car ils ne voient pas. Sans doute éblouis par notre collective et radieuse lumière, ces esprits errants se contentent de fermer leurs yeux de spectres pour ne voir, tel un cheval, que le chemin que leur choisit leurs maîtres (c’est cohérent, car un spectre est transparent tout comme ses paupières, ainsi, même en fermant les yeux il voit, et oui un cheval peut être spectral).

    Je ne vois en effet aucune autre explication aux succès des blockbusters, ces infâmes navets, dénués de scénario tout autant qu’ils sont fourrés d’effets spéciaux. Le responsable ? La culture de masse américaine qui pousse chaque individu à la paresse intellectuelle en effet « on ne vient pas pour le scénario », non jamais. La preuve ? La planète des singes est un succès populaire alors que celui ci est inexistant. La raison ? Elle est double: matraque publicitaire et effets spéciaux.

    Voilà la clef du succès d’un film commercial, il faut que celui ci s’adresse à son public comme le ferait une infirmière à son patient demeuré et le tienne ensuite captivé par un florilège de formes et de couleurs, tel un enfant dans son parc. La planète des singes en est l’illustration, mais n’est hélas pas le seul.

    Je dirais que tous les films qui sortent actuellement suivent plus ou moins la même recette, mais où est passé Hitchcock? Où se chache Kubrick ? De même, la littérature ne semble pouvoir pondre aujourd’hui que quelques merdes sentimentales sans ampleur, rejoignant ainsi la bouquineterie jeunesse dans sa fange. Et que dire de la musique qui offre maintenant Justin Bieber alors qu ‘avant on avait Beethoven, Mozart ou Wagner ?
    Je ne parlerai pas de la télévision française où n’existe que plus belle la vie et Joséphine, alors qu’avant étaient produites des séries de qualité comme le prisonnier.

    Mes amis, car je considères tous les individus intelligents de la planète comme mes amis, il faut se rendre à l’évidence, le monde va mal, les gens sont bêtes et le deviendront de plus en plus. Ceci étant, comme nous ne pouvons pleurer indéfiniment, il nous faut rire. Rions de ces malheureux condamnés à jouir de chaque bouses pondues par Hollywood comme si c’était de l’or, rions de la médiocrité de leurs goûts, à la hauteur de celle de leurs minables vies. Gaussons nous de leur incapacité à tout simplement saisir la complexité d’un scénario, lui préférant chaque jour, des films incohérents bourrés d’effets spéciaux dont ils tirent un plaisir, qui nous, nous couvrirait de honte.

    Car y a t-il autre chose que le scénario d’un film à être important ? Image, Réalisation, Émotions ne sont que friandises pour neuneu, car ne s’adressant pas à notre raison. Or nous, personnes intelligentes, brillantes et supérieures, qu’avons nous à faire de ce qui ne concerne pas les qualités que nous plaçons les plus hautes, seul à même de de guider les hommes vers les sommets ?

    Frères d’intelligence, gaussons nous de ce qui nous est étranger, de ce qui ne flatte pas notre égo. Nous sommes intelligents, il est important que nos rires, plus que tout discours, le démontre et l’étale. Affirmons l’infériorité des goûts de la plèbe, plaignons la tout haut mais pas trop, en effet ils sont les plus beaux révélateurs de notre supériorité.

    Cordialement, un compagnon de classe.

    • Excellent. Qu’il est jouissif, notamment dans ce blog de l’Odieux Connard, de célébrer entre gens de bonne compagnie notre supériorité intellectuelle et notre aspiration à des goûts plus élevés et surtout de se gausser de la bêtise, du manque total de discernement et du goût épouvantable et risible de la vulgaire plèbe. Et je vais toujours au cinéma, non pour apprécier les films mais toujours pour contempler les sommets de médiocrité des blockbusters et de leurs spectateurs.

  54. Le jour où des documentaires feront vendre, alors Hollywood nous fera de superbes docu… Bien que cela ne soit pas prêt d’arriver :-)

  55. En lisant plusieurs de tes articles, je croyais que tu avais du goût mais je constate qu’il n’en est rien. En fait, tu te contentes de critiquer tous les films américains que tu vas voir au cinéma. Tu as chroniqué de véritables merdes cinématographiques sans pourtant les qualifier d’étron comme tu l’as fait pour ce film. Et autant j’ai apprécié quelques unes de tes précédentes critiques acides et mordantes, autant cette fois-ci l’humour noir a fait place à une diatribe systématique et agressive qui n’avait plus pour objectif de critiquer de façon argumentée et humoristique mais de casser un film honnête.
    Le problème c’est que plus de 90 % de tes critiques sur ce film sont fausses et procèdent de la plus totale mauvaise foi. Reprenons donc la plupart de tes critiques :

    « Finalement, les valeureux chasseurs ne repartent qu’avec un singe et laissent tous les autres se barrer. »
    Faux. On voit très clairement que plusieurs singes sont capturés. Tu sembles avoir une mémoire des plus sélective.

    « Et du coup, lorsque sa cellule est ouverte, la bougresse commence à agresser tous les scientifiques du coin qui n’ont pris aucune précaution (alors que ça fait 5 ans qu’ils bossent avec des singes) »
    N’as-tu jamais vu aucun documentaire animalier ? Les singes sont-ils enfermés en permanence dans la réalité et les scientifiques ne les approchent-ils jamais ? Je me gausse.
    « Le singe semble inarrêtable et TOUTES les vitres de sécurité qui passent à portée sont traversées par la bête qui les éclate sans soucis, sans se faire mal, et sans ralentir. Durant tout le film, il y a un paquet de vitres qui vont subir le même sort consternant. »
    Les vitres brisées n’étaient pas des vitres de sécurité mais de simples vitres. Mais il est vrai que pour le réalisme des scénes on aurait pu montrer quelques petits pieds de singes ensanglantés…
    « puis défonce la vitre de la salle de conférence où était le conseil d’administration (comme par hasard ! Plutôt que de filer vers l’extérieur) »
    Franchement là, la mauvaise foi confine au ridicule. Tu reproches plus loin dans ton articlesaux singes de s’orienter sans Google maps mais là tu reproches à la gueunon de ne pas filer vers l’extérieur. Il est clair qu’elle aurait dû s’arrêter pour lire le plan du grand complexe pour savoir exactement quel couloir emprunter pour sortir.
    « Ca veut dire que le virus n’a rendu personne agressif, en fait, ça te dirait pas d’en parler à ton chef genre « Hep, au fait : c’est bon, tout est prêt, on peut devenir riches« , nan ? Même pas l’évoquer comme ça, entre deux portes ? Je dis ça pour vous aider, hein, mais non : ils ne le feront pas. Mais qui a pu écrire un truc aussi absurde ? Un singe ? Un lombric ? Un caillou (il faut savoir que le caillou adore écrire des scenarii en cachette) ? Et nous n’avons pas encore dépassé les 10mn de film, c’est beau tout de même ! »
    Qu’est-ce qui te permet d’affirmer qu’il ne l’a pas dit à son chef ? Rien. Mais ceux qui comptent ce sont les financeurs et non le chef !
    « Curieusement, lorsque le voisin en colère lui tombe dessus, le singe qui il y a 10mn faisait des acrobaties de fou n’arrive pas à sauter une barrière d’un mètre de haut avec en plus des prises dessus. Ne cherchez pas à comprendre. »
    C’est assez compréhensible. C’est la peur qui a fait perdre ses moyens au jeune singe. On a vu par exemple d’excellents nageurs paniquer parce qu’ils avaient bu la tasse et perdre leurs moyens. Cette scène n’était pas illogique.
    « César étant un peu blessé suite à cette altercation, Will, après avoir calmé le voisin et expliqué que son animal voulait juste jouer, l’emmène au zoo. Incroyable coïncidence la vétérinaire n’est pas un gros boudin suant le gras, mais un canon prénommé Caroline. Et figurez-vous que notre gentil singe n’a pas seulement repéré qu’elle était mignonne (il fait le signe « grosses loches » en langage des signes), mais en plus, explique dans sa langue que Will doit inviter Caroline au restaurant. Je ne déconne pas : le singe connait les principes sociaux de la drague humaine et maîtrise parfaitement le concept de restaurant alors qu’il vit planqué dans un grenier aménagé, ce film est incroyable. On ne le voit pas bien à l’écran mais César dit à Will de ne pas oublier le GHB et les capotes et de bien réviser sa position de la toupie moldave. A ce moment là déjà, je bavais une sorte de mousse mêlant bile, salive et sang. »
    Il semble que tu n’ais pas compris cette scène. C’est Will qui s’est servi du fait que le singe lui parlait par signes pour inviter la vétérinaire au resto et pas le singe qui a suggéré qu’ils y aillent.
    « ils vont donc de l’autre côté du Golden Gate Bridge, où mystérieusement, il y a une immeeeeeeeeeeeeeense forêt (Google Earth lui a l’air moins convaincu) avec des arbres gigantesques, sortes de substituts péniens sylvestres. »
    Tu n’as pas lésiné sur les « e » de immense forêt pour essayer d’apppuyer ton propos, le problème c’est que Google Earth indique qu’il existe bien une forêt non loin du Golden Gate Bridge. Là encore de la mauvaise foi…
    « C’est incroyable (qui a dit impossible ?) : le virus a aussi modifié son ossature et ses muscles ? Non, mais bon : le spectateur moyen étant un peu con, qui dit singe malin dit singe debout. Voilà, comme ça, personne n’est perdu. C’est très nul, oui, mais avouez : ça vous aide à suivre tellement c’est complexe, non ? »
    Là encore visiblement, tu n’as pas vu de documentaire animalier ? Ton argument d’ossature et de muscles est ridicule. Tu n’as jamais vu de singes se tenir debout ????

    « « Salut Steve, je n’ai rien de neuf !
    – Moi non plus, et je ne te donnerai pas de pognon.
    – Tiens, je te file une information qui n’est pas neuve non plus et que tu avais déjà !
    – Comment ? Mais c’est super : tiens, voilà des millions de brouzoufs ! » »
    Ha bon, le fait qu’il ait essayé le virus sur son père c’est pas du neuf ??

