Le totalitarisme tranquille

L’Art, c’est bien.

Attention, hein, je parle de l’Art en général, pas de Maître Gims, soyons sérieux. Mais tout de même : l’Art, c’est par exemple la possibilité d’écrire, de dessiner, de sculpter, filmer ou que sais-je encore, ce qui vous passe par la tête. Comme espace de liberté, on fait difficilement mieux. Par ailleurs, l’Art, c’est une pensée : quand vous lisez la page de n’importe quel livre, il faut se rappeler que chaque phrase était, à un moment donné, dans la tête de quelqu’un qui si ça se trouve est mort il y a des siècles (bon, si vous lisez juste Public, on va oublier). C’est un peu l’archéologie de la pensée.

Mais visiblement, c’est mal. Mal, parce que les gens d’il y a plusieurs siècles ne pensaient pas comme nous, aussi ces derniers temps commence-t-on à vouloir effacer ou réécrire les traces de ce passé qui n’est pas toujours glorieux. Alors, altérer des œuvres d’art au motif qu’elles ne nous correspondent plus, ne serait-ce pas un tout petit peu dangereux ?

On en parle avec une image, parce que ça faisait un moment, que j’avais envie, et que cliquez sur la vignette, que diable !

Une légende sous une Légende : légendeception. Cliquez maintenant !

À force que tout le monde se traite de fascistes sur les réseaux sociaux, ça manquait un peu de totalitarisme. Voilà qui est réglé.

 

413 réponses à “Le totalitarisme tranquille

  1. Je vais me faire fracasser et me faire traiter de tous les noms, mais cela me fait bougrement penser à l’article 21 du procès de Nuremberg :
    Le Tribunal n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis. Il considérera également comme preuves authentiques les documents et rapports officiels des Gouvernements des Nations Unies, y compris ceux dressés par les Commissions établies dans les divers pays alliés pour les enquêtes sur les crimes de guerre ainsi que les procès-verbaux des audiences et les décisions des tribunaux militaires ou autres tribunaux de l’une quelconque des Nations Unies.

    Quoiqu’il en soit, article très pertinent comme toujours avec vous cher Odieux.

      • Comme de bien entendu, aucun argument juste de l’agressivité et une piètre tentative de culpabilisation…

      • @Freaz : Je ne suis pas contre une explication. Pas trop compris cette histoire de cochon.

      • @Spoiler : Merci pour le lien. Je n’avais jamais entendu parler d’un truc comme ça.
        Edifiant.

      • Après lecture de l’article des cochons, je dois dire que je suis un peu estomaqué….

        Bon y a l’aspect « procès à des animaux » qui est cocasse…

        Mais moi, ce qui me bloque vraiment dans cette histoire :

        Donc, des porcs qui bouffaient des gosses en pleine rue… c’était du domaine du possible ! (voire du « courant » ??)

        J’ai peut être les yeux du XXIe siècle, mais je n’arrive pas à piger comment un truc pareil a pu se produire, à de multiples reprises !!
        Une fois… bon… z’étaient pas au courant du danger, tout ça tout ça….
        Mais une deuxième ? Puis une troisième ?? …. Perplexité !
        On détestait les gosses, au Moyen Âge ???

        Je pense demander plus de précisions, par exemple à Nota Bene, j’avoue que j’ai vraiment du mal à croire à un truc pareil, et à le comprendre.
        Comment cela a t il été possible ?? Comment des enfants ont-ils pu se faire dévorer par des porcs, PLUSIEURS FOIS ??? Ça m’échappe, ça dépasse mon entendement…
        ‘fin bon, comme dirait Tête de Brique : « …aussi je vous conseille de vous méfier des types qui élèvent des porcs… »

        Quand je pense qu’à coté, on flippait des Grrrrraaaands Méchants Loups !!!
        « -Mon dieu ! Les loups sont entrés dans Paris ! Ils éventrent toutes les poubelles, c’est affreux ! Vite mon enfant, va te planquer dans la porcherie !! Tu y seras en sécurité ! »

        Tiens, pourquoi pas une réécriture du Petit Chaperon Rouge ? Histoire que les vrais « loups » dévoreurs d’enfants récupèrent leur place légitime dans la culture populaire… Après tout, rendre à César, toutçatoutça…

      • @Fred0821 : On a des pédophiles qui finissent ministre en France alors cette histoire de cochon ne me surprend pas plus que ça, malheureusement.
        J’ai vécu 7 ans au Cameroun (de 5 à 12 ans) et pour aller à la pharmacie, je devais enjamber des lépreux qui me tendaient la main… Sans les doigts…
        Jamais je n’oublierai ça de ma vie et ça continue probablement de nos jours.

      • En même temps, à toutes les époques, il y a eu des parents qui ne surveillaient pas franchement leurs enfants. Dans toutes les sociétés rurales, on a connu des accidents liés aux animaux ou infrastructures agricoles. Bref, dans une société où, selon les époques (famine / épidémie), 1 enfants sur 4/5 pouvait atteindre l’âge de cinq ans seulement, il ne me paraît pas si surprenant qu’on se soit imparfaitement prémuni de ce genre d’accident. Cela n’empêche pas qu’a priori l’événement ait marqué les populations puisque le souvenir de la truie de Falaise nous est parvenu. Juridiquement, l’enfant était encore nié au 14è siècle, son père possédait droit de vie et de mort sur lui. Globalement, ça me surprend assez peu.

    • Hello Elric. C’est interessant, mais ce le serait davantage si tu citais des sources primaires, les aurais tu sous la main? Vielen Dank!

      • La source de quoi? De l’article 21 du tribunal de Nuremberg? Je pige pas là.

      • En v’là un qui n’a pas suivi.

        TO-TA-LI-TA-RISTE !!
        Pas Fasciste…
        C’est bien la peine que Mr C. se décarcasse à essayer d’étendre notre vocabulaire !!! :P

    • J’ai vraiment du mal à saisir le point. Je ne connais aucun tribunal criminel qui ne s’appuie pas a priori sur les rapports officiels de la police. Si on part du principe que, du fait que les flics sont défavorables aux gens qu’ils mettent entre les pattes du procureur, on ne va pas s’intéresser à leurs enquêtes et libérer les accusés à moins qu’ils ne s’incriminent eux-mêmes, on ne voit pas ce qu’il reste à juger.

      Nuremberg, c’est quand même pas les procès de Moscou. Les accusés n’ont pas été torturés et on n’a pas menacé de s’en prendre à leurs proches pour leur faire plaider la thèse du pouvoir. Ils ont eu tout le loisir de donner leur version des faits. L’argument de la justice des vainqueurs, ça va bien 30s (évidemment que des nazis jugés par des nazis auraient été nettement moins inquiétés pour leurs trucs de nazis, La Palice).

      Quant à l’histoire du cochon, pas besoin de remonter au Moyen-Âge : https://fr.wikipedia.org/wiki/Topsy

      • Si, Nuremberg a fonctionné comme les procès de Moscou, l’accusateur soviétique était le même, et les américains se sont coulés dans le moule. Bien entendu que les accusés ont été torturés, et qu’on a menacé leurs familles.

        Bien entendu si les rôles avaient été inversés les nazis ne se seraient pas mieux comportés, mais le problème est que les vainqueurs se prétendaient meilleurs.

        Le procès de Nuremberg, modèle de nos tribunaux internationaux actuels, était à ce point un déni de justice, que le premier procureur américain nommé pour le présider s’est récusé en voyant à quoi on voulait le faire participer.

        Au moins Chruchill était plus cohérent et ne se cachait pas derrière son petit doigt, il proposait de fusiller tout responsable nazi tombant dans ses mains, sans autre « forme de procès » comme aurait dit le bon La Fontaine…

        D’ailleurs Himmler n’a pas été à Nuremberg parce qu’il s’est livré aux anglais et qu’on la retrouvé « suicidé ».

      • @Alarc’h

        C’est ça, l’Allemagne s’est remise sur pied grâce à son industrie chocolatière, qui devant son succès devait l’amener à s’installer dans plein de pays conquis par ses douceurs. On s’est juste mépris sur la livrée de ses commis (les gens voient le mal partout), qui n’ont eu d’autre choix que de se défendre à coup de sucres d’orge. Quant aux Juifs, ils se sont eux-mêmes organisés des camps de vacances réservés (racistes!) en Europe de l’Est. Puis, rupins un jour, rupins toujours, ils ont fatalement voulu s’installer le gaz et… l’accident bête. La germanophobie ambiante a ensuite voulu que leur maladresse atavique (à part compter en millions, ces gens-là vous savez) retombe sur les têtes de pauvres GO trop dévoués comme Rudolf Höss, et de la Nouvelle Agence du Zèle Intérimaire qui s’était décarcassée pour les placer-là (son patron, calomnié au dernier degré, s’est même suicidé).

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Rudolf_H%C3%B6ss

        Machination sur machination, pour fabriquer de toutes pièces des coupables de petits faits, grossis au-delà de toute décence et qui ne sont au mieux la faute de personne.

        @De Melniboné

        Comme vous dites… en fait j’avais parfaitement saisi de quoi il s’agissait.

  2. Ben alors Odieux Connard, tu vires vieux con…. fais gaffe, tu vas finir abonné à Valeurs Actuelles.
    Mets un peu d’intelligence, de recul et d’humilité dans tes propos, ils n’en seront que plus drôle et acides. Là, tu tombes dans la facilité ElisabethLévy-style. C’est laid.

      • C’est vrai que soutenir la censure des Arts pour des raisons de bienpensance, c’est jeune , c’est frais. Pas du tout proche de l’esprit  » curé » hein ; )

    • J’imagine que cette remarque est due à un réel problème d’argumentation ou d’énoncé de la part de notre odieux auteur, et pas simplement du fait que les idées des personnes qu’il dénoncent ici pourraient être en adéquation avec une idéologie que vous partageriez en partie (si j’ose faire le rapprochement entre votre commentaire et une idée que je me fait de votre opinion politique).

      Parce que cela ressemble fort à ce qu’on pourrait résumer par : attention, Odieux, vous n’êtes pas dans le camp du bien. (supposant de plus qu’il doit être obligatoirement dans le camp du mal).

      • Aller Scypio, je ne sais pas pourquoi, mais ça tombera sur vous: je vais faire une vraie réponse.
        Non pas que je sois pour une réécriture des oeuvres d’art, ni pour la censure des oeuvres anciennes ou modernes. MAIS, je ne suis pas non plus pour qu’on caricature les idées des progressistes en les faisant passer pour des totalitaires. C’est typique de la rhétorique classique des mouvements réactionnaires classiques, qu’on connait par coeur, pour peu qu’on s’intéresse un peu à l’Histoire.
        Il n’a jamais été question de censurer Carmen, mais un artiste contemporain s’est emparé de l’opéra pour en modifier la fin. Ce n’est en rien une censure mais une réappropriation moderne, comme les artistes l’ont toujours faits avec des oeuvres anciennes.
        Mentionner la censure par le RATP des affiches de Jacques Tati (et le mettre sur le même plan que l’épisode Carmen), c’est franchement malhonnête, la RATP faisant preuve d’une censure puritaine dénoncée par de nombreux mouvements citoyens.
        Mentionner la nouvelle dénomination de tableaux de la Renaissance répond à une autre idéologie: celle de faire des oeuvres, des oeuvres intemporelles: oui les oeuvres s’adaptent à leurs époques.
        Puis OD fait du OD en en rajoutant des couches sur les régimes totalitaires, et se redore le blason de sa respectabilité après avoir bien amalgamé tout et n’importe quoi.
        Il aurait été bien plus efficace et drôle (à mon avis, et à mon avis seulement) si sa critique avait été subtile et intelligente. Là, il a fait dans la connerie et la victimisation de « pauvre petit occidental qui souffre »…. Mais visiblement, cette mouvement a le vent en poupe, surtout sur ce site.
        Bisous!

      • Le tabac tue, en France, beaucoup plus de monde que les violences conjugales.
        En estimant que la censure de la RATP est « puritaine » mais qu’il est normal de réécrire Carmen – ce qui n’est absolument pas une réappropriation créative, qui serait bien sûr tout à l’honneur du metteur en scène, mais un faux nez créé pour dissimuler une fin jugée « inacceptable », comme s’il était du reste plus acceptable de considérer les femmes comme des criminelles que comme des victimes – vous nous montrez bien à quel point tanguent les pas des « progressistes » qui n’ont pourtant que pour eux d’être apparemment les seuls à savoir « dans quel sens l’histoire avance ».

      • « Là, il a fait dans la connerie et la victimisation de « pauvre petit occidental qui souffre » »
        Cette façon de pensée, ce dénigrement systématique de l’occident est un classique de certains représentants très investis dans « le camp du Bien ». Haïr ce que l’on est ne fait pas de soi une personne avec plus d’ouverture et de tolérance.

      • « MAIS, je ne suis pas non plus pour qu’on caricature les idées des progressistes en les faisant passer pour des totalitaires.  »

        Des « progressistes » ?
        Non c’est moi qui suis progressiste car je refuse la censure cool et moderne, la pensée unique, le dédain de l’Histoire, l’incapacité de voir autrement qu’en noir et en blanc (exemple : « il y a des femmes fragiles et maltraitées d’un côté, et de l’autre il y a des violeurs très méchants, rien au milieu et tous ceux qui voudraient un peu de nuance se font clouer au piloris illico). Alors que pourtant je suis cool et moderne. Et progressiste. Pour de vrai.

      • Je voudrais juste revenir sur un point, Marinerevel.

        « Il n’a jamais été question de censurer Carmen, mais un artiste contemporain s’est emparé de l’opéra pour en modifier la fin. Ce n’est en rien une censure mais une réappropriation moderne, comme les artistes l’ont toujours faits avec des oeuvres anciennes. »

        Tout dépend de la raison. Si elle est purement artistique, je n’y vois pas d’inconvénient, bien qu’en général, ça enlève beaucoup d’intérêt et de signification à l’oeuvre. Il n’y a qu’à voir les diverses adaptations du Comte de Montre-Cristo pour s’en convaincre. Aucune n’est à la hauteur de l’original.
        Si c’est pour faire passer ses idées (à priori, selon le metteur, combattre les violences faites aux femmes), je trouve ça contre-productif.

      • Vous savez faire autre chose que du déshonneur par association, Marine, ou c’est juste réservé à ce fil de commentaire ?

        Quoi qu’il en soit, comme disent très justement les commentaires précédents, ce n’est pas la modification proprement dite qui choque, mais les raisons qui y ont présidées. Lesquelles ne sont pas artistiques, en plus d’être d’une naïveté désarmantes :

        – Elles posent qu’au théâtre, on n’applaudit pas une oeuvre ni les acteurs qui l’interprètent, mais ce qui est montré, sans filtre intellectuel.

        – Elles posent par extension que le meurtre d’une femme est plus insoutenable que le meurtre d’un homme, instaurant une hiérarchie sexiste dans les gravités alors que dans les deux cas, il est question d’être humains. Alors je sais bien que pour les SJW/Millenials, ce n’est pas le cas, parce qu’ils ont inventé des concepts pour justifier des positions abominables et anti-égalitaires, mais ce n’est pas parce qu’une pensée est massivement partagée sur Twitter qu’elle est forcément légitime.

        – Elles posent que lorsqu’une fin ne nous plaît pas, plutôt que de chercher à la comprendre, ou au moins à la respecter, il faut la changer (j’ai hâte de voir les nouvelles versions d’Hamlet ou de Roméo et Juliette).

    • Félicitations, vous êtes parfaitement formaté.e (rien que pour vous, un petit coup d’écriture inclusive).
      Donc, quand on dénonce des dérives qui vont nous mener à un abrutissement général, on est bon pour Valeurs Actuelles.
      Ce n’est pas parce que vous avez le QI d’une huître qu’on n’a pas le droit de dénoncer ce totalitarisme rampant qui, sous prétexte de nous protéger, nous castre et tue en nous toute velléité de réflexion personnelle. Abonnez-vous à Médiapart et faites vous du bien.
      Cet article de l’OC est remarquable de lucidité. Puisse l’avenir lui donner tort.

      • Il n’est pas question d’avenir ici, ce que décrit notre cher OC n’est autre que la situation contemporaine en Occident, et particulièrement en France. Il n’y a aucune exagération, et les exemples de ce totalitarisme tranquille sont légions.
        Puisse donc l’avenir nous permettre de mettre fin à cette police de la pensée !

    • Le déshonneur par association.

      Une bien belle façon de ne pas argumenter, je trouve. Et qui en dit plus long sur celle qui l’emploie que sur celui qu’elle vise.

      A bon entendeur…

    • OC passe de plus en plus de temps sur 9gag je pense. Et puis l’argument « 1984 est pas loin » c’est tellement le point Godwin du mec qui pense avoir lu assez de bouquin.

      Et puis on tombe encore dans ce vieux schéma du mec qui a certainement toutes les caractéristique de l’archétype blanc mâle hétéro qui vient crier à la censure parce que tous les gens mis sous silence socialement pendant trop longtemps commence à l’ouvrir et demande à être traîté « normalement » (normalement, c’est à dire comme un homme blanc hétéro, c’est à dire environ 7% de la population mondiale).

      La critique sociale du mâle blanc hétéro cis genre (etc…) n’a pas pour vocation de viser chaque homme en tant qu’individu, mais de critiquer l’entité sociale et ses mécanismes qui traitent les individus différemment selon des critères qui nous semble obsolètes, injustes et – par conséquent – liberticides pour nous tous et toutes.

      J’aime ton humour OC, vraiment, mais là je crois que tu le mets au service la partie émergée de ton lectorat.

      W

      • Vous parlez de « Blancs males heteros » – comme s’ils formaient une categorie d’etres Humains a part – et ensuite vous expliquez que c’est mal de traiter les individus differemment selon des criteres obsoletes (comme, au hasard, la couleur de la peau, le sexe ou l’orientation sexuelle) ?
        Relisez-vous, mon ami: cela vous un peu monter le rouge aux joues mais ce ne sera pas douloureux.

      • Wiiiiiiiiil,
        Le problème dans tes propos c’est que tu considères qu’un homme blanc hétéro n’a pas le droit d’avoir une pensée qui lui est propre parce qu’il est blanc, hétéro et masculin. Outre un déterminisme social, tu fais aussi du déterminisme racial et sexuel opposant une soi-disant rhétorique du dominant traditionnel contre celles de différents genres dominés qui ont actuellement le droit de parole et que tout opposeraient.
        Je te pose ainsi cette question : « Dans les propos de l’OC, où vois-tu une seule fois que les Noirs, les Femmes, les Homosexuels … etc, ont une parole qu’ils n’ont pas le droit d’exprimer ? »

        Parce qu’en effet, tu considères la critique sociale de l’homme blanc hétéro comme un moyen de – je te cite – « critiquer l’entité sociale et ses mécanismes qui traitent les individus différemment selon des critères qui nous semblent obsolètes, injustes et – par conséquent – liberticides pour nous tous et toutes ». Sauf qu’à agir de la sorte, je m’interroge sur qui traite les individus différemment et sur quels critères reposent ce traitement cat comme l’a énoncé OC, il y a ceux qui pensent comme toi et les autres qui sont ainsi des hérauts d’un monde passé et « liberticide ».
        Mais relis bien les propos d’un OC, car on n’y lit aucun muselement, au contraire, c’est ce qu’il dénonce. Il dénonce un muselement qui va tellement moins que l’on est prêt à réécrire des œuvres entières ou certains passages pour ne pas froisser la sensibilité d’autrui. Le problème c’est que nous sommes 7,5 milliards d’individus sur Terre, donc 7,5 milliards de sensibilités différentes et si on change chaque chose pour le rendre conforme à tel ou tel courant de pensée sous couvert d’idées parfaitement honorables, alors oui, c’est dérangeant et dangereux et il est important de le dire sans avoir à en rougir ni de passer pour réactionnaire (dans le sens politisé du terme).
        Réactionnaire et rétrograde ne sont pas synonymes jusqu’à preuve du contraire et nous pouvons entrer en réaction contre une façon de pensée qui nie les opinions divergentes qui n’entrent pas dans la liste des opinions conformes à avoir au XXIe siècle. Car de quel droit juge-t-on qu’une opinion doit être muselé car jugée obsolète ? Qui décide de ce qui est juste ou pas ? Il est là le problème car du coup, réécrire l’histoire, les Arts, … etc, pour les adapter à une époque donnée, oui ça c’est être liberticide.

        En conclusion, je ne dis que ceci : ceux qui veulent faire le bien devraient s’interroger sur ce qui est mal et donc agir en toute connaissance de cause.

      • Ca me fait chier de voir que l’OD, qui, à la base était subversif, inventif et drôle, devient conformiste, agressif et méprisant. Et ses lecteurs aussi!
        Perso, je ne reviens plus, ça me fatigue.

      • Ou alors peut-être sont-ce les personnes naguère se prétendant être subversifs qui font preuve d’un conformisme incroyable ? Et si, au lieu de rejeter la faute sur les autres, ici OC et ses lecteurs, vous ne balayeriez pas devant votre porte ? Car jusqu’à preuve du contraire, si vous vous sentez agressé, peut-être avez-vous tendu le bâton pour vous faire battre ?
        Je vous souhaite bon voyage vu que vous avez décidé de nous quitter, ce qui est bien dommage car plus on est de fou avec une pluralité des idées et plus on rit et nous pouvons avoir des débats enrichissants 😉.

      • @Jean sans Terre

        Je n’ai pas à me relire sur ce sujet : c’est mal de traiter les individus différemment selon des critères obsolètes comme le sexe ou la couleur de peau et je n’exclus pas les mêle blanc hétéro dont j’en suis. Une lesbienne noire pourrait très bien, par le biais d’une œuvre, faire l’apologie de la culture occidentale et du mâle blanc hétéro musclé qui vient sauver le monde, la veuve et l’orpheline et être critiqué sur ce sujet. Car le problème n’est pas d’être un homme blanc, c’est seulement que tout notre appareil social distribue des rôles selon les-dits caractères obsolètes et que les plus confortables sont PRESQUE toujours attribués des hommes blancs tandis que les positions dégradantes sont pour les autres. La faute n’est pas sur les hommes blancs en tant qu’individus ou sous-groupe social, la faute est à un déterminisme social dont les leviers semblent se trouver au niveau de la culture populaire, par nos médias, nos œuvres artistiques. Personne n’a décidé que les hommes auraient les cheveux courts et les femmes les cheveux longs. C’est pourtant comme cela qu’on se les représente. Aussi, les hommes blancs hétéros – moi – avons tout à gagner avec le féminisme. Nous ne serons pas obligé de jouer un rôle qu’une structure invisible nous a donné. Par exemple, il n’y a rien de plus patriarcal, étrangement, que le fait de laisser la garde des enfants à une femme tandis que l’homme paie la pension alimentaire. Ici, les rôles sont clairs : la femme s’occupe des mioches et l’homme ramène du pognon. Le patriarcat nous coûte à toutes et à tous. Et la pensée patriarcal et raciste peut être prônée par n’importe qui. Et si une partie d’entre nous avons envie de dire que Friend ou TBBT sont homophobes et sexistes, ce n’est pas la peine de monté au créneau et de hurler « 1984 !!!! ». nous n’avons pas l’intention de brûler tous les livres, seulement de mettre en lumière des mécanismes sociaux.

        Je vous conseille cette chaine Youtube fort intéressante quant à ces mécanismes dans la pop culture : https://www.youtube.com/channel/UCHiwtz2tCEfS17N9A-WoSSw

      • @Wiiiiiiiil :

        Sauf que Friends et TBBT ne sont ni homophobes, ni racistes, ni sexistes, et que penser le contraire relève de la maladie mentale, au sens le plus clinique du terme. C’est bien ça, le problème.

        Il va falloir que vous revoyez les définitions de ces concepts d’urgence (homophobie, racismes, sexisme, mais aussi maladie mentale).

        Les SJW/Millenials fonctionnent par tautologie. Ils créent des systèmes de pensée auto-référencés dans lesquels ils tordent les concepts dont ils s’emparent de façon à entretenir une conception biaisée de la réalité, sur le mode du « biais de confirmation ».

        Il n’y a rien de plus stupide que de chronométrer le temps de parole d’un personnage féminin et d’un personnage masculin, et d’y voir la marque d’une quelconque discrimination à caractère sexiste. Bien sûr, les apparences tendent à suggérer le contraire, et le SJW/Millenial ne va pas au-delà tantôt parce qu’il n’en est pas capable, tantôt parce que ça l’arrange, mais pour autant, il ne fait que cela : interpréter sans cesse la réalité qui l’entoure dans le sens qui confirme ses convictions. En d’autres termes : ses convictions conditionnent ses perceptions qui renforcent ses convictions.

        On devrait pouvoir en rire mais personnellement, ça me donne tantôt envie de pleurer, tantôt envie de me cloitrer chez moi à double tour.

      • @ Marinelevel

        Bon vent, vous ne nous manquerez pas. Tenez, pour la route un proverbe que je m’applique volontiers, mais qui s’applique aussi parfaitement à votre club des progressistes réunis: qui se ressemble s’assemble.

      • Marrant quand même que ce soit dans les sociétés où c’est le vieux mâle hétéro blanc cis genre qui a le pouvoir, qu’il y a le plus de représentativité des minorités et le moins de discrimination, et pourtant c’est lui que l’on veut abattre en priorité…
        Pour rappel d’ailleurs la ‘race blanche’ est hautement minoritaire sur terre…bref c’est plutôt elle qui est en danger…

      • @ Wiiiiiiiill
        obvious troll is obvious

        @ Jean sans Terre & Kuaneos
        don’t feed the troll

    • ¨Pourquoi tu dis ça en fait?
      Genre Tintin au Congo c’est mega raciste, mais le faire interdire,c’est juste planquer nos merdes sous le tapis, oui?
      L’art reflete son époque, c’est une lacheté de vouloir le planquer.
      Si tu as un autre avis, c’est un plaisir de l’entendre, mais direct les insultes c’est un peu dommage.

    • « vieux con »…
      Commencer par ce genre de mots, c’est toujours une excellente entrée en matière pour de l’échange de points de vue et du débat d’idées !

