Du doux confort de l’indignation

« Indignez-vous !« 

Ah, voilà bien deux mots qui vont résonner encore longtemps à nos oreilles. Après le succès mondial de l’ouvrage de Stéphane Hessel et son récent départ, le mot indignation n’est pas près de nous quitter. Tout le monde est désormais indigné, les motifs ne manquant pas : injustices, désinformation, WiiU… chacun trouve une bonne raison d’être outré et de crier sa colère.

Oui, mais alors pas trop fort. C’est qu’il ne faudrait pas déranger ma bonne dame.

Car depuis la fin des indignés, ces immenses rassemblements de jeunes gens venus clamer leur colère un peu partout dans le monde sous les symboles du pouvoir (bourses, places d’armes, pas de ma porte), il est de bon ton de s’indigner en ligne et pas plus, depuis le confort de son fauteuil, en faisant les gros yeux à son écran. Nul doute que celui-ci tremble.  Car entre les pétitions online rassemblant 687 signatures avant qu’une version identique ne soit créée sur un autre site et ne disperse les troupes, le militantisme se résumant à cliquer sur j’aime à chaque publication de son camp pour faire tourner la bonne parole ou les articles hurlant à l’injustice avant que leur propriétaire ne retourne pioncer, il y a quand même le choix.

Ainsi, hier, quelques lecteurs et lectrices me firent l’honneur de me faire suivre un article indigné, repris par de nombreux médias en ligne, faisant état d’un problème intéressant : le sexisme dans le jeu vidéo. Rassurez-vous, nous n’allons pas rentrer dans un autre article sur le sexisme de suite, ni parler de l’auteur qui a réussi l’exploit, une heure après avoir posté la bête, de réutiliser tous les arguments qu’elle reprochait à l’ennemi, donnant un excellent prétexte aux grognons de sa critique pour la passer sous le tapis quand bien même le contenu était fort intéressant, et plutôt nous concentrer sur cette formidable capacité d’indignation dont font preuve nos comparses, de préférence sur leurs heures de boulot parce que Facebook à la maison, ça n’a pas la même saveur.

Prenons un exemple simple : Frites Boy et ses joyeux compagnons.

1 million de likes contre un chiot, 2 millions et c’est un tigre nourri au yaourt qui est livré sur place après avoir été excité avec un bâton

Ne vous inquiétez pas : les marmots ont bien évidemment eu leur million de likes, parce que Facebook s’est mobilisé pour qu’une petite famille ait son chiot et non simplement une distribution de torgnoles comme je l’avais proposé en proposant sur kick-starter de financer une compagnie de mercenaires pour aller gifler des gens sur commande où qu’ils soient dans le monde. Non, je ne suis pas jaloux du tout de leur million de mobilisés, arrêtez avec ça. D’ailleurs, vous savez ce que ça représente, un million de likes ? Le nombre de personnes qui doivent se mobiliser, fut-ce en ligne justement, pour proposer des « Initiatives Citoyennes Européennes« , à savoir des propositions qui invitent si elles atteignent ce score, la Commission Européenne à faire une proposition de loi applicable à tous les pays de l’Union Européenne (et oui, l’aide humanitaire faisant partie des compétences de l’UE, on aurait pu larguer des chiots sur différents pays du tiers-monde, soulageant temporairement la famine locale).

Une proposition de loi qui peut changer la vie de 500 millions d’habitants, voire créer un exemple mondial ? Attendez, c’est quand même drôlement moins intéressant qu’un chiot pour Frites Boy. D’ailleurs, on pourrait supposer qu’une telle arme serait utilisée massivement par les millions de militants en ligne qui postent régulièrement des choses à base de « Qui osera partager ?« , mais non : à l’heure actuelle, malgré la horde des courageux indignés 2.0, seules 14 consultations de ce type sont en cours.

C’est peu, hein ? Je trouve aussi. Et bizarrement, je ne vois jamais de propositions de ce genre tourner : faudrait pas être concret.

Comme quoi, même avec des outils en ligne pour agir concrètement, nos indignés de Facebook et Twitter en restent surtout au vieux râlage, parce que s’il faut commencer à agir vraiment, pfouuulala. Ça va bien demander une journée de travail, et là, bon, hein. Autant faire, au mieux, 62 pétitions sans valeur juridique sur un même sujet : on pourra aller se coucher en se disant qu’on a participé à construire un avenir meilleur. Ou une flash-mob rigolote, genre un harlem-shake (ma compagnie de mercenaires aurait définitivement eu du travail), huhuhu.

Sauf que non.

Informer, c’est bien : cela peut amener des lignes à bouger, des choses à être prises en compte, mais agir, c’est pas mal non plus. Non parce que sinon, nous serions toujours sous une monarchie. Et les héros du web ont beau relayer les « révolutions arabes grâce à Facebook« , curieusement, tout le monde se souvient des gens qui se sont immolés ou pris des balles ; drôlement moins de ceux qui ont posté des articles à aimer sur leur mur. On se souvient tous que Mouammar Kadhafi a vu sa dictature s’arrêter grâce à un relais massif de gif de chatons, c’est connu. Le web a son rôle, le monde réel aussi. Et si l’un peut faire remuer l’autre, se contenter d’un pantouflage numérique n’est guère glorieux.

Dans leur genre, les Anonymous sont d’ailleurs très forts, n’hésitant pas à poster des vidéos où ils crient presque victoire et où ils expliquent qu’il faut continuer à les soutenir depuis chez soi sans quitter son fauteuil : tout va bien. Ouf ! Dire qu’à un moment, j’ai cru qu’il fallait se remuer pour changer les choses : merci de contribuer à faire avancer le débat les mecs. Inciter les gens à faire du rien, c’est tellement révolutionnaire. La prochaine fois, nous verrons comment renverser le capitalisme en préparant des cookies.

Revenons-en au fameux article sur le jeu vidéo dont nous parlions plus haut. Dedans, l’auteur s’indigne – à raison – sur le fait que dans quantité de jeux, les héroïnes sont habillées en puputes/nonnes-puputes/puputes-rabouines (oui, on peut biclasser) avec un soutien-gorge avoisinant le 95K, ce qui m’indigne aussi puisque du coup la plupart des jeux ressemblent à une galerie de mes ex, mais là n’est pas le sujet. Elle ajoute, là encore à raison, que quantité de communautés et entreprises du milieu se comportent comme des groupes d’adolescents prépubères en échangeant sur des forums qui sentent bon le vieux pet, la mauvaise bière et le calembour gras et en considérant la femelle comme une cible à se faire d’une manière ou d’une autre (même si en général, la plupart de leur haine s’en ira dans un mouchoir pendant que maman est partie racheter du Biactol chez Carrefour). Pour conclure, l’auteur propose des solutions comme se plaindre en ligne, râler en ligne, voire signaler ces abus( en ligne).

Ce qui serait chouette si le monde n’était pas vaguement plus compliqué (ce qui n’a pas empêché quantité de médias de s’emparer de l’affaire en analysant pas plus loin et se contentant de dire « C’est édifiant tout de même » : oui, de l’indignation, ça c’est du vrai travail de journaliste), puisqu’un sujet n’est jamais, mais alors jamais évoqué dans ledit article sur une industrie brassant des milliards de dollars : le pognon.

Un détail, probablement. Restons en à l’indignation, c’est plus simple que de mettre les mains dans le cambouis.

LXVI

Aaah, si Twitter avait existé en 1789… (cliquez pour lire en plus grand)

Lorsqu’un patron de l’industrie du jeu vidéo se lève le matin, il ne se dit pas « Tiens, si je faisais chier aujourd’hui ! » avant de regarder Twitter en se disant « Ho non ! Des gens ne sont pas contents : vite ! Je dois changer tout cela et faire des jeux où l’on pourrait croiser des personnages féminins qui ressemblent à autre chose qu’à Nabilla sous acides !« . En général, le patron se lève, va prendre sa douche de champagne (l’enfance de l’art), puis se dit « Tiens, qu’est-ce qui va me rapporter du pognon aujourd’hui ? » et si coller des filles en minijupes fait bondir ses ventes, il se moque un peu de savoir s’il va faire plaisir à tout le monde ou non. Ce qu’il veut savoir, c’est s’il va pouvoir se payer une maison à Malibu.

Du coup, savoir que pour une personne indignée par la nouvelle poitrine de son héroïne, il vend son bousin à deux autres, ça ne le touche pas vraiment à partir du moment où ça suffit à remplir le tableau Excel de Gégé de la compta.

Et s’indigner en ligne, à moins d’appels massifs au boycott (rarement suivis, surtout dans l’industrie du loisir), ça revient un peu à se donner bonne conscience. Un peu comme filer 5€ au Téléthon une fois par an avant de laisser des partis baisser les budgets de la recherche. C’est choupi, mais ça n’aide pas vraiment à faire avancer le fond de l’affaire.

Résumons : une partie du monde du jeu vidéo utilise l’image de la femme de manière dégradante pour faire du pognon (par un curieux hasard, souvent les jeux traditionnellement majoritairement aux mâles, sûrement une coïncidence qui n’a rien à voir avec des affaires de gros sous, du coup autant ne pas en parler). Alors on dit que bon, les mecs, ça serait sympa que vous arrêtiez, parce qu’attention, on va le dire sur Twitter.

Non.

Car de manière fort amusante, dans les solutions proposées par l’article en question, probablement nourri au militantisme 2.0, il n’est jamais question d’agir à part en « signalant ». Monter sa boîte et montrer que l’on peut faire des jeux vidéos autrement ? Faire des projets dans le monde réel ? Lutter sur le même terrain ? S’engager pour changer l’industrie et passer des messages moins glauques que « Et là, tu peux appuyer sur A pour faire bouger les roploplos de la fille » (joueur de Dead or Alive, tu t’es reconnu petit fripon) Mais enfin ! Ça demanderait de remettre en jeu sa vie personnelle et professionnelle… bin non alors ! Moi je suis pour que ça change, mais sans mouiller ma chemise alors !

Vous savez, c’est un peu l’histoire du type qui crève de faim et qui d’un coup, voit quelqu’un passer dans la foule qui dit :

« Cet homme meurt de faim ! Il faut faire quelque chose !
– Bin partagez votre pain ?
– AH NON ALORS C’EST LE MIEN ! C’EST A QUELQU’UN D’AUTRE DE LE FAIRE ! »

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Si le capitaine d’industrie qui diffuse aujourd’hui un message pourri avait pensé pareil, jamais il ne serait arrivé là où il est. Et jamais il n’aurait diffusé son caca. Gueuler depuis les collines, c’est sympa, mais c’est rarement comme ça que l’on gagne la bataille, Web William Wallace.

Être indigné, c’est cool. Et sans risques, à part éventuellement celui de faire parler de soi. Mais à un moment, il faut y aller. Prenez un exemple débile : les séries policières américaines. Durant des années, on a servi la même soupe caricaturale. Un jour, un type en a marre et décide d’y aller : il propose sa propre série qui colle au terrain et montre les choses sous un autre jour pour démystifier les choses. Pouf, succès mondial, et d’autres séries – pas toutes, loin de là ! – essaient de le suivre depuis, parce qu’il a montré qu’on pouvait faire bien et autrement et a ouvert une voie. Ça s’appelait The Wire. Et ça a mieux fonctionné que plus de 30 ans de ralages de professionnels sur le n’importe quoi caricatural qui était produit.

Autant ne pas parler des exemples qui ont eu des résultats concrets : encore une fois, faudrait pas déranger.

Facebook et Twitter, ainsi qu’une certaine notion de communication ont permis de faire tourner rapidement des informations à une vitesse proprement incroyable, ce qui est très bien, même si du coup, on y retrouve aussi du n’importe quoi. Désormais, même un vieil enfumage sur le RSA peut se retrouver partagé plusieurs millions de fois avant que quelqu’un ne constate qu’il s’agit d’une sorte d’étron numérique que l’on se passait gaiement de main en main. Et les mêmes personnes qui ne répondent pas sur leur boîte mail aux spams du professeur N’Gomma qui leur propose de récupérer 8 millions de dollars à la banque de Bamako depuis le décès de feu son employeur sont les premiers à aimer la page « Bonjour, nous avons 5 Lamborghini mais il manque le filtre de protection sur le volant on ne peut donc pas les vendre. Cliquez sur j’aime et choisissez une couleur et recevez peut-être la vôtre si vous êtes notre gagnant tiré au hasard« . Parce que les réseaux sociaux sont devenus l’enfer du « J’aime » et du « Je partage » où finalement, l’important est de le faire, pas de s’inquiéter de savoir si c’est pertinent. Encore un détail.

J’ai bien milité aujourd’hui, pfou, je suis fatigué.

Alors définitivement, militantes & militantes 2.0, diffuser des choses, c’est vraiment très sympa (genre cet article, d’ailleurs si j’ai un million de likes, j’offre un cigare de ma collection à un lecteur tiré au hasard, évidemment). Continuez, il y en a besoin

Mais passer à l’action, ce serait pas mal non plus, particulièrement lorsque l’on voit tous les outils à disposition que vous n’utilisez pas pour des raisons vaguement suspectes. Vous avez des réseaux sociaux pour vous organiser et des outils pour agir. En rester au premier niveau, ça revient à suivre l’actualité : c’est bien mais ça ne changera pas le monde. En plus, râler, c’est un peu mon pré carré, alors barrez-vous de là.

Surtout qu’il faudrait vraiment une équipe de gros nases pour céder à une simple mobilisation Twitter comme de vulgaires pig…

Ho, monde de merde.

215 réponses à “Du doux confort de l’indignation

  1. « Une proposition de loi qui peut changer la vie de 500 millions d’habitants, voire créer un exemple mondial ?  »

    Ça devient mièvre, par ici. Ça sent la guimauve.

    • C’est vrai que la possibilité réelle et factuelle de faire une proposition de loi à l’échelle de 500 millions d’habitant, c’est relativement cucu. Autant ne pas le faire.

      • Vous êtes un odieux connard ou un répugnant idéaliste ?

        Vous serez bien gentil d’être plus méchant, la prochaine fois.

      • Vous aussi vous avez remarqué? Le militant à tendance à prendre le pas sur l’OC de temps en temps. Enfin c’est normal pour un militant je pense.

      • bien repondu roploplo!!! sans rancune OC ^^
        j’en profite pour vous remercier de m’avoir fait decouvir l’article de la « geekette feministe », qui comme vous l’avez dit presente un réel interet, finalement gacher par la mauvaise foi presque pathologique de l’auteur.e (lool) qui finit par se contredire d’une telle façon qu’on en vient à esperer pour elle qu’elle ne s’est pas relu avant de poster son article.
        Vis a vis de votre conclusion, soyez indulgent tout le monde ne peut pas raler avec autant d’elegance que vous et utiliser la mauvaise foi avec autant de justesse.
        Quoi qu’il en soit continué à vous indigner à votre façon tout le monde y trouve son compte et bon courage.

  2. Je n’utilise ni twitter ni facebook, donc chuis conne si je me sens pas concernée ? (Bien que j’ai trouvé l’article fort pertinent, je fais partie de cette génération de personnes qui pensent que facebook et twitter sont le cancer du web…)

    • Non, non, ne t’inquiète pas.
      Par contre, le cancer du web, ce ne sont pas les outils, ce sont les utilisateurs (entre le clavier et le dossier de la chaise ;).

      • Bien dit ! J’ajouterai que ces outils méritent d’être essayés et que certains sont parvenus à en faire de bonnes choses.

      • Merci LG. Parce que personnellement je passe plus mon temps à partager des infos et des articles sur les dessous l’éducation populaire ou la connerie des femen qu’à prendre en photo ma chatte. L’animal bien sûr.