    « Merci les mecs. En attendant, il faut de nouveaux cobayes ; un cheptel de quelques singes est donc amené au labo, et il faut sélectionner lequel sera choisi pour voir son intelligence boostée : ils prennent donc Koba, un singe avec la gueule à moitié lacérée, borgne, violent et qui en plus est celui qui collabore le moins. Je… mais pourquoi ? Pourquoi ? Y a t-il une seule raison valable à part que si ce n’était pas le cas, ça aurait fait une scène qui se tenait debout ? Non ! C’est le concours du plus mauvais film, allons jusqu’au bout ! »
    Tu crois que dans l’expérimentation animale on dresse un profil psychologique des primates avant de leur injecter des produits ?
    « Ah, au fait : vous vous souvenez de la cage vide au milieu du dôme dont je vous parlais au début ? En fait, c’est la cage du gorille. Mais alors où était-il lorsque César est arrivé ? A Ibiza ? Parti faire les courses ? Non, on ne sait juste pas. C’est beau. »
    Tu crois que les animaux ne vont jamais faire un tour dans le labo du vétérinaire ? En outre, le fond de la cage du gorille était plongé dans l’ombre.
    « Dans le laboratoire Gen-Sys, Koba, lui, fait des progrès extrêmement rapides puisqu’en quelques heures, il a appris à lire et à écrire tout seul, alors qu’aucun livre ne lui a été soumis. »
    Comment sais-tu qu’aucun livre ne lui a été soumis ? Il n’était pas présent dans toutes les scènes du film. Et il y a une petite subtilité scénaristique qu’on appelle « une éllipse » (à la lettre E dans le dictionnaire).
    « Et quand je parle de fleurs, je parle de pâquerettes, le genre de fleurs que le singe n’a jamais vues (de son oeil unique) !  »
    Ha, parce que tu connais tout le passé de Koba, sa jeunesse etc, chaque moment de sa vie ?
    « Franklin, lui, alors qu’il est en train de bosser avec Will, constate qu’il commence à éternuer du sang, comme tout cela est bien normal ; il s’empresse donc de ne surtout pas en parler aux dizaines de médecins autour de lui et de faire comme si de rien n’était. C’est vrai ; respirer un virus expérimental et balancer du sang par tous ses orifices, pas de quoi s’inquiéter. Heureusement que tu es un scientifique, Franklin.  »
    Peut-être que tout simplement, il avait peur de se faire virer et qu’il est allé consulter un médecin au dehors.
    « Là, lecteurs attentifs, vous me direz : « Dites donc, c’est pas pour dire, mais comment les autres singes peuvent voir la scène ? Ils sont dans leurs cages, à l’extérieur du dôme, quelque part dans un couloir sombre, comme on l’a vu tout à l’heure dans le film, puisque jusqu’ici, aucune cage n’était visible dans la verrière, à part celle du gorille ! C’est même pour ça qu’au départ, Will et César ne s’étaient pas méfiés en arrivant à la fourrière.
    Mauvaise foi quand tu nous tient… Le but de la manoeuvre n’était pas de montrer à tous les singes que César était le chef mais de matter l’ex chef des singes. Donc tes arguments de disposition de cages ne tiennent pas.
    Et bien si ; toutes les cages, pour arranger l’histoire, se retrouvent avec vue sur le dôme afin de bien voir la scène, ce qui signifie que l’équipe du film n’a pas hésité à dire « Tiens, et si on modifiait le décor pour arranger nos affaires ? De toute manière, les spectateurs sont de gros cons, pourquoi s’emmerder à faire un film cohérent ? Les décors à géométrie variable, c’est tellement mieux !« . Là, donc, on ne parle pas d’oubli ou d’erreur, mais bien de foutage de gueule volontaire : c’est tout de même assez ultime. »
    Au fait, des parois coulissantes ou que l’on peut enlever et remettre à loisir, ca existe.
    « Will, chez lui, se prépare à injecter le nouveau virus à son père pour le soigner, mais le vieux corniaud, qui jusqu’ici était gâteux, devient soudain juste assez conscient pour empêcher son fils de le soigner : père et fils s’endorment donc main dans la main, et au réveil, il n’y a plus que le fils : papa est allé explorer l’autre-monde. Adieu, papy. »
    Tu ne connais pas non plus la maladie d’Alzheimer, visiblement. Ca commence à faire beaucoup de lacunes. La maladie d’Alzheimer donc est ponctué de moments de profonde confusion et d’autres de lucidité.
    « A un moment, il observe même un garde qui utilise un code pour entrer et sortir du dôme ; à son tour, César apprend le code en le voyant tapé et s’en sert la nuit même lorsqu’il quitte sa cage pour accéder à la verrière. Je rappelle que quelques scènes plus tôt, il n’a pas eu besoin dudit code pour se rendre au même endroit et y libérer son pote le gorille avant d’imposer sa suprématie sur le singe caïd local. »
    Il a simplement opté pour une solution plus facile et plus rapide. Pour le coup, le César neuneu que tu dépeinds est plus fûté que toi.
    « Il n’empêche que le bougre quitte la fourrière pour se rendre tel un ninja jusqu’à chez Will (il a sûrement Google Map pour retrouver la maison) »
    Rien n’indique que le trajet entre la fourrière et chez Will soit particulièrement long et César a pu le visionner dans la voiture qui l’y emmenait.
    « Ce qui donne un passage intéressant lorsque le patron de la fourrière passe devant le dôme et constate que tous les singes sont devenus bipèdes (là encore, ne me demandez pas pourquoi) et sont tous en train d’écouter religieusement César qui leur fait un petit discours du genre « Aujourd’hui, nous contrôlons la litière à caca, demain, le monde, et non, il n’y a pas d’étape intermédiaire« . Lorsqu’il aperçoit le responsable humain qui l’observe, le chef singe ordonne la dispersion de ses troupes, qui partent en tous sens en sifflotant les mains dans les poches. Rien de suspect, donc. »
    A ce moment là, César ne parlait pas encore. Le patron de la fourrière s’est simplement dit que César était devenu le chef de la bande. Que voulais tu qu’il fasse ? Qu’il contacte un psychologue pour primate pour essayer de comprendre leurs comportements à peine suspects ?
    « Je résume, le virus qui est censé juste rendre plus intelligent, non content de modifier l’ossature des singes et les muscles qui vont avec fait aussi pousser des cordes vocales sans compter qu’il modifie la langue, le palais, la dentition, les lèvres…  »
    Encore une fois l’argument faux de l’ossature des singes (je te suggère vraiment d’approfondir tes connaissances sur le sujet). En outre, des singes ont déjà prononcé des mots.
    « S’ensuit un grand moment : les singes, désormais libres, foncent dans le dôme, escaladent l’arbre central et passent par… attendez… que… comment ? Ils… ils passent au travers des vitres de la verrière ? Vous voulez dire qu’encore une fois : tous les singes pouvaient se barrer comme ils le voulaient mais ne l’ont pas fait ? »
    Le cas de poissons ou de dauphins cernés par un filet sous-marin et qui pourraient sauter par-dessus pour s’en échapper mais ne le faisant pas par manque d’intelligence ou par peur est connu. En outre, dans un groupe, il faut parfois l’action d’un leader pour que les autres osent franchir le pas.
    « directement et sans la connaître encore une fois, les singes foncent sur la zone de détention des cobayes de Gen-Sys et libèrent Koba et les autres singes intelligents. »
    Les singes foncent au hasard. Ta volonté de pourrir le film est flagrante dans cet exemple.
    « Steve Jacobs, lui, arrive en premier au boulot comme tous les matins. Etant un peu con, il ne remarque pas de l’extérieur le demi-million de vitres brisées, les voitures rentrées en collision devant le bâtiment, etc. »
    Je suppose que le complexe de recherche privé ne ressemble pas à une petite maisonnette et que si les singes sont entrés par devant et que Jacobs lui va garer sa voiture dans le garage interne (qui se trouve très souvent du côté opposé à l’entrée principale) il est assez cohérent qu’il n’ait rien remarqué au premier abord.
    « En tout cas, une partie d’entre eux fonce libérer les singes du zoo du coin, et pour ce faire, envoient un gorille défoncer la grille qui cède sous son poids (on va donc dire que c’est un très, très, très gros gorille avec un cul assez lourd pour faire céder le genre de grilles qui arrêtent une voiture). Puis, les singes arrachent les barreaux sans difficultés (ce sont des grilles Ikea ?). »
    Tu travailles dans un zoo pour affirmer de façon péremptoire qu’une grille est sensée arrêter une voiture ? Vu que tu sembles être un expert en la matière, J’ai une question qui me turlupine : Ces grilles arrêtent une voiture qui roule a quelle vitesse ? 30 km/h ? 50 km/h ?
    De plus, une fois, la grille défoncée, je ne vois pas où est l’incohérence d’enlever les barreaux.
    « A plusieurs reprises, on voit des singes qui grimpent sur tous les bâtiments qui passent, et lorsqu’ils arrivent au sommet, se retrouvent en possession de leurs fameuses lances improvisées, alors qu’ils ne les avaient pas durant leur grimpette »
    Mauvaise foi encore et toujours. Tous les singes n’avaient pas de barreaux. Ceux qu’on a vu grimper n’en avaient pas. C’est tout.
    « alors qu’il fait un soleil radieux sur la ville, le pont est plongé dans un brouillard londonien terrible histoire de dire « attention, les gens vont être surpris en voyant des singes sortir de la brume »
    Tu n’as jamais vu de brouillard par beau temps ? Tu n’as jamais vu de soleil radieux et à quelques encablures de nappes de brouillard ?? Et bé….
    « Je vous rappelle, soit dit en passant, que Steve n’a jamais vu César de sa vie, mais ce n’est pas grave. »
    Tiens donc, ne l’a t-il pas vu dans la scène du complexe envahi que tu as tant critiquée ?
    Le… le rien ? Gros Franklin n’avait contaminé personne jusqu’ici, il lui fallait tousser du sang sur les gens pour les contaminer ; du coup, un simple masque, et hop ! Immunisé ! Comme quoi, même la petit séquence post-générique, ils la loupent. J’ai envie de dire : chapeau.
    Qui a dit que le Gros Franklin était un scientifique émérite. Peut-être était-ce un obscur assistant laborantin.
    J’aurai pu critiquer encore quelques uns de tes arguments, mais j’ai déjà passé suffisamment de temps sur ces deux articles.
    Vu les nombreuses réactions de tes lecteurs, tu as décidé d’écrire un second article ou tu traites une partie de tes lecteurs de demeurés en reprenant notamment l’argument « un film au scénario incohérent est forcément un film nul » avancé pour le film les X-men par Erdan29 au passage. Le problème c’est que si le film compte quelques incohérences mineures (mais très très rares sont les films sans aucune incohérence), il reste un bon film.Comme quoi la critique systématique des films a ses limites et tu ne sors pas grandi de ces deux articles gorgés de mauvaise foi et ou au passage tu te permets de considérer beaucoup de tes lecteurs comme des décérébrés qui bouffent de la merde cinématographique et aiment ça.

    • La ou c’est amusant, c’est que tu lui fais subir exactement ce que tu critiques chez lui :)

      Y a-t-il vraiment une leçon à donner?

      • Je ne vois pas les choses comme ça.
        Je considère les arguments avancés comme erronés ou de mauvaise foi
        et je souhaite donc y répondre. Et si l’odieux connard peut critiquer, il peut être critiqué lui aussi, c’est la loi du genre. De la même façon, si l’on peut critiquer négativement un film, on a aussi le droit de défendre un film qu’on a aimé.

      • on en a le droit mais quel intérêt, dans la mesure ou tout cela est du second degré? Fais plutôt un blog défendant tes films, ça aura plus d’impact

      • Ha, ok, je n’avais pas compris. Je croyais que les commentaires servaient à exprimer ses opinions, mais je me suis visiblement trompé. Ils servent en fait à léchouiller le cul de l’odieux connard et à dire à quel point on apprécie sa prose magnifique.
        « J’étais plié en lisant ton article. J’ai trop kiffé. lol, mdr, ptdr !!!!!!!!!!!!

      • Les commentaires sont des commentaires. Ils ne feront pas avancer le monde, tout le monde aura oublié le mien dans quelques minutes par exemple.

        Je pense juste que c’est assez vain de critiquer un site , quel qu’ il soit et de ne rien faire de plus. Si on veut s’engager, autant le faire de son côté, plutôt que chez les autres. Créer un parti politique si on aime pas la politique. Créer un blog qui aime le cinéma si on aime pas ceux qui critiquent le cinéma.

        Il y a plein de moyen beaucoup plus constructifs de faire avancer ses idées.

        Je trouve juste dommage que des gens engagés ne le soient pas tant, et reportent la faute sur d’autres.

        Ma foi, après, chacun fait ce qu’il veut, et on oubliera tout ça dans quelques minutes

    • Je n’ai pas lu la totalité de votre commentaire, bien trop long.
      Mais je me permets tout de même de vous faire cette demande osée : « Tu veux bien être mon(ma) copin(e)? »
      Non, parce que, qu’est-ce qu’on doit se marrer avec vous.

      • Tu cherches un nouveau copain ?
        Pourtant il me semble que tu es déjà particulièrement éprise de l’Odieux Connard et que tu bois ses paroles comme l’enfant tête le sein de sa mère.

    • Putain, il y en vraiment qui sont long à la détente.

      Donc, pour la énième fois les réponses aux deux objections qui reviennent sans cesse chez ceux qui n’ont toujours pas compris (ou qui font mine de ne pas comprendre) l’un des buts de ce blog, dans la F.A.Q. :

      « – Pourquoi toutes vos critiques de films sont elles super négatives ? Vous n’aimez rien ?

      Plus simplement, la confusion est courante : je ne critique pas, je spoile. Je ne parle pas ou peu de la réalisation, du jeu d’acteur, des costumes, des effets spéciaux… je m’en tiens au scenario et aux choses qui me font rire malgré elles (incohérences, répliques mal trouvées…) et je raconte le film. Et ce, de manière ultra-négative (et c’est souvent mérité). Sinon, j’aurais appelé ce site « Le blog d’un type formidablement objectif« .

      – Vous n’avez d’ailleurs que ça à faire, hein, d’aller au cinéma critiquer des films, sale aigri ?

      Dans « Le blog d’un Odieux Connard« , quel est le mot qui vous pose problème ? Par ailleurs, raconter un film est pour moi un petit plaisir malsain ; chacun ses loisirs. « 

      • « tu ne sors pas grandi de ces deux articles gorgés de mauvaise foi »

        C’est bien au moins tu sais lire, ici c’est l’odieux connard, pas le gentil bisounours.
        Et ton décryptage de la planète des babouins, primo ça n’a rien à faire ici, et deuxio on s’en fout en fait.

        Maintenant, vas, prends donc ce chocolat tu l’as mérité.

      • Hè, la mouette qui chie, J’ai pris mon chocolat, merci, et je reviens.
        Oui je sais lire et même chose extraordinaire écrire.
        Donc parce que c’est un odieux connard et pas un bisounours, on doit fermer sa gueule et faire des génuflexions ? Mon décryptage n’a rien à faire ici ? Suis-je dans la secte des idolâtres de l’odieux connard ? Les commentaires ne sont-ils pas là pour s’exprimer et lancer des débats ? Et décrypter les films, n’est-ce pas ce que fait l’odieux connard ? J’estime que j’ai le droit de décrypter son décryptage…
        Et si on s’en fout de mon décryptage, pourquoi perdre ton temps à me répondre ?
        Il me reste du chocolat, tu en veux un peu ?

      • Alors toi, au palmarès des trolls moins subtils qu’un film de James Cameron, tu termines premier avec une dizaine d’années-lumière d’avance sur tous tes concurrents.
        L’odieux connard fait pareil ? Oui, mais il revendique le fait d’être un troll, et il est par ailleurs ironique là où tu te contentes d’être agressif.
        Oh oui, battez-vous, faites une bagarre de trolls !! Le gagnant remporte son poids en chocolats fourrés à l’étudiante autrichienne !

    • Cher(e) Cristal,

      je me permets de reprendre votre message et de m’amuser moi aussi à vous faire remarquer que la mauvaise foi n’est pas unique à l’OC. Vous aussi en faite preuve pour defendre le scenario de ce film plein de gros pâtés.

      « Qu’est-ce qui te permet d’affirmer qu’il ne l’a pas dit à son chef ? Rien. Mais ceux qui comptent ce sont les financeurs et non le chef ! »

      Nous parlons la bien d’investisseur qui viennent pour un projet de Thérapie génique, dont le développement coutent moult brouzouf. Apparemment le cobaye a une crise de violence pif, paf pouf le projet dont le développement devait être financer par la génération spontanée est abandonné illico presto. Il est fort étonnant que les financeurs ne demandent pas les résultats de l’expertises scientifiques et lâchent un projet déjà couteux juste pour une crise d’agressivité passagère que le premier assistant ( Franklin) sait expliqué en 10 secondes. Ses investisseurs ont l’investissement à court terme et la logique d’un lombric pour faire une conclusion aussi hâtive.

      «  Tu reproches plus loin dans ton articlesaux singes de s’orienter sans Google maps mais là tu reproches à la gueunon de ne pas filer vers l’extérieur. Il est clair qu’elle aurait dû s’arrêter pour lire le plan du grand complexe pour savoir exactement quel couloir emprunter pour sortir. »

      Certes l’OC s’amuse à faire cette remarque sur Google map. Mais je note une chose puisque plus loin dans votre message vous faites remarquer à l’OC qu’il fait pas preuve de rigueur scientifique dans sa critique (ne regardant pas assez de documentaire scientifique pour savoir que les singes peuvent etre debout, par ex). Donc faisont preuve de rigueur scientifique et de non mauvaise foi, amusons nous.
      Il s’agit d’une entreprise qui développe des projets à base de thérapie génique utilisant donc des virus pour corriger l’adn. Bon alors si vous pensez que la manipulation de Virus modifié se fait dans des zones contiguë à des zones administratives et ce sans aucun SAS de décontamination alors c’est que vous non plus n’êtes pas au sujet de ses choses la. Le principe du SAS de décontamination c’est d’éviter la propagation de Virus ou agent pathogène. De toute évidence la sécurité de l’entreprise est a revoir, mais non les investisseurs continuent de mettre du fric dans Gen machin, puisque la boutique tourne toujours cinq ans après.