      « plus nuancé que le discours d’OC »…
      Moi je trouve qu’il plaide, précisément, pour plus de nuance.
      Notamment dans le regard de ceux et celles qui se croient chevaliers du Bien pourfendeurs du Mal, qui au final s’enfoncent dans le même mépris d’autrui que ceux qu’ils prétendent combattre, renforçant les phénomènes de fermeture, le refus de l’échange, du dialogue et de la discussion.
      Nan parce que je sais pas vous,
      mais un type qui est totalement imperméable aux propos des autres (surtout les propos contradictoires…), et en prime, complètement faux-cul sur sa propre posture, genre : « je fais la même connerie que les cons, mais comme moi c’est pour une bonne cause, bah ça va », un type pareil disais-je, je l’écoute 5 minutes, je réalise ce que j’ai en face de moi, je tiens 2 minutes supplémentaires, et puis je me rappelle soudain que je dois aller me faire épiler les sourcils des orteils…

      Au passage, si vous êtes vraiment féministe, sous certains aspects, vous pourriez rejoindre l’OC…
      Si des œuvres existaient, témoignant du Patriarcat, des inégalités, de l’oppression, et des horreurs qu’ont pu subir les femmes entre les griffes de certains hommes, je suppose qu’il serait inconcevable d’effacer cette œuvre, quand bien même la situation se serait grandement améliorée entre-temps…
      Et ce serait NORMAL, parce que cette œuvre serait un témoignage du Passé, dans lequel il y a TOUJOURS un risque de replonger.

      Ce que l’OC me semble dénoncer ici, c’est la volonté de certains d’effacer ces oeuvres et symboles qui, précisément, peuvent servir de piqûre de rappel mémorielle.
      … et vu à quel point les humains peuvent avoir la mémoire courte (honnêtement, certains sont battus à plate couture par le Poisson Rouge !), ce genre de piqûre peut s’avérer plus que vitale.

    • Juste, dans l’article il se contente de dénoncer le fait de vouloir censurer des choses et en modifier d’autres pour plaire à une certaine idéologie, précisément ce qui caractérise les régimes totalitaires.. Et vous répondez ceci. Cela montre bien ô combien il tire juste et à quel point cette nouvelle gauche dont vous semblez fortement faire partie est ravagée du cerveau, ainsi que par ses propres contradictions.
      « Mets un peu d’intelligence, de recul et d’humilité dans tes propos » –> C’est vous qui devriez appliquer ces conseils, parce que là bien qu’à un stade très avancé vous avez peut être encore une chance de vous en sortir mais ne traînez pas trop…

    • Soit t’es un troll, plutôt médiocre, soit t’es un crétin.

      Les trolls sont drôles. Toi, pas. Je penche pour le terme impoli.

      • @Jean Bob : Quel est le plus crétin des deux? Celui qui donne son avis ou celui qui vient après la bataille en rajouter une couche?

    • Est-ce indispensable de faire une réflexion aussi stupide. Le rapport entre Élisabeth Lévy et l’OC ?
      Du reste, j’apprécie assez Élisabeth Lévy.
      Vous êtes un imbécile. Sûrement abonné à Médiapart.

  3. Comme le fait remarquer ce cher Odieux, il est ironique de constater que ce sont les pays soient-disants démocratiques qui appliquent les mêmes méthodes que celles des régimes totalitaires qu’ils prétendent combattre.
    En réalité nous sommes en 1984 et pas prêts d’en sortir. Cette pseudo sursensibilité millénariste commence sérieusement à me pomper l’air.
    Oui aux divergeances d’opinions, au politiquement incorrect, aux vrais débats d’idées et à des sociétés qui assument leur passé

    • @Nadia : pas mieux. Tout est dit.

      Merci OC pour cette piqure de rappel.
      Le parallèle avec « 1984 » est très parlant.
      Mention spéciale pour la référence à Desproges : c’est exactement ça et malheureusement cela se retrouve dans plus d’un (soit disant) « combat » social de certains qui au final fait exactement ce qu’il (soit disant) combattrai !

      • J’aurais préféré un rappel au Meilleur des Mondes. « L’histoire c’est de la blague. »

    • à Nadia : « Cette pseudo sursensibilité millénariste commence sérieusement à me pomper l’air. » Absolument d’accord.
      C’est à avoir peur d’oser exprimer une idée originale. On se fait lyncher. Nos propos sont déformés et diabolisés (voir les posts précédents).
      Pas besoin de police de la pensée : les médiocres s’en chargent eux-même.
      Les libre-penseurs sont les nouvelles sorcières.
      Triste.

      • ‘Nouvelles’, ahaha.
        Ils l’ont toujours été. C’est pas parce que le conformisme et le socialement acceptable ont changé qu’ils ont été inventé au XXIe siècle

      • (réponse à Schild)
        Je crois me souvenir (mais c’est si loin…) qu’à la fin XXème siècle, la libre-pensée était tout-à-fait socialement acceptée, et le conformisme était tellement mal vu qu’il existait paradoxalement un conformisme de l’anti-conformisme.
        A contrario, la censure et les pogroms ont toujours été orchestrés par le pouvoir temporel ou spirituel. (Dans 1984, la police de la pensée est étatique.)
        Maintenant, ce sont des gens (très) ordinaires qui s’arrogent le droit de te dire comment il faut (bien-)penser.
        Et ça, oui, c’est nouveau.

  4. Excellent article, mais il y a certains points dont je ne suis pas d’accord.

    En quoi on peut différencier l’acte de la parole? Comment on peut définir l’un comme condamnable et l’autre uniquement d’acceptable puisque ce n’est que l’expression d’une idée? Donc, des oeuvres qui portent atteintes à des peuples, des personnes, ethnies, on peut les accepter? Certes on peut les critiquer, mais cela remettrait en cause la notion de « diffamation » dans la justice. Jusqu’où on peut laisser des personnes mal intentionnées insulter une communauté par l’art?

    Ensuite, vous utilisez l’exemple de Friends, mais le titre parle de lui-même: les « millenials » (je déteste ce mot) « juge » la série sexiste et homophobe. Je ne vois nul part qu’il faut l’interdire. Les titres racoleurs montreraient que les jeunes voudraient interdire Friends, mais j’ai l’impression que c’est juste un changement de génération et d’époque. Je ne vois nul censure personnellement (Je ne lis pas que Netflix a enlevé la série suite à ces révélations). Je pense qu’il y a exagération.

    Certes, il ne faut pas effacer. Mais on devrait réfléchir à ce que certaines personnes ne les utilisent pas comme porte-étendard pour leur idéologie destructrice et malsaine. Mais je suis d’accord sur le fait que des artistes bien-intentionnés se sont gamelés comme il faut dans leurs messages.

    • « En quoi on peut différencier l’acte de la parole? Comment on peut définir l’un comme condamnable et l’autre uniquement d’acceptable puisque ce n’est que l’expression d’une idée ? »
      Dans un cas, on appelle ça poser une question / participer à un débat / être en désaccord. Il n’y a rien de répressible dans le fait de demander à être convaincu. Et c’est même plutôt sain.
      Dans l’autre cas, la société indique clairement que l’acte est répréhensible. il est interdit. Le faire, c’est se soumettre (potentiellement) à la justice.

      « Donc, des oeuvres qui portent atteintes à des peuples, des personnes, ethnies, on peut les accepter? Certes on peut les critiquer, mais cela remettrait en cause la notion de « diffamation » dans la justice. Jusqu’où on peut laisser des personnes mal intentionnées insulter une communauté par l’art? »
      Comment pouvez-vous (vous ou un tribunal, la question est la même » juger que ça porte atteinte, là où certains considéreront que ça porte un message ? Comment différenciez-vous humour et diffamation ?
      On ne peut pas dire quelque chose de faux volontairement. C’est le principe de la diffamation. Mais l’art n’est pas fait pour dire ce qui est vrai. Sinon Picasso n’aurait pas l’aura qu’on lui connait…

      • Je reconnais en effet que l’humour est un moyen de décharger une partie de notre peine sur des gens/situations/autres que nous méprisons, et ce n’est pas interdit. L’auto-dérision est très importante pour soi. Néanmoins, sans citer Desproges, on va arrêter deux petites secondes avec ce pauvre monsieur, l’humour est une affaire de contexte et de populations en jeu. Il est vrai qu’il est très agréable de faire des blagues sur les juifs et les camps de concentration quand on est en petit comité de personnes avec qui ce genre d’humour est accepté. En revanche, quand cela tombe dans les affaires publiques, je vois mal les personnes faire des blagues sur Auschwitz lors de la commémoration du Vel d’hiv.

        Et l’humour est aussi une question d’intention. Je ne pense pas que les pamphlets de Céline soient des recueils de sketchs sur les juifs.

        A vrai dire, la diffamation ne sert qu’à réellement diffamer la personne ou la communauté concernée. Il y a une intention de haine derrière, et en aucun cas il y a de critique humoristique à ce sujet.

        Bien entendu, il serait bête de censurer à tout prix ceci, puisque ces personnes n’ont en aucun été censuré. On les a juste critiqué. Les oeuvres de Céline, quand à elles, sont toujours distribuées, donc inutile de se plaindre. Les oeuvres racistes et sexistes sont toujours dans le commerce ce me semble, non?

        Je tenais à vous faire remarquer que les points que vous avez soulevés sont intéressants.

    • Car , mon cher Bohort, on ne juge pas un être sur ses pensées, mais sur ses actes. Tout comme en amour, il n’y a pas de pensées, mais des actes d’amour…

    • « En quoi on peut différencier l’acte de la parole?  » Une idée n’a jamais tué personne. Les actes ayant découlé de ladite idée peut-être. Mais c’est justement en armant les gens à un appareil critique des idées qu’on évite les actes les prennant au 1er degré.

      « Donc, des oeuvres qui portent atteintes à des peuples, des personnes, ethnies, on peut les accepter? » Oui, naturellement. Chacun est libre de penser ce qu’il veut ; mais produire de la pensée visible sur l’espace public l’expose aux critiques. Les tenants de la théorie du genre, par exemple, sont de vrais totalitaristes en la matière : si on est pour on est émancipé et si on est contre c’est que la société nous manipule et que ce n’est pas notre vraie opinion libre. Impossible de critiquer cette théorie donc ! Si je veux, je peux balancer des trucs racistes. Mais en le faisant, je m’expose consciemment aux critiques voire attaques. Être libre, c’est être responsable.

      « Mais on devrait réfléchir à ce que certaines personnes ne les utilisent pas comme porte-étendard pour leur idéologie destructrice et malsaine. »
      Le problème, c’est qu’il n’y a pas d’échelle de valeur transcendante. Martelez-vous la phrase de Desproges dans la crâne, car elle résumme tout le XXe – XXIe siècle : L’ennemi est bête ; il croit que c’est nous l’ennemi lirs que c’est lui. » Les nazis étaient des pères de familles aimants, la démocratie athénienne a maté, tué et pillé, les USA ont fait un nombre de saloperies incommensurable, etc. Et je ne défends pas un relativisme. Mettons que je suis un communiste dur. La république néo-libérale plus ou moins démocratique est dès lors mon ennemie. C’est pour moi une idéologie malsaine et destructrice. Je veux l’égalité, le bonheur et la paix entre les humains. Vous êtes tous pire que des nazis pour moi, car vous avez créé Monsanto et Bayer, etc.

      La question n’est pas de savoir ce qui est bien ou mal. Nous parlons de politique, pas de théologie.

      • De manière un peu houleuse, je suis d’accord avec vous. Néanmoins, repensez un peu à ceux qui accusent les autres de censures: à aucun moment, on ne les a empêché de parler. Il n’y a qu’eux (Zemmour par exemple) pour crier qu’on les censure dès qu’on les critique. Valeurs Actuelles est d’ailleurs dans ce genre d’excès.

        Je vous recommande vivement de regarder cette vidéo: Horizon-gull – Zoom, la recette de Valeurs Actuelles: https://www.youtube.com/watch?v=wpSf8jXiWTY

        Il faut être honnête: plus que de la censure, c’est l’argument de la censure qui domine.

      • George Soros

        Pour rebondir sur ce que vous dites, c’est le principe des idéologues en tout genre (TOUS les totalitarismes sont progressistes par essence, à méditer…) de dénier à leurs adversaires toute humanité et permet ainsi tous les pires traitements en toute bonne conscience: les noms d’oiseaux sont immédiatement lancés (réac pour se chauffer, et toute la litanie des perroquets suit invariablement) afin de retirer toute possibilité et droit de se défendre. La pensée moderniste par excellence: on ne respecte même plus son adversaire, on a le droit de tout lui dire et faire en le rejetant en dehors de son système de « valeurs » et de son univers. Même les savants et intellectuels du « Moyen-Age » soi-disant persécutés par l’Eglise étaient mieux traités que ceux d’aujourd’hui….

      • A aucun moment on ne les a empêcher de parler (pour l’instant)….Mais les appels à censure existent. et sont nombreux.
        Et si cela ne vous inquiète pas ou que personne ne trouve cela génant, c’est le problème.

    • « En quoi on peut différencier l’acte de la parole? Comment on peut définir l’un comme condamnable et l’autre uniquement d’acceptable puisque ce n’est que l’expression d’une idée?  » demandez-vous?

      On me taxera de simplisme et l’on m’accusera de ‘ramener ma science’ mais je veux croire, en reponse aux questions que vous posez, que l’Article X de la Declaration des Droits de l’Homme et du Citoyen clot le debat: « Nul ne peut etre inquiete pour ses opinions, meme religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public etabli par la Loi ».

      Je l’interprete comme une permission d’avoir les opinions et idees que l’on veut et de les exprimer de la facon que l’on veut tant que l’on ne cree pas de desordres. Et seule la Loi peut definir ce qu’est un desordre ‘nuisible a la societe (Article V de la meme declaration)’. Bien sur on pense surtout aux appels a la violence, injures publiques, entraves a la liberte de circulation, violences contre les biens et les personnes, etc.

      Quoi qu’il en soit, c’etait un excellent pamphlet de l’OC.

    • « En quoi on peut différencier l’acte de la parole? Comment on peut définir l’un comme condamnable et l’autre uniquement d’acceptable puisque ce n’est que l’expression d’une idée? »

      Parce que ça nous met dans le camp de ceux qui ont fait condamner Baudelaire, Miller, Pauvert, etc. Lire Sade et violer des enfants avant de les tuer sont deux choses très différentes, sauf pour les nouveaux curés :

      « Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne » (Matthieu 5:28-29)

      Il ne disent pas autre chose. Avec pareils défenseurs de la liberté, il n’est pas étonnant que des nullités comme Zemmour aient pignon sur rue. Petites mais bruyantes querelles de commensaux, en somme.

      • Sur une side-note, on ne lit jamais à quel point jésus était un enfoiré. On parle quand même de l’idiot qui a maudit un figuier parce qu’il était vexé de pas trouver de fruits en hiver.

      • Juste une p’tite remarque: « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ». Oui, fais-le toi-même (en l’occurrence pour te sauver). Il n’est pas dit « arrache leurs yeux aux autres » ou « fais-toi arracher ton œil par celui qui sait mieux que toi ».
        Le sens est plutôt  » il vaut mieux que tu sacrifies un œil plutôt qu’aller tout entier en enfer ». Agir en ce sens ou non on est un choix personnel, autonome et libre. Pas un appel à la surveillance d’autrui ou à la délation.
        D’ailleurs tu peux aussi continuer de mater la donzelle. Et en payer le prix, librement…

      • Ah oui, mais là vous amputez la première partie. Le sens est que l’idée du péché est déjà le péché, si bien qu’il convient de se débarrasser de tout ce qui pourrait faire germer cette idée. Une fois que vous avez admis cela, si vous êtes d’accord que tuer une femme est mal, alors vous êtes pour qu’on ne vous représente pas le meurtre d’une femme. Autrement, vous êtes responsable du risque que vous prenez en conscience (salaud d’hypocrite! ça ne vous fait donc pas horreur que ça?). Et d’où les metteurs en scène qui acceptent qu’on puisse applaudir le meurtre d’une femme n’en ont malgré leur belles dénégations pas grand chose à faire qu’on tue des femmes (même chose avec la diffusion de propos homophobes, ou l’usage de terme racistes). C’est une forme de censure pernicieuse, où toute ambiguïté est assimilée à une indulgence coupable vis-à-vis du mal (le patriarcat, le racisme, l’hétéronormalisation, …) Exactement comme l’écriture inclusive, du reste, qui n’est jamais qu’un énième chantage aux bons sentiments ne reposant sur absolument rien de probant.

    • « Certes, il ne faut pas effacer. Mais on devrait réfléchir à ce que certaines personnes ne les utilisent pas comme porte-étendard pour leur idéologie destructrice et malsaine. »

      Et c’est justement le propos de l’OC : si on se détourne de tous ces symboles, de ces œuvres etc… et qu’on pose un tabou dessus, d’autres s’en empareront, pour faire valoir leur propre idéologie.
      Les non-haineux peuvent, eux, tenter d’expliquer les œuvres racistes POUR en démonter le raisonnement, faire de la pédagogie, et expliquer le Passé…
      …si en revanche, ils les laissent dans l’ombre, ils tomberont entre les mains des semeurs de Haine, et eux se feront un malin plaisir à sublimer l’idéologie raciste, et la maintenir au cœur de l’actualité.

      Et ne croyez pas que parce qu’il a été décrété que telle ou telle œuvre devait disparaître, elle disparaîtra vraiment…
      Au contraire, plus ça deviendra interdit, rare et « collector », et plus ce sera précieusement conservé… au mieux, par des historiens, au pire, par des tenants d’idéologies putrides…
      La rareté rend précieux même le plus infect des bousins…

      Devrait-on brûler tous les Mein Craft ?
      Je ne crois pas. Parce qu’il faut qu’on puisse se rappeler des délires Aryens de l’Adolphe… Faut qu’on puisse se rappeler des idéologies de Haine, précisément pour parvenir, à l’avenir, à les éviter (ou tomber moins profondément dedans…).
      (par contre, on peut essayer d’en profiter pour les tourner en dérision… :P )
      Par ailleurs, détruire des œuvres ainsi, ça dresserait quand même un curieux parallèle avec les autodafés nazis…

      Puisque je suis sur les nazis, on peut mentionner la Svastika…
      Vu que les nazis se l’étaient arrogée, et que tout le monde a accepté ce hold-up, on fait quoi ?
      On bousille toutes les svastikas du monde ? Même celle dessinées des siècles, des millénaires avant que le bouillon de culture nazi ne s’en empare ?

      Ça a toujours été la tactique des gens porteurs de Haine : jamais ils n’ont été capables de créer quoi que ce soit… ils s’emparent des symboles des autres, et y injectent leur propre sens (leur venin ?). Un parasitisme symbolique.
      Et comme ils sont adeptes de la violence, on imprime bien plus volontiers la signification qu’eux entendent nous imposer…
      Ça fait du bruit, ça fait brûler, ça fait saigner, ça fait mal : ça marque.

      Mais du coup, voila déjà un symbole historique (et, me semble-t-il, très répandu parmi les différentes civilisations) qui est aujourd’hui classé tabou.
      Il n’avait rien de nazi… et l’est devenu à nos yeux.
      Parce que des connards ont décidé d’y superposer leurs puantes idées moisies, et que le reste du monde l’a accepté sans broncher, refusant du coup, de toucher à nouveau ce symbole, même pour en nettoyer la crasse nazillonne…

      Un dernier point, toujours sur ce foutu Hitler : j’ai entendu, il y a un bon moment maintenant, que les quelques aquarelles (relativement médiocres) qu’il a pu peindre ont été rachetées, puis modifiées (découpages, collages ou autre, je ne sais plus…)
      Je trouve ça dommage.
      Parce que ces aquarelles pouvaient avoir une sacrée signification :
      Rende-vous compte ! Hitler aurait pu être un peintre de rue, vendant des aquarelles à la sauvette… C’est peut être l’un des seuls aspects humains qu’on pouvait encore percevoir de ce type…
      Je trouve vraiment ça dommage.

  5. C’est marrant on en a parlé samedi soir avec Barbara (il évoque Céline et l’auto-censure de Gallimard)

    ________________________________

  6. (Mal)heureusement d’accord avec vous.
    Refuser le débat sous prétexte que ceux qui l’écoutent pourraient être convaincus par les arguments de celui que l’on combat, c’est s’assurer qu’ils y adhéreront à plus ou moins long terme.
    En espérant qu’un nombre suffisamment grand de gens rappelle régulièrement à la minorité bien pensante ce que sont la liberté de pensée, le droit d’expression et l’interdiction de la censure, pour que ces valeurs demeurent.
    1984 n’a jamais été aussi proche…

  7. L’exemple de Carmen est très mauvais. Il s’agit d’une adaptation récente qui ne prétend pas devenir la version « officielle » de Carme, l’oeuvre originale existe toujours….

    • Ce n’est pas un mauvais exemple, O.C ne dit pas que ça va devenir une version « officielle » (il n’y en a pas vraiment), mais rien que l’IDéE de déformer à ce point le dénouement de l’oeuvre est purement symptomatique de cette société de censure, c’est certain.

      • Mon bon, acceptez mon aide : le É majuscule se fait en maintenant la touche alt. enfoncée et en tapant 0201. Bonne journée.

      • Tiens, ça fonctionne aussi avec alt+144

        Voilà une journée bien enrichissante.

      • Marrant, y a pas longtemps, j’y ae repensé, à Carmen…

        « L’Amûûûûr esttt-eeeen…fant de Bohêêêm’ gny gnya jamais jamais connu de Lôââââ ! »

        … ceci explique peut-être la profonde défiance que certains peuvent désormais éprouver vis-à-vis du sentiment amoureux ?
        Pourquoi ne plus vouloir s’engager en Amûr ?
        Bah parce que c’est une terre sans foi ni loi… CQFD…

        …Et accessoirement, ça expliquerait peut être pourquoi elle est, dans la VO, tuée par Don José ?
        En toute franchise, j’en sais rien : j’ai jamais réussi à suivre jusqu’à la fin…

        Mais… c’est rigolo. Carmen ! Comme on s’retrouve !

      • Petite mise à jour : J’ai décortiqué cet opéra, vu la quantité de commentaires y faisant référence. Je crois avoir saisi la trame.

    • Je ne suis pas d’accord avec vous, ce qui ce me dérange avec cette réécriture c’est la raison pour laquelle elle est faite. En soit, donner une autre fin à Carmen dans un opéra peut permettre au spectateur d’avoir un autre point de vue, d’ouvrir un débat sur une fin alternative ou que sais-je. Là, c’est juste « parce qu’on ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme », autrement dit celui d’un homme on s’en tape.
      Réécrire une fin pour des raisons artistiques est une chose, vouloir à tout prix coller avec la bienpensance d’une époque, peu importe laquelle, en est une autre.

      • C’est exactement ça, merci.
        ça n’a rien d’une démarche artistique construite et intellectualisée. A contrario, c’est profondément limité et immature, comme dynamique.
        ça consiste juste à effacer ce qui ne nous plaît pas sous prétexte que ça ne nous plaît pas.

      • Sasword : Tout à fait. Des fins alternatives, cela existe déjà depuis longtemps au cinéma par exemple pour les raisons que vous avancez. Et cela est même très bien, pour les raisons que vous avancez. Mais quand c’est pour faire du Politiquement correct, non… A ce moment là, il faut revoir La liste de Schinler par exemple en disant que c’est un camp du Club Med avec des gentils G.O. etc… On marche sur la tête…

      • Au début, en lisant votre « le meurtre d’un homme on s’en tape », je me disais « comme il y va, lui ! »

        Et puis j’ai quand même fait une p’tite recherche, et suis tombé sur ça :

        http://www.slate.fr/story/156035/opera-carmen-don-jose-feminisme

        … eh bah !
        J’ai rien dit, j’ai rien dit… et votre propos décrit, me semble-t-il, parfaitement l’idée de cette réécriture.

        Le meurtre de Carmen par Jose était inacceptable ?
        Du coup on remplace le meurtre… par un meurtre.
        Mais comme c’est un homme tué par une femme, c’est tout de suite plus digeste… :/

        Et puis c’est vrai que Carmen, c’est un personnage tellement plaisant, sympathique, chaleureux, humain !!!
        Si j’ai bien compris l’intrigue, le narrateur de la pièce manque même de se faire trancher la gorge sur ordre de la gourgandine dans un sournois traquenard, naon ?

        Et parle-t-on de la torture psychologique ?
        Nan parce que, si j’ai bien suivi, la Carmen s’amuse quand même magnifiquement à faire tourner Don Jose en bourrique, non ? Elle lui ruine pas un tout petit peu son existence, à le rendre jaloux à en crever, puis causer, indirectement, sa fuite de l’armée ?

        Voleuse, Tortionnaire psychologique, Commanditaire de meurtres perfides…
        Non, effectivement, un personnage si attachant, on peut décemment pas le faire mourir !
        C’est à ce salaud de Don José, de crever, l’enfoiré qui a osé se laisser manipuler par amour… Bien sûûûr…

        Nan, tout de suite la pièce me semble beaucoup plus saine… :(

    • Avez-vous lu ce qu’en dit l’auteur justement ? Et que rapporte OC :
      « Parce qu’on ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme ».

      C’est très précisément le contraire de ce que vous dites qui est vrais. Le « On ne peut pas » est très clair, il s’agit d’une prétention universelle, basée sur des conviction morales. L’auteur nous dit que l’Opéra Carmen fait applaudir le meurtre d’une femme et qu’on ne peut pas faire ça.

      Il ne dit pas « j’avais envie de faire une autre version qui permette de réfléchir aux violences faites au femmes », non, il dit : « on ne peut pas ».
      Il ne dit pas « je n’avais pas envie moi même personnellement dans mon œuvre », non il dit « ON ne peut pas »

      Je vous traduis : on ne peut pas jouer la version originale de Carmen. Jamais, car c’est moralement inacceptable.

      Inutile de ramener le débat sur l’interdiction formelle juridique, vous savez aussi bien que moi que la censure sociale – privée est une réalité. Pour prendre un autre exemple à une époque aux Etats-Unis il était socialement inacceptable (pour les dominants culturels) d’avoir des couples noirs/blanc au cinéma et pourtant aucune loi ne définissait cela (le code Hays n’était pas une loi mais une sorte de règlement privé), tout comme il n’y avait pas de loi juridique qui interdisait les baiser homosexuels.

      Ce type prétend appliquer ce genre de censure pour moi.

      • « il ne dit pas « j’avais envie de faire une autre version qui permette de réfléchir aux violences faites au femmes »,  »

        Tout à fait et c’est bien dommage. Un véritable travail intelligent et pertinent aurait été justement de s’appuyer sur l’œuvre afin de faire réfléchir (et éduquer) sur le problème de la violence en général (contre qui que ce soit). Là cela avait du sens. Là c’était un acte utile.

        Mais encore une fois les SJW ne comprennent pas là où il se trompent dans leur approche. * soupir*

      • « il ne dit pas « j’avais envie de faire une autre version qui permette de réfléchir aux violences faites au femmes », »

        Ce qui est vraiment dommage, l’idée en elle-même étant intéressante.

      • En même temps, mec, tu considère vraiment que « applaudir aux violences faites aux femmes » est une liberté fondamentale ?

      • Mais les gens n’applaudissent pas les violences faites aux femmes. Ils applaudissent parce qu’ils ont aimé Carmen.

      • « On ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme »… Effectivement…

        Alors.

