Spring Bécasses

« Bonjour Messieurs ! »

La porte se referma en claquant derrière le personnage alors qu’il entrait dans la salle de réunion du 33e étage, les fauteuils autour de la longue table ovale pivotant dans un léger son de cuir écrasé alors que leurs occupants se tournaient vers lui. D’un geste, il leur fit signe de rester assis et tout en souriant, vint se placer en bout du table pour consulter la pile de papiers disposés à cet endroit d’un air amusé. Finalement, et s’allumant un cigare, il fit un dernier tour pour observer la circulation en contrebas au travers de la baie vitrée avant de prendre place dans l’imposant fauteuil lui étant réservé.

« Bien, je vois que tout le monde est déjà là.
– Nous vous attendions pour commencer Monsieur Connard. J’aimerais pour commencer vous remercier au nom des investisseurs présents ici aujourd’hui pour avoir accepté de nous consacrer un peu de votre précieux temps.
– Ma bonté me perdra, j’en conviens.
– Hem, fort bien, je… permettez-moi de vous rappeler le sujet de notre entretien d’aujourd’hui : nous aimerions savoir comment vous avez réussi, en pleine crise financière, à trouver des investissements non seulement particulièrement rentables, mais en plus permettant d’obtenir des déductions fiscales. Une question qui, je ne vous le cache pas, nous turlupine quelque peu.
– Interrogation pertinente, mais, laissez-moi commencer. »

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Me retournant, j’appuyais sur le bouton de la petite télécommande placée devant moi pour faire descendre l’imposant écran blanc servant habituellement à présenter d’hideux powerpoints aux présents. Tirant sur mon cigare, je me levai pour aller indiquer sur les graphiques qui apparurent les éléments essentiels à la bonne compréhension de mon exposé.

« Investir est une chose risquée. Demandez à 10 experts boursiers leurs meilleures stratégies, ils vous donneront 13 solutions contradictoires. Mon truc ? C’est de maîtriser chaque élément de la mécanique de mes placements.
– C’est-à-dire ?
– Et bien pour commencer, je crée moi-même de nouvelles structures et leur donne toujours une vocation humanitaire. Aides, déductions, je bénéficie de tout cela en quelques instants, sans compter divers avantages complémentaires comme par exemple, une image de grand seigneur qui permet de faire chavirer le coeur des damoiselles dont les joues se teintent de pourpre lorsqu’entre deux coupes de champagne, vous leur contez votre amour de votre prochain.
– Et elles y croient ?
– Ce sont des femmes, Stevens.
– Pardon.
– Donc, disais-je : l’important, c’est de créer une structure que vous allez maîtriser. Puis de la rendre incroyablement rentable en jouant sur la culpabilité des bobos. 
– Je ne saisis pas bien.
– Prenez l’an dernier : j’ai créé une structure permettant à des handicapés de retrouver le chemin de l’emploi en participant à la création de livres audios pour la jeunesse.
– Une intention louable, mais je ne vois pas où c’est rentable. 
– Hé bien pour être exact, je n’ai pris que des gens atteints de Gilles de la Tourette. Non seulement parce que le résultat était des plus intéressants et a sûrement dû enseigner quantité de vocabulaire à de pauvres bambins venus écouter Blanche-Neige, mais parce que les parents, découvrant l’horreur, ne pouvaient même pas se plaindre : ce serait de la discrimination envers des personnages atteints d’un handicap. Tiraillés par leur sensibilité humaniste, il ne leur reste alors qu’une échappatoire : expliquer que non, ce n’est pas nul, c’est juste complètement avant-gardiste. Leurs amis, jaloux de ce vernis culturel obtenu à vil prix et leur permettant de se donner en plus bonne conscience en aidant des personnes en difficulté, se mettent donc à acheter eux aussi en nombre, et plutôt que de reconnaître l’indicible ignominie de mon procédé, ils se retrouvent esclaves de leur fierté et pire, recommandant un produit objectivement honteux. Et moi, je ris.
– Un peu comme chez Apple ?
– Pas de troll avant 10h du matin Stevens, c’est mauvais pour l’estomac. Toujours est-il que le crypto-hipster se lasse vite de tout, puisqu’il court après l’avant-garde. Il faut donc se renouveler chaque année.
– Mais alors, quel est votre plan pour cette année ? »
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Mon regard brilla d’une lueur nouvelle alors que l’idée même de leur révéler mon dernier plan m’emplissait d’une certaine fierté.

« Cette année, j’ai monté une structure qui propose à des adolescents atteints de la maladie de Parkinson de devenir cinéastes. 
– Non mais attendez, là, ça va se voir quand même ! Des morveux bourrés d’hormones qui ne savent pas tenir une caméra, c’est grossier ! Qui irait louer pareille monstruosité ? »
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Mon sourire ne se fit que plus grand face à cette réplique attendue alors que je jetais sur la table une série de journaux.

Cahiers du cinéma – 5/5 : « De cet objet idiot s’écoule une sorte de poésie repoussante et naïve, burlesque et synthétique, vulgaire et bête, une sorte de poésie perdue, à ramasser, à rincer, impropre à la consommation, innommable en somme, mais qui exprime aussi la part poétique et misérable de notre époque. »

Critikat.com – 5/5 : « N’aimant rien tant filmer que « l’ingrat » de ce bas monde, l’ex-kid qui a écumé les travées insanes de l’Amérique investit la culture pop des années 2000 pour livrer une bombe irradiant le sentiment d’une époque. »

le Monde – 5/5 : « On sent bien que la réalité intéresse moins Harmony Korine que sa représentation fantasmatique, son reflet forgé par la publicité et les clichés sans esprit des industries culturelles.« 

Les Inrockuptibles – 5/5 : « Korine filme cette débauche de formes et de couleurs avec une énergie folle, variant ses cadrages, balançant des décharges de montage en cut-up, bombardant les mots Spring Break comme un mantra. C’est du Godard boosté au Red Bull.« 

Stevens sentit la sueur couler le long de sa nuque : « Attendez, Spring Breakers alors ce… c’est vous ?« 

Il sentit une vague de dépit monter en lui.

« Vous… vous êtes incroyablement maléfique !« 

La preuve ? Spoilons, mes bons !

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L’affiche : toute la subtilité du film résumée en une image

Notre film débute dans une petite ville universitaire des Etats-Unis ou nous découvrons plusieurs personnes qui, bien qu’étant les personnages principaux, auront des prénoms que personne ne retiendra du film tant ils ont été écrits avec soin. Il y a donc blonde 1, qui passe son temps à dormir et se droguer à l’aide de tout ce qui se fume ou s’inhale, blonde 2 et 3, étudiantes en histoire qui passent leur temps à glousser et dessiner des kikoutes en disant « Vivement Spring Break que l’on puisse en tripatouiller plein, hihihuhuhuhu » et enfin Faith, plus sage que ses comparses et appartenant à divers groupes chrétiens typiques des Etats-Unis, ceux où un gros motard avec une moustache en guidon de vélo te dit qu’il kiffe Jésus qui est son meilleur pote parce qu’il est trop cool, et qu’il échangerait ses bottes en croco contre ses sandales quand il le voudrait, ouais mec. Big love.

Car en effet, notre intrigue (ne pouffez pas tout de suite, attendez) se déroule à quelques jours de Spring Break, ces vacances universitaires durant lesquelles les jeunes étudiants américains aiment à aller se retrouver sur les plages pour pratiquer diverses activités comme danser en bikini, faire la chenille tout nu ou voir combien de litres de bière on peut faire rentrer dans le cul de Lulu sans le réveiller. Un grand moment de culture, donc, au même titre qu’une compétition de tuning ou une trépanation de yorkshire (un exercice de précision).

Bref ; faisons le point tout de suite sur un élément essentiel du film : si vous pensiez avoir déjà vu un film réalisé avec les pieds, Spring Break relèvera la barre avec brio. Le film consiste en effet, à 65% (ce n’est pas une blague), en de vastes séquences de gros plans maladroits et mal cadrés placés à la queue-leu-leu le tout pendant que la voix-off de l’un des personnages déclame des vérités digne d’un statut Facebook : « kan ta besoin des gens il sons pas la pour toi alor que toi tu l’et toujour pour eus : moi j’ose dire que j’aimes pas les hypocrite ! Qui osera cliker sur j’aime et partagé sur son mur ?« , le tout filmé au ralenti sur fond de musique saturée et de préférence, avec des filles qui montrent leurs seins/fesses, par contre vous ne verrez pas un kiki ou une kikoute, parce que même si le film se veut grave subversif, tu vois, avec des gros mots et des roploplos, il ne faudrait pas qu’un rebelle se sente choqué en voyant un trilili battant au vent. Bref, on dirait que le tout a été réalisé par un lycéen fasciné par Fight Club, Drive et autres niaiseries crypto-philosophiques. D’ailleurs, à en croire le film, Spring Break c’est donc 97% de filles et aucun boudin, bien évidemment, mais c’est sûrement une coïncidence.

Fort bien. Allons-y donc pour un exemple :

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Musique saturée quelconque, ralenti constant

Des filles sautent sur une plage, des bières vont de main en main. Une voiture roule dans la nuit (pour ceux qui ont vu Drive, ce genre de plan rappellera des choses). Quelqu’un montre ses seins en dansant dans l’eau. Une fille fume une cigarette la nuit, dans une ville américaine. Des seins bondissent en gros plans, des filles se font des bisous en se frottant l’une à l’autre. Jean-Paul Sartre lit Tintin en fumant la pipe. Un DJ arrose la foule de danseuses en bikini.

Une voix répète « Spring Break. Le meilleur moment de l’année.« 

Etc.

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Faith, notre plus ou moins personnage principal et seule brune de notre quatuor, entend dire par des amies de son groupe chrétien que ses amies Blonde 1, Blonde 2 et Blonde 3 seraient en fait trois idiotes. Faith explique que non, elle les connait depuis la maternelle : ce n’est pas parce qu’elles gloussent comme des otaries, se défoncent pour un oui ou pour un non et n’ont aucun sujet de conversation en-dehors des fringues, des garçons et de Sarah Jessica Parker qu’elles sont limitées. Peut-être cachent elles une passion secrète pour la physique nucléaire ? Allez savoir. Toujours est-il que notre héroïne les défend : elles sont géniales et elle veut partir en Spring Break avec elles.

Notre louloute va donc retrouver ses copines pour faire le point : voilà un an qu’elles économisent, il est temps de faire les comptes de l’argent dont elles disposent pour partir à l’aventure, histoire de voir si elles pourront se payer un jacuzzi au champagne, comme tout vacancier lambda qui se respecte. Hélas, horreur : sitôt l’argent sorti des strings et entre deux plans pas du tout racoleurs sur les filles qui se frottent entre elles en s’échangeant quelques cochoncetés, le compte est fait : il n’y a que 325 dollars… soit même pas de quoi partir en Floride, la destination prévue à l’origine par nos amies !

Drame, larmes, perplexité : notre fière équipe est quelque peu dévastée par la nouvelle. Que vont-elles faire ? Devoir se trouver des loisirs intelligents ? Alors ça : jamais ! C’est hors de question ! Car Spring Break, c’est l’endroit « où l’on se révèle, on découvre qui l’on est vraiment, où l’on découvre ce que l’on va faire de son avenir« .

Si le gouvernement me lit et qu’il cherche à faire des économies, voilà, maintenant il le sait : il peut mettre tous ses conseillers d’orientation dehors et les remplacer par un baril de bière avec un tuyau à s’insérer dans un quelconque orifice dans le plus grand esprit Spring Break, il semblerait que cela permette au jeune de savoir ce qu’il veut faire. Entre deux bulles de 8-6 ressortant par une narine, nul doute que l’adolescent verra la lumière et saura qu’il est temps pour lui de devenir expert-comptable ou ingénieur en conception de stylos billes. Mais oui.

Quand on vous dit que ce film est philosophique, bon sang.

S’ensuit donc, évidemment (et encore, je vous en ai passé), un nouveau passage se voulant philosophique

Durant Spring Break, certaines jeunes filles découvrent par exemple qui elles sont vraiment : ici, un tacos au fromage

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Musique saturée quelconque, ralenti constant

Les héroïnes se regardent, perdues. Sur une plage, des filles rient en se caressant. De l’argent est dispersé au sol. Quelqu’un lance un concours de pets. Faith va à son groupe chrétien (oui, parce que pour rentabiliser, on vous rebalance des plans que vous avez déjà vus, c’est plus rigolo). Un type mime la masturbation avec une bière. Un spectateur s’endort.

Une voix répète « Spring Break, où l’on se révèle, on découvre qui l’on est vraiment, où l’on découvre ce que l’on va faire de son avenir » (puisque recoller des images déjà vues ne suffit pas : on vous remet aussi les dialogues que vous venez d’avoir pour qu’il se passe encore moins de choses, c’est bien pensé)

Etc.

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Les filles sont donc bien embêtées, que faire pour trouver de l’argent rapidement ? En emprunter à quelqu’un ? Non, cette idée ne sera même pas évoquée. Utiliser le internet, cet objet du démon, pour trouver un plan pas cher et faire de l’auto-stop ? Là encore, personne n’en pipe mot : les jeunes n’ont jamais entendu parler du internet, c’est connu. Acheter des actions Lagardère (hoho, tout de même pas) ? Non : elles vont plutôt braquer un fast-food local.

D’accord.

Non mais c’est un plan, hein, je comprends. Blonde 1, Blonde 2 et Blonde 3, laissant Faith de côté qui n’est pas du genre à participer à ce genre d’action, décident donc de s’armer de pistolets en plastique pour aller trouver un petit restaurant local et, cagoulées, vont donc y semer la terreur avant de s’enfuir dans un véhicule volé. Le stratagème fonctionne à merveille puisque non seulement l’argent est obtenu aisément et rapidement, mais par ailleurs, les filles parviennent à ne pas laisser derrière-elles de traces de leur forfait en brûlant intelligemment leur monture de métal, le tout en restant à danser autour de la carcasse en feu histoire d’être sûres que la police vienne les cueillir sur place, ou à défaut, que l’explosion du réservoir révolutionne leur vision de l’auto-bronzant.

Heureusement, rien ne se passera.

C’est donc un trio radieux qui revient (à pied, je suppose), le vocabulaire toujours d’une richesse à peu près équivalente à celle de candidates de télé-réalité (elles font vraiment des étudiantes crédibles, surtout le genre à vouloir suivre des cours d’histoire, vraiment), pour présenter le butin à Faith et lui raconter comment elles l’ont eu. S’ensuit évidemment un nouveau passage philosophique que je vous passe pour éviter de rendre ce spoiler aussi chiant que le film (pour la première fois de ma vie, j’ai pensé sérieusement à quitter la salle, chose qui n’était jamais arrivé même devant Twilight tant c’était au moins rigolo de nullité et pas simplement consternant).

Nos héroïnes filent donc trouver un bus pour la Floride, car après un nouveau plan séquence (si, si) avec des phrases philosophiques du genre « Nous voilà, nous sommes enfin nous-même, qui osera copier ce message sur son mur ?« ,  elles ont enfin la joie d’arriver à destination.  Elles peuvent donc s’adonner à des joies simples comme sauter en bikini, se frotter à de (rares) garçons qui ont tous des têtes de champions, sniffer divers trucs, se saouler et évidemment, danser sur René la Taupe.

Un soir, Faith et ses amies se retrouvent donc dans une piscine pour philosopher.

Attendez, j’ai écrit philosopher ? Excusez-moi, j’ai été influencé par les critiques dithyrambiques ci-dessus. Laissez-moi détailler Faith et ses amies.

« Haaaan tu vois Spring Break c’est trop cooool, c’est la vie quoiiiii.
– Mais ouaiiiis c’est incroyable c’est fou quoiiiii.
– Wé.
– Méwé !
– Moi parfois j’aimerais mettre la vie, haaan, en pause, et tu vois, ce serait Spring Break pour toujouuuuurs !
– Han moi je ferais pareil, je voudrais tellement mettre pauuuuse des fois !
– Haaan ouais ?
– Ouaiiiiis.
– Geeenre ?
– Ma foi par exemple lorsque la foudre s’abat dans le soir tombant sur la campagne, illuminant l’espace d’un instant collines et bois et jetant d’étranges ombres sur le monde ; c’est, le temps d’une seconde, l’image de la puissance de la nature, de son aspect aléatoire, et de sa beauté résumée en un simple éclair lumineux. Ce curieux sentiment qui vous étreint lorsque soudain, la nature n’est plus un concept mais une véritable force qui semble tout dominer et nous ramener à notre place. L’écho étrange des plaisirs simples comme lorsque la nuit la fenêtre bat sur les carreaux et que roule ce fameux tonnerre au-dessus des villes endormies alors que l’on est blotti au fond de son lit à l’abri de ses dangers, mais spectateur de sa majesté vautré dans sa paresse.
– …
– …
– Naaaaaan j’rigooooooole j’mettrais pause quand j’fais un prouuuut loooooool ! »

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Bref. Dois-je vous laisser deviner ce qui suit ? Vous êtes sûrs ? Vous voulez vraiment que je l’écrive ?

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Musique saturée quelconque, ralenti constant

Les héroïnes dans une piscine. Sur une plage, on boit de la bière à l’entonnoir. Blonde 1 se frotte à Blonde 2. Des jeunes sniffent de la drogue sur le ventre de quelques fières coquines. Gérard Majax conduit un Twingo. Nos héroïnes font du scooter. Un caméraman gerbe.

Une voix répète « J’aimerais tellement faire pause, parfois… Spring Break pour toujours.« 

Etc.

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La réalisation se dépasse : notez la figurante tout à droite à qui on a pas dit en quoi consistait son rôle.

Le lendemain, nos bonnes amies sont à une nouvelle fête fort intéressante au milieu de 500 personnes occupant un hôtel entier, et où l’alcool et la drogue vont de main en main. Seulement voilà : la maréchaussée, lassée de cette petite délinquance en string, fait une descente et arrête 6 personnes : nos quatre héroïnes ainsi que deux clampins. Chose amusante : les policiers ont réussi à traverser une foule de 500 personnes sans arrêter personne d’autre et sans que les amis de la drogue n’essaient de se barrer : d’ailleurs, nos héroïnes n’en ont même pas sur elles et il est impossible que les fiers agents aient pu les voir consommer, mais ce n’est pas grave, pif pouf magie du scénario, ils les arrêtent.

Encore une séquence avec de la musique et les visages attristés de nos héroïnes que l’on envoie découvrir les joies de la prison (je pense bien sûr aux cours d’origami collectif, quoi d’autre ?), avant d’être envoyées devant un juge qui leur explique que consommer de la drogue, c’est mal, et qu’elles passeront donc deux jours à la prison locale le temps d’apprendre les bonnes manières à moins que quelqu’un ne puisse payer leur caution : cela tombe bien, car il y a dans la salle un certain Alien, aussi appelé « Je suis James Franco déguisé en Joey Starr et comme ce film est mauvais, j’ai dans le cou un tatouage « $ » Malabar tellement mal fait qu’en fonction des séquences, on peut voir le contour changer de couleur« . Mais comme Alien c’est plus court, nous en resterons à cela. Toujours est-il qu’Alien décide de payer la caution de ces dames au motif qu’elles « ont l’air cool« , comprendre qu’elles remplissent leur bikini de manière convenable, et accueille donc les damoiselles à leur sortie de prison posté devant son abominable automobile tunée.

C’est vrai qu’il manquait un Jackie à ce film. Ça volait déjà un peu trop haut.

Séquence-clip-philo (c’est chiant hein ? Imaginez-vous devant, malandrins, mon esprit de sacrifice aura raison de moi)

Alien étant un mec profondément intéressant, il propose d’emmener nos héroïnes avec lui discuter un peu pour faire connaissance en allant s’asseoir sur des tables de pique-nique dans un coin quelconque : ça vend du rêve. Alien est visiblement con comme un tiroir à slips, grossier comme Jean-Marie Bigard et intéressant comme Christine Boutin : un cocktail qui parlera à nombre d’entre vous qui prendront feu rien qu’à cette idée, je n’en doute pas. Alien a aussi une histoire parfaitement inintéressante, et explique accessoirement que son métier, c’est dealer.

C’est très important d’annoncer ses activités illégales, comme ça, à de parfaites inconnues. Non, parce qu’on ne sait pas, hein, peut-être qu’un spectateur n’avait pas encore compris que tu étais foutu de perdre au Trivial Pursuit contre une palourde mon vieux Alien.

Faith, elle, sent bien que quelque chose ne va pas. Pas seulement le tatouage de James Franco qui vient encore de changer de couleur la peau étant subitement devenue rose au-dessous, non : elle pense que… je sais pas… p’têtre qu’un dealer, qui en plus, leur parle beaucoup frics et armes… bin c’est dangereux.

Ah bon ? Qu’est-ce qui te fait dire ça ? Heureusement que la presse a pleuré de bonheur devant ce film.

Toujours est-il que notre héros propose aux jeunes filles d’avoir des activités encore plus intéressantes que dire du rien assis sur une table de pique-nique, comme par exemple en allant dans des bars sans musique jouer au billard au milieu d’énormes types patibulaires en marcels sales qui regardent les filles d’une manière qui laisse supposer qu’ils auraient bien envie de parler de Kant et Spinoza avec elles, probablement à l’occasion d’un débat troglodyte à présidence tournante. Faith commence donc à pleurer, expliquant à ses amies qu’elle n’en peut plus : « C’est pas ça, Spring Break, j’ai un mauvais pressentiment !« 

Tu m’en diras tant. Comme quoi, l’instinct féminin, c’est surpuissant : c’est sûr que quand le mauvais pressentiment est juste derrière toi à baver, fait environ 140 kilos de muscles et de tatouages et s’appelle Abubackar, tu peux effectivement supputer qu’il se passe quelque chose de curieux.

Notre héroïne décide donc, à la moitié du film, de se casser de celui-ci (une décision chaleureusement applaudie par la salle) en annonçant au groupe qu’elle rentre chez elle. L’occasion de balancer… hmmm… que… ah, tiens, je me demande bien quoi.

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Musique saturée quelconque, ralenti constant

Faith pleure en gros plan mal cadré. Sur une plage, on écoute du Skrillex. Les héroïnes se disent au revoir. Quelqu’un joue avec un mannequin en se saoulant à la bière. Des ninjas jouent au Time’s Up. Nos héroïnes font du scooter. Un bus file sur les routes. Faith est en gros plan mal cadré, attendez, je crois que c’est un plan sur son gros orteil gauche. Ou bien est-ce un plan large sur James Franco ? Je suis perdu.

Une voix répète « Spring Break… pour toujours.« 

Etc.

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Problèmes capillaires ? Choix de sombres bouses où tourner ? James Franco, je suis désolé : vous êtes atteint de Nicolas Cagisme.

Blonde 1, Blonde 2 et Blonde 3 abandonnées à elles-mêmes, Alien peut donc les réconforter en leur proposant de venir visiter sa villa. Car non seulement le bougre a une voiture tunée permettant à tout agent de la maréchaussée de le repérer à des kilomètres, mais en plus, le bougre en bon caïd a décidé d’entasser dans son salon contre les murs des tonnes (littéralement) de drogue, ainsi que des armes en quantité non négligeable. Moui je… pourquoi pas. Probablement que comme ça, même depuis le commissariat à trois bornes de là, les chiens peuvent flairer la drogue, et les policiers le blaireau.

Heureusement, comme le film a été écrit aussi bien qu’il a été filmé, cela ne choque personne. Nous voilà rassurés.

Alien présente donc aux filles sa drogue, ses armes, fait le cake en montrant ses nunchakus, et les filles se contentent de glousser encore et encore, parce que bon, depuis le début du film, elles n’ont pas fait grand chose d’autre. A un moment, Blonde 2 et 3 se disent que tiens, puisqu’Alien semble con comme un rat mort, elles pourraient peut-être en profiter, mais finalement non : elles préfèrent se mettre à rentrer dans ses plans, parce que quitte à avoir noté qu’il était idiot, autant lui remettre toute la conduite stratégique de la suite des opérations.

C’est bien normal.

Nos louloutes deviennent donc le nouveau gang d’Alien, le sien ayant été affaibli dernièrement, et vêtues de bikinis et de passe-montagnes roses (si, je… pfou), elles commencent à écumer les endroits à touristes du coin pour prendre leur argent aux pauvres gens. Chose amusante : alors qu’elles prennent grand soin de cacher leurs visages, elles font tous leurs coups avec Alien et sa tête unique découverte permettant à tout clampin de faire remonter la police au coupable et son gang en moins d’une heure. Mais encore une fois : cela n’arrivera jamais, soyez rassurés. Il ne faudrait pas qu’il se passe un truc dans ce film.

En parlant de trucs qui ne se passent pas, ça fait un moment que l’on a pas eu une séquence au ralenti, non ?

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Musique saturée quelconque, ralenti constant

Les héroïnes braquent une salle d’arcade. Sur une plage, on joue au ballon. Alien tabasse un type. Des jeunes se frottent les uns aux autres en s’arrosant. Blonde 1 menace un type avec un flingue. Un spectateur convulse devant tant de nullité. Nos héroïnes jouent avec du pognon qui tombe du ciel façon clip de rap. Des filles sur une plage sucent des glaces fusée de manière très lascive et pas du tout racoleuse.

Une voix répète « Spring Break, Spring Break » bien que cela n’ait strictement aucun rapport avec le film, en fait, puisque ça pourrait aussi bien se passer à la Bourboule

Etc.

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Pendant ce temps, dans une boîte de nuit, nous découvrons Miko, un méchant dont je n’ai pas non plus retenu le nom qui a pour sigle un cornet de glace à trois boules : un truc qui impose le respect au point qu’il se l’est fait tatouer sur le visage (… ho bon sang) et porte un énorme cône en collier. Bref : notre loulou explique qu’Alien et ses nouvelles copines semblent un peu trop prendre leurs aises. Dernièrement, il a eu une petite conversation avec Alien, qui est aussi son ancien meilleur ami même si cette information n’a aucun intérêt, et il a noté que l’appétit de celui-ci grandissait. Il propose donc d’aller calmer tout ce petit monde, par exemple, avec une bonne fusillade, puisque cela permet de poser les bonnes bases d’un bon débat.

