Snowpiercer, le transperce bouse

Comme chacun sait, je suis partisan des économies d’énergie, à commencer par la mienne.

Aussi, et comme le précédent article traitait des compétences hors du commun de nos amis de la presse (qui s’étonnent que leurs ventes baissent, rappelons-le, mais c’est la faute de la télé, d’internet, de la crise et des ninjas), permettez-moi dans une subtile transition de débuter celui-ci avec les critiques du film Snowpiercer : le Transperceneige.

Attention, c’est parti :

5/5 « La richesse de « Snowpiercer » est telle qu’il faudrait le voir encore et encore pour cerner tout ce qui fait de ce film l’oeuvre complexe et politique qu’on n’attendait plus. »

– Cinema Teaser

5/5 « Une œuvre cinématographique à la fois divertissante, spectaculaire et foncièrement abstraite.« 

– Le Monde

5/5 « (…) un film d’action éblouissant sans jamais quitter l’espace clos d’un train lancé autour du monde.« 

– Les Inrockuptibles

5/5 « [Pour] Dans « Snowpiercer », on passe de l’effroi au burlesque, de l’action à la philosophie le temps d’une séquence dialoguée ou d’une explosion de violence. (…) Du caviar à la louche pour cinéphiles affamés. (NDOC : Ah oui, rien que ça) »

– Paris Match

Nul doute qu’avec des critiques pareilles, les lecteurs qui attendaient la critique d’un chef d’oeuvre seront satisfaits. Alors, Snowpiercer, véritable révolution politico-cinématographique ou épopée digne d’un Tchoupi fume du shit ? Ni une, ni deux : spoilons, mes bons !

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L’affiche : rien que le concept est bancal. Ça valait bien une adaptation cinématographique.

Notre film s’ouvre sur de jolies images de « chem-trails », à savoir ces belles traînées blanches laissées par les avions volant à haute altitude et dans lesquelles les théoriciens du complot voient la preuve que l’on tente de les empoisonner en diffusant des produits chimiques dans l’atmosphère. D’autres personnes y voient surtout la preuve de l’existence de la condensation, mais elles n’y connaissent rien, puisqu’alors que ces images défilent devant nous, on entend des extraits de journaux télévisés annonçant qu’il s’agit bien là d’une dispersion officielle et à grande échelle des gouvernements mondiaux d’un agent chimique révolutionnaire devant refroidir notre planète qui chauffe un peu trop : il contient en effet des extraits de l’humour de Kad Merad, ce qui pourrait refroidir n’importe quoi.

Sauf que ça a tellement bien marché que du coup, le globe a gelé au point d’anéantir toute forme de vie (oui, toute. Toute. Arrêtez de chipoter : si les humains ne peuvent pas survivre, c’est connu, tout le reste meurt).

Heureusement, les humains ont eu une idée géniale : embarquer à bord d’un train qui fait le tour de la Terre puisque c’est connu, les rails, ça ne demande aucun entretien, ça n’a aucun souci avec le froid et la neige comme vous le diront tous les cheminots qui ont déjà travaillé en hiver (ou les gens qui ont tenté de prendre le RER), et en plus, ça permet d’accueillir un monde fou. Bref, moins pratique qu’un bunker, qu’une voiture ou même qu’une mule avec une cagoule, nos survivants collectent donc des Smiles toute l’année. Tout cela commence fort et nous n’en sommes qu’au pitch.

Toujours est-il qu’il est temps d’aller voir dans le train qui fend la nuit et la neige de quoi il retourne.

En effet, à l’intérieur, nous retrouvons Curtis, un héros cool à la barbe bien taillée et son jeune ami, Relou le relou. Tous deux font partie de la 3e classe à bord du train, qui vit dans les wagons de queue ou à part des couchettes et le minimum vital, il n’y a quasiment rien. Et en plus, la sécurité du Snowpiercer n’est pas tendre avec eux et vient recenser la population des 3e classe tous les… deux ou trois jours. Ce qui est très logique, puisqu’on ne sait jamais : ils pourraient tous mourir sans que personne ne le remarque, ou à l’inverse, invoquer l’esprit du Grand Lapin pour forniquer comme des bêtes furieuses et se reproduire en 48 heures.

Ou alors, c’est juste que la sécurité se fait chier, allez savoir. Le dernier jeu de carte a dû geler.

Bref, l’ambiance pue un peu la révolte, puisque non seulement se faire recenser en boucle, c’est un peu lourd, mais en plus, le seul repas autorisé  consiste en une « barre de protéines » , truc noir et flasque distribué une fois par jour aux malheureux qui doivent trouver moyen de s’en contenter tant bien que mal. Mais c’est aussi l’occasion de s’amuser un peu, puisqu’un mystérieux inconnu glisse des messages dans les barres protéinées, et que Curtis, qui est donc notre héros, essaie donc de les réunir puisque chaque message contient un mot, un nom ou un indice sur comment aider la révolte qui gronde.

Qui les aide ? Pour quel mystérieux motif ? Et surtout, comment Curtis fait-il pour toujours obtenir le message sachant qu’il ne sait jamais dans quelle barre il est ?

Que de questions.

D’ailleurs, aujourd’hui, Curtis est bien embêté : une passagère annonce à celui-ci que c’est son fils (à elle, pas à notre héros : c’est un vieux mâle célibataire) qui a la barre protéinée contenant le message du jour. Sachant que ni le gamin, ni la plupart des gens n’ont commencé à manger leur barre, par quel miracle sait-elle qu’un message se cache dans son miam ? Elle a probablement une vision à rayons X : j’espère que Curtis porte bien son slip en plomb.

D’ailleurs, le gamin est évidemment énervant et refuse de donner la barre de protéines. Mais plutôt que de lui éclater la gueule contre une couchette ou une porte (chacun peut avoir sa petite préférence), Curtis préfère longuement négocier pour que finalement, le trou du cul (qui évidemment court partout et écoute à peine quand on lui parle) lui donne la barre de protéines et qu’il découvre dedans la fève qui pour le coup, est un message disant :

Namgoong Minsoo

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Relou le relou, illustration. Ici, Relou le relou apprend que non, il ne pourra pas surfer aujourd’hui.

Si l’avis de la plupart des passagers est que cela signifie « Celui qui lit ça est un con » en coréen ou un nom de soupe Liebig, Curtis a une toute autre idée : grâce à ses connaissances encyclopédiques tirées de son… sa… hem, ses connaissances encyclopédiques parfaitement justifiées, il sait que Minsoo est un expert en sécurité qui pourrait ouvrir les portes des voitures du train et donc leur ouvrir la voie vers l’avant et ses richesses. Curtis va donc en parler à Gandalf, le vieux sage manchot du train. Gandalf est en effet un des ingénieurs ayant bossé sur le Snowpiercer, mais après s’être visiblement fait doubler par Wilford, l’actuel propriétaire du train, il a fini en 3e classe. Feinté, papy. Les deux papotent donc d’un plan à mettre en place pour aller trouver Minsoo, qui serait retenu dans la voiture-prison plus à l’avant, et c’est l’occasion d’aborder un sujet qui reviendra en boucle avec toutes les personnes que Curtis va croiser :

« Curtis, tu es si sombre, si cool et si charismatique, tout le monde veut te suivre !
– Non, je suis dark et torturé, je ne suis pas un leader.
– Alleeeeez faipataput’ ! »

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Mais, si : il fait un peu sa pute.

Il n’empêche que le lendemain, une fois encore, la sécurité oblige tous les 3e classes à se regrouper, et plus particulièrement, à mettre leurs enfants au premier rang. La rumeur court : Wilford, qui « adore les enfants » (… non, rien) viendrait en chercher un nouveau, comme une vulgaire Angélina Jolie faisant du shopping en Afrique. Il a donc missionné un sbire, ou plutôt une sbirette, Jeannine. Celle-ci vient donc observer les enfants et les mesurer… lorsqu’elle entend un mystérieux éternuement dans les rangs des 3e classe. Et grâce à ses supers pouvoirs, non seulement elle identifie instantanément l’éternuement comme celui d’un enfant planqué dans les rangs, mais en plus, elle identifie la maman qui a planqué le marmot dans ses jupes du premier coup (encore une histoire des rayons X). Notre bougresse embarque donc le marmot planqué ainsi qu’un autre, et cela provoque une émeute chez nos amis de 3e classe, difficilement maîtrisée par la sécurité.

Dans l’affaire, une chaussure est envoyée sur Jeannine par le père d’un des enfants, que nous appellerons Roro.

Fâchée d’avoir été traitée comme un vulgaire Georges W. Bush, Jeannine demande donc à la sécurité d’agir. Ce qui est bien vite chose faite puisque Roro est saisi par les hommes en armes, qui font appel à une petite chef locale, Gertrude, pour faire un speech sur pourquoi c’est méchant de jeter des chaussures sur les gentils riches qui viennent chercher des ch’tites n’enfants, le tout en faisant un geste bizarre sur lequel nous reviendrons. C’est donc fait pendant que Roro subit son châtiment : il est condamné à garder son bras au-dehors du train durant 7 minutes (ça tombe bien, le train est équipé figurez-vous en petits orifices permettant de juste passer un bras sans que le froid ne pénètre, c’est merveilleux, ils avaient pensé à tout au départ), ce qui, d’après les calculs des larrons du bord, devrait le geler entièrement.

Et en effet : 7 minutes plus tard, Roro n’a plus un bras mais un Miko. La sécurité lui pète donc au marteau, et c’est donc Roro le manchot qui rejoint les siens, un peu bougon. On lui a pris son enfant et son bras droit, maintenant, comment va-t-il se soulag… hem, comment va-t-il faire au quotidien ?

Du coup, le soulèvement gronde, si fort qu’il est prévu pour le lendemain. En effet, Curtis a noté que les chargeurs des armes de la sécurité étaient tous vides : ils ont dû trop tirer lors de la dernière insurrection, 4 ans auparavant. Avec des lames et masses de fortune, il est donc probablement possible de leur péter la gueule. Et en attendant de libérer Minsoo, l’expert en portes, Curtis propose de fabriquer un bélier à partir de… hem. Bon, vous savez quoi ? On va dire que la sécurité leur a laissé les barils de barres protéinés. Et que mieux encore, ils s’emboîtent pour faire un bélier parfait avec parties démontables pour coincer les sas que l’on tenterait de refermer.

Ça tombe bien, dites-donc.

Le lendemain, le plan est donc mis à exécution : au moment du recensement, les 3e classes sortent tout ce qu’ils ont pu bricoler comme armes et tombent sur le coin du nez des pauvres gardes qui n’ont effectivement plus de balles (quel dommage que personne n’ait pensé à juste faire passer les barres protéinées par une trappe et les laisser dans leur crottin). Ils leur tapent donc le museau puis aidé de leur bélier (sur lequel Curtis grimpe, probablement pour rendre la manœuvre plus ardue, il doit aimer faire chier), passent les portes de sécurité et tabassent tout le monde sur leur passage jusqu’à arriver à la prison du coin.

L’occasion donc d’ouvrir les cellules, qui sont en fait plus ou moins des tiroirs de morgue qui contiennent des mecs en stase, mais qui se réveillent comme des fleurs, et avec grâce s’il-vous-plait : pas une courbature. Ils doivent avoir été condamnés à faire du yoga à perpet’. Minsoo, l’expert en sécurité, est donc bien vite libéré et même s’il ne parle pas anglais, ça tombe bien, le coin grouille de traducteurs universels qu’on avait laissé là, houplà. Les choses sont bien faites. Minsoo cependant n’est pas du genre reconnaissant d’être sorti de sa prison. Il a plus urgent : déjà, il veut sortir sa fille Yuna de stase, ce qui tombe bien puisqu’elle est dans le tiroir d’à côté, hop, debout. Yuna est déjà une adulte, je précise, puisque nous reviendrons plus tard sur la pyramide des âges de ce train. Puis, Minsoo explique qu’il veut bien aider nos héros, mais pas gratuitement : il veut être payé en Schnoof, la drogue du train faite de vieux rejets chimiques. Soit : il aura une dose par porte ouverte. Prêt ?

Non, attendez, pas prêt.

D’abord, j’aimerais faire un point : à chaque fois que nos héros s’apprêtent à avancer dans le train, ils évoquent la voiture suivante. Et au début, faisaient même des plans du train avec des barres protéinées. Du coup, à chaque fois qu’ils avancent d’une voiture, on a le droit à une scène. Du coup, calculer la longueur du train est facile : là encore, on en reparlera pour bien montrer à quel point la réalisation insiste sur sa capacité à se vautrer.

Plan

La preuve par l’image : ici, Curtis expliquant à Gandalf la succession des wagons à l’aide de barres protéinées pour bien expliquer que non, il n’y a pas d’ellipse, tout le train ne fait que quelques wagons, regarde papy, j’ai fait un plan.

Maintenant que c’est dit, nous sommes prêts. La voiture suivante n’est pas n’importe laquelle : c’est celle qui produit les barres protéinées.

A l’intérieur, il n’y a qu’un 3e classe qui avait été réquisitionné comme ouvrier et qui montre à Curtis la matière première de ces barres : ces milliers et des milliers d’insectes.

« Caca ! » se dit Curtis. Oui, certes, pourquoi pas mais et sinon, tu ne te demandes pas où les mecs arrivent à trouver quotidiennement plusieurs milliers voire centaines de milliers d’insectes vu les cuves ? Non ? Bon, ce n’est sûrement qu’un détail inintéressant : après tout, ce n’est que la base de la survie de toute une partie du train, ça ne méritait pas d’explication rationnelle. Qu’importe : Curtis a déjà des questions, comme « Qui met des messages dans les barres protéinées ? » le larron en charge est incapable de répondre précisément, mais ajoute qu’un message est arrivé aujourd’hui où l’on peut lire « Eau ».

« La citerne ! » s’exclame Gandalf, qui accompagne l’expédition. « Elle est deux voitures plus loin, et qui contrôle la citerne contrôle toute l’eau du train et peut donc négocier ce qu’il veut, comme de la coke et des p… la liberté, tout ça. » C’est effectivement très intéressant, on demande donc à Minsoo de s’activer pour ouvrir la prochaine porte. Mais pendant qu’il y travaille, Curtis va trouver sa fille, Yuna. Et lui demande :

« Toi qui a des pouvoirs de voyance, qu’y a-t-il de l’autre côté de la porte ?« 

Que… pardon ?

Des pouvoirs de voyance ? Depuis quand ? Attendez, il n’en a jamais été question du film, d’où Curtis sort-il soudainement ça ? Bon, on va dire que c’est lui qui a des pouvoirs de voyance. Du coup, Yuna devient subitement voyante (ben oui), et pouf, annonce ce truc formidable : « Il y a un grand danger de l’autre côté de la porte, ne l’ouvrez pas !« 

Hé bien merci de ton aide, Yuna. Je propose que tout le monde retourne à l’arrière du train jouer au Uno.

De toute manière, c’est trop tard : Minsoo a déjà piraté la porte qui s’ouvre donc et révèle… une voiture sans meubles contenant seulement une horde de types avec des cagoules et des haches. Parce que oui, quand les mecs ont embarqué sur le dernier train de l’humanité, ils se sont dit qu’une cargaison de 150 haches, c’était parfait pour… couper des arbres qu’il n’y a pas ? Ce film est décidément merveilleux : bref, nos 150 types armés de haches attendent tranquillement dans la voiture et sitôt que les 3e classe y rentrent, une grosse baston éclate avec moult morts de part et d’autre.  Baston qui implique, entre autres, des rebondissements comme « J’ai glissé sur un poisson qui traînait par terre, chef« . Oui, un poisson. Au milieu du train. Indice : quand un film a des ficelles que l’on retrouve dans Le Flic de Shangaï, c’est plutôt mauvais signe.

Et puis soudain, pouf, tout le monde s’arrête.

Ah ? Mais ? Que ? Comme ça, hop ?

Si, si : Gertrude, la vilaine experte en speeches, vient d’arriver pour faire un discours parce que c’est… le nouvel an.

Oui, c’est la guerre, mais c’est urgent. Ils font même le compte à rebours.

Qualité, tout ça.

Nouvel an qui est marqué, comme le train fait le tour du monde en très exactement un an, par un passage sur un immense pont (qui s’entretient lui aussi tout seul). Bref, comme c’est le nouvel an, on écoute Gertrude dire bonne année à tout le monde (véridique) avant de compléter un peu en disant que les 3e classe sont des vilains de se rebeller, et que de toute manière, 74% d’entre eux vont mourir.

Bon bon bon.

Une autre connerie, là, au débotté ?

Pas de problème, ce film est un gros étron pour rester courtois : soudain, tous les types équipés de hache sortent de leurs poches… des lunettes de vision nocturne. Parce que là encore, les derniers survivants de l’humanité se sont dit que vraiment, c’était du matériel de première nécessité dans un train illuminé en permanence. Et c’est bien là la ruse : le train passe dans un tunnel, les lumières sont éteintes par les vilains et… commence alors un massacre puisque les amis des haches peuvent défoncer en paix leurs ennemis qui se retrouvent aveugles.

Poisson

Ce plan a lui seul permet de se poser la question « Est-ce vraiment un film sérieux ? »

Dans l’affaire, Relou meurt. Et c’est triste, sauf pour les spectateurs.

Curtis, lui, sent que c’est un peu la panique dans les slips. Mais c’est sans compter sur nos amis de 3e classe qui ont fabriqué des torches. Si. Des dizaines. Et oui, en moins de deux minutes, avec tout le nécessaire qu’ils avaient bien entendu avec eux. La contre-attaque est donc brutale et les 3e classe arrivent donc à tataner correctement les amis des haches et même à capturer la vilaine Gertrude ainsi que divers hommes de main. L’occasion donc d’envoyer les survivants dans la voiture suivante, qui est donc la citerne et qui est équipée en douches (ah bin oui) pendant que Curtis et Gandalf discutent avec Gertrude :

« On contrôle la citerne. Et comme vous l’avez dit dans la scène précédente pour votre discours du nouvel an : c’est la réserve de toute l’eau du train. Si on la contrôle… on contrôle le train.
– Ahaha ! Sauf que non : l’étrave à l’avant du train alimente la citerne, donc ça ne sert à rien !
– Je ne vois pas le rapport : l’étrave brise la glace et pourquoi pas approvisionne la citerne, mais tout ça, c’est à l’extérieur. Donc sans la citerne, ça va être compliqué quand même les enfants.
– Non : le script dit que soudain, pif pouf, mon argument suffit à alimenter en eau tout le train et donc que vous vous désintéressez complètement de la citerne pour laquelle vous venez de combattre et de mourir.
– Est-ce que le script dit autre chose de complètement con ?
– Oui, regardez la page suivante des dialogues ! Et dire que la presse française nous a encensés ! »

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Parce que non, ce n’est pas fini : Curtis décide de trouver une utilité à Gertrude en lui demandant « Où sont les enfants qui ont été emmenés ? Et Wilford ? Tu vas devoir nous guider de force, Gertrude !« 

C’est un train.

C’est un foutu train.

Si tu veux trouver quelqu’un dans un train, c’est pas bien compliqué : tu avances. Donc Gertrude n’a aucune utilité : c’est comme si tu demandais à ce qu’elle te guide dans un couloir sans portes. Remarque, il y avait aussi une autre option si tu voulais vraiment avoir l’information super pertinente « Les enfants et Wilford sont vers l’avant du train » : demander à Yuna et ses pouvoirs de voyance. Pardon ? Elle les a perdu aussi vite qu’elle les avait gagné et on en parlera plus du film ?

Très bien.

Une seconde, je prends mon sachet de chatons salés. C’est rigolo, c’est comme des chips, ça craque sous la dent, et en plus ça aide à se passer les nerfs pour ne pas craquer devant le film. C’est bon, les chatons salés.

Où en étais-je ? Ah, oui.

Nos héros décident déjà de se reposer un peu et de passer la nuit en profitant de l’eau et de la nourriture qu’ils ont conquis au mépris du danger. L’occasion d’avoir une petite séance de papotage nocturne entre Curtis et Gandalf, dans laquelle Curtis se plaint, car contrairement à Gandalf il a… deux bras. Nous comprendrons plus tard pourquoi (oui, encore, je sais, mais vous allez voir, ce sera une explosion de matière fécale) , même si, rassurez-vous, ça reste très con. Connerie toujours, au matin, les 3e classe décident d’abandonner l’avantage du nombre et de se scinder en deux groupes : un petit commando mené par Curtis ira vers l’avant, pendant que les autres attendrons des nouvelles de la révolution en jouant à la marelle.

Si, si.

Encore une fois, relisez les critiques en introduction de ce spoiler, vous verrez, c’est magique.

Le commando guidé par Gertrude part donc pour la voiture suivante… qui est une serre. Mais attention, hein, il y a bien, pfiou, 8 arbustes et quelques étagères de plantes en pot.

Et c’est tout : quelque chose me dit que tout le monde n’a pas ses 5 fruits et légumes quotidiens.

Qu’importe : la voiture suivante est… un tunnel aquatique ?! Mais ? Mais enfin ! Ça suffit maintenant, les conneries ! Bon, ça explique d’où venait le poisson sur lequel des gens ont glissé quelques scènes plus tôt, mais par contre, l’œil attentif notera que des espèces d’eau douce et salée cohabitent dans le même tunnel. Probablement qu’il y a une langouste qui deale du sel de Guérande au fond. D’ailleurs, savez-vous ce qu’abrite aussi cette voiture ? Un bar à sushis, mais si. L’occasion pour nos héros de s’en régaler, donc. Sans se demander d’où vient le riz, par ailleurs : encore un détail.

Allez, allons voir s’il y a des incohérences dans la voiture suivante : il s’agit là de la chambre froide de la boucherie ! Où carcasses de bœufs et poulets attendent leur heure. On peut donc imaginer sans mal que la voiture suivante est bien évidemment celle où ces animaux vivent en batt…

Ah non, tiens : c’est l’école.

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L’école avec la chambre froide juste derrière : ça ressemble un peu à la Belgique.

Du coup, on peut donc en déduire que les cours sont régulièrement interrompus par des transports de bidoche puisque quelqu’un a oublié de mettre côte à côte les voitures élevage et stockage (on supposera que l’abattoir est avec l’élevage) ? Sans rire : le mec qui a fait le film, il n’a pas pris, je ne sais pas moi, 10 minutes pour dessiner son train sur un bout de papier et vérifier que ça tenait un minimum debout ? Qu’il y avait une logique ? Une cohérence ? Non : après tous, même les professionnels trouvent ça génial, alors pourquoi faire un effort ?

D’ailleurs, en parlant de cohérence, la voiture école n’est peuplée… que d’enfants de 8 ans.

