Harry Potter et les Reliques de la Morve, Partie I

La neige tombe silencieusement sur la petite cité, couvrant les pavés pluriséculaires d’une couche uniforme blafarde.

Pourtant, il court sans se soucier de la quiétude étrange de cette fraîche nuit d’automne ; haletant, il ne considère la neige que comme une sorte d’ennemi glissant qui colle à ses souliers telle une boue gluante et glaireuse venue ralentir sa course. Jetant un regard paniqué derrière lui, il s’engage promptement dans une étroite ruelle sur sa gauche, semblant lui promettre une occasion de disparaître temporairement de la vue de son poursuivant. Épuisé, la respiration sifflante, il considère un instant les improbables quantités de buée qui semblent s’échapper de ses poumons avant de tourner brusquement la tête vers l’extrémité de l’antique rue où la neige vient de crisser.

Posté entre deux bornes de pierre supposées autrefois garder les piétons des roues des chariots, il aperçoit à la lueur orangée d’un luminaire proche la silhouette noire au manteau long qu’il n’a eu de cesse de vouloir semer. Fronçant les sourcils, il lâche un juron en tentant d’ignorer les battements sourds de son coeur fatigué par la course.

« C’est fini. Tu ne peux plus fuir, rends-toi » dit la silhouette. Il souffle encore quelques jurons avant de se redresser.

« Jamais ! Jamais à ceux de ton espèce ! Nous vaincrons ! Mon Seigneur vaincra !
– Ton Noir Seigneur est mort il y a longtemps, Sylvain Fumoir. Ton combat, comme ta fuite, était sans issue.
– Je ne me rendrai pas sans combattre, Odieux ! Les chasseurs de sorciers de ton espèce n’auront que… »
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Portant la main à sa poche, il en sort avec diligence une baguette en hêtre qu’il brandit au travers du vent lui rabattant les flocons au visage.

« Avada Ked…
– Hortefix ! »
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Fumoir pousse un cri aigu en voyant sa baguette sauter de ses mains pour être expulsée vers Bamako. Un sort typique des écoles de magie française, pense t-il en frottant sa main endolorie.

« Soit, tu gagnes pour cette fois, Odieux, tu as été le plus rapide ! Mais peut-être as tu envie de voir une autre magie puissante à l’oeuvre : choisis une carte, n’importe laquelle, je vais la deviner.
– Non, Fumoir. Tes jeux ne m’amusent plus. Rends-toi où je…
– Raaah ! »
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Profitant que son assaillant se soit rapproché, Sylvain Fumoir ramasse une poignée de neige sur un muret proche et la jette au visage de son adversaire avant de se jeter sur lui avec rage. Avant qu’il ne puisse l’atteindre, il distingue la baguette de son ennemi braquée vers lui.

« Tu l’auras voulu Mage Noir ! Je vais t’obliger à revivre un moment douloureux : le dernier Harry Potter !
– Nooooooon !
– Endoloris Cinematographicum ! Spoilons ! »
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L'Affiche : moi aussi, à un moment, je voulais m'enfuir en courant dans les bois

Ainsi donc, Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie I, est sorti dans les salles obscures ; la chose a fait grand bruit, et pourtant, je subodore que certains d’entre vous ne sont pas encore parfaitement au point sur Harry Potter ; je vous fais donc un résumé rapide :

Harry Potter est un orphelin qui le jour de ses 11 ans, est invité à suivre un vieux barbu au motif qu’il serait un sorcier (une vieille ruse de pédophile, comme chacun sait « Suis moi, je t’emmène apprendre la magie ! Monte dans le coffre !« ). Ainsi, Harry est envoyé à Poudlard, l’école de magie officielle de Grande-Bretagne. Il s’y fait deux amis, Hermione et Ron, et surtout, découvre sous la direction de Dumbledore le sens du mot « discrimination » : dès leur arrivée, les élèves sont divisés en 4 « maisons » : Gryffondor (les gentils), Serpentard (les enculés), Maison Annexe #1 et Maison Annexe #2 (non, les deux dernières maisons n’ont aucun intérêt dans l’histoire, tout comme l’ensemble des personnages y appartenant, ce qui permet de vite savoir qui va avoir un rôle dans l’intrigue ou non), et n’ont dès lors même plus le droit de manger ensemble, afin de bien marquer leurs différences et d’apprendre le communautarisme.

Hélas, durant 7 livres, Harry va découvrir que le vilain sorcier qui a tué ses parents, Lord Voldemort (et non Susanna Sucre-d’Orge, on vous donne bien des noms vous permettant de repérer les méchants à l’avance), est toujours en vie, a toujours envie de le tuer (il l’avait loupé la première fois, et puis Voldemort n’ayant pas de nez, on sent bien qu’il est jaloux parce qu’Harry peut porter des lunettes, lui, sans que ça lui tombe sur la bouche, ça doit accroître sa haine), et veut toujours monter une armée pour dominer le monde. Au bout de 6 livres, Harry découvre donc que Voldemort a trouvé un moyen d’être immortel : il a planqué des bouts de son âme dans divers objets magiques, ce qui lui permet de ressusciter en cas d’urgence (ce sont des points de sauvegarde, donc). S’il veut en finir définitivement avec Voldy, Harry doit donc détruire ces objets. Et nous voici donc au début du 7e livre, début du film. En route !

Le film s’ouvre donc sur une conférence de presse du nouveau ministre de la magie, dont le nom importe peu, qui informe quantité de journalistes qu’à l’heure où Voldemort est une menace, les services de l’état sont là pour protéger les sorciers de l’armée des vilains. Qu’ils peuvent donc lui faire confiance pour mener sa mission à bien, et que Voldemort fera moins le malin quand il sera en garde à vue. Pendant ce temps à quelques kilomètres de là, Harry Potter regarde tranquillement la famille qui l’hébergeait depuis des années quitter la ville, tant l’insécurité grimpe à vitesse grand V depuis que de mystérieux meurtres ont lieu un peu partout (meurtres ayant un vague rapport avec le fait qu’une armée de sorciers maléfiques se promène à Londres ces derniers temps ; en France, on aurait déjà fait une loi sur les sorciers maléfiques afin de les interdire purement et simplement, ou pire les priver de leur nationalité. On ne rigole pas avec l’insécurité.). Ron Weasley, lui prend un air super pensif en regardant les champs autour de chez lui, parce que vraiment, ça fait trop cool au début d’un film de prendre une tête de philosophe maudit en contemplant l’horizon. Hermione Granger enfin, sentant ses parents, deux « moldus » (des gens sans pouvoirs magiques), en danger puisqu’ils pourraient être interrogés par Voldemort et ses potes pour essayer de localiser Ron, Hermione et Harry, décide d’employer les grands moyens et leur jette un sort d' »oubliette » qui leur fait oublier jusqu’au fait qu’ils avaient une fille. Allez savoir comment, le sort est si puissant qu’il fait même disparaître Hermione de toutes les photos, documents & co de la maison. Autant vous le dire, c’est une sorte de super GHB : on sent qu’en boîte de nuit, Hermione doit se la donner grave, cette coquine.

Pendant ce temps, au grand QG des méchants (un énorme manoir appartenant à une célèbre famille de méchants, entouré évidemment par une atmosphère lourde et un crépuscule constant), tout le monde est réuni autour d’une vaste table, présidée par Voldemort lui-même. Ce dernier accueille le dernier arrivant à la réunion du jour avec bienveillance, un certain professeur Rogue. Le bougre a rapporté de bonnes informations : il sait quand et comment Harry Potter va être évacué de son actuelle planque (attendez, une planque ? Vous parlez bien de la maison qu’il occupe depuis qu’il est enfant et où il y a son nom sur la boîte aux lettres ?) pour une autre. La chose devrait se faire la veille de ses 17 ans, et c’est à ce moment là qu’il sera le plus facile de frapper pour qu’enfin, Voldemort puisse tuer le jeune malandrin. Cependant, le Seigneur des Ténèbres sait qu’Harry et lui ont un problème de baguette (… Freud ? Freud, un commentaire ?), puisque leurs pouvoirs s’annulent mutuellement ; il décide donc d’utiliser une autre baguette, et emprunte celle d’un de ses serviteurs, un certain Lucius Malefoy. Cela étant dit, il est grand temps d’achever la réunion ; ne pouvant le faire d’un simple « bon après-midi à tous » au risque d’entacher sa réputation de chef des forces du mal, Voldemort décide plutôt d’exécuter une prisonnière qu’il avait gardé au chaud depuis le début de la réunion. Comme ça, pour le plaisir. Son décès signale que la séance est levée.

 

Chez les méchants, comme dans n'importe quelle autre réunion, on se fait chier en regardant un Powerpoint

Dites-donc, j’espère qu’ils se réunissent pas trop souvent, quand même.

D’ailleurs, sans vouloir être trop pointilleux : le QG des méchants, tout le monde sait où il est, et en plus si jamais quelqu’un doutait, il est recouvert de ténèbres façon manoir hanté histoire de bien lever toute hésitation. Alors pourquoi les gentils ne l’attaquent pas ? Ou, plus simplement, se contentent de faire passer un B-52 au-dessus de la maison ? Non parce que Voldemort et sa baguette, ils sont sûrement très gentils, mais pour le coup, je ne suis pas sûr que 4 tonnes de bombes, même pas magiques, hein,  tombant sur leur demeure par surprise ne leur fasse pas un peu de mal. Ou éventuellement, un bon vieux missile façon chasse aux talibans. Enfin.

Retournons plutôt voir Harry, car je vous sens inquiets ; sachez qu’il erre dans la grande maison vide de son enfance, s’emplissant l’esprit de souvenir des années passées… ah, nostalgie ! Cependant, ses rêveries sont rapidement interrompues par l’arrivée en masse de troupes de l’ordre du phénix (une brigade de gentils luttant contre Voldemort et ses amis depuis des années dans l’ombre), parmi lesquelles pas mal de ses vieux amis : Harry, Ron, le géant Hagrid, un sorcier black façon professeur N’Golo-Golo (« il fait revenir l’être aimé et tomber le kiki de l’ennemi par simple consultation téléphonique !« ) qui explique que bon, là, officiellement, il devrait servir de garde du corps au 1er ministre anglais, mais que protéger Harry est plus important.

Oui, c’est sûr : un attentat contre le 1er ministre britannique, c’est tellement peu important, ça n’aurait aucune conséquence. Mieux vaut que tu viennes aider tes potes à monter leur plan pourri, puisque comme nous allons le voir, il est vraiment tout naze.

Bref, nos larrons expliquent à Harry le plan du jour : plusieurs de ses amis vont utiliser une potion pour prendre son apparence, et se vêtir exactement comme lui. Ainsi, ils partiront ensuite par groupes de 2 (un déguisé en Harry, l’autre faisant office de garde du corps) chacun dans une direction différente et empêcheront ainsi les vilains qui guettent sûrement à l’extérieur de savoir lequel est le bon Harry à dessouder. Une fois le bon Potter arrivé à destination dans la nouvelle cachette où il sera plus en sécurité, les autres membres du groupes se téléporteront dans la dite cachette pour se regrouper.

Et là, lecteurs, vous m’arrêtez, vous me stoppez, vous tentez de m’ôter les mains du clavier afin de me dire « Attendez, de la téléportation ? Mais alors pourquoi s’ennuient ils à transporter Harry par voie normale et ainsi risquer d’être attaqués ? » ; la réponse est simple : Harry n’a pas encore 17 ans, je le rappelle, et chez les sorciers, avant ses 17 ans, on porte « la trace« , un truc qui fait que l’on peut vous localiser automatiquement lorsque vous vous téléportez. Donc, Harry devant se cacher, l’idée est peu intéressante.