Pendant ce temps, Alien, lui, fait des trucs intéressants, comme par exemple jouer du piano en bord de plage (si) en chantant du Britney Spears (si, si) pendant que Blonde 1, 2 et 3 font la ronde en jouant avec des fusils à pompe d’une manière tellement naturelle que Francis Huster à côté aurait pu faire le ballet de Moscou. Le tout est bien évidemment filmé au ralenti pendant que la musique sature et que divers plans coupent le tout et qu’alors que ça n’a toujours plus aucun rapport, une voix off murmure « Spring Break…« 

Un soir, donc, les folles aventures s’arrêtent un peu brutalement lorsque Miko vient croiser nos larrons dans sa propre voiture et leur explique que bon, ça suffit les conneries. Il demande donc à son assistante de vider un chargeur d’UZI sur la voiture d’Alien, et si aucun des occupants n’est tué dans l’affaire, Blonde 1 se mange un pruneau dans le bras, l’occasion de recaser une séquence-philo que je vous passe encore une fois, puisque sinon je vais devoir tabasser quelqu’un à coups de clavier pour oublier la douleur dans mes doigts meurtris à chaque fois que j’évoque pareille nullité.

Alien, après avoir sans raison décidé de glander sur un trottoir avec Blonde 1 se vidant de son sang à côté de lui, décide finalement de retirer la balle et de désinfecter le tout au bourbon. La conclusion de Blonde 1 est qu’il est temps pour elle aussi de se barrer du film, par exemple en retournant chez elle. Ses amies la retiennent un peu en lui disant que ça va, rho, c’est juste une balle, c’était strictement amical, mais non : elle prend aussi un bus et rentre chez elle.

Nouveau plan relou durant lequel, cette fois, c’est James Franco qui rappe minablement un truc à base de jeunes filles perdues qui veulent s’échapper de leur cage, parce que c’est de la philo rebelle, tu vois t’as vu. Carpe Diem. Ça veut dire « mange du poisson »  tu vois ? C’est de Schubert, c’est pour ça que c’est en romain, si si la famille.

Toujours est-il que malgré la désertion d’un deuxième élément, Alien décide qu’il ne faut pas se laisser abattre à bien des sens du terme. Après une scène gratuite centrée sur un plan à trois (mais soft, c’est pour des jeunes rebelles) dans une piscine digne des plus grands moments de Loft Story, notre rasta Jean-Edouard décide donc de lancer une opération vengeresse sur Monsieur Miko.

Vous pensez que j’exagère sur le cadrage ? Hooo, la belle main de l’assistante tenant un parapluie dans le champ pour gérer la lumière !

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Musique saturée quelconque, ralenti constant

Blonde 1 prend le bus. Sur une plage, on danse dans l’eau. Alien est dans sa piscine. Des jeunes boivent. Blonde 2 et 3 jouent avec des flingues. Un crapaud s’accouple avec un caillou. Les filles se roulent sur le lit d’Alien au milieu de ses armes. Un pont au loin est illuminé.

Une voix répète « Tu vas le faire ? » environ 2783 fois alors que la séquence ne s’arrête pas.

Etc.

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Notre petite troupe décide donc de prendre un bateau pour aller cartonner le vilain Miko, qui semble-t-il, dispose d’une villa en bord de mer. Notre trio, vêtu de vêtements fluo (bin oui) et d’aucune protection s’arrête donc sur le quai local puis, alors que l’on entend en voix off les filles qui appellent leurs parents pour dire que « Spring Break les a révélées« , à savoir qu’elles ne veulent plus étudier l’Histoire mais devenir gansta-puputes (une carrière vaguement différente, on peut comprendre la confusion). Sur le quai, une fusillade éclate donc durant laquelle Alien est bien vite tué, alors que les filles, elles tuent les 30 gardes locaux sans être touchées une seule fois, quand bien même les hommes expérimentés les visent à 1 mètre avec des armes automatiques et ont le bon goût de jouer mal au point de bien tirer dans leur direction exacte pour bien montrer à quel point le film est mal pensé. Les filles tuent donc tout le monde puisqu’à chaque fois qu’elles tirent une balle, il y a trois morts, et finalement, rentrent dans la ville de Monsieur Miko, qui malgré la fusillade, n’a rien entendu et n’est pas sorti de son bain (d’ailleurs, certains gardes n’ont eux-même pas réagi à la fusillade quand bien même ils étaient à deux mètres, tout est raté c’est formidable).

Le pauvre Miko n’a pas le temps de faire grand chose qu’il est abattu par Blonde 2 et 3, qui donc, uniques survivantes de l’affaire, vont prendre la grosse Ferrari orange pétard du Monsieur et quittent les lieux, cheveux au vent, alors qu’une voix répète :

« Spring Break… pour toujours !« 

Et… c’est tout. Oui : FIN !

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« Mon Dieu, c’est abominable ! Mais je ne comprends pas, vous aviez dit que votre structure n’accueillait que des adolescents plein d’hormones et de mauvais goût, et Harmony Korine a tout de même 40 ans !
– Vous voulez que l’on re-regarde le film et ses passages à base de seins, de fesses, de filles qui se lesbichent sur fond de Skrillex et de philo caca pour vous convaincre que c’est juste un ado barbu ou ça va aller ?
– Je… ça va aller.
– Je crois aussi. »

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Il y eut un blanc dans la salle, alors que les présents se remettaient difficilement de l’indicible horreur qu’ils venaient de voir, puis quelqu’un reprit timidement.

« Bon d’accord, mais alors pour l’an prochain, qu’est-ce que vous prévoyez ?
– Même formule. Un truc qui permette d’écouler n’importe quelle bouse au prétexte de vernis culturel et où les experts du genre préfèrent parler de révolution avant-gardiste plutôt que de reconnaître que l’on se moque d’eux.
– C’est-à-dire ? »

Je pris une dernière bouffé de cigare avant de sourire à l’assemblée.

« Quoi d’autre que l’art contemporain ?« 

283 réponses à “Spring Bécasses

  1. J’ai eu la même réaction que vous, mon cher connard, en regardant ce film.

    Déjà au bout de la deuxième aparté off (que vous décrivez fort bien) on a l’impression de plus être à sa place, et d’être un pauvre obsédé en manque de cul.

    Ensuite le scénario et la façon dont c’est tourné qui sans toutes ces scènes inutiles peut durer quelque dizaines de minutes au plus.

    Avoué que réduit à 20 min … ce film serai un bon divertissement entre deux Cages pour se bousiller le cerveau !

    Connardement votre :)

    • Moi je fais encore mieux que Nicolas Says: (je fais exprès) = Je suis d’accord sans même l’avoir vu et je rajoute même qu’il y a une grosse incohérence majeure au fait d’arroser à l’automatique en bikini-ploplo : Les étuis (douilles) c’est vachement chaud.

  2. Deux petites erreurs trouvées dans le texte et qui nuisent quelque peu à sa bonne compréhension:
    « Jean Paul Sarte »?
    « l’explosion du réservoir révolutionNE leur vision de l’auto-bronzant »

    Rien que lire le spoiler est éprouvant. Je ne peux pas imaginer ce que c’est que de voir ce film.

    • Même si l’intention est là, c’est tout de même insultant pour Machiavel dont l’adjectif dérivé de son nom ne signifie pas ce que l’on pense.

      • Je sais bien que Nicolas Machiavel n’était pas « mauvais », mais c’était un génie dans son genre, et il me semble, d’un pragmatisme à toute épreuve

  3. Y a une fauteu ptêt même deux « le » et « du » internet? Cela heurte mon oreille délicate. Et « l’explosion du réservoir révolution » je pense que vous souhaitiez écrire « révolutionne » non? Sinon très bel article, comme très souvent.

  4. Je crois que c’est la première fois que je n’ai pas envie de regarder un film spoilé par l’Odieux, même par curiosité et ennui…

    • Même chose pour moi, déjà que j’avais pas envie de voir ce film, les quelques critiques que j’en ai lu ainsi que ce spoiler ont annihilé toute curiosité de ma part vis à vis de cette daube.

  5. Les commentaires et « critiques » des journaux m’ont fait le plus rire. D’ailleurs, ça ne m’a pas fait rire, ça m’a attristé presque au point de la colère.
    Tout particulièrement Les Cahiers et les Inrock (comme d’hab’).
    Le commentaire des Cahiers du cinéma est absolument scandaleux.
    Et les Inrock qui parlent de Godard ?
    Comment a-t-on pu en arriver là…

    • Devrais-t-on inventer, au même titre qu’un certain point dans les débats, un point de non retour dans les critiques cinéma nommé le point Godard?

      • La proposition est bonne !

        Malgré tout, je n’aime pas le fait que le point Godwin s’impose en référence écrasante dans les débats et stop tout lorsqu’il est atteint. Après tout, il n’est qu’une observation d’une redondance thématique mais pas un signe distinctif de mauvaise qualité et de défaillance du débat.
        Je concède tout à fait qu’invoquer Hitler n’est jamais adroit et habile dans un débat (sauf cas qui le concerne directement) mais même avec maladresse et malhabileté, un argument qui comprend Hitler peut être recevable et ne doit pas être entraver automatiquement par un type qui vient crier « POINT GODWIN ». Un peu comme les trolls. Il est très simple aujourd’hui de discréditer n’importe qui d’un peu extravagant en criant « TROLL ».

        Mais, après tout, la maladresse, la malhabilité et l’extravagance sont tout trois condamnables à mes yeux. Donc bon…

        « POINT GODARD !!! »
        -Je tentais une simulation et c’est vrai que ça rend plutôt bien. Hihihi.-

      • @ DeAmalfitano 27 mars 2013 à 19:22
        « Malgré tout, je n’aime pas le fait que le point Godwin s’impose en référence écrasante dans les débats et stop tout lorsqu’il est atteint. Après tout, il n’est qu’une observation d’une redondance thématique mais pas un signe distinctif de mauvaise qualité et de défaillance du débat. Je concède tout à fait qu’invoquer Hitler n’est jamais adroit et habile dans un débat (sauf cas qui le concerne directement) mais même avec maladresse et malhabileté, un argument qui comprend Hitler peut être recevable et ne doit pas être ***entraver*** automatiquement par un type qui vient crier « POINT GODWIN ». Un peu comme les trolls. Il est très simple aujourd’hui de discréditer n’importe qui d’un peu extravagant en criant « TROLL ». Mais, après tout, la maladresse, la malhabilité et l’extravagance sont tout trois condamnables à mes yeux. Donc bon… »

        Le début de ce commentaire paraissait intéressant, potentiellement pertinent, et puis patatra : la confusion entre infinitif et participe passé est en ce qui me concerne absolument rédhibitoire et invalide automatiquement le contenu de tout écrit qui la contient (et ce d’autant plus que le reste du texte est écrit correctement, indiquant que l’auteur a reçu une instruction de qualité, mais a malgré tout les synapses suffisamment embrumées pour être incapable de distinguer nettement le passé du présent, ou la voie active de la voie passive, produisant ainsi l’équivalent grammatical d’une inversion du principe de causalité), si bien que l’on pourrait qualifier cette faute, abominable entre toutes, de « POINT OMAR » (du nom du plus célèbre de ces énoncés oligophrènes, inscrit sur un mur en lettres de sang pour désigner un meurtrier présumé, puis passé à la postérité comme détestable cliché journalistique, décliné inlassablement sur les thèmes les plus divers, comme s’il était opportun de propager encore cette monstruosité et de l’inoculer dans les circuits neuronaux d’une population déjà abreuvée au quotidien d’immondices syntaxiques via la publicité et l’indigence des allocutions gouvernementales).

        À titre d’antidote, un petit mantra mnémotechnique que j’avais concocté jadis lorsque j’ai pris conscience de l’ampleur du maléfice :

        Bordel de %#§?£ : le participe passé !
        Morne mérou, tu écris fort mal le français :
        À ta place, j’irais m’offrir un Bescherelle
        Et le potasserais en mangeant des airelles.
        Copie-moi deux cents fois : « Les verbes du premier
        Groupe, à l’infinitif, se terminent en « -ER »,
        Un E ACCENT AIGU finit le participe
        Passé, rentre-toi ça dans l’œuf, nom d’une pipe !

        http://www.journaldunet.com/management/vie-personnelle/faute-orthographe/participe-ou-infinitif.shtml

    • Je pense que les critiques cinémas français se sont définitivement fait hara-kiri avec ce film.
      Ils personnalisent un mélange étrange entre les vieux cons has-been malgré tout persuadés d’être des esthètes edgy.
      Je les hais. Merci à monsieur Connard d’avoir rendu justice à cette bouse innomable.

  6. Je crois que j’aurais préféré voir le crapaud qui s’accouple avec un caillou pendant 1h30 … :) … Sinon, une question: comment se fait-il que Miko et Alien soient morts …!! c’etait prévu dans le scénario ??? ils n’étaient pas roux pourtant … je m’indigne ! :)

  7. Je me méfie toujours des critiques que je lis sur allociné ainsi que des spoils de ce cher Odieux (sachant la quantité de mauvaise fois dont il fait preuve) et je n’en tiens pour ainsi dire pas compte lorsque je veux aller au cinéma (il faut savoir écouter les conseils/avis mais aussi se forger sa propre opinion, et comme mes goûts en matière de ciné son mauvais, mais je les assume, j’ai tendance à faire fi de ce que j’entends ou lit sur les films qui me tentent), mais pour une fois je vais en tenir compte, ce film ne me tentait pas à la base, mais au vu de ce que j’ai lu je sens que je risquerai de faire partie des gens qui quittent la salle devant ce film.

    D’ailleurs je suis curieux, des spectateurs ont-ils quitté la salle pendant la scéance Mr.Odieux?

  8. Ce n’est pas que je tienne à défendre absolument ce film, mais vous êtes durs. Peut-être faut il ne pas se contenter du premier niveau de lecture : l’histoire est incohérente, mais ressemble beaucoup plus à un rêve qu’à la réalité, en particulier l’assaut final, avec ce long plan sur le ponton éclairé, presque hypnotique.
    De ce que j’ai cru comprendre du film, l’objectif n’est pas de décrire le spring break, ni même de porter un jugement, c’est plus un long rêve, comme un gros trip qui partirait parfois en bad-trip (arrestation, etc.). Pour moi, l’histoire c’est de la merde, mais c’est volontaire : c’est une exagération constante, un délire.
    Des personnes qui étaient dans la salle, les seules déçues semblaient celles qui s’attendaient à un American Pie, une comédie sympathique ou un film d’action. Ce n’est ni l’un, ni l’autre, et je n’oserai pas dire que j’ai compris ce film !

  9. fiouuuu… mazette qui a la thune pour produire ça??
    Tout semble effectivement raté et vide d’intérêt (à part peut-être la plastique des figurantes). D’ailleurs sauf votre respect cher OC, il me semble que l’on voit carrément la 2ième assistante parapluie en arrière plan de la caisse tuning. A moins que ce ne soit une bimbo-pare-soleil, présente pour respecter les quotas de gangsta-Rousses au grand écran.

  10. j’ai fait l’erreur d’aller voir ce film,, ce fut horrible. les dialogues qui se répétaient sans cesse, la voie off qui semblait aussi shooté que les acteurs. J’ai échapé à la mort cérébrale de peu!

  11. Oui, mais non. Là je suis pas d’accord.
    Vous devriez vous renseigner un peu plus sur les réalisateurs que vous descendez, odieux. Harmony Korine, il est bien particulier parce qu’il est connu comme le réalisateur culte du cinéma indépendant, et donc ça donne toujours des films… particuliers (un petit tour sur sa page allociné vous aurait éclairé sur le sujet, mais on mettra ça sur le compte de votre « mauvaise foi » légendaire)

    De plus, vous vous focalisez une fois de plus entièrement sur le scénario, ce qui en plus d’être débile est ici irreçevable vu que le scénario est VOLONTAIREMENT une grosse blague, puisqu’il montre petit à petit la perte de réalité de ces 4 filles (plus précisement des 2 qui restent à la fin), à travers nos yeux. D’ailleurs vous avez bien montré que la scène de fin était totalement invraisemblable, c’est le cas parce que pour elles il n’y a plus de différence entre réalité et fiction. (d’ailleurs le parallèle entre les filles et Alien est très intéressant, puisque lui au début vit dans un monde totalement superficiel avant de revenir peu à peu à la réalité et finalement se faire buter comme une grosse merde)

    Pour les problèmes de montage, il ne faut pas oublier que ce n’est pas un gros film à la base, il a eu un petit budget, on en a entendu beaucoup parler parce qu’il y’a eu une forte promo due aux actrices très populaires chez la jeunesse et le sujet du film qui évoquait un énième Projet X.

    Pour la photographie, c’est carrément de la mauvaise foi pure et simple, les couleurs et les plans sont magnifiques.

    Pour les répétitions et les ralentis, c’est que le film est monté comme un trip sous acide, « une chanson pop avec ses couplets et refrains » (dixit le réal), c’est particulier mais ça n’en fait pas de la merde, loin de là, je vous pensais un peu plus ouvert vu que vous critiquez le plus souvent les gros blockbusters qui finissent par tous se ressembler.

    Quant aux dialogues, oui c’est de la merde, oui ces filles n’ont rien à dire, oui Alien fait penser à Joey Starr et est trop fier de la couleur de ses caleçons, c’est pour montrer à quel point la jeunesse est en perte de repères, n’a rien à dire et s’accroche à la futilité. Il faut voir un peu plus loin que ce qu’on nous montre, vous avez peut être vu trop de blockbusters Odieux…

    Enfin pour l’abus de seins et de plans racoleurs, ça n’a pas été inventé par Korine: je suis sûr que si vous allez au Spring Break l’année prochaine, vous verrez la même chose ! Et peut être même un trilili (si l’on n’en voit pas c’est que ça classe direct le film en X -> 18 ans alors que les roploplos, c’est banal)

    Je suis loin de me considérer comme un grand expert en cinéma, bien au contraire, j’y connais pas grand chose, d’ailleurs je suis allé voir ce film parce qu’une personne de mon entourage l’attendait avec impatience (et aussi pour les filles, on peut pas nier qu’elles sont jolies), mais Spring Breakers, ça a été une claque, et la mandale qu’il se prend en spectateurs notamment sur Allociné est absolument pathétique et injustifiée.

    C’est paradoxal Odieux, vous vous faites un malin plaisir de démonter la presse et de dire en permanence que les films d’aujourd’hui n’ont plus aucune idée, et pour une fois qu’un film sort un peu de l’ordinaire tout en ayant un peu de succès, vous passez à côté, avec qui plus est une agressivité rare et pour ma part très déçevante. D’habitude je ris beaucoup de vos spoilers, même quand ils traitent de films que j’ai aimé voir adoré, mais là, ça ne passe pas ! Désolé !

    • Le film où l’héroine part dans un monde onirique et halluciné lorsqu’elle se met à danser est autrement plus intéressant et déjanté.
      ( pinaise j’ai oublié le titre )
      Si ta conception du bon film à voir vient du fait qu’il est pas banal et attire les foules, ça fait plein d’opportunités pour quantité de merdes.
      Me rappelle ma période militaire, ça, le soir où la salle cinéma de la caserne débordait de spectateurs. Il y en avait debout dans les travées et le long des murs. Tous ces petits gars qui vomissaient l’armée qui leur prenait du temps pour rien, et qui se marchaient dessus pour voir Rambo 2. ( parole, c’est du vécu ).

      • J’expliquais juste que je trouvais étrange par rapport à OC qu’il s’acharne autant sur ce film alors qu’il sort justement des limites qu’il critique à chaque spoil. Après d’un point de vue personnel j’ai adoré le film pour diverses raisons plus justifiées que celles-ci, que j’ai developpé un peu plus dans mon post.

      • « Le film où l’héroine part dans un monde onirique et halluciné lorsqu’elle se met à danser est autrement plus intéressant et déjanté.
        ( pinaise j’ai oublié le titre ) »
        -> Sucker Punch ;)

      • Le nom du film que tu cherches est « Sucker Punch » Voila juste ça ;)

      • Sucker Punch est probablement dans mon top 3 des pires films de tous les temps… De plus, cette ignoble bouse a coûté horriblement cher, contrairement à Spring Breakers, qui s’il est mauvais, a au moins le mérite d’être cheap. Je suis choquée, monsieur.

    • Je suis tout à fait d’accord, en nuançant simplement que ce film qui attire des gens à la recherche de comédie et d’action (OC?) ne peut pas leur plaire. Il est catalogué comme ça par ceux qui ne l’ont pas vu, et forcément le public est déçu.
      @pepe : Il est pas banal, et il attire pas les foules. Ça rappelle pas mal de trucs ça.

    • Dans ses spoiler Odieux est presque obligé de descendre les films (sinon aucun intérêt), et il en profite aussi pour donner son avis (logique).

      Je pense que dans le cas présent il n’a pas du tout aimé le film, et donc ça se ressent dans ses propos. Ce n’est pas parce qu’un film est original, ou qu’il a une bonne histoire qu’on est obligé de l’aimer, même s’il est encensé par la critique (ou inversement).

      • Ce n’est pas non plus une raison pour dire que le film est un énorme étron. Et non plus de critiquer le fait que la presse a aimé le film, non ?

        Là, on dépasse le stade de la mauvaise foi, c’est de la descente pure et simple qui ne mérite que le mépris.

    • « Oui, mais non. Là je suis pas d’accord.
      Vous devriez vous renseigner un peu plus sur les réalisateurs que vous descendez, odieux. Harmony Korine, il est bien particulier parce qu’il est connu comme le réalisateur culte du cinéma indépendant, et donc ça donne toujours des films… particuliers »

      Loin de moi l’idée de vouloir jouer les lèche-botte de l’Odieux, ou quoi que ce soit de ce genre, mais à mon sens commencer ce commentaire de cette façon est une erreur.
      Je suis désolé, mais le passif de l’artiste, pour se faire un avis sur une oeuvre, on s’en moque.
      Ce n’est pas le nom de De Vinci qui fait la Mona Lisa.
      Si le réalisateur a voulu faire passer un message et n’y est pas parvenu, et bien son message n’était pas suffisamment accessible, ou son public mal ciblé. Ça fait partie du jeu.
      À mon sens, une production spécialement destinée à porter un message, qui ne peut s’apprécier sans savoir au préalable qu’il faut en chercher un, c’est un échec. (Et la porte ouverte au conflit entre ceux qui se sentiront plus malins pour avoir « compris » et les autres. )
      Attention, je ne dis pas ça par rapport au film, que je n’ai pas vu (le pitch et l’imagerie ne m’ont pas emballé, au prix du cinéma, une imagerie qui ne me plaît pas c’est un no-go pour moi), mais par rapport à ton commentaire: tout du long tu sembles insinuer que l’on ne devrait pas descendre le film parce qu’il y avait une intention derrière et que tu as trouvé ça bien. Permets donc aux autres d’avoir un avis différent, même très négatif.

      Par exemple: « Pour la photographie, c’est carrément de la mauvaise foi pure et simple, les couleurs et les plans sont magnifiques. » -> si tu interdis à l’Odieux de dire « c’est de la merde », alors au même titre ne dis pas « c’est magnifique »: dans un cas comme dans l’autre, il s’agit de perception perso et non de vérité absolue.

      Ou encore: « Quant aux dialogues, oui c’est de la merde, oui ces filles n’ont rien à dire, oui Alien fait penser à Joey Starr et est trop fier de la couleur de ses caleçons, c’est pour montrer à quel point la jeunesse est en perte de repères […] » -> quoi que le réalisateur veuille montrer, si on s’ennuie ferme en le regardant comme cela semble être le cas pour l’Odieux, ce sera perçu comme mauvais. Comme je le disais, on se moque de l’intention, ce qui compte c’est le résultat. Ce n’est pas parce qu’on parle de vacuité que l’on se doit d’en présenter.

      Bref, on sait tous de quelle façon l’Odieux présente ses opinions, à sec et sans édulcorant, en martelant pour enfoncer le clou (esprits mal tournés, cette phrase était pour vous. Ok, je finis et je sors).
      Inutile de s’en offusquer. D’autant que les lecteurs sont capables je pense d’apprécier l’humour du maître des lieux sans pour autant prendre tout ce qu’il dit pour argent comptant (je l’espère en tout cas).

      • Pour le premier passage, c’était pour dire qu’au vu du passif, s’attendre à quelque chose de construit basiquement et le prendre au premier degré serait certainement une erreur. Je n’ai pas voulu dire que c’était forcément bien par rapport à son passif…

        Pour le reste, oui j’ai été peu objectif, j’admets ! (Mais bon ça n’a jamais été le but de ma réponse non plus)

    • Alors on peut faire un film absurde sur des gens qui font n’importe quoi de leur vie, avec des passages montrant bien à quel point ils planent. Et ça peut être bien : ça s’appelle par exemple « The Big Lebowski ».

      Si la moindre intention pseudo-philosophique d’un réalisateur dispense de donner des qualités relativement basiques à un film (comme éviter de faire dormir ses spectateurs ou avoir une cohérence interne), et ben, à choisir, je retourne regarder Hot shots !

    • Votre commentaire est soulageant face au manque cruel de recul du post et des commentateurs passifs. La descente de ce film par OC m’a surprise. Je ne comprends pas que la filmographie du cinéaste ne lui ait pas permis de voir au-delà des déballages de chair.
      Quant à lire qu’une ribambelle de personnes se basent uniquement sur la critique de notre cher connard pour se faire un avis, c’est tout simplement affligeant.

      La critique de la vacuité des existences américaines et la mise en question des icônes Disney vaut le détour. La beauté de l’image est indéniable. Allez le voir avec un cerveau non baigné d’hormones pour y voir plus clair serait peut-être judicieux?

