Transformistes 3

Mokobé regarde avec inquiétude dans son rétroviseur.

Ce n’est pourtant pas la circulation qui le gêne : au fin fond d’une piste de brousse, il y a peu de chance de croiser un autre véhicule. Son 4×4 d’expédition dégage d’ailleurs un tel nuage de poussière dans son sillage qu’il serait de toute manière bien difficile de visualiser qui que ce soit derrière lui, mais là n’est pas la question. Non, ce qui intrigue Mokobé, c’est plutôt la curieuse remorque bâchée que son client l’a obligé à transporter jusqu’à un endroit isolé de la savane. Le commanditaire en question est d’ailleurs assis dans le siège passager, attendant paisiblement d’arriver au point de rendez-vous en regardant l’aride paysage défiler, visiblement absorbé dans ses pensées. De temps à autre, il consulte son GPS puis scrute le ciel d’un air concentré, avant de sortir une flasque de l’une des nombreuses poches de sa veste pour s’hydrater d’un quelconque alcool.

Alors que Mokobé est tout à ses réflexions, il constate brusquement qu’il est arrivé à destination : le vieil arbre foudroyé, celui qui indique l’endroit que le type lui avait indiqué sur sa carte un peu avant de poser une liasse de billets sur la table de sa petite agence de chauffeurs, vient de paraître sur la droite de la piste ; promptement, il arrête le moteur avant de se tourner vers son passager visiblement lui aussi à peine sorti de ses réflexions.

« Voilà Monsieur ; comme je vous l’avais dit, il n’y a rien ici : je continue de penser que vous vous êtes trompé d’endroit, quoi que vous soyez venu voir.
– Mon petit Mokobé, vous n’y êtes pas. Connaissez-vous les Transformers mon bon ?
– Les robots qui se transforment en véhicules ? Oui… oui, mes enfants ont des jouets comme ça, oui. Pourquoi ?
– Parce que d’après mes calculs, l’un d’entre eux devrait bientôt atterrir là, dans cette savane, d’ici quelques heures ; alors voilà ce que nous allons faire : vous allez m’aider à installer la remorque et son contenu bien en évidence au milieu de ce terrain découvert, et nous, nous irons nous abriter là-bas et camoufler votre voiture à proximité de ce bosquet d’arbres où se nourrissent de fiers pachydermes. J’ai prévu un petit comité d’accueil pour ces braves visiteurs. »

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Mokobé jeta un coup d’oeil inquiet en direction de son client, puis embrassa du regard la ligne d’horizon : au loin, quelques zèbres paissaient tranquillement, alors qu’une poignée d’éléphants mettait un point d’honneur à arracher chaque branche vaguement feuillue d’un vieil arbre fragile. Il se tourna finalement à nouveau vers l’Européen.

« Ce n’est pas dangereux, au moins ?
– Mon cadeau pour eux ? Non, bien sûr que non. 
– Mais eux, ils le sont ?
– Aaah, ça Mokobé, c’est plus compliqué, car il y en a de biens braves comme de gros fourbes. Mais tenez, pendant que nous installons tout cela et que nous attendons notre invité, laissez moi plutôt vous conter le dernier volet cinématographique de leurs aventures intitulé Transformers 3 – La face cachée de la Lune. Vous n’en serez que plus instruit sur le sujet. Alors spoilons, voulez-vous ? Et aidez-moi à décrocher la remorque. »
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L'affiche : Notre Terre, Notre combat, mais nos alliés aliens quand même. Les Transformers sont un peu nos tirailleurs sénégalais modernes

Le film s’ouvre donc sur la planète Cybertron, astre d’origine des Transformers ; ceux-ci sont en pleine guerre civile, opposant d’un côté les Autobots, défenseurs de la liberté, de la gentillesse et des bisous, aux Decepticons, vils fascistes dont le but est « d’imposer la tyrannie« , rien que ça.  Au cours de ce conflit, le camp des braves s’est hélas retrouvé en mauvaise posture face aux méchants, et a décidé de lancer une mission de la dernière chance : un vaisseau, l’Arche, est lancé pour tenter de passer les lignes ennemies avec à son bord une « arme si puissante qu’elle changerait le cours de la guerre. » ; les mecs, sans vouloir vous vexer, si c’est une arme à bord de votre vaisseau, vous feriez peut-être mieux de vous en servir plutôt que de lui offrir une croisière ; mais bon, hein, moi je dis ça comme ça. Peut-être que c’est une arme très stressée et qu’elle a besoin de vacances à Ibiza avant de se remettre au travail, ou un truc du genre, parce que sinon, je ne vois pas bien. Mais soit.

En tout cas, alors que l’Arche tente de se frayer un passage au travers des lignes Decepticons, les choses se passent mal et plusieurs tirs viennent arroser ses moteurs : l’engin est alors terriblement endommagé et peine à continuer de se propulser, mais comme il est plein de robots fort héroïques, il n’abandonne pas. Et il fait bien, puisque visiblement, malgré ses moteurs pourris, il parvient à se traîner jusqu’au système solaire (comme quoi, même avec des réacteurs moisis, on va loin), où il se crashe sur la Lune, par un beau matin de 1961. Les Américains, qui n’ont pas perdu une miette de ce fabuleux spectacle, décident donc qu’il va être grand temps de préparer un beau programme spatial pour envoyer une équipe inspecter tout ce merdier, et voir si on ne pourrait pas récupérer des bidules aliens rigolos.

Donc voilà : vous ne le saviez peut-être pas, mais le programme Apollo, c’était juste pour voir s’il n’y aurait pas moyen de piquer l’autoradio du véhicule accidenté des Transformers. Une sorte de mission Space Rabouin ; il n’empêche que lorsque Neil Armstrong débarque sur notre fameux satellite, juste après avoir déclaré « C’est un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité » (et juste avant « Ça ressemble pas mal à Maubeuge en fait« ), il s’empresse d’aller galoper jusqu’au vaisseau alien (ils se sont posés à 20 mètres), pour y découvrir des cadavres de géants de métal et divers trucs qui traînent : l’humanité (représentée par les USA comme il se doit, heureusement que ce n’est pas le Vénézuela qui est allé sur la Lune) vient de découvrir qu’elle n’était pas seule dans l’univers.

Accélérons le temps et arrivons au XXIe siècle, la belle époque à laquelle nous vivons ; quelque part dans une célèbre mégalopole américaine, un cul se promène. Ce n’est pas moi qui l’invente : nous avons bel et bien un gros plan sur un cul qui gambade joyeusement ; ce dernier appartient à Carly Spencer, une jeune femme qui n’est autre que la nouvelle petite amie de Sam Witwicky, notre héros. Visiblement aisée, c’est elle qui possède le loft dans lequel le couple réside et héberge donc gracieusement notre personnage principal qui lui est au chômage. Car oui : après avoir sauvé deux fois le monde libre, travaillé avec une race alien de robots de l’espace et obtenu leur confiance tout en étant mis au courant de moult secrets nationaux, le gouvernement n’a pas jugé bon de lui filer un petit boulot en son sein. C’est vrai qu’il était beaucoup plus intelligent de l’envoyer au Pôle Emploi avec un coup de pied au cul et une médaille. C’est important la médaille : comme ça, tous les services d’espionnage du monde savent à qui ils doivent proposer un CDD de 3 mois de caissier chez Monoprix pour obtenir des tonnes d’informations ultrasensibles sur la défense américaine. Quel professionnalisme, je suis bluffé.

Bref, que disais-je ? Ah, oui ; Carly, sa copine, a elle un métier : « gestionnaire d’une collection d’art« . Probablement une erreur de traduction pour « Ass Shaker« , puisque de tout le film, c’est bien tout ce que la donzelle fera : réaliser des ondulations de son popotin dans diverses tenues tout en gloussant comme une collégienne après son premier ouiski-coca. Intéressant. Toujours est-il qu’elle gagne moult brouzoufs ce faisant, ce qui rend Sam un peu jaloux, puisqu’il n’aime guère se savoir entretenu par une femme, ces créatures inférieures. Ajoutez à cela que les parents Witwicky viennent de débarquer en ville à l’improviste et qu’ils font des remarques désobligeantes sur la situation de leur fils, et nous obtenons un héros crypto-looser, mais qui se tape une top-modèle quand même (ce qui est quand même un peu la loose comparé à la qualité de mes maîtresses, mais passons).

Pendant ce temps, qu’en est-il des Autobots, les gentils robots ? Et bien figurez-vous qu’ils continuent de travailler pour l’armée américaine, au motif que ça leur permet « d’aider les humains à ne pas s’entre-déchirer« . On les voit donc, par exemple, participer à envahir l’Irak et… heu… dites donc les mecs, c’est quoi cette logique ? Pour empêcher les humains de se faire la guerre, vous les aidez à faire la guerre ? Vous seriez pas des fans de Georges Bush par hasard ? J’ai toujours su que les Autobots votaient républicain. Remarquez, ils sont tombés aux USA et suivent les ordres du gouvernement sans ciller : quelque part, heureusement qu’ils ne sont pas tombés en Corée du Nord ces couillons. Enfin.

Dans le même temps, le Lieutenant Colonel William Lenox, chef du NEST, le peloton d’intervention humain qui travaille avec les Transformers est lui en Ukraine pour aller poser quelques questions à un cadre du gouvernement local un peu nerveux, Jean-Jacques Popov. Celui-ci a des informations à balancer sur les secrets de son pays : il y a des années de cela, il y a eu sur son territoire des expérimentations sur de la technologie alien. Aujourd’hui, des reliques de tout cela pouvant intéresser le NEST sont encore sur place, dans un lieu nommé… Tchernobyl. Les américains envoient donc aussitôt une équipe constituée de commandos du NEST et d’Autobots sur place, sans se soucier d’avoir l’autorisation du pays.

La troupe arrive donc à Prypiat, la ville abandonnée voisine de la centrale, et il faut d’ores et déjà noter que tout le monde est venu sans la moindre protection anti-radiations : c’est connu, c’est un coin sans danger aucun. Magie de la géographie, la centrale s’avère être en réalité en plein coeur de la ville, et nos héros n’enfilent de tenues de protection que lorsqu’ils entrent dans le bâtiment ; autre fait scientifique célèbre, les radiations, non seulement ça respecte les frontières, mais ça évite même de sortir de chez soi sans invitation (c’est très timide, une radiation, et ça peut le rester plusieurs dizaines de milliers d’années tellement ça a peu confiance en soi). Bref ; les loulous progressent dans le bâtiment, guidés par Jean-Jacques ; ils ne remarquent pas que celui-ci, non seulement est incroyablement nerveux (« Non je… non, cette odeur, ce n’est pas moi je… ho… sûrement… les vieux produits chimiques. Voilà, les vieux produits chimiques qui sentent le faisan mort« ), mais jette des coups d’oeil vers le plafond en poussant de petits cris, même lorsqu’il parle à quelqu’un, ce qui ne donne curieusement même pas envie aux gens de suivre son regard ; pourtant, s’ils le faisaient, ils apercevraient une sorte de transformer-vautour, un Decepticon que l’on va donc appeler « Vautour » histoire de ne pas se paumer. Comme celui-ci est un méchant Decepticon, il a les yeux rouges (au lieu du bleu des Autobots), des dents pointues (ce sont des robots carnivores ?) et surtout, il bave et crache un peu partout (oui, ils ont aussi de la salive, probablement à base de liquide de frein). Donc si je comprends bien, quand un Transformer devient un Decepticon (ce qui d’après la description au début du film, est juste une opinion politique), il se met à puer de la gueule, choppe une conjonctivite et postillonne sérieusement. Si seulement ça pouvait être pareil avec les gens qui prennent leur carte chez les jeunes UMP. Mais passons : le bestiau volant perché sur sa poutrelle semble se contenter d’observer ce que font les gentils, tout en jetant des coups d’oeil méchants à Jean-Jacques.

Ici, un Autobot venant d'adhérer à Génération France, le micro-parti de Jean-François Copé.

Soudain, la troupe tombe sur une espèce de boule métallique reliée à moult tuyaux : une relique transformer ! Vite ; il faut la sortir de là et la ramener au pays pour l’étudier (encore une fois, les Ukrainiens n’ont aucun souci avec le fait qu’on leur pique leurs affaires sans rien leur demander, l’Ukrainien est d’un naturel prêteur, Tchernobyl par exemple, ils ne voulaient justement pas le garder pour eux) ; mais c’est sans compter sur l’intervention soudain d’un immeeeeeeense robot de l’espace qui a la forme d’une sonde anale géante, ainsi que d’un autre robot Decepticon lui plus classique dénommé Shockwave. A eux deux, ils attaquent l’équipe et commencent à ravager le bâtiment sous les yeux des humains impuissants (mais si, vous savez, ça fait deux films qu’on leur dit que les balles ne marchent quasiment pas sur des robots géants blindés et qu’ils ne pensent pas à s’équiper massivement en lance-roquettes) tout en essayant de récupérer la relique tant convoitée. Les Autobots, qui attendaient à l’extérieur du bâtiment, trop petit pour eux (Ah ouais mais alors comment les deux autres, dont une sorte de ver solitaire galactique, ont-ils pu rentrer discrètement ?), se mêlent donc à la bataille en voyant leurs ennemis Decepticons surgir, et commencent à tataner sévère. Après moult échanges de coups, ils finissent par récupérer la relique, qui s’avère être, d’après Optimus Prime, le chef des Autobots, une pièce du moteur de l’Arche, un vaisseau de leur camp qui avait disparu alors qu’il tentait une mission devant inverser le cours de la guerre sur Cybertron. Comment des humains peuvent-ils avoir cela ?