      « Tu crois que dans l’expérimentation animale on dresse un profil psychologique des primates avant de leur injecter des produits ? »
      Pour ce passage, je vous dirais que je suis d’accord avec vous sur ce fait, sauf que pas pour l’occasion en question ( si les scénaristes étaient intelligent, pourquoi me direz vous, je développes.
      – 1er  point de vue :scientifiques, prendre un singe agressif pour prouver à des investisseurs que le produit ne rend pas violent ( voir le premier évènements qui fut à l origine de l’arrêt du produit)est contreproductif. Si le singe violent reste violent après l’injection alors sa violence est du à quoi ? Sa nature ou le produit ??
      Un bon scientifique aurait choisit de développer le produit sur un singe violent et un non violent pour démontrer que la violence est un facteur à exclure des résultats.
      -2em point de vue : le commercial ( steve jacob) Les investisseurs sont persuadés que le traitement rend violent, putain je vais pas m amuser à augmenter les couts de test en prenant un singe violent pour prouver qu’il risque d’être encore violent après. Prenons plutôt un singe calme et s’il reste calme, bingo le traitement ne rend pas violent.

      Oui vous avez occulter dans ce passage que la raison de l’abandon du traitement était l’état de violence de la mère de caesar. Pour le coup le profil psy du cobaye est IMPORTANT.
      « Peut-être que tout simplement, il avait peur de se faire virer et qu’il est allé consulter un médecin au dehors »

      D’accord avec vous pour l’état d’esprit de notre ami Franklin. Par contre notre bon héros a vu Franklin être en contact avec un Virus Aeroporté et lui est biologiste (enfin au vue du film on peut se demander leur niveau outre-atlantique), il aurait donc en responsable du projet mettre Franklin en observation… car lui n’est pas un simple assistant. Car même s’il ne pense pas que le virus peut avoir des consequences mortel sur l’homme, il vient de gagner un cobaye humain fortuit et gratuit pour l’occasion…occulter cela est aberrant.
      « De plus, une fois, la grille défoncée, je ne vois pas où est l’incohérence d’enlever les barreaux. »
      La grille pour le coup est juste couchée, c’est pas pour autant que les soudures entre les barreaux horizontaux et verticaux ont toutes cédés et que l’on peut prendre les barreaux comme des lances sur un râtelier.
      « Tiens donc, ne l’a t-il pas vu dans la scène du complexe envahi que tu as tant critiquée ? »
      Et donc dans ce passage au dessus de la tête de Caesar il y a une icône Boss de fin de niveau qui clignote ? Parce que moi j’ai pas vu ça dans la scène en question
      Ceci étant j’arrête la critique de tes remarques, et passe au point qui moi m’ont fait hurler de rire et dire que ce film ( sans vouloir le degommer ) est une bouse scénaristique. Et je vais essayer de pas être de mauvaise foi.
      – Notre héros décide de choisir un Virus aéroporté comme nouveau vecteur de la therapiegénique, ok ca me va. Mais pourquoi diable en a t il deux bouteilles dans son frigo ?? La première fois il avait une raison d’en sortir en douce, la survie du projet et soigner son pere…hors à ce moment du film papa est mort et le projet est repartie de plus belle…donc pourquoi la présence des deux bouteilles dans son frigo ? Une soirée match de foot avec des potes ? Des réserves de virus qui rend intelligent pour la vision du prochain Secret story ? Je m’interroge…en tout cas l’occasion fait le laron et c’est bingo pour l’ami Caesar…

      – En plus de rendre intelligent les singes, le virus leur donne des connaissances innées humaines…exemple Caesar sait monter à cheval sans problème…connaissance de génération spontanée.
      – Notre ami Caesar en plus d’être intelligent à conscience de « Tuer c’est mal, sauf les méchants la tu peux ».

      Je note aussi que contrairement aux premiers films de la planète des singes, les singes s’entendent tous comme des frères. Pour rappel Gorille, chimpanzés etc… ne sont pas de la même race, ils ne se croisent pas me semble t’il. Et si vous vous souvenez dans les premiers films, chacune de ses races cohabitent mais ils ne s’apprécient pas forcement et on des aprioris racistes ( les gorilles y sont dépend comme des militaristes, les chimpanzés comme des pacifistes intelligents). Le virus transmets donc le politiquement correct au passage, trop bien la vie non ^^

      Je ne poste cela qu’a but ludique et non polémique.

      PS : désolé pour le nombre de faute

      • Même si je n’arrive pas à la même conclusion que vous concernant la qualité de ce film, je dois reconnaître que vous avez raison sur les arguments que vous avez avancés. Toutefois, je ne sais pas comment peuvent réagir des chimpanzés et des gorilles ensemble, mais dans les premiers films, le racisme existant entre les chimpanzés et les gorilles venaient du fait qu’ils se côtoyaient depuis longtemps et que des tensions s’étaient peu à peu accrues car les gorilles détenaient le pouvoir militaire, les chimpanzés étaient plus pacifistes et tolérants et enfin les orangs-outans détenaient les plus hauts postes, à la fois politique, scientifique et religieux.
        J’avais

      • En tout cas OC n’use guère de son clavier pour répondre. Heurusement, moult larbins volontaires sont là pour le faire à sa place….

  56. C’est marrant, là vous en êtes à faire des critiques de critiques de critiques…

    Juste une remarque:
    Odieux : qui suscite le dégoût, l’aversion, la haine
    Connard : imbécile, stupide

    Monsieur Connard me reprendra au besoin, mais je crois que vous n’avez rien compris à ce blog les petits gars, c’est pas un blog de cinéma…

    Pour aller plus loin: je me suis arrêté au commentaire 17…
    DarkCowBoy, de quel droit parlé vous au nom du public? Vous n’en êtes pas le seul représentant! Est-ce si difficile d’imaginer que le public est composé de différentes personnes ayant différentes attentes?
    Je me suis demandé pourquoi tant de haine pour ce blog, de façon assez gratuite, essayant de reproduire (vainement de mon point de vue) sur ces critiques ce que sont les critiques de ce blog sur les films (genre soyons l’odieux connard de l’odieux connard)… Étant fan de Derrick, je me suis permis de cliquer sur votre pseudo, et là, à ma grande surprise (pas tant que ça au fait…)… Je me permet juste donc de vous citer, les lecteurs assidus de ce blog feront assez rapidement le lien…

    « Voici la première partie de mon rapport de la Japan Expo 2011 sous forme d’un Roman-Photo, (des dessins étant contraire a la logique, vu que c’est un lieu ou les dessins prennent chair et vie grace a la passion des fans qui se cosplay), mettant en scène des personnages de BLEACH : Shunsui Kyouraku et Nanao Ise. »

    Source: http://blogbdcine.canalblog.com/archives/2011/07/05/21548704.html

    Sans aller plus loin: merci, j’ai beaucoup rit :p

  57. Quoi même pas une référence à la « Suspension consentie de l’incrédulité » :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Suspension_consentie_de_l%27incr%C3%A9dulit%C3%A9 ?!?!?

    Pour moi la règle est simple si le flim est « globalement » bon ( un mélange de : trame, mise en scène, acteurs, cadrage, lumière, références, gaffeurs, …) : je veux bien suspendre de manière consentie mon incrédulité, sinon je vais faire un tour sur ce blog :)

    Un peu le même débat que « c’est pas grave que ce soit con-con : c’est pour les enfants »…

  58. Histoire d’arriver comme un cheveu sur la soupe, un point me turlupine, et ce n’est pas la légitimité des incohérences dans les films à gros budget.
    Je bloque simplement sur l’orthographe du pluriel de scénario. « Scénarii » est une version francisée de l’ancienne orthographe du terme italien (qui en langue moderne s’écrit avec un seul i). Cependant le mot « scénario » avec l’accent est un mot devenu français (en italien il n’en prend pas) et il doit donc suivre les règles grammaticales françaises, non?
    Merci d’éclairer ma lanterne sur ce point qui me fait des nœuds aux neurones.

    Pour le reste, très cher Odieux, merci pour ces lettres qui me ravissent par leur humour et leur cynisme.

    Bien à vous.

  59. N’avez-vous jamais pris place lors d’un film demandant un peu de réflexion, ou pas d’ailleurs, par un malencontreux hasard près d’un neuneu et de sa greluche ?
    Cette dernière passant son temps à demander ‘keskispass là ? pourkoikil à dit ça ?’ et l’autre branquignol de lui refourguer des explications foireuses, prouvant ainsi l’une comme l’autre que nenni mot n’était ouïe ni nulle situation entravée correctement de leur part ?

    D’autres techniques obscures qu’un scénario se tenant sont donc à l’œuvre dans nos salles elles aussi obscures afin de nous sauver d’une telle situation.
    – Divertissement de l’attention du spectateur.
    Par des images, des sons, des mouvements retenant l’attention sur les perceptions. La surcharge sensorielle permettant d’outrepasser la prise de conscience, donc le sens critique.
    – La fausse promesse (dite aussi technique de la bande annonce avec les meilleurs moments du film)
    « Vous allez voir un super film ». Bon mais en fait pas tant que ça, mais puisqu’on est là… et qu’on a payé, pas question de partir avant la fin !
    – L’effet de groupe
    Tout le monde semble avoir aimé. Si je n’ai pas aimé, c’est que j’ai un problème… Je n’ai pas de problème, donc j’ai aimé.
    – La dissonance cognitive
    Corolaire des précédents, justification a posteriori du comportement : je suis allé voir ce film librement (surabondance du choix), j’ai payé, je suis resté jusqu’au bout et mes amis ont aimé. Pour rester en cohérence avec ces faits, je dois le justifier avec des arguments tels que ceux décriés ici (les incohérences on s’en fout, etc.)

    Et on constate également ici dans un commentaire un peu plus haut les effets du renforcement négatif : toute critique, même de mauvaise foi, risquant de créer une brèche dans la dissonance, créé un renforcement du comportement. L’individu tance vertement son contradicteur et est encore plus convaincu de la justesse de son opinion.

    Je crois donc qu’en effet, commercialement la cohérence du scénario ne fait pas le poids face à ces techniques de manipulation.

    PS : au pluriel on écrit, scénarios ou scenarii, pas scénarii

  60. Même si je suis globalement d’accord avec ceux qui sont d’accord avec l’Odieux Connard (pas de prise de risque), je voudrais tout de même souligner qu’il y en a plein ici qui se lamentent sur la culture de masse = culture de merde comme phénomène moderne (« halala, avant il y avait Hitchcock et Mozart »), mais ça a toujours existé. C’est simplement que la surmédiatisation et la multiplication des supports disponibles nous donnent l’impression que c’est davantage omniprésent. Je ne vais pas remonter aux origines du monde (encore qu’on pourrait citer le théâtre romain : tragédie pour la subtilité et la versification, pantomime pour le comique en gros sabots), mais il me semble que les blockbusters d’aujourd’hui sont les dignes héritiers d’un genre créé au XIXe : le mélodrame, qui usait et abusait déjà des caractérisations faciles (le gentil, la fille, le méchant, avec, déjà à l’époque, chacun son thème musical), les incohérences scénaristiques, les grosses ficelles d’effets spéciaux (trappes, fumées…), jouant plus sur l’émotion que sur l’intelligence (voir les textes de Diderot et de Victor Hugo sur la question, ou plus récemment les chercheurs qui travaillent sur le théâtre du XIXe). A l’époque, c’était le genre théâtral réservé aux pauvres, tandis que les riches / gens éduqués (oui, c’étaient les mêmes) allaient au théâtre, à l’opéra, voir les productions des « grands maîtres ». Je voudrais bien pouvoir dire qu’aujourd’hui la scission entre intellos / adeptes de la culture de masse et entre les classes sociales (riches / pauvres, bobos versus banlieue, etc) n’est plus parallèle mais hélas je ne suis pas convaincue que ce soit vrai, même si j’avoue manquer de connaissances sociologiques sur la question.

    Le fait est que pour le mélodrame du XIXe comme pour les blockbusters hollywoodiens les deux affichent généralement clairement la couleur, ce sont des créations qui n’appellent pas à l’intelligence mais à une sorte d’instinct animal, émotions primaires, adrénaline, goût pour les choses colorées et qui bougent. Si on va voir Green Lantern, la Planète des Singes ou Avatar et qu’on en ressort déçu * , c’est qu’on est un gros autiste incapable de décrypter une affiche ou une bande-annonce. Je suis assez convaincue que ce n’est pas le cas de l’Odieux Connard. Il va voir des navets en sachant que ce sont des navets et parce qu’il aime ça (moi aussi, j’adore les nanars) et il les démonte aussi parce qu’il aime ça. Le débat c’est bien / c’est pas bien n’a donc pas vraiment lieu d’être. Pas plus que le débat « ce scénario est incohérent » versus « on s’en fout du réalisme », qui est complètement à côté de la plaque, cohérence et réalisme n’étant pas synonymes (je crois que c’est ainsi qu’on peut résumer le présent billet).

    * A moins, évidemment, d’en ressortir déçu pour d’autres raisons. Je suis allée voir Avatar en m’attendant à une sorte de Disney avec de bons sentiments et un dénouement facile, c’est ce que j’ai eu. En revanche, je n’ai pas aimé la 3D pourrie, les machines SF absolument pas originales, les aliens en CGI mal réalisée et l’esthétique dico kitch vomitive façon Xanadu avec Olivia Newton-John peinte en bleu. Mais c’est une autre question.

    Oups, un pavé. Pour me faire pardonner, je dépose ô Maître Odieux à vos augustes pieds mon offrande du jour :

    le film à côté duquel on va trouver que le Choc des Titans, c’était du Fellini.

    • Alors, souvent, Je bave sur le Japon sous prétexte que c’est la drogue du n’importe quoi, mais J’avoue que le viol de la culture antique par Hollywood sous acide lysergique, ça rivalise aux sommets avec Ponponpon.

  61. Je suis déjà intervenue plus haut, mais j’ai commis l’erreur de lire les commentaires, et j’ai les yeux qui saignent
    Chers amis trolls, ce n’est pas parce que l’OC a critiqué un film que vous avez aimé que vous devez inonder son blog de commentaires hargneux ou vous en prendre à ceux qui sont d’accord avec lui.
    C’est ça la beauté de la liberté d’expression : tout le monde a le droit d’avoir son avis. Le sien, pas le vôtre (ni celui de l’OC, du reste)
    Personnellement, j’ai adoré X-Men first class, et j’ai quand même ri comme une bossue en lisant le spoiler de l’OC. C’est ce qu’on appelle de l’humour, les gens. Ce serait pas mal d’en avoir de temps en temps, ça vous changerait.

  62.  » Les mecs, vous voulez en prendre plein les yeux, avoir de la musique qui dépote et pleurer comme des fontaines devant moult moments héroïques et adieux tragiques ? Aucun souci : on a décidé de juste faire un énorme clip contenant plein de scènes sans histoires particulières mises les unes derrière les autres et toutes plus impressionnantes et prenantes l’une que l’autre. On ne vous prend pas pour des cons : on ne met même pas de scénario décérébré, on vous propose juste du spectacle. »
    => Sucker Punch a super bien marché commercialement. Comme quoi, Hollywood n’a pas attendu la suggestion pour s’activer.

