Lucy in the Skyline with diamonds

Si à 50 ans, vous n’avez pas lu Tite-Live, vous avez raté votre vie.

Pour celles et ceux qui n’ont pas eu la joie de profiter de cours de latin durant lesquels ils avaient de formidables phrases à traduire lors d’exercices de version à base de « La mémoire restera à jamais gravée sur le forum, car les enfants disposeront des livres de la centurie« , ou qui n’ont pas connu le tirage d’oreille pour cause de mauvaise maîtrise du gérondif, alors sachez ceci :

Né en 59 avant le Christ en la bonne ville de Padoue, au Nord-Est de l’Italie, Tite-Live est considéré comme l’un des plus grands érudits de son époque, puisque l’oeuvre de sa vie fut la rédaction d’un ouvrage sobrement appelé Ab Urbe condita libri, ce que nous pourrions traduire par « Rome, ça déchire sa race« . En effet, l’homme nous propose sur pas moins de 142 volumes (Ab Urbe condita libri est quelque part entre le Twilight et les Feux de l’Amour de son époque) une histoire relativement complète de la cité éternelle et de la République, détaillée au point que certains n’hésitaient pas à dire des auteurs trop bavards qu’ils « suivaient la voie de Tite-Live« , ce qui est arrivé jusqu’à nous au travers de l’expression bien connue « Partir en Live« .

Or, dans son ouvrage numéro XXIV traitant entre autres de la seconde guerre punique, nous pouvons trouver le récit du siège de Syracuse (213 à 212 avant Djizousse) durant lequel le célèbre Archimède réussit à paniquer la flotte des assaillants romains en mettant en place une formation d’immenses miroirs de bronzes qui, se reflétant les uns les autres, servirent à concentrer les rayons du soleils au point de permettre d’enflammer les voiles des navires républicains venus s’emparer de la cité sicilienne : Archimède venait d’inventer le premier canon laser primitif. Mais le bougre disposait surtout d’une arme bien plus dégueulasse. On peut ainsi lire :

À ces bâtiments ainsi préparés, Archimède opposa sur les remparts des machines de différentes grandeurs. Sur les vaisseaux qui étaient éloignés, il lançait des pierres d’un poids énorme; ceux qui étaient plus proches, il les attaquait avec des projectiles plus légers, et par conséquent lancés en plus grand nombre. Enfin, pour que les siens pussent sans être blessés accabler les ennemis de traits, il perça le mur depuis le haut jusqu’en bas d’ouvertures à peu près de la hauteur d’une coudée, et à l’aide de ces ouvertures, tout en restant à couvert eux-mêmes, ils attaquaient l’ennemi à coups de flèches et de scorpions de médiocre grandeur. Si quelques vaisseaux s’approchaient pour être en deçà du jet des machines, Archimède avait mis au point un labyrinthe de miroirs de bronze qui transformaient les rayons du soleil en lance ardente ; ainsi, les voiles des matelots venus assiéger la cité s’embrasaient, laissant les fiers marins dans un sentiment de terreur si grand qu’ils se jetaient à l’eau en poussant de formidables cris, implorant Jupiter d’épargner leurs vies, ou plus prosaïquement, traitant Archimède d’enculé. Voyant que certains navires profitaient des nuages couvrant l’astre céleste pour effectuer quelques manoeuvres offensives, le vénérable mathématicien brandissait alors l’intrigue de Skyline, ce qui avait pour effet de rendre fous tous ceux qui avaient l’audace de regarder dans la direction de la tablette sculptée. Ainsi, Syracuse tint bon face à l’assaut, et débuta son long siège, dont le dénouement est présenté dans le volume XXV du présent ouvrage (disponible chez tous les bons libraires de Rome, comprendre pas chez Caius Fnacus, qui est un sacré trou du cul).

Pourquoi les matelots romains fuyaient-ils le scenario de Skyline comme la petite vérole ? Existe t-il des choses dont la seule vue peut hypnotiser ou rendre complètement con ? Répondons à cette question vieille de 24 siècles, et spoilons, bonnes gens.

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L'affiche : Inutile de vous préparer, il est déjà trop tard pour vos derniers neurones

Le film s’ouvre sur une belle et chaude nuit, alors que tout le monde dort dans la paisible cité de Los Angeles. Pendant que ça ronfle pépère, du ciel paisible se mettent à tomber silencieusement des sortes de grosses boules de lumière bleue qui se posent au sol en divers endroits de la ville, toujours sans faire trop de raffut. Dans un appartement, une damoiselle réveillée par cette intense lumière filtrant au travers des volets marmonne un « Grmphmgnmgn, c’est d’jà l’matin ? » avant de se lever pour se gratter les fesses et aller promptement aux toilettes pour vomir un bon coup : oui, vous avez bien deviné, cette victime de nausées pas vraiment matinales est enceinte. Une fois cela fait, elle constate avec surprise qu’en réalité, ce n’est pas l’aube du tout, qu’on est en train de se foutre de sa gueule avec des lumières artificielles, et que dans le salon de l’appartement, il y a encore quelques amis complètement bourrés en train de pioncer à poings fermés probablement épuisés après avoir fait la chenille toute la soirée.

Mais soudain, il se passe quelque chose de pas banal : l’habitation se met à trembler, et de sourds grincements se font entendre : la lumière bleue semble être à l’origine d’une sorte de petit tremblement de terre. Vite ! Se dit madame. Allons réveiller mon copain, lui saura quoi faire, c’est un mâle : elle retourne donc vers son lit secouer un certain Jarod, qui à peine a t-il émergé dans un maladroit « Kékéya ? » qu’il constate que non seulement sa copine est complètement paniquée et que la lumière dans la chambre est bizarre, mais qu’en plus, il y a des hurlements féminins en provenance du salon. Vite ! Lui et son caleçon se ruent vers le séjour pour aller voir ce qu’il se passe et tombent nez-à-nez avec une nana qui vient de se réveiller et qui hurle que l’autre personne qui dormait dans cette pièce avec elle vient de « disparaître« , emmenée par l’étrange lueur bleutée. Notant la porte-fenêtre du balcon grande ouverte (Jarod est très observateur), notre homme regarde la lumière, et soudain devient tout bizarre : ses yeux se révulsent, sa peau se couvre de marques noirâtres et de grosses veines louches, et il commence à avancer tel un zombie vers la source de toute cette clarté (probablement une méga boule à facettes qui attire les gens grâce au pouvoir attractif du disco)… va t-il s’en sortir ? Hou, suspens !

Revenons 15h plus tôt, dans un avion : Jarod, son immonde mini-moustache, son micro-bouc et sa meuf Elaine sont bien assis dans leurs sièges, occupés à peaufiner une sorte d’albums de souvenirs immondes décoré façon agenda de collégienne (Jarod est un artiste, mais c’est grâce aux dialogues qu’on le sait, parce que sinon, ça ne se voit pas). Ils préparent ce beau cadeau à l’occasion de l’anniversaire d’un ami, raison pour laquelle ils sont justement en train de se diriger vers Los Angeles. Lorsque l’avion atterrit, Jarod aide une mère de famille à porter son sac, ce qui rend Elaine incroyablement fière, expliquant que c’est pour ce genre de gestes que Jarod est son, je cite,  « héros » (mais ouais, c’est vraiment tellement incroyable !). Arrivé à la sortie de l’aérogare, Jarod est accueilli par un chauffeur envoyé par l’ami qu’ils sont venus voir, Terry. Attention donc : Jarod a beau être un héros qui aide les mamans à porter leurs valises, il ne dit ni bonjour, ni merde au conducteur, et ne lui jette même pas un regard, s’empressant de lui balancer ses valises à la gueule avant de s’engouffrer dans la bagnole. Rassurez-vous, ça ne choque pas Elaine, qui se comporte exactement de la même manière. Comme quoi, l' »héroïsme » n’aura pas duré longtemps. Passons.

Détail important : madame semble cacher qu’elle a des nausées à son bel amant ; lorsqu’en pleine conversation elle fait « Oui, je suis tellement impatiente de rencontrer ton ami Terr…blurg… hmmmf… SCHBLURG – hmmm…. glurp…gloup…glups…. oui je disais ton ami Terry », Jarod ne se rend compte de rien, même pas de le formidable haleine au vomi que la belle doit avoir lors du patin qu’il s’empresse de lui rouler derrière. Quel sens de l’observation, Jarod ! Tu sembles donc dénué de goût à tous points de vue.

En tout cas, nos héros arrivent à l’appartement situé dans un complexe de luxe de banlieue de leur ami Terry, un acteur black amateur de gonflette qui les accueille avec sa femme, la vilaine Candice, qui est blonde, fait la moue, et semble très attachée au pognon de son copain. Il y a aussi sur place une certaine Denise, l’assistante et photographe personnelle de Terry, mais qui n’a donc le droit ni à un regard, ni à un bonjour (d’ailleurs, Terry ne la leur présente pas alors qu’elle est à deux mètres), car elle fait partie, au même titre que la table basse, du mobilier de maison. Et dans un film américain, les vrais héros qui ont réussi ne parlent pas au personnel : c’est tellement communiste comme attitude. Mais passons sur ces quelques détails et faisons tourner la montre jusqu’au lancement de la soirée d’anniversaire de Terry, où des hordes d’invités dansent de-ci de-là ; l’occasion pour l’hôte des lieux de présenter à Jarod un certain Bob, avec qui il travaille sur certains tournages, et qui annonce tout de go à notre héros « Ah, c’est toi Jarod ? Content que tu viennes travailler avec nous ! » ; quoi, se dit notre ingénu personnage principal ? Que dis-tu Bob ? Terry ? Tu veux que je travaille avec toi à Los Angeles ? Mais oui, surprise : tu es invité à venir bosser à Hollywood mec !  C’est pas super ça ?