      • Merde il fallait ignorer « les dessous » (ou alors lire « les dessous de la Françafrique »).

    • tout pareil, cool qu’on soit une génération, je commence à désespérer de mes semblables…

      Par contre, article très intéressant jusqu’à ce que j’arrive à « En plus, râler, c’est un peu mon pré carré, alors barrez-vous de là. »
      Mais oui, que faites-vous, vous l’Odieux ? Si ce n’est écrire des articles pour râler et nous, vous approuver bêtement depuis notre confortable chaise ? Hein ??
      « AH NON ALORS CE CRÉNEAU C’EST LE MIEN ! C’EST A QUELQU’UN D’AUTRE DE LE FAIRE !  »
      ;)

  3. Je m’indigne sur ton orthographe… et plutôt que de te dire de corriger la phrase « (…)Autant ne pas parl*er* des exemples(…) » en mettant un infinitif, je vais de ce pas partager sur facebook, twitter et autres instagram (je prends de suite une photo de mon écran) le fait que tu aies fait une faute d’orthographe abominable

  4. « Autant ne pas parlé des exemples qui ont eu des résultats concrets : encore une fois, faudrait pas déranger. »
    Ne pas parler*

    Très bon article sinon :)

  5. « Pour conclure, l’auteure propose des solutions comme se plaindre en ligne, râler en ligne, voire signaler ces abus( en ligne) ».
    En même temps la plupart des choses dénoncées par l’auteure a lieu… en ligne.
    Je suis d’accord, l’indignation en ligne ne touchera pas l’industrie. Mais il faut distinguer plusieurs choses dans l’article : le comportement de l’industrie, le comportement de la communauté, et le comportement de la presse.

    Vu que les dérives de la communauté pointées dans ce dossier sont le fait de mecs vissés sur leur fauteuil, on peut très bien réagir de la même façon. Si les modérateurs faisaient leur boulot…

    Pour la presse, certains des magazines incriminés ne sont plus de ce monde… Alors qu’on peut trouver un contenu identique et gratuit en ligne, peut-être que s’ils avaient su s’adresser correctement à un public féminin il s’en seraient sortis.

    Pour l’industrie, « il suffirait que les gens ne n’achètent pas pour que ça ne se vende pas. »

      • Vous voulez dire une hallucination dans la tête d’un courtier en assurances ?

        Excusez-moi, je dois prendre la fuite.

      • Cher Spoiler, je vous invite à revoir ce film, vous semblez avoir oublié un détail important. Très important. Capital. Qui changera à jamais votre perception du message au-dessus.

      • Ça va être compliqué de le revoir, je ne l’ai jamais vu et Wikipédia est mon ami.

        Oui, je sais, je suis un être méprisable.

    • Ce qui n’arrivera jamais…
      Une indignation en ligne n’empêchera pas les amateurs de pin-ups dans les jeux vidéos à aimer ça. Et donc n’empêchera pas les développeurs de se faire du fric dessus. Donc ça va gentiment brasser beaucoup d’air pour rien.
      Et les modérateurs ont je crois autre chose à faire qu ede reprocher à quelqu’un d’aimer les gros bonnets, même s’il le dit sur un ton un brin égrillard. Alors certes, les jeux vidéos n’encouragent pas le changement de ce côté là. Mais s’indigner en ligne ne changera pas grand-chose non plus…

      • L’article de Mar_Lard relève un cas où le modérateur a tapé très fort sur une remarque « Va me faire un sandwich » qui n’avait rien à faire là.

        Un cas. Donc certains modérateurs considèrent qu’ils n’ont pas autre chose à faire, faut croire. :3

      • Yohk’, cher, cher Yohk’…
        C’est bien de lire trois ligne à l’article, mais faut pas commenter dessus après comme si on avait tout lu.

        L’article dénonce une série de choses : parmi elles, et principalement, le comportement des JOUEURS (ou gamers : entités physiques pourvus de chair et d’os se tenant entre la chaise et le clavier).
        La critique de l’hypersexualisation des personnages féminins est bien présente : mais elle est la CONSEQUENCE (et non la cause, tu me suis?) d’un comportement de ce qui se trouve entre le clavier et la chaise.
        Lorsqu’un gamer de sexe féminin (une gameuse?), durant une grande convention/compétition de MMORPG, subit des agressions verbales de la part de noobs la regardant (la plupart incapable de reproduire un dixième de ses prouesses) mais en plus commencées et encouragées par son coéquipier, alors le problème ne se trouve pas chez les développeurs. Il ne se trouve pas dans la représentation du personnage tel qu’il a été conçu par le game designer. Il se trouve dans le cerveau nécrosé de ceux qui se trouvent entre la chaise et le clavier. Si elle se fait harceler, c’est pas parce que certains persos féminins sont hypersexualisés. C’est parce qu’elle est né de sexe féminin.
        J’utilise son exemple parce qu’il s’agit de quelqu’un qui, si elle avait eu une bite entre les jambes, aurait été admirée, et non harcelée. Tu me suis? Le seul fait qu’elle soit de sexe féminin (et on s’en fout de son apparence physique, ou de celle de son perso) SUFFIT, voire LEGITIME aux yeux de certains demeurés les aggressions constantes.

        L’article sus-cité à l’avantage non négligeable de souligner non pas un, mais une toile, d’aspect problématiques. Relis-le.

        Et effectivement : quand ce comportement a lieu en ligne, c’est en ligne qu’il faut combattre le problème. Quand c’est dans la rue, c’est là que c’est combattu.
        Quant à « s’indigner en ligne ne changera rien » : c’ets bien, vous avez lu l’article d’Odieux. Maintenant réflechissez : si certains gamers faisant une vidéo dénonçant le harcèlement qui a lieu lors de parties en ligne parviennent à attirer l’attention de Microsoft suffisamment pour faire changer le règlement, eh bien c’est un changement. C’est un début. Ce n’est pas une transformation instantanée, mais on peut commencer par là. C’est bien le découragement mou qui affirme que « ouais mais ça sert à rien, ya toujours les gosses en Somalie qui meurent ». Continuez.

      • Perso, je pense qu’une indignation en ligne peut faire bouger les choses. Parce que les gameurs qui réagissent comme dénoncé dans l’article sur le jeu vidéo, ce sont effectivement des ados (parfois attardés). Mais pas la majorité de ceux qui pratiquent le jeu vidéo, dont la plupart n’apprécient pas franchement le message sexiste véhiculé par certains jeux vidéos, mais s’en accommodent plus ou moins.
        Je pense que les images sexistes dans les jeux vidéos ne font plus tellement vendre depuis les années 90, mais qu’elles continuent à exister par habitude… et que les éditeurs se tirent une balle dans le pied en continuant à utiliser ces images, alors qu’elles n’intéressent pas la majorité des acheteurs et qu’elle leur aliène un énorme public potentiel.
        Faut pas croire que tout est étudié dans le marketing et que tous les choix effectués font suite à une étude de marché récente.

      • Je me reprends, je n’avais certes pas lu tout l’article.
        C’est maintenant chose faite et oui, effectivement une action concrète en ligne serait souhaitable. ( en fait je ne pensais tout simplement pas que ça pouvait être grave à ce point. Ma foi en l’Humain me perdra. Maintenant j’ai surtout envie de vomir et de me laver les yeux. )
        Du coup je trouve en effet l’ironie de notre cher OC un peu bancale ici, comme quelqu’un qui, à un écolo lui suggérant de moins consommer d’énergie lui répondrait qu’il vaudrait mieux faire en sorte de devenir indépendant énergétiquement.
        Ce à quoi on peut répondre : oui c’est possible, ça n’en rend pas pour autant l’autre action totalement inutile, même si moins conséquente.

        Je vous prie, cher Evo, de bien vouloir pardonner mon manque d’assiduité dans ma prise d’information.

    • Le truc, c’est que cet article alakon et son objectification de la femme bah… Ils voient qu’un côté de l’affaire. Parce que certes les femmes de jeux vidéos sont souvent irréaliste, trop belles pour être vraies, etc. Mais faudrait voir à regarder le côté masculin, niveau standard impossible c’est pas mal aussi : 2m de haut, des mucles en acier trempé sans un pet de gras, une classe / beauté folle…

      Faudrait voir à pas regarder que ce qui les arrange.

      • @Tarrean : Euh … J’ai pas lu l’article en question depuis bien 1 ou 2 mois donc mes souvenirs sont moyennement frais, mais il me semble qu’elle évoque bel et bien ce problème là AUSSI, en précisant qu’il s’agit du même problème (ou alors je confonds avec un autre article … mais l’auteure était identique).
        Je t’invite par ailleurs à (re)lire le commentaire de Evo qui répondait très bien à ta remarque.

  6. Et donc vous faites un article sur votre blog plutôt que de vous armer de votre pelle favorite pour rendre le monde plus beau ?
    Une extermination franche et massive permettrait de régler le problème de la faim dans le monde, faire de vous un héros et pourrait même déboucher sur une page avec plein de likes !

    • C’est déjà en cours. C’est comme ça que désormais, j’ai le droit de pelleter mes propres employés et d’engager des babes sur les salons où je me rends.

  7. Bonjour, M. l’Odieux Connard. J’kiffe vos propos. Grave. Par contre, j’ai osé ni les liker, ni les partager, du coup. Peut-être qu’une pétition contre l’inaction 2.0 ?

    • +1
      (ha mince, je suis contre les +1…)

      Bon, alors :
      Cher JoeCrocodile,
      Je viens de lire votre commentaire en réaction à l’article proposé par Odieux Connard.
      C’est avec un plaisir certain que je partage votre sens de l’ironie, ainsi que la problématique soulevée, à savoir le paradoxe inéluctable présent dans ce meme sujet.
      Bla bla bla.
      Bien cordialement.
      Trapipo.

  8. Je n’ai pas encore lu l’article dont il est question et donc je ne sais pas si l’auteur en parle mais c’est exactement la même chose pour les personnages masculins, taillés en V, des bras comme deux fois mes cuisses etc…

    (sauf que moi je me moque du premier cas comme du second, je ne porte aucun jugement, pire, je ne m’indigne même pas, je n’ai pas le temps, j’ai poney)

    • Vrai (mais alors je veux bien des photos de Dante lascivement exposé en slip kangourou cuisses écartées, ou l’équivalent pour les persos d’un jeu de combat masculin) ;)

      voir: http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2012/06/le-sexisme-explique-ceux-qui-ny-croient.html

      ps: oui j’ai beaucoup posté sur genre! et on va bientôt me reprocher d’être amoureuse du blogueur, mais je vous assure que ce n’est pas le cas. C’est juste que c’est super bien foutu en complément.

    • Sauf que les hommes taillés en V, pétés de muscles, ultra virils (et éventuellement se tapant la moitié des pnj féminins)…c’est un fantasme d’homme. Le personnage masculin ultra viril n’est pas fait pour plaire, c’est juste un fantasme de puissance. Par contre, les personnages féminins sont majoritairement créés dans le but de plaire aux mecs (d’où vêtements minimalistes, au point que parfois on peut arrêter d’appeler ça des vêtements, proportions improbables, poitrines plus bondissantes qu’un chat sous acides). Alors oui, c’est pas plus réaliste, c’est aussi relativement dégradant, mais au moins c’est pas fait pour faire bander et donc ça ne fait pas passer la moitié de l’humanité pour des sextoys.

      • J’ai reconnu mon erreur juste au dessus, vous enfoncez des portes ouvertes. (mais bon, je le fais aussi donc pas de quoi en faire un fromage)

  9. Très bon article comme d’habitude, ça fait du bien de voir quelqu’un réfléchir ne serait-ce que deux minutes et ne pas partager à tout va une photo sortie de son contexte pour militer contre je-ne-sais-quelle-cause entre deux épisodes de criminal minds…. Cependant, vos détracteurs pourraient vous demander ce que vous, vous faites pour faire « changer » les choses, puisqu’au final, vous venez justement d’écrire… un article de blog qui s’indigne. En tant qu’Odieux Connard et râleur attitré ce paradoxe vous va bien, mais si vous souhaitez cependant « agir », ne serait-ce que pour l’un des nombreux exemples de votre article, je suppose que beaucoup de gens (comme moi) seraient prêts à vous suivre. Peut être comme des moutons, mais des moutons qui se sont posés un minimum pour choisir « le bon troupeau ».
    Et sinon, je crois qu’il y a une faute: c’est « Autant ne pas parler de […] »
    Bref, c’est un véritable plaisir d’entendre une voix qui s’élève au milieu d’un tumulte d’idioties et qui dit des choses censées! (et votre montage est excellent, comme à chaque fois.)

    • Nous parlerons une prochaine fois de ma brillante société. Où je profite donc de mon statut pour appliquer toutes les discriminations que je souhaite : mon engagement pour un IVe Reich est complet et concret.

      • Vraiment ? Vous allez enfin nous parler de cette mystérieuse compagnie qui vend des applis pour téléphones rigolos ?
        J’ai peur de voir le mythe tout cassé, mais ça doit être le syndrome « c’était mieux avant ».

  10. Hey OC !

    Je t’ai lu plus incisif dans ta prose, commencerais-tu à t’émousser ?

    Je suis en accord avec ce que tu écris, mais pour en revenir à l’article qui sert de point de départ à ton injonction, l’auteure veut juste avoir le droit de jouer aux jeux-vidéos et de partager cette passion avec d’autres amateur(e)s, sans se faire insulter ou ramener systématiquement à son genre par une « communauté » qui n’accepte pas que le monde change !

    Bon, la bonne nouvelle, c’est qu’avec ce genre de comportement, cette communauté va péricliter puisqu’elle ne risque pas de se reproduire :)

    • L’auteure est surtout un mot qui n’existe pas mais qu’il devient politiquement correct d’écrire pour bien montrer qu’on n’est pas machiste parce que pour certains, si on n’es pas absolument féministe jusqu’au ridicule parfois, c’est mal et c’est patriarcal (le patriarcat pour les féministes, c’est un peu le capitalisme pour la gauche).

      Franchement, je trouve que ce genre de truc dessert la cause féministe en la caricaturant.

  11. Bonjour.

    Tiens je suis… agréablement surprise. Vous ne descendez pas en flamme l’article de genre! alors que je me demandais quelle serait votre réaction. Un rien de mauvaise foi sur les bords quand même: demander à ce qu’on signale les gros lourds aux modos sur un forum ou un MMO (ou même demander à ce qu’ils réagissent) ne me paraît pas extravagant (je relirais l’article mais c’est le sens de sa première demande me semblait-il).

    ça va faire sacrément bizarre à vos lecteurs, j’espère que vous en êtes conscient :)

  12. Je suis bien d’accord.
    Personnellement je ne donne plus au telethon : pour avoir travaillé avec un myopathe, je suis pour ne pas prolonger leur souffrances, ni les miennes face à ces 2 jours détalage de misere humaine.

    Il manque 1 n a 30 ans, sinon c’est le bonheur

    • D’etalage. Trahison de l’apostrophe. En même temps, si un myopathe pouvait detaler, ça se saurait.

  13. C’est un peu nier le pouvoir du lobbying, tout ça… (même si je suis d’accord pour dire que cet article de Mar_land n’est pas ce qui se fait de mieux en la matière)

  14. il manque le très célèbre « +1 »
    Du militantisme 2.0 de ultra haute qualité aussi.
    A jeter l’auteur du « +1 » sous un train pour vérifier, l’addition Train + 1 = Train et ainsi prouver l’inexistance du « +1 » de façon mathématique et donc irréfutable.

  15. L’article était intéressant en montrant comment certains comportements sont induis par le merchandising et la communication qui va autour, et à quel point cela peut aller loin dans certains médias.