Où sont les autres ? Ils n’existent pas ? Hé bien en effet : dans ce film, soit on est un adulte, soit on est un vieux, soit on a 8 ans. Probablement qu’à partir de 9 ans, on accroche les marmots sur les flancs du train et on ne va les chercher que lorsqu’ils ont 18 ans parce qu’entre les deux, on a rien prévu pour eux. Et toutes les femmes accouchent d’enfants de 8 ans (ça pique un peu sur le coup). Hélas, les enfants kidnappés plus tôt dans le film ne sont pas là : ils ont été emmenés plus à l’avant. Mais comme nous sommes dans une école, profitons-en puisque la maîtresse fait cours, pour en apprendre plus sur l’histoire du convoi légendaire où nous sommes.

Wilford, le propriétaire du train, aurait tout petit déjà eu une passion pour les chemins de fer (et la drogue, je pense). Il a donc monté une société qui a non seulement fonctionné mais lui a permis d’accomplir son rêve : relier les chemins de fer du monde entier (il a fallu une paire de petits ponts, mais sinon, ça va, c’était facile) pour y faire circuler un train de luxe qui ferait le tour du monde en un an. Et qui dit luxe dit train suréquipé, d’où tout le bordel qu’on y trouve en sus d’une machine, La Machine, située en tête de train et qui fournit de l’énergie à tout ce petit monde pour toujours (elle est probablement alimentée par les trous dans le scénario). Donc quand l’apocalypse a débuté, tout le monde a tenté de prendre place dans ce train dont tout le monde se moquait à l’origine.

Le film n’évoque pas le plan français, « l’Arche Ultime », elle aussi conçue comme un train devant rouler pour toujours, probablement puisqu’il a fallu dix minutes après la sortie de la gare pour que la première grève éclate à bord, et vingt pour qu’un incident de voyageur l’arrête définitivement. La France n’était pas prête.

Qu’importe : la voiture-école est aussi l’occasion pour la maîtresse de montrer quelque chose d’intéressant par la fenêtre : 7 formes dans la glace. Ce sont les restes de 7 passagers qui, 15 ans auparavant (le train roule depuis 18 ans soit dit en passant), ont décidé que stop, ça suffisait le bullshit, on s’en va. Menés par une femme eskimo, ils ont fait 50 mètres avant d’être transformés en Apéricubes. Depuis, chaque année, le train passe devant, l’occasion de montrer aux enfants ce qui arrive à ceux qui ne veulent pas suivre les règles du train. Ou l’importance de porter une cagoule.

Détail intéressant : les gestes de la maîtresse n’ont aucun rapport avec ce qu’elle raconte. Par exemple, quand elle parle de « mourir congelé », elle mime un hachoir ou un éléphant tétraplégique, on est pas bien sûr, mais en tout cas, ça n’a aucun rapport avec le froid et toute la classe mime ces mouvements en chœur. Là encore : quel talent, perdre du temps et de l’argent à demander à des acteurs d’apprendre une chorégraphie qui n’a aucun rapport avec la scène, c’est beau. Et mieux encore : c’est encensé.

Qu’importe : un employé du train poussant une brouette remplie d’œufs apparaît dans la classe. En effet, pour le nouvel an, des oeufs cuits dans l’eau de La Machine sont offerts à toute la population du train. L’employé du train semble bien se moquer du commando des 3e classe au milieu de l’école, et leur file des oeufs. Et dans celui de Curtis, il y a un message : « Sang« 

Incroyable télescopage : à cet instant précis, le type qui distribuait les œufs, à présent à l’arrière du train, ainsi que la maîtresse d’école sortent tous deux des mitraillettes et commencent à arroser les 3e classe. A l’arrière, les employés du train qui avaient joué de la hache plus tôt et étaient prisonniers sont libérés, et eux aussi récupèrent des armes et ouvrent le feu sur les prolos.

C’est bête, quand même, toutes ces armes que nos larrons avaient depuis le début mais qu’ils n’avaient pas pensé à utiliser plus tôt.

La maîtresse qui joue du flingue est vite calmée par un couteau volant, mais par contre, à l’arrière du train, la sécurité reprend le contrôle de la situation dans le sang. Curtis et son commando sont donc à présent isolés. Quel dommage qu’ils n’aient pas vu cela venir : si seulement quelqu’un dans l’équipe avait des pouvoirs de voyance. Mais je m’égare. Dans l’affaire en tout cas, Gandalf se prend une balle dans la tête, histoire de. En représailles, Curtis en colle aussi une dans Gertrude, parce que hein, flûte, bon, ça suffit maintenant.

Nos larrons décident donc d’avancer dans le train : ils traversent donc la voiture où se situent les cabinets médicaux & les artisans, poursuivent au travers de la voiture salon de coiffure, et traversent la voiture piscine, où il y a de grandes fenêtres. Ça tombe bien (ça alors !) puisqu’à ce moment là, le train est sur des rails formant une gigantesque courbe, et par la fenêtre, on peut donc voir le cul du convoi, convoi qui soudainement, fait près d’une centaine de voitures alors que le film a bien insisté sur le fait qu’il n’en était rien, les personnages comptant régulièrement les portes à traverser.

C’est consternant.

Oui oui : le petit trait noir au fond, c’est bien le (gigantesque) train. Et oui, notre héros est bien en train de mitrailler sa propre vitre en visant une cible minuscule avec une arme pas adaptée.

Mais ce qui l’est encore plus, c’est que depuis la voiture école où les méchants viennent d’arriver, Guy le bad guy, nommé ainsi puisqu’il est l’homme de la sécurité qui a collé une balle dans la tête de Gandalf, prend son fusil d’assaut et décide… de tirer à travers les vitres blindées du train en direction de la voiture, bien plus loin à l’avant, de nos héros (qui je le rappelle, officiellement, n’ont traversé que trois voitures, mais on en voit au moins 50 derrière eux), qui ont eux même des vitres blindées. C’est très con et ça donne une ridicule scène de fusillade entre Guy et Curtis où tous deux se ratent comme des grosses buses en perçant avec peine le verre blindé de leurs propres fenêtres, autant dire pas du tout celle d’en face, le tout dans un train en mouvement.

Sitôt qu’ils ont fini les conneries, Guy et deux hommes de la sécurité se remettent en marche vers l’avant, et probablement en utilisant un trou de ver de Lorentz, se retrouvent dans la même voiture que celle dans laquelle nos héros viennent d’arriver : le sauna. Rapidement, la situation tourne au pugilat, puisque jaillissant des cabines, nos héros sautent sur l’ennemi. Si les deux agents de la sécurité anonymes sont vite morts, Guy ne se laisse pas faire et tue à peu près tout et tout le monde simplement avec ses petits poings (si) jusqu’à ce qu’il ne reste plus que Curtis (qui avait un pistolet mitrailleur mais n’a pas trop tiré sur Guy, c’était pas rigolo), Minsoo et Yuna. Guy est quand même tué dans la bagarre par Curtis, qui lui strangule sa face de margoulin.

Cela étant réglé, nos amis vont aux prochaines voitures : la voiture boîte de nuit, où tous les jeunes du train s’éclatent en prenant de la Schnoof, la fameuse drogue à la mode, puis la voiture pleine de gens qui portent des manteaux de fourrure mais personne ne sait pourquoi, que nos héros dépouillent de leurs oripeaux.

Dites-donc, j’espère que dans ce train, on a pas trop souvent des envies de sushis sinon il faut traverser un sauna, un nightclub, une école, une chambre froide…

Qui a dit « C’est du foutage de gueule pur et simple à ce niveau ? » Bravo, vous venez de gagner un regard approbateur de ma part.

Nos héros continuent donc à progresser et traversent une salle de sécurité où personne ne les embête (ben non ! C’est une salle de sécurité, on ne va pas y mettre des agents de sécurité !) mais je crois qu’à ce stade, nous sommes tous d’accord que c’est tout simplement n’importe quoi depuis le début. Ils peuvent donc arriver à leur ultime destination : une voiture avec un pont au-dessus des rouages d’une étrange machine (La Machine), et en face, une porte avec un « W » doré : celle qui mène à la voiture de tête, la demeure de Wilford.

Yuna s’endort soudainement : comme ça, pouf. Non, aucune explication : elle est dans un coin de l’écran, ils arrivent au terme de leur quête, elle n’en a donc fort logiquement plus rien à péter.

Hmmm, soit.

Minsoo et Curtis décident de s’asseoir pour faire une petite pause avant de pirater l’ultime porte. L’occasion pour Minsoo d’offrir un trésor à Curtis : la dernière clope de l’humanité. Que notre héros allume mais se contente de garder entre ses doigts pendant qu’il raconte sa vie, principalement parce qu’il est con. Et quelle vie raconte-t-il ? Hé bien pas n’importe laquelle ! Il y a 18 ans, il est monté dans le train clandestinement, comme les autres 3e classe. Mais bien vite, un problème s’est posé : il n’y avait pas de nourriture (oui, les mecs ont construit une machine à barres protéinées à partir de rien et lui ont même trouvé un wagon alors que le train était déjà en route depuis un moment, dites-donc !). Les gens ont donc commencé à se dévorer les uns les autres, jusqu’à ce qu’un jour, Curtis tente de manger un bébé. Mais Gandalf a surgi et sauvé l’enfant en coupant son propre bras pour nourrir les affamés à la place.

Cet enfant, c’était Relou.

Comme quoi, il aurait mieux fini en steak.

Par la suite, les barres protéinées sont arrivées, mais Curtis ne s’est jamais pardonné ce moment d’égarement. Ce pourquoi il trouvait triste d’avoir deux bras, plus tôt dans le film, alors que Gandalf en avait courageusement donné un pour les nourrir. Hmmm, soit ? Et après cette histoire inintéressante, c’est au tour de Minsoo d’expliquer la sienne : lui n’a pas prévu d’ouvrir la porte menant à Wilford. Lui, son plan, c’est d’utiliser la Schnoof, qui est inflammable, pour faire sauter une porte condamnée du train et s’enfuir dehors. Car par la fenêtre, il a remarqué que la neige avait un peu diminué en épaisseur : c’est donc que ça se réchauffe, et il pense avoir une chance.

Ah bin oui, du coup, oui, il doit faire bon dehors, tu as raison. Et puis surtout, qu’importe quand quel coin du monde et à quelle altitude tu sors, pas vrai ? Ça n’a sûrement aucune importance.

Au début du film, il n’a pas suffit à un mec de passer le bras dehors pour qu’il gèle d’ailleurs ? Non ? C’était sûrement un autre film, je dois me tromper.

Ho, et puis juste comme ça : si c’était ton plan, pourquoi attendre d’être devant la porte de Wilford et donc te taper la sécurité de touuuut le train pour le mettre à exécution ? Parce qu’il te fallait assez de doses de Schnoof et que tu en gagnais une par porte ouverte ? Et sinon, passer par une fenêtre, ouvrir une porte autrement (ta spécialité, je le rappelle) ou même sortir par n’importe quelle issue, non ? Parce qu’aux dernières nouvelles, tout à l’heure on a parlé de 7 passagers qui avaient « sauté en route » : ils ont bien utilisé une issue, non ?

Okay, vous êtes donc tous particulièrement crétins, j’en prends bonne note.

De toute manière, la scène est interrompue par la porte de Wilford qui s’ouvre d’elle-même et Jeannine, l’adjointe de Wilford qui venait chercher des gosses de 3e classe au début du film, en surgit pour coller une balle dans Minsoo, qui s’effondre, blessé. Puis, elle invite Curtis à rentrer dans ce qui ressemble à un luxueux salon où l’attend en robe de chambre…

EdHarris

« Salut mec, je t’attendais. Et comme à chaque fois que j’attends quelqu’un, je reste en pyjama. »

« Ed Harris !
– Wilford, pour être exact, est-ce que moi je te rappelle que tu es le héros de « Captain America », hein ? 
– Bon, si vous m’expliquiez pourquoi vous êtes là, tranquille, en robe de chambre limite en slip à m’inviter alors que je viens pour vous faire du mal ?
– Assieds-toi petit fripon, je vais tout te dire lors d’une de ces scènes qui se veulent intellectuelles simplement parce que nous parlons assis au milieu d’un décor futuriste. Pour commencer, sache que je suis celui qui t’envoyais les petits messages dans la nourriture. 
– Le mec qui m’a envoyé « Water » avant que le script n’explique que la citerne d’eau, indispensable jusqu’à une scène n’avait en fait aucun intérêt après la suivante ?
– Celui-là même. Je t’ai choisi, Curtis, tu as une âme de leader. Tu devais mener la révolte. J’étais de mèche avec mon vieil ami Gandalf depuis le début : lui et moi communiquions chaque soir grâce à un téléphone planqué reliant l’avant à l’arrière du train. Gandalf, comme moi, savait que pour préserver notre système, parfois, il faut le purger. Et donc, quand les 3e classe sont trop nombreux, nous leur offrons une petite révolte des familles. Là, par exemple, nous avions prévu de tuer 74% d’entre vous et de vous arrêter dans la salle avec les haches. Comme ça, il y avait plus de nourriture et de place pour les survivants et tout le monde était content. Ce pourquoi Gandalf soutenait donc l’opération.
– On parle bien du Gandalf qui avait préféré perdre un bras que de laisser Relou mourir quand ce n’était qu’un enfant ? En fait, à côté de ça, tuer des dizaines de passagers et de gosses à la sulfateuse, par contre, il était complètement d’accord ?
– Ah, tiens, oui, c’est vrai que c’est étonnant. C’est bête qu’on ait passé une scène entière à raconter l’anecdote de « Gandalf le sauveur de bébé » et quo’n ait investi dans des prothèses de bras et dans du maquillage pour qu’au final ça ne serve qu’à foutre en l’air l’explication finale.
– Je ne te le fais pas dire. »

0

Pendant que nos amis discutent, en tout cas, en queue de train, 74% des gens sont donc en train de se faire réguler la margoulette au gros plomb (avec là encore des gestes qui n’ont aucun sens pour ponctuer le propos de leurs bourreaux, c’est assez formidable, par exemple à un moment ils veulent dire « 18 survivants » donc ils montrent… deux doigts. Mais ?).  Et surtout, au milieu du convoi, soudain, Guy le bad guy qui s’était pris des mandales, des coups de couteaux et s’était fait stranguler… se relève.

Oui oui : soudainement, il n’est plus mort. Non, on ne sait pas pourquoi. Yuna, qui pionçait, se relève aussi et va aider son papounet de Minsoo qui, toujours devant la porte de Wilford, a un peu bobo depuis qu’il s’est pris une balle. Ho, et puis soudain (encore), justement, Minsoo et Yuna sont dérangés par l’arrivée de tous les teufeurs de la boîte de nuit qu’ils avaient traversé plus tôt qui veulent tous les tuer.

Ah bon, mais pourquoi, comme ça, hop, ça leur a pris ? « Allez on va en tête de train tuer des gens ?« 

Un teufeur essaie de tuer Minsoo, qui se bat sur le pont au-dessus de La Machine, et malgré sa blessure, gagne. Guy le bad guy débarque aussi et prend aussi sa tannée.

Alors vous me direz « Mais que font les autres teufeurs alors ?« 

Hé bien ils dansent.

J’ai mal rien qu’à l’écrire tant c’est nul.

Oui, ils sont tous venus là, mais juste pour danser en fait : il n’y avait pas de musique, c’était plus étroit et moins pratique, c’était donc une excellente raison de traverser le train pour venir. Et leurs intentions hostiles ? Disparues, hop. Ils dansent on vous dit.

Quel film.

D’ailleurs, pendant ce vaste bordel, Jeannine, l’assistance de Wilford, sort pour voir qui c’est qui fait du bruit, là, ho, vous vous croyez où, et se fait avoir aussi par Minsoo qui visiblement, bien que mourant 5 minutes avant, pète désormais la forme. Du coup, retournons à l’intérieur de chez Wilford pour voir de quoi il retourne, et où nos deux larrons sont toujours en grande conversation :

« … et c’est comme ça que j’ai compris qu’il ne fallait pas que j’utilise les rails du RER B.
– C’est fascinant Wilford. Mais en attendant, que fait-on à présent ?
– Hé bien Curtis, tu es jeune, tu es fort, tu as déjoué mes plans en partie, donc que dirais-tu maintenant que le nombre d’êtres humains à bord a été régulé grâce à mon habile révolte organisée de prendre ma place ?
– Et par exemple d’avoir une politique sur la natalité plutôt que de réguler la population au fusil à pompe ? Ou de ne pas avoir une prison quand on se plaint d’être trop nombreux ?
– Non. Ce serait bien trop intelligent. Mais tu pourrais toi aussi avoir une robe de chambre moche et te promener en slip toute la journée dans ton compartiment de luxe.
– J’ai une autre question avant : et les enfants qui ont disparu ? »

0

Wilford hoche la tête et va soulever une dalle sous le plancher : on voit alors un enfant faire un geste répétitif au sein des rouages d’une machine située sous le sol. Un geste qui ressemble à celui que faisait Gertrude au tout début du film. Wilford explique : « La Machine à énergie pour le train est éternelle… mais pas ses pièces ! C’est pourquoi je remplace les pièces défaillantes par des enfants.« 

Oui, c’est un truc connu de garagiste :

« Ah, le carbu a pété.
– Mets un enfant à la place !
– Mgnn… reeeeeentre…. gnnn… voilà, ça r’marche !
– Un pneu a éclaté !
– Mets un enfant !
– Bon sang, l’oscilloscope vient d’imploser !
– Passez-moi le petit épileptique ! »

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Oui, c’est connu : les enfants peuvent remplacer n’importe quelle pièce de mécanique ou d’électronique. Moi-même, j’ai remplacé il y a peu la carte mère de mon PC par un enfant grassouillet (il y a plus de place pour les barrettes de RAM). Mais ce film, c’est une comédie ou bien ? Wilford en plus montre le geste que doit faire l’enfant jusqu’à épuisement au sein de la machine : il confirme que c’est celui que faisait Gertrude au début du film. Gertrude qui ne pouvait pas connaître ce geste. C’est donc bel et bien tout simplement nul, raté, et tout ce que vous voulez sur tous les plans.

Cela dit, tout cela énerve un peu notre héros : il pète la gueule à Wilford et fait ce qu’il a toujours rêvé de faire, à savoir, perdre un bras pour sauver un enfant. En effet, en coinçant sa mimine dans les rouages sous le plancher, il donne une chance à l’enfant de s’en sortir, ce qu’il fait. Dès lors, l’équipe ainsi reconstituée va poser le Schnoof, qui est donc inflammable, sur une porte condamnée du train et fait péter le tout pour ouvrir un chemin vers l’extérieur. L’explosion est si forte qu’elle provoque une avalanche (puisque le train passait dans des montagnes à ce moment là, d’ailleurs les décors c’est soit des villes détruites, soit des montagnes, soit des ponts géants, ce train ne connaît que ça et visiblement le monde n’est constitué que de cela) qui renverse le train et provoque donc son déraillement.

Dance

Guy et ses amis danseurs, qui ont tellement plus important à faire que de sauver leurs vies qu’ils regardent ailleurs, notez-le bien.

Du coup, tout le monde meurt dans le crash qui en résulte, sauf Yuna et le petit enfant sauvé que nous appellerons Mokobé puisqu’étant plutôt du genre visible sur fond de neige (non, il n’est pas roux, arrêtez).

Tous deux sortent donc de l’épave du train couverts des fourrures qu’ils avaient trouvées à bord pour des raisons contestables, et constatent qu’ils sont au milieu d’une chaîne de montagne (c’est ballot, il aurait peut-être fallu prévoir). Soudain, un mouvement sur le flanc d’un pic : c’est un ours blanc (parce que oui, froid = ours blanc, les autres ours sont connus pour vivre uniquement du côté de Barcelone) qui doit s’emmerder sec vu qu’il n’y a rien à manger dans le coin. A part peut-être une Yuna et un Mokobé.

Mais la réalisation n’y a pas pensé non plus et à la place, nos deux héros sont contents, puisque cet animal annonce qu’un retour de la vie sur le globe est en cours.

Et sur cette note d’espoir, et avant que nos héros ne se fassent déchiqueter par l’animal affamé je suppose…

… FIN !

__________________________________

Je crois que la conclusion revient au reste de la presse professionnelle « spécialisée » (donc d’autant plus sévère, on l’imagine) :

4/5 « La pertinence du scénario (…) s’impose comme un modèle d’adaptation réussie à quasiment tous les niveaux. (…) La rencontre du concept fort imaginé par Jacques Lob et de la vision très personnelle de Joon Ho a donné naissance à une mémorable odyssée.« 

– Mad Movies

4/5 « (…) les moyens colossaux ne brident jamais la folie baroque, le goût du mystère, les visées poétiques et la liberté d’un artiste qui, derrière les oripeaux du genre, balance une méchante parabole politique. »

– Première

4/5 « De tous les blockbusters post-apocalyptiques sortis cette année (« After earth », « World War Z », « Elysium »…), « Snowpiercer » est le plus inspiré. (NDOC : La vache, on ne se mouille pas trop par ici, sans la note, on aurait pu penser à une blague) »

– Télérama

Quelqu’un d’autres a quelque chose à dire ?

0/5 « C’est une sombre merde. Et les critiques n’ont bien évidemment rien à voir avec le fait que ce soit tiré d’une bédé française, non ma bonne dame, les experts ne mangent pas de ce pain là. Leur avis de professionnel illustre bien leur niveau de compétence, dire qu’ils sont payés pour cela fait peur. Cela dit, si vous voulez vraiment une histoire de miséreux qui peinent à survivre dans un train pourri, il y a plus simple : prenez le paris-Troyes.« 

– Un Odieux Connard

Bien, cette fois, je crois que c’est bon.

333 réponses à “Snowpiercer, le transperce bouse

  1. Moi je dis juste bravo pour avoir été jusqu’au bout. J’ai abandonné après la première demi-heure. Meme la présence de supers acteurs n’a pas réussi à transformer cette bouse en quelque chose de regardable…sigh

    • Pas mieux, je me suis arrêté au wagon SM (les mecs cagoulés avec des outils qui font mal et qui arrêtent leur orgie pour souhaiter une bonne année !).

    • je comprent pas sette heine envers se film qui selon moi est un pure chédeuvre de sciende fiction je crois l’un des meillleures film de l’anneé et une bonne sur pirse de surcrois peut tu me dire pour quoi s’est une bouze j' »ai l’impression que tu te plis a l’odeuix connart

      • Erratum je voulais écrire :

        Je ne dirai pas « c’est toi le francophone », ça non.

        C’est moi le bogue, aussi.

  2. et pourtant la BD était vraiment bien, avec un scénario et un graphisme qui tenait la route…

    • Je confirme malgré le fait que j’ai lu cette BD il y quelques années:grande qualité graphique,univers oppressant et scénario qui tient la route,alors pourquoi en faire une telle merde?

    • c’est votre avis. moi j’ai toujours trouvé que c’était une sombre bouse incohérente mal dessinée. le film en est un digne héritier.