      Quoiqu’il en soit un réalisateur aussi étrange et critique ( voir le reste de sa filmographie pitié ) mérite qu’on s’attarde un peu plus au message global de son oeuvre pour appréhender mieux chaque nouveau film.

      Encore faut-il ne pas être paresseux du bulbe.

      • Tout en étant paresseuse du bulbe, je ne peux qu’aquiescer à votre remarque : c’est un très beau film, certainement une des plus belles claques cinématographiques que j’ai prise en ce début d’année 2013. Mon plus grand regret est qu’il ne trouve pas son public, en tout cas pas celui de ce cher Odieux.

      • Encore, une fois, et je rebondis sur le message de fennaten, ce que l’on veut regarder, c’est un film, pas une filmographie d’un réalisateur.
        Et apparemment le message ne passe pas tip top.
        « Allez le voir avec un cerveau non baigné d’hormones pour y voir plus clair serait peut-être judicieux? » : je suppose que ce n’est pas facile sur un film rempli de boobs. Si le mec avait voulu faire passer un vrai message, il aurait peut-être valu en mettre un peu moins.

      • De voir que des filles ont aimé ce film me conforte dans ma détestation du genre féminin.

    • A partir du moment où il faut une justification quelconque pour « comprendre » le film et les intentions du réalisateur (le message qu’il cherche à faire passer), le film est raté.
      Tous les spectateurs ne vont pas forcément lire des interviews du réalisateur ou d’autres interprétations du film à la sortie. Nombre de ceux-ci se contenteront des images qu’ils ont vues (drogues, bikinis et shotguns).
      Et surtout, en mettant sur l’affiche des filles en bikinis, en ayant sélectionné ce casting précis et en choisissant la thématique du spring break, le réalisateur savait quel type de public allait voir son film et que potentiellement celui-ci allait le prendre au premier degré (et le voir comme un autre Projet X ou assimilé).
      Le deuxième degré de lecture, en l’occurrence critique de la jeunesse en manque de repères, c’est juste de la communication pour attirer les médias dits « indépendants », pour ne pas qu’ils descendent le film.

    • D’ailleurs concernant cet immonde article putride je fais le parallèle avec un autre excellent film décrié ici : Looper, un chef d’oeuvre de subversion.

      Le monde se divise là aussi en période de faste dans la misère ambiante et de dénuement faces aux évènements (on ne voit pas trop de clodos dans Spring Breaker, alors que bon le clodo c’est subversif, mais ya des étudiants c’est un peu pareil).

      Le monde de la fête qui est devenu très violent comme c’est montré dans les deux films, où la drogue est omniprésente (ce qui est très caca vu que la drogue c’est mal) le sexe aussi et la musique type Skrillex (qui est aussi le mal).

      Des armes disponibles à l’écran et de l’argent au final assez simple à avoir quand on tourne le dos à la légalité.

      En plus la philosophie (qui est trop négligée actuellement) est mise à l’honneur au premier plan, les actes les conséquence c’est époustouflant de profondeur. Les points de vu des auteurs ont été magnifiquement mis à l’écran si bien qu’il est impossible, à moins d’être un parfait idiot, de passer à côté.

      En définitif votre jugement est mauvais Mr Odieux ! Spring Breaker comme Looper sont des chefs d’oeuvre !
      Trêve de plaisanterie :3 je cesse de troller abusivement :

      Spring Breaker se voudrait bien dénonciateur mais il l’est autant qu’un clip de Will I Am ^^ Mes amis je vous propose Easy Rider pour comprendre que les phrases de philo caca servent à rien quand on a un plan bien conçu. (Easy Rider qui reprend 90% du thème « Jeunesse perdue »).

      Format peut être un poil trop long (40 min aurait sans doute suffit), thème surement un poil trop mal explicité, publique sans doute un peu mal ciblé. Car oui quand on veut du 3ème degré une chance sur combien que le public capable du dit 3ème degré n’ait pas vu Orange Mécanique (qui dans la rubrique violence/jeunesse/sex drug’s and rock’n’roll yeah baby est plutôt pertinent) ?

      Et un film doit avoir son identité propre même si celui ci s’ancre dans une oeuvre plus vaste. Il doit se suffire à lui et tant mieux s’il est sublimé par le cortège mais il ne doit pas être juste un fragment de ce dernier.

      Article encore une fois très drôle ^^ (et très raccord avec le film comme toujours).

    • Tu sais, c’est pas parce que c’est soi-disant un « réalisateur indépendant et tout tavu c’est trop profond ce qu’il fait et touut » que c’est bien hein. Il y a des clichés et des clichés dans ce genre aussi. Après je vais pas m’aventurer là dedans parce que je connais pas bien ce réalisateur, donc je ne peux pas le critiquer. Mais le coup du plan au ralenti avec de la musique electro n’a absolument rien d’indé, c’est devenu un truc à la mode, un des codes très à la mode dans les clips du genre, les bandes annonces et même les pubs qu’on voit en ce moment. Donc désolée, mais soit t’es un réalisateur indé’ qui ose réellement des trucs au risque de te faire critiquer, soit tu te reposes sur une réputation déjà construite ou pire, tu fais un film qui reprend des éléments ré-utilisés à outrance, qui un jour ont peut être été originaux mais qui maintenant sont les instruments de la banalité et du matraquage. En gros, tu surfes sur une vague pseudo « indé », tel un hipster qui se sent « trop différent de la masse t’as vu » alors qu’il moutonne au sein d’une énorme vague de mode qui ne ressemble plus à rien de la déf’ originale du hipster.
      Puis les critiques d’Odieux Connard, y en a pour tout les goûts, alors si tout le monde fait un caca nerveux à chaque fois qu’il critique un film qu’on a aimé…. Moi par exemple j’ai juste adoré Skyfall, j’ai trouvé les plans très bons et les acteurs crédibles, mais bon il y a effectivement des trous dans le scénario et même si y avait beaucoup de points avec lesquels j’étais pas d’accord dans la critique bah c’était quand même drôle et j’ai pas vomi dans les commentaires! Donc arrêtez de faire les rageux sur des films que vous avez aimé, ça sert juste à rien.

    • Je résume vos propos sur ce film car je comprends pas tout.

      – Réalisateur issu du cinema indépendant donc inattaquable. (Bien un truc qui m’agace enfin passons)
      -Scénario Débile mais c’est pas grave
      -Dialogues débiles mais encore une fois c’est pas grave (ça commence à faire beaucoup)
      -Montage à chier mais c’est pas de leur faute car faute de moyen (c’est vrai que dans tous les films a petits budgets on y voit les assistants et les électriciens se promener pendant que ça tourne)
      – Utilisation de plans racoleurs mais encore une fois c’est pas de sa faute, (les majors l’ont menacé que si il y avait 10 secondes de boobies à la minute ils ne produisaient plus le film).

      Donc dans ce film d’après vos propres propos le scénario est a chier ainsi que les dialogues et le montage, le tout noyé dans du boobies a souhait pour faire passer la pillule mais malgré tout ça ça reste un bon film?
      Du coup je vous conseille vivement les productions du realisateur Dorcel cela devrait vous convenir.

  12. Mes neurones ont failli fondre rien qu’à lire le récit de notre cher Odieux. Bien que grande fan de nanard, je crois que cette fois-ci, ça ne va pas être possible. Vraiment pas.

  13. Tortillas au fromage, tortillas… Ca donne par ailleurs des nachos.
    En aucun cas il ne s’agit de tacos…! Et pour finir on ne dit pas un tacos mais un taco, parce que singulier.

  14. Cher OC,
    quel sens du sacrifice, quelle abnégation !
    Rester jusqu’à la fin pour mater des culs et des nichons, ça a dû être pénible
    Pour ce qui est des critiques sur Allociné, j’ai remarqué que quand quelqu’un trouve un film nul à chier il ( elle ) met 3 étoiles. En gros, les films sont notés de 3 à 5.
    3 = à vomir 3,5 = mauvais etc…
    J’aime pas les dragons et je ferai un barbecue géant avec des moutons une fois de retour à la maison…

  15. Euh vous avez vraiment regardé les critiques de Allociné ? Parce qu’il a 2,2 de moyenne et 40% de critiques à 0,5. Mais bon, je dis ça, je dis rien. D’ailleurs ces critiques sont à pleurer de désespoir quand on passe plus de 5 minutes.

    Et résumer le film aux culs et aux nichons, avec tout mon respect, c’est de la stupidité pure et simple, et ça montre bien que vous parlez sans savoir.

  16. Dislo, +1. Oui, je sais, argumentation, tout ça tout ça, mais devant tant de mauvaise foi, la tentative semble presque inutile.

  17. Je me permets encore d’ajouter une chose : au lieu de vous pâmer d’adoration devant sa sainte majesté du Cynisme hypertrophié, allez voir le film, renseignez-vous, faites travailler votre esprit critique. Donner aveuglement tout crédit aux vitupérations d’un autre est loin de constituer un effort suffisant vers l’autoconstruction… Enfin, bon.
    Et surtout, ne croyez pas que je crache sur l’apôtre, je suis d’habitude très friand de ses babillages rageurs. Mais je l’avoue, je suis déçu, Connard : vous m’aviez habitué à plus de perspicacité. Je ne vous dis pas de l’aimer, ce film – cet étron selon vous – mais tout de même… il aurait quand même été intéressant de gratter un peu la surface des choses pour ne pas vous laisser berner par l’apparente futilité des bikinis fluos.

    • Au début des années 70 est apparue une pièce de théâtre au cours de laquelle des acteurs et actrices faisaient pipi sur scène. Nombre de gens ont crié au scandale. ( ils ont évité de dire que la pièce était une bouse ).
      Il fut répondu que la liberté d’expression, le mouvement culturel moderne etc on n’était pas obligé d’aimer mais que ça restait de l’art, voire même de la culture il me semble.
      En gros qu’il fallait gratter la surface des choses, enfin tout le baratin pour justifier que bon t’as rien compris, t’es pas dans le coup.
      Il aurait fait le film avec du 3ème âge, j’applaudirai ton explication…

      • Enfin en même temps maintenant tout est de l’art et si tu viens à dire que c’est de la merde on te balance à la gueule que t’as rien compris, que t’es pas ouvert ou bien que t’es un gros fasciste. Qui pour filmer un étron pendant 1h30 et expliquer que non en fait c’est pour représenter la vacuité humaine et que la banalité c’est trop du caca ?

      • Ce n’était pas vraiment le propos. Je suis le premier à dire que l’argument du « t’as rien compris », c’est le summum de la condescendance et du n’importe quoi. Et ce n’est d’ailleurs pas ce que j’ai dit : je soulignais simplement que c’était un peu facile de s’arrêter à la première couche de vernis, et à la croute sirupeuse de l’ensemble, et de dégommer le film pour ses nymphètes et une chanson de Britney Spears. Pour le coût, l’argumentation me semble un peu faible (chose que je n’aurais jamais cru écrire ici).

  18. « Me retournant, j’appuyais sur le bouton (…) Tirant sur mon cigare, je me levais pour (…) »

    J’dis ça, j’dis rien, mais n’y a-t-il pas quelques -s en trop ?

      • Euh ça ressemble plus à du passé simple qu’à de l’imparfait, donc sans -s, mais j’en suis pas persuadé…

      • Désolé de te contredire, il s’agit d’actions brèves dans le passé, devant donc être exprimées au passé simple. ^^’ Pour des verbes du premier groupe, à la première personne du singulier, la terminaison est « ai ».
        Dans le doute, remplacer par la troisième personne: « Se retournant, il appuya sur le bouton […] » -> on a bien du passé simple ;)

  19. C’est pas tant la critique qui est affligeante, c’est plutôt les commentaires des gens qui l’a prenne au sérieux et mettent l’auteur sur un piédestal pour l’avoir écrite, en qualifiant le film de grosse bouse sans l’avoir vu, et en se fiant à un avis volontairement rempli de mauvaise foi. Vous venez de tuer ce qu’on appelle le « recul critique », « l’objectivité » et « L’opinion personnelle ». Vous vous rabaissez d’ailleurs à la superficialité que vous critiquez dans le film. Et puis c’est bien beau de critiquer la presse, je suis rarement d’accord avec eux d’ailleurs, mais ils font ni plus ni moi ce que fait l’Odieux Connard mais en ayant eu l’intelligence de se faire payer pour ça, donner leurs avis. Mais forcément dès qu’on se retrouve face un avis auquel on ne peut pas répondre, on dis qu’il est « bobo » ou « intello » ou « élitiste » alors que c’est plutôt ceux qui emploient de tels termes qui font partie de ces catégories, tout comme la masse populaire qui se jette bêtement devant Spring Breakers en s’attendant à une énième bouse écervelée dénué de la moindre subtilité et qui viennent descendre le film alors qu’ils sont partis au bout de 40 minutes de film, parce que y’avait pas assez « d’action ».

    • À chacun son avis.
      Quand on vient sur « le blog de l’Odieux Connard », on sait ce qu’on va y trouver.
      Cela dit, généralement, les gens que l’on traite de « pseudo-intellos » (parce qu’ils se croient plus malins que les autres sans l’être et se vautrent dans la suffisance), ce sont ceux qui critiquent « la masse populaire » pour bien montrer qu’ils n’en font pas partie, car eux ont compris le sens caché des choses, oh oh oh.
      D’ailleurs, soumis à la critique, ces gens ont souvent le réflexe de prétendre que ce sont les autres qui sont bêtes.
      Se comporter de cette façon, cela dessert les intérêts que l’on veut défendre.
      Si tu as aimé le film et veut lui rendre service, plutôt que de traiter les gens comme des abrutis, faisant preuve d’un mépris encore plus grand que celui que tu critiques, explique nous pour quelles raisons toi tu l’as apprécié. Peut-être ainsi instilleras-tu un peu de curiosité chez les indécis.

      • Je ne critique pas l’Odieux Connard, je sais toujours à quoi m’attendre dans ses articles, j’ai même ris devant celui-ci, j’ai du mal m’exprimer en commençant mon message.

        Et quand je dis « masse populaire », je ne dis pas ça sur un ton méprisant, j’emploie ce terme, de façon justifié de mon point de vue, pour définir le genre de personnes qui se rendent en salles uniquement sur la base d’une affiche et d’une bande-annonce, sans se renseigner sur l’ensemble de la filmo du réalisateur (ça marche pour tous les arts). Je suis d’accord que cela ne joue pas sur la qualité du film, mais ça aide à savoir ce que l’on peut attendre réellement du film (dans le cas présent, tout sauf un Projet X 2, ou un film d’action). Si on avait fait voir Gummo ou Trash Humpers à ces mêmes personnes, et qu’ensuite on leur avait dit « c’est ce réalisateur qui a fait Spring Breakers », ils auraient, et j’en mets ma main à couper, changer leur choix de film.

        En aucun cas je ne prétend avoir mieux compris le film que quiconque, les interprétations sur le film varient, mais il y a un sens plus qu’évident, Spring Breakers est tout sauf un film vide, c’est de la mauvaise foi pure et simple que de tenir des termes pareils (et sûrement pour ça que l’Odieux Connard les a employés). Que certains ne l’ait pas vu, d’accord pas de soucis, mais qu’ils viennent pas dire qu’il n’y a rien, que c’est vide, car c’est faux! (Ceux qui connaissent le réal savent que c’est un moralisateur)

        Mais j’en reviens à la « masse populaire », pour dire que les 3/4 des avis que j’ai lu disent clairement, « c’est de la merde, je suis sorti avant la fin » et ces mêmes personnes, quand tu leur répond, te disent que non, parce qu’ils ont décidé que c’était de la merde et parce qu’on comprend pas tout du premier coup, tu as tort quels que soient tes arguments, et que tu fais de la branlette intellectuelle quand tu te mets à émettre des hypothèses sur le sens du film pour essayer de leur montrer que toi tu as vu quelque chose (j’en ai fait l’expérience à de trèèès nombreuses reprises), donc comment ne pas devenir méprisant face à ça? Ouais devant une telle bêtise je me sens légèrement supérieur, surtout quand juste après tu vois ces mêmes personnes qui te parlent d’Hansel et Gretel comme d’un chef d’oeuvre et disent des Inrocks ou des Cahiers du Cinéma qu’ils racontent de la merde, alors qu’ils n’ont jamais vu un film de Godard, pour ne citer que lui et parce que les Inrocks en parlent dans leur critique. Et ce sont ces mêmes personnes qui emploient des termes comme « Bobo » etc alors qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent! Ils jugent sans le moindre savoir.

        Un autre exemple frappant, le Cosmopolis de Cronenberg (cf la note spectateurs allociné). J’ai strictement rien compris, et je ne l’ai même pas regardé jusqu’à la fin. Mais jamais, ô grand jamais je me suis permis d’aller dire que c’était de la merde, que ça voulait rien dire ou qu’il n’y avait pas de sens. J’ai été déçu, mais ça n’en fait pas un mauvais film. Les gens confondent trop souvent « déceptions » et « mauvais films » et je suis désolé mais « Spring Breakers » c’est tout sauf un mauvais film. Moi ce que je conseille, c’est un second visionnage de celui-ci, qui est bien plus intéressant une fois que l’on sait à quoi s’attendre et qu’on fait, en conséquences, un minimum fonctionner son cerveau devant celui-ci.

        Quant à mon avis perso sur le film, je ne vais pas m’embêter à le recopier ici, mais si jamais il intéresse alors je me permet de mettre un lien vers ma critique: http://cineclubmovies.wordpress.com/2013/03/07/spring-breakers-realise-par-harmony-korine-par-aymeric-l/

    • Je peux comprendre ton avis, il est vrai qu’il est agaçant de voir quelque chose que l’on apprécie largement décrié en ayant l’impression qu’aucune chance ne lui ai laissée.
      Après, la faute n’est pas entièrement à mettre sur le dos du public. Le premier contact entre un film et son public est géré par les équipes de comm’: les affiches, les bandes annonces… L’objectif étant d’amener un maximum de personnes en salle. C’est l’effet pervers du cinéma quelque part: qu’on aime ou non ce qu’on a vu, c’est payé, l’entrée est comptabilisée. Du coup toute est bon pour attirer le chaland, quitte à desservir l’oeuvre.
      De fait, la communication qui a été faite était 100% tournée autour de la plastique des actrices. Pour ma part, j’ai décidé de ne pas aller le voir au cinéma en grande partie parce que j’en ai ras le bol qu’on pense pouvoir me vendre n’importe quoi en en appelant à ma libido.
      Peut-être que j’ai manqué quelque chose, peut-être pas, mais étant donné le coût du visionnage en salle, quand j’ai le moindre doute, je m’abstiens.
      Peut-être y a-t-il eu là une erreur: les attentes des spectateurs visés par le marketing ont été déçues (et dans ce cas, en général, on est borné. Rares sont les réalisateurs qui parviennent à prendre le spectateur à contre-pied tout en lui faisant plaisir. C’est la griffe des génies.), ceux qui auraient pu apprécier mais doutaient ont passé, quitte à attendre la sortie DVD.
      Après, il y a ne pas être d’accord, et il y a la façon de l’exprimer. Si on veut me faire voir quelque chose, m’en parler avec passion et intelligence peut emporter le morceau. L’amertume et le dénigrement non (Ton article de blog a fait plus pour me convaincre de laisser au film sa chance à l’occasion que le commentaire qui l’a précédé). C’était là le sens principal de mon message précédent, peut-être un peu trop sec, je le reconnais volontiers.

      • Je sais que la faute n’est pas entièrement à jeter sur le public, le problème c’est qu’ils utilisent la promo qui a été faite sur celui-ci comme argument pour le descendre, alors que c’est indépendant de la volonté du réalisateur et que cela n’influe en rien sur la qualité du film. Qu’ils crachent sur la promo je m’en fou, j’ai été le premier à le faire et je te rejoins sur tout ce que tu as dis à ce propos, d’ailleurs dès qu’elle a commencé je disais déjà que les gens allaient être déçus, que ça n’allait pas attirer le bon public en salles (vu deux fois au ciné, et les deux fois impossible de le regarder tranquillement, car y’avait que des gamins de 12ans, ou des personnes qui se foutent ouvertement du cinéma, qui se faisaient chier et le faisait savoir. C’est également ce profond irrespect des gens durant les séances qui a commencé à me rendre légèrement méprisant, je le reconnais!)
        Te dire si tu as manqué quelque chose ou pas, je ne peux pas le faire objectivement, mais j’espère qu’effectivement tu laisseras une chance au film si un jour tu en a l’occasion, et je serai plus que ravi si c’est ma critique qui t’a donné cette envie. Je suis capable de parler du film de meilleure façon que je l’ai faite dans mon premier message (qui est le fruit d’un ras le bol, qui se développe depuis la sortie du film, soit il y a trois semaines, au bout d’un moment on fini par ne plus se prendre la tête et arrêter d’être courtois) j’ai déjà eu des conversations très intéressantes sur le film, avec pourtant des gens qui avaient un avis complètement à l’opposé du mien. Tout est question de respect au final. Faut peut-être que je lâche les forums d’Allociné ^^

      • @ Aymeric L.
        [ … c’est qu’ils utilisent la promo qui a été faite sur celui-ci comme argument pour le descendre, alors que c’est indépendant de la volonté du réalisateur … ]
        Cela m’étonnerait fort que la production et le marketing du film ait choisi de faire la promotion du film sans l’aval du réalisateur, voire construire celle-ci en prônant l’inverse du message du réalisateur. Auquel cas, le réalisateur serait stupide ou se serait bien fait avoir.

      • @ Aymeric L.
        Merci d’avoir quasiment répondu à ma place à OC car deux fois ne sont pas coutume(il y a eu drive aussi) j’ai absolument adoré ce film et j’ai été très déçu de voir un spoiler d’OC. Je m’apprêtais à écrire un pavé pour lui répondre y compris sur les aspects formels du film mais ce que j’ai lu m’a fait assez plaisir pour y renoncer.
        Je suis absolument d’accord que la publicité qui entoure ce film est vraiment nauséabonde et que les fans de disneys auraient mieux fait de se renseigner sur le réalisateur plutôt que de sortir de la salle en pleure.
        @Leslie Bangs
        non les réalisateurs ont rarement leurs mots à dire sur la promo de leur film(surtout pour un mec comme korine) mais quand tu sais que lui s’amuse de tout ça(il a par exemple pris les fans hystériques de 11 ans en photos car il était vraiment amusé de voir de telles personnes à son film) tu te doutes encore plus qu’il en rien à faire.
        Après les sortis de salle au bout de 40 minutes sont aussi dut aux distributeurs qui ont mis le film interdit au moins de 12(alors qu’il mérite le 16) contre 17 aux USA pour faire (beaucoup) plus d’entrée.
        PS:Aymeric si tu en as marre d’Allociné je te conseille le site sur lequel je suis(et que j’adore) ça s’appelle cinelounge, on est une petite communauté basé sur le partage et la découverte cinématographique donc si tu veux découvrir de nouvelles choses je te le conseille.

  20. Tien donc, un spoil de Spring Breakers… Cela confirme-t-il donc que l’Odieux correspond au profil D de son précédent test ?

    https://odieuxconnard.wordpress.com/2013/02/20/test-quel-spectateur-etes-vous/

    Au passage, je profite que l’Odieux parle de cinéma pour relayer un article du Gorafi qui devrait amuser bon nombre de lecteurs de ce blog :

    http://www.legorafi.fr/2013/03/21/hollywood-un-studio-va-sortir-un-film-sans-zombie-vampire-ni-super-heros/

  21. Chers tous,
    J’ai personnellement adoré ce film. La photographie est hypnotisante, et son génie est qu’il ne raconte rien et n’appelle aucun commentaire : je ne pense pas que ce soit un film à message, ou, s’il y en a un, les Cahiers du Cinéma l’ont très bien résumé, c’est une poétique du déchet de la culture pop des années 2000.
    Monsieur connard, si vous cherchiez une dimension philosophique dans les vaines paroles des filles, ou même un scénario, je comprends que vous soyez déçu : il n’y en a pas, et c’est la grande réussite de ce film, car faire un film sur du rien, c’est beaucoup plus difficile que l’on ne le pense.
    Que vous critiquiez ce film au même titre que les autres blockbusters me fait mal au coeur, car ça n’est tout simplement pas comparable. Ce film est un rêve éveillé, et pourtant très réaliste : j’y ai reconnu les grands campus vides et déprimants que j’ai personnellement connu à Miami, ainsi que la fascination pour les armes qui n’est pas sans rappeler la dernière tragédie de Newtown.
    Pour terminer, j’aimerais conseiller à tous ceux qui ont lu ce spoiler d’aller voir le film, car vous rateriez quelque chose.
    Bien à vous tous,
    une odieuse chartiste.

    • Chère toi (je te tutoie, c’est un tutoiement d’ordre général, qui englobe tous les gens dans ta situation ainsi que les responsables de cette situation)

      Il existe un élément qui distingue un peintre d’un barbouilleur, un musicien d’un gratteux, une saucisse de Morteau d’une chips goût crevette, un acteur d’un comique, un poète d’un rimeur, bref, un artiste d’un fumiste.
      Cet élément, c’est la densité (synonymes acceptés : richesse, savoir-faire)

      Si tous tes personnages se ressemblent, si tous tes plans se ressemblent, si la somme de tous tes dialogues ne dépasse pas les 300 mots différents, si tu bâcles ton montage, si tes musiques sont fades, si l’intrigue est inexistante, bref, si ta production se résume à (comme tu le reconnais) faire un film sur du rien, c’est à dire faire un film ne contenant en tout et pour tout qu’une seule idée, alors ne prétends pas faire de l’art. Tout au mieux, tu peux faire un (1) tweet avec une seule idée.

      Et si tu penses qu’étirer 1h30 de rien descriptif des dérives d’une société peut correspondre à de l’art, alors je te laisse t’ébaubir à ton soûl devant No Comment.

      Et par pure compassion, j’offre l’asile à ton esprit, je m’occuperai de le rassasier.