Deux choses sont cependant d’ores et déjà à noter :

  • Dans la panique, Jean-Jacques a tenté de fuir seul jusqu’à son véhicule, mais c’est sans compter sur le vilain Vautour qui le mitraille avant d’ajouter « Heureux d’avoir travaillé avec vous« . Personne ne s’en rendra compte ou ne prendra de ses nouvelles. C’est dommage, parce que moi, le coup du mec qui m’attire dans un lieu où des ennemis m’attendent et qui disparaît durant la bataille avant d’être retrouvé criblé de balles un peu plus loin (alors que les deux seuls Decepticons aperçus n’en utilisaient pas), ça aurait éveillé mes soupçons.
  • Une fois la relique arrachée des mains des méchants, personne ne pense à poursuivre Shockwave et Sondanal. Dites, c’est quoi votre boulot, au NEST, vous me le rappelez ? Ça vous dérange pas de laisser des robots géants fascistes et psychopathes gambader librement ? Et puis vous ne voulez pas non plus savoir ce qu’ils faisaient là ? Visiblement, non. Les deux vilains peuvent donc se tirer sans soucis. Voilà voilà. Remarquez, ça n’inquiète pas non plus les Autobots, comme quoi, le NEST et eux sont faits pour travailler ensemble.
Cela étant dit, quittons l’Ukraine et allons retrouver le pays du hamburger dans lequel notre bon Sam enchaîne les entretiens d’embauche où personne ne semble vouloir de lui. Une boîte, cependant, accepte de le recruter, en tant que chargé de la distribution du courrier malgré ses diplômes bac + moult (remarquez, là-dessus, le film est presque réaliste). Il se retrouve donc enfin avec un emploi, dans une entreprise qui travaille en collaboration avec pas mal d’intervenants de l’industrie aérospatiale. Vous êtes heureux pour lui ? Moi aussi. Je m’inquiétais sérieusement.
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Mais reconnaissons-le : on est pas là pour ça. Quid des Autobots, qui eux, ont regagné le territoire américain ? Et bien figurez-vous qu’une fois de retour au QG du NEST (qui est camouflé en tant que « Ministère de la santé et de la sécurité sociale« , ce qui ne peut-être qu’une couverture outre-Atlantique, c’est connu), ils rencontrent la nouvelle directrice de la CIA, auprès de qui ils râlent qu’on ne leur a pas tout dit sur ce que les humains savaient des Transformers, puisqu’ils avaient en leur possession une pièce de l’Arche. Celle-ci explique que tout cela était top secret, mais que puisque tout est découvert, soit : l’Arche est écrasée sur la Lune. Depuis près de 40 ans, et la mission Apollo 11 était en fait destinée à jeter un coup d’oeil à ce vaste bazar. Alors oui, on sait on peut bien vous dire où est précisément écrasée la nef spatiale. Ni une, ni deux, les Transformers tout excités de ces nouvelles (ils ont les écrous qui pointent) décident donc d’utiliser leur propre navette (puisqu’ils en ont une) pour aller fouiller le vaisseau.
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Attendez, ils avaient une navette ? Ils pouvaient aller dans l’espace quand ils le voulaient ? Et jamais le gouvernement ne s’est dit « Tiens, ça nous permettrait de fouiller en profondeur ce vaisseau sur la Lune qu’on avait juste visité en 20mn il y a 40 ans, et ce sans dépenser un rond ! Sans compter qu’on pourrait en ramener quantité de pièces de haute technologie qui pourraient grandement nous aider ! En plus, les Autobots veulent nous aider, et ça nous ferait économiser des milliards » ? Et puis quand bien même, moi des aliens capables de voyager à toute allure entre les planètes et n’ayant pas besoin d’air ou de nourriture, je les aurais déjà envoyés effectuer 12 000 missions scientifiques ici ou là, plutôt que de m’en servir pour envahir l’Irak. Mais bon.
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Quelques temps plus tard (environ 30 secondes), nos robots préférés arrivent donc sur la Lune, où, curieusement, tout ce que la mission de 1969 a utilisé est resté sur place, y compris… le module lunaire au complet. Hmmm, et ils sont repartis comment ? A pied ? Bref : la troupe s’en va explorer l’épave de l’Arche, et Optimus Prime, qui connait bien le vaisseau, ouvre l’immense porte blindée menant à la soute qui révèle… un Autobot encore vivant, bien que très faible : Sentinel Prime, l’ancien maître d’Optimus Prime ; ce dernier avait eu le temps, avant le crash, de s’enfermer dans la pièce blindée tout en emmenant avec lui 5 petits pylônes visiblement bourrés de haute technologie. Comme Sentinel est un vieux sage, il a des rides en tôle et une barbe mécanique, c’est tout de même fabuleux. Détail intéressant : il a aussi sur lui des portières, des roues, et autres trucs typiques des Transformers qui peuvent se changer en véhicule terrien. Question : où le bougre, qui s’est écrasé sur la Lune, a t-il pu voir le moindre véhicule terrien pour pouvoir prendre son apparence ? Parce que sur la Lune, ce n’est pas la circulation qui gêne. Le brigand est dans tous les cas ramené sur Terre aussi vite que possible, ainsi que les 5 pylônes, afin d’être remis sur pied.
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Assez parlé des gentils : il se passe une foultitude de choses ailleurs. C’est donc en Afrique, cette fois, qu’un énorme pick-up couvert de chaînes (sûrement un pick-up sado-maso, on en croise souvent dans les donjons) progresse au milieu de troupeaux d’éléphants, zèbres et autres gnous ; soudain, il se transforme en un Decepticon fort peu ragoûtant : Mégatron, le chef des méchants ! Celui-ci, se tournant vers la foule des bestioles locales s’exclame « All, Hail to Mégatron ! » ; mais ouais Mégatron, tu as raison : essaie de devenir le leader des animaux de la savane. C’est connu, les zèbres sont de sacrés collaborateurs, pour un peu d’herbe, ils donneraient leurs parents ; et encore, je te parle pas des éléphants, ce sont les pires. Dès que personne ne les regarde, ils sortent leur brassard, entament toutes leurs conversation par « Hail to Mégatron ! » et piétinent les éventuels témoins qui pourraient s’opposer à leurs plans de conquête avant de leur faire des poches pour trouver des cacahuètes. L’éléphant est un animal profondément fasciste. Bon, les gnous, par contre, ils sont plus divisés. On trouve même des communistes parmi eux et j’ai même connu une fois un hippopotame candidat aux primaires socialistes. Mais là n’est pas la question, nous parlerons plus tard des opinions politiques de la faune africaine.

Sieg ?

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Mégatron regagne donc un camp de brousse où une poignée de Decepticons l’attendent, et prend des nouvelles de l’avancement de leur dernier plan : Vautour informe son maître que « Les Autobots ont récupéré Sentinel, comme prévu« , et que le plan se déroule à merveille. Diable, tout cela serait donc un terrible piège ? Ho ! Pour couvrir ses arrières, le chef des méchants donne donc un ordre simple et clair à Vautour : « Tue tous les humains qui nous ont aidés« . La bête s’élance donc rapidement vers les cieux afin de commencer sa mission, et on découvre que le monstre ne recule devant rien pour infiltrer la demeure de ses victimes, y compris, par exemple, se déguiser en jouet rose pour petite fille (non, pas celui-là bande de pervers), ou prendre l’apparence de divers objets ménagers. Au travers des Etats-Unis, plusieurs familles se retrouvent donc endeuillées à cause de ces fourbes de Decepticons qui n’hésitent pas à prendre l’apparence d’objets aussi filous qu’un frigo maléfique ou une machine à café Nespresso (la pire méthode de meurtre des Decepticons : ils ruinent les victimes en  n’acceptant que des dosettes hors-de-prix, les poussant à mourir de faim et/ou à se suicider pour cause de dettes).
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C’est trop triste ; vite, donnez-nous des nouvelles de Sam, le héros qui jusqu’ici n’a servi à rien ! Celui-ci s’est rendu au travail de sa copine, afin de lui annoncer qu’il avait désormais du boulot, et a croisé sur place le patron de celle-ci, Dylan Gould, incarné à l’écran par Patrcik Dempsey, plus connu comme étant le « Dr Mamour« , de Grey’s Anatomy. C’est ce qu’on appelle avoir un abonnement au caca au vu de ses choix de tournage. Bref ; Dylan est formidablement riche, patron d’un immense cabinet comptable (ça c’est de l’entreprise maléfique) qui gère aussi diverses collections d’art, d’où le poste de Carly, et le bougre est accessoirement un diable de séducteur. Il n’en faut pas plus à Sam pour devenir instantanément jaloux de lui et commencer à faire un gros caprice à sa copine. Tout fâché qu’il est, il finit par retourner à son boulot où il aperçoit un étrange cadre asiatique qui le suit, puis commence à le harceler en demandant à lui parler. Je vous passe les détails supposément drôles (l’humour de ce film laisse suggérer que Franck Dubosc y aurait sa place), mais après moult péripéties qui les rendent tous deux ridicules en public, le cadre au teint pâle finit par s’expliquer : il a déjà vu Sam sur des vidéos pirates d’attaques de Decepticon, où on le voit aux côtés des Autobots, et il pense pouvoir se confier à lui, car il a des informations cruciales sur les Transformers qu’il veut faire remonter aux gentils robots. Aussi, il sort de son slip (véridique) une série de papiers contenant moult informations, en demandant à Sam de les transmettre à qui de droit. Et ce discrètement, puisqu’il se sait surveillé.
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Heu… ah ? Donc quand tu te sais surveillé, tu attires à mort l’attention sur toi en faisant des tonnes de simili-gags et de trucs pas discrets pour bien dire « HOUHOUUUU JE COMPTE PARLER D’UN TRUC SECRET A SAM WITWICKY« . Astucieux ; pourquoi tu ne lui as pas juste filé tes papiers pendant qu’il apportait le courrier dans ton bureau ? Ça n’avait rien de suspect, c’était direct, discret et vite réglé. Mais non.

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Juste après avoir transmis les fameux papiers, le cadre retourne dans son bureau où, pas de bol, il s’avère que Vautour est déjà présent. Ne me demandez pas comment il est entré, ni comment cela se fait-il que personne ne l’ait vu, alors que tout le bureau est vitré et donne sur un immense open-space, je n’en sais rien. D’ailleurs, même lorsque le type et le robot commencent à se battre en hurlant, personne ne voit ou n’entend quoi que ce soit. C’est magique ; ainsi, nul homme ne se porte au secours de notre brave asiatique, alors qu’il est passé brutalement par une fenêtre. Ou alors, c’est juste que tout le monde avait envie de le voir y passer, ce qui était, par exemple, mon cas.
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Mais Vautour, avant de se débarrasser de sa victime, a eu le temps de repérer que celui-ci avait discuté un peu trop longuement et curieusement avec Sam Witwicky : au diable la discrétion, il va aussi le tuer sur le champ ; il sort donc ses mitrailleuses et commence à arroser l’open-space, pendant que le pauvre chargé du courrier était en train d’y passer. Comme il se doit, il le loupe, et le héros parvient à s’enfuir. Où trouver un abri ? Il faut agir vite ! Notre loulou va donc… chercher sa nana au travail.
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Pardon ? Quoi ? Vous dites ? « Ah, je suis poursuivi par un robot tueur ! Vite, si j’allais chercher ma copine au travail ? Comme ça, elle pourra mourir avec moi quand on mitraillera ma bagnole ! Quelle superbe idée ! » ; lui envoyer un message pour lui dire de planquer ses fesses, n’eut-ce pas été plus malin ? Je crois qu’on ne va pas trop leur en demander. Personnellement, si un jour une de mes conquêtes débarque en bagnole en bas de mes bureaux en m’envoyant « Vit ! Décen, je sui dan la voitur, 1 tueur me cherch :(« , elle risque de recevoir un « Raison de plus pour que tu oublies ce numéro connasse ;)« . Chacun sa méthode.
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Notre petit couple s’en va donc au QG du NEST, et bien que les gardes refusent de les laisser rentrer lorsqu’ils demandent à parler aux Autobots (« Heuuuu noooon, non, on a pas de robot géant ici, pas vrai Gégé ?« ), l’un des gentils robots, Bumblebee, entendant par hasard que l’on ne veut pas laisser entrer son ami s’énerve très fort et sort donc à toute allure du hangar avant de tout péter autour de lui en sautant au-dessus de tous les obstacles, ce qui est particulièrement discret, surtout lorsque l’on sait que le QG du NEST se situe en plein milieu d’autres buildings qui seront heureux d’apprendre que l’on héberge des robots aliens à côté de chez eux. Le prix de l’immobilier va chuter, les propriétaires ne pourront plus rembourser leurs prêts, les banques vont perdre de l’argent et une nouvelle crise économique commencer. J’ai toujours trouvé que Joseph Stiglitz n’évoquait pas assez les responsabilités des Transformers dans la crise. Encore un qui a séché les documentaires sur le sujet, mais passons.
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Détail essentiel : à chaque fois qu’un Transformer saute (par-dessus une barrière, en direction d’un ennemi ou même juste une journaliste-écrivain ratée), il y a un ralenti. C’est assez inexplicable : le film durerait probablement 15mn de moins sans les ralentis à foison ; il faut croire que Jojo, le stagiaire en charge du montage des scènes d’action avait un gros problème de Parkinson l’obligeant à appuyer frénétiquement sur la touche « ralenti » de sa console. Le malheureux. Mais je crois qu’il avait déjà travaillé sur « 300« , si je ne me trompe.
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Une fois que Bumblebee a retrouvé son ami Sam, la situation se règle assez facilement : notre héros et sa donzelle sont autorisés à rentrer au sein de la base secrète et peuvent donc y retrouver le reste des Autobots. Ça tombe plutôt bien, puisque non seulement le NEST est là au grand complet, mais aussi la patronne de la CIA, puisque Optimus Prime s’apprête à utiliser son « cristal de commandement » (oui, je sais, c’est une « matrice autobot », mais je fais des raccourcis si je veux), symbole de l’autorité du chef Autobot, pour faire sortir Sentinel Prime de sa torpeur. Sans le cristal, la chose est impossible.
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A peine le bidule a t-il touché le vieux robot que celui-ci se réveille en sursaut quelque peu paniqué, soucieux de savoir ce qu’il est advenu des Autobots et de la guerre sur Cybertron ; il est donc un petit peu dégoûté lorsqu’il entend que cette dernière a été perdue par leur camp, mais n’est pas plus étonné que ça, ce qui se comprend quand on voit les bras cassés que sont les Autobots. Il se décide en conséquence à expliquer aux humains perplexes ce qu’était la mission de l’Arche, son vaisseau : il s’agissait de transporter une arme secrète, un « pont spatial« , loin derrière les lignes ennemies. Cette dernière est en fait un téléporteur constitué des pylônes retrouvés avec lui, avec tout ce que ça implique : pouvoir évacuer ses gars en quelques secondes, lancer des assauts derrières les lignes ennemies, faire ses courses à Carrefour Market et revenir à temps pour l’apéro, etc. Il faut donc mettre ce terrible instrument en sécurité, hors de portée des Decepticons qui pourraient traîner dans le coin (et qui détestent rater l’apéro parce qu’ils faisaient leurs courses à Carrefour Market).
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Optimus Prime, qui n’est pas un filou, propose à son ancien maître de reprendre le cristal de commandement pour redevenir le chef des gentils, mais ce dernier décline : il est vieux, usé, fatigué, et ne connait rien à la planète Terre contrairement à Optimus. Il serait donc peu judicieux pour lui de redevenir chef. Soit.