        Primo :
        Rien n’oblige le public à applaudir le meurtre de Carmen.
        Et même si y avait des panneaux « applause » clignotants, les membres du public ont -c’est incroyable je sais- encore le contrôle de leurs mains.
        Donc si ils ne veulent pas applaudir à ce moment, considèrent (à juste titre) que ce serait un peu abusé… ils en sont libres !
        Y a déjà eu des silences pesants et gênés, et y a même déjà eu des huées (lancer de tomates/oeufs pourris ?). Donc waip, le public est tout à fait capable de se détacher d’un spectacle qu’il considère immoral.

        Secundo :
        Remplacer un meurtre, tellement inconvenant, par un… meurtre ?
        J’appelle ça du Génie.
        Mais la nuance est importante : « On ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme… » mais celui d’un homme (poussé au bout du rouleau par ladite femme, soi-dit en passant…), ça passe, c’est tolérable, voire normal.
        Standing ovation, dans ce cas-là ??

        Tertio :
        Faut quand même rappeler que Carmen est une personnalité détestable !
        Voleuse, menteuse, manipulatrice, joueuse de sentiments, COMMANDITAIRE D’ÉGORGEMENTS… c’est pas rien !
        Peut-être vais-je avoir l’air d’un misogyne, mais son attitude m’inspire des mots comme « sale garce » ou « salope »…
        Alors, au-delà du « ouiiiii, mais c’est une fiiiiilleuuu, et les fiiilles c’est gentiiiil », faut peut être regarder un peu plus loin :
        Vous savez, énormément de pièces et de texte ont une morale, qui n’est pas centrée sur le sexe mais sur les actes et choix des personnages… et les conséquences morales qui en découlent !

        Par exemple une garce de bas étage séduit un soldat, lui démolit l’existence, le pousse à déserter, et pire encore : fait de lui un égorgeur. (Des choix, des actes, ni couille ni cul jusqu’ici !)
        Dans un même temps, elle le rend dingue de jalousie, le prend royalement pour un con…
        Qu’est-ce qui est sensé se passer ???

        Ce qui m’amène au
        Quarto :
        Carmen creuse elle-même sa tombe.
        Elle transforme le « soldat » Don Jose en « surineur » aux mains trempées de sang, tout en veillant à bien le pousser dans tous les recoins de la jalousie et de la folie.
        Pour un peu, on pourrait même dire que Carmen s’est suicidée en altérant ainsi Don Jose, faisant de lui à la fois un meurtrier, et un instable.
        Elle lui aurait pas carrément mis le couteau dans la main, des fois ?

        Donc oui, pour moi, le dénouement le plus logique était que la garce se ramasse les conséquences de ses saloperies…

        Comme Don Juan qui finit happé par les flammes de l’Enfer…

        Petit plus :
        « Il ne dit pas « j’avais envie de faire une autre version qui permette de réfléchir aux violences faites au femmes », non, il dit : « on ne peut pas ». »
        Et c’est justement là qu’il a complètement foiré… Voila. Au lieu d’une réflexion et d’argumentation, il répond par un « on peut pas » qui clôt le sujet et tout échange d’idées autour.
        (Et c’est si gentil à vous de faire la traduction pour les palourdes que nous sommes !) « On » « peut » « pas », j’avoue que je galérais…

        « une prétention universelle » : Voila. Monsieur a vu la lumière, Monsieur a tout pigé au Monde, donc maintenant, Monsieur va expliquer la Vie à l’Univers. Extrêmement prétentieux, effectivement.
        D’autant qu’à l’aune de l’analyse que je fais moi-même de la pièce, je conçois surtout qu’il n’a regardé qu’un aspect, au final :

        « KI KI TUE KI ? L’A T’Y ZIZI OU KIKI ? »
        Question fondamentale s’il en est… :/

        Comme expliqué plus haut, je vois la pièce comme une histoire tout ce qu’il y a de morale, se concluant ainsi :
        « à jouer avec les cœurs des autres, pour leur faire commettre des actes odieux et sanglants, on finit par soi même se prendre un coup de lame entre les côtes. »
        C’est pas si compliqué à piger, (et si la traduction de cette morale a pu vous aider, j’en suis fort aise.)

        Et si il fallait absolument changer la conclusion sur le plan des sexes, simple : il aurait pu (dû !) reprendre la pièce depuis le début, en inversant les rôles… une soldate, Donna Carmen, croise un bohémien charmant, nommé Jose… etc…
        En fait, maintenant que j’y pense… ça a juste été un méga flemmard, ce type.
        Plutôt que de reprendre la pièce depuis le début, de façon à maintenir la morale « Des Conséquences », tout en inversant, si c’était vraiment si primordial, les places des sexes, il a simplement inversé la conclusion.
        Il s’est pas foulé… il a changé quoi ? Deux lignes de texte ?
        -J’ai une idée trop géniale ! Au lieu que Carmen dise « aaargh je meurs ! »… et bah Don Jose dira « aaargh je meurs ! » Oui oui, criez au Génie !

        Ce qui donne un truc purement infect : La manipulatrice triomphe, et sa victime, son pantin, succombe. Il aurait maintenu l’autre morale, tout en inversant les rôles, j’aurais probablement trouvé l’idée intéressante. Mais là…
        Gerbante, cette conclusion.

        PS : « Ce type prétend appliquer ce genre de censure pour moi » ? J’ai pas pigé…

      • Complètement d’accord avec Fred0821 (je veux un cookie pour avoir recopié le nombre à la main et de tête).

  8. C’est un peu le thème de la censure que vous parler mais pour la soi-disant « bien pensante ». Je suis content que vous en parler et que vous i dénonce un peu. Merci

  9. 1. L’opéra Carmen est toujours joué dans sa version originale il s’agit uniquement d’UNE adaptation parmi des centaines plus ou moins fidèles.
    2. Les pamphlets de Céline ne sont pas introuvables ou censurés. Une simple recherche internet suffit mais si vous trouvez normal que Gallimard se fasse de l’argent sur des livres prônant la haine envers un peuple c’est votre droit (D’ailleurs qu’a apporté la réédition de Mein Kampf selon vous ?)
    3. Pour Friends il n’a jamais été question de censure il s’agit juste d’un seul article émettant des critiques je ne vois pas en quoi on peut ici parler de totalitarisme.
    Et puis épargnez nous les points Orwell et Desproges qu’on nous sorts déjà à tort et à travers. Pour un ancien prof d’histoire je trouve assez étonnant que vous ne fassiez pas la différence entre une critique sans conséquence sur l’œuvre originale et une censure.

      • Si cette version ne vous plait pas vous avez aussi la version hip hop, celle avec des extraterrestres ou le film avec Charlie Chaplin. Et bizarrement personne ne s’est offusqué là. C’est si impensable que ça une Carmen qui se défends et tue son agresseur ?

      • @Hey:

        1/ La différence entre Carmen Hip Hop et Carmen néo-féministe c’est que dans le premier cas les gens savaient ce qu’ils allaient voir et dans le second il y a eu en quelque sorte tromperie sur la marchandise.

        2/ Gallimard voulait éditer une version agrémentée d’explications de textes mais a jugé que la société n’était pas prête. Aucun rapport avec le fait que ces textes sont trouvables par ailleurs. Aucun rapport avec le fait de se faire de l’argent sur des textes antisémites (l’idée était plutôt de se faire de l’argent sur les des commentaires de texte). La réédition de Mein Kampf en Allemagne a surtout été acheté par des étudiants en Histoire et des universitaires. Qu’essayez-vous de démontrer en abordant ce sujet ?

        3/ Sortez de votre grotte. Ce n’est pas un seul article qui a critiqué Friends, c’est une petite polémique qui a fusé sur les réseaux sociaux lorsque Friends est arrivé sur le Netflix US (et que bon nombre de Millennials ont découvert la série).

      • 1. Et ? Le metteur en scène l’avait déjà annoncé les gens ne se sont pas fait avoir. Vous n’avez qu’à payer pour une autre représentation classique si cela vous dérange.
        2. Quand Gallimard « juge que la société n’est pas prête » il s’agit d’une décision marketing après avoir pesé le pour et le contre. Si vous tenez tant à faire figurer Bagatelles pour un massacre dans votre bibliothèque, imprimez le pdf
        3. Il s’agit d’un article de Slate monté en épingle par les fans de Friends. Et figurez vous que l’idée de censurer Friends n’a même pas été évoqué. Et puis scoop : reconnaitre qu’il y a des blagues sexistes ou homophobes dans Friends ne vous empêche pas d’aimer la série comme c’est le cas de pleins de films ou séries des années 80.
        Et encore une fois : pas de censure juste des prises de conscience.

      • « Carmen qui se défends et tue son agresseur « …
        Mwouaip… après l’avoir transformé en égorgeur, manipulé par le coeur, et rendu fou de jalousie…
        Pauvre Carmen… pitite victime toute gentille croquignolette tout plein !

      • Tsss, médisance, tout ça ne peut pas être la faute de Carmen.
        Carmen est une femme donc une victime.
        En plus une gitane, donc minorité opprimée.
        Un DOUBLE victime.

        On remarquera qu’on en fait quand même pas non plus une petite noire obèse moche unijambiste borgne….

        Pourtant…

      • En effet Stephane : les « bien pensants » SJW ont pris la mauvaise habitude de juste regarder si la personne est d’une « minorité opprimée » pour décider s’il faut lancer un de leur « combat » ou non. Ils oublient de regarder les faits et les actes de la personne.
        C’est en partie la raison de leur égarement actuel.

    • Si un jour L’Etat décide que vous n’avez plus le droit de lire l’Odieux connard, vous ne viendrez pas vous plaindre. On sait où commence le totalitarisme, on ne sait pas où il s’arrête.
      Si ça ne vous dérange que l’on décide ce que vous devez lire ou regarder, il y a d’autres personnes qui aimeraient décider par elles-mêmes.

      • Réponse hors-sujet dans tout les cas évoqué l’Etat n’est pas intervenu. Ca ne vous dérange pas qu’on ne puisse plus critiquer une œuvre, la réinterpréter ou qu’on se fasse de l’argent sur des écrits antisémites pour enrichir Gallimard et la veuve Céline ?

      • @Hey : Si les éditeurs veulent se faire du fric sur des livres antisémites, je m’en balance. Personnellement j’ai lu Bagatelle pour un massacre et je ne suis pas devenu antisémite pour autant (je suis un gros fan de Larry David), il faut savoir faire la part des choses. Je réclame la liberté d’être raciste et homophobe, même si c’est complètement con. J’estime les gens assez intelligents pour faire leurs propres choix eux-mêmes.

      • Assez facile de s’en balancer quand on est pas concerné. Et assez puéril. Vous réclamez la liberté d’être raciste et homophobe mais pas de s’opposer à ces gens là et à la propagation de ces idées donc ?

      • @Hey : si vous voulez vous opposez à la diffusion dans les têtes des « idées » de Bagatelle pour un massacre, laissez les éditeurs en sortir des versions commentées, sincèrement. Ce texte est l’un des plus médiocres que j’ai jamais lu, le cantonner aux pdf ne fait que lui donner une (fausse) aura de censure qu’il ne mérite pas. De même que la lecture de Mein Kampf ne peut convaincre que ceux qui ont de toute façon vraiment envie d’être convaincus, et repousser définitivement les autres. Les interdire c’est à mon avis contre productif, c’est se retirer la possibilité de les présenter comme ce qu’ils sont : les témoins historiques d’une idéologie qui a eu des conséquences hideuses. Et c’est effectivement infantilisant.

      • @Hey : « Vous réclamez la liberté d’être raciste et homophobe mais pas de s’opposer à ces gens là et à la propagation de ces idées donc ? »

        Où ai-je écrit ça? Jamais. Merci de ne pas écrire à ma place! Tu fais ce que tu veux, ce que j’aime pas, c’est que l’on me force à faire quelque chose que je ne veux où que l’on décide à ma place sans me laisser faire mes propres choix. Tu veux t’opposer au racisme ou à la connerie, va, mais ne m’impose pas par la force ta manière de penser.

        Qui est un dictateur? Celui qui prône la liberté de lire, d’écrire et de penser ce qu’il veut ou celui impose de force ses idées, même si la majorité ne le veut pas?

      • A Hey. « Réponse hors sujet dans tout les cas évoqué l’État n’est pas intervenu… ». De Melniboné dit bien: « Si un jour… » et non l’État a décidé. Nuance.
        Maintenant, vous pensez certainement que « l’État » ne se mêlera jamais de censurer un blogueur sous prétexte que ses idées ne sont pas en adéquation avec celles du système. Ce serait une erreur! Je ne sais pas si vous avez constaté l’évolution du mode de pensée de ces 30 dernières années, mais « l’État » impose des normes de plus en plus restrictives à la liberté d’expression. Il devient normal de légiférer sur ce que doit être la vérité historique ou la norme en matière de mœurs et de punir les personnes qui défendraient un autre avis que celui communément reconnu par le système; vous avez des exemples de normes concernant la guerre d’Algérie, le génocide arménien, la Shoah, la sexualité, etc. (je n’ai pas dit que je niais ces faits (j’en vois déjà venir avec leurs gros sabots: « Nan, mais t’es un vieux réac.. »), mais qu’à titre exemplatif, ils ont été normalisés).

        Croyez bien que la pression de certains lobbys est bien amène de faire plier « l’État » et de lui faire voter des lois qui feront que, un jour, l’OC ne soit plus dans les clous.

        Franchement, il faut être un peu con pour croire que le fait de censurer, de déboulonner des statues ou d’interdire d’émettre une opinion fera changer la façon de penser des individus qui n’opineraient pas à la doxa. J’en tiens pour preuve le racisme, où la loi punit sévèrement son expression, mais où « hors caméra », j’entends les pires monstruosités. Les gens ont bien compris l’intérêt de la fermer pour éviter les ennuis, mais n’en pensent pas moins. Ce n’est surement pas en interdisant à autrui de s’exprimer que vous lui ferez changer d’avis.

      • « A Hey. « Réponse hors sujet dans tout les cas évoqué l’État n’est pas intervenu… ». De Melniboné dit bien: « Si un jour… » et non l’État a décidé. Nuance. »

        Ouep. Ça a un nom ça, ça s’appelle un sophisme de la pente glissante.

      • Le sophisme de la pente glissante, en est un quand il n’est pas déjà arrivé que cette pente a déjà été dévalée à toute vitesse…..Ah Staline , Mao, et les régimes russes et chinois actuels, de simples sophismes.

    • Si l’auteur de cette version arrive à convaincre suffisamment de monde – les décideurs des grandes salles de spectacles en particulier – « Qu’on ne peut pas » jouer Carmen dans sa version originale parce que ce serait l’apologie du meurtre d’une femme comme il le prétend, à votre avis que va t’il advenir de la version originale ?

    • Tentative assez minable de réduire le champ de la critique en cherchant à isoler et considérer ces actions comme des épi-phénomènes alors que c’est complètement le contraire qui se produit.
      Vous en arrivez à ne même pas supporter que l’OD fasse appel à des références littéraires et des esprits fins. Visiblement, ça vous dérange plus que la censure elle-même. Ça en dit long sur votre mental.
      Céline sur Internet, c’est pas de la censure, c’est clair…Entre une recherche de video de chat et de porno, il va bien trouvé sa place tout seul….Limite vexant de prendre les commentateurs de ce blog pour des imbéciles…

    • Non, désolé, Hey, mais Desproges c’est un incontournable, et la citation tombait parfaitement à pic.

      • Un peu de Lino Ventura, pour changer de Desproges… c’est Hey qui va être contenct !!! :)

      • Oui justement, bon exemple : dans la version originale de la belle au bois dormant, la belle se faisait violer. Disney l’a adapté à une époque et un publique pour qui le viol n’est plus vraiment aussi mainstream qu’à l’époque où il s’agissait d’un conte oral. Le conte « original » est tout de fois toujours trouvable, quand bien même nous tenons pour vrai la version de Disney. Alors oui, effectivement, il peut être intéressant de réadapter des œuvres, de les modifier profondément, pour raconter les histoires que nous voulons à nos descendants, et pas celles qui ont façonné la psyché humaine depuis des siècles, sans pour autant occulter l’existence de versions antérieures, balises s’il en est d’un passé que l’on veut dépasser.

      • C’est une blague. Dites- moi que cet article est un troll. Dites moi que je rêve.

      • « Disney l’a adapté à une époque et un publique pour qui le viol n’est plus vraiment aussi mainstream qu’à l’époque où il s’agissait d’un conte oral. »

        Non. Disney a adapté la version de Grimm. Dans celle de Perrault, antérieure et écrite à une époque où le viol était (et pour longtemps) aussi « mainstream » qu’au Moyen-Âge, le prince s’agenouille simplement auprès de la princesse, comme quoi…

        https://fr.wikisource.org/wiki/Histoires_ou_Contes_du_temps_pass%C3%A9_(1697)/La_Belle_au_bois_dormant

        « Alors oui, effectivement, il peut être intéressant de réadapter des œuvres, de les modifier profondément, pour raconter les histoires que nous voulons à nos descendants, et pas celles qui ont façonné la psyché humaine depuis des siècles, sans pour autant occulter l’existence de versions antérieures, balises s’il en est d’un passé que l’on veut dépasser. »

        Merci de ne pas prêter aux autres les cochonneries que vous avez dans la tête. Si la Belle au Bois Dormant vous donne des envies irrésistibles de viol, c’est votre problème, faites-vous soigner. Mais il ne s’agit pas de cela n’est-ce pas ? Bien plutôt de ceci :

        « […]

        Je peins le mal avec ses enivrements, mais aussi avec ses misères et ses hontes, direz-vous ! Soit ; mais tous ces nombreux lecteurs pour lesquels vous écrivez, car vous tirez à plusieurs milliers d’exemplaires et vous vendez à bas prix, ces lecteurs multiples, de tout rang, de tout âge, de toute condition, prendront-ils l’antidote dont vous parlez avec tant de complaisance ? Même chez vos lecteurs instruits, chez vos hommes faits, croyez-vous qu’il y ait beaucoup de froids calculateurs pesant le pour et le contre, mettant le contre-poids à côté du poids, ayant la tête, l’imagination, les sens parfaitement équilibrés ! L’homme n’en veut pas convenir, il a trop d’orgueil pour cela. Mais la vérité la voici : l’homme est toujours plus ou moins infirme, plus ou moins faible, plus au moins malade, portant d’autant plus le poids de sa chute originelle, qu’il veut en douter ou la nier. Si telle est sa nature intime tant qu’elle n’est pas relevée par de mâles efforts et une forte discipline, qui ne sait combien il prendra facilement le goût des frivolités lascives, sans se préoccuper de l’enseignement que l’auteur veut y placer.

        […]

        Attendu que l’erreur du poète dans le but qu’il voulait atteindre et dans la route qu’il a suivie, quelque effort de style qu’il ait pu faire, quel que soit le blâme qui précède ou qui suit ses peintures, ne saurait détruire l’effet funeste des tableaux qu’il présente au lecteur, et qui, dans les pièces incriminées, conduisent nécessairement à l’excitation des sens par un réalisme grossier et offensant pour la pudeur ;

        […] »

        https://samichaiban.wordpress.com/2011/08/30/proces-fleurs-du-mal-baudelaire-tribunal-censure-condamnation-poete-paiement-amende-retrait-poemes-offense-morale-religieuse-outrage-bonnes-moeurs-histoire-france-patrimoine-ancetres/

        Vous ne dites pas autre chose. Vous êtes certes assez éclairé (assez déconstruit) pour vous exposer aux œuvres pernicieuses sans péril pour la sûreté de votre jugement. Quelle solitude en cet azur cependant, car hélas ! le bon peuple (le vulgaire), lui, est si incurablement aliéné qu’il n’est guère que des œillères pour le faire trotter droit sur vos voies.

  10. … surtout qu’en fait, dans la version originale, le prince ne s’arrête pas à un baiser, et pour le coup, c’est glauque.

    (Et le sauvetage n’est pas intentionnel… ).

  11. Classique… Vous savez que D. Trump a interdit aux médecins d’écrire certains mots de vocabulaire ? Pour pas choquer à cquip… 1984 n’est pas loin… D’ailleurs comme dit dedans aussi, les gens aiment entendre ce qu’ils savent déjà. En fait ça n’a jamais été loin tout ça.

    • Et pourtant comme dirait Chapelle, on ne se sent pas plus américain qu’en haïssant ce même président haha ! Au fait pour prendre un autre exemple après le moyen-âge on s’est plaint de la modification de certains épisodes du Coran par des théologiens pointilleux ou à la mentalité différente. Classique je vous dit

  12. Jusque là j’avais toujours l’habitude de me foutre de la gueule de ces gens-là, depuis quelques mois je commence à m’inquiéter car j’ai l’impression que leur vision bornée des choses qui était moquée de tous il y a encore quelques temps est aujourd’hui en train de devenir la norme

    • Je vous conseille la lecture de Fahrenheit 451 qui vous apportera une vision terriblement réaliste de la déferlante de censure et auto-censure apportant l’ignorance qui devient la norme de cette société.
      Contrairement à 1984, c’est la passivité des gens et leur laissez-faire qui transforme la société, pas un pouvoir surréaliste. Et j’ai bien peur que la perception de l’auteur, Bradbury, soit plus juste que celle d’Orwell : des minorités qui s’offusquent et demandent le retrait des oeuvres qui peuvent choquer jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien de choquant.
      On en vient à ce que décrit OC où la complaisance empêche l’éducation, ce qui pousse à l’ignorance généralisée.

      • En effet, Fahrenheit 451 est une excellente recommandation. Pour l’avoir lu moi aussi, cela montre bien le résultat de la censure, de l’interdiction de lire et de l’accès à la culture. Au final un abrutissement complet la population (par exemple la femme du pompier). Et heureusement, la présence de quelques gardiens de la mémoire des livres… Énorme. A lire en effet.

      • Clairement, pour moi, Fahrenheit a été une bien plus grosse claque que 1984 ou Huxley, j’adore ce roman aussi. Bon, j’adore quand même Ubik ou les fameux androïdes aussi, cela dit.

    • Je partage cette inquiétude.
      Peut-être parce que j’ai, moi aussi, lu ce chef d’oeuvre qu’est Fahrenheit .

      Lire The Crucible d’Arthur Miller ne fait qu’accentuer (légitimement) l’angoisse.

  13. Il y a des choses vraies, là-dedans. Mais quand on fait un argumentaire, on suit le principe de thèse/anti-thèse pour être vraiment crédible. Or, là il manque la deuxième partie, du style pourquoi il ne faut pas non plus autoriser tout et n’importe quoi. J’ai lu un livre sur la censure (j’ai oublié le titre, mea culpa) qui exposait notamment l’expérience d’un bibliothécaire qui avait délibérément choisi de censurer « Suicide, mode d’emploi » à l’époque de sa sortie, car il recevait très souvent des gens dépressifs pour qui sa bibliothèque jouait un rôle majeur dans leur guérison. Bref…

    • Ha ha ha.

      Elle est où, l’antithèse des gens qui critiquent Friends ou qui réclament l’écriture inclusive (entre autres choses), déjà ?
      Avant d’exiger quelque chose de quelqu’un, commençons par appliquer cette exigence à nous-mêmes.

      • Pour Friends je ne sais pas, mais pour l’écriture inclusive y’en a beaucoup des thèses/anthi-thèses, peut-être pas sur internet, mais dans la vraie vie je connais pas mal de féministes (ouh, j’ai dit un gros mot) argumentant sur les avantages de l’écriture inclusive (ohlala, je suis grossier aujourd’hui) mais mentionnant aussi ses inconvénients.

    • >Mais quand on fait un argumentaire, on suit le principe de thèse/anti-thèse pour être vraiment crédible.

      2 + 2 = 4

      Point. Y a pas d’antithèse a faire. C’est un pur réflexe de litteraire attardé de croire qu’il y a forcément une ‘autre vérité’

      • Hey, le matheux surdoué !
        Respecte les littéraires, s’il te plait, et évite les invectives de type « attardé »…
        C’est jamais bon pour discuter et débattre sereinement !

      • >Hey, le matheux surdoué !
        Respecte les littéraires, s’il te plait, et évite les invectives de type « attardé »…
        C’est jamais bon pour discuter et débattre sereinement !

        On ne peut ni discuter ni débattre ‘sereinement’ avec un attardé de littéraire. On ne peut que lui taper dessus jusqu’à ce qu’il comprenne que ça lui arrivera tant qu’il fait chier. Comme l’animal mal dégrossit qui pretend s’appeler humain qu’il est. Au mieux il finira correcteur orthographique. Il n’a pas la compétence de comprendre ce qu’il lit ou écrit. Seulement de s’assurer que cela est écrit suivant les conventions en cours. La belle affaire.

    • On en est a discuter du soi disant bien fondé de la censure pour éventuellement sauver des dépressifs???? Y’a pas à dire, les digues ont cédé à beaucoup d’endroits…

  14. Ouais bon y a pas mal de trucs pas du tout pertinent dans ce strip

    Déjà, une réécriture d’un Opéra n’a rien d’une censure, c’est hyper courant, Opéras et pièces de théatre font régulièrement l’objet de ré adaptation mais on entre des cris que quand c’est fait dans une vision feministe (le grand mythe des « feminazi » toujours à l’oeuvre …)

    Idem pour Friends, dire « je trouve ça offensant » n’a rien a voir avec une demande de modification de l’oeuvre ou de censure , c’est juste une opinion

    Les pamphlets antisémites de Celine c’est surement une erreur d’avoir annulé leur publication mais c’est quand même très facilement accessible a qui veut les lire on est loin de les cacher à la population (puis Céline lui même ne voulait plus qu’ils soient publiés, parce qu’ils étaient … mauvais, donc appeler ça de l’art c’est sujet à caution)

    Et encore le délire sur les clopes c’est assez con, personne n’a demandé la suppression des cigarettes dans les oeuvres passées, y a eu une idée de les interdire dans les nouvelles oeuvre et ça a vite été remis en question et c’est absolument plus d’actualité

    Bref pas mal de bétises quoi

    Bon et le point 1984 c’est un peu le nouveau Godwin des réseaux sociaux, c’est tellement de la suffisance intellectuelle que de crier à la « novlangue orwellienne » des qu’on est pas d’accord avec des actes politique visant à diminuer les offenses faites à des populations spécifiques…
    Chez Orwell on retrouve une idée de formatage dans un objectif de respect des règles politiques et de controle des populations, oser dire que ici c’est la même chose c’est de la mauvaise foi
    Dans 1984 un Finkie ou des titres comme Causeur ou Valeurs Actuelles seraient plutot du côté du pouvoir, et la c’est eux qui « dénoncent » la « pensée unique » (et ont tout l’espace médiatique pour le faire)

    C’est pas grave vous serez meilleur la prochaine fois !

    • 1984; c’est comme le point Godwin.
      On peut partir du principe que c’est utilisé à tort et à travers.
      Ou partir du principe que si c’est utilisé à tort et à travers, ce n’est peut-être pas sans raisons.

