N’oubliez pas les paroles (contre paroles)

« Plus haut, Diego, plus haut !« 

Le pauvre serviteur, engoncé dans sa blouse à double rangée de boutons, réajusta péniblement ses gants en caoutchouc avant de pousser un peu plus fort la manette commandant la poussée hydraulique. Là, en haut du laboratoire, les portes du toit achevaient lentement de s’ouvrir sur un ciel noir alors que la plate-forme montée sur un bras articulé continuait de s’élever dans un bruit sourd. Essuyant les gouttes de pluie tombant par l’ouverture sur ses lunettes de soudeur, il se tourna finalement vers son maître.

« Êtes vous-sûr Monsieur ? Nous risquons beaucoup en…
– Depuis quand as-tu un avis ? As-tu oublié qui t’a sorti de ton pays pour te fournir un emploi ? Allons, plus haut ! Nous avons besoin de la foudre !« 
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Au loin, le tonnerre gronda, donnant l’impression qu’une immense boule destructrice roulait là-haut, quelque part, au-dessus des nuages, dans un vacarme infernal. Diego observa attentivement son employeur, guettant le moment où celui-ci lui donnerait le signal d’abaisser la manette devant permettre de rendre la vie à la chose tout en haut de la plate-forme, actuellement inerte et battue par la pluie, attendant son heure.

Et puis soudain, il y eut un flash suivi d’un bruit assourdissant, si fort que plusieurs éprouvettes situées à proximité éclatèrent ; Diego fut lui-même projeté au sol, entraînant avec lui la manette qu’il devait activer ; levant les yeux, il lui parut alors que la foudre n’était pas seulement tombée sur la petite plate-forme dépassant du laboratoire : un véritable pont électrique s’était formé entre les cieux et celle-ci, comme si l’éclair était incapable de se retirer après avoir frappé sa cible ; dans une sorte de grésillement ressemblant au vrombissement d’un million d’abeilles, celui-ci se débattait en envoyant tant de puissance sur sa cible que plusieurs voyants situés sur le bras articulés explosèrent ; dans la folie de ces instants, Diego fut persuadé qu’il pouvait entendre distinctement son maître rire à gorge déployée d’une manière parfaitement diabolique alors que sa « science » s’opérait.

Finalement, le bras articulé s’effondra brusquement, et tout s’arrêta en un instant : l’éclair disparut, le bourdonnement s’arrêta, et la plate-forme fila vers le sol à folle allure avant que les systèmes de sécurités pneumatiques ne l’amortissent. Diego nota que l’obscurité s’était faite dans le laboratoire ; en se relevant doucement, il écarta le rideau occultant situé derrière lui pour constater par la fenêtre que tout le quartier semblait dans la même situation. Il se retourna brusquement lorsqu’il entendit son maître marcher d’un bon pas vers la cible foudroyée, son rire n’étant plus désormais qu’une sorte de ricanement nerveux, presque un hoquet. Il vit alors l’homme s’approcher de la bâche située sur la plate-forme pour la soulever, avant de s’exclamer :

« Elle est vivante… VIVANTE !« 

Et Diego ne put qu’approuver :

Là, sous la couche de tissu roussie, la petite Box avait à nouveau sa diode passée en vert. Son maître était de retour sur internet : il allait pouvoir faire des trucs passionnants comme regarder des vidéos à la con, lire des blogs aux articles trop longs ou même regarder le Grand Journal.

C’est d’ailleurs sur ce dernier point qu’il s’aperçut qu’il y avait un problème : la box semblait retransmettre des émissions venues d’un monde parallèle.

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Car en effet, hier soir, il y avait Tristane Banon au Grand Journal. Non pas que sur ce blog, on s’intéresse à l’affaire DSK, mais plutôt que l’on aime la méta-affaire, entendre par là tout ce qu’il y a autour de parfaitement absurde et que curieusement, personne ne commente jamais. Alors que pourtant, c’est plutôt surpuissant. C’en est d’ailleurs à se demander si, depuis 4 mois, la plupart des intervenants n’ont pas recours à des produits dopants ou à Nadine Morano un coach mauvaise foi, tant le niveau reste parfaitement surpuissant.

Par exemple, donc, personne n’a réagi au fait que Tristane Banon vienne, accompagnée de son avocat, parler au Grand Journal d’une tentative de viol. Pas même les associations féministes.

"Tout de suite, le viol de la semaine. Et ensuite Ariane nous montrera une vidéo rigolote piquée sur Youtube avec un chien qui pète"

Je ne sais pas moi, pourtant, c’est vaguement curieux : aller dans une émission de divertissement (ce n’est pas moi qui le dit : c’est la rubrique à laquelle est classée l’émission sur la page de Canal +) pour people ayant quelque chose à vendre (un livre, un spectacle, une campagne électorale) parler de comment on a failli se faire violer quelque part entre une pub pour de la lessive et une blague d’Ariane Massenet, ce n’est pas vraiment ce que l’on peut appeler le top du top du sérieux. Surtout quand c’est pour au final se faire dégager parce que c’est l’heure du « Daily Mouloud« .

« Bonjour Tristane, racontez-nous votre affaire, ça nous intéresse, regardez, on va tous prendre un air grave pour dire qu’on rigole pas.
– D’accord, alors je vais vous expliqu…
– Oui c’est très intéressant, mais en fait, on va vous diffuser des images de Dominique Strauss-Khan sur écran géant avec vous en gros plan en médaillon. Attention : ce n’est pas du tout pour voir si vous allez pleurer pour faire de l’audience, c’est juste que vous êtes très jolie en médaillon.
– Certes mais je…
– Super, maintenant, Jean-Michel Aphatie va analyser l’interview de DSK, parce que bon, en fait, vous on s’en tape, c’est lui qui nous intéresse.
– Oui, maintenant, je vais raconter ma version : c’est moi la gentille et lui le méchant.
– Ah, ça c’est de l’information ! Allez, on passe au Daily Mouloud ! »
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Voilà. On parle de viol comme du dernier spectacle d’Arthur, le tout en rajoutant un peu de pathos histoire de, et là, vous n’entendez plus une seule association féministe, pourtant véhémentes la veille, lorsque DSK était à TF1. Comme quoi, si le viol est un sujet trop sérieux pour qu’on en rigole, il suffit de le passer dans une émission de divertissement pour que l’on s’en moque : bravo mesdames. A l’heure où vous faites tourner une pétition pour refuser la « banalisation du viol« , et où vous vous insurgez contre les « remarques machistes« , on attend toujours votre réaction quand, pendant que la damoiselle était sur le plateau, le « Daily Mouloud » posait la question « Alors, Claire Chazal, elle est bonne ? » .

Là encore, inexplicablement, aucune voix nulle part pour souligner l’aspect totalement absurde de la chose. Et mon ami Google ne me renvoie lui non plus aucune remarque sur le sujet : tout le monde a trouvé ça parfaitement normal. Ou alors, tout le monde prend bien soin de ne pas regarder le Daily Mouloud, ce qui me paraîtrait bien plus raisonnable.