  3. Waow… D’habitude j’adore les articles de Un Odieux connard mais là… Cette critique est complétement hors sujet ! Non mais sérieusement… Le film n’a pas pour but d’être prit au premier degrés… Dénoncer les incohérences de Snowpiercer c’est comme s’amuser à lister tout ce qui n’est pas logique dans un film des Monty Pythons…
    Au cinéma il existe aussi des intentions qui sont de l’ordre du symbolique et du métaphorique. Le but n’est pas forcément de faire un film 100% logique mais d’exprimer quelque chose qui peut être plus pertinent à la seconde lecture qu’à la première.
    Snowpiercer sert de métaphore. La remontée du train c’est la montée de la pyramide social, des classes les plus pauvres au dirigeant suprême. Voilà pourquoi on s’en fout de savoir qu’un train ne serait pas le refuge idéal en cas de fin de glaciation. CE N’EST PAS PERTINENT !
    Bref, une critique à côté de la plaque de quelqu’un qui ignore une bonne partie du travail de critique en ignorant la symbolique (qui soit-dit en passant n’est pas juste là pour la masturbation intellectuelle)…

    • la symbolique c’est comme tout, ça s’amène, ça s’installe et se développe dans un contexte.
      La c’est juste de la juxtaposition sans rien pour la justifier.
      Tu veux de l’onirique délibérément inconsistant (et pourtant bien plus cohérent) je t’invite à regarder l’imaginarium du Dr Parnassus, puisque tu parles des Monthy Python.

    • Mais ça serait si intéressant de voir un film qui dit symboliquement « il y a des pauvres et des riches » ?

    • Depuis quand l’ascenseur social a-t-il été réparé ? Personne ne m’a prévenu…. Et ben ouias, c’est parce que c’était un train! Et je l’ai raté, le train. Pas d’bol. Loser que je suis.

      Pourquoi tant d’argent, tant de clinquant, pour une idée aussi ordinaire?

      Un passage dans une manif Occupy suffit à vous informer… Ah tiens: il n’y en a plus, de ces manifs. Allez plutôt au cinoche, regardez la « révolution » en boite, et retournez au taf. Pour le reste, laissez tomber et demandez-vous quel nouvel iMachin vous allez acheter demain.

      Et en plus, ça fait faire des ronds à l’industrie du cinéma Etatusnienne, bien connue pour son soutien au 99% contre les 1%. Le 99% étant sa marge bénéficiaire rêvée, bien entendu.

      • Boah, tu sais, sous mes fenêtres, il y a des manifestations contre l’aéroport. Ça cause aussi vachement « ascension sociale »…

    • Une métaphore symbolique de la société je veux bien, mais cette métaphore doit être présentée au travers de quelque chose qui tient la route, sinon la métaphore ne tient pas debout.
      Les scénaristes se sont un peu foutus de la gueule du monde, et ça ne leur aurait pas coûté cher de se relire ou bien même de prendre une feuille et d’y faire un schéma du train histoire que le tout soit crédible.
      Les monty pythons, c’est de l’humour absurde. Si on veut faire passer un message politique comme snowpiercer, on ne devrait pas le faire par de l’humour absurde, donc ce spoiler n’a rien d’hors sujet.

      Faire passer un message par un film, ok, mais ça passera mieux si le film est cohérent.

      • « mais cette métaphore doit être présentée au travers de quelque chose qui tient la route » -> Effectivement, et là on est sur des rails, donc crotte!

    • Voilà bien le problème en France. Il suffit d’habiller de « critique sociale » n’importe quelle sombre oeuvre de merde (film, BD, roman, peinture, whatever…) pour qu’on vienne s’extasier devant elle, et lui trouver des milliards d’excuse pour son indigence. Ça marche a tous les coups.

      • Le problème en France, c’est qu’on commence souvent un commentaire par « le problème en France ».

    • William, je t’invite, comme le propriétaire du blog le répète souvent, à consulter la FAQ, et à épeler à voix haute le nom du site :
      « O.D.I.E.U.X C.O.N.N.A.R.D… ». C’est bon, tu as compris?

      • Ce qui ne l’empêche pas de vraiment considérer ce film comme une sombre bouse.
        O.C. ne considère pas tout ce qu’il déglingue comme tel, mais pour une bonne part si. Ici, l’article est éloquent. Pour la partie pur O.C. on a de nombreux autres éléments, comme la manière de nommer les personnages.

    • La BD est symbolique. Le film essaye de se montrer rationel en apportant des explications incohérentes. Il n’y a rien à sauver.

    • Un film peut être symbolique et être cohérent. La cohérence c’est la base d’une histoire bien racontée, de surcroît si tu veux faire passer un message, jouer avec les symboles. Les films des Monthy Pythons sont très cohérents, contrairement à celui-ci.

    • je suis totalement d’accord avec toi. Il y a des fois ou Odieux Connard se caricature lui même, c’est fort dommage. Ce film est effectivement symbolique et j’en ai strictement rien à foutre que Curtis n’avait pas un arme adaptée pour tirer à 500 mètres. Tant que ce film apporte une bonne réflexion et un support intéressant c’est suffisant. Franchement lister de manière mécanique des choses sans importances sans prendre en compte tout le fond qu’il y a derrière c’est assez ridicule et sans intérêt.

  4. Je l’ai regardé jusqu’au bout parce que j’étais avec des potes… le traumatisme… ça m’a foutu en rogne toute la soirée… à partir d’une heure, je passais le temps en emmerdant la salle en faisant des commentaires sarcastiques tout haut. Il y en a un qui m’a expliqué à la sortie que j’avais une cervelle minuscule car je n’avais pas compris ce chef-d’oeuvre. Lol.

    Sinon, bon résumé, l’essentiel de l’intérêt du film est là.

    • En même temps faut pas avoir un cerveau bien gros pour comprendre le concept de politesse dans un cinéma, je veut bien que t’aime pas le film mais si t’es pas content tu fermes ta gueule et tu te casses (ceci est une maigre vengeance contre les mecs qui discutent au ciné)

      • Perso un type qui fait ça au ciné sa gueule on aurait envie de la casser. Enfin pour qu’il la ferme quoi.

    • Pareille que les autres, quelqu’un qui emmerde le monde exprès au ciné en l’ouvrant (parce qu’il n’aime pas le film) non seulement je trouve ça impolis mais ça donne envie de lui enseigner la politesse à coup de poing à la sortie du ciné (dés fois les mots ne suffisent pas ^_^)

  5. « Ce plan a lui seul permet de se poser la question « Est-ce vraiment un film sérieux ? » » – Voilà une phrase qui résume à elle seule l’erreur de notre cher Odieux Connard. Prendre au sérieux une œuvre qui n’était pas sensé l’être. Ou comment complétement se tromper de cible…

    • Quand tu dépence autant de temps et de pognon dans un filme c’est que tu veut qu’il sois pris au serieux… Ce film est une sombre chiasse qui n’a quasiment rien a voir avec la bd du même nom.

      • « dépenses » / « film » / « veux » / « soit » / « sérieux » / « à ». L’orthographe aussi est à prendre au sérieux ;)

      • Grammar nazi spotted.
        On s’attaque à l’orthographe quant on a plus d’arguments, n’est ce pas ?

    • Chais pas, j’ai pas vu marqué « comédie » sur l’affiche.
      On entend même parler d’oeuvre complexe et politique.
      Le genre de truc qu’on prend au sérieux d’habitude.

      La ça tient le route nulle part.

  6. Très bon comme toujours cher OC, par contre les « pouvoirs de voyance » de la jeune niak sont bien évoqués un petit peu avant que Curtis ne lui en parle.

  7. J’ai retrouvé la BD dans la bibliothèque familiale, très bon bouquin. L’histoire du train est tout à fait justifiée, c’est pas manichéens etc. Dommage de tout modifier en pourri.

  8. Mouais, faut quand même être un sacré cassos pour pas saisir que l’ensemble relève de la fable d’anticipation et que pas mal de choses sont symboliques…

    • Tout le monde, y compris M. Connard a bien compris cela. Par contre c’est tout aussi subtil et bien fait que, par exemple, « le fascisme c’est pas bien » de Hunger Games. Vous devriez lire la BD, vous auriez alors des indications sur une possible marche à suivre.

      • La « grosse mama noire », ça aussi c’est du bon gros symbole subtil !

    • Les cas soc’ auront surtout tendance à considérer qu’un film d’anticipation usant de la symbolique est implicitement bien. Donc Snow Piercer est un bon film. Donc After Earth aussi ?

  9. Marrant ça, j’ai spoilé ce film à mes enfants ce WE:

    – tiens j’ai regardé un film qui semblait intéressant au départ
    – ah?
    – ouais, un train, post-apocalyptique, une arche toussa….
    – ah?
    – en plus y’a Ed Harris dedans
    – ah?
    – ben c’est une grosse bouse, un gros gâchis alors que l’idée de départ était bonne
    – ah… on mange quoi ce soir?
    – …..des barres de céréales à base d’insectes
    – ah… on peut pas faire des pâtes? Au fait on ira voir Divergente mercredi?

    Je compte sur vous, cher OC, pour nous spoiler ce film. Merci.

    • Hé mais, y a Noé avant et 47 ronins aussi, non ?
      Cher Odieux, vous n’aurez pas le temps de synthétisez votre GHB.

      • Awéééééé! Noé! ça c’est un film qui promet et en plus il aurait « cartonné » au box office des Etas-uniens et avec le matraquage marketing de ces derniers jours: ça promet la bouse intersidéral!

        Et cerise sur le gâteau: c’est un sujet tiré de la bible, donc un appel aux trolls si O.C. fait un spoil!

      • oui mais, Noé c’est Darren Aronofsky, normalement c’est pas un mauvais. Il a fait une BD (lui aussi) dont le scénario n’est pas mauvais (compte tenu du complexe biblique et donc symbolique), le personnage de Noé (dans la BD) est intéressant… avec curiosité, donc

        Par contre pour 47R, c’est juste un condensé des meilleurs spoils du Maître, magnifique, de l’affiche à la conclusion, du titanesque n’importe quoi, avec un Néo (après Noé, c’est facile) aussi japonnais que Michel Leeb est chinois….

      • Des poncifs dans l’une des plus vieilles légendes fondatrices de la culture japonaise ? Comme c’est étonnant ! À moins que ce soit les poncifs qui se soient inspirés de la légende des 47 ronins ? mystère …
        Et si le film condense les acteurs de Matrix et Pacific Rim (entre autres), il a au moins la politesse d’expliquer pourquoi le personnage de Keanu Reeves n’est pas bridé. De toutes façons il s’est déjà fait défoncé sa race alors à quoi bon …

  10. Excellente critique, j’ai pensé la même chose en voyant ce « film », le summum du ridicule étant la scène de fusillade par wagons interposés !!

  11. Merveilleuse critique qui me venge de la souffrance endurée pendant ce film.

    Souffrance morale ET physique, tellement c’était de la merde.

    Ah sinon l’argument du  » oui mais vous n’avez rien compris, c’est du 2nd degré » ne tient pas , si vous confondez cet étron avec un film des Monty Python, consultez un neurologue.

    Si c’était un film comique, alors pourquoi personne n’a ri pendant la séance ?

    Ah mais oui c’est ça … le public est trop con, et vous êtes des génies incompris, teeeellement investis du bon goût et du besoin d’enseigner aux autres pour exister dans votre 48m².

    Parfois je me dis que ce blog devrait être déductible des impôts.

    • Il faut dire qu’un second degré n’est pas forcément toujours voué à l’humour. Sinon, une réplique pleine de puissance et d’intelligence (mon commentaire ne va pas te faire rire et pourtant c’est bien du second degré :D)

      • le second degré est la plus vieille excuse pour ne pas assumer son propos  » ah mais c’est pas ce que je voulais dire  »

    • pourtant certaine scène sont délibérément comique, et c’est tout à fait voulu.
      Surement pour perturber le spectateur étant donné que le reste du film est plutôt sombre

  12. Excellent article, vraiment, je m’ai bidonné du premier mot au dernier point ! Il y a une seule chose que j’ai préféré à cette note de blog : le film lui même. C’est une perle, absolument à voir !

  13. J’ai l’impression que pas mal de gens ici confondent « scénario » avec film. UnOdieuxConnard ne fait pas de la critique de film – bien qu’on dirait qu’il y prétende – , mais de scénario, et bien que cet élément ait une part importante dans le plaisir qu’on prend (ou pas) à voir un film – et il est dommage qu’il soit snobbé par la critique, en cela je salue l’auteur de ce blog qui y rend justice – , il ne prend pas en compte les ambiances, les sensations qui traversent l’écran, mais aussi la réflexion travaillée par l’auteur, tout cela étant pris en compte dans l’appréciation du film par la critique.

    Sinon c’est super, comme toujours.

    • A la limite, réflexion il y a, si on se serait arrêté à : « le leader prolo va pouvoir diriger le train et faire changer le choses, ou non ». Mais non, on se retrouve avec un Anakin inculte et une Amidala droguée, qui n’ont connu que le train et ayant pour mission de repeupler la Terre …

  14. Ce spoil odieux illustre parfaitement la deception lorsque j’ai vu le film.
    Un truc etrange, lors d’une discussion entre Curtis et Gertrude, celle-ci tout à coup enleve son dentier…pour quelle raison ?

    • Ce doit être pour illustrer le fait que, n’ayant que quatre arbres fruitiers pour l’entièreté des passagers, ceux-ci ont tous le scorbut.

  15. C’est marrant, j’ai été en désaccord sur à peu près tous les points de cette critique.

    Non seulement, vous étiez complètement à côté de la plaque en faisant la liste des incohérences, étant donné que le concept de base n’est pas crédible, là n’est pas la question (de toute façon, sauf très rares exceptions, il est facile de démonter à peu près n’importe quelle film en relevant les incohérences, c’est infantile et ridicule),

    mais en plus, vous n’avez apparemment pas du tout suivi le film puisque, par exemple, sur le fait que la jeune fille soit voyante, il fallait être aveugle pour ne pas comprendre qu’elle avait quelque chose de spécial, bien avant l’effet d’annonce. De plus, tout nous montre par la suite que le héros ne s’est pas trompé, puisqu’elle utilise de nouveau son don pour les aider (là encore, c’était implicite, mais c’est intéressant d’ouvrir les yeux et les oreilles quand on regarde un film).

    Je viens juste de tomber sur ce site par hasard. Le fait que vous ayez choisi de vous appeler « odieux connard » prouve probablement que vous le faites exprès, et j’ai donc trouvé ça relativement drôle. Merci donc pour la mauvaise foi totale.

    Si cependant vous avez apprécié l’oeuvre (qui a le mérite de changer, quoi qu’on en dise, bénéficie d’un excellent jeu d’acteur, et d’une mise en scène remarquable), je vous invite à la revoir pour tenter de découvrir tout ce que vous avez manqué.

    • Si elle est si spéciale, pourquoi Wilford ne l’utilise pas à son profit ??
      je ne vais pas poser d’autres questions , parce que de toute façon, tu trouveras un truc logique qui profite uniquement au héros.

    • oui mais non parce que la carpe irradie d’une somptueuse tronçonneuse (c’est une réponse à peu près du niveau de symbolisme de cette nullité qui accomplie l’exploit de défiguré une oeuvre intéressante pour en faire quelque-chose d’assez ridiculement indicible…le propre du symbole c’est de véhiculer un sens. C’est vraiment dommage).

    • Comme j’en ai fais la remarque à quelqu’un plus haut, les incohérences d’un scénario sont vraiment très simple à éviter, alors quand la critique vénère un scénario aussi feignant simplement parce que c’est adapté d’une BD française, on a un problème.

      Le métaphore sociale, le 2nd degré, le message politique pas du tout subtil et totalement manichéen, c’est le fond du film. Le scénario, les acteurs, les décors, le train, c’est la forme. Si le but est de nous montrer le fond comme tu le dis, la forme DOIT être au service du fond :

      Si la forme du film est incohérente et feignante (scénaristes incapables de se faire un croquis du train, scènes de WTF avec le surf ou le poisson, pouvoirs de voyance effectivement mal développés alors qu’on aurait pu s’en passer par des moyens plus cohérents, voie ferrée qui passe dans les endroits les plus dangereux qu’on puisse imaginer pour un train même en conditions normales, bar à sushi qui ne sert ni l’intrigue ni le message et ajoute des incohérences, école mal imaginée, largeur des wagons variable, figurants inactifs, …) bref si la forme ne tient pas, le fond s’écroule aussi. Un boulot un peu plus sérieux sur la cohérence du scénar et le fond passait très bien : moins d’incohérences et c’eut été un chef-d’œuvre je vous l’accorde.

      Mais là non. La forme, c’est comme une feuille de papier, le fond, c’est ce qu’on veut y écrire. Impossible de lire si la feuille est froissée, déchirée et pleine de caca.

    • D’ailleurs si vous êtes « nouveau » ici, sachez que c’est d’abord à but humoristique tout ça, ce n’est pas une critique sérieuse !

    • Garfknight, vous avez dû adorer Hunger Games « (qui a le mérite de changer, quoi qu’on en dise, bénéficie d’un excellent jeu d’acteur, et d’une mise en scène remarquable). »

    • A mon sens vous confondez cohérence et vraisemblance. Dans les films de genre nous avons besoin du premier pour continuer à croire dans le second. Par exemple les voyages temporels, nous pouvons les accepter facilement dans un film, encore faut-il que la méthode retenue soit cohérente ; si les lois régissant ces voyages sont modifiées aux grès des besoins et envies du réal non seulement nous n’y croyons plus mais nous avons aussi la nette impression d’être pris pour des jambons.
      La Compagnie des Glaces de Arnaud, pour ne citer que cette œuvre, rend parfaitement vraisemblable la survie de l’humanité grâce aux réseaux ferroviaires en s’appuyant sur un background cohérent.

      • Il est nouveau par ici, il n’a pas du lire l’article ou il est si bien expliqué la différence entre réalisme et cohérence (j’ai la flemme de retrouver le lien, mais une âme charitable le fera surement). Je suppose qu’il fait partie de ceux qui confondent encore. Mais bon tout le monde n’est pas habitué de ce blog. CQFD

      • On notera une anticipation du futur quant à cette blague qu’est Manuel Valls ^^

      • Effectivement La Compagnie des Glaces est une saga de SF monumental et la description du monde ferroviaires survivant dans une ère glaciaire est très crédible, je le recommande (attention 16 tomes de plus de 600 pages chacun c’est pas pour les petits lecteurs x-D, sans compter les romans spin-off Chroniques Glaciaires)

  16. Quel plaisir! Il suffit qu’un Troll vienne nous chier dans les bottes qu’OC n’a rien compris à la symbolique du film, ses messages subliminaux, le génie de son réalisateur etc etc etc… pour que je sache qu’il a tapé en plein dans le mille, Emile.
    William, va coiffer ta mère !

    • Et pourtant, je n’ai jamais dis que je le trouvais génial ce film (j’en suis plutôt sorti neutre et en me disant qu’il n’avait rien de mémorable). Je trouve juste que faire la critique de la logique d’un scénario, point par point, quand le film ne se veut pas logique, c’est complétement débile.
      Mais bon, difficile de prêcher pour ma paroisse quand je suis dans celle d’un autre.

      Bref, à bon entendeur. Salut !

    • Pourquoi systématiquement crier au troll quand quelqu’un est pas d’accord avec l’odieux connard ?

      • Dire que quelqu’un n’a rien compris à un film ce n’est pas pareil que de signifier qu’il existe des points de vue sous lequel le film a beaucoup de sens.

        Globalement, dire « ton avis c’est d’la merde », c’est du troll, et ici, il y a des gens qui savent passer et dire « Je ne suis pas d’accord, mais tu as ton avis mon cher Odieux. », et ces gens là peuvent s’exprimer sans subir de moquerie d’autrui, voir arriver à lancer un débat intéressant… Rarement… Mais bon…

      • à ce moment là, dire « ce film c’est de la merde » c’est aussi du troll

    • s’est marrant, j’ai été en désaccord sur à peu près tous les points de cette critique nom seulement, vous étier complètement à coter de la plaque en faisant la liste des incohérence, étant donner que le conceptte de base n’est pas crédible, là n’est pas la question et de toute façon, sauf traits rares exception, c’est facile de démonté à peu près n’importe quelle flim en relevent les incohérence mais en plus, vous n’avez apparement pas du tout suivis le film puisque, par exemple, sur le fait que la jeune fille soit voyantte, il fallé être aveugle pour ne pas comprendre qu’elle avait quelque chose de spéciale, bien avant les fets d’annonce de plus, tout nous montre par la suite que le héros ne s’est pas tromper, puisqu’elle utilise de nouveaux son don pour les aidé là encore, s’était implicite, mais c’est intéressant d’ouvrir les yeux et les oreille quand on regarde un filme le fait que vous ayez choisi de vous appeler odieux connard prouve probablement que vous le faites exprès, et j’ai donc trouver sa relativemant drôle et sii cependant vous avez appréciez l’oeuvre uui a le mérite de changait, quoi qu’on en dize elle bénaificie d’un excellent jeu d’acteur, et d’une mise en scène remarquable, je vous invite à la revoire pour tenté de découvrire tout se que vous avez manquer.

      • « Ce flim n’est pas un flim sur le cyclimse » est la première réflexion à laquelle on pense en te lisant ^^
        C’est toi qui n’a pas compris le principe du blog, je le crains.
        Regarde « Avertissement » et « FAQ ».
        1. Ce n’est pas une critique mais un spoiler à but humoristique.
        2. Moult articles ici même vous expliquent la différence entre vraisemblance et cohérence.
        3. L’autre objectif de ces spoilers est de remettre à leur place les films pas si géniaux que ça, mais sur-évalués par la critique et adulés par le public.
        4. Les incohérences, c’est très important.
        5. https://odieuxconnard.wordpress.com/2012/09/25/haaan-mais-cest-quun-film/

        Honnêtement j’ai presque l’impression que tu es un troll …

  17. Alors moi, je dis bravo !
    J’ai lu la BD à l’origine de ce film que je n’ai pas vu, et qu’après cet article je n’irais pas voir, et bien… À part le train, le froid, les 3e classes pauvres et l’avant riche : Y’a rien en commun !!
    Comment bousifier une œuvre ?
    En laissant Hollywood l’adapter en long métrage bien sûr !

    • J’ai pas lu la BD (jamais eu l’occasion) mais je suis presque sûr qu’elle n’est pas aussi « massacrée » que l’est « je suis une légende », j’ai jamais vu une histoire aussi dénaturée (et pourtant j’ai apprécié le film à l’époque, mais il n’a clairement rien à voir avec le livre, hormis la fin du monde).

      • Il me semble que le « Je suis une légende » avec Will Smith est un remake des 2 premières adaptations du livre, donc forcément on est loin du livre !

      • J’ignorai que le livre avait eu d’autres adaptations, mais ça expliquerait effectivement les choses.
        Mais du coup je regrette quand même que ce ne soit pas une adaptation fidèle de l’histoire d’origine (je ne demande pas la perfection mais ce ne serait vraiment pas dur de faire mieux).