      Pour le reste, évitez de confondre « ce que vous ne trouvez pas pertinent » et « ce qui n’est pas pertinent dans l’absolu ». ça vous évitera de donner l’impression de détenir la vérité vraie de tout l’univers.

    • « formatage » vous voulez nous faire croire que vous n’avez pas comme idée d’éduquer la population pour qu’elle pense sainement? Ou ne pense pas de manière malsaine préférez vous surement.
      « dans un objectif de respect des règles politiques » en quoi nos règles de censure ne sont pas politiques ? Certaines sont législatives, d’autres pas encore, en tout cas tout est fait publiquement, et par le publique, vous :)
      « et de contrôle des populations » Il y beaucoup de compréhension possible à contrôle, là réside peut-être la logique dans votre réflexion, sinon, désolé mais c’est vous qui faites preuves de mauvaise foi.
      Vous critiquez la puissance des exemples cités mais trouvez moi les mêmes situation il y a 10 ans, qu’on modifie une œuvre ancienne pour ne pas choquer tel ou tel public, qu’on interdise la subversion etc.. SI vous ne pouvez pas voir une tendance actuelle à la répétition de situation qui n’avais pas lieu dans les années passées, que dire? Je suis sur que dans un autre contexte, vous prôneriez la subversion, le côté iconoclaste etc.. mais là ça irait à l’encontre de vos intérêts politiques, les gens comme vous, bienpensants ont le pouvoir aujourd’hui, vous l’utilisez, normal, mais n’essayez pas de nous faire croire que c’est pour notre bien, ça sera déja ça.

    • Effectivement Monsieur E+1 est toujours du côté du manche, tout comme Monsieur A+1, ils bénéficient de tout ce qu’il faut pour appuyer leur discours ainsi que d’une maîtrise de la langue (payée par l’état donc vos impôts au travers de l’école) pour paraître rebelle tout en étant parfaitement dans le sens du courant. Qui a dit que seuls les poissons morts allaient dans le sens du courant?
      Alors, quelles belles réussites peut-on mettre à leur actif?
      – Le bombardement de la Libye et le chaos islamiste qu s’ensuit pour le dernier?
      – Ou les prises de position du premier partielles et partiales, tirant toujours la couverture à lui, pour le premier? Je n’y étais mais il ne l’aurait pas volé le molard…
      Valeur Actuelle : un torchon indigne, dégueulant une haine dissimulée en mépris de classe même pas digne de figurer en protection pour le plastique du bac à litière du chat, petit extrait de wikipédia : « Le journal est classé à droite voire à l’extrême droite de l’échiquier politique2, avec une ligne éditoriale qui se veut libérale-conservatrice3. C’est l’un des cinq magazines d’actualité hebdomadaires de dimension nationale4.

      Il fait partie du groupe Valmonde, propriété de Privinvest Médias, une filiale de la holding Privinvest qui appartient à l’homme d’affaires Iskandar Safa, et dont Étienne Mougeotte et Charles Villeneuve sont actionnaires. » Etienne Mougeotte : depuis 2015 en remplacement de Mr Dassault, Iskander l’intermédiaire louche des rançons des otages du Liban et Charles Villeneuve, un journaliste de racolage (50 min inside, Appel d’urgence, droit de savoir, faits divers…) ayant fait ses armes à Paris Match et TF1. Bref une fine équipe!

      Concernant 1984, ce n’est pas -plus- imposé par l’état (trop visible/rétrograde/has been/ sujet à controverse et contestation, l’Allemagne nazie ou l’URSS ce n’est plus aussi vendeur, quoique le coté allemand est souvent à la mode, on nous en rabâche les oreilles de leur modèle vicieux d’exploitation des pays de l’est et de casse sociale, on parle moins de leur 20% de personnes sous le seuil de pauvreté, des retraités pauvres, des obligations de payer pour tout et des services obligatoires quand on y habite, ni de la politique anti-européenne qui la dirige puisque les autres ne sont là que pour acheter leurs produits ou être leur lumpen prolétariat en aucun cas des partenaires ou des égaux, bref, revenons à notre sujet), mais la pression sociale est forte : osez aujourd’hui simplement vous affirmer homme viril et hétéro, vous êtes déjà à la limite de figurer dans une dénonciation à base de #, vous êtes à minimum suspect. (Pour les cons, non je ne soutiens pas le machisme ou les fumiers d’agresseurs, par contre en tant qu’homme, hétéro simple et non je ne sais quoi, je ne veux pas d’office être associé à cela alors que la moindre drague lourde faite il y a 15 ans ou une blague de merde (çà j’en suis friand et justement dans le but de choquer, si vous n’appréciez pas ce genre d’humour je ne sais pas ce que vous faites ici, libre à vous d’aller ailleurs comme c’est si bien indiqué sur le coté dans la rubrique avertissement) mets les têtes sur le billot médiatique de l’infamie. Après, comme toujours, étant allés bien trop loin dans un sens (machisme et ses excès dénoncés avec raison), on inverse la vapeur totalement pour commettre l’excès inverse (féminisme outrancier et tout aussi productif permettant de juger par là de la parfaite égalité homme-femme) ce qui n’est guère plus malin alors qu’enseigner le respect, chose stupide et basique à peigne digne d’un imbécile comme moi, serait bien plus utile. Surtout que ce genre de mouvement, cette vague, après un certain temps sera épuisée, et le balancier s’inversera à nouveau. Et là, personne, hormis quelques pros de la veste réversible, ne gagne jamais à ce jeux de c°ns! Surtout pas ceux qui s’en mêlent, voire s’emmêlent dans une texte baveux et mal écrit comme le mien..; et zut, j’ai encore raté une occasion!

    • En effet,

      Même chose pour le Rijksmuseum: quand on regarde ce qui a été réellement fait, les modifications concernent principalement les descriptions. Les titres donnés par l’auteur restent les mêmes, et certains titres « inventés » sont remplacés, mais le titre précédent reste écrit dans la description.

      C’est intéressant quand même: on nous vend un monde menacé par les méchants « politiquement correct », mais quand on creuse un minimum, on se rend compte que 90% des exemples démontrant le danger sont grossièrement exagérés.

      Peut-être qu’un critique de la société actuelle pourrait faire un article là-dessus, non ?

    • je me vois dans l’obligation de remonter les bretelles à Ulysse31 qui fait preuve d’une ignorance crasse à propos de la gent chattesque ! comment ? tapisser le fond du bac à chat avec des pages de  » valeurs actuelles  » ? aucun chat ( terme générique embrassant la chatte ) ne compisserait ce journal ! le chat est un adorable animal , gracieux , élégant , féroce à l’occasion et surtout c’est un petit réactionnaire , attaché à son identité , obsédé par le désir d’élargir sans cesse son espace vital !
      essayez donc un journal de gôche : vous m’en direz des nouvelles .

    • « mais on entre des cris que quand c’est fait dans une vision feministe »
      Quand c’est réécrit au travers d’une vision politique et morale…
      Tu ne peux pas voir à quel point c’est un problème ?

      « Retoucher les photos, c’est hyper courant, mais on entend des cris quand Staline le fait dans une vision communiste »

    • Non ce n’est pas courant de ‘reecrire’ des oeuvres classiques.
      On en change tres rarement le sens, et encore moins le texte.
      On adapte le decor, la forme, mais pas le fond.

    • « Déjà, une réécriture d’un Opéra n’a rien d’une censure, »

      Tout dépend de comment et dans quel but c’est fait.
      Là, il s’agit clairement d’un total retournement de l’oeuvre et de sa morale.

      Et une fois pour toutes, cette morale originale n’est pas basée sur le sexe, BORDEL DE CÈDRE !
      Ce sont les choix respectifs de Don Jose et Carmen qui les mènent au tragique dénouement.
      La morale me semble être la suivante, dans l’originale :

      « A trop vous foutre des autres, les faire tourner en bourrique, les rendre dingues, jouer avec leur coeur, et les pousser à commettre des actes infects et sanglants auxquels ils s’habitueront… y a fort à parier que vous finirez vous-même la gorge tranchée par le monstre que vous avez créé. »

      Alors que dans la version réécrite, la morale se casse complètement la gueule (pour peu que le reste de la pièce soit, lui, fidèle à la structure originale…)

      On passe d’une garce qui a foutu en l’air un soldat, l’a transformé en assassin instable, et en paye finalement le prix…
      A une garce qui a foutu en l’air un soldat, l’a transformé en assassin instable, et s’en sort indemne, triomphante, et applaudie par le public.

      Donc là, pour le coup, ça tient clairement de la censure, à mon sens…
      Et censure stupide. Car au lieu d’analyser la morale sus-citée, le refaiseur de pièces s’est juste fixé sur (je l’ai déjà dit dans un autre comm…) la question primordiale :

      « KIKI TUE KI ? L’A T’Y ZIZI OU KIKI ??? » Existentielle, la question. Vraiment.

      Et sans même procéder à une véritable réécriture de fond. Nan.
      Tu vires le dernier souffle de Carmen, tu lui rajoutes deux gestes à faire, et tu rajoutes le dernier souffle de Don Jose…
      On coupe une réplique, on en ajoute une et ayé ! Ch’ais tellement bien travaillé ! Chui tro doué lol !

      Il a juste totalement retourné le sens de la pièce, au motif que le meurtre d’une femme est moins grave que celui d’un homme.
      Non parce que c’est pas de la parano, là, hein ? Le gus nous a bien expliqué qu »on ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme »… et nous le remplace donc par le meurtre d’un homme, tellement plus… quoi ? « Sympa » ?

      Pour moi, c’est clairement une forme de censure.

  15. 2018 démarre sur les « chats peaux de roux » !!!!
    Article acide et cynique comme j’adore.
    Une rude année cinématographique vous attend… courage ;op

    • Je n’ai rien contre les roux… pas même des enjoliveurs ^^
      Espérons juste que ce blog pourra continuer sans devenir la victime des véritables « néo-nazis » qui interdisent de rire, critiquer, moquer ou tourner à la dérision certaines catégories de personnes ou certains sujets.
      Que Diego puisse encore longtemps être exploité par notre hôte sans devenir le fer de lance d’une lutte contre les « hispano-exploitants » ;o)

  16. L’exemple des statues de Colomb n’est pas du tout pertinent. C’est une revendication qui ne date pas d’aujourd’hui ; depuis des décennies (depuis qu’ils ont un peu plus la parole) les peuples indigènes d’Amérique demandent qu’on cesse d’honorer Colomb, qui pour faire court était un beau salopard. Je vais faire un parallèle avec cette polémique récente aux USA sur si enlever ou pas les statues de « héros » sudistes (donc esclavagistes). Toute l’alt-right et les nostalgiques des lynchages se sont indignés devant ce qu’ils appelaient un effacement de l’histoire. Sauf qu’il ne s’agit pas là d’effacer l’histoire, mais *de ne plus glorifier* un passé douteux. C’est pourtant facile à comprendre : c’est toute la différence entre ériger une statue à Hitler et montrer Hitler dans les livres d’histoire. Quand on enlève les statues de Mussolini ou Staline on trouve ça normal, en quoi ce serait différent pour Colomb ou le général Lee?

    • Oooooooooooh on en tient un bon là !!
      Le mec explique que le général Lee et Christophe Colomb c’est pareil que Staline et Hitler.
      Bravo, pour l’instant c’est toi qui as posté le commentaire le plus imbécile.

    • Le général Lee était un anti esclavagiste. Il avait affranchi les noirs de sa plantation familiale après en avoir hérité.
      Les sudistes ont voulu faire sécessions car ils ne se sentaient plus « en phase » avec le gouvernement de Washington.
      Le général Lee était contre la sécession. Le poste de général des armées du Nord lui a été proposé. Mais il a refusé, estimant que ce n’était PAS un problème militaire, et que envoyer l’armée n’était PAS le moyen adapté pour mettre fin aux troubles.
      Lorsque l’armée nordiste a envahi la Virginie s’est mis à détruire ce qu’il aimait, alors, il s’est engagé pour défendre ses terres.
      Vous n’avez pas de culture et vous vous contentez de répéter les fakes news de TF1, A2, et BFM en boucle, heureux d’amalgamer l’esclavagisme, le KKK, l’alt-right, Trump et tout ceux qui ne leur plaisent pas.
      Lisez simplement la vie du général Lee sur Wikipedia. C’est pas censuré et c’est libre d’accès. Comme d’habitude, la page anglaise est plus riche.

      • « Le général Lee était un anti esclavagiste. Il avait affranchi les noirs de sa plantation familiale après en avoir hérité. »

        Faux. Il a appliqué les dispositions testamentaires de son beau-père, mais seulement au terme de celles-ci, gardant les « bénéficiaires » en esclavage aussi longtemps qu’il l’a pu. Il a même fait fouetter et enfermer ceux qui, estimant être libres, ont tenté de quitter la plantation. C’est bien de lire WP, mais des fois aller un peu plus loin ça aide pas mal.
        La seule bribe d’anti-esclavagisme qu’il y avait chez lui, c’est qu’il trouvait l’esclavage avilissant… pour le maître.

        « Les sudistes ont voulu faire sécessions car ils ne se sentaient plus « en phase » avec le gouvernement de Washington. »

        Les sudistes ont voulu faire sécession parce qu’ils avaient peur que les abolitionnistes aient gain de cause auprès de Lincoln. Il suffit de lire ce qu’ils en disaient eux-même pour s’en rendre compte : un de leur premiers actes a été de sacraliser la « peculiar institution » dans leur constitution.

        Faut vraiment arrêter avec la Cause Perdue, c’est anti-historique. Aucun historien sérieux ne soutient cette thèse.

      • @ Znorkh 22 janvier 2018 à 23:34
        La guerre d’indépendance des USA étaient encore dans toute les mémoires. Pour les Atats du Sud, l’Union était, ou devait être, une fédération d’Etats avec uchacun une large économie. Et pourtant, Washington prenait de plus en plus de pouvoir.
        L’élection de Lincoln a aggravé la situation. En fait c’est l’exacte situation mais inversée de l’élection de Trump. Le Sud l’aime bien et le Nord ne l’aime pas. Et lro0sque l’on voit la virulence et les bagarres et les manifestations violentes encore actuellement, on peut comprendre comment, en poussant encore un peu plus loin, l’élection d’un président peut cliver un pays.
        (Ce qui me vient à l’esprit est la phrase suivante: « Système présidentiel: Le pire des systèmes politique? » En effet, une grosse partie de la population est forcément très frustrée.)
        .
        La pression économique et l’emprise du Nord sur le Sud est importante. Trop?
        https://www.contrepoints.org/2013/07/23/131816-les-barrieres-douanieres-cause-principale-de-la-guerre-de-secession
        L’esclavage? Une bonne excuse!!!
        « Deux jours avant l’investiture de Lincoln en tant que 16e président, le Congrès, composé uniquement des États du Nord, a adopté avec une majorité écrasante le 2 mars 1861, l’amendement Corwin qui accordait une protection constitutionnelle à l’esclavage. Lincoln a approuvé l’amendement dans son discours inaugural en disant : « Je n’ai aucune objection à ce qu’il soit immédiatement applicable et irrévocable. » […] Nous avons ici la preuve totale et absolue que le Nord voulait bien plus le maintien du Sud dans l’Union que l’abolition de l’esclavage. »
        http://eurolibertes.com/histoire/vraies-raisons-de-guerre-de-secession/
        .
        Ah! La belle et bonne réécriture de l’Histoire, par les vainqueurs ou selon les intérêts du plus décibelique du moment.

  17. Alors juste chez Odieux, la réédition des Pamphlets de Céline me semble un mauvais exemple dans ce que vous essayer de dire.
    L’oeuvre des pamphlets est plutôt assez peu artistique, il y a apparemment quelques passages intéressants dans le premier puis le reste est indigeste, recopié à la vite de brochures diverses… De deux, on ne me retira pas de la tête que la republication pour le coup a des bons relents de coups de pubs un peu dégueu vu cette première remarque sur la qualité intrinsèque des choses.
    Puis là ça serait pas un gommage esthétique d’une oeuvre, le voyage serait beaucoup plus sujet à ça vu certains passages, là on est plutôt dans le bon sens de pas republier des torchons antisémites et violemment grossiers.

    Pour le reste, des gens plus convaincus ou plus concernés se chargeront de répondre.

  18. Bouh y’a des gens qui reprennent des œuvres du passé et les déforment comme ils ont envie : totalitaires bien-pensants qui nous empêchent de garder les vieilles œuvres immaculées !

    Les gens c’est rien que des méchants qui font ce qu’ils veulent eux et pas ce que je voudrais moi, et ça c’est vraiment trop totalitaire. Ouin ! Ouin ! Ouin !

    Un odieux pleurnichard ?

    • Bouh y’a des gens qui dénoncent ceux qui reprennent des œuvres du passé et les déforment comme ils ont envie !

      Les gens c’est rien que des méchants qui font ce qu’ils veulent eux et pas ce que je voudrais moi, et ça c’est vraiment trop totalitaire. Ouin ! Ouin ! Ouin !

      Une odieuse pleurnicharde ?

    • Quoi qu’il en soit, bravo, vous avez parfaitement bien résumé la façon de penser des social justice warriors.
      Bel esprit de synthèse.

      • Wolfwood, tu es le nouveau chien de garde de l’OC ou bien ? Ou alors tu t’es juste mis en quête de répondre à tous les commentaires des SJW par des réflexions de 9gagger…

      • Je m’ennuyais, juste.
        Et en même temps, on a les réponses qu’on mérite.

    • Merci beaucoup pour cet exemple typique des progressistes, champion toutes catégories de l’inversion accusatoire. Je constatais naïvement que c’était les femmes qui pleurnichaient en permanence sur leur horrible sort, mais non, c’est l’Odieux Connard.
      Avec un message aussi puéril en plus…
      A encadrer sur le mur des « cons »…

    • Wow ! Un niveau d’argumentation inférieur au CP, et ça sait malgré tout taper au clavier…
      Félicitations !
      Allez gamin. T’as été mignon, maintenant tu rends la souris à ton père. C’est pas un jouet !

  19. Il est inutile de compter sur les politiques pour lutter contre cette nouvelle police de la pensée, ils ont bien trop peur de froisser quelqu’un vu qu’aujourd’hui on ne peut plus rien dire contre qui que ce soit sans être taxé de -choisissez le mot que vous voulez-isme (sauf tourisme, ça marche pas avec tourisme).

    • Effectivement, dès qu’on critique une oeuvre sur son caractère rétrograde (homophobe, sexiste, etc…) on est taxé, direct, de police de la pensée, de promoteur de la novlangue, de féminazi… Étrangement, pour être qqun qui traîne dans des milieux alternos de gauche et de droite, j’entends beaucoup plus de réactions exagérées et pleurnichardes du côtés des gros bonhommes virils qui se prennent pour des spartiates que dans la gauche radicale où, bien que encore floues, les pistes de réflexions et les critiques sociales sont plus souvent source d’épiphanies que de pleurnicheries.

      Prenons garde à qui dit quoi sur qui. Car j’ai fort l’impression que nos avis sont plus fréquemment définis par un avis tiers. La plupart des gens qui utilisent le terme « féminazi » par exemple ne sont pas nécessairement sexiste, mais ils perçoivent les mouvements féministes que comme des mouvements de cinglées ultra-violentes, hystériques à la recherche du pouvoir, etc… Alors que concrètement, j’en ai rencontré que deux de ce genre-là, à côté des centaines d’autres que je côtoie.

      • Je plussoie Wiiiiiiiill, néanmoins il me semble que le sujet était la censure de l’art, je vois difficilement le rapport avec les débats sur les discriminations…

    • « on ne peut plus rien dire contre qui que ce soit sans être taxé… »

      Ça vous pose un problème d’être taxé de quelque chose ? Vous insinuez que les gens ne devraient pas avoir le droit de donner leur avis sur vous et de vous taxer de ce doit ils ont envie ? Vous voulez décréter qu’il est interdit de vous taxer de tous ce qui fini en -isme et instaurez une police de la pensée pour punir les contrevenants ?

      • Si je veux donner mon avis sur un pédé, j’ai le droit de lui dire pédé, puisque c’est ce qu’il est. Non?

      • Décidément, juju, vous aimez faire le coup du « vous vous interdire ! Mais c’est honteux, vilain ! » à tout le monde alors que personne ne demande d’interdire et, bien au contraire, demande la liberté de s’exprimer justement…

        En effet, Sébastien Saradin demande seulement le droit de dire ce qu’il pense sans se faire INSULTER par le premier SWJ qui passe par là ! C’est compliqué à comprendre ?

        Aucun argument dans aucun de vos commentaires.

      • Il est mignon Bertrand, il nous explique que les «««SJW»»» n’ont pas le droit de s’exprimer sur ce que dit Sébastian Saradin. Bertrand veut censurer les «««SJW»»». C’est mal, Orwell, novlangue, castration avec un tournevis tout ça tout ça.

      • @oxayotl : il est mignon oxayotl… Où j’empêche un « SJW » de s’exprimer ? Je n’empêche personne de s’exprimer. Vous ne savez pas lire où quoi : j’ai juste dit que les insultes c’est nul…
        Vous faites comme juju au final : aucun argument encore une fois, juste du « il est vilain lui » alors que c’est qui qui veut empêcher les autres de penser librement et de s’exprimer librement ?

        commentaire de personne sans d’argument décidément.

  20. Ah, c’est œuvre, pas oeuvre. On apprend bêtement qu’il y a 26 lettres dans l’alphabet, je ne sais toujours pas pourquoi.

  21. Encore un post brillant qui, comme tous ceux de son espèce, sera condamné à être traîné dans la boue par des esprits nombrilistes et étriqués.

    Heureusement, il paraît qu’il y a un plaisir exquis à être pris pour un con par des imbéciles.

    • La réciproque est aussi valable. C’est très amusant d’observer tous ces braves défenseurs de la liberté d’expression qui s’imaginent que tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux sont forcément des « esprits nombrilistes et étriqué ».

      • La réciproque est aussi valable. C’est très amusant d’observer tous ces braves défenseurs de la liberté d’expression qui s’imaginent que tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux sont forcément des « réacs », « homophobes », « fascistes », « nazis »…
        Fatiguant ces parties de ping-pong débiles pour tenter d’éviter l’introspection.
        Intolérant et susceptibles en plus, mais ça se donne le droit d’insulter n’importe qui avec tous les qualificatifs que leur tombent sous la main.
        En plus d’être idiots (elle est gratuite celle-là), je déteste la malhonnêteté des progressistes.

  22. Faites attention Odieux ! Penser de nos jour, c’est déjà mal penser. ^^
    Qui plus est, vous allez vous couper de votre public de bobos parisiens, et vous ne pourrez plus leur vendre de livres. XD

  23. Je trouve l’article un peu facile ! Il fait des démonstrations par l’absurde sans demi-mesure et parfois déconnectées de la réalité ! Il nous avait habitué à mieux ! (attention ça va être long !)

    Déjà la blague sur maître gims n’a aucun intérêt et est gratuite ! En quoi son travail est moins artistique que celui d’un autre ?

    Ensuite, la réécriture et la réinterprétation font partie intégrante de l’art. On ne compte plus le nombre d’œuvres détournées et modifiées pour donner vie à une nouvelle (les tableaux de « grands maîtres » se prêtent particulièrement bien à l’exercice).
    Pour les œuvres écrites adaptées en pièces et au cinéma c’est la même chose : le film du seigneur des anneaux a pris des libertés avec l’œuvre de Tolkien (on parle du film Eragon ?) et je ne commencerai même pas à parler des classiques de Disney qui réinterprètent des contes qui étaient pourtant destinés à des enfants !
    Ce qu’il se passe avec Carmen n’est donc pas aussi important, extravagant ou grave qu’on veut le prétendre !
    C’est au contraire monnaie courante ! Après on peut critiquer et ne pas aimer mais ça ne nous prive pas de l’œuvre originale.

    Pour ce qui est des articles sur Friends, est-ce que ce n’est pas éduquer que justement dénoncer le caractère sexiste et homophobe… de la série ? Elle est toujours disponible, tu peux toujours la regarder mais, maintenant que cela a été pointé du doigt, tu pourras prendre du recul et identifier les scènes qui posent problème.
    Un article avait fait la même chose pour TBBT il y a 1 an (notamment sur la relation Raj / Howard) et ça n’avait choqué personne !

    Pour ce qui est de renommer les œuvres, je suis d’accord et je ne pense pas que ce soit la solution idéale. Il serait plus « éducatif » de préciser à côté du titre en quelques lignes le contexte historique (« cette œuvre et son titre caractérisent le racisme dont souffraient… À telle époque »).

    Évidemment il s’agit d’un débat idéologique mais comme toujours il est artificiellement nourri par les médias avec des titres réducteurs ou carrément racoleurs !

    • « le film du seigneur des anneaux a pris des libertés avec l’œuvre de Tolkien  »
      Argument irrecevable votre honneur. Un film adapté d’un livre doit forcément prendre des libertés par rapport au support original, parce que film et livre sont des médias différents, avec chacun leurs codes. Une adaptation « fidèle » d’un livre comme « Le seigneur des anneaux » serait quelque chose de plus de 6h (par film) totalement indigeste. Prendre des libertés pour passer d’un média à un autre ce n’est pas la même chose que réécrire le livre en faisant par exemple des orques des victimes de discrimination et d’injustice parce qu’on accepterait pas l’idée de créatures dont la fonction est uniquement d’être les méchants de l’histoire, que les orques aussi ont une âme, des sentiments, que la culture orque mérite autant les respect que celle des elfes et qu’en fait tout est la faute du racisme des hommes nains et elfes qui n’acceptent pas la différence etc

      • Tout est dit, en effet : l’exemple des adaptations cinématographique n’est pas bon. Même si cela me froisse de voir des différences avec les écris de J.R.R. Tolkien, cela reste en effet normal comme vous le dites si bien.

        Une version (pas une réécriture) vue du côté de Sauron et des orques ? Bonne idée en devenant une œuvre a part entière. Genre « Le seigneur des anneaux vu de l’autre côté », pour reprendre l’idée de « A l’ouest, rien de nouveau ».

        Cela ne dénature pas l’œuvre originale. C’est là toute la différence avec l’exemple de Carmen pour revenir sur l’article d’OC.
        Mais c’est cela que les critiqueurs de l’OC ne comprennent pas visiblement.

      • Mwwais!
        Dans le livre Bilbo le Hobbit, la bataille des X armées (me rappelle plus combien) fait un paragraphe. Une demi page. Mais pour le film, le marketing a dit qu’il faut un vraie grosse baston pour attirer les gens. Alors cette bataille fait presque le tiers du film.
        Ce n’est plus de l’adaptation. C’est de la déformation.