Elaine, qui assiste à la conversation, semble ne pas aimer cette idée ; elle s’empresse donc d’informer l’auditoire qu’elle doit aller au petit coin (c’est essentiel, je crois que les invités avaient besoin de détails, « excusez-moi » ne suffisait visiblement pas), mais Jarod tente de la retenir, puis la poursuit « Elaine, reviens ! » « Mais je dois vraiment aller faire caca ! » « Elaine, je t’en prie, arrête toi ! » « Bon sang Jarod, j’ai le boeing en bout de piste, tu peux le comprendre ça ?« . Mais alors qu’ils arrivent enfin devant les toilettes, ils croisent Denise fort échevelée qui en sort, suivie de près par Terry (je… attendez, Jarod et Elaine viennent de quitter Terry à l’instant pour partir vers les toilettes : comment le bougre a t-il fait pour, non seulement s’y téléporter avant eux, mais en plus trouver le temps d’y copuler ?), bouh, c’est mal ! Ce spectacle d’adultère choque Elaine, qui elle, a le coeur pur comme celui d’un bébé licorne. Et prise dans l’émotion intense du moment, elle se décide à révéler à Jarod ce qu’il se passe : elle est enceinte. Un truc genre 3 semaines.  S’ensuit donc un échange de poncifs à base de « Ho non, je ne suis pas prêt » et autres « Tu as pensé à moi ?« , qui se termine par une petite crise d’Elaine qui, dépitée par le fait que la seule réponse que Jarod fournisse à sa merveilleuse nouvelle soit « Ho non !« , décide de s’enfermer dans les toilettes. Jarod reste quelques instants collé à la porte pour faire le siège des lieux et appeler sa compagne, mais n’entendant nulle réponse, puis une sorte de pétarade suivie de bruits plus ou moins liquides, décide de repartir vers la fête en feignant l’indifférence.

C'est ce qu'on appelle le siège des WCs.

La soirée se poursuit donc, et Jarod reste pensif ; il n’aperçoit qu’à peine la petite Candice allumer tout ce qui bouge, y compris Oliver, le concierge grassouillet et hispanisant de l’immeuble (son vrai nom est probablement Pedro Gomez, et je serais curieux de voir ses papiers), lorsque celui-ci vient expliquer avec diplomatie que la musique incommode d’autres riches habitants de la résidence, aussi ce serait sympa de baisser le son. Candice tente de dire que bon, allez, fais pas ton chacal gros, on finit juste d’écouter le dernier Nolwenn Leroy et ensuite on se calme ; et pour appuyer son argumentation et convaincre le concierge pour de bon, elle enchaîne clins d’oeil, passage de langue sur les lèvres et autres trucs trop subtils avec fougue et légèreté. Ah, vraiment, toutes des coquines, sauf Elaine qui est gentille, pure et enceinte, parce que bon, le sexe, c’est uniquement et avant tout pour faire des bébés. Si. Oui. Ho, je vous vois baisser les yeux, hein, bande de petits cochons. Sentez-vous la culpabilité monter en vous ? En tout cas, la soirée se termine et tous les invités s’en vont ; ne restent qu’à l’appartement Terry et Candice (normal, ils habitent là), Jarod et Elaine (ils sont invités), et enfin, Bob et Denise (trop bourrés pour rentrer chez eux).

Et nous revenons donc ainsi au début du film : alors que tout le monde pionce, des lumières bleues tombent du ciel, réveillent Elaine et lui fichent les chocottes avant de commencer à faire trembler l’appartement ; puis elles sortent du sommeil le pauvre Bob, qui ouvre le volet qui couvrait la porte-fenêtre du balcon du salon pour voir d’où vient tout ce bazar, et se retrouve aussitôt hypnotisé et attiré vers la lumière, avant de disparaître purement et simplement en atteignant la petite terrasse. Aussi, comme on l’a vu, lorsque Jarod arrive, il regarde dans la direction de la source de toute cette clarté. Et lui aussi se retrouve les yeux révulsés et la peau couverte de veines saillantes, avant de s’avancer lentement vers la lumière…

Mais là où les choses changent pour notre héros, c’est que tournant le dos à la lumière, Terry arrive soudainement et plaque au sol notre héros ; ce dernier est donc en sale état, puisque toujours dans un état semi-hypnotisé, et il lui faut quelques minutes avant que ses veines ne s’apaisent, que ses yeux ne se remettent bien en place et qu’il reprenne conscience. Il explique donc aussitôt à nos amis ce qu’il s’est passé : lorsqu’il a aperçu la lumière, celle-ci l’a attiré sans qu’il lui soit possible de résister (elle lui chuchotait « Viiieeeens, Jarooood, j’ai des binouuuuuzes au frais !« )… mais il serait bien incapable de dire ce qu’il y avait derrière tout ce bazar ! Et ça va être encore plus compliqué vu que toutes les lumières viennent, visiblement après avoir kidnappé assez de gens, de toutes redécoller vers le ciel nocturne avant de disparaître. Plus rien, donc : le calme retombe sur la ville comme si de rien n’était.

Nos héros n’ont cependant pas vraiment le temps de profiter de la quiétude enfin revenue : dehors, il se met soudain à y avoir des bruits étranges, genre craquements et explosions. Quoi ? Qu’est-ce ? Vite, jetons un coup d’oeil au travers des persiennes ! Hmmm alors… tiens ? Il ne fait plus nuit (mais ça, c’est juste une incohérence, ça n’a rien à voir avec les extra-terrestres, rassurez-vous), et ho ! On dirait qu’il y a du brouillard, ou une sorte d’immense nuage de fumée du moins… hmmm… voilà qui intrigue suffisamment nos héros pour que Jarod et Terry décident d’aller voir de quoi il retourne en faisant comme d’autres habitants des immeubles voisins : en allant sur le toit. Pendant ce temps, les filles n’auront qu’à regarder les nouvelles ou appeler la police (moi j’aurais commencé par ça rien qu’après le kidnapping de Bob en fait, mais visiblement, tout le monde l’a déjà oublié ; je n’exagère pas, plus personne n’en parlera du film. Jamais). Rapidement, nos deux loulous filent donc hors de l’appartement pour aller sur le toit de l’immeuble équipés d’un pistolet et de l’appareil photo numérique de Denise. A noter qu’en chemin, ils entendent plein de bruits bizarres, qui en fait, ne correspondront finalement à rien dans le film. Oui, mais ça fait ambiance. Ils auraient pu entendre René la Taupe que c’était pareil.

Mais allons plutôt voir ce qu’il se passe dans l’appartement : déjà, Candice consulte internet depuis son téléphone portable histoire de voir si quelqu’un a mis sur Facebook « Je suis kidnappé par les extra-terrestres, MDR » ou même « Au secours ! #Aliens #Invasion #Lumière #Bernard_Menez » sur Twitter, mais non, rien depuis près de 4h : personne ne semble s’occuper de son statut sur les réseaux sociaux à cette heure-ci. Rahala, on ne peut vraiment compter sur personne. Tant pis, est-ce que la police sait ce qu’il se passe ? Non : elle ne répond pas au téléphone. Alors que pourtant, il y a bien une tonalité. Je veux pas faire mon rabouin, mais vu le peu de boules de lumières qui sont tombées sur la ville, ça m’étonnerait qu’elles aient réussi à kidnapper tous les standardistes du 911, alors va falloir m’expliquer. Surtout que visiblement, elles ne ciblaient pas des objectifs stratégiques comme les commissariats : preuve en est, elles tombaient pour certaines à côté de résidences de luxe pour venir y kidnapper des mecs comme Bob. Alors bon. Incohérences toujours, que se passe t-il à la télévision ? Et bien si certaines chaines affichent la mire et les messages d’évacuation d’urgence qui vont bien, d’autres présentent simplement des plateaux de télévision parfaitement vides. Parce que oui, les lumières ont visiblement réussi à kidnapper les gens en plein sur les plateaux sans même déranger les chaises (qui sont toutes parfaitement alignées) ou les papiers, et sans que personne ne remarque rien. Ce sont probablement des lumières avec des tocs : elles sont obligées de ranger avant de partir. J’espère qu’il va y en avoir une avec un Gilles de la Tourette.

Mais revenons à nos deux mâles virils qui eux, sont arrivés sur le toit de l’immeuble : ils ont juste fait une petite bêtise en oubliant de bloquer la porte derrière eux pour ne pas qu’elle se referme, mais qu’importe. En tout cas, la nuit noire qui s’était mystérieusement transformée en jour lorsque nos héros ont regardé par la fenêtre plus tôt est désormais un petit matin. Bon, je vais faire comme si de rien n’était et que je n’avais pas vu qu’il faisait grand jour tout à l’heure par la fenêtre. Mettons que ce soit le matin (mais le matin le plus rapide du monde, puisqu’entre la nuit noire au moment où nos héros ont été réveillés et maintenant, il s’est passé au mieux 15 minutes) et poursuivons. En regardant la ville qui s’étend devant eux, Jarod et Terry constatent qu’elle est anormalement calme. Et que le brouillard qu’ils voyaient par la fenêtre était en fait dû à une sorte d’immense orage surnaturel au-dessus du centre de la cité. D’ailleurs, comme la tempête n’est pas une truie, elle lève la brume en quelques secondes pour que le réalisateur puisse bien faire un plan impressionnant de Los Angeles sous cette espèce d’immense nuage noir. En conséquence, il fait soudainement grand jour et… heu… mais merde, on avait pas convenu il y a 5 minutes que c’était le petit matin ? Raaah. Enfin bref, que se passe t-il ? Et bien déjà, des nuages surgissent à nouveau des boules bleues, qui reviennent se poser au sol (c’est peut-être un concours de Galactif-Yoyo ?). Mais ce ne serait pas grand chose si elles n’étaient pas suivies d’une volée d’énormes vaisseaux qui se mettent à survoler la cité tout en créant des sortes de mini-tornades en dessous d’eux, aspirant tous les gens au sol qui regardaient le ciel en cherchant à comprendre ce qu’il se passait ! Ce sont donc des milliers de personnes qui d’un coup, se retrouvent à emplir le ciel alors qu’elles sont aspirées vers des vaisseaux qui ne semblent jamais s’épuiser, parce que ce sont des Dyson©, les vaisseaux qui ne perdent pas d’aspiration.

Terry et Jarod observent tranquillement les lumières depuis le toit. Bizarrement, tous ceux qui feront ça plus tard dans le film seront hypnotisés. C'est sélectif.

Voyant les appareils se diriger vers eux, ni une, ni deux, nos garçons se mettent à courir vers la porte de leur immeuble pour essayer de se mettre à l’abri à l’intérieur, mais las ! Comme ils ne l’avaient pas bloquée, elle est refermée pour de bon, et ils n’ont pas les clés sur eux. Heureusement, Elaine finit par arriver pour leur ouvrir à la dernière seconde, alors qu’ils allaient être aspirés à leur tour ; la jeune femme est cependant brièvement exposée à la lumière des vaisseaux, ce qui commence à l’hypnotiser. Mais comme les hommes qu’elle vient de sauver tournent le dos à la dite lumière puisque la fuyant, ils ont tôt fait de la plaquer au sol et de fermer la porte du toit pour que l’hypnose cesse. Dans l’affaire, Jarod a lui aussi repris un peu de lumière dans la tronche, mais pas non plus de quoi le faire craquer, parce qu’il a de big baballs, comme tous les vrais héros de la libre Amérique. Tout le monde redescend donc à l’appartement, dont une Elaine qui met quelques minutes à retrouver ses esprits.