  63. Entendu à la sortie de cinoche à la fin de Starship Troopers. « P’tain trô bien ! C’est le meilleur film d’action que j’ai vu depuis Independence Day ! » Comme on peut le constater vu l’année où ce film est sorti en salle – bien que certainement ils n’ait jamais été diffusé dans certains pays – cette remarque m’a durablement choqué.

    Comme quoi…

    Bon lorsque l’on voit le trailer d’un film comme ceux cités dans ces pages, à quoi faut-il s’attendre ?

    N’empêche, il y a un minimum syndical auquel on peut s’attendre quant à la qualité du scénario. Mais même un scénario aussi cohérent soit-il peut souffrir d’une bourde au montage. Néanmoins, il faut m’expliquer comment certaines de ces fautes de raccord peuvent passer la présentation du film… Comme la fameuse scène de X-Men 3 lorsque Magneto fait léviter le pont : il fait grand jour lorsque les mutants débarquent sur le pont et une fois qu’ils arrivent sur Alcatraz, il fait alors nuit noire… Autre exemple, dimanche dernier a été diffusé « Il était une fois… La révolution ». Sean « John » et Jùan ont fini de mitrailler l’armée mexicaine et fait sauter le pont ; scène suivante ils sont dans une grotte – où s’est réfugiée l’armée rebelle et tous sont morts avec l’armée mexicaine à l’extérieur qui tient le siège.

    « Mec t’as rien compris c’est une ellipse narrative. »

    Ah ben voilà : une erreur de montage/faute de raccord/scène supprimée/biture du scénariste/canasta avec le storyboard – rayez les mentions inutiles – c’est une ellipse narrative.

    En fait, vous comme moi ne maîtrisons pas le concept de l’ellipse narrative – enfin du moins sa version américanisée.

    Mais étonnamment certains film qui à première vue ont l’air « tout pourris » se révèlent riches en (bonnes) surprises. D’autres avouent franchement se foutre ouvertement du spectateur. Mais il est vrai que d’une manière générale, la qualité du scénario laisse franchement à désirer.

  64. Je vis ça tous les jours et de manière générale, il semble que au plus le temps passe, au plus les gens trouvent normal de ne pas réfléchir quitte à effectuer des actions incohérentes voire même à se mettre dans des situations difficiles sans aucune raison… Le bon sens et l’intelligence deviennent une tare…

  65. Amusant de voir à quel point certains se prennent la tête pour avoir raison ou non…

    Allez, j’y apporte moi aussi ma contribution.

    Il me semble que le débat a un peu dérivé… Voir un film comme Avatar avec un scénario pauvre (ou en tout cas bien copié de Pocahontas ce qui n’est pas très original), mais pour le plaisir d’un monde fantastique, d’effets spéciaux, bref, pour s’immerger dans une ambiance exotique ? Je dis oui, surtout qu’on est prévenus à l’avance par les affiches et bandes annonces. Oh, les beaux pseudos-ptérodactiles-montures ! Trop cool les graines méduses qui volent ! Wéé !

    Supporter des incohérences comme les changements subits de décor dans la cage à singe ? Quand on ne se contente pas de se mettre le cerveau sur off pendant 2h pour 9€ la place (perso je le met sur off environ 7h par nuit, et gratos en plus !), ça devient du foutage de gueule. Ce n’est pas trop demander pour un scénario de film à gros budget, d’avoir au moins une cohérence dans l’histoire/le comportement des personnages/les décors, surtout pour un film qui se vante « l’origine » d’une autre histoire et qui est censée en expliquer les débuts. Ce n’est pas le plus dur, ni le plus cher, à réaliser, mais il semble que personne n’ait seulement l’idée de vérifier que le film se tienne avant de le sortir. Dommage.

    Évidemment on peut peut-être le raccommoder soi-même comme l’a fait Cristal, mais quand on passe plus de temps à réfléchir au raccommodage qu’à voir le film, on peut râler, chose que ce cher Odieux fait, à mon avis, d’une manière merveilleusement savoureuse. Certains, peut-être, ne voient même pas les incohérences au cours du film ? Payent-ils donc presque 10€ la sieste ou n’ont-ils pas d’esprit critique tant que l’écran est grand et qu’il y a des explosions – pardon, des bris de verre ? Ou l’intelligence est-elle une tare qui empêche le visionnage serein de certains films ?

    Continuez cher Odieux Connard, j’adore ce que vous faites (mais je me tiendrai éloignée de vous, j’ai malheureusement une grave allergie aux pelles)

    • Je te rassure, Tif, j’ai passé peu de temps à « raccommoder » le film comme tu dis.
      Ce que tu appelles « raccommoder », moi j’appelle ça rétablir des vérités.
      Je suis souvent très critique sur la cohérence des films, mais là j’ai trouvé que c’était globalement un bon film.
      Je sais que je suis ici en terrain ennemi, de par mes propos, mais je ne suis pas d’accord avec la critique du film de l’odieux connard et je le dis.
      Maintenant, pour ceux et celles qui disent que c’est du second degré et qu’on ne peut donc critiquer les articles de l’odieux connard : 2 choses : la première, il faut croire que certains ne l’ont pas pris totalement au second degré puisque suite à la lecture de l’article, ils n’iront pas voir le film ; la deuxième : depuis quand un article au second degré ne pourrait être critiqué ?

      • Non mais, j’aimerais savoir une chose cristal :
        vous vous sentez vraiment meurtrie dans votre âme parce que quelqu’un d’autre que vous sur Terre n’a pas aimé ce film et le fait savoir avec humour et talent ?
        Vous vous sentez terriblement blessé(e) dans votre chair au point de vouloir reprendre point par point les incohérences (qui n’en sont pas selon vous) décelées par Odieux Connard ?
        Vous ressentez cela comme une véritable injustice ?

        Je vous demande ça, parce qu’il se trouve qu’Odieux Connard à démonté pas mal de films que j’ai franchement aimé (Inception pour ne donner qu’un seul exemple), mais je ne me suis pas effondré en larmes, roulé par terre ou déchaîné contre mon clavier pour autant.
        Même si cela n’a pas changé d’un iota mon opinion positive sur le film, j’ai pris un immense plaisir à lire le spoiler.

        Car, en fin de compte, peu importe qu’Odieux Connard se fasse une spécialité de détruire des films à gros budgets, l’important est qu’il le fasse avec talent !
        Ceux qui apprécient Odieux Connard savent très bien ce qu’ils recherchent en venant sur son site : une qualité d’écriture sans (quasiment) nul pareil sur le Web.
        On ne vient pas ici pour avoir une critique de film de trois lignes disant : « La planète des singes c’est nul, bouuuh ! » Cela n’aurait aucun intérêt.

        Odieux Connard pourrait tout aussi bien parler de romans, d’albums de musique, de peintures, etc. en utilisant le même humour noir et la même mauvaise foi.
        Il a choisi (entre autres) le cinéma, c’est son choix.

        Après, libre à vous de défendre bec et ongles, et jusqu’à la mort, un film. C’est tout à fait louable et légitime.
        Même si on en oublie un peu la légèreté, l’humour, et l’auto-dérision…

      • Cristal, ta critique était très constructive.
        Mais je dirais également que tu n’a pas compris le blog d’un odieux connard. Peu importe que le film soit bon ou non, il sera spoiler de la même manière (s’il est spoilé), même s’il est vrai que je trouve le ton de ces deux derniers articles légèrement changé.

        Au delà de ça, ce qui disent que ta critique n’a rien à faire ici n’ont pas compris non plus je pense le sens des commentaires d’articles (ça, c’est pour le second point).

        Pour le premier point, c’est faux.
        En tout cas pour moi.

        OC a critiquer Thor, le lendemain soir je suis parti le voir.
        OC critique « La planète des singes », j’ai très envie d’allez le voir, pour vérifier par moi-même.
        Sans doute suis-je un peu maso, et que tous les lecteurs ne seront pas du même avis que moi, mais tu ne peux pas non plus insérer tout le monde dans la même case.

        Cordialement,

      • Sylvain,
        Non, je n’ai pas été meurtri dans mon âme, et d’ailleurs, j’ai moi même apprécié Inception et la critique du film par l’Odieux.
        Cependant, comme l’a fait remarquer Moa, quelques lignes plus haut, j’ai trouvé que le style de l’Odieux Connard avait changé lors de ces deux derniers articles revêtant un style plus agressif et moins drôle et plutôt méprisant envers ceux qui avaient apprécié le film. Et je n’ai pas vraiment senti le second degré dedans.
        Tous ceux qui lisent ses articles, ne sont pas comme toi et certains se font une idée des films en lisant ses spoilers plutôt qu’en allant les voir.
        Je ne nie pas que son style d’écriture est bon, mais pour quelqu’un qui dénonce les incohérences, j’ai trouvé qu’il y en avait beaucoup dans ces deux articles.
        J’estime que, en tant que lecteur, j’ai le droit de donner mon avis en toute sincérité qu’il soit positif ou négatif. C’est l’idée que je me fais d’un odieux lecteur de blog.
        Je n’ai qu’un conseil : allez voir les films par vous même et faites vous votre propre opinion.

      • Et vous avez le droit de le dire.

        Par contre, j’aime beaucoup le « rétablir des vérités ». Puisque vous demandez à vous faire bâcher, qu’il en soit ainsi.

        – Oui, ils capturent plusieurs singes au début du film. Heureusement, on en voit qu’un seul dans la camionnette en train de s’agiter (les autres sont probablement occupés à jouer aux cartes sur la banquette arrière)
        – Faut-il être un grand scientifique pour savoir qu’une équipe prend des précautions quand elle ouvre la porte à un singe qui montre des signes de surexcitations ? Non. Ni un grand scénariste, en fait.
        – Les laboratoires expérimentaux ne seraient donc équipés qu’en simple vitrage ? Mon dieu, et dire que même ma secrétaire a droit à du double vitrage. Je dois avoir une entreprise paramilitaire.
        – La gueunon ne devrait pas filer vers l’extérieure une fois évadée, puisque n’ayant pas Google Map ? Mais pourtant, on la voit bien passer dans le hall principal, non ? Là où il y a… la lumière du jour ? La vue sur l’extérieur ? C’est vrai que pour un singe, ça doit être compliqué. Surtout un singe à l’intelligence boostée, je le rappelle.
        – Ce qui me permet d’affirmer que le héros n’a pas dit à son chef « Hep, au fait, ce n’est pas le virus qui a rendu la femelle agressive, c’est qu’elle était enceinte » ? Au hasard : que s’il l’avait fait, ça aurait expliqué l’incident précédent et rendu caduque le motif d’annulation des recherches ? Permettant à son patron de poursuivre les recherches qu’il trouvait lui même particulièrement prometteuses et synonymes de bénéfices ? Chose qui intéresse aussi les financeurs, puisque c’est votre argument.
        – La peur fait perdre ses moyens au singe acrobate qui ne peut pas franchir une barrière d’un mètre, ce qui pour un singe est une formalité ? Vous en connaissez beaucoup, des oiseaux qui ne volent plus lorsqu’ils ont peur ? Des chats qui ne courrent plus lorsqu’ils ont la pétoche ? Alors des singes qui ne grimpent plus des surfaces minuscules, il faudra m’expliquer. Je me demande comment ils font face aux prédateurs. Ah, mais oui, suis-je bête : ils grimpent.
        – Ah, si, la scène du langage des signes, c’est bien le singe qui suggère le restau. Je peux vous le confirmer.
        – Oui, il y a une forêt de Séquoia de l’autre côté du Golden Gate, en effet. Si j’étais au courant, je ne la voyais pas si grosse : mon erreur.
        – Pour votre information, le singe n’est pas un animal qui peut passer autant de temps debout. Mais peut-être y a t-il des documentaires où on les voit marcher, fumer la pipe et jouer au craps. Auquel cas, je vous accorde que je n’ai pas vu ces versions.
        – Non, le fait que le virus rende plus intelligent n’est pas une nouvelle neuve, cobaye humain ou non. C’est même l’une des premières informations que Will donne à Steve au début du film. Je vous laisse tout loisir de repayer un ticket pour revoir la scène.
        – Pas besoin d’être un grand scientifique, là encore, pour savoir que dans les expériences nécessitant la coopération d’un animal (par exemple, des tests de Lucas), on évite de prendre les plus agressifs et les moins coopératifs. En fait, ils auraient retiré la scène où ils choisissent Koba, le film était moins bancal, mais non : ils rajoutent une scène pour bien dire qu’ils sont idiots.
        – Le coup de la cage vide du gorille : il serait dans l’ombre de sa cave ? mais oui : il entend une porte s’ouvrir, un singe gueuler de désespoir, mais lui il ne respire pas. Et ho, non : César le singe super intelligent ne le remarque même pas. Ce n’est plus une cage : c’est une villa.
        – Une ellipse ? Du genre « Ah oui, au fait : les singes ont appris à lire et à écrire tout seuls en une journée. » : ça rendrait donc le film plus crédible ? Heu…
        – Je connais bien le passé de Koba. On était ensemble à la fac.Mais il était vachement plus fort que moi : il révisait durant des ellipses. Quel dommage, je n’en ai pas eu. Mes résultats s’en sont ressentis. Et dire que maintenant, il est présentateur télé, je suis un peu jaloux.
        – Franklin avait peur de se faire virer ? C’est pour ça qu’il ne parle pas de ses problèmes de crachats de sang à ses collègues ? C’est connu : les grandes entreprises adorent virer des mecs mourants qui pourraient faire un scandale. Non, c’est vrai : c’est plus intéressant pour le mec de ne rien dire. Ou d’aller voir un médecin dehors, comme vous le proposez, pour lui expliquer qu’il a sniffé un nouveau virus mais qu’il ne veut surtout pas en parler aux producteurs dudit virus. Ceux qui pourraient l’aider, quoi.
        – L’argument sur la disposition des cages ne tient pas ? Elles ne se téléportent pas peut-être ? Ce n’est pas une interprétation : c’est un fait.
        – Vous proposez la solution des parois coulissantes : heu… oui ? Une fourrière à parois coulissantes ? Peut-être aussi qu’ils ont des passages secrets. Ce n’est plus une prison pour animaux : c’est Poudlard. Vite, César, rejoins Gryffondor !
        – La maladie d’Alzheimer alterne moments de lucidité et de confusion, en effet. Le virus, lui, guérit du problème en moins de 8h. Ce n’est pas la maladie, le problème.
        – Le coup du code du garde : César volerait le code et l’utiliserait alors qu’il n’en a pas besoin parce que c’est plus « facile » et plus « fûté » ? Vous voulez dire qu’entre deux solutions, celle nécessitant une étape intermédiaire supplémentaire est la plus simple ? On a pas la même notion de « fûté » et de « facilité », alors.
        – César retrouve aisément sa maison : parce qu’il aurait observé le trajet en allant à la fourrière ? Il est fort : il était à l’arrière… d’une camionnette opaque, rappelons-le. Et entravé, par ailleurs, donc pas moyen de regarder par les fenêtres. Mais peut-être avait-il sont GPS ou sa boussole ?
        – C’est vrai : le patron de la fourrière voit juste tous les singes debout tournés vers César, ils ne parlent pas. Mais que se dit le patron ? « Tiens, je vais prendre ma pause malgré ce comportement complètement surréaliste et plus qu’inquiétant puisque pas du tout naturel » (mais vous allez sûrement me renvoyer vers un documentaire animalier où les singes passent leurs soirées debout à fumer des clopes)
        – L’argument faux de l’ossature des singes ? Je vous renvoie aux mots « vertèbres » et « trou occipital » qui vous amèneront vers le principe de « bipédie facultative » et ses conséquences physiques. Quant au langage, la position du larynx empêche le singe de s’exprimer comme dans le film. Mais je suis sûr que là encore, vous avez un documentaire adapté. Ou de la bonne ganja.
        – Les singes ne fuyaient pas par la verrière parce qu’ils étaient bêtes ? Ils n’essayaient même pas de taper dessus alors qu’elles pétaient au premier coup venu ? Mais… même les mouches essaient, non ? Sont elles plus intelligentes que le singe en se contentant d’aller vers la lumière ? Et dans ce cas : pourquoi les zoos continuent-ils d’investir dans des vitres et verrières renforcées ? Qu’ils sont bêtes. Si seulement ils avaient regardé la Planète des Singes : Origines.
        – Comment les singes arrivent à Gen-Sys ? Vous me dites : « Les singes foncent au hasard. Ta volonté de pourrir le film est flagrante dans cet exemple. » ; heureusement que vous le savez mieux que l’équipe du film : en fait, à l’origine, le film contient une histoire d’amour entre César et une guenon, Et celle-ci est emmenée par Gen-Sys, ce qui explique que César fonce dessus pour essayer d’aller récupérer son amour devenu cobaye. Mais finalement, tout comme dans le premier film, l’idée d’une histoire d’amour avec un singe a été ôtée : du coup, cette scène est devenu incohérente… mais à la base, n’a rien à voir avec le hasard : merci d’inventer des excuses à l’équipe du film en inventant ce qu’ils oublient.
        – Steve Jacobs arrive par l’entrée principale de Gen-Sys : on le voit faire, et on le voit ensuite arriver dans le fameux hall plein de singes. Non, il ne vient pas du parking souterrain : encore une fois, le film éviterait de montrer qu’il vient de l’extérieur, votre théorie serait crédible. Sauf qu’elle le montre bien. Je suis désolé.
        – Oui, une grille peut arrêter une voiture. En tout cas, au moins une voiture lancée à la vitesse d’un gorille : vous avez déjà vu ce que ça donne, une voiture enfoncée dans une grille en ville, lancée à 50km/h ? Faites la ralentir, remplacez la grille par celles utilisées pour supporter visiteurs et primates et imaginez. Voilà : un gorille ne la couche pas. Ou alors, c’était une grille Ikéa.
        – Si vous ne voyez pas l’incohérence des grilles que l’on démonte (Ikéa, donc), je ne peux rien pour vous. C’est connu : c’est monté en kit. Et la grille a beau être tordue, les barreaux ne le sont pas : c’est tout de même beau.
        – Ok : on voit des singes grimper aux bâtiments sans armes, mais dans le plan d’après on voit des singes armés sur les toits. Vous me dites que ça ne doit pas être les mêmes singes : pourquoi pas. Les mecs se sont dits « Tiens, on va faire des plans sur des singes qui n’ont rien à voir ! ». Normal.
        – Le brouillard sur le Golden Gate, c’est normal. Le fait qu’il monte, descende et disparaisse selon les plans l’est moins. La preuve : la copine du héros repère les singes sur le pont depuis la côte parallèle au pont, à 6km de là. Déjà que c’est balaise, elle le ferait donc à travers le brouillard ? Bravo.
        – Oui, dans la scène de Gen-Sys, durant quelques secondes avant de courir, Steve Jacobs voit des dizaines de singes le regarder avant de lui tomber dessus. Et donc d’après vous, il a repéré le chef comme ça ? Il portait une casquette, César ? Un uniforme ? Des galons ? Il est balaise Steve. Ou juste voyant.
        – Franklin, un obscur laborantin ? C’est vrai : il faut au moins un doctorat pour savoir que quand on respire un virus avant de cracher du sang, il faut se contenter de courir partout en gerbant sur les passants.