J’aime quand, les commentateurs et commentatrices de la veille, qui réclamaient « la justice égale pour tous » et la fin du « mépris » font bien attention à ne pas appliquer le même traitement pour cette émission que celui de la veille sur TF1, surtout que là, ils ont ouvertement fait caca sur la cause de ces dames. Bravo les enfants : quelle pertinence.

A cet instant de mon propos, j’en soupçonne un ou deux de supposer que je défends la cause de notre blonde amie, faisant les gros yeux aux vilains qui rigolent des viols, parce que flûte, c’est pas rigolo. Ce serait bien mal me connaître jeunes gens, car justement, durant l’émission, il y a aussi eu du très, très gros niveau sans que personne ne réagisse, puisque là encore, ça semblait parfaitement normal à tout le monde sans raison apparente.

Puisque tout comme notre gros Dominou, par exemple, Tristane a expliqué avoir, je cite, « perdu sa légèreté » depuis les faits en 2003 (ce qui ne signifie pas seulement manger trop de granolas, hein), avant d’ajouter, un peu plus tard, toujours au sujet de sa tentative de viol :

J’en ai parlé une fois, à tort, d’une façon beaucoup trop légère chez Ardisson. (…) J’étais là pour faire la blonde qui parle de politique et c’est seulement 2 ou 3 minutes avant l’antenne qu’on m’a prévenue qu’on allait parler de Dominique Strauss-Kahn

Comme quoi, on peut perdre toute sa légèreté et rester légère. Et surtout, on constatera le formidable raisonnement : « Nan mais si j’en ai parlé avec légèreté, c’est parce qu’on m’avait pas prévenue à l’avance que j’allais en parler« . Bin oui, parce que les traumatismes, faut être prévenu en amont, pour se souvenir de faire la gueule et avoir le temps de se frotter les yeux avec un oignon. Sinon, on se fend la poire autour de la table. Je rappelle que sur le plateau du Grand Journal, il y a pourtant du monde autour de la table, mais personne n’a relevé cette formidable incohérence. Surtout lâchée quelques minutes après avoir dit « DSK est un mauvais acteur : on voit bien que tout était préparé à l’avance !« . Comme quoi, la préparation est un droit pour certain et une faute pour d’autres. Vilain Dominique. En plus, c’est nul, tout le monde est de son côté, c’est connu.

Samantha avait elle aussi perdu toute légèreté

Pourquoi par principe, le doute profite à l’accusé et pas à la victime? 

S’est interrogée Tristane. Là encore, personne n’a relevé en soulignant que le doute, en général, on l’applique plutôt à l’accusé puisque c’est lui qui risque quelque chose. Mais bon, on en était plus à ça près.

Cependant, ce soir là, un autre phénomène paranormal s’est produit : Jean-Michel Aphatie a décidé de faire le comparatif ultime : retrouver les propos en commun entre DSK s’excusant et Clinton s’excusant lors de l’affaire Lewinsky, pour trouver 14s en commun dans leurs deux discours puisque, incroyable, les deux s’excusent, y compris devant leurs femmes. Troublant. Mais, soyons fous, pourquoi pas ; sauf que derrière, le même journaliste se plaint que DSK n’a pas donné assez de « détails« , la veille, lors de son interview.

C’est beau : un journaliste fait le parallèle avec l’affaire Lewinsky, où, pour rappel, toute la presse française se foutait allègrement des Etats-Unis en disant « Halala, les gros nazes, ils veulent tous les détails, alors que bon, les détails ne regardent pas le public ! » ; hop, aujourd’hui, finies les leçons d’éthiques, on dit « Raaah, l’enfoiré, il nous a pas dit ce qu’il avait fait !« . Mais oui, évidemment, c’est tellement important de savoir qui s’est imbriqué comment ! On imagine bien, un dimanche soir à 20h15, quelqu’un expliquer à une audience historique « Et bien ma chère Claire, je vais tout vous expliquer : j’ai attrapé la petite par la tête, et je lui ai chatouillé la glotte avec ma teub », moment d’une légèreté (perdue) telle qu’il devrait trouver sans soucis sa place dans un spectacle de Jean-Marie Bigard.

Les détails, il n’y a aucune raison que DSK les donne : après tout, s’il dit que c’était une relation consentie, ce qu’il se passe entre gens consentants n’a pas à être sur la place publique. Donc s’il veut être un peu cohérent, la seule version détaillée qu’il doit donner, ça doit être pour les enquêteurs. Et quand bien même, de toute manière : qu’est-ce que la presse ou le public ferait de ces « détails« , comme ils sont appelés ? Encore une fois, la question « viol ou non » est relayée au second plan, remplacée par du « des détails sur le sexe !« . Et là non plus, tiens, je n’ai entendu personne hurler au scandale.

Surtout que derrière, on a le droit à toute une série de questions plus ou moins innocentes du genre « Roooh, il est resté très vague l’enfoiré, il parle de « faute morale », mais il ne dit pas ce que c’est ! » ; ouais, et juste après, il s’excuse auprès de sa femme. Attention, Jean-Mimi, je vais t’aider, puisque c’est vrai que le vilain Dominou n’a pas fait un gros dessin pour expliquer le lien de cause à effet : il a trompé sa femme, il n’est pas très fier. N’hésite pas à me rappeler si tu as d’autres questions pertinentes de ce genre, puisqu’apparemment, malgré la foule des intervenants/chroniqueurs sur votre plateau, il n’y en a encore pas assez pour trouver la solution d’une énigme qui n’aurait même pas sa place chez le Professeur Layton.

Oui mais voilà : c’est tellement mieux de dire « Holala, il ne raconte pas, c’est quand même bizarre !« . Ouais.

Heureusement, en matière d’interrogations à deux sous, le magazine Elle n’était pas en reste, puisqu’il avait demandé à plusieurs féministes de donner les questions qu’elles auraient voulues voir posées au bon Dominique. Curieusement, ce sont à 97% des questions qui partent du postulat « Il est coupable« , ce qui est particulièrement subtil. Parmi tout ce petit monde, il y avait d’ailleurs mon association préférée, le fameux « Collectif féministe contre le viol » (le pire ennemi de l’Association pour les viols collectifs et sa célèbre présidence tournante)  On commence donc avec Clémentine Autain.

« Pourquoi vous êtes-vous excusé auprès du FMI ? Si vous n’êtes pas coupable de quoi que ce soit, de quoi vous excusez-vous ? »

Le truc trop subtil : « Si vous n’êtes pas coupable, pourquoi vous excuser ? Hein ? HEIN ? » ; parce que non, c’est un fait : il n’avait pas du tout à s’excuser d’avoir, par exemple, créé une vieille crise à la tête du FMI, et donné une bien mauvaise image de directeur général. Mais oui Clémentine ! Vous avez raison : seuls les coupables s’excusent. J’imagine que vous-même, quand vous bousculez quelqu’un dans la rue sans le faire exprès, vous lui dites « Va te faire enculer« , et surtout pas « Excusez-moi« , car vous n’êtes pas coupable et voulez bien le signaler. Vous avez raison.