Nos héros, à l’abri, font donc le point sur la situation : des aliens viennent d’arriver, et visiblement, ils disposent d’une lumière hypnotique bien fourbe et d’aspirateurs géants avec lesquels ils moissonnent les bons citoyens. Dans quel but ? Mystère. En tout cas, grâce aux photos qu’ils ont pu prendre sur le toit avec l’appareil photo numérique de Denise, ils peuvent montrer à cette dernière ainsi qu’à Candice et Elaine ce qu’il en est : ils ont en effet de superbes clichés de milliers de gens aspirés par les vaisseaux ennemis. Diantre. A noter qu’il y a d’autres photos plus intéressantes encore sur l’appareil de Denise : des photos de cette dernière en train de se taper Terry dans les toilettes durant la fête. Car oui, elle a le temps de prendre des photos d’elle en contre-plongé la bouche en cul de poule (la pose officielle des pintades) pendant que Terry copule avec elle dans les toilettes. Je serais ce dernier, je le prendrais assez mal. J’imagine qu’après, elle devait consulter ses mails ou envoyer des textos en même temps, mais qu’importe.

Jarod a lui remarqué un truc bizarre : il semblerait que sa brève exposition à la lumière alien sur le toit ne l’ait pas laissé parfaitement indemne : autant la première fois, il avait parfaitement récupéré, autant cette fois-ci, il a des veines qui restent saillantes au niveau du ventre (pas du bas ventre, là, c’est pour d’autres raisons). Mais cachant tout ça sous son marcel de gros dur, il retourne bien vite dans la salle principale pour discuter de la suite avec ses potes : que faire ? Terry explique que la marina n’est qu’à quelques dizaines de mètres du complexe de luxe où ils sont, et qu’il pourrait être sympa de se barrer en bateau, les aliens ne s’intéressant visiblement qu’aux villes, il devrait y en avoir peu au-dessus de l’eau. Elaine fait remarquer un truc intelligent : dans l’appartement, ils sont en sécurité : les volets les protègent de la lumière extérieure, ils peuvent épier les aliens au travers des persiennes,  et au moins, c’est un bon abri pour attendre les secours. Mais Terry la contredit en arguant que « Les secours ne viendront jamais ! » d’accord. « Allons donc les attendre en mer ! » je… heu… hmm… faudrait savoir mec. Bon et puis surtout que le bateau, si c’était une invasion de zombies, je te dirais oui, mais là c’est une invasion aérienne : autant te dire que vu le nombre de vaisseaux que tu as pu voir depuis le toit, s’il n’y en a pas un pour remarquer un bateau solitaire tentant de se barrer, c’est que tu as du piston divin. Bref, ton plan est du niveau de la pilosité faciale de Jarod.

Et puis bon : dans un film catastrophe, il faut toujours écouter les enfants/les femmes enceintes, et pas les mecs qui trompent leur femme : on ne peut pas être infidèle ET avoir raison sur un quelconque sujet, c’est comme ça.. Mais voyons comment les choses vont se passer : la petite troupe s’empresse de descendre jusqu’au parking souterrain, et se divise en deux voitures, dont une rapide, qui foncera jusqu’à la marina préparer le bateau, histoire que tout soit prêt quand la seconde arrivera. Suite à de nombreuses discussions autour de la fidélité dans le couple puisque Candice est outrée que Terry la trompe (dixit la nana qui drague jusqu’au concierge) et à de longs échanges de regards lourds de reproches entre Candice et Terry qui font perdre du temps à toute l’équipe , car oui, il faut s’arrêter pour se regarder droit dans les yeux et froncer les sourcils, c’est bien le moment et l’endroit ((je ne rigole pas : les mecs sont occupés à parler de qui a couché avec qui alors qu’ils sont menacés par une invasion alien ; c’est le genre à débattre sur « Qui a oublié de débarrasser la table ? » pendant un bombardement atomique), les voitures  sont réparties comme suit :

  • Terry et Denise partent devant en voiture de sport
  • Jarod, Elaine et Candice suivent dans un quaquat’

Et le petit convoi commence à se diriger vers la sortie du parking souterrain. Mais ce faisant, ils croisent un autre couple : un mari colérique et idiot visiblement, qui aidé de sa femme qui tente de le tempérer, s’empresse de charger son propre véhicule de valises pour essayer de se barrer. Voyant cela, Jarod demande donc au convoi de s’arrêter pour savoir s’il ne peut pas les aider.

Putain Jarod ? Mais c’est quoi ton problème ? T’as une passion perverse pour porter les valises d’autrui ? Tu aimes te déguiser en groom le dimanche ? Tu fantasmes sur Spirou petit cochon ? Tu as surnommé ton trilili Spip ?

Enfin bref, c’est fort, en pleine invasion extra-terrestre, une partie de l’équipe parle coucheries, et l’autre veut aider les gens à charger leur voiture. Qu’importe : le couple refuse d’être aidé, et le convoi reprend son chemin vers la sortie du garage. C’est à ce moment là que Denise, qui comme tout le reste du groupe, semble très concernée par cette attaque d’outre-espace, se décide à regarder Terry droit dans les yeux pour lui dire qu’elle est « désolée« . Et ce dernier lui jette d’ailleurs un regard accusateur pour bien lui signifier qu’être « désolée« , ce n’est pas suffisant.  Ce film est formidable : tout ça, c’est la faute de Denise. Terry, il n’a rien fait, il a été violé dans les toilettes, comme ça, pif pouf paf. Et en plus, dans l’affaire, il n’a même pas remarqué que Denise se prenait en photo en même temps. Vous avez compris la leçon, mesdemoiselles ? Si vous couchez avec un homme marié, c’est vous la vilaine et lui la victime.

Vous pensez que Candice fait la moue parce que plusieurs millions de gens viennent de disparaître ? Non : c'est parce qu'elle a vu des photos de son copain avec une autre. Il y a des priorités.

Et comme toute méchante, vous devez être punie : sitôt que la voiture de luxe de Terry a franchi la grille du parking souterrain, elle est instantanément piétinée par une monstrueuse créature géante (que jusqu’ici, personne n’avait vue ou entendu : elle devait être cachée dans un fourré en train de pouffer qu’elle allait faire une bonne blague), qui tue ainsi la vilaine Denise sur le coup ; Terry, par un incroyable coup de bol, se trouve à un endroit qui est passé entre les orteils de la bête, et parvient donc à quitter le véhicule en hurlant pour courir vers l’abri souterrain qu’il regrette déjà d’avoir quitté ; hélas, la bête géante est dotée de tentacules d’un fort beau gabarit et a tôt fait d’agripper le pauvre acteur (oui, car elle a beau être trop grande pour voir dans le parking souterrain qui n’est pas vraiment à sa taille, comme toutes les créatures à tentacules dans les films, elle VOIT avec ses appendices gluants) ; Jarod a beau descendre de son véhicule pour essayer de lui porter secours, il ne parvient pas à retenir son ami qui est avalé sans être mâché dans un grand « schlurp ! » sonore. Qu’il est dur d’être le pote black du héros dans ce genre de films.

Le reste de l’équipe se replie donc rapidement dans le garage souterrain, essayant de fuir l’immense créature qui, du coup, essaie d’élargir l’entrée du parking à grands coups de poings. Nos héros pensent pouvoir se replier rapidement vers leur appart’ lorsque soudain, ils s’aperçoivent qu’il y a aussi une créature extra-terrestre DANS le parking : une sorte de poulpe alien à demi-mécanique qui est occupé à s’attaquer à l’autre couple qui chargeait sa bagnole quelques minutes plus tôt ; émettant la curieuse lumière bleue, il hypnotise le vilain mari, qui comme tous les vilains, meurt : il est avalé tout rond par la bête. La femme du défunt tente de s’enfuir vers les seuls escaliers à portée en compagnie de nos héros, mais le poulpe les prend en chasse et finit même par arriver à hypnotiser Jarod, toujours grâce à sa lampe de poche schtroumpf, qui se met à avancer vers lui. La vache, Jarod, il en aura bouffé de la lumière extra-terrestre ! Mais avant que la bête ne le trucide, elle se ramasse un 4×4 sorti de nulle part qui lui rétame la mouille contre une colonne du parking : Oliver, le concierge mexicain moustachu, vient d’arriver à la rescousse !

Alors que tout le monde le remercie de son intervention, le poulpe se remet à bouger bizarrement : le mari qu’il venait d’avaler, toujours vivant et visiblement un peu choqué, est en train de s’extirper de sa carcasse : miracle ! Les aliens capturent les gens plutôt que les tuer ! C’est formid… proutch. Oui, « proutch » : le bruit que fait un poulpe alien endommagé qui se réactive et qui attrape d’un de ses tentacules la tête du mari qui pensait s’échapper de la carcasse en paix ; et une fois qu’il a bien saisi le crâne, il le désintègre (autant vous dire que notre petite troupe n’apprécie guère le spectacle) et en sort le cerveau de sa victime qui, luisant d’une belle couleur bleue (ils injectent du colorant dans les cerveaux ?!), a tôt fait d’être inséré dans un emplacement spécialement conçu du poulpe qui du coup, se répare et se régénère !

Faisons un point : les aliens qui viennent d’envahir la terre sont des créatures qui ont des emplacements à cerveaux humains qui, une fois plein, leur servent à se réparer. Quoi ? Mais alors attendez : ils faisaient COMMENT avant de rencontrer l’espèce humaine, ces aliens ? Vu que toute leur technologie (comme nous le verrons par la suite) semble tourner autour du cerveau humain comme base ? J’aimerais qu’on m’éclaircisse ce point qui me parait être formidablement pourri. Enfin en tout cas, ils doivent bien rigoler sur Rüdüdü-X8, la planète d’origine des monstres.