        Merci, donc, d’avoir « rétabli la vérité ».

        Parce qu’au fond, je sais que vous n’êtes pas un troll : vous êtes juste quelqu’un qui a aimé le film. Vous avez le droit de ne pas être d’accord, de le dire et de justifier votre avis. Mais ce n’est pas grave, hein : tant que vous ne tentez pas de faire passer des vessies pour des lanternes (ou des étrons pour des lingots d’or), on ne vous en voudra pas et vous serez toujours la bienvenue ici.

        Gros bisous.

  66. Ohla, que vous voilà sérieux tout soudain ! Un très bon texte, en tout cas, qui soulève aussi pas mal de questions, du même genre que l’oeuf et la poule.

    Qui a commencé : le public, à demander de la merde, ou les scénaristes à en écrire ?

    Est-ce le public qui peut faire remonter la qualité, ou est-ce aux créateurs de le faire ?

    Le public le voudra-t-il ? Les créateurs le pourront-ils ?

    En résumé : est-ce l’offre qui conditionne la demande, ou la demande qui conditionne l’offre ?

  67. En effet y a du débat !

    « Vive les scénar’ pourris ! le cinéma c’est fait pour se fracturer la rétine pas le cerveau ! Les films sans effets spéciaux, ça se télécharge sur internet ! »

    « Mort aux cons ! Un bon scénario est un scénario où à la fin tu fais « Oooooh, c’est pas vrai, trop bien » et que votre copine fait « faut que je le revoie, j’ai rien compris… (coups de pelle) » ! Matrix peut se voir à 6 niveaux d’interprétation (attention pas les 2 et 3 qui doivent se voir sans niveau d’interprétation) »

    Moi je choisit d’ouvrir un bouquin, parce que pour les effets spéciaux on peut pas se tromper c’est écrit « BD » devant le rayon.

  68. Bonjour M Connard
    Je vous écrit une lettre
    Que vous lirez peut-être
    Si vous n’êtes pas en pétard.

    Je suis on ne peut plus d’accord avec votre dernier article. Je voudrais savoir quel est votre avis sur la trilogie classique de Star Wars. Mon beau-frère qui n’a pour seule qualité que de m’avoir débarasser de ma soeur, m’a rétorqué lors d’une critique du scénario d’Avatar que Star Wars (ancienne trilogie, bien sûr) souffrait de la même tare. Cet étron étant victime de sa propre mauvaise foi, je me permets de vous demander votre avis. Par avance, pour vous remerciez, je puis vous fournir les adresses de moult créatures du sexe inferieur qui seraient ravies de visiter le coffre de votre voiture. Pour cela, je vous invite à vous rendre dans la bourgade d’Aix en Provence. N’importe quelle ruelle vous semblera un vivier pour vos actions de charité darwinistes. Une pensée particulière pour la résidente du 1, place de l’hotel de ville.
    Veuillez agréer mes remerciements et encouragements.

  69. Cher Odieux,
    D’abord un message personnel : « Chiara @ 59 t’es célibataire ? »
    Un vrai plaisir, je pensais que la délectation se limitait à l’article (ce qui est déjà pas mal); mais là, je vois que le débat pousse jusque dans les commentaires !!
    Que de Trolls et Trolles à vos trousses… allez vous survivre à autant de pression…
    Tout cela me rappelle la maternelle (mon papa il est plus fort que le tien, il est huissier et si t’es pas gentil, on dépouille ta maison; mon papa à moi il est policier municipal, et si t’es pas mon copain, on met des pv sur ta caisse… mon papa il est acteur de films X et si t’es pas content -non c’est pas vrai !!-)
    Enfin bon, que de bons souvenir rafraichis par ce long débat sur l’épaisseur d’un scénario et les nombreuses incohérences… car après tout, tout ça c’est du cinéma !!
    Encore, encore, encore abreuvez nous !!!
    Sont fous ces trolls !!

  70. Tout à fait, d’accord.
    Merci à Talysse d’amener un outil de compréhension.

    J’ai personnellement développé un sens critique lorsque je vois les bandes annonces. Nous pouvons détecter un Blockbuster facilement. Il suffit de résister à la pression marketing -pas de tv, ne pas se laisser influencer par les amis qui parfois se laisse abuser complaisamment, et ne pas céder à la goinfrerie du nouveau dernier film à voir absolument pour briller en société.
    Je préfère manquer un de ces films que de donner mon argent à ces produits à explosions à répétition. Je préfère prendre le risque de voir un film moins marketé, que d’être presque sur d’alimenter ces blockbusters qui sont toujours décevants.
    Donc j’ai manqué les transformers, les suites de Starwars, les Emmerich, les Cameron, les adaptations de n’importe quel jeu vidéo, etc
    Et je m’en porte bien ainsi que mon porte-feuille!
    Si le film était vraiment bon, je le verrais dans quelques années…
    D’ou l’importance des bande-annonces, mais parfois elle spoile le film en montrant tous les gags :(

  71. Des scénarios pas crédibles, j’en connais plein:
    C’est un mec, appelons-le Lee Oswald, qui décide de dégommer le président avec un fusil acheté par correspondance…
    C’est un singe, appelons-le Collin Powell, qui agitte un petit tube devant les caméras de TV en criant « Voilà la preuve que Sadam Hussein a des armes de destruction massive »…
    C’est un mec, appelons-le Adolf, qui décide d’utiliser un gaz très dangereux à manipuler pour…et ça marche…

  72. j’aime, j’adore. Bon dieu, bon dieu, il faut le montrer dans les écoles cet article, et notamment dans les écoles de commerce.

    Raaaa j’aimerais que mes deux ex colloques le lisent, elles qui pataugent dans leur médiocrité intellectuelle, à l’instar de 60% de la population française (ce qui est moins quand même que dans d’autres pays, je suis pas chauvin mais quand même, va parler religion et sciences avec un ouzbek), qui défends cela hypocritement : avec le fameux, j’aime c’est pas de la merde. Mais idiot que tu es, on regarde tous Cordier Juge et Flic, mais on a tous l’honnêteté de dire que c’est mauvais… avoue que t’as juste pas le niveau pour apprécier ou comprendre un truc correcte, non pas que l’on ait le niveau, mais on se bouge le cul, enfin les méninges (d’ailleurs toi tu ne sais bouger que ton cul)…

    Tout ça parce que les gens se sont habitués, merci la télé, à ne plus se poser des questions, parce que d’une part, la connerie est un antidépresseur (cf. Nicolas Bedos et que je pense qu’Estelle, esthéticienne, a moins souffert en 25 ans que Van Gogh en 5 ), d’autre part, voir que les autres sont tout aussi cons voir plus, ça soulage et ça légitime la misérable existence et pour finir, ça encourage une belle fuite en avant consumériste, parce que se poser des questions, conduirait à se demander deux secondes si sa vie a une réelle valeur, et ce que l’on aurait pu faire mieux (sachant qu’on a jamais la réponse à la première question, et qu’à la deuxième, il y en a à l’infini d’où absurdité de l’existence d’où le malaise quand on lit Céline) . Voilà, je craque

    • Cher Dimitri,

      Ayant à la fois fait une école de commerce, et possédant une copine Ouzbek (oui c’est un peu comme un chien), je ne peux que m’offusquer par votre racisme dit acceptable ou ordinaire.

      Vous devinerez bien sûr la suite de l’argumentation:
      « ce n’est pas parce qu’on a fait une école de commerce que…. »
      « ce n’est pas parce qu’on est Ouzbek qu’on n’est pas capable de… »
      que je pourrais étayer de multiples exemples.

      Bon, par contre, je ne connais pas d’Estelle, ni d’esthéticienne, donc vous pouvez y aller de ce côté là.

      Cordialement

  73. je serais vous Odieux, j’irais voir Connard le barbant…euuuuh Conan le barbare, encore un magnifique exemple de portnawak !!

  74. Dites, cher Odieux Connard, vous mentionnez le film Super 8 dans la photo de l’Ourang Outang comme ayant poussé celui-ci au suicide.

    Doit on comprendre que ce film est, à votre humble regard, un bel étron bien chaud ?

    Parce que pour l’avoir vu récemment au cinéma, j’avoue que j’ai trouvé ça sympa, et que j’ai passé un bon moment, même en étant bien conscient de ne pas avoir assister au film du siècle.

    Dans le cas ou vous le qualifieriez de daube, j’avoue que j’aimerais bien en lire un spoile, histoire de voir quelles incohérences ne m’ont pas gaché le spectacle d’un film dont j’ai trouvé, finalement, le jeu des jeunes acteurs plutôt convainquant.

    Sinon, j’ai également été voir récemment Mes Meilleures Amies au cinéma, et je pense qu’il y a dans ce film de quoi réalisé un Spoil assez dantesque (j’ai été partage tout le film entre « c’est la pire merde à laquelle j’ai jamais assisté » et « c’est tellement gros qu’en fait, je peux pas mentir, parfois, j’ai ri »). Du coup, là, je serais bien tenté de vous conseillé humblement un bon spoil de cette…chose :D

    Mes salutations, et bon boulot, Dieu de la mauvaise-foi.

  75. En allant hier au ciné j’ai eu droit à une bande-annonce qui m’a laissé pantois tellement on a l’impression que c’est une copie-conforme de tout ce qu’on peut trouver dans un film d’homme-traqué-par-une-obscure-organisation, le scénario en moins:

  76. Perso la seule et unique personne pour laquelle j’ai un profond respect pour sa creativité et sa fidelité (desolé OC) en a deja un peu parlé là avec deux connasses moyennes arrivistes persuadées d’avoir un quelquonque talent du fait de leur notoriété:

    Il y a pas a discuter 2000 ans sur ce qu’est un bon film. C’est subjectif.
    Ce qui compte c’est le style aussi. Vous pouvez raconter la meilleure des histoire de façon toute a fait merdique. Et inversement.