Oui, contrairement à Cher, les robots fripent en vieillissant. C'est très décevant je dois dire.

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Bien, bien. Maintenant que Sam est au courant de tout ça, il est donc invité à… foutre le camp. Encore ? Mais enfin, combien de fois allez vous mettre dehors un type qui connait tellement de secrets que même les Decepticons tentent de se le faire ? Sam ne pense même pas à souligner la débilité ambiante, et va plutôt se tourner vers quelqu’un qui pourrait accepter de l’aider : un ancien agent de la CIA passionné de secrets, de complots et d’histoires d’aliens (non, pas Fox Mulder, même si ça ressemble) : Seymour Simmons, qui s’est retiré des affaires de l’Agence pour aller écrire des livres sur les extra-terrestres et ce qu’ils veulent aux pauvres terriens. Sam l’appâte avec les documents que son collègue asiatique lui a transmis au bureau peu avant de mourir (visiblement, il n’a pas pensé à proposer ça aux gens du NEST, ce qui aurait pourtant pu les intéresser) : à vue de nez, tout ça détaille comment feu notre jaune ami a participé, avec d’autres, à empêcher le programme spatial américain de progresser plus avant, pour sa part en empêchant les outils d’observations de la NASA de pouvoir observer un certain point précis de la Lune. Pas de problèmes, dit Seymour Simmons : ce que les USA n’ont pas vu durant la guerre froide, les Russes ont dû le voir. Et ça tombe bien : deux spationautes russes sont actuellement aux Etats-Unis, après être passés à l’Ouest à la fin de la guerre froide. Peut-être qu’eux ont des informations intéressantes à partager qui permettraient de savoir ce que l’on a voulu cacher aux Américains ?
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En tout cas, tout cela barbe cordialement la pauvre Carly, qui elle, ne peut pas gérer plus deux choses à la fois (sa fesse gauche, sa fesse droite), d’où le fait qu’elle ait des assistantes pour s’occuper de sa collection d’art, j’imagine. Aussi, puisque les complots galactiques ne l’intéressent pas, le ton monte avec Sam, expliquant qu’elle n’aime pas trop ces histoires. Elle lui précise d’ailleurs que le soir même, son patron donne une soirée, et que le bon Witwicky est invité s’il n’est pas trop occupé à essayer de sauver le monde (brave fille : tu as de belles priorités). Ils se fâchent donc un peu, puisque notre héros semble plus intéressé par les plans d’aliens hostiles ayant essayé de dézinguer l’humanité par deux fois plutôt que par les soirées chez des types qui ont joué dans Grey’s Anatomy et qui ont donc forcément mauvais goût. Quelle drôle d’idée, tout de même. Comme quoi, on a bien raison de ne pas écouter les donzelles.
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Bref, laissons les nanas loin de tout cela comme il se doit, et passons à la suite : Sam, Seymour et l’assistant de ce dernier, Dutch, se rendent donc dans un bar à tendance slave, où, évidemment, on ne boit que de la vodka en ayant sur les genoux des puputes couvertes de fourrure (attention, de la fourrure animale, ce n’est pas un bar portugais), alors que des mafieux s’affairent au bar (quelqu’un a dit « caricature« , qu’il se dénonce !) ; seul problème, l’accueil est un peu froid, et rapidement, les anciens soviétiques se lassent que l’on vienne leur poser des questions, et des armes surgissent dans toutes les mains, américaines comme russes. Cela suffit aux spationautes pour accepter de se mettre à table : oui, je n’ai pas compris non plus. Visiblement, pour faire parler les transfuges, il suffisait de se comporter comme un gros débile. Ni une, ni deux, nos deux amis de l’Est emmènent nos héros dans une arrière-cour d’où ils sortent des photos ultra-précises de la Lune (ne me demandez pas comment et pourquoi ils ont pu quitter l’URSS avec ça et les raisons pour lesquelles ils ne s’en sont pas servi de monnaie d’échange pour passer à l’Ouest, je ne sais pas. Et j’ignore aussi comment il se fait qu’on puisse trouver de pareils documents dans une minable arrière-cour de bar mafieux) : on peut y voir qu’il n’y avait pas que 5 pylônes à bord de l’Arche, mais des centaines et des centaines, et que… des Decepticon, sur la Lune, ont déplacé tous les pylônes sauf ceux de la soute blindée pour les entasser plus loin. Mais alors, bon sang ! Ils sont déjà en possession du téléporteur ! Mais s’ils ne s’en sont pas déjà servis, c’est sûrement qu’il leur manque une pièce pour ce faire… et vu qu’ils ont déjà les pylônes… et si c’était… Sentinel ? Si les Decepticon avaient fait exprès d’amener le NEST sur la trace de l’Arche pour que les gentils aillent y chercher Sentinel et le réveillent avec le cristal de commandement, histoire de pouvoir ensuite l’enlever et l’obliger à activer le téléporteur ? Vite ! Il faut appeler la CIA et le NEST pour les avertir qu’ils sont tombés tout droit dans un piège (ce qu’ils auraient pu savoir dès le début du film s’ils n’avaient pas laissé les méchants se barrer à Tchernobyl, mais je ne dis rien) !
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Sam appelle donc ses amis du gouvernement en hurlant « Houloulou, la merde ; les Decepticon ne veulent pas les pylônes retrouvés sur l’Arche, ils s’en moquent : ils en ont déjà des centaines ! Ils veulent juste Sentinel Prime pour activer le bousin ! Il faut le mettre dans un endroit où personne n’osera aller le chercher, comme par exemple un service administratif français ! » ; Sentinel, qui était tranquillement en train de faire sa promenade quotidienne sur le périphérique de Washington (tout en perdant de l’huile : il est vieux et plus vraiment étanche), reçoit donc l’ordre de rentrer à la base avec son escorte. Mais, ho ! Les méchants sont déjà là ! Sous la forme de trois 4×4 de police, ils commencent à s’en prendre à la troupe ; s’ensuit donc une course poursuite pleine de sauts au ralenti, durant laquelle les Decepticons ne parviennent pas à prendre le dessus malgré leurs efforts, tant les Autobots sont déterminés à protéger leur vieux sage local.
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Mais alors qu’ils arrivent enfin à la base du NEST, où Sentinel Prime sera en sécurité pour de bon, ce dernier reprend sa forme de robot et annonce la couleur : « Merci de m’avoir sauvé des Decepticons, mais en fait, je compte aller avec eux de mon plein gré. Désolé. En réalité, j’avais passé un pacte avec eux : je devais m’enfuir avec l’Arche et le téléporteur et les retrouver sur Terre. Et maintenant, m’y voici. » ; ah, le traître ! En plus, il ne fait pas semblant : il récupère les derniers pylônes dans la base du NEST et s’enfuit avec, non sans avoir tué Ironhide, un Autobot qui l’avait jusqu’ici escorté et qui risquait de l’empêcher de partir. Tout le monde est donc sur le cul chez les gentils, et ça pleure à chaudes larmes le cataclysme qui vient de s’abattre sur eux. Puis, ils traitent quand même Sentinel Prime d’enculé, par principe, parce que bon. Mais ils ne le poursuivent pas : là encore, pourquoi faire ? C’est pas comme si il venait d’annoncer qu’il trahissait tout le monde, qu’il allait passer à l’ennemi avec arme ultime et bagages, et qu’il s’enfuyait sur les routes à la vitesse d’un gros camion poussif que même une Renault 4 pourrait doubler sans soucis en côte. Dans ce film, seules les vilains connaissent le sens du mot « poursuite » semble t-il.
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Attendez, attendez, c’est quoi ce rebondissement pourri : dites moi les enfants, si Sentinel Prime devait s’enfuir avec les pylônes à bord de l’Arche durant la guerre, déjà, pourquoi les Decepticons ont-ils eu la bêtise de s’acharner à vouloir l’abattre ? Parce que si le plan a été retardé, c’est bien à cause des Decepticons qui ont endommagé l’Arche, non ? Donc ça ne tient déjà pas.  Et puis, pourquoi avoir voulu vous donner rendez-vous sur Terre ? C’était pas plus simple de juste traverser les lignes pour vous filer le bidule de la main à la main ? Quand vous voulez qu’un pote vous passe un DVD, vous lui donnez rendez-vous à Kaboul ? Non mais les plans minables. Tiens, et puis même : si Sentinel était moins idiot, quand Optimus Prime lui a proposé de reprendre le commandement et le cristal allant avec, il l’aurait fait. Comme ça, il avait avec lui cet outil surpuissant et en plus il pouvait commander les Autobots à volonté, ce qui aurait été plus pratique pour s’enfuir. Mais non, il avait envie de se compliquer la tâche. Andouille.