    Sinon, effectivement, l’auteure démolit consciencieusement sa démonstration en y incorporant des approximations que ne renierait pas Pernault (les 46% de joueuses qui justifieraient qu’un critique jeu se montre moins misogyne, bien que son lectorat soit composé à plus de 90% de mâles pré-pubères qui apparemment adorent sa prose), ou choisit des exemples sur des sites du fond des âges pour prouver que ça existe (merci à l’exemple de 4chan).

    Mention spéciale au parti pirate, qui malgré ce qu’en disent ses détracteurs, n’est pas d’un âge politique assez avancé pour avoir une position sur le sujet, et donc pas de position = pas d’a priori (on peut le regretter, mais leur en faire grief, c’est comme de dire que les écolos en dehors de l’environnement sont des brêles en politique. Remarquez ça marche aussi).

    • Je valide ce que tu dis:
      « les 46% de joueuses qui justifieraient qu’un critique jeu se montre moins misogyne, bien que son lectorat soit composé à plus de 90% de mâles pré-pubères qui apparemment adorent sa prose »

      L’un va avec l’autre… Pourquoi est-ce que 90% des lecteurs sont des jeunes mâles prépubères? On espère qu’il ne sont pas des vieux mâles post-pubères comme le sont probablement les 10% restants.
      Et si (oh!) ceux qui écrivent les critiques (quoi?) écrivaient des choses… moins misogynes? (Non!)
      Que ce soit celle, moi ou de nombreuses autres joueuses que je fréquente ou qui ont écrit dans les multiples liens qu’elle cite parlent justement de l’abandon progressif du monde du jeu par les femmes. Au bout d’un moment… trop.

  16. En même temps l’article incriminé fait référence aux aspects économiques, il ne fait pas confiance en la bienveillance de quelques décideurs du monde du jeu vidéo pour que les pratiques changent, mais prévient : « si vous voulez faire de l’argent (ou survivre -> ça c’est pour Consoles +), vous avez intérêt à arrêter le sexisme ».

    Bref, ce billet, cher OC, c’est bien léger, pas de contenu, mais pas vraiment de 2nd degré non plus… vaguement indigné, quoi…

  17. « sce remuer » / « 30 as » deux petites fautes d’inattention. Sinon, excellent article. Quand j’ai vu une amie poster l’article sur le sexisme dans la communauté geek, je me suis demandée si je devais vous l’envoyer. Je suis ravie que quelqu’un l’ait fait ! Excellent article !

  18. C’est très vrai, sauf que la révolution des séries américaines, ça date de largement avant… Au moins de West Wing.

    • Non, mais, fun fact : si vous écrivez de la science-fiction vous avez plus de chances d’être éditée dans la collection SF de Denoël. (Si si si.)

  19. Un bon article, qui m’a bien fait marrer, et avec lequel je suis grosso-merdo en accord. Sauf… sauf que faire évoluer les mentalités, ben c’est aussi de l’action… et que travailler sur les causes du problème, ça se fait souvent dans la sphère des idées.
    Bien sûr que militer en ligne si tu n’appliques rien IRL c’est ridicule, mais faut-il vraiment s’armer d’une fourche et aller transpercer des gens pour être crédible ? 

    • Ce sont justement des outils complémentaires, tout à fait. Quant à la fourche, non : sans pelle, la puissance n’est rien.

      • Vu l’ampleur de l’ouvrage, je ne saurais que trop conseiller la version motorisée : le tractopelle.

      • La tractopelle, ça ne façonne pas les muscles et ça pollue. Restons en à la merveilleuse pelle qui fait des miracles dans mon jardin (je poste d’ailleurs un appel à mes charmants voisins pour emprunter le leur, ma fosse commune est pleine)

    • Hein ?

      Je croyais avoir lu un article qui parlait de se sortir les doigts du fondement et de créer soi-même des jeux vidéo sortis des stéréotypes pour prouver aux affreux marketeurs que ça se vend et aux joueurs sexistes qu’ils peuvent apprécier quand même.

      A quel moment ai-je raté l’article qui parlait de mettre en œuvre la dictature du prolétariat ? Sans vouloir, hein.

      • Merci bien, à un moment j’ai cru être le seul à avoir lu cet article…

      • L’OC ne parle pas que de cet article, il généralise à d’autres.
        Cela dit, je n’ai pas lu l’article en question: je me sens si peu concerné par le contenu…

      • C’est bien ce que dit l’article! Merci, Hein?!

        Il dénonce même (je crois que c’est lui) le fait que lorsque la main a été forcée, c’est-à-dire quand un groupe de développeuses ont été chargée de la conception d’un jeu, celles-ci n’ont proposé qu’un bête « Léa passion cheval » ou autre horreur qui, malheureusement, déplait à la vaste majorité de la population (en plus d’être perçu comme dégradant par beaucoup, c’est un choix financièrement peu interessant). Comme quoi cet article dénonce même le manque de volonté féminin du milieu.

        Enfin, je tiens à préciser que l’auteure de cet article (il me semble) évolue justement dans ce milieu. On peut donc légitimement penser que ce n’est pas la seule chose qu’elle fait.

  20. Je suis d’accord avec le fait que beaucoup de gens s’indignent de la politique, l’économie, la ratte du touquet… et c’est ridicule de voir des pétitions facebook signées par des milliers de personnes, qui ne se déplaceraient jamais dans la rue pour manifester, du moins, faire quelque chose de concret.
    J’ai l’impression qu’on est revenus au stade d’adolescents, où on se prenait pour des révolutionnaires parce qu’on avait une trousse Che Guevara, et qu’on pensait défier le système en écoutant le Peuple de l’Herbe devant la salle des professeurs.
    C’est tellement plus facile de pester contre les OGM et d’acheter des Pringles ; de s’indigner contre la pauvreté et de ne pas donner au Secours Populaire ; de signer une pétition en ligne contre les ministres véreux et de ne pas manifester quand de grands rassemblements sont prévus.
    Odieux Connard, vous n’avez pas mentionné une catégorie de gens qui me fait bien rire : il s’agit de ceux qui partagent des « déclarations chocs » de merde. Du genre « si tu est contre les femmes batues partages sur ton mur ». Ils le font bien rigoler.
    Le truc, c’est que s’engager dans la création ou le vrai combat (quel qu’il soit) implique qu’on peut se ramasser bien sévèrement, et que du coup il vaut mieux râler de loin et monter au créneau depuis son fauteuil de PC que prendre des risques pour ce qui en vaut la peine.

  21. Beaucoup de fautes de frappe Mr l’Odieux, mais je peux comprendre que ce sujet vous agace au point de trembler en écrivant, trainant sur Facebook, je suis condamné à subir les innombrable demande de « j’aime » et autre « partage » qui pollue ma page…

  22. En fait, ce qui me dérange dans ce point de vue (que j’ai déjà vu en d’autres endroits que sur ce blog, désolé odieux) c’est que la plupart des gens qui le diffusent ne me semblent pas être de grands militants eux-mêmes, IRL. Critiquer ceux qui ne font « que » diffuser, ok, mais peut-être serait-ce aux militants IRL de le faire, non ? Parce que militer depuis son fauteuil, c’est facile, c’est vrai… mais critiquer les militants depuis son fauteuil, aussi.
    Parce que des non-militants qui disent aux militants de se sortir « les doigts du fondements » et de militer différemment, c’est quand même un peu fort en chocolat !(on parlait de fondement, nan? yerk)

    Je rajoute que, militant à la fois IRL et IVL, on se sent parfois plus utile à diffuser des idées dans des cercles sur le net qui ne sont pas sensibles aux dites idées, que d’aller le faire « en vrai » auprès de gens déjà convaincus (ce qui se passe beaucoup dans le milieu du militantisme « réel »), et qu’il y a aujourd’hui certaines populations qu’on est plus susceptibles de rencontrer par le biais d’un écran que n’importe où ailleurs :)

    • Oui c’est vrai, OC, tu critiques les militants depuis ton fauteuil, et lorsqu’on te le fait remarquer tu nous parles de IVeme Reich, d’autre parle de Secte, de mouton… etc…

      Ça passe d’un extrême à l’autre.

      Tu parles dans ton arcticle des exemples qui ont bien fonctionné (en fait, tu prends UN exemple, nous n’avons pas vu la couleurs des autres… mais bon, je veux bien te croire…)
      Donc tu prends un exemples qui a bien fonctionné, mais à priori, tu ne prends pas le même chemin qu’eux… Pire, tu utilises le même canal que les personnes que tu critiques !

      Donc je terminerais en citant une personne que j’apprécie et avec qui je partage entièrement ses idées :

      « …passer à l’action, ce serait pas mal non plus, particulièrement lorsque l’on voit tous les outils à disposition… »

  23. Un article de râleur écrit derrière son PC pour dénoncer les râleurs derrière leurs PCs ? Non mais allo, je Like le concept ! :)
    Et j’attends impatiemment de signer la pétition IRL lancée par OC pour changer le monde :p

    Sinon, je me suis largement bidonné, comme d’habitude. Si le talent pouvait s’exprimer, il le ferait avec cette grâce et cette éloquence.

    • Encore UN qui colle un « Non mais allo » dans sa phrase et je viens le chercher pour le finir à coup de pelle! Là ce sera de l’action IRL avec un vrai message! Et le pire, c’est que les 3/4 des imbéciles qui reprennent ce meme moutonnier l’utilisent pour émettre une critique, RAAAAAAHHHHHH, JE VAIS ME LES DÉCOUPER EN COMMENÇANT PAR LES PIEDS!

      • Non mais allo, c’est quoi cette agressivité ? Non mais allô quoi ?

  24. Je ferais juste une petite réaction concernant cet article (vue que dans celui de l’auteure, y’a une cause mise en avant…).
    Niveau action, il y a eu un mouvement sur Twitter qui a poussé au changement : 1reasonwhy. Les femmes travaillant dans l’industrie du jeux video ont réagit à un tweet plutôt odieux d’un producteur de jv, en expliquant pourquoi il n’y avait « aucune » femme dans l’industrie. Ce qui était faux. C’est juste qu’elles ne se montrent pas à cause du sexisme plutôt violent qui y est présent. Mais ce mouvement a poussé des directeurs à se bouger les miches, et se battent maintenant pour la cause des femmes dans le jeux video (encore une victoire de canard! erm..). Ça a aussi poussé à du sponsoring, du parrainage, entre hommes et femmes dans cette industrie, et ça fait du bien. Bien entendu ça ne bouge pour le moment que dans certains pays (mais pas en France, bien sur).

    En tout cas au moins, ça avait poussé à un mouvement réel et des solutions concrètes par la suite, contrairement au pavé qui a été posté et où je n’ai franchement pas eu l’envie de lire tout ce qui y était écrit…

  25. J’aurais dû y penser plus tôt mais mieux vaut tard que jamais.
    J’ai retrouvé deux vidéos sur les jeux vidéos, la première sur les joueuses (bien que cette vidéo ne parle pas tellement du sexisme dans les jeux-vidéos je choisis tout de même de la mettre car elle va de pair avec la seconde):

    http://www.jeuxvideo.com/chroniques-video/00000345/3615-usul-les-joueuses-00000202.htm

    La seconde vidéo parle des joueurs mais aussi (et c’est ce qui nous intéresse) du sexisme et des archétypes de personnages véhiculés par les jeux:

    http://www.jeuxvideo.com/chroniques-video/00000345/3615-usul-la-virilite-00000250.htm

    • L’auteur de l’article commenté par l’Odieux a d’ailleurs participé à l’écriture de la vidéo d’Usul sur la virilité (il me semble, je ne suis plus sûr à 100%).

  26. Tout d’abord merci à vous Connard pour ce nouvel article qui comme d’habitude est très agréable à lire.

    J’ai commencé à lire l’article cité par OC et je suis en train de buter sur des termes récurent que je ne connais pas. Ce dernier par en effet de « cis-homme », « cishétéro » et même de « cisgenre ». Est ce qu’une bonne âme pourrait m’éclairer sur la définition de ces mots ?

    • Bonne question, LGBT aussi (Google n’étant pas mon ami je ne lui ai pas posé la question mais je vais le faire tout de suite).

    • Par opposition à transgenre (le préfixe cis est sûrement une analogie à la chimie) une personne cis-genre est à l’aise dans son sexe de naissance (soit 95% de la population à la louche de mon doigt au vent).

      Le terme va sans doute faire jaser, mais c’est une manière pour l’auteure d’être précise dans son propos, rapport au fait que les milieux féministes sont proches en général des LGBT et que comme c’est avant tout un blog sur les fameuses gender-studies, le vocable peut vraiment servir dans certains contextes.

      Je sais qu’il y a des petits malins pour me dire que c’est un peu superflu ici et j’aurais du mal à leur donner tort, de même que je précise rarement que je voudrais un chondrichtyen plutôt de la raie à mon poissonnier bien que le poisson ne représente pas un groupe animal cohérent au sens biologique du terme).
      Enfin là ça ne gêne pas la lecture, et ce n’est pas non plus malhonnête

      (j’imagine mal un trans F->M aller faire des blagues sexistes quelque soit le contexte)

      • excusez-moi c’est la fin de la journée. Je voulais bien sûr à la fin dire « voudrais un chondrichtyen plutôt que du poisson dans un magasin. »

  27. Euh, arrêtez avec « auteure » s’il vous plait.
    Les viols collectifs c’est immonde quand c’est la langue française qui en est la cible.

  28. Un article où tu sors un peu de ton quant à soi ricanant ; ça fait du bien de temps en temps…

    ça me rappelle il y a quelques mois, dans la rue. Je regardais la vitrine d’un magasin de jeux vidéo et de figurines nippones, justement. Activité cérébrale en mode « économie d’énergie »… Et là, un type me dépasse sur le trottoir ; en passant, il me jette un truc du genre : « Pendant ce temps-là, il y a des gens en Libye qui se battent pour que triomphe la démocratie ! Je ne vous félicite pas, monsieur ! »

    Et toi, couillon, qu’est-ce que tu foutais là ?

    • Etait-ce un proche de Kadhafi qui t’a interpellé ? Cela expliquerait cette tournure de phrase étrange sur laquelle il prétend que battre la Lybie fasse triompher la démocratie.

  29. M. Odieux, si vous me permettez de vous taquiner un peu (et puisque Diego semble absent je me le permets quand même) j’aurais une petite question à vous poser :

    Dans votre article vous affirmez qu’agir est préférable à une simple indignation. Sous-entendez vous donc que les Femen seraient un exemple à suivre ?

    J’ai une petite idée sur votre réponse probable, cependant je préfère me taire pour que vous laissez le loisir de revendiquer le titre de Connard pour votre seule personne.

    Cordialement.

    • J’aurais dû préciser « agir intelligemment ». Puisque sinon, danser la carmagnole est aussi une forme d’action.

  30. Ça manque de références à Avaaz, le site roi pour les gens qui veulent changer le monde en un clic. 2 minutes et 3 clics pour sauver la vie des ours polaires dont le nombre diminue constamment… Je ne plaisante pas, je reçois leurs mails et le contenu est grosso modo celui-là.

    Après, leurs pétitions ont un vrai contenu, qui propose de faire changer quelque chose de grave. Mais ça procure encore un faux sentiment de participation à l’amélioration du monde.

  31. Odieux Connard, pour une fois, vous ne descendez pas un article féministe : j’apprécie (et je ne pense pas être la seule).
    Cependant, cet article râleur n’est clairement pas à votre avantage. Vous vous plaignez très régulièrement des films pourris sortant au cinéma. Alors action ! Une caméra, un péquenot pour tenir la perche, et faites-nous un film au scénario correct et logique : l’industrie du cinéma ne va pas se sortir les doigts du cul pour trouver des scénaristes avec un cerveau après avoir lu un post de blog !