    Si vous introduisez dans votre petite tete le blockbuster de l’été comme standard et reference du cinema, soit vous allez continuer dans votre elan et manger de la merde dés que possible, soit vous allez prendre un coup de pied au cul en regardant Fight Club (comme n’importe quel pré ado). Ca marche de la meme façon pour la musique.

    La tendance generale des « medias » a vouloir crétiniser l’auditoire pour lui faire avaler n’importe quoi et le faire adhérer trés rapidement a des idée trés simple fait baisser la qualité de ces standards, elle supprime le sens critique, pour revenir a une appréciation plus reptilienne des divertissement: ca brille, ca pete, ca claque, j’ai la bouche ouverte et je bave: donc ca déchire (et du coup j’achète des goodies a la con). Le plaisir dut a la reflection et a a surprise d’un jolie twist scénaristique qui chatouille le prefrontal (« Kevin Spacey est Kaiser Soze? WTF! ») est perçu comme ringard et reservé a des « intellos » lol mdr kikoo hihihihihi tro eskelan le dernié touaïlaïte.

    Ainsi The Island est perçu comme un chef d’oeuvre….de meme que Sucker Punch (devant lequel je me suis endormis deux fois). Après ca n’enleve rien a la beauté des images et a la real qui déchire. Mais un film n’est pas un spectacle de cirque ou un clip de 1h30 pour moi.

    • Oui, c’est effarant de voir qu’elles ne captent absolument pas le fond des propos d’Astier. D’ailleurs il le sent bien puisqu’il se retourne vers morandini pour « revenir à nos moutons » et parler de la BD puisque le précédent sujet dépasse complètement les invités en présence. Pauvre de nous, les chiants, ceux qui se prennent la tête, bien incapables de se divertir devant un real TV show (lequel? au passage) pourtant vu par des milliers de clampins (Oh le bel argument que voilà!)

    • Je vais être hors sujet, mais j’aimerais quand même rappeler qu’il y a une grande différence entre cirque moderne et cirque traditionnel. Le format numéros qui s’enchaînent et n’ont rien à voir les uns avec les autres est quand même de moins en moins répandu. ça va bien cinq minutes de dénigrer cet art.

      • En effet, c’est hors sujet. Et OSEF j’ai envie de dire pour le coup (sans mépris aucun pour le cirque)

  77. En fait votre article tombe a point pour moi, j’ai été voir Columbiana.
    Ce film n’a presenté aucun originalité, que ca soit au niveau du scenar qu’au niveau de la real tout ca tout ca. Le scenar (justement) est vue et revue. Une gamine voit sa famille se faire degommer, elle devient sans pitié, deviens une tueuse, se venge etc…. a un moment ca merde presque, pis finalement non. Et voila. Ah oui bien sur elle est bonne. Quand j’ai vu « Luc Besson » dans le generique j’ai hurlé « LEOOOOOON! » et un peu « NIKITA! ».
    Tout ca pour dire que encore une fois on m’a servis de la merde sur un plateau et je l’ai pas mangé. Le film est bourré d’incoherences et de caricatures (tout les columbiens portent magnifiquement les ray ban, le cigare, la chemise a fleur, la moustache et la kalash)?

    En quoi est ce genant maintenant, puisque c’est l’objet de la question de certains.
    Premièrement tout ce « deja vu » est genant pour l’amusement. Le film n’a aucune saveur. Ou alors il en a pour un mec qui a jamais vu un film de sa vie. Mais c’est pas le public visé. On connait d’avance les denouements. C’est naze et cela demontre une non CREATIVITE, ce qui est perso la premiere chose que j’attend de ce qui se prentend une oeuvre artistique…parce que c’est quand meme du 7eme ART dont on parle ^^ C’est en cela qu’il n’est pas une oeuvre ORIGINALE et devient donc COMMERCIALE. Le commentaire plus haut au sujet de Walter Benjamin est a lire absolument! Analyse trés juste.

    Deuxièmement, pour les gens qui ne sont pas jemenfoutiste et disent « OSEF » quand ils voient des trucs complètement aberrant et acceptent de se faire prendre pour des gros gros cons pendant 1h30 (d’ailleurs ils rigolent comme des abrutis en postillonnant leur popcorn), ca casse la dynamique d’une belle scene d’action de voir une portiere de mehari arrêter une rafale de cal 50…Mais ca encore ca peut passer, il doit y avoir des exemple pires. De meme pour les incoherences scénaristiques. Perso mon cerveau a été eduqué (apparemment) avec des oeuvres d’une qualité (ca veut pas dire realisme) suffisante pour que ca bloque quand on essaye de me faire gober de la merde. C’est assez handicapant. Je suis obligé de matter des vieux films :/

    Realisme est il synonyme de qualité? Non je ne pense pas. Du moins ca depend du sujet. Par contre COHERENCE est synonyme de travail, de recherche, d’aboutissement. Donc pas être spectateur d’un oeuvre fait par une bande de branlouses qui nous la joue « ouais mais ca va passer, fou des explosions, et ils oublieront que c’est de la merde notre histoire ». Perso dans mes etudes on m’a fait chier principalement pour que je ponde du travail de qualité, et aboutis. Finalement c’était pas si mal comme education….

    Le cinema doit être reservé aux gens qui ont un message a faire passer. Pas a des branleurs qui cherchent a faire du fric sur notre dos en nous proposant 1h37 minutes de débranchement cerebral. L’industrie du cinema n’a rien de bon a produire. A part quand elle a un Spielberg comme seigneur (par exemple). Et encore…. ca se gate ces derniers temps.

    A vous les studios. Je n’arrive pas a structurer ma pensée, et je fais des fautes par paquets de 100. En tout cas ca m’enerve de voir des gens normalement constitués accepter sans broncher de se faire prendre pour des abrutis. Dire qu’ils ont aussi le droit de vote….et après on s’étonne?

    • Ah désolé mon cher, mais, si dans le domaine « 2nd degré et excellente plume », Odieux Connard est certainement au sommet de mon estime, dans le genre « 1er degré et immense plume », Pierre Cormary (l’auteur de l’article) le dépasse allégrement.

      On peut ne pas être d’accord avec ses propos mais, comme vous le dites, ils sont d’une puissance inégalée.
      Sans mentir, pour ce qui est de la philosophie et de la littérature je n’ai encore rien lu de meilleur sur le Web.

  78. Bon, je n’ai pas vu ce film et ne compte certainement pas le faire vu qu’en ce moment il y a un Lars Von Trier ET un Ocelot, et qu’en plus de ça, je suis le genre de personne qui a beaucoup de mal à se débarasser de ses a-prioris en ce qui concerne le cinéma. Les films qui ont l’air cheap comme La planète des singes : origines, je ne vais pas les voir.
    Du coup je ne sais pas s’il est bien ou non, ce que je sais simplement c’est que je n’arrête pas de lire partout à quel point ce film est intelligent, et même ma mère, qui a pourtant toujours été une personne très difficile à contenter m’a proposé de le voir. Bizarre….
    Et finalement pourquoi? Parce qu’un article sur agoravox dit que c’est anti NWO… (http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/la-planete-des-singes-c-est-de-la-99000#forum3018448)
    Quand est-ce que le cinéma sera de nouveau jugé sur des aspects cinématographiques?

    • C’est quoi les aspects cinématographiques? La technique? La photographie uniquement? La COHERENCE d’un scenario n’est pas un critère cinématographique? Perso les details fournis par OC sur les incoherences du film me suffisent a completer mon avis préalable a la lecture de ce spoil: ce film est un block buster vide de crédibilité et de créativité. Je ne dépenserais pas 10 euros (j’habite a Aix…) pour cette daube qui fait insulte au talent de Pierre Boulle. Je ne risquerais meme pas un avertissement Hadopi pour lui.

      • Je m’exprime vraiment très mal, désolée. En fait, je pestais juste contre le fait que ma mère se soit basée sur un argument pourri genre « c’est anti NWO youpi » pour dire « ce film a l’air bien » alors que ça se voit ddes kilomètres à la ronde que c’est un truc cheap tout pourri.
        Donc au final j’ai fait comprendre l’exact inverse de ce que je voulais dire (je me trouve à l’instant même particulièrement relou).
        J’en ai également marre qu’on me dise « oui mais je sais que c’est une dauce mais quand je vais au cinéma c’est pour me divertir, pour voir du grand spectacle! ». Je trouve ça aussi absurde que de dire « Non mais j’adore Ween mais j’ai préféré prendre une place pour un concert de Britney Spears parce qu’il y a des feux d’artifices lors de son entrée sur scène! J’écouterai Ween sur mon portable. »

  79. Cher Odieux Connard.

    Je suis assez d’accord avec votre analyse de la Planète des Singes: Origines, visant a démontrer que c’est une bouse. Et Twilight aussi. Et Skyline. Et Battle machin Los Angeles avec le mec de thank you for smoking dedans. Et X-men Avant/Apres.

    En effet, je pense également que même si on va au cinéma pour voir de la FICTION et qu’on peut donc accepter l’espace d’une heure ou deux que les aliens, les sorciers, et l’amour existent, c’est pas pour autant qu’on peut se permettre tout et n’importe quoi sur pellicule.

    Mais une question subsiste dans mon esprit (embrumé, certes, on est friday… friday…): pourquoi persistez-vous à aller voir ces films???

  80. Par altruisme. C’est son sacerdoce. Il se porte en martyr, s’inflige ces horreur pour le salut de notre ame. Sauf qu’il a pas 12 nègres (au sens literaire du terme, je precise) pour rediger ses aventures et ses recomandations. Et il préconise la perversion et la lubricité. Moi j’ai choisis mon église….
    A mon avis ca l’amuse un peu aussi.

  81. J’ai lu l’ensemble des commentaires de cet article et l’ensemble des spoils d’OC, et quelque chose me surprend dans ces réactions. Il semblerait qu’il y ait d’un côté les gens qui disent « on s’en fou, c’est fun etc » (je caricature), et de l’autre « oui grâce à ces spoils, j’économise des tickets de cinéma, ce sont des bouses ».

    Alors certes certaines personnes de la 2ème catégorie s’aventurent à un « j’ai aimé Xmen Origine, mais je suis quand même d’accord avec l’analysé d’OC », mais globalement, je ne crois pas avoir lu de remarques concernant le fait qu’on ne pouvait pas (selon moi « évidemment ») mettre dans le même sac l’ensemble des films spoilés ici par OC (une allitération en si, une).

    Comme je l’ai lu plus haut, et cela était assez pertinent, TOUS les films pouvaient subir le traitement OC, et ce dernier a cité parfois aux détours d’un spoil ou d’un commentaire ses préférences cinématographiques, et je suis sûr qu’il pourrait appliquer le même traitement à ses films préférés.

    Pour revenir à l’idée « d’unicité des sacs », j’ai quand même du mal à croire qu’on puisse mettre dans le même sac (à merde), World Invasion : Battle LA, Harry Potter 7.1 et 7.2 et Inception. Ils ont tous leurs défauts scénaristiques pointés par OC, mais je n’ai quand même pas l’impression qu’ils jouent tous dans la même cour. Si je devais tenter un tri (donc nécessairement contestable), je le ferai ainsi:

    -d’une côté, World Invasion : Battle LA, SKyline, Suckerpunch, les films avec Nicolas Cage, et beaucoup de remakes (inclus les films basés sur des jouets?) qui sont selon moi les véritables bouses avec des scénarios véritablement écrits sur des posts it, des effets spéciaux souvent dégueulasses, des acteurs merdiques, et une intensité dramatique inexistante (la fin qui vient à 3 kilomètres)

    -d’un autre, les HP, Dan Brown, (et peut être les films basés sur les jouets?) qui sont des adaptations plus ou moins merdiques (si j’avais la possibilité de barrer comme OC, je barrerais « plus ou moins ») de livres déjà à la base plus ou moins merdiques (même traitement) ou au contraire, on lèche plus ou moins les effets spéciaux (ahem), on prend des acteurs de renoms (renom ne veut pas dire talent) et ou l’intensité dramatique suit plus ou moins celle du livre.

    -enfin, Inception, Inglorious Basterds, Avatar(?), qui pour le coup essayent d’offrir quelque chose de nouveau au spectateur, ce qui peut-être plus ou moins décérébré, mais qui ont le mérite de secouer un peu l’encéphalogramme plat. Alors oui, Tarantino, les films « différents » c’est tellement sa marque de fabrique que ça en devient classique. Oui, Nolan aime nous raconter des histoires complexes donc c’est un petit peu branle-tête sur les bords. Oui, Cameron aime nous en foutre plein la vue en pétant systématiquement les records de budget. Mais je pense, très sincèrement, qu’on sort de ces films avec au moins l’impression d’avoir vu quelque chose d’un peu « autre » (ce qui ne pas dire génial, révolutionnaire, wouahhh), qui nous sort du train train des bouses sus-cités. D’ailleurs, je viens de réaliser que l’on peut citer assez facilement les réalisateurs des films de cette 3ème catégorie, qui ne sont pas des tâcherons comme « Jonathan Liebesman », « David Yates », « Colin Strause », « Stephen Sommers », qui eux sont totalement interchangeables.

    Voilà, comme toute typologie, elle est subjective et donc nécessairement imparfaite. Je serai toutefois assez curieux, OC, d’avoir votre opinion sur ce sujet: mettez-vous tous les films spoilés dans le même sac… à merde ? :)

    PS: Jonathan, David, Colin et Stephen, if you googled yourself and ended up on this article, I apologize. No hard feelings.