      • J’avais bien aimé le film des années 60 (je crois) avec Vincent Price il me semble. Ça n’avait effectivement rien à voir avec celui avec Will Smith qui du coup m’avait bien déçu. Par contre j’ai pas lu li livre, c’est pareil à la fin? (Le héros est tué par les vampires car il est vu comme le monstre qui vient tuer les vampires pendant leur sommeil, puisqu’ils se considèrent comme la dernière évolution du genre humain et que lui est de toutes façons condamné à disparaître, un peu comme par la voie de la sélection naturelle. Ce qui avait du sens. Bon je résume vite je sais…)

      • @salkon : grosso modo oui c’est ça.
        Y a les vampires qui sont fous et animaux (et morts cliniquements) ceux qui sont encore vivants et ont une conscience et se considèrent comme la nouvelle espèce, et le héros.
        J’ai pas vu les anciens films, juste celui avec WS que j’ai bien aimé mais qui n’a presque rien à voir avec le bouquin (comme World War Z par exemple.)

      • Pour « Je suis une légende », j’ai lu le bouquin et vu les trois films. Je peux vous confirmer que le premier film (avec Vincent Price) est une adaptation fidèle du roman. En revanche, les deux remakes suivants (avec Charlton Heston, puis Will Smith) se sont beaucoup éloignées du matériau de départ mais se ressemblent beaucoup, au final. Le Price est probablement le meilleur des trois films.

  18. Plutôt que d’une BD, ce n’est pas tiré de la saga fleuve de G. J. Arnaud, la compagnie des glaces ?
    De loin on dirait

      • En fait la BD est inspirée de « La Compagnie des Glaces » ou il reprend l’univers (les trains et la glace, quoi….) mais ont des thèmes différents(le premier est sur l’eugénisme et l’autre sur le totalitarisme et la lutte des classes). Après pour avoir lut la BD et vu le film je les trouves finalement assez similaires a la différence que la BD manque cruellement de rythme et a pris un très gros coup de vieux.

  19. « Le pitch », quel horrible mot, pourquoi plus personne ne dit « synopsis » ou plus simplement « résumé ». Pitch ça fait paresseux et négligé.

  20. Je n’ai pas encore fini de lire le spoiler mais je suis quand même passé lire les commentaires, impressionnant, une vraie bataille rangée (avec quelques personnes qui font un pique-nique au milieu), si ça s’envenime encore un peu on pourrait atteindre le niveau de « violence » d’un article critiquant les pokémons (les pokéfans n’ont aucun humour).

    Bravo à l’Odieux, je n’ai pas souvenir d’avoir vu un tel déferlement sur le site, même sur les articles parlant de féminisme (mais bon, mémoire de poisson rouge oblige, si c’est le cas j’ai de toute façon oublié que ça avait eu lieu).

    • Oh, tu devrais relire les com’s lors de la critique de « Spring Breakers » par le maître des lieux…là, c’était de la vraie bataille rangée avec un vrai noyau dur de fans qui soutenaient mordicus que ce film était un chef d’oeuvre (chef d’oeuvre qui, au passage, a réussi l’exploit de m’endormir en à peine 30 minutes)…

      • Ah oui, c’est vrai, j’avais oublié cette bataille. Épique à souhait, de quoi faire de l’ombre au Seigneur des Anneaux.

      • et le Hobbit alors ?
        Mais rien n’atteindra le niveau du duel « Le Veilleur » vs « Noob Man + 90% des lecteurs du blog » sur le spoiler de Pacific Rim !

      • Content d’avoir laissé un souvenir si inoubliable à certains. XD

        Sinon ouais y a plusieurs articles qui provoquent des rages intenses de fanboys outrés qu’on puisse critiquer leur sacro-saint film adoré. Y a eu The Hobbit (avec en plus les haineux outrés que certains puissent apprécier un film qu’ils ont détesté), Pacific Rim dans une moindre mesure, les divers Batman… et sans doute d’autres au fil du temps, mais qui sont perdus dans les méandres des spoils. Et quand j’ai vu « Snowpiercer » en passant aujourd’hui, je me suis dit « oh, les commentaires vont être un champ de bataille, j’ai hâte de voir ça, inférieur à trois inférieur à trois ».

        En tout cas, cet article m’aura appris que l’Odieux mange des chatons salés, ce qui me fait plaisir car je fais de même ! (:

    • « si ça s’envenime encore un peu on pourrait atteindre le niveau de « violence » d’un article critiquant les pokémons (les pokéfans n’ont aucun humour). »

      Ouais, honnêtement je pige pas pourquoi les gens ont toujours pas compris que Tortank était la meilleure évolution de la première génération. Ce monde me désespère.

      • Tout simplement parce que c’est florizarre.
        Aligatueur est un pokemon de deuxième génération.

  21. Bonsoir,

    Petits détails sur lesquels on peut revenir : Yona n’est pas une voyante mais une clairvoyante (dans ce cas c’est de l’ordre de la perception extrasensorielle plus qu’un vrai don pour voir l’avenir, i.e.: elle ressent le cuisinier ès insectes qui court, mais bon, ça marche au coup par coup quand même, faut pas trop lui en demander non plus…), par ailleurs lorsqu’elle s’endort, très inopinément c’est vrai, c’est du fait de l’alcool qu’elle a ingurgité en passant dans le wagon « nightclub » assorti d’un peu de Kronol (la Schnoof).

    Pour les teufeurs pris de meurtre, on entend, lors du passage de nos héros dans la discothèque, quelques personnes accrocs qui veulent récupérer leur Kronol volé par nos margoulins (Yona et Minsoo), d’où la poursuite et, tellement shootés, ces passagers continuent à danser, joyeux drilles qu’ils sont!
    Ce n’est pas Wilford qui ouvre la trappe où se trouve le gosse mécano de la Générale mais Yona (merci la clairvoyance!), Curtis a complètement oublié le gamin (au revoir la promesse faite une heure avant à sa mère dans le sauna).

    Enfin, lorsque le train passe dans un long tunnel en plein combat avec les bûcherons, on va dire que : « c’est parce que toute la révolution était planifiée minute par minute par Wilford et Gilliam/Gandalf depuis le début », c’est tombé pile-poil au bon moment pour chausser les lunettes de vision nocturne, quoi…

    Je dirai pour conclure que le film se veut grotesque dans la présentation du train (sa longueur, l’ordre des wagons censé représenter la société) et des êtres qui le peuplent (les speeches de Gertrude, la maîtresse propagandiste, les gestes n’ayant aucun sens, fourrures à gogo, etc.) mais cela n’excuse pas, loin de là, toutes ces maladresses et incohérences que vous avez soulignées.

    • hum ouais je suis plutôt d’accord avec ton avis, pour parler de son rapport au livre (on en revient toujours là ….) je dirais que le film est plus fou que l’histoire de base mais sans non plus cacher la violence du propos (révolution, pillages, sacrifices …..) après je reste très dubitatif sur la manière de voir le film : doit t’ont le voir au 1er degrés ou au 2nd ?

    • « Curtis a complètement oublié le gamin (au revoir la promesse faite une heure avant à sa mère dans le sauna). »
      En même temps, vu que sa mère s’écrase finalement avece le train au fond du ravin comme une bouse au fond d’une pile de scenarios (ou -ii) hollywoodiens, sa promesse, il s’en tamponne un peu :)

      • Curtis s’est laissé embrigader par le discours de Wilford, il allait manifestement accepter le poste au point de ne pas donner la dernière allumette à Yuna. C’est à ce moment que, grçace à elle, il découvre le traitement des enfants et par la même son but de sauver le gamin.

  22. Effectivement, le contexte rappelle furieusement la saga de la Compagnie des Glaces.
    Ceci étant, le problème ne vient pas tant des idées véhiculées par ce film, qui peuvent être tout a fait allégoriques et bien fichues, mais plutôt du film lui-même, autrement dit du traitement du sujet.

    Ce qu’on a ici, c’est apparemment un ensemble de thèmes sociaux présentés via un film d’action. C’est plutôt casse-gueule comme méthode, parce que ce genre doit surprendre le spectateur par du spectaculaire, le scotcher au siège, mettre en scène de l’héroïsme, etc. Bref, c’est très actif.
    Mais si vous souhaitez développer un thème de réflexion, il faut laisser le temps au spectateur de s’approprier mentalement la scène, il faut ralentir le rythme ou alors découper correctement les scènes, ou encore travailler les dialogues avec finesse pour faire ressortir de façon incisive les idées. Là tout de suite me viennent en tête Starship Troopers et Robocop (les vieux, j’entends) ; ce sont des films d’action qui parvenaient à bien traiter leur sujet par des scènes fortes entrecoupés de scènes plus calmes, soignées et qui avaient un but précis.

    Du coup, quand vous souhaitez mettre en avant un thème social par le biais d’un film d’action, il y a quantité de choses à penser en amont. Le souci, c’est qu’il y a aussi un impératif de rentabilité derrière ; il faut que le film marche, parce qu’on a mis des sous dedans. Alors le côté action aura de plus en plus tendance à ressortir au détriment du thème qui, finalement, ne sera plus guère qu’une justification éloignée. Là tout de suite je pense à AD Babylon, qui aurait pu être un bon film d’action avec un bon thème derrière (oui, je sais que c’est tiré d’un bouquin) sauf que ça s’est un peu embrouillé en cours de chemin et qu’au final, on a un truc pas très lisible qui hésite entre action et road movie pour finalement échouer sur une conclusion qui m’a semblée hors de propos.

    Alors oui, la critique de l’Odieux Connard est de mauvaise foi, mais ça, fallait s’y attendre, hein. Seulement, elle est plutôt justifié parce qu’on a là un film qui noie son thème dans une avalanche d’action pour satisfaire des poncifs, eux-mêmes destinés à faire marcher le retour sur investissement. Et comme la société occidentale est avant tout « visuelle », on multiplie les scènes baroques pour faire croire à de l’imagination alors que s’en passer aurait certainement permis de mieux traiter le sujet.

    Mais bref, c’est la malédiction du cinéma actuel, alors c’est pas près de changer.

    Et désolé pour ce long laïus, je ne sais quand m’arrêter, désolé.

    • « La Compagnie des glaces ». En lisant OC, j’ai eu cette impression que le film était un repompé lamentable, minimaliste et merdique de la saga.

      Je n’ose même pas imaginer ce qu’il risquerait de se passer un jour, si Hollywood découvrait Jean ray. Saint-Judas-de-la-nuit, Malpertuis ou Le Grand Nocturne risquent de se retrouver en adaptation Stephen Kingienne à la sauce Ketchup (excusez l’euphémisme). Bref, une malbouffe pré-mâchée et remplie de scènes d’action débiles pour un public lobotomisé.

      • A part le train et la glace, je vois pas trop le rapport avec la Compagnie des Glaces… Les trains s’arrêtent, les problématiques y sont totalement différentes, il y a aussi plus de cul.

        Par contre pour ce qui concerne hollywood, malheureusement il y a déjà eu quelque chose, une adaptation dans une série pour ados qui a duré une saison, qui a fait un bide inter-sidéral, et qui avait l’air vraiment nulle.

      • D’une part, le premier tome de la Compagnie des Glaces et Le Transperceneige sont globalement sortis à la même époque (début des années 80).
        Le film ne « pompe » rien du tout, il reprend les bases de la bd. C’est tout.

        D’autre part, si le Transperceneige d’origine s’inspire bel et bien de la CdG pour le cadre général, le reste n’a rien à voir. Les deux oeuvres traitent de sujets complétement différents (et ne ressemblent pas du tout, au final).

        En gros, faut juste pas être con et parler sans savoir, quoi. Ce n’est pas parce que ça parle de trains dans un monde post-apo enneigé que c’est « pompé ».

    • Juste pour rebondir sur Babylon AD, qui est un film très moyen certes, il y a un excellent documentaire dessus en fait (j’ai plus le nom en tête j’avouerai) qui montre toute les merdes que Kassovitz a eu lors de la réalisation du film, et toute les ingérences du studio qui ont complètement massacré son travail en fait, au point de le dégouter véritablement.

      Et ca a surement été le cas dans pas mal d’autre film du genre, ou le montage a été refait derrière par les studios, brisant parfois tout ce que le réalisateur cherchait a faire.
      Ceci dit, je ne dis pas que c’est le cas pour Snowpiercer, je n’ai même pas vu le film et franchement, ca me fait assez peu envie en fait, c’était juste pour revenir sur le cas babylon AD ;)

  23. Vu ce qui c’est passé autour du film (Harvey les doigts de fée tout ça…) ça ne m’étonnerait pas que la plupart des conneries que l’on voit dans le film proviennent de la production.
    A mon sens c’est l’exemple typique du film qui aurait pu être très bon mais qui se fait torpiller en interne… dans le genre il y a également 47 ronin dont j’espère voir une critique sur ce blog.

    • Ah non, Weinstein n’y est pour rien, la version tronquée n »était destinée qu’aux américains, nous avons la « bonne » version, celle du réalisateur. Si torpillage interne il y a eu, ça vient de lui et de son scénariste, pas du gros barbu à ciseaux (je n’ose imaginer la version raccourcie, soit dit en passant)

  24. Bien, bien , bien… Et sinon, la circonférence terrestre est d’environ 40 000km. Mettons que le train fasse quelques détours pour garder ses bogies au sec, ce qui double le trajet. Allez je le triple pour faire bonne mesure. Donc un circuit de 120 000km. En 365 jours. Vitesse moyenne : à peine plus de 13km/h. A peu de chose près celle d’un crabe…
    Où donc est le philosophique message subliminal de cette fantastique fable d’anticipation ? Dans l’immense désert glacé qui règne dans les crânes des scénaristes hollywoodiens sans doute…

    • en fait il fait pas vraiment le tour du monde mais c’est un gros circuit qui fait l’Afrique , l’Europe et l’Asie (ce qui est cohérent vu que passer par l’atlantique est un peu galère) après est ce que c’est plus long ou pas j’en sais rien …

      • 438 000 km en fait, c’est même mentionné dans le film (comme indiqué plus bas).
        Cela dit, vu la façon dont il « transperce » la neige sur la voie, le train semble aller plus vite dans le film que les 50 km/h affichés (Bong Joon-Ho indique 70-80, je me demande comment il a fait pour se gourer comme ça dans ses calculs).

  25. Le spoiler est délicieux, mais la bataille en commentaire l’est tout autant, merci quand même à l’OC de nous offrir de quoi nous amuser pour la soirée ! =D

    • Complètement d’accord !
      J’avais pris pour délicieuse habitude de venir régulièrement sur ce truculent blog pour passer le temps lorsque je suis au travail, mais je ne m’étais jamais penché sur les commentaires qui visiblement sont tout autant enrichissants et chronophages que les perles de notre cher O.C :)

  26. J’ai adoré ce film, tout autant que cet article d’ailleurs.

    Mais à propos du gamin à la fin, il me semblait qu’il était là pour remplacer les pièces défaillantes par du neuf (car il fallait quelqu’un de très petit pour s’insérer dans la machine). Et non pas comme vous le prétendez pour jouer le rôle d’une pièce.

    Mais peut-être que mon esprit s’est imaginé ça pour rattraper un peu le manque de logique du film. Ou peut-être que vous dîtes une connerie.

    Je vais le revoir une troisième fois. Juste pour le plaisir.

    • Non non, vous avez raison, c’est bien ce qui est expliqué (même si ça reste très con). Il y a d’autres incohérences soulevées qui n’en sont en fait pas : Yuna qui s’endort et les teufeurs qui font n’importe quoi, ça a une explication très simple, ils sont tous raides défoncés. Ce n’est donc pas vraiment ça qui m’avait embêtée au visionnage (c’est tous les autres trucs :p)

  27. Un film qui sait faire croire aux cons qu’ils sont des intellectuels incompris :p Ça marche bien de nos jours cette technique.

  28. Cher Odieux, je me permets de vous corriger sur un point de sémantique : le traducteur, c’est celui qui, comme moi, passe sa journée en pyjama à traduire un texte d’une langue étrangère vers sa langue maternelle, à l’écrit. L’interprète, c’est celui qui, comme moi, traduit les inepties orales de conférenciers, à l’oral donc. Deux métiers proches mais différents et pas forcément pratiqués en parallèle.

    A part ça, excellent article, comme toujours.

  29. Cher Odieux,

    J’ai vu ce truc qui se veut un symbole il y a deux jours et comme après robot crotte, je n’ai pas été surpris de voir que vous les avez choisis pour nous les spoiler tant ils sont… spéciaux.

    Encore une fois vous faites mouche car on a eu à nouveau un festival de joyeusetés scenaristiques, un jeu d’acteur impressionnant et, bah un poisson quoi …!

    Quant à la symbolique du flim, blahblah pyramide sociale, révolution, critique du système tout ça tout ça. Au final y pètent la machine inhumaine et… meurent de froid ou en servant de sushis pour gros nounours.

    Moralité le film explique « symboliquement » qu’il ne faut changer rien changer sous peine de tout détruire.

    Message pourri, encapsulé dans de la matière fécale, rappelant les petits mots planqués dans les tablettes.
    C’est le train qui se mord la queue
    Comme quoi on ne peut faire que du caca avec du caca.

  30. On se pèle le cul dehors et ils sont même pas foutus de faire un train supraconducteur ! Ceci dit fallait bien trouver une utilité aux gosses…

    • Le problème d’un train supraconducteur, c’est qu’il aurait fallu une voie adaptée. Vu que personne ne croyait à ce projet de train dans l’univers du film, une voie immense déjà prête aurait constitué une incohérence.

  31. Critique très drôle, même si cela ne reflète absolument ( de toute je ne lis jamais l’OC pour avoir un avis objectif, il a déjà démonté des films sur son site alors qu’il les avait appréciés).
    Personnelement, je pense que ce film est bon, mais que les codes des films coréens sont très loin des nôtres. La fin est vraiment pessimiste sur notre société, bientôt le train déraillera et l’humanité disparaitra.

    • J’ai vu « The Host » du même réalisateur, et effectivement les codes du cinéma corréen font que l’ont passe un moment étrange entre science fiction, emotion et absurde, mais j’avais vraiment bien aimé.
      Et là Snowpiercer ne l’a pas emballé, en plus c’était vraiment poussif sur la fin.

      • Je n’ai pas vu ce dernier film mais j’avais beaucoup apprécié The Host, Antarctic journal (incompréhensible mais envoutant) et Mémories of murder du même Joon-ho Bong

        Pour Snowpiercer la symbolique semble vraiment taillée à coup de hache… j’ai eu le même sentiment en regardant « Gravity », les thèmes sont intéressants mais le traitement est balourd.

  32. « 0/5 C’est une sombre merde. » Non, c’est kloug.

    On dirait que ce scénario a été pondu lors d’une soirée de Kamoulox. Mais je lirais bien la bd cela dit (j’en connais peu qui sont pourrites).

  33. A part ça le twist final « moi chef des méchants j’explique au héros que j’ai moi même encouragé la rébellion, que tout est sous mon contrôle et que je vais tuer presque tout le monde, et que c’est pas la première fois que ça se passe, qu’il n’es pas le premier élu ». C’est pas un peu Matrix ça ?

  34. Pffffff
    Je vais rarement au ciné (bientôt 3 enfants; quelle drôle d’idée…) et quand j’y vais je me retrouve à voir des films « par défaut » parcequ’on a enfin une soirée de libre alors profitons-en à fond même s’il n’y a rien à l’affiche qui nous attire follement!!!!
    Les derniers que j’ai vu je les ai donc choisis en me disant qu’au moins cette fois je saurais de quoi il s’agit AVANT de lire le spoil: je suis donc allée voir world war z cet été et capitaine America 2 ce weekend.
    Pourquoi je tombe toujours à côté de la plaque?!? Franchement j’étais persuadée que cette fois serait la bonne et j’avais consigné mentalement tous les reproches que j’espérais lire ici…

    Bon au moins cette fois j’avais eu un léger aperçu puisque ma moitié l’a regardé il y quelques jours (j’ai profité de la bande son pendant que je préférais bouquiner bêtement).

    Sans rancune puisque cette fois encore j’ai bien ri!

  35. Des mechants riches avec un super mechant super riche a leur tete qui complote contre les gentils pauvres dont l’existence n’est qu’une ligne comptable dans un bouquin (je note que tu ne parles a aucun moment de wagons vivables de premiere et seconde classe, il n’y a donc que les 3eme classes, wilford et la securite dans ce train?) et qu’on sacrifie pour faire perdurer un systeme injuste.
    Dis donc, ca ressemble vachement a une allegorie marxiste ce truc. Ca ne pouvait que faire du 5/5 en france, c’est sur.

    • « Des mechants riches avec un super mechant super riche a leur tete qui complote contre les gentils pauvres dont l’existence n’est qu’une ligne comptable dans un bouquin (je note que tu ne parles a aucun moment de wagons vivables de premiere et seconde classe, il n’y a donc que les 3eme classes, wilford et la securite dans ce train?) et qu’on sacrifie pour faire perdurer un systeme injuste. »
      C’est pas la base de Hunger Games aussi (j’ai de vagues souvenirs) ? On dirait que les scénaristes sont de plus en plus inspirés à lire toutes les critiques parues ici dernièrement…

  36. Une critique à chier d’un mec qui critique les critiques à chier. Bravo. Essayer à tous prix de trouver de la cohérence et de la pertinence dans un film tiré d’une BD fantastique au scénario dystopique et post-apo (qu’on ne connait pas vraiment ou peu). Encore bravo.

    • Vous ne connaissez visiblement pas bien le genre littéraire de la dystopie, certains ouvrages lorgnent du coté de la hard sf et sont d’une rigueur exemplaire dans leur cohérence et leur message social.
      Et quand bien même un ouvrage n’est pas réalistes, ils doit avoir un minimum de logique interne pour maintenir la suspension volontaire d’incrédulité.

    • encore un rigolo qui pense que l’odieux est un critique de cinéma …
      Mais lisez donc l’avertissement et la FAQ !

    • Qu’est-ce qui empêche un univers fantastique, dystopique et post-apocalyptique d’avoir une cohérence interne?
      Je trouve un peu facile d’écrire un scénario qui part dans tous les sens, se contredit lui-même toutes les deux secondes et ignore des lois physiques basiques (alors qu’on est bien toujours sur la Terre, malgré les changements climatiques), et de justifier le tout par le fait que l’histoire n’a pas lieu dans le monde que nous connaissons.

  37. J’ai unnouvel écran à acheter pour mon ordi, personne n’a un enfant de 30 » en haute définition ?
    Sérieux… Encore merci l’OC, c’est trucullent et j’insiste : Vous DEVEZ voir le nouveau Total Recall.
    Cheerz,
    Shades

  38. Attention à la fin : « Et les critiques n’ont bien évidemment rien avoir » => à voir.

  39. Merci OC, pour ce boulot d’utilité publique, qui t’a pris un temps précieux, mais des fois il faut se sacrifier un peu pour prêcher la bonne parole, merci bien de te dévouer si souvent et avec tant d’efforts.

    La lecture des commentaires est presque aussi drôle que l’article, cela dit.