  32. L’article parle à un moment d’Anita Sarkeesian. Ce passage porte avant tout sur harcèlement qu’elle a subi pour avoir voulu dénoncer le problème, mais sa campagne Kickstarter est aussi mentionnée. Si un développeur de jeu obnubilé par l’argent (ce n’est pas forcément le cas) lit ce passage, ce qu’il en retiendra est que des internautes sont prêts à débourser 150 000 $ juste pour qu’on leur parle du sexisme dans les jeux vidéos. Donc si on dénonce suffisamment le problème, les créateurs de jeu voient que c’est un argument marketing intéressant. Si le boycott des produits offensants ne sera pas forcément suivis, il reste la contraposée, soutenir les jeux qui font évoluer les mentalités dans le bon sens.

  33. Bonjour,

    Vous me voyez enchanté de lire votre prose une fois de plus.
    Celle de l’article mentionné étant placé dans un format assez peu lisible, j’ai eu grand peine à comprendre comment il fonctionnait.
    Et je n’ai d’ailleurs pas eu le courage de tout lire, passant d’un paragraphe sur la gestion commerciale d’un public ciblé que vous avez clairement identifié vous-même, à ce que j’aurais apprécié être la conclusion ou le fondement du débat en la partie intitulée sobrement « Pourquoi ? », et qui m’a laissée un arrière-goût de déception indignée.

    Ah, oui, je rejoins votre article. Mais du même coup, le vôtre n’est pas beaucoup plus concret, proposant une solution vaguement irrationnelle d’un soulèvement général (et généralisé par le cancer que représentent pour rochermonde les outils communautaires), qui ne semble pas encore technologiquement compatible avec du HTML5 (en CSS3) dans le Web 2.0 (depuis une borne WiFi « n » ?).

    Pour éclairer quelques lanternes dont les miennes faisaient jusque-là partie, il semblerait (si j’en crois le lien ci-joint http://www.alterheros.com/cite/2010/10/je-suis-cissexuelle-mais-quest-ce-que-cest-au-juste/ trouvé par un très bon ami lors de la recherche du terme « cis-hétérosexuel ») que les terme « cis-sexe » ait une définition de ce type : Le mot «cis» signifie «du même côté» en latin. Il est donc l’opposé du préfixe «trans», qui signifie «passage de l’autre côté» et que l’on retrouve, par exemple dans transsexuel ou transgenre. Donc le terme cissexuel(le) est un terme qui a été développé qualifier l’opposition à transsexuel(le), dans le même ordre d’idée qu’hétérosexuel(le) l’a été pour homosexuel(le).

    Bref, vous nous avez gratifiés ici d’un article de blog comme un autre, que d’autres savent finalement faire aussi bien que vous. Je vous partage ici le lien d’un très bon rédacteur que j’apprécie énormément, et que je prend bien garde à ne pas imprimer au risque de le voir évoluer en auteur : https://odieuxconnard.wordpress.com/2012/10/18/blogosphere-jai-une-gueule-de-blogosphere/

    Amicalement,

  34. « militantes & militantes 2.0, » il n’y a que des femmes ? ou il y a un « e » en trop peut-être.
    problème inverse pour « souvent les jeux traditionnellement majoritairement aux mâles », ne manquerait-il pas un mot ?
    sinon je suis assez d’accord avec vous, je me marre doucement quand je vois tous ces gens sur FB qui s’indignent… avant d’aller se coucher. hélas, des membres de ma famille en font partie. je pourrai dorénavant leur envoyer le lien vers cet article, qui leur fera mieux comprendre la futilité de leur action que moi-même.

  35. Un régal comme toujours cher OC. Franchement, vous êtes trop un râleur. Peut être pourrions nous mobiliser la toile pour vous faire élire au parlement!

    Au plaisir de vous lire et relire.

    • Êtes-vous fou ? OC au parlement, mais il serait capable de faire son travail et n’aurait plus le temps de nous pondre ces merveilleux articles !

  36. Moi qui croyais avoir lu que vous n’en feriez pas un article complet, j’ai du mal comprendre :3
    Article intéressant, encore aujourd’hui j’expliquais à une amie à quel point les pétitions en ligne me sortaient par les narines , d’une part parce que c’est, disons le clairement, inutile, d’autres part car cela convint M. tout le monde qu’il a accomplis un acte citoyen, et que maintenant il peut aller dormir, les problèmes vont se régler tout seuls, et il a ajouté sa pierre à l’édifice.

  37. Bonjour,

    Il est vrai que la simple indignation est parfaitement inutile et que les pétitions en ligne, hormis celles permettant des initiatives populaires sont souvent inutiles.

    Cependant dans le cas de l’article que vous citez en exemple d’indignation inutile, je pense que votre remarque ne peut s’appliquer. Parce que l’article ne se contente pas de dénoncer les clichés véhiculés dans les jeux vidéos, mais plutôt tout ce qui l’entoure, du marketing à la communauté en passant par les journalistes.

    Or justement l’article que vous pointez du doigt dénonce le traitement qui est réservé à certaines femmes développeuses de jeux vidéos, ou même celles qui se bougent que ce soit en participant aux tournois d’E-sport ou en cherchant sonder le problème par des créations artistiques ou documentaires. Ces personnes ne vous ont donc pas attendu pour agir concrètement mais cela n’a pu aboutir complètement ou alors n’a servi qu’à démontrer encore plus le machisme ambiant (on parle de harcèlement sexuel là quand même) dans le monde des geek.

    La plupart de ces attaques sexistes se passant sur le net ou dans des salons videoludiques retransmis par les streams et réseaux sociaux, dans ce contexte les propositions faites par l’article semblent plutôt adaptées au public cible, c’est à dire les geek et dans le milieu incriminé c’est à dire les jeux video en ligne et ce qui tourne autour.

    Là où une manifestation, un tractage aura un impact sur certaines causes, à moins de coller des affiches devant les micromania je vois pas bien ce que pourraient faire les féministes luttant contre le sexiste et le harcèlement sexuel sur le net que justement d’investir cette sphère par de nombreux blogs et autres moyens de diffusion en ligne afin de proposer un autre discours que celui qui pourrit littéralement la culture geek et qui en exclu les femmes.

    C’est en rendant insupportable ces comportements de harcèlement, en les dénonçant systématiquement qu’il sera possible à terme d’apaiser ce milieu et cela permettra ensuite à des femmes de se lancer dans des projets plus concrets, mais dans un tel contexte je comprends bien que beaucoup soient découragées.

    Et puis pour avoir fait des manifs, collé des affiches, fait du porte à porte et tracté et j’en passe, je ne suis pas sûr que ces activités soient beaucoup plus marquantes que des articles bien construits et sourcé sur un blog, après tout le but reste le même : faire passer un message (hormis peut-être la manif’ qui cherche aussi à poser un rapport de force).
    Quand on lutte contre le sexisme le but n’est pas d’imposer un rapport de force ou de nombre, mais plutôt il faut éduquer sur le respect et l’égalité homme/femme et pour cela un blog c’est un moyen plus que décent.

    Merci de m’avoir lu.

    • Je suis d’accord avec vous, et tenait à vos l’exprimer.
      Éduquer sur le respect et l’égalité par le dialogue, c’est le moyen le plus fiable pour faire changer les choses en profondeur.

      Merci d’avoir pris le temps d’écrire votre pensée.

  38. J’en ai assez de ce cynisme hautain.

    J’ai lu quelques articles de ce blog, et franchement à part émettre des critiques pédantes je n’y trouve rien qui participe à réellement faire avancer les choses. C’est bien trop facile, de se poser sur son petit piédestral et cracher sa bile sur le monde entier. Le pire, c’est qu’à force de faire ça, on se croit VRAIMENT plus malin que les autres.

    • N’oubliez pas le titre du blog : « Un odieux connard ». Pas la peine d’être très malin pour lire trois mots.

      Oh pardon, je suis cynique.

    • Rien ne vous oblige, vous pouvez préférer « liker » les écrits déplorés dans ces pages puisque leurs critiques en ces lieux ne vous sied pas.
      Après tout, c’est le fait apprécié d’une grande masse d’internautes.
      Faites donc une page facebook d’indignation envers le blog de l’Odieux Connard.
      Au fait, il est où le bouton « j’aime pas » qui permettrait aux autres personnes d’exprimer un avis différent?

      • Ils l’ont pas mis. A quoi bon passer son temps sur un truc si c’est juste pour dire « z’aime paaas… » ? Mieux vaut se dire que tous ceux qui ne likent pas vous haïssent.

        Attention toutefois à la paranoïa.

  39. Cher Odieux, cet article est une blague n’est-ce pas? Un test de l’esprit critique de vos lecteurs, ou un sérieux coup de mou de votre part? Étant donné que vous répondez plus souvent qu’à l’accoutumée aux commentaires, je penche pour la première solution (on se rassure comme on peut).
    Sinon, un article de blog pour râler contre les gens qui râlent sur leurs blogs (une mise en abime de l’absurdité?), le tout ayant pour point de départ un article visant à dénoncer le sexisme dans les jeux vidéo, un sujet hautement prioritaire et pertinent si il en est (un peu comme dénoncer l’influence de l’argent quatari mais seulement quand il s’agit de football, ou les soldats qui portent des masquent de tête de mort à la guerre, ou encore les erreurs de français dans les textes de rap), ça ma laisse vraiment perplexe.
    Heureusement il y avait « jepeuxpasjaipie6 » qui me semble être le seul trait d’esprit de l’article.
    En attendant de vous relire dans un article digne de vous.

  40. A noter que si l’indignation est justifiée, il n’y a qu’un pas de celle-ci à l’action. Par exemple, lors de la campagne sur l’initiative populaire suisse qui a vu près de 70% des votants approuver l’interdiction des parachutes dorés des patrons d’entreprises cotées en bourse, trois blogs (dont le mien, je n’en suis pas peu fier) ont constaté une pratique déloyale dans la campagne du Medef suisse. Nous avons transmis l’info à des journalistes, et le lendemain, elle était reprise sur la radio publique suisse, puis par l’Agence télégraphique suisse, puis par tout le reste des médias.

    S’indigner, c’est bien. Il s’agit juste de ne pas s’indigner dans le vide.

  41. Moi ce que ça m’inspire c’est une image de Reiser – je n’ai pas l’image mais le texte m’est resté :
    « Pensez à ceux qui ont faim !!! »
    « Plus j’y pense, plus j’ai faim… »

  42. Mais c’est exactement ça pour les jeux vidéos ! Nous n’en avons complétement rien à faire des pauvres andouilles indignées de Famille de France qui pleurent dans les jupons du web pour se lamenter du tour de poitrine des héroïnes de jeux vidéos.

    La cible des vendeurs de jeux vidéos c’est les jeunes garçons, ça a été prouvé par A + B que c’est eux qui sont le plus susceptibles d’acheter ce genre de produits, alors comme on sait que les gamers c’qui les intéressent, c’est la baston et les nibards, et ben on leur en donne plein.

    L’équation est simple : plus on met des héroïnes bandantes et plus on a de ventes ! Et donc fric = pognon et pognon = fric !

    Donc qu’une pauvre gourdasse se plaigne du sexisme dans les jeux vidéos… Ca nous fait bien rire ! Oh oh oh !

    • « Pauvres andouilles », « pauvres gourdasse »…

      Je n’ai pas lu cet article-là mais le suivant que Mar_Lard a écrit en réaction aux nombreuses réponses haineuses (de la même trempe que la votre) qu’elle a reçues.

      Le problème n’est pas vraiment que certaines héroïnes soient ainsi, c’est que cette industrie ne propose rien d’autre alors qu’il y a pas mal de joueuses. Vous pensez qu’elles n’existent pas car elles ne se manifestent pas de peur qu’on leur demande de « montrer leurs nibards » et qu’on leur fasse comprendre qu’elles ne sont pas les bienvenues. La preuve, des qu’elles se manifestent, on les traite, ainsi que vous le faisez, de « pauvres gourdasses »…

      Tant mieux si vous êtes à l’aise dans votre slip en jouant à des jeux avec une héroïne qui a des seins plus gros que sa tête mais le problème c’est surtout le rejet que doivent essuyer la plupart des femmes dans ce milieu dès qu’elles se manifestent en tant que telles. Quel rejet ? Me direz-vous… Lisez son second article et vous vous en rendrez bien assez compte. Mais je pense que cela vous est bien égal.

      Ainsi qu’elle le dit, vous n’êtes pas un geek, vous êtes un snob. Seul le snob déteste partager ce qu’il aime et se dit être le seul à aimer « reellement » les jeux vidéos. Le geek, lui, essaie de partager ce qu’il aime sans traiter les autres de « pauvres gourdasses ».

      • Désolé, Sabine K, mais le vrai problème ici n’est pas du tout celui que vous pointez.
        Le problème, dans ce cas précis, ce sont les personnes incapables de repérer le second degrés même quand il est exagéré au possible. Et, sans vouloir vous vexer, ici c’est malheureusement vous.

        LordToms n’est pas un snob, loin de là. Il ne pense probablement pas un mot de ce qu’il a dit. D’ailleurs, son passage « fric = pognon et pognon = fric » est tiré d’un personnage satyrique (j’insiste, c’est un pur rôle de salaud, montré comme tel) du web :

      • « Ce sont les personnes qui… »

        C’est bon, pas la peine d’en rajouter. Je n’ai effectivement pas saisi le second degré mais ça n’était pas si évident que cela dans la mesure où cela exprimait parfaitement l’opinion de certains… Et je ne connais pas l’auteur du commentaire, comme cela semble être votre cas ^^

      • C’était effectivement à prendre au second degrés ! Je fais d’ailleurs partie de la catégorie Gamers et je suis assez intelligent pour ne pas plonger dans ce vieux cliché du geek macho… d’ailleurs c’est complétement infondé… Je trouve cette image dépassée…

        Et puis zen ! Pète un coup ça ira mieux ! Faut se détendre !

  43. Donc, si je vous suis bien OC, vous faites un article sur Internet pour vous indigner contre les gens qui s’indignent sur Internet.
    C’est très méta tout ça.

  44. Si des gens ont ete convaincus par l’article d’OC et qu’ils souhaitent agir, il y a un combat en préparation pour le soutien aux Cannabis Social Club Francais.

    Ca prouve qu’il y a des gens qui ont des couilles meme sur le net.
    Puisque pour soutenir les CSC,n’importe qui peut deja commencer par sortir de l’anonymat en postant une carte verte de soutient sur la page FB de Dominique Broc (leader du mouvement) avec une photo de soi et les mentions « je fume du cannabis depuis… » ou  » Je cultive de cannabis depuis.. »

    Donc la c’est plus juste une petition ou un pouce en l’air,c’est de l’auto dénonciation pour contraindre le gouvernement a dire ou a faire quelque chose a propos du cannabis.
    C’est beau quand meme sachant qu’un citoyen faisant pousser de la beuh chez soi pour sa conso perso risque 10ans de prison et moult dizaines de milliers d euros d amende.

    Malgres le danger de voir debarquer les stups dans sa maison a 7h du matin pour « y couper de soi disantes mauvaises herbes » et bien quelques centaines de couillus ont quand meme poste leur carte verte.

    La suite c’est le 8 avril a Tour, tribunal correctionnel, ca va etre sympa il y aura des CRS imbibes au Ricard qui vont se battrent contre le Peuple de l’herbe.

    Odieux c’est quand que tu vas nous parler du Cannabis en france?