Donc là vous me dites « Aaaah, ok« .

Sauf que non, pas ok, lecteurs inattentifs ! Après tout, on est à la veille de ses 17 ans ; alors ça va, Voldemort et ses copains ont été trop bêtes pour penser à attaquer la maison dans laquelle Harry habite depuis des années (je ne veux pas entendre « elle est protégée contre les vilains sorts ! » ; vous croyez que ça la protège d’une voiture piégée ou d’un tir de fusil à lunette quand Harry sort les poubelles, hein ?), on peut bien attendre quelques heures de plus, comme ça, on le téléporte à 17 ans passés, et personne ne prend aucun risque.

Ultime solution : pourquoi s’emmerder à faire diversion en faisant prendre l’apparence d’Harry à plein de gens ? Il a une cape d’invisibilité, non ? C’est quand même pas plus pratique ? Non ? Bon.

En même temps, je ne leur en veux pas : après tout, à 11 ans, à un niveau CM2, on les a envoyé à Poudlard, école où on enseigne ni mathématiques, ni histoire, ni géographie, ni littérature, ni langues étrangères… bref, c’est une école qui forme des neuneus, oui, mais des neuneus magiques. On voit le résultat.

Bref ; nos héros suivent donc le plan, et prennent donc l’apparence d’Harry, y compris certaines jeunes filles, ce qui pour le coup, doit leur faire bizarre ; après une rapide inspection de leurs nouveaux corps et un coup d’oeil discret dans leurs slips respectifs, nos valeureux leurres se disent que, hé bé, ce soir, ils vont voyager plus légers qu’ils ne le pensaient. Harry a beau crier « Nan mais c’est parce qu’il fait froid, et tout« , personne ne l’écoute. On échange donc quelques dernières consignes avant d’aller enfourcher les balais volants, et se préparer pour l’action. Le vrai Harry, lui, monte avec Hagrid, le géant qui a une moto volante, avec sidecar. C’est quand même autrement plus moderne. Mais passons.

 

Méfiez-vous : les petits cons qui font du bruit en scooter en bas de chez vous sont peut-être en fait de puissants mages ; la différence n'est pas flagrante

Tout le monde décolle en conséquence, prend de l’altitude et, alors qu’ils franchissent les premiers nuages bas, découvrent des hordes de sorciers maléfiques sur leurs balais en train de les attendre ; ça vole dans tous les sens, ça échange des éclairs, bref : c’est la bataille d’Angleterre. Harry et Hagrid tentent de semer leurs poursuivants à grands coups de turbo (J’en profite : oui, je sais, c’est du « feu de dragon » plus qu’un vrai turbo, que gnagnagna, ils le disent dans le livre, mais écoutez moi bien bande de crypto-intégristes : ici, on spoile le film ! Le film ! Pas une étude comparée avec le livre du genre « ah ouais mais dans le livre ils expliquent pourquoi, tous les spectateurs devraient l’avoir sur les genoux durant la séance »  ! Alors il suffit, je vous connais ; reprenons maintenant.), mais les brigands s’accrochent ; cependant, Hedwige, la chouette d’Harry, décide de se mêler de la bataille en essayant de venir protéger son maître en griffant le visage des poursuivants : grave erreur, puisque non seulement elle en meurt, mais elle révèle ainsi qui est son maître, l’andouille. Tous les vilains cessent donc la poursuite et c’est Voldemort en personne qui débarque pour essayer d’abattre Harry. Hélas, sa nouvelle baguette ne semble pas faire le poids comparé à celle du bon Potter, et l’objet de bois explose littéralement, obligeant Voldemort au repli.

2 choses : Voldemort, tu aurais utilisé je ne sais pas moi, un flingue ? Ou même, parce que tu es retro, une grosse épée, une arbalète, un arc magique, ou je ne sais quoi ? Tu n’aurais pas ce genre de soucis ! Ne serais tu pas un peu idiot par hasard ? Quant à toi Harry, c’est pareil : tu peux faire apparaître des cerfs magiques, changer d’apparence, jeter des éclairs, mais tu n’es pas foutu d’obtenir de quoi bourrer de plomb un sorcier ? Surtout que j’insiste : une bonne vieille pétoire, c’est quand même plus rapide qu’une baguette : l’autre en est encore à gueuler « Avada Ke… » que d’une simple pression sur une gâchette vous l’avez transformé en filtre à plombs. Ca vous dirait pas d’être efficace, un peu ?

Bon, revenons à nos moutons : Hagrid et Harry, ayant semé leurs poursuivants, finissent par poser leur moto volante qui a pris quelques coups dans la bataille à proximité de la cachette tant attendue : le Terrier, la maison de la famille Weasley qui…

… oh ? Attendez, c’est ça « la cachette » ? Mais ? Mais bon sang, ce n’est même plus une cachette, c’est un panneau clignotant « venez me tuer, je suis chez mon meilleur copain chez qui je passe toutes mes vacances d’habitude ! » ; c’est définitif, nous n’avons pas la même notion de planque. Si c’était pour l’emmener là, je crois qu’il aurait été possible de téléporter Harry d’entrée de jeu, même si tout le monde était au courant : ça n’aurait pas fondamentalement changé l’affaire.

En tout cas, les autres duos faux Harry/garde du corps arrivent l’un après l’autre au Terrier en se téléportant ; tout le monde se porte bien, à l’exception d’un des frères de Ron, qui a eu une oreille coupée, et de Maugrey Fol-Oeil, un soi-disant formidable chasseur de mages noirs qui est tombé au champ d’honneur. A noter que Modingus, un membre de l’équipe un peu lâche, a lui tout simplement fui en se téléportant dès le début de la bataille dans un bruit de pet liquide paniqué. Tout le monde est un peu triste mais, bon, il est l’heure d’aller se coucher, alors on pleurera demain.

Dans la nuit, entre deux rêves érotiques, Harry a des flashbacks : guerre du Vietnam, soirée alcoolisée, et accessoirement, mort de Dumbledore ; il décide donc que les gens autour de lui meurent trop facilement ces derniers temps, et veut partir seul s’isoler pour ne plus mettre personne en danger : son vieux copain Ron le retient heureusement, lui expliquant qu’il est beaucoup trop con pour survivre seul, ce en quoi je ne lui donne pas tort.

Le lendemain, il est déjà temps de se changer les idées, puisque figure-vous que Bill, l’un des frères de Ron, ainsi que Fleur, sa copine, ont décidé de se marier. Un immense banquet et une cérémonie ont été organisés au Terrier où…

Attendez, attendez, ce n’est pas censé être une « planque » ? Vous organisez une fête géante dans la planque que vous ne voulez surtout pas que qui que ce soit découvre ? Je… heu… bon.  Bref, faisons comme si de rien n’était. Dans la journée en tout cas, le ministre de la magie en personne se rend sur place pour voir Harry (Je ! Et lui, comment est il au courant ? Les héros passent leur temps à dire qu’il ne faut surtout pas informer le ministère, qui est infiltré de partout par les méchants, et ils invitent le ministre lui-même à venir les visiter dans leur planque ? Non mais, je suis le seul à avoir entendu le mot « cachette« , à un moment ? Même que c’était pour ça qu’il faisait un super plan à base de diversions il n’y a pas 15 minutes ?). L’homme politique vient lire à Ron, Hermione et Harry le testament de Dumbledore ; il le fait lui-même car il n’y a pas du tout de personnel pour, c’est connu, le ministère, ça doit juste être le ministre et sa secrétaire. Ainsi, nos héros apprennent que :

  • Ron hérite d’un déluminateur, objet qui peut faire disparaître et apparaître de la lumière à volonté
  • Hermione hérite d’un livre de contes pour enfants, Les Contes de Beedle le Barde
  • Harry hérite du premier vif d’or qu’il a attrapé au sport national des sorciers, le Quidditch, une petite boule dorée et aildée

Autant vous dire que le ministre repart au son des « Raaah, Dumbledore, vieil enfoiré, comment tu nous lègues de la daube, c’était bien la peine de se faire chier durant six livres, tiens ! On ira déféquer sur ta tombe !« .

Le soir même, le banquet post-mariage a donc lieu, et chacun célèbre l’union de Bill et de Fleur autour d’une bonne coupe de champagne. Harry profite donc de la soirée pour se promener tranquillement au milieu de tous les invités, façon « Coucou, je suis là, si l’un d’entre vous est un agent de Voldemort, n’hésitez pas à lui dire où je me cache, si on peut encore appeler ça se cacher« . Il rencontre rapidement un vieux, qui comme tous les vieux, a un truc à raconter entre deux effluves urinaires : Dumbledore avait une vieille amie qui le connaissait formidablement bien, et qui a donné quantité d’informations à une journaliste pour qu’elle écrive un livre sur lui. L’amie en question, Germaine, habite dans le village où Harry vivait jusqu’à la mort de ses parents. Rien de bien fascinant, jusqu’à ce que la cérémonie soit interrompue par l’arrivée d’une sorte de boule lumineuse au milieu de la piste de danse qui vient interrompre « Le Petit bonhomme en mousse » pour informer les convives d’une terrible nouvelle : Voldemort et ses troupes viennent d’attaquer avec succès le ministère de la magie, et l’ont renversé. L’objet mystique ajoute accessoirement « Maintenant, planquez vos fesses, car ils arrivent« . Et effectivement, des dizaines de sorciers plutôt vilains arrivent aussitôt et commencent à se battre avec les convives à grands coups de sorts mortels. Harry, Ron et Hermione ont juste le temps de se téléporter en urgence vers un lieu lointain : une rue de Londres.

 

Pour ne pas casser l'ambiance, même les mauvaises nouvelles sont annoncées par une boule à facette

Coup de chance (de nombreux autres suivront) : Hermione s’est téléportée avec son gadget ultime : le sac à main sans fond, un sac dans lequel tu peux ranger tout ce que tu veux, de ton portefeuille à ta bibliothèque en passant par ta toile de tente. Il faudrait que je m’en trouve un comme ça pour mes soirées kidnappings. Même si je ne vous raconte pas le bordel pour retrouver ses clés là-dedans. En tout cas, elle, elle a mis moult affaires à l’intérieur, y compris des vêtements de rechange pour des garçons. Ne me demandez pas pourquoi elle a ça sur elle, la coquine.

Nos héros vont donc trouver un petit café pour se poser temporairement et discuter des derniers évènements ; cependant, ils sont rapidement attaqués par deux mages maléfiques, qu’ils parviennent à neutraliser assez rapidement (parce que les mages n’ont pas pensé à les attaquer pendant qu’ils ne regardaient pas alors qu’ils arrivaient dans leur dos, quelle idée saugrenue). Ils leur font tout oublier grâce au GHB magique d’Hermione, avant de se dire qu’il serait temps de trouver une cachette pour la nuit ; quoi de mieux que d’aller dans l’ancien QG de l’ordre du Phénix, l’ancien manoir de la famille Black ? Décision est prise, et les choses se passent plutôt bien sur place, malgré des bruits étranges dans la maison. Tant et si bien que comme toujours dans les grands films, quand il y a des tueurs qui rôdent et que les héros sont dans un manoir étrange, ils se séparent en groupes de 1.

Heureusement, ils ne trouvent que deux choses : tout d’abord, Kreatur, l’elfe de maison crasseux du manoir, pas très aimable mais condamné à obéir à Harry dont il est la possession suite à un héritage, et une inscription signifiant qu’habitait autrefois là un certain Regulus Arcturus Black, soit R.A.B, les initiales d’un type dont nos héros savent de source sûre, grâce à une anecdote du film précédent, qu’il possède l’un des Horcruxes contenant un bout d’âme de Voldemort, un petit médaillon. Oui, un petit médaillon choupi. Voldemort est comme ça ; des fois, il cache aussi son âme dans des Zhu Zhu Pets. Soit ! Ils interrogent donc Kreatur afin de savoir où est cet objet mais celui-ci les informe qu’il a été volé il y a un bail par un certain Modingus (mais si, le lâche du début du film !). Harry ordonne donc à Kreatur de retrouver le voleur, ce qu’il fait assez rapidement, car malgré leur statut d’esclaves, les elfes de maison sont surpuissants, allez savoir pourquoi.