      • « Si tous tes personnages se ressemblent »: pour les trois blondes(encore que l’une d’entre elle a les cheveux roses mais c’est un détail) je veux bien, selena gomez est justement l’opposé des trois autres.
        « si tous tes plans se ressemblent »: Korine réutilise certains plans( je les trouve à chaque fois totalement justifié mais passons) sauf que la photographie est absolument magnifique toutes ces couleurs je n’avais plus vu ça depuis 2001 de kubrick et est bien plus recherché que ce spoiler le laisse penser.
        « si la somme de tous tes dialogues ne dépasse pas les 300 mots différents » : certains films ne dépassent pas les 300 mots de dialogues tout court(2001 encore) mais passons, OC lui même passe pas mal de son temps a critiquer ces personnes avec trois mots de vocabulaires qui squattent twitter et facebook et les actrices sont justement là pour représenter ce monde.
        « si tu bâcles ton montage » : bien au contraire la petitesse scénaristique est compensé par l’énorme travail de montage.
        « si tes musiques sont fades » : tous les films ne peuvent utiliser de la musique classique ou d’hans zimmer pour BO et encore une fois la musique(que j’adore aussi) est totalement représentatif de cette génération.
        « si l’intrigue est inexistante » : rien n’est vraiment inattendu(quoique la fin)

      • Mais qui parle de faire de l’art ? Madame Bovary, qui présente beaucoup de similitude avec les procédés du film, vous allez me dire que c’est de l’art contemporain ? C’est un chef d’oeuvre de littérature, mais personne n’irait dire que c’est « de l’art » ! C’est à ce titre que je considère que Spring Breaker est un chef d’oeuvre cinématographique, et je pense que Monsieur Georges Choucroute vous a bien expliqué pourquoi.

  22. Si je puis me permettre, cher OC : « présenter de hideux powerpoints » plutôt que « d’hideux »…
    « Gérard Majax conduit une Twingo. » plutôt que « unt Twingo »
    « il est impossible que les fiers agents » plutôt que « impossibles »
    «  Alien a aussi une histoire parfaitement inintéressante » plutôt que « inintéressant »
    « Alien peut donc les réconforter » plutôt que « réconfort »
    Voili voilou, hopant que ça helpe.

    Merci aux réalisateurs nuls, bénis soient-ils de vous fournir de quoi nous faire marrer ! Vive la culture du navet en plein champ !

  23. Waaaaah. Alors autant quand vous critiquez des films même très nazes, ça me donne quand même envie de les regarder pour rigoler mais alors là, c’est bien la seule fois où j’ai pas envie de regarder ce truc. Quand j’ai lu le mot « FIN » je me suis dit « mais non c’est pas possible, il déconne il a raconté que la moitié du film », eh non, il n’y a véritablement AUCUN scénario. En gros, associer meufs bonnes + boobs + scènes de cul gratuites + flingues ça donne un film avec des milliers (ou millions?) d’entrées? Autant je peux comprendre que les gens aillent voir des films grands publics mais qui ont un scénario bancal, mais ce film là je pige pas. C’est comme les Twilight, tu sais que t’as pas besoin de les regarder pour savoir que c’est mauvais, alors que pour Hunger Games ou Harry Potter y’a quand même du travail pour le film (après on aime ou on aime pas). Et encore je préfère voir tous les Twilight plutôt que ça. Comment ce genre de trucs peut passer de devenir aussi populaire? Ca me fait plus flipper qu’autre chose…

    • Du coup ça explique pourquoi y a autant de gens qui regardent de la téléréalité où la question du jour est :  » le mec il va chier dur ou mou ? « .

      • La comparaison avec la téléréalité ne tient pas : la plupart de ces émissions sont justement scénarisées, ce qui leur ôte tout intérêt d’ailleurs.

    • C’est une sorte de best-of de toutes les remarques les plus stupides qu’on puisse faire je pense

      • Ce qui me rend vraiment triste dans tout ça c’est que les personnes qui ont lu ce spoiler n’iront pas voir le film, alors qu’il est très bien.

  24. Rappel utile aux rageux qui n’aiment pas qu’on critique les bouses:

    Avertissement

    Attention : ce blog contient des propos divers & variés.

    – Si vous êtes choqués par quelque chose, merci de vous rappeler qu’il ne s’agit que d’humour. Vous avez donc le droit d’être outré, de ne pas trouver ça drôle et de ne plus revenir. Merci de votre compréhension.

    – Les avis de l’auteur n’engagent que l’auteur lui-même. A moins bien sûr que vous aimiez les animaux laineux et Panurge, auquel cas l’auteur décline toute responsabilité en cas de noyade.

    – L’auteur fait son possible, mais il y aura toujours quelques fautes d’orthographe qui passeront, plus ou moins grosses, selon l’heure de rédaction.

    Issu de la page avertissement.

    • En quoi opposer une opinion contraire est-il un acte « rageux » ? Faudrait voir à pas exagérer non plus…

      • Ce n’est pas ce qu’il a dit. Pour autant que je sache il y a des rageux qui ont aimé ce film et d’autres qui ne l’ont pas aimé.

        Ceci est juste un rappel de l’avertissement du site pour le cas où quelqu’un se montrerait un peu trop empressé.

  25. « De cet objet idiot s’écoule une sorte de poésie repoussante et naïve, burlesque et synthétique […], mais qui exprime aussi la part poétique et misérable de notre époque. »!

    Mais, mais…., je croyais que c’était purement inventé par vous, M. Connard! Mais non! Il faut vraiment que des critiques pareil existassent! Les bras m’en tombent!
    Je ne sais pas comment vous avez pu tenir 1h32 devant pareil nullité! Bien du courage à vous pour les prochaines daubes du même acabit.

  26. J’avais déjà décidé de ne pas aller voir ce film. Vous me confortez dans mon opinion. Merci beaucoup.

    • Se faire un avis par soi-même est si difficile ?
      Franchement, je ne comprends pas. En plus se spoiler tout le film avant de se décider, c’est franchement moyen…

      • Se faire un avis quand on n’a pas prévu d’aller voir le film c’est pas évident, donc on se rabat sur les critiques du film (et de préférence sur celles qui nous plaisent).

      • Je ne prend pas le risque de dépenser 10 euros pour un film dont l’affiche, le titre, le pitch et la bande annonce font tout pour ne pas me donner envie.

        On a compris, tu aime ce réalisateur, tu le défend bec et ongle, laisse donc les gens décider de ne pas aller voir son film.

        De plus, pour le moment tous tes arguments pour faire changer d’avis sont littéralement une copie carbone des critiques de ciné cité par OC… Critique qui comparent à du Godard sous drogue ou utilise ce putain de mot à la mode qu’est « burlesque ».

        Résultat, ça me donne encore moins envie d’aller le voir.

      • Je vous renvoie à ma première phrase « j’avais déjà décidé de ne pas aller voir ce film ». J’avais donc décidé AVANT de lire l’article d’Odieux. Celui-ci me fait simplement dire que ma décision était la bonne, en ce qui me concerne : ce film n’a rien pour m’intéresser. Quand j’ai l’intention de voir un film spoilé par OC, je le regarde avant de lire l’article en question. Cette fois, n’ayant pas l’intention d’y aller au départ, j’ai lu l’article dès que j’ai vu qu’il était sorti.

  27. Cher Odieux,

    Cette fois je dois contrevenir à votre propos, vous n’avez pas compris du tout ce film.
    En fait c’est l’histoire d’un scénario d’INS/MV qui a mal tourné.
    Mais si ! Avec Alien dans le rôle de l’ange de Novalis et Miko dans celui du démon de Crocell, c’est pourtant évident.

    Ou alors c’est la réalisation de ce film qui est digne d’un scénario d’INS/MV qui a mal tourné, mais dans ce cas le MJ est vraiment torturé quand même.

  28. Braves crétins crédules et prétentieux ! Essayez d’être intelligents quand vous allez au cinéma. Ou bien évitez de faire part de votre avis lorsque vous – bénéfice du doute – oubliez de l’être. Ce film est génial.

    Le scénario n’a pas à être crédible, les enjeux sont autres, il ne s’agit pas ici de « bien raconter une histoire qui se tient ». C’est juste du cinéma, un objet qui utilise des images et du son pour traiter d’un sujet, atteindre quelque chose. Il y a des tas de mauvais films à scénario cohérents. Et beaucoup de très bons films à invraisemblances, ça n’a aucuns rapports (exemple : Les enfants du paradis de Carné est énorme, Touche pas à la femme blanche et La grande Bouffe de Ferreri sont géniaux, tout les Cassavetes, Le grand sommeil de Hawks, les Herzog, les Wenders, les Imamura, etc. Alors que Règlement de comptes de Fritz Lang est une de ses moins bonnes réalisations).

    Peut-être s’agit-il de faire penser ? (le second degré les gars, ça existe ; l’ironie, l’art du détournement, de la parodie, la caricature) Et puis c’est quand même un comble pour l’OC, un mec qui utilise constamment le sarcasme et l’ironie, de n’avoir à aucun moment, ne serait-ce qu’envisagé la possibilité qu’il s’agisse de blagues ! Les boules de glaces tatouées (évoquées dans l’article en plus !) ? Le suçage de flingues ? Les jantes qui forment des dollars quand la voiture d’Alien roule ? Selena Gomez ? Non, vraiment ? Ce n’est pas un hasard si les couleurs sont aussi kitsch, si l’on croit naviguer dans un clip de gansta rap moisi feat J-Lo sous trip ; si les nanas dansent avec des flingues dans les mains, des cagoules roses à licornes bleues sur la tête – ce qui leur fait des dents de hamster dégueulasses – sur du Britney Spears chanté faux et même pas vraiment joué (ce plan si drôle où l’on voit Alien appuyer arythmiquement sur deux touches de son piano alors que ce sont des accords complets qui sont joués sur la BO) avec un infâme couché de soleil au fond de l’image.

    Peut-être est-ce beau ? Ba oui, et là réside le tour de force. C’est une beauté ridicule, idiote, sale, qui n’existe justement que par la conscience de son côté absolument dérisoire. Evidemment, un moment faut se mouiller pour la voir, faut essayer d’être un vrai spectateur, accomplir un TRAVAIL, comme lorsque tu écoutes du free jazz (et oui, le free jazz c’est souvent beau) ou que tu vas voir de la danse contemporaine. Il faut comprendre où l’on nous mène, juger le terrain, délibérer, prendre conscience du point de vue du réalisateur, et surtout essayer d’ACCEPTER ce point de vue si c’est possible. Il y a beaucoup de films qui ne tiennent que dix minutes (genre l’affreux et vaniteux Les amours imaginaires de Dolan, fer de lance du mouvement « étron bobo ») parce que le point de vue du réalisateur sur son sujet est ou mal présenté, ou prétentieux, ou bête (Le nom des gens, le plus mauvais film de la terre), ou inexistant (tellement de films à histoire qui ne traitent de rien !). Mais il faut commencer par descendre de son piédestal et essayer d’accepter le système de pensées d’un autre. Si celui-ci ne vous plait pas, alors vous n’aimerez pas le film. Après si vous partez en vous disant, « tiens, et si j’allais voir une merde aujourd’hui ? », je ne peux rien faire pour vous.

    Encore une fois c’est terriblement comique de la part de l’OC ! Que ce soit le type qui prône le débat, qui tient un discours régulièrement intelligent, qui ressasse à chaque article que « les a priori c’est pour les cons, que personne il sait regarder par lui-même et réfléchir sans préjugés, que ça fait trop mal au gens d’écouter les points de vue des autres sans les juger, que c’est les autres les méchants qu’ils sont trop bornés les vilains » qui aille voir ce film en SACHANT qu’il s’agira de selles de chats tuberculeux (cf son article précédent) relève de la malhonnêteté intellectuelle la plus pure !

    Enfin, peut-être l’Odieux ne dit-il que des bêtises pour avoir le plaisir de voir les passions de ses sujets se déchaîner sous ses yeux cruels ? Peut-être son article est-il une caricature d’article de l’OC ? Mmmm ? Non, hein ? C’est bien ce que je me disais. (oui, j’ai essayé d’accepter le point de vue du rédacteur, qui pour le coup est bête)

    Et c’est chouette qu’il y ait Sildo pour le défendre aussi.

    • Je cite, « le second degré les gars, ça existe ; l’ironie, l’art du détournement, de la parodie, la caricature », « il faut commencer par descendre de son piédestal et essayer d’accepter le système de pensées d’un autre » etc…

      Je vous laisse chercher qui a dit ça, ces propos sont loin d’être bête.

      (c’est marrant comme ces propos valent aussi bien pour les « autres » que pour vous-même)

    • Il faut bien reconnaître que pour un odieux type qui pratique régulièrement l’ironie et le second degré, ne pas l’avoir vu dans ce film est un peu navrant de sa part.

    • Bref, un film par un cinéaste pour les cinéastes.
      Ou l’onanisme du septième art.
      N’ayant ni la prétention, ni la réalité d’être un cinéphile, je n’irais pas voir cet équivalent cinématographique des étrons en boite de Manzoni.

      Nan sérieusement, regardez l’affiche qui oblige à regarder la tête penchée à 90°, exactement la posture du mec qui tente vainement de comprendre ce que représente « l’oeuvre d’art contemporain » alors que même l’auteur ne pourrait tenter de le faire qu’après quatre prises de psychotrope spécial marketing.

      A l’endroit, voilà ce que donne l’affiche.

      • C’est bien dommage pour vous car c’est un très beau film que l’on peut apprécier juste en faisant marcher sa tête (et non en la penchant à 90°) : le fait que l’affiche soit bancale incite d’ores et déjà à prendre du recul par rapport au contenu du film.

      • « le fait que l’affiche soit bancale incite d’ores et déjà à prendre du recul par rapport au contenu du film. »

        Magnifique ! Si quelque chose est bien fait, c’est bien fait, et si quelque chose est mal fait, c’est très bien fait !

    • Désolé mais non.
      Ce film n’est pas génial. Vous pouvez le trouver génial, tout comme OC à le droit de ne pas avoir aimé.
      Ni moi non plus. Ce film m’a laissé un goût tiède. Certes il y a une intention derrière mais pas finalisée. Pas assez poussée. ça laisse le sentiment que le réalisateur a cédé à une certaine facilité. ( y a pas de quoi se cramer un neurone avec la pseudo-phylosophie proposée par ce film )
      Comparez avec un film vraiment coup de poing : Requiem for a dream.
      Voilà, pas besoin d’en rajouter je pense.

      • Tiens c’est drôle, la réflexion que vous faites pour ce film, je me la suis faite justement pour Requiem for a dream !

      • Je corrige, comparez avec un film vraiment coup de poing : Crank et crank 2 (oui oui, ces trucs sous mauvais shoot d’adrénaline avec Jason Statham)

        Le principe est le même.
        La aussi, ce sont des films d’actions avec des scénariis tout pourri qui tiennent sur un ticket de metro, sauf si on les regardent d’un autre point de vue ^^ (Et au moins, le réalisateut ne se ne la joue pas cinéma d’auteur)

      • Amusant, j’ai eu envie de dire que la description m’a fait rappeler ce monceau d’inanité qu’était « Requiem for a drame ».
        Rien que la séquence du mec jeté en prison après avoir été dénoncé par un toubib consulté pour son bras ravagé par les piquouses, entrainant l’amputation de son bras non soigné, est vachement crédible dans un pays ou les avocats suivent les ambulances a la trace…
        La « meilleure » séquence de ce film reste le « Fesse-a-fesse » (ou, accessoirement, l’heroine* porte encore ses sous vetements…)

        * Blague non prevue.

    • Amusant de voir que vous considérez le second degré comme hautement probable concernant ce film, mais très improbable concernant l’OC !
      Vous n’auriez pas quelques a priori concernant l’artiste à l’oeuvre sur ce blog, mmh ?
      Peut-être est-il juste en train de descendre les quelques « crétins crédules et prétentieux » qui n’ont pas compris ce petit bijou.
      Et vous êtes peut-être bien en train de passer à côté du message de l’artiste.
      Qui sait ?
      Ouvrez votre bel esprit de grand intellectuel, allons ;)

    • « Braves crétins crédules et prétentieux ! Essayez d’être intelligents »
      Débat clos d’entrée de jeu, commencer par insulter ses interlocuteurs avant de sortir sa diatribe est le meilleurs moyen de ne pas être lu jusqu’au bout.
      Félicitation.

      • C’est dommage, on ne sait pas trop à qui ça s’adresse ce beau compliment !

    • L’homme au tatouage « glace à trois boules » est un rappeur des Etats-Unis dont le tatouage est… vrai. Mauvais exemple pour corroborer la thèse de l’ironie.
      Et puis, si c’est effectivement par ironie qu’il a été engagé et ceci sur la simple base de son tatouage, « he’s laughing all the way to the bank ».

      En tout cas, si un jour je réalise un film, j’en ferai un mauvais. Au final, il y aura toujours des spectateurs pour se triturer le cerveau à y trouver un sens caché-profond.

  29. Je n’ai pas vu ce film et n’avais pas prevu d’aller le voir justement parce que les bandes-annonces et les affiches me faisait penser a un film plein de bimbos, de sexe, et de blingbling qui fait rever les puceaux pre-puberes.

    Apres avoir lu le spoil de l’Odieux Connard, je me suis dit que j’avais bien fait de ne pas aller le voir, que c’etait un navet juste bon a secouer des roploplos pour 11$ la seance.

    Maintenant que j’ai lu les commentaires, je pense que je vais aller voir ce film mais en essayant d’y voir plus loin que le bout de mon nez.

    Merci donc a l’Odieux Connard qui a permis ce debat, et a Dislo et Aymeric L. Says (j’en oublie, pardon) pour leurs avis tres interessant, qu’ils ont reussi a presenter sans trop peter un cable :) . Par contre, Hihihihi, ton aggressivite donne juste envie de te contredire, rien que pour le plaisir d’etre bornee.

    • Chère Barbibulle,
      J’espère que tu ne seras pas déçue, et bravo pour avoir lu tous les commentaires !

  30. « Fun, mais profond, léger mais quand même émouvant, plus sexy que sexuel, Spring Breakers exprime une beauté attirante et cruelle qui doit une part considérable de sa réussite aux quatre intrépides poupées qui l’innervent, Vanessa Hudgens, Selena Gomez, Ashley Benson et Rachel Korine, toutes formidables et audacieuses actrices, ainsi qu’à l’ange-démon James Franco, qu’elles se sont imprudemment choisi. »

    http://next.liberation.fr/cinema/2013/03/05/flambant-meufs_886458

  31. Pourquoi me suis-je installé au milieu de cette rangée? Voilà la question que je me suis posé après le premier quart d’heure de ce film. Adorant le cinéma, je détesterai être dérangé en pleine séance par un Kévin lambda pendant que je regarde un film et c’est pourquoi je ne suis pas sorti de la salle….mais dieu m’en est témoin cela aura été difficile.

    Le printemps du cinéma : 3 jours/3 films. En commençant par Hansel et sa soeur qui ne nous aura marqué que par sa plastique; en poursuivant avec John McLane qui aurait du prendre sa retraite il y a bien longtemps, je pensais difficilement pouvoir terminé plus mal. Et pourtant…

    Que dire de ce film? Une balle dans le pied pour ces actrices Disney qui voulaient changer leur image? Une roquette de bazooka qui leur aura arraché la jambe plutôt. Esperons seulement que cela mette définitivement fin à leur carrière cinématographique.
    Et comment peut on ainsi mettre en scène sa femme? Car oui, la jeune Korine est la femme du réalisateur qui, comme vous l’avez très bien défini ami connard, est un ado qui a donc une femme de 15 ans de moins.

    Bref, après 1h30 (qui en ont parues 2/3/10 fois plus) de souffrance, je me suis fait diagnostiquer une double fracture de l’oeil, un écoulement du cervelet par tous les orifices et que mes neurones ont du, à l’inverse des oiseaux qui reviennent pour les beaux jours, prendre la fuite…

  32. En général, Monsieur OC, vos spoilages relèvent l’intérêt potentiel du film et me donnent souvent envie de les voir, la plupart du temps rien que pour « vérifier » (en salle, location, achat ou VOD, évidemment !!…..). Mais là, malgré les appâts révélés, non rien, j’ai plus envie de voir un documentaire Arte sur l’accouplement d’un crapaud avec un caillou (voire avec une huitre) que de voir ce film.
    En tous cas merci encore pour ces moments de rigolade au milieu des silences dépités.

  33. Bah qui sait peut-être que dans 40ans ce film et plusieurs autres seront considérés comme de réelles oeuvres d’art un peu comme lorsque Piero Manzoni nous a pondu ces « Merde d’artiste » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Merde_d%27Artiste)

    ;o) Mais comme les 40 ans ne sont pas encore révolus, je reste sur l’idée que c’est une MERDE.

  34. Il y a toujours un bonus dans les billets de l’OC: les types dans les commentaires qui rigolent des spoilers d’habitude et qui jouent les vierges effarouchées dès qu’il touche à une bouse qu’eux ont aimé, devenant eux-même la caricature du hipster dressée par l’OC à base « Tu n’as pas compris le film/ tu tiens compte du scénario alors que justement ce n’est pas important/… ».
    C’est presque aussi jouissif que le spoiler même.

    Par contre: il est passé en 3D ce film ? Vu le nombre de roploplos, c’eût pu être intéressant.

  35. C’est extrêmement amusant de lire des réactions de gens venant défendre un film descendu par un critique qui s’appelle Odieux Connard.

    Quand il descend des films que vous n’aimez pas, il est subversif et objectif. Quand il descend des films que vous aimez c’est un abruti fini totalement subjectif.

    Chacun voit midi à sa porte comme on dit.

    De plus, ce n’est pas parce qu’un film parle du rien existentiel qu’il doit s’en servir comme pré-requis pour sa réalisation.

    The Big Lebowski a été cité mais on vous pouvez regarder Fear and Loathing in Las Vegas (Las Vegas Parano) ou Ken Park pour vous rendre compte qu’il y a des manières plus subtiles d’en discuter.

    Le parallèle avec l’art contemporain est assez bien trouvé d’ailleurs. Les gens trouvent des seconds niveaux de lecture tous seul sur la seule base que c’est sans doute ce que l’artiste avait en tête au moment où il a réalisé l’ « oeuvre ».

    Je le regarderai sans doute un jour au vu des commentaires assez partagés qu’il suscite mais vous devriez arrêter de venir poster ce sur blog si c’est pour critiquer l’objectivité d’un blogueur qui n’essaie pas de se définir en gourou de la pensée.

    • L’objectivité est un beau rêve qui n’existe pas : même un blogueur aussi talentueux que notre cher Odieux n’échappe pas à cette règle. Le problème est qu’il utilise des critères de jugements qui sont tout à fait recevables pour les blockbusters, mais complètement inadaptés pour ce film : pour donner une image, c’est à peu près comme essayer d’écrire avec un fer à repasser au lieu d’un stylo.
      La conséquence désastreuse de cela, c’est que les personnes qui se fondent sur ce spoiler n’iront pas voir le film, qui est pourtant un incontournable du genre. C’est la raison pour laquelle, moi, vierge effarouchée qui a beaucoup apprécié le travail du réalisateur, je me dois de réagir et d’encourager le public de ce blog à aller voir ce film malgré le spoiler.
      Un blog est un lieu de débat, il est donc normal que le blogueur soit soumis à la critique de ceux qui le lisent.

      • « pour donner une image, c’est à peu près comme essayer d’écrire avec un fer à repasser au lieu d’un stylo. »

        J’ai beaucoup de mal à saisir la pertinence de votre métaphore, tout comme celle du film: cela a au moins le mérite d’asseoir notre différence de perception du monde :)

      • Je ne comprends pas. Un film est un film. Sur ce blog, c’est surtout la réalisation et le scénario qui sont passés au crible de la critique.

        A partir de la, que ce soit un film d’auteur indépendant Qatari sur la condition de la femme ou le dernier Steven Seagall, il n’y a pas de différence sur la façon de l’aborder.

        Pour ce qui touche à l’objectivité, je n’ai jamais voulu affirmer autre chose que c’est toujours plus simple de qualifier quelqu’un d’objectif lorsqu’il a les mêmes idées que vous :).

      • Wivee : Il y a effectivement deux opinions valables sur ce film. La première est celle qui dit que le scénario est inexistant et nul, ce qui est vrai. La seconde affirme que certes, le scénario est inexistant et nul, mais que la réalisation est très bien faite et la photographie sublime, ce qui est d’autant plus génial que justement, le scénario est inexistant et nul. à partir de là, soit on s’arrête à la première opinion, véritable, mais incomplète. Soit on cherche autre chose que le scénario dans le film, et on l’apprécie pour ce qu’il est vraiment, c’est-à-dire un objet cinématographique de très grande qualité. Donc oui, il y a des différences dans la manière d’aborder un film, et il faut toutes les prendre en compte : l’erreur de Monsieur Connard est de s’arrêter à la première.

      • @chartistounette: dans ce cas ça vaut aussi pour les blockbusters non? Scénario bas de gamme, mais une réalisation parfois très réussie.

        (par contre je n’irai pas dire que ce sont des œuvres de grande qualité, pour Spring Breakers j’en sais rien, je ne l’ai pas vu)

      • Cela étant, je pense que, dans la plupart des cas, quand on lit le spoiler d’un film, c’est qu’on ne compte pas voir le film. Une critique, c’est différent.
        Surtout les spoilers du propriétaire des lieux, particulièrement détaillés.
        Donc, la démarche serait comme telle : 1) affichage et bande-annonce, 2) critiques => je vais voir le film
        OU 1) – 2) => ça ne m’intéresse pas, je vais lire le spoiler de l’Odieux Connard.

        Et dans certains cas il y a un 4) le spoiler était hilarant, je vais voir le film pour le plaisir de détailler les incohérences et essayer d’en découvrir d’autres.

      • « La photo est magnifique ». Par expérience, je sais qu’on en arrive à parler de ça parce qu’on a rien d’autre de positif à faire ressortir.

        Donc, grosse daube, ce qui ne surprend d’ailleurs pas de la part de Korine, qui est quand même très surestimé comme réal’.