On attend toujours les réactions des féministes sur cette personne donnant une image déplorable de la femme

D’ailleurs, du coup, c’est très beau : d’un côté, on a ce discours, et de l’autre : Tristane Banon qui explique que DSK ne s’est pas excusé auprès d’elle ou de Nafissatou Diallo : oui mais les enfants, visiblement, excuses = coupable, alors il va peut-être pas se suicider comme ça. Là encore, il va falloir vous mettre d’accord.

Au tour d’Audrey Pulvar

« Ce rapport était-il tarifé ? Si non, vous soutenez avoir eu un rapport sexuel (oral) avec une inconnue, en moins de 10 minutes, non tarifé sans la moindre contrainte ? »

Si j’étais DSK, je répondrais juste « Connaissez-vous Jean-Edouard et Loana ?« 

Allez, Rokhaya Diallo, que je ne connaissais pas jusqu’alors, participe à son tour

« Comment vivez-vous le fait que la crédibilité de Nafissatou Diallo ait été mise en cause très rapidement et qu’elle ait payé d’avoir menti par le passé, alors que vous n’avez de votre côté pas fait l’objet d’enquête similaire? Comment vivez-vous ce traitement de faveur alors que vous étiez accusé? »

C’est vrai que c’est bizarre. Il n’y a eu une enquête que d’un seul côté, et il n’y en a eu aucune sur DSK. D’ailleurs, il n’a même jamais été arrêté ou interrogé. Et aucune précédente affaire de tentative de viol n’est ressortie. Et non, Tristane Banon n’existe pas.

Les derniers mots iront bien sûr au collectif « Osez le féminisme« , ici représenté par son porte-parole, Thalia Breton dans Le Nouvel Observateur :

Ça montre bien que les violences faites aux femmes sont traitées comme un fait-divers, un feuilleton médiatique, mais pas comme un fait de société. Les violences faites aux femmes sont minorées

Effectivement : à tel point qu’on en parle dans des émissions de variétés entre deux chroniques pour amuser la galerie et dans lesquelles on se fout allègrement de votre gueule. Mais que là, on ne vous entend surtout pas vous exprimer, hein, attention : faudrait pas avoir des revendications trop constantes.

Ho, et non, je ne vais pas parler de la prestation de notre ami le joyeux DSK lundi soir : d’autres s’en sont déjà chargés bien avant moi, n’allons pas rejoindre ces fameux analystes pour le coup. Que l’on ne pense pas que je prenne parti pour le bougre pour autant : vu les fréquentations de ce garçon, je crois que nous n’avons définitivement pas les mêmes valeurs (à vous de retrouver si je parle de Martine Aubry ou non). Je voulais surtout souligner les réactions et non-réactions absurdes autour de l’affaire.

Personnellement, j’attends la suite avec impatience. Un truc du genre « Nafissatou vient témoigner dans D&Co« , qui sera salué par les associations féministes, tant une femme battue qui en reçoit une violée, ça fait avancer la cause.

91 réponses à “N’oubliez pas les paroles (contre paroles)

      • De rien. je ne commente pas le fond de l’article, mais je n’en pense pas moins. Les autres se chargeront comme d’habitude de dire les choses mieux que moi :) Juste: si le monsieur de cet article était un odieux connard à votre manière, ça aurait changé bien des choses :) Il en faudrait un peu plus des comme vous…

  1. « Là encore, personne n’a relevé en soulignant que le doute, en général, on l’applique plutôt à l’accusé puisque c’est lui qui risque quelque chose. Mais bon, on en était plus à ça près. »
    Roooh, j’ai l’habitude de vous lire en sachant que vous usez parfois d’une mauvaise foi bien dosée, mais là, c’est trop trollesque pour ne pas être relevé ; sur le plateau, tant Michel Denisot que Daniel Cohn-Bendit ont indiqué que la justice, ça n’s’passait pas dans ce sens mais dans l’autre. Et même sur Internet, Maitre Eolas s’est fendu d’un tweet bien adapté dans les minutes qui suivent.

    En tout cas, c’est la preuve que y’a beaucoup de gens qui regardent le Grand Journal (qui reste une bonne émission − malgré la présence d’une persistance incompréhensible d’Ariane Massenet), et que vous en faites parti ; et ça, c’est cool.

    • « malgré la présence d’une persistance incompréhensible d’Ariane Massenet »

      Merci ! Merci ! Moi non plus je ne comprends pas !

    • Une bonne émission le Grand Journal ? Faut pas déconner.

      Cela reste du divertissement « branché » consacrant les peoples et leurs vies insignifiantes, des chroniqueurs qui, si certains sont individuellement respectables, contribuent au brouhaha ambiant et débilitant, une légère dose de politique pour se donner un peu de contenance même si elle fait illusion et enfin cet « esprit Canal » soit-disant décalé et frondeur qui ferait rire bon nombre de véritables trublions.

      Notre niveau de tolérance envers le fumier télévisuel grandit dangereusement…

      • Je suis bien d’accord. C’est le cas partout : à force de modifier et d’accepter des petites modifications mineures, on en vient à accepter des choses qui nou paraissaient intolérables auparavant (politique sociale et sécuritaire par exemple).

      • Et personne n’a réagit au « cadeau » pour le présentateur du petit journal, 20 minutes hors cadre, hors invité politique au regard gêné, bref isolé du reste pour mourir en paix.

  2. Cher Odieux,
    où est passée votre morgue, votre humour assassin? Je sent ici un énervement (bien légitime) et ne critique point le fond, mais la forme est moins plaisante que dans d’autres billets…
    Odieux, votre style est votre marque de fabrique et un des principal (mais de loin pas le seul) attrait de votre blog, alors par pitié, revenez nous!
    PS: Une pointe de hargne face à Martine? Sinon, pourquoi soulever la question? Seriez-vous fâché de sa prestation dans Libération?

  3. Décidemment, je suis de plus en plus fan de ce blog que j’ai découvert récemment (et au passage, je regrette de moins en moins d’avoir cessé de regarder la télé poubelle des années 2010’s JT, Grand Journal et émissions d' »analyses » compris)

  4. L’article est pertinent, encore une fois.
    Je suis rassuré de ne pas avoir été le seul à avoir eu un certain malaise devant l’émission, çà rassure mon égo. Même si Banon me paraît plus crédible que Diallo (sans savoir si les faits sont vrais ou pas, j’entend). J’ai trouvé à d’une rare indélicatesse de montrer çà à la télévision, déjà pour nos « singes d’hommes », comme le dirait si bien Rimbaud, qui attendent les gaudrioles des Guignols de l’Info avant d’aller se coucher.