Modingus est donc interrogé ; il ne résiste pas beaucoup (il est lâche), et Hermione regrette donc de ne pas pouvoir utiliser sa gégène avec pinces à testicules qu’elle avait emmené pour l’occasion. Ils apprennent donc que le médaillon a été confisqué par Dolores Ombrage, une vilaine du ministère de la magie, qui collabore avec joie avec les troupes de Voldemort.

Nos héros décident alors qu’il serait malin d’infiltrer le ministère afin d’aller y récupérer l’objet ; ils capturent donc 3 fonctionnaires de celui-ci et cachent leurs corps dans un entrepôt discret (pourtant annoté d’un gros panneau jaune pétard « attention, site sous surveillance vidéo« … non, vraiment, combien de fois vont ils faire des choix débiles ?), prennent leur apparence et s’en vont au ministère accomplir leur terrible mission.

Sur place, comment vous décrire le spectacle ? C’est facile, pour que l’on comprenne bien que nous sommes chez des vilains, c’est le IIIe Reich : outre la propagande pro-sorciers aryens, des hordes de types en tenue du Volkssturm (avec même le petit brassard rouge du parti au bras et la casquette d’infanterie, oui oui oui, c’est très recherché) circulent, attrapent des gens et les emmènent se faire interroger (avec un peu de torture, évidemment, parce que sinon, on rigole moins) afin qu’ils avouent s’ils cachent des sorciers au sang mêlé à celui des moldus, ou s’ils en sont eux-même. Subtil, n’est-ce pas ? Les murs sont accessoirements recouverts d’affiches invitant à capturer un certain Harry Potter, le célèbre magicien geek.

Cependant, rien n’arrête nos aventuriers qui infiltrent sans soucis les lieux, tant apparemment ils peuvent aller n’importe où sans qu’on leur demande de présenter un quelconque papier. Un ministère imitant le IIIe Reich, c’est connu, ça se visite comme on veut, c’est ouvert à tout vent. Ils arrivent donc à localiser, par un petit coup de chance (ça alors !), Dolorès Ombrage, qui est occupée à tenir un procès dans les sous-sols. Nos larrons débarquent avec toute la subtilité qui est la leur, paralysent tout le monde à coups de baguette (il n’y a aucune sécurité non plus, quelle idée de sécuriser un tribunal), et s’enfuient en emmenant le médaillon que la bougresse avait autour du cou. Cependant, durant leur fuite, la polymorphie arrête de faire effet, et tout le monde découvre Harry Potter et ses potes en plein milieu du ministère de la magie où ils sont recherchés ; une petite course poursuite s’engage avec les miliciens locaux, et l’un d’entre eux, plus tenace que les autres, arrive même à les attraper au moment où ils se téléportent. Hermione est donc obligée de le dégager une fois à destination avant de relancer une téléportation d’urgence vers une petite forêt, ce qui, étant fait un peu à la va vite, a tendance à poser quelques soucis ; dans le cas présent, c’est un bras de Ron qui est téléporté en oubliant plusieurs morceaux (je pense que des bouts de cerveau de plusieurs héros ont aussi refusé de faire le voyage, mais ce n’est que mon opinion). Heureusement, Hermione a de quoi le soigner (une bombe froide et une éponge magique), mais il reste tout de même très affaibli de cette affaire. Elle donne alors à Harry la consigne qui va ouvrir une séquence affreusement étirée qui donnera à certains des envies de s’ouvrir les veines : « Harry, va monter la tente« , car oui, Hermione a toujours une tente Quechua dans son sac dimensionnel.

 

75% du film tient là-dedans.

Ainsi commence une longue, trèèèèèès longue période durant laquelle nos adolescents vont vivre tranquillement sous la tente en essayant de détruire le médaillon, mais sans pouvoir y parvenir (le bougre résiste aux sorts ; mais personne ne pense à essayer avec un gros caillou). Fugitifs, chaque soir, nos loulous jettent des sorts rendant leur campement invisible à autrui.

C’est con que vous n’ayez pas eu l’idée de jeter les mêmes sorts sur le banquet, au mariage, ou sur une quelconque de vos précédentes cachettes. J’imagine que ça aurait pu aider. Mais bon.

Un soir, Hermione entend du bruit non loin du camp, et étant de garde, décide de n’alerter personne et de se séparer des autres pour aller voir (dans une forêt, la nuit, avec des tueurs qui rôdent… non mais ce n’est plus un film, c’est un sketch de Jean-Marie Bigard ! Heureusement qu’Hermione est la plus intelligente). Elle tombe nez à nez avec une troupe de sorciers au service de Voldemort, des « rafleurs« , mais ceux-ci ne la voient pas, puisqu’elle bénéficie du sort d’invisibilité du camping. Ils finissent donc par passer leur chemin. Cependant, la chose a fait suffisamment peur à nos héros (plusieurs slips ont connu une fin tragique ce soir là) pour qu’ils décident de se déplacer régulièrement ; ne pouvant se téléporter puisque Ron est encore un peu faible, ils vont à pieds au travers de fabuleux paysages, et visitent apparemment l’Ecosse en long, en large et en travers.

Harry, de son côté, a une idée stupide, comme bien souvent : « Heeey le médaillon qu’on a trouvé contenant un bout d’âme de Voldemort, si on le portait autour de notre cou en attendant de trouver comment le détruire au lieu de le laisser au fond du méga-sac magique d’Hermione qui sert à transporter tout le reste de nos affaires en toute sécurité ? » ; aussitôt dit, aussitôt fait. Mais comme le médaillon rend les gens nerveux et méchants, curieusement, personne ne pense à dire « Bon, c’était une idée de merde« , et à la place on entend un « Portons le tour à tour, partageons ce fardeau« . Ho oui M’sieur Frodon, partageons l’anneau, il est trop lourd pour vous, vivement qu’on atteigne le Mordor pour le détruire. Tiens ? Je me suis trompé de film ? Vous êtes sûrs ? Non parce que moi je n’ai pas l’impression. Enfin, si vous le dites.

Au final, le médaillon finit par accomplir sa mission, puisqu’il provoque une grosse crise de colère chez Ron (original n’est-ce pas ? De toute manière, quand il y a un piège ou quelqu’un qui doit tomber sur une peau de banane, c’est toujours pour Ron), qui soupçonne une liaison entre Hermione, sa copine (avec laquelle il ne couche pas malgré qu’ils soient bloqués en pleine nature depuis des semaines avec beaucoup d’hormones et peu d’activités, on reste quand même dans un monde gentillet ; des ados, de la magie, des pouvoirs d’agrandissement de certaines choses et de polymorphie, en général, ça dégénère vite), et Harry. Il décide donc d’abandonner tout le monde et en a marre de cette quête d’horcruxes alors qu’ils n’arrivent même pas à en détruire un : il se téléporte seul loin de là.

Ah le salopard : alors pour ça, il a la force de se téléporter, mais pour éviter à ses copains de marcher, jamais. Quel pourri.

Harry et Hermione n’étant plus retardés par leur ami à la chevelure de munster, ils se mettent à se déplacer en se téléportant eux aussi aux quatre coins du pays, sans pour autant avancer beaucoup plus dans leur aventure. Ils papotent, se font des câlins amicaux, dansent en écoutant la radio, mais jamais Harry n’arrive à obtenir d’Hermione quoi que ce soit, tant cette dernière reste quand même fondamentalement une truie frigide. Un soir, cependant, elle a une idée lumineuse : « Aaaah mais je sais ce qui pourrait détruire les horcruxes : l’épée magique de Gryffondor » (notez qu’il s’agit toujours d’une épée ou d’un truc médiéval ; le fusil à pompe enchanté de Gryffondor, vous pouvez toujours l’attendre. J’imagine qu’au moyen-âge, l’épée étant trop moderne, les sorciers se battaient à coups de gourdins et de silex magiques) ; seul soucis, l’épée magique a disparu depuis des mois, et personne ne sait où elle est.

Que faire en attendant ? Jouer à la crapette ? Regarder Avatar ? Ouvrir un skyblog ? Non : Harry a une idée. Peut-être que Dumbledore n’a pas tout dit avant sa mort sur les horcruxes et comment les détruire ; peut-être serait il temps d’aller rendre visite à Germaine, la vieille amie du vénérable mage qui semblait en savoir suffisamment sur lui pour aider une journaliste à écrire un livre à son sujet. Hermione souligne que se rendre dans le village où Harry a perdu ses parents est risqué, que l’ennemi risque d’y avoir placé des guetteurs, mais bon : qui ne tente rien n’a rien. En plus, comme c’est aussi un lieu important pour Voldemort, peut-être y a t-il laissé un autre horcruxe.

 

"Cher Père Noël, si tu pouvais m'apporter la MG-42 de Serpentard, ça me ferait bien plaisir"

C’est donc la nuit de Noël que nos deux pinpins s’en vont dans le village enneigé visiter les lieux ; ils repassent devant l’ancienne maison à demi-détruite de la famille Potter, mais ne trouvent rien d’intéressant. A part une petite vieille relativement louche, qui les invite à la suivre ; elle les emmène jusqu’à une petite maison isolée où, effectivement, il s’avère qu’elle est bien Germaine, la personne recherchée par nos héros (quel coup de bol ! Elle passait pile au bon endroit au bon moment !) ; seulement, elle est curieusement muette. Vous vous demandez pourquoi, hein ?

La réponse est simple : ce n’est pas vraiment Germaine : en fait, c’est l’anaconda domestique de Voldemort, déguisé en vieille, qui tend un piège à nos héros. Oui, un anaconda déguisé en vieille. Oui, moi aussi j’étais consterné, parce que bon, je m’y connais en anacondas, j’ai vu d’excellents documentaires sur le sujet, et jamais ils ne se font passer pour des vieilles, c’est pas le petit chaperon rouge, non mais. Bref ; une petite bataille s’engage, dans laquelle le serpent est repoussé par un puissant sort d’Hermione, mais qui détruit au passage la baguette d’Harry. Un repli stratégique via téléportation est donc effectué, et Harry pleure doucement qu’Hermione lui a brisé la baguette (oui ? Non, je n’ai pas fait ce commentaire. Pourquoi, je devrais ?).

Et c’est donc reparti pour encooooooore plus de camping. Raaah, laissez moi mourir, bon sang, qu’est-ce qu’on s’ennuie.

Un soir, Harry, de garde, entend du bruit dans les bois ; aussi malin qu’Hermione, lui aussi décide de ne surtout pas l’alerter (ça sert à ça, des gardes : à ne pas donner l’alerte) et de partir tout seul voir ce que c’est ; et bien figurez-vous qu’un patronus en forme de biche fantomatique (un patronus, c’est une sorte d’esprit défenseur que les sorciers peuvent faire apparaître) est là, au milieu des bois, à attendre Harry pour le guider gentiment. Bon, Harry, ça fait maintenant des mois qu’il n’a pas réussi à serrer la petite Hermione, alors il est un peu chaud et une biche, même fantomatique, ferait bien l’affaire : aussi la suit il sans se poser de questions.

Cette dernière le guide jusqu’à un étang gelé où, sous la glace, Harry aperçoit… l’épée de Gryffondor.