« Gloubitz-Karglass bonjour ! Vous avez un impact sur votre pare-glörk (sur Rüdüdü-X8, on a pas de brise, on a du glörk à la place) ? S’il est inférieur à la taille d’une pièce de 2 krüditz, on injecte notre résine de cerveau humain, et hop ! Nickel !« 

Et pareil quand tu as la clim’ qui est niquée et que tu vas au garage : les mecs te facturent en plus de la main d’oeuvre un kidnapping de fermier sur Terre, puisque comme pour toutes les pannes, il fallait juste un cerveau humain pour que ça remarche. Et alors vu le coût du trajet galactique, autant vous dire que ça raque : les garagistes, même interstellaires, restent de sacrés voleurs. Impossible de trouver une seule facture inférieure à 180 krüditz dans tout Gamma du Centaure. Dur. Retournons plutôt sur notre bonne vieille planète voir ce qu’il s’y passe en attendant.

Après avoir longuement hurlé en voyant un monsieur se faire désintégrer le crâne, notre petite troupe se décide à s’enfuir par le premier escalier de secours venu, et se retrouve juste à l’extérieur du bâtiment. Attendez, à l’extérieur, là où il y avait le monstre géant ? En effet : ce dernier n’a pas oublié nos pinpins et s’empresse de balancer ses tentacules sur la femme du type colérique qui vient de mourir (désolé, tu n’avais pas de prénom, tu n’avais donc aucune chance de t’en tirer) pour l’avaler dans un nouveau schlurp sonore, puis il commence à poursuivre les autres survivants. Pas de bol : il est en plus rejoint par un second bestiau qui, lui aussi, semble très intéressé par les humains galopant à ses pieds.

A noter qu’évidemment, l’immeuble de nos héros était attaqué par un poulpe volant et deux monstres géants, alors qu’en plus, bien en bordure extérieure de Los Angeles. Donc s’ils ont déjà tout ce matos pour attaquer UN immeuble de banlieue, je serais curieux de savoir combien de bestioles nos amis d’outre espace ont emmené pour conquérir la Terre. Dans tous les cas, ils ont dû y mettre le budget.

Vu le nombre de bestiaux qu'ils mettent sur un seul immeuble, les aliens vont mettre entre 5 et 10 ans à prendre Monaco

Bien loin de ces questions très terre à terre, nos larrons finissent par courir assez vite pour atteindre une autre porte de leur immeuble et ainsi échapper aux vilains bestiaux qui rôdaient dehors. Ils font aussi vite que possible pour retourner dans leur appartement, revenant ainsi à leur point de départ, si l’on excepte qu’ils ont perdu Terry et Denise, mais gagné Oliver, le concierge qui a le passe de toutes les portes. Une fois enfermés, ils observent au travers des volets la situation en ville : visiblement, il n’y a plus grand monde de vivant, et on aperçoit seulement un ou deux gros monstres comme ceux d’en bas en train de s’attaquer au centre-ville. Oui, un ou deux pour tout le centre-ville de Los Angeles, mais deux rien que pour l’immeuble (même pas le quartier, hein, l’immeuble) des héros. C’est beau quand même, les coïncidences.

C’est donc le moment de se poser un peu : tout le monde pleure la perte de Terry (Jarod explique qu’il « aurait dû le retenir » mais ouais mec : c’est vrai qu’avec tes petits bras musclés contre un monstre de moult tonnes, tu avais toutes tes chances. T’aurais dû essayer de voir si tu pouvais pas le défier à un combat de pouces aussi), alors qu’à côté de ça, personne ne reparle du couple sans nom dont le mari a fini avec le crâne désintégré et la femme avalée par un monstre géant, c’est tellement commun comme truc. Et alors Denise, n’en parlons pas : c’était une salope, ce qui lui est arrivé est donc bien fait pour elle. C’est Oliver, finalement, qui en bon concierge reprend la tête des opérations : il faut barricader l’appart’ à grand coup d’électroménager. Aidé de Jarod, il pose donc diverses machines contre les portes, et en profite pour plaquer notre héros au mur sans raison en hurlant « C’est la réalité, il faut l’accepter !« .

J’aimerais savoir : est-ce que le mec qui faisait les dialogues, il bossait pas depuis chez lui ? Non parce qu’entre ce genre de discours, les histoires de qui couche avec qui ou le héros qui propose en pleine apocalypse, non pas d’emmener les gens avec lui vers le bateau qu’il pense être un lieu sûr, mais juste de les aider à porter leurs valises parce que c’est sympa pour ensuite les laisser crever, j’ai l’impression que ce que les personnages se disent n’a aucun rapport avec l’action. Mais bon. Tant qu’on ne s’enfonce pas plus, je vais faire avec.

Sauf que si, on va s’enfoncer plus, et pas qu’un peu : sitôt qu’Oliver a fini de secouer Jarod sans raison, nos héros se regroupent dans le salon pour décider de la suite des évènements : ils vont attendre les secours ici, à l’abri (oui, j’avais dit qu’il fallait écouter la femme enceinte). Soit, dit Candice, en s’allumant une petite clope. Faisons comme ça.

Et c’est à ce moment précis que la situation dégénère : Elaine déclare « Ha ! Elle fume ! » puis se barre en faisant une moue type « Vous venez de tuer toute ma famille à coups de hache !« , et Jarod a juste le temps de lui hurler « Non, reste avec nous ! » (elle n’a fait que deux mètres et est encore dans le salon, hein, calme toi pépère), avant que sa douce ne se retourne pour expliquer ce qui la met dans cet état, les larmes aux yeux : « Je suis enceinte !« .

Je vous avais dit que niveau dialogue on pouvait s’enfoncer encore plus. Donc oui : alors qu’ils sont menacés de mort, viennent de perdre leurs amis, amants ou autre, et ont survécu de justesse à l’attaque d’une créature géante venue d’une autre galaxie, qu’est-ce qui bouleverse nos héros ? Le fait que quelqu’un fume une clope à côté d’une femme enceinte (jusqu’ici, ils n’avaient pas versé une larme, mais là, tout le monde pleure) : Candice écrase donc sa cigarette en laissant rouler de grosses perles salées sur ses joues roses, et tout le monde est alors heureux, parce que bébé va pouvoir respirer de l’air pur. C’est beau.

Bien installés dans le luxueux appart’, nos héros laissent donc dès lors les heures s’écouler, et la nuit venue, ils constatent que Los Angeles est belle et bien définitivement désertée. Il n’y a pas UNE voiture dans les rues. Et attention, quand je dis pas une voiture dans les rues c’est : tous les véhicules sont bien garés, il n’y a pas une bagnole qui dépasse. Il faut donc en déduire que quand les extra-terrestres ont attaqué, ils ont demandé aux gens de se garer proprement avant de les kidnapper : et pas sur les places handicapés, hein, ils ne veulent pas d’emmerdes avec la police municipale (un fléau galactique : déjà que leur flotte s’est fait flasher en passant au-dessus de l’A8 à proximité de Brignoles, ils font un peu moins les malins). Et pareil quand ils ont déclenché leurs aspirateurs géants à humains : ça n’a aspiré que les citoyens, et malgré les vents titanesques que ça a déchaîné, tout est nickel, il n’y a pas un poteau couché ou même un papier par terre. Ils sont vraiment super sympas, quand même, ces envahisseurs.

A plusieurs reprises, Jarod marmonne tout de même en contemplant la ville déserte « C’est un cauchemar !« , dans son coin, ce qui donne l’occasion à Oliver de venir le secouer complètement hystérique en hurlant « NON, CE N’EST PAS UN CAUCHEMAR, RÉVEILLE-TOI ! ». Non, vraiment, le naturel des dialogues est formidable. En plus, le concierge donne des conseils de gros baroudeur à Jarod, limite « Moi j’ai déjà survécu à deux invasions aliens, et puis une fois, j’ai retrouvé le caniche de Mme Michu, et ça je peux te dire que c’était pas un pique-nique« . Mais ouais mec.

J'allais oublier d'illustrer mon propos : voilà ce qui arrive quand on regarde la couleur schtroumpf en face

Dans la nuit cependant, des tirs se font entendre en ville ; ça tombe bien, il y a à l’appartement un télescope relié à la télévision du salon, ce qui permet à tout le monde de voir ce qu’il se passe à l’extérieur : on peut donc apercevoir sur l’écran un pick-up avec des mecs armés à bord qui fonce sur les avenues désertes, poursuivi par un monstre géant semblable à celui qui avait attaqué l’immeuble quelques heures plus tôt. Par on ne sait quelle magie, nos héros entendent tout ce que les gens dans la voiture disent (Terry, qui possédait le télescope, avait peut-être placé des micros dans toutes les automobiles et sur tous les lampadaires de Los Angeles avant de relier le tout à son instrument d’observation), ainsi on a le droit à des « plus vite ! » et « ils nous rattrapent !« . Voilà voilà, donc tout ça pour entendre ça. Et nous montrer que nos héros peuvent entendre ce qu’il se dit à plusieurs kilomètres d’eux sans explication aucune. Superbe. Bon, sinon, le pick-up ne va pas bien loin, hein : il finit écrasé sous une grosse patte de bestiole géante.

Le matin du second jour se lève enfin, et nos héros continuent d’attendre d’hypothétiques secours. Par ailleurs, un vrai drame se joue : il n’y a plus d’eau courante, et donc plus de chasse d’eau. C’est ce que j’appelle une situation de crise. En plus, Jarod constate que sa peau est de plus en plus couverte des veines saillantes et noires dues à ses expositions à la lumière alien ; ça ne le rassure pas trop. Et comme ça commence à se voir, les autres occupants de l’appartement se montrent de plus en plus suspicieux, soupçonnant une contamination de notre héros par les créatures d’outre-espace. Ce dernier développe donc ce qu’il en est : sans pouvoir expliquer pourquoi, il a l’impression que lorsqu’il a regardé la lumière, en sus de l’attraction (« Pense à touuuutes ces binouzes, Jarooooood !« ), il y avait un sentiment de pouuuiiiissance qui allait avec. Et il pense que tout ce bazar a pu modifier son organisme, et peut-être pas en mal (Ha? Toi ça t’inquiète pas d’avoir la peau qui ressemble à une carte routière noirâtre ?). Hooo, j’ai peur de la direction que l’on prend. Dans 10 minutes, il va nous expliquer que son vrai nom est Bruce Banner.

Mais en attendant, il a une idée (nooooon !) : Hey, les amis, la marina n’est pas très loin ! Si on essayait d’y aller pour… « Ta gueule ! » lui répondent en choeur les autres survivants (merci), qui, eux, se rappellent du début du film. Visiblement, Jarod n’était déjà pas très malin, mais la lumière extra-terrestre le rend de plus en plus con. Ce qui était pourtant difficile : ils ont vraiment une technologie diablement plus avancée que la nôtre.