    Quant aux féministes activistes, je les exècre pour la plupart. Celles-ci qui confondent féminisme et féminité, elles sont d’un absolu mépris pour la justice et l’égalité, elles ne recherchent qu’une vengeance vis-à-vis des hommes.

    • Attention.
      J’avais déjà fait remarquer dans un précédent article d’Odieux Connard traitant du féminisme, qu’il ne faut pas confondre les féministes différentialistes (parfaitement exécrables, comme vous le dites) stipulant une différence irréconciliable entre hommes et femmes et fonctionnement sur le mode de l’affrontement perpétuel, et les féministes universalistes (parfaitement respectables) se battant simplement pour l’égalité des droits et des conditions d’existence entre hommes et femmes dans un respect mutuel.

      Je grossis le trait mais l’esprit y est.

      • Vous avez tout à fait raison. J’aurais dû apporter un peu plus de précision à mon propos, merci de me compléter.

  5. Ahah merci… Malgré tous les commentateurs c’est vous qui, ironiquement, traitez le mieux cette histoire. Et c’est vrai que tout le monde sur ce plateau s’en fout de Tristane Banon. Même Cohn-Bendit qui était dans un coin en attendant que ça finisse, se relève au milieu pour lancer, je cite : « Je suis très mal à l’aise, j’ai soutenu DSK… » Il a un geste vers Banon : « Non mais je veux dire, je suis pas mal à l’aise à cause de ça… »
    Non c’est vrai, vous parlez de votre viol par le mec que j’ai soutenu en public mais bon je m’en fout mademoiselle Banon, j’écoutais pas vraiment…

    Sinon Odieux, apparemment vous êtes de Troyes ? J’y vis pour mes études, quelle belle ville :)

    • Peut être que Rokhaya ne recevra jamais de prix nobel de littérature pour ses propos, mais le bloggeur linké semble être un splendide échantillon de gros connard haineux.
      Et surtout je ne comprend pas comme il réussit à tourner son « analyse » d’un livre contre le racisme à une diatribe anti-queer matiné d’homophobie (gratuite, c’est ce qui est magnifique, pour une fois ce n’était pas le sujet), de sexismes, et de stygmatisation à gogo….

      • Parce qu’il n’est pas de gôche, l’affirme vigoureusement, et avec une qualité d’écriture et argumentative mille fois supérieure à certains tacherons du « camp d’en face » dont Rokhaya Diallo.

      • Non Sylvian, pas parce qu’il n’est pas de gauche. Mais parce qu’il détourne des philosophes à des fins partisannes en faisant mentir les textes, et comme comme procédé, ça pue.
        Notamment dans son article sur la différence des sexes lorsqu’il utilise Pascal pour comparer les homosexuels à des infirmes et à des pervers.

        On peut très bien être de droite sans être un gros réac homophobe et haineux, malheureusement ce type ne l’a pas encore compris. Ce qui est dommage pour les personnes qui sont de droites et humanistes, et qui se retrouvent bien malgré elles amalgamés à ce type de propos.

      • Franchement, je ne me souviens pas avoir lu des lignes homophobes sur ce blog. Étant sourcilleux sur la question du racisme, ça m’aurait interpellé.
        Les philosophes qu’il explore ne sont pas détournés (contrairement à Michel Onfray & Co) mais sublimés (je pense à ses articles sur Nietzsche).
        Une prose parfois haineuse ? C’est certain. A l’instar de Philippe Muray éructant contre certaines tares contemporaines.
        De fait, je ne pense pas qu’il se réclame une seule seconde de l’humanisme et le pire c’est qu’il argumente ce choix.
        Enfin, ses articles littéraires et cinématographiques sont splendides.

        Je précise que je ne suis absolument pas de droite : je fais plutôt partie de ceux qu’il fustige avec brio. De fait, politiquement je suis un désaccord complet avec lui, mais culturellement c’est une autre affaire.
        Et je préférais avoir davantage d’adversaires politiques de ce calibre que les flans décérébré et sous-cultivés qui peuplent nos médias.

      • Je resterais sur une citation de cet écrivaillon :

        « Dans le premier cas, l’homosexualité est un péché mortel qui mérite le bûcher ; dans le second, elle est une altérité sexuelle aussi digne et aussi normative que l’autre. Ici, des prêtres envoient en enfer les pédés, là, des prêtres pédés se marient. Ce sont ces derniers qui nous occupent. Nul mieux que l’homosexuel militant n’illustre en effet la célèbre pensée de Pascal :

        « D’où vient qu’un boiteux ne nous irrite pas, et un esprit boiteux nous irrite ? A cause qu’un boiteux reconnaît que nous allons droit, et qu’un esprit boiteux dit que c’est nous qui boitons ».

        On l’aura compris : si l’homosexuel est le boiteux, c’est le gay qui est l’esprit boiteux. C’est lui qui généralement nie la différence sexuelle et affirme une pluralité des sexes (alors que s’il y a deux sexes, il y a en revanche une pluralité de sexualité), qui déconstruit les identités réelles pour en construire des imaginaires, qui dénie la notion de « perversion » et défend l’idée que chacun peut fonder sa propre origine, bref, qui explique que tout est dans la nature sauf la nature. On reconnaît là le principe pervers par excellence, celui d’inverser les réalités et de faire croire que ce que l’on désire est désirable, « normal » ou va de soi et d’ailleurs, « l’on ne voit pas du tout où est le problème ». Le problème est précisément dans cette confusion des sexes qu’entretient le pervers. »

        Si ça, c’est pas détourner du Pascal à des fins homophobes, tuot en disant « je ne suis pas homophobe, faut pas taper ceux qui sont atteints de cette anomalie, juste ne pas oublier qu’il sont pervers ».

      • Moui…

        Si j’ai bien compris, ce texte (que je ne connaissais pas) ne dis pas que l’homosexuel est pervers (au contraire, l’homo n’irrite absolument pas) mais que le militantisme gay irrite en niant la « différence sexuelle », en « inversant la réalité » et en occultant la perversion qui habite tout être.
        Concernant ce dernier point, l’auteur est fortement marqué par la lecture de Sade et considère certainement que nier la perversion que tout être humain à en lui est probablement une stupidité abyssale (voir son analyse magnifique des Cent vingt journées de Sodome : http://pierrecormary.hautetfort.com/sade/).
        De fait illustrer la différence entre l’homosexuel et le revendicatif gay en utilisant Pascal, pourquoi pas ? On adhère ou pas, mais la maxime de Pascal ne me semble pas galvaudée.