Oui, elle est là, tranquille : elle adore faire de la plongée en hiver, c’est son hobby. Ni une, ni deux, Harry décide d’aller la chercher ; pour cela, il veut plonger sous l’eau. Non, utiliser sa magie (il a emprunté la baguette d’Hermione, mais ne s’en sert pas) pour ramener l’épée, quitte à faire apparaître une épuisette, ça lui parait trop élaboré comme plan. Non, il va plutôt se mettre en slip et plonger par – 12°, histoire de rigoler un peu. En ne gardant sur lui qu’un seul objet : le médaillon de Voldemort (bin oui, tiens, c’est vrai qu’il est plus en sécurité là que dans la tente avec Hermione, hein ? Puis plus utile, aussi, sûrement). Or, une fois sous l’eau, curieusement, le médaillon n’a pas l’air d’apprécier qu’Harry essaie de récupérer une arme capable de le détruire ; il se débat donc, et essaie d’entraîner sous la glace Harry loin de l’épée et du trou qu’il avait fait pour plonger, histoire de le noyer.

Formidable coup de bol (encore un ? Non mais c’est fini ces télescopages ?), une main récupère et l’épée, et le Harry Potter et les sortent tous deux de l’eau en cherchant lequel des deux est con comme 2 kilos de métal : il s’agit de Ron, qui est revenu aider ses potes maintenant qu’il a fini de faire son petit caca nerveux. Il a su où était Harry grâce au déluminateur, qui apparemment, fait aussi GPS. Ne me demandez pas comment non plus. Harry propose alors à Ron de détruire le médaillon, maintenant qu’ils l’ont, ainsi que l’épée ! Notre rouquemoute accepte, mais comme Harry l’a dit : « attention, au moment où tu voudras le détruire, le médaillon risque de se défendre ! » ; ouais, attention Ron, cet enfoiré va essayer de te mettre des coups de fermoir, il risque de te pincer. Trop cruel, Voldemort.

Sauf que non : Voldemort a mis bien plus de puissance dans ce médaillon ; celui-ci crée des illusions pour effrayer Ron (il fait apparaître sa terreur, des hordes d’énormes araignées), avant de, allez savoir pourquoi, changer de registre :

« Roooon… Roooon… ta copine, elle couche avec Harry ! C’est une coquine !
– …
– Regarde ! Je fais apparaître des images où elle et lui se font des bisous ! Ca t’énerve, hein ?
– Heu… c’est-à-dire qu’en fait, mon objectif, médaillon, c’est de te casser la gueule, alors chercher à m’énerver encore plus, c’est un peu incohérent. En plus les araignées, ça me faisait fuir, alors pourquoi tu arrêtes ?
– Regarde ta copine… bisouuus… elle roule des patins à Harry ! Attends, tu en veux plus ? Bouge pas, je te mets un petit fond sonore de basse, façon film porno. Alors, t’en penses quoi ? T’es vénér’ hein ?
– Mais enfin, médaillon, tu es idiot ? Pourquoi tu m’encourages à te détruire alors que tu dois faire l’inverse ?
– Okay, tu l’auras voulu : je rajoute des passages où Harry fait pouet’ pouet’ camion à Hermione. Tu veux que je fasse apparaitre un gros monsieur noir aussi pour se joindre à eux ? Ca t’énerverait un gros monsieur noir tout nu ?
– Bon. »
0

Ron, lassé par l’incohérence totale du médaillon, le détruit donc d’un bon coup d’épée, et hop : finies les illusions d’Harry et Hermione à poil, mais pas trop non plus (le médaillon de Voldemort fait apparaître des illusions chastes : c’est un seigneur des ténèbres, mais militant actif chez Familles de France). Une fois cela fait, les deux garçons retournent au campement trouver Hermione, qui est certes heureuse de retrouver Ron et d’apprendre qu’il a détruit un horcruxe, mais surtout un peu en colère qu’il ait lâché tout le monde quelques semaines plus tôt. Elle boude donc.

Tiens, mais au fait, qui a créé cette biche fantomatique qui a guidé Harry au fond des bois pour trouver l’épée ? Comment cette personne savait que notre groupe camperait juste à proximité ? Que faisait l’épée là ? Mystère, dans l’immédiat.

 

Attention ! Dans cette image se cache un anaconda, sauras tu le retrouver ?

Sur ce, revenons à nos pérégrinations ; un jour, Hermione note dans le bouquin de contes pour enfants que lui a légué Dumbledore un signe curieux : un trait vertical, imbriqué dans un cercle, le tout placé dans un triangle… hmmm, mais qu’est-ce que c’est ? Harry se souvient avoir déjà vu M. Lovegood, le patron d’un journal pourri (une sorte de Public ou Closer local), porter ce signe en médaillon. Il pourrait donc être intéressant d’aller le voir pour l’interroger à ce sujet ; soit ! La petite troupe se rend donc promptement chez le personnage, accessoirement père de Luna, une de leurs camarades de classe. L’homme est un peu nerveux et dérangé (mais bien qu’il raconte n’importe quoi, bizarrement, il donne toujours de formidables infos 100% véridiques pile poil quand les héros en ont besoin), mais explique tout de même ce qu’est ce signe : il s’agit des « Reliques de la Mort » ; dans un vieux conte, trois frères ont obtenu de la Mort trois objets : la plus puissante baguette de sorcier du monde (symbolisée par le trait vertical), une pierre capable de ressusciter les morts (le rond), et une cape d’invisibilité (le triangle). Quiconque a ces 3 objets devient « le Maître de la Mort« . Soit, se disent nos amis, et ces objets existeraient donc bel et bien ? Puisque Harry a déjà la cape d’invisibilité, semble t-il (même s’il ne s’en sert pas du tout dans ce film alors qu’elle aurait pu servir quasiment dans chaque scène, mais définitivement, Harry est un pur produit de Poudlard, l’école au programme consternant).  Effectivement ; mais la conversation n’ira guère plus loin : nos héros comprennent vite que leur hôte a une bonne raison d’être nerveux ; sa fille a été raflée par les vilains quelques temps plus tôt, et il espère, en dénonçant Potter et ses amis, obtenir sa libération. A peine a t-il révélé cela (tout est bien synchronisé, encore une fois) que la maison est bombardée de sorts plutôt offensifs par des mages noirs volant tout autour ; histoire de varier un peu les plaisirs, Hermione téléporte ses deux balourds de collègues et elle-même vers une destination forestière où…

… où allez savoir comment, ils sont attendus par les rafleurs qu’ils avaient vu dans les bois des mois auparavant. Comment les ont ils retrouvés ? Vous ne le saurez jamais ; en tout cas, une brève course poursuite s’engage, et nos élèves sorciers sont vite capturés : Hermione a juste le temps de jeter un sort de Bogdanovum à Harry (elle lui déforme le visage en le gonflant affreusement) afin que leurs agresseurs ne l’identifient pas tout de suite et ne le livrent ainsi pas aussitôt à Voldemort. Certes, il y a une trace de sa cicatrice, que ses agresseurs reconnaissent, mais dans le doute, ils se rendent au QG des méchants pour vérifier son identité.

Sur place, la chose semble compliquée, tant, quand même, Harry ne ressemble plus à rien (je vous ai entendu dire « c’était guère mieux avant« , au fond, messieurs) ; aussi, lui et Ron sont envoyés en cellule en attendant que l’on prenne une décision. Bellatrix, l’une des grandes méchantes préférées de Voldemort, décide elle se s’amuser un peu avec Hermione, en la torturant parce que bon : elle est fille de moldus, même pas de sorciers, donc ça mérite bien une punition.

Pendant ce temps, dans leur cellule, Harry et Ron entendent du bruit et allument toutes les lumières grâce au déluminateur (… non… non… ne me dites pas que les forces du mal dans leur QG face à des sorciers, qui sont souvent des gens avec des objets magiques, n’ont même pas pensé à les fouiller ? Et bien non.), et constatent qu’ils ne sont pas les seuls prisonniers : il y en a 3 autres, parmi lesquels Luna Lovegood. Soudain, apparait au milieu d’eux Toby, l’elfe de maison idiot et pote d’Harry Potter, qui a le pouvoir (comme il est aussi surpuissant que tous les elfes de maison) de se téléporter où il veut, même dans cette cellule, qui doit pourtant être protégée. Toby cherchait Harry, et est fort content de lui tomber dessus ; il reçoit donc directement des instructions du bon Potter : 1 – évacuer les autres prisonniers vers une planque en bord de mer où ils sont déjà allés, et 2 – neutraliser le garde de la prison. En 10 secondes, l’elfe fait les deux. Balaise. Et vous n’avez pas encore tout vu, mais j’y reviens.

Nos deux adolescents vont donc rapidement porter secours à Hermione, et la sauvent de ses tortionnaires, aidés en cela par Toby, qui fait tomber des objets et confisque les baguettes de tous les sorciers – pourtant forts, maléfiques et expérimentés – présents à ce moment là. Bref, à lui seul ou quasiment, l’elfe vient de paralyser tout le QG de Voldemort et ses mages les plus costauds.

Bon, moi, à leur place, j’aurais déjà monté une armée d’elfes de maison et conquis le monde en moins de 45 minutes. Mais là encore, personne ne semble y penser.

 

Voilà : ça, ça vous maîtrise toute l'armée ennemie en moins d'une minute. Mais tout le monde semble l'oublier.

En tout cas, Hermione se relève péniblement, non sans que l’on ait pu voir un cheveu de Bellatrix en gros plan tomber sur son manteau. C’est super innocent, comme plan, pas vrai ? Ça ne va sûrement pas servir dans le prochain film, nooooon. C’est probablement juste un plan pris au hasard, comme ça, hop, genre « Tiens, si on filmait un cheveu ? C’est cool les cheveux, ça joue bien, ça me rappelle un peu Romain Duris« .

Au final, tout le monde se rassemble autour de Toby pour se téléporter avec lui loin de là ; c’est sans compter sur Bellatrix qui, probablement anciennement employée au cirque Pinder, effectue un formidable lancer de couteau à la dernière seconde, provoquant la téléportation de la lame volante avec l’ensemble du groupe de fuyards.

A l’arrivée, tout le monde se retrouve donc comme prévu sur une plage balayée par les flots, avec comme seule perte Toby, qui a reçu la lame en plein dans son petit corps frêle ; il meurt donc dans les bras de Harry en contemplant l’océan, cette plage étant un peu son Omaha Beach ; pour les dialogues, ça donne grosso modo dans le « Ne meurs pas Toby ! Accroche toi ! Les hélicoptères arrivent !  » et les « Tu diras… argh… à ma femme que… je… je l’aime… tu lui diras, hein… Harry ! » – « Toby ! Fais pas le con, écoute, on entend les rotors ! Ils vont te retaper, tu iras voir ta femme en permission avec une médaille et tu lui diras toi-même que tu l’aimes !« 

Hélas, Toby meurt quand même. Harry sanglote donc d’avoir perdu son ami moche, niais, mais surpuissant, et s’en va lui creuser une tombe avec une bonne vieille pelle, quelque part dans les dunes, là où les gens font vider les intestins de leurs chiens lorsqu’ils se promènent sur la côte.

Mais, et Voldemort dans tout ça, hein ? Qu’est-ce qu’il faisait au lieu d’être à son QG ? Et bien, sachez-le : d’abord il est allé péter la gueule à un célèbre fabriquant de baguettes magiques en lui disant « Alors comme ça, tu pensais qu’avec une autre baguette je pourrais vaincre Harry ? Sauf que celle que j’ai utilisée au début du film, elle a fait pouf ! Je veux faire jouer ma garantie ! » ; puis, réalisant qu’il lui faudrait tout simplement une baguette fort puissante, il s’est mis en quête de celle évoquée dans le conte des trois frères, la baguette des Reliques de la Mort. Le vieux marchand de baguettes a évoqué le fait qu’il avait bien cette baguette des années auparavant, mais que quelqu’un lui avait volé, probablement un roumain.