      • @MadeInCH : c’est moche en effet. Vous donnez le but : plaire à un maximum de gens et vendre des places…
        C’est moche – pour les fans des livres principalement – mais on est loin d’une réécriture du genre : « La guerre c’est moche (c’est une vieille idée des temps passés qui n’a plus lieu d’être de nos jours, horreur !) donc c’est INTERDIT de montrer des combats et donc on va plutôt les faire tous danser la farandole autour du feu de camp. Et tout le monde s’aime et se fait des bisous… Les trolls les orques les nains, les elfes on est tous amis ! ». Et la bataille des CINQ armées sera renommée en  » La danse des cinq amis ».
        Vous la voyez maintenant la différence dans l’approche ?

      • >Dans le livre Bilbo le Hobbit, la bataille des X armées (me rappelle plus combien) fait un paragraphe. Une demi page.

        Wep bah c’est plus intéressant à regarder que leur kms de marche ou il se passe rien qui sont étalés sur des pages…(et surtout beaucoup plus significatifs au niveau de l’histoire….) Tolkien est lourd a lire…très lourd…

    • Anaheim ou le relativisme dans toute sa splendeur. La pensée molle par excellence. Le copiage et la déformation comme horizon créatif (ce qui donne des cacas moulés violets et roses fluos), incapable de sortir de la pensée régressive (jouer avec son caca, chercher à revenir compulsivement dans le ventre de sa mère en reprenant et salissant des oeuvres originales. Destruction et haine de ses origines, mais incapables en même temps de s’en détacher. Peut-être que la médecine peut faire quelque chose….

    • Un film n’est pas un livre, donc grande surprise, on ne raconte pas les histoires de la même manière sur les deux supports…

      • Mais ? Que se passe-t-il ? Je suis d’accord avec Stephane ! Aurai-je été téléporté dans une réalité alternative ?

  24. Bien que tes argument soient justes je vois simplement une petite réduction dans ton prémice: Bien que les œuvres soient représentatives d’un certain temps, celle du rijkmuseum qui ont été renommées avaient été nommées non pas par leur auteur mais par l’acheteur ou la première collection auxquelle elles ont appartenues. Cela fait de leur titre non pas un choix artistique d’un certain temps mais une réduction simple de l’œuvre à ce qu’on y voit, par des contemporains. À ce titre je ne vois pas de problème à ce que ces œuvres en particulier soient renommées.
    Bien entendu cette pratique visant à redorer un passé dont on a honte existe et tes arguments se tiennent pour les autres nombreux exemples.
    Bien à toi, un admirateur.
    PS: il est fort possible que certaines fautes d’orthographe se soient glissées dans mon argument, je te prierai de passer outre pour en saisir la substance.

  25. J’arrive un peu après la guerre mais comme mentionné dans des commentaires précédents, dans la quasi-totalité des cas cités l’œuvre originale est très facilement disponible. Alors pour de la censure totalitaire à la 1984… bah, non en fait. L’IngSoc ne propose pas vraiment une grande librairie avec la liste des anciens passés abolis lol.
    Petit récapitulatif des exemples mentionnés par l’OC :
    – Pour le Rijksmuseum, les anciens titres sont encore visibles (cf https://edition.cnn.com/2015/12/14/world/rijksmuseum-renaming-artworks/index.html )
    – Pour Carmen la pièce d’origine sera encore jouée bien plus que la version alternative, et le texte est disponible gratuitement sur internet ( https://fr.wikisource.org/wiki/Carmen_(op%C3%A9ra) )
    – Les pamphlets antisémites de Céline sont dispos sur internet (mais là je ne mettrais pas de liens)
    – Friends est encore disponible au visionnage
    – Les autres exemples, c’est difficile à dire parce que comme OC les à modifié d’une façon qui les rends illisible… OH MON DIEU MAIS ODIEUX CONNARD A CENSURÉ DE L’ART LUI-MÊME OMD OMD OMD!!!

  26. Tout cela est absolument normal.
    Toutes les révolutions réécrivent l’histoire et déboulonnent les statues des anciens régimes.
    Nous sommes en pleine révolution feutrée sociétale-libérale du monde occidental ; le tout-à-l’égo , « ma gueule, mon cul et mon nombril ».
    S’est instaurée de la sorte une police de la pensée voire du langage, où l’on décrète avec autorité le pensable et le dicible pour pousser des cris d’orfraie lorsque les mots qui fâchent sont prononcés.
    La barbarie, sous des formes traditionnelles ou renouvelées, n’a cessé de progresser, et tout indique qu’elle va s’intensifier durant les décennies à venir, évolution (ou involution) facilitée par l’accoutumance au pire par des populations décervelées, entre autre par leur addiction aux technologies de l’info-com c’est-à-dire à l’enfumage propagandistique ou publicitaire.
    Bonne journée !

  27. C’est fou la capacité que l’OC a de faire des articles avec lesquels je suis soi totalement en désaccord, soi totalement en accord. Alors que je n’ai pas aimé certains des derniers articles (hin hin, je ne donne pas les noms), je ne peux qu’acquiescer devant celui-ci. Je n’arrive toujours pas à croire à cette histoire de censure de la cigarette. C’est tout bonnement stupide.
    Mais bon, l’OC arrive à nous faire rire avec, c’est déjà bien.

    • Savez-vous que ce sont les mêmes progressistes qui a l’époque déjà (dans les années 20) ont utilisé le pouvoir médiatique pour obliger les femmes à fumer? C’était moderne, féministe et progressiste…
      Aujourd’hui, voyez un peu…. Ces gens là osent tout, c’est là-dessus que repose leur pseudo-subversion: je suis de droite, de gauche, je dis tout et son contraire, j’ai toujours raison. Pensée molle polymorphe, esprit en plastique, caoutchouc, qui est en haut en bas en même temps, écolos cherchant la croissance, le toujours plus dans une fuite en avant sans fin.

      • Il avaient quel âge à l’époque ? J’imagine qu’ils doivent tous avoir plus de cent ans maintenant :D.

      • Obligé ? Avec une arme ?
        Je sais bien que les crétines sont facilement manipulables, mais de la à dire qu’elles étaient ‘obligées’

      • @Stephane + 1 mais que voulez-vous c’est comme la « Mode » pour les vêtements qui vous dit « ce qui est beau ou pas beau »… Stupide mais bien réel. * soupir *

      • Stéphane ou la réponse Pif Gadget qui essaie de se faire passer pour intelligente. On peut forcer quelqu’un à faire ce qu’on souhaite d’une infinité de manières, à condition d’être suffisamment vicieux.

      • Non Sebastien on ne peut pas obliger quelqu’un a faire quelque chose autrement que par la menace physique ou l’exclusion sociale. (a moins encire une fois que la cible soit débile, dont acte)
        Et une fille qui ne fume pas n’a jamais été ostracisée (c’est même plutot le contraire, a moins quelle soit Garbot, avec des gants et une robe fourreau noire, et un fumoir de deux kilometres)

        Bref reponse typique pif gadget (la pub oblige les gens)
        Non les gens sont tres cons, et la pub les manipule. Si tu te sens obligé de quoi que ce soit c’est que t’es le dernier des abrutis. Et continue a lire pif gadget, ou tu trouves tes affirmations.

  28. J’ai renommé ce totalitarisme le Twitteritarisme (et pourtant je suis prof-de-yoga-vegetarienne toussa toussa donc j’imagine à peine l’ambiance angoissante du moment pour certains, vu que déjà moi, ça me saoule.) Courage.

  29. Meh. Si je résume ne modifions rien, mais soyons critique et donnons les éléments historiques pour comprendre. Certes. Lorsque Mein Kampf a été réédité, c’est d’ailleurs dans un format le mettant en contexte qu’il a été publié.
    Du coup, je me demande vis-à-vis des exemples cités… Concrètement, pour les ouvrages de Céline, Gallimard avais simplement refusé. Ils voulaient republié en l’état, point. C’est même marqué dans la capture d’écran que vous utiliser pour illustrer : « les conditions méthodologiques et mémorielles ne sont pas réunies » x)
    Pour le coup, difficile de ne pas y voir une simple capitalisation sur les livres, en témoigne la question des ayants droits.
    Pour Friends, y’a eu un appel à la suppression ? Car j’ai beau lire les articles, j’ai pas trouvé. On est face à une critique de la série, qui entre bien dans ce que vous prêcher.
    Et pour les séries en cours ou à venir dont des scènes sont modifiés ou supprimé suite aux polémiques… On sort du domaine de l’histoire. En quoi est-ce un problème qu’il y ai des polémiques ? Les auteurs sont-ils assez droit dans leurs bottes et leurs idées pour justifier l’existence de ces scènes ? Ou n’est-ce justement que raciste/sexiste/xénophobe/etc ? Si on peut expliquer le contexte historique pour comprendre les oeuvres du passé, pour les oeuvres du présent y’a rien. Justement, en fait.
    Le Carmen modifié n’a jamais été un appel à modifié tous les Carmen. C’est étrange comme façon d’agir que de modifier juste la fin d’une oeuvre, certes, mais c’est la volonté d’un (1) metteur en scène. Si demain un autre metteur en scène veut que Carmen soit un/une/helicopter teenager emo, on regardera le produit avec autant de hausse de sourcil. Peut-être même avec moins d’article sur le sujet malheureusement.

    De fait, je suis du même avis que vous sur le fond. Une contextualisation est toujours plus pertinente. Chaque oeuvre existe dans un contexte précis qui permet d’expliquer l’imagerie, la technique, le message. C’est en prenant en compte le contexte qu’on peut analyser une oeuvre, ou qu’on peut la comprendre, tout simplement.
    Mais force est de constaté que vous êtes très très large dans votre critique de ceux qui « censure », agrégeant des critiques, des initiatives populaires au schnaps ou des rééditions qui justement n’allaient pas mettre un contexte… Bref, des exemples qui n’ont rien à voir avec la choucroute pour argumenter qu’il existe une censure du passé en faisant fis des faits.
    Je me répète du coup : meh.

    • >Le Carmen modifié n’a jamais été un appel à modifié tous les Carmen.

      Qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans la phrase « ‘On ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme »? Qui est donc la justification du metteur en scène …

      • Du metteur en scène, oui. Nous ne sommes pas des zerg, chacun à ses opinions.
        Quand fut adapté Dracula en Opera Rock, sous couvert de modernisme, a t’on supprimé l’oeuvre de Bram Stroker ? Non. C’était une faute de goût d’un metteur en scène, qui pouvais se justifier de toutes les manières, ça restait une faute de goût. Pas un appel à transformer en musical l’intégralité des classiques littéraires. x)

      • On ne peut applaudir le meurtre d’une femme, par contre celui d’un homme ça va ? Puis après le meurtre des animaux pour pas choquer les vegans ?
        Je rappelle qu’il s’agit d’une fiction, qui est là pour raconter du … fictif. Donc bien sûr que dans une oeuvre, on peut trouver des trucs qui ne sont « pas bien » par ailleurs. Sinon y’a un paquet d’oeuvres à revoir … à commencer par presque toutes les tragédies grecques.

      • Qui applaudissait le meurtre d’une femme?
        C’était l’oeuvre qui était applaudie!
        S’imaginer les « les gens  » applaudissaient le « meurtre d’une femme » est déjà une erreur, un aveuglement idéologique prenant « les gens » pour des cons. Vouloir le modifier en se posant comme Gardien de la Vérité avec l’affirmation « On ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme » est un hubrisme, un égocentrisme, un orgueil aveugle stupide!
        Il aurait simplement dit « Je n’aime pas la fin, je préfère en faire une autre », et tout serait bien.

      • « C’était l’oeuvre qui était applaudie! » : en effet, c’est certain. Bien entendu. Mais allez faire comprendre ça aux SWJ…

        « Il aurait simplement dit « Je n’aime pas la fin, je préfère en faire une autre », et tout serait bien. » : Tout à fait. Cela reprendre les commentaires sur les fins alternatives. Je suis bien d’accord avec vous.

      • L’hypothèse d’un metteur en scène voulant faire parler de lui en sortant la chose la plus stupide qui soit est-elle envisageable ? Le mec est peut être un plaisantin de haut vol.

        Zvarrit ceux qui ont transformé Dracula en Opéra Rock ont ils prétendu le faire au nom d’une quelquonque morale ??? Ont-ils émis l’ineptie que que ce choix de l’Opéra Rock ce faisait contre une précédente version qui serait inacceptable ?

        Pour répondre aux autres commentateurs dont je partage l’avis : les SWJ ne seraient-il pas plus assoiffé de lynchage plus que de justice ? (question rhétorique certes)
        Ils me font penser aux Khmers rouges (en moins violents certes).
        Alors oui les Khmers rouges luttaient contre une société de servage, d’exploitation, contre l’obscurantisme religieux, mais au combien cela leur fut-il utile pour se livrer à leur pires instincts de meurtres.
        Oui le servage, l’exploitation c’est mal, oui les pires réactionnaires défenseur de l’exploitation de l’obscurantisme, du servage, étaient violemment opposés aux Khmers rouges, mais le comportement de ces derniers était il pour autant positif, utile à l’avancé vers une société plus juste et vivable ?

      • « Pour répondre aux autres commentateurs dont je partage l’avis : les SWJ ne seraient-il pas plus assoiffé de lynchage plus que de justice ? (question rhétorique certes) »

        MArcD, président !

      • Moi j’aime à me rappeler les Romains qui, lorsqu’ils étaient polythéistes, s’amusaient à persécuter les chrétiens.
        Puis, lorsqu’ils sont devenus chrétiens à leur tour, se sont mis à persécuter les polythéistes. Au nom de la charité chrétienne bien sûr ! (ou plutôt la charité crétienne !)

      • Donc, quand des gens applaudissent une pièce qu’ils jugent bonne, certains pensent qu’ils applaudissent le meurtre d’une femme ?
        Putain on est pas aidés quand même.

      • >Donc, quand des gens applaudissent une pièce qu’ils >jugent bonne, certains pensent qu’ils applaudissent le >meurtre d’une femme ?

        Ouai, je cite le web comme dans les années 90.

        Hahaha, on croirait du Southpark. J’imagine bien tout le monde applaudir la pièce pour la pièce, Cartman étant le seul à applaudir pour le meurtre de Carmen et évidement un SWJ lançant une pétition pour faire bannir la pièce du théâtre.

      • Et je me répète : en quoi la volonté d’un metteur en scène seul, que ce soit pour des raisons morales, religieuses ou idéologiques, signifie une censure visant à modifier Carmen à jamais et pour toutes les représentations futures ? En quoi ?
        La société n’est pas une amibe, tout le monde ne pense pas la même chose. C’est d’ailleurs pour ça qu’on peut discuter comme cela dans les commentaires. x)

        Pour prendre un exemple qui a fait moins de bruit et qui n’a pour autant pas modifié à jamais la représentation d’une oeuvre, je vais prendre un exemple déniché par Monsieur le Chien : celui de la traduction française de la BD Watchmen, dont l’un des traducteurs engagé avait traduit tous les événements horribles sensé se dérouler au Vietman en événements se déroulant en Indochine. Ici, pas de doute possible, il s’agit d’un acte idéologique assumé, modifiant l’oeuvre et le sens de son propos. Pourtant, les rééditions suivantes ont retraduit le comics de manière plus fidèle à l’original.

        Y’a toujours eu des artistes qui non content d’adapté une oeuvre la modifie au gré de leur conviction. Les adaptations de Walt Disney, des contes de Perrault, des classiques de la littérature comme Frankenstein, ou de La machine à voyager dans le temps, de Jules Verne, de Conan Doyle, les édulcorations des jeux vidéo, ou les modifications orthographique et grammatical des Club des 5…
        Pourtant, c’est ce Carmen qui fait polémique (chercher par le metteur en scène, hein) car touche un sujet qui est pas essence polémique… mais n’est-ce pas justement en hurlant à la modification, en criant à la censure qu’on est en train de perdre l’essence même du débat de fond ? N’est-on pas en train justement de créer une polémique idéologique, à devenir paranoïaque sur une hypothétique « censure du bien »… qui dans les faits n’est pas là ?

        Perso, je suis content de pouvoir discuter sur un sujet. x)
        C’est pour ça que j’aime bien le cynisme de l’Odieux Connard : on peut-être en désaccord avec lui. Ca stimule l’argumentaire, et ça fait du bien que diable. Laissons le groupisme à d’autre.

      • >Et je me répète : en quoi la volonté d’un metteur en scène seul, que ce soit >pour des raisons morales, religieuses ou idéologiques, signifie une censure >visant à modifier Carmen à jamais et pour toutes les représentations futures ? >En quoi ?

        Mais c’est précisément là le sens de l’article d’OC. Si ce metteur en scène était seul, certes on s’en taperait un peu, mais cela semble être une tendance.
        Quand quelqu’un vous dit « On ne peut pas » représenter tel ou tel chose dans une oeuvre de fiction parce que ce serait moralement inacceptable. On peut légitimement penser que si ils sont de plus nombreux à penser de la sorte il ne sera plus possible de représenter cette chose sans subir une sanction sociale forte.
        Ici pour Carmen, le metteur en scène semble prétendre que l’oeuvre originale ferait applaudir la mort d’une femme, et que représenter cela serait inacceptable. « On ne peut pas ». Comme je l’ai déjà dit c’est tout sauf « je n’ai pas envie », c’est une prescription morale qui veut avoir un impact sociale.
        Si demain ce type arrive à convaincre suffisamment de monde, ou si ils sont nombreux comme lui, plus aucun comité de direction d’Opéra ne voudra programmer l’oeuvre originale. Ça ne sera pas Carmen modifiée + Carmen classique, ça sera Carmen modifiée ou rien.

        J’ai déjà rappelé l’exemple du code Hays qui n’était pas de la censure, en tout cas pas une interdiction porté par l’Etat. Les dirigeants des studios de cinéma d’Hollywood empêchaient les artistes de représenter tout un tas de choses moralement inacceptables à l’époque pour les dominants : de la violence au sexe, au crime, à l’homosexualité en passant par les couples « interraciaux ».

        Ce n’est pas parce que les réactionnaires sont les premiers à gueuler contre cette réinterprétation de Carmen au nom du « On ne peut pas », qu’ils sont les seuls à se plaindre.
        Les gens qui n’ont pas envie d’un nouveau puritanisme étouffoir de l’expression artistique – même au nom de valeurs qu’ils partagent parfois pas- ne sont pas plus d’accord.

        On en revient un peu au débat Charlie Hebdo : oui les racistes anti-arabes apprécient les caricatures du prophète de l’Islam, ce n’est pour autant que les dessinateurs libre penseurs, athées, doivent s’interdire de se moquer de cette religion comme ils le font avec les autres.

  30. Ah tiens, je suis tombé sur un débat sur le Carmen mentionné ici sur France Culture. Si plusieurs visions ont été confrontées, points abordés, tout le monde concluait de cette manière (il doit encore être dispo’ en podcast).

    Personnellement, j’ai relu récemment des nouvelles de Barjavel et je me suis dit « Ah ! Bizarre que personne ne soit encore venu baver dessus ». Faut croire que c’est pas trop le style littéraire des gens-qui-nous-veulent-du-bien.

    • Entre Carmen et les contes de Perrault, il semblerait que les écrits de l’ancien temps (celui-là même où quand, on se battait, on faisait ça dans des champs loin des villes et où les 2 camps jouaient du te deum pour se féliciter de la victoire……… tient ils ne s’est sont toujours pas pris à ce raboin de Voltaire avec Candide. ) n’ont plus vraiment la côte de popularité qu’ils avaient il y a 10 ans cours même bien avant.
      A vouloir rendre ces histoires plus en phase avec la sensibilité blessée et à vif des « pupilles de la nation » on en oubli que la morale avait un sens à une époque et que tels les vaccins pour les maladies éteintes, il est bon de garder le sens de la morale en cas de pandémie de pensée obscurantistes

    • Là, vous présupposez un bagage culturel inaccessible à nos SJW nombrilocentrés, incapables de curiosité et sans aucun goût de l effort.

  31. Vous mélangez promotion, altération et interdiction d’une oeuvre.
    Interdire légalement n’importe quelle oeuvre, modifiée ou non, qu’on l’aime ou pas, c’est du déni de liberté d’expression. Refuser de la publier, c’est un choix personnel.

    Comme une image vaut mieux qu’un long discours: https://xkcd.com/1357/

    • Percutant et juste !
      Une nuance : OC dénonce aussi une tendance (la pente savonneuse). Cette tendance pourrait bien faire que ce qui est maintenant décrié par une minorité et soit cible d’une pression sociale soit dans quelques années interdit par les instances de pouvoir (grands médias ou états).

    • Ou rappeler que si 1984 est une sorte de point Godwin , parler du paradoxe de la tolérance de Karl Popper , si cher aux adorateurs de cette forme de justice sociale , en est un autre ?

  32. Cf préface de Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, qui explique la fameuse dictature de la pensée en 1953.

    Après, il ne faut pas oublier qu’un artiste pour faire parler de lui va mettre du féminisme dans Carmen, faire jouer Hermione par une noire, et les « journalistes » publier des articles polémiques sur fond de bienpensance. Ce genre d’attitude est aussi vieux que moi

    Ca me rappelle qu’il y a un petit bout de temps qu’on a pas entendu d’appel à changer les paroles de la Marseillaise ^^.

  33. à voir les arguments (ou plutôt le manque d’arguments, autre que l’invective) de ceux que l’OC a froissé avec cette mise au point, on se dit qu’il a raison.

  34. Article intéressant. D’autant qu’il suscite des commentaires argumentés, sans juger de la qualité des arguments. L’ensemble mériterait d’être archivé comme témoignage que les jeunes générations actuelles ont des opinions très ancrées. Définir si elles sont bonnes ou mauvaises sera l’apanage des vainqueurs de la guerre idéologique en cours en occident. Bonne continuation à vous tous.

  35. Salut OC, autant je suis d’accord avec vous sur le danger de réécrire l’histoire, autant il y a des jugements qui me laissent penser que vous n’avez comme la majorité des gens pas connaissance d’arguments valables (sur une base scientifique sourcée plutôt que militante) sur la nécessité de changer la langue en profondeur pour réduire le sexisme. Et que le principe forme masculine = forme neutre ne fonctionne pas.

    « Un ministre peut-il tomber enceinte ? » je vous laisse le lien :

    https://cortecs.org/materiel/un-ministre-peut-il-tomber-enceinte-de-masculiniser-la-langue-francaise-entrevue-avec-pascal-gygax/#return-note-1111409-4

    Salutations.

    • « Et que le principe forme masculine = forme neutre ne fonctionne pas. » … Ça fonctionne, sauf pour ceux qui voir le Mal (et non le mâle, quoique?) partout.

      Je trouve déplorable cette tendance actuelle a vouloir bien différencier le féminin du masculin et du neutre (comme le dénonçait OC dans l’article sur l’écriture inclusive) lorsque l’on parle pourtant d’une généralité où le genre ou le sexe n’a aucune importance dans la discussion.

      Un exemple vécue qui montre l’idiotie de ce genre d’action : l’autre jour, je jouais avec ma fille de 10 ans à un jeu vidéo qui s’appelle « ARK » (dans un monde imaginaire), où entre autres choses, l’on se ballade avec des dinosaures. J’étais sur le dos d’un dinosaure et je dis à ma fille « T’inquiètes pas, le dinosaure est fort, il va me défendre ! »…Horreur ! Qu’avais-je dis là ! Ma fille m’a repris : « Non papa, ELLE ! C’est une femelle ! ELLE est forte ! » … Mais que ??!!..
      Mais je m’en tamponne le *** que ce soit une femme ou un mâle ! C’est pas important : le principale c’est que le compagnon animal me défende ! J’ai dit LE dinosaure au sens que c’est un dinosaure et pas un chien ou une fourmi (exemple pris pour montrer qu’on dit une fourmi et pas un fourmi et que ce n’est pas un problème) ! Mon compagnon animal aurait été une fourmi, j’aurai « T’inquiètes pas, elle est forte et elle va me défendre » tout aussi naturellement que ce que j’ai dit pour le dinosaure.

      Sérieusement, C’est quoi cette c******* qu’on met dans la tête des jeunes ?
      C’est contre productif, c’est discriminatoire – faut faire la différence entre les sexe ou genres – et totalement inutile. Sauf dans la tête des gens qui en veulent (visiblement) à une certaine population et donc font exactement ce qu’ils reprochent aux gens qu’ils (ou elle pardon lol) critiquent.

      Alors les histoires sur la nécessité de changer la langue en profondeur pour réduire le sexisme, sérieux, les gars, arrêtez…

      • Bonjour Bertrand, le lien que j’ai posté (et que vous n’avez visiblement pas lu), concerne justement des expériences sociologique dont le but était de déterminer si ça avait ou non un sens. Avec des protocoles vérifiables, des résultats disponibles.
        Je vous invite à nouveau à lire afin de vous faire une idée basé sur des faits.

        Quand à votre fille, je ne vois pas pourquoi ça vous gène qu’elle considère que l’identité et le genre d’un personnage imaginaire soit important ?

      • @Taki : Pas de bol j’ai été voir le lien…

        J’ai bien aimé qu’il avoue que les formules du genre « les « étudiants et étudiantes » est totalement idiote. Mais Pourquoi aller chercher d’autres formules ? Sérieusement… Bref.
        Si on part du principe qu’il faut que l’on soit tous égaux (c’est quand même ça la base), pourquoi aller faire un combat sur le fait qu’il faut justement faire attention que l’on est pas tous égaux au sens qu’il y a des hommes et des femmes. Et donc qu’il il faut faire attention à ça. C’est un contre sens à la base !?

        « Quand à votre fille, je ne vois pas pourquoi ça vous gène qu’elle considère que l’identité et le genre d’un personnage imaginaire soit important ? »

        ça montre que vous ne m’avez pas lu, ou plutôt que vous ne voulez pas comprendre l’argumentation : on s’en fou du genre /sexe quand on désigne quelque chose de général. Cela n’apporte rien à ce que l’on désire exprimer et indiquer à autrui. Donc inutile. donc pourquoi le faire ?

      • Vous ne supportez même que que votre fille considère que son dinosaure est une femelle parce qu’elle en a envie ? Décidément, les totalitaristes ne sont pas forcément ceux qu’on pense…

      • Par pitié, ce n’est pas possible d’éviter un débat sur le féminisme, l’écriture inclusive et tout le tralala à chaque fois ? Non ? Bon, en même temps on est sur internet, à quoi je m’attendais…

      • @ Bertrand : tu aurais du lui dire « oui mais on dit un dinosaure femelle pas une dinosaure ». Quoique ce sera peut être plus le cas bientôt. ..