"Non Optimus, je ne peux pas reprendre le cristal de commandement : ça m'arrangerait trop, je vais donc stupidement le refuser"

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A la nuit tombante, en tout cas, les Decepticons et Sentinel Prime finissent par se rejoindre à un point de rendez-vous particulièrement discret : le Lincoln mémorial de Washington. D’ailleurs, histoire de bien dire qu’ils sont vilains, les méchants ont explosé la statue de l’ancien président pour que Mégatron puisse s’asseoir à sa place dans son siège de pierre, en attendant que Sentinel débarque (il a des problèmes de lombaires le Mégatron qu’il ne peut pas patienter 30s debout ?) ; ce qu’il fait promptement. Et le vieil Autobot n’a pas besoin qu’on lui dise quoi faire : à peine est-il arrivé qu’il accepte d’activer le téléporteur : il répartit donc ses 5 pylônes devant le mémorial, et les active un par un : lorsque les Autobots, avertis de la présence de méchants au mémorial, débarquent, ils se retrouvent face à une immense colonne de lumière qui forme un pont jusqu’à la Lune elle-même ! Et sur celle-ci, des centaines de Decepticons sortent de la poussière pour rentrer dans la colonne lumineuse et ainsi réapparaître instantanément sur Terre !
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Juste une question, comme ça, en passant : ils sont arrivés comment, sur la Lune, les Decepticons par paquet de cent, là ? Non parce que s’ils pouvaient voyager dans l’espace comme ils l’entendaient, pourquoi ne sont-ils pas directement allés sur Terre ? Pourquoi attendaient-ils un superfétatoire téléporteur ? Nous ne le saurons jamais, alors passons sur cette incohérence grosse comme un camion tuning.
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Optimus Prime et ses joyeux amis ne peuvent donc pas arrêter le bordel ambiant : trop de robots hostiles apparaissent, et ils se retrouvent donc promptement en sous-nombre, obligés de se replier face à la puissance de feu supérieure de l’ennemi. L’invasion de la Terre a donc officiellement commencé…
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… c’est donc le moment idéal pour Sam d’aller prendre des nouvelles de sa copine. Là encore, il ne s’agit pas de l’appeler pour l’informer du bordel ambiant et lui demander de se mettre en sécurité, non (quel intérêt ?) : à la place, il va trouver ses parents pour savoir s’ils n’ont pas vu Carly. C’est vrai, des fois qu’elle soit dans le lit de papa : excellent plan, mec. D’ailleurs, sa famille a décidé qu’il était temps d’avoir un « conseil de famille » : une invasion de robots tueurs est toujours idéale pour trouver un moment pour parler avec son fils du fait qu’il doit prendre soin de sa copine parce qu’elle est « belle et riche« . Le fait qu’elle soit complètement conne n’entre visiblement pas en ligne de considération, hélas. Requinqué par les conseils parentaux (« Tu dois aller dire à celle que tu aimes que tu l’aimes « , « Tu dois l’écouter et ne pas t’occuper que de toi « , « Tu dois lui apprendre la position du toboggan du bonheur « ), et particulièrement le dernier « Tu dois la retrouver et lui parler ! » (exactement ce qu’il comptait faire jusqu’à ce que ses parents lui disent qu’ils voulaient lui causer – merci la perte de temps) le jeune Witwicky file donc chez Dylan Gould pour y retrouver sa douce et se réconcilier avec.
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Dans le vaste manoir du sieur Gould, notre loulou retrouve donc sa douce en plein tête-à-tête avec son charmant patron ; il décide donc de la sortir de là, parce que merde, pour se réconcilier, rien de mieux que de traîner sa nana dehors en lui arrachant à moitié le bras devant tous les invités et collègues de travail qui assistent à la scène, et ce, sous les yeux de son patron. Il a juste oublié de la traîner par les cheveux avant de lui faire l’amour sur une peau d’auroch pour compléter le tableau. Cependant, le sieur Dylan ne goûte guère à ce genre de comportement en sa demeure, et fait donc saisir l’importun par ses gros bras, et avant de l’envoyer bouler dehors. Et il s’avère que tous les invités semblent prendre un malin plaisir à la chose, particulièrement lorsque Dylan fait appel, pour calmer notre héros, à un… Decepticon ! L’enfoiré : il bosse avec eux (et tous les invités et le personnel qui ont l’air au courant, aucun d’entre eux n’a jamais fait fuiter l’info que leur patron bossait avec des êtres qui avaient tenté de raser la Terre par deux fois ? C’est très fort) !
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Le vil Gould explique donc ce qu’il en est : son père, qui a fondé son cabinet comptable maléfique, avait pour client la NASA il y a des années. Aussi, les Decepticons sont venus le trouver pour lui demander d’empêcher les Etats-Unis de poursuivre leur programme spatial, en truquant les budgets prévisionnels des missions lunaires à venir pour les rendre si chers que personne ne veuille y mettre du pognon (ils sont forts ces Decepticons ; j’espère qu’ils ont aussi parlé de TVA et de niches fiscales, vu leur connaissance des fonctionnements terriens) ; oui, à la NASA, c’est un cabinet comptable extérieur qui budgette les missions, c’est pas comme si c’était le genre d’informations sensibles qu’on traitait en interne, surtout durant la guerre froide, hein, mais bon. Voici donc ce qu’il va se passer à présent : Gould va partir en prenant Carly en otage avec lui, quant à Sam, il va gentiment aller servir d’espion pour voir ce que la CIA et les Autobots préparent. Si jamais il désobéit, sa copine prendra une balle dans la tête. Et comme ça ne lui fera rien, vu qu’elle ne semble pas dotée d’un cerveau, ils lui raboteront les fesses, son point faible. Enfin, histoire d’être définitivement sûrs qu’il ne va pas tenter de jouer au plus malin, Gould attache à son poignet une splendide montre qui est en fait un tout petit Decepticon qui transmettra tout ce que notre héros dit ou fait. Et qui pourra lui faire mal si jamais il tente quoi que ce soit ou s’il ne met pas assez de bonne volonté dans sa mission. Une fois cela fait, ils lui mettent gentiment un coup de pied au train et le renvoient vers le NEST. Décidément, le hobby d’une personne sur deux aux Etats-Unis semble être de confier tous ses secrets à Sam avant de le foutre dehors. C’est assez curieux je dois dire. Sûrement un truc culturel.
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Mais l’invasion, elle, ne s’est pas calmée pendant ce temps : forts de leur puissance de feu largement supérieure, les Decepticons ont envoyé bouler tout ce qui leur résistait, et annoncent à l’ONU, via Sentinel Prime (qui a moins l’air d’un gros chacal que Mégatron, ses yeux rouges et ses dents pourries), que personne ne veut la guerre. Si la Terre accepte de coopérer en fournissant les ressources nécessaires à la reconstruction de Cybertron, la planète d’origine des Transformers, et si elle accepte de virer les Autobots de son territoire (en les renvoyant vers le vide intersidéral, comprendre l’espace ou la Creuse), alors tout ira bien. Les Nations Unies ont un peu sali leurs fonds de culottes, puis ont accepté le marché. Paix il y aura donc.

"Ils nous demandent juste de virer nos immigrés : finalement, je trouve ces Decepticons particulièrement sympathiques"

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Aussi, lorsque Sam arrive enfin que QG du NEST, il apprend simplement cela : les terriens n’ont aucun plan et ne comptent pas résister. A vrai dire, ils ont même déjà commencé les préparatifs pour virer les Autobots, qui sont eux-mêmes résignés à quitter le coin puisqu’on leur demande. Personne ne remarque que pendant qu’il pose des questions, Sam se tient très fort le poignet en faisant « Raaaah j’ai maaaaaal« , puisque le Decepticon-montre le titille pour l’obliger à obtenir des informations. D’ailleurs aucun détecteur de métaux ou de Decepticons (puisque la base du NEST en est truffée) ne semble avoir repéré quoi que ce soit. C’en est à se demander à quoi ils servent. Il y a tout de même un passage formidable, où, forcé par la montre, Sam dit aux Autobots « Dites moi si vous avez un plan ! Vous savez que vous pouvez me parler, je suis votre ami… je serai le seul humain au courant ! » ; phrase qu’il prononce avec 40 agents et techniciens du NEST derrière lui. Soit il ne les considère pas comme des humains, soit il pense qu’ils sont sourds, allez savoir. Ou cons. Choisis ton camp camarade.
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Les Autobots finissent donc par regagner leur navette spatiale, qui est prête à décoller, et a pour l’occasion été boostée d’une navette et de propulseurs (pourquoi ? La dernière fois, ils ont pu aller sur la Lune sans. Et puis ils ont obtenu tout ce matos en moins d’une journée ? On peut donc monter une mission spatiale en moins de 24h ? C’est beau, tout de même, moi qui pensais que c’était compliqué).  Les robots de l’espace s’envolent donc vers le ciel dans une immense colonne de feu, sous les applaudissements de la NASA, qui applaudit naturellement quand elle réussit un lancement, même si c’est pour expulser des gens qui les avaient sauvés par 2 fois, parce que bon, héros, certes, mais immigrés avant tout. La navette qui s’envole est donc un peu comme une sorte de gros charter vers Bamako.
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Mais à peine le vaisseau a t-il décollé qu’un Decepticon sous la forme d’un avion de chasse s’approche et lui balance quelques missiles dans la face pour lui apprendre la vie : tout explose, les Autobots viennent donc tout simplement d’être détruits en plein ciel : au sol, c’est le choc, les gentils aliens mi-véhicule tuning mi-humanoïdes idiots viennent de périr tragiquement. C’est affreux. Allez, prenez le temps de sécher vos larmes, nous allons passer à la suite (ce film est diablement long).
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Un peu plus tard, donc, la ville de Chicago est dans une curieuse situation : les Decepticons ont installé la quasi-totalité de leur armée sur place, et Sentinel Prime est occupé en haut d’un immeuble à installer plusieurs pylônes de téléportation en des points précis (on aperçoit brièvement des Decepticons en installer un peu partout ailleurs dans le monde) . Tout cela est fait sous le regard attendri de Dylan Gould, qui dispose d’un formidable appartement avec vue sur tout cet immense bazar, sympathique endroit dans lequel il s’entretient avec Carly de la suite des hostilités, histoire de la divertir un peu tant otage est un métier ennuyeux. Comme tous les méchants, le bougre se décide donc à révéler l’intégralité du plan des forces du mal : la ressource que les Decepticons comptent prélever de la Terre pour reconstruire Cybertron, ce sont les humains ; car ils auront bien besoin d’esclaves pour ce faire. Mais ? Ce ne sont pas des machines, justement ? Ils ont besoin d’esclaves ? Et sachant que Cybertron est une planète sans atmosphère, juste comme ça, vous comptez vous y prendre comment ? Les mecs travailleront en apnée 30s avant de mourir ? Il va en falloir, du monde. Enfin bon. Tant qu’à raconter tout en détails, Gould précise aussi comment fonctionnent les pylônes de téléportation (est-ce que quelqu’un peut m’expliquer comment il sait ça ?) : ils fonctionnent tous ensemble sous la coordination d’un pilier principal, de couleur rouge contrairement aux autres qui sont bleus ; si le bidule rouge est désactivé, tout le plan des Decepticons sera foutu en l’air. Merci de la précision de ton explication fort utile. Moi aussi, j’adore confier toutes les failles de mes plans à mes prisonnières (« Hahaha, les filles, il est strictement impossible de sortir de cette cave ! Elle est reliée à cette caméra de sécurité, qui n’ouvre qu’à ma personne ; elle a cependant un bug et déverrouille la porte si vous pratiquez des scènes lesbiennes devant elle, mais je doute que cette information vous serve« . Bon, moi par contre, je mens un peu, c’est vrai).
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Tiens, au fait, Mégatron n’avait pas demandé à Vautour de tuer tous les humains qui avaient collaboré avec lui ? parce que finalement, il n’a plus besoin de Gould depuis un bail. A part, bien sûr, pour révéler le point faible des plans des méchants à la gentille. Misère, mais mettez-lui une balle dans la tête, bon sang. S’il vous plait. Allez, quoi, flûte. Une faveur. Ah, rabat-joie.
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En tout cas, Sentinel Prime, lui aussi, explique un peu à Mégatron pourquoi il a trahi les siens : sa priorité, c’est reconstruire Cybertron, leur monde natal. Et si pour ça, il faut sacrifier l’humanité, c’est normal car « Le plus petit nombre doit s’effacer devant le plus grand« . Rappelez-moi combien sont les Transformers ? Ah oui : « Une poignée« . Face à 6 milliards d’individus. Si c’est pour avoir ce genre de soliloques consistant à se tirer des balles dans le pied, autant fermer sa gueule mon petit Sentinel Prime. Mais le bougre, visiblement soucieux de montrer qu’il est complètement con jusqu’au bout déclare « Maintenant, commençons à raser la ville pour montrer aux humains qui sont les maîtres. » ; juste comme ça, Cyber-Corky, deux remarques :
  • Détruire une partie de la ressource que tu es venu chercher, c’est contre-productif, en fait
  • Tirer sur les humains comme ça, hop, au hasard, ça revient à dire « Humains, que vous vous battiez ou non, on vous tape sur la gueule, alors autant vous battre« . Ou comment inciter soi-même à la révolte.
Et donc, c’est toi le vieux maître qui a tout enseigné à Optimus Prime ? Je commence à comprendre pourquoi les gentils sont de gros neuneus : ton enseignement a porté ses fruits. Ho, et si vous vous demandez pourquoi ils installent leur téléporteur, sachez que c’est encore plus idiot : ils comptent téléporter Cybertron à côté de la Terre pour pouvoir y envoyer les humains. Comment ? A part probablement risquer une monstrueuse collision entre deux planètes, ça ne sert à rien ? Je suis d’accord. D’ailleurs, pourquoi téléporter sa planète si c’est pour ensuite téléporter les humains dessus ? Autant passer directement à la deuxième étape. Mais que voulez-vous : quand on a un moteur de Traban en guise de cerveau, ça a des conséquences.
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Chicago est donc plongée dans le chaos : des Decepticons-tanks se promènent dans les rues en massacrant les gens, les vaisseaux volants bombardent tout et des chasseurs sont largués par ces derniers pour aller faire du mitraillage sur les grandes artères. Bref, on rigole bien. L’armée américaine tente bien d’intervenir, mais tous ses appareils sont abattus par les défenses Decepticons avant même d’avoir pu ouvrir le feu. Tout espoir semble donc réduit à néant…

De tout le film, jamais notre héroïne n'arrivera à mettre sa bouche dans une autre position que celle-ci. Comme dirait Nicolas Cage "C'est compliqué, les expressions faciales".