Voldemort part donc retrouver le voleur, devenu fort vieux mais toujours fort rabouin, et ce dernier lui annonce que la baguette avait fini dans les mains de Dumbledore. Et à sa mort, il avait été enterré avec.

C’est donc parti pour la séquence nécrophile du film : Voldemort va ouvrir le tombeau de son vieil ennemi, renifle un peu son cadavre encore en fort bon état, s’accouple un peu avec parce que bon, hein, il a beau être maléfique, il n’en reste pas moins homme, puis s’empare de la baguette avec laquelle il fait surgir moult éclairs du ciel dans un rire maléfique et…

FIN.

 

La scène finale de l'accouplement post-mortem

Ou plutôt à suivre. Oui, je sais, dans la bande-annonce, il y a plein de scènes d’action dont je n’ai pas parlé ici ; c’est normal, c’est pour le suivant. Parce qu’une bande-annonce juste avec les scènes de ce film, c’eut été affreusement chiant. Ça aurait ressemblé à Camping, en fait. Avec Emma Watson à la place de Franck Dubosc.

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Sylvain Fumoir, à quatre pattes dans la neige, soufflait lourdement après avoir subi toute la douleur d’un tel ennui cinématographique. Jamais il ne se serait douté que son adversaire lui infligerait une telle torture. Mais il n’avait pas joué sa dernière carte pour autant. Il jeta un regard à l’Odieux Connard derrière lui.

« Alors, on se rend ? Ne fais pas comme ton ami Jamax, qui a voulu résister inutilement…« 

Fumoir eu un rictus invisible, tant sa face était à nouveau tournée dans une autre direction ; il était déjà concentré sur autre chose : relevant sa manche, il toucha de la main le tatouage en forme de souris blanche qu’il portait au poignet.  Il allait prouver que son Noir Seigneur était de retour.

Je n’eus pas le temps de me retourner en entendant le bruit caractéristique de quelqu’un se téléportant derrière moi.

« Yé vé té faire dichparaitre comme oune petite chouriche, hihihi !« , entendis-je avant qu’un éclair ne vienne me frapper entre les omoplates.

Mon Dieu, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, le maître de tous les sorciers maléfiques, celui qui surpassait amplement Voldemort était de retour :

GARCIMORE !

149 réponses à “Harry Potter et les Reliques de la Morve, Partie I

  1. En quelques mots seulement :
    « Vous meilleur … »

    (revoir au besoin l’excellent et subtil Hot Shoot 2)

  2. J’aime beaucoup tes séquences d’intro et de fin de spoil.

    Sinon, oui, le film laisse passer beaucoup d’infos présentes dans le livre, qui n’ont d’autres intérêts que de rendre l’histoire cohérente. Et puis on simplifie les scènes au point d’avoir des incohérences (exemple du déluminateur qui est toujours dans la poche de son possesseur, même après avoir été arrêté et mis en prison). C’est un peu le défaut de tous les films d’Harry Potter, et, en l’état, de toutes les adaptations cinématographiques de livres à succès : puisque les 3/4 des gens qui iront voir le film ont lu le livre, ils l’expliqueront à leurs voisins, et ça nous fait toujours gagner 30sec de plan cul. Bon, ok, le plan cul à la Harry Potter se situe au-dessous du niveau de la mer.

    L’idée de prendre un flingue à la place d’une baguette me déçoit un peu : ce n’est pas parce que l’argument n’est pas valable, mais parce que tu avais déjà fait cette objection lors d’un précédent volume des aventures de Non-Non au pays des sorciers. Comme il a peu appris entre temps, et qu’il n’écoute presque personne, ne vous étonnez pas s’il n’a pas mis cette idée en pratique.

    L’armée des elfes de maison, c’est une bonne idée. Sauf que chacun bosse pour son propre maître, ou celui qu’il prend pour tel. C’est un peu : « je me balade avec une arme de dissuasion massive à coté de moi, mais tous mes voisins font pareil. Du coup, c’est la guerre froide ». Difficile de faire une armée de ses individualités-là.

    « Camping » avec Emma Watson ? Mais ce serait presqu’un film passable ! Bon, à la max Pécas, quoi.

    Et pour en finir avec cette histoire de médaillon, je pense que personne n’a compris quel était le réel problème de Ron : il est aussi bigleux que son copain ! En fait, il devrait porter des lunettes, mais bon :
    1) ça fait redondant avec le personnage principal, on va les confondre
    2) il ne s’appelle pas Clark Kent ou Peter Parker, donc c’est pas lui le héros
    3) roux, bourré de taches de rousseurs et bigleux, c’est trop top pour un gars qui a 17 ans !
    Donc du coup, il ne les porte pas, et rate tout ce qu’il fait : sorts, balai volant, même la tentative bien mise au point de rallier le camp de Voldemort avec la t^te de Harry sous le bras. Ben oui, il a vu que leur quête allait nulle part, qu’il risquait de perdre sa copine, alors il tente de tuer l’élu, en lui maintenant la tête sous l’eau, puis en essayant de le décapiter. Sa mauvaise vision lui fait rater les deux coups, mais il passe ainsi pour un presqu’héros.

    L’héroïsme de certains n’est jamais très éloigné d’une forme complexe de trahison et de fourberie !

    • « Sinon, oui, le film laisse passer beaucoup d’infos présentes dans le livre, qui n’ont d’autres intérêts que de rendre l’histoire cohérente. Et puis on simplifie les scènes au point d’avoir des incohérences »

      Je plussoie. C’est vraiment regrettable comme procédé.

  3. Je n’irai pas le voir ! Du coup j’ai meme pas besoin de lire le livre non plus. Merci! Sinon je crois effectivement que Freud se poserait bien des questions avec toutes ces histoires de baguettes, de morts, de projections, de changement de personnalite, d’abstinence… Un film pour les enfants vous etes sures?

  4. Sauf que les magiciens de sont pas sensé connaitre tout les objets des « moldus », donc le coup des flingues, faut l’oublier.

    • Quand même, dans le trio de « héros », deux ont été élevé comme des moldus jusqu’à l’age de 12 ans.

      Je pense qu’à 12 ans tu as vaguement conscience que les flingues existent, et que c’est un peu efficace pour tuer quelqu’un.

  5. ahah!
    par contre il me semble que l’elfe mega fortiche qui ne pense pas a s’allier avec ses copains pour dominer le monndddee et asservir les humains c’est Dobby, non pas Toby

    • Effectivement, il s’agit de Dobby l’elfe, et également de Mondingus Fletcher, et non pas Modingus. En puriste et fervente lectrice d’Harry Potter, ça m’a bien arraché les yeux.
      Mais j’ai trouvé cette critique réaliste, il est vrai qu’il existe des incohérence dans les films, alors qu’il y en a beaucoup moins dans les livres. Mais bon, le coup du flingue… Chapeau bas.

  6. Bon ben je vais en rester au bouquin et éviter de perdre mon temps dans une salle obscure (apparemment le seul intérêt est la mignonne Emma Watson, qui campe là une étrange Hermione^^).

    Et j’ai la même interrogation concernant les elfes de maison depuis un bail. C’est à dire depuis la scène dans le deuxième film/bouquin où Toby protège Harry Potter de Lucius Malefoy avec une déconcertante facilité: un puissant sorcier qui se fait battre à plat de couture par une créature domestique, il y a de quoi se poser des questions sur la cohérence des rapports de force et des statuts maîtres/esclaves.

    • Si tu avais donc lu les livres tu saurais donc que les elfes ont leur propre magie, différente de celle des sorciers, qui est leur est supérieur.
      Cependant de par leur nature, ils sont complètement asservis et ne pensent même pas à se rebeller. Dobby est le seul elfe à s’être émancipé ( grâce à Harry ).

      • Bouquins lus mais ça fait un bail déjà, je ne me souviens pas de tout en détails.

        « que les elfes ont leur propre magie, différente de celle des sorciers, qui est leur est supérieur »

        Je ne saisis pas bien: la magie des sorciers leur est supérieure (mais dans cette scène ce n’est pas flagrant) ou c’est l’inverse (d’où le cependant après).

        Dans ce cas, je dis « ok d’accord, pourquoi pas » même si je suis perplexe que des créatures si puissantes se fassent bouffer si facilement par le grand capital^^

    • « apparemment le seul intérêt est la mignonne Emma Watson »
      Non, même pas. On se croirait sur Disney Chanel tant elle fait cucul-la-praline cette pauvresse… Non vraiment, les acteurs sont teeeellement balèzes, tellement profonds et fascinants! Du grand art! Ron est si crédible en parfait crétin (alors que, rappelons le, c’est un personnage très important dans le bouquin), et Harry est très fade.
      A part tout l’aspect commercial se la saga HP, je vois vraiment pas pourquoi ils se sont obstinés à continuer à vouloir faire des films…

      • « A part tout l’aspect commercial se la saga HP, je vois vraiment pas pourquoi ils se sont obstinés à continuer à vouloir faire des films… »
        Je crois que la réponse est dans la question. Ça va être un sacré traumatisme pour eux d’arriver au dernier film (enfin, au dernier bout du dernier film, vu qu’ils l’ont justement découpé pour retarder ça) et de ne plus recevoir des flots de joli argent qui brille.

    • Mais c’est parce que ils sont par des chaines invisibles et que la plupart aiment leur boulot ( sont con mais bon )

  7. J’aime beaucoup le livre, j’ai plutôt apprécié le film (malgré ses incohérences et ses sérieux coûts de mou), mais j’ai adoré cet article !

    Par contre, je n’avais pas du tout remarqué le cheveux de Bellatrix tombant sur le manteau d’Hermione… sans doute étais-je pris d’un bâillement à cet instant ^^

    Vivement le deuxième, pour un autre article de cette qualité.

  8. excellent mon cher odieux…. en revoyant le film cet après midi je me demandais comment vous alliez nous spoiler ca !

    Cela dit vous avez attiré mon attention sur un point: le cheveu qui tombe sur hermione ??? C’est vraiment à bellatrix ? Et quel interet pour la suite ?

    • On le voit dans l’une des BA:

      où on peut voir les neuneus… les gentils donc… avec Bellatrix dans un wagon de gobelin.
      Je me demandais ce qu’elle foutait là vu qu’elle est pas du genre à virer sa cuti^^
      ben maintenant je sais.

      • c’est a dire ? Elle va les retrouver grace a ses cheveux lol ? (desolé mais je n’ai jamais lu les livres)

      • Le cheveu sert à faire une potion qui te donne l’apparence du propriétaire du poil capillaire.
        Je suppose donc qu’Hermione va prendre l’apparence de la folle-dingue pour une nouvelle infiltration (apparemment chez les gob’s).

  9. Très bon comme toujours…
    Mais l’elfe il se nomme Doby, mon cher Odieux… pas Toby ^^ (en même temps comme vous le pensai surement, on s’en fou c’est qu’un petit être vilain qui meurs bêtement donc bon….)

  10. Je me pose des questions à votre sujet, illustre connard. Que vous spoilassiez j’en conviens tout à fait ; mais vous ne semblez jamais aimer quelque film que ce soit.

    C’est votre droit le plus absolu, toutefois je me demande pourquoi vous vous en imposez le visionnage ? Par pur désir de nous proposer vos savoureuses chroniques ? Ou bien est-ce qu’au fond, quelque part, vous n’aimez pas un peu toutes ces choses dont vous parlez et qui, finalement, vous font exister à nos yeux, nous votre auditoire acquis et adorateur ?