      • Je vois bien ce que vous voulez dire, et j’aimerai bien que ce soit vrai. Le neutre ça serait très pratique. Mais même si ça ne me plaît pas, j’ai plus confiance en plusieurs études avec des protocoles expérimentaux fournis qu’en mon propre jugement.
        Si j’ai cru que vous n’aviez pas lu le lien, c’est justement parce qu’il indique que dans la majorité des cas, le cerveau ne fonctionne pas comme vous l’indiquez. La forme langagière du masculin fait que les gens associeront majoritairement des éléments masculins.
        Je serais pour votre proposition de se contenter du genre neutre en gardant la même forme que la forme masculine (idée mise en avant par l’OC dans son strip relatif à l’inclusif) si ça marchait. Mais ça ne marche pas.

        Pour votre fille, je comprends sa réaction différemment : le compagnon animal n’est pour elle pas un animal générique, mais un animal très particulier, avec une notion affective derrière, et dans ce cas, lui donner des attributs (sexe, nom etc …) est normal, non ?

      • @juju : je dis juste que c’est inutile car ce que j’exprimais n’avait pas besoin de la précision sur le sexe compagnon. C’est tout. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?
        Surtout que l’on dit bien UN dinosaure, UNE fourmi etc… Alors ?

        Rien de totalitaire contrairement à ce que certain essai d’imposer justement… N’inversez pas les rôles, par pitié !

        @salkon : tout à fait, c’est ce que je lui ai expliqué. Comme la fourmi dans mon exemple précédente. C’est juste respecter les règles et le bon sens.

        @Talki : le neutre ne fonctionne pas dans votre tête et/ou dans la tête de certain, peut-être. J’en suis bien navré pour vous. Personnellement, lorsque j’utilise du masculin en neutre, il n’y a pas de souci dans ma tête, pas d’arrière pensée.

        En ce qui concerne l’affect que ma fille peut avoir avec un compagnon, en effet je suis d’accord à la base. Mais qu’à la base : relisez ce que j’ai dit à plusieurs occasions.
        Je parlais bien d’un dinosaure, donc nom masculin. Non pas d’une fourmi, nom féminin. Et non pas d’ ELLE, en tant que animal DE sexe féminin. Le sexe du compagnon n’avait AUCUNE importance dans le message à faire véhiculer.
        C’est si dur à comprendre la nuance ?

      • Bon, c’est peut-être parce que je suis une linguiste, mais je trouve l’exemple de fourmi assez inefficace.
        Il y a une infime minorité de mâles dans l’espèce fourmis. Il y a surtout des femelles (ouvrières et reine) et la plupart du temps, la reine produit quelques mâles qui ont pour intérêt de féconder des oeufs qui deviendront, généralement, ouvrières et meurent aussitôt après. En revanche, parmi les dinosaures, pas de telle organisation, pas de parthénogénèse d’une reine, reproduction plutôt classiquement sexuée. La réaction de votre fille me paraît somme toute d’une grande logique ;-)

      • Eärlinwen : pas faux pour la fourmi. Pour la réaction de ma fille, ce qui choque c’est qu’avec ça elle va finir par dire des trucs du genre « Le dinosaure… Elle… » et ce n’est pas correct justement…

    • Vous vous rendez compte que votre étude « sur base scientifique » est bourrée de biais. Exemple: « citez les personnes que vous verriez comme Camarade-Président à vie? », pour la première question et « citez les hommes ou les FEMMEEEEEEEEEEs que tu verrais bien comme CamaradEEE-PrésidentEEE à vie? » pour la seconde (j’exagère à fond pour faire ressortir le biais). Le sondé de base qui n’avait pas pensé à une meuf au premier coup se rappelle alors, devant une question si subtile, qu’il est censé garnir son panel de toutes les femmes qu’il connaît en position de devenir CamaradE-PrésidentE.

      Votre « base scientifique », c’est de la science humaine (il y a des autorités académiques qui croient que le marché génère l’équilibre des prix, c’est dire le niveau parfois atteint dans les sciences molles). Quand en prime, on ramène dans l’équation des études de genres, par nature d’ordre philosophique, on biaise son expérience. Compris? On va dire que non! Par exemple, si dans une recherche en sociologie avec comme question de base « les riches votent-ils plus à droite que les pauvres » (simple l’idée?), on ramène la fraise de la place de la femme et de son rapport à la politique et à l’argent pour faire genre, alors on part en vrille et on ne répond pas à la question de départ. Par contre, on obtient une belle étude qui prouve que « ouais, mais faut respecter à fond ma philo à deux balles sur les filles qu’elles sont gentilles ». Mais peut-on encore appeler cela une étude?

      • ! Procédé de l’homme de paille détecté ! Vous utilisez une seule expérimentation présentée, qui a pour seule valeur de tirer la même conclusion que la votre, à savoir qu’inclure le genre féminin pousse les gens à penser plus à des candidats femme, et vous vous moquez de l’ensemble de l’étude comme si elle n’utilisait que cette expérimentation pour arriver à la conclusion générale.

        Votre argumentation est donc de la manipulation, et par ailleurs la sociologie existe en tant que science, même si de grand pans de cette discipline ne le sont pas et sont largement décriés.

        Un peu d’esprit critique s’il vous plait, avant d’aller dénoncer des biais d’expérimentations …

      • @Taki. Ne commencez pas à essayer de m’en remontrer sur le sujet. J’ai été chercheur durant plusieurs années. J’ai notamment travaillé dans plusieurs groupes de recherche. Si vous pensez réellement qu’en vous donnant un exemple, j’utilise un sophisme, vous vous enfoncé le doigt profondément dans l’œil.

        Je peux vous dire que pour avoir travaillé un an avec une chercheuse qui ramenait n’importe quel sujet de recherche à ces putains d’études de genres (je n’ai pas trouvé plus poli pour décrire cette réalité), il me semble savoir de quoi je parle. Et vous aurez beau masqué vos résultats sous une bonne couche d’expertise épistémologique, restera toujours qu’à partir du moment où votre postulat sera foireux, vous n’aurez édifié qu’un superbe assemblage plein de sapience, mais qui ne repose que sur du vide.

      • Pour parler de rigueur, vous me faite bien marrer avec votre preuve basée sur un ressenti personnel et un argument d’autorité. Alors que, sérieusement, vous savez bien que vous critiquez une étude sans l’avoir lue, juste à partir d’un post de vulgarisation !
        Apprenez moi ce qu’est une démarche scientifique, évidemment …

        Je vous laisse avec votre condescendance.

    • @Taki

      Sauf que cette étude est biaisée : il aurait fallu essayer « Sans tenir compte de vos opinions politiques, citez toutes les personnalités politiques de droite que vous verriez au poste de Premier ministre ». Parce que là on ne sait pas si c’est la langue ou la fonction qui induit le décalage. De plus, préciser « candidate » peut simplement avoir pour effet « attention à ne pas passer pour un odieux machiste », qui a plus à voir avec le politiquement correct qu’avec la grammaire (amenant à inclure des seconds couteaux femmes pour la jouer paritaire).

      Qui plus est le fond est ridicule. Dire que le masculin est neutre dit ne veut évidemment pas dire que le masculin n’est que neutre. D’où il y a bel et bien ambiguïté dans la formulation, paradoxalement renforcée du fait qu’on habitue les gens à sans cesse préciser le féminin (ne pas préciser « candidate » implique alors que seuls les hommes sont concernés). En bref c’est aussi bien la preuve que les gens sont machistes ou que le « féminisme » progresse et cette étude ne prouve que ce dont tout le monde convient.

      Quant aux vertus du finnois, cf. la liste des premiers ministres finlandais (les femmes sont éligibles depuis 1906) :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_Premiers_ministres_de_Finlande

      Comme d’habitude, un bel air de pipeau.

      • C’est Taki le taquin qui est biaisé. Il te sort une étude de sa poche et, hop, la vérité est dans le texte (trouver des études, c’est si difficile: https://www.cairn.info/). On retiendra de son intervention qu’il a appris par cœur (quoique) la liste des biais proposée par le site cortecs: https://cortecs.org/accueil/. Ses « protocoles expérimentaux » sont tellement inattaquables méthodologiquement, qu’on devrait lui donner un Nobel de, heu, …

    • « la nécessité de changer la langue en profondeur »
      Ok, pas besoin d’aller plus loin…..Un malade mental de plus. Je ne me gène plus pour le dire (à bas la censure, n’est-ce pas?).

    • > que vous n’avez comme la majorité des gens pas connaissance d’arguments valables (sur une base scientifique sourcée plutôt que militante)

      Y a rien de scientifique dans la sociologie…
      Et puis bon vous m’expliquerez pourquoi les femmes ne militent pas plutôt pour que le masculin soit séparé du neutre….Il y a un féminin qui existe…la solution la plus simple serait de faire en sorte qu’il y a un masculin non ? Oh wait, ca plaît pas aux pétasses…

  36. Supaire.

    Donc finalement, les manifestants de Chalottesville qui défilaient en chantant « Jews will not replace us, niggers will not replace us » ne faisaient rien de mal et n’incitaient à rien. Et je suppose que plus récemment, vous acclamez l’initiative de Logan Paul d’uploader sur Youtube son vlog de pendu.

    La liberté d’expression, c’est un de ces termes qui est devenu stupidement plus gros que ce qu’il désigne : comme pour « démocratie », y a tellement d’idéologie, de principes et de bourrage de crâne autour qu’il est devenu quasiment impossible de réfléchir sur le sujet de façon nuancée. Soit on adhère à 100%, soit on est un facho. Je suis surpris de vous voir verser dans cette facilité, OC.

    •  » Soit on adhère à 100%, soit on est un facho. Je suis surpris de vous voir verser dans cette facilité, OC. »

      Combattre le Mal par le Mal ? Ou utiliser la logique (erronée) de l’autre afin de la dénoncer ?
      Un peu comme Martin Luther King ou James Brown qui utilisaient le terme « nègre » afin que le terme se vide de son sens..

      C’est peut-être voulu par OC d’agir ainsi… Mais je ne suis pas OC donc je ne peux pas l’affirmer.

  37. Sentiment mitigé vis-à-vis de cet article.

    Sur le propos général, à savoir le fait qu’il vaut mieux expliquer que censurer, et qu’il est important de regarder le passé sans les œillères du présent, je ne peux qu’être d’accord.
    Sur les exemples choisis, j’ai quelques doutes.

    D’abord, il y a une marge entre ne pas vouloir publier et vouloir censurer. Il me semble important que des avis opposés aux miens soient exprimés ; ça ne veut pour autant pas dire que j’aie envie que ce soient des articles sur mon blog.
    Les gens de Gallimard qui décident qu’eux, là, maintenant, ne veulent pas publier des textes avec lesquels ils sont en désaccord, ça ne veut pas dire qu’ils veulent faire en sorte que toute copie de ces textes disparaisse.

    Mais ça, j’imagine que ça fait partie du rôle de l’Odieux Connard que de passer volontairement sur ce genre de nuances.

    Ce qui me dérange, surtout, c’est que dans cet article, je lis pas mal de sacralisation de l’art, ce qui me paraît bien convenu et bien peu odieux ou connardesque. Parce que la chose aurait été écrite comme ça à la base, en refaire une autre version serait forcément un problème…
    Qu’on soit d’accord avec son point de vue ou pas, le type qui a changé la fin de Carmen, sur le principe, a repris une œuvre dont un aspect ne lui plaisait pas et a essayé d’en faire une autre œuvre qui lui convenait davantage, ce qui est plutôt cool comme démarche. (Et à la fin, non seulement on a encore le Carmen d’origine, mais on a une autre œuvre en plus, donc c’est plutôt le contraire de la censure).
    La Fontaine, Perrault et quelques autres de nos auteurs célèbres n’ont d’ailleurs pas spécialement fait autre chose que ça en leur temps.

    Et, du coup, je m’interroge sur la cohérence qu’il y a entre poser que l’œuvre de l’Artiste d’origine ne devrait surtout pas être reprise par d’autres gens, et dédier une bonne partie de son blog à faire la critique d’œuvres.
    En quoi Bizet devrait-il être plus intouchable que Ridley Scott ?

    • « Qu’on soit d’accord avec son point de vue ou pas, le type qui a changé la fin de Carmen, sur le principe, a repris une œuvre dont un aspect ne lui plaisait pas et a essayé d’en faire une autre œuvre qui lui convenait davantage, ce qui est plutôt cool comme démarche. (Et à la fin, non seulement on a encore le Carmen d’origine, mais on a une autre œuvre en plus, donc c’est plutôt le contraire de la censure). »

      Il y a eu plusieurs commentaires expliquant où est le souci dans le cas présent de l’exemple de Carmen. Mais bon…

      • Il y a eu plusieurs commentaires donnant les points de vue de leurs auteurs respectifs. Peut-être ai-je manqué quelque chose, mais il me semble qu’aucun de ces commentaires n’est signé par l’auteur de l’article auquel nous répondons. Or, c’est son point de vue à lui qui soulève chez moi ces interrogations, et donc les points de vue d’autres gens ne sauraient y répondre.

      • « Or, c’est son point de vue à lui qui soulève chez moi ces interrogations, et donc les points de
        vue d’autres gens ne sauraient y répondre. »

        Au temps pour moi, je n’avais pas compris que vous désiriez une réponse de sa part.
        Oubliez ma remarque alors. Désolé.

      • Oh, c’est sans doute ma faute, j’aurais dû être plus clair :-)

        Pour préciser un peu, donc, mon point n’est pas relatif à tel ou tel exemple (en fait, n’ayant spécialement lu ni les modifications apportées, ni la façon de les justifier en dehors de ce qui est dit ici, je ne saurais pas trop me prononcer sur le cas de ce Carmen en particulier).
        C’est plutôt d’interroger ce qui, du point de vue du maître des lieux, différencie la critique d’une œuvre pour ce type de motifs de celle à laquelle il se livre dans d’autres articles qui font toute la saveur de ce blog.

        Il me semble que, jusque là, le rôle que se donne l’Odieux Connard (jusque dans le choix de ce pseudonyme, d’ailleurs) est de pouvoir s’attaquer à tout, même (et surtout) si ça peut être sacrilège aux yeux des fans. Et donc, un article de sa part qui me semble flirter avec le « c’est de l’Art, il ne faut surtout pas le remettre en cause » me laisse perplexe.

      • C’est quelque chose d’effectivement assez étrange avec l’OC, c’est que ses articles sont souvent un mélange de mauvaise foi et de désacralisation mixées avec des opinions et de l’argumentation. Des fois ça marche, d’autres fois non. Là je trouve que ça marche plutôt bien, après, les goûts et les couleurs..

  38. C’est absolument délicieux de voir les tartuffes du nouvel ordre moral en panique devant ses contradictions. Merci pour ce moment de bonheur, OC.

    • Je n’aurai pas mieux dit. J’avoue que je me suis bien marré à la lecture de certains commentaires.

    • Il me semble que ceux qui paniquent devant leurs contradictions, ce sont plutôt ceux qui prétendent lutter contre un soit-disant totalitarisme, et qui dans le même temps, voudrait retirer à un metteur en scène sa liberté fondamentale de créer un spectacle comme bon lui semble, en adaptant librement une œuvre dans le domaine public.

      • Mais qui donc a parlé de retirer à un metteur en scène sa liberté de créer? On peut trouver ridicule de modifier ainsi une œuvre sans forcément vouloir l’interdire. Jamais OC n’a parlé d’interdire quoique ce soit.
        Cessez d’imputer aux gens des choses qu’ils n’ont jamais dites! C’est vraiment à vomir cette façon de procéder.

      • L’OC a implicitement (ou explicitement, flemme de vérifier) traité ce metteur en scène de fasciste, et exprimé l’idée que cette mise en scène est un pas de plus vers 1984. C’est un peu plus que « trouver ridicule ».

        Et c’est complètement con, aussi.

      • En effet : le seul qui dit « c’est interdit de… » c’est justement le metteur en scène… Personne d’autre. Ne faites pas dire à certain ce qu’ils n’ont pas dit. Comme le fait très bien remarquer De Melniboné : c’est à vomir. Ou est, finalement, le totalitarisme que vous décriez sans cesse ?

    • @ Ilda, c’est typique des intolérants, des hypocrites, bref, des progressistes. Ils passent leur temps sur les sites et blogs qu’ils n’aiment pas (une pathologique de plus…) en faisant du prosélytisme, en croyant naïvement convaincre des gens qui ont justement encore la tête sur les épaules, en les prenant pour des imbéciles qui plus est (la seule vraie définition du racisme). Naïveté, bêtise, aveuglement….

  39. que de violence ! que de haine ! tant d’intolérance !
    et pour si peu …
    j’ai survolé votre prose : mais j’y reviendrai à tête reposée .

    • Marie Antoinette, une tête qui repose, vous n’habitez pas une conciergerie? Je serais méfiant à votre place.

      • Marie Antoinette , dès qu’elle a aperçu le tunnel de lumière , s’y est engouffrée au lieu d’aller musarder aux alentours ! elle est aux japonais absents .
        et moi , cynique , légèrement neurasthénique ( et donc insomniaque ) comme tout Habsburg Lothringe qui se respecte , je confirme que ce pays , la France , est en tête de gondole en ce qui concerne les batailles dans un verre d’eau , le conformisme béat , la lâcheté et les Paul et Mick en tout genre .
        encore un effort et ce sera l’émigration ( pas massive , les ahuris étant légion et se reproduisant comme des lapins )

  40. Allez un petit coup de :
    – C’est toi le totalitaire parce que tu fais ça ou tu dis ça.
    – Non c’est toi parce que tu veux pas que je dise ou je fasse ça et en plus tu es contradictoire parce qu’au nom de la liberté d’expression tu me laisses pas m’exprimer et dire que je suis pas d’accord avec ce que tu fais et ce que tu dis.
    – Mais c’est toi qui me laisse pas m’exprimer, bordel, puisque tu veux pas que je puisse dire que je veux pas que tu dises que tu es pas d’accord avec ce que je fais et je dis.
    Cela marche peu importe qui commence le truc…
    Je tourne en rond, every now and then I get a little bit nananananana….

  41. Cette histoire de réécriture de la fin de Carmen « pour ne pas applaudir au meurtre d’une femme » sent le pipo et le coup de com’ ignoble à plein nez. Et ça marche !
    Comment peut-on oublier que les applaudissement sont dédiés à l’auteur, mais aussi à l’actrice sur scène qui ont si bien su rendre son trépas émouvant ?
    Alors, on sort son mouchoir et on applaudit. Par empathie.

  42. Les millenials,c’est bien ceux qui viennent t’expliquer sur les réseaux sociaux qu’il faut arrêter d’aimer tel et tel truc et harceler/dégager tous les artistes estampillés « problématiques », sinon on est de leur côté et donc aussi méchant qu’eux ?

    • Non vous confondez avec les SJWs.
      Ce sont souvent des millenials certes, mais il y a en a de tous les ages.

  43. si je reprends la dernière polémique en date, le droit d’importuner par exemple, j’ai l’impression que notre société ne supporte plus la contradiction, la vision autre, l’avis différent qui sont indispensables au débat d’idées. On est direct dans l’invective, l’insulte, l’association cherchant à dévaloriser l’adversaire (le début des coms de cet article est assez édifiant) . Un commentaire parlait de twictature ou une expression similaire, c’est vrai que les multiplications des « on ne doit pas ». « Il ne faut pas » . « Vous ne devez pas ». Découlant de raisonnements simplistes de personnes persuadėes détenir la vérité qui trouvent des échos partout sur le net érigent des barrières menant à l’autocensure.
    Bref j’en ai marre qu’on me dise ce que je suis en droit de regarder, lire, aimer ou penser et ca me gonfle que l’intelligence de notre siècle ne soit pas capable de sortir d’autres mots que merde, fachos, nazis, et des phobies à toutes les sauces avec un catalogue qui classe toujours les gens suivant le principe simpliste de la deuxième guerre mondiale : les gentils et les méchants. Punaise mais un jour faudra en sortir! Trouvez autre chose svp!!!
    Sur ce je vais relire Tintin au Congo qui m’a toujours fait marrer. Une excellente BD que mes enfants ont adorée.

    Il serait intéressant d’étudier cette soif de contrition, de faire le bien, de repentance ou d’amélioration des œuvres selon l’aspect religieux. Pourquoi ai-je l’impression que ce genre de démarche intellectuelle est exclusivement réservé aux pays où le christianisme a posé son empreinte? S’emmerde t on autant en Chine ou au Japon? C’est quoi ce besoin de se sentir avec les forces du bien, investi d’une mission?
    Mystère.

  44. Quelle comparaison pertinente ! C’est bien connu les nazis se sont contentés de dire qu’ils allaient plutôt proposer des versions plus conformes à leurs idées d’œuvres qui ne leurs plaisaient pas, et que les gens pourraient choisir… À non en fait on me dit qu’ils ont brûlé les œuvres et enfermé (voire exécuté) les auteurs. Mais c’est presque la même chose.

    Si les jeunes qui n’ont pas grandi avec n’aiment pas Friends parce que l’humour sexiste a mal vieilli, le fasciste ne serait-il pas plutôt celui qui s’offusque que des gens osent *ne pas aimer* une œuvre ? Idem pour les éditeurs qui décident de ne pas réimprimer un truc qui ne se vendrait pas (ou dont la vente ne compenserait pas le bad buzz et les pertes qui en résulteraient).

    Ah et pour Carmen, outre que (comme ça a déjà été dit) c’est une démarche artistique *normale* de modifier une œuvre pour l’adapter à l’ère moderne, et que ça n’empêche personne de donner une représentation de la version originale de Bizet (ou de sa première réécriture, du vivant de Bizet), je pense que beaucoup de gens qui en parlent ignorent une partie du contexte. Dans Carmen, le thème de la fatalité est très présent (« Coupons, Melons » évidemment, mais beaucoup d’autres airs aussi, dont le plus connu « L’amour est un oiseau rebelle »). Quand Don José tue Carmen à la fin, ça n’est pas « juste » le meurtre d’une femme par un ex-amant jaloux, il y a l’idée qu’il était inévitable que Carmen soit tuée par Don José, qu’en quelque sorte c’est la conséquence « normale » de ses actions. Le roman de Prosper Mérimée dont est tiré l’opéra est encore plus clair sur cette lecture. Donc oui, dans sa version originale, on peut clairement dire que Carmen légitime la violence envers les femmes(*). Est-ce que ça signifie qu’on doit censurer l’œuvre ? Bien sûr que non ! Mais je peux facilement comprendre que pour un paquet de gens, ce soit un repoussoir. Et que ces gens là puissent avoir envie de voir un opéra où l’on chante « Toréador », même si l’histoire et le message ne sont plus les mêmes.

    Encore une fois, l’OC confond complètement le concept de liberté d’expression avec l’idée que chacun serait obligé de diffuser les idées qui lui conviennent…

    *:Il s’agit spécifiquement de violence envers les femmes, le nombre de femmes tuées par leur ex-compagnon pour ce genre de raisons est largement supérieur aux nombre d’hommes tués par leur ex-compagnes. Il s’agit donc d’un phénomène spécifique qui n’a pas d’équivalent envers les hommes dans la société actuelle, et qui doit être nommé pour être analysé. Donc vos gueules les « oui mais si un homme est tué c’est grave aussi ». Oui, mais c’est pas le phénomène dont on parle ici.

    • marrant les gens applaudissent le double suicide Roméo et Juliette, alors que le suicide est une violence spécifique faites aux hommes. 75%. Il faudrait que seule Juliette se suicide. Car on ne peut pas applaudir le suicide d’un homme. En outre Cette œuvre justifie le suicide qui coute la vie à 10000 personnes par an en France, il faut donc la réinterpréter.

    • Je pense qu’il y a une forme de censure et de fascisme l’autre côté car malgré tout , on peut dire que machin est une plateforme avec des choses qui ne peuvent pas être vue et ne pas la regarder et on peut dire qu’il faut pas la regarder mais le souci ici est que la on va forcer à ne pas la regarder. Pour Friends ; il y a une menace de déprogrammation par exemple dans la demande. C’est la que ce joue l’enjeu.

    • Mais vous avez raison! Comment ne pas y avoir pensé plutôt. Il n’y a pas que la fin de l’opéra à changer. A-t-on réfléchi aux problématiques de la tauromachie, de la représentation des minorités non blanches cis hétérosexuels et de la place du bataillon LGBT et autres?

      Pour être dans l’air du temps, on va dire que:
      Carmen est une jeune Sud-américaine lesbienne d’origine amérindienne. Elle est la maîtresse de Doña Joséphine, une banquière luxembourgeoise expatriée. Mais en secret, elle est amoureuse d’une vétérinaire végan qui s’occupe d’un refuge pour vaches victimes d’attouchements sexuels (on appelle ça la traite des bleue-blanches). Après le meurtre d’un toréador cis blanc hétéro, perpétré par la vétérinaire, Carmen est accusée à tort par Joséphine, au courant de la liaison de Carmen, de l’homicide. Carmen s’enfuit alors avec la vétérinaire non sans avoir twitté une photo de Joséphine mangeant une caille au foie gras avec un homme dans un restaurant sans affichette gay friendly. La suite est pleine d’émotion. Un groupe de SJW juge Doña Joséphine en première instance pour incitation au gavage des oies et meurtre de volaille par association (#balancetoncarniste). Joséphine est alors pourchassée sur les réseaux sociaux et préfère s’enfuir aux iles Vierges pour éviter le juste courroux de la magistrature assise (ce qui pour des SJW est relativement exact, puisqu’ils ont le cul vissé sur une chaise derrière leur ordinateur). Un bémol quand même à la fin, pour une touche de tragique. La vétérinaire meurt d’inanition après que la multinationale « Pharma3000 » décide de ne plus vendre de vitamine B 12.

      Vivement que je puisse aller voir cette version.

  45. Je n’ai pas lu l’intégralité des commentaires, très très nombreux, mais j’en ai lu tout de même un certain nombre.

    J’y ai vu les gens s’opposer, ce qui est rassurant en un sens. Car c’est, me semble-t-il, d’une épineuse question qu’il s’agit là. Pour ma part, des commentaires complètement différents et contradictoires entre eux ont pu me convaincre. Non pas que je sois débile (encore que), mais je vois de bons arguments aussi bien dans le papier d’OC et ses défenseurs que chez ses détracteurs (et je trouve moi-même des arguments allant dans les deux sens). Je vois aussi et surtout beaucoup d’agressivité de part et d’autre. Alors dans le cas d’OC on peut attribuer cette agressivité à son style artistique, et personnellement ça me va très bien, en plus c’est efficace pour provoquer la discussion, mais dans le cas des commentaires, je ne sais pas, c’est.. disons, dommage ?

    Le préalable, à mon humble avis, à ce genre de discussion, c’est à dire pour qu’elle nous élève toutes et tous à un meilleur niveau de réflexion, en vue d’un éventuel agir mieux – ou pas d’ailleurs, ce serait de s’autoriser à douter, à essayer d’autres point de vue, pour voir ce que ça fait, quelles en seraient les conséquences (idéologiques, politiques, pratiques, etc). Là j’ai simplement l’impression que l’on part de conclusions de type « la liberté avant tout », « l’amélioration de la situation des femmes avant tout (par exemple) », ou même des choses moins avouable comme « montrer à tout prix que j’ai de l’esprit », « être subversif » (oui sauf que dans un monde avec déjà tant de divisions, ce n’est pas franchement simple !).