    Pas un seul article a ce propos,c’est bien dommage sachant que la France est le 1er consommateur d’Herbe illegale mais aussi de divers calmants,anxiolytiques,somnifères et autres saloperies chimiques qui enrichissent abondamment les compagnies pharmaceutique (une bien belle bande de gros batards soi dit en passant), mais tout cela n’est encore qu’une histoire de pognon, alors il ne vaut mieux pas en parler, n’est ce pas Mr Odieux Connard ?

  45. Cela me rappelle la fois où, décidant d’utiliser Facebook différemment de mes « amis » et du tout venant, je lancais un appel au boycott bancaire, demandant à chacun de retirer tout son argent de sa banque et de fermer ses comptes, afin de ne pas alimenter le système spéculatif, et de sortir de l’économie vampirique qui nous est imposée.

    Je reçus pas moins de 400 000 likes, environ 20 000 partages, et 4 ou 5000 commentaires plus ou moins positifs. Mais au final, je crois qu’une centaine de personnes à peine a jugé l’idée réellement bonne, et est allé au bout de la démarche.

    Il est vrai que disposer d’une carte de crédit et d’un chéquier présente des avantages, mais on peut très bien vivre sans croyez-moi.

    Et lorsque rejoignant le temps d’un week-end les fameux « Indignés » français sur l’esplanade de la Défense, je proposais de nouveau cette idée (et d’autres, toutes aussi concrètes), les Bisounours et autres pseudo- Anonymous qui représentaient la majorité de cette joyeuse bande de bobos en mal de vivre m’ont répliqué qu’il fallait « des propositions dignes d’intérêt, réalisables, poussant à la prise de conscience tant individuelle que collective »… On voit ce que ça a donné…

    L’indignation est devenue un passe-temps, une mascarade pour se donner bonne conscience. Sauf que la plupart des gens qui se disent révoltés, sont tellement mésinformés, qu’ils s’attachent à des vétilles sociales et économiques sans voir concrètement où le bât blesse. C’est d’une tristesse!

  46. Du coup, je partage ou pas ?

    Non que je ne me pose réellement la question, attendu qu’on est tout deux convaincu que ça ne sert à rien M. Connard Odieux, la vraie prise de conscience est un phénomène qui se limite à l’individu et non aux masses. En revanche, je dois reconnaître mon statut d’indigné web 2.0 pantouflard, car malheureusement (ou heureusement), j’ai autre chose à faire que m’occuper concrètement des maux de ce monde, quand bien même j’y vis. Comme disait Coluche, « la misère du monde n’est pas à dimension humaine », et quand on se rend compte que c’est vrai, on a tendance à croire que les moyens rapides de diffuser l’information constituent un bon moyen d’en faire prendre conscience aux éventuels intéressés… Tu parles.

    La désinformation a envahi la Toile comme tous les autres médias. Et le simple fait qu’on ne puisse pas poker « je n’aime pas » sur un face de bouc ou tout autre réseau social est une manipulation en soi. Oui, s’indigner sur le net, c’est comme pisser dans un violon. Et en avoir bonne conscience, c’est odieusement mensonger. Mais personne n’a les moyens de reprendre les choses en main, de faire d’internet un moyen d’expression d’utilité publique. Il y fleurit trop de critiques, trop de fiel, trop de peur, trop d’angoisse, ou trop d’humeur se moquant de tout ça à la fois, tant et si bien que plus rien n’ayant de sens n’a la moindre chance d’émerger de ce marasme inquiétant d’idioties.

    Pessimiste, moi ? Oui, un peu.

  47. M. Connard, j’aime lire vos pavés jusqu’au bout. Etant producteur moi même en de rares occasions, je considère que c’est une marque de respect que de lire jusqu’au bout un article qui nous intéresse, et ce d’autant plus si on réagit derrière sur ce qui a été dit ! Combien de fois m’est il arrivé, après avoir produit un texte de plusieurs centaines de lignes, que quelqu’un réagisse, en disant quelque chose … qui était présent dans mon texte ! Ou en posant une question à laquelle j’avais répondu !

    J’avoue que ça me donne de fortes envies de consommer du napalm.

    Et bien justement, si vous avez lu l’article en entier, vous voyez qu’à la fin, l’auteur propose … des actions. Certes modestes. Certes, on peut discuter de l’efficacité des actions, de la naïveté etc. …
    Mais la mauvaise foi, c’est drôle que si elle n’est pas trop visible. Sinon c’est juste de l’enfumage. :)

    A part ça, informer, c’est déjà agir. Pas pour un sujet que tout le monde connait (là, l’indignation revient juste à dire « olalah, regardez moi, je suis du coté des gentils ! Aimez moi ! »), mais sur un sujet méconnu, ça permet de commencer à se poser des questions.
    Certes, vous savez moult choses, donc tout ceci vous paraît évident, mais pensez aux pauvres masses laborieuses !

    C’est toujours un plaisir de vous lire quand même :)

  48. Il est certain que cet article a l’air d’une mise en abyme, mais je tiens à rappeler aux lecteurs (dont certains squattent ces pages depuis longtemps) que notre hôte ne « milite » pas uniquement sur le web. Pour la réponse, je vous laisse retrouver sur votre moteur de recherche préféré l’unique interview réalisée par une auteure d’un magazine féminin (absurdité, quand tu nous tiens!).

    Cher Odieux, ai-je mérité mon cigare ?

    Pour faire une analogie, je vais vous décrire une situation que, j’imagine, d’autres auront déjà vécu.
    « Vous êtes dans un transport en commun, une personne allochtone entre et s’installe auprès d’une autre personne. Cette autre personne, par pure bêtise ou mauvaise éducation, commence une tirade sur ces « étrangers » … »
    Vous réagissez comment :
    a) Vous ne dites rien et en rentrant chez vous, vous dites à votre moitié « rha, suis dégouté, y’avait un raciste dans le bus, je les déteste ».
    b) Par une argumentation valable et très courte, vous faites remarquer à la personne qu’elle est, non seulement ignoble, mais incroyablement stupide.

    Pour ma part, je choisis la solution b. J’agis. (Mon argumentation se limite à lui demander où elle va chercher son pain, savoir si elle mange uniquement la cuisine du terroir et de savoir où elle va acheter le paquet de cigarette quand elle en a besoin et que les horaires traditionnels de magasins ne le permettent pas. Généralement, pas besoin d’aller plus loin.)

    De même que partager un article sur fb, avec pour commentaire « C’est honteux! » revient à utiliser la solution a.

    Je serais curieuse de savoir le pourcentage réel de personnes qui ont aimé la page fb de l’Earth Hour du WWF et qui éteindront pour de vrai la lumière, voire qui couperont leur ordinateur pendant une heure ce samedi …

    • Ah la bienséance de se sentir anti-raciste !

      Mais non faites ouvrir les yeux aux xénophobes en leur montrant à quel point nous avons besoins des étrangers pour faire nos basses besognes (sinon plus de kebab, plus de vendeur de cigarette à la sauvette, plus d’épiceries ouvertes le dimanche !)

      Et surtout n’oubliez pas de vous draper de votre mépris pour ces gens qui >pensent< différemment en ne suivant pas la doctrine bisounoursesque que tout le monde doit s'aimer les uns les autres…

      • L’autre jour, dans la rue, j’ai croisé un gars qui parlait de tuer des juifs. Pourquoi ? Parce qu’ils seraient « sournois à l’intérieur, mais les gens se rendent pas compte, faudrait qu’ils ouvrent un peu les yeux, enfin moi je suis paré j’ai mes bouteilles de gaz ».

        Je me suis sentie très peu encline à comprendre sa pensée différente.

      • @intolérance
        Autant je suis bien évidemment d’accord pour dire que je ne voudrais pas fréquenter la personne dont vous parlez, autant je serais intéressé pour savoir ce qui s’est passé dans l’histoire de cette personne pour l’amener à penser ce genre de choses. Peut-être (et c’est fort probable) qu’il est impossible de le faire changer d’avis mais peut-être aussi que l’on glanerait des infos utiles pour faire de la prévention. Et puis c’est toujours intéressant de savoir ce qui meut nos contemporains je trouve.
        Bon ceci dit il faut trouver un volontaire pour parler avec ce genre de personnes, ça ne doit pas être facile…

      • Pour le coup, j’avais un peu trop envie de vomir et du mal à prendre du recul, mais sur le principe je suis d’accord avec vous.

        « Bonjour, vous avez une seconde ? J’aimerais parler du complot juif avec vous. :D »

        La prochaine fois que je rencontre le cas peut-être, avec l’expérience, tout ça…

      • @Intolérance

        Ne pas vouloir comprendre c’est se complaire dans son ignorance, tu as la bienpensance de ton coté, c’est tout ce qui compte après tout, penser comme la majorité…

        Il n’empêche que les racistes, comme les politiciens pourris, comme les intégristes religieux, comme les néo-libéralistes qui exportent ton boulot en chine, ce sont des êtres humains !

        Si tu commences à faire une hiérarchie des êtres humains en fonction de leurs idées tu ne vaux pas mieux que ceux que tu pointes du doigt !

        C’est trop facile de balayer la compréhension en se contentant d’un « ce sont de mauvais êtres humains de toutes façons », les considérer comme des pestiférés pour s’inventer son petit monde où ils n’existent pas c’est beau mais c’est encore plus stupide que les propos nauséabonds…

      • @ Swip : C’est marrant, quand il s’agit d’évoquer de l’anti-racisme ou en tout cas le fait de penser que l’inconnu n’est pas par défaut foncièrement mauvais, on évoque la doctrine du bisounoursisme. Mais, j’accepte le jugement de valeur, aucun soucis. Et, je suis de bonne humeur, je prends même ça pour un compliment.

        J’agis aussi de telle sorte de par mon vécu (grandi dans un quartier multiculturel, e.a.). Et je ne vois pas comment rabattre le caquet de ce genre de personnes en quelques minutes. Mais, au moins, j’agis et je ne me terre pas dans le silence, qui doit être aussi blessant pour les personnes visées par les quolibets que les quolibets eux-mêmes.

        Mais, vous, au fait, vous faites quoi dans ce cas-là?

        @Intolérance et @gokimines : en effet, il est nécessaire de trouver une bonne dose de courage pour pouvoir entendre un tel discours et de vouloir délibérément en savoir plus. Mais, au fond, c’est vrai que connaître les raisons de ce type de pensée par le débat peut amener à trouver les réponses d’une prévention efficace. Mais comme expliqué ci-dessous, mon argumentation se base sur une réponse efficace en un temps record. Je n’ai pas trouvé mieux que de mettre le nez de ces personnes dans leur propre absurdité.

      • Je ne sais pas comment traiter comme un être humain quelqu’un qui a choisi de ne pas traiter comme des êtres humains d’autres êtres humains.

        C’est pour cela que mon pseudonyme est Intolérance, cher Swip.

        Comme disait l’autre, « les gens qui font des catégories de gens appartiennent à la catégorie des imbéciles ».

        Notez que je n’ai pas parlé de gazer cet inconnu. La nausée, ce n’est pas la haine.

  49. Je ne voudrais point paraitre dubitatif cher Connard, mais écrire un article de blog pour critiquer les gens qui passent leurs temps à écrire des articles de blog c’est presque aussi fort que voter UMP pour en finir avec une politique en faveur des riches non?

    Merci d’avance pour lever cette violente contradiction.
    (ce qui ne m’empêche pas d’agréer à votre position, je vais d’ailleurs de ce pas donner l’adresse de SOS papa au Femen et provoquer ainsi une violente réaction d’annihilation !)

  50. L’initiative citoyenne européenne n’est qu’une fumisterie. Elle n’a aucune valeur contraignante. La Commission peut rejeter la requête, pouf, direct à la poubelle, sans même devoir se justifier. C’est un leurre.
    Certes on pourrait peut être en faire quelque chose si beaucoup plus de gens se mobilisaient, mais il faut être naïf pour croire qu’une loi d’importance pourrait être adoptée par ce biais.

    • Autant pour moi, en cas de rejet la Commission « devra clairement s’en expliquer ». Ca nous fait une belle jambe.

    • En fait, c’est la commission européenne qui est une fumisterie. Mais c’est pas contradictoire avec votre propos ^^.

    • Oui trop nul ! J’ai un million d’idées qui pourraient révolutionner le monde, mais je préfère les garder pour moi et m’indigner plutôt que les proposer parce que de toute façon il est possible qu’on ne me lise même pas ! Grrr

      • Très bien, alors allez-y! Lancez-vous, consacrez tout votre temps et votre énergie à ce projet. Nulle doute que la Commission prendra honnêtement en compte votre requête, même si ça va à l’encontre de son dogme néolibéral.
        Critiquer cette entourloupe n’est pas un appel à l’inaction, c’est un appel à la méfiance. Peut être avez vous entendu parler des referendums d’initiative populaire? Un vrai outil démocratique; où une requête soutenue par 1 ou 2% des citoyens déclenche un référendum national, à effet contraignant! Et ce pour proposer ou abroger une loi, révoquer un représentant ou encore amender la constitution.

  51. La pelle et le cigare, tout un programme qui donnerait bien du fil à retordre à un psychanalyste.

    Bon, et sinon elle est où la pétition pour que les jeux de rôle deviennent un sport moins méchant? Y’a des MJ vraiment troooop sadiques. Puisqu’on parle de geeks autant en profiter hein. Et aussi une pétition pour interdire les pétitions, tant qu’à faire.

  52. Deja avant de raler et de se plaindre sur le web il faudrait se bouger le cul dans la rue quand il y en a besoin!
    a bon entendeur…

    • Oui, parce que je suis persuadée que tu connais personnellement OC et que tu peux affirmer qu’il ne bouge jamais son cul dans la rue, pour reprendre tes charmants mots.
      A bon entendeur…

  53. Indigné que je suis !

    De lire qu’il faille pousser le bouton A pour faire bouger les généreux roploplos de Dead or Alive, alors que le seul intérêt du titre est justement de les voir s’agiter sans avoir à toucher la manette ! Très utile pour attraper les kleenex !

    Quant à la gravité virtuelle jonglant entre 0,1g et -0,1g, on peut voir que le méchant industriel mérite amplement son 3ème yacht pour une idée comme celle-là.

  54. La critique est un peu facile aussi. Certes le mot indignation est devenue vide de sens en peu de mois. Mais il en reste de véritables.

    En résumé, c’est une critique de la position de Mar_Lard car elle se « contenterait » de dénoncer et ne se lancerait pas dans la création d’une société de jeu vidéo.

    L’argument est un peu fort.

    Sans compter tous les « geek » débiles qui « s’amusent » maintenant à essayer de lui pourrir la vie.

  55. Bonsoir Monsieur Connard, voilà, je vous écris parce que je vous aime et je veux vous épouser. Je lance tout de suite les invites sur FB pour la cérémonie. Bisou bisou.

    • Demande en mariage, fait.
      Cher Odieux, la prochaine étape est le coup de fil de menaces anonyme. Ensuite on pourra passer à la vente de T-shirt. Je dois avouer que j’ai hâte de voir ça.

  56. The Wire… succès mondiale… mouaif c’est certainement la meilleur série du monde, mais ça m’étonnerait que l’intégralité des saisons est fait plus d’audience qu’un seul épisode de NCIS.
    Dixit David Simon (lors de sa célèbre promo maquillée en masteurlclasseu par le forum des images) : la recette était maigre et c’est surtout les sortie DVD qui ont rapporté un peu d’argent.

    Pas sûr qu’elle est également beaucoup changée les choses : le niveau des séries s’est-il amélioré depuis : non

    Si on devait rester dans le domaine des série, Twin Peaks serait un meilleur exemple, on peut clairement le situé comme le réacteur/catalyseur du bond en avant des séries TV à la fin des années 90 (X-files, Mc Beal, Friends).