    Aux adeptes du « second degré » et des « sens cachés », on ne répétera jamais assez que si l’on veut faire passer un message, ou souligner l’absurdité de la vie, ou faire des métaphores, il ne suffit pas de faire passer le spectateur pour un con en lui disant « attention, il y a des messages cachés, hein, cherchez bien, c’est subtil ! » et après faire n’importe quoi en croisant les doigts pour que quelques personnes se torturent les neurones pour trouver une justification à ce qui n’a pas de sens.
    Pire encore, ici on n’est pas vraiment dans l’abstrait ou l’absurde : on est dans un film qui se voudrait « intellectuel » (hahaha j’en ris rien que de l’écrire !) mais qui veut se la péter façon Hollywood. Le résultat c’est juste un galimatias d’incohérences baroques et de scènes d’action, voir même de surf (depuis le seigneur des anneaux et Legolas, on en trouve partout, des surfs. C’est bizarre. Il doit y avoir un lobby du surf quelque part, qui fait pression.).

    Merci encore et bon courage pour la suite, OC. j’espère quand même que tu trouves le temps de regarder de bons films, de temps en temps !

    • Toutes ces scènes de surf n’ont qu’une seule et unique origine: venger le lieutenant-colonel Bill Kilgore qui n’a malheureusement pas pu surfer à cause d’un largage de napalm intempestif et mal contrôlé par l’aviation américaine….. Damned!!!!!

  40. Moi j’ai adoré le passage « relai de la (seule et unique) torche » qui sert absolument à rien et qui débouche quand même sur 20 torches qui se sont reproduites entre 2 plans (la parthénogénèse peut-être ?).

  41. Si je n’avais pas vu le film il y’a 3 jours (et en plus, j’admet l’avoir plutôt apprécié malgré les incohérences), j’irais le voir en courant après cet article !!!
    (bon sinon, le don de voyance de Yuna est révélé à la première porte fermée quand elle dit qu’il n’y a personne derrière).

  42. Cette phrase est fausse :
     » Et les critiques n’ont bien évidemment rien à voir avec le fait que ce soit tiré d’une bédé française, non ma bonne dame, les experts ne mangent pas de ce pain là »

    Je vous invite à relire les critiques professionnelles des films :
    Astérix et Obélix contre César
    Astérix aux Jeux Olympiques
    Astérix et Obélix : Au service de sa Majesté
    Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec
    Blueberry : Blueberry, l’expérience secrète
    Iznogoud
    Lucky Luke
    Michel Vaillant

    J’en oublie probablement.

    Des bds françaises (ok franco-belges pour certaines) adaptées en film et détruites par la critique. Au contraire, j’aurais plutôt tendance à penser que les critiques vont pousser le cocorico et démonter tout ce qui est adaptation de leur patrimoine chéri.

    • Les BD comiques françaises adaptés par les français, ça se fait défoncer quand c’est mauvais : on en a honte.
      Mais là, un réal coréen qui fait un blockbuster produit par Hollywood avec des Chris Evans, Ed Harris et John Hurt, c’est la classe ! Et en plus c’est un drame avec un message politique ! On peut donc s’en attribuer les points positifs à la BD made-in-france, et les points négatifs à Hollywood.
      On ne prend donc pas de risque en pondant un 5/5 basé sur la critique de la BD.

  43. A propos des incohérences et raisonnements stupides dans les films américains, j’ai une nouvelle théorie. Hier j’ai vu un film intitulé « compliance », dans lequel un mec se faisant passer pour un inspecteur de police au téléphone fait faire un tas de trucs à ses interlocuteurs, sans que jamais ceux-ci ne se posent la moindre question, y compris quand il demande de mettre à poil une fille et de lui faire-faire des trucs. On ne peut pas regarde ce film sans se dire un peu plus à chaque minute que ça ne tient pas debout, que personne n’est aussi con. Et à la fin, surprise, on apprend que ce canular a réellement eu lieu et que même mieux, le mec qui en est l’auteur en a fait 70 autres similaires avant que les autorités mettent la main dessus (le dernier qui est raconté dans le film ayant particulièrement dérapé avec le viol d’une jeune femme). Si c’est ça le niveau dans la vraie vie, pas de raison que ce soit plus reluisant dans la fiction. Ce serait même plutôt le contraire, il faut que les films semblent un peu réalistes.

    • OMG Einstein avait raison, la connerie humaine est bel et bien infinie… (pour l’univers c’est pas sûr apparemment. Humans win!)

  44. Bien vu OC, je l’ai regardé d’un œil torve en faisant autre chose, heureusement que je n’ai pas prêté attention aux petits détails. Heureusement que vous n’avez pas sorti les différences entre l’original illustré et ce film, parce que cette bouse est une insulte finie à la BD de Lob et Rochette (http://www.quandletigrelit.fr/lob-rochette-legrand-transperceneige-integrale/)

    C’est peut-être pour ça que les critiques n’ont guère évoqué la bande dessinée originale, les auteurs (ou ayant droits) ayant refusé.

    • Ah ? pourtant le dessinateur de la bd d’origine fait un caméo dans le film puisque c’est à lui que l’on doit les dessins (on ne voit que ses mains). Lors d’un passage vers le milieu du film on voit également la bande dessinée d’origine défiler rapidement sur un écran en lieu et place d’une des fenêtres du train.

      • Je plaisantais pour le dernier paragraphe, si les auteurs devaient bouder les adaptations mal faites, alors peu sortiraient de chez eux…
        Merci pour m’avoir indiqué les cameos, je regarderai ça plus attentivement – j’avoue avoir blogué le billet en même temps que le visionnage, dès que je me concentrai sur le film je pleurais de rage, n’ayant pas la patience de l’hôte.

      • C’est même lui qui a fait tous les dessins réalisés par le dessinateur des wagons de queue (qui a sûrement un nom, mais je ne m’en souviens pas) et on les retrouve aussi dans l’intégrale de la BD qui vient d’être rééditée (le film aura au moins entraîné une bonne chose).

      • Benjamin Legrand et Jean-Marc Rochette font un autre caméo ensemble (2 passagers de 3ème qui regardent ceux qui font rouler les bidons pour fabriquer le bélier).
        Et on voit aussi la BD dans le salon de beauté, entre les mains de l’une des femmes assises avec un casque de coiffure sur la tête.

    • Ce n’est pas pas la peine de répondre au tigre, ses commentaires ne sont là que pour faire de la pub à son blog.

      • Quelle fine analyse, vous devez également savoir à quel point le blog me rapporte de fric.
        Je suis désolé si vous avez l’impression de vous être fait avoir en cliquant – même si le lien annonce bien que ça va parler littérature. Ça doit être extrêmement dur pour vous de surfer sur la toile, combien d’agrandisseurs de pénis achetez-vous par minute ?

      • Du fric, non, mais satisfaire votre indéniable ego, sûrement. Le problème n’est pas de parler littérature, mais la pauvreté de vos interventions, qui comme celle ci-dessus, sont péremptoires et erronées, donc futiles et prétentieuses.

      • « sont péremptoires et erronées, donc futiles et prétentieuses ». C’est bien ce que je craignais. Pas le temps de discuter avec un troll, vous vous êtes trompé de client.

  45. Moi j’aime bien les symboles… mais aussi les mathématiques ! Alors 4 révoltes en 18 ans où chaque fois exactement 74% des rebelles sont tués, ça fait combien de rebelles au départ et combien de naissances dans l’intervalle ? Vous n’avez pas trouvé la réponse ? C’est pas grave, c’est déjà mieux que les concepteurs du film qui ne se sont pas posé la question.

    • ah mais tu as oublié que les enfants naissent à 8 ans par groupe de 10, deviennent adultes sans doute en deux trois ans, comme une sorte de cochon d’élevage.
      Tiens, à propos, personne n’a dit où étaient les boeufs et poule d’élevage ?

    • Ah j’aime ce genre de commentaire, irréfutable, au bon goût de baffe dans la gueule !
      Si seulement les scénaristes pouvaient aussi les lires…

    • Il n’est dit à aucun moment que chaque révolte entraîne 74 % d’exécutions. C’est seulement celle du film qui est concernée par ce chiffre. Inutile de rajouter des incohérences là où il n’y en a pas, le film en contient suffisamment comme ça.

  46. Excellent! J’ai trouvé de FLIM (car oui c’est un FLIM) pourri.
    J’ai cru lors de l’annonce de la bonne année que le FLIM était un FLIM rigolo mais non… en fait…

    Merci O.C. tu m’as encore bien fait rire!!

    Cordialement,

  47. Moi ce qui m’a choqué dès le début, c’est la saleté noire qu’on trouve partout en 3eme classe, jusque sur les gens. d’ou vient elle ? ils la fabriquent eux meme et en enduise leur lieu de vie ?

    • La saleté ET le look « steam punk ».
      La 3e classe a été conçue avec des tuyaux, des fils de fer, du tissu déchiré et de la saleté afin de ne pas perturber les pauvres.

  48. Donc en gros si j’ai bien compris, parce que c’est symbolique ça a le droit d’être truffé d’incohérences?

    Ça roule ! (hi hi pour un train c’est normal hi hi hi hi)

  49. ENFIN ! Je l’ai vu au cinéma. J’ai passé toute la deuxième moitié du film à me facepalmer avec insistance. Toutes les personnes l’ayant vu dans mon entourage ont adoré. J’ai vraiment cru que j’étais passé à côté du film. On dirait que finalement d’autres partagent mon avis.

    Je ne suis néanmoins pas d’accord avec vous, cher Odieux, quand vous dites qu’on voit TOUS les wagons. Il est évident qu’on ne voit pas tous les wagons, il y en a un millier. Mais puisqu’on en est dans les chiffres il y en a un autre que vous avez oublié de relever et qui est pourtant sympa : on nous explique que le train fait 438000 km en un an. Suite à un calcul rapide, on en vient à la conclusion qu’il roule en fait à 50 km/h. Vachement moins impressionnant d’un coup.

    D’accord pour tout le reste, ce film est nul. Un pot pourri indigeste de BD française déprimante, de blockbuster américain tourné par un caméraman parkinsonien, et de philosophie emo-prout coréenne. Yay.

    • En fait, y a que 60 wagons, pas mille et un comme dans la BD (et on les voit tous quand le train prend la boucle et que Guy le bad guy en profite pour canarder nos héros par la fenêtre).

      Mais c’est vrai que 50 à l’heure, c’est un peu lent pour défoncer les tas de neige sur la voie.

  50. J’ajoute que le titre de l’article est mal choisi. Si l’auteur veut dénoncer le fait que ce film est une bouse, il ne transperce pas les bouses. Au contraire.

  51. Article hilarant. Effectivement, ce film est une bouse. Heureusement que je l’avais téléchargé et que j’ai dîné en le regardant.

    Pour en revenir au fond de votre article (mais pourquoi donc une telle critique unanimement à côté de la plaque ?), je pense que le fait que le réalisateur soit coréen a beaucoup aidé. Ajoutez à cela une espèce de critique sociale pour ados limités, un soupçon de violence gratuite, et vous avez tous les ingrédients d’un lancement promotionnel réussi.

    Cela étant, rendons à Telerama ce qui est à Telerama, le film est quand même largement mieux que After Earth, et vaut bien son World War Z ou son Elysium. Mais bon…

  52. Je suis un peu étonné du titre de l’article, « Le transperce bouse », je pensais que l’OC aurait trouvé un jeu de mot bien senti comme d’habitude, là c’est un peu facile. Bon, j’en trouve pas, mais c’est pas mon job !

  53. Je suis scandalisée, vous n’avez même pas mis de photo de Grey l’exhibitionniste, pensez à vos lectrices (et lecteurs gays), zut quoi !

    En plus, vous n’avez même pas mentionné la plus grosse (c’est de circonstance) incohérence du film : comment Octavia Spencer a-t-elle réussi à conserver ses 125 kilos (à vue de nez) après 18 ans de privations ? Je suis déçue, mes questions existentielles à ce sujet n’auront pas de réponse.

    Sinon et blague à part, sondage : combien d’entre vous ont pensé, à la dernière scène du film, donc le gros plan sur l’ours, que celui-ci se disait « A taaaaaable !!! » ça m’est venu immédiatement, je me demandais si j’étais là seule.

    • Oui oui, j’y ai aussi pensé de suite en voyant l’ours… C’est triste de se dire qu’ils ont même pas pris 1 ou 2 secondes pour réfléchir et comprendre que leur message final d’espoir était en fait complètement à côté de la plaque…

      • Oui ils auraient du mettre des bébés phoques à la place des ours, comme ça les enfants auraient eu à manger et même des peaux supplémentaires pour se protéger du froid.

      • Et d’ailleurs, sachant que 7 types en fourrures sortant du train des années avant ont gelé debout en quelques minutes, comment cet ours a survécu tranquillement dehors pendant tout ce temps? (ok il a de la fourrure mais quand même vu la vitesse à laquelle tout gèle même lui devrait se les peler(ou alors il y avait un compartiment pour ours polaire dans le train))

      • Erf… Grillé par jc juste quelques commentaires plus bas (et quelques heures plus tôt). Ça m’apprendra à penser à tout lire avant de poster.

      • L’ours a trouvé une caverne pour hiberner et a été cryogénisé ! Avec le redoux, il s’est réveillé comme une fleur ; comme Minsoo et Yuna, du reste. Non, ça se tient :-)

      • Perso, je n’ai jamais vu cette fin comme pleine d’espoir, mais plutôt comme une grosse baffe nihiliste. Le mec qui se fait geler le bras au début nous annonce direct que sortir du train serait une énorme connerie (même si la Terre se réchauffe lentement, je n’ai pas oublié, merci). Donc, au final, il font péter le train mais ce n’est que pour crever plus rapidement (la peste, le choléra, toussa). L’ours ne fait qu’annoncer direct que les rescapés ont fait la connerie de sortir du train sans défense face à un environnement auquel ils n’auront jamais le temps de s’adapter.

        L’une des fins les plus pessimistes qui soient, en fait.

    • Bah pour le coup je crois que c’est voulu et que ce plan rejoins assez bien l’esprit de la BD : si l’espoir n’est jamais vain, il aura toujours un parfum de tarte aux griffes dans ta gueule.
      Si on regarde un peu la filmographie de Bong Joon-ho, jamais ses protagoniste n’obtiennent réellement ce pour quoi ils luttent, seulement une chance de se réinventer au travers d’un compromis ou d’un deuil, tout en y perdant quelques plumes (ou un morceau de gras).

      C’est justement ce que je trouve horripilent dans ce film : le deuil (du mode de vie) franchit la dimension de l’intime pour venir donner des leçons de civilisation à tout le monde, sauf à ceux qui ont été élevés dans celle de l’auteur.
      On assiste alors à un « mmmoui votre civilisation, à vous les occidentaux, est responsable de tous les maux, tandis que la mienne, asiatique (oui,y’en a qu’une. Y’a pas eu juste des dizaines de successions de civilisations rien qu’en Chine, ou en Inde, c’est pas le sujet. En fait si, mais pas comme ça apparemment) mérite de tout dominer parce qu’on est Tous d’accord , nous en Asie , pour faire de l’humanité un truc trop sympatoche (les câlins de classes, c’est un truc continental) et oui, c’est à nous de gérer l’Afrique, qui est trop immature pour choisir son propre destin mais ça va, c’est rigolo…
      Ça distille un cynisme tellement nauséabond qu’il devient quasi impossible d’adhérer à quoique ce soit dans ce train, foncièrement mal branlé comme le soulève M.Odieux (cette scène des bûcherons où je croyais jubiler avant de me demander : attan, un wagon tout vide et lumineux dédié à la baston ? Tout ne reposait pas sur le problème du manque de place dés le début ?) tant plus rien ne semble ni sincère ni fantasmé.
      En même temps, les jalons du « pensez ce que vous voulez je m’en branle » étaient déjà posés avec les explications foireuses depuis le début jusqu’à la salle de classe.
      C’est quand même dingue, dans la BD, qui n’est pas si géniale, pardon, les auteurs ont la politesse de ne pas s’appesantir ni sur le pourquoi ni le comment l’humanité se retrouve prisonnière du train, ni pourquoi celui-ci ne doit pas stopper (du moins dans le 1er volume).
      Voilà au moins une licence, sinon poétique, au moins imaginative, qui aurait donné du grain à moudre à ceux qui veulent tout expliquer, sans pour autant gâcher le plaisir des contemplatifs : rien n’était prévu et personne ne sait vraiment comment on en est arrivé là.
      Non, on va vous en donner des explications, qui ne servent aucunement le récit,mais qui ont le mérite de dire de suffisamment de la merde pour que vous décrochiez immédiatement de l’histoire :

      « Alors en fait y’avait des avions pour combattre le réchauffement climatique, puis ça été la merde et alors y’avais ce mec génial qui voulais faire le tour du monde tout doucement avec un super train et on s’est dit que ça allait nous sauver parce qu’un train qui roule ça tue grave la glace tout ça. C’est pourquoi on a une super chanson qui fait… »

      Les scénaristes sont des champion de l’exfiltration immersive. Ils veulent tellement pas qu’on croie en la crédibilité de leur univers ferroviaire qu’ils ont fait en sorte que les protagonistes ne rencontre jamais des lieux de vie tels que dortoirs, restaurants, manufactures (non, les tailleurs ne fabriquent pas du tissu, pas d’avantage que les coiffeurs du shampoing, ou alors portez plainte) ou bureaux.
      Cette absence de vie et de contrôle de l’espace (c’est pourtant pas compliqué, tout est en long) donne effectivement envie de se casser de cet enfer.
      Parce que c’est stupidement explicatif alors que l’ambition est métaphorique : occident = caca !

      Tout cet indigeste laïus pour dire : oui, tel les personnages de son oeuvre la moins marquante par un ours blanc, Bong Joon-ho va se faire becter et recracher par un Hollywood goguenard.

      Déçu quand même, j’ai l’impression d’avoir perdu un champion.

  54. Je plussoie pour la grosse dame… Et aussi pour l’ours à table.

    Question subsidiaire s’il en faut:
    Z’avez vu comme le petit Mokobé à un ensemble à sa taille, en sortant du train?
    (alors que la voiture-tailleur est dans le ravin 10 bornes en arrière, il me semble…)

  55. Je dois avouer qu’il m’a fallu un peu de temps pour comprendre qu’il s’agissait d’un vrai film.
    Au début j’ai cru à un faux spoiler pour commenter quelque chose de l’actualité, j’ai cherché un calembour ou une référence dans le titre du film, je me suis dit que ces fausses critiques de journaux était drôlement bien faites.
    Et puis j’ai commencé à avoir un doute en voyant l’affiche, ça paraissait quand même trop bien fait.

  56. Finalement, c’est digne d’un Asylum, le budget en plus.
    Vivement le mockbuster.

    Sinon, dans le style grosse daube qui surfe sur un acteur en vogue, j’ai testé bad ass récemment, j’ai abandonné au bout de 20 minutes.

    • Si vous voulez vraiment vous marrer avec de la bonne grosse daube assumée et perdre votre temps de manière efficace, voici mon trio de tête du moment :
      – Sharknado (néologisme intéressant pour un film qui ne l’est pas moins)
      – Poseidon Rex (quand Jurassic Park rencontre une blonde à forte poitrine en bikini et un studio d’effets spéciaux équipé en atari)
      et mon petit préféré : Avalanche de requin …

      oui je sais, il y a une espèce de consensus entre les nanards actuels et la peur du requin …
      Voici donc trois exemple de bouse monumentale et très mal filmé-joué-doublé auquel nos salles obscures ont échappés …

      • Ces films font bien évidemment partie de ma vidéothèque et mon but dans la vie est de les faire découvrir à l’Humanité.
        Sand Shark est un vrai bonheur qui crisse sous la dent (surtout en combo avec sharknado et snow shark), et je conseille grandement la série Birdemick.

        J’attends sharknado 2 à new york impatiemment…

        Par contre, plutôt qu’un consensus, j’opterai plus pour un concours de qui pondra la plus grosse m****, hors programme de tv réalité.

        Mais avec le recul, j’ai finalement plus de respect pour un film à 1 million de brouzoufs tourné en 1 mois qu’en une superproduction coûtant à peine moins cher qu’une bagouze du pape, bourrée d’incohérences et vomissant son mépris pour l’intellect du spectateur.

        Bon, c’est pas tout ça, mais ça m’a donné envie, je crois que je vais me faire un mega shark ou une attaque de la moussaka géante, voir même un flim qui de parle pas de cyclimse.

        « Monde de merde… »

  57. Il y a un problème avec l’affiche : il n’y a pas de flammes dessus. Ni même de gerbes d’eau. Alors que le film est une grosse m***e. C’est pas normal !

  58. Je viens de regarder le film. Après une demi-heure j’ai failli abandonné mais j’ai tenu (plus ou moins) bon… Puis je suis allée faire un tour sur internet pour voir les critiques. Et là, plein de bonnes critiques alors que j’ai vraiment trouvé ça suuuuper pourri… Heureusement, je me suis dit: « Tiens, il y a peut-être un spoil sur mon site critique préféré ». Et rien que le titre m’a déjà fait bien plaisir!

    • Oula, j’ai pas relu mon commentaire avant de poster: c’était « j’ai failli abandonner », bien sûr.

  59. C’est facile de tirer sur l’ambulance, mais ça fait toujours plaisir.
    Merci pour cette hilarante critique d’un film qui m’a fait me tordre de rire tellement il était idiot. Précisons que je n’ai pas payé un centime pour le voir; j’aurais beaucoup moins ri…
    Je commence à considérer une réorientation professionnelle qui me permettrait de devenir critique de cinéma. Pour mettre 4/5 ou 5/5 à une daube pareille, il faut être drôlement bien payé.

  60. la raison principale des bonnes critiques de cette bouze absolue vient principalement du réalisateur coréen , un des plus primé dans son pays pour « the host et mémory of murder par exemple qui sont à mon gout de pur chez d’oeuvre. Quand un critique s’attend à voir un bon film , il voit un bon film….. C’est très con un critique de film.

  61. …une remarque : j’ai trouvé que toute l’intrigue (ok, donc rien) tombait à l’eau à la vue de l’ours blanc, à la fin…ben oui, si les ours ont survécu seuls, c’est que c’est vivable dehors…donc il sont vraiment trop c… de s’être enfermés des années dans le train…

    • Exactement. En cas de bouleversement climatique majeur, les animaux les plus gros meurent en premier. Si les humains n’ont pas réussi à survivre en dehors du train, les ours auraient cané bien avant. En fait étant donné le synopsis, même les bactéries auraient probablement du mal à survivre sous une telle couche de glace. Donc énorme fail.