        Je préfère le Mépris (de Godard).

      • Madame Bovary de Flaubert : histoire inspirée d’un fait divers inintéressant, cependant, style très travaillé, caractérisé par le discours indirect libre qui appelle au second degré du lecteur face à la vacuité de l’héroïne. Donc, selon l’illustre connard, Madame Bovary est une grosse daube, de même que Spring Breaker, dont les procédés sont les mêmes.

    • Peut-être une autre image vous parlerait-elle plus : pour moi, comparer Spring Breaker (scénario inexistant, très belle réalisation) aux autres blockbusters (Twilight : scénario à vomir d’incohérence, réalisation fade et conventionnelle), c’est comparer Madame Bovary (roman sur du « rien » comme l’écrit lui-même Flaubert, mais style extrêmement travaillé) au dernier roman de Marc Lévy (histoire attendue, style passe-partout).

      • J’ai fait exprès de choisir les blockbuster pour mon exemple (ce n’était sans doute pas la meilleure catégorie de film pour ça^^).

        Mais j’avoue que j’ai du mal avec les œuvres (pas forcément cinématographiques) basées sur du « rien ».

      • Peut-être avez-vous du mal à avec les oeuvres basées sur du « rien », et je peux vous comprendre, mais au moins ne lui refusez-vous pas la qualité d’ « oeuvre ». C’est la même chose que j’attends que l’on fasse pour Spring Breaker, qualifié trop souvent de « grosse bouse ».

  36. Les ninjas sont très forts au Time’s Up. Sauf à la 3e phase : personne ne voyant personne, le mime devient vite complexe et la partie s’éternise.

  37. Maître OC (si, si…)

    Merci de souffrir en notre nom a tous.

    Merci d’endurer de telles bouses pour que nous ayons l’immense plaisir de vous lire.
    J’ai adoré de bout en bout, mais la cerise sur le gateau fut la derniere phrase.

    Comme quoi, grace a vous, ce… on ne peut pas appeler ça un film… cette dhiarrée audiovisuelle a contre toute attente une utilité, Grâce vous en soit rendue.

    PS: Pratiquez vous toujours le « ni oui ni non ni c’est de la m… » dans les galeries d’art contemporain?

  38. Oula, les gens qui ont aimé le film (et n’ont pas aimé la critique) sortent la parade ultime normalement réservé à Tarantino : zavez pas compris les référenecs/second degre/critiques métaphoriques de la société de ce géniallissime auteur (insérer la filmographie – pas la peine d’avoir vu les fims, ils sont géniaux).

    Je pense que ce film est une bouse du début à la fin, mais la où je vous rejoins : la cohérence n’existe pas de base : non les ptites ados qui sont des caids sont souvent des gros thons et n’ont pas des tronches de star mais faut bien vendre le film (en dénonçant au passage ce phénomene de société). En gros je dénonce tout en profitant !

    • Puisqu’il parait qu’il faut être intelligent pour comprendre le film, et que certains ont voulu nous aider en nous expliquant les multiples facettes de la pensée de l’auteur, et comme je ne voulais pas rester ignorant trop longtemps, je suis allé chercher les explications à la source: par exemple des interviews du réalisateur (qui,me semble être le mieux placé pour expliquer son film). J’espérais tout comprendre et enfin apprécier la féroce critique de la société qu’il est.

      « When people ask about my movies, “What does this mean? What does that mean?” My response is always, “It means what it is.” What does a burning sofa mean? I don’t know. It means what it is. Everything and nothing. »

      Ah zut, on dirait que même le réalisateur ne sait pas ce qu’il veut dire.
      Heureusement que des intellectuels passent dans le coin pour tout expliquer. Ils devraient aussi contacter le réalisateur pour l’ aider.

      Un autre extrait »It’s hard; I try to do as little reflection as possible. The less I know about why I do things, the better.  »

      En bref il aborde le film sans savoir où il va. Quel génie incompris

      • Peut-être parce que vous ne regardez pas au bon endroit : « I’m curious about your video game comment. Do you see the film as being interactive?
        It’s more about the film being immersive, something completely sensory. I wanted things to hit from all directions. I wanted images and sounds to be falling from the sky, this strange and beautiful pummeling. Sometimes, when you watch people play a video game, they seem lost in this wormhole, or in a trance. In some ways, I wanted the film to work like that, to work in a very physical way. And at the same time the characters in the film needed to have something, a deeper pathology and a heartbeat. »
        Source : http://www.complex.com/pop-culture/2013/03/interview-harmony-korine-spring-breakers-chief-keef

      • Si j’ai bien compris au final c’est essentiellement du boobs, des fesses et du bikini de 15 – 18 ans, d’un réalisateur de 40 ans marié à une gamine?

        Proposition: l’auteur voulais-y-il juste montrer son amour pour les « teens »?

  39. Je poste l’interview entièrement, ce sera plus simple pour tout le monde.

    In 1995, when Larry Clark’s Kids hit theaters, there was the sense that kid screenwriter Harmony Korine had arrived to report from the front lines of aimless (and, sure, dangerous) youth. He then got a million bucks to make his own movie, and that’s where people got lost. That million-dollar movie, Gummo, is an uncanny depiction of a weird Middle America that might not exist. It’s a surreal series of vignettes. It’s spectacle. It’s a freak show. It’s maybe too real? Or not real enough? Either way, Gummo signaled the emergence of an artist.

    Since then, he’s continued to makes his own idiosyncratic films. Just days before the release of Spring Breakers, his fifth feature film, Harmony Korine posted up at the Crosby Street Hotel, in Soho, to speak with journalists.

    In person, Korine smiles a lot, projects the air of a jovial guy. And clearly he feels at ease talking about his work. Even if the talk only takes you so far.

    Interview by Ross Scarano (@RossScarano)

    One of the things that most interested me in the film is the doubling, the linked images, the rhyming of certain scenes and events. For instance, one of the early couplings I noticed came during the scene where we see the girls in class and their professor is lecturing about the Civil Rights Movement. Then, later, we find them on a bus heading south to Florida, and I couldn’t help but link the two. I couldn’t help but see this spring break trip as a perverse Freedom Ride.
    Some of those connections I’d thought out before filming, but other things I only started to connect in the edit. This movie is a kind of cultural mash-up, and I wanted it to work in a very physical way, in a way that was more like a video game or a piece of electronic music. In other words, something that’s just beyond simple articulation. So, a lot of the film becomes about those connections that you’re talking about. It becomes about those undefined connections.

    It was my feeling that they’re not presented in a way where the audience is asked to draw conclusions about the connections. Spring Breakers feels more about possible ideas generated by smashing things together.
    Yeah, it’s ideas generated, but it’s also about energy. I’m obsessed with the idea of energy and this idea of liquid narrative.

    I’m curious about your video game comment. Do you see the film as being interactive?
    It’s more about the film being immersive, something completely sensory. I wanted things to hit from all directions. I wanted images and sounds to be falling from the sky, this strange and beautiful pummeling. Sometimes, when you watch people play a video game, they seem lost in this wormhole, or in a trance. In some ways, I wanted the film to work like that, to work in a very physical way. And at the same time the characters in the film needed to have something, a deeper pathology and a heartbeat.

    The world of the film is a culture of surfaces. There’s a hardcore, graphic, hyper-sexualized, hyper-violent subject matter, but then around it, and within it, there are these childlike, pop culture indicators.

    Britney Spears.
    Right. So the project was to create these surfaces and these looks, and the kind of pathology and the meaning in the characters is the residue. You know what I mean? We always talked about the film as being coated in candy, or lit with Skittles, or lit with candy. The meaning is the bleed from the candy.

    The resin rubbing off?
    Right.

    Is this an idea that’s unique to this film, or something you’ve been interested in with your other films?
    There’ll always be a large segment of the audience that can’t deal with my films because I’m attracted to things that are morally and graphically ambiguous. I’m interested in confused things, things that have a type of chaos, things that aren’t necessarily one way. And so when I’m shooting a scene or developing a character, or really just thinking about the movie in general, if you can take that thing and describe it and say, « This is what it is, this is what is, » like pin it down, I’m not interested. I’d rather write an essay, some kind of cultural critique. This film is meant to be a pop poem, or some type of impressionistic reinterpretation saying, « This is the way I feel about it. »

    Or just how I feel about a particular character, or this world, or just in general. This movie’s a mutated zeitgeist. I’m always hoping my movies work in a way that’s inexplicable. Its not about whether you like it or don’t like it, or whether it’s fun or this—it’s a thing that takes you.

    Poem, I’m excited you used that word because I was thinking it during the movie. Because of the film’s editing, we often return to moments that we’ve seen before. There’s a significant amount of repetition. Did that emerge in editing, or was that something you’d wanted to do from the start?
    It’s something I thought about from the very beginning. It’s a style that I’ve been trying to develop for a while now, this idea of liquid narrative and micro-scenes, a style that’s closer to what you get with certain types of electronic music and loop-based music. So I started experimenting with the idea of loops and repetition, like how some of the dialogue repeats. You have choruses and hooks that get lodged in your brain.

    EDM is a buzzword right now, but have you been listening to electronic music for some time?
    Always. A long time ago, I grew bored with white guys and guitars. That style hit its peak and it can’t go anywhere. You can still make music that people love, but there won’t be more innovation. I started listening to electronic music a long time ago. But mostly I listen to rap. I think rap is the most interesting.

    How do you feel about rap right now?
    It’s more exciting then it’s ever been. I always hear the critique that it’s become so dumbed down and stripped of any kind of meaning. But I like this stuff best. I never liked socially conscious rap. I like rap that’s physical, that’s about a beat and bass and repetition. I feel like rap’s still the only genre that’s mutating. Like Chief Keef and Young Chop and Fredo Santana. What they’re doing with drill music is great. It’s almost like super primitive chanting. When I first heard it, I thought it was such a perfect music, so distilled and fucking bass heavy. It’s pure emotion.

    Given the conversation around drill, don’t you feel it’s problematic to use a word like « primitive »?
    Primitive meaning stripped down. Primitive in the way that you can take a single sentence and repeat it over and over again for three minutes and have it become something magic and violent. There’s no pretense. It’s incredible.

    The conversation around Keef’s music has been so polarized. And much of it has been about who’s allowed to speak. Whether white people liking the music is problematic. Is that a conversation that interests you?
    I mean, white people always ruin everything. I don’t pay attention to that shit. White people eventually ruin everything.

    So what’s the role of James Franco’s character, Alien—a white person, involved in this trap-rap world?
    He’s this maniac character that’s kind of an amalgamation of different kids I went to school with in Nashville. The kids on the bus who would rap, white kids with black mannerisms. It’s a familiar archetype. He’s a cultural mash-up. He’s a sociopath, and at the same time he has this strange saccharin sweetness.

    Is it a character that you find funny?
    Of course! I find his character hilarious, and I find him demonic. In a lot of ways, he’s super complex, and in other ways he’s super stripped down. He’s beyond definition, with this charisma and beautiful sleaze.

    The white guy adopting black mannerisms, will that person always be the clown?
    I think are clownish elements to Alien, but he does have a real swagger, too. But largely speaking, I’m not sure. I don’t know.

    How much improvisation was there on set?
    Well, I don’t do improv in the traditional sense. I do something that’s in between the script and then the ideas and energy of what’s going on in the moment. I used to call it a “mistakist art form.” Sometimes we’ll improvise off an idea or a particular line. But the idea is to make it impossible to tell what’s improvised and what isn’t.

    Your films feel uncanny for that reason. You don’t know who is really preforming, or to what degree someone is performing.
    I always try to make films in such a way that it’s hard to imagine how they came to be, or where they came from. I use to say, « It’s never about making perfect sense it’s about perfect nonsense. » If you can articulate something, explain something, then why actually do it? I don’t go into a film knowing what I want to say; I’m trying to find it as I go.

    Do you usually find it?
    I think so. If I don’t find it in a particular sequence or scene, then I don’t use it. What you finally see is what I feel hit right.

    You’ve found it, but that doesn’t necessarily mean you could articulate what you found outside of the experience of watching the film.
    Right. When people ask about my movies, « What does this mean? What does that mean? » My response is always, « It means what it is. » What does a burning sofa mean? I don’t know. It means what it is. Everything and nothing.

    What surprised you about working with Selena Gomez and Vanessa Hudgens, the two stars associated with Disney?
    That they were bold. Once they understood the world of the film, they never took any kind of convincing. Whatever you want to say about Disney, there was a real work ethic in them, a real gung-ho attitude. Like, « Let’s do it, fuck it all. » The fact that they’re in the film, the fact that the film exists, amazes me.

    Interview by Ross Scarano (@RossScarano)

    • En français c’est mieux (merci google trad) :

      En 1995, lorsque les enfants de Larry Clark sortir en salles, il y avait le sens de ce gamin scénariste Harmony Korine était arrivé à faire rapport à la ligne de front de aimless (et, bien sûr, dangereux) des jeunes. Il a ensuite obtenu un million de dollars pour faire son propre film, et c’est là que les gens se sont perdus. Ce film millions de dollars, Gummo, est une représentation d’un étrange bizarre Latine Moyen qu’il ne pourrait pas exister. Il s’agit d’une série de vignettes surréalistes. C’est spectacle. C’est un freak show. C’est peut-être trop réel? Ou pas assez réel? De toute façon, Gummo signale l’émergence d’un artiste.

      Depuis lors, il a continué à fait ses propres films idiosyncrasiques. Quelques jours à peine avant la sortie de Spring Breakers, son cinquième long métrage, Harmony Korine affiché à l’Hôtel Crosby Street, à Soho, à parler avec les journalistes.

      En personne, Korine sourit beaucoup, projette l’air d’un gars jovial. Et bien il se sent à l’aise de parler de son travail. Même si la conversation ne vous faut que jusqu’à présent.

      Propos recueillis par Ross Scarano (@ RossScarano)

      Une des choses qui m’a le plus intéressé dans le film est le doublement, les images liées, la rime de certaines scènes et des événements. Par exemple, l’un des premiers accouplements j’ai remarqué est venu lors de la scène où l’on voit les filles en classe et leur professeur donne des leçons sur le mouvement des droits civiques. Puis, plus tard, on les retrouve dans un bus en direction du sud de la Floride, et je ne pouvais pas m’empêcher de lier les deux. Je ne pouvais pas m’empêcher de voir ce voyage printanier en tant que Freedom Ride pervers.
      Certaines de ces connexions que je pensais avant le tournage, mais d’autres choses que je commence seulement à se connecter au montage. Ce film est une sorte de culture mash-up, et je voulais le faire fonctionner d’une manière très physique, d’une manière qui ressemblait plus à un jeu vidéo ou un morceau de musique électronique. En d’autres termes, quelque chose qui est juste au-delà articulation simple. Ainsi, une grande partie du film devient sujet de ces connexions que vous parlez. Il devient sujet de ces connexions non définies.

      C’était mon sentiment qu’ils ne sont pas présentés d’une manière où le public est invité à tirer des conclusions sur les connexions. Spring Breakers se sent plus sur les idées possibles générés par casser des choses ensemble.
      Ouais, c’est des idées générées, mais c’est aussi une question d’énergie. Je suis obsédée par l’idée de l’énergie et cette idée de récit liquide.

      Je suis curieux de connaître votre commentaire jeu vidéo. Avez-vous vu le film comme étant interactif?
      C’est plus sur le film étant immersive, quelque chose de complètement sensorielle. Je voulais que les choses frappé de toutes les directions. Je voulais des images et des sons à tomber du ciel, cette trituration étrange et beau. Parfois, lorsque vous regarder les gens jouer à un jeu vidéo, ils semblent perdus dans ce trou de ver, ou dans un état de transe. D’une certaine façon, je voulais que le film comme ça, à travailler d’une manière très physique. Et en même temps, les personnages du film devait avoir quelque chose, une meilleure pathologie et un battement de coeur.

      Le monde du film est une culture de surfaces. Il ya un noyau dur, graphique, hyper-sexualisée, le sujet hyper-violent, mais alors autour de lui, et en son sein, il ya ces enfantins, les indicateurs de la culture pop.

      Britney Spears.
      Droite. Ainsi, le projet était de créer ces surfaces et ces regards, et le type de pathologie et de la signification dans les personnages est le résidu. Vous savez ce que je veux dire? Nous avons toujours parlé du film comme étant enrobé dans les bonbons, ou éclairé par des Skittles, ou allumé avec des bonbons. La signification est la purge de la sucrerie.

      La résine déteint?
      Droite.

      Est-ce une idée qui est unique à ce film, ou quelque chose que vous avez été intéressé avec vos autres films?
      Il y aura toujours une grande partie de l’auditoire qui ne peuvent pas faire face à mes films parce que je suis attiré par les choses qui sont moralement et graphiquement ambigu. Je suis intéressé par des choses confuses, des choses qui ont un type de chaos, des choses qui ne sont pas nécessairement dans un sens. Et donc quand je tourne une scène ou développer un personnage, ou vraiment juste à y penser le film en général, si vous pouvez prendre cette chose et de le décrire et de dire: «Voilà ce que c’est, cela est ce qui est,» comme il cerner, je ne suis pas intéressé. Je préfère écrire un essai, une sorte de critique culturelle. Ce film est censé être un poème pop, ou un certain type de réinterprétation impressionniste disant: «C’est ce que je ressens à ce sujet. »

      Ou tout simplement ce que je ressens à propos d’un personnage en particulier, ou ce monde, ou juste en général. Ce film est un mutant air du temps. Je suis toujours en espérant mes films fonctionnent d’une manière qui est inexplicable. Ce n’est pas de savoir si cela vous plaise ou ne l’aimez pas, ou si c’est le fun ou ce-que c’est une chose qui vous emmène.

      Poème, je suis très heureux que vous avez utilisé ce mot, parce que je pense qu’il a été pendant le film. En raison de l’édition du film, nous revenons souvent à des moments que nous avons vu auparavant. Il ya une quantité importante de répétition. Est-ce que sortir de l’édition, ou était-ce quelque chose que vous voulais faire depuis le début?
      C’est quelque chose que j’ai pensé dès le début. C’est un style que j’ai essayé de développer pendant un certain temps maintenant, cette idée d’un récit liquide et micro-scènes, un style qui se rapproche de ce que vous obtenez avec certains types de musique électronique et la musique à partir de boucles. Alors j’ai commencé à expérimenter avec l’idée de boucles et répétitions, comme la façon dont certains des répétitions de dialogue. Vous avez des chœurs et des crochets qui se logent dans votre cerveau.

      EDM est un mot à la mode en ce moment, mais avez-vous été à l’écoute de la musique électronique depuis un certain temps?
      Toujours. Il ya longtemps, j’ai grandi s’ennuyer avec les gars blancs et des guitares. Ce style atteint son apogée et il ne peut pas aller n’importe où. Vous pouvez toujours faire de la musique que les gens aiment, mais il n’y aura pas plus d’innovation. J’ai commencé à écouter de la musique électronique il ya longtemps. Mais surtout, j’écoute du rap. Je pense que le rap est le plus intéressant.

      Comment vous sentez-vous sur le rap en ce moment?
      C’est plus excitant alors qu’il l’a jamais été. J’ai toujours entendu la critique que c’est devenu tellement abrutis et dénué de toute espèce de sens. Mais j’aime bien ce genre de choses le mieux. Je n’ai jamais aimé le rap socialement consciente. J’aime le rap c’est physique, c’est à peu près un battement et de la basse et de la répétition. J’ai l’impression que le rap est encore le seul genre qui est en pleine mutation. Comme chef Keef Chop and Young et Fredo Santana. Qu’est-ce qu’ils font avec la musique de forage est grande. C’est presque comme primitive super-chant. Quand j’ai entendu la première fois, j’ai pensé que c’était une musique parfaite, lourde basse de sorte distillée et la putain. C’est l’émotion pure.

      Compte tenu de la conversation autour de foret, ne sentez-vous pas qu’il est problématique d’utiliser un mot comme «primitif»?
      Sens primitif dépouillé. Primitive dans la façon dont vous pouvez prendre une seule phrase et répétez encore et encore pendant trois minutes et ont devenu quelque chose de magique et violent. Il ne fait aucun prétexte. C’est incroyable.

      La conversation autour de la musique Keef a été tellement polarisée. Et une grande partie a été de savoir qui est autorisé à parler. Que les gens aimant la musique blanche est problématique. Est-ce une conversation qui vous intéresse?
      Je veux dire, les blancs toujours tout gâcher. Je ne prête pas attention à cette merde. Les Blancs finalement tout gâcher.

      Alors, quel est le rôle du personnage de James Franco, Alien-une personne blanche, impliqué dans ce monde-piège rap?
      C’est ce caractère maniaque c’est en quelque sorte une fusion des différents enfants, je suis allé à l’école avec à Nashville. Les enfants dans le bus qui serait le rap, les enfants blancs avec les manières noires. C’est un archétype familier. Il s’agit d’un mash-up culturel. C’est un sociopathe, et en même temps il a cette douceur étrange saccharine.

      Est-il un personnage que vous trouvez drôle?
      Bien sûr! Je trouve son personnage hilarant, et je le trouve démoniaque. Dans beaucoup de façons, il est complexe super, et d’autres façons il est super dépouillé. Il est au-delà de la définition, avec ce charisme et sleaze belle.

      Le mec blanc adoptant les manières noires, cette personne sera toujours le clown?
      Je pense que les éléments sont clownesques à Alien, mais il a un air fanfaron vrai, aussi. Mais surtout parler, je ne suis pas sûr. Je ne sais pas.

      Combien d’improvisation était là sur le plateau?
      Eh bien, je ne fais pas d’improvisation dans le sens traditionnel du terme. Je fais quelque chose qui est entre le script et ensuite les idées et l’énergie de ce qui se passe dans l’instant. J’avais l’habitude de l’appeler «forme d’art mistakist.« Parfois, nous allons improviser hors d’une idée ou une ligne particulière. Mais l’idée est de rendre impossible de dire ce qui improvisé et ce qui n’est pas.

      Vos films se sentir étrange pour cette raison. Vous ne savez pas qui est vraiment préformage, ou dans quelle mesure une personne est performant.
      J’essaie toujours de faire des films de telle manière qu’il est difficile d’imaginer comment ils sont venus à être, ou d’où ils venaient. J’ai l’habitude de dire, «Il n’est jamais de faire tout son sens, c’est un non-sens au sujet de parfait. »Si vous ne pouvez articuler quelque chose, expliquer quelque chose, alors pourquoi fait-il? Je ne vais pas dans un film sachant ce que je veux dire, je suis en train de trouver que je vais.

      Avez-vous habituellement le trouver?
      Je crois. Si je ne le trouve pas dans un ordre particulier ou d’une scène, alors je ne l’utilise pas. Ce que vous voyez est ce que finalement je me sens frappé juste.

      Vous l’avez trouvé, mais cela ne signifie pas nécessairement que vous pourriez exprimer ce que vous avez trouvé en dehors de l’expérience de regarder le film.
      Droite. Quand les gens demandent à propos de mes films, «Qu’est-ce que cela signifie? Qu’est-ce que ça veut dire? »Ma réponse est toujours:« Il veut dire ce que c’est. »Qu’est-ce que la combustion d’un canapé dire? Je ne sais pas. Cela signifie que ce qu’elle est. Tout et rien.

      Que vous surpris de travailler avec Selena Gomez et Vanessa Hudgens, les deux stars associés à Disney?
      Qu’ils étaient gras. Une fois qu’ils ont compris le monde du film, ils n’ont jamais eu aucune sorte de convaincre. Tout ce que vous voulez dire à propos de Disney, il y avait une éthique de travail réel en eux, un véritable Gung-Ho attitude. Comme, «Allons-y, fuck tout. »Le fait qu’ils soient dans le film, le fait que le film existe, me stupéfie.

      • Merci Google Trad, je confirme. Il réussit à transformer une interview encore plus chiante et intellectuellement pompeuse que le film en intermède comique.

        Sérieusement, il n’y a pas pire traducteur que Google Trad, je crois.

      • Ah oui, en Français mal traduit, on se rend tout de suite compte que le type pratique la langue de bois avec un joli aplomb. Tout ou rien. Mais encore ?

      • à tout prendre je préfère encore qu’on qualifie Spring Breaker d’ « intellectuellement pompeux » que de « bouse finie » critiquable au même titre que nos habituels blockbusters. Reste maintenant à observer à l’écran comment le réalisateur à mis ses principes en oeuvre dans le film, notamment dans le rythme d’enchaînement des séquences (« liquid narration »), et le retour incessant des dialogues et monologues en forme de couplet/refrain : Korine voulait faire son film sur le modèle d’une chanson pop, et je trouve cela assez réussi.

  40. « que l’explosion du réservoir révolution leur vision de l’auto-bronzant. »

    manque un « e » à révolution, je sais pas si ca a déjà été dit

  41. Merci de me faire comprendre que je suis trop con pour apprécier le fait que ce film est génial parce que :
    1) faut lire l’interview du gars
    2) faut connaître sa bio filmique
    3) faut avoir vu ses autres films
    Euh, c’est marrant mais, quand je regarde Big Lebowski, j’ai pas besoin de tout ça pour aimer ( ou détester ) le film.
    Bref, si vous voulez voir un truc qui décoiffe, sans scénario, allez au Futuroscope. Au moins on en a pour son argent.
    Spring Breakers, c’est comme Prometheus et d’autres trucs du moment, des grosses bande-annonces qui durent un peu trop longtemps.

    • Le fait que l’on insiste pour que l’on se creuse un peu plus la tête sur ce film en lisant sa critique montre bien qu’on vous pense tout à fait capable de l’apprécier. Au cas contraire j’aurais lâché l’affaire !
      Personnellement, j’ai été voir le film avant de lire la filmographie du réalisateur et ses interviews, et je peux affirmer qu’il m’a immédiatement plu.

      • Dans cette histoire, ce qui me sidère le plus c’est précisément ce dernier commentaire. Qu’est ce que ça peut vous faire que de parfaits inconnus apprécient ce film autant que vous ? Franchement ca me dépasse.