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  58. Que vous dire, OC, dans un premier commentaire ?
    Je voudrais vous remercier, mais je crains de passer pour un adepte des gifs de chatons, alors je me contenterai de vous applaudir.
    Parce que – j’en suis sûr -, vous avez ici réussi votre coup le plus brillant. Je ne peux pas imaginer que vous ayez laissé passer toutes les contradictions de cet article, ni que vous vous soyiez laissé aller à des raccourcis polémiques à ce point grossiers. Ce ne peut qu’être volontaire. Et donc génial. Parce que vous vous êtes auto-parodié par cet article, et que c’est une splendide démonstration d’intelligence.
    Si le monde était peuplé d’êtres vous ressemblant, je pourrais ranger ma pelle.

  59. L’utilité de l’article que vous relayez n’est plus à démontrer. Il a fait le tour de la toile grâce à quelques influents 2.0 et a permis aux gens parfaitement imperméables à l’univers des jeux vidéos de prendre conscience du problème. Certes, il ne propose pas de solutions concrètes et abouties, mais il lance des pistes pour une réflexion plus poussée et plus globale.
    Je pense que le Web est une grande force pour les militants présents et futurs. Ils ont la possibilité de militer sur plusieurs fronts, de toucher un plus grand nombre de gens et d’avoir un accès immédiat aux informations au lieu de se faire enfumer la gueule par le camp opposé. Là où, avant, la réussite d’une manifestation dépendait de sa couverture médiatique (et du nombre de personnes qui s’estimaient « prises en otage »), elle dépend aujourd’hui du nombre de relais qu’elle trouvera et donc, parfois, de la qualité de son argumentation.
    Qu’une révolution de ce genre commence (et finisse) sur Internet ne me choque pas. Je vois mal les féministes du jeu vidéo et les glandus machistes défiler à tour de rôle dans la rue, où ils toucheraient un public pas forcément adapté.
    Si votre article pointe du doigt des lacunes dans l’article de Mar_Lard (et je vous en remercie), son article pointe du doigt, et rend visible, un problème peu connu. Et en ce sens, ces deux post sont efficaces et nécessaires.

  60. Pourquoi vous acharnez à poser un regards si néfaste sur le monde ? J’ai l’impression que vous mélanger beaucoup de choses dans cet article. Que considérez vous comme « action » ? Les manif ? Descendre dans la rue en criant ?

    Les péitions en lignes ont de l’effet, le boycott des produits à de l’effet, l’image qu’une marque donne à ses clients a une grande importance pour l’entreprise. (Quelques exemples : Greenpeace empeche Shell de forer en arctique, dissuafe Twix d’utiliser l’huile de palme ou persuade Adidas de changer sa fabriquation de vêtement.)

    De plus, je pense, contrairement à vous que nous sommes dans un processus lent de transformation, où il est bon de s’encourager mutuellement à bouger. Vous avez un regard très suspicieux sur les gens. Pour vous, « tout » les gens qui s’indignent sur le net ne faisaient « rien » en dehors de ça parce qu’il n’y a « aucun » acte concrêt que vous ayez remarqué dans la vraie vie.
    Si vous attendez des mouvements de rue, effectivement, vous allez être déçu. Vous ne pouvez pas attendre des gens qu’ils s’engagent au delà de leur possibilité. Regarder l’évolution de notre société ces 20 dernières années : des poubelles à composte ont fleuri dans les rues, fumer n’est plus aussi cool, même le gouvernement nous parle de fruits et de légumes. Cela aurait parru fou des décénies en arrière.
    Les gens font changer le monde, pas (seulement) par des pétitions en ligne ou des artcile sur le net, mais par leur quotidien : par le fait de moins consommer, de changer leur façon d’acheter, de considérer tel ou tel comportement comme déviant. C’est ça les actions, c’est comme ça que le monde bouge, sans même que l’on s’en rende compte.
    Alors oui, il y a celui qui s’immole par le feu et il y a celui qui grogne quand un pauvre type fait la blage sandwich de « retourne à la cuisine », mais chaqun d’eux fait sa part et contribu à changer la société.

    Je voudrai enfin relever le fait que « si les patrons des boites de jeux font des meufs-à-poil c’est parce que cela fait vendre », c’est faux. C’est parce qu’il PENSENT que c’est ça qui fait vendre. Et ces patrons des boites de cultures (films, jeux, pubs, autres), on pari combien que ce sont des hommes blancs hétérosexuels et de plus de 40 ans ? On pari que ça changera le jour ou il y aura autant de responsables de sexe et d’horizon différent que la société n’en comporte ?
    En attendant, ces gens là vont rejeter la faute sur nous, les consommateurs, à base de « nous vous donnons ce que vous voulez ». C’est profondément faux et injuste.
    Je tiens cette prise de conscience de ce film (je voule conseille) :

    Je n’espère pas vous avoir convaincu, j’espère vous avoir donné de l’espoir et calmé votre mépris : les actions sont là.

    Merci de m’avoir lue.

    • Pas encore vu la vidéo, mais votre propos n’est pas dénué de bon sens.

      Il y a des changements latents dans la société. C’est long et quasi invisible, car les changements sont lents, du coup on voit peut d’évolution, à moins de faire des rétrospectives.

    • En même temps moi j’aime bien voir des meufs à poil quand je joue…
      Et je suis un jeune mâle blanc…

  61. Vous devriez offrir un article féminin plutôt qu’un cigare, cela vous obligerait à tirer une lectrice au hasard.

  62. « Après la philosophie, il faut l’action. » Victor « Gros Pavés » Hugo.

    Et pour agir, rien de tel qu’un bon verre devant son écran préféré. La révolution procrastinatoire n’attends pas !

  63. Je vous prie de m’excuser, mais j’aimerais savoir : l’équivalent de la fameuse touche A sur ps3?
    Avant que les développeurs de DOA ne remplacent Katsumi par Bachelot..

  64. Cet article me rappelle un peu l’histoire du type qui crève de faim et qui d’un coup, voit quelqu’un passer dans la foule qui dit :

    « Cet homme meurt de faim ! Il faut faire quelque chose !

    – Bin partagez votre pain ?

    – AH NON ALORS C’EST LE MIEN ! C’EST A QUELQU’UN D’AUTRE DE LE FAIRE ! »

  65. oh oui, un monde de merde quad un gouvernement, après s’être fait chier dessus par les pigeons de twitter, leur sert la soupe.
    Moi, depuis cet épisode, je chasse le pigeon

  66. Ô, puissant Odieux des profonds abîmes enfouis au fond des tréfonds de l’internet, écoute mon appel!
    Je n’ai pas compris la phrase « par un curieux hasard, souvent les jeux traditionnellement majoritairement aux mâles ». M’enfin, si, je devine le sens, mais c’est dur. Il manque un mot, non? « destinés » ou un truc comme ça?

  67. Au moins l’article a le mérite de reconnaître faire ce qu’il reproche, c’est déjà pas mal…
    Sinon il me semble que dans une société qui se dit « démocratique » on change les choses en devenant une majorité. Donc dénoncer les problèmes, afin que le corps social en prenne conscience, c’est la base du changement par un processus démocratique. Ce serait monter la charrue avant les boeufs que de tenter d’aller plus loin avant d’être majoritaire.
    Mais bon, c’est bien pratique de mettre dans le même panier « Frites Boy » et « Mar_Lard »…

  68. D’une part, les stratégies marketing ne sont pas toujours corrélées à leur rentabilité. Les créateurs de jeux et de campagnes de pub ne sont pas des robots parfaitement rationnels, pas plus que tout autre être humain ; ils ont leurs propres préjugés qui ne sont pas toujours en adéquation avec la réalité. Selon Mar_Lard, 4 joueurs sur dix sont des joueuses ; on pourrait donc supposer que mettre davantage de personages féminins dans les jeux, qui ne viseraient pas seulement l’adolescent boutonneux en rut, pourrait augmenter sa cible et donc ses ventes.
    D’autre part, informer n’est certes pas tout, mais cela peut malgré tout faire bouger quelques lignes. Les marques sont très attentives à leur image, et peuvent parfois céder si la mobilisation est suffisante, quand elles jugent que cela pourrait porter atteinte à leur réputation. D’ailleurs, il y a déjà des femmes qui créent des jeux vidéo en proposant une autre représentation du féminin ; mais cela ne fera pas forcément grande différence au milieu de l’immense majorité des jeux. L’idéal serait donc que les créateurs de jeux prennent conscience du problème et aient la volonté de changer les choses ; mobiliser l’opinion publique me semble être le meilleur moyen d’y parvenir.

  69. >4 joueurs sur dix sont des joueuses ; on pourrait donc supposer que mettre davantage de personages féminins dans les jeux, qui ne viseraient pas seulement l’adolescent boutonneux en rut, pourrait augmenter sa cible et donc ses ventes.

    Bah si il y a deja 4/10 de filles, on peut supposer que l’ideal est 5/10 soit pas grand chose a gagner. Et que visiblement si il y a deja 4/10 de fille, c’est que le modele actuel fonctionne deja pas mal.

    Changer le modele actuel pour un gain hyptothetique et marginal…mouais, on va laisser ca a des studios independants de gonzesse hein…

    On est jamais aussi bien servi que par soi meme. (en plus moi aussi je prends toujours des persos feminins quand je joue, parce qu’etant mal blanc heterosexuel, je prefere regarder un cul de gonzesse quand le jeu est a la 3 eme personne avec camera…) desole hein…(non je deconne, je vois pas pourquoi je devrais en etre desole)

    • Pour ton information, yayright : http://cafaitgenre.org/2012/06/01/genre-et-jeu-video-1-pour-le-plaisir-des-yeux-masculins/

      Il s’agit du premier d’une série de 3 articles, sur le même blog que celui cité dans l’article d’Odieux connard, sur les représentations des personnages dans les jeux vidéos : « Pour le plaisir des yeux masculins », « Les femmes comme récompenses » et « Des muscles et des couilles ». Tu te rendras donc bien compte que, qu’il s’agisse de personnages masculins ou féminins, les personnages que tu joues sont toujours désignés à destination d’un public masculin. Que tu en sois content est une chose : tu en as parfaitement le droit. Mais je suppose que tu comprendras aisément, je pense, qu’il peut être utile, aussi, de permettre aux gens d’en prendre conscience.

  70. Petite réponse sur juste le plus important.

    « Informer, c’est bien : cela peut amener des lignes à bouger, des choses à être prises en compte » -> Oui.
    « mais agir, c’est pas mal non plus » -> Non : informer, c’EST agir. L’un et l’autre ne s’opposent absolument pas.

    « Et s’indigner en ligne, (…) ça n’aide pas vraiment à faire avancer le fond de l’affaire. » -> Faux, encore. Informer, montrer, permettre de comprendre et de remarquer ce que l’on ne voit même plus à force de nager dedans, c’est la première étape de toute action. C’est même l’étape la plus importante.

    Il y a actuellement (et ça ne va non pas vers la régression mais vers l’aggravation, ces dernières années) un problème de sexisme auquel beaucoup de personnes, hommes comme femmes, sont tellement habitués qu’ils ne s’en rendent même pas compte, qu’ils ne s’en offusquent pas, qu’ils ne pensent pas à réagir, qu’ils ont admis comme la norme. Donc, oui, il faut déjà commencer par leur permettre de s’en rendre compte. Ce n’est pas pour rien que les féministes sont aujourd’hui vues comme des hystériques gueulant pour tout et n’importe quoi : parce que la plupart des gens ne comprennent pas, justement, de quoi elles parlent, parce qu’ils sont tellement noyés dans ce qui est devenu, à force, une norme, qu’ils ne le voient pas. Alors, il faut avant tout leur permettre de le voir. C’est agir. Et bien évidemment que, oui, la prise de conscience est une étape indispensable à toute progression.

    « Monter sa boîte et montrer que l’on peut faire des jeux vidéos autrement ? Faire des projets dans le monde réel ? Lutter sur le même terrain ? » -> Déjà fait, par de nombreuses femmes, bien évidemment. Et tu ne vois pas le résultat ? Un exemple, tiens : regarde les 3 premières minutes de la fameuse vidéo d’Anita Sarkeesian (la fameuse qui lui a valu des réactions d’une violence incroyable, dont parle Marlard dans son article) : http://www.feministfrequency.com/2013/03/damsel-in-distress-part-1/, juste les 3 premières minutes, c’est rapide. Tu verras ce que l’industrie des jeux vidéos a fait de l’un de ces fameux jeux vidéos fait autrement. Ou, si tu ne veux pas le regarder, c’est facile : le personnage principal, qui était un personnage feminin, a été remplacé par un homme et ce même personnage féminin est devenu une « demoiselle en détresse » que le personnage masculin devait sauver. Super…

    Donc oui, il faut aussi dénoncer, montrer, expliquer, informer.

    Que tu sois blasé par le militantisme 2.0, comme tu le dis, consistant à cliquer sur un « j’aime » pour se donner bonne conscience est une chose. Mais tu t’es clairement trompé de cible, pour illustrer ce problème.

      • désolé de vous décevoir mais vous ne comprenez strictement rien au propos de l’OC, pourquoi le lire dans ce cas là, à part s’indigner peut ètre?
        pour etre clair informer c’est bien, mais ce n’est qu’un moyen pas une fin.
        certains l’oublient facilement et des gens s’en servent contre eux, suscitant une colère disproportionner en comparaison du problème
        evoqué pour arriver à leur propre fin.
        voila pourquoi méme si l’article de la « geekette feministe » soulève des problèmes meritant reflexion, son manque de sang froid et sa mauvaise foi en font un article trés mauvais au final.
        En toute amitié cela dit.

      • Merci à toi :) .

        Et pour Coco l’asticot « informer c’est bien, mais ce n’est qu’un moyen pas une fin. » -> Oui. Comme je le disais, informer est une étape. Sauf que ni toi ni l’OC ne semblez comprendre en quoi elle est essentielle pour toute action. Je trouve ça assez surprenant, en fait. Je pense bien à des exemples, mais ça me parait tellement évident que j’aurais peur de paraître insultante en partant dans de telles explications. Je suppose donc que, malgré ton message, tu le sais tout de même toi-même.

        Pour ma part, quelque chose me trouble profondément par rapport aux réactions à cet article. Les faits évoqués dans cet article sont non seulement choquants mais, de plus, d’une extrémité et d’une ampleur, jusque dans le fait que ce soit à ce point entré dans les mœurs, dans certains milieux, que plus personne ne songe à remettre en question ce qu’il se passe ou à défendre les personnes en étant victime. Comment est-ce possible, alors, que les réactions à cet article que l’on observe dans le milieu dont parle Marlard soient plus souvent une réaction épidermique à sa manière de présenter les faits qu’une réaction de révolte par rapport aux faits eux-mêmes qu’elle dénonce ? Si ce n’est de confirmer peut-être, que, oui, ce qu’elle dit est vrai, puisque les membres de ce milieu s’offusquent bien plus de bêtises comme la manière dont ils perçoivent son ton que des faits hautement choquants et, pour certains, condamnables par la loi qu’elle dénonce.

        Drôle de sens des priorités, en tout cas…

      • je n’ai jamais dit qu’informer était une étape mais un moyen pas une fin, mais ne vous inquiétez pas, vous n’etes pas la seule à ne voir que ce que vous voulez voir, mais c’est vrai qu’il est plus facile de nier les réalités que de les comprendre, cela permet de hair avec la conscience tranquille.