    • Peut-être est-il un grand fan d’Harry Potter, de Twilight et de Nicolas Cage, mais qu’il n’arrive pas à assumer :p

      • Comme exprimé dans son interview pour Grazia (ouh la Hooonteux)
        L’Odieux a dit je cite : « Par exemple, j’ai descendu le film Sherlock Holmes, alors qu’en réalité, j’ai passé un très bon moment. »

  11. oui effectivement j’aurais du penser au polynectar pour s’infiltrer chez gringott’s… mais quel heureux hasard ce cheveu lol

  12. « avec laquelle il ne couche pas malgré qu’ils soient bloqués en pleine nature depuis des semaines »

    Permettez-moi, cher Odieux, de vous rappeler une règle de Français : on ne dit pas « malgré que » mais « bien que ». On utilise « malgré que » dans l’expression, toute faite, « malgré qu’il en est ». Certes Proust s’est permis d’utiliser « malgré que »… Si je prends la liberté de vous faire remarquer cette petite faute c’est qu’elle sonne faux dans l’écrit d’un homme éduqué tel que vous.
    Très bon article au demeurant, toujours autant d’humour. J’aime.

    • Si je puis me permettre une correction de la correction : vous avez sûrement voulu dire « malgré qu’il en ait », et non « est », car, pour le coup, ça serait encore plus ridicule.

    • En fait, si, on peut dire « malgré que ». Ca sonne affreusement, j’en conviens. On prend ça pour une faute, je me rends compte, mais après m’être penchée sur la question, j’ai appris que non, ce n’est pas une faute :)

    • Non, l’expression est « malgré qu’il en ait », soit mal gré qu’il en ait, soit même s’il ne le fait pas de bon cœur.

      Malgré que phrase verbale, c’est déjà moche, alors y coller de l’indicatif, c’est criminel

  13. Je n’ai besoin ni de lire le livre ni de voir le film. Ce billet remplace avantageusement les deux. Il est vraiment très divertissant. Merci. Je me suis bien amusée à le lire Mr aux Dieux qu’on narre !

  14. Vous auriez pu spoiler le livre, ce qui aurait constitué un défi plus intéressant : il n’y a pas les raccourcis incohérents et le manque d’explications du film (par exemple, si je me souviens bien, dans le livre, Harry se promène déguisé au mariage de Bill et Fleur), mais il réussit l’exploit d’être tout aussi profondément nul. Il y aurait pas mal d’analyses à en tirer.

    (Pour info, j’ai lu tous les bouquins, certains en anglais, et j’ai bien aimé les trois premiers. Ce n’est donc pas un préjugé si j’ai trouvé carrément nuls les 6 et 7, leur intrigue vue et revue (hou, le méchant a caché son pouvoir dans des artefacts magiques et il faut arpenter le pays pour les détruire un à un, que d’originalité) et les personnages profondément débiles ainsi que vous le démontrâtes brillament.)

  15. Pour la première fois, votre chronique me déçoit, mon cher Connard. J’ai pourtant adoré la critique d’Avatar, film que j’avais beaucoup aimé, et je suis loin d’être de ceux qui applaudissent les films Harry Potter en règle générale. Mais une telle mauvaise foi (bien sûr, c’est fait pour, mais elle est d’habitude portée par bien plus de logique et de cohérence dans vos propos)… Voyons, ce n’est pas digne de vous.
    La plupart des incohérences que vous relevez sont, comme il a je crois déjà été dit plus haut dans les commentaires, aisément explicables par une simple lecture du livre. A ce sujet, j’ajoute que pas mal (je n’ai pas dit la totalité) des spectateurs d’HP7 ont lu ou vont lire le livre. Donc bon, certes le film oublie pas mal de choses, je suis le premier à m’en plaindre, mais beaucoup ne sont pas si importantes. En fait, seul le choix du Terrier en « cachette » et la façon mystérieuse dont les rafleurs retrouvent les héros vers la fin du film me laissent… dubitatif. Surtout que bon, ça aurait pas été beaucoup plus long de respecter le livre à ces moments. Mais passons.

    Le plus important concerne la cape d’invisibilité. C’est l’un des défauts les plus graves que vous dénoncez. Et il me semble (je n’ai lu le livre que deux fois, il y a trois ans, donc il est possible que mes souvenirs me trompent) que Harry ne l’a pas sur lui pendant toute cette fabuleuse cavale. Donc bon. Bof.

    Bref, merci et bravo pour toutes vos autres chroniques, mais j’espère une critique plus pointue et plus pertinente de la seconde partie d’HP7 ;)

    (Ps : Comme déjà dit aussi plus haut, c’est Dobby et pas Toby.)

    (Pps : Je vous aime quand même !)

    • Parce que maintenant un film ne doit pas être un tout propre que l’on puisse décrypté sans avoir un manuel durant la projection ?

      C’est un des arguments les plus stupides jamais inventé pour justifier l’absence de cohérence et/ou clareté d’une adaptation !
      (Ca et : « tout est tellement mieux au cinéma avec des explosions.)

      • Ahem…
        J’ai malheureusement eu l’honneur de tester le film avant ce très bon billet d’Odieux.

        Et la salle (dont j’ai clairement remonté la moyenne d’âge, et pourtant), fourmillait de « alors en fait, c’est son père? » « alors en fait c’est un sorcier? »

        Je parierais mon oeil droit qu’à peine la moitié de la salle ait lu le livre.
        Surtout que la moitié n’étant pas nés lors de la sortie, même du premier film, on peux pas leur demander de se taper les 7 tomes, ces petits feignants.

        Au passage: « sanglotte » prend un seul « t »

      • Ton argumentation est certes bien meilleure. Je n’ai pas dit que tous avaient lu le livre (je savais bien qu’on allait me répondre ce genre de choses…), et encore moins que cela excusait les nombreuses incohérences présentes dans le film. Je dis simplement que je considère le film comme un complément au livre, et que ceux qui veulent vraiment l’apprécier iront sans doute lire le bouquin.

        Han > Dans la salle où je l’ai vu, il n’y avait que deux gamins de moins de 13/14 ans, mais peut-être était-ce une exception… Enfin, c’est tout de même de moins en moins adapté aux enfants je trouve.

    • Je suis d’accord avec Pyraquadel, j’ai hésité à envoyer sensiblement le même message…
      Et juste parce que j’aime mettre mon grain de sel, dans ma salle à moi, max linder, environ 600 places, il n’y avait personne en dessous de 15 ans ! héhé

      • Alors peut-être est-ce dû au quartier…

        Ça ne change pas le fait que la promotion du film ne laisse aucun doute quand à son désir d’attirer les jeunes comme les papillons vers la flamme.
        On peux capter plusieurs fois dans le film des procédés de réalisation pompés sur Twilight où autres productions adolescentes.
        Je citerais la scène de la poursuite avec les Rafleurs, où j’ai dû fermer les yeux tellement la caméra était désordonnée.
        Le camping, les « en fait tu l’aime et je dois choisir », c’est vu et revu.

  16. Dans la scène de l’épée dans le lac gelé, Harry lance d’abord un sort pour faire remonter l’épée, mais celui-ci n’a aucun effet. Il brise donc la surface de l’eau et descend lui-même.
    J’avoue que j’ai toujours pas compris pourquoi les méchants attendent le transfert pour l’attaquer au lieu de tout simplement détruire sa maison avec lui dedans, ce genre de trucs…

    • dans mon souvenir on ne peut pas attaquer harry tant qu’il se trouve a privet drive… tant qu’il vit sous le toit d’une maison qui abrite le sang de sa mère defunte (via sa soeur petunia, la tant de harry donc) et qui l’a protégé en le payant de sa vie, personne ne peut rien contre lui, même voldemort !

      ne me jetez pas de pierres, c’est Rowling qui l’a ecrit pas moi lol

      • Oui ; mais ça ne repousse pas les balles, qui ne sont pas magiques, ni les douze tonnes de bombes, ni les détournements d’avions… quand on veut, on peut !

      • Je rajouterai que Harry porte cette protection jusqu’à ses 17 ans (la fameuse « Trace », qui alerte notamment le ministère lorsqu’un mineur utilise la magie avant sa majorité (17ans chez nos amis sorciers)). Raison pour laquelle ils (l’Ordre du Phoenix) le déplacent avant son annivesaire : ils n’attendent pas qu’il ne soit plus protégé.

        Sinon, pour tout ce qui est armes de destructions massives, flingues et autres bazookas, j’ai (peut être) une explication quelque peu rationnelle.
        Voldemort a une sainte horreur des moldus. Il les abhorre et n’accorde aucune importance à leurs mode de vie. Pour lui, il faudrait tous les (nous?) tuer. Pourquoi donc s’attarderait-il à nos stupides inventions et surtout s’abaisserait-il à utiliser les mêmes armes que nous ? Hein ??? haha

  17. « Celui-ci crée de illusions » : manque un s, là. « Ils ont te retaper » : un v (comme Voldemort ; simple coïncidence ? Je ne crois pas.) ne serait pas du luxe !

    « La MG-42 de Serpentard » : j’ai adorée !

      • Ce fut un plaisir ! Et j’en profite pour corriger mon propre message ; « j’ai adoré », ou « je l’ai adorée », mais je ne pense pas que « j’ai adorée » fonctionne très bien –‘

  18. Il ne faut pas oublier, non plus, le moment où Maugrey, après avoir expliqué le plan foireux, sort dans la rue et hurle un beau « BON LES GARS, ON SE RETROUVE AU TERRIER! »

    N’importe quel sorcier déguisé en chaton ou autre fox-terrier errant auraient pu l’entendre, pas étonnant qu’ils les retrouvent vite.

  19. J’ai relevé une faute, dans le spoil: « Ron, lassé par l’incohérence total du médaillon »
    C’est « totalE », non ?

    Sinon j’ai remarqué que dans tous vous spoils, c’est toujours le personnage principal qui est doté d’une connerie affligeante. J’imagine que ça doit être pareil dans la plupart des blockbusters.

    • Merci, corrigé ! Bin, dans tous mes spoils, nous suivons le héros. Et dans moult films, le héros est idiot (c’est ce qui fait le film, vu qu’en étant logique, il finirait l’affaire en 15 minutes le plus souvent). C’est pas ma faute, je suis innocent !

  20. Excellent article ! J’ai cependant du mal à croire que vous puissiez vous souvenir de tous les détails et déceler toutes les incohérences en un seul visionnage. Combien de fois êtes-vous allé voir ce chef-d’oeuvre ? Ne seriez-vous pas un peu maso, mon bon ?

    Sinon, juste une petite faute de frappe lorsque vous parlez du Vif d’Or, une petite balle « dorée et aildée » : il y a un petit « d » en trop.

    Longue vie au spoil !

  21. Très bon article encore.

    Je rajouterais au passage, que j’ai lu quelques part (je sais plus où) que Rowling avait, dans une interview, annoncé que Dumbledore était gay (et peut-être bien pédophile aussi mais elle ne le précise pas), ce qui va donc très bien avec la scène de cul post mortem que vous décrivez.

    • En même temps, c’est difficile d’être gay après sa mort.
      Cela dit il a probablement enseigné ça à Voldi.
      Ça laisse à réfléchir…

      • Tout les nécrophiles ne sont pas tous hétéros : regardez Twilight pour vous en faire une idée. Pensez à bien verrouiller vos cercueils on ne sait jamais.

  22. Juste histoire de dire quelque chose :
    En fait, le mec s’appelle pas Voldemort, mais Tom Elvis Jedusor (ce qui explique qu’il ait besoin d’un pseudo >.>)

  23. Cher odieux connard,
    Je taperais bien un « c’est beaucoup plus logique dans le bouquin », mais j’ai comme la vague impression que ça te ferait chier.