Combien de temps va t-il falloir encore attendre les secours ? Mystère. Mais soudain, un bruit de réacteur. Non, des bruits de réacteurs ! Vite, à la fenêtre, que se passe t-il ? Des drones de l’armée américaine sont en train de survoler la ville  : ça y est, l’Amérique riposte, tremblez, créatures intergalactiques, car vos lumières ne marchent pas sur des appareils sans pilotes ! Ils foncent donc sur le seul vaisseau visible dans le ciel de Los Angeles : un truc plus gros que tous ceux que l’on avait vu jusqu’ici, comprendre, l’habituel vaisseau-mère des aliens. Celui-ci se met à larguer des centaines de tout petits appareils, visiblement l’équivalent extra-terrestre des drones, ce qui permet à une titanesque bataille aérienne de commencer au-dessus de la cité désertée.

On suit donc la bataille pour l’essentiel depuis le téléviseur relié au télescope de nos héros ; et il faut noter que ce dernier est super balaise, puisque par exemple, il semble doté d’un logiciel de réalisation de films intégrés (le James Camera-on 2500©), qui lui permet de suivre sans trembler ni flou un appareil sélectionné au hasard dans la bataille qui, hasard encore, va rapidement être le dernier drone à ne pas être abattu par la chasse ennemie. En effet, le bombardier miniature parvient à franchir une bonne partie des défenses ennemies avant d’être touché assez lourdement à une aile, qui se met à menacer de lâcher d’une seconde à l’autre ; notre bougre de bidule parvient cependant à voler encore suffisamment longtemps pour arriver à portée du vaisseau-mère ennemi et lui décocher un bon gros missile à ogive nucléaire histoire de calmer tout le monde. Ça a bien marché sur des japonais, alors pourquoi pas sur des trucs venus de l’espace ?

Le vaisseau-mère, dont vous noterez la forme idéale pour traverser l'atmosphère

Une monstrueuse explosion ravage donc les cieux et le QG volant ennemi, qui se retrouve pris dans une tempête de flammes dont il n’émerge que sous la forme d’une carcasse fumante qui va s’écraser au sol en toussotant un peu ; à l’appartement, on laisse éclater sa joie en constatant que les aliens semblent vaguement sensibles au feu nucléaire, et il apparaît donc maintenant raisonnable de penser que l’armée va venir repousser les restes des vilains ; et heureusement, dites donc, puisque l’explosion de l’ogive a produit un souffle si fort que les volets de l’abri de nos héros, pourtant situé à plusieurs kilomètres du point d’impact, ont été arrachés laissant notre troupe à découvert. Par contre, les vitres sont niquel. Il n’y a même pas un verre fendillé ou même un petit peu de poussière dessus, rien. C’est sympa, en fait, les explosions nucléaires.

Hélas… la carcasse du vaisseau ennemi semble soudainement s’animer, des centaines de minuscules lumières bleuâtres s’en échappant pour réparer l’appareil à vitesse grand V. Et en quelques minutes seulement, le bidule reprend son vol et retourne prendre la position qu’il occupait juste avant de se ramasser une cacahuète parfumée à l’uranium, le tout en sifflotant comme si de rien n’était (ah, ces envahisseurs sont d’une morgue !). Notre troupe panique donc : zut, flûte, caca ! L’arme nucléaire n’a pas marché ! L’ennemi est toujours là, invincible et plus en colère que jamais ! Pire encore, il n’y a plus de volets pour se dérober à sa vue ! Cacaboudin ! Que faire ?

Je ne sais pas ? Vous avez le concierge avec vous qui a le passe pour tous les appartements de la résidence. Vous n’avez qu’à aller vous planquer dans un autre orienté à l’opposé et qui a donc dû conserver ses volets ? Ça me parait ni trop compliqué, ni trop risqué, en fait.

Mais non, Oliver a un meilleur plan : « Vite, il faut couvrir les immenses fenêtres ! Amenez tout : couvertures, draps, t-shirts, slips, on va faire des rideaux de fortune !« . Mouaiiiis. Je ne suis pas sûr que ça marche, allez savoir pourquoi. Quoique : certains slips sont probablement à même de repousser les aliens les plus endurcis. Dans tous les cas, la stratégie d’Oliver est rapidement interrompue par le son d’un rotor cette fois : un hélicoptère de l’armée vient de larguer un petit groupe d’observateurs sur le toit de l’immeuble juste en face, qui comme il appartient au même complexe, est diablement proche de nos héros. Vraiment, quelle coïncidence, c’est à croire que 95% de l’action se passe dans le quartier.

Enfin bref : Jarod veut faire signe à l’armée pour leur indiquer qu’il y a encore des civils dans le coin, mais Oliver l’en empêche : « Ah bin non, ce sont des militaires, on ne les intéresse pas ! Et puis en plus, si on leur fait signe, on va être aperçu par toutes les bestioles de la ville ! » ; apparemment, Oliver ne comprend pas la notion de « faire signe » genre « Psst, les gars, regardez ! » durant quelques secondes en agitant la main de derrière une fenêtre ; pour lui, ça doit consister à tirer des fusées de détresse en l’air en mettant du Patrick Sébastien à fond.  Et puis bon, le raisonnement du « On intéresse pas les militaires » et « Il faut pas se signaler », c’est bien gentil, mais si tu veux vraiment être évacué mon pépère, va peut-être falloir signaler que tu es là, parce que je ne suis pas sûr qu’ils vont envoyer des civils ouvrir toutes les portes de Los Angeles une par une à la recherche de survivants pour te faire plaisir.

Le conflit larvé qui existait jusqu’alors entre Jarod et Oliver, dont tous les dialogues consistaient jusqu’ici à échanger des phrases sans rapport les unes avec les autres et de préférence en parlant très fort les sourcils froncés, éclate donc au grand jour : Jarod emmerde Oliver et veut se barrer voir les militaires, alors que le bon concierge est plutôt d’avis de rester caché ici, dans un appartement désormais sans volets. Pour appuyer son propos, le chicano gifle un bon coup le héros, comme ça, hop, parce que c’est viril. Énervé par ce soufflet de malappris, Jarod voit donc sa peau se couvrir de grosses veines noires et ses yeux se révulser, avant qu’il ne soulève le grassouillet hispanique du sol d’une seule main en grognant.

Oui, vous avez bien lu : la lumière alien a modifié l’organisme de Jarod, le rendant super fort : notre héros est désormais un super-héros. Vous avez le droit de rire.

Une fois Oliver bien secoué, il n’y a plus de réconciliation possible, et l’équipe se divise en deux groupes :

  • Candice et Oliver vont rester à l’appartement et attendre que des secours (« Mais pas l’armée !« ) viennent les trouver (« Mais sans qu’on leur dise où on est !« )
  • Jarod et Elaine vont tenter de se barrer en allant sur le toit se signaler aux militaires et essayer de profiter de l’hélico qui ne manquera pas de revenir chercher les hommes qu’il a déposés
Bon, je sais pas vous, mais moi, si je devais choisir entre l’équipe de la nana un peu salope qui fume (c’est mal) accompagnée du concierge hispanique qui a frappé le héros, ou celle du personnage principal super fort et de sa femme enceinte, je crois que j’aurais vite choisi mon camp.
Jarod et Elaine filent donc à toute allure en direction du sommet du bâtiment, emportant avec eux une hache à incendie histoire de pouvoir se défendre un minimum en cas d’agression d’outre espace. Et une fois sur le toit, ils font signe aux militaires de l’immeuble d’en face, qui aussitôt, appellent un hélico pour venir évacuer nos larrons. Comment je le sais ? Facile : tout comme plus tôt dans le film, lorsque nos héros pouvaient entendre ce qu’il se disait dans une bagnole à plusieurs kilomètres d’eux, là, ils entendent tout ce qu’il se dit sur les canaux des militaires. Moi ça m’a étonné, mais eux visiblement trouvaient ça tout à fait normal. Je ne dois pas avoir participé à assez d’invasions aliens. En tout cas, pas de bol pour eux : l’hélico de sauvetage, lorsqu’il arrive, se ramasse un coup de tentacule d’un des monstres géants que l’on a déjà vu dans le film ; il finit donc par s’écraser au sol dans un son apocalyptique qui sonne aux oreilles de Jarod et Elaine comme le jingle de la défaite (ça ressemble un peu à un morceau de Florent Pagny, pour vous donner un référentiel).

Notez comme le maquillage et la coiffure d'Elaine résistent même à une guerre intergalactique

Et l’autre équipe alors ? Et bien à peine nos héros ont ils quitté l’appartement que déjà, tout part en sucette : Candice a regardé dans le télescope une fois de trop, et tentant de regarder un vaisseau ennemi, elle a été hypnotisée par la lumière qui en émanait ; rapidement, un poulpe volant vient donc à sa rencontre pour l’emmener. Oliver, qui était dans une autre pièce au moment du drame, n’arrive que trop tard et ne peut sauver la blonde damoiselle qui finit donc gobée par le vilain bestiau. Le concierge échappe lui de justesse au même sort, tout simplement parce que le poulpe se ramasse une méchante roquette tirée par l’un des militaires du toit d’en face. Pauvre Oliver, désormais seul et toujours aussi hispanique ! Ses chances de survie dans un film pareil viennent encore de diminuer, déjà qu’elles n’étaient pas bien hautes ! Il en est lui même tellement blasé qu’il décide de mourir, parce que bon, hein, merde. C’est pas comme s’il lui restait toute une résidence où se planquer, avec des dizaines d’appartements vides et/ou de pièces sans fenêtres s’offrant à lui, non. A la place, il repère qu’un monstre géant est en train d’escalader la façade de l’immeuble, et évidemment, de SON côté, et comme il se doit PILE au niveau de la fenêtre du salon ; aussi il allume le gaz à fond, et lorsque la vilaine bête pointe le bout de son nez dans l’appartement, il ouvre son briquet et disparaît dans un effet pyrotechnique laissant supposer que ce n’était pas du gaz dans cet appartement, mais au moins un petit réacteur nucléaire.