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Mais c’est sans compter sur Sam, qui lui a une très grosse envie d’aller sauver sa nana. Aidé de Seymour Simmons et de son assistant Dutch, il finit par la localiser dans un immeuble de Chicago en repérant le téléphone portable de Gould : il doit s’y rendre ! A ce moment là, il ne sait pas encore que la ville a commencé à être bombardée, mais dans le doute, il a quand même décidé d’y aller avec une équipe d’anciens agents du NEST dont il connait le chef, qu’on appellera Bob. Tous ensemble, le geek et ses baroudeurs foncent donc à vive allure vers la cité dont ils apprennent le tragique destin à mi-chemin. Au passage, chose mystérieuse, Sentinel Prime semble mettre des heures à configurer son téléporteur, alors que la dernière fois, devant le Mémorial de Lincoln, il lui avait fallu moins de 5mn. Que ne ferait-on pas pour que les héros aient le temps d’arriver.
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Sur place, donc, Sam et ses amis découvrent la cité très largement entamée par les combats, les rues étant remplies de voitures calcinées et nombre d’immeubles éventrés par les tirs. Seulement voilà : un chasseur Decepticon a tôt fait de les repérer et de commencer à les mitrailleur, les acculant derrière quelques couverts qu’ils ne peuvent quitter, sans compter qu’ils n’ont pas d’armes suffisamment grosses pour percer ce blindage, n’ayant que des fusils mitrailleurs (vous n’avez toujours pas envie de prendre des lances-roquettes ? Ce sont des êtres blindés, vous allez le comprendre quand ? Ça fait quand même déjà trois films, là). La petite troupe va t-elle mourir sous les assauts de l’appareil ennemi ? Je me le demande, pfou, j’en sue de stress.
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Et en effet, un tir de gros obus abat l’ennemi d’un seul coup : les Autobots au grand complet viennent d’arriver ! Ils sont venus ! Mais comment ont-ils survécu à l’épisode de la navette ? Facile : ils s’étaient planqués dans un des modules que la navette avait largués au décollage, dixit l’un d’entre eux. Attendez, la navette avait largué un module ? Non non non, elle n’avait rien largué du tout, elle a été abattue alors qu’elle venait juste de décoller. On dirait qu’un scénariste se fout ouvertement de notre gueule. Hmmmm, voilà qui me rend grognon. Oui, plus que d’habitude. Si, c’est possible. Bref ; détail notable : malgré leurs mésaventures, les combats, la poussière et la suie du champ de bataille, sous leur forme de véhicule, les Autobots n’ont pas une tache ou une rayure sur leurs carrosseries. Ça s’appelle le respect du tuning : aucune particule digne de ce nom n’oserait se poser sur un truc aussi laid.
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Les Autobots annoncent donc la suite de leur plan (et il n’y a personne pour les écouter : le Decepticon-montre s’est barré juste après que la navette des Autobots ait été abattue, pour information) : certes, ils ne sont que 9, oui, en face, ils sont des milliers, alors ils vont foncer dans le tas, de face, et sans préparation. Voilà, quand je vous disais qu’Optimus Prime avait bien appris de son maître, je ne me foutais pas de vous : c’est un fait. On note aussi que sans raison aucune, il a fallu attendre que les Decepticons fassent un million de morts à Chicago pour que les Autobots se décident enfin à pointer le bout de leur nez pour déjouer leurs plans, mais passons.
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L’équipe décide déjà de récupérer l’appareil volant fraîchement abattu, qui vole encore (excusez-moi, s’il a été abattu, ce n’est pas justement parce qu’il ne volait plus ? Je crois que la notion de « logique » a été oubliée, quelque part en amont de cette production), pour infiltrer discrètement l’équipe de Sam et de ses potes humains en ville, histoire d’aller sauver Carly des griffes du vilain Dylan Gould. Ni une, ni deux, nos larrons parviennent à faire voler l’appareil et à larguer Sam pile à l’étage voulu de l’immeuble qui sert de planque au brigand pour qu’il puisse récupérer sa nana (moi, personnellement, j’aurais envoyé un membre du commando qui m’accompagnait : c’est un peu leur spécialité, merde ; c’est à ça que sert le petit personnel). Ce qui est promptement fait, et dans la panique qui s’ensuit, Dylan n’aimant pas trop qu’on tente de lui piquer ses jouets, il envoie à la poursuite de Sam un Decepticon qui passait par là (mais, pourquoi lui obéissent-ils encore, vu qu’il n’est plus d’aucune utilité depuis longtemps ?) : Vautour. Hélas pour le pauvre volatile, les canons du chasseur avec lequel Sam est venu vont s’en mêler et le transformer en pulpe ; voilà, un de moins. N’en reste plus que quelques milliers, et c’est bon. Bah, on y est presque, non ?
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Dylan Gould dispose d’ailleurs visiblement lui-même de son propre téléporteur, puisque quelques secondes seulement après que Sam se soit enfui par la fenêtre d’où il était venu sur son appareil volant et sa donzelle fraîchement récupérée, le vil comptable arrive en bas de son immeuble (soit une descente d’environ 10 étages par seconde, même la gravité est dégoûtée de ne pouvoir faire aller les gens aussi vite) pour informer les Decepticons qui trainaient que les gentils sont dans Chicago et qu’il faut se défendre ! La bataille peut donc commencer.
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Je vous passe les détails de la baston générale, avec des gentils et des méchants qui se poursuivent dans tous les sens, mais résumons un peu : Sam et ses commandos apprennent grâce à Carly que le point faible des méchants est le fameux pylône rouge qui commande à tous les autres. Ils se décident donc à aller essayer de lui coller une roquette dans la margoulette ; ça tombe bien, ils n’en ont qu’une (je ne commente même pas, tenez) ; mais pour toucher leur cible, située tout en haut d’un immeuble, il leur faut eux-mêmes monter dans un bâtiment suffisamment proche et haut pour avoir une bonne ligne de vue. Et un bel immeuble de bureaux se propose de servir de terrain de jeu : en route !

En tout cas, c’est un sacré bazar, puisque l’immeuble choisi est déjà dans un état contestable suite au bombardement, et qu’une fois arrivé en position pour tirer, le type à qui on a confié le lance-roquette passe son temps à faire « Aaaah non, je ne tire pas, j’ai trop peur que l’immeuble s’effondre ! » alors que tous ses potes, à côté de lui, lui hurlent d’ouvrir le feu. C’est vrai que rester sur place à ne rien faire dans un immeuble instable, c’est tellement plus sûr que de tirer avant de se barrer pour se mettre en sécurité. Et non, personne ne lui prend l’arme pour tirer à sa place : de longues minutes s’écoulent donc sans que rien ne se passe, jusqu’à ce que les Decepticons ne repèrent la petite bande en goguette : un terrible adversaire que vous aviez sûrement oublié se montre donc et commence à ravager le bâtiment : Sondanal, l’explorateur de trous noirs.

Shockwave et Sondanal trouvent toujours 5mn même en pleine guerre pour prendre la pose

Et visiblement, depuis 2001, on fabrique des immeubles en adamantium : même avec toute la base ravagée par un monstre de plusieurs milliers de tonnes, ils ne s’effondrent pas sur eux-mêmes et se contentent de pencher ; et si le haut d’une tour bascule et en rencontre une autre, ça ne provoque pas un double effondrement, non : ça l’arrête net. Surpuissant on vous dit.

Il n’empêche que nos héros sont obligés de courir dans tous les sens, de profiter que l’immeuble se mette à pencher à plus de 90 degrés (tout de même, ce n’est plus un bâtiment, c’est un carambar) pour sortir par une fenêtre et faire du surf sur la surface extérieure du bâtiment ; à noter que bien qu’ils soient équipé de grappins futuristes, nos loulous ne pensent jamais à les utiliser pour stopper leurs glissades et plus d’une fois, un type du commando finit dans le vide. Heureusement que ce sont des spécialistes.

Mais tout cela n’empêche pas Sondanal de poursuivre son petit bonhomme de chemin alors que sa poursuite derrière Sam & co se prolonge ; cependant, alors que la bête s’apprête à dévorer la petite troupe, elle est soudainement décapitée : Optimus Prime, qui a une sorte de jetpack, vient de traverser la ville en volant pour lui asséner un bon coup d’épée pile au bon moment sur le coin du nez. Dans un grognement sourd, le Decepticon fécal s’effondre pour ne plus jamais se relever. Les autres Decepticons n’apprécient guère la chose, et tirent donc sur Optimus Prime, parvenant à endommager ses réacteurs pour le forcer à s’écraser. Mais sans raison aucune, encore une fois, le bougre va se remettre à voler quelques minutes plus tard : non mais bon sang, c’est quoi ces histoires de trucs qu’on abat puis qui revolent ? Ce n’est quand même pas compliqué, comme logique, de dire « Abattu, a marche pu« . Mais il semblerait que pour certains réalisateurs, si.

L’armée américaine, elle, se décide enfin à intervenir : elle a compris comment rentrer en ville ; si tous ses avions sont abattus, il lui suffit d’envoyer des avions à hélice qui… pardon ? Des avions encore plus lents ? Oui, c’est ça : le NEST envoie des avions à hélice larguer des mecs au-dessus de la cité. Quel plan pourri ; il n’empêche que du coup, il marche ; il faut dire que ça permet une scène cool où, plutôt que de sauter en parachute, les bougres sautent de leurs appareils avec des tenues de base jump façon écureuils volants, en faisant de superbes manoeuvres (ils volent en formation, tournent en volant pour prendre de petites rues et semer leurs poursuivants, etc.). Oui, le mot ridicule est autorisé. Sinon, vous pouviez les amener en voiture : regardez, c’est même comme ça que Sam, son commando, les Autobots & co sont arrivés. C’était plus simple et plus efficace, certes, mais moins spectaculaire qu’une séance de sports extrêmes. Il fallait choisir.

La bataille continue donc d’encore plus belle, et il y a même un superbe passage où les Decepticon capturent deux Autobots, dont Bumblebee. Dylan Gould, qui est décidément un filou, s’empresse donc d’ordonner aux robots aux yeux rouges d’abattre leurs confrères aux yeux bleus : diable, il est donc plus cruel que les méchants eux-même ! Bon, je passe sur le fait qu’on lui obéisse, et disons-le : maintenant qu’il y a des prisonniers, ce ne serait pas plus intéressant de les interroger ? Du genre combien êtes-vous, quel est votre plan, etc ? Je ne sais pas, ça pourrait servir. Surtout que je le rappelle, vous pouvez vous le permettre : il y a plusieurs milliers de Decepticon contre 9 Autobots et une vingtaine d’humains dispersés et n’ayant même pas d’armes adaptées. Au fait : vous vous souvenez des vaisseaux volants dont je vous avais parlé jusqu’ici, qui bombardaient la ville et larguaient des chasseurs ? Et bien depuis que les Autobots sont entrés en ville, on en entend quasiment plus parler. C’est fou comme on fait disparaître facilement des ennemis pour faciliter le travail des héros.

Mais justement : ces vaisseaux là réapparaissent là, maintenant, car l’un d’entre eux est en train de s’écraser suite à une fourberie Autobot ; et coup de bol, il se crashe juste sur le peloton de Decepticons qui venait de tuer le premier prisonnier Autobot et s’apprêtait à tuer le second, qui n’était autre que Bumblebee, le pote historique de Sam. Et ce, sous les yeux justement de notre héros, qui planqué à quelques mètres de là suite à diverses aventures, avait pu observer la scène (le tout accompagné de sa copine : encore une fois, il a décidé de l’emmener partout avec lui plutôt que de la mettre quelque part en sécurité et de ne plus en bouger. Genre une cave : je recommande personnellement). Le gentil robot jaune est donc sauvé d’une fin prématurée et peut reprendre le combat. On ne tue pas aussi facilement les personnages qu’il faut faire revenir dans le prochain film, mécréants.

A noter qu’alors que Sam repart se battre, Carly décide de prendre une initiative, la seule de tout le film, et attention, pas n’importe laquelle : elle court voir Mégatron, le plus vilain de tous les Decepticons, et qui était en train de faire la sieste (je ne rigole pas, en pleine guerre, le bougre était en train de glander) ; évidemment, il n’a aucun garde, rien, et elle passe comme elle veut. Et une fois devant le brigand, elle utilise la ruse la plus consternante de tout l’univers : elle lui grimpe dessus (mais ça, elle le fait naturellement sur un peu tout depuis ses 14 ans) et lui dit « Hey, Mégatron ! Tu sais que tu passes pour un con, là ? Parce que finalement, toi tu n’es rien comparé à Sentinel Prime ; quant il aura ramené Cybertron ici, c’est lui qui va pouvoir se taper toutes les meufs (des robots qui se métamorphosent en Mini Cooper), et toi tu passeras pour un gros naze. Un gros caca pourri, hihihihi nananananèreuh » ; et figurez-vous que ça marche : Le chef des forces du mal se lève et s’exclame « Puisque c’est comme ça, je vais aller péter sa mouille à Sentinel Prime pour montrer que c’est moi le chef ».

A cet instant précis du film, j’ai beaucoup pleuré. Même si encore une fois, cela prouve ce que je disais plus tôt : ne jamais écouter une femme, ça n’attire que des emmerdes.

Dis-donc, tu crois que j'ai pas vu où tu mettais ta main gauche petit chenapan ?

