A base de Pa-Pa-Pa-Pacte

La berline noire s’écarte de la circulation chaotique du boulevard, allant s’arrêter le long du trottoir au son des essuies-glaces qui tentent vainement d’affronter la pluie battante.

La portière arrière s’ouvre, laissant apparaître affalé sur la banquette en cuir un homme en costume au sourire radieux qui se permet de me faire un petit signe de la main. Soulevant légèrement mon parapluie pour m’assurer qu’il ne s’adresse pas à quelqu’un d’autre d’invisible juste derrière moi, je constate que l’inconnu semble bien m’en vouloir.

« Montez mon cher Odieux. Montez donc. »

Je dévisage quelque peu l’homme avant d’accepter son offre ; si ma maman m’a toujours interdit de monter dans la voiture d’un inconnu, il faut tout de même avouer que sous cette pluie, le risque est plus que tentant. M’aventurant à bord du véhicule, je note que l’individu me tend une enveloppe scellée.

« Qui êtes-vous ?
– Ouvrez cette enveloppe, vous allez comprendre.« 
 

Déchirant doucement un côté de la dite enveloppe, j’en sors bientôt deux feuilles A4 ; sur l’une d’entre elles, on peut apercevoir le visage d’un homme l’air inquiet, une arme braquée derrière la tête : au-dessus de lui, quelqu’un a inscrit « Le Pacte » en lettres ocres. Sur l’autre feuillet, on peut lire « Synopsis« .

« Lisez à haute voix, Monsieur Connard.
– Je ne comprends pas ! Qui êtes-vous ! Que me voulez-vous ? 
– Lisez. 
– Hmm… et bien je… alors, hem hem ; « Synopsis : Il y a des pactes qu’on ne peut renier. Après que sa femme se soit fait violemment agresser, Will Gerard (mon Dieu, quel nom qui impose le respect, on dirait une sorte de Will Smith de la Creuse) est contacté par une mystérieuse organisation. Face à une police inefficace et incompétente, un groupe de citoyens s’est réuni pour faire respecter la justice (ça ressemble au discours de recrutement d’une milice d’extrême-droite, c’est sympa ; c’est un film sur les Le Pen ?). Ils proposent à Will de venger sa femme en éliminant le coupable en échange d’un petit service qu’il devra leur rendre plus tard (probablement : aller chercher le pain). Lorsqu’il comprend que pour effacer sa dette il devra lui aussi tuer un homme (ah bin ça c’est surprenant !), il va réaliser qu’il est pris au piège et que les membres de cette organisation sont implantés à tous les niveaux de la société (tous ? Vraiment ? Au hasard : même chez les clodos ?). »
– Alors ?
– Ça a l’air tout pourri. 
– Maintenant, regardez mieux la photo Monsieur Connard. »
  

M’exécutant, je laissais échapper un léger cri de surprise en étudiant mieux le visage de l’homme de l’image que l’on m’avait donné.

« Je… mais… c’est Nicolas Cage !
– En effet. Comme chaque début d’année, il revient avec son film pourri. L’an dernier, c’était « Le Dernier Templier ». Cette année, c’est ça. Et il sera bientôt dans Ghost Rider 2. Monsieur Connard, nous sommes un groupe de citoyens qui en a assez de saigner des gencives à force de serrer les dents à chaque nouvelle sortie de film avec ce Monsieur. Nous savons que le cinéma du coin ne vous accepte plus depuis le jour où vous avez planté la paille de son Pepsi Max dans la jugulaire de la fille à côté de vous parce qu’elle faisait « sluuuuurp sluuuuuuuuurp » en arrivant sur la fin et que ça vous empêchait de suivre les dialogues de Twilight.  Un projectionniste appartient à notre organisation, et est prêt à vous donner une copie du film pour que vous puissiez le spoiler. 
– Je… Seigneur… c’est affreusement tentant, ça a l’air diablement pourri !
– En échange, il faudra juste nous rendre un petit service. Rien de bien important, rassurez-vous. Acceptez-vous ?
– Bon sang, c’est Nicolas Cage : évidemment que j’accepte.
– Fort bien. Prenez ce disque dur. Nous allons vous déposer devant vos bureaux. »
  

Quelques minutes plus tard, je me trouvais sur un trottoir sous la pluie avec dans l’une des poches de mon manteau, la clé vers un film qui sentait bon la daube : Le Pacte, avec Nicolas Cage lui-même.

Alors n’hésitons plus : spoilons mes bons !

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L'affiche : comme toujours, la seule expression du film est là. Ce n'est pas moi qui me répète, c'est lui qui manque de variété, ah mais.

Le film s’ouvre sur une vidéo en train d’être enregistrée ; on y aperçoit Jean-Jacques, un cadre visiblement mal à l’aise qui sue très fort en expliquant à son interlocuteur invisible qu’il hésite à témoigner. L’homme hors-écran insiste : « Jean-Jacques, dites-moi, que signifie la phrase « Le hibou ravi jubile » ?« , mais Jean-Jacques a trop peur pour parler et explique que bon sang, s’il parle, l’organisation secrète à laquelle il appartient va le tuer, ou pire, l’abonner au tweeter d’Eric Besson. Terrorisé, le bougre décide de mettre fin à l’entretien en laissant son interlocuteur en plan, et grimpe dans sa voiture située sur un parking aérien.

Mais à peine a t-il démarré que ha ! Un monstrueux 4×4 vient le percuter par l’arrière, l’envoyant paître contre l’une des barrières du parking supposées empêcher les voitures de choir dans le vide. Mais comme ça ne suffit pas à le faire tomber, le 4×4 est obligé de faire une grosse marche arrière pour prendre de l’élan avant de s’y reprendre et d’envoyer le véhicule s’écraser quelques mètres plus bas. Evidemment, durant tout ce temps où son assassin manœuvre, Jean-Jacques n’a rien tenté : ni de reculer, ni de sortir de sa voiture, le néant : il attend juste gentiment qu’on le tue en remuant très fort les bras, des fois que le vent ainsi produit propulse son ennemi au-delà de la ligne d’horizon. Mais curieusement, ça ne marche pas, permettant ainsi à son assassin de prendre son temps pour achever sa tâche en sifflotant.

Passons donc à un flash info en train d’être diffusé dans un bar, où la police parle de cette mystérieuse chute d’un parking aérien en expliquant qu’elle ignore s’il s’agit d’un accident ou d’un meurtre.

Ah oui, c’est sûrement un accident : le mec a juste perdu le contrôle de sa voiture, qui a foncé assez vite dans une barrière de sécurité pour l’enfoncer, puis a fait marche arrière toute seule (pendant que son chauffeur continuait de hurler en agitant les mains), a recommencé la manœuvre, a chu dans le vide, et comble du hasard, le pare-choc arrière (qui n’a pas percuté le sol puisque la voiture est tombée en avant) est complètement défoncé avec des grosses traces de peinture d’un autre véhicule (ah, magie des pare-chocs peints !). Non vraiment : c’est sûrement un accident. Les journalistes ont raison de poser la question, c’est crédible.

En tout cas, le flash info était diffusé dans un bar de la Nouvelle-Orléans où nous découvrons Will Gérard et sa femme, Laura, célébrant leur anniversaire de mariage. Ils parlent de leur avenir, de leurs futurs enfants, tout ça… et c’est beau. Evidemment, comme le veut la tradition des films d’Hollywood, si tout se passe à la Nouvelle-Orléans, c’est obligatoirement la saison du carnaval (c’eut été pareil si ça avait été à Venise ou Rio), et nos loulous vont donc faire la fête avec deux autres larrons : Jimmy, le meilleur ami de Will, et Judy, la meilleure amie de Laura. Oui, moi aussi j’ai senti que le mec en charge des prénoms des personnages manquait un peu d’inspiration et de coke ; peut-être en avait-il marre de la vie et souhaitait se suicider en sautant d’un parking aérien avec sa voiture ? Faisons fi de la question et passons à la suite, puisque tout le monde s’amuse follement à la Nouvelle-Orléans.

Alors je sais que d’habitude, céans, on se moque juste du jeu d’acteur consternant de Nicolas Cage, mais là, il semblerait qu’il y ait un concours : pour expliquer que la foule s’amuse, tout le monde rit en ouvrant la bouche si grand qu’on pourrait y garer une Twingo. Du genre « Alors Will, tu reprends à boire ? HA HA HA HA HA HA QU’EST CE QUE L’ON S’AMUSE REGARDEZ COMME MA BOUCHE S’OUVRE TELLE CELLE DU CACHALOT MAJESTUEUX TELLEMENT TOUT CELA EST FOLLEMENT DRÔLE HO HO HO !« . Ça fait très très peur ; Judy, particulièrement semble vouloir aspirer votre âme à chaque fois qu’elle rit. Je me suis roulé en boule un moment en attendant que ça passe tellement j’avais peur en poussant de petits couinements.

En tout cas, la vie va bien pour nos loulous : Will offre un splendide pendentif en cadeau d’anniversaire de mariage à Laura (qui elle, ne lui offre rien en retour, la truie des bois, j’vous jure), et on en apprend aussi un peu plus sur leurs occupations respectives. Ainsi, Will est professeur de littérature dans un lycée difficile (où l’utilisation principale d’un livre consiste à y cacher drogue et armes à feu, comme c’est le cas dans mon exemplaire du Da Vinci Code pour lequel je n’ai trouvé aucune autre fonction), dont Jimmy est le directeur ; Laura est musicienne dans un orchestre classique, quant à Judy, elle a un rôle tellement peu important qu’on en parle même pas. Marquez son nom sur un post-it, on en reparlera qu’une fois dans tout le film. Voilà. Dans le même temps, on nous informe que Will est un idéaliste crypto-gauchiste qui n’hésite pas à payer de sa poche pour emmener des délinquants à des concerts de musique classique pour adoucir leurs moeurs, c’est d’ailleurs par ce biais qu’il a rencontré Laura. Soit.

Mais un soir, tout va basculer (oui, je fais des spoilers dans le spoiler, ça s’appelle une mise en abyme stylistique, c’est eunebeulibibeule) : Will et Jimmy, qui adorent jouer aux échecs parce que ça fait intelligent, se rendent à leur club préféré où ils coupent leurs téléphones le temps de jouer. De son côté, Laura, elle, achève une répétition avec son orchestre et s’en retourne vers sa voiture quand soudain ! Oui, soudain ! Un homme aux chaussures en croco et aux cheveux mi-longs l’agresse lorsqu’elle monte dans son véhicule et, la menaçant d’une arme, décide de la violer parce que là, tout de suite, il a très envie.

Alors certains me diront « Ouiiiii mais elle était habillée comment, hein ? Elle aurait pas un peu cherché ? » ; bon, cette phrase est déjà un peu con en soi, surtout que son sens varie un peu selon qui la prononce :

  • Selon le couillon lambda de nos contrées, c’est du « J’ai vu un string et une minijupe : elle m’a allumé« 
  • Selon le couillon lambda d’Arabie Saoudite, c’est du « Je l’ai vue sortir seule : elle m’a allumé« 
  • Selon le couillon lambda du FMI, c’est du « J’étais tout nu, toute femme que j’apercevais était donc potentiellement en train de m’allumer« 

Auquel cas, que dire de tous ces jeunes qui portent le pantalon si bas qu’ils se promènent en slip ? Mesdemoiselles, exigez qu’ils arrêtent de vous allumer avec tant de classe. Mais passons sur ces considérations, et retournons à Will, qui lorsqu’il rallume son téléphone au sortir de sa partie d’échecs, apprend ce qui est arrivé à sa femme : il fonce donc à l’hôpital pour retrouver sa douce, qui est quand même méchamment contusionnée et traumatisée, ce qui peut vaguement se comprendre.

