Bombarder le bombardier

Contrairement à une légende tenace, non, le zeppelin n’est pas un engin qui prend feu à la première étincelle venue. Tant et si bien que durant la Première Guerre mondiale, les Allemands décidèrent de s’en servir de bombardiers. Et si les bestioles n’aimaient quand même pas trop s’approcher des forteresses bourrées de canons, ailleurs, comme par exemple à Londres ou à Paris, ces joyeuses saucisses passaient d’agréables moments, et pouffaient lorsque les avions ennemis les trouaient sans pour autant parvenir à les faire tomber.

Du moins, jusqu’à ce qu’un jeune anglais décide de se montrer taquin.

Voici donc un nouvel épisode du Petit Théâtre des Opérations, où il est question de bombes dans un sens, dans l’autre, et du fait que des fois, t’as beau être un héros, tu n’as pas de bol.

Il y a aussi des gens dans un lit, mais je vous dis ça juste pour vous faire cliquer, bande de petits pervers.

Bon visionnage.

18 réponses à “Bombarder le bombardier

  1. En-core, en-core, en-core !

    Des petits théâtres en BD, en encyclopédies, en vidéos, DVD, cassettes, podcast, pin’s parlants, cravates et mugs…J’en veux !

    Sérieusement, vous êtes tombés sur un filon, ne le lâchez pas !

    En aparté, filon quelque peu aidé par 80 ans de négation historique style François Furet. Bah ouais, fallait bin faire l’euh-rop ma bonne dame (référence à la dernière case, assassine, des planches sur l’immense René Fonck par l’OC et MLC).

    Bonne continuation et ne vous noyez pas dans votre piscine de biftons mérités cher Odieux.

  2. Ah, une référence vidéoludique de plus, excellent. Merci, toujours aussi intéressant ces vidéos. On dit bien souvent de « combattre le feu par le feu », ou encore « le mal par le mal ». Alors, au final, c’est logique de bombarder un bombardier.

  3. Cette idée a été reprise dans un star wars VIII quand ils bombardent le tretregros.

    bon dans l’espace…. mais quand même, ils avaient une référence historique!

  4. La musique s’arrête bien avant la fin, est-ce normal ? Sinon, encore une superbe vidéo, continuez comme ça !

    • Oui : c’était pour éviter la musique au moment où il meurt et où on parle monument aux morts.

      • Cette délicatesse est surprenante de la part d’un odieux connard, mais tout à votre honneur.
        Cette mort incongrue me fait penser à celle de Patrick Edlinger, grimpeur téméraire ayant vaincu moult falaises abruptes et survécu à une chute de 18 mètres avant de mourir en tombant dans son escalier.

  5. Quel chance, cher Odieux, de vous voir collaborer aux vacances apprenantes ! Continuez, continuez, le Petit Théâtre ne doit jamais baisser le rideau même quand le festival d’Avignon est terminé.

  6. Cher Odieux Connard,

    Chaque nouveau Petit Théâtre des Opérations est un plaisir renouvelé… et celui consacré au bombardement du bombardier ne déroge pas à la règle…
    Ceci étant écrit, il vous intéressera peu-être de savoir que l’Anglois n’a pas été le seul à s’attaquer au problème. En effet, sur le sol de France, la présence des ballons d’observation allemands, les “Drachens”, était un problème récurrent : ils permettaient le réglage des tirs d’artillerie, au grand dam des fantassins français. Les tentatives de les abattre, même avec des balles incendiaires s’étant révélées infructueuses, l’état-major ressortit des cartons un projet qui lui avait été présenté en août 1915 par l’enseigne de vaisseau Yves Le Prieur : il s’agissait d’équiper les avions de chasse de fusées à mise à feu électrique, fusées qui, tirées en salve, avaient des chances de toucher et de détruire les “Drachens“.
    Il se trouve qu’un cousin de mon grand-père maternel, l’adjudant Joseph Guiguet, qui servait dans l’aviation, a participé à la mise au point de cette tactique au cours de nombreux d’essais. Il passa ensuite à la pratique en abattant un “Drachen“ situé à 1 000 mètres d’altitude, exploit qui lui valut une citation à l’ordre de l’armé et la Médaille Militaire, le 31 mai 1916.
    Il fut grièvement blessé le 1er juillet 1916 en attaquant son troisième ballon ennemi. Il a également combattu au sein de la fameuse escadrille des Cigognes, aux côtés de Georges Guynemer. À la fin de la guerre, il reçut le titre d’« As », ayant cinq avions abattus (confirmés) et six probables à son palmarès.
    Les informations données ici sont toutes tirées de l’ouvrage de Marc Chassard, René Dorme et Joseph Guiguet, La Guerre aérienne des deux As.

    • Merci pour votre partage cher ami. Hommage à M. Guiguet.
      Les fusées Le Prieur, les premières « roquettes » anti aériennes en effet, et elles sont fraaaannnçaises mesdames et messieurs ! Elles auraient également servi en attaque air-sol, mais là j’ai pas vérifié l’info.

    • Intéressant ! Finalement la R4M allemande de la 2ème GM ne fut que l’amélioration d’une invention française.

      Aussi, j’apprends que l’Hindenburg (un dirigeable civil) était, lui « sous-classé » niveau sécurité par rapport aux zeppelins puisqu’il s’est auto-enflammé au premier problème. Comme quoi, il n’y a vraiment que l’Odieux Connard pour s’instruire aujourd’hui !

      • Oui, c’est le gouvernement nazi qui avait décidé d’utiliser de l’hydrogène à la place de l’hélium pour des raisons de coût.
        Il faut savoir que le comte Zeppelin haïssait Hitler, qui lui rendait bien. Les dirigeables Zeppelin avaient été pensés pour rapprocher les cultures à travers le monde par le biais du voyage, et on devine sans peine ce qu’en pensaient les nazis. De plus, ces appareils étaient devenus militairement sans intérêt vu les progrès de l’aviation.
        Cependant, leur aspect très impressionnant flattait l’ego d’Hitler et il décida de s’en servir pour sa propagande, et ce, à moindre coût.
        On a vu le résultat….

      • Je ne connaissais pas l’anecdote entre Zeppelin et Hitler, merci. Ils ont du avoir à se supporter peu de temps on dirait.

        Le « bricolage » des Zeps 2.0 prouve en tout cas que lorsqu’on commence à rogner sur les sécurités, ça finit mal xd.

      • « Oui, c’est le gouvernement nazi qui avait décidé d’utiliser de l’hydrogène à la place de l’hélium pour des raisons de coût. »
        Plus qu’une raison de coût, c’était surtout que le principal et presque seul producteur d’hélium du moment était les USA, et qu’ils ne voulaient pas trop en vendre à un régime pas gentil.

      • @Kwiskas : « Plus qu’une raison de coût, c’était surtout que le principal et presque seul producteur d’hélium du moment était les USA, et qu’ils ne voulaient pas trop en vendre à un régime pas gentil. »

        J’ai l’impression alors qu’ils sélectionnaient ce qu’ils vendaient ou pas à ce certes très méchant régime de façon…variable on va dire. Mais bon comme ça n’aura pas été la dernière fois dans l’histoire des USA, cette explication est crédible !

  7. Toujours aussi bon et truculent!!! Ne lâchez rien mon bon OC, vous êtes bien bon de nous rappeler une histoire avec un petit « h », et toutes celles qui ont fait la grande… :-)

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