        Quant à la supposée xénophobie de l’auteur, le mieux est encore de le citer.
        Lorsqu’il parle avec lucidité de son parcours politique et culturel depuis l’adolescence (en dialoguant parfois avec soi-même) :
        « Se dire de la droite humaine pour faire chier la droite inhumaine, comme écrit Charles Dantzig à propos de Mauriac, quel grand pied ! Que c’est bon de trahir l’intransigeance des gens de la « vraie droite », de « la tradition », de « la réaction », surtout quand on vient ! Quelle méchante satisfaction de tourner en bourrique leur côté pur et dur (deux insultes pour moi), antiparlementaire, antidémocratique, antiaméricain, antisémite, et d’un catholicisme qui vous donnerait envie d’être athée ou protestant. […]
        Comprenons-nous, le racisme me dégoûte autant que vous, mais disons qu’il m’a fallu vingt ans, moi, pour ne plus en jouir. C’est par expérience et contact avec l’autre que j’ai appris à aimer ce dernier. La curiosité humaine a été plus forte que mes préjugés, l’humanité plus attrayante que ma famille. […] Pourtant, fasciste, vous me croirez ou non, je ne me suis jamais senti tel. J’étais trop individualiste pour cela. J’avais déjà lu Nietzsche et je savais que la plèbe, qui est l’essence du fascisme, est la pire des choses. Et puis, le fascisme, c’est l’action, le sport, la jeunesse – tout ce que je détestais et que je déteste encore. […]
        – Ca va, Cormary, ça va. On se calme là. Votre côté Stauffenberg commence à bien faire. Vous nous expliquez en long, en large et en travers que vous venez d’un milieu pourri d’extrême droite (mais que vous présentez quand même comme un walhalla wagnéro-serpentard, histoire de vous donner et de nous donner le grand frisson diabolique – là-dessus, vous vous plantez royalement !). Vous faites ensuite passer vos petites tergiversations romantiques (« moi contre eux ») pour un conflit héraklitééen (« Le Pen ou pas Le Pen ? »), et vous vous félicitez à la fin de ne pas être nazi car vos camarades se foutaient de vous pendant la classe de sport. Tout cela est d’une puérilité assez incroyable. La vérité est que vous n’avez jamais eu aucune conscience politique (c’est pourquoi Sarkozy vous amuse), que vous vous êtes cru et que vous vous croyez encore « littéraire » juste pour faire passer votre médiocrité idéologique, et qu’au bout du compte vous n’êtes qu’un réac tiède doublé d’un fieffé niaiseux, qui se trouve glorieux parce qu’il dit « arabe » plutôt que « bicot », et qui ne vote plus le Pen pour de simples raisons mondaines ! […]
        Vive Scorsese et sa Dernière tentation du Christ que ma bonne ville de Sainte-Maxime avait cru bon à l’époque d’interdire dans son seul cinéma afin de ne pas offenser les âmes pieuses ! J’avais 17 ans, j’étais en plein dans Les chants de Maldoror, et j’avais envoyé une lettre lautréamonienne et boutonneuse à Nice-Matin dans laquelle je m’élevais contre « cette décision de censure inique, fruit de l’inculture, de la bêtise et de la bassesse », et qui fut pour ma gloire publiée par le journal, et à la grande fierté de mon stalinien de prof d’histoire qui pour une fois me félicita, et lut même ma lettre en classe ! Le libre penseur de ma classe de Terminale, c’était moi ! […]
        Je faisais tout pour paraître le contraire de ce que j’étais. Les gens sont si tautologiques, si primaires, si heureux ! L’inversion des sentiments, ils ne comprennent pas. Ecrire droit avec des lignes courbes, encore moins. Mon truc, pour survivre, ç’a toujours été d’avancer en biais comme un crabe – ou un Cancer. De confirmer aux autre ce qu’ils croyaient pressentir en moi. Ah les adultes ! Les normaux ! Les adhérants ! Quand on me voyait dévorer Sade, on croyait que c’était parce que j’étais sadique, alors que…. Enfin bon, vous savez. C’est marrant les déviances, d’ailleurs ! Ca prouve au moins que la liberté n’existe pas ! Ca prouve que le sexe, comme la volonté, l’intelligence ou la charité, n’est jamais qu’une question de situation ! Et ça emmerde le reste du monde normal ! Ah recevoir le fouet de la main d’une femme de gauche, si vous saviez ! […]

        Et une interrogation foutrement intéressante sur Louis Ferdinand Céline :
        « […]si nous avons jubilé à l’écriture de Mort à crédit, pourquoi ne jubilerions pas à celle de Bagatelles, et cela même si nous sommes le moins raciste du monde ? Pour le coup, c’est le point commun avec Sade dont Annie Le Brun disait qu’il nous excite malgré nous. Céline nous rendrait-il raciste malgré nous ? Autant nous avons le pouvoir de garder la tête froide en lisant tel ou tel extrémiste et même être agacé par leur mauvais style, autant nous risquons de perdre la tête en lisant Bagatelles ou L’école des cadavres qui possèdent indéniablement, et quel que soit notre degré de conscience politique, historique et moral, le pouvoir pervers de faire rire en nous ce que nous avons de pire. L’écriture qui ramène au racial et au sexuel, l’écriture pornographique, si chère à l’extrême droite, qui fait jouir de force, voilà le vrai danger. Et un sacré problème littéraire. »

  6. Ce rapport était-il tarifé ? Si non, vous soutenez avoir eu un rapport sexuel (oral) avec une inconnue, en moins de 10 minutes, non tarifE sans la moindre contrainte

    Merciiiiiiiiiii !
    *S’agenouille et cherche la direction de la ville d’Odieux pour lui adresser de ferventes prières*

  7. Merci beaucoup pour ça. Un brin de bon sens et de relativité dans ce merdier, ça fait du bien.

    Il me manquera un mot sur le ténébreux agressif qui lui sert de chaperon et qui se fit naguère démonter l’argumentation à grands coups de talon sur je ne sais plus quelle chaîne par P. Cohen.

  8. Une autre phrase de T. B. : « Qu’est-ce que j’y gagne à parler de tout ça, qu’est-ce que j’y gagne ? »
    Je pense que tout le monde a eu quelques instants de silence dans ses réflexions « … ». Avant le verdict du procès américain, je ne dis pas, à présent, c’est une autre histoire…

    D’ailleurs, normalement, il n’est pas interdit de parler d’une affaire en cours ? Ou à ma connaissance, son affaire n’est plus en cours ?

    Comme quoi, tout entrave la Justice quand le feu des cameras s’en mêle… On dirait de la pâture jetée à des chiens errants, qui, quelque soit le verdict proclamé, ont déjà leur idée toute faite et mille arguments (plus ou moins valable) à faire passer…

    Merci pour cet article !

    • « Qu’est-ce que j’y gagne à parler de tout ça, qu’est-ce que j’y gagne ? »

      C’est vrai, je pense qu’accepter de venir sur le plateau du Grand Journal c’est le meilleur moyen de ne surtout pas en parler…

  9. Ah States tout le monde s’en branle de l’affaire DSK, ils ont Anthony Weiner qui montre sa quéquette a des étudiantes et, en tout cas en juin dernier, ca les faisait vachement plus marrer.

    • C’est justement parce qu’en France aussi on s’en branle qu’on aimerait plus de détails sur cet affaire !