"Vite ! Sortez de ce film mademoiselle, c'est pour votre bien"

C’est alors que surgit un curieux homme au crâne rasé (alors attention, c’est facile : tous les gens au crâne rasé de ce film seront des méchants, histoire que personne ne se trompe) engoncé dans un fort beau costume qui vient se poser aux côtés de Will dans la salle d’attente de l’hôpital pour lui expliquer que lui aussi, il a connu ça il y a des années ; cet homme, c’est Simon, du moins se présente t-il ainsi, et il propose une curieuse offre à notre héros : il sait où est le violeur qui a agressé sa femme, et il peut le faire exécuter, là, maintenant, parce que les procès, c’est nul. Il représente une organisation secrète de citoyens de la Nouvelle-Orléans qui en ont assez et font la justice eux-mêmes en tuant assassins, violeurs et pédophiles, parce que comme chacun sait, il suffit de parler de la peine de mort pour entendre le célèbre « Moi je suis contre, sauf pour les assassins, les violeurs et les pédophiles« , ce qui ressemble à un vague contresens inavouable, mais évidemment, tout cela n’a rien à voir avec du pathos bas de gamme.

Juste comme ça, petite question au fait Simon : comment tu sais où se trouve le violeur, même pas 2h après les faits ? Et comment sais-tu que c’est lui ? Tu as enquêté ? Tu as des témoins ? Et bien non : le film ne l’expliquera jamais. On supposera donc que Simon a tout simplement des pouvoirs psychiques extraordinaires. D’ailleurs ça ne choque pas le héros « Ah oui, donc vous savez tout du violeur de ma femme et en savez visiblement moult sur les criminels mais vous n’avez rien fait pour aider jusqu’ici. Ça me parait bien normal, merci. »

En tout cas, Will hésite sur l’offre qui lui est faite, et comme il faut bien rappeler que le héros aime sa femme (surtout avec un mauvais acteur), on a le droit a des flashbacks du début du film où il est heureux avec elle, mais en sépia façon Instagram pour faire temps lointain perdu ; c’est pas pour baver, mais les flashbacks en sépia pour remontrer ce qu’on a vu il y a 5 minutes dans le film, c’est un peu con. Heureusement que dans la vie, ça se passe autrement, parce que sinon :

« Hmmm, comme cette frite à l’air bonne, je la mangerai bien. Hop ! Ho non, je l’ai fait tomber, zut. » *flash sépia du moment où la frite est encore entre les doigts* « Ah, je me souviens du bon temps où cette frite n’était pas encore tombée… elle était si appétissante ; et j’étais si jeune, si fougueux !« . Bref.

Mais ne nous étonnons pas pour si peu car le meilleur arrive, puisque Simon déclare :

« Si vous acceptez mon offre pour tuer ce criminel… » oui Simon ? « … allez à la cafet’… » pardon ? Comme dans un épisode d’Hélène et les garçons ? « … et achetez deux barres de chocolat à la machine« .

Mesdames et Messieurs, le code le plus pourri du monde ! Lancer un contrat de tueur en achetant des barres de chocolat, c’est formidable. En tout cas, Simon prévient qu’en échange, Will devra juste rendre à l’avenir un « petit service » à l’organisation en échange du meurtre. Ho oui, sûrement trois fois rien « Salut mec ! Moi je tue quelqu’un pour toi, et toi en échange, on va dire que tu… tu me prêtes ton DVD de la saison 1 de  Hamtaro« . C’est crédible.

En tout cas, après avoir un peu hésité et s’être frotté la tête avec la main (c’est comme ça que tout le film il montrera qu’il réfléchit), Will se résigne à monter à la cafétéria de l’hôpital pour y jouer l’une des scènes les plus pourries de l’histoire du cinéma : le mec qui va acheter ses barres de chocolat pour ordonner une exécution. En même temps, faut pas que quelqu’un passe avant lui en ayant un petit creux, sinon j’imagine bien le truc :

« Voilà Will, cet enfoiré est mort.
– Pardon ?
– Hé bien on a tué le violeur.
– Oui mais en fait j’ai rien demandé, hein.
– Mais pourtant, quelqu’un a acheté deux barres de chocolat dans un distributeur !
– Quelqu’un qui avait faim ?
– Bon sang ! Je n’avais pas pensé à cette faille dans mon plan, je… ho… diable. Bon, vous me rendez un service quand même ?
– Non, je crois pas, vous êtes vraiment trop con. »
 

Bref, on a le droit à une scène filmée en gros plan et super lente du gars qui hésite à acheter du chocolat, tout ça sous les yeux d’un agent de sécurité qui surveille grave ce qu’il achète en fronçant les sourcils comme s’il était en train d’amorcer une bombe ; alors vous me direz « Ca doit être un gars de l’organisation qui regarde ce qu’il achète pour s’assurer qu’il accepte le pacte« , mais en fait pas du tout : c’est juste fait pour que seul Nicolas Cage puisse penser ça, alors qu’en fait, c’est juste un type qui n’a que ça à foutre de contrôler qui achète quoi pour ensuite lâcher « Vous avez bien choisi… » d’un air dramatique, avant de compléter « … quand on a faim, il faut acheter à manger, hohoho !« . On dirait une publicité pour Kinder Bueno. Vous savez, une de celles où il y a cette nana tête à claque qui rentre sans prévenir chez un sportif sur le retour pour exiger de bouffer un fucking kinder et faire comme chez elle. Charmante.

Mais qui a pu écrire dans le script « Et là, il y a un agent de sécurité dont le hobby est de surveiller les achats de sucreries pour les commenter » ? Qui ?!

En tout cas, cela fait, nous retrouvons le violeur qui rentre chez lui après une dure soirée de labeur ; lui, sa coupe de cheveux hideuse et ses chaussures moches se posent donc dans un fauteuil pour un bon repos bien mérité ; mais à peine a t-il commencé à somnoler que soudain, un type armé entre chez lui, visiblement mal à l’aise et probablement pas vraiment professionnel, avant de lui coller son flingue sur le front ; il lui hurle « Enfoiré de violeur, tu vas payer !« , et après une brève tentative de résistance du brigand, celui-ci se prend un pruneau dans le museau. L’assassin soulagé sort donc de la demeure et compose un numéro sur son portable avant de murmurer à son interlocuteur « le hibou ravi jubile« . Hmmm… quel code classe. Existe aussi en version « Le mulot a gagné un chapeau bleu« , « Les oreilles de Mickey sont dans le chocolat » et « David Douillet est pertinent » (mais là, ça se voit que c’est un code quand même).

Quelques heures plus tard, un homme approche Will à l’hôpital en lui tendant une enveloppe qu’il présente comme « contenant des papiers pour l’assurance » ; ouvrant celle-ci, notre héros tombe nez-à-nez avec une photographie du violeur mort, ainsi qu’avec le médaillon qu’il avait offert à sa femme et que le criminel avait pris ; Will flippe un peu à cette découverte (il se frotte la tête avec la main), range le bijou et la photo dans sa veste, et retourne au chevet de sa douce lui dire qu’elle n’a plus rien à craindre, sans pour autant être fier de sa décision.

Quelques jours plus tard, rentrant chez eux, Laura et Will commencent à penser à leur vie après cette épreuve et la douce damoiselle précise très rapidement que désormais, elle veut une nouvelle serrure, des barreaux aux fenêtres et autres précautions afin de se sentir plus en sécurité : soit, lui dit son compagnon, ce sera fait. Même si bon : ça ne vaut quand même pas une bonne vieille mine antipersonnel sous le paillasson, permettant ainsi de se débarrasser au passage d’éventuels démarcheurs à domicile. Par contre, il faut aussi compter un petit budget « changement de porte », ai-je découvert après la visite de témoins de Jéhovah, mais je m’égare.

Avançons de 6 mois dans le temps, et retrouvons Will qui… qui… heu… attendez, est-ce moi ou cet acteur n’arrive même pas à jouer le type qui fait son jogging ? On dirait une sorte de cheval complètement défoncé à la ganja qui ne saurait plus comment on se sert de ses jambes ; c’est assez curieux à voir, mais bon : dans tous les cas, le bougre après son sport (enfin, ce truc qu’il fait avec les jambes) arrive au lycée où tout va pour le mieux, et où son plus gros problème est désormais tout simplement la discipline en cours (s’il lisait ce blog, il saurait qu’aucun problème scolaire ne peut durer pour peu qu’il rencontre une batte de base-ball lancée à pleine vitesse). Sa femme, elle, a encore peur, mais les choses vont mieux : elle a juste, en cachette de Will, acheté une bombe au poivre (hmmm), un petit revolver (hooo), et pris des cours de tir où le conseil qu’on lui a donné, et attention, c’est authentique est « Pensez à appuyer sur la gâchette« . Monsieur de La Palisse dialoguiste, bonjour.

"Alooooors... j'ai tout bien fait dans l'ordre, maintenant, où dois-je appuyer pour tirer ?"

Mais un soir, alors que Will joue au billard avec Laura, il reçoit un appel de Simon, qui ne l’a pas oublié : celui-ci lui demande de sortir sur le champ, de foncer à la supérette du coin, d’acheter du chewing-gum l’air super nerveux (c’est vrai que c’est discret), de sortir par la porte de derrière accessible à tous les passants, c’est connu, et de l’y retrouver dans une ruelle. Là, Simon et plusieurs hommes au crâne rasé à son service l’attendent pour lui proposer de renvoyer l’ascenseur après ce qu’ils ont fait pour lui : poster une lettre marquée « au Père Noël » le lendemain à 16h15 dans une boîte aux lettres devant le zoo de la ville. Soit : notre loulou retourne donc trouver sa douce mais n’est guère d’humeur à continuer de faire le malin au billard, et tout le monde rentre donc à la maison, ce qui met la puce à l’oreille de Laura, qui trouve son mari un brin tendu (toi, là, tu viens d’y penser : tu devrais avoir honte, petit pervers. Ho non, je ne suis pas fier de toi ; regarde mes gros yeux. Oui, hein ? Voilà.).

Après avoir longuement réfléchi et hésité à ouvrir l’enveloppe (mais oui Will, tu as raison, ouvre le courrier d’une organisation qui tue des gens, je suis sûr qu’ils le prendront bien), notre héros finit par se rendre à 16h15, comme prévu, à la boîte aux lettres devant le zoo, où il hésite longuement. Ça tombe bien, son téléphone sonne « C’est Simon : tu es à la boîte ? Bien : ne poste pas la lettre, ouvre-là ! » : hé bé ! Heureusement que Will a hésité, parce que sinon il aurait dit « Oups, désolé les mecs, j’ai suivi les ordres et posté le bousin, maintenant, va falloir que je défonce la boîte à coups de pieds si je veux récupérer votre bidule » ; en même temps, pourquoi lui avoir dit de la poster pour ne pas le faire ? Enfin bon, hein, le film jusqu’ici a déjà dévoilé son potentiel, ne nous étonnons plus. Si vous, à ce stade, vous êtes encore à sourciller là-dessus, allez prendre un bon gros lexomil, vous en aurez besoin.