La bataille continue (encore) donc à divers coins de la ville, et on retrouve Sam juste à côté du pylône principal, qui vient d’être activé : dans le ciel terrien, Cybertron commence à apparaître. Aussi, notre héros voyant ce terrible spectacle se dépêche de le couper, ce qu’il fait : comme un vulgaire téléchargement d’épisode de Lost, la télétransportation se met gentiment en pause, laissant dans le ciel un bout de Cybertron. Mais soudain surgit Dylan Gould, qui le réactive (Comment ça ? Hé, ho, je croyais que seul Sentinel pouvait l’activer, même que c’est pour ça que les Decepticons avaient dû monter leur plan pourri ? Un simple humain suffisait ? C’est fou comme les gens s’emmerdent pour rien, en fait.) avant de se battre avec Sam ; le téléchargement peut donc reprendre, et sans aucun dégât ou problème, Cybertron recommence à apparaître petit à petit au côté de notre belle planète. Finalement, Sam finit par se débarrasser de Dylan en le poussant contre le fameux pylône, ce qui l’électrocute quelque peu (mais toujours sans perturber le télétransport), mais la palme de la plus belle désactivation revient à Bumblebee, qui débarque pour… pour plaquer le pylône au sol façon Sébastien Chabal nourri au yaourt depuis une semaine ; l’objet est donc lourdement endommagé, et la télétransportation définitivement arrêtée, ce qui a pour effet :

  • De faire plaisir aux gentils
  • De retélétransporter loin de la Terre les milliers de Decepticons qui étaient arrivés de la Lune via le télétransporteur quelques jours plus tôt (Heu, pourquoi ?)
  • La planète à demi-télétransportée à côté de la Terre explose complètement, mais rassurez-vous : ça ne pose aucun soucis à notre belle planète. Il n’y a même pas un caillou qui l’érafle. Et vous savez pourquoi ? Parce que ça forme un immeeeeeeense trou noir, plus grand encore que notre planète, et toujours juste à côté, qui a la gentillesse de n’aspirer que les petits morceaux de Cybertron et de ne même pas remuer la Terre. C’est vraiment bien fait, tout de même. Tous les physiciens et astronomes de la salle se sont ouvert les veines à cet instant précis.

Il ne reste donc plus grand chose de la menace alien… mais tout de même : Optimus Prime, lui, au coeur de la bataille a rencontré Sentinel Prime, et commencé le combat contre son traître de vieux maître ; hélas, le bougre a de beaux restes pour un vieux un peu humide, puisqu’il parvient à mettre à mal le plus courageux des camions kitschs au point de lui couper un bras. Mais alors qu’il va mettre le coup de grâce à notre héros, Mégatron, telle une grosse pucelle hystérique, débarque en hurlant « C’est moi le chef heuuuuu ! Pas toiiii ! » et met à terre Sentinel, permettant à Optimus de se relever. Ce dernier ne perd donc pas de temps, et profitant de ce répit inespéré, tue Mégatron en le décapitant, avant d’achever son vieux maître au sol. Comme quoi, avec deux bras, il est plus mauvais qu’avec un seul ce gros nase. Je ne veux même pas savoir pourquoi.

Tout le monde se regroupe donc sur une petite place à demi-ravagée, et les héros s’échangent des regards genre « Ouaiiiis, ce qu’on leur a mis, on est trop forts, huhuhuhuhu« . Carly saute dans les bras de Sam pour lui rouler un gros patin et lui hurler qu’elle l’aime, et Bumblebee arrive donc sur ces entrefaites pour jouer sur son autoradio intégré la marche nuptiale avant de lâcher des boulons en guise d’alliance.

Oui, moi aussi, j’ai toujours rêvé de faire ma demande en mariage au milieu d’une ville en ruine et après des millions de morts. On appelle ça « Un mariage à la Hitler« . Vous êtes décidément trop cools, les héros.

Tout le monde se met donc en ligne devant un drapeau américain flottant encore au vent bien qu’un peu troué, et Optimus Prime déclare gentiment que maintenant que le calme est revenu, à nouveau, lui et et ses Autobots se mettent au service des terriens (alors que bon, ce n’est pas du tout comme si ça faisait moult fois que vous étiez poignardés par les humains, hein, mais quand on est un peu con…). Chacun dit les yeux humides qu’il a été fier de combattre pour la liberté, et alors que le drapeau de la patrie des braves bat dans le vent du soir, la lumière décroit doucement et…

FIN

Ouf.

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Allongé à côté de son véhicule recouvert de broussailles, Mokobé observe de ses jumelles la remorque immobilisée à une centaine de mètres. Quelques minutes après que les insectes nocturnes aient commencé à se faire entendre, il perçoit brièvement son client installé juste à sa gauche s’exclamer « Là !« 

Et en effet, dans le ciel, une sorte de météore descendant à folle allure vient d’apparaître, provoquant une certaine panique parmi les oiseaux installés alentours qui s’ébrouent promptement dans une multitude de cris bigarrés, sorte de son à la fois long et curieux qui n’est couvert l’espace de quelques instants que par le puissant bruit sourd que produit le météore en rencontrant le sol, soulevant des gerbes de terre et de gravats qui sous la puissance de l’impact, retombent à des centaines de mètres à la ronde, obligeant les deux discrets observateurs à se couvrir le crâne pour éviter qu’un éclat de roche ne vienne y ricocher douloureusement. Lorsqu’enfin, le déluge terrestre semble s’achever, Mokobé observe la silhouette d’un géant de métal sortir du cratère pour scruter les alentours, ses yeux bleus luisants dans le crépuscule. Bien qu’essayant de se faire encore plus discret qu’il ne l’était déjà, sujet à une certaine peur, le chauffeur africain ne peut s’empêcher d’observer la suite des évènements : l’alien, après avoir repéré la remorque, s’avance de son pas lourd vers celle-ci, et commence à tourner autour pour chercher un éventuel piège ; ce n’est que lorsqu’il est passé derrière celle-ci, en partie masqué aux yeux de Mokobé, qu’enfin il se décide à soulever la toile ; un bruit électronique fort original se fait entendre, ainsi que des sons de vérins et de portières que l’on claque, puis plus rien. Le spectacle semble visiblement terminé, et la vie nocturne de la savane reprend doucement ; la haute silhouette qui dépassait de derrière la remorque semble avoir disparu lorsque le pan de bâche qu’elle avait soulevé est enfin retombé.

« Que… que s’est-il passé Monsieur ?
– Mon bon Mokobé, la bête est tombée dans mon piège ; elle a regardé sous la bâche. 
– Mais qu’est-ce qu’il y a sous cette foutue bâche ?
– Une voiture sans permis. 
– Que… pardon ?
– Une voiture sans permis. Une merde avec un moteur poussif qui fait rire jusqu’aux enfants. 
– Mais… pourquoi ?
– Et bien les transformers sont de gros niais : ils prennent l’apparence de véhicules terriens. Là, pas de bol, tout ce qu’il y avait à disposition pour notre invité, c’était une merde à roulette. Le voilà donc transformé en étron mécanique. Ça lui apprendra à immigrer illégalement chez nous.
– Et les yeux bleus ? Vous avez vu les yeux bleus ? Je croyais que c’étaient les gentils qui en avaient ! 
– En effet.
– Mais alors, pourquoi vous en prendre aux Autobots, s’ils sont venus pour nous aider ? Pourquoi est-ce que… je dois vous arrêter Monsieur Odieux ! Je ne vous laisserai pas faire, vous travaillez contre l’espèce hum… »
0

Mokobé aperçut dans l’obscurité le curieux sourire de son interlocuteur.

« All, Hail to Mégatron ! » dit l’Européen dans le vide

Et ce fut la dernière chose que le pauvre chauffeur entendit, juste avant que la patte d’un fasciste d’éléphant ne vienne lui écraser la gueule.

88 réponses à “Transformistes 3

  1. « quelque part dans une célèbre mégalopole américaine, un cul se promène. »

    ça doit être sacrément valorisant de se dire que le premier plan dans lequel on apparait dans le premier film qu’on tourne, c’est un plan sur son cul. et ça va se revendiquer actrice maintenant.

  2. Ce film a l’air… si ennuyeux…

    Je n’arrive même pas à imaginer comment ils ont pu laisser vivre le scénariste après toutes ces incohérences…

    • Le pauvre scénariste a plus besoin de consolation, il a dû faire une dépression lors de la répartition du budget en voyant les valises de lingots d’or balancées à l’équipe des effets spéciaux, tandis que lui n’avait reçu qu’une demi feuille a5 d’une qualité discutable et qu’on lui avait même refusé le stylo nécessaire à l’exercice de sa profession…

  3. … ah oui, quand même.
    Une telle accumulation de foutage de gueule en un seul film, c’est fort.

    Ma préférence va à votre excellente référence au mariage de Hitler. Ce « happy end » dégoulinant de sucre y acquiert comme un petit piment d’ironie.

  4. C’était… oh mon Dieu que ce fût long! Je n’ose imaginer le calvaire du visionnage. Je crois que j’ai perdu mon cerveau, quelque part en cours de route (probablement quand j’ai appris que le méchant s’appelait Mégatron. « Too many jokes », pour citer Chandler).
    Que votre courage soit salué, Odieux. Mais soyez prudent! Le côté obscur de la DVDthèque peut séduire même les meilleurs d’entre nous…

  5. Pour l’avoir vu! J’affirme que ce film est de loin le pire des trois… et un bon gros nanar!
    Si j’étais un autobot:
    1. J’envahirais la Terre pour tuer Michael Bay! Parce que au bout de trois fois à se foutre de ma tête, je perdrais pied!
    2. J’annihilerais les scénaristes de cette merde!
    3. Je ferais une invasion au ralentie histoire de laisser une chance aux humains, au moins ça laissera le temps de faire des belles photos.

    Mais le plus marrant c’est un robot qui défend des valeurs humaines et démocratiques…
    C’est marrant qu’un mec comme Optimus Prime qui est le chef des Autobots et le symbole despotique par excellence puisse dire ça!

    Du grand art Odieux Connard!

  6. C’est déjà trop long comme billet, trop chiant comme résumé… Je vous plains, cher maitre, d’avoir vu une merde aussi spongieuse…

  7. Pas vu et finalement je pense que je vais éviter d’y aller (2 fois ça suffit largement, faut pas pousser Palpy dans le puits du réacteur de L’Etoile Noire tout de même), et pas encore lu ce spoil’ mais j’ai comme l’impression d’après la BA et les photos que finalement Megan Fox elle était pas si mal comme actrice.

    • Lu, et euh… la vache que c’est con! En tout cas merci pour ce spoil’ qui est encore une fois plus intéressant que le film lui même.
      Par contre: « Ici, un Autobot venant d’adhérer à Génération France, le micro-parti de Jean-François Copé » Ne serait-ce pas plutôt « Transformer » à la place d’Autobot vu que c’est Megatron que l’on voit sur l’image?

      • Non, c’est bien Autobot, vu que ça les transforme en yeux rouges et dents pointues. Il faut lire le texte au-dessus de l’image aussi.

      • Ben oui Kyp je l’ai lu justement et je cite: « quand un Transformers devient un Decepticon »
        mais il semblerait que notre bon camarade OC considère un Transformer comme un Autobot jusqu’à ce qu’il devienne un Decepticon alors que pour moi c’est plus: suite au schisme chez les boîtes de conserve, une partie des Trans devient Auto et l’autre Decep’
        Bah qu’importe^^ et vu le spoil’ je serais de ton avis concernant Megan ET son personnage.

  8. La lecture de cet excellent spoiler semble confirmer une hypothèse que j’avais depuis déjà quelques temps : les scénaristes de Hollywood ont été remplacés par des ordinateurs équipés de générateurs de scripts aléatoires. C’est la seule explication possible à un tel amalgame d’incohérences et de clichés débiles. Et je crois savoir qui a développé ce soft de l’enfer. Selon moi, il ne s’agit de nul autre que L…. Aaaaaaaaargh!

  9. Mon cher Odieux, seriez-vous en train de devenir blasé ?
    Lassé par tant d’incompétence scénaristique ?

    Il me semble que ce billet-ci est moins sarcastique, comporte moins d’humour que d’autres.

    Je me trompe sûrement, mais je vous sens dans ce billet-ci presque découragé par tant de nullité affligeante. ( ou alors c’était juste un gros coup de barre. Non, pas celle-là, voyons ! )

    Il est vrai qu’au vu de la monumentale bouse qu’est ce film, il y a de quoi avoir envie de flamber des cinémas.

    Courage, cher Odieux ! Que ferions-nous sans vous pour pourfendre les flots de stupidité vaseuse dont nous abreuvent les scénaristes à succès ?

    • Pas spécialement que je compte prendre la défense d’un connard… Mais faire du sarcasme sur un film comme celui-ci… enfin ça serait comme tenter d’hydrater un verre d’eau, tellement le film se plombe déjà tout seul, comme un grand et sans l’aide de personne.

  10. « lui envoyer un message pour lui dire de plancher ses fesses »

    c’est là qu’il manque un plan Q on dirait ;)

  11. Il est bien évident qu’un Transformers, ça se regarde pour les scènes d’action. Quand on y va, on sait que le scénario, les personnages et l’humour seront à chier.
    J’avoue qu’un vrai scénario serait un plus non négligeable, mais j’ai bien aimé quand même. Je crois que le truc, c’est de savoir ce qu’on va regarder.

    • Moui. en même temps, il n’est sortit qu’en 3D chez moi, donc si je vais voir un film uniquement pour les scène d’actions mais que l’image est complètement merdique …
      Arrêtez de faire des films en 3D!!! Cela ne marche pas et ça ruine complètement l’image! Et c’est cher en plus!