L’équipe Candice et Oliver étant définitivement HS, retournons sur le toit voir ce qu’il advient d’Elaine et Jarod : et bien figurez-vous que ces derniers constatent que l’armée vient d’envoyer une nouvelle force aérienne combattre au-dessus de Los Angeles, pour des raisons que je ne saisis pas bien (moi, je sais pas, mais en notant que même à demi-désintégrés par une ogive fourrée à l’uranium, les vaisseaux ennemis continuaient de se relever, j’aurais arrêté d’envoyer des troupes au casse-pipe et j’aurais plutôt cherché un nouveau plan, mais bon). Par ailleurs, ils remarquent aussi qu’un vilain poulpe volant vient d’arriver sur le toit avec la ferme intention de les manger tout cru. Un combat terrible s’engage alors entre Jarod et la bête, Elaine se contentant essentiellement de crier le prénom de son compagnon, probablement pour le déconcentrer et ainsi permettre au poulpe de vaincre pour mieux pouvoir ensuite partir avec lui fonder une relation tant à base de tentacules que de popopopo.

Jarod donne donc des coups de hache à la bête : ça marche pas, elle se régénère. Des coups de parpaing ? Ça marche pas, elle se régénère. Raaah, il en a marre : il décide donc de bourrer la gueule de Poulpy le spatio-poulpe à grands coups de poings dans son museau, et diable : figurez-vous que ça marche. Ce serait donc ça, la faiblesse des aliens ? Ils encaissent les missiles, les balles, les parpaings mais pas les mimines dans la margoulette ? Qu’importe : ces réflexions n’auront pas de réponse, puisque dans la série du « toujours plus de rebondissements« , voici que le monstre géant à qui Oliver avait cramé la face en mourant a repris son escalade de l’immeuble, certes toujours en sentant un peu le cramé, mais tout de même, il arrive assez rapidement à son sommet.

Oui, hein, vraiment : de tout le film, les aliens se seront acharnés sur un seul immeuble de la ville, et pas de bol, c’est celui du héros.

Enfin bref : la grosse bête s’apprête à manger Jarod et Elaine, quand soudain, pas de bol pour lui : un chasseur de l’armée américaine est abattu en plein vol dans la bataille aérienne qui fait rage dans le coin, et vient s’écraser pile sur le nez du bestiau, le tout en passant à moins de 5 centimètres de nos héros qui ont juste le temps de se baisser. Certes, j’en conviens : ils sont foutrement rapides, parce qu’esquiver un jet, bonjour, et puis même alors qu’il passe à 5 vrais centimètres (je n’exagère pas) des héros, le tout lancé à fond et en flammes, et bien ça ne fait pas bouger d’un centimètre nos deux larrons (les avions à réaction sont connus pour ne pas remuer ce qui passe à côté d’eux, on pourrait en faire passer dans un magasin de porcelaine sans soucis), et ça ne leur chauffe même pas les moustaches : ils ne sont qu’à peine décoiffés, et encore, juste Jarod à qui ça fait un effet « saut du lit » dans les cheveux. Ouf, en tout cas, ils ne mourront pas aujourd’hui !

Quoique ? Encoooooore des emmerdes ? Oui ! Un des vaisseaux-aspirateurs-géants du début du film a décidé de se pointer et arrive au-dessus de l’immeuble, ayant repéré des humains en liberté, et se décide à capturer nos deux pinpins. Que faire ? Ho bah, heu… rien. Ah, si : Jarod et Elaine, alors qu’ils s’envolent malgré eux vers l’appareil, arrivent encore à se rouler un méga-patin, et ça, c’est beau. Que va t-il advenir de nos héros ? Seront-ils réduits en esclavage ? Parviendront-ils à s’enfuir ? Mais surtout, y a t-il la télé dans les vaisseaux aliens ? Mystère.

Attention Jarod derrière toi c'est affreux !

Le soleil finit par se coucher sur Los Angeles, et nous découvrons des images du reste du monde à l’aube du troisième jour de l’invasion ; toutes les grandes métropoles du globe semblent désertes. New-York, Londres, Berlin… punaise, que les grandes villes ! Ah, là, les gens doivent commencer à le regretter, leur exode rural ! Parce qu’à Chambon-sur-Lac, tiens ! Jusqu’ici, ils n’ont pas vu l’ombre d’une soucoupe ! Ils doivent juste gueuler qu’ils ne captent plus le 13h depuis trois jours. Comme quoi, les aliens n’ont pas fait que du mal.

Mais revenons plutôt à nos héros : Elaine se réveille dans une espèce de grande salle remplie de tentacules plus ou moins mécaniques qui couvrent murs, sol et plafond, et qui quasiment toutes les secondes, attrapent l’un des nombreux humains qui semblent inconscient au sol (ne me demandez pas pourquoi elle s’est réveillée avant les autres), le soulèvent, lui désintègrent le crâne pour récupérer son beau cerveau tout luisant d’une belle couleur bleue, et l’insèrent dans une espèce de gros alien inerte qui ne s’active qu’une fois qu’il a un cerveau dans le port adapté.

Oui : des aliens sans cerveaux qui fonctionnent avec ceux des humains. Encore une fois : ils faisaient comment AVANT de rencontrer des humains ?

Bref ; la machine qui récolte les bons américains pour leur piquer leurs cervelles attrape Elaine et s’apprête à lui faire subir le même sort, lorsque soudain, un second tentacule avec une sorte de sonde s’approche du ventre de notre héroïne et semble y prêter une attention particulière ; et ho ! Que n’entend t-on pas le coeur du bébé battre à tout rompre (oui, au bout de moins de 3 semaines, il y a un coeur capable de produire un son digne d’une soirée chez Roger Troutman) ! Elaine est donc toute émue, car tout comme pour les conversations radios de l’armée, elle entend parfaitement la sonde capter le coeur de son morveux. Ne me demandez toujours pas comment, c’est juste n’importe quoi. Enfin ça, ça fait un moment que vous l’aviez remarqué.

Avant d’être soulevée et emmenée vers une autre salle par le tentacule qui la tenait, elle a juste le temps d’apercevoir Jarod lui aussi être soulevé au-dessus du sol alors qu’il est encore inconscient, puis se faire désintégrer la tête (mais oui !) pour en extirper un cerveau qui… contrairement à tous les autres cerveaux, luit d’une lumière rouge ! Est-ce parce que Jarod a été exposé plein de fois à la lumière alien au point de modifier son organisme ? Ou est-ce parce qu’il est particulièrement bête ? On l’ignore : son cerveau est vite inséré dans un alien, et son corps, lui, jeté dans une fosse contenant un liquide bleu en fusion qui semble s’occuper de dissoudre tout ça, parce que les aliens sont écolos : ils ne rejettent pas les corps sur Terre.

Mais quelque chose d’étrange se produit : l’alien qui a reçu le cerveau de Jarod commence à avoir un comportement un peu fou-fou : il se prend les murs, ne contrôle pas bien ses membres et a l’air particulièrement con : pas de doute ! C’est bien le cerveau de notre héros qui est là-dedans ! Au bout d’un petit moment, l’alien se calme et semble surpris d’être là où il est, contemple ses mains, etc : Jarod a pris le contrôle de ce nouveau corps ; il est désormais New-Jarod ! Va t-il se laisser pousser une mini-moustache galactique et un spatio mini-bouc pour se rappeler de son corps d’origine ? Pas le temps de se poser la question : le bougre entend les cris de sa femme dans une autre pièce du vaisseau ; ni une, ni deux, il défonce un mur (c’est un vaisseau en papier mâché, ce qui explique cette très mauvaise insonorisation) et se rue en direction du son, tombant nez-à-nez avec le spectacle de sa copine visiblement sur le point de se faire kidnapper le marmot par toute une série de tentacules qui sont en train d’enfiler leurs gants mappa avant opération. Un peu colère, New-Jarod latte donc tout ça à coups de… de griffes ? De gros doigts ? Je ne saurais dire,  mais en tout cas, il sauve sa copine, qui au départ panique un peu en voyant un alien violent lui arriver droit dessus, puis après avoir vu qu’il devenait tout tendre à côté d’elle, arrive à lire dans ses 12 petits yeux tristes que… « Mon Dieu, Jarod ! Je reconnaîtrais ton regard vide d’idiot congénital dans n’importe quel corps, fut-il venu d’une lointaine galaxie !« 

Jarod et son nouveau visage ; niveau expressivité, ça le change pas trop

Elaine est sauvée, et New-Jarod, plus fort que jamais, est désormais prêt à combattre l’invasion de l’intérieur, il est donc grand temps de…

FIN

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Quoi ? Quoi « ça se finit comme ça ? » ; non, ce n’est pas moi qui rigole : ça se finit comme ça. Vous comprenez pourquoi les soldats romains fuyaient maintenant ? Et pourquoi seul un mec comme Archimède était capable de manipuler un étron pareil sans devenir fou ? Bon.

Hmmm ? Non, moi non plus, je ne fais pas de conclusion ; Tite-Live non plus n’a pas fini son oeuvre, alors je ne vois pas pourquoi, moi, je devrais. De toute manière, je suis très occupé, vous savez : la seule idée que les réalisateurs du film, Colin et Greg Strause, puissent préparer un deuxième épisode, me fait pleurer des larmes de sang. Et si ça ne vous fait pas la même chose, vous devriez vous inquiéter les enfants.

Alors je sais que ce n’est pas beau, mais si vous voulez préserver l’humanité, il va falloir prier très fort pour que le Seigneur rappelle ces deux galopins à lui avant qu’eux ne se rappellent à nos salles de cinéma. Alors dès à présent, entrainez-vous chez vous, et n’oubliez pas :

Demandez à ce que les Strause canent.

71 réponses à “Lucy in the Skyline with diamonds

  1. Vous êtes en forme vous. Quatre jours seulement après vous être remis de Sucker Punch. Un Odieux Connard Masochiste, en plus ?

    • Je suis certain qu’il a spoiler ce film dans le seul but de placer sa vanne pourrie à la fin (et en ce moment toute la France participe à ce concours de haute volée).

  2. Oh oui, un article sur un film que j’avais adoré de par sa nullité !

    Merci mille fois cher Odieux.

    Nez en moins, il me semble que vous vous trompâtes sur les prénoms au début d’article : Denise/Denise au lieu de Candice/Denise, je crois me souvenir.

    • Ah, merci : un peu plus et je rendais l’intrigue plus complexe encore qu’elle ne l’était déjà.

      • Il y a aussi une faute de frappe ici: « il n’y a pas un poteau coucher ».