Et dans l’enveloppe, donc, Will trouve deux choses : la photo d’une femme avec ses enfants, et celle d’un homme barbu l’air louche (oui, j’ai mis « barbu » et « louche », c’est redondant, mais que voulez-vous, il y a sûrement encore ici de rares âmes innocentes qui n’ont pas encore peur des barbus. Je pense surtout à ceux qui n’ont pas connu Carlos. Le chanteur, hein, pas le terroriste). Simon lui explique sa mission : la femme avec les enfants va se rendre au zoo, notre professeur de lettres préféré doit la suivre, et s’assurer que le monsieur barbu ne traîne pas dans le coin. Si jamais il le voyait, il doit appeler Simon sur un numéro secret (il doit déchirer le papier où il est inscrit après l’avoir mémorisé) et dire « Le hibou ravi jubile« , le code officiel de l’organisation (un code bien pourri quand même, notons-le).  En tout cas, notre héros accomplit sa tâche avec brio, mais de barbu, il n’aperçoit guère ; sa journée n’est cependant pas perdue : il en apprend beaucoup sur les éléphants, comme par exemple, le fait qu’ils soient incapables de sauter, ce qui en fait de piètres supporters de football ainsi que des gymnastes controversés (comme on pouvait le voir dans le célèbre film de Luc Besson Elephant Yamakazi VS Hippo-ninja).

Seulement voilà : en rentrant chez lui le soir même, Will est recontacté par Simon, qui veut un rapport de sa mission ; le bon héros est embêté car il ne veut pas que sa femme sache dans quoi il trempe, et sort donc téléphoner dans le couloir, ce qui ne fait que renforcer l’impression de celle-ci sur le fait qu’il lui cache quelque chose. En tout cas, Simon est satisfait de savoir que le barbu n’a pas embêté la petite famille au zoo et félicite Will, mais lui dit que non, malgré ce petit service, ils ne sont pas encore quittes (c’est étonnant). Pour cette soirée, en tout cas, ils en restent là.

Le lendemain, au lycée, quelqu’un bouscule notre héros dans les couloirs avant de lui dire « Hey mec, tu as fait tomber cette enveloppe que tu n’as jamais vue, vite, prends-là ! » ; celle-ci contient encore une photo du même monsieur barbu que la dernière fois, ainsi qu’une feuille visiblement extraite de son casier judiciaire où l’on peut apprendre que le bougre est un vilain pédophile. Simon appelle aussitôt derrière en expliquant à Will que « Hahaha, ouiiiii Will, comment ça va mec, ça pulse ? Tout ça ? Bon, je voulais juste te dire : le mec là, en photo, tu dois le buter. Il passe tous les matins à la même heure par une passerelle au-dessus de la voie rapide ; demain, tu vas voir, ta voiture aura un souci, tu devras aller au taf en bus : arrête toi à cet endroit et attends-le pour le faire passer par dessus les barrières de sécurité, ainsi, tout le monde pensera à un suicide. Accessoirement, deux caméras surveillent l’endroit, mais t’inquiète chaussette, on les déconnectera. Allez bisous gros.« . Zut, se dit Will, je suis pas trop un meurtrier, moi, je suis plutôt un prof de lettres malmené par des trous de balle de 16 ans et pas vraiment taillé comme un catcheur, alors bon, tuer un mec, ça me parait assez moyen.

On notera que comme tout bon professeur de lettres, il maîtrise les euphémismes à la perfection.

Et effectivement : le matin suivant, lorsque Will va à sa voiture, il découvre que celle-ci a eu les pneus crevés, malgré le fait qu’elle soit dans un garage sécurisé ; il doit donc prendre le bus… et hésite très, très longuement en voyant l’arrêt fatidique approcher. Mais finalement, après moult réflexion, il se dégonfle un peu et se décide à ignorer les ordres de Simon parce que merde, il n’est pas un tueur.

Quelle erreur ! Ce dernier n’apprécie guère, et veut donc absolument parler à Will de sa débandade ; aussi, lorsque ce dernier arrive dans sa salle de cours où tous ses élèves l’attendent déjà, il tombe nez-à-nez avec un immense numéro de téléphone inscrit sur son tableau blanc : le numéro de Simon qui veut ainsi lui montrer qu’il peut le toucher quand il veut et où il veut (toi au fond, avec tes pensées perverses, ça commence à bien faire).

Hmmm ? Oui ? Oui, vous avez bien lu : le méchant Simon a bien écrit son numéro top-secret en grand sur le tableau d’une classe d’élèves un peu racaillous. Quelle subtilité ; je crois qu’il ne mesure pas les conséquences de son acte dans un monde réaliste, où tout numéro de portable mis à disposition de lycéens taquins a des conséquences. Du genre :

Tboudouboudoup Touboudouboudoup – On pense encore à toa ô bwanaaa (oui, la sonnerie de Simon est un bon vieux Michel Sardou)

« Allô, ici Simon. Alors Will, on se…
– Allô ? Allô gros bâtard ? Suce des biroutes hééé !
– Mais qui ? Enfin ? Qui est au bout du fil ?Allô ! Allô !
– *clic*
– Raah, c’est pas banal. »

Tboudouboudoup Touboudouboudoup – On pense encore à toa ô bwa….

« Simon à l’appareil ! Will ?
– Hey, hey ! Hey, hey ! Allô ? Allô ? 
– Allô ? Qui est-ce ?
– C’est ta mère ! *rires gras en fond sonore*
– Ça suffit bande de galopins ! Je raccroche, voilà ! »

Tboudouboud…

« ALLÔ !
– …
– Allô ?
– pffffuuuuuuuuiiiiiit….
– ?
– *rires nombreux, voix en fond hurlant « Ho non abusé Mokobé tu lui as louffé dans l’oreille ! », une autre plus aiguë hurle « Rendez-moi mon téléphone c’est pas rigolo ! »*
– Ecoutez, ça commence à bien faire, je suis le GRAND MÉCHANT DU FILM, je tue des gens, je fais SUPER PEUR, j’ai le CRANE RASE, je ne PEUX PAS être enquiquiné par des lycéens, oubliez ce numéro, tas de petits cons !
– * voix lointaine : « parle à mon cul ! », rires gras* »
   

Bref, quand on est un méchant sérieux, on écrit pas le moyen top secret d’être joint sur le tableau d’un prof de lettres de lycée, nom de nom. Or donc, revenons aux faits : Will rappelle Simon, qui l’informe qu’il l’attend sur le parking de l’école, où les deux hommes ont une brève conversation : Will explique qu’il n’est pas un assassin et ne peut pas tuer celui qu’on lui a désigné, pédophile ou non, et Simon explique que d’autres lui ont pourtant bien rendu ce service par le passé. Et qu’un pacte est un pacte. Will signifie son refus définitif, et s’en va en demandant à être laissé tranquille.

Will en a marre : après les élèves qui dessinent des kikis sur son tableau, voici que Simon y met son 06 en boucle

Mais las ! Le soir même, notre héros et sa femme vont au restaurant dîner en amoureux, occasion durant laquelle Laura compte bien demander à son doux époux pourquoi il semble si étrange ces derniers temps ; mais alors qu’il s’apprête à lui dire ce qu’il en est, une voix l’interpelle : « Will ? Will Gérard ? » : crotte ! C’est Simon lui-même qui se pointe, en se faisant passer pour un ancien collègue enseignant de Will ; il pourrit un peu l’ambiance de la soirée en lâchant laconiquement un « Ah, je ne fais que passer en ville mon vieil ami ! Je viens voir un copain dont la femme a été… *suspens*… assassinée  ! Un peu comme cela pourrait arriver *CLIN D’OEIL* à d’autres *CLIN D’OEIL* s’ils ne suivaient pas les ordres *CLIN D’OEIL* ». Hmmm, décidément, ce garçon est de plus en plus subtil. Et derrière cela, il redonne une carte de visite avec son numéro au héros (il n’arrête pas : donner son numéro, c’est son hobby).

Lorsque le petit couple, après ces évènements, finit par rentrer chez lui, Will constate quelque chose de curieux : malgré les douze sécurités de sa serrure, quelqu’un est rentré chez lui et a écrit « Choisis ! » sur son frigo avec les lettres aimantées qui y traînaient. Le bougre déplace vite tout ça pour ne pas effrayer sa femme, et constatant que l’ennemi a à sa disposition des ninjas capables de pénétrer chez lui comme ils le voulaient, il stresse suffisamment pour accepter de rappeler Simon. Et pour ce faire, sort de l’appartement et va jusqu’au garage en prétextant avoir oublié un truc dans la voiture ; là, il lui dit juste « Laisse moi tranquiiiiilleuuuuuuuuuuuuuuuh » avant de remonter chez lui, mais là, ho ! La porte est grande ouverte ! Et quelqu’un a encore écrit « Choisis ! » avec les aimants du frigo ! Rah, mais les lourds, laissez le frigo tranquille, enfin !

Décidément, plusieurs choses m’intriguent à cet instant du récit :

  • Simon a à sa disposition des ninjas, mais il préfère confier ses petits meurtres à des professeurs de lettres réticents. Il a sûrement eu un traumatisme durant sa scolarité et veut faire souffrir le corps éducatif. Et potentiellement, rater ses assassinats.
  • Les ninjas n’ont que ça à foutre d’écrire des conneries sur les frigos des gens ; Will n’aurait pas eu d’aimants pour ce faire, l’intrus aurait fait quoi ? Ecrit au gros feutre ? Gravé au compas ?
  • La nana de Will, qui jusqu’à ce moment du film, paniquait au moindre bruit et demandait à Will de décliner son identité dès qu’il passait une porte suite à sa désagréable expérience passée, n’en a soudain plus rien à foutre : elle dit juste à Will « Ah ? Tu viens à peine de remonter ? Mais alors qui ai-je entendu marcher dans tout l’appart’ il y a 5 minutes ? » mais, sûrement le vent, sûrement le vent ma chère
  • Enfin, Laura devait faire caca au bon moment, puisque le frigo est situé en plein milieu de l’immense pièce principale de l’appart’, visible depuis toutes les autres pièces où l’on peut être. Donc pour que le ninja puisse tripoter le frigo sans se faire gauler à jouer avec des aimants l’air bien bête, il faudra m’expliquer où était la donzelle. Surtout si en plus, elle entendait du bruit.

Après cette soirée à avoir un peu peur pour notre bon héros, il se décide à agir dès le lendemain et, sa voiture étant donc toujours sans pneus faute de garagiste, il repart à l’aventure en bus, mais cette fois, oui, cette fois, il s’arrête au fameux endroit où il y a la passerelle empruntée par le vilain barbu chaque matin !

Heu, juste comme ça : t’auras pas pu prévenir Simon alors ? Qu’il coupe les caméras surveillant le coin comme prévu, non ? Bon. Pourquoi pas, comme nous le verrons, Simon et ses pouvoirs psychiques avaient déjà prévu le coup pour compenser ce énième trou du scénario.