      • Oui en même temps c’est tout l’enjeu du film : on est trop cons de rester dans le train alors que la vie nous attends au-dehors… C’est pas comme si les personnages qui essayaient de maintenir les protagonistes principaux à l’intérieur n’étaient pas suffisamment et pathétiquement caricaturaux pour qu’on comprenne le message.
        Par ailleurs, « En cas de bouleversement climatique majeur, les animaux les plus gros meurent en premier ». Désolé mais c’est de la grosse connerie. Les créatures les mieux adaptées aux froids polaires restent les cétacés (pas des poids plumes) dont des orques de 6 tonnes capables des techniques de chasse les plus complexes du règne animal. Confronte-les à un mulot sur la banquise qu’on rigole. Vraiment vous abusez là : le jour où la température tombe sous les -50°, si je me trouve nez à nez avec un ours polaire, je pose un genoux à terre et je l’implore de m’offrir une mort rapide.
        C’est curieux de voir tant de gens bloquer sur l’un des seuls plans corrects de ce brouillon :
        Les méchants du film veulent maintenir le statut quo, les gentils comprennent qu’une autre vie est possible au dehors. Les gentils ont raison,et se trouvent face à un ours blanc (fuck !).
        Je vois vraiment pas ce qu’il y a de déconnant.

      • @Djuba
        Non, les gros animaux sont ceux qui ont le plus de mal à s’adapter aux CHANGEMENTS. Il y a des ours et des cétacés sur et sous la banquise et pas de mulot, mais c’est là une situation initiale qui se maintient depuis pas mal de temps.
        Si les zones tempérées venaient à se refroidir, et les océans polaires à se réchauffer, le taux de survie des mulots en milieu froid serait très certainement largement supérieur à celui des cétacés en milieu chaud.
        Ce qui ne veux pas dire que les grosses bébêtes ne peuvent pas être adaptées à un certain milieu de vie, juste qu’elles ont beaucoup plus de mal à résister à un bouleversement.

  62. Merci beaucoup pour cet article, je l’attendais depuis longtemps depuis qu’une personne mal attentionné m’avait emmener le voir au cinéma.
    Une seule chose à dire : Merci Connard.

  63. Rhô même aller au bout de l’article c’est difficile tellement ce film est une sombre matière fécale. J’imagine que ça a du etre dur à écrire^^. Ca me fait remonter l’angoisse d’être resté 3/4 d’heure devant ce film. J’ai fuit du cinéma ventre à terre au moment du wagon Sm et de la nouvelle année.

  64. Dommage que tu n’insistes pas plus sur la scène dans le sauna où guy le bad guy défonce tout le monde à sec dont curtis le leader mega balaise avant de se faire éclater par…
    L’ingénieur en sécurité chinois pas plus épai qu’un justin bridou…

    Non mais sérieux quoi..

    • Oui mais c’est un chinois! Il est forcément super balaise (moi le mec le plus fort que je connaisse il est vietnamien et gaulé comme une crevette aussi. Ça l’a pas empêché un jour de mettre une raclée à Chuck Norris pendant un entrainement)

      • Chuck Norris perdre ? « pics or it didn’t happen » comme on dit de nos jours …

    • D’ailleurs, pourquoi Guy ne finit pas Curtis après avoir tuer le muet ?
      Il vient de se rappeler du plan de Wilford ? Nan parce que 1 minute avant, sans l’intervention du muet justement, Guy allait poignarder Curtis …

      Et pourquoi Minsoo empêche Yuna de tuer Guy ? (peut être pour lui éviter de devenir une meurtrière, ça ça se tiendrait …)

  65. Je suppose que la fin est sensée donner un message d’espoir (le petit et une pseudo maman d’adoption pour prendre soin de lui) sur l’avenir de la race humaine, mais… s’ils échappent finalement à l’ours polaire, la race en question repart avec un patrimoine génétique vachement réduit. Et une évolution de relation sympa entre les deux protagoniste.

    • En fait je pense que la fin est un poil raciste :

      Tout le long du film on voit un vieux chef révolutionnaire occidental éclopé (John Hurt) essayer de passer le relais à un plus jeune leader occidental « charismatique » (Chris Evans ??) pour prendre le contrôle du train (notre société capitaliste mais aussi l’industrie du cinéma, les deux fondées sur le « modèle » occidental).
      Au final tout le bordel n’est qu’une vaste supercherie puisque les révolutions (reboots de licences ?) sont dirigées par les bénéficiaires du système (ouais, les capitalistes adorent qu’on prenne le contrôle des usines, c’est prévu).

      C’est pourquoi Monsieur Toutes les Portes Me Sont Ouvertes (le réalisateur) préfère faire sauter le bordel pour donner une vrai chance de renouveau à la nouvelle génération (de cinéastes) en foutant en l’air le train (Hollywood toujours) plutôt que de prendre le contrôle d’une machine à faire travailler les gosses (bhooooo, c’est méchant ça mais si rien dans ce film n’est Made in China, on comprend mieux l’ampleur du budget).
      Donc tout pète, Bong Joon-ho emmerde la pensée occidentale (Marx et Hollywood dans le même panier, merci) et enfin les héritiers de la table mise à ras font leur premiers pas sur le vaste nouveau monde.

      Ainsi, on voit l’adolescente Asie, encore pleine de la sagesse de sa culture ancestrale (ou de la came de son daron), traîner par la main l’infantile Afrique, la morve au nez et incapable de comprendre que deux rations c’est mieux qu’une, ou qu’il faut écouter sa mère, et ne pas suivre les inconnus, enfin l’Afrique le gosse stupide quoi. Une bien belle allégorie…

      Clap de fin de la pré-projection de Snowpiercer, quelque part en Californie:

      « – Yo Bong-J ! J’ai adoré la façon que tu as eu de faire semblant de nous enculer, genre message caché « Hollywood c’est du divertissement de merde avec des acteurs de merde, même Tilda Swinton c’est une vielle actrice pourrie que j’fais tipser comme la dernière des Tom Hiddleston ». Et bam, tu balances tout dans le précipice ! Et au final tous les nègres c’est des gosses débiles ! D’la boulette !
      – Comment ça ? J’étais sincère, je voulais vraiment faire comprendre aux gens qu’ils…
      – C’est clair que t’es un génie mec. Donc on te propose de lâcher ton appart pourri en queue de train pour venir t’installer direct à l’avant, au cœur de la machine, pour expliquer à tout nos gentils « afro-américains un peu gamins » pourquoi ils devraient se la coller derrière l’oreille en attendant que papa et maman se mettent d’accord, ok ?
      – Non mais vous avez quand même des mecs comme Steve Rodney McQueen, voire Spike Lee qui vont moyen apprécier que…
      – Hohoho , Spike Lee ! Il va me faire crever ce con !
      – Hum… Et les critiques, ils vont continuer à dire que je suis super ?
      – Les cri… Ahahahah ! T’es un putain de génie mec ! Si on t’a filé une licence pourrie, c’est parce qu’on trouvait que tes précédents films puaient un peu la sincérité. Vous êtes des putains de dissimulateurs, vous les japonnais…
      – Je suis pas japo…
      – Mais v’là le boulot !T’as presque aussi peu de respect pour ton publique que Ridley Scott ou Jim Jarmusch. Ça veut dire qu’au pire, si les choses se passent mal, t’auras à choisir entre succès commercial et estime de la profession. Tout le monde va payer pour se prendre ton éjac pisseuse dans la face en applaudissant ! Bienvenue à L.A.
      – Merci Messieurs.
      – Merci à toi Chang. Et ici, on ne dit pas « Les Critiques »; on dit « les biffetons sont sur la commode ».

  66. Ahhhh merci pour cet article. Je viens de regarder le film. J’ai passé la première heure à avoir un regard sérieux tant j’avais en tête les critiques dithyrambiques et puis au fil de l’avancement du film j’ai commencé à douter de mon bon goût. En cherchant d’autres critiques je suis tombée sur la vôtre et je me suis régalée, j’ai repris la dernière heure de visionnage en lisant en parallèle l’article.
    Je suis une grande fan des films d’anticipation mais alors là il faudra m’expliquer comment des critiques ciné professionnels ont pu à ce point se faire berner par un tel navet!

  67. D’habitude, je vous trouve trop sévère. Mais là, je doit bien reconnaître que j’ai été vraiment surpris par ce film, par rapport à ce que j’ai lu des critiques. Lors du wagon SM, j’ai vraiment crût que c’était pas un vrais film, mais un machin d’art et d’essais. Y a un espèce de rituel bizarre avec ce poisson. Clairement, j’étais perdu…

  68. Franchement, lorsque la bande de joyeux SM masqués a communié en trempant ses haches dans du sang de poisson, je me suis dis que ce film n’était peut être pas si pourris finalement.

    J’y ai cru jusqu’à ce que Guy et Captain America aient commencé à utiliser les dernières balles de l’humanité en tirant à travers une vitre blindée sur leur propre train en marche.

    A partir de la, le seul truc qui a éveillé mon intérêt est la destruction finale du train par la bombe à Kronol du Chinois qui n’a jamais pensé à s’attaquer à l’une des innombrables vitres rencontrées sur le trajet. Une cerise sur le bullshit.

  69. J’ai adoré ce film, j’ai acheté le Blu-ray hier, et je l’ai regardé plusieurs fois, et j’en suis toujours accro (oui, je suis grand public toussa toussa désolé). Mais malgré tout, j’ai lu cette critique avec délice, bonne continuation :)

  70. Bah, il est vachement bien ce film, la métaphore est la même que dans la bédé mais le scénario est original : au moins on a pas l’impression de redite.

    Bon je comprends qu’OC ne pouvait pas manquer de commenter ce film, il y a tellement de perches tendues. mais bon comme tous les films symboliques, c’est pas les trucs abracadabrant qu’on voit qui comptent, c’est ce qu’ils signifient. Sinon on dit woooo ça speut pas que la belle rencontre une bète, c’est n’imp !

    C’est très bas comme chronique mais on ne peu rien faire contre un Odieux Connard^^

  71. Super critique, je me suis retrouvé dans celle-ci. Le nombre d’incohérences est juste incroyable, personne n’a relut le script ?
    Un point important quand on a lu la BD (les 3 tomes): les fins sont excellentes, elles sont sans espoir, triste,avec un coté « tout ca pour ca » et ca colle bien avec l’atmosphere/ la couleur de la bd.
    La derniere fin etant juste enorme (et rarement vu en bd). C’est certainement ce qui m’a décu le plus (en fait non, ca va avec le reste du film, la BD n’a pas été comprise par le realisateur), c’est qu’il n’y a pas d’espoir, l’humanité est condamnée, et dans le film ben non en fait on fait un happy end…S’inspirer d’une des fins de la BD aurait, à mon sens, redonné du crédit (si,si) au film.

    • Après, on peut aussi penser que l’ours a été mis exprès pour dire « vous pensiez vous en être sortis, youkaïdi, youkaïda, mais vous allez finir en casse-croute pour un autre survivant plus balèze que vous : l’ours ». Même si j’ai quand même un gros doute. Et que ça ne vaudra de toute façon jamais « je me retrouve tout seul à la tête d’un train fantôme » ou « j’ai bousillé tout le train et sa civilisation pour du vent et il va falloir que j’explique ça à ceux qui restent, oups »

  72. Bon film, j’ai beaucoup aimé. Les incohérences ne m’ont pas dérangé à partir du moment où le film les assume complètement. La critique est sympas, complètement biaisé avec quelques erreurs ici et là, mais elles pointent certaines anomalies intéressantes et elle est très drôle.

    • Des inexactitudes ?? j’ai lu le spoiler sur la moitié droite de mon écran tandis que je regardais le film sur la moitié gauche, et je peux t’assurer que j’ai rarement lu un article aussi fidèle à l’œuvre spoilée !

      • Et pourtant il y’en a. C’est difficile de vouloir faire un ticket humouristique sans parfois verser dans un peu de mauvaise foi (volontaire, pour justifier la satire), et quelques erreurs. Il y’en a dans tous les tickets de oc, elles sont minimes et n’empêchent pas d’apprécier le ticket dans son ensemble.

      • Par exemple, quand Curtis aligne 4 blocs de protéines au début pour symboliser les wagons, OC a compris que c’était pour l’intégralité du train (qui fait quand même 60 wagons !) alors qu’en fait c’est juste la section qu’ils ont à traverser pour aller sortir Minsoo de son tiroir (le reste, ils le découvrent au fur et à mesure, comme nous).

      • Ou encore l’assistante de Wilford, Claude (alias Jeannine), qui soi-disant « se fait avoir par Minsoo » alors que c’est Yona qui lui casse sur la tête la bouteille de pinard qu’elle s’est sifflée plus tôt après l’avoir piquée dans la boîte de nuit (qui est aussi la raison pour laquelle elle s’est endormie).

      • Ce film est à élever au panthéon du septième art.

        De sa forme incroyablement novatrice jusqu’à son fond vertigineux, Snowpiercer nous entraîne dans les méandres de ce train gargantuesque qui se veut le dernier refuge de l’humanité.

        Ne cédant à aucun moment au tout-venant hollywoodien, il impressionne par son rythme asymétrique dans les scènes d’action qui accompagnent merveilleusement sa réflexion sur l’agnosticisme anticipatif aux prises avec un retour d’un créationisme barbare.

        Lutte des classes, multi-ethnicité, lutte de pouvoirs, régulation des masses, tout est brassé avec passion et cohérence et on imagine sans peine des philosophes comme Kant, Socrate, Platon, Spinoza ou même Nietzsche venir admirer cette oeuvre qui dépeint leurs idées et leurs modes de vie d’une manière aussi éclatante qu’a su le faire Rembrandt dans son tableau « Le Philosophe ».

        Comme si cela ne suffisait pas, Snowpiercer se permet en plus d’être un formidable divertissement de masse où même les plus exigeants d’entre nous trouveront leur compte soit dans les scènes de combat dantesques soit dans les découvertes successives des wagons qui confinent à un émerveillement semblable à la montée des cercles du Paradis de la Divine Comedie de Dante.

        Cauchemar aussi qu’est ce film semblable à aucun autre. Cauchemar de la ferraille de ce train qui perce la neige, effroyable métaphore du phallus perçant le sillon féminin pour enfanter. Cauchemar de ce monde ouvrier contraint de se sacrifier pour recouvrer sa liberté dans un effrayant jeu d’échecs dont les dés se révèlent pipés lors d’une incroyable pirouette finale.

        Chaque scène, chaque minute, chaque seconde de Snowpiercer est une invention en soi ; chaque instant nous rapproche du sublime.

        En bref, un chef d’oeuvre !

  73. C’est marrant, je ne m’étais pas aperçu que le train roulait à 4,3 km avant de vous lire…

      • Ben il fait le tour de la terre (40000 km) en 1 an sans s’arrêter (365 x 24 = 8760) ça fait 4,5 km/h ? Et je te dis pas les années bissextiles… ;-)

      • Il a un trajet de 438000 km ils l’expliquent quand ils sont dans la salle de classe. Bon, le trajet dessiné a plus l’air de faire 100000 km que 438000 mais on va dire que c’est pour les enfants. En tout cas divisé par le nombre d’heures dans une année pas bissextile ça donne exactement 50km/h.

      • Heuu, la Terre ne fait pas 438000 km de circonférence, tu peux enlever un 0 je pense ;)

      • Fridule a raison, c’est 40000 à vol d’oiseau, mais tu roules sur des voies, alors c’est plus. 100, 400 je sais pas

      • J’avais pas écouté la maîtresse. Je devais dormir ;-) merci de l’info, 50 ça doit être effectivement la vitesse des trains longue distance aux us en plus

    • ouhla !!!! En effet il y a du level !!! ça me fait penser a un étrange mélange entre une partie de Kamoulox sous Lexomyl et les gars du petit Journal quand ils se la jouent « théatre contemporain » …
      j’adore l’ambition internationale du film avec sous titrage et tout et tout :) :) :)
      C’est vraiment excellent, mais je me pose une (grande) question … Comment, oui, comment as-tu pu tomber là-dessus ???

      • Oh, disons que c’est le dernier film d’un certain Jean-Luc Godard. Donc tomber là-dessus, c’est pas vraiment surprenant. ;)

      • T’as raison. Fous toi de la gueule de Goddard.
        Vu le texte que t’as pondu, tu seras pris au sérieux.

  74. c’est probablement la plus mauvaise critique que je lis sur ce blog (à ce train là (haha) : « brazil c’est tout nul », « the host c’est pas crédible », « vidéodrome n’a rien compris à la médecine…  »

    Bref mr connard devrait se cantonner aux blockbusters panpanculcul ou alors se donner les moyens de sa critique

    • C’est assez exaspérant de répondre toujours la même chose aux mêmes gens qui n’ont pas compris :
      1. Ce n’est pas une critique mais un spoiler à but humoristique.
      2. Moult articles ici même vous expliquent la différence entre vraisemblance et cohérence. Alors la crédibilité de The Host et les performances médicales de Vidéodrome ne sont pas à remettre en question.
      3. L’autre objectif de ces spoilers est de remettre à leur place les films pas si géniaux que ça, mais sur-évalués par la critique et adulés par le public. En l’occurrence, où que j’en entende parler sur les internets, Snowpiercer fait débat : certains le vénèrent comme un chef d’œuvre, d’autres en ont une vision plus objective et disent que c’est de la merde. Alors que défoncer du bouzin unanimement conspué, ça détend, mais c’est sombrer dans la facilité : un Nicolas Cage, même mon petit frère peut en prédire l’intrigue pleine de clichés et y déceler les incohérences monstrueuses, ça lasse.
      4. Les incohérences, c’est plus qu’important, car si le film est incohérent dans la forme (oui ce scénario ne tient pas debout), le fond du film, son message, a bien plus de mal à passer. On se retrouve donc avec un message qui est martelé de la manière la moins subtile du monde parce que les scénaristes n’ont pas été foutu de faire un croquis de leur train. Il fallait bien qu’un odieux connard prenne le temps de le faire remarquer !

      • Oui c’est fatiguant de devoir se répéter … arrêtez de lire ce blog si vous n’êtes pas capable d’en apprécier le principe et le ton … Mr Connard fait très bien son boulot et il nous l’offre gracieusement …

      • pardon pardon, je rectifie : c’est probablement le plus mauvais spoiler à but humoristique que je lis sur ce blog, il n’est ni drole ni pertinent

  75. Encore bravo pour cette relecture du film … je l’ai vu récemment et effectivement il m’a laissé un arrière gout de merde bien emballée … C’est toujours un plaisir de vous lire !

  76. Ça a la couleur de l’étron, la forme de l’étron, le goût de l’étron et ce n’est pas parce que certains cinéastes sont scatophile qu’on peut dire que ce film c’est du caviar.

    Merci Odieux !

  77. Juste, je tiens à préciser que les pouvoir de voyance de Yuna ne viennent pas de nul part, elle s’en sert deux fois avant la scène avec les types à cagoule : la première fois, elle devine qu’il n’y a personne dans la première salle (écoutez attentivement, ils le font remarquer) ; et la deuxième fois, juste avant d’ouvrir la « cuisine », on l’entend dire « Attention, il cours » et effectivement, juste après l’ouverture de la porte, on voit le préposé au repas courir vers eux pour ensuite sauter et s’accrocher à un tuyau au plafond. Voilà.

  78. Ben moi… j’ai trouvé très drôle la scène de la bonne année. C’est d’ailleurs la scène la plus crédible de tout le film vu que ce train est bourré de cinglés.
    Sinon la fable est un peu plus fine que l’ascenseur social: il y a aussi du M le Maudit là dedans (mais j’imagine que ça ne dit rien à la plupart d’entre vous), mais il faut bien dire que Murnau le disait de façon un peu plus subtile.
    Ah et enfin, la fable de la BD était plus profonde, j’ai trouvé: le conducteur n’est pas… non, il n’est pas comme ça, et ça change tout.

  79. J’ai aimé le film au moins autant que cette critique, et pour ça je vous emmerde bien correctement

  80. J’ai gâché de la bande passante pour cette merde….
    Et à tt ceux qui vont dire que c’est parce que j’ai rien compris au film: je vs demande dagréer lesspression de mes salutassions bande de nazes….

  81. Ok, je dois le reconnaître, ça m’a fait sourire. Le ton, l’ironie bon marché, les blagues un peu forcées, tout ça. Ça va peut-être même me pousser à lire le reste du blog.

    Peut-être, hein. Ou pas. Ça dépend.

    Parce que lorsqu’on est manifestement con au point de vouloir prendre un tel film au premier degré et prétendre lui reprocher son manque de réalisme, alors qu’il est évident que ça s’apprécie comme un Brazil ou une partie de Bioshock 1, ben… je me dis que le reste doit être du même acabit.
    Je me dis que derrière la mise en scène de son vernis de sarcasme intellectualisé, l’auteur doit être foutrement limité et bas-de-plafond, malgré ce que son ego lui hurle de croire.

    Mais bon, faut voir, j’irai sûrement survoler ça. Je me trompe peut-être.

    D’ailleurs le contexte de la bd d’origine elle-même, celle de 1982 (ou 84 ?) n’est que moyennement crédible (et Dieu sait que j’aime lorsque c’est crédible), mais il plante le décor pour une histoire et une satire sociale.

    C’est un film atypique (d’un genre que je n’apprécie pas trop en général, d’ailleurs). Il faut le prendre comme tel, plutôt que de se branler comme l’auteur de cet article le fait.
    Sinon ça fait tâche, et ça patauge dans le ridicule et la condescendance moisie. Comme cette « critique » à deux balles qui en apprend plus sur le rédacteur que sur le film en question.

    Bisou.

  82. Ce spoiler m’a fait beaucoup rire, je venais de voir le film.
    Mais, car il y a un mais, j’aimerais juste faire remarquer à l’auteur talentueux de cette critique acerbe, qu’il s’agit de cinéma.
    Alors c’est forcément exagéré, plein d’incohérences et de coupures mal placées dans le récit.
    Ça reste Néanmoins pour moi un film d anticipation sympa à regarder, et si vous en trouvez un absolument crédible et sans trucs bizarres dedans, n’hésitez pas à nous le faire savoir! Même si je ne suis pas sûre qu’un film cohérent soit très interressant dans le cas d’une fin du monde/ère glaciaire/rdnouveau de l’humanité/etc…
    A ce sujet, qu’on m’explique comment la gamine de 17ans et le petit de 5 ans vont repeupler la terre… avec l’ours…

  83. J’ai eu autant de mal à lire le spoiler qu’à regarder le film… Triste monde où même les égorgeurs de navets ne savent pas mieux écrire.

  84. Yuna s’endort parce qu’elle est raide bourrée, elle a piqué des quilles dans le wagon disco.
    Et pour sa voyance, Curtis pige car au wagon d’avant elle a dit un truc qui montrait qu’elle savait ce qu’il y avait derrière. Je sais plus exactement quoi, genre « y a personne derrière la porte ».

    Sinon même réflexion pour les wagons manquants (celui d’élevage notamment). Peut-être des scènes coupées par la prod.

    Le père de Yuna survit à la fin, non ?

    • Il était censé y avoir un wagon-ménagerie entre l’aquarium et la chambre froide, mais celui-ci n’a pas dépassé le stade des esquisses préparatoires.

      Et non, les deux seuls qui survivent à la fin sont Timmy et Yona, parce que Curtis et Minsoo les protègent de l’explosion.