        J’ai lu le spoil de « expandables 2 », que j’ai adorés (le film et le spoil). Mais à partir du moment où, moi, j’ai aimé… Que tout le monde ai pu le détester, je m’en contrefiche à un point que vous n’imaginez pas. Je n’arrive pas à imaginer le bonheur que pourrait m’apporter de convaincre un inconnu sur un forum de changer d’avis sur un film.

        En fait, je rapprocherais un peu ca de l’effet « Apple », en gros convertir du monde pour me sentir moins con de m’être fait pigeonner, mais autrement je vois paq

      • Mike : il ne s’agit pas simplement de convaincre, mais de rendre justice au travail du réalisateur que l’on qualifie de « grosse bouse » sans même l’avoir vu.

      • Le problème est la, il faut faire des recherches autour du film, creuser, pour essayer de comprendre qu’effectivement le réalisateur à sciemment fait un film sur du « rien ».

        Tu veux un film qui te dégomme la tête? Regarde « Easy Rider », « Délivrance » ou « Requiem for a dream »

        Des la première lecture tu comprend le message, même au milieu du chaos qu’ils représentent.
        Éventuellement tu peux faire une recherche de la filmographie des réalisateurs, afin de découvrir d’autres de leurs films, mais ce n’est pas ça qui doit t’expliquer le film que tu viens de voir.

        Imagine si tu t’étais basé sur « Bad Taste » pour aller voir « le seigneur des anneaux »!

        Bref de la à dire que les personnes ne souhaitant pas s’infliger ce film sont étriqué du bulbe, ça revient à dire que les gens qui ne pensent pas comme toi sont forcément des cons.

      • Yimi : J’ai personnellement apprécié le film, qui est véritablement hypnotisant, avant même de faire toutes ces recherches et lire les critiques. Le travail visuel et sonore du film suffisent déjà à transporter le spectateur et invitent plus à se laisser aller qu’à y chercher un quelconque message.
        Je n’ai jamais dit qu’ici tout le monde était étriqué du bulbe. Le but de mon intervention, encore une fois, est d’inviter ceux qui ont lu ce spoiler à aller voir le film pour en avoir le coeur net, et si cela doit passer par une argumentation, qui est tout à fait recevable parce que le film appelle à se poser des questions, et bien tant mieux.

    • Et encore, même en respectant les 3 points mentionnés, je doute que ca soit suffisant.

      D’autre part, à la lecture de l’interview, je veux bien accorder au réalisateur qu’il avait plein de bonnes intentions. Mais je suis désolé, les intentions c’est gentil mais si on ne sait pas faire, ça ne vaut pas tripette. Puisque ici les métaphores foireuses sont de mise, je vais m’en autoriser une petite. Prenons l’équipe de France de rugby au dernier tournoi: pleine de bonnes intentions, on sent que les gars avaient des idées de jeu derrière la tête. Mais au final, ils n’ont pas été foutus de réussir quoi que ce soit et le résultat est foiré.
      Pour le film,c’est la même chose.

      • Il « ne sait pas faire » ? Je vous mets au défi de faire un film avec les mêmes ambiances photographiques et le même rythme de séquences, pour commencer.

      • Non en effet il ne sait pas faire.
        Vouloir faire une, je simplifie, critique des dérives de la jeunesse perdue en enfilant des clichés comme des perles comme c’est fait dans ce film… Désolé mais c’est juste mauvais.
        Il y a 10 fois plus de puissance critique et de génie narratif dans le moindre épisode de South Park.

      • Spring Breaker ne vise pas simplement à critiquer une jeunesse perdue mais à élaborer une poétique du vide. Pour la poésie dans South Park, qui en dehors de cela est une très bonne émission, on repassera.

      • Pfiou, ça devient compliqué de donner son avis ici: maintenant il faut avoir son diplôme de réalisateur. Enfin l’avantage c’est qu’il n’est demandé que pour dire du mal du film. Pour l’encenser, pas besoin d’être capable de faire aussi « bien » que le réalisateur: le merveilleux monde du fanboy.

      • « Pour la poésie dans South Park, qui en dehors de cela est une très bonne émission, on repassera. » Je suis désolé mais South Park est une série à la structure narrative extrêmement poétique; mais il faut être capable de le comprendre.
        Mais oui je rigole mais l’affirmation ci-dessus à la même valeur que la tienne sur « Spring Break »

      • Content de voir que tu as de l’humour chartistounette :) En général ce n’est pas le cas de ceux qui ont …. disons le même discours que toi ;)
        Et désolé pour les fôtes d’orthographe, j’ai tapé sans relire!

      • Une petite précision au passage: j’ai vu le film, jusqu’au bout ;) J’irais pas jusqu’à dire que c’est une « bouse » mais j’ai quand même regretté de perdre mon temps à le regarder! Du coup j’ai du mal à adhérer aux discours qui lui trouvent des vertus culturelles bien cachées, parce que je trouve que le même discours pourrait être appliqué à n’importe quel navet ou nanar; d’autant plus quand c’est associé à du mépris pour ceux qui ne sont pas du même avis, ce qui n’a pas l’air d’être ton cas!

      • tu as vu le film et tu ne l’as pas apprécié sans toutefois le dénigrer complètement… je n’en attends pas plus des lecteurs de ce blog.

    • C’est comme les « ouais mais c’est du Tarantino »…
      Même en les ayant tous vus il y en a que je trouve nuls et d’autres excellents.
      Mais apparemment c’est dû au fait que ce que je n’ai pas aimé, je ne les ai pas compris…..

      • En même temps il n’y a pas grand chose à comprendre dans les Tarantino, il faut juste apprécier le film pour ce qu’il est (moi en tout cas je n’y vois pas de seconde lecture).

  42. Et sinon, vous pouvez encore voir Cloud Atlas, qui est sans doute sorti dans moins de salles, a eu une moins bonne note de la plupart des canards qui ont mis 5/5 au nanar sus(f)relaté (à savoir Studiocinélive, Charlie Hebdo, Critikat.com, Le monde ; Elle n’a pas commenté CloudAtlas et les inrocks aiment tout 5/5 visiblement). De fait, si les critiques ont moins apprécié cloud atlas que sb (3.4 contre 3.7 en moyenne selon Allociné), c’est que le premier est « complexe » et rempli de « poncifs » … Indigence de la critique

    • L’histoire de Cloud Atlas est certes dense mais complexe… bof. C’est surtout le montage qui donne cet effet.

  43. De toute façon tout le monde a raison, puisqu’en matière de goût pour les films, cela reste une affaire de subjectivité, d’affect et d’humeur etc.
    N’empêche, je suis quand même un vieux con, j’ai besoin d’un scénario pour apprécier un film, je cite en exemple ‘l’ours » ou « la guerre du feu » qui ne brillaient pas par leurs dialogues.
    Pour ce qui est des critiques, j’ai remarqué que celles du Canard enchaîné étaient empreinte d’une certaine objectivité, sans parler du fait que je les partage en grande majorité.

  44. À l’intention de chartistounette :

    J’ai une question existentielle dont tu es la seule à connaître la réponse. Je pensais tes commentaires et tes analyses sérieux, mais on m’a signifié que tu es peut-être juste un excellent troll. Est-ce le cas, ou bien penses-tu vraiment ce que tu écris ?

    Stp, sois franche, ma foi en l’humanité en dépend.

    • Malheureusement je vais décevoir ta foi en l’humanité : je suis très sérieuse, Spring Breaker est un des meilleurs films que j’ai vu cette année et c’est à ce titre que je le défends corps et âmes sur ce blog. Je pense en effet qu’il mérite mieux que la qualification de bouse, et j’invite vraiment les gens à en avoir le coeur net en allant voir le film. Si cette esthétique du vide ne vous plaît pas, c’est ainsi, mais le travail du réalisateur vaut le détour.

      • Si tu as vraiment besoin de ces catégories, alors oui je confirme, ce film est un clip géant, pour être plus précise, une parodie de clip MTV qui t’emmène aussi loin qu’un trip sous acide, une transe ou une descente aux enfers. Seul un film pouvait faire ça parce que le cinéma te permet d’expérimenter bien plus que de voir.

      • Premièrement je doute que vous ayez déjà fait des trips sous acide, pour « oser » faire une telle comparaison (ou alors il faut changer de fournisseur).

        Ensuite, si c’était pour voir un gros clip mtv … Autant regarder directement mtv, ça fait des économies.

        J’aime aussi beaucoup l’argumentation « la promo c’est pas la faute du réalisateur », je suppose qu’on l’a également forcé à filmer des culs/seins en gros plan ?

      • Mike : j’expliquais que ce film est effectivement construit sur le modèle d’un clip MTV qu’il parodie, mais qu’il est aussi une longue transe que seul un film pouvait produire, car le cinéma fait appel à tous les sens tandis que la video est un art du voir. Donc non, vous n’auriez pas fait d’économie en regardant un simple clip à la télévision : vous seriez passé à côté de la dimension expérimentale intrinsèque à Spring Breaker. Enfin, je n’ai personnellement rien contre la promo du film : c’est en regardant l’affiche et la bande-annonce que j’ai eu envie de le voir, non en regardant la critique, que j’ai lu après d’ailleurs. Pour revenir sur l’affiche, j’expliquais plus haut que l’on voit du premier coup d’oeil, à cause du pivot de l’image, que le film sort des conventions : c’est une des premières choses qui a attisé ma curiosité et m’a donné envie de voir le film.

      •  » […] que seul un film pouvait produire, car le cinéma fait appel à tous les sens tandis que la video est un art du voir »

        Ok donc tu ne peux vraiment être qu’un troll.

        Le cinéma fait appel à tous les sens ? Moi je n’en compte que deux.
        La vidéo (= la tv ? quelle abominable maîtrise du vocabulaire) est différente du cinéma ? À part le fait d’être dans son canapé au lieu d’être dans un siège au milieu d’une salle avec d’autre gens, tu regardes quand même la retransmission d’un truc filmé sur un écran.

      • Jusqu’à preuve du contraire, un clip est une vidéo : s’ils passent à la TV la plupart du temps je n’y peux rien ! Quant à la différence qui existe entre le cinéma et le petit écran, je pense que tout le monde sera d’accord pour dire que regarder le Seigneur des Anneaux au Cinéma ne fait pas le même effet que le regarder à la TV… Maintenant, essayez de me dire pourquoi : je pense que cela va beaucoup plus loin encore que le visuel et le sonore.

  45. Et puis de toute manière, c’est pas parce que c’est une bouse fumante que certains n’ont pas le droit d’apprécier. Ca serait juste sympa de leur part de ne pas venir poster des messages interminables pour essayer de faire changer d’avis les autres.

    • Si on résume ça te simpliefierais beaucoup la vie si personne ne venait te contredire, n’est-ce-pas ?

      • Comprenez-moi bien : si effectivement j’essaie de vous faire changer d’avis sur ce film, c’est que j’ai l’intime conviction que vous seriez vous-même surpris, en allant le voir, de l’apprécier plus que vous ne le pensiez du fait de l’a-priori négatif que vous donnait ce spoiler.

      • En ce qui me concerne, votre acharnement à tenter de convaincre autrui de voir ce film a fini par avoir l’effet inverse sur ma personne. Il est rare qu’à force d’insister, les gens finnissent par se ranger à votre avis vous savez. (ou alors ils ont un esprit faible… Ou vous êtes extrèmement convaincant et devriez faire de la politique :D )

      • Quand une cause me tient à coeur (en l’occurrence, celle de ce film bien maladroitement spoilé), j’ai tendance à m’y accrocher. Je veux bien admettre que cela soit contre-productif, mais je ne serais pas étonnée que vous fassiez la même chose dans mon cas.

      • Au risque de vous décevoir, non je ne pense pas que je ferais comme vous. Peut-être suis-je arrivé à un âge où je n’en vois plus l’utilité? ^^

  46. Merci pour ce billet excellent comme toujours.
    Je viens de voir Cloud Atlas en streaming,enfin,les deux tiers,j’ai pas tenu jusqu’au bout ,si vous envisagez de vous taper cette bouillasse baroque et prétentieuse vous allez souffrir!

  47. J’ai du me rendre sur Allociné, pour être sûre que mes yeux ne me jouaient pas de tours. Jusqu’à ce moment précis, je dois avouer, que j’ai cru et espéré que vous, Cher Mr Connard, étiez l’auteur desdites critiques. Vous sachant doué, je me suis laissée emporter par l’espoir fou, que des « journalistes » n’aient pas pu écrire pareille ignominie.

    • Je plussois, j’ai moi aussi cru que ce n’était pas de réelles critiques. J’ai même osé croire que l’affiche était un montage photoshop n’ayant pas entendu parlé de ce film une seule fois avant de lire votre billet, monsieur l’odieux :D

  48. juste pour info, le tatoo cornet de glace est un vrai (et oui!?) : http://www.muzikspirit.com/news/gucci-mane-etait-sobre-lors-qu-il-s-est-fait-tatouer/326#.UVMEeReQWfU

    Sinon, tu as certainement raison : ça doit être une fumisterie..

    Il n’empèche, j’ai passé un bon moment (j’étais foncedé, c’est peut être le secret!), et ne regrette pas les 11 putains d’euro de la place de ciné. c’est ce qui importe, nan?

    Aujourd’hui (soit 20 jours plus tard), je m’en souviens encore, contrairement à certains films vus plus récemment. Il m’a brulé la rétine et je pense qu’il m’aura marqué par ces défauts et ses qualités. Il a au moins le mérite de ne pas être un film insipide.

    J’aime bien tes critiques (celle de prometheus m’avait ouvert les yeux), mais en l’occurrence, essayer de rationnaliser ce qui ne peut l’être n’a pas trop de sens. Bien sur que c’est gros, que les filles ne sont pas spécialistes en physique nucléaires (en même temps, tu en connais beaucoup? des belles de surcroît? oh, ça va!), les balles ne touchent que ceux que l’on veut bien qu’elles touchent (comme 99% des films)… bref, en ayant une lecture analytique, le film ne vaut pas grand chose.

    Par contre, si l’on considère qu’il s’agit là d’un fantasme d’un post ado gavé de MTV , redbull, et aux clips de Riff Raff, le film prend plus de sens. Au fait, il me semble que tu n’as pas parlé du boulot du chef op’ sur les couleurs : vous en voyez beaucoup des films psyché avec des couleurs pareil ? (à part Enter the Void).

    Bref. Ce film ne mérite peut être pas une critique dithyrambique, mais non plus d’être clouée au pilori.

    • Certes, encore faut-il être disposé à subir le délire d’un ado attardé. Très peu pour moi. Mais libre à chacun d’apprécier.

      En fait, je pense que j’aurais apprécié que les réactions du « monde extérieur » (entre autre, la police pour ne citer qu’elle) soient plus réalistes. Que les filles soient dans un rêve halluciné et aient des comportements qui ne tiennent pas la route, passe encore. Mais là, désolé mais ça ne passe pas pour moi

      • Et bien voilà une critique de ce film que je suis beaucoup plus disposée à entendre !

  49. Ca me rappelle l’histoire de l’âne a qui l’on a trempé la queue dans un pot de peinture avant de placer une toile derrière. La critique avait été conquise.
    Où commence l’art? Où commence le concept? Où commence le foutage de gueule?
    Je ne sais pas au final après la sortie de la salle quoi en penser? Je ne peux pas dire que c’est à gerber! Je ne peux pas crier au chef d’oeuvre conceptuel non plus!

    Je peux dire par contre que c’est une grosse daube niveau du montage et des plans de caméra! Y a-t-il un deuxième degré la-dedans?

    Je peux également dire que si l’objectif réel est de poser un regard décalé sur ce phénomène étudiant américain, sur la jeunesse, sur une sorte de décadence lente de nos sociétés… je ne comprends pas pourquoi tout la mécanique est faite pour attirer des spectateurs ayant un brin le profil des personnages du film! L’objectif suprême du film est-il de faire comprendre à ceux pouvant s’identifier aux personnages du film, qu’ils ont un QI d’huîtres et que seule une pelle pourra résoudre leur problème?

    Enfin, c’est étrange! Aussi étrange que ce spoil d’OC. Il m’a fait rire, il m’a aussi interrogé. Si c’est une telle daube sans prétention pourquoi la descendre? Si c’est un concept pourquoi se plaindre d’un truc différent? Je crois simplement qu’OC avait envie de vomir sur la critique plutôt que sur le film.

    Décidément, il y a parfois des posts étranges, des films étranges, des réactions à des posts étranges…Bref, je vais retourner me coucher………….

    • Je crois que OC s’intéresse principalement aux incohérences des scénarii, du montage, des personnages et qu’il se moque que celles ci soient intentionnelles ou non.
      Moi, je viens là pour faire le plein de mauvaise foi, me détendre , rire un peu. Il est si bon d’être mauvais ;)
      Si je veux lire de vraies critiques de cinéma, je vais voir ailleurs (c’est aussi pour ça que les commentaires de fans qui pleurnichent m’agacent ici particulièrement … C’est quand même clair que ce site n’est pas sérieux non?)
      Entre parenthèse, je ne vais pas lire de critiques, je me moque de l’avis des critiques, seul mon avis compte. A posteriori si un film me pousse a m’interroger je vais me renseigner.

      • c’est pas tant le spoiler qui me fait pleurnicher que les commentaires de ceux qui ont décidé de facto que ce film était une bouse et qu’il ne faudrait surtout pas aller le voir.

      • Je n’aurais pas du dire « pleurnicher », c’est un peu trop méprisant.

  50. Pour ceux qui ont du mal avec l’art contemporain, et moi-même je n’échappe pas totalement à cette règle, je conseille la lecture du Que-sais-je sur la question (collection PUF).

    • Ou encore la diatribe de Dali, « Les cocus du vieil art moderne »…
      Helas toujours applicable.

      • Haha ! Entre prosélyte et conspirationniste, je ne sais que choisir ! Je pense être devenue aussi odieuse aux lecteurs de ce blog que notre Odieux lui-même !

  51. Je serais personnellement très curieux d’avoir une critique sur Cloud Atlas, Odieux. C’est un film que j’ai adoré, mais je pense qu’il y a de quoi donner libre cours à tout le talent de notre Connard national pour le démonter.

  52. Sans rapport, mais les commentaires des fans de ce film me font penser aux commentaires des conspirationnistes sur les articles de Nioutaik qui démontent les « théories du complot » (11 septembre, Appolo, énergie libre, pyramides, voire même l’arche de Noé !). Peu nombreux mais ayant posté du quart au tiers des commentaires, répétant à l’envi les mêmes choses, trouvant de nouveaux « arguments » et acharnés à… je ne sais pas, convaincre le maître des lieux qu’il a tort ?

    Je trouve ça follement amusant.

    Et Odieux, vous me faites bien rire avec vos spoilers (encore plus qu’avec vos articles de société, c’est dire !). Merci.

    Also, @Raoul (n°52) : « les filles ne sont pas spécialistes en physique nucléaires (en même temps, tu en connais beaucoup? des belles de surcroît? oh, ça va!) » Je connais plus de belles filles spécialistes en physique nucléaire que de beaux mecs spécialistes en physique nucléaire. =D

  53. Si le fait de répondre point par point à une argumentation caduque et biaisée fait de moi une conspirationniste, je n’ose imaginer ce que deviennent à vos yeux nos chers amis députés qui font ce travail tous les jours dans l’hémicycle. Qui plus est, mon opinion, si elle trouve de « nouveaux » arguments, a une cohérence interne et se fonde sur des faits réels, à savoir l’interview du réalisateur du film, et c’est en cela qu’elle diffère des théories conspirationnistes qui se caractérisent par une négation affirmée des faits en faveur d’une interprétation toute personnelle (cf très bon documentaire de Caroline Fourest, « les obsédés du complot »). En l’occurence, je ne nie pas que le scénario de Spring Breaker soit nul ou incohérent, je souligne que l’intérêt du film est ailleurs, ce qui ne semble pas facile à admettre pour tout le monde, d’où mon insistance.

      • Quant à convaincre le maître des lieux, nenni : il a vu le film et ne l’a pas compris, c’est bien dommage pour lui, mais tant pis. Mon intention ici (et effectivement je me répète, mais dans la vie il faut savoir être patient) vise plutôt à encourager les lecteurs de l’Odieux à aller voir le film malgré le spoiler. S’il s’avère qu’en dépit de cela, ils préfèrent ne pas le voir, au moins auront-ils eu connaissance d’un avis divergent et auront-ils décidé en connaissance de cause.

    • Oui enfin dans une des interview il explique bien qu’il ne se pose pas de question avant de démarrer et qu’au final il n’y a rien à comprendre. Donc mépriser les gens qui n’ont pas aimé en les prenant de haut au prétexte qu’ils sont trop stupides pour comprendre…c’est un peu limite comme attitude

      • En ce qui me concerne, je ne crois pas vous avoir témoigné de mépris, et au contraire, j’aurais tendance à vous estimer pour avoir eu la patience de lire mes commentaires agaçants. Il est juste que vous vous interrogiez sur la qualité de ce film, mais il est aussi juste que je vous réponde. Comprendre qu’il n’y a rien à comprendre est une démarche difficile, j’en ai pleinement conscience.

  54. C’est l’anti-Projet X. Un bel objet pleins de sarcasmes. Le simple constat d’une génération nourrit aux céréales coco et à coup de culture pop. On retrouve tout cet engouement pour l’argent, la facilité, les filles faciles, les gros seins qui pendent, les plages de la côte…. Alien excelle dans son rôle de Rappeur défragmenté à la roulée. Et sa voiture aux jantes Dollars… Excellent.
    Moi çà me fait plutôt penser à une bonne satire, beaucoup plus qu’à un film raté… Mais après..!!

    • Je trouve qu’au contraire, l’intérêt de Projet X est de mettre le spectateur seul devant une fête monstrueuse et de laisser son esprit faire le travail. Au final, il est seul juge et peut interpréter ce qu’il veut. Apparemment ce film mise beaucoup sur la répétition, le côté « yo biatch nous on est des gros déf’ tu vois », et au final, cela le dessert. Les clichés et l’aspect ridicule peuvent être marrants, mais encore une fois si le film se veut dénonciateur, ça risque d’être problématique…

      • Je ne pense pas que le film se veuille dénonciateur, il se veut plutôt moqueur (une moquerie parfois tendre dans le cas du personnage d’Alien). Quant à la répétition, elle est due au fait que Korine a voulu faire son film comme une chanson pop, structurée autour de couplets et de refrains, c’est un procédé qui use les paroles et les dialogues pour les vider de leur contenu.

  55. L’intro du spoil est, et de très très loin, beaucoup plus intéressante que le film lui-même ! Quand passerez-vous derrière les caméras, cher Odieux ?

  56. il ne me semble pas qu’il y ait de notes sur la plupart des critiques que vous citez, gros vilain :

    – critikat.com : http://www.critikat.com/Spring-Breakers.html

    – lesinrocks (citation tirée de leur site internet) : http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/spring-breakers/

    – Le Monde (idem lesinrocks) : http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/03/05/spring-breakers-la-danse-macabre-des-teenagers_1843021_3246.html

    aucune trace de notes dans ces articles …

    ça ne change rien au fait qu’ils sont plutôt dithyrambiques mais n’introduisez pas de fausses infos sinon on va commencer à se poser des questions …

  57. Je ne comprends même pas l’attrait de la plastique féminine montrée par ce film tant Hollywood a tendance à « aseptiser » pour éviter à tout prix de déclencher la censure de la MPAA, c’est carrément chiant.

    Et puis qu’elles se rasent, s’épilent et se crament au L.A.S.E.R., sans oublier l’imposition du spectacle de l’énorme couche de graisse à l’urée dont elles enduisent leurs faciès de bimbos, ça ne semble déranger que moi.

  58. Article au fort potentiel drôlatique comme d’habitude (avec un peu plus de fautes d’orthographe quand même, bizarre), avec un bon débat dans les commentaires.
    En gros pris au premier degré ce film serait une bouse, mais pris au 3ème, une subtile dénonciation d’une jeunesse perdue prise dans le cycle éternel de la débauche, de la violence et de la platitude, c’est ça ?

    Mais c’est toujours le problème: qui ira voir « Spring Break » ? Des ados à peine pubères qui prendront ça au pied de la lettre et en ressortiront en se disant que c’est génial, ou de fins misanthropes à l’esprit critique qui applaudiront le message car ils auront vu le film au 3ème degré ?

    D’ailleurs, à quel degré peut se faire un film ? Il suffit de voir comment certains films de série B sont aujourd’hui considérés comme des oeuvres d’art complètement révolutionnaires et contestataires, alors que bon, au moment de leur conception, si le sang des zombies était du ketchup, c’était une histoire de sous, pas une histoire d’abstraction artistique… Ou comment, plus récemment, le réalisateur d’ « Independence Day » a déclaré que « personne n’avait rien compris à son film »… Il faudrait vraiment être une buse pour croire que pendant sa réalisation, il voulait que son film fût une dénonciation raffinée et terriblement subversive du blockbuster.

    Faire un film sur une génération paumée complètement à côté de la plaque, c’est ambitieux, mais ça, ça peut déjà se voir simplement dans un « Projet X », beaucoup plus subtil d’ailleurs. On n’est pas bombardé de niaiseries et de gros plans comme pour dire « tiens ! tiens ! regarde ce que je veux montrer ! » ce qui a pour résultat 1) de faire crier les ados en rut qui iront voir le film pour les nichons et 2) de consterner les autres. Trop de clichés tue son utilité, et au final le message ne passe pas. Puis le fait de ranger ce film dans les divagations philosophiques comme « Fight Club », c’est un autre débat…

    • En général, les personnes qui pensaient voir un autre American Pie ou un film Disney (ce que la présence de Selena Gomez laissait penser) sont sorties au bout de 40 mn de film, parce qu’il ne se passait rien. Pour ma part, je trouvais ça très drôle de voir une icône Disney en pouffe déprimée et bientôt shootée. Quant au second degré, je ne pense pas qu’il faille être cinéaste, critique ou fin misanthrope pour le voir : si en voyant la scène des filles qui dansent sur du Britney Spears avec des cagoules roses flockées à des têtes de licorne, vous n’avez toujours pas compris qu’il s’agit de second degré, je ne sais plus trop quoi faire pour vous ;) !
      Pour ce qui est des films de Série B je pense que vous faites allusion à la saga « Zombie » de Romero : pour ne rien vous cacher, j’ai toujours été sceptique vis-à-vis de leur qualité cinématographique, mais j’admets que Romero est l’inventeur à part entière du genre du film de zombie.
      Quant à comparer le film avec un « Projet X » le commentaire de Charles (59) explique justement que ce film est « l’anti Projet X » : Projet X est un film drôle dans lequel les gamins attirent notre sympathie, Spring Breaker est un film sarcastique dont la visée est plus poétique (qui plus est, les filles sont vraiment des pouffes finies !).