Et sur la passerelle, en effet, peu de temps après notre héros, on voit arriver le fameux barbu, un certain Alan Marsh (le héros a son nom puisqu’il avait son fichier de casier judiciaire), à qui il crie « Alan, je veux vous parler ! » ; à peine a t-il dit cela que le dit monsieur, visiblement un peu nerveux, lui jette le vélo qu’il transportait avec lui à la gueule, avant d’essayer de lui bourrer la mouille de coups de poings ; Will se défend à peine, et alors qu’il se baisse pour esquiver un coup, Marsh se laissant emporter par l’un des siens passe par-dessus la rambarde de sécurité de la passerelle et se vautre lamentablement sur la voie rapide un peu plus bas, ce qui lui vaut de pouvoir expérimenter si ses abdominaux peuvent arrêter un 36 tonnes lancé à pleine vitesse : la réponse est hélas négative.

Will, complètement apeuré par ce qu’il vient de se passer s’enfuit, et file au lycée pour tenter de faire comme si de rien n’était ; mais sur place, un de ses élèves, le seul à avoir un prénom du film, mais que j’ai déjà oublié, entame une bagarre avec un de ses camarades : notre amoureux de Shakespeare tente bien de les séparer, mais l’élève grognon lui saute alors dessus dans l’espoir de lui tripoter les molaires à coups de mandales. Mais c’est sans compter sur notre bonhomme un peu stressé, qui en a aussi un peu marre de tous ces gens qui essaient de le tataner aujourd’hui : après avoir esquivé quelques coups, il colle donc une bonne droite au trou du cul, et évidemment, tout le monde est choqué, élèves et autres profs compris, la scène se déroulant dans un gymnase où avait lieu une répétition de musique ; notons que les gens n’étaient pas choqués quand le gaminou frappait l’enseignant, ne me demandez pas pourquoi, mais quand ce dernier touche à l’élève, on entend un cri d’indignation s’élever tout autour. D’accord. En tout cas, la sanction tombe de suite : Jimmy en bon proviseur convoque Will dans son bureau et lui colle 3 semaines de suspension pour son intolérable geste.

Apparemment, personne n’a l’air de prendre en compte le fait que le geste ait eu lieu lors d’une tentative de pugilat de l’ado : sûrement un détail sans intérêt.

Pendant ce temps, à la résidence Gérard, Laura voit le garagiste de l’assurance arriver pour changer les pneus de la voiture ; et pour ce faire, ce dernier a besoin d’un truc dans la boîte à gants. Mais lorsque la douce épouse l’ouvre, sur quoi tombe t-elle ? Le pendentif que son violeur lui avait pris ! Et que Will avait fini par récupérer dans une enveloppe. Alors forcément, lorsqu’elle voit Will revenir plus tôt du boulot car suspendu, elle lui demande d’où ça sort, puisque c’est son violeur qui lui avait pris.

Allez mec, mensonge facile : « La police l’a retrouvé et me l’a rendu« . Par contre, ne me demandez pas pourquoi Will ne lui avait pas rendu à elle ensuite, ni pourquoi il avait décidé de le cacher… dans la boîte à gants de la voiture que sa nana prend tous les jours. C’est… oui, en fait, moi aussi un truc est en train de violer ma raison. Avec barbarie, en plus. Je me sens… si sale.

Mais Will étant aussi mauvais menteur que son acteur, il se contente de répondre « Brggllrlgllllmmfmffflboulouboulou« , ce qui est un peu léger d’un point de vue argumentaire selon cette petite prétentieuse de Laura, qui fait donc ce que les femmes font de mieux : elle part bouder (dans son cas, elle file à une répétition de son orchestre en fronçant les sourcils très fort).

Monsieur Gérard ne reste cependant pas seul chez lui bien longtemps, car deux policiers viennent bien vite frapper à sa porte : il est accusé du meurtre d’Alan Marsh. Ah ? Zut ! Comment l’ont-ils retrouvé ? La réponse tombe bien vite quand, une fois au commissariat, la maréchaussée dit deux choses à Will :

  • Déjà, ils expliquent que deux caméras filmaient la passerelle où a eu lieu le drame, mais qu’une seule des deux fonctionnait, curieusement : on peut donc voir en vidéo Will arriver sur la passerelle, puis Alan Marsh, puis Will revenir seul en sens inverse, l’air complètement paniqué
  • Ensuite, ils expliquent qu’Alan était journaliste sans casier, aucune histoire de pédophilie ou autre, et que visiblement, il connaissait Will puisqu’on a retrouvé sur son téléphone (qui a survécu à un bisou frontal avec un 36 tonnes, il faudrait penser à l’avenir à construire des voitures en téléphones mobiles pour faire baisser le nombre de mort sur les routes de manière drastique), et que sur celui-ci, on peut voir Will filmé dans un certain zoo… le zoo où il était supposé suivre une famille en vérifiant qu’Alan ne soit pas dans le coin !

Will comprend qu’il a été piégé pour tuer un journaliste gênant. Le spectateur, lui, ne comprend pas comment cette grosse tanche a pu rater au zoo, vu l’angle de la caméra sur la vidéo du téléphone, un mec visiblement en train de le filmer sans se cacher à 10 mètres de lui, mec dont en plus il avait la photo et qu’il cherchait en regardant partout autour de lui. Ho, Accessoirement, le film ne dira jamais comment le journaliste a pu se retrouver dans ce zoo pile à la bonne heure, pourquoi, et pour quelles raisons il a filmé Will. Vidéo qui ne servira plus à rien du film, à part à tirer une balle dans le pied du scénario, donc. J’ai toujours été fasciné par ces réalisateurs qui paient plus cher pour faire moins bien volontairement : c’est sûrement pour rester modestes.

"Bonjour Monsieur, on a une vidéo de vous où on ne vous voit pas tuer qui que ce soit, vous êtes donc arrêté pour meurtre"

Will est complètement paralysé : la vidéo où on le voit aller sur la même passerelle que Marsh et revenir seul lui semble accablante. Bon, en même temps, j’ai envie de dire : on ne l’y voit pas tuer qui que ce soit, et en plus, il peut dire la vérité – du moins en partie – : « Ce type me suivait pour des raisons que j’ignore, et ce depuis un moment à en croire ce téléphone, et sur la passerelle, il a tenté de m’agresser quand j’ai voulu lui parler et a chu tout seul« , mais non : à la place, il dit juste « Bglblgllllgrsssblulbulbulublu ». Décidément, quel homme à l’aise avec la langue et l’expression en public : j’espère qu’il ne fait pas un métier comme, je ne sais pas moi, prof de lettres.

Mais sur ces entrefaites, un autre flic arrive, demandant aux deux autres de sortir de la pièce ; il dit simplement à Will « Le hibou ravi… » et l’autre de répondre « … jubile ? » : Ok, lui dit le policier, avant de lui virer ses menottes et de lui tendre un badge de visiteur pour pouvoir sortir du commissariat sans que l’on lui pose de questions. Et en lui expliquant que s’il ne fuit pas, il sera abattu dans la nuit par un membre de l’organisation pour ne pas qu’il parle. Will ne pose donc pas trop de questions et galope donc vers la sortie aussi vite que possible. Lorsque les deux autres agents des forces de l’ordre reviennent, ils trouvent donc la salle d’interrogatoire vide, avec simplement les menottes ouvertes gisant sur la table. Aucun d’entre eux ne se dit « Tiens c’est bizarre : y a Bob qui nous a dit de dégager 5 minutes, et quand on revient, il n’y a juste plus personne et quelqu’un a ouvert ses menottes avec les clés« , non. Ils disent juste « Ho non, cacaboudin !« , comme tout professionnel de l’investigation qui se respecte. C’est impressionnant.

Will profitant de sa liberté retrouvée file donc aussitôt là où sa douce répétait avec son orchestre pour l’inviter à parler en coulisses : là, il lui raconte tout et lui demande pardon d’avoir passé un pacte en échange de la mort de son violeur. Sa femme lui répond alors :

« Moi aussi, j’aurais fait pareil, tu sais. »

Oui, mais personne ne veut de Nicolas Cage, c’est là toute la différence ma louloute, il a donc peu de chances de se faire violer, là, comme ça. Je disais ?

Ah oui : après avoir discuté, elle décide de l’aider en lui confiant le petit revolver qu’elle s’était acheté, avant de lui demander de filer, car la police arrive. En effet, les deux agents qui l’avaient arrêté et qui étaient tellement forts qu’ils ne se demandaient même pas comment il avait pu fuir viennent trouver sa dame en lui demandant de les appeler si jamais elle avait des nouvelles de son mari : mentant aussi bien que lui elle affirme « Je *gloups* NON je l’ai PAS VU« . Actor’s studio.

Mais quelques temps plus tard, un autre policier arrive, celui-là inconnu au bataillon, se présentant en tant que lieutenant Jailecranerasémaijesuipaméchanquevatuimaginerhahaha, et demandant à la jeune femme de le suivre pour aller au commissariat du coin, où il y a désormais de nouvelles preuves innocentant Will : ils ont donc besoin de son aide pour reprendre contact avec lui ; seulement voilà, en chemin, plusieurs choses mettent la puce à l’oreille de notre gourgandine : le flic comme son soi-disant équipier ont tous deux le crâne rasé, de sales gueules, des cicatrices, et leur voiture ne comporte même pas de gyrophare. Sentant le coup pourri, elle arrose donc tout l’habitacle à la bombe à poivre avant de filer en glapissant (c’est une femme, j’insiste).

Will, de son côté, se rend à son lycée pour consulter quelque chose qu’il n’a jamais pensé à faire avant : taper Alan Marsh sous Google dans la salle informatique du coin dont il a les codes (il irait bien chez lui, mais il suppose bien qu’on l’y attend) ; et là, qu’est-ce qu’il sort ? Que Marsh était un super journaliste aimé de tous, avec moult récompenses, et disposant même d’un hideux blog vidéo. Ah, si seulement Will avait pensé à taper son nom sous Google AVANT de le croiser sur une passerelle, c’eut été tellement plus simple, mais comme nous le verrons, dans ce film, internet est une notion assez floue. Visiblement, la Nouvelle-Orléans vit dans une sorte de trou dans l’espace-temps menant droit en 1973.

En tout cas, Will note deux choses sur le blog du journaliste :

  • Il ne fait mention nulle part du fait qu’il est un peu con et jette son vélo sur tous les gens qui veulent lui parler, un vieux tic faisant de lui le premier cycliste-berserk de l’histoire
  • Il a réussi à indiquer qu’une fête était donnée pour ses funérailles par ses amis dans un bar du coin (oui, il est mort, mais ça ne l’empêche pas de mettre son blog à jour : quelle abnégation, il est très fort)

Visiblement cette communication avec les morts ne surprend pas le héros plus que ça, qui décide tout simplement de se rendre à la fête des funérailles pour voir si le journaliste n’enquêtait pas sur un truc intéressant avant de mourir expliquant qu’on lui ait demandé de l’éliminer (je me demande bien sur quoi il enquêtait ; je dirais bien Simon au hasard, mais je peux me tromper : peut-être faisait-il un dossier sur la culture de l’échalote en Ardèche, un truc super sensible).