  3. … excellent article pour un filml que je ne pensais pas aller voir, cela me conforte dans cette décision… et au final, je crois que le meilleur reste la chute:
    « Demandez à ce que les Strause canent. » MOUARF ^^

  4. Je te l’avais dit. Il ne se laisse pas oublier, ce film.
    Mon passage préféré reste celui des barricades: « vite, mettons la machine à laver devant la porte. Ils ont traversé l’espace, ont des cités volantes auto-régénérantes, aspirent des millions de gens en quelques minutes et hypnotisent les autres, ont des monstres qui peuvent pulvériser un 4×4, mais la machine à laver, ÇA, ça devrait les arrêter. »

  5. Cher Odieux connard,

    Cela fait maintenant assez longtemps que je lis vos articles, et je viens (a l’instant même) de me rendre compte de quelquechose d’extraordinaire. En effet, vous avez fait la critique de plus de 40 film (je n’ai pas compter), et si nous prennons comme moyenne qu’un film fait 100 minutes, on en vient a la conclusion que vous nous avez sauver 4000 minutes (soit 2 jours et 18heures) de notre vie. morale: je peux recommencer a fumer un petit peu tous les jours ^^

  6. Eh bien, en voilà un film des plus étranges…

    En tout cas merci pour cette hilarante critique, M. Connard.

  7. L’OC est passé sur un autre bouc émissaire : les frères Strause. Après « World invasion : battle los angeles » (dont ils avaient officiellement fait les effets spéciaux, je crois aussi qu’ils ont participé au « scénario »), c’est « skyline » qui prend sa raclée.

    Mais après tout, est-ce la faute de l’OC si le cinéma ne connait que trois sortes de gens qui ont le droit de citer, les talentueux, ceux qui sont supposés avoir eu du talent et ceux qui n’en ont jamais eu, et n’en auront jamais ?

    Ah, je regrette le temps des comédies de Jean Lefevre, ces comédies qui n’avaient aucun intérêt mais pas non plus de prétentions… Et puis elles coutaient pas cher. Je serais assez étonné de voir le bilan carbone de cette bouse qui ne produit même pas de méthane ou de gaz de chiste.

    Dis, OC, tu nous feras « aliens vs. predator: Requiem » ? Histoire d’avoir fait la totale des Strause et comme ça on n’y revient plus. Et puis on fera circuler tout ça, histoire de couler leur carrière.

  8. Toujours aussi bon, notre Odieux Camarade ;)
    par contre:

    « parce que je ne suis pas sûr qu’ils vont envoyer des civils ouvrir »

    ne serait-ce pas plutôt « envoyer des militaires/soldats »?

  9. « La pilosité facile de Jarod ? » Ne serais-ce pas, comme pourrait l’apprécier Candice, une histoire faciale ?

  10. Monsieur Odieux Connard, je remarque que dans votre formidable article, se trouve une petite erreur dans : « Et prise dans l’émotion intense du moment, elle se décide à révéler à Jason ce qu’il se passe : elle est enceinte. »
    Ne serait-ce pas plutôt « Jarod » ?

    En tout cas, pensez à publier des mémoires sur vos spoils ; sans aucun doute, vous deviendrez aussi riche que Stephenie Meyer. J’espère toutefois que vous ferez bon usage de tout cet argent (exemple : assassiner Nicolas Cage).

  11. Cher OC, Vous êtes d’un masochisme confondant…
    En effet, je n’aurais été voir ce film que sous la contrainte, une arme entre les omoplates !
    Et vous, vil scribouillard que vous êtes, non seulement vous vous y rendez de votre plein gré, mais en plus vous nous le relatez !
    Vous seriez pas un peu sadique en plus MMmmhhh… ? avouez !
    En tout cas je me suis régalé, et je sens que cet opus finira au panthéon des nanars sans effort !
    merci !!

  12. Je n’ai même pas encore lu le corps de la critique que je suis morte de rire à la fin de l’intro. Je veux dire, Tite-Live, fallait y penser ! Félicitations !

  13. Pour une fois votre spoiler m’a donné envie de voir un film ! Pour une soirée bières entre amis, ça m’a l’air d’être une heure et demi de franche rigolade garantie, y avait même pas à en rajouter dans le script pour faire un article rigolo. Une ‘Cité de la Peur’ involontaire en quelque sorte, comme vous l’avez si bien remarqué.

    Ceci dit ça n’en finit pas de me plonger dans l’étonnement le plus affligé de constater comment à Hollywood on peut dépenser des millions de dollars sur un film et payer un collégien de treize ans obèse une boîte de cookies pour rédiger le scénario et les dialogues…

  14. C’est malin. J’ai du changer mes draps à une heure de matin à force de me pisser dessus de rire.

  15. Cher Odieux Connard,

    Je pense qu’il est temps que vous vous intéressiez à ce génie quantique qu’est Brett Ratner, responsable entre autres de cette aberration cinématographique, mais aussi de catastrophe telles que X-Men 3 ou Rush Hour 3.

    Amicalement

  16. Il est toutefois dommage que ce film ait été autant bâclé, car pour une fois, les ET avaient vraiment de la gueule. Mais comme ils sont beau, on ne leur donne pas de cerveau, comme quoi, les stéréotypes humains…

  17. Bizarrement, l’article m’a donné envie :
    – de voir Skyline
    – d’acheter toute la collection Fast N Furious
    – de me mettre au tricot
    – de m’abonner au journal de Mickey
    – de mourir

    Merci.

  18. En fait, c’est encore plus drôle de lire un spoiler-annihilateur quand on a vu le film. Tu as vraiment l’oeil, je n’avais même pas remarqué toutes les incohérences. Tu pourrais en faire ton métier, ou tout au moins le préciser : à l’instar de l’ « ingénieur chimiste » ou du « consultant en management », tu pourrais devenir consultant en films de daube.
    Penses-y, y’a du pognon à se faire…

  19. J’ai dû m’arrêter dix minutes après le « Tu sembles donc dénué de goût à tous points de vue. » tellement je riais. Ça donne une idée du temps que m’a prit cette lecture. Rah làlà, il eut été plus rapide, mais plus déplaisant, de voir directement ce film, dont je n’avais pas même entendu parler avant aujourd’hui.

  20. En fait, je crois que je comprend mieux pourquoi dans la vraie vie il n’y a jamais eu la moindre invasion extraterrestre : ils doivent capter nos canaux télévisés. Et voir des daubes pareilles a dû les faire crever de rire.

  21. Je n’ai fait que rire du début de l’article à la fin. Pour le problème de cerveaux humains nécessaires aux aliens, je tiens juste à rappeler la guerre des mondes où les « méchants » avaient besoin de sang humain et où la même question se posait.
    Je crois avoir trouvé quelques fautes :
    « appellent un hélico pour venir une évacuer nos larrons. » et « il assez rapidement arrive à son sommet. »

    En tout cas, vous êtes en forme OC. Vivement la prochaine critique.

  22. J’ai tout lu dis donc. J’ai même « acheté » à nouveau le film afin de m’amuser à coller vos propos avec les scènes du film.
    Effectivement, nous sommes en présence d’une belle daube. Mais après tout, si les personnages n’étaient pas aussi cons dans les films, cela durerait 10 mn.
    Je vois mal un film avec moi comme héros, planqué sous le lit pendant 1h30 avec du papier alu sur la tête.

    ps: la scène du véhicule et de la super lunette de vue qui entend tout ne se passe pas de la même manière. La mienne n’entendait rien si ce n’est le crissement des pneus et les tirs de mitraillette. Peut être ai je du avoir une version « on va enlevé ça sinon ça va trop se voir »

  23. Salut,

    Juste pour signaler une petite faute au niveau du sens :
    « Archimède réussit à paniquer la flotte des assaillants romains en mettant en place une formation d’immenses miroirs de bronzes qui, se reflétant les uns les autres (…) »
    Les miroirs ne peuvent bien sûr pas se refléter les uns les autres, par contre on peut parler des rayons du Soleil qui se reflètent dans plusieurs miroirs à la suite.

  24. Décidément, les extraterrestres pas très intelligents ont un goût prononcé pour les citoyens de Los Angeles dans les mauvais films…

    • Probablement parce que ce sont eux qui sont à l’origine de la plupart de ces films…
      D’après quelque série parlant de la faune locale, les habitants de Los Angeles sont semblables aux serpents et aiment se mordre la queue.

  25. Bonne critiques, j’ai bien rit en la lisant. Pour une bonne partie ça ressemble à ce que j’avais pensé après avoir vue ce film.

    Juste un truc concernant les cerveaux, en réfléchissant un peu on peu combler le trou dans le scénario.
    Les E.T. fonctionnent avec des cerveaux mais pas forcément humains, les premières lumières étaient là en éclaireur pour voir si nos cerveaux sont compatible avec leur technologie.
    Enfin c’est ce qui m’est venu à l’esprit en regardant le film.

    • Vous rendez-vous compte que vous venez de pousser la réflexion sur le scénario bien plus loin que n’importe quelle personne ayant participé à la production de ce film?

  26. Cher Connard,
    vous ne semblez pas avoir vu les images suivant les crédits où l’on voit comment le New Jarrod s’échappe du vaisseau alien avec sa « famille » (en même temps il avait donné sa parole en maltraitant le mexicain, ça compte).

  27. Salut !

    Je comprend pas ce blog.

    Autant je comprend sincèrement que vous n’aimiez pas ces flims ( je suis d’accord sur ce point, ce sont de belles arnaques ), mais comment pouvez vous perdre du temps à les décrire?

    Le pire c’est qu’autre travers votre écriture on comprend que vous n’aimez pas du tout ça, alors comment pouvez vous continuer à les regarder? Vous voulez piquer la vedette à Nanarland (ou êtes vous l’un de leur membre ? )

    Bonne continuation !

    • C’est une mission d’utilité publique que de narrer ces daubes.
      À propos de Nanarland, il n’y a pas de réel point commun dans les films critiqué : notre OC favori se penche sur des cas dit de « navéïte aïgue » (film tout simplement mauvais) tandis que Nanarland se penche (oh surprise !) sur les nanards (des navets tellement navet que même un gamin de 5 ans rirait de leurs nullité cinématographique).

  28. Comment se peut-il que des gens aient été payés pour pondre un scénario pareil ? N’ont-ils pas un truc qui s’appelle une conscience, et qui viendrait leur faire mal, parce qu’être payé grâcement pour ça… C’est juste… O.o Enfin bon.

    Et puis la technologie qui fonctionne au cerveau, c’est merveilleux. C’est peut-être ça la solution au nucléaire et à l’épuisement du pétrole ?
    Franchement, entre ça et certains films kitsch des années 80, il n’y a pas grande différence…

  29. quel bonheur, nous avons du voir le film vaguement au même moment, et subir les même outrages..
    Et sincèrement, dire que tout ce (minable) film aurait pu tenir dans une court-métrage qui – s’il n’en n’aurait pas moins été tout pourri – aurait eu le mérite de durer 20 minutes.

    sinon, et bien merci encore une fois pour les fous rires que vous provoquez a la lecture de vos articles !