      • Ah ? J’ai trouvé que l’image était très bien. Bon, par contre, la caméra est infoutue de rester immobile, ça tourne dans tous les sens et à la sortie, tout le monde était groggy (dans le meilleur des cas).

      • Ce genre de film épileptique, qui plus est en 3D, est beaucoup plus efficace, quand à régurgiter le contenu de son estomac, que le plus rapide des tourniquets après une soirée biture au Macoumba de Mulouse.

  12. « Megatron, […] grosse pucelle hystérique ».
    Splendide analogie.

    Sinon, vous êtes faché avec l’infinitif
    quand il suit « après que », il me semble.

  13. Quand j’ai lu ça (en particulier la parenthèse) :

    « Ils se décident donc à aller essayer de lui coller une roquette dans la margoulette ; ça tombe bien, ils n’en ont qu’une (je ne commente même pas, tenez) »

    J’ai su que ç’en était trop, trop d’incohérences. J’ai même du lire votre spoiler en plusieurs fois, tellement que ça m’est monté à la tête ; alors, je n’imagine même pas si j’étais allé voir ce film sachant que les pauses sont impossibles.

    Au passage, deux petites remarques :

    1) Une petite faute (le « t » à « on », qu’il manque) :

    « des Decepticon, sur la Lune, on déplacé tous les pylônes sauf ceux de la soute blindée pour les entasser plus loin.  »

    2) Juste par curiosité, après un tel monument en termes de cohérences ; j’ai relevé le nombre de « comment » de votre spoiler : il y en a 17 (dont 14 qui sont vraiment des « comment » d’incohérences). Je pense que ce film bat tous les records !

  14. Perso c’est pas a cause du téléchargement que je vais plus au ciné. C’est parce que c’est de la merde en barre dernier carrât.
    Penser que des gens vont « kiffer » ça, me file la nausée. A force d’essayer de mettre de la merde dans la tète des gens, elle y rentre… et ils en redemandent.
    Grand fouttage de gueule. J’essayes vraiment et sincèrement de m’imaginer comment ça a pu arriver. Quelle suite d’évènements a put amener a des choix pareil et a autant d’incohérences? Ils l’écrivent en le tournant? Un peu comme quand, étant petit, je jouais dans mon jardin avec des Transf…. OH MON DIEU!!! Oo

    Merci en tout cas Odieux Connard. Même si je trouve qu’user votre verve si inspirée et affûtée sur un sujet si navrant reviennent un peu a utiliser un carré Hermes pour laver ses chiottes (j’aurais pu trouver meilleures comparaisons, mais non…).
    Boycottons ces merdes! Je ne le téléchargerais même pas.

  15. Affligen, je veux dire affligeant… On en perd son sarcasme quand on se rend compte que, bien que les transformers n’existe pas (heureusement), le scénario, lui, est bien réel.
    Respect pour le visionnage

  16. Du superbe Odieux Connard (même si je suis un peu surprise de vous entendre vouvoyer poliment ce que l’objectivité me contraint d’appeller un … un africain, probablement très basané comme le sont tous ces gens).

    Je ne rajoute rien au résumé du film, d’ailleurs j’ai passé la moitié de la séance à lire Nicole de Buron (la seule écrivain qu’on peut lire dans le noir d’une salle de ciné sans perte de qualité) et l’autre à exiger qu’on me greffe un pénis sur le champ afin de ne plus appartenir à la même moitié de l’humanité que Carly.

    Ah, et j’ai aussi attendu vainement un transformer-steinway ou un trnasformer-gibson pour que Dylan Gould puisse jouer du Bach ou culbuter Joan Baez et fermer sa gueule. Raté. C’est énervant ces méchants qui, depuis le 5ème Element, veulent la destruction totale de tout (même de leur propre vie) juste pour prouver qu’ils sont vraiment méchants, quitte à être complètement cons.

    Précision orthographique : les délicieuses petites boîtes à chaussure plus ou moins mobiles de RDA s’appellent des Trabant, avec un T final.

    Précision cinéphilique : je conseille le sévèrement burné Endhiran, bollywoodien, qui prouve qu’on peut arriver à un produit fini vraiment sympa en prenant comme postulats de départ l’existence de robots surpuissants, la supériorité du mâle et le goût du spectateur pour les popcorn movies décomplexés.

  17. AHH Gotferdom quel bonne tranche de rire encore une fois ! Ah c’en était une belle celle-ci !

    J’aime rentrer de vacances et me marrer au bureau.

    Merci.

  18. Fais toi vite embaucher comme scénariste….oups, t’es surqualifié.
    Cela m’aura épargner la torture d’aller voir ce ….truc. Encore que j’ai déjà éviter le 2 après cette immense navet qu’était le 1. Quand on pense à ce que ça à couté…..le budget annuel de certains pays africains, le budget shopping de Paris Hilton, enfin au choix.

  19. J’ai été voir le 1 ET le 2 … Le tout en mettant le cerveaux sur « Off » (je savais que j’allais voir de la merde)

    Mais même avec cette précaution, j’ai voulu sortir de la salle pour ce …. « machin »….

    Je crois qu’il a remplacer ID-4 au sommet des films de SF merdique …

    • Dans ID-4 au moins il y a Will Smith et Jeff Goldblum -et un dindonneau en barquette dans le rôle du président des iouessay. Là il y a deux poissons panés et rien autour…;

      • Bien d’acc, Id-4 était au moins drôle. Là je ne suis amusé que par le talent du spoiler, et non par le scénario…

  20. Ô Dieu Connard, Une fois de plus je suis ravi de lire vos commentaires de films et autres faits de société. Bien que certains de vos écrits me donnèrent envie de voir l’oeuvre dont il est question, je crois cependant que je ferai l’impasse sur celui ci. (Peut être manque t’il Nicolas Cage dans ce casting…)
    Enfin, je me dois de vous avertir qu’un oxymore s’est glissée dans vos propos, en effet, un spationaute ne peut être russe car ce terme est réservé aux européens. (Ne chipotons pas avec l’Oural qui délimite l’Europe en plein milieu de la Russie, voulez vous). Les kamikazes désignés volontaires pour décoller depuis Baïkonour dans des Lada volantes carburant à l’Octanitrocubane sont eux appelés « cosmonautes ». Ceux ci se doutaient tout de même que des vautours mécaniques devaient planer là haut puisqu’ils étaient (et sont) les seuls hommes de l’espace armés (le Toz TP-82 fut créé à cet effet). Rien d’étonnant à cela, l’Amérique avait déjà eu à souffrir de l’attaque d’un vautour « from outer space » dans les années 50 avec The Giant Claw!

  21. Petite correction : dans la langue de Goethe, il me semble que l’on dit « heil » et non « hail ».

    Excellente lecture au passage… Comment dire ? La qualité habituelle, la verve et le style que l’on aime, les élucubrations aussi probables que loufoques sont là. Du grand OC en somme !

  22. Aujourd’hui au boulot un collègue m’a dit qu’il était bien, ce film. Demain je prendrais ma pelle, heureusement, j’ai un jardin.

  23. Très bonne critique! En plus, moi, j’avais vu le film… Mais manifestement, je n’avais pas tout compris. Et puis, j’ai dû être emporté par l’enthousiasme de la salle -à la sociologie très « particulière »- qui a applaudi à la fin.

  24. Ne me dites pas, cher spoileur, que vous payez votre place au cinoche? Parce que se taper 2h d’un tel concentré de vomi, plus quelques heures à en faire un compte-rendu et en plus payer pour ça, c’est vraiment de la perversité, et/ou la rançon d’un bien mauvais karma…

    Mais si vous aimez, vous n’allez pas chômer; il y a apparemment une belle enfilade de merdes à venir: Twilight 4, Captain America, votre presque homonyme Connard le Barbant, le prochain Jamel Debouzze… j’arrête il y en a tant que c’est vertigineux. Oh my, c’est vraiment l’Age Sombre!

  25. Autant d’incohérences dans un même film, ça laisse songeur: merci à l’Odieux Connard de les avoir toutes répertoriées ;-)
    Un spoil qui prouve définitivement que Michael Bay tient plus du tâcheron que du réalisateur.

    P.S: R.I.P. Mokobé.

  26. Merci cher Odieux, je n’ai plus besoin d’aller au cinéma, vous racontez les films tellement mieux, que ça vaut vraiment le détour. :-)

  27. Vous ne cesserez de m’épater, cher odieux. Si un jour, on se croise, soyez sur que je vous inviterai à venir boire un verre de brandy en mon auguste demeure.
    Avec tout l’argent que vous me faites économiser, j’ai pu me payer une villa avec piscine, un cachot de 450m² et une collection de pelles en or.

    • Désolé d’avoir négligé la majuscule de votre nom, je vais de ce pas me regarder la filmographie entière de Nicolas Cage pour me punir

  28. Simplement, j’aimerais vous féliciter pour l’ensemble de vos articles, que je trouve désopilant. J’y retrouve l’état d’esprit que j’aime, cet humour noir féroce et ce sens de l’absurde qui démonte tous les clichés avec une efficacité sans pareille.

  29. Dieux que c’était LONG ! (cmb, je préfère la faire de suite pour démystifier le truc même si j’en suis dépourvues) J’admire le courage que vous avez / le temps que vous avez à perdre à vous enquiller ces horreurs. Mais au moins ça a occupé deux de mes pauses déjeuner, et j’ai bien rigolé ^_^

  30. On notera que MEME MEGAN FOX est assez intelligente pour refuser de jouer dans un tel film.
    J’en déduis donc que le grand public possède un QI inférieur à celui de Megan Fox. On a de quoi se tirer une balle, pour le coup.

    • Ah non, elle n’a rien refusé. Si elle ne joue pas dans ce film, c’est par « punition ».

      Mon QI est encore à peu près sauf.

  31. Je suis surpris que tu n’ait pas relevé le passage de l’entrée de Sam et ses collègues anciens du Nest dans Chicago

    Etape 1) Sam va chercher ses potes dans l’unique but d’aller casser du robot. C’est l’élite, ils sont surarmés (d’armes inutiles comme tu l’a pointé, mais bon)
    Etape 2) ils arrivent à l’entrée de Chicago, et là, ils deviennent une troupe de minots apeurés. On a droit à des « on va tous crever », « on a aucune chance », « on viens pas Sam », Sam qui dit qu’il y va tout seul
    Etape 3), ils se font attaquer, et finalement ils rentrent dans Chicago.

    J’ai jamais compris l’Etape 2

    J’ai aussi remarqué que l’héroïne à la bouche collagénée cours en talons parmi les décombres pendant une grosse partie du film. J’ai adoré le réalisme :D

  32. Merci! ça donne bien envie de voir pareil chef d’œuvre !

    J’ai beaucoup ri, ça fait plaisir de vous lire. Je crois que je vais aller voir vos autres posts.

  33. @Mr Odieux Connard : J’aime vos articles, dont celui-ci, même si certains de vos avis ne sont pas les miens. Oui : je pense humblement faire partie des quelques derniers individus sur cette planête – hors Autobots – à ne pas me fâcher tout rouge dès qu’un autre n’est pas de mon avis et ce, sur tous les sujets, même la politique, la religion / la philisophie, la guerre des sexes. Je sais qu’il m’arrive de me tromper, même dans mes convictions les plus profondes, comme tout un chacun.

    J’aime vos articles, écrivais-je, dans l’ensemble et ce malgré quelques points critiqués qui à mon sens ne devaient pas l’être. Erreurs d’interprétation / d’attention – peut-être engendrés par les autres incohérences bien réelles du film – ou mauvaise foi trollesque ? Dans tous les cas, comme écrit plus haute, cela ne me dérange pas trop : on ne peut avoir raison sur tout – surtout sur un article aussi long – (en cas d’erreur) et la mauvaise foi est un des éléments du terreau de ce blog.

    Ce qui me dérange plus, par contre, ce sont ces personnes qui, sur la seule base de vos articles intentionnellement orientés, martèlent que tel ou tel film est donc FORCEMENT une calamité et que tel producteur / scénariste / responsable du casting / acteur / maquilleur / figurant doivent cesser incessamment de faire des films.

    Ces mêmes personnes auraient-elles été d’un avis complètement opposé si elles avaient lu, en lieu et place de vos articles, des textes vantant tous leurs points positifs ? Pour peu que les films cadrent dans leurs thèmes de prédilection, je le crois. La propagande a toujours fonctionné sur la masse.

    Leur est-il impossible de comprendre que pour pouvoir émettre un jugement valable et intéressant, il faut d’abord voir/écouter l’oeuvre, s’instruire sur son « univers » (origines, public visé, époque…), la confronter – si c’est possible, comme pour les remakes – avec d’autres productions du même genre et se mettre dans le bon état d’esprit (pas d’idées arrêtées)…? Bien sûr, après tout cela, il faut encore éviter au maximum la subjectivité dans ses propos ! Tâche ô combien ardue !