Après avoir passé la nuit caché au sein du lycée, Will se rend donc dès qu’il le peut au bar où les amis d’Alan festoient en lui rendant hommage, réunis autour d’une photo de lui et de divers objets lui ayant appartenu. Notre professeur a tôt fait de se faire passer pour un ami du défunt, et d’entamer la conversation avec ses compagnons journalistes pour savoir ce qu’il faisait avant de mourir : ils confirment qu’il enquêtait sur une société ultrasecrète de la Nouvelle Orléans, et que tout ça l’avait rendu un peu parano ; il avait donc, tout naturellement, caché les pièces de son enquête en cours, que personne ne sait où il a bien pu les planquer. Après avoir lâché tout cela, les amis du mort disent donc en choeur « Oui, enfin maintenant, chut, on sait que tu es flic depuis le début vu les questions que tu poses, et on te dira rien.« 

Ho. Vous ne venez pas de tout lui dire pourtant ? Encore une fois : les dialogues ! Les dialogues ! Superbes.

Seulement voilà : la mamie qui tient le bar, pendant ce temps, a elle bien repéré Will et son bouc hideux et a passé un discret coup de fil : comme toutes les vieilles, elle est de tous les complots. Aussi, peu après, des types au crâne rasé arrivent dans le rade : des hommes de main de Simon ! Vite, fuyons ! Will attrape un badge appartenant à Alan qui traînait sur la table des objets du défunt et met les voiles aussi vite qu’il le peut ; une course poursuite débute durant laquelle les malandrins à sa suite ouvrent assez généreusement le feu sur lui ; derrière eux, on peut retrouver Simon qui court en hurlant « Reviens Will ! Je veux juste te parler, viens voir, on a la vidéo qui prouve ton innocence, c’est très net, vite, viens regarder ! »

Négociateur de l'armée américaine voulant juste parler en plein effort

C’est tellement crédible : « Oui, on veut juste te parler, ce n’est pas un piège : on te tire dessus, mais c’est juste pour attirer ton attention !« . Ah oui, hmm hmm, je vois. Moi aussi des fois, quand je veux parler à quelqu’un, je l’arrose au fusil à pompe d’abord.

Malgré tous ces chenapans à sa poursuite, notre professeur parvient à s’enfuir, laissant ses agresseurs loin derrière-lui via diverses rabouineries que je vous passe. Heureusement, ses pérégrinations l’emmènent à proximité d’un hôtel de luxe où il rentre comme dans un moulin, atteignant sans souci le vestiaire de l’endroit qui est moins surveillé que celui d’un théâtre de 50 places. Ni une, ni deux, le bougre de galopin se saisit d’un manteau et farfouille celui-ci pour y trouver un ticket de voiturier ; retournant à l’entrée, il tend donc le papier à un employé qui va aussitôt lui chercher un énorme et rutilant 4×4, lui permettant ainsi désormais de se déplacer vite et bien, ce qui est mieux quand on est un fugitif.

Si vous vous êtes posé la question, sachez que non, malgré le monstrueux GPS à bord, personne ne pensera jamais à déclarer le vol en précisant à la police que grâce au GPS, le véhicule volé est localisable en permanence, transformant ainsi la chevauchée de Will en gros fiasco. Voilà.

Bref, grâce à sa nouvelle monture, notre héros a tôt fait de se rendre au journal où travaillait Alan, afin d’essayer d’y trouver ce qu’il en était de l’enquête qu’il menait ; pas de bol, le rez-de-chaussée du coin est occupé par l’imprimerie du cru, qui est en train de produire en boucle la une du prochain journal où l’on peut voir en première page le visage de Will avec marqué en larges lettres « Recherché ! » . En voyant cela, Will tente donc de se faire discret il… il… il déambule donc au milieu de tout le monde en baissant la tête d’un air pas du tout suspect. Et formidable : malgré le fait que tout le monde n’ait que sa tronche en boucle sous les yeux depuis des heures que les presses tournent, PERSONNE ne le reconnait. D’ailleurs, si vous faites attention, lors du plan de l’imprimerie, on peut même voir un figurant qui rigole après avoir regardé Nicolas Cage à droite de l’écran. Et comme il est tout seul, cela va être dur de justifier que son personnage « rit parce que l’on vient de lui raconter une blague« . Mais bon : moi aussi j’aurais ri en voyant ça. Ou pleuré à chaudes larmes. Voire, les deux.

En tout cas, Will finit grâce à son badge par accéder à l’open space de la rédaction, où il trouve le bureau d’Alan Marsh : celui-ci ne contient pas grand chose, à part une pile de tickets de caisse cachés dans un livre, tous en provenance du même relais routier. Hmmmm, soit c’était un très bon routier, soit il y allait pour enquêter. Dernière option : c’était le lieu de travail de Germaine la goulue, l’héroïne des camionneurs de l’A6, et il aimait se détendre après le boulot. Allez savoir.

Filant du journal sans trop se faire repérer, notre héros va donc au fameux routier en périphérie de la ville, où il apprend auprès du propriétaire que Marsh possédait un petit garage sur place où il stockait un bateau pour aller à la pêche à proximité ; filant s’y rendre, Will parvient à y pénétrer et farfouille le bateau rangé dans l’endroit : et bien figurez-vous que du premier coup, parmi les dizaines de boîtes qu’abrite le rafiot, il tombe pile sur la bonne, qui contient un DVD et quelques papiers. L’enquête inachevée pour laquelle Alan est mort, elle est là, sous ses yeux !

Mais au loin, un gyrophare retentit : le propriétaire du routier a reçu le journal du jour et a ainsi découvert qu’il venait de parler avec le sujet le plus recherché du coin, chose qui l’a un peu motivé à appeler nos amis des forces de l’ordre pour qu’ils le transforment en kebab via divers tirs de taser : comme il se doit, une course-poursuite s’engage avec un véhicule de police qui, surtout, prend grand soin de ne pas appeler de renforts, c’est pas comme s’il coursait le mec qui faisait la une des journaux. En tout cas, finalement, le pauvre agent se fait semer, et visiblement, ça n’intéresse pas trop le reste de la police de prendre la suite : Will peut ensuite se promener tranquillement en ville sans être ennuyé. Ah. Bon bon bon.

S’arrêtant dans une ruelle tranquille, notre héros prend le temps d’allumer la lumière du plafonnier pour bien montrer à toute la rue qu’il se prend la tête dans les mains l’air pensif, ce qui permet au téléspectateur de bien saisir que notre héros réfléchit, mais qui aide aussi tous les passants à mieux voir la tronche du mec le plus recherché du coin. Je… je veux que ce film se finisse : le moindre petit geste semble pensé pour être incohérent.

Il finit donc par se saisir du DVD d’Alan Marsh et l’insère dans le lecteur de la voiture pour regarder de quoi il retourne : il s’agit de l’interview de Jean-Jacques, le type que l’on voyait au tout début du film hésiter à témoigner sur l’organisation secrète à laquelle il appartenait ! Mais ici, en version complète. Il explique que cette société répond au code « Le hibou ravi jubile« , qui signifie H pour Humanité, R pour Raison et J pour Justice, un groupe de citoyens de la Nouvelle Orléans lassés par la justice officielle qui s’occupe personnellement de débarrasser la ville des assassins, violeurs et pédophiles. Jean-Jacques trouvait tout cela bien normal jusqu’à ce que le chef de sa cellule, Simon (les cellules ne se connaissent pas entre elles), a fondu un câble et dézingue désormais quiconque se met sur son chemin, plus seulement les coupables de vilains crimes.

Apparemment, ces gens vivent dans le même monde que Bruce Wayne : les coupables sont toujours bien identifiés et indiscutables (chez Batman, ils sont même toujours pris en flagrant délit ou vêtu de couleurs criardes pour que jamais le bougre d’homme chauve-souris ne puisse péter la gueule à un innocent par erreur).

En plus de ce témoignage, il y a aussi des photos de tous les membres de la cellule de Simon, parmi lesquels… Jimmy ? Le pote proviseur du héros ? Ho !

Pas une minute à perdre : pour avoir des explications, Will fonce chez lui pour aller le trouver en pyjama en pilou et le menacer avec son revolver, en lui hurlant de lui donner le vrai nom de Simon : allez savoir comment, Jimmy le connait et le donne, il s’appelle en fait Eugène Cook.  Seulement voilà : en quittant les lieux avec cette information, notre héros est suivi en voiture puis pris à partie par un type armé qui lui hurle qu’il va le buter, ce sale pédophile ; notre enseignant préféré comprend : il s’agit là d’un autre type manipulé comme lui par Simon, qui a dû lui raconter qu’il était un dangereux délinquant sexuel (ce qui vu sa tête, est crédible en fait). Pas de problème pour notre héros, qui depuis le début du film, est passé de l’état d’enseignant timide à celui de super combattant sans aucune raison, et casse donc la gueule à son agresseur après l’avoir désarmé en deux temps trois mouvements. Il récupère sur celui-ci un téléphone contenant le numéro auquel il devait faire son rapport à Simon, et appelle le bougre.

Il lui explique qu’il veut échanger les documents qu’il a contre la vidéo prise par l’autre caméra de la passerelle que la police n’a pas pu consulter, et où l’on peut voir qu’il n’a pas tué Marsh, que celui-ci est tombé en tentant de l’agresser. Et lui donne rendez-vous au stade du coin le lendemain pour procéder à l’échange.

Comment cramer son budget de réalisation, figure 1 : Dans cette scène, il y a des centaines de figurants et toute une compétition de Monster Truck en cours, tout ça pour... rien. Simon déambule dans les travées du stade sur ordre de Will alors qu'en fait, ce n'est pas là qu'il veut le rencontrer. Ah ?

Heu… bon, je passe déjà sur le fait que visiblement, Simon savait que Will allait venir chez Jimmy (preuve en est : il avait prévu un gars pour le suivre et l’abattre devant chez lui), mais n’a pas prévenu le dit Jimmy, pourtant membre de l’organisation, ce qui lui aurait évité de folles émotions et surtout, de pouvoir révéler le nom de Simon. Non, la question que je me pose, c’est maintenant que Will a les cartes en main, pourquoi il ne demande pas que Simon lui envoie la vidéo de son innocence par cet outil magique appelé internet, sinon il diffuse toutes les infos qu’il a sur lui ? Il a peur de la voir mise sur un site de téléchargement avec son compte premium au moment où le FBI arrive ? Il n’a pas de boîte mail ?  Il ne connait pas les MMS ? Il préfère le contact d’un doux CD gravé ? Ou bien est-il tout simplement con ?

Chhhht… ne dites rien. Je sais.

En tout cas, Simon accepte le rendez-vous ; mais rusé comme un goupil, il décide de reprendre l’avantage dans la bataille en demandant à Jimmy de harceler Judy (je sais, vous l’aviez oubliée, mais si elle a un prénom, c’est qu’elle sert à un moment : souvenez-vous, c’est la meilleure amie de Laura, la femme du héros, vous avez dû le noter sur un post-it en début de film) pour qu’elle avoue où se cache Laura, qui n’est plus réapparue depuis l’épisode où elle avait fui une fausse voiture de police à coups de bombe au poivre. L’information obtenue, il ordonne son enlèvement.

Le lendemain, au stade, Will passe des coups de fils à Simon pour lui faire faire n’importe quoi sans aucune raison : va ici, va là, et même, là encore, authentique « Va faire pipi« . Pas va aux toilettes, hein « Va faire pipi« , et le mec s’exécute. Quelle ambiance dramatique dans ce film. On sent qu’on arrive sur la fin : la tension est à son apogée.