      Désolé…

  10. Cet article est – à l’instar des précédents – tout à fait GÉNIAL !!!

    Et oui, Tristane Banon fait grave monter l’audience (à défaut du QI d’Ariane Massenet) et méritait bien ce joli traitement de faveur en présence de son avocat (?) sur un plateau télé de Canal +. Tout est normal, tout va bien.

    Quant aux réactions (outrées) autour de l’affaire…franchement, des questions de personnalités féministes dans « Elle » ??? Sont-elles conscientes du paradoxe qu’il y a à se dire féministe et le fait de lire ce type de journal ? Et pourquoi pas une tribune pro-gay, pro sexe et pro avortement dans « Pélerin Magazine » ?

    Cette affaire est à l’Histoire, ce que Biba est à l’information…pffff; pauvre Tristane, elle a pas fini de prendre cher.

  11. Cher odieux connard,

    Pour ma part, je trouve choquant que l’on puisse parler du viol dans une émission « divertissante », et d’une telle façon.
    Par contre, qu’avez-vous donc contre le CFCV ? Les associations de lutte contre le viol, et celles féministes en général, ont permis d’aider de nombreuses femmes à se relever face à cette agression qu’est le viol.
    Sinon, bon article, même si je déplore votre cynisme habituel.
    Je vous laisse, j’ai un macho-pervers à enterrer.

  12. « l’Association pour les viols collectifs et sa célèbre présidence tournante »
    Tout simplement excellent.

    Sinon, Tristane Banon est une grosse conne, mais je ne retrouve plus l’article signé de sa plume qui le prouve.
    Bref, j’ai fait un commentaire inutile (pléonasme ?).

  13. J’ai surkiffe l’histoire de Diego!

    Pour Banon, deja faut arreter de confondre viol et tentative d’agression avortee.
    A sa place si j’avais vraiment ete choquee
    1/ je m’en serais plaint a l’epoque
    2/ je viendrais pas raconter ma life a la tele
    3/ je prendrais pas un avocat avec une telle tete a claques

    • Mais là Gentil Salaud, certains te parleront du délai accordé pour porter une plainte, parce que suite à une agression sexuelle, tu peux ne pas souhaiter poursuivre de suite ton(es) agresseur(s)… Certes, je le comprends aisément.
      Toutefois, la Tristane a, à mon goût, un peu trop joué la blonde comme elle dit et alterné les « je porte plainte vu que l’opinion publique est de mon coté » « oh puis finalement non, je ne veux plus parler de cette histoire » « Et puis si, je lutte pour toutes les femmes victimes d’agression/de DSK » « Mais euh laissez moi tranquille avec ça ».
      Quand tu rends publique une histoire privée (au plus haut de la tourmente parce que quand tu as appris que ton agresseur en avait violé une autre, et ta révolte te pousse à le faire payer), tu tâches d’être sûre de toi. Et pas d’excuse du type « je ne pensais pas que cela prendrais une telle ampleur », parce que Tristane, tu sais très bien comment est la scène publique en France et ce à quoi tu t’exposais, tu fus à une époque la première à en jouer d’ailleurs…

      Alors, coupable et victime de ces attouchements avec violences (et je réponds d’avance aux féministes acerbes que je ne minimise pas le viol, au contraire, mais il faut appeler un chat, un chat), je ne me prononce pas car je ne suis pas juge et ne souhaite pas l’être, cependant y’a un moment où il faut poser les choses et décider de ce que l’on fait : en parler ou pas. On s’en fout, mais qu’elle choisisse bordel !

  14. Encore une très bonne note comme d’habitude.

    C’est triste de le constater mais c’est une constante que les représentants de la lutte contre … (insérer ici un vilain mot comme racisme , sexisme, discrimination etc…) sont à côté de la plaque et contre-productifs.
    Pour certains, l’égalité c’est de traiter l’autre « défavorisé » comme un enfant , en lui parlant doucement avec des mots gentils et en veillant en permanence à ne pas le choquer, à ne pas s’en moquer même gentiment comme on peut faire d’habitude avec ses semblables …

    Il faut croire que parler d’égalité pour certains, ne soit que faire l’étalage d’une bien-pensance agressive.

    … « monde de merde »

    • Diallo est un patronyme extrèmement fréquent chez les [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Mandingue_%28peuple%29#Patronymes]Madingues[/url], un peu comme « Muller », « Meyer » ou « Schmitt » en Alsace.
      Ainsi, les cuisines Schmitts ne sont pas consanguines aux tartes flambées Pierre Schmitt, bien que celles ci soient voisines.

    • « Diallo » est un patronyme fort courant dans l’ethnie guinéenne des Madingues, un peu comme « Meyer » en Alsace.
      Pour exemple, les tartes flambées Pierre Schmitt ne sont pas liées aux cuisines Schmitt, bien qu’elles soient voisines.
      Adama Diallo, du groupe Sexion d’assault, ne leur est d’ailleurs lié ni à l’une, ni à l’autre, même si ce serait drôle.

      • Madingue ET Peul, d’ailleurs.
        Hum, qu’il est bon de se corriger, passez moi le martinet Monique, vous serez bien urbaine.

  15. En gros… Quand les féministes parlent, on se fout de leur gueule et quand elles ne parlent pas (assez fort au goût des malentendants, je dirais…), elles s’en prennent plein la figure. OK…

    Vivement que tout ceci soit terminé et que tout ce petit monde cesse de dire des conneries !

    • Le soucis des extrèmes et des dogmes … on dit beaucoup de conneries mais de toutes les manières, quoi qu’il arrive, on a toujours raison, les féministes comme les autres (comme les religieux, les communistes, les racistes et toutes les personnes qui pensent détenir une vérité absolue …)

  16. Bonjour,
    Dans un bon plan com’, apparemment, il faut être passé au grand journal.
    On gagne en visibilité (comme disent les spin doctors) ce qu’on perd en crédibilité.
    Et s’ériger en porte parole « des femmes » , c’est à dire peu ou prou la même stratégie que l’avocat américain de Mme Diallo, ça n’a pas l’air de donner de résultats.
    Bref, il y a des gens peut être victimes mais très certainement mal conseillés et mal entourés.

  17. C’est marrant, mais dans toutes les photos de presse de Tristane Banon, on la voit à côté de son avocat…et on le voit aussi lorsqu’elle apparaît sur un plateau de télé.
    Qu’est ce qu’il fout là ? Il se croit en plein phase de mis en examen ?
    Ce n’est plus un avocat, c’est son ombre. et Je dirais en plus qu’il lui conseille vraiment très mal, vu qu’elle passe dans le « Grand journal ».

    Comme dirait manu, ca fait parti d’un plan de com. Aujourd’hui, tout doit être spectacle. « Show must go on » comme l’aimait à chanter notre regretté Freddie

    • Je crois que tu ne connais pas très bien le travail d’avocat : il s’agit de gagner dans certains cas des compensations financières qui ne nécessitent pas un procès.