    En tous cas, malgré le fait que j’adore tes articles qui égayent beaucoup mes cours de littérature, une question me turlupine: vive le lynchage de film, soit, et j’en suis bien heureuse!!! (et tu as tout de même rarement tort, pensée particulière pour « expendables » qui est la pire atrocité que mon copain m’aie jamais forcée à regarder). Mais toi… Aimes-tu au moins un film, es-tu capable d’en regarder un seul sans avoir un commentaire de ce type en tête?

    Bien à toi

    Camille la curieuse

  24. C’est vrai que le livre était déjà pénible, le film le surpasse au centuple. Tellement peu de chose à voir c’est peut être une des raisons de l’absence de la 3d pour cette partie. Quoique le montage de tente en 3d aurait pu être instructif… vivement la suite… des articles pas de cette daube ;-) merci

  25. « le médaillon de Voldemort fait apparaître des illusions chastes : c’est un seigneur des ténèbres, mais militant actif chez Familles de France »

    En même temps, si ce n’était pas le cas, ce ne serait pas vraiment le Seigneur du Mal.

  26. S’il y a pourtant bien une qualité que je reconnaitrai à ce film, c’est qu’il m’a fait ressentir avec authenticité la même impression que m’avait inspiré cette moitié du livre. A savoir en deux mots : « long » et « chaste ».
    A croire que nos protagonistes se rapprocheraient plus d’un groupe de vieillards incontinents se cachant du personnel de maison de retraite que de jeunes et fringants adolescents en croisade contre un vil gredin néo-nasillard.

    On peut admettre que, la magie offrant un raccourcit direct pour résoudre n’importe quel problème par un(e) simple formule/potion/gri-gri, nous avons à faire à des gens qui ne possèdent que très peu d’imagination pour penser les alternatives.
    Ex1 : Harry échoue à faire remonter l’épée avec un sortilège d’attraction, l’alternative suivante est un plongeon dans le lac gelé.
    Ex2 : Voldy échoue à flinguer le mioche à coup de rayon vert, l’alternative suivante est de le flinguer avec un plus gros rayon vert. (Soit dit en passant, si le Seigneur des Ténèbres avait échoué à tuer le bambin en fracassant son crâne contre un mur, sa cicatrice lui aurait valu nettement moins de succès auprès des filles.)

    Par contre, une agilité intellectuelle limitée n’ayant jamais empêché de s’envoyer en l’air, de deux choses l’une.
    Soit les sorciers ne peuvent copuler sans le concours de la formule adéquat (copulum missionara) qui leur est délivrée au mariage (avec une mentalité oscillant entre moyen-âge et IIIeme Reich, il ferait beau voir que la donzelle se fasse déflorer avant les noces).
    Soit les balais volants sont-ils particulièrement facétieux (un peu comme les anacondas, si vous vous demandiez pourquoi la vieille avait un sourire crispé…).

    Sinon effectivement le film met particulièrement bien en valeur la négation totale du monde réel pour tenter de faire tenir une intrigue ou la moindre intervention d’une force armée mettrait vite fait bien fait tout ce beau monde hors d’état de nuire.
    Mais que fait la police ?

    Et merci pour ce que vous faites M. Connard, grâce à vous les ruelles mal famées du monde cinématographique me paraissent plus sûres.

    PS : Vous devriez tout de même songer à vous assister d’un elfe de maison. Ils sont pratiques et peu encombrants.

  27. Très cher Odieux,

    merci d’avoir exaucé mon voeu le plus cher (oui je suis votre admiratrice qui va fouiller dans vos vieux articles) en spoilant ce film qui, comme je le pensais, simplifie tellement certaines scènes que c’en devient risible. Et là oui, il faut avoir lu le bouquin pour ne pas rester dubitatif. Et encore, maintenant que je vous lis, c’est vrai que je me sens un peu neuneu de ne pas m’être dit en lisant le bouquin que « mais pourquoi t’as pas enlevé le médaillon avant de plonger espèce de crétin congénital, y’a un morceau de ton ennemi mortel dedans !!! ».

    Et le coup du « je vais faire du tourisme en roumanie pour avoir la baguette la plus puissante du monde » m’a bien fait rire. Pour le coup, ce n’est précisé dans aucun des films, enfin je crois, mais normalement on insiste bien dans TOUS les bouquins sur le fait que Voldemort se fait dessus à l’idée d’affronter le vénérable barbu parce qu’il sait qu’il va se prendre une monstrueuse déculottée. Et pas une seconde il ne s’est demandé pourquoi il s’en prendrait une, parce qu’entre nous, tout directeur de Poudlard qu’il est, il n’en reste pas moins un vieux croulant. POURTANT il en a l’exemple parfait avec Potter qui n’est qu’un petit merdeux mais qui lui fait ravaler son dentier parce que sa baguette est « exceptionnelle ». Le même raisonnement bizarrement ne s’applique plus passé 100 ans. Donc Dumbledore est forcément un merlin en puissance et même à mains nues.

    Petit dernière mais pas des moindres, vous n’avez pas relevé le fait que ce film, et plus généralement la saga, font passer les françaises pour des blondasses à l’accent laid, au charme superficiel et au caractère harpiesque, le tout agrémenté de dédain et de mauvais goût (la seule française du livre épouse un roux défiguré tendance loup-garou refoulé…). Je sais bien qu’on a pas une réputation éminemment brillante dans le monde m’enfin tout de même !

    Je vous souhaite bonne continuation, et je continuerai de vous suivre (gné hé hé hé) en attendant de me procurer du GHB. Et attendez un peu de voir la suite du film et le combat épique entre Harry Potter et Tom Elvis Jedusor, vous m’en direz des nouvelles.

    (soit dit en passant moi aussi avec un nom pareil je serais devenue mage noir et j’aurais farci des cadavres de petites vieilles avec des anacondas)

  28. Quand j’ai lu que vous spoileriez (??) ce film, j’ai eu une étrange et duale réaction :
    – un sourire prémonitoire en pensant « encore un bon moment de rigolade » mâtiné d’un vague sentiment de culpabilité tout de même. Voyez-vous, parcourir votre blog et se gausser de vos lignes, c’est comme à l’école quand la bande à Kévin arrive dans la cour et que c’est à un autre élève qu’elle s’en prend? La méchanceté est amusante quand elle s’exerce aux dépens d’autrui (et laissez les cochons tranquille, s’il vous plaît).
    – une pensée déçue « oh non, je veux voir le film avant » (et en plus, j’apprécie cette série – je sais, c’est mal – et ça m’embête de la voir écornée – avec talent, certes, mais écornée tout de même).
    Donc pour une fois, voilà un spoil que je ne lirai pas… tout de suite. Et pourtant, ça démange !
    Odieusement vôtre,
    Jean Loup

  29. Il me semble que les « raffleurs » retrouvent Hermione grâce à son écharpe…Mais peut être aviez vous laissé planer un doute cynique pour ne pas enfoncer la douce bêtise de la chaste jeune fille. (N’oublions pas qu’elle a laissé l’écharpe dans l’espoir que son roux-ami la retrouve)

    • Ouch… c’est vrai que ça paraît logique, mais dans le film, on ne s’en aperçoit pas du tout. Surtout que la scène de l’écharpe dure 5 secondes, et qu’on a eu l’impression qu’ils avaient fait des centaines de kilomètres depuis.

      • On s’en apperçoit plus que le plan capilotracté du cheveu de Bellatrix (que je n’avais même pas remarqué). Voilà ce qui se passe : Hermione attache son écharpe sur un arbre – pleins de péripéties ennuyeuses – ils reviennent au même endroit et le chef-raffleur porte l’écharpe autour de son cou (ça se voit bien, ça se démarque plutôt de sa tenue noire de raffleur gothique).

    • Mais elles le sont surement ! Lors de sa seconde année à l’école, donc avec ses petits bras de chiard de 12ans, le sieur Harry a abattu un serpent géant à l’aide d’une épée type claymore qui doit faire dans les 2 bons gros kilos. Puissant.
      Dans cet épisode-ci notre bon Ron parvient à atteindre du premier coup une cible de la taille d’un simple médaillon en chargeant dessus avec la même épée. Précis.

      En fait ces corniauds sont des guerriers surentrainés, c’est simplement que comme ils sont plus cons que des manches à balais (les balais au moins ont leurs facéties) ils sont incapable de faire quoi que ce soit si on ne leur explique pas en des termes simples (« Moi ouvrir médaillon, toi taper dessus avec grosse épée ») la marche à suivre.

      L’armée en rêve de soldats comme ça.

      • 2 kilos? je crois que tu est sympa avec ses petits bras de fillette.
        Une claymore, en argent incrustée qui plus est, pèse bien plus.
        (et j’ai de l’expérience)

  30. Beaucoup des incohérences filmesques sont clairement expliquées dans le livre, Odieux.
    Il faut également savoir, au sujet des armes à feu, que tout objet moldu est totalement inconnu (ou du moins méprisé) de tout bon sorcier, d’où l’absence d’un bon carpet bombing.
    Qui résoudrait rapidement l’affaire certes.
    Mais après ben yaurait plus trop d’aventures quoi.

    Pouet.

    • Je rêve d’un film où un escadron de sorcières folles-furieuses et armées de kalash’ canarderaient en vol un pyromancien roulant dans une décapotable et qui lui se défendrait à coup de fireballs.

      Remarquez, on pouvait déjà « vivre » ce genre de scène avec le JDR Shadowrun où la magie et la technologie font bon ménage:
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Shadowrun

      • Aaaaahhh….si seulement ils nous sortaient un film (ou au moins un jeu potable, mais je m’égare)sur cette licence, là, ce serait fun!

        Syllas, Cavalier de l’apocalypse en vacances jusqu’à 2012

      • Parce que, pour avoir lu toute la saga, et l’avoir appréciée (d’ailleurs, pour être honnête, je pensais relire un des tomes en cette petite période de noël histoire de me rappeler la douce époque de ma post adolescence !), ils se prennent toujours la tête, font des détours inconsidérés, une sorte de marche dans les clous alors que ces derniers affichent un sineux trajet fait d’allers et retours. C’est ainsi, et à tous les niveaux.

        En même temps, faut bien de la matière pour faire un livre =)

        Mais le coup du polynectar est le plus fatal, c’est net. Kesskipeuvêtreconparfois.

      • Le lien est cassé, mais après quelques secondes de réflexion sur ce que vous avez pu vouloir dire j’en suis arrivé à :
        « Mais il suffisait de transformer Harry en quelqu’un de leur bande, qui n’était pas présent, et hop »
        Ou éventuellement en quelqu’un de présent, de transformer le quelqu’un de présent en une personne non présente et comme ça même en observant les allées et venues, impossible de l’identifier.

        Mais c’était sans doute trop simple pour qu’ils y pensent…

  31. Cher Odieux,

    il n’y a pas à tortiller du fondement, vous êtes tout bonnement hilarant. Notez bien, il m’arrive d’aller voir et d’apprécier les films que vous critiquâtes (j’aime parfois mettre mon cerveau au repos). Mais vous lire est toujours un réel plaisir…
    Pour ce qui est du fusil à pompes de Griffondor, je suis plutôt d’accord : certes, les sorciers n’y connaissent rien en objets moldus, MAIS, nombre de sorciers sont soit des sang-mêlés, soit issus de familles moldues, et eux ne peuvent ignorer l’existence de ces objets. Sans forcément aller si loin (après tout, les gentils ne tuent pas en général), un bonne dose de LSD dans une seringue hypodermique, et Lord Boldemorve ira compter les rutabagas-garous au sommet de Big Ben.

    Cordialement,
    D.Syne

    P.S. : Je n’insisterai pas sur le nom de l’elfe de maison (Dobby) puisque cela vous a déjà été notifié.