Finalement Will et Simon se retrouvent pour discuter en plein milieu d’un hall du stade bondé de monde puisqu’il s’y déroule une compétition de Monster Truck. Notre héros demande donc promptement à son ennemi « Alors, tu as la vidéo p’tit bâtard ? » (on le sent un peu stressé, là, sur la fin) et en effet : ce dernier montre sur son téléphone une séquence bien nette où l’on voit Marsh agresser Will sur la fameuse et funeste passerelle, avant de tomber tout seul, mourant ainsi comme un con. « Très bien« , dit notre enseignant « Maintenant, amenez moi à l’original« .

Pardon ? Mais enfin ! Encore une fois, tu n’as PAS besoin de l’original, juste de la vidéo ! Il peut te l’envoyer par MMS, Bluetooth, Wifi, que sais-je ! Pourquoi veux-tu l’original ? Quand tu regardes une vidéo de chatons sur internet, tu ne la comprends pas si ce n’est pas sur l’ordinateur l’ayant réalisée ? Tu n’es plus con, là, mon vieux, tu es au-delà, tu es une sorte de courgette qui parle, ou un truc du genre. Je suis perdu.

Seulement, pendant que l’on disserte, Simon reçoit à son tour un coup de fil de ses hommes : ça y est, ils ont Laura ! Ahaha, Will, tu es bien feinté, elle est retenue dans le centre commercial désert de l’autre côté de la rue (ah bin oui. Oui, effectivement, je me disais qu’on avait eu tous les poncifs, mais pas encore la bataille finale dans un lieu désert, vite ! Merci les mecs !) ; les deux hommes y vont, et de touchantes retrouvailles ont lieu entre les époux, sous les yeux de toute la cellule au crâne rasé de Simon + Jimmy (qui est le seul méchant avec des cheveux, c’est suspect).

La phrase qui va bien retentit donc : « C’est bon, j’ai les documents du journaliste. Ils en savent trop maintenant, tuez les ! Hahahaha, je suis trop maléfique !« 

C’est là que l’on comprend pourquoi Jimmy est le seul avec des cheveux : il est n’est pas vraiment méchant, lui, on lui avait juste dit « Attrape-les vivants on ne leur fera aucun mal ! » ; bin oui, c’est pas comme si toute la cellule tentait de tuer Will depuis une heure de film, hein, il ne pouvait pas savoir. Le bougre de corniaud sort donc son pistolet pour protéger son ami, et ça commence à défourailler dans tous les sens ; je vous passe les détails, mais comme vous l’imaginez, si la scène finale est dans un truc désert/désaffecté, il y a forcément un passage où le héros et le méchant s’affrontent au corps à corps, avec les pistolets qui glissent sur le sol, les coups de poings dans la gueule et tous les poncifs du genre qui s’enchaînent ; finalement, Simon finit par ramasser une arme, et comme il se doit là encore, braque avec celle-ci la tête de Will, persuadé qu’il va mourir, durant 15 bonnes secondes en faisant un petit sourire en coin façon « Je vais te tuer mais je ne tire pas sans aucune raison à part pour attendre qu’un personnage secondaire ne me tue au moment où je vais appuyer sur la gâchette » ; ça ne manque pas ! Vous vous souvenez de Laura lorsqu’elle a acheté une bombe au poivre (qui a servi dans le film) et un revolver (qui a servi aussi), qu’a t-elle fait de plus ? Elle a pris des cours de tir où on lui a donné le secret du bon tireur : « appuyer sur la gâchette » ; elle sauve donc son mari grâce à une arme ramassée sur le corps d’un des hommes de main mort de Simon, et ce dernier meurt donc aussi bêtement qu’il a vécu en se faisant cribler de plomb par une donzelle un peu douillette.

En sortant du centre commercial, Will (évidemment à demi en sang façon héros viril) et Laura croisent le policier qui avait aidé notre enseignant favori à s’enfuir du commissariat, qui lui explique qu’il appartient à une autre cellule de l’organisation, et qui condamne les agissements de Simon (mais qui ne faisait rien pour l’en empêcher non, plus hein, bravo les mecs, quel courage !). D’ailleurs, il va couvrir la fusillade du centre commercial pour que les deux tourtereaux ne soient pas inquiétés, en disant que c’est Jimmy qui a abattu tout le monde avant de mourir.

Accélérons un peu après tout cela, et quelques temps plus tard, la police, qui dispose désormais de la vidéo prouvant que Will était innocent (comment a t-elle fait sans l’original ? Elle a dû se contenter de celle retrouvée sur le téléphone de feu Simon, ça alors, c’est donc possible ?) laisse le bougre repartir en liberté, et ce dernier se rend au journal d’Alan Marsh pour leur rendre les documents qu’il avait pu récupérer sur le corps de Simon ; l’un des collègues de feu Alan qui avait traité le héros de flic dans le bar lors des funérailles arrive alors et le remercie chaleureusement pour tout ce qu’il a fait. Will l’invite à poursuivre l’enquête pour dissoudre toute cette société secrète.

Ce n’est qu’en remontant vers son bureau qu’il se retourne une dernière fois vers Will en lui lançant « L’enquête est entre de bonnes mains… allez : le hibou ravi jubile !« .

Notre héros se frotte donc le visage pour faire le mec qui réfléchit comme il l’a fait durant tout le film pour parer à son manque d’expressions faciales, et réalisant qu’il vient de confier toutes les pièces à un membre de la société secrète, il reste sur place la bouche grande ouverte, interdit (pour sûr que c’est utile, tenez).

Et… FIN

Vous êtes arrivé à la fin de l'article ? C'est bien. Maintenant, remontez au début et regardez à nouveau l'affiche ; osez me dire que j'exagère sur la constance du personnage.

____________________________________

Quelques mois plus tard.

Toubou boudoup bibidoup… Einigkeit und Recht und Freiheit, für das Deutsche Vaterla…*clic*

« Oui allô ?
– Monsieur Connard ? 
– Qui est à l’appareil ?
– Vous vous souvenez de moi ? Je vous ai rendu un petit service il y a quelques temps. Vous vouliez voir une daube avec Nicolas Cage et je…
– Oui, je vois. Que puis-je pour vous ?
– Et bien, notre organisation aurait besoin que vous lui… disons… renvoyiez l’ascenseur.
– Ho. Et de quelle manière je vous prie ? Vous avez besoin d’argent ? De drogue ? Vous voulez que je tue quelqu’un ? N’hésitez pas.
– Oui hmm… d’un… service… nous avons un pacte et nous espérons que vous allez le tenir. Voyez-vous, en tant qu’amateurs de cinéma, nous aimons les grands réalisateurs, et nous avons réalisé une petite page Facebook et…
– Oui ?
– Pourriez-vous aller sur la page « Quentin Tarantino » et cliquer sur j’aime ? Il le mérite. Après, nous serons quittes. »

Le téléphone me parut mettre une éternité à atteindre le sol après l’avoir lâché. Pour ma part, je me contentais de pousser un long hurlement.

On ne peut pas obliger les gens à faire des choses aussi horribles.

Il y a des Pactes qu’il ne faut jamais accepter.

102 réponses à “A base de Pa-Pa-Pa-Pacte

  1. Quelle n’est pas ma surprise…
    Au tout début  » ou pire, l’abonné au tweeter d’Eric Besson »
    Je ne suis pas une pro. Mais je distingue une faute !

  2. Effectivement, et il y en aura d’autres cet article a été rédigé en conditions de combat. C’est corrigé en attendant.

  3. Ouch, monsieur connard, je vous aime bien, mais là, y a quand même des fôteux, on dirait que ça a été rédigé par un membre de l’équipe de France. On vous a déjà averti de la faute à « abonner », laissez moi vous en signaler une autre « Après que sa femme se soit fait violemment agresser » devrait donner en bon français « Après que sa femme se soit faite violemment agresse ». Une lettre de différence et vous suggérez que Nicolas Cage ait pu épouser un transsexuel brésilien…

      • Cher odieux, malgré ma précision orthographique à khal, sachez que je me contrefous totalement de votre respect des règles d’orthographe, parce que le brio avec vous déployez vos sarcasmes me fait hurler seule de rire devant mon écran. Merci pour vos commentaires hilarants et votre esprit acide, vous êtes un grand !

    • Cher Khal, en tant que professeur de français fille de professeurs de franaçais (je sais, pas de commentaire, pliz) je me permets de vous dire que 1 il NE FAUT PAS faire l’accord que vous suggérez (parce qu’il s’agit d’un verbe pronominal d’une part et d’autre part parce que le pronom « se » est cod du verbe à l’infinitif qui suit, et non de « se faire ») 2 en revanche, l’usage du subjonctif après « après que » est prohibé par la langue française 3 il fallait donc écrire « après que sa femme a été agressée » ou après que sa femme s’est fait agresser ». Sans rancune j’espère, mais j’ai des réflexes tant innés qu’acquis pour ce genre de problématiques.

      • Poupoupidou a raison de souligner que « après que » doit normalement être suivi de l’indicatif et non du subjonctif, mais il me semble que l’usage du subjonctif est tellement usuel qu’il est toléré. Non ?

      • Non moi je suis pour être facho et supprimer tous les gens qui mettent le subjonctif après « après que ». Déjà qu’on tolère « les zaricots », ça suffit.

      • Tiens c’est amusant, personnellement je tolère le subjonctif après « après que », mais je digère mal les « zaricots » et autres « zérissons » (une louche de bicarbonate dans la bouche n’arrange rien d’ailleurs). Allons-nous nous supprimer entre nous?

    • Bonjour, cher Odieux,

      Permettez-moi d’ajouter mon grain de sel.
      “Après que sa femme se soit fait violemment agresser” est correct. La forme pronominale ‘se faire + verbe à l’infinitif’ reste invariable et de fait ne s’accorde donc pas au sujet. C’est bien le verbe à l’infinitif qui renvoie au sujet dans cette forme pronominale et non la construction ‘se soit fait’.

      De plus, histoire d’enfoncer le clou et aussi de jouer le tatillon bonhomme, le subjonctif à la suite de ‘Après que’ est certes de plus en plus toléré aujourd’hui (C’est là l’évolution d’une langue vivante) mais devrait en réalité accueillir un indicatif à la place.
      Ainsi on obtient « Après que sa femme s’est fait violemment agresser ».

      Toujours est-il que j’ai beaucoup ri. Sacré Nico ! Je crains le pire pour Ghost Rider :)

      Cordialement,

    • L’erreur ici est surtout que, normalement, l’expression « après que » est suivie de l’indicatif et non du subjonctif donc pour bien causer la France c’est « après que sa femme a été agressée » qu’est-ce qu’il faut dire !

      L’article n’en reste pas moins jubilatoire :)

    • Ah oui, bien sûr, mais vous remarquerez avec moi que la grande majorité des versions françaises de films américains emploient ce mot en lieu et place du véritable. Peut-être que les traducteurs sont de la famille de Nicolas Cage ?

  4. Je ne trouve pas les mots pour qualifier cette brillante (ah tiens, si, finalement, je l’avais le mot) démonstration de la qualité de l’actorat (ouaip j’en invente d’autres par la même occasion) de Nicolas Cage. Je dois avouer que j’aime regarder les films où il joue après une énorme déception. Un peu comme les midinettes avec leur pot de crème glacée : c’est pas forcément mauvais mais ça fait relativiser.