  30. Bonjour,

    Je voulais vous féliciter pour le travail d’écriture que vous produisez, la lecture est fluide et le ton idéal, mais ce que j’apprécie le plus, je pense, c’est la diversité de vos références – Tite-Live et »popopopo » par exemple. Je préfère lire vos spoils plutôt que d’aller voir les films c’est sûr ! J’attends avec impatience vos prochains articles et me régalent de ceux parût. Votre travail d’analyse semble titanesque devant l’impressionnant manque d’intérêt des films en cause. J’aimerais cependant voir parfois la critique d’un film que vous avez aimer pour accéder à celui-ci par vos yeux scrutateurs !

      • Il me semble qu’il a déjà critiqué des films qu’il avait aimé (dans le sens qu’il a passé un bon moment, toussa, toussa). Mais étant un Odieux Connard, ce fut avec une mauvaise foi inébranlable qu’il s’est attelé à la tâche.

        Et c’est pour ça qu’on l’aime.

      • Oui, en effet, il s’agissait de Sherlock Holmes, qu’il confessait avoir aimé dans son interview à Grazia.

        Deux méchantes fautes de goût.

  31. Cette article part totalement en Tite-Live…

    Sinon, un des meilleurs spoils depuis longtemps.
    Continuez de choisir des films aussi gratinés, ça doit pas mal jouer !

  32. Oh, et dans ce film se trouve une des peut-être meilleurs répliques de l’histoire du cinéma :
    « Ils ne sont pas vraiment morts, ils sont juste très très vénères. »

    Les traducteurs méritent juste le prix Nobel de la Littérature pour ça.

  33. Les robots-poulpes volants sont très à la mode, on y avait déjà eu droit dans Matrix. Ça doit être la forme la plus adaptée pour simultanément taper sur un clavier d’ordinateur, répondre au téléphone et extraire des cerveaux.

  34. Cher Connard, une question me taraude l’esprit au moins autant que le boeing taraude l’oignon d’Elaine lorsqu’il arrive en bout de piste : combien de fois visionnez-vous ce genre de films avant de pouvoir en enregistrer les incohérences et le détail de l’histoire ?

    Seriez-vous vous aussi un super héros de la mémorisation, jadis exposé à un quelconque rayonnement, qui aurait modifié la structure même de votre odieux cerveau en lui conférant des capacités de stockage décuplées ?

    Merci encore pour cette bonne partie de rigolade.

  35. Cher Odieux,
    As-tu pensé à spoiler ce magnifique cinéfilm intitulé « Source Code », sorti récemment au cinéma ?
    Bien à toi,

    William

    • N’étant certes pas un chef-d’oeuvre du cinéma, Source Code n’atteint pas la nullité de Skyline, me semble-t-il. (Cependant, c’est vrai que tous les films spoilés par l’Odieux Connard ne l’ont pas nécessairement autant déplu que celui-ci).

  36. Cher Odieux,

    Faute de frappe sur le texte alternatif de la première image : « faut » au lieu de « fait ».

    Sinon blabla amour, blabla demande en mariage, un jour je trouverai votre véritable identité pour vous envoyer des lettres avec des coeurs à la place des points sur les « i ».

    (D’ailleurs y’a un gars qui m’a tout l’air de tenter de se faire passer pour vous sur le forum de décérébrés de docti.
    http://club.doctissimo.fr/manlyman/
    Enfin, c’est p’t’être vous mais certains détails me font douter.)

    • Ah, non, ce n’est pas moi. Pourquoi ? A part la signature, je n’ai rien vu de particulier.

  37. Je crains hélas qu’il ne soit trop tard pour prier, la fin du monde arrive ( 2012 ). Par contre, j’ai trouvé les sièges de WC,intéressants. :-)

  38. Bonjour,

    Promotion de l’été des deux lunes : pour deux enjokrãdïss achetés le troisième est offert !

    Et n’oubliez pas nos nouveaux détectoblûtz pour ne éviter de se faire surprendre à dépasser la vitesse de la lumière sur l’A6 en direction de la Nébuleuse d’Orion.

  39. L’article m’a fait sourire, mais je l’ai trouvé plus long que les précédents spoils… Si ce n’est pas le cas, peut-être votre prose était-elle un peu moins acérée cette fois-ci ?

  40. Pour moi ça me parait assez évident, le coup des cerveaux réutilisés sur les humains. Peut-être que l’usage des cerveaux a une explication purement économique. Pour conquérir de nouveaux mondes, les ET envoient des drones biomécaniques. Hors, la pièce la plus cher à produire est peut-être le CPU. Un cerveau humain peut faire l’affaire. Dans l’hypothèse que les ET ont fait une étude de faisabilité, on peut estimer qu’ils ont fait des tests (cf enlèvement d’Américains au siècle dernier). Fort de leur retour expérience, ils ont décidé qu’il serait moins cher d’enlever des humains, extraire le cerveau et l’introduire dans les biomécha.

    D’accord, le film est très hollywoodien, il y a même un happy end mieleux (la volonté humaine domine grace à l’amoooouuuuur). Mais au final, c’est quand même un film d’invasion ET où on prend cher.

  41. J’aimerais voir un très bon film raconté ici. Un sur lequel à peu près tout le monde serait d’accord. (Et oubliez Tite-Live, hein… j’en ai encore des boutons, rien que d’y penser !)
    Spoilez chez les bons, siouplaît ? Après tout, tirer sur une ambulance…Bon, j’avoue que j’ai bien ri, comme tout le monde.

  42. Très drôle, comme d’habitude.
    Merci de nous faire rire sur des films à pleurer.

    Il n’empêche que ce genre de film,; il vaut mieux les voir au cinéma, où on profite au moins des effets spéciaux, plutôt que sur sa télé.

    Question comme ça : Le titre du film a-t-il un rapport avec le film ?

  43. Le coup des fusées de détresse et du Patrick Sébastien à fond les ballons était à hurler de rire…Comme le reste.
    L’intro m’a rendue nostalgique des cours de latin, qui me passionnaient. Autant dire que la traduction de Tite Live qui part en live total était à mes yeux magnifiques :’)

  44. « Beuuuuaaaah Mon Colonel.. BiBi ‘routier sympa. ancien Para. »

    Salut et
    Putain..
    Jamais de la vie j’aurais pu anticiper que les Nanars que je matais dans les 90’s se retrouverait au Ciné. Et que les gens payeraient pour cette grosse merde en boîte.
    Skyline n’est même pas digne d’être appelé film. Et encore moins de passer au Ciné.
    J’ai infiniment plus de respect pour de vrais nanars qui eux, films ou téléfilms ne se prennent jamais au sérieux. Ni par ceux qui les ont Fait. Ni par ceux qui les visionnent.
    Ce « truc » n’est ni un film ni un téléfilm ni un court métrage obscur..
    Juste un sous-navet au bas de l’échelle des navets même pas valable pour se détendre.

    Vous savez, genre ceux qui passent encore sur la TNT, des rediffs de 1980 à 2000 et qui sont passable pour une soirée détente tv beaucoup plus que skyline et au ciné.. merde j’en reviens toujours pas. Autant dire que cela m’aurait déclencher des hémos. Cette surprise en salle.
    ( le mal au cul hein, pas le mystique hard punk rose flashy sans le ‘h’ quoique ..sa pique aussi )

    J’ai souri pendant quelques passages quand j’oubliais que..
    cela se voulait être un thriller d’action SF. ( Genre han mais sont trop cons c trop marrant.. )
    Mais hélas cette sous merde me rappeler vite à l’ordre. ( Genre han mais noon en fait, il nous prennent trop pour des cons c trop navrant.. )

    Heureusement M.Odieux, comme toujours ne s’est pas privé de Savater cette daube.
    En remettant tout en place, j’ai carrément ri du début à la fin de s’te spoil caustique.
    Là ou j’n’avais souri, que part naïveté incrédulité devant tant de nullité non nanardesque non comique. (même pas un chti’ jeux d’mots.. walou, c cho quand même).

    Sinon :

    [..Oui, hein, vraiment : de tout le film, les aliens se seront acharnés sur un seul immeuble de la ville, et pas de bol, c’est celui du héros..]

    Moi j’dirais que 80% de c’te tentative filmique ce passe dans la piaule (juste le salon en fait) du pote au héros.
    ..même après sa mort. hahah Ils continuent tous a squatter son appart.
    (et jamais dans les chambres hein, d’où y étaient sortis plutôt, dès fois qu’y aurait moins de vitrage).
    Faut dire que dans cet hôtel oufff y en avait pas loin de.. 2, l’appart du Vieux-gay-au-mini-chien et celui du Black-poto-du-héros-queutard-2-pouffes-au-basques.
    M’enfin les Persos dawaliwod koi ! RrogntudjÛ.

    Et :

    [..un chasseur de l’armée américaine est abattu en plein vol dans la bataille aérienne qui fait rage dans le coin, et vient s’écraser pile sur le nez du bestiau, le tout en passant à moins de 5 centimètres de nos héros qui ont juste le temps de se baisser. Certes, j’en conviens : ils sont foutrement rapides, parce qu’esquiver un jet, bonjour, et puis même alors qu’il passe à 5 vrais centimètres (je n’exagère pas) des héros, le tout lancé à fond et en flammes, et bien ça ne fait pas bouger d’un centimètre nos deux larrons..]

    In deed ! foutrement rapides.. ou c’est le pilote qui est bougrement bon et précis.
    Juste avant le crash Top Gun a réussi à placer quelques rafales dans la goule du Ceph Stalker à la Crysis, entre les deux couillons à travers leurs pas même j’ai cru voir !

    c’pour ça moi j’aurais placé : « Crysis Prequel » dans le titre et les tags. Vu qu’ça y ressemble, comme un air de famille tout ça.

    Sur le toit avec top Gun :

    Le final avec New-Jarod :

    MERCI CONNARD. (oula c chelou de dire merci d’cette façon la).
    Et au plaisir.

    « arrrrg c’était pas ma guerre… Strause là ! mwaaaah ne m’fais pas chier ou j’te f’rai une guerre comme t’as jamais vu. Colin ou Greg tu vas l’avoir ta putain de guerre.
    Bordel. Mon Colonel yaaaah. »

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