  85. J’ai bien aimé le film. L’ambiance est très travaillée, très recherchée. L’esthétique est de toute beauté. Les plans sont vraiment superbes, la réalisation, au niveau purement technique est vraiment bien foutue. C’est assez virtuose. Dans le fond, je trouve le film vraiment interessant, c’est assez passionnant. On a plusieurs niveaux de lecture. Rester au premier niveau serait une grave erreur. Chercher les incohérences ne mène pas a grand chose. On peut faire cela avec n’importe quel film, ce film ne se veut pas hyper réaliste, on est dans le fantastique pur, c’est la symbolique de ce qui est raconté qui importe. Le film est plein de mystère ce qui peut se révéler frustrant par certains cotés. Certaines chose sont évoquées mais jamais explicitées.De nombreuses choses restent mysérieuses:
    Pourquoi le méchant dur à cuir rescucite à la fin pour revenir buter curtis?
    D’ailleurs pourquoi il est aussi balaise ce type, j’ai pas compris?
    Est ce que Ed Harris est une métaphore de Dieu?

    • L’analyse, c’est bien.
      Par contre la masturbation rend sourd —c’est pas moi qui le dit c’est Dieu—

  86. Magnifique spoil !
    Beaucoup plus passionnant que la vision du film
    produit tout-de-même à coût de +/- 40.000.000 $

    Snowpiercer est vraiment irritant car creux mais sent à plein-nez l’enfumage par la PNL de lobotomie des masses. C’est une métaphore de la pyramide sociétale pour justifier, au nom des dominants, des moyens drastiques pour réduire la population. Ce genre de « produit » agit comme « précédent » et fait sa petite besogne aux côtés de ses semblables hollywoodiens pour mettre-à-jour les esprits de demain…

    Le fait des incohérences (ordre des wagons?, élevage d’insectes? redoux radicale de la t° en 48h?, etc.) donne une « légèreté » grâce à des « surprises faciles » ou occupe inconsciemment l’esprit qui espère un indice futur pour que la place des choses s’expliquent. Cette curiosité, dès qu’elle est en action, nous fait ouvrir grands nos capteurs comme « un suspens » et c’est à ces moments précis d’interrogation (surprise? cohérence???) que ces petits malins déversent le bon gros vieux seau de merde: soumission, manipulation, militarisation, consommation, égocentrisme, etc… à travers des détails ou répliques de second rôles parfois indécelables.
    Évidemment, quand on voit ce film avec dédain pour ce qu’il est, on y est moins exposé qu’en tripant comme un gamin!

    John Hurt m’a de suite, au premier plan, évoqué cette tache de Gandalf, la voix de la sagesse de mon cul!

  87. Je trouve la critique plus que moyenne, car ne reposant que sur des éléments mineurs du scénario … c’est vrai que je me suis demander, « mais d’où vienne tous ces insectes ? » puis après je me suis dit « c’est vrai qu’on s’en tape pas mal car ce n’est pas le sujet du film, ils ont probablement développé un système, permettant d’avoir autant d’insectes » mais bon après si tu voulais vraiment savoir tout le détail, je te conseille d’arrêter de regarder des films et de te mettre à regarder des documentaires, car ils abordent en profondeur un sujet souvent précis. Enfin faut quand même savoir réfléchir sur ses propres critiques, je demande pas à un film de développer tous ce qu’il aborde quand ce qu’il aborde n’a pas lieu d’être développer car ça n’apporte rien à l’histoire … Si le film avait parler du système je me serais dit « mais on s’en fout non ? ».
    Après je peux comprendre que tu n’aimes pas le film. Mais j’aurais préférés une vrai critiques de cinéma … là c’est juste parler d’un incohérence du film, donne moi un film que tu aimes bien et je peux faire la même chose.
    Puis ta critique révèle une certaine incompréhension du film et des différents messages qu’il porte …
    c’est comme prendre penser que Wilford est le « gros méchant », le film passe 20 minutes à expliquer son approche … ça montre que même si il y a une critique du personnage, on voit bien que ce qu’il fait c’est finalement une action humaniste : faire en sorte que l’humanité survive. C’est d’ailleurs pas du tout une note d’espoir, il propose à Curtis de prendre sa place, car Curtis lui même comprend qu’il n’y a pas d’autres solutions à la survie de l’humanité. Le système du train n’a pas d’issus, si il reste dans le train, seul ce système est possible. C’est pourquoi il faut sortir du train, ce qu’ils vont décider de faire. Sortir du système (train métaphore du système capitaliste), toute l’histoire du bras c’est une sorte de réhabilitation du personnage, car depuis première partie du film, on l’idéalise. Puis finalemnt on le remet dans sa crasse, et oui même les gentils révolutionnaires sont finalement comme vous et moi. Et oui à la fin, il perd son bras mais après si pour toi ça excuse tous ce qui a précédé, tu as une drôle de morale. Curtis n’est pas un HERO, déjà ça se voit pas la mise en scène du film, par ses propres choix. La fin le rend juste pas détestable. Et Wilford ne se prend pas une grosse raclé par lui d’ailleurs et garde sa magnificence, mêem à la fin. Il meurt dignement. Bon et pour revenir sur le soi-disant espoir de la fin … c’est sur c’est peut être un peu plus optimiste que de les laisser tous mourir dans une explosion, mais ça reste une fin très pessimiste. c’est même peut être pire qe le système que proposer le train. Car on se doute bien que l’humanité ne va pas survivre. Les deux personnes qui survivent sont un enfant (=sans défense) et une jeune fille (qui n’a pas non l’air d’une warrior …) qui sont face à désert de glace (oui c’est sur on se dit de suite qu’ils vont survivre … prend le réalisateur pour un vrai débile aussi). Et en plus on ne montre pas un lapin ! on montre un ours blanc, je sais pas faut pas avoir bac +4 pour comprendre que ça veut probablement dire qu’ils vont crever !!!
    Bon alors les j’ai vraiment développer que peu de chose sur le film et sur toute sa complexité, qui explique déjà pourquoi il y a de peites incohérences à certain moment et aussi pourquoi on nous explique pas tous les ressorts de la survie, même si le sujet du film est avant tout le survie, et qu’il développe une certaine critique du système mais aussi l’absence de solution pour régler les probl!mes du système (c’esrt pas un film communiste, peut être anarchiste et encore on voit bien que l’auteur considère qu’il n’y a pas de solution).
    et j’ai clairement la flemme de dire pourquoi la mise en scène du film et tout simplement extraordinaire, rien que la scène du bélier que tu as adoré critiquer et juste exceptionnel. La mise en scène fait revivre en permanence une histoire forcément assez linéaire car basé sur « il faut aller de l’avant ».
    Enfin voilà, je peux comprendre qu’on n’aime pas le film, mais pas pour les raisons avancées. Et mon interprétation des faits, peut différentes des votre car je les regarder avec des amis et on a tous eu une approche assez différentes des thématique exploité et de la façon d’appréhender les personnages. Et ce qui donne plus de légitimité aux différentes critiques que tu as cité au début du film, c’est qu’il ne se base pas exclusivement sur le scénario (qui est certes important dans un film, mais bon si un bon scénario suffisait à faire un bon film… et c’est sur un mauvais scénario fera nécessairemnt un mauvais film, mais snowpiercer ne souffre pas d’un mauvrais scénario).
    et au fait, oui les personnages sont caricaturaux, mais il difficile d’illustré un clivage de classe au cinéma. Surtout que la représentation de la classe supérieur se justifie parce qu’il illustre la classe dominante, la classe qu’on « critique », celle qui veut que le système se maintienne = système considéré comme stérile donc la classe est montré comme une classe dégénérescente et stérile. Et d’ailleurs on voit bien qu’ils ne font pas grand chose, on a du mal à percevoir le but de leur vie ou le sens qui lui donne. Tout est motivé par la survie, donc la classe est forcément dégénérescente car on voit bien que la cette seule motivation ne suffit pas à l’humanité. l’humanité c’est pas seulement être des être vivant … on voit bien que le train est resté bloqué dans le temps, l’humanité ne se caractérise plus par le progrès, c’est juste survivre, maintenir ce qu’on a réussi à maintenir.
    Enfin bref je trouve que le film est intelligent dans l’histoire qu’il raconte (même si c’est une adaptiation) et dans sa manière de le raconter. Et je suis la première à voir qu’il a des défauts, peut être que le réal aurait du prendr eun peu plus de temps pour le faire, car l’histoire est très complexe et qu’elle peut être retranscrire sans faire d’erreur. masi en tout cas le film m’a vraiment emporté, y a de moments j’étais complétemnt exaltée devant certaines scènes !!! Notament grâce à la mise en scène..
    enfin bref voilà

    • Juste un détail comme ça, mais on peut remplacer le capitalisme par communisme, ça marche tout pareil, les gus qui mettent en place une dictature pour le bien du peuple, tout ça tout ça.
      En tant que coréen, je crois qu’il connait bien mieux le sujet…

      Sinon, personne a pensé qu’il a voulu dire que la vie c’est le train, et qu’en sortir c’est mourir ?
      Parce que le « système » représenté par le train, il est pas nouveau, il date des débuts de la vie en société.

      • Oui je pense qu’on peut aussi remplacer les systèmes. Mais bon mon analyse est malheureusement assez égocentréé. Étant une occidentale je vois avant tout un système capitaliste. C’est probablement un tord mais bon que veux-tu, la société a eu raison de moi ^^.

        Oui c’est vrai que le « système » symbolisé par le train, avant de représenter un système idéologique, pourrait simplement illustrer la société. Dans le sens où l’homme ne peut survivre sans la société . Je n’y avais pas spécialement pensé. C’est en parti pour ça que j’aime ce film, il laisse tellement de place à l’interprétation;

    • Lévine : « Sortir du système (train métaphore du système capitaliste »

      Le capitalisme n’est PAS un système politique, c’est juste un des dizaines de moyens de production POSSIBLES dans un état de droit LIBRE.

      Les citoyens de nos sociétés ont toute liberté pour en « sortir » et monter d’autres système de production, y compris collectiviste, ils ont même des financements par l’impôt pour le faire. En France ce sont (entre autres) les SCOP qui disposent de très nombreux avantages légaux et fiscaux.

      Pose toi la question pourquoi, dans nos sociétés libres, des millions de gens, pourtant convaincus comme toi des bienfaits de la production collectiviste, ne lèvent PAS le petit doigt pour réaliser ce rêve ?

      Ce qui oppresse les gens ce sont les systèmes politiques qui détiennent la force légale: l’armée, la police, la justice et le pouvoir d’édicter les lois. Exactement comme dans le film, exactement comme le gouvernement américain qui bombarde les populations sans réelle justification, exactement comme les 38 régimes communistes qui ont tous été meurtrier, exactement comme les dictatures fasciste ou religieuse et exactement comme dans quasi tous les pays pauvres actuellement:
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_libert%C3%A9_%C3%A9conomique

      Ton « analyse » politique et économique de nos sociétés (et du film), est à revoir complètement.

  88. Je viens de me rendre compte que c’est un site humoristique, juste là pour critiquer ^^. J’aurais pu aller dans l’ « à propos » avant de faire tout ce monologue, ça m’aurait éviter cette perte de temps ^^. Autant pour moi, au temps pour moi (je sais jamais)

  89. Bien marrant comme d’habitude. Malgré tout, j’ai trouvé le film plutôt sympa à regarder. C’est sur il faut pas en attendre grand chose, ça reste un film pauvre en scénario, mais ça ce laisse regarder.
    J’ai juste une dernière précision: C’est pas GANDALF bordel! Pourquoi tout le monde confond John Hurt et Ian McKellen????

  90. En passant sur l’intitulé du site et en considérant que c’est vraiment le point de vue de l’auteur (sinon à quoi ça sert d’écrire?), je vais développer le mien:
    Peut-être pour sa défense, je lui laisse le bénéfice du jeune âge (je suppose?), parce que l’angle du texte (souligner les incohérences d’un film, et souligner l’opposition aux avis des medias) et la jugeote qui avec [un film de FICTION est nul, parce qu’il y a des incohérences (sic)]semble être une posture d’ado hyper-simpliste. Bref, j’aimerais bien avoir confirmation de l’âge de l’auteur svp.
    Arrête-toi sur les incohérences des 5 derniers films « blockbuster » de fiction que tu as vu dernièrement, tu vas rigoler. T’auras de quoi alimenter ton blog à l’infini. Bon et je vais peut-être avoir l’air prétentieux (mais je m’en tape, aha), mais c’est peut-être parce que tu ne pousses pas le raisonnement assez loin pour ne pas voir tous les thèmes hyper-actuels abordés par le film. Et bien plus que la simple transposition des classes sociales. J’ai écrit un truc dessus, je posterais le lien ici quand il sera publié, même si ça intéresse personne…
    Sinon c’est bien écrit et j’ai lu en entier.

  91. Ah oui et sinon les balles du début, les pouvoirs de voyance, ça fait justement partie des trucs au-dessus desquels tu es complètement passé.

  92. EDIT: Oh putain, ahaha. Remplacez vous-mêmes dans mon dernier post « prétentieux » par « con », ça m’apprendra à lire les 2 premiers commentaires et 1 pris à la volée. Y a du niveau ds l’ensemble.
    Mais bon, je reste sur mes positions mais j’aborde ce dernier comm’ sous l’angle de la question: Que les posteurs ici qui ont vu le film et compris le fond (et il y en a beaucoup) rédigent un avis construit et argumenté sur la non-légitimité d’aborder dans un film « grand public » les révolutions instrumentalisées ou le thème de la surpopulation par exemple. Si qqn daigne…Merci pour vos commentaires sinon, très instructifs.

    • Euhhh, en gros tu estimes que le public à qui s’adresse ce film est trop con pour le comprendre. Que seuls quelques initiés d’une sphère réservée et élitiste sont capables de saisir les thèmes de ce flim, et ce après avoir essayé de décrédibiliser l’auteur de l’article en l’infantilisant.

      Moui moui, c’est une façon de voir les choses… Après tout oui, il vaut mieux laisser la plèbe dans sa fange cinématographique pendant que l’élite l’observe à travers le prisme d’un cinéma qu’elle seule saisi dans toute sa profondeur.

      Prends plutôt un kleenex pendant que tu te paluches en regardant des films abordants des thèmes trop compliqué pour le vulgus pecate (hunger games, oui-oui fait la révolution ou encore le dernier luc besson), ou tout simplement les sites sur lesquels tu fais part de ta suffisance pour le bien des gueux.

      Pète un coup mec, et viva zappata, la révolution et les picaros.

      • Ahah, tllmt prévisible…
        T’as mal interprété je crois bien. Je fais mon mea culpa. Et l’odieux connard me paraît justement bcp moins con que son « article spoilers » laissait penser à la base. Par contre toi…
        Et oui, c’est fréquent de tomber sur des sites d’ados (rien à voir avec de l’élitisme) mal torchés ou les mecs ont 0 jugeote, encore plus sur internet.

      • Tu peux décidément pas t’empêcher de prendre les gens de haut.
        Déjà tu te boîtes complètement sur le principe de ce site en attaquant l’auteur, je n’ai pas mal interprété puisque que tu fais un mea culpa, aussi vrai que le jeu d’acteur de Nicholas Cage car tu essaies de te défausser sur des soi-disants blogs d’ado (dont tu as l’air d’être un grand connaisseur)

        « Et l’OC me paraît (…) bcp moins con »

        Pédant et cuistre jusqu’au bout.

        Quant à moi, j’ai pas eu besoin qu’on m’explique en long et large et en travers le caractère humoristique de ce blog (et les sites d’ado, pas mon truc, tu dois avoir une vie passionnante pour y traîner).

  93. Boah, je préfère être pédant et cuistre (aha), que PD et cuit.
    « Quant à moi, j’ai pas eu besoin qu’on m’explique en long et large et en travers le caractère humoristique de ce blog ». Je te retourne le début de ton commentaire.
    Et oui je maintiens: si l’auteur avait écrit l’article comme je l’avais (mal) compris la 1ère fois, il aurait été con de mon point de vue.
    Et oui, oui, comme le jeu de Nicolas Cage dans « Snake Eyes » surtout, de De Palma…

    • « Boah, je préfère être pédant et cuistre (aha), que PD et cuit. »

      Ok, donc t’es juste con alors.

      « si l’auteur avait écrit l’article comme je l’avais (mal) compris la 1ère fois, il aurait été con de mon point de vue. »

      Sauf que tu l’as pas compris du premier coup, résultat c’est toi qui passe pour un con, du point de vue général.

  94. Hum… intéressant! Une vision aussi manichéenne et obtus que la tienne ne fait que renforcer l’attrait pour l’immense qualité que ce film a aux yeux de très nombreux cinéphiles qui ont eux, dieu soit loué, un certain bagage dans le domaine qu’ils avaient bien entendu emporter avant d’embarquer dans ce train qui ne cherche qu’à évoquer de façon fantasmagorique la société passée, actuelle et futur – soit toujours la même (bien qu’elle varie dans la forme, comme le film la symbolise à travers chaque wagon) : l’humanité se déchirant pour la futilité. Fort heureusement, le film ne la charge jamais comme tu le fais avec lui : tout est dans la subtilité des détails, des références et des clins d’yeux en tous genres. Et c’est peut-être dans ce tour de force que le film perdra le plus son public (mais en a-t-il vraiment un?), représentant une hybridation monstre comme on en a rarement vu dans le domaine du grand spectacle (des précédents : « Le Pacte des Loups » de Gans, puis bien entendu « The Host » du même Joon-Ho). Je comprend donc tout à fait que le film en déroute plus d’un, mais c’est bien entendu son but! Alors lui porter des coups pour ses « incohérences » et sa bizarrerie apparaît absolument vain et grotesque. Lorsque l’on n’aime pas comprendre, mieux vaut passer son chemin. Incohérent? Mais après tout : la société l’est-elle? Ce film souhaite juste la présenter de façon très politiquement incorrect, un tempérament qu’il affiche clairement dans sa cinématographie et c’est bel et bien sa force. L’ouverture d’esprit et la réflexion ne semble hélas pas être la tienne.
    Avec respect, odieuxconnard (tiens, aurais-tu oublié le sens du second degré?).

  95. moi personellement j’ai adorez se film et c’est dos rénavant l’un de mes péreféré

  96. bravo!apres 5mn de film je suis allé voir si il tout le monde avait de la merde dans les yeux,ce qui n’est apparament pas le cas.trop de critique elogieuse pour une merde du box office corréen,gangnamstyle c’etait mieux!merci odieux connard,je ne suis pas seul dans ce monde d’aveugle,sourd avec une diarhée verbale,encore merci!!!

  97. rebonjour,je suis obligé de refaire un commentaire sur ce « film »car je cite » Une vision aussi manichéenne et obtus que la tienne ne fait que renforcer l’attrait pour l’immense qualité que ce film a aux yeux de très nombreux cinéphiles qui ont eux, dieu soit loué, un certain bagage dans le domaine qu’ils avaient bien entendu emporter avant d’embarquer dans ce train qui ne cherche qu’à évoquer de façon fantasmagorique la société passée, actuelle et futur »(c’est une longue citation,comme un pet doloureux qui tarde a sortir)
    en bref,j’ai peu de respect pour le 7eme art actuel,bande de connard egocentrique condescendant,je ne critique plus le film,je critique les sacs a merde qui on plus de foutre dans les yeux que dans le cul!!un navet comme ca ne fini meme pas dans une soupes,bandes de noobs!!signé fils de pute et fier de l’etre!!!!ù!

    • Ah comme c’est bon quand on vient délibérément nous donner raison avec autant de classe! Merci mon petit Charly pour ta clairvoyance unique – malgré toutes les odeurs nauséabondes qui en émanent, elle m’aura permis d’aspirer une bonne bouffée d’air frais :)

  98. Effectivement Snowpiercer est nul sur la forme comme sur le fond.

    La forme = bon rien à dire, l’article le démontre suffisamment. Il y en aurait pléthore à ajouter, du genre la foule qui au début exige du poulet à manger et le mec qui plus tard, à la distribution des œufs, «croyait que toutes les poules avaient disparu». Le plus gros reste quand même les pauvres de la queue du train: ils n’ont ni fenêtre ni lumière naturelle, comment font-ils pour vivre ??? Ils ont des lampes à UV, des générateurs automatiques de vitamine D ?

    Le fond = Les thèmes traités sont vus et revus, du genre «les humains c’est que des vilains pas beaux qui finiront par s’exterminer» ou alors la métaphore sociale (qui pour le coup n’est pas manichéenne, les deux Coréens sont de première classe). Le seul truc intéressant c’est l’opposition qui depuis le début est contrôlée par le système (Papy copain de Wilford), chose qui finalement est montrée avec bien plus de brio dans « 1984 » où on apprend que Goldstein (du moins son livre) est une création du Parti.

    Je reste néanmoins perplexe à la lecture des commentaires, particulièrement ceux qui confondent toujours cohérence et vraisemblance (si vous trouvez qu’un univers de SF ou de dystopie ne peut pas être cohérent, intéressez-vous y d’URGENCE) ou ceux qui ont trouvé la fin «optimiste» (!) À part peut-être les Chrétiens fondamentalistes, je pensais qu’au XXIème siècle tout le monde savait qu’on ne peut pas constituer une espèce avec un seul couple, surtout quand un n’est pas pubère, dans un désert de glace à -45, avec un ours polaire en prime !

    • L’optimisme de la fin, c’est surtout que l’ours blanc montre que toutes les especes n’ont pas disparu. Et que si il a pu survivre, c’est qu’il y a un écosysteme le lui permettant. On peut donc penser que d’autres especes ont survécu, et pourquoi pas des humains.

  99. Ce film est à élever au panthéon du septième art.

    De sa forme incroyablement novatrice jusqu’à son fond vertigineux, Snowpiercer nous entraîne dans les méandres de ce train gargantuesque qui se veut le dernier refuge de l’humanité.

    Ne cédant à aucun moment au tout-venant hollywoodien, il impressionne par son rythme asymétrique dans les scènes d’action qui accompagnent merveilleusement sa réflexion sur l’agnosticisme anticipatif aux prises avec un retour d’un créationisme barbare.

    Lutte des classes, multi-ethnicité, lutte de pouvoirs, régulation des masses, tout est brassé avec passion et cohérence et on imagine sans peine des philosophes comme Kant, Socrate, Platon, Spinoza ou même Nietzsche venir admirer cette oeuvre qui dépeint leurs idées et leurs modes de vie d’une manière aussi éclatante qu’a su le faire Rembrandt dans son tableau « Le Philosophe ».

    Comme si cela ne suffisait pas, Snowpiercer se permet en plus d’être un formidable divertissement de masse où même les plus exigeants d’entre nous trouveront leur compte soit dans les scènes de combat dantesques soit dans les découvertes successives des wagons qui confinent à un émerveillement semblable à la montée des cercles du Paradis de la Divine Comedie de Dante.