  5. Cher odieux ce film je suis aller le voir hier votre post tombe bien pour une reaction
    hormis vers la fin j ai pu noter un manque d action

    hell driver etait mieux au niveau action tjrs avec mr de la cage et surtout en relief

    ayant de la famille au usa j ai deja du mal a croire que des organisations secretes existent pour rendre justice vu que bcp de monde a un flingue et aurais tendance a ce faire justice soi meme

    de plus en lisant les commentaires de vos chers lecteurs sur ce sujet du pacte
    je n ais pas aimer le ton meprisant pour quelques fautes d hortographe qui ne m ont pas plus gener que ca (oui moi aussi comme Mr C je n aismpas acces aux accent de mon clavier je tacherais de retrouver le correcteur integre a wordpress

    ce n est point je pense le probleme de ce Nicolas mais bien plus du senario qui est sans plus

    moi ce qui m etonne c est que pour le meme film j ai decris sur mon twiiter l ambiance nulle de ce film en quelques mots et que vous ayez quand meme le temps d ecrire un article si long

    Cher odieux en ses temps de disete promis par le futur sortant du gouvernement le petit… je pense que vous devriz un peu vous economiseer avant le dechainement de vos pensees les plus tranchantes que vous reservez j en suis sur pour le premier tour du vote de moutons francais qui aura lieu en mai

    sur ce je vous salue et vous remercie de ce post si agrable a lire et qui me proqure joie car m ayant fait la meme reflection que ce film etait pourri…

    remygrasse

  6. A noter cependant une performance pour Nicolas Cage qui est enfin parvenu à tourner un film sans afficher une coupe de cheveux (trop) ridicule.

  7. Très bon article, très riche, et bien cinglant (ah non, tiens.. odieux ?) qui m’a bien donné envie de voir le film – juste histoire de faire « pause » toutes les 2 minutes et de rigoler grassement « ha ha, mais quelle daube.. »

  8. Ce cher nicolas cage, toujours à l’honneur. Il me semble que son unique performance se résume à  »Bad lieutenant », film à la BO fabuleuse.
    Soit dit en passant j’ose esperer que vous vous penchiez prochainement sur le deuxième volet de  »Sherlock holmes ». Qui utilise les échecs à tort et à travers.

    • Il parait qu’il était bien en tant que trafiquant d’armes dans un film dont j’ai oublié le nom (à ma décharge, je en l’ai pas encore vu)…

      • Tu veux sans doute parler de  »lord of war », les critiques n’ont pu se mettre daccord sur le sujet. les cahiers du cinéma ** / l’express ****

      • Tentez aussi « Adaptation » de Charlie Kaufman, vous verrez qu’il peut être pas trop mauvais le petit Nicolas, parfois.

  9. Conditions de combat ? ça a du être sanglant ! Je me permet de relever une vile faute frappe « j’aje ne PEUX PAS être enquiquiné… ».

    Gros poutous.

  10. Petit détail orthographique

    « Quelques jours plus tard, rentrant chez eux, Laura et Will commencent à penser à leur vie après cette épreuve et la douce damoiselle précise très rapidement que désormais, elle veut une nouvelle serrure, des barreaux aux fenêtres et autres précautions afin de se sentir plus en sécurité : soit, lui dit son compagnon, ce sera fait. Même si bon : ça ne vaut quand même pas une bonne vieille mine antipersonnel sous le paillasson, permettant ainsi de se débarrasser au passage d’éventuels démarcheurs à domicile. Par contre, il faut aussi compter un petit budget “changement de porte”, ai-je découvert après la visite de témoins de Jéhovah, mais je m’égare. »

    Au sujet de la mine : antipersonnelle est mieux que antipersonnel

  11. @khal> Je crois que « Après que sa femme se soit faite violemment agresser » n’est pas juste, c’est bien « s’est fait ». On dira « Elle s’est faite tout seule. » (elle est complément d’objet direct) mais par contre on dira « Elle s’est fait mal. »
    Par contre, il y avait bien une faute dans cette phrase: selon moi, la phrase correcte est « Après que sa femme s’est fait agresser » (indicatif après « après que » car l’événement s’est produit, conditionnel après « avant que » car l’événement est hypothétique).

  12. Cher Odieux,
    je tiens à souligner cette mauvaise foi qui vous caractérise, alors que ce film n’en avait apparemment nullement besoin :
    La photographie finale critiquant la « constance du personnage » est celle ayant permis de réaliser l’affiche !
    Car bien que Mr Cage soit effectivement très fort quand il s’agit d’afficher une expression/attitude immuable, je ne pense pas que son blouson ait cette capacité.
    Cela n’enlève rien à l’article, bien entendu, et je vais m’empresser de me gausser de mes amis qui ont déboursé quelques sous pour aller voir ce film !

    • si on regarde bien chacune des photos de cet article sur laquelle apparaît NC, on constate que son expression est effectivement immuable dans chacun des cas, seule l’orientation de son cou varie.

  13. Pourquoi diable cette haine envers Tarantino qui est un réalisateur de génie, sinon au moins original? oO’

    • Apparament, il n’apprecie pas les films dont une partie des scenes sont directement pompées sur d’autres films, en « hommage »(qui est l’equivalent du « plagiat », mais en plus classe). Et l’odieux connard reste un connard.

  14. (par ailleurs, et navré du double post, la performance de Nicolas Cage façon glaçon est magistrale dans Lord Of War. Justement parce que rester de glace, il sait faire et que dans le contexte du film cité, ça colle ! )

  15. « la performance de Nicolas Cage façon glaçon est magistrale dans Lord Of War »

    Et oui, même une montre cassée donne l’heure exacte deux fois par jour… :)

    (mais c’est vrai qu’il est très bon dans Lord of War)

  16. La véritable incohérence du film est tout de même d’avoir fait de Nicolas Cage un professeur de littérature amateur d’échecs.
    Un peu comme si Jean Rochefort était expert en arts martiaux.

    • Mardi j’ai vu prediction du même acteur. Là il etait encore plus fort ! prof d’astro physique. Même qu’il a publié un super papier sur la combustion d’une etoile et tout. Mais il a pas été foutu de voir que le soleil allait peter dans une semaine……
      Y’en a tellement à dire sur l’ami nicolas. En fait à part lord of war et family man, je me rapelle pas avoir vu de bon film avec lui dedans. Nicolas c’est le christophe lambert US

      • Tututu.

        Dans un ancien commentaire à propos caca chaud qu’est Hell Driver j’avais déjà listé les bons films de l’ami Cage, et ils sont plus nombreux que les deux que vous citez :

        – Sailor et Lula de David Lynch
        – Cotton Club de Francis Ford Coppola
        – Birdy d’Alan Parker
        – Arizona Junior de Joel Coen
        – Snake eyes de Brian de Palma
        – Adaptation de Spike Jonze
        – Kick-ass de Matthew Vaughn
        et surtout
        – A Tombeau ouvert de Martin Scorese

        Cela tient certainement à la qualité des réalisateurs avec qui il a travaillé.

      • Bon sang c’est vrai que j’oublie tjs snakes eyes qui est vraiment excellent. 8mm aussi est pas mal. Le reste j’ai pas vu.
        Mais bon la question que je me pose toujours est : sans lui le film serait il aussi bon. Et la réponse est bien souvent oui

      • Jamais, en aucune circonstance, Nicolas Cage n’est un bon acteur. Il est comme un navet, il peut prendre le goût du bouillon dans lequel il mijote, mais il garde son goût de navet. De même, ce n’est pas de jouer dans des films avec un scénario qui rend l’acteur meilleur.

      • Vous oubliez, même si ce sont des films dits « d’action », The Rock, Volte Face et Les Ailes de l’Enfer, dans lesquels son inexpressivité, ou son sur-jeu au choix, fonctionnait à merveilles face à des acteurs autrement mieux calibrés…

  17. La secte des puristes enragés de l’orthographe est de sortie on dirait…Ils feraient mieux de retourner dans leur crypte au lieu de traquer les 2-3 fautes échouées dans un texte écrit avec brio
    Cher connard,
    je vous admire
    c’est un délice comme d’habitude!

  18. L’ingénieur en moi ne peut s’empêcher une remarque (enfin deux, la première étant « s’il vous plait pas la pelle ! »)
    Les GPS standard des véhicules ne permettent pas de les localiser, ils ne font que recevoir des tops d’horloge embarqué dans des satellites, et mesurent le décalage entre les signaux pour se repérer.

    Mais ils n’émettent rien, vous imaginez si n’importe quelle étudiante pouvait être pistée par un malandrin avec un récepteur ? La science a heureusement inventé la balise GPS, pendant émetteur du système de guidage, mais c’est encore à l’ami qui m’a raconté tout ça de la placer sur le véhicule.

  19. Telenil

    je ne vais pas te montrer comment faire mais c est faisable avec un peu de manipulation surtout ceux qui recoivent signaux frequence bluetooth et wifi et ceux aussi qui ont une carte sd

    les tous premiers sans port usb sa carte sd sans frequence ni bluetooth ni wifi sont bcp moin piratble les autres

    les custom firmware ca existe pour tout appareil electronique

  20. Monsieur Connard,
    Je vous demande instamment de laisser la Creuse et ses habitants tranquille. Ca n’est pas la première fois que vous les attaquez et c’est petit car nous ne pouvons nous défendre n’ayant que du haut-débit à bas-débit donc peu de net.
    Sinon très bon spoiler comme d’habitude.

  21. Coucou à tous !

    Pour l’article : Rien à dire….J’adore, le style et l’humour de Monsieur OC, Bon après on est toutes amoureuses de lui, non ?? ;-D

    Pour les commentaires : Cela sent le combat de sumo en string dans la boue…J’ai ri…Ahhh quand ça part en quéquette…J’accours !!

  22. Et sinon Monsieur Connard, c’était bien la petite virée en bar parisien vendredi dernier ?
    Nicolas Cage était de la partie ?
    Je serais bien venue en séchant grossièrement une demi journée de boulot de merde, mais vous me faites peur alors du coup je suis allée sur facebook à la place.

  23. Pour rentrer dans la polémique aux côtés de « remygrasse » et « efdee » : loin de moi l’idée de faire le lèche-cul, mais il me semble assez inutile (et un peu chiant, il faut bien l’avouer) de pointer les (rares) fautes de M.Connard à chaque article paru, et ce pour deux raisons:

    – Primo : l’auteur a l’air suffisamment adroit dans le maniement de la langue française pour les remarquer lui-même. Un peu trop de Brandy lors de la rédaction d’un texte peut parfois expliquer quelques coquilles.

    – Secundo : Au vu des sévices que subit quotidiennement notre belle langue sur Internet, il me semble plus judicieux de recommander M.Connard à la décoration de la Légion d’honneur pour acte de résistance plutôt que de baisser sa note en orthographe à chaque post sur ce blog.

    Ceci étant dit, bien beau spoiler, charmant article, comme toujours.

    ps: Odieux, je suis jaloux de votre sonnerie de téléphone.