    Je ne demande pas des critiques ou des avis d’expert de la part des lecteurs, mais juste un peu de retenu et de jugeote, de temps en temps, surtout sur un blog de cette qualité. Je pense qu’il mérite un peu plus que des avis dignes d’Allociné.
    – Vous avez vu ces films et vous avez relevé les mêmes incohérences que l’Odieux ou vous êtes passés à côté. Dites-le ! Si vous trouvez que ces films sont navrants ou mauvais, expliquez-le avec des arguments objectifs ! Si vous voulez faire partager votre subjectivité, faites-le aussi, mais en montrant que cela n’engage que vous.
    – Vous n’avez pas vu les films et vous ne comptiez pas les voir : vous ne vouliez que lire de l’Odieux et vous payer une bonne tranche de rigolade, de sarcasmes et de cynisme. Bien ! Mais cela ne sert à rien de commenter vous-même le film, vous n’en savez rien ou vous en avez qu’un aperçu !
    – Vous n’avez pas vu le film et après lecture de l’article, vous avez décidé qu’il était absolument inutile de vous faire votre propre avis. « C’est forcément un film nul. », clamez-vous, noir sur blanc. OK ! Pour votre information, cela ne sert à rien d’économiser sa cervelle : cet organe ne se transplante pas encore. Il est encore temps pour vous de faire chauffer toute cette matière grise inutilisée.

    Vous ne vivez pas dans un monde en noir et blanc. Il est en nuances de gris, avec quelques petites touches de couleur, si l’on cherche bien. Aucune oeuvre musicale, cinématographique, littéraire, etc. n’est une « horreur » , mais chacune comporte des défauts, comme des qualités.

    Rappelez-vous qu’ici, on ne parle que des défauts, principalement des scénarii et des jeux d’acteurs !

    OUVREZ LES YEUX !

    Sur ce, bisous à tous, je vais boire une bière, publier un manifeste de 1500 pages sur le web, envoyer quelques centaines de mails via facebook et on se voit sur le parvis de la tour Eiffel dans quelques heures :)

    Bises.

    • Pour illustrer mes doutes quant à certains affirmations de l’Odieux, il me semble, en cherchant un peu sur Gogol, qu’il n’y a pas forcément besoin d’une combinaison pour se « balader » à Pripyat. L’accès n’est pas facile pour un touriste, mais quand on est un Gros Cowboy du NEST…

      Y rester longtemps n’est pas conseillé, puisque les promeneurs se prennent la dose de radiations max. conseillée dans 1 année en 15 min environ. Les bûcherons, etc. qui travaillent là-bas n’y restent que 15 jours max (mais eux, ils ne savent pas toujours ce qu’ils risquent). Là encore, en tant que force spéciale, leurs combinaisons doivent leur apporter une protection plus efficace que de simples vêtements…

      Par contre, tout le bordel autour de leurs têtes sans protection, de leur stress tardif quand ils rentrent dans le bâtiment… C’est naze ; j’approuve.

    • Vous oubliez de prendre en compte que les commentaires font aussi partie du jeu. Notre bon camarade O.C. n’a pas le monopole de la mauvaise foi ;)
      Vous avez évidemment raison sur certains points mais c’est là un plaisir coupable qui ne se refuse pas surtout quand on a la sensation qu’on nous prend vraiment pour des cons (comme l’attestent moult notes de l’Odieux Connard sur divers sujets: cinéma, politique, social, etc…). Voilà voilà…

      Bisous aussi et bonne bière!
      R de Rien

    • – de même que les scénaristes/réalisateurs de ce type de films se moquent complètement que leur scénario soit vraisemblable/crédible/cohérent, pourvu que le film fasse ce pourquoi il est fait, c’est à dire du dollar;

      – de même que leurs spectateurs s’en foutent tout autant, du moment qu’ils s’en prennent plein les mirettes et passent deux bonnes heures à oublier la méchanceté du monde;

      – de même que notre hôte OC n’a absolument aucun scrupule à visionner des über-nanards, bien au contraire, pour autant que cela lui permette d’agencer avec art des compte-rendus aussi acérés que désopilants;

      – ainsi nous mêmes n’ayons pas peur de venir nous gausser comme de gros trolls pleins de mauvaise foi, puisque c’est pour cela que nous sommes ici après tout.

      Sur ce je vais aller voir Troll Hunter, ça a l’air génial.

      • Vu en vost il ya quelques mois, je l’ai trouvé vraiment pas mal ce Troll Hunter.

    • Fatiguant ces gens qui n’ont toujours pas compris le principe de ce site, et par corolaire de ses commentateurs, qui est de rire, avec parfois une belle et grande mauvaise foi, des facettes peu reluisantes de notre société à travers l’actualité politique, le cinéma, les mœurs, la mode et certains faits divers.

      • mmmh… parce qu’il y a un principe à ce site? A te lire c’est juste du troll bien convivial. Ce qui est plutôt marrant, c’est, sûr et comme la plupart des gens je fréquente ce blog pour m’offrir une petite tranche de rire en allant au boulot ou pendant ma pause déjeuner, mais sans être spécialement gêné par ça, c’est vrai que les commentaires sont, pour la plupart, extrêmement prévisibles : des gens qui adoptent juste l’opinion qu’on leur balance. Alors pour avoir vu la plupart de ces films (car je suis un grand chasseur de nanards) je sais que ces opinions sont juste, mais tout de même… Je suis surpris qu’un si grand nombre de personnes se contentent de lire qu’un film est mauvais pour se faire une opinion est décider que c’est effectivement le cas.
        Pour des gens qui semblent presque vouer un culte à l’auteur de ce blog, on aurai pu s’attendre à des lecteur pourvu d’un vrai esprit critique ( à ceux qui lisent, avant de vous sentir visés par ces remarques, rappelez vous que je ne fait pas références à tout le monde) au lieu de cela on a comme trop souvent une horde de moutons heureux de penser ce que pense le « maître ».
        Pour finir il est évident que pour beaucoup cette « soumission » relève plus du jeu de rôle, ce qui est amusant en l’occurrence étant donné le ton du blog, mais certains ont vraiment l’air sérieux et si c’est le cas… c’est plutôt pathétique.

      • Vouer un culte au maître de ces lieux ? Que nenni mon bon ami.

        J’ai simplement redécoré ma chambre en accrochant tous les articles d’Odieux Connard sur les murs, je ne porte plus que des cravates rouges, je chante sa gloire tous les soirs devant un petit autel que j’ai confectionné avec les ossements de Nicolas Cage, je ne bois plus que du whisky (et du bon) et me suis acheté une montre à gousset, enfin j’ai fondé le club de réflexion « Nazisme et humour noir » qui se charge de répandre la bonne parole de notre seigneur à travers le monde.

        Rien de bien excessif, comme vous le voyez.

        Après, quand à juger des ouvres que l’on a pas vues, cela peut effectivement poser un sérieux problème de légitimité quant au jugement à proprement parler, mais il y a tout de même des films, des livres, des musiques qui me sembleront toujours d’une médiocrité telle, voire d’une nullité absolue, que perdre mon temps avec elles ne me semble d’aucun intérêt.

        la curiosité a ses limites.

      • Réponse très amusante!
        Mes propos étaient un brin excessifs et ne te ciblaient pas (je suppose, j’avoue ne pas vraiment suivre qui dit quoi exactement). Je sais pas vraiment ce qui m’a pris de réagir spécialement en réponse à ton commentaire, si ce n’est que ça m’a rappelé la foule des gens qui déduisent du billet de l’auteur qu’il ne faut pas aller voir transformers… Avaient-ils réellement besoin de ça pour savoir que ce film est nul? Après les deux précédents?
        Bref, ça me parait évident que les amateurs de bon cinéma doivent l’éviter. Pour ceux, comme moi, qui cultivent un goût malsain pour le nanard c’est divertissant. Certains diront que visuellement c’est bien, les effets spéciaux et tout… Enfin disons qu’il y a du budget et que ça se voit à l’écran, de là à dire que c’est beau…
        Bon, je ne vais pas refaire la critique du film, mais je vous conseille d’aller le voir. Au sortir de la salle on trouve le monde un peu plus beau, c’est un espèce d’anti-syndrome post avatar ou finalement on est bien content de réintégré son univers encore vierge de l’influence de Michael Bay (ou presque).

  34. Bonjour,

    un grand merci pour cette critique, j’espère que vous saurez survivre à ce qui fut sans nul doute l’un des plus déplorable, pas film, rebus visionné peut être?

    Enfin, comme pour le dernier templier, je ne manquerai pas d’y jeter un coup d’oeil, une fois en téléchargement légal bien entendu, votre critique à la main afin de pouvoir bénéficier de tout ce que vos yeux acérés auront découvert. Une autre façon de découvrir le « cinéma ».

    Kalza

  35. Salut, sympathique bien qu’absolument odieux Monsieur Connard.

    Outre les banalités d’usages, à savoir que vous êtes d’une absolument hilarante mauvaise foi, que votre amour de la critique méchante et facile mais ô combien justifiée est digne d’éloge et que votre site est un monument de sarcasme tous mieux sentis les uns que les autres.

    Bref, mis à part tout cela comme je le disais je commente pour une fois l’un de vos messages afin d’attirer votre regard de prédateur vers une charogne puante trainant sur le net et nécessitant qu’on l’atomise verbalement. Le site dont je m’apprête à vous parler vous a sans doute déjà été fortement conseillé comme cible par divers internautes ayant eu la malchance de tomber dessus par accident.

    Je me permet d’en rajouter à ces conseils car il s’agit d’un puits en apparence sans fond de bêtise et de ridicule qui ferait sans doute passer les témoins de Jéhovah pour des gens absolument sensés. Pour exemple voici un petit extrait sur lequel j’ai pu tomber au bout de deux minutes de navigation : http://www.onnouscachetout.com/themes/nom/antechrist.php
    Du pur bonheur, n’est-ce pas?

    Onnouscachetout.com, puisque c’est le nom de ce site au titre tout sauf démago est une mine d’or pour tout critique puisqu’il permet de s’y défouler à loisir sans la moindre difficulté et avec grand plaisir tant la stupidité des opinions évoqués atteint des sommets que je pourrait espérer inégalés si je ne connaissais la tendance qu’à l’homme à battre des records en la matière.

    Je vous le laisse donc en espérant que vous y trouverez matière à d’autres savoureux articles dans le futur.

    En vous remerciant pour la fort appréciable qualité de vos écrits.
    Un internaute.

  36. Très cher Odieux (ou très cher Connard ?)

    Nonobstant ce billet hilarant (Megatron en roi de la savane, c’était très très bon), je ne peux m’empêcher de remarquer que vous êtes un récidiviste bâté !

    Malgré mes explications précédentes sur l’emploi du subjonctif après la formule « après que », voilà que vous remettez le couvert (« le Decepticon-montre s’est barré juste après que la navette des Autobots ait été abattue », « quelques secondes seulement après que Sam se soit enfui par la fenêtre » et « quelques minutes après que les insectes nocturnes aient commencé à se faire entendre »).

    Utilisez l’indicatif (présent, ou passé simple), je vous en saurait gré.

    • Moi aussi j’ai eu du mal à m’habituer à utiliser l’emploi de l’indicatif dans une expression aussi piégeuse. Il fut un temps où je refusais tout simplement que la langue française fut aussi compliquée. A présent, j’ai saisi le truc et m’y suis habituée (après que j’eus réfléchi…)

  37. Je suis parti voir ce film sans savoir ce que j’allais voir.
    Dire que à la fin du film les gens on APPLAUDIT…
    Entre Thor et Transformer 3 , j’enchaîne les bouses cinématographiques

  38. Ouuuaaaahh, c’était bon et con :) Merci m’sieur l’odieux connard. C’est toujours un plaisir de lire votre prose. Un jour peut-être j’aurai assez de courage et de cran pour oser regarder un de ces films et prendre une double dose de fou rire. Pour le moment, je ne me sens pas encore prêt. J’en reste au stade du spoiler. Ce qui n’est déjà pas si mal pour quelqu’un qui n’a jamais pratiqué le tuning.

  39. Toujours aussi acerbe, j’adore! Je ne me lasse pas de vos critiques, M. Connard, celle de Harry Potter m’avait tout simplement terrassée… bien que je ne fus pas d’accord avec vous sur certains points, mais je ne m’attarderai pas là-dessus.
    Moi, les films de ce genre… Ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. J’aime bien les films où ça pète de partout, mais les Transformers ne m’ont jamais bien passionnée. Cela a peut-être diminué mon plaisir à vous lire, mais ce n’est pas pour autant que ce spoiler était moins grandiose que d’autres… En tout cas, ce genre de film ne figure pas dans mon palmarès des films-que-je-dois-absolument-voir. Pour moi c’est plutôt une perte de temps. Et votre prose semble appuyer cette conviction.

  40. « un chasseur Decepticon a tôt fait de les repérer et de commencer à les mitrailleur »
    Vite, ali, il fou pas li laisser ici, il fou li mitrailleur !
    A corriger ;)

  41. Ainsi donc, lorsque vos concubines vous textotent (ou vous smssisent, j’hésite encore), elles vous appellent « Vit » ?
    Beau dressage que voilà, je m’incline !

  42. Je suis en train de visionner ce… cette…
    (Bon faut dire qu’il y avait un compte à rebours qui prenait presque un quart de l’écran de cette chaîne depuis 2 jours… ils m’ont eu !)
    Je profite de la pub pour exprimer encore mon admiration pour votre travail, cher connard. J’en suis presque à la fin et j’ai l’impression que ça dure depuis 10 heures… j’aurais déjà décroché 10 fois si ça ne me rappelait pas cet excellent spoiler. Donc oui c’est à cause de vous que je le regarde. Bravo.
    Bien à vous.

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