      • D’accord avec vous, mais avec la redéfinition de l’art qui s’opère, le sérieux ou même le message d’un film deviennent de plus en plus difficiles à capter. Par exemple, dans « Hansel & Gretel: chasseurs de sorcières », on pourrait trouver du second degré manifeste dans deux pauvres enfants blondinets d’un conte du XIXème transformés en Van Helsings bien bourrins qui démontent de la sorcière par paquets de dix. Pourtant j’ai bien peur que le seul but soit d’engranger le plus de thune possible en faisant une nouvelle soupe dans les vieux pots, qui n’en est pas meilleure hélas… Comme il est tout aussi futile de s’accrocher aux lèvres d’un réal’ pour savoir comment un film doit être interprété, au final tout est une question de sentiment personnel, qui n’a à voir ni avec la qualité intrinsèque d’un film ni avec la prose de l’Odieux qui après tout, n’exprime que son propre ressenti avec un tranchant tout assumé.

        Concernant le second degré je pensais à « Evil Dead », qui a superbement repris tous les ingrédients de la série Z pour en faire un bijou d’humour; on peut penser aussi au diptyque Grindhouse sorti dans le même esprit, depuis le film à petit budget est perçu comme un art, alors qu’à la base elle n’a pas été pensée pour cela.

      • Peut-être y a-t-il de l’humour dans Hansel et Gretel (pour le coup je ne l’ai pas vu), mais du second degré ? Il me semble au contraire à lire le spoiler de l’Odieux que le film se complait dans les conventions du blockbuster. Pour ce qui est de s’accrocher à la critique du réalisateur, il me faut vous répéter que je ne connaissais pas son travail avant d’aller voir le film, et qu’il m’a immédiatement plu, et c’était là un sentiment très personnel, confirmé par la lecture a posteriori de l’interview. Mais étant donné que peu de lecteurs de l’Odieux ont vu le film, le seul moyen de le faire valoir était encore de faire parler son réalisateur.

  59. « Un spectateur convulse devant tant de nullité. » vous m’avez donc en quelque sorte sauvé la vie en m’évitant d’aller voir cette bouse :D

    « Hooo, la belle main de l’assistante tenant un parapluie dans le champ pour gérer la lumière ! » je crois que ceci m’a achevé.

    Ce sera sans moi les gangsta-puputes ^^

  60. Cher odieux,

    comme d’habitude, une bonne tranche de rigolade. J’ai d’abord cru que les critiques -dans le préambule- étaient de votre fait, puis après un rapide saut sur allociné j’ai pouffé davantage…
    Continuez comme cela
    PS: ne seriez pas contributeur à Nanarland? Si ce n’est le cas, foncez.

  61. J’imaginais pas ce film comme ça, a priori je vais me tenir à l’écart des salles obscures quelques temps.
    Pour info, le tatouage trois boules facial de « Miko » est un vrai. Oui oui.

  62. Mais en fait tous les lecteurs de l’Odieux Connard ont séché les cours de littérature au lycée ou comment ça se passe ?

    • Merci de nous rabaisser a nôtre niveau d’incultes ignorants pour n’avoir pas du apprécier ce film. Il faut être trop intelligent pour le voir, j’en suis tellement triste.
      Comment faire pour rejoindre votre caste d’intellectuels supérieurs ? J’aimerais tellement être aussi brillant que vous. Seriez vous prêt à dispenser des cours particuliers ? Mais peut-être sommes nous trop stupides, et donc irrécupérables?

      • Ben non, pour commencer reprenez vos cours de littérature au lycée, c’est à la portée de tous !

      • ça vous donnerait une vague notion de ce qu’est le discours indirect libre…

    • C’est formidable: merci de continuer à nous faire rire dans le rôle du « donneur de leçon pédant et prétentieux »

      • Oui, c’est tellement plus simple pour vous de balayer les critiques d’un revers de la main en les mettant dans la case « intello » : ça vous permet de ne pas vous remettre en question n’est-ce-pas ? Si ça se trouve vous pensiez probablement la même chose de vos professeurs de littérature au lycée, ce qui expliquerait que vous soyez passé à côté du contenu de leurs cours.

      • Bien entendu balayer l’avis des autres en les mettant dans la case « abrutis qui devraient retourner au lycée » n’est pas tout aussi confortable…

        Je vous rassure, j’ai très bien suivi mes cours de littérature au lycée, mais on y étudiait plutôt Blaise Cendrars et René Char (que je lis toujours avec plaisir d’ailleurs) plutôt que de vagues réalisateurs faisant dans la critique facile (s’en prendre aux crétineries des clips de rap… Quel courage, quelle originalité)

        Pour le reste, à votre place j’éviterais de m’aventurer sur le terrain glissant de la comparaison intellectuelle, il y a ici des gens très intelligents qui ont probablement fait des études au moins aussi poussées que vous. Vous risquez de passer pour une idiote

      • C’est bien parce qu’il y a des gens aussi (voir plus, je n’en doute pas une seule seconde) intelligents que moi ici que je les invite à revenir sur leur avis, et quant aux cours de littérature, il me semble, si je ne m’abuse, qu’on y étudie un certain nombre de procédés rhétoriques qui sont reconnaissables dans la littérature mais aussi au cinéma, ce qui éviterait de reproduire les contresens de lecture dans lesquels est tombé l’Odieux Connard. Entre autre, on étudie également de la poésie. Baudelaire, « tu m’as donné ta boue, et j’en ai fait de l’or » : faire des clips de raps une paraphrase poétique, c’était la visée d’Harmony Korine, et c’était un projet beaucoup plus risqué que vous ne le pensez.

      • Une vidéo très contradictoire : un étudiant en médecine réclame une « aristocratie des lecteurs » et dénigre la démocratisation de la lecture permise par le livre de poche, justement parce qu’elle produit le même mépris pour lui que lui-même porte à ces nouveaux lecteurs… Le livre de poche aurait produit une nouvelle aristocratie du livre en somme : Intéressant ! Du reste, je me permets de vous signaler que Madame Bovary est accessible en livre de poche depuis plus de 40 ans maintenant, souvent en édition commentée : vous y trouverez là, sans passer par la « donneuse de leçon pédante et prétentieuse » que je suis, des explications intéressantes sur le discours indirect libre qui est également utilisé dans Spring Breaker.

  63. Si on en vient à comparer ce film à nos plus grands auteurs poétiques, je pense qu’il vaut mieux s’arrêter là

    • Pourtant, rien n’est plus approprié : « Tes débauches sans soif et tes amours sans âmes / Ton goût de l’infini / Qui partout dans le mal lui-même, se proclame / (…) / Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or ». On parle bien de pouffes vicelardes, débauchées et sans âmes non ? On parle bien d’un film construit comme une chanson, faisant appel à la scansion et au rythme non ? Le pire dans tout cela c’est que si vous n’étiez pas tout rempli de préjugés et de fantasme sur « l’aristocratie du cinéma » vous seriez tout à fait capable de le voir à votre tour et par vous-même. Vous devez comprendre que le summum du mépris aristocratique serait que l’on ne prenne même pas la peine de répondre à vos arguments sous prétexte que vous seriez « irrécupérable », et que si je fais appel à vos souvenirs de lycée, en partant du postulat que tout le monde est passé par le lycée, c’est bien que tout le monde est capable d’apprécier ce film. Donc non, je ne suis pas une « donneuse de leçons pédante et prétentieuse », je fais juste le constat que l’éducation nationale ne touche pas vraiment son public.

      • Je suis allé voir le film. Mon ami m’avait bien averti mais ce dernier étant élevé aux blockbuster je me suis dit qu’il n’avait rien compris, que l’auteur avait cherché à nous montrer autre chose qu’une bête histoire moralisante du spring break.

        Au début du film je me suis dit : « Bon ok, c’est des images réaliste, sinon proche, de ce qu’est le spring break, donc forcement indispensable ».

        Puis vient Faith, incarné comme par hasard par une égérie de la bonne conduite à l’américaine, caricature de la fille paumée entre jeunesse et religion et on nous sort tous les poncifs du genre. Puis viennent les trois autres, et là, horreur, séquence « gros plan sur culotte de gamines ».
        Puis vient le casse, le sping break, avec des dialogues qu’un gamin développe sur sa rédaction de brevet des collèges. Les scènes montées n’importe comment enchainant les boobs et l’alcool. A aucun moment le second degrès n’est visible, même en se concentrant.

        Puis arrive Alien, et là j’ai cru y voir un semblant de rédemption de la part du film, « ok, là ca commence je comprend où il veut en venir ». Mais non, en fait toujours rien à l’horizon. Dialogues vulgaires de bas étages, plans qui rappellent toutes les 2sec un film X amateur, armes par dizaines. A partir de là, le spring break n’existe que graçe au dialogue qui se contente de le répéter en boucle.
        Le film va de clichés en clichés jusqu’à la fin, finissant le film sur une scène des plus invraisemblables et surtout totalement hors de propos et incohérentes concernant les personnages.

        Pire, l’esthétique du film, qui est vraiment intéressante laissons lui au moins cela, le plonge encore plus dans l’hommage au mauvais gout. Car oui, nous ne sommes absolument pas dans le registre de la parodie puisqu’elle suppose un effet burlesque, que le film ne montre absolument pas. La seconde lecture tant vantée par certains m’a paru tellement noyé dans les dialogues, l’esthétique, les plans digne de puceaux qu’elle en devient invisible.

        Reste donc un film navrant, attirant le public de façon honteuse en utilisant les armes qu’il cherche à parodier.

      • En même temps ça fait bien 69 commentaires dans lesquels on explique que ça n’est pas un film sur le spring break mais sur la débauche et la vacuité de l’existence américaine, que le montage est extrêmement travaillé et parodie les clips de raps (de même que le personnage d’Alien d’ailleurs), que les clichés et l’invraisemblabilité du scénario sont justement là pour que l’on n’y prête pas attention et que l’on se laisse porter par l’esthétique du film (je vous remercie de lui reconnaître cette qualité). Encore une fois, c’est une poésie du vide, pas un docu-fiction sur le spring break.

      • Il y a bien d’autres aspects qui m’ont plu, comme le jeux d’acteur de Franco par exemple, qui est criant de vérité.

        Mais à quel moment exactement tu considères qu’on passe du coté de la parodie ? C’est une vrai question.

        Non parce qu’en ce qui concerne l’imitation la majorité s’accorde à dire qu’elle est parfaite. Seulement une imitation n’en fait pas nécessairement une parodie et c’est là tout le problème du film puisque tout, absolument tout est tellement imité à la quasi-perfection que ca le rend aussi parodique que le dernier clip du dernier rappeur à la mode.

        La double lecture et le second degrés que tu vantes tant m’a paru totalement hors de portée, et pourtant j’y suis allé avec la ferme intention de la dénicher.

      • Et bien par exemple, la fameuse scènes ou les trois filles dansent sur « Sometimes » de Britney Spears avec des cagoules roses floquées à tête de licorne en tenant des armes à la main, on ne voit pas ça tous les jours, même sur MTV ! Je pense que c’est à cet instant précis que le film bascule dans le non-sens et le fantasme, ça n’est plus un pastiche de clip mais la culture pop poussée jusqu’au bout de sa logique et de sa vacuité.
        Par ailleurs, tu parlais des clichés sur l’influence de la religion et le Spring Break : pour avoir été sur une plage de Miami Beach, je peux te dire que l’on voit sans trop de difficultés des adeptes du bodybuildisme à côté de types qui viennent te voir pour te parler de Jésus… Quant au personnage d’Alien, Korine affirme qu’il s’est inspiré de plusieurs personnes qu’il a personnellement connu… Je ne suis pas certaine que le film ne soit qu’un enchaînement de clichés, je crois au contraire qu’il est empreint d’un certain réalisme, mais je veux bien admettre que seul un voyage aux Etats-Unis pourrait te donner ce sentiment.

  64. Merci chartistounette de défendre ce film. Surtout de le faire de manière plus analytique que ceux qui te reprochent un côté hautain, et qui n’ont comme seul argument que d’essayer de te retourner les tiens, ce qui nivelle complètement le débat.

    C’est un film, il y a des procédés narratifs que l’ont peu relever. Et les commenter est bien plus riche que de dire à celui qui essaye d’en parler qu’il est quelqu’un de prétentieux qui se place au dessus de la masse.

    De toute façon ce film est le contre-pied parfait a cette médiocrité, on y trouve ce qu’on a envie d’y trouver, et la prétention est peut-être de le sous-estimer en le pensant aussi vain qu’on peut l’être en le jugeant de la sorte.

    Me concernant je rejoins assez ton analyse, seulement je ne le trouve pas seulement vide et décrivant la vacuité d’une génération, il a aussi beaucoup d’empathie pour les héroïnes qu’il met en scène malgré leurs nombreux défauts.

    Par le respect du groupe et l’absence de jugement sur la décision de chacune de poursuivre ou non le voyage en eaux trouble, par l’inversion du rapport de soumission entre Alien et le groupe de filles qui s’opère tout au long de la deuxième partie, par la scène d’émancipation finale de destruction de l’imagerie machiste gansta/rap, par l’hommage poétique qui est fait a leur culture pop, je trouve qu’il porte un regard très paternel sur ces filles.

    Je lisais ceci sur une chronique web: « On a beaucoup parlé du fait que le réalisateur dénonçait la vacuité de la génération MTV, mais son film recèle plus de tendresse et de compréhension pour cette jeunesse qu’elle n’en a probablement pour elle-même » Et je trouve qu’elle est le meilleur résumé qu’on puisse faire de ce film.

    De loin, merci encore d’essayer de lui rendre ses lettres de noblesse.

    • Bonjour, peut-être n’avez vous pas lu toutes les réponses. Quoi qu’il en soit quand un des premiers arguments qui m’est renvoyé est que je devrais retourner au lycée, pardonnez moi si je considère que c’est une réponse hautaine.
      Je comprends parfaitement vos arguments qui sont valables, seulement je n’ai pas la même perception de ce film et je n’y vois pas du tout les mêmes qualités que vous. Étrangement, je n’ai humilié personne en lui suggérant de retourner à l’école. Donc merci de garder vos leçons

      • L’argument du lycée, c’était surtout pour dire que tout le monde a la capacité d’apprécier ce film, c’est bien dommage que vous le preniez si mal : personnellement, je n’ai pas honte de relire mes cours de lycée quand je ne comprends pas quelque chose (je n’ai jamais rien compris en physique, ce n’est pas pour autant que je vais considérer que les physiciens sont des aristocrates méprisants quand ils m’expliquent quelque chose, bien au contraire, ils ont toute mon admiration !)
        Quant à vous, Iklo, vous avez tout à fait raison de souligner qu’il y a de la tendresse dans le regard de Korine, je pense d’ailleurs que c’est cette ambivalence de tendre moquerie qui rend le film si difficile à appréhender pour la plupart des spectateurs. Faith, par exemple, tient les propos d’une ado de 15 ans (ce qu’elle est, et en ce sens, le film est très réaliste !) et l’on éprouve à son égard la même tendresse amusée que lorsqu’une petite soeur du même âge vient vous affirmer avec le plus grand sérieux du monde qu’elle a trouvé l’Amour avec un grand A. Alien, ensuite, est un monstre au sens anthroplogique du terme (une personne dénaturée) : rappeur blanc qui aime l’argent facile, sa fascination naïve pour les quatre filles le rend plus humain à nos yeux. Il est ce mélange de grotesque et de sublime que Victor Hugo aimait à mettre en scène (quand je vous dis que ce film est poétique !).
        Les deux blondes, en revanche, forment un seul et même personnage : vicelardes, débauchées, sans scrupules, elles sont l’incarnation du mal Baudelairien, absolu et gratuit. Voilà pourquoi je pense que ce film est une poésie du vide : c’est une descente aux enfers qui passe par la perte de sens et de repères, et cela ne pouvait se traduire que dans un pastiche de la culture pop et du rap ainsi que dans l’invraisemblance de la scène finale.

    • Votre analyse est sans doute encore plus juste que la mienne ! Je vous remercie à mon tour d’être intervenu(e) sur ce blog : voilà qui ouvre un vrai débat sur ce film.

      • J’oubliais de mentionner que la conception Baudelairienne du mal n’est pas dénuée de tendresse non plus, le vers entier étant : « Je t’aime, ô ma très belle, ô ma charmante… / Que de fois… /Tes débauches sans soif et tes amours sans âme, /Ton goût de l’infini / Qui partout, dans le mal lui-même, se proclame (…) » Finalement nos deux approches ne sont pas si contradictoires :)

      • Je comprends mieux ce que vous vouliez dire à propos du lycée, et je n’en prends plus ombrage (mais la façon dont vous l’aviez présenté était plutôt ambiguë)

      • Et je suis persuadé qu’elles ne le sont pas. Le film repose sur beaucoup de dualités qui coexistent malgré leurs apparentes opposition (sombre/fluo, candeur/subversion, masculin/feminin…)

        C’est le tour de force de ce film ;)

  65. Le plus drôle c’est qu’il y a des critiques sur les gens qui ne se sont pas faits une opinion seuls parce qu’ils ne sont pas allés le voir, mais ceux qui l’ont vu et n’ont pas aimés sont forcément bourrés d’a priori et ont forcément pris le film au premier degré.
    Je suis cinéphile, aime certains réalisateurs ayant une réputation un peu spéciale comme Lynch, Wenders, Oshii ou Cronenberg pour ne citer qu’eux, certains films dits cultes même si elles ne méritent pas forcément ce statut en restant de bons films, et
    je n’ai pas aimé. Avant même de lire ce spoil, j’avais déjà la même opinion.
    Pas sur le premier degré, mais soi-disant dénonciation qui prétend utiliser les « armes » du système pour le combattre, juste prétexte à la masturbation du réalisateur sur ces actrices.
    Comme disait quelqu’un plus haut, la substance, c’est important, même si l’on veut parler du vide de l’existence. Sinon, ça revient à faire des monochromes et prétendre que c’est de l’art. La première fois ça passe parce que ça s’inscrit peut-être dans une idée, mais après c’est du réchauffé et ça n’a plus de sens (et là, la vacuité de nos sociétés actuelles, ce qui a été fait à à peu près toutes les époques du cinéma, ça a déjà été fait avec bien plus de brio à chaque fois).
    Et pour prendre un exemple, j’ai trouvé Shortbus nul, mais malgré la scène d’intro et d’autres aspects, je trouve que ça joue moins sur nos bas instincts, et qu’il y a une vraie intention derrière. Même si l’histoire était mal foutue et le propos mal exposé, et même si ça se mordait la queue (sans mauvais jeu de mots, évidemment;)).

    Bref, il y a des éléments qui auraient pu être intéressants comme le choix d’actrices comme « détournement », mais rien n’est abouti et tout se repose sur une imagerie racoleuse.
    Je trouve que les films « parodiques » des « American Pie » et autres sont bien plus subversifs au final, même si leur but n’est que de se moquer des clichés, car finalement, ils font rire le spectateur de ses travers sans qu’il s’en rende compte.
    Ici, il n’y a aucune relation possible avec les personnages qui représentent le degré 0 de la personnification, à une exception près.

    Je pourrais encore m’étendre, mais non, je n’ai pas envie de perdre mon temps à penser encore à ce « troublant objet de pop culture ».
    à mon avis, les gens qui l’ont apprécié l’ont justement trop inscrit dans l’œuvre du réalisateur, sans le prendre pour ses (inexistantes) qualités individuelles. Comme quand on aime sans discernement tous les Tarantino (si, il y en a de bons, malgré ce que peut dire l’OC) ou tous les Scorcese, ou tous les Lynch ou autres…
    Un film doit se suffire à lui même. On peut bien sûr le regarder par rapport à la démarche du réalisateur et du scénariste, pour avoir des clés supplémentaires, mais les films vraiment bons et « cultes » sont regardables sans même savoir qui tenait la caméra et qui apportait son café et sa dope au réalisateur.

    Mais je dois être un mouton, sans doute…

      • 1) « Pas sur le premier degré, mais soi-disant dénonciation qui prétend utiliser les « armes » du système pour le combattre, juste prétexte à la masturbation du réalisateur sur ces actrices. »
        Il ne s’agit pas d’une dénonciation mais d’un film dont la visée est poétique (cf commentaires sur Baudelaire). Quand à rapprocher cela de l’art contemporain, rappelez-vous bien que cet art là n’est pas seulement les monochromes mais aussi Andy Warhol qui a réalisé des tableaux à partir des comics sur le modèle de Roy Lichtenstein : sa visée était de faire de l’art avec la culture pop. Pour moi, ce film réussit à faire de la poésie avec une culture qui en est à l’opposé.
        2) « Ici, il n’y a aucune relation possible avec les personnages qui représentent le degré 0 de la personnification, à une exception près. » Les personnages n’appellent pas vraiment une identification, de même que Madame Bovary n’appelle pas vraiment notre sympathie : c’est bien parce qu’ils existent en tant qu’entités réalistes, ayant leur logique, leur morale propre, que l’on ne s’identifie pas à eux. Dans « Voyage au bout de la nuit », vous identifiez-vous au personnage principal, Ferdinand Bardamu ?
        3) « Un film doit se suffire à lui même. On peut bien sûr le regarder par rapport à la démarche du réalisateur et du scénariste, pour avoir des clés supplémentaires, mais les films vraiment bons et « cultes » sont regardables sans même savoir qui tenait la caméra et qui apportait son café et sa dope au réalisateur. » C’est encore un beau rêve de penser qu’un film se suffise à lui-même : toute oeuvre, toute production d’une époque s’inscrit dans un contexte de réception, il est apprécié selon l’humeur de son époque. Baudelaire et Flaubert, pour reprendre leur exemple, n’étaient pas appréciés à leur époque, ils le sont à la nôtre, justement parce que leurs écrits personnels ont été relus et édités, leurs oeuvres expliquées et commentées dans le cadre de l’enseignement. Qui plus est, je dois répéter ici que j’ai apprécié le film avant d’avoir lu quoique ce soit de/sur le réalisateur, sans avoir même lu aucune critique du film.

      • « Il ne s’agit pas d’une dénonciation mais d’un film dont la visée est poétique (cf commentaires sur Baudelaire). »
        >Commentaire irrecevable. Baudelaire, qui était bien un poète, fait de la poésie dans le passage que vous citez en parlant justement de transformer « la boue » en or, plaçant métaphoriquement les poètes aux rangs d’alchimistes, ou d’orpailleurs, au choix, capables de transformer la laideur et l’ordinaire par leur vision, capable de réveler dans le commun ce qui fait la pépite.
        Alors qu’ici, il n’y a rien? Visée poétique? Sucer les calibres 12 et se déguiser en gangsta à cagoule rose peut-être?
        Ici, donc, rien de tout cela. Il n’y a aucune poésie dans le propos ou dans la mise en forme..

         » Quand à rapprocher cela de l’art contemporain »
        je ne faisais pas le parallèle avec l’art contemporain en général, juste avec les monochromes, en montrant que c’était une intention artistique « à usage unique », on ne peut la reproduire par le même procédé (alors qu’on a pu faire de multiples oeuvres en merde, en découpages ou autres, ce procédé là, lui, ne pouvait être réalisé qu’une fois, tout autre itération ne sera qu’une reproduction). Je ne déteste pas l’art contemporain, Warhol avait de l’idée, lui.

        « Pour moi, ce film réussit à faire de la poésie avec une culture qui en est à l’opposé. »
        Le problème est bien là, nous n’avons pas la même vision de la poésie, sans nul doute.

        « 2) « Ici, il n’y a aucune relation possible avec les personnages qui représentent le degré 0 de la personnification, à une exception près. » Les personnages n’appellent pas vraiment une identification, »
        Ai-je parlé d’identification? Non. De relation, nuance.
        Et il en faut pour se sentir concerné par le propos, ou la poésie si elle existait. là, ce sont juste des taches de couleurs se déplaçant sur d’autres tâches de couleurs, tellement elles sont creuses.
        Et c’est pas de la poésie, c’est une intention ratée.

         » de même que Madame Bovary n’appelle pas vraiment notre sympathie »
        Mais on s’en fout qu’un personnage soit sympathique ou non.
        Bovary, au moins, est définie comme un personnage plat, vain, et « l’action » est là pour le montrer.
        Alors que les 4 pouffes qui sont censées selon vous être des incarnations du vide, le film est tellement mal foutu qu’à part 20 lignes de dialogue chacune, on a rien pour s’en convaincre. Et leurs dialogues peuvent donner l’impression d’être vides, ou d’être simplement le fait de jeunes défoncées et qui n’ont pas sur le moment un loisir très créatif. Bref, j’exagère un peu, mais il n’y a pas grand chose pour asseoir leur statut de personnification du vide. Leurs actrices se débrouillent bien mieux que leurs personnages pour le prouver.

        : « c’est bien parce qu’ils existent en tant qu’entités réalistes, ayant leur logique, leur morale propre, que l’on ne s’identifie pas à eux. »
        à nouveau: relation n’est pas identification.

         » Dans « Voyage au bout de la nuit », vous identifiez-vous au personnage principal, Ferdinand Bardamu ? »
        Pas plus que je ne m’identifie à Oui oui, à Candide, ou à Dom juan.
        Que le personnage soit sympathique ou pas.
        Mais on sent la volonté de jouer sur les clichés à la con, vous voulez gagner un point Godwin?