    • L’Odieux Connard a lui-même souligné que « tout signalement est bienvenu ». Et concernant votre second point, il est un peu idiot : parce qu’il écrit mieux qu’une majorité de gens, on ne doit surtout pas lui indiquer les erreurs orthographiques ?

  24. et me voilà encore une fois heureuse d’être pauvre au point de n’avoir point les moyens d’aller au cinéma.
    ce monde n’est décidément que magie et délice…

    • erhbd viends avec moi de temps en temps j ai des places gratuites…

      ou alors trouve des gens qui ont un passe gaumont cine pres de chez toi ils auront tout comme moi de temps en temps une place gratuite


  25. Polémiquons \o/

    1] La connaissance parfaite de l’orthographe est une denrée très surestimée partout en France. Mais estimée quand même.

    2] Par contre, humilier OC dans les premiers commentaires pour quelques fautes en trouzemille pages de spoiler, c’est pas très glop.

    => Synthèse des deux approches :
    Faites ça bien, relisez le texte entier, relevez la totalité des fautes, Bescherelle et CNRTL à l’appui, puis envoyez votre rapport par e-mail.
    En plus, OC répond aux mails. (J’en ai un pour le prouver. Et il répond aux questions que contiennent les mails. Et il met à jour sa FAQ s’il s’aperçoit qu’elle mérite un coup de neuf.)

    Voilà ! C’était ma petite opinion, bientôt noyée dans la masse de commentaires. Paix et prospérité sur vous :)

      • Merci Sylvain ! Mais en fait, j’ai eu le temps d’y réfléchir dans la journée, et ma proposition est stupide pour plusieurs raisons.

        1] Internet est un monde libre ; dès qu’on impose des contraintes, les usagers grincent des dents. Personne ne se pliera à celle-ci.

        2] Ce protocole rendrait la chose… Protocolaire ! Et de quoi parlons-nous ? Juste de quelques fautes, pas de quoi faire toute une histoire. (Presque le même que le 1], du coup.)

        3] C’est la voie ouverte au spam du mail d’OC qui n’en a sûrement pas besoin.

        4] Si jamais ça devenait officiel ou du moins routinier, ça discriminerait les nouveaux arrivants du blog qui, incapables d’imaginer que les rapports grammarnazistes s’effectuent par mail, se feraient alors huer par les habitués sans comprendre ce qui leur tombe dessus.

        Et on peut sûrement en trouver plein d’autres. Mais merci encore. (Et paix et prospérité, deuxième de la journée, attention à ne pas dépasser la dose prescrite.)

    • « 2] Par contre, humilier OC dans les premiers commentaires pour quelques fautes en trouzemille pages de spoiler, c’est pas très glop. »

      Nicolas Cage appellerait ça le karma …

  26. Tiens on a à peu près la même sonnerie de portable OC, sauf que j’ai la version originale, je te l’envoie par MMS si tu veux
    MFG

    Nb aux Bernards Pivots de l’internet : En France, si on avait mis autant de passion à défendre la trouée des ardennes qu’a défendre notre grammaire, on en serait pas là moi j’vous dis…

    • T’as raison, on aurait mis plein de komms sur kriegsmann.skyblog.de pour lui rappeler la neutralité de la Belgique et les réglements internationaux, j’pense aussi que ça l’aurait retenu, pis la face du monde eût fait une rhinoplastie.

  27. Dites-moi, cher Odieux, ne rêvez-vous pas de pouvoir, vous aussi, tenir un revolver de la sorte sur la nuque de Nicolas Cage ? Excellent article, de surcroît !

  28. Aaah j’aime bien la petite allusion à Tarantino à la fin. Je n’ai jamais compris pourquoi certains semblaient pratiquement lui vouer un culte. J’aimerais beaucoup un article de votre part à propos de lui et sa filmographie, après tout pourquoi forcément ne critiquer que du neuf ?
    Après les films passés, parlons des films futurs. Vous aviez fait un petit mot sur la BA des Mousquetaires, que pensez-vous de celle-ci : http://www.armees.com/BLANCHE-NEIGE-ET-LE-CHASSEUR-BANDE,59585.html
    Blanche-Neige version adulte : ah oui c’est tout de suite plus sombre, plus sérieux, on sent directement que les personnages sont pas là pour rigoler. Bon, c’est sûr que mai 2012 c’est pas pour tout de suite, mais la BA vaut le détour, non ?

    • Voilà du lourd, avec l’amie kirsten en bonus, m’est avis qu’OC va se pouvoir se faire plaisir…

      • « va pouvoir se faire plaisir » lire il faut.

        Dites odieux, une petite fonction d’édition réservée à l’auteur du message, serait-ce envisageable?

  29. Savoureux. Sa-vou-reux !
    J’espère avec impatience voir votre séquence spoiler du dernier Sherlock Holmes : « Jeu d’ombres »…. Mais pouah ! Quelle est cette manie de vouloir absolument nous retranscrire les titres américains, pourtant prometteurs (ho ho ho me direz-vous), en un français qui ôte déjà le peu de charmes que l’on pourrait trouver dans un film ?

  30. Diable Ballmeyer ! Mais c’est Kristen Stewart !

    Bon puisque j’ai enfin franchi le pas et me suis decidee a m’exprimer sur ce blog, allons-y franchement.

    M.Odieux, vous etes mon modele, mon idole ! J’ai integralement lu ce blog plusieurs fois et je vous adore un peu plus a chaque nouveau post.

    Malheureusement pour moi, a chaque nouveau post, je constate avec tristesse que, loin de vous ressembler, je corrsepond un peu plus a ces categories de gens dont vous vous gaussez : je reve d’un vie tranquille avec un mari aimant et 3 gosses et un chat, et je pensais aussi etre contre la peine de mort sauf pour les violeurs (quoique la castration me suffirait), les pedophiles et les assassins (multirecidivistes, je ne suis pas un monstre). Bref, voila que je m’enfonce dans ma mediocrite.

    Enfin, je dois vous dire que vous etes coupable de la perte de mon innocence face aux navets de plus en plus nombreux. Avant je regardais mes films avec une douce beatitude. Aujourd’hui, je crois entendre votre voix (que je ne peux qu’imaginer) me souffler dans l’oreille : « mais c’est absurde, qu’est ce qu’il attend pour tirer? » ou « ce senario est ridicule, quel navet ».

    Voila, je retourne a ma lamentable vie.

    PS: excusez le clavier qwerty, je vis dans un pays de sauvages.

    • J’utilise aussi un clavier QWERTY, et je ne vois pas où est le problème avec les accents. Ça fait plus de 30 ans que la touche Compose existe.
      cadeau : àáâäãéèëêìíïîóòöôùúüûýỳÿŷ

      (agacement suite à plusieurs commentaires justifiant l’absence d’accent en raison d’un QWERTY)

  31. ci ge peu me phermetre chair OC, ge pance ke le mot « essuies-glaces » ne prent pa le 1é « S » et k’ont ékrit : « essuie-glaces »

    sinon, super artikle, kom tjr ! Encor le pris d’une plasse de sinéma ékonomiser ! :-)

    MERCI !

  32. Cher Odieux,

    Vous me voyez fort déçu quand à votre sonnerie de téléphone mobile, que chacun peut identifier dans votre « épilogue ». Ne préféreriez-vous pas « l’autre » hymne allemand, celui si truculent et nauséabond, qui de nos jours est interdit chez nos chers Fritz d’outre-Rhin ? Je pense qu’il conviendrait bien mieux à un Connard comme vous.

    Vous distrayez le peuple mon ami, continuez ainsi je vous en prie.

  33. Mr connard !

    sont un peu pédant les gens, avec leurs commentaires sur l’orthographe !
    Et sinon l’article ? ça vous a plus ou bien ?

    bah ah moi, oui !

    Détendez vous du caleçon les gens, c’est le week end (ou le congé de fin de semaine, si vraiment vous y tenez !)

    allez soyez mignons, maintenant et filez dans votre chambre ! sales gosses !

  34. Du Cage et du scénario bourré d’incohérences?! Encore! Oui mais tout ça sous la plume de notre Odieux Camarade, on s’en lasse pas.

  35. C’est marrant: si tu veux convaincre une personne de tuer quelqu’un, dis lui que ce dernier est un pédophile.

  36. Je veux bien pour Nicolas Cage, mais qu’est-ce que vous avez contre Tarantino ? :-((

    En revanche, je le savais que les profs de lettres étaient tous des tueurs en puissance manipulés par les forces occultes; faut jamais faire confiance à ces gens-là ! La mienne serait manipulée par les Reptiliens que ça m’étonnerait pas…

  37. A noter que la VF me paraît encore plus foutraque que la VO. En effet la phrase clé de l’organisation secrète est « The hungry rabbit jumps », mais c’est sûr que le traduire aurait donné un truc du genre « le lapin qui a faim saute » (ou sautille, ou bondit), ce qui n’est pas des masses mieux.

    Par contre il me semble que lorsque sa femme prends un cours de tir, le monsieur lui donne des conseils sur sa position d’appui, et ne dit pas « don’t forget to pull the trigger ».

    De même pour « Maintenant, amenez moi à l’original » il me semble que c’est en fait le méchant qui demande ça, Will ayant déclaré que l’original n’est pas sur lui, le méchant veut l’original (et on se rendra compte que si en fait, il a rusé, car il avait l’original sur lui, ce loser).

    Mais sinon sur le fond : absolument excellent navet complètement incohérent et foutraque. Je pense que grâce à vos chroniques je vais commencer une collection de l’anthologie de Nicolas Cage.

  38. J’ai beaucoup ri au passage des Twingo. Cependant, je trouve vos spoilers un poil trop longs, ne pensez-vous pas que vous gagneriez en qualité (sur certains passages pauvres en attaques pertinentes) en réduisant la quantité ?

  39. Mon dieu, je ne peux pas terminer de lire un tel film en une fois, pas même malgré votre humour qui redonne vie aux mauvais films.

    En revanche, vous n’avez, Monsieur Odieux Connard, pas le droit de vous en prendre à Batman.

  40. Je voulais aller voir, puis par manque de temps je n’ai pas pu. Maintenant merci car grâce je toi je vais arrêter de m’en vouloir à chaque seconde de ma vie d’avoir arrêter ce chef d’œuvre du 7ème art.

    Tu n’a jamais pensé à te glisser un jour dans l’écran de cinéma et prendre la place du héros ou lui dire tout simplement ce qu’il devait faire pour paraître moins stupide ?

  41. J’ai vu au infos que notre cher Nicolas avait désormais sa statue au musée grévin. Voir Nicolas cage et sa statue aborder la même expression faciale, inexpressif au possible, m’a foutu les jetons… Je vous conseille de voir les images

  42. Je viens de finir ce petit bijou et lis donc votre point de vue, et voudrais corriger un détail : il ne pique la voiture dans l’hôtel qu’après avoir été au journal. D’ailleurs, si on comprend bien l’ellipse temporelle, il y est allé à pieds, là-bas… Quel homme !
    Petit détail encore, il y a une faute dans le commentaire quand on passe le curseur sur la photo avec la femme dans la voiture : « mon copain a (et non à) un bouc ».
    Merci pour ce spoil, les films avec Cage sont si riches !

  43. Bonjour, article lu en totalité ce matin suite au visionnage du film hier soir. Un seul mot : merci! Pour m’avoir fait démarrer la journée avec un fou rire :)

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