  82. bon, ce qui me semble se passer se révèle dans les diverses rares interventions défendant le point de vu du on s’en branle que ça soit nul…

    les gens ne cherchent effectivement pas du réalisme, du logique etc… ils viennent chercher de la reproduction de croyance, ils viennent chercher de l’identité, de l’analogique, de l’identitfication magique, projective à des trucs auxquels… on les induits depuis des lustres à s’identifier, à croire, pour atteindre des buts qui ne sont évidemment pas indiqués directement dans le spectacle mais qu’on peut découvrir en analysant l’idéologie du spectacle.

    je dis ça parce que ce que j’ai noté par ailleurs à la lecture illarante de vos articles descendant en flamme quelques productions audieuxvisuelles, c’est que vous relevez aussi, dans ce que vous désignez par incohérences, des détails qui sont porteurs « lourds » de messages d’identification idéologique visant directement et efficacement des atavismes du public.

    bref, ce que techniquement ce cinéma à découvert progressivement, c’est que moins c’est réalistement cohérant, plus ça parle à la pensée magique, à l’identification massive des masses à des modèles culturels idéologiques auxquels on les éduque.

    l’industrie du cinéma, internationale, n’est pas une machine à faire réfléchir c’est évident. le support en lui-même est techniquement une drogue sursaturant les sens et donc freinant la distanciation ainsi que l’intellectualisation. donc c’est le pire support documentaire qui soit pour informer et faire réfléchir. les industriels du spectacle le savent très très bien, précisément, techniquement, et utilisent de plus en plus ce moyen qu’ils promeuvent y compris parmis les idées contestataires pour atteindre leurs objectifs idéologiques.

    alors après hein…

  83. Sortant de lire quelques actus informatiques avec commentaires, il me vient à l’esprit que le comportement des pros / contre (telle ou telle console de jeux, ou Windows ou Mac ou Linux), et notamment leurs (non-)argumentaires mériteraient bien d’être passés au crible de l’Odieuserie.

  84. Pardon de ne pas lire tous les commentaires. Peut-être quelqu’un l’a t il déjà fait remarquer mais… des films avec de bons scénars et (mais?) des petits budgets, y en a quelques uns. Les petits cinémas qui ont du mal à survivre se font un plaisir de les programmer. Mais personne n’y va. Même pas moi. Pourquoi? Parce que la plupart du temps, ces films sont chiants. La preuve : Télérama les adorent !
    Moi j’aimerais un juste milieu… Par exemple, j’aimerais plus de films de la trempe de « The reader ». Pas que je sois particulièrement attirée par les histoires d’amour, mais là, au moins, j’ai été surprise par l’histoire. Chose qui n’arrive quasiment jamais…

    • A mon humble avis, si les gens ne vont pas dans les petits cinés, c’est, certes, parce qu’il y a des trucs chiants (j’ai récemment vu The Trip, c’était absolument catastrophique dans le genre petit film anglais censé être une bonne comédie britannique), mais pas que: il y a parfois des choses très sympa, intéressantes, surprenantes. Une partie du problème, c’est que l’information sur ce type de cinéma ne tombe pas tout cuit dans la gueule d’un public habitué aux blockbusters (bien qu’englober des milliers de gens sous le terme de « public » soit un raccourci, mais bon).

      Même dans des grands multiplexes de centre-ville, on peut trouver des petites perles (il faut bien trouver assez de films pour faire tourner les 15 salles, et parfois, le hasard fait que ce sont des bons films sans (grosse) promo qui sont choisis). Alors bon, évidemment, ces films feront moins d’entrées la plupart du temps, parce qu’il n’y a pas de matraquage. Encore que certains aient démontré qu’un bon bouche à oreille peut faire presque aussi bien que des millions de dollars de publicité agressive.

      Donc en gros, dire d’un film qui a un scénario qu’il est forcément chiant me paraît un poil réducteur. Voire, les films qualifiés de « films d’auteurs » ou autres films à petit budget que j’ai pu trouver chiants l’étaient souvent, justement, parce que le scénario était faiblard.

      • Je crois pas avoir dit qu’un film avec un bon scénario est forcément chiant…
        J’ai justement cité The Reader, qui me semble allier bonne histoire et… comment dire… « bel emballage »?

      • Arfh, je ne peux pas répondre directement à ta réponse, Alex, mais:

        « des films avec de bons scénars et (mais?) des petits budgets, y en a quelques uns. Les petits cinémas qui ont du mal à survivre se font un plaisir de les programmer. Mais personne n’y va. Même pas moi. Pourquoi? Parce que la plupart du temps, ces films sont chiants. La preuve : Télérama les adorent ! »

        Donc si, c’est ce que tu dis il me semble (je me permets le tutoiement, j’espère que ça te va). Et même si dans le fond, je suis d’accord avec toi sur un bon nombre des films passant dans les petits cinés (en particulier les films français pseudo-intellectualisants et nombrilistes), je voulais simplement dire que généralement, ces films si chiants le sont surtout parce que justement, le scénario n’a que peu d’intérêt.

        (pour The Reader, je ne peux pas dire, je ne l’ai pas vu).

      • Pour « The reader », ça ne compte pas, puisque c’est adapté d’un roman allemand de Bernard Schlink: « Der Vorleser ». D’ailleurs, on pourrait aussi parler des adaptations littéraires, parce que si une bonne partie des films ont des scénarios nuls, l’autre moitié est tirée d’œuvres préexistantes, et qu’au milieu, des scénarios de qualité et originaux, y en a pas des masses.

      • Ah oui mais un roman (ou une nouvelle) c’est pas un scénario hein ! On peut bousiller une bonne histoire avec un mauvais scénar…
        Suffit de voir ce qu’ils ont fait de La Reine des Damnés…

        Pas de souci pour le tutoiement. Je préfère même :)

    • Comme le disait l’historien et critique d’art allemand, Erwin Panofsky, dans son essai « Style et matière du 7e ar » (1936) : « Sil est vrai que l’art commercial court toujours le risque de se retrouver sur le trottoir, il est également vrai que l’art non commercial court toujours le risque de finir vieille fille. »
      (Cité par Michel Ciment, dans « Positif », n°597)

  85. Merci, cher OC, d’avoir rabattu la gueule d’un certain nombre de débiles profonds qui en avaient bien besoin, avec ce texte…

    Par contre, petit canaillou, là où vous péchez par masochisme (et sans doute vanité ^^) c’est que vous avez beau être manifestement assez intelligent, vous vous enfilez un certain nombre de ces merdes pantagruélico-cinémateuses ; je subodore même que c’est votre genre de prédilection.

    Je ne puis que souscrire à cette perversion : j’ai exactement la même ;-)

  86. Bonjour Odieux,

    Vous avez le courage de lire tous les commentaires ? Je vous avoue que moi pas :) Toutes mes excuses donc si ce que je poste a déjà été dit et redit.

    Ce que je trouve insupportable dans ces incohérences, c’est qu’elles desservent le propos du film.
    C’est comme pour l’utilisation de la langue française. Si chaque mot à un sens précis et que deux formulations différentes produisent des nuances, c’est pas pour des prunes – et certainement pas pour dire « c’est cool / c’est pas cool » à tout bout de champ.

    Le coup de la prison-à-singes évolutive, ce serait intéressant si ça servait une réflexion en filigrane sur l’enfermement et la liberté par exemple. On peut dire beaucoup de choses entre les lignes.
    Le coup du singe de 2,20m à la fin du film, ça tient debout (jeu de mot pourri, pas fais exprès) si c’est pour montrer que le singe s’émancipe. Ça se pourrait, remarquez, mais là j’en mettrais vraiment pas ma main à couper.

    Bref. C’est à se foutre le nez dans des daubes comme ça qu’on se tourne vers son voisin dans les dernières secondes de Usual Suspects en disant : « Je te le dis, moi, Keyser Söze, c’est le commissaire. »
    Le goût et l’analyse ça se travaille.

    Bon. Si on venait à me répondre que dans des nanars comme La Planète des Singes, le « propos » et l' »analyse », on s’en tamponne un peu le coquillard, je serais bien en peine de répondre. Mais justement. C’est vide, c’est creux et on n’a rien à se mettre sous la dent. Ah, si, pardon. La version spoliée – ça, c’est cool.

  87. Ah, O.C…

    Je suis allée voir Conan, hier.
    Et vu le nombre d’incohérence au quart d’heure, j’ai hâte de voir le bijou qui va en découler ici.

  88. Pour parler de films hyper-formatés pour plaire à un certain public, il n’y a pas non plus que le cinéma américain! Le cinéma français a pour spécialité (en partie à cause de son système de financement et de la notion d’exception culturelle qui ruine la diversité du cinéma français depuis des années) de produire à la chaîne des films hyper-formatés pour public (pseudo?) intellectuel, avec des scénarios qui ne sont plus que des déclinaisons sans fin sur le même thème et donc des scènes qui donnent l’impression d’avoir déjà été vues et revues depuis au moins vingt ans. Christophe Honoré est paraît-il un spécialiste de la chose, d’ailleurs je serais curieux d’avoir une note de l’odieux connard sur « Non ma fille tu n’iras pas danser » dont j’ai lu qu’il aligne les clichés du genre à un niveau effrayant.

  89. On va probablement m’accuser de sodomie de diptères, mais le mot « scénario » n’est-il pas entré dans la langue française il y a quelques temps ? D’où l’accent aigu d’ailleurs. Ce qui disqualifie « scenarii » comme pluriel.

    D’ailleurs mon correcteur orthographique ne souligne que « scenarii » dans ce post. Je dis ça, je ne dis rien.

  90. Pour le plaisir de pinailler :

    « Pas besoin d’être un grand scientifique, là encore, pour savoir que dans les expériences nécessitant la coopération d’un animal (par exemple, des tests de Lucas), on évite de prendre les plus agressifs et les moins coopératifs. »
    Dans la VO, ils insistent surtout sur le fait que Koba soit un habitué des laboratoires et des expériences. Le choix en devient plus logique.

    Je trouve également étrange de critiquer le fait que Beaux Yeux déboule dans la salle d’administration, mais pas celui qu’elle tente de protéger sa progéniture en se barrant, seule, le plus loin possible plutôt qu’en défendant la cage, ou en emportant le chérubin. Enfin, disons qu’elle tentait de faire diversion.

    Concernant la disposition des cages, l’explication des pans coulissants ne me semblent pas impossible : dans certains plans, on voit que l’un des rangs de cages donne d’un côté sur le couloir, de l’autre sur le dôme. Il suffit que les rochers en tocs puissent être rabattus sur les barreaux, et le tour est joué, du point de vue technique tout au moins (dans la mesure où l’on ne voit pas ce que devient le pan de rocher en toc lors des vues internes, on peut imaginer qu’il est toujours rabattu lors des sorties dans le dome).

    réponse aux réponses à cristal « Fais plutôt un blog défendant tes films, ça aura plus d’impact » et « insérer insultes ici/l’OC c’est second degré/rigole il trolle »

    Je suis en désaccord avec la plupart de ses arguments, mais l’affirmation selon laquelle le but du site étant de concasser des films, il est non-avenu de critiquer la méthode de démolition me semble fort douteuse. D’autant que le fiel du défenseur cristal me semble tout de même assez modéré (pas de point Godwin, pas d’insultes enragées, focalisation sur le film plutôt que sur les attaques personnelles). L’argument du second degré est bien beau, mais il me semble que l’Odieux Connard conspue réellement les incohérences, tout de même. D’où réponse de cristal à ce sujet.
    Dès lors que les commentaires sont autorisés, je ne vois pas pourquoi seuls les laudateurs auraient droit de cité, ni pourquoi les détracteurs devraient prendre 100 000 mitoufles quand les adorateurs peuvent cracher sans vergogne. Du fair play, que diable !

    De plus, sauf à vouloir prêcher les convertis, ne suis pas sûre qu’un blog défendant les films maltraités ici ait plus d’impacts que des commentaires qui seront lus principalement par des individus plein de haine et de rage à l’égard de l’Oeuvre. Lesquels individus n’iront sans doute pas, pour la plupart, lire les louanges adressés à ce qu’ils piétinent.
    En bref, on ne reste pas à l’église pour redresser les hérétiques. Il faut aller prêcher à la foule sanguinaire, braver le danger, le martyre!

    Ainsi se termine un commentaire que nul ne lira, puisqu’il répond à des messages déjà vieux et rancis.

  91. (ah tiens, y’aura peut être même des lecteurs en fait, j’ai pourtant cliquer sur « répondre » dans la conversation entre cristal, l’OC et les membres du fan club, je pensais que ça posterait juste après l’échange en question. Oui, c’est un double post inutile, pardon, flagellation, tout ça).

  92. Bon, en l’absence d’edit, triple postons… « j’ai pourtant cliquE » et « ait plus d’impact », sans s, vous aurez corrigé de vous même.
    Désolée pour ce message concernant la Planète des Singes dans les commentaires du sujet « incohérences », ce n’est pas moi qui ait commencé, promis. (bon j’arrête vraiment cette fois)

  93. L’incohérence scénaristique, le manque de réalisme peut être un choix du cinéaste… Il y a d’excellents films qui n’ont quasiment pas de scénario, qui sont juste déjantés, oniriques… Un exemple me vient en tête : Arizona Dream d’Emir Kusturica ; le coup du poisson qui vole est purement onirique et symbolique bien que complètement irréaliste. Personnellement j’adore ce genre de films (mais peut-être suis-je une Loana qui s’ignore)… Boulevard de la mort est du même acabit, bien que plus déjanté (à l’image de son réalisateur). J’aurais des tas d’exemples de films comme ça…

    Cela dit, je suis d’accord avec vous lorsqu’un film a la prétention de raconter une histoire avec rebondissements, chute et tout le toutim. Avec ces films-là la critique du scenario est recevable, et j’applaudis votre critique de La Planète des singes origines et autres Inception… Heureusement je ne suis pas aussi intelligente et observatrice que vous et je peux encore m’émouvoir devant un film que je considère assez bien ficelé. Mais il suffit que quelqu’un me fasse remarquer le détail qui tue (du genre : mais pourquoi dans Matrix le vilain traître informaticien qui pirate la matrice choisit-il de retourner dans la matrice où il n’a aucun contrôle plutôt que de se créer son propre univers ?), et alors la magie retombe…
    C’est pourquoi je vous lis avec modération… Vous avez le super-pouvoir de décrédibiliser n’importe quel film, et le cinéma reste un divertissement que j’aime… Comme le disait l’oncle Ben « à grands pouvoirs grandes responsabilités » !

    Bonne continuation.

    J’attend avec impatience l’article où vous encenserez un film !

  94. Cher Monsieur Odieux,
    Suite a cette remarquable diatribe qui n’a d’égal que votre charisme, je me permet de soutenir votre propos : on nous prends pour des cons. La preuve, le dernier film que j’ai vu suite à des pressions sociales intenses : Conan (en 3D, évidemment.) Un scénario – quel scénario ? – des plus fouillés, des effets spéciaux et de gores juste là pour justifier la 3D et des incohérences a faire vomir de la bile à un élève de CM2. Pitié, vous qui êtes le héros de la contre-pensée qui illumine chaque jour mon existence morne, spoilez encore et encore d’abominables navets (je vous conseille Conan, justement cité.) afin de m’éviter de me retrouver dans une salle obscure plongée dans un coma cérébral profond suite à une erreur fatale faite au moment de choisir quel film aller voir.
    Bien cordialement,
    Une fervente admiratrice (Bonnet D)

  95. Et dire que ça fait 20 ans que l’on se bat pour du scénario, mais que ça fait 20 ans que personne ne nous voit.
    Et après on s’étonne que les jeunes en viennent a piller et a voler les DVD !