    Comme pour un certain nombre d’autres question difficiles (mais pas toutes !), je suspends mon jugement et continue à réfléchir – car oui ce sujet me travaille beaucoup. Alors je vous arrête tout de suite, non je ne suis pas relativiste. Je ne considère pas que tout se vaut. Mais le sujet présent est à la fois très complexe intrinsèquement (la question de la liberté d’expression est intrinsèquement complexe) et l’est d’autant plus que la situation actuelle démultiplie cette complexité.

    Je pense que vous aurez saisi mon point : soyons humble face à de tels sacs de nœud. Proposons des arguments, réfléchissons-y, écoutons la contradiction, réfléchissons-y, etc. Car avoir un avis si tranché et définitif me semble pour le moins précipité et, pour en revenir à la base de mon propos, ne nous aide pas, selon moi, nous élever face à la question.

    Dernière chose, je me rassure aussi en pensant à ces lectrices et ces lecteurs qui n’ont pas commenté car je crois sincèrement qu’un certain nombre ne l’ont pas fait pour la raison qu’ils se trouvent dans cette réflexion non achevée, encore ouverte et bienveillante.

    • Il y a eu quelques arguments intéressants tout au long de ce fil (noyés dans la masse hélas), mais s’il ne fallait sauver qu’un commentaire, ce serait celui-ci. Merci, ça fait du bien.

  46. En s’interessant un minimum à l’histoire de l’art, il est aisé de remarquer que les artistes marquants, ceux qui restent dans l’histoire, sont toujours scandaleux pour l’époque, à un moment ou un autre de leur carrière. Ils sont transgressifs . Ils sont rarement réactionnaires mais plutôt prescripteurs de plus de liberté. Les tyrannies le savent bien, Les artistes sont leur ennemi numėro un, en particulier les auteurs qui moquent le pouvoir. Quand le pouvoir étatique n’est plus aussi répressif, alors le regard moqueur se tourne vers d’autres pouvoirs, d’autres dogmes, d’autres censures, comme les religions et les partis politiques…
    l’art, c’est l’air du temps, par essence. L’artiste saisit son époque, en synthétise l’ambiance dans son œuvre.
    « Le déjeuner sur l’herbe » et « Foule sentimentale… », sont des instantannés du sentiment diffus qui imprègne la société d’alors. Un résumé du XXèm siècle, qui va de l’espoir du progrès social à la désillusion de la sociétė consumériste.
    L’art n’est jamais au service d’une morale. Les vrais artistes ne seront, par définition, jamais politiquement corrects.

    • Les artistes sont des types insignifiants. Ils n’ont jamais déclenché la moindre révolution ni quoi que ce soit. Ils veulent se donner de l’importance, mais personne en a rien a battre de leur avis. Quand un gouvernement supprime la liberté de parole les artistes se sentent visés, mais sérieusement, ils sont ridicules, les vrais visés ont les opposants politiques capable de s’organiser en groupuscule. Hors l’ego de l’artiste fait qu’il en est incapable. C’est juste une victime collatérale. Dont l’ego est tellement gonflé qu’il s’imagine que le pouvoir s’intéresse a lui.

      • s’organiser en groupuscule… voilà que ressort l’ambition et l’efficacité poustoufflante des gauchistes. En écrivant cela tu avoues que tu n’as pas davantage de poids que les artistes pour réaliser des changements politiques. La différence est que les artistes au moins parfois produisent de belles-choses, les politiques groupusculaires ne produisent en général pas grand chose, parfois pour certains des assassinats, que je ne considère pas comme un des beaux-arts.

      • Huhu moi gauchiste, faudra que je te représente à ceux qui me traitent de nazis tiens :)

  47. Pingback: 1984 de George Orwell, la dystopie d’aujourd’hui – Patate des Ténèbres·

  48. Merci pour cet article chez Odieux. C’est vrai que ça fait peur de voir cette pétition pour faire disparaître Friends des écrans. Ou encore ce metteur en scène qui a déclaré qu’il voulait que toutes les autres versions de Carmen en dehors de la sienne disparaissent.
    Heureusement que vous êtes là pour défendre cette pensée dissidente. Heureusement que ce blog n’est pas encore censuré. Et que vos livres sont publiés. Et que vous êtes invités à des conventions.
    Je profite de ce commentaire pour vous recommander l’œuvre d’autres penseurs qui eux aussi dénoncent ce nouveau totalitarisme. Raphael Enthoven, Alain Finkielkraut, Christophe Barbier, Franz-Olivier Giesbert… Tous osent s’élever et résistent face aux dangereux féministes et autres apôtres de l’écriture inclusive qui voudraient critiquer Céline.
    Je ne peux que vous conseiller de vous lancer dans cette voie, mais rassurez-vous, vous n’êtes pas seuls. De courageux médias engagés ont le même discours que vous. BFMTV, Marianne, le Figaro, Valeurs Actuelles… Eux aussi dénoncent cette censure de l’Histoire. J’espère que vous les rejoindrez bientôt pour exercer vos talents, vous avez déjà tellement en commun.

    Au plaisir de vous lire.

    • C’est du second degré bien camouflé ou juste des conneries ? Parce que citer Raphaël Enthoven, le Figaro, BFMTV ou Valeurs Actuelles comme crédibles…

      • Il y a méprise, je n’ai jamais dit que les sources citées étaient crédibles. Simplement qu’elles concordaient bien avec la pensée générale de l’OC. Notre cher Monsieur Connard aurait tout à fait sa place sur ces médias.

      • Ah, désolé pour la méprise. Mais je pense tout de même que l’OC ne s’abaisserait pas à regarder BFMTV *frisson d’horreur* juste parce qu’ils partagent une opinion, il a tout de même plus de dignité que ça.

      • Ce qui me fait un peu rire, c’est que dans cette diatribe, l’OC semble se considérer comme celui qui détient la vérité, face à des hordes d’inculte qui ne comprennent pas ce qu’est l’Art. Certes, c’est le personnage, la mauvaise foi, je comprends…
        Mais son opinion n’a rien d’originale. L’OC n’a pas des idées qui dérangent, il dit exactement la même chose que les éditorialistes déjà cités plus tôt, ni plus ni moins.
        Réclamer une écriture plus inclusive, ça dérange.
        Dire que les blagues d’une sitcom des années 90 ne passent plus aussi bien aujourd’hui, ça dérange.
        Assurer qu’on peut changer la fin d’une oeuvre, même classique, pour la faire résonner autrement dans notre société, ça dérange.
        Alors, si jamais l’OC lit ce commentaire, ce dont je doute, qu’il arrête de se sentir persécuté par des féminazies ou des SJW qui l’empêcheraient de s’exprimer. Il n’est pas en position de faiblesse, il a les grands médias et le pouvoir d’accord avec lui. On commence à peine à entendre des voix discordantes, et déjà il ne le supporte pas.
        Et je vais reprendre son argumentaire: dans l’article sur l’écriture inclusive, il se disait contre. Et pour appuyer son propos, il citait Marc Lévy qui était pour. Donc il fallait forcément aller contre ce médiocre écrivain, donc l’OC avait raison.

        Et bien sur Carmen, l’OC partage le point de vue de Valeurs actuelles.
        http://www.valeursactuelles.com/culture/quand-lopera-carmen-passe-la-moulinette-de-la-lutte-contre-les-violences-faites-aux-femmes-92174

        Et de Raphael Enthoven
        http://www.europe1.fr/emissions/le-fin-mot-de-linfo/sauver-la-vie-de-carmen-cest-condamner-la-musique-de-bizet-a-un-ornement-3541148

        Vous faîtes ce que vous voulez de cette information. Mais pour ma part, s’il m’arrive d’être d’accord avec ces gens-là, quel que soit le sujet, je commence à me dire que j’ai fait fausse route et qu’il faut que je bosse un peu plus la question.

      • Ce qui me fait un peu rire, c’est que dans cette diatribe, l’OC semble se considérer comme celui qui détient la vérité, face à des hordes d’inculte qui ne comprennent pas ce qu’est l’Art. Certes, c’est le personnage, la mauvaise foi, je comprends…
        Mais son opinion n’a rien d’originale. L’OC n’a pas des idées qui dérangent, il dit exactement la même chose que les éditorialistes déjà cités plus tôt, ni plus ni moins.
        Réclamer une écriture plus inclusive, ça dérange.
        Dire que les blagues d’une sitcom des années 90 ne passent plus aussi bien aujourd’hui, ça dérange.
        Assurer qu’on peut changer la fin d’une oeuvre, même classique, pour la faire résonner autrement dans notre société, ça dérange.
        Alors, si jamais l’OC lit ce commentaire, ce dont je doute, qu’il arrête de se sentir persécuté par des féminazies ou des SJW qui l’empêcheraient de s’exprimer. Il n’est pas en position de faiblesse, il a les grands médias et le pouvoir d’accord avec lui. On commence à peine à entendre des voix discordantes, et déjà il ne le supporte pas.
        Et je vais reprendre son argumentaire: dans l’article sur l’écriture inclusive, il se disait contre. Et pour appuyer son propos, il citait Marc Lévy qui était pour. Donc il fallait forcément aller contre ce médiocre écrivain, donc l’OC avait raison.

        Et bien, sur Carmen, l’OC partage le point de vue de Valeurs actuelles et de Raphael Enthoven

        Vous faîtes ce que vous voulez de cette information. Mais pour ma part, s’il m’arrive d’être d’accord avec ces gens-là, quel que soit le sujet, je commence à me dire que j’ai fait fausse route et qu’il faut que je bosse un peu plus la question.

      • @Hugo : C’est à se demander ce que tu fais ici puisque tu sembles si peu l’apprécier…
        Quoiqu’il en soit, qu’OC donne « SA » vérité et non pas « LA » vérité comme tu l’écris, semble aussi beaucoup te déranger…

      • « Mais pour ma part, s’il m’arrive d’être d’accord avec ces gens-là, quel que soit le sujet, je commence à me dire que j’ai fait fausse route et qu’il faut que je bosse un peu plus la question. »
        Donc si ces gens là disent que l’herbe est verte et le ciel bleu (ou le sont très souvent en tout cas, on va pas commencer à pinailler) ou que 1+1=2, vous commencez à douter aussi?
        Un peu comme quand le FN dit une chose sensée ou pose une vraie question (je sais, c’est rare mais quand même), tout le monde pousse des cris d’orfraie et préfère cacher la merde sous le tapis plutôt que de débattre avec eux et apporter d’autres solutions en leur laissant la place libre sur certains sujets…
        Rien n’est parfaitement noir ou blanc, et ce n’est pas parce que BFMTV a dit quelque chose que c’est forcément faux, même si ça arrive souvent et qu’ils ont un problème avec leurs stagiaires…

      • Comme beaucoup de monde ici, je suis venu pour les spoilers au départ, que je trouvais très drôle. Maintenant, j’ai l’impression que ça se répète, mais là n’est pas la question.
        En revanche, sur le message que porte l’OC j’avoue être de plus en plus réticent. Il a des opinions de droite, réactionnaires. Ça d’accord, après tout c’est normal que tout le monde ne soit pas d’accord. Mais j’ai l’impression qu’il va de plus en plus vers la simplification abusive, sous couvert de mauvaise foi et d’humour. Ce qui le distingue de moins en moins des Enthoven, Finkielkraut et autres qu’on entend déjà partout.
        Donc j’ai aujourd’hui l’impression, et cet article le prouve encore un peu, que l’OC n’est qu’un éditorialiste parmi d’autres qui a choisi ses adversaires: les féministes, les antiracistes etc.
        C’est dommage qu’un « odieux connard » soit finalement si prévisible et conformiste. Et SA vérité, n’est pas la mienne, par contre elle est celle de tous les grands médias et des décideurs politiques. Comme penseur qui bouscule et qui dérange, on a vu mieux.

      • @Hugo : Il n’est pas d’accord avec vous donc il est forcément réactionnaire… Pitoyable.

      • @De Melniboné non, je ne suis pas d’accord avec lui ET il est réactionnaire. Ce sont deux choses différentes, et ce n’est pas un secret, je crois l’avoir déjà entendu le dire lui-même. Cela dit, pas besoin d’être agressif ainsi, c’est important de développer son esprit critique et de se dire que même quand quelqu’un nous fait rire et nous plaît, il peut tenir des propos qui ne nous correspondent pas.
        Mais je ne comprends pas cette frilosité à se dire réac chez ceux qui tiennent de tels propos. Ce qu’ils demandent c’est le maintien de l’ordre établi: on ne critique pas les discours des vieilles séries, on ne touche pas aux opéras, on ne change pas l’écriture… C’est la définition même d’être réactionnaire. Il faut assumer et arrêter de se croire dissident.

      • @Hugo : « Ce qu’ils demandent c’est le maintien de l’ordre établi: on ne critique pas les discours des vieilles séries, on ne touche pas aux opéras, on ne change pas l’écriture… C’est la définition même d’être réactionnaire. Il faut assumer et arrêter de se croire dissident. »

        Mais à quel moment l’Odieux Connard a t-il écrit qu’il ne fallait pas que l’on touche aux opéras, ni critiquer vieilles séries etc? Jamais! Comme toujours vous écrivez ce que VOUS pensez des autres et non ce que les gens écrivent réellement. Encore une fois, c’est un procédé à vomir.
        L’OC a je pense surtout voulu montrer qu’il trouvait ça ridicule (d’où l’utilisation de l’humour…).

        « c’est important de développer son esprit critique et de se dire que même quand quelqu’un nous fait rire et nous plaît, il peut tenir des propos qui ne nous correspondent pas. »

        Ce qui sous-entend que je n’ai pas d’esprit critique ou que j’en manque, alors que vous ne me connaissez que par le biais de 3-4 commentaires… Magnifique…

        Quand à ma soi-disant agressivité… Si pour vous mon dernier commentaire était agressif, vous êtes probablement un grand sensible.

      • @Hugo : « Il est réactionnaire… je crois l’avoir déjà entendu le dire lui-même ».
        Parce que vous prenez tout ce qu’il écrit ou dit pour argent content? Et c’est vous qui me parlez d’esprit critique? La blague.

      • Et bien dire que c’est ridicule, c’est bien dire qu’il ne faut pas le faire… Puisque c’est ridicule… Et il a même comparé ça aux autodafés des nazis, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

        Pour l’esprit critique, je parlais de moi. Vous êtes d’accord avec l’OC, ok pas de soucis. Mais vous me demandiez ce que je faisais ici vu que je ne semblais pas l’apprécier.
        La réponse est donc: je l’aimais bien, mais j’ai appris à le voir autrement, c’est ça l’esprit critique.

        Si je ne me trompe pas c’était aux Geek Faeries, il a dit quelque chose du genre « J’aime bien être le vieux tonton réac » ou quelque chose comme ça. Et puis même sans ça, il le montre à longueur d’articles donc il n’y a pas de doute. Et pas de jugement non plus de ma part.

        Après s’il ne faut rien prendre pour argent comptant parce que c’est de l’humour et du second degré, et bien rien ne vous empêche de penser que l’OC est un fier révolutionnaire qui lutte contre les puissants et les médias dominants. Mais si c’est le cas il le cache bien.

      • @Hugo : « Et bien dire que c’est ridicule, c’est bien dire qu’il ne faut pas le faire… Puisque c’est ridicule… »
        Bonjour le raccourci. Non ça veut simplement dire qu’il ne le ferait probablement pas lui-même, nuance. Une fois de plus, vous lui faîtes dire/écrire/penser ce qui vous arrange.

        « Et il a même comparé ça aux autodafés des nazis, je ne sais pas ce qu’il vous faut ».
        On appelle ça grossir le trait, ça fait partie des astuces de l’humour et de la satyre.

        « il a dit quelque chose du genre « J’aime bien être le vieux tonton réac » ou quelque chose comme ça ».
        Vous prenez ça pour argent content encore une fois, alors que cela peut parfaitement être de l’humour, en utilisant la même technique que précédemment, à savoir grossir le trait.

        « et bien rien ne vous empêche de penser que l’OC est un fier révolutionnaire qui lutte contre les puissants et les médias dominants ».
        Ah d’accord, donc le choix c’est réactionnaire ou fier révolutionnaire? Vous êtes au courant qu’il y a une marge entre les deux?

        Au plaisir de vous lire.

      • Perso, j’aime à penser que l’OC force le trait pour lancer le débat, et qu’une prise de position caricaturale lui permet d’atteindre son but, à savoir pousser les gens à argumenter dans un sens ou dans un autre (voire, rêvons un peu, à adopter une opinion nuancée). Prof un jour, prof toujours.
        Mais j’admets qu’il est tout à fait possible que j’idéalise le bougre.

  49. Très bon article : nous pouvons cité d’autres cas : beaucoup plus visible comme le nègre joyeux qui malgré son nom est une enseigne avec un noir se faisant servir par une servante blanche donc aucun racisme anti noir qu’on lui a reproché , en fait juste le nom à fait jaser
    Il y aussi eut la polémique avec Colbert , ou on oublie que l’étude de l’histoire montre qu’au contraire il apportait des avantages aux esclaves importants (contrairement au reste du monde) ; en revanche . Aujourd’hui on ne prend pas le recul de l’étude mais on est dans l’action immédiate ce qui n’est pas très intelligent.
    Perso Marianne et j’ai lu leurs articles ‘inquiétait du problème chasse au sorcière en cours fait par des minorités hors de leur contexte.
    J’ai lu Orwell mais aussi Sansal qui a fait une œuvre analogue.

  50. Je suis très choqué-e-s de cet article réactionnaire et problématique. J’ordonne son retrait sur le champ ou sa modification afin que le message soit plus en accord avec ma façon de penser car c’est pour la bonne cause.

    Car quand on y réfléchit bien, moi je suis un VRAI DÉMOCRATE ! Odieux est fasciste de merde ! un fasciste de merde !!!

  51. Cette tentation ne date pas d’hier… à la mort de Michel Ange, un certain Daniel da Volterra, peintre lui-même et grand admirateur du « Maître » a été charger de corriger ses fresques en posant des culottes sur les nudités choquantes de la chapelle Sixtine au Vatican. Il a été surnommé par les italiens, toujours taquins, « el braghettone », c’est à dire le poseur de culottes… On était dans l’élan de la contre-réforme, les sensibilités changeaient et s’il n’avait été si vieux, Michel-Ange lui-même aurait sans doute « corrigé » ses oeuvres.

    Un siècle auparavant, le « petit tonneau », Sandro Boticcelli, avait volontairement brûlé une grande partie de ses tableaux lors des autodafé organisés par le Moine Savonarole qui entendait purifier Florence. Savonarole était un pur, il a été éliminé par le Pape Alexandre Borgia, le pape banquier dont l’immoralité n’a pas été pour rien dans le développement de la réforme. Où se trouve l’axe du bien et celui du mal dans tout ça ?

    S’en prendre à l’art et au passé est le signe d’une grande crise et l’aveu d’une totale impuissance sur le présent.

    • Je n’aurai pas mieux dit concernant le fin de ton commentaire. C’est tellement vrai.
      Encore une fois merci.

    • S’en prendre à l’art et au passé est le signe d’une grande crise et l’aveu d’une totale impuissance sur le présent.

      Tout est dit. En effet. Comme à chaque fois où cela se produit, comme actuellement.

  52. Eh béh, la réécriture de Carmen en inspire beaucoup…
    Un auteur a tout à fait le droit de réinterpréter une oeuvre ; pourquoi, on s’en fout. Le résultat final seul compte, pas ses intentions. J’irais même plus loin : une oeuvre reflète son époque et c’est ce que fait cette réécriture en ne tuant pas Carmen. Alors oui, notre époque est exxxxxxtrêment frileuse concernant plein de sujets, c’est triste. Mais c’est comme ça.
    Ç’aurait été different si la pièce originale avait été interdite, on aurait eu effectivement une vraie dictature de la pensée. En attendant, et puisque ce n’est pas le cas, je continue de ne voir ici que l’histoire d’une réécriture idiote au retentissement amplifié par des articles putaclic (celui-ci n’est pas le dernier). La nouvelle génération aime se plaindre, vous comptez l’en empêcher ?

    • Oui quand on a peu d’imagination, pas de talent et qu’on veut quand même aller à la gamelle alors on peut toujours refaire en plus mal ce qui a été fait, si possible en soufflant dans le sens du vent. Et puis quoi de choquant dans la « résurrection » de Carmen pour une génération nourrie aux jeux vidéos où l’on a toujours plusieurs « vies » ?

      Quant aux plaintes de la nouvelle génération, il suffit de patienter encore quelques années pour qu’elle découvre de vraies raisons de se plaindre…

      • Tout à fait d’accord avec ton premier paragraphe sarcastique et condescendant, c’est le droit de l’auteur. Peut-être que sa Carmen est une merde infâme, j’en sais rien, mais c’est son droit. L’Histoire (avec un grand H) jugera si elle mérite d’être oubliée.
        D’accord pareil avec le second paragraphe, sauf que là on aura toujours une génération de rechange prête à toutes les vocalises pour se donner l’illusion d’exister. Du coup, c’est encore une bonne raison d’apprendre à les ignorer dès maintenant plutôt que de se laisser pourrir la vie.

  53. Oh mais je les ignore, c’est l’écume du moment, le snobisme ayant actuellement cours, ça passera remplacé par autre chose. C’est même presque amusant d’observer ces nouveaux Tartuffe jouer avec leurs hochets, le « genre », les « migrants », le « vivre ensemble », « l’indignation » (ce vieux grigou d’Hessel a du bien se marrer, il faut dire qu’il ne risquait plus grand chose). Par contre ils sont si prévisibles que ça retire beaucoup d’attrait à l’observation, tellement faciles à provoquer qu’on n’a même plus envie de les titiller, quoi que… Et surtout, marqueur absolue de la bêtise, ils se prennent au sérieux. (je dis « ils », bien que j’y inclue également les filles, car en français c’est le masculin qui l’emporte dans une énumération contenant des masculins et des féminins).

  54. Je perçois une différence essentielle entre OC et certains commentateurs égarés sur ce site. Les uns laissent penser à leur place une grille idéologique et prennent tout ça très au sérieux. L’autre joue, force parfois le trait parce que c’est plus marrant comme ça, plus parlant aussi, plus éclairant d’une facette de ce cristal qu’on appelle vérité.

    • Si OC choisit d’en parler ce n’est pas pour rien non plus. Il se sert de l’humour à dessein.
      Après il est vrai qu’il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre non plus et prendre un peu de recul (je reconnais n’être pas le mieux placé pour écrire cela mais bon…).
      Je suis je le reconnais extrêmement inquiet de vivre dans un pays ou des pédophiles avérés peuvent être ministres et où l’on fait tout ce qu’il est possible de faire pour enfermer et faire taire des gens pour leur opinion (quoique celle-ci est de stupide ou non, la question n’est pas là).

    • Et pour mettre les pieds dans le plat, je pense qu’il est plus important de faire enfermer Frédéric Mitterand et Jack Lang, que le professeur Faurisson.

      • Ça c’est FAURE!
        Je vais pas tarder à me faire découper en rondelles….

  55. j’ai justement fini un excellent bouquin de science fiction où (je passe sur le gros du scénario) un petit professeur de notre époque se retrouve mêlé aux héros de l’iliade, C’est assez comique quand il se rend compte qu’Hector, Ulysse, Achille et toute la bande trouvent que violer la femme de son ennemi vaincu et réduire en esclavage le reste de sa famille est parfaitement normal. Les moeurs évoluent, censurer le passé c’est effacer le cheminement de pensée qui a fait de nous ce que nous sommes.
    Et le dégoût provoqué par le regard sur le passé était encore le meilleur moyen de nous protéger d’une rechute ?
    Et si on admettait enfin que si les propos d’un autre nous choquent, on a juste qu’a pas l’écouter, parce que la liberté d’expression c’est aussi celle de crier dans le vide ?

    • Bonjour inquisiteur,

      Puis-je vous demander le titre de ce livre? s’agît-t’il d’Ilium?

      Merci d’avance,

  56. le mieux, n’est-ce pas encore de ne pas avoir d’avis? (car putain oui, que c’est reposant de ne pas avoir d’avis)

  57. A certains qui s’égareraient dans le « démocratisme » à tout crin. Moi, je ne veut pas débattre avec les bien-pensants. Eux-mêmes en sont incapables (peur de se remettre en question? Inconscient qui leur souffle d’être radicaux car c’est la seule façon de se masquer leur fourvoiement?).
    On ne débat pas avec la connerie ambiante. Lui laisser une place, c’est lui laisser une chance de gagner. Il n’y a pas de débat censé sur ce sujet comme sur les autres. Entrer dans leurs débilités leur permet de se justifier. A ce compte-là, pourquoi ne pas faire des débats sur la couleur des nuages (les blancs sont toujours gentils, les noirs toujours méchants…Merde!!!!!!), ou le fait d’être le fruit d’une civilisation patriarcale et machiste (surtout en Afrique, origine de l’humanité disent les progressistes eux-mêmes, re-merde).
    C’est en acceptant ce genre de sujet que nos écoles coulent à pic et le niveau général avec. Si ça c’est un sujet de réac, comme l’affirme certains, il n’y a effectivement plus rien à faire pour eux. Autant les laisser dans le déni de réalité, mais pas en liberté: dans des asiles. Une société qui ne marche pas sur la tête doit se protéger de ces gens-là, à moins qu’on ouvre la cage aux oiseaux à tous les fous, car ils sont « géniaux » et subversifs. L’accepter et le faire nous situe de facto au même niveau qu’eux. NIET!

    • @Sebastien :  » A ce compte-là, pourquoi ne pas faire des débats sur la couleur des nuages (les blancs sont toujours gentils, les noirs toujours méchants…Merde!!!!!!), »

      C’est vrai ça, pourquoi les nuages BLANCS tout mignons et des nuages NOIRS annonciateurs de pluies, d’orages et de tempêtes !? Je demande que DAME NATURE revoit son système de couleurs pour les nuages afin de ne pas faire de racisme ou de discrimination ! IL EST INTERDIT de faire des gros nuages noirs tout vilains !

      Vous avez raison c’est aussi débile que certains de leur « combats » de certains SJW.
      Merci Sebastien.