      • Coco, je ne comprends décidément pas ce que tu racontes ou ce que tu as dans la tête. S’il faut vraiment y aller de l’exemple pour montrer à quel point les phrases que j’ai pointées dans mon commentaire initial, soit « Informer, c’est bien mais agir, c’est pas mal non plus » et « s’indigner en ligne, ça n’aide pas vraiment à faire avancer le fond de l’affaire » sont inadaptées, je te renvoie aux associations humanitaires comme reporters sans frontières ou à tous les activistes du net des pays dictatoriaux et notamment tous ceux qui ont participé au printemps arabe par leur action en tant qu’information et indignation en ligne. J’imagine que tu pourras comprendre en quoi aller leur dire « oui oui, les petits gars/les petites donzelles, c’est bien ce que ce vous faîtes, informer, là, mais bon, ‘faudrait peut-être voir à agir, aussi » est une aberration.

        Je ne vois pas où est-ce que tu vois une négation des réalités. Et surement pas où est-ce tu vois de la haine. Ça, c’est fort. J’ai cru, suite à ta réaction à mon post initial, pouvoir te répondre en ayant une discussion parfaitement normale avec toi, mais bon… Si dire « je ne suis pas d’accord avec tel propos » est pour toi une négation de la réalité et de la haine, cette discussion normale que je croyais avoir avec toi ne me semble effectivement pas possible.

        Je t’invite toutefois, peut-être pas tout de suite mais plus tard, après un certain temps, une fois que les choses seront peut-être reposées pour toi, à relire les interventions autant de ma part que de Marlard, puisque tu as réagi apparemment de la même manière par rapport au blog de Marlard que tu as perçu comme un manque de sang froid et une mauvaise foi que pour ma propre intervention, que tu as perçue comme une négation des réalités et de la haine, et à t’interroger sur la façon dont tu imagines le ton et les intentions de certaines interventions sur internet.

        Bonne journée :) (avec un smiley pour ne pas te laisser imaginer, cette fois encore, que je te parle avec un ton haineux ou je ne sais quoi d’autre ;) ).

      • Juste un petit message, Kumfu, pour dire à quel point je suis d’accord avec toi!
        Coco, tu manie avec beaucoup moins de brio la mauvaise foi que le patron d’icelieu. D’autant plus paradoxal que « mais c’est vrai qu’il est plus facile de nier les réalités que de les comprendre, cela permet de hair avec la conscience tranquille » est précisément ce que tu fais… Ah non pardon, tu ne « hais » pas, tu « méprise » Kumfu, ce qui est bien suffisant, alors qu’elle argumente de manière pertinente.
        Mais surtout, bravo à toi de faire avancer le débat de manière si constructive, hein -.-‘ … c’est vrai que dire quelque chose du genre « de toute façon vous êtes que des haters de merde qui veulent voir que ce qu’ils veulent » c’est une réponse opposable dans tous les débats pour les tuer avec facilité.

        Maintenant, Kumfu, ne peut-on pas argumenter le fait qu’informer n’est pas assez? Que, par exemple, photographier ou filmer des scènes choquantes sans intervenir (ce qui arrive énormément) permet certes de dénoncer une situation intolérable, mais que ça suffit pas et qu’il aurait fallu agir?
        Je reste dans le cadre de la théorie pour faire avancer le débat : mais sur ce sujet en question, les « actions concrètes » sont moins importantes que l’information qui elle, mènera à un changement d’esprit. Parce que ce sur quoi cet article agit (et ce de manière active, n’en déplaise à la mauvaise rhétorique de Coco) c’est sur les mentalités. Une prise de conscience. Le genre de celle qui n’est accessible que par l’information, justement. C’est le travail du texte sur le lecteur.

      • Merci beaucoup, Evo :) .

        Je te réponds juste sur la grande question, plus théorique, comme tu le dis, des fameuses photographies devant lesquelles on se demande pourquoi le reporter n’a pas agi, puisqu’on est parfaitement d’accord sur le sujet précis de l’article de Marlard, sinon. Et, pour m’y être intéressée, déjà, j’ai remarqué que tous les photographes confrontés à ce type de remarques expliquaient toujours que, dans ces cas précis, ils ne pouvaient pas agir autrement : journalistes seuls autorisés par l’armée d’un pays à assister à une scène d’exécution, mais seuls entourés de cette armée, témoins de catastrophes mais bien trop éloignés pour pouvoir agir physiquement, etc. Et puis je crois que ça doit aussi être un réflexe, pour eux : ils voient, ils prennent conscience (ou ils ont déjà conscience en entrant dans les lieux) qu’ils ne peuvent pas empêcher ce qui est en train de se passer, ils agissent selon leurs moyens de l’instant, soit en prenant une photo. L’auteur de la photo qui a fait tant parler dernièrement sur l’homme étant descendu sur les rails du métro pour se suicider s’en était d’ailleurs expliqué. J’ai recherché sur le net et j’ai trouvé son témoignage ici, si ça t’intéresse (en anglais) : http://www.nypost.com/p/news/local/anguished_fotog_critics_are_unfair_s4bWwIXfZlBR6wi2tQALyH

      • je manque certainement de tact et de talent, néanmoins je voulais simplement dire que les feministes ont tendance à oublier que les hommes et les femmes ont en général des envies differentes, l’industrie se chargeant de leur vendre ce qu’ils veulent ne l’oublions pas.
        la vrai question est comment endiguer certaine derive soulevée dans l’article et cela parait helas impossible.

      • Merci pour ta dernière réponse, Coco : c’est plus agréable de discuter ainsi :) .

        Pour le « que faire ? », Marlard propose quelques pistes en conclusion de son article, et je pense toujours, comme pas mal de monde, qu’informer et aider à la prise de conscience de ce que, sinon, on ne remarque pas forcément, qu’il s’agisse d’hommes et de femmes, est très utile. Quant au fait que les hommes et les femmes ont en général des envies différentes, oui et non. Moi-même, qui ai été une grande joueuse de jeux vidéos, ça ne m’a jamais dérangée de jouer avec de jolies donzelles en partie dénudées, que j’apprécie aussi de regarder, même si certains excès me font aussi lever les yeux au ciel. Mon mec apprécie également de jouer avec de jolis personnages féminins mais clairement pas la façon dont l’industrie du jeux a tendance à le considérer comme une bite sur pattes à qui il suffit de servir 2-3 nénettes à poil pour l’appâter et j’ai vu bon nombre d’hommes poster à la suite de l’article de Marlard pour dire « merci » et je les comprends ! Un tel sexisme est réducteur pour les hommes comme pour les femmes.

        Enfin, j’ai regardé la première vidéo d’Anita Sarkeesian, mise en lien dans mon premier message, et elle l’explique bien mieux que moi, mais on peut continuer à apprécier quelque chose tout en restant critique. Je vais la citer parce qu’elle s’exprime extrêmement bien et devrait être une référence par rapport à toutes les critiques qu’on voit régulièrement comme quoi féministe = agressive tant elle s’exprime de manière posée et douce, ce qui est peut-être d’autant plus visible que c’est une vidéo et qu’on a donc son ton et son expression, ce dont n’a pas pu bénéficier Marlard dans son article :

        En intro de la vidéo :

        « Rappelez-vous qu’il est possible, voire nécessaire, à la fois d’apprécier les médias comme divertissement tout en restant critique à l’égard de leurs aspects plus problématiques et pernicieux. »

        Et à la toute fin :

        « Je ne dis pas que tous les jeux utilisant la figure de la demoiselle en détresse comme procédés narratifs sont foncièrement sexistes ou complètement nuls. Mais il est indéniable que la culture populaire a une grande influence sur nos vies et cette figure récurrente encourage la normalisation d’attitudes malsaines, condescendantes et paternalistes envers les femmes. J’ai joué à des jeux Nintendo durant toute mon enfance. J’ai été une fan de Mario et Zelda presque toute ma vie et j’aurais toujours une affection particulière pour ces personnages comme beaucoup de vous j’en suis sure. Mais il est malgré tout important de rester critique sur les aspects plus problématiques surtout maintenant que ces franchises sont plus populaires que jamais et que leurs personnages sont des icônes mondialement connues.  »

        C’est intéressant, comme réflexion, c’est fin, c’est calme, c’est posé, il n’y a pas l’ombre de cette haine que tu crains, et voir cette vidéo m’a provoqué un énorme respect pour cette femme qui a continué à faire le documentaire qu’elle avait prévu malgré toutes les agressions qu’elle a subi à ce sujet, sans pour autant le faire apparaitre ou devenir vindicative le moindre instant à ce sujet. Chapeau bas.

      • Même si, de façon tout à fait personnelle, Anita Sarkeesian m’énerve (mais probablement parce qu’elle me rappelle quelqu’un à la voix criarde) j’aime beaucoup sa démarche qui explique les choses simplement. Et je l’encourage à aller de plus en plus en profondeur. D’ailleurs, presque paradoxalement, je lui suis reconnaissante de sa volonté de faire des vidéos sur les JV, ce qui lui a valu tant d’insultes précisément. Même si je la plains de s’être pris ça gratuitement en pleine face, c’est un formidable révélateur du problème en place : ceux qui refuse catégoriquement que ça change, pour une vaste série de pseudo bonnes raisons*, et ceux qui sont près à lui envoyer 10x la somme demandée initialement en vif soutient.

        *les pseudo bonnes raisons :
        – le JV est un milieu incroyablement attaqué par les médias bien-pensants, de manière souvent gratuite, de la sorte qui rappelle les attaques du roman au XVème siècle (que j’étudie en détail), le cinéma à ses débuts, ou la littérature dite « de jeunesse » globalement. Et de nombreux arguments ne sont pas recevables. Pour autant, ce n’est pas un genre parfait, et il n’y a rien de mal à vouloir l’améliorer
        – le « mais c’est ça qui fait vendre, sinon on achète pas » : eh bien non. Indépendamment de tout ce que vous puissiez penser d’un jeu aux chiffres de ventes impressionnants par ailleurs (trop linéaire etc), le jeu FF XIII présente pourtant un modèle féminin formidable qui pour une fois ne dégrade pas la condition féminine en personnage principal : c’est Lightning. Mais n’importe qui est d’accord pour dire que le personnage féminin second (j’ai nommé Vanille) est la tête à claque la plus horripilante qui soit, et ce constat est partagé par hommes et femmes. Pourquoi avoir éprouvé le besoin de le mettre? Qui a envie de se reconnaitre dedans, ou d’assimiler qui que ce soit à elle? Les vêtements des deux personnages témoignent de cette dichotomie.
        Plus globalement :  » l’industrie se chargeant de leur vendre ce qu’ils veulent ne l’oublions pas », dit Coco : mais comme l’a souligné jesaisplusqui plus haut, les gens qui sont prêts à donner (non pas acheter, mais donner bénévolement) $500 000 (je crois) à Anita Sarkeesian sont un public à conquérir.
        Et oui, le sexisme rampant (ou dévoilé) est un « turn-off », c’est-à-dire dégoute purement et simplement, tout un public très vendeur. Le problème principal est que ceux qui font les jeux ont pas encore compris ça, mais c’est le but de la démarche de Mar_Lar : on est prêt(es?) à payer pour des jeux qui présentent une image correcte de la femme! Quand je dis qu’ils dégoutent un large public : personnellement, je ne m’aventure plus sur les MMORPG parce que le harcèlement gratuit, je le subit déjà dans la rue, je vois pas pourquoi je me l’infligerait dans mes moments de détente. Je n’ai pas non plus envie de me faire passer pour un mec, comme si « pour vivre heureuse vivons cachées ». Donc mon fric (mais celui de centaines de millier de joueuses aussi) ne va pas là-dedans. Et on se rabat sur des zelda ou des FF, ce pour quoi on reçoit des remarques ironiques : mais inconsciemment ce sont des jeux qu’on accepte mieux.
        – « nous les mecs on état là avant et on a envie de voir ça » : sauf que… non. La majorité des mecs, si ils ne sont pas contre un personnage exagérément sexualisé de temps en temps, ne jouent généralement pas aux jeux vidéos pour se branler. Et les montrer comme des bites sur pates qui, sous prétextes qu’il y a des culs et des nichons, vont lancer leur argent sur les vendeurs, les yeux injectés de sang et la bave aux lèvres… Vraiment? C’est pourtant ce qu’on suppose… Un personnage féminin courageux, sympathique, et normalement habillé, séduisant-mais-pas-sexualisé, aurait l’avantage de plaire à tout le monde. OUAAH, incroyable!
        – etc etc…

        Je tiens à préciser que sur internet (oui, oui, la lie du peuple, l’horreur de l’humanité, je sais, mais un formidable révélateur de ce que les gens pensent vraiment), une photo de fille « mignonne » sera souvent source de brimades. Il y a une réalité pour moi : à force d’être biberonnés aux images fausses et déformées de la fémininité, surtout celle qui s’offre en gémissant aux mains lubriques des hommes, les mecs finissent sacrément déformés. Une fille normale sera insultée, là où ces mêmes personnes qui injurient donneraient souvent beaucoup pour ne serait-ce que parler à ce genre de femmes en vrai… Je dis pas que c’est une constante, mais pour l’avoir constaté sur les réseaux sociaux, faut pas chercher beaucoup plus loin pour trouver pire.

        Personnellement, j’ai longtemps souffert (oui, souffert, j’ai enfin mis le doigt sur quelque chose qui me mettait en non-adéquation avec la société) de cette espèce de dichotomie stupide : l’homme est fort, la femme est faible. Dit en ces termes simples, ça parait « ridicule, mais non, c’est pas ce qu’ils font… » mais c’est comme ça que je l’ai vécu. Et je ne suis pas la seule. Mais le changement fut tardif dans ma vie parce qu’un modèle correct n’existe réellement, n’est démocratisé, que depuis 10 ans.
        Aujourd’hui, les petites filles grandissent avec Fiona de Shreck qui tape les voleurs, Raiponce qui, quoiqu’effarouchée ne joue pas la prude, et surtout la fille dans Rebelle qui, même si on doit nous rabattre les oreilles une nouvelle fois de combien elle doit jouer la jolie princesse, est au moins un personnage balèse. Moi? J’avais Belle, Aurore et Ariel. Dans mes jeux d’enfants, j’étais donc le chevalier/soldat/etc, faute d’un meilleur modèle. Je me suis donc longtemps visualisée de manière délibérément androgyne, étant enfant, et quoique n’étant pas la charmante blondinette faisant fondre les coeurs, on l’acceptait. Plus à l’adolescence.
        Finalement, il a fallu le modèle très caricatural de la femme fatale, ou plutôt de l’action girl, souvent largement sexualisée quand même, pour que je m’y retrouve. Ainsi, les Lara Croft, Sélène d’Underworld, ou Lulu de FFX sont certes érotisés d’une manière que la plupart des jeunes femmes auront du mal à concevoir sur elles, mais au moins c’était des personnages féminins forts, responsables et surtout autonomes. Il a fallu encore attendre pour avoir une Princesse Zelda des jeux plus récents, Miho de Sin City, ou Lightning de FF XIII, c’est-à-dire des personnages féminins pour lesquels la dimension combative prend le pas sur l’objectivation sexuelle. Mais ils en côtoient d’autres dont la nunucherie, l’inutilité et la faiblesse compense largement…. J’attends le jour où on présentera un personnage féminin balèze mais moche, tel que le décrit le grand ASP Explorer dans ses parodies qui ont l’avantage de taper plus près de la réalité que beaucoup de jeux. Mention spéciale cependant à Baldur’s Gate, jeu incroyable qui a à peine vieilli et qui permettait de créer son propre personnage, masculin ou féminin, avec sa propre classe etc… qui permettait enfin de se créer un personnage féminin réellement et totalement considéré à l’égal de l’homme (puisqu’on réécrivait pas tout le jeu pour l’un ou l’autre).