      Du genre, à force de parler de l’affaire, on gâche un peu la vie de DSK, donc « versez du fric si vous souhaitez qu’on se taise ».

  18. Cher odieux, mon p’tit panda des gualapagos :

    Loin de moi l’idée de venir tatillonner sur votre fief, mais il semblerait qu’une légende ait perdu son image.

    Bien à vous.

  19. Moi je trouve que Nafissatou Diallo pleurait vachement mieux en direct sur les écrans américains. Je suis déçu. Prenez des cours de théâtre avant d’aller au Grand Journal, merde !

  20. Dans la société-spectacle, tout le monde aura droit à son quart d’heure de célébrité, c’est Warhol qui nous avait prévenu. Du moindre fait, avéré ou non, toute une cohorte de guignols peut désormais revendiquer sa part du gâteau sitôt qu’elle y met un peu de pathos et qu’elle supporte les journalistes auto-proclamés de la pseudo-culture Canal +, en rajoutant chaque fois une part de mystère et de scandale. C’est un fait. Pourquoi changer ? Tout le monde y trouve son compte: eux peuvent espérer de la notoriété, les amuseurs publics font de l’audience, les bien-pensants genre Pulvar ont du grain à moudre.
    Les vraies féministes ? Soyons sérieux, si ça existait encore, les blogs mode n’existeraient pas. Par contre dès qu’il s’agit de dénoncer le côté machiste de la teinte saumon de la nouvelle pub pour le parfum Machin ou le rasoir Truc, il y a foule. Ne parlons même pas du téléspectateur de base…

    Quant à l’affaire DSK en elle-même, j’avoue j’ai pas suivi. Au bout d’un moment, honnêtement, on s’en cogne. Sinon, à défaut d’histoire de quéquettes présentées pendant un semestre au monde entier, il y a peut-être des vrais problèmes dans le monde, et à défaut d’une Claire Chazal super-copine d’Anne Sinclair (ça s’invente pas) qui interroge ce monsieur sur son « addiction au sexe » (kikoolol chui akro mdr), il y a sûrement plus important que ce pathétique panier de crabe qui fleure bon le mensonge et la mauvaise foi de toutes parts. Mais bon article quand même, dénoncer ceux qui voient la paille et oublient la poutre, c’est d’utilité publique.
    Vivement qu’on retrouve l’information, la vraie, celle qui nous parle du retour du froid en hiver (des scoops donc) et de la fête du macaron à la salle des fêtes de Valzivière-sur-Tuyre (coucou JPP !). Non mais !

  21. « On parle de viol comme du dernier spectacle d’Arthur » :
    Quelle mauvaise comparaison, le dernier spectacle d’Arthur est un sujet extrêmement grave et qui mériterait un traitement on ne peut plus sérieux, type : réunion d’état major autour des options suivantes : « envoi de la légion, location d’un drone Predator aux ‘ricains, invitation à une démonstration au RPIMa de Carcassonne, …

      • et pourtant si: on appelle ça de la torture psychologique
        avant on torturait des types en leur cramant les pieds tout en leur tortillant les tétons et autres joyeusetés du genre … maintenant on leur faire regarder un spectacle d’Arthur avec un harnachement d’Orange Mécanique pour être sûr qu’il en perde pas une miette (et comme c’est récent la Convention de Genève n’a pas encore statué dessus)
        par contre il est vrai que le viol servait beaucoup en temps de guerre à une époque où on se foutait joyeusement sur la gueule à coups de haches et autres claymores mais aujourd’hui c’est des guerres de chochottes quelquefois purement économiques donc le viol n’a plus vraiment d’utilité … peut-être des nostalgiques?

  22. « Pourquoi par principe, le doute profite à l’accusé et pas à la victime?  »
    Nan, mais la pauvre petite ne connait rien au système juridique ? Je l’accuse d’être complétement conne et personne ne viendra mettre en doute mes pauvres oreilles de victime…

    • Cette phrase m’a aussi fait rire. Comme le dit très bien maître éloas sur son blog, « victime » est un terme qui ne peut s’employer qu’une fois que le plaignant a gagné le procès. En attendant que l’acte soit prouvé, ce n’est pas une « victime » mais un « plaignant » ou l' »accusation ».

  23. « Mais bon, on en était plus à ça près. »

    Comme d’habitude, tu oublies le N’

    ça doit être:
    « Mais bon, on n’en était plus à ça près. »

    Pourquoi, pourquoi commets-tu toujours cette erreur? Et pourquoi ne relèves-tu jamais les commentaires te la signalant? :(

    Sinon, tu es parfait, ma box était aussi en panne les deux dernières semaines, je compatis.
    Et: merci que tu sois.

  24. Croyez bien que je saisi parfaitement ce que votre critique vise, il n’est pas difficile de constater que vous reprochez vivement cette mode du féminisme effervescent et irréfléchi, devant des faits qui ne sont pas correctement analysé ni explicité en profondeur. Très bien.
    Mais les procédés utilisés sont les mêmes petites astuces rhétoriques et stylistiques qui ponctuent vos articles.

    Prenons :
    « D’ailleurs, du coup, c’est très beau : d’un côté, on a ce discours, et de l’autre : Tristane Banon qui explique que DSK ne s’est pas excusé auprès d’elle ou de Nafissatou Diallo : oui mais les enfants, visiblement, excuses = coupable, alors il va peut-être pas se suicider comme ça. Là encore, il va falloir vous mettre d’accord. »

    Oui certes… Qui va se mettre d’accord sur quoi, les reproches de Banon et des interviewées de Elle n’ont jamais été présentés ensemble dans une démonstration quelle qu’elle soit. Vous voulez mettre en relief l’absurdité et le contresens mais vous prenez deux exemples qui, si ils se rapportent à un même sujet, ne viennent pas du tout des mêmes sources et n’ont aucun lien l’un avec l’autre si ce n’est DSK…

    Bref… après, bien sûr raconter une expérience de viol au grand journal entre le petit journal et une équipe de basket ça peut paraitre choquant. Bien sûr, mais peut être que le but c’est justement d’être regardé, d’être certaine que son message va être entendu, faire un coup de pub en somme (après tout tout marche comme ça maintenant, Dominique a fait son show sur TF1), essayer de se défendre médiatiquement. Et pour ça, peut être qu’il faut accepter de se tourner vers des médias classés à « divertissement » mais qui font de l’audience. De la même manière qu’un homme politique va chercher à augmenter son capital sympathie en se pointant entre Denisot, Beyoncé et Kad Merad pour débiter son non-programme en 2 minutes 30.

  25. « Et bien ma chère Claire, je vais tout vous expliquer : j’ai attrapé la petite par la tête, et je lui ai chatouillé la glotte avec ma teub »
    J’en ai pleuré de rire, merci. Quant à votre conclusion, elle devrait figurer à la une des magazines people féministes, le scandale qui en résulterait les ferait peut être enfin réfléchir…

    • « magazines people féministes » ?
      C’est un oximore.
      par définition, les « féminins » ne sont pas « féministes », bien au contraire.