        « C’est encore un beau rêve de penser qu’un film se suffise à lui-même »
        Qui est réalité pour les vrais films cultes.
        Bien sûr, on ne saisira pas toute l’ampleur d’Orange mécanique, de Full metal jacket, des oeuvres d’Hugo ou de Zola et de bien d’autres encore, qu’en étant plus informé, mais ils ont tous l’habileté de placer des éléments cadrant le contexte et la psychologie des personnages et de leur société.

        « Qui plus est, je dois répéter ici que j’ai apprécié le film avant d’avoir lu quoique ce soit de/sur le réalisateur, sans avoir même lu aucune critique du film. »
        Oui, donc si vous pouvez l’apprécier sans recourir à des clés extérieures, comprenez qu’on puisse le considérer comme également vide, sans celles-ci, pour les mêmes raisons.
        J’ai beaucoup de clés sur mon époque, j’ai pu voir l’évolution de la société du clip depuis le début, et pour moi, c’en est même pas une description ratée, c’est une mauvaise tentative d’on ne sait quoi, si ce n’est de mettre en scène sa femme (parce qu’elle n’aurait jamais fait un film « qui compte » (ironie, quand tu nous tiens, disons du moins, qui avait autant d’audience potentielle) si elle n’avait pas été la femme du réalisateur) et de mettre de la chair fraiche pour ado en scène dans des situations qui ne pourra que leur donner envie d’aller voir le film.

  66. Effectivement, vous ne parliez pas d’identification, au temps pour moi, je vous prie de m’excuser. Vous avez raison de dire que les dialogues et les personnages sont creux et vides, et c’est précisément ce qui rend le film poétique. Je m’explique : je pars du principe que le procédé poétique repose essentiellement sur le rythme, le son et l’image. Dès lors, vous observerez que nombre de nos poèmes ne racontent rien, comme la chanson d’automne de Verlaine, par exemple :

    Les sanglots longs
    Des violons
    De l’automne
    Blessent mon coeur
    D’une langueur
    Monotone.

    Tout suffocant
    Et blême, quand
    Sonne l’heure,
    Je me souviens
    Des jours anciens
    Et je pleure

    Et je m’en vais
    Au vent mauvais
    Qui m’emporte
    Deçà, delà,
    Pareil à la
    Feuille morte.

    Le procédé poétique vise par la répétition à vider les mots de leurs sens, de sorte que l’on repporte toute notre attention sur le rythme, les sonorités et l’image, bref le travail formel de l’oeuvre, et c’est précisément ce qui se passe dans Spring Breaker. Harmony Korine a voulu faire de son film une chanson pop : chaque dialogue est construit comme un couplet, chaque répétitions sont autant de refrains. Le montage des images (succession de couleurs, comme vous dite, et je pense que c’était l’intention de Korine qui a arrangé chaque plan comme un tableau) suit le rythme impulsé par la musique du film, de sorte qu’il fait à partir la culture pop qu’il pastiche / parodie une oeuvre poétique à part entière. Voilà pourquoi le vers « tu m’as donné ta boue, et j’en ai fait de l’or » prend tout son sens à mes yeux : à partir des produits tout juste bons à jeter de cette culture (je pense notamment au fameux « Sometimes » de Britney Spears), il fait quelque chose qui est rythmé et plaisant à voir (et drôle, qui plus est). La raison pour laquelle j’ai apprécié ce film sans même lire aucune critique, c’est qu’il produit un effet direct sur le spectateur, une sorte d’envoûtement que la répétion des mots enclenche (« spring break for eveeeeeer… »). Je pense que je n’avais pas éprouvé cela depuis Melancholia de Lars Von Trier, où les procédés sont les mêmes (retour régulier des violons wagneriens, image construite comme un tableau, dialogues rares…).
    Pour ce qui est des films « cultes » qui se suffiraient à eux-même, j’insiste : l’appréciation et la valeur que l’on donne aux films, même ceux que vous appréciez sans avoir lu de critique, dépendent essentiellement de leur contexte de réception (là-dessus, je vous recommande la lecture d’Antoine Compagnon). C’est parceque vous avez un bagage culturel suffisant qu’Orange Mécanique vous parle, par exemple… Je connais des personnes qui ne le comprennent pas et ne l’apprécie pas. Il est possible que dans cent ans Stanley Kubrick tombe en désuétude parce que les gens n’auront plus les références suffisantes pour le comprendre, si tant est qu’ils aient encore le support numérique pour le visionner, mais ça, c’est un autre débat.

    • Mais d’ailleurs, le parallèle avec Orange Mécanique est intéressant, car les gens qui ne l’ont pas aimé me disent souvent qu’il s’agit de violence gratuite, au même titre que ceux qui n’ont pas aimé Spring Breaker ont tendance à penser qu’il s’agit d’exhibition de nichons gratuite aussi…

      • Par ailleurs, la réponse de Borsalino peut s’appliquer à votre commentaire également :

        Borsalino Says:

        31 mars 2013 at 00:06
        « Si tous tes personnages se ressemblent »: pour les trois blondes(encore que l’une d’entre elle a les cheveux roses mais c’est un détail) je veux bien, selena gomez est justement l’opposé des trois autres.
        « si tous tes plans se ressemblent »: Korine réutilise certains plans( je les trouve à chaque fois totalement justifié mais passons) sauf que la photographie est absolument magnifique toutes ces couleurs je n’avais plus vu ça depuis 2001 de kubrick et est bien plus recherché que ce spoiler le laisse penser.
        « si la somme de tous tes dialogues ne dépasse pas les 300 mots différents » : certains films ne dépassent pas les 300 mots de dialogues tout court(2001 encore) mais passons, OC lui même passe pas mal de son temps a critiquer ces personnes avec trois mots de vocabulaires qui squattent twitter et facebook et les actrices sont justement là pour représenter ce monde.
        « si tu bâcles ton montage » : bien au contraire la petitesse scénaristique est compensé par l’énorme travail de montage.
        « si tes musiques sont fades » : tous les films ne peuvent utiliser de la musique classique ou d’hans zimmer pour BO et encore une fois la musique(que j’adore aussi) est totalement représentatif de cette génération.
        « si l’intrigue est inexistante » : rien n’est vraiment inattendu(quoique la fin)

    • « Vous avez raison de dire que les dialogues et les personnages sont creux et vides, et c’est précisément ce qui rend le film poétique »
      Cette « défense du vide » me fait penser à la « défense Chewbacca ».
      Mais pas en bien. Si le procédé poétique peut reposer sur la forme, il faut un fond. Si la chanson d’automne de Verlaine ne vous raconte rien, et bien, pour moi elle parle de la mélancolie et de la manière dont on peut y voir un écho dans l’univers. Bien sûr, ça n’est pas une histoire détaillée, mais Verlaine y parle de son émotion, comme il pourrait parler d’amour sans détailler l’histoire, la rencontre, etc.
      On est loin de vider de leurs sens les mots, mais alors, bien loin.
      Et je déteste faire le puriste, mais franchement, comparer le travail de Korine à Verlaine, c’est du sacrilège.

      Si SB est une chanson pop, alors elle est commerciale et insipide.
      Et dire que chaque plan est composé comme un tableau fait frémir ma sensibilité picturale.
      Quant à la drôlerie, qui aurait pu sauver le tout, transformant n’importe quel nanar en oeuvre culte, je ne l’ai pas trouvée. C’est dans l’accent d’Alien, dans sa coupe de cheveux, ou dans le désolant tatoo à trois boules?
      Parce que les poufs pourraient prêter à rire, si elles devaient jouer, mais vu l’étendue de leurs dialogues, elles auraient aussi bien pu être remplacées par des poupées gonflables.
      Et pour l’incompréhension, j’ai compris que cela n’était pas gratuit, mais il n’empêche que c’est rudement mal mené (malmené? Le film autant que ses spectateurs?) et que cela repose aussi sur des procédés consternants de facilité, qui sont ceux que le réalisateur reproche soit-disant à la culture qu’il questionne.

      Quant à la critique de Borsalino, pour les personnages, j’en ai déjà parlé. Et -0, ça fait quand même 0, c’est pas parce qu’elle est brune qu’elle existe plus dans le film. Le meilleur moment c’est quand elle décide de se casser, au moins on voit plus son air de morue désalée.
      Pour le « magnifique » des plans, leur composition, leur aspect vacillant digne d’un soldat ryan (à donner la gerbe) et leur « photographie » (ah oui? il y en a des photographes qui doivent se retourner dans leur tombe) me laissent l’impression toute inverse.
      Le problème des dialogues n’est quant à eux pas de ne pas dépasser 300 mots différents, mais sans doute de ne pas dépasser 300 mots tout court. Et si c’était pour dire des choses contributives à l’histoire ça irait, mais les dialogues relatés par l’OC en illustrent la richesse à merveille.
      Et pour le montage, reprendre des plans et faire des fast cuts, pour moi, ça n’est pas un « énorme travail de montage ».
      Pour finir, j’avoue que « « si l’intrigue est inexistante » : rien n’est vraiment inattendu(quoique la fin) » m’a beaucoup fait rire.
      Effectivement, tout est attendu, on ne fait qu’aller plus profond dans les abysses de la nullité et il ne se passe absolument rien de plus.
      Enrichissant, vraiment.

      • Vous auriez tort de penser que parce qu’un jour Verlaine s’est trouvé mélancolique, il aurait pris sa plus belle plume et décidé d’écrire un poème là-dessus. Non, la mélancolie est un topos littéraire, une de ces conventions par laquelle le poète dit à son lecteur : « vous connaissez mon sujet, qui a été traité et retraité, regardez maintenant comment je m’apprête à le revisiter formellement ». Par ailleurs, ce n’est pas parce que les dialogues de Spring Breaker sont creux, le scénario assez inexistant, que le film ne raconte rien : en réalité, le film joue sur un autre topos littéraire qui est celui de la « descente aux enfers », passage du monde réel au monde fantasmé fictif, avec plusieurs étapes. Ainsi, le film suit un ordre de gradation dans la gravité des événements : 1. convocation au commissariat, 2. blessure par balle, 3. attaque fantasmée d’un gang et mort d’Alien. Or quand vous avez décidé de reprendre ce motif, vous avez deux possibilités : soit vous choisissez de suivre un personnage dans ses tribulations et vous avez « La Comédie Divine » de Dante, c’est à dire un pavé de plus de 500 pages, soit vous choisissez de tout condenser en 2 heures de film et vous décomposez 1 personnage en 4 afin qu’ils passent simultanément par plusieurs états différents. Voilà pourquoi, à mon avis, les personnages de Spring Breaker se ressemblent tant, mais le personnage d’Alien est tout entier là pour compenser ce procédé : vous ne trouverez pas personnage plus complexe, inspiré de tant de vies différentes, à la fois si grotesque et si attachant, en sorte que le spectateur en oublie presque les quatre autres personnages.
        Pour ce qui est de la photographie, vous avez tout à fait le droit de ne pas l’apprécier, mais prétendre que « les photographes se retournent dans leur tombe », c’est aller un peu vite en besogne : Benoît Debie, directeur de la photographie de Spring Breaker, a déjà été récompensé pour Irréversible et Enter the Void, de Gaspard Noé, il est plus qu’adulé dans son milieu.

      • Il faut laisser tomber. A ce niveau là, quand l’interlocuteur en vient à invoquer Verlaine ou Baudelaire pour la comparaison, c’est forcément du troll. Surtout pour quelqu’un qui prétend aimer la poésie.

        Il ne manque plus qu’une référence à Hugo pour les dialogues, Monnet pour l’image et Saint Saens pour la musique et la coupe est pleine.

  67. Les trésors d’énergie que vous déployez à tenter de rendre cette bouse informe comparable à de grandes œuvres me navrent.
    Ce n’est pas parce qu’on reprend le même procédé que c’est réussi.
    Et qu’on reprend des sujets galvaudés qu’on ne peut pas les aborder autrement que par la forme. Cela s’appelle nuancer, et aborder un sujet d’un point de vue personnel.
    Et autant je peux ressentir les choses par le biais de la vision de Dante ou de Verlaine, me glisser dans SB me donne l’impression d’insulter mon intellect et mes émotions au grand complet. Pas parce que le sujet est la saleté et la stupidité de notre époque, d’autres films l’ont fait et ne me faisaient pas cet effet.
    Mais parce qu’il est simplement ce qu’il dénonce, il n’y a aucun décalage, aucune distance.
    On est en plein dedans, et le sujet, c’est la merde.

    Alien, complexe? Oui, il est sûrement difficile d’appréhender tant de stupidité quand on a un intellect moyen ou supérieur.
    Quant à l’autre, les récompenses ne vont pas forcément aux vrais artistes, et à ceux qui le méritent.
    Seulement à ceux qui savent se faire voir. Irréversible se regarde, de là à dire que la photo est superbe, il y a un pas que je ne franchirai pas.
    Et de toutes façons, on peut très bien être récompensé pour un travail et produire de la merde ensuite, c’est très courant. D’autant qu’avec un réalisateur pareil, il ne devait pas avoir un cahier des charges facile à tenir.

  68. Si la littérature n’était qu’une affaire de sujets abordés d’une manière personnelle et nuancée, nous n’aurions pour auteurs qu’une ribambelle de journalistes ou d’historiens et pour oeuvres qu’une armées de documentaires. Vos considérations sur la littérature sont affligeantes de naïveté et en disent long sur votre incapacité à saisir les enjeux poétiques de Spring Breaker.
    Qui plus est, si effectivement je déploie des trésors d’énergie pour défendre ce film, encore faut-il avoir de quoi le faire : croyez-vous que j’aurai tant de choses à dire sur ce film s’il n’était comme vous dite qu’une énième bouse de plus ? C’est bien parce qu’il est d’une grande richesse sémantique et laisse la porte ouverte à toutes sortes d’interprétation que je peux le défendre sans peine, et si je le rapproche des grandes oeuvres, ça n’est pas vraiment dans le but le défendre mais plutôt pour le rapprocher de choses que vous connaissez déjà et que vous êtes capable d’apprécier. Le fait que vous ne fassiez aucun effort pour établir ces connexions montre assez votre mauvaise foi en matière de critique.
    Qui plus est, Irréversible a, comme pour Spring Breaker, suscité toutes sortes de réaction allant du dégoût à l’adoration, mais tous les critiques étaient unanimes pour dire que sa photographie était tout à fait appréciable. Sur ce blog, vous trouverez des personnes qui n’ont pas apprécié Spring Breaker mais reconnaissent que le jeu d’acteur de James Franco est admirable et que la photographie est une belle prouesse esthétique. Mauvaise foi, donc.

    • « Si la littérature n’était qu’une affaire de sujets abordés d’une manière personnelle et nuancée, nous n’aurions pour auteurs qu’une ribambelle de journalistes ou d’historiens et pour oeuvres qu’une armées de documentaires. Vos considérations sur la littérature sont affligeantes de naïveté et en disent long sur votre incapacité à saisir les enjeux poétiques de Spring Breaker. »
      >>Aborder un sujet d’un point de vue personnel n’est pas une affaire de documentaire. On peut très bien être pénétré de son sujet, en avoir la connaissance intime, et l’utiliser pour l’explorer dans de la fiction.
      Votre incapacité à faire preuve de nuance et votre inaptitude à accepter que quiconque ne partage pas votre point de vue marquent bien votre étroitesse d’esprit de fan bornée (pléonasme, peut-être, mais puisque nous en sommes aux attaques ad hominem, je me permets cette redondance pour enfoncer le clou). Mais je m’arrêterai là, si l’on revient à un dialogue.
      Et ma « naïveté » est simplement un point de vue moins « mécanique » des choses. De toute manière, chez tous les auteurs importants, ce n’est pas que le style qui compte. Même s’il compte. Il faut plus pour toucher les gens durablement.

      « C’est bien parce qu’il est d’une grande richesse sémantique et laisse la porte ouverte à toutes sortes d’interprétation que je peux le défendre  »
      Rien n’est plus faux. L’expérience montre que le public, les critiques, tous peuvent générer à partir de leur propre vision d’une oeuvre bien plus que ce à quoi elle tendait au départ. Et de nombreux auteurs l’ont déjà dit, que ce soit dans la littérature, la musique ou le cinéma.

      « si je le rapproche des grandes oeuvres, ça n’est pas vraiment dans le but le défendre mais plutôt pour le rapprocher de choses que vous connaissez déjà et que vous êtes capable d’apprécier. »
      Parce que je ne serais pas capable de faire ces parallèles seul, c’est ça? Je suis sans doute trop naïf et trop bête, c’est sûr.
      OU alors, si je ne fais pas ces parallèles, c’est parce que pour moi, le lien n’existe pas.
      Ce n’est pas une question d’effort. L’énergie que cela nécessite (il y a tellement à rajouter en fait) fait que cela n’est plus probable.
      Je vous renvoie au Rasoir d’Occam. Ce n’est pas de la paresse ou de la mauvaise foi. C’est que pour que votre raisonnement tienne, il est nécessaire d’ajouter plus de matière que n’en contient le film. Bien plus.
      Ce qui rend votre hypothèse très peu crédible en fait.
      Moi ce que je vois, c’est qu’il a juste essayé de faire une chose stylée comme une chanson pop, c’était pas une mauvaise idée, mais il est tombé dans tous les clichés qu’un réalisateur de film pour ados peut employer.

       » tous les critiques étaient unanimes pour dire que sa photographie était tout à fait appréciable. »
      Alors les arguments d’unanimité, ça n’a jamais été des arguments.
      Et appréciable n’est pas forcément « grandiose ».
      Et de toute manière, même s’il avait été primé d’un oscar, ça laisse quand même la possibilité à l’échec ensuite. ça s’est vu et pas qu’une fois, dans l’histoire du cinéma et dans l’histoire tout court.

      Et sur ce blog, si des gens ont apprécié le jeu de Franco et la photo, tant mieux pour eux, et d’autres ne l’ont pas apprécié.
      Par contre, mis à part deux ou trois fans, ils sont unanimes sur le fait que ce film est une merde. Est ce que ça leur donne raison? (je sais, je suis taquin).
      Je dirais simplement que c’est affaire de goût.
      J’ai trouvé ça nul, je n’ai pas aimé, et malgré mes références et mes clés, c’est le vide intersidéral.
      Si pour vous, il est si génial et culte, alors c’est bien.
      Mais même en restant ouvert, vos arguments ne me convainquent pas. Et vice versa, je suppose donc qu’il vaut mieux en rester là.

    • Et là j’ai l’air très con vu que ce n’est pas la bonne vidéo.

      Voici la vidéo en question..

      • C’est pas trop mal ce qu’il dit, mais il faudrait qu’il travaille un peu plus ses présentations avant de les enregistrer… ou au moins de couper des passages au montage.
        Il se répète beaucoup, cherche trop souvent ses mots, le rythme est trop lent ça pourrait durer facilement 5 minutes de moins.. dommage

      • J’adore les étudiants d’un domaine qui se prennent de suite pour d’importants personnages qu’on doit écouter pour leurs opinions si géniales…

      • @Le Déclic: je ne le ressens pas du tout comme toi,pour moi il dit simplement ce qu’il pense en expliquant pourquoi ça lui plaît ou non, et effectivement il se sert de son expérience et de son savoir tiré de son école mais c’est normal.
        Et je trouve ça très intéressant de voir les différences entre lui et moi, je suis amateur complet pour ce qui est du cinéma, je me moque, voire même j’apprécie certaines choses qui lui font horreur.

      • ça dépend des critiques. Mais son vlog s’appelle quand même « pourquoi j’ai raison et vous avez tort » (et il en a 80 critiques comme ça, le mec qui veut juste donner son avis il en parle avec ses potes, le gars qui se sent autorisé à parler comme ça il fait des tonnes de critiques et il utilise internet pour se faire voir. Il a aussi des idées bien arrêtées sur ce qui se fait ou non dans le ciné, pour un mec qui est censé être ouvert et apprendre.

      • Et le blog sur lequel nous sommes a pour auteur « un odieux connard ».

        C’est de l’humour, rien de plus (comme « What the cut », où Antoine Daniel insulte systématiquement les spectateurs dès la première phrase qu’il prononce).

    • Bien sûr que ce n’est pas entièrement à prendre au premier degré.
      Mais le mec est très satisfait de lui même quand même (genre « je peux interpréter mieux que les autres [critiques] les intentions des auteurs », « des critiques porteuses de ma personnalité » -a priori elles le sont toujours, si tu le soulignes c’est que quand même tu te la pètes pas mal. Et là, il est bien sérieux…)

      • Oui un peu, mais on pense tous être supérieur aux autres dans certains domaines, et dans le cas de Durandal il a les compétences donc il peut se le permettre.

        Il y a bien quelques rares fois où dit « c’est de la merde » sans faire preuve de nuance mais il explique toujours pourquoi.

      • « on pense tous » : hum, les généralités, dans une argumentation, j’accroche moyen.
        Et « il a les compétences », j’ai pas trouvé qu’il fasse preuve d’une culture cinématographique si affolante que ça, en tous cas, pas plus qu’un mec qui s’intéresse un peu à ce monde et cet art-là.
        Du coup pour moi ses critiques restent d’un intérêt assez limité.
        Mais les goûts et les couleurs…

      • Ses compétences dans le domaine surpassent de très loin les miennes (mais je pense que c’est évident^^) et pour la généralité j’ai fait exprès de préciser « dans certains domaines ».

        Mais bon, cessons là ce débat stérile, j’ai entendu tes arguments, tu as entendu les miens (néanmoins je ne pense pas que ce fut une mauvaise chose, jusqu’à présent je n’avais vu personne le critiquer avec des arguments, c’était juste des gens qui se contentaient de dire « tu dis des conneries, c’est de la merde etc… »).

  69. En somme, voir ce film fait un peu les effets d’une bonne cuite : soit on est euphorique et hypnotisé, soit on en ressort avec un bon mal de crâne (les deux ne s’excluant pas…) ;)

  70. J’ai été le voir ce truc.
    En connaissant les intentions de l’auteur. En ayant lu la critique de l’OC (et celle des Cahiers du cinéma, pour rigoler un peu d’une autre façon).

    Et…
    Franchement…
    J’ai failli quitter la salle. Je l’ai pas fait, mais je me demande encore pourquoi.
    C’est insupportable, criard, vulgaire et racoleur au possible. Il y a autant de poésie qui se dégage de ça que du lâcher de salope de Bigard. C’est la même chose : du cul et de la vulgarité bien gratuite. Ajoutez-y un peu de flingue pour faire stylé, et de l’anonage de catch-phrases creuses. Il n’a pas fait un film sur le vide et la dérive de la jeunesse. Il a fait un film vide sur la représentation fantasmée de la jeunesse décadente (boobs = entrées !!!) par un bobo de 40 ans qui se persuade d’être hype parce qu’il a mis de l’electro, de la drogue, du rap, des flingues et des nichons.

    les plans WTF ne m’ont pas forcément dérangés, les cadrages improbables et les hyper-gros plans why not. C’est un style. J’y adhère pas forcément, mais c’est pas pire que les plans fixe de 5 minutes.
    en fait ça m’a fait un peu penser à Requiem for a Dream : plans WTF, montage épileptique par moment, plans répétés, scénario pas bien épais, film que j’ai pas aimé, etc…
    mais au moins dans Requiem for a Dream l’intention était visible et compréhensible. bref, bien que je n’ai pas aimé RfaD, le réalisateur avait REUSSI a faire ce qu’il souhaitait. Là non, si t’as pas un gars pour te dire que tu dois aimer parce que ceci, cela, non mais l’intention du réalisateur c’était ça… Il y a une frontière entre « c’était vachement subtil et évocateur » et « on s’est foiré, on a rien exprimé du tout, mais c’est ça qu’on voulait faire alors soyez cool et dites qu’on l’a fait ». Spring Breaker est clairement du mauvais coté de cette frontière.

    Un peu comme une oeuvre d’art contemporain ratée en fait (je comprend le parallèle fait par l’OC à la fin). Les réussies nous évoquent des choses (pas toujours les mêmes selon les personnes d’ailleurs), quand pour les autres, même avec 25 minutes de justification de l’auteur, ben c’est toujours du rien.

    Après si vous avez aimé c’est votre droit. Venez pas me dire par contre que je dois aimer cette daubasse fumante parce que les intentions du réalisateur tu vois, pis la réalisation t’as vu.
    Oui j’ai vu. Et c’était de la merde. Et j’aime pas la merde, même quand on me l’emballe dans du papier cadeau avec une belle carte et du parfum.

  71. Bonne critique et assez juste dans l’ensemble.

    Le plus drôle c’est que « Blonde 1 » (Rachel Korine) et la femme du réal…
    Mis à part la jolie photographie de la Floride et le design sonore, il n’y a rien à garder en mémoire de ce film (au passage, la VF est dégeulasse) :
    scénar timbre poste, faiblesses des dialogues, jeu d’acteur lambda, sexe gratuit à outrance, des longueurs, Gucci Mane aussi fort en cinéma qu’en musique, des incohérences, et surtout ce qui m’a le plus déplu dans ce film c’est sa conclusion totalement bâclée qui aurait pu (par la mort des deux perverses restantes) relever légèrement le niveau à mon sens.

    (PS: je suis malgré tout tombé sous le charme de Brit… enfoiré de James Franco, quand je pense qu’on t’as payé pour être dans cette piscine…Grrrrr!!!)

  72. J’ai décidé de le voir, oui j’aurais pas dû, mais même pour des pervers c’est chiant, y se passe rien quoi, je veux dire à part le plan à trois. Enfin passons, ce film est aussi vide que les idéologies de Christine Boutin. Déjà il est d’un ennui, c’est dur de ne pas décrocher et ensuite…bah c’est tout en fait, y’a pas de scénario et c’est chiant. Après c’est peut-être avant gardiste les mauvais cadrages, je connais rien à l’art moi.

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