        C’est encore un équilibre qui doit être trouvé dans de nombreux jeux, et dans la culture populaire généralement. Mais ça vient, n’en déplaise aux haters, et ce grâce aux « féminazies » et aux « hystériques » qui refusent très fortement ce modèle.

        Voila pour mon pavé, qui balance mon avis personnel, mais qui digresse un peu du sujet principal de Mar_Lar (même si son article mentionne ce problème, c’est surtout le sexisme « tout court » qui existe).

        Pour finir, Coco, une simple remarque : « l’industrie se chargeant de leur vendre ce qu’ils veulent ne l’oublions pas. » => ET SI on essayait, au lieu de dire que c’est pas possible? Tu sais, juste pour voir? Je cite FF XII, mais t’en fais pas, tous mes potes (masculins, il se trouve) ont su que je trouvais Light géniale et ils étaient d’accord avec moi : enfin un perso féminin digne de ce nom.
        Mais avant que ça leur entre dans la tête, aux patrons de l’industrie qui font les suites des suites des suites, et qui globalement prennent pas de risques (un des défaut de l’industrie du JV depuis 2008 à peu près), il faut justement informer.
        Etant bien entendu qu’informer, comme le dit Kumfu, ce n’est pas juste poster un message mais faire tourner, et c’est une action en soi. (Je suis d’ailleurs d’accord avec toi Kumfu sur l’histoire des photographes, même si pour le lien en question, on peut lui reprocher non pas de prendre les photos, puisqu’il argumente que ça a un sens, mais de l’avoir publié. Et ça il s’en justifie pas vraiment…)

      • une fois de plus considéré ceci:
        -ce n’est pas moi qui ne vous comprend pas mais vous qui n’essayez pas de me comprendre!!!!!!! (je n’ai d’ailleurs nul besoin de lire vos reponses dans leur entier pour comprendre le BUT de votre propos ci ce n’est pour constater l’empleur de votre erreur)
        -je comprend que contrairement au grand nom du feminisme vous ne me fassiez pas confiance mais svp essayez de faire preuve d’intelligence
        -comme dernier argument noté simplement la disproportion de la taille de nos reponses respectives et opposer cela à leur pertinence,
        tirez en ensuite une CONCLUSION
        enfin si vous ne voyez tjrs pas où je veux en venir, inutile d’essayer de me repondre car contrairement à vous j’accepte la réalité telle qu’elle est.

    • cher evo et dans une moindre mesure kumfu, une fois de plus vos reponses me semblent prouver que j’ai raison, tout comme l’auteur.e vous decrivez des faits dans le seul but d’appuyer vos pensées au lieu d’en tirer des conclusions réalistes (ce qui me semblait presque pathologique dans son cas).
      cepandant considéré simplement que s’adapter au réalité et non pas l’inverse est la base de l’intelligence.
      parfois il peut ètre necessaire de cesser de se preoccuper de ce que pense les autres, et de commencer à se demander ce que l’on pense nous, et si cela est cohérent.
      cordialement

      • Pour Coco : Hein ? Bon ben, j’ai cru que ce serait possible, mais j’ai vraiment beaucoup de mal à te suivre. Déjà, pour commencer, tu ne fais ni l’effort d’écrire des phrases de manière à être correctement compris (« s’adapter au réalité et non pas l’inverse »…) ni celui de développer tes opinions. Je suis profondément désolée mais je ne me sens pas l’envie d’essayer cette fois encore de comprendre ce que tu as dans la tête, ainsi que de t’expliquer des choses qui me semblent pourtant très évidentes.
        Ne le prends pas mal : je n’ai posté ici que pour envoyer un commentaire à OC, pas pour débattre avec quelqu’un ne faisant absolument pas l’effort d’être compréhensible et pas plus de développer son propos. Ceci-dit sans animosité aucune, bien sûr : c’est juste pour t’expliquer.
        Cordialement également. Et bonne journée :) .

        Pour Evo : Encore une fois, je suis tout à fait d’accord avec toi et j’adhère totalement à ton développement ^^.

      • Cher Coco, je te renvoie la balle : visiblement, tu ne vois pas ce que nous voyons.
        « vous decrivez des faits dans le seul but d’appuyer vos pensées au lieu d’en tirer des conclusions réalistes » -> oui, ça ne me semble pas une démarche illogique. A moins qu’on soit censée parler de manière purement théorique? Quand les faits appuient notre argumentation, ça en fait des exemples. Pas des preuves, mais des exemples. Toi, par contre, tu n’en proposes aucun.

        Si ce que tu cherches à dire (parce que ce n’est pas clair du tout) est : « vous utilisez des faits mineurs et faisant partis de l’exceptions, pour les ériger en vérité générale et ainsi appuyer votre propos » (tu vois? Pas la même manière d’exprimer une idée du tout), alors c’est là qu’on peut avoir une discussion avancée.
        Là, je te réponds plusieurs choses
        – je pense que les milliers de réactions violentes qu’on recut Mar_Lar, Anita S, ou d’autres sont la preuve que le problème est réel, et qu’il n’est pas mineurs. Si sur la masse des gamers ce ne sont que 10% qui parlent, c’est quand même 10% de trop… Et le silence des autres est également problématique
        – si tu ne vois pas en quoi il y a un problème, en quoi c’est discriminant : faut peut-être ouvrir les yeux?
        – mais c’est un problème que je rencontre souvent avec mes amis de sexe masculin quand je parle des « agressions quotidiennes » auxquelles j’ai droit quand je sors dans la rue, du type « vas-y t’es chaude! Montre moi ta chatte! Aooouh! Salut t’es libre ce soir? » en plus des mains aux fesses. Ils ne le voit pas. C’est très simple! La plupart du temp, la raison pour cela est que les agresseurs n’agissent pas en présence d’autres mecs. Mais à un fameux nouvel an où nous marchions en groupe, les filles d’un côté, et que les mecs bourrés s’étaient mis en tête d’agripper les fesses de toutes les filles qui sont passé, il a fallu en venir aux mains avant que nos compagnons ouvrent les yeux. Et une fois ouverts, qu’est-ce qu’ils ont vu! Mon copain a passé beaucoup de temps à se tenir devant moi, un ami derrière, pour éviter ça. Ce qu’il faut en déduire est qu’on ne prette pas attention à ce qui ne nous affecte pas. L’intérêt est d’ouvrir les yeux à ces personnes là, et c’est la démarche de Mar_Lar de manière virtuelle, et d’autres.
        Mais bien sûr, ce n’est peut-être pas ce que tu as voulu dire…. dans ce cas, je t’en prie, exprime toi. Clairement.

      • ma réponse à vos propos se trouve juste au dessus mauvaise manipulation dsl ^^

      • Je te répond ici par soucis de clarté : mais je comprend pas ce que tu veux dire. C’est bien de rester dans le théorique, mais pour le coup c’est ça qui pose problème.

        En un mot :
        Toi : « vous comprenez pas! »
        Moi : « on comprend pas QUOI? »

      • Pour finir :
        « inutile d’essayer de me repondre car contrairement à vous j’accepte la réalité telle qu’elle est. »
        (tu vois? Moi je te cite et j’essaye de répondre concrètement à ce que tu dis)

        L’intérêt ici comme partout est justement de changer la réalité. C’est bien de rester au niveau passif, « c’st comme ça et pis c’est tout ». Moi je préfère changer le monde à mon échelle pour qu’il me soit plus facile à vivre. Si notre opposition se situe à ce niveau, alors on a plus rien à ce dire. Restes dans le mode passif de celui qui pense mieux comprendre la vie que les autres quand il fait rien. Pour les autres, et comme Odieux Connard soulignait précisément par cet article : l’intérêt, c’est agir.

        Bonne soirée

      • je vous avais prevenu qu’il était inutile de me repondre, mais je veux bien faire un dernier effort:
        -comprendre ne signifie pas citer quelqu’un
        -agir c’est bien, mais il faudrait peut ètre penser au consequence, c’est le role des leader.
        choisisser le votre et assumé.

        voilà etre plus clair necessiterai de taper la ou sa fait mal, mais je n’ai aucun interet a faire cela avec vous.
        je ne peux que vous inciter à reflechir à ce que vous dites, et à en tirer les conclusions.

        cependant ce débat était trés plaisant, ce qui est le cas de tout débat sensé.
        bonne soirée.

  71. J’aimerais sincèrement me désabonner mais je n’y arrive pas. J’ai beau tenter de vous effacer de ma liste, vous apparaissez toujours. Le cauchemar!
    J’ai de bonnes raisons pour cela, je vous assure; abonnée par hasard pour vos spoilers de films, je ne vous trouve finalement pas très drôle et pas très pertinent dans votre mauvaise foi.
    Et depuis ces articles sur l’indignation (vous faites aussi ce que vous dénoncez et je pense que vous n’avez pas bien suivi le parcours et les suites-voulues-de l’article de « mar-lard » qui se bouge et quitte régulièrement sa place derrière son écran. En plus osez associer cet article aux nombres de « like » sur « facebook » pour obtenir un chien ou pour obtenir l’approbation d’un max de gens suite à un énième coup de gueule, Cplètement à côté de la plaque ce OC) et sur l’analyse du Fameux Roi Lion, SOS, SOS. Merde vs êtes adulés par certains en plus (ce n’est jamais bon)…
    Sur ce, j’espère arriver à vous effacer bientôt.
    Bonne continuation…

  72. Je propose à l’odieux connard de se renseigner avant de raconter des bêtises. The Wire n’a absolument pas fonctionné à sa sortie. Ce n’est que quelques années plus tard que la série a commencé a apporter une renommée critique à David Simmon. Mais pas de succès public, pas du tout.

  73. L’Humain est une bêbête intéressante… La gentillesse, il aime bien mais s’en contente : bref, il stagne et gauge… Les punitions, il s’insurge et n’en apprend pas (la faute peut-être à la punition défouloir…). L’enseignement, il lui faut un grand coup de pied au c.. pour comprendre le principe d’incarnation. J’en oublie ? Ah oui, il a même réussi à gober que l’amour était un péché, sauf quand ça permet de s’incliner devant un principe qu’il n’a jamais vu ou touché (amen…). Et la méchanceté, bien sûr… là, enfin… il se rebelle et par effet miroir, révèle quelques petites pépites bien cachées.

    Heureusement, certains ont compris qu’en mélangeant un zeste de sadisme/ironie, d’intelli-gence, de bienveillance, de manipulation éclairée, de théorie pratique (oui, je sais…), assai-sonné d’une bonne vision d’ensemble des possibilités de ses victimes et de la nécessité d’éveiller certains désirs en eux… il était possible (éventuellement) d’en faire quelque chose. Reste à leur faire comprendre qu’ils peuvent aussi faire quelque chose d’eux-mêmes, parce qu’à être bêêêtement utilisés, n’en ont-ils pas marre ?

    Alors, odieux connard ? J’en doute fort…

    Mais je n’irai pas non plus jusqu’à dire philanthrope ^-^

    I

  74. J’ai lu l’article de Mar-Lard, que j’ai trouvé très intéressant, elle a clairement mit le doigt sur quelque chose. Puis avec tout le boucan que ça a fait, j’ai vu le nom de l’Odieux connard apparaître dans certains commentaires suite à de nombreux débats en ligne, je me suis dis « Tiens, je pensais bien qu’il allait réagir ! » Mais après, dans ces mêmes commentaires, beaucoup … bin, s’indignaient justement, de ses propos. Chose que je n’ai pas très bien compris … Puisque j’ai toujours apprécié ses articles cyniques, notamment sur le féminisme, que je trouve plutôt lucides. (même si le ton « agressif » peut gêner, je trouve que c’est bien écrit.) Je suis donc venu jeter un oeil à sa réponse. Et … Bah il est bien cet article ! Tout le monde le sort de son contexte ou quoi ?! Je ne dis pas que je suis une spécialiste de la cause féministe, y’a sûrement des trucs qui m’échappent, mais là il donne RAISON à Mar-Lard ! (Pour une fois en plus …) Il ne fait que donner suite à l’action. Enfin, c’est comme ça que le comprends. Pourquoi tout le monde s’acharne à dire qu’il a rien compris à l’article en question alors qu’il ne le critique PAS ? Je cite :

    « Dedans, l’auteur s’indigne – à raison – sur le fait que dans quantité de jeux, les héroïnes sont habillées en puputes/nonnes-puputes/puputes-rabouines (oui, on peut biclasser) avec un soutien-gorge avoisinant le 95K[…] »

    « à raison » … Je ne rêve pas ! Cet article a été très mal interprété selon moi. Critiquer l’aspect « révolte 2.0 » est un point de vue qui se défend, on est d’accord ou pas, certes. (Pour ma part, je pense qu’il est dans le vrai mais partager l’info ne peut pas faire de mal non plus.) mais de là à dire qu’il a rien capté au sujet polémique … Je n’ai pas l’impression pourtant, d’autant que c’est pas le sujet de son article. Le mieux, c’est de lire les deux et se faire son opinion. J’étais légèrement agacée de voir les gens cracher sur un blog que j’aime bien pour quelque chose qui me semblait pas du tout « du genre de la maison ». Bah oui, là du coup je comprend mieux.

    Enfin ! Après il y a des gens qui aiment pas, je comprends ! Chacun son truc. Moi j’aime bien.

  75. Indignons nous:
    Plus de 25.000 personnes meurent de faim par jours et plus de 7.000 de soif.
    Chaque année dans ce bon pays des droits de l’Homme (et de la collaboration) c’est 72.000 victimes du tabac, 50.000 de l’alcool et « juste » 3.000 sur la route.
    C’est vrai que le sexisme dans les jeux est un sujet important (on a pas le même dans les films avec des femmes servant de faire-valoir hyper sexualisés ?) qui mérite toute l’attention des médias.
    On s’indigne plus du pauvre petit kikinou abandonné ou du con de panda (mais tellement choupinou) voué à disparaître pour cause de darwinisme accéléré, que du petit éthiopien tout moche avec son ventre gonflé (on peut remplacer éthiopien par tout crève-la-dalle de ce monde dont le pays et bien sur surarmé au cas où ils leur viendrait à l’idée de « s’indigner » contre la direction).
    De toute façon, LA SEULE INFORMATION VRAIMENT IMPORTANTE CAR REDONDANTE AUX DEBUT ET À LA FIN DES « INFO », C’EST LA MÉTÉO !!!

    • En même temps, les 122 000 victimes dues au tabac et à l’alcool on s’en fout, il y a sans doute quelques morts collatérales dans le lot mais la majorité sont responsables de leur propre sort.

  76. Svp quelqu’un peut m’aider pour un texte argumentatif sur stephan hessel, il y’en a 2 sujets, svp c’est noté, voici les deuc sujets: 1er: Êtes-vous d’accord avec l’injonction de Stephane Hessel qui invite les jeunes à s’indigner pour résister. 2eme: Avez-vous, jeunes d’aujourd’hui des sujets d’indignation? Merci d’avance

  77. Pingback: Hashtag et militantisme, entre existence en ligne et hors-ligne | (Dis)cursives·

  78. Cher Odieux, il me paraît important de souligner que les féministes qui s’indignent devant les glandes mammaires démesurées d’Ivy ou bien les formes improbables de Lara Croft, sont les premières à s’extasier devant les pectoraux dénudés de Kratos ou la virilité inimitable de Léon Kennedy. Eh oui, les personnages de jeux vidéos sont tous hypersexués, mâles ou femelles, mais il est plus facile de s’indigner devant les femmes frivolement vêtues utilisées à des fins de marketing que devant leurs comparses masculins. Je suppose que l’argument se vend mieux. Serait-ce là de l’ironie ?
    N’oublions pas de plus que les jeux sont un monde imaginaire où les gens sont tous beaux et bien fichus, pas une rame de métro parisien.

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