    Cauchemar aussi qu’est ce film semblable à aucun autre. Cauchemar de la ferraille de ce train qui perce la neige, effroyable métaphore du phallus perçant le sillon féminin pour enfanter. Cauchemar de ce monde ouvrier contraint de se sacrifier pour recouvrer sa liberté dans un effrayant jeu d’échecs dont les dés se révèlent pipés lors d’une incroyable pirouette finale.

    Chaque scène, chaque minute, chaque seconde de Snowpiercer est une invention en soi ; chaque instant nous rapproche du sublime.

    En bref, un chef d’oeuvre !

  100. Cher Odieux,

    Dieu (ou son remplaçant) m’est témoin que j’adore votre blog et ses différents billets, vos spoilers en tête. Voilà pour le préambule (qui ressemble étrangement à cette fameuse tirade : « je ne suis pas raciste, j’ai moi même un ami noir, mais… »).

    Si je vous écris cette lettre, outre mon fol espoir que vous soyez en réalité le Père Noël déguisé en immonde raclure, c’est parce qu’il me semblait important de vous faire une remarque. Oui, je vais vous donner mon avis, et tenez vous bien à vos bretelles de salopette, car c’est pas de la merde, j’aime autant vous le dire.

    Mon avis, c’est que toute votre verve et votre mauvaise foi légendaire, hilarantes au demeurant, se retrouvent parfois être capillotractées lorsqu’il s’agit de spoiler ce que nous autres, amateurs d’arts et de choses raffinés qui lisont les Inrockuptibles et Télérama, appelons communément « un bon film ».

    Car oui, contre toute attente, et pour une fois, la critique dites professionelle a vu juste, le Transperceneige est un excellent film. Je n’irais pas énumérer les dizaines de raisons qui me font dire ça (principalement parce que ce serait long, et que je n’en ai pas envie), je voudrais simplement revenir sur la logique incohérente du film. Tous les films sont, dans une mesure plus ou moins forte, incohérents. Le problème, c’est que le film en présence (mais quelques autres aussi) sont logiques et cohérents dans leurs incohérences. Oui, ça ne veut rien dire, mais je vous emmerde. Ne le prenez pas mal, je le dis avec tout l’amour que j’ai dans mon coeur (car oui Odieux, je vous aime). Mais chauqe film est régi par une logique interne qui s’auto-justifie. Or, votre humour et vos spoils n’ont d’égals lorsque le film baffoue éhontément sa propre logique interne. Ce qui n’est pas le cas de certains films auxquels vous vous attaquez, et rend donc vos billets, malheureusement, moins drôles…

    Alors arrêtons de pontifier deux minutes, pourquoi vous dis-je cela, d’autant que je ne vous apprend sûrement rien ? Et bien tout simplement parce que je pense que vous auriez meilleur compte à vous cantonner aux étrons cinématographiques, au sujet desquels vous excellez, que sur des films qui, non content de faire l’unanimité de la critique et du public, sont tout simplement bons, et donc difficilement attaquables, malgré l’acide caractérisant votre magnifique esprit fourbe et veul.

    Bref, il ne s’agit que de mon avis, et j’ai le malheur de le partagé, mais j’espère qu’il nourrira votre reflexion (ou votre du moins votre haine du genre humain).

    Toujours est-il qu’il s’agit là d’un message d’un fan, et que je vous lancerais volontiers ma petite culotte virtuelle au visage, avant de vous suivre dans votre van Wolkswagen pour que vous me montriez votre collection de porcelaine chinoise.

    A bon entendeur,

    Votre plus fervent stalker.

    • Et vous excuserez les quelques fautes d’orthographe, l’idée de m’adresser directement à vous m’émeut au point d’en perdre mon bas-latin.

  101. Ce « film » vient de passer sur une grande chaîne cryptée française. Votre spoil est finalement bien en-dessous de la triste réalité. Quitte à mettre 5/5 en critique, je pense qu’un signe négatif devant n’eut pas été de trop…

  102. Je te remercie de faire des critiques aussi détaillées. Je me suis endormie avec mon compagnon devant cette bouse, et je voulais quand même connaître la fin (parce qu’on a pas enduré tout ça pour pas connaître la fin quand même !) mais je refusais de payer pour finir… Et on a rien loupé, le final est encore plus con que tout le reste du film…

  103. Juste pour dire que les mouvements de mains que font les riches ne sont pas incohérents si l’on considère que tout les riches ont été des « enfants-pièce détaché » dans leur jeunesse et ont donc répété ce mouvement pendant des heures. En tout cas c’est mon opinion.

  104. On peut aussi critiquer un tableau de Dali parce qu’une montre ne fond pas comme du chocolat…
    Vous êtes tous la a dire que la forme doit être au service du fond puisque le fond se prétends sérieux, … Moi, je ne vois pas en quoi l’utilisation assumée de scènes délirantes ou surréalistes porteraient préjudice a la problématique que veut soulever le film :
    Vous faites la une affirmation gratuite qui n’engage que vous ;)

    Au contraire, même, ce cote onirique grossit le trait cauchemardesque du rapport de la nature humaine avec le pouvoir. Ce film est bien un cauchemar.
    Mais c’est bien son but. en ça, il n’est pas raté du tout.
    Il est invraisemblable, mais pas si incohérent, comme vous vous plaisez a le dire :
    A l’exception, en effet, de la taille du train, mais je choisis délibérément de mettre ça aussi sur le compte d’un surréalisme esthétique. Prenez ça pour de la mauvaise foi si ça vous chante.

    Pour la plupart des arguments avances dans le spoiler, il y a soit des erreurs ( la voyante dont, en fait, si, le talent nous est bien vanté rapidement a la sortie de sa stase, et dont on comprends que la drogue la rends de plus en plus faible… Par exemple )
    … Soit des arguments a opposer ( Ils évitent autant que possible d’utiliser les armes a feu pendant la rébellion elle-même pour éviter de percer la coque en tirant des rafales désordonnées )
    L’autre fusillade, aussi ridicule soit-elle, d’un bout a l’autre du train, reflète juste un comportement irrationnel de deux ennemis jurés que la rage aveugle : Apres tout, compte tenu de ce qu’ils vivent, il est assez rationnel qu’ils aient des moments… irrationnels !
    …Enfin, d’autres critiques portent sur la logistique de ce train… La encore, reprocher un manque de réalisme me semble un peu hors-sujet : Un effort aurait pu être fait dans ce sens, mais la encore, c’est la volonté d’une vision surréaliste – qui l’emporte sur la vraisemblance :
    Voir un bar a sushis a quelques wagons seulement des crève-la-dalle est un rappel a la réalité grotesque qui est la notre : Il me semble pertinent d’utiliser le grotesque pour dépeindre le grotesque… Tout comme il me semble, donc, pour une fois, que ce spoiler, lui est hors-sujet ;)

  105. L’affiche : pourquoi le concept de l’affiche serait-il bancal ? Le film parle d’une nouvelle ère glaciaire et d’un train. On a les deux, où est le problème ?

    « Si les humains ne peuvent pas survivre, c’est connu, tout le reste meurt. »

    En même temps, si la neige et la glace recouvre tout et que le froid est si intense que l’oxygène gèle dans les poumons,,,

    «C’est connu, les rails, ça ne demande aucun entretien » etc,

    C’est vrai que ce détail reste inexpliqué, mais en même temps, c’est un film de SCIENCE-FICTION ! Prochaine étape, l’Odieux nous explique que Star Wars, c’est n’importe quoi en pointant toutes les incohérences scientifiques.

    A part ça, il est expliqué dans le film que le concepteur de ce train est légèrement obsédé par,,, les trains, Sinon, c’est vrai qu’il aurait pu se contenter de construire un réseau Jouef dans son bunker,

    «  La sécurité du Snowpiercer n’est pas tendre avec eux et vient recenser la population des 3e classe tous les… deux ou trois jours. »

    La raison en est donnée à la fin du film. La population doit être maintenue à un niveau adéquat pour maintenir l’écosystème de ce train.

    « Comment Curtis fait-il pour toujours obtenir le message sachant qu’il ne sait jamais dans quelle barre il est ? »

    Il fait le tour des passagers de 3ème classe (cf la scène où il marchande avec le gamin). Question : l’Odieux était il à jeun lorsqu’il a vu le film ? La patience de Curtis à l’égard de l’enfant est également expliquée à la fin du film par le drame personnel qu’il a vécu.

    « Grâce à ses connaissances encyclopédiques tirées de son… sa… hem »

    Non, des infos que lui donne John Hurt, qui est L’AUTRE concepteur du train.

    « Et grâce à ses supers pouvoirs, non seulement elle identifie instantanément l’éternuement comme celui d’un enfant planqué dans les rangs, mais en plus, elle identifie la maman qui a planqué le marmot dans ses jupes du premier coup. »

    Encore un truc expliqué à la fin du film. D’après Wilford, John Hurt serait une taupe (enfin, c’est sa version). Ou alors, il dispose de moyens de surveillance inconnus, ou, tout simplement, c’est aussi à ça que servent les recensements. Trois explications pour le prix d’une. Content ?

    « Le train est équipé figurez-vous en petits orifices permettant de juste passer un bras sans que le froid ne pénètre »

    Effectivement, en même temps, c’est peut-être juste pour voir dehors. Pourquoi pas une fenêtre alors ? Ben parce qu’on est dans les wagons de queue qui ne sont pas censés abriter des passagers.

    Je ne sais pas à quoi servent les cylindres (et non barils, les barres protéinées étant servies dans des caisses) mais, sachant qu’ils se trouvent dans des wagons de marchandises… L’Odieux pourrait passer un peu plus de temps à réfléchir et un peu moins à inventer des vannes pourries.

    « Ça tombe bien, le coin grouille de traducteurs universels qu’on avait laissé là, houplà. » Des traducteurs dans une prison qui compte des détenus de différentes origines ? J’appelle ça de l’organisation, et de toute évidence, ça n’est pas une prison française.

    « Tu ne te demandes pas où les mecs arrivent à trouver quotidiennement plusieurs milliers voire centaines de milliers d’insectes vu les cuves ? »

    Je dirais, dans les chiottes, d’où la réflexion de Curtis.

    « Des pouvoirs de voyance ? »

    J’avoue que c’est un peu téléphoné, mais Yuna; de par son comportement et ses déclarations, montre bien qu’elle a de tels pouvoirs. Apparemment, il n’y a pas que Minsoo qui abuse de la schnouff (n’est-ce pas, cher Odieux ?).

    « Quand les mecs ont embarqué sur le dernier train de l’humanité, ils se sont dit qu’une cargaison de 150 haches ».

    Ils n’auront eu qu’à récupérer les haches d’incendies disséminées dans le train pour des raisons de sécurité. On en trouve aussi dans les immeubles, et c’est pas pour couper des arbres.

    « J’ai glissé sur un poisson qui traînait par terre, chef ».

    Poisson que l’un des cagoulés a utilisé pour intimider un ch’ti peu les rebelles, en l’éventrant avec sa hache.

    « Nouvel an ».

    Humour 1/Odieux 0. Pas d’autres commentaires.

    « L’étrave brise la glace et pourquoi pas approvisionne la citerne, mais tout ça, c’est à l’extérieur. Donc sans la citerne, ça va être compliqué quand même les enfants.  »

    Sauf qu’il y a forcément un système automatique pour récupérer la glace. Pour le reste, il y a des canalisations.

    « Curtis décide de trouver une utilité à Gertrude « 

    Oui, et c’est un foutu train, en effet. SAUF que Gertrude a suffisamment d’importance pour faire un otage respectable. SAUF qu’elle connait mieux ce qui les attend vers l’avant du train, mieux même qu’un type qui a été enfermé pendant dieu sait quand et une fille qui a des pouvoirs mais qui n’est pas exactement Uri Geller non plus (ceci est ironique). Mais continuez, je vous en prie.

    « Au matin, les 3e classe décident d’abandonner l’avantage du nombre »

    Parce que, si vous aviez suivi le film au lieu de manger des chatons salés, vous sauriez que leurs hommes – déjà sous-alimentés – sont dans un sale état, après une journée de combats. En plus, maintenant, ils ont un OTAGE, sans compter qu’après le massacre de la veille, ils ne s’attendent (à tort, il es vrai) plus vraiment à une réelle opposition.

    « D’ailleurs, en parlant de cohérence, la voiture école n’est peuplée… que d’enfants de 8 ans. »

    On appelle ça le contrôle des naissances. Interdit de faire des enfants avant qu’on vous y autorise. Vous prenez grand soin d’oublier parfois qu’il s’agit d’un monde clos, dans lequel les ressources sont limitées, et donc, la population sévèrement contrôlée. Et je rappelle encore une fois les explications de Wilford à ce sujet, à la fin du film.

    « Dans ce film, soit on est un adulte, soit on est un vieux, soit on a 8 ans. »

    Les trois ages de la vie, en gros, quelle surprise. En plus, encore à la fin, ça se met à grouiller de djeuns…

    « La Machine, située en tête de train et qui fournit de l’énergie à tout ce petit monde pour toujours (elle est probablement alimentée par les trous dans le scénario). »

    C’est une machine à mouvement perpétuel, dixit Wilford (je me demande si on ne devrait pas exiger une preuve que l’Odieux voit bien ses films, un ticket, par exemple).

    « Détail intéressant : les gestes de la maîtresse n’ont aucun rapport avec ce qu’elle raconte. (…)ça n’a aucun rapport avec le froid et toute la classe mime ces mouvements en chœur. « 

    Ça s’appelle une satyre, encore un concept inconnu de l’Odieux.

     « Quel dommage qu’ils n’aient pas vu cela venir : si seulement quelqu’un dans l’équipe avait des pouvoirs de voyance. »

    En même temps, vu toute la schnouff qu’elle s’envoie, plus la distraction apportée par les merveilles d’un train dont elle ne connait rien ou presque…

    « Si les deux agents de la sécurité anonymes sont vite morts »

    En passant, Guy en a tué un, lui-même, parce que.

    « Dites-donc, j’espère que dans ce train, on a pas trop souvent des envies de sushis sinon il faut traverser un sauna, un nightclub, une école, une chambre froide… »

    Oui, en même temps, vu que c’est un train, peut-être qu’à l’origine ils se disaient – je ne sais pas moi – qu’on pourrait permuter les voitures en gare ? Et sinon, s’ils ne sont pas content, y’a toujours l’extérieur. Oh, et en passant, Gertrude explique que les sushis, c’est juste une fois par an because toujours ce fameux principe de monde en vase clos, aux ressources très limitées. Je suppose que l’Odieux était allé enterrer quelqu’un dans le jardin, chaque fois que c’est répété. Quand à Wilford, il a Gertrude pour lui faire ses courses.

    « C’est une salle de sécurité, on ne va pas y mettre des agents de sécurité ! »

    Agents, de toute évidence, en quantité limitée et envoyés vers l’arrière précédemment pour tenter de les stopper.

    « Les mecs ont construit une machine à barres protéinées à partir de rien et lui ont même trouvé un wagon alors que le train était déjà en route depuis un moment. »

    Je ne vois pas pourquoi elle n’aurait pas été prévue dès le départ, en cas d’urgence par exemple. Mettons que tout foire par ailleurs, ils mangent quoi ?

    « Au début du film, il n’a pas suffit à un mec de passer le bras dehors pour qu’il gèle d’ailleurs ? »

    Me semble qu’il faisait nuit, le train était en mouvement (facteur vent) et son bras est resté sept minutes à l’extérieur.

    « Parce qu’aux dernières nouvelles, tout à l’heure on a parlé de 7 passagers qui avaient « sauté en route » 

    Non seulement ils n’ont pas sauté mais il ont réussi à arrêter le train (avec l’autorisation de Wilford qui aime bien laisser le peuple se défouler de temps en temps), et c’était peut-être par cette porte, près de la machine, porte qui a été scellée depuis.

    Longue explication de Wilford : très intéressant, mais vous partez du principe que ce type dirait la vérité, or John Hurt a bien prévenu Curtis de lui couper la langue dès qu’il le trouverait, plutôt que de le laisser parler.

    « Ah bon, mais pourquoi, comme ça, hop, ça leur a pris ? »

    Peut-être parce que ça faisait partie du plan de Wilford ? Sinon, pour Guy, c’est vrai que je me suis demandé si ça n’était pas un Terminator pour le compte. En même temps, quand on vu « Piège de cristal », on a tout vu.

    « Alors vous me direz « Mais que font les autres teufeurs alors ?« 
    Hé bien ils dansent. »

    Because, camés jusqu’aux yeux. C’est vrai qu’un teuffeur ne se drogue pas, jamais, parce que c’est pas bien.

    « Wilford hoche la tête et va soulever une dalle sous le plancher »

    FAUX ! C’est Minsoo qui ouvre la trappe pour l’agrément d’un Curtis qui était tout près d’accepter la proposition de Wilford.

    « Oui, c’est un truc connu de garagiste « 

    Il ne s’agit pas de remplacer les pièces défaillantes, mais d’entretenir une machine que ses concepteurs pensaient envoyer de temps en temps à l’atelier, et qui, en fin de compte, roule depuis presque vingt ans.

    « Il confirme que c’est celui que faisait Gertrude au début du film. Gertrude qui ne pouvait pas connaître ce geste. »

    Pourquoi, puisqu’elle vit avec Wilford ?

    « C’est un ours blanc (parce que oui, froid = ours blanc, les autres ours sont connus pour vivre uniquement du côté de Barcelone) »

    Les autres ours se constituent des réserves de graisse et hibernent en hiver (je rappelle que celui-ci dure depuis presque vingt ans).

    A part ça, je suis tout à fait d’accord avec les critiques de Première et Mad Movies. Quand à celle de l’Odieux, il faut être très con et/ou d’une parfaite mauvaise foi pour imaginer qu’un film sera encensé par la critique sous prétexte qu’il est une adaptation d’une bd française (à ce propos, à quoi ressemblaient les critiques pour « L’élève Ducobu », « Le petit Nicolas », « Blueberry », etc. ?

    N’importe quoi cette critique.

    • Lis le « à propos », lis la FAQ, apprends la différence entre incohérence scientifique et incohérence scénaristique : même la SF a besoin d’n scénario cohérent. Ceci n’est pas une critique mais un spoil.

      • Chèr Mao_Meth, j’ai suivi votre recommendation et lu le « à propos », ainsi que la FAQ. Je n’ai franchement pas vu le rapport avec ma réponse à la cri… pardon « spoiler » (comme si ça excusait quoi que ce soit) de « Snowpiercer ». On peut détester ce film et s’amuser à en relever les incohérences jusqu’à plus soif, ça n’est pas une raison pour en inventer. J’apprécie souvent les textes de l’Odieux, mais parfois, j’estime qu’il se vautre. C’est le cas ici. Je pense l’avoir amplement démontré.

        PS : Vous êtes condescendant.

  106. Mouef, je comprend le principe du spoilage et la visée humouristique mais là j’ai l’impression que c’est un gros hors-sujet.
    Si le film a des allures de films de SF il tient plus du contes philosophique. En nous expliquant que l’humanité a survécu dans un train qui tourne en rond, le film explique clairement le contrat qu’il passe avec le spectateur: il sacrifie la cohérence de l’univers et indique aux spectateurs que ce monde tiens plus du registre merveilleux que d’autre chose. Non le plan du train peut pas fonctionner, mais oui vous inquietez pas, le réal à dessiner le plan, il savait ce qu’il faisait. J’ai trouvé le contrat que je passait avec ce film très clair, et donc toutes les impardonnables incohérences citées ici, j’en ai fait fi pour me concentrer sur ce que voulait me dire ce film.
    Le transperceneige est aussi incohérent que Zadig ou Candide, Voltaire est il un gros con pour autant? ces livres n’ont-ils rien à dire? je ne crois pas. Il en va de même avec Snowpiercer: c’est un conte philosophique. Je pensais que c’était clair quand l’argument du film était « l’humanité reclue dans un train tournant sans cesse sur une terre gelée ».

  107. mais qu’est ce que ED Harris est venu faire dans cette galère ? Nicolas Cage , j’aurais compris …
    au fait , euh … odieuxconnard , j’ai cru comprendre que vous drogueriez vos victimes avant de les occire et de les enterrer en forêt de Rambouillet ? … nous avons tous nos moments d’énervement .
    mais … ( c’est insoutenable ) vous tordriez le cou à d’innocents chatons ?
    si ce n’est pas une mascarade , une vantardise d’après boire , si c’est vrai :
    voue êtes un ODIEUX CONNARD .

  108. Ouf, j’ai juste fait défiler le récit ( « scénario » ? ) puis les commentaires …. L’important, c’est la longueur, leur nombre : manifestement, le sujet a motivé beaucoup d’internautes !… Pas pour sa véracité : les rails gelés n’auraient jamais permis à aucun train de pouvoir circuler !…Surtout à de telles températures !… Ce qui est intéressant, c’est que le récit fictif choisit toujours l’option « froid » en cas de changement climatique !… Le réchauffement officiel ( et actuel ) , personne n’y croit !…. Mais « la Compagnie des glaces » ( 60 tomes) de G.J. Arnaud au « Fleuve Noir » était un peu plus consistante !…

  109. L’auteur de l’article, tu n’es pas seulement un odieux connards, tu es également un odieux abruti. Tu es trop cartésien pour apprécier une œuvre purement allégorique (tu m’dis si tu comprends pas le sens du mot) ici en l’occurrence portrait de notre société.

    « olol un train ça s’entretient, ça fait pas l’tour du monde et ça craint aussi en hiver » mon pauvre, tu fais vraiment pitié, ce film est volontairement absurde dans sa forme et d’une rare intelligence dans son fond. J’imagine que tu as jetés le fond dans ta corbeille pour t’arrêter à la première lecture comme un enfant de cinq ans sous-éduqué le ferait avec un Disney

    La forme est absurde pour souligner l’absurdité de notre société, le fond ne fait que relaté habilement le quotidien d’un citoyen en colère et se veut très réaliste, ainsi, il y a un contraste entre la société (en vrai tout comme elle est présentée dans le film) et la perception que nous en avons.

    Le scénario est juste brillant, mais tu dois êtres trop con pour apprécier un chef d’œuvre à sa juste valeur.

    • Adrien: « La forme est absurde pour souligner l’absurdité de notre société »

      Si je te pète dans les trous de nez tout en soufflant dans un mirliton c’est génial du moment que je diffuse un marxisme de bac à sable ?

      Adrien: « le fond ne fait que relaté habilement le quotidien d’un citoyen en colère et se veut très réaliste »

      Je ne sais pas ce que tu fumes, mais tu devrais limiter les dose.

  110. Pingback: Énormément déçu par le film du Transperceneige (Snowpiercer) | Le Savinien libéré·

  111. Témoignage de prêt que j’ai reçu chez une Dame généreuse et honnête. S’il vous plaît prenez contact avec cette Dame généreuse et honnête qui m’a aidé à réaliser mon projet et payer mes dettes en me donnant un prêt de 80000 euros. Je publie ce post parce que je suis heureuse et je veux vous faire profiter vous qui êtes dans le besoin. Voici son e-mail: pauline.brock2@aol.com

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