      • En effet, je serai assez curieux de connaître le nom d’un magazine people féministe.

        Encore que, féministe pouvant vouloir dire n’importe quoi, je suis sûr que les rédacteurs de Gala se considèrent féministes.

    • En effet, « magazines people féministes » est une expression délicieuse et rarement rencontrée…

  26. Il me semble Monsieur Odieux que Mouloud a dit « Alors, elle est bonne Claire Chazal? Bonne journaliste? ».

    Certes c’est une boutade déplacée étant donnée le contexte, mais ce n’est pas à vous que l’on va apprendre le second degré, n’est-ce pas?

  27. Heureux qui comme Ulysse, ne possède pas la télévision. D’accord avec l’ensemble, admiratif de la forme et cette conclusion … Bravo (Dans certaines tribus aborigènes australes, j’ai ouïe dire que Odieux Connard était synonyme de virilité et de fécondité, info ou intox) !!!

  28. Bon sang il aura fallu l’intervention de DSK pour que Wandrille crache le morceau ! C’est qu’il est coriace l’animal.

    Bon tant qu’à grouiker dans le coin, signalons qu’Air France a donné des consignes pour que le personnel de bord veillant au bon soin de notre Berluscouilli français (pas de noms…) ne soit pas de sexe féminin. A se demander quand Air Maroc va demander au personnel de bord s’occuppant de Diste Blazou (pas de noms, pas de noms) de ne pas être des petits garçons de moins de 15 ans…

    Encore une fois, le hasard s’acharne sur les pauvres gens… Incapable de louer plus petit qu’un immeuble avec cinéma, rien d’autre a bouffer que des pâtes aux truffes, le chargé de com (ça quand même c’est bien joué) qui le ramène en Porsche et ces salauds de photographes font l’amalgame…

    Y’en a marre du hasard quand même…
    parce-que ce dernier s’acharne, tout le monde est témoin !
    Il n’y a d’ailleurs pas de menteurs ou de personnes douteuses dans notre beau pays, juste des gens qui contrarient le hasard… Souvent…

  29. Ben tiens, en parlant de guillotine féministe, voilà une « belle » pub Fnac:

    Imaginez que ce soit un homme qui accompagne une femme pour en changer, ben là curieusement ça ferait un tollé et la Fnac serait obligée de retirer la pub/présenter des excuses, alors que là, pauvres hommes que nous sommes, il n’y a aucune polémique dans les médias :p

    Sinon je suis (encore un fois, et ça devient lassant^^) d’accord avec notre bon camarade.

  30. La jeune fille et la mort

    Ce que je vais vous raconter s’apparente à une tragédie grecque.
    Quand la fille vint dire à sa mère que Prestige, Monsieur Prestige a tenté d’abuser d’elle…
    La mère cessa brusquement de croire que la vie était belle.
    – Tu dis bien « tenté d’abuser », si je ne m’abuse ? Qu’est-ce qui s’est réellement passé ?
    seulement tenté ou complètement abusé ? Juste essayé ou transformé l’essai ?

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/09/la-jeune-fille-et-la-mort/

  31. Bonsoir Odieux !
    Je suis ravie d’avoir découvert ce blog via – attention, c’est douloureux – facebook. Oui oui. Bref, j’ai beaucoup fait rire mon frère en lui parlant d’Harry Potter, et le livre « Les hommes sont des lâches… ».
    Du coup, en feuilletant vos articles, j’ai vu que vous vous intéressiez aux scénarios des films en en descendant – je l’avoue – certains que j’avais apprécié sur le coup de la séance. Du coup, j’aimerai savoir si vous avez déjà entendu parler de Sound of Noise – un film suédois je crois – ou I saw the devil – qui est coréen celui-là. Je ne sais pas si le genre vous plaira mais disons qu’ils sortent un peu des classiques.
    Dans tous les cas, merci de me divertir en sortant des phrases toutes plus acides les unes que les autres – c’est encore mieux que VDM ! Bonne fin de soirée !

  32. Bonjour cher Odieux Connard,

    Après la lecture de votre délicieux article, je me pose la question suivante :

    A quoi bon soutenir la cause du « On ne veut plus être Mademoiselle, c’est très dégradant pour l’image féminine », sous entendu, « oulalala tout le monde va savoir que je suis vieille, mariée et botoxée … » au vue de l’indifférence flagrante concernant un sujet « léger » tel que le viol?

    Faudrait-il revoir la notion de « priorité » dans le combat féministe?

    (Oui je sais, ça fait deux questions, mais vous êtes tellement bon et généreux avec vos disciples cher Odieux Connard)

    A bon entendeur, je vais allé de ce pas signer la pétition contre le « Mademoiselle », ça paraît important…

  33. Mais je naimerais pas non plus qua linstar dun Berlusconi par exemple. il ait des faiblesses de temperament si clairement identifiees quil puisse trop facilement donner prise aux attaques ou complots en tout genre..A cet egard DSK entre les femmes et le train de vie montre trop facilement des failles de personnalite ou de comportement pour que jai envie de lui confier ma voix..Quun homme important puisse etre trop facilement et surtout trop ostensiblement sensible aux charmes du beau sexe en dehors de toute consideration sur les type de comportements que cela induit chez lui ou non. le rend vulnerable.. Les veaux compareront d.s.k a Jean Valjean et autres vrais heros parcequils aiment les belles histoires romantico-dramatiques et surtout ceux qui la larme a loeil viennet jurer leurs grands Dieux quils ont compris quon ne les y reprendra plus et quils ont change en bien ca va sans dire ..

  34. Supprimons les appellations « mademoiselle », « madame » et « monsieur » pour les remplacer par « connasse » et « connard ». D’un coup l’administration sera bien plus fun et bien plus réaliste !

  35. « Bin oui, parce que les traumatismes, faut être prévenu en amont, pour se souvenir de faire la gueule et avoir le temps de se frotter les yeux avec un oignon. »

    Si vous aviez vécu quelque chose de similaire, peut-être auriez-vous compris. Compris que quand on a été marqué de cette manière, la façon de s’en détacher est de traiter cela avec désinvolture.
    Ce n’est pas une critique de ma part. Simplement un constat visant à dire que vous n’étiez peut-être pas le mieux placé pour faire des réflexions sur la façon de réagir dans ces circonstances.
    Mais bon, quand on est habitué à ce que vous écrivez, ce genre de liberté n’est pas si étonnant…

    • l’OC en se moquant du fait que si apparemment la blonde en a parlé avec légèreté c’est parce qu’elle n’avait pas été prévenue assez longtemps avant est finalement du même avis (enfin peut-être pas du même avis mais sûrement pas d’un avis contraire)
      du coup si vous aviez lu correctement peut-être auriez-vous compris … compris que certes on peut traiter le sujet de manière désinvolte pour s’en détacher mais PAS parce qu’on n’a pas été prévenu assez à l’avance …

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