  96. Tout conte commence par l’édition d’un certain nombre de postulats, sorte de théorèmes que l’auditeur accepte de tenir pour acquis afin que le conte puisse se dérouler.

    Si on est pas d’accord avec ces postulats, on peut également ne pas aller voir le film…

  97. Bonjour,

    Je n’ai pas lu les autres réactions (j’en ai un peu honte, mais il est tard, et ça dépasse les 270, même de peu!)

    Pour dire MERCI, je me sens à présent moins seule face aux gens (parfois à mon grand damn dans mon cercle d’amis proches) allant voir n’importe quoi!
    Pas que je ne le fasse de temps à autres pour me détendre avec de la distraction, mais le cinéma est effectivement bien trop cher pour aller voir 4 gugus faire la course sur des motos… avec une fin tellement prévisible que moi aussi je pourrais être blockbuster!
    Et c’est malheureusement vrai que les gens ont tendance à réclamer une diminution du niveau général de la société… A savoir pourquoi.

    En tout cas, visionner un film constructif, construit et étoffé de références culturelles est indéniablement très agréable (certain amis m’avancent l’argument « j’aime pas les trucs où y’a des références, on comprend rien »; alors que pourtant des films avec quelques références par-ci par-là ne font pas de mal, je dirait même fait un petit clin d’oeil au spectateur, et passeront inaperçues pour les non initiés!)

    Donc encore merci! Je peux aller me coucher rassurée (quoique ça n’empêchera pas le monde de marcher sur la tête demain encore!)

  98. Je viens de finir de lire la biographie de Bruce Campbell (« If Chins Could Kill : Confessions of a B movie Actor » : c’est un bon bouquin parlant à la fois de l' »acting » et de la réalisation à Hollywood et ailleurs aussi.

    Il y relate une discussion qu’il a eue avec Sam Raimi : « Cheap, Fast, Good. Pick two ! ». Là il explique que tu veux faire rapidement un film bon marché, il sera mauvais. On peut faire un film bon et bon marché mais ça va prendre du temps. Maintenant on peut appliquer cela aux scénarios…

  99. Il est clair que les films ont de plus en plus des scénarios bâclés, remplis d’incohérence… ça en devient navrant.

    Cela dit il faut s’interroger sur ce que veut dire incohérent? incohérent par rapport à quoi ?
    1) A la réalité ? Non car c’est de la fiction…
    2) A ce qu’on attendait? Non plus…
    3) au reste du film ? la oui.

    le problème de la critique du post sur la planète des singes c’est 90% de 1 et de 2… et dans les 10% de 3, certains ne sont pas vrai…(par exemple au début du film, plusieurs singes sont capturés et non pas qu’un seul…on voit bien plusieurs caisses identique sur le camion…)

    Cela dit ça reste très drôle à lire :)

    • Non. T’as absolument rien compris a la nuance entre « réaliste » et « cohérent » déjà. L’incohérence dont on parle ici est pire que tout ce dont tu parle. Elle est interne au propos (ton point numero 3). Et ça concerne la totalité du film et inclus ton point 1…forcement puisqu’ils ont choisis le « monde réel actuel » comme contexte s’te bande de cons. Et ils arrivent pas être cohérent avec ça. Te dire si c’est des champions. Et la « realité » dans un film c’est celle dans laquelle tu transporte le spectateur. Si dés que c’est complètement con on devait simplement dire « nan mais c’est de la fiction, s’pour ça » ça serait super. Mais non.
      Ils sont incohérents dans leur propre univers, dans leur propre « espace créatif » (ce qui prouve qu’ils en ont pas la maîtrise tout simplement parce qu’ils en ont rien a foutre et préfèrent maîtriser des effets pour en foutre plein la tronche au crétin moyen… et ça fonctionne apparemment). L’incohérence (la vraie) c’est quand ça devient « gros », a un tel point que rien dans le BG du film ne peut expliquer ce qu’il se passe pour que ça devienne logique (par exemple). Du coup ce n’est pas « cohérent » (Wikipedia faisant des cours d’étymologie mieux que moi je te conseille de t’y rendre).

      Si tu ne trouve pas ces films complètement débiles et que tu gobes tout ce qu’on t’y raconte en t’extasiant et en trouvant ça tout a fait bon, alors tu n’as pas grand chose a faire ici.

      Et le détails sur le nombre de singes capturés on s’en bat le steack. Ça ne sauve de toute façon pas cette daube.

      • Ah et heu je vais pas voir un film pour que ça soit conforme a mes attentes.
        Et être « cohérent aux attente des gens » (en appliquant le sens de cohérent au pied de la lettre) ça s’appelle du commerce. Filer de la confiture aux cochons en somme. Et ça, ça supprime tout créativité au détriment de la flatterie de masse.

        Je suis en ce moment même en train de re-regarder Docteur Folamour. Voila un film fou, mais cohérent. Un chef d’oeuvre sur tout les aspects.

      • Ah et heu je vais pas voir un film pour que ça soit conforme a mes attentes (pour parler de ton point 2).
        Et être « cohérent aux attente des gens » (en appliquant le sens de cohérent au pied de la lettre) ça s’appelle du commerce. Filer de la confiture aux cochons en somme. Et ça, ça supprime tout créativité au détriment de la flatterie de masse. Precisement ce dont il est question actuellement. C’est avec ce même principe qu’on remplace le journalisme par TF1.

        Je suis en ce moment même en train de re-regarder Docteur Folamour. Voila un film fou, mais cohérent. Un chef d’oeuvre sur tout les aspects.

      • Ah et heu je vais pas voir un film pour que ça soit conforme a mes attentes (pour parler de ton point 2).
        Et être « cohérent aux attente des gens » (en appliquant le sens de cohérent au pied de la lettre) ça s’appelle du commerce. Filer de la confiture aux cochons en somme. Et ça, ça supprime tout créativité au détriment de la flatterie de masse. Précisément ce dont il est question actuellement. C’est avec ce même principe qu’on remplace le journalisme par TF1.

        Je suis en ce moment même en train de re-regarder Docteur Folamour. Voila un film fou, mais cohérent. Un chef d’oeuvre sur tout les aspects.

      • Le film est pleins d’incohérences, pleins d’erreurs, plein d’approximations ? peu crédible par certains points?
        La critique d’Odieux Connard aussi (je parlais du nombre de singes au début justement pour donner un exemple, mais il y en a d’autre)
        Ça reste pourtant une excellent article, parce qu’il ne se résume pas seulement avec ses points négatifs.

        Et bien c’est pareil pour le film (bon il est loin d’être excellent, mais on est loin de la daube)

  100. désolé, mais je vais pas voir x-men, comme j’irais voir la liste de Schindler. X-men, on a des méchants, des bons, ils se tappent sur la tronche, point-barre. c’est pas un scénario, c’est la base de tous ces films. Pour ça, et pour les remakes des dessins animés de notre enfance (transformers et autres), du moment que ça colle à ce qu’on lisait ou regardait pendant notre enfance, le reste, osef …
    Si je vais voir un film comme Inception, clair que le scénario doit tenir, vu que lui raconte une histoire, une idée, doit la développer, nous faire comprendre tout le concept avec un scénario qui doit se tenir.

    Pour moi, la différence est là, on a les films que j’appelle lobotomique et les autres plus recherchés, faut accepter les deux catégories et pas tenter de les mélanger, ça marchera pas.

  101. Penelope Cruz est dans un bateau, ruisselante et courtement vêtue. C’est pas assez cohérent pour toi ça ?! Franchement je te comprends pas mec.

  102. J’ai ri.
    Je suis arrivé ici par hasard, et quelque chose me dit que je repasserai !

    Désolé, je n’ai pas lu tous les commentaires, mais quand même j’espère apporter quelques choses (mais j’en doute).

    Les incohérences, on s’en fou.
    Nous vivons dans un monde où ce qui fait « réfléchir » est perçu comme ennuyant, et « prise de tête ». Sans même parler de cinéma, regardons la grille télévisuel avec son lot de programme pré-vomi, voir même déjà déféquer.
    Les gens ne veulent plus réfléchir, et je serai tenter de penser qu’Internet y est un peu pour quelques choses. Google nous a habitué a trouver des réponses tout de suite. Mais je ne tomberai pas dans ce travers pour deux raisons : J’aime Internet mais ce n’est qu’un outils. Et surtout parce que les gens ne savent même pas chercher sur Google/Bing/Yahoo/DuckDuckGo.

    Je vous invite a voir l’intervention d’Alexandre Astier sur le plateau de Morandini (sic), le nombre de personne apte a utiliser leurs neurones/synapses s’amenuise d’heure en heure.
    [Dailymotion]

  103. Un Kundera, ça fait du bien.
    Mais un petit Harry Potter (livre) pour les vacances, je crache pas dessus non plus.

    Je suis tout de même d’accord, QUE du Harry Potter (ah, c’est déjà le cas ?) peut manger petit à petit M. Kundera ou ne pas lui permettre de trouver son public.

    N’empeche, la planete des singes, c’est un bon petit Harry Potter.

  104. il n’y a qu’a voir les bandes annonces des film et on s’aperçoit vite-fait ce sur quoi repose la pub … Et ce pour n’importe quel film, pour peu qu’il y ait deux ou trois scènes d’actions ! D’ailleurs Yann Barthes a réussi à en faire une sur l’inspecteur Derrick (que je ne retrouve plus :/ )

  105. Cher Connnard ( avec trois « n » )!
    Je m’agenouille, que dis-je, je rampe à vos pieds! Un tel article mériterait que je me désintègre sur place pour vous laisser le passage, mais malheureusement cela n’est pas ( encore, j’y travaille soyez-en certain! ), dans mes cordes!

  106. Après avoir lu moultES fois ta critique et en avoir parlé moultES fois autour de moi, et ayant vu moultES fois le premier film avec Charlton Heston, je trouve que cette critique présente moultES disgressions. Utiliser un blockbuster américain pour présenter le déclin des scénarios, c’est un peu facile… Il est vrai que moultS blockbusters américains sont dénué de tout scénario cohérent, mais « La planète des singes, le commencement » ne se situe pas dans cette catégorie. Enfin, c’est juste mon avis partagé par moultES personnes.

    Au fait : moult utiliser comme adjectif indéfini s’accorde avec le nom qu’il détermine…

    • maxxu: TON critique est absurde, est-ce que tu as lu la définition?
      Moult: objet indéfini; Invariable, qui ne varie pas. Equivalent de beaucoup
      Donc tu peux dire MOULT conneries, ça ne changera pas le sens des mots. C’est comme dire chacun-e-s. Pourquoi massacrer la langue française?
      Mais c’est vrai, exprimons-nous comme des illetrés, on ne s’en portera que mieux…

      PS: je joue au jeune connard? Tant mieux, à bas les massacreurs de la langue français…

  107. « Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. »
    in la société du spectacle, Guy Debord, 1967

    faut lire…

  108. Cher odieux connard,

    Votre article est inversement proportionnelle à la cohérence au scénario de « Super Ouiche ». (en somme, totalement cohérent ; pour les gueux et gueuses qui auraient volontairement perdu leur QI de 330 en réclamant des films à scénario profond.

    Merci pour cette fine analyse et cette « franche poilade ».

    Continuez comme ça.

  109. C’est marrant a chaque fois que je me pointe sur ce blog, j’ai envie de contredire l’auteur… Certainement parce que c’est ma copine qui m’a conseillé de le lire et qu’elle trouve ça très drôle.

    Du coup, pour me faire l’avocat du diable, et surtout parce que j’ai mauvaise conscience d’avoir aimé le film ET la chronique de Mr Connard (j’ai probablement aucun libre arbitre) j’aimerai vous faire part de mon hypothèse concernant les gens qui ont aimé ce film et autres défenseurs du « on s’en fout du scénario ». J’ai le sentiment que ces spectateurs sont des amateurs de nanars qui s’ignorent, qu’ils n’ont pas conscience que c’est la nullité du film qui les emplis de joie. Oui nous aimons la lourdeur infâme qui s’en dégage, le manque de finesses et les absurdités à tout va, bref tout ce qui peut en faire un blockbuster poilant !

    Le pire,c’est quand j’ai conseillé le film à un ami, qui m’a aussitôt rétorqué « oulaa non j’ai lu la critique sur odieuxconnard »… L’enfoiré, Il m’a donné l’impression que j’avais aimé le film au 1er degré… ce qui est une triste vision de la réalité, croyez-moi !

    Les aspects nanardesques des blockbusters sont, pour pas mal de personnes, nettement moins clair que pour les vieux films de serie z, et pourtant on ne se lasse pas de parler des plus mauvais d’entre eux.

    A mon sens un mauvais film c’est un film qu’on peut revoir en se disant « mais je l’aurai pas déjà vu cette daube? il me semble ! Mais oui putain ça me dit un truc, alala ça y est je me rappelle, c’est vraiment trop naze » ! Alors que la planète des singes: origine, ceux qui l’on vu s’en rappelle très clairement.

  110. Pingback: Pacific scream | Le blog d'un odieux connard·

  111. Moi je m’en fous que les filles racontent des conneries et soient totalement incohérentes du moment qu’elles sont plus que baisables. Alors pourquoi pas en faire de même avec les films ? Parce qu’on ne les tue pas après et qu’on paye ? Hum oui, c’est pertinent …

  112. hé, on peut pas empêcher les gens d’aimer ce qu’ils aiment, faut faire avec c’est tout.

    Et puis, il y a les masochistes aiment bien se faire du mal. Que des gens aiment s’abrutirent ça m’étonne qu’à moitié en fin de compte.

  113. J’ai bien aimé la plupart des films dépeints sur ce blog :) et j’ai pas honte :D
    Puis je les ais apprécié une seconde fois, mais de façon différente, en lisant leur analyse par monsieur Odieux :)
    ces flims plein de trous scénaristiques ont au moins le mérite de donner matières à ses excellents articles
    mais par contre il se trompe sur Maubeuge, en vrai c’est bien… nan je déconne, les métamorphes qui s’échappent tout le temps et les Kriptoniens qui garent leur vaisseaux comme des pieds c’est agaçant.

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