  58. J’arrive un peu après la guerre mais comme mentionné dans des commentaires précédents, dans la quasi-totalité des cas cités l’œuvre originale est très facilement disponible. Alors pour de la censure totalitaire à la 1984… bah, non en fait. L’IngSoc ne propose pas vraiment une grande librairie avec la liste des anciens passés abolis lol.
    Petit récapitulatif des exemples mentionnés par l’OC :
    – Pour le Rijksmuseum, les anciens titres sont encore visibles
    – Pour Carmen la pièce d’origine sera encore jouée bien plus que la version alternative, et le texte est disponible gratuitement sur internet
    – Les pamphlets antisémites de Céline sont dispos sur internet (mais là je ne mettrais pas de liens)
    – Friends est encore disponible au visionnage
    – Les autres exemples, c’est difficile à dire parce que comme OC les à modifié d’une façon qui les rends illisible… OH MON DIEU MAIS ODIEUX CONNARD A CENSURÉ DE L’ART LUI-MÊME OMD OMD OMD!!!

    (J’avais posté avec des liens mais du coup pris par l’anti-spam et toujours noté comme « en cours de modération » lol)

  59. Heureusement qu’on peut s’approprier les oeuvres d’art ou les oeuvres litteraires, et en donner d’autres visions, ca s’appelle une adaptation, une reecriture. Ca se pratique entre auteurs et artistes depuis des siecles. Une oeuvre n’est vivante que tant qu’elle parle au public a travers les siecles et que des auteurs se l’approprient. Il existe plusieurs versions de don juan, par exemple (la piece de moliere s’eloigne de son modele). On a adapté Molière de plusieurs façons sur scene (et meme en enlevant des morceaux du texte), etc. On peut aimer l’adaptation/réécriture en question ou non, c’est un autre probleme. Tous les auteurs ont le droit de s’approprier les oeuvres de leurs predecesseurs. Une oeuvre qui n’engendre rien, qui n’amene aucune question, est une oeuvre morte. Bcp des commentaires precedents font montre a la fois d’une meconnaissance de l’histoire de l’art et de la litterature et d’un caractère tres reactionnaire, tout ca pour des broutilles d’auteurs et d’artistes.

    • Oh, mais, encore une fois, on n’interdit pas les adaptation, les réécritures… Relisez justement les commentaires précédents dont vous faites allusion.
      C’est fou que les gens ne comprennent plus les nuances dans les propos des gens de nos jours…

      • « C’est fou que les gens ne comprennent plus les nuances dans les propos des gens de nos jours… »

        Dixit le type qui écrit deux commentaires plus haut:
        « C’est vrai ça, pourquoi les nuages BLANCS tout mignons et des nuages NOIRS annonciateurs de pluies, d’orages et de tempêtes !? Je demande que DAME NATURE revoit son système de couleurs pour les nuages afin de ne pas faire de racisme ou de discrimination ! IL EST INTERDIT de faire des gros nuages noirs tout vilains !
        Vous avez raison c’est aussi débile que certains de leur « combats » de certains SJW.
        Merci Sebastien. »

        Bon, à votre décharge, vous aviez dit « certains ».

      • Mon exemple des nuages était là pour appuyer les propos de Sébastien et pour montrer la connerie dans la façon de penser des SWJ justement… Ce n’était pas ma pensée… Cela ne se voyait pas malgré la fin du commentaire?
        Alors où est le souci ?

  60. merci pour cette « vignette » très drôle et éloquente. « A Lausanne, en 1536, avec l’arrivée des Bernois et l’adoption de la Réforme, la cathédrale est consacrée au culte protestant. Des statues disparaissent et les décors peints sont recouverts d’une peinture grise, ce qui a permis de conserver de très belles polychromies, mises au jour au début du XXe siècle » (copié d’un site consacré à la cathédrale). les égyptiens faisaient encore plus simple : tel pharaon, voulant éradiquer jusqu’au souvenir de son ennemi pharaon d’avant, se contentait d’effacer le nom figurant dans les cartouches et de pèter les visages sur les sculptures/gratter les visages sur les fresques (en fait redoutablement efficace, mais bon, on croise les listes de pharaons, et on retrouve celui qui a été effacé par tel ou tel). je crois que l’envahissement de la pensée totalitaire est pluri-millénaire, et encore beaucoup plus grave que d’arracher à lucky luke sa clope pour y mettre une fleur, ou d’înverser les rôles et les fins dans carmen. c’est disons la partie émergente de l’iceberg : visible, vérifiable et on peut toujours se référer aux originaux. par contre le labourage des cerveaux qui finit par nous faire désirer ce qui est purement et simplement l’assassinat de notre liberté, ça c’est beaucoup plus discret, sous la ligne de flottaison, et carrément paniquant.

  61. Les exemples pris sont peut-être un peu malhonnêtes intellectuellement, encore que, j’aurais bien du mal à en juger. Pour la mise en scène de Carmen, cela peut sembler un tantinet tiré par les cheveux, c’est sûr, mais il y aura toujours des metteurs en scène prêts à tout pour faire parler d’eux et on les comprend, c’est bien plus dur de se faire remarquer et de se faire de la thune quand on met en scène des opéra que quand on met en scène des buzz avec Hanouna. J’ai récemment vu un couronnement de Popée qui trouvait comme tabou ultime pour choquer son spectateur une sodomie de Néron vis-à-vis d’un Jean-Jacques. Mouif. Alors dans les années 1950, c’eut peut-être été scandaleux, là, ça en deviendrait banal. J’ai donc plus de compassion que de peur d’une censure extrême pour de nombreux metteurs en scène d’art lyrique.
    On ne peut non plus nier tout ce qui est généralement associé aux arguments se basant sur Orwell.
    Bref, pour en revenir à nos moutons, ces exemples sont probablement un peu maladroits ou malhonnêtes. Le propos reste malgré tout furieusement d’actualité. J’ai voulu faire étudier un texte de Voltaire sur la beauté récemment. Tout le passage sur le « nègre de Guinée » avait été retiré du manuel dans lequel j’avais vu ce texte. Je l’ai bien sûr remis dans l’original donné en cours, en expliquant que, oh, surprise, au 17è siècle, l’ambiance était plutôt au racisme des Lumières, ce qui n’empêche pas l’élaboration d’une réflexion très intéressante par ces philosophes à côté de tout cela, la réalité étant complexe et relative toussa toussa. Les manuels allant dans ce sens sont très nombreux.
    Alors, je comprends bien que lorsqu’on enseigne, par exemple, à des petits malins qui pensent avoir tout compris parce qu’ils ont lu trois livres, parce qu’ils vont sur des sites « subversif » qui leur expliquent que Voltaire était un vilain pro-militariste et qu’on peut donc jeter toute sa prose à la poubelle, la tentation de censurer le négatif soit tentante. Mais, comme le souligne ici le propos de notre Odieux hôte, c’est assez contre-productif. Les petits malins vont voir que c’est censuré à l’aide d’indices aussi subtiles qu’une parenthèse entourant des points de suspension. Les autres ne verront rien (mais verront-ils quelque chose un jour qui ne leur soit pas mis sous le nez ?) Les petits malins seront alors confortés dans leur idée d’un complot crypto-sionniste-ce que vous voulez qui censure tout et que seule leur petite minorité a l’intelligence de voir deux énormes parenthèses avec des points de suspension. Du coup, zéro productivité.
    Alors que donner le texte original, dire en quoi à cette époque, oh bah dis donc, on n’écrivait pas les mêmes choses qu’aujourd’hui, ça peut mieux marcher (sans doute pas tout de suite sur les petits malins, mais sait-on jamais, peut-être finiront-ils par quitter leurs sites pour complotistes et par lire des livres sans commentaires en se forgeant leur propre opinion, quelle qu’elle soit.), les autres se diront peut-être que que ah, mince, y a pas des gentils toujours gentils et des méchants toujours méchants. La pensée s’en sort un peu mieux de cette façon, je trouve.
    Je comprends que voir parler de ces exemples, puis voir parler de 1984 (c’est un peu chiant de ne pas pouvoir mettre en italiques, non ? Ou alors serais-je monomaniaque ?) dans la foulée puisse faire naître une réaction légèrement blasée à base de : « pffffffff, encore un de ces abrutis qui parle de « ah, la novlangue est là, ils sont partout !!! » et de sales féministes hystériques et connes ». Cela dit, c’est aussi oublier d’un coup tout le propos de l’Odieux Connard puis le fait que ce n’est pas un abruti. Son poste sur l’écriture inclusive était peut-être imparfait, mais de mon point de vue de linguiste, un débat sur l’écriture inclusive était tellement absurde que pourquoi pas. Son poste sur les Social Justice Warriors a toujours été à mon sens (de pourtant féministe intersectionnelle et inclusive) très drôle car il appuyait bien sur tous ces travers de certain.e.s militant.e.s (j’ai l’humeur chenapan, on dirait) qui ont le dialogue difficile.
    Bref, exemples maladroits, ok. Dérive Soreliste du blog (allez, soyons sorore car vous n’êtes pas allée aussi loin, clairement. Disons dérive Figaresque), probablement pas tout de même. Il y a toujours eu un côté vieux con réac ici (d’où le titre du blog, j’imagine) et c’est plutôt pas mal comme ça.

    • Je trouve l’utilisation d’exemples de mauvaise foi particulièrement révélatrice moi. OC n’a pas vraiment de restrictions, il choisi les exemples qu’il veut, et n’a pas fait une liste bien longue. Du coup c’est pas difficile d’en conclure qu’il a choisi, ou qu’il aurait du choisir au moins, les meilleurs exemples. Et donc que mêmes ses meilleurs exemples sont pourris. Et si ses meilleurs exemples sont pourri, alors le phénomène qu’il décrit, il ne doit pas trop avoir lieux…

      • Mais alors quid de ces manuels pour étudiants (post bac, donc) qui proposent des textes expurgés, dès que ça ne va pas dans le sens d’une jolie mythologie de ces auteurs -au diable la complexité- ? Je ne parle pas de manuels de collège (et déjà, au collège, cela me dérangerait) mais bien de choses à destination d’étudiants… On ne peut non plus nier totalement ce mouvement…

      • Je ne sais pas, tu es la seule personne que j’ai entendu en parler. Quand j’ai voulu acheter «20 000 lieux sous les mers», j’ai galéré pour trouver une édition complète, non expurgée. C’est parce que les éditeurs ont conscience, ce dont je me suis rendu compte après coup, que lire des listes sans fin de noms de poissons, c’est assez ennuyeux. Pour le texte dont tu parles, sans doute que c’est l’équivalent : les gens n’ont pas envie de lire des textes racistes.
        Enfin, je ne sais même pas, quelle matière est-ce que tu enseigne ? Littérature, philosophie, ou histoire ? Selon les cas ça change beaucoup ce qu’il est pertinent de mettre dans un manuel.

      • J’enseigne la littérature, mais j’ai toujours tendance à préférer l’original, quelle que soit l’époque, ce qui n’empêche nullement de proposer à l’étude des textes de toutes époques, enfin du 15è au 21è siècle, quoi, parce qu’avant, ce serait rude pour mes étudiants qui ne sont pas dans une formation littéraire. Pour Jules Verne, on trouve bien les versions non expurgées en ligne, c’est toujours ça de pris, j’aime bien, justement les listes sans fin de poisson, une part du caractère de l’auteur se révèle dans cette façon d’écrire, je trouve.

      • Qu’on enlève les passages explicitement racistes dans les manuels de littérature me choque beaucoup moins que de les enlever des manuels d’histoire. Après tout, la mise en contexte qui doit accompagner ces textes dépasse largement le cadre d’un cours de littérature, non ?
        Ensuite dans le cas d’une œuvre majeure qu’il est important d’étudier pour son impact fort dans l’évolution du medium, par exemple pour le film Birth of a Nation, on peut faire des exceptions, c’est sûr, avec la remise en contexte qui va avec, mais est-ce que c’était le cas du texte auquel vous vous referiez ?

      • Non, ce n’est clairement pas le cas du simple article « beauté » dans le dictionnaire philosophique de Voltaire. Il n’empêche que j’ai à coeur de proposer l’original, en le restituant dans son contexte et son époque évidemment, à mes étudiants, d’y éviter les parenthèses intempestives. Je trouve qu’on est dans l’interprétation dès lors que l’on modifie le texte, or, il me semble lire et interpréter quelque chose qui a déjà été lu et interprété perde de son intérêt.

      • La semaine dernière je suis allé à un festival de cinéma où j’ai l’habitude d’être bénévole. Et ça m’a rappelé qu’on avait passé un film qui n’avait été diffusé dans aucun cinéma en France parce qu’il s’agissait d’un polar autour d’un journaliste qui infiltre une cellule terroriste islamiste qui prépare un attentat en France… et que trois jours avant la sortie prévue ont eu lieu les attentats du Bataclan. Mais je trouve ça complètement con parce que le film est vraiment juste un polar dans un contexte actuel, pas un film à thèse ou avec le moindre contenu choquant. Enfin bon, le titre est « Made in France », si tu veux regarder.
        Contrairement à ton exemple et à ceux de OC, par contre, ça ne se prête pas à l’interprétation que c’est « les vilains féministes/antiracistes qui veulent tout censure », par contre, et personne n’a jamais réagi là-dessus, du coup.

  62. Tiens, petite pensée illustrée sur l’art et la censure.( clique sur la vignette)

    Envoyé à partir de mon Windows Phone
    ________________________________

  63. Et avez vous entendu parler des frères jake et dinos Chapman ?
    Le marché de l’art contemporain se délecte du politiquement incorrect. Énorme machine à tout digérer, le marché de l’art contemporain et ses institutions font du digéré avec tout ce qui se veut subversif. Plus moyen d’être subversif, donc, dans ce grand tube digestif. Ce qui gêne donc à mon avis dans le cas exposé par l’OC ce n’est pas l’art mais l’histoire de l’art, mais surtout l’histoire.
    Revenons aux Chapman : ils ont acquis des aquarelles peintes par Hitler (eh oui des aquarelles toutes mignonnes) et on peint par dessus des bricoles insolentes.
    A – auraient ils dû respecter ces documents d’archives et les remettre à une institution de conservation ?
    B – Auraient ils dû respecter ces oeuvres d’art ? (Il existe de l’art niais. C’est niais mais c’est de l’art ).
    C – Auraient-ils dû les cramer ?
    D – Auraient-ils dû les exposer sous un nouveau titre ? (Exemple :  » dans ma tête il y a tant de jolis petits détails fleuris » ?

    Mystère. …

    • L’art est souvent content pour rien. Le fait est que même les experts les plus pointus ont du mal à identifier des œuvres d’artistes célèbre, ce qui relativisent grandement leur unicité.
      Et comme cela est donc reproductible, l’intérêt de s’outrer quand un original est détruit fait un peu rigoler.
      Si quelqu’un demain détruit la Joconde, cela changera pas grand chose. Cela montrera juste le niveau de connerie de l’auteur de la destruction, et on passera a autre chose. Ce ne sont pas les jolies toiles qui manquent a mettre a sa place.

      • la Joconde était trop feignasse pour s’épiler la moustache ! du balai !
        idem pour cette pouf de Carmen , toujours à rouler des cigares sur ses cuisses comme une cubaine lambda !
        non mais sérieusement : c’est pas bientôt fini de bavasser ?
        pourquoi pas refaire le monde , pendant qu’on y est ?

    • Au fait réponse E:
      Ils font ce qu’ils veulent, on s’en tamponne…ils l’ont paye c’est a eux. une croûte, c’est un canvas des pinceaux et de la peinture et du temps.
      Tous ceux qui s’imaginent que cela vaut plus en fonction de ce qui est dessus au final sont comme ceux qui utilisaient des bulbes de tulipes pour faire du commerce.

  64. Oui enfin quel rapport entre l’art et Christophe Colomb? C’est pas en gardant ses statues dans les squares qu’on va apprendre aux Américains qu’il donnait les Indiens récalcitrants à bouffer à ses chiens.

    • C’est en les enlevant peut-être ?

      Justement, leur présence peut (je dis bien peut) permet de garder en mémoire les erreurs du passé à ne pas refaire. Et c’est valable pour le reste. Même si malheureusement, l’Histoire a tendance à se répéter.

    • Ce n’est pas nouveau Sébastien. Nous n’avons en France, plus le droit d’appeler au boycott de d’Israel, ce qui est tout de même hallucinant. C’est clairement un gouvernement d’extrême droite, mais là étrangement cela ne dérange pas nos gouvernants…

  65. Le thème de l’article est à la mode, mais pour une fois je suis déçue par le manque de subtilité et de second degré du traitement qu’en fait l’OC. Il y aurait en effet beaucoup à dire sur le sujet et ses dérives sans tomber dans la caricature inverse facile.

    Et puis faut aussi arrêter avec cette manie d’exagérer toute l’actualité comme si c’était la fin du monde. De la tentative de censure bien pensante venant de « libéraux » y en a toujours eu. On peut reconnaitre qu’on a effectivement perdu certaines libertés d’expression sans crier au loup, surtout si c’est pour défendre l’éducation ou le débat de façon sereine. « Non, vil SJW/féministe hystérique, ta gueule, j’exige qu’on débatte calmement ! ». Bof.

    Il y a des réflexions intéressantes qui ont émergé ces derniers temps. Quand on remet en cause des choses qu’on pensait naturelles ou acquises, oui, y a une période un peu houleuse avant de trouver un point d’équilibre satisfaisant, et des excès peuvent être commis des deux côtés. C’est normal, on peut gérer ça calmement sans brandir le spectre de 1984, et ça ira mieux plus tard.

    Quant à l’argument de l’éducation plutôt que la censure, j’approuve vigoureusement. Mais il reste une problématique à laquelle peu s’intéressent : beaucoup de gens n’ont pas envie de s’éduquer. Beaucoup de gens préfèrent la facilité de l’opinion dominante ou de celui qui gueule le plus fort, alors que je ne pense pas qu’il ait existé une société dans laquelle s’instruire ou avoir accès à des points de vue divergents était plus facile qu’ici et maintenant. Que fait-on de ces gens là, et du pouvoir de nuisance qu’ils peuvent avoir en fonction du reflet que renvoie la société ? Je pense que débattre du reste sans prendre en compte cet aspect du problème n’est tout simplement pas pertinent.

    • « Que fait-on de ces gens là, et du pouvoir de nuisance qu’ils peuvent avoir en fonction du reflet que renvoie la société ? Je pense que débattre du reste sans prendre en compte cet aspect du problème n’est tout simplement pas pertinent. »

      Je suis d’accord avec vous sur ce point là (que sur ce point là mais bon là n’est pas le sujet de mon commentaire en réponse au votre).
      Il ne faut pas, au nom de ces gens là, abrutir toute la population.
      Mais en effet, il y a des gens qui ne penseront jamais par eux-même (attention : ce n’est pas une critique, c’est juste un fait).
      Mais que faire ? Personnellement je ne saurais dire. Je sèche…

      • @stephane : extrême, mais bon dans certains cas c’est en effet la seule solution. Et puis, après tout, ils font pareil de leur côté. alors pourquoi pas.

        Merci pour ce fou rire du matin.

  66. D’abord ce poser la question. A qui profite le crime ?
    Au tiroir caisse des uns et des autres selon l’air du temps et des idées du moment.
    Le buzzdesréseauxsociaux ! la plus belle invention commerciale.

  67. Bonjour,

    La somme de vrais articles de presse au sujet d’auto-censure et de questionnements ridicules montre une dérive inquiétante.
    On lisse la mémoire pour faire plaisir non pas à la majorité mais à ceux qui s’expriment et réagissent le plus.

    Ca devient ridicule !

    Malheureusement on confond de plus en plus écrire ou lire et adhérer.
    Par exemple faire disparaître MainKempf serait d’une débilité sans nom, tout comme détruire toute trace des écrits pro-esclavage de l’époque coloniale.

    Et pendant ce temps, Alain Finkielkraut continue à dire des bêtises politiques d’extrême droite au nom de la philosophie et Anne Roumanoff continue sur l’autoroute du racisme ordinaire.
    A l’école on continue d’apprendre aux enfants que la colonisation ça a apporté tellement de bonnes choses à ce gens qui se sont rebellés sans trop qu’on sache pourquoi… Mais pourquoi n’avons nous pas gardé les nazis à Paris ?

    Et merde !
    George Orwell avait raison !

  68. Et bien tout ça nous vient des USA toujours avant-gardistes dans le ridicule. Nos médias qui ne savent que suivre ce merveilleux pays de « l’american dream » (bon c’est vrai il y a Trump, c’est un peu moins beau pour eux) nous imposent petit à petit par l’image mais aussi par le langage le politiquement correct et l’auto-censure.
    D’autres exemples non évoqués je crois, les statues des personnalités sudistes de la guerre de sécession qui se font déboulonner par la pression d’association bien pensantes.
    L’interdiction d’utiliser certains mots courant parce qu’une minorité se sent blessée. Sur un kickstarter de miniature les gens réclamaient un modèle réduit de caravane de gitan, je vous le donne en mille un vaillant militant américain de la non utilisation du terme « gipsy » a fait plier la modération pour que le terme ne soit plus employé… on en arrive à l’effacement de l’Histoire, du langage, voir même de l’idée.
    En France une date charnière: 1983 (pas loins de 1984 einh) avec la cigarette de Lucky Luke encore une fois par le biais des USA, (le tabac c’est tabou on en viendra tous à bout) http://www.cnewsmatin.fr/technologie/2014-02-14/pourquoi-lucky-luke-ne-fume-t-il-plus-657721
    Donc en réalité si on y réfléchi l’illustration de d’OC n’est pas vraiment de l’anticipation…

  69. Mieux que les Puppies : 1 dessin, plus de 350 réactions enflammées. Bravo ! Je commence sérieusement à me demander si tu n’es pas un avatar de ce traîne patin de môssieur Elias de Kelliwic’h.

    • Le doublé Coco l’asticot et Elias de Kelliwic’h, tu m’as tué!!
      Astier, en voilà un qui pourrait nous éclairer de ses lumières.

      • …parce que les célébrités ont d’office un point de vue pertinent sur les problématiques sociétales du fait même qu’ils sont célèbres. Bien entendu.

      • « …parce que les célébrités ont d’office un point de vue pertinent sur les problématiques sociétales du fait même qu’ils sont célèbres ».
        Pour toi Astier c’est « toutes » les célébrités? Apprends à lire déjà et ne me fait pas dire ce que je n’ai jamais dit. Toujours la même technique avariée…
        Et j’ai encore le droit de penser à titre PERSONNEL que l’avis d’un mec comme Astier qui est loin d’être con, est intéressant, particulièrement sur ce thème. C’était de plus, surtout pour faire le lien avec le post de Coco l’asticot… Mais bon hein t’es parti comme une flèche…

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  73. Tout à fait d’accord, c’est exactement le même problème qu’avec ceux qui veulent enlever les mots comme « race » de la langue française. Empêcher de dire race ou racisme ne changera jamais rien au problème de fond, tout comme cacher les œuvres de la colonisation (et autres) ne changera pas le passé.
    Au contraire il faut exhiber le passé, et s’il choque on ne doit pas l’embellir à notre image mais l’expliquer et le comprendre, afin de pouvoir en tirer des conclusions utiles pour bâtir notre futur.
    Se mettre la tête dans le sable en hurlant « nanananananana j’enbtends rien colonisation racisme génocide ça existe pas ça a jamais existé nananananaan » ça n’apporte rien, comprendre et ne pas reproduire les mêmes erreurs est bien plus important.

    • Et comprenez bien que la conservation des titres des œuvres est un exemple important, parce que en changeant tous les noms par de beaux titres du style « foire dominicale aux Antilles » on pourrait se dire « sympa ce petit passé colonialiste après tout, c’était pas si mal », là où en laissant les titres d’origine du style « noirs sans âme vendus car ils ne valent pas mieux que des animaux » là les gens se disent « C’était vraiment affreux comme période, quelle façon de pensée déplorable ».

      • a t’on vraiment besoin d’un titre pour se faire une idée de ce qu’on nous montre ? pauvres abrutis que nous sommes…

      • Devoir lire le titre d’une peinture, c’est comme devoir lire le livre avant de regarde le film….

        De la merde. On s’en branle.

      • Faut bien avouer Stephane, t’as pas commenté que des conneries sur ce post, mais là tu viens de perdre une belle occasion de fermer ta gueule.

      • A Shild: et toi t’en perd pas une.
        Ceci n’est pas une pipe….
        Bah si, et le titre est con. Point.

  74. Bonjour à qui lira le 390è commentaire de cet article.

    J’ai remarqué une discrète référence à un article parlant de vouloir retirer la « statue de Christophe Colomb de New York » sur l’image.

    Il ne s’agit pas vraiment de censure d’oeuvre dans ce cas, mais plus de retirer le monument dressé à la gloire d’un type dont on s’est rendu compte avec les années, qu’il était responsable à lui seul du génocide des Arawaks.

    Bien que je sois parfaitement contre la réécriture de contenu controversé par la police de la bonne pensée, j’ai la conviction que retirer des monuments dressés en hommage à des types dont on s’est rendu compte à posteriori qu’ils étaient d’odieux sanguinaires, n’est clairement pas la pire des choses à faire.

    Je pense que cette simple petite image déforce le propos de l’odieux connard.

    • Merci pour le lien lapa51
      Et certains disaient dans leurs commentaires que l’O.C. faisait volontairement dans l’exagération, dans l’extrapolation d’un futur qui n’arrivera pas et j’en passe des meilleures…

      Petit extrait :

      «Cette galerie présente le corps des femmes soit en tant que « forme passive décorative » soit en tant que « femme fatale ». Remettons en cause ce fantasme victorien!
      Cette galerie existe dans un monde traversé par des questions de genre, de race, de sexualité et de classe qui nous affectent tous. Comment les oeuvres d’art peuvent-elles nous parler d’une façon plus contemporaine et pertinente?»

      C’est justement tout le problème de ces gens là : ils veulent regarder une œuvre avec « un regard contemporain » au lieu de la remettre dans le contexte de l’époque. La société a évolué depuis l’air victorienne, heureusement et c’est normal. Que l’on désire débattre c’est très bien mais encore faut-il que ce soit fait intelligemment…

      Ce n’est pas parce que mes ancêtres étaient des gros machos virils tels des marins, des camionneurs ou des déménageurs (exemples stéréotypés volontairement de ma part, n’y voyaient rien de méchant, c’est pour rire alors pas de critique) qui rabaissaient les femmes, que moi je suis (ou doit être) comme eux.
      Et le fait de se rappeler de cette époque au travers d’œuvre littéraires, films, peinture, etc) nous permet justement d’avoir une petite alerte dans un coin de la tête lorsque la tentation de l’être se pointe le bout du nez. On peut aussi voir le chemin accompli depuis, même s’il reste encore beaucoup de route à faire.

  75. Je me suis faite la même réflexion quand j’ai entendu qu’ils voulaient effacer le terme « Negro » de certains livres. Ou quand ils sont décidé de modifier les livres d’Histoire pour pas donner une trop mauvaise image de la France. Beaucoup ne se rendent pas compte du danger, de la manipulation mise en place. On va clairement pas dans le bon sens, ça fait peur.

  76. Pingback: Des faits alternatifs à la « deep fake reality », ou comment on fabrique la poudre au yeux | Outils Froids·

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