  32. Cher Odieux Connard,

    Ce fut un réel plaisir pour moi de lire cette virulente critique (étant pottermaniaque extrémiste, j’exècre les films qui oublie pas mal de détails du livre -dont je suis une fervente adoratrice-).
    Je vous remercie donc d’avoir si superbement descendu ce film et de m’avoir bien amusée .

    Quelqu’un

    PS: Je connais plus d’une brouette de gens qui vont le voir sans avoir lu les livres, malgré ce que l’on pourrait prétendre, sur 10 personnes dans la salle, je ne suis même pas sure que 5 ai lu les livres (et donc, elles ne comprennent pas tout, tant pis pour elles !)

    • Ça c’est sûr ! Vous avez tout à fait raison : la plupart des gens qui vont voir H.P. n’ont pas lu les livres : « aaaaaargh mais c’est trop looong ! »

      Bon, d’un autre côté, chacun ses goûts :) mais le plus naze et qui ressemblait le moins au livre, c’était le sixième, à mon avis.

  33. Sinon, le type crasseux et lâche s’appelle « Mondingus » pas « Modingus » cher Odieux ! (Je l’avoue, j’ai lu les livres, mais c’est pas ma faute, on m’a forcée)

    Encore une fois de plus, merci pour vos MAGNIFIQUES articles. C’est vrai que les Harry Potter sont drôles à spoiler.

    • « Sur place, comment vous décrire le spectacle ? C’est facile, pour que l’on comprenne bien que nous sommes chez des vilains, c’est le IIIe Reich : outre la propagande pro-sorciers aryens, des hordes de types en tenue du Volkssturm (avec même le petit brassard rouge du parti au bras et la casquette d’infanterie, oui oui oui, c’est très recherché) circulent, attrapent des gens et les emmènent se faire interroger (avec un peu de torture, évidemment, parce que sinon, on rigole moins) afin qu’ils avouent s’ils cachent des sorciers au sang mêlé à celui des moldus, ou s’ils en sont eux-même. Subtil, n’est-ce pas ? »

      Je ne sais plus où j’ai vu ça, mais on compare effectivement Harry Potter aux rafles nazies.

  34. La raison principale de leurs choix désastreux ou hasardeux tient en une directive du 1er ministre de la magie annonçant que les notes angoissant les élèves sous pression permanente, ceux-ci en seront dispensés. Le résultat parle de lui-même !
    En conséquence, vous comprendrez aussi que nul ne leur donne le droit de jouer avec des armes moldues….

  35. Cher Odieux Connard.
    L’elfe complètement con et moche ne se prénomme pas Toby mais Dobby.
    Parce que merde, d’accord pour dézinguer le film, mais pas pour écorcher les noms des personnages

  36. Hopopop, ne serait-ce pas une vilaine faute ça ?
    « avec laquelle il ne couche pas malgré qu’ils soient bloqués »

    Le reste est toujours aussi poilant et juste !
    Merci bien pour ce petit moment de détente post-boulot ! ;)

  37. naturellement , toute ressemblance avec un ministère de merde et un odieux président-dont-on-ne-peut-dire-le-nom-sous-peine-d-expulsion serait purement fortuite…..bla-bla-bla…..

  38. Bonjour cher Odieux Connard
    je ne vais pas vous faire l’historique de mon arrivée sur ce blog, ça ne vous intéresse pas de toute façon. Je voulais simplement vous remercier de m’avoir confirmer mon opinion que HP 6 1/2 n’était qu’une daube sans nom (de toute façon, le livre étant moisis et les films précédent n’était pas mieux, on ne pouvait évidemment pas s’attendre à un chef d’œuvre).
    Sinon, je me demandais, il vous arrive d’aller voir un film juste pour le plaisir d’aller le voir et sans en faire une analyse? Ou c’est devenu une manie?
    Pour finir, vous compter aller voir le dernier Narnia?

  39. Même pas un commentaire sur les coupes de cheveux méchantes. Même un truc tout pourri genre « Vivel Dop sponsorise l’Axe ? »

    Vous ne tirez plus sur les ambulances ou quoi ?

  40. « ils le disent dans le livre, mais écoutez moi bien bande de crypto-intégristes : ici, on spoile le film ! Le film ! Pas une étude comparée avec le livre du genre « ah ouais mais dans le livre ils expliquent pourquoi, tous les spectateurs devraient l’avoir sur les genoux durant la séance » ! Alors il suffit, je vous connais ; reprenons maintenant. »

    Suis-je le seul à avoir lu ça?
    Il semblerait que oui au vu des commentaires.

    Sinon, puisque c’est la coutume: »une main récupère et l’épée, et le Harry Potter et les sortent tous deux de l’eau », je vois une faute là.

    • Mais non tu n’es pas le seul,
      t’inquiète pas ;)

      Et puis perso je n’ai vu aucun crypto-machin sautant à la gorge de notre odieux camarade dans les commentaires, ce qui n’était pas le cas auparavant dans d’autres billets.

      D’ailleurs même chez Laurel, il y a du mieux. Les trolls hiberneraient-ils eux-aussi?

      • Laurel filtre ses commentaire désormais… ce qui évite le trolling intempestif !

  41. Magnifique spoil! (comme toujours j’ai envie de rajouter)

    Mais j’ai eu une autre idée pour faire sortir Harry de sa maison sans forcément attendre 1 jours (ce qui en soi était le moins idiot) mais comme Hermione a un sac où l’on peut, grosso modo, tout mettre, pourquoi ne pas y mettre Harry et hop, ni vu ni connu!
    (Oui bon ok l’idée est pas terrible, je sais)

  42. Je préfère l’idée de balancer une bonne grosse vieille bombette (deux sens dans cette phrase, sauras-tu les trouver ?) sur le QG voldemorien. (dis comme ça, ça fait un tantinet « vaurien »)

  43. Bien que fan inconditionnelle de la série des livres (un peu moins convaincue par les films) et Pottergeek indécrottable, j’ai ri de bon cœur à la lecture de votre article, Monsieur Connard. C’est justement la mauvaise foi et l’humour très mordant, que l’on peut vous reprocher, que je viens chercher sur ce blog.

    Il est définitivement bon d’être mauvais !

  44. Message d’un dénommé Jamax : « Je parie qu’O.C. va réapparaître dans le Gant d’Alf… »

  45. 100GET !

    La plus grosse incohérence du livre, c’est que Voldemort, alias le Hitler des sorciers, ne pense pas à la tactique qui serait venue à l’esprit de tout chef de Kommandantur : prendre en otage des gens et les torturer jusqu’à ce que la résistance se rende. Après tout, il est dit qu’il n’hésitent pas à torturer les élèves de Grolard dans un cadre disciplinaire, c’est pas comme si leur morale les empêchait de mettre tout les amis et connaissances des trois glands et de les torturer à mort un par un.

    Typhon

  46. Avis à ceux qui ont lu les livres : je n’ai lu que les 3 premiers livres (je n’avais rien d’autre à lire à l’époque, et je n’ai pas apprécié assez – loin de là – pour chercher à lire les autres !) donc j’ai une question qui a peut-être sa réponse dans le 7° tome mais dont on ne parle pas dans les films. Je fais donc partie de ces gens qui ont essayé de tout comprendre sans les livres et pour qui c’est impossible, ce qui est fort dommage. Enfin, tant d’incohérences et de crétinisme de la part des personnages rendent au moins le film marrant (comment, il n’est pas censé l’être ?)
    Bref, j’ai remarqué (entre autres choses bizarres) que Harry appelait maintenant Voldemort « You know Who » comme tous ceux qui ont peur de prononcer son nom…. Il n’était pas censé être le seul à oser prononcer son nom ? Il est devenu pleutre ? Il ne se rappelle plus du nom de son pire ennemi ?

    En tout cas, merci pour cet article et les autres : c’est toujours un grand plaisir de vous lire, M. Connard, vous écrivez comme parle la petite voix dans ma tête quand je regarde un film comme ça !

    • Tant qu’il ne le surnomme pas Lord TMTC, ça me va, moi … Mais je suis d’accord sur le fait que ce soit bizarre. De toute façon, l’espèce de « lien » entre leurs âmes devrait permettre à Voldem… TMTC de rendre Harry fou plutôt que de lui montrer qu’il cherche la baguette de la mort qui tue. Parce qu’en termes de TGMC scénaristique, c’est plutôt puissant …

      (Et vlan, je colle mon propre article en lien … Puis m’en fiche : Preum’s ! Mon article est plus vieux, d’abord !)

    • Bah non, dans les livres il l’appelle toujours VDM. Y a même d’autres gusses, genre Hermione, qui s’y mettent aussi d’ailleurs.

    • Harry Potter sait que de prononcer le nom de Voldemort choque les sorciers et a donc prit l’habitude de ne plus le dire.

      De plus, dans le livre 7 ils expliquent que prononcer le nom de Voldemort activait un genre d’appel magique vers les Mangemorts. Aussitôt prononcé, aussitôt capturé. Cela permet de repérer les plus virulents opposants puisqu’il n’y a qu’eux qui osent le dire.

      Voilàvoilà de rien.

      • Mea culpa, je viens de m’en apercevoir ! Je n’avais pas relu le livre depuis ça sortie, et je ne me souvenais plus de ça =)
        Donc effectivement le rouquin s’est mis à faire dans son froc plus que d’habitude et a convaincu les deux autres d’arrêter, et c’est pas la pire chose qu’il ait faite.

      • Mystère résolu, merci bien !
        (et j’avoue que si ça appelle les Mangemorts – c’est donc ça, avec le père de Luna ! -, c’est une bonne raison)

      • Mais … Euh … Pourquoi il ne l’a pas blasté quand le petit Potter était seul (ou alors juste accompagné de ses ô combien utiles amis) du temps où sa baguette pouvait lui servir à mesurer sa propre taille ?

      • Tu veux dire quand il était bébé ?
        Ben il l’a fait, c’est pour ça que Voldemort a été vaincu et que HP s’est retrouvé avec une vilaine balafre sur le front et qu’il est resté 11 ans à l’état de vieux spectre qui ne survit qu’en possédant d’autres êtres.

  47. Oh mon dieu mon cher Connard, j’ai appris que vous étiez militant socialiste ! Quel malheur ! Voilà qui enlève toute l’estime que j’avais pour vous :(

    P.S.: Que diriez-vous d’un blog dénommé « Le blog d’un joyeux luron » pour faire équilibre avec vos néfastes écrits ?

  48. Merci odieux connard ! Je me suis bien marré ! Le pire, c’est qu’avec toutes tes critiques, tu me donnes envie d’aller le voir. D’habitude, je me fais chier qd je vais voir harry potter, mais la, ça s’annonce comme une bonne comédie non ?

  49. Je trouve que la critique est un peu sévère, même pour vous, « odieux connard » !
    Certe, le film passe beaucoup de détails qui permettent de comprendre, mais il n’est pas si mal.

  50. C’est magnifique.

    Juste :’)

    Je vous demanderais bien en mariage mais j’ai peur que mon actuel ne le prenne mal. Tans pis. (de toute façon je suis claustrophobe et je ne bois pas d’alcool, vous aurez du mal à mettre du GHB dans mon verre.)

    Bon sinon, autant les livres ne sont pas trop mal (même si je n’aime vraiment pas ce côté communautariste et manichéen :les gryffondors sont gentils et les Serpentards sont tous des petits vicieux), faut avouer que les films ne sont pas… Sauf peut être le premier qui était marrant.

    Je ne sais pas vous, mais j’ai failli m’endormir devant le sixième, essentiellement centré autour des histoires d’amour de nos trois nénuphars. D’autant que j’aimerais savoir d’où ils tiraient cette scène ou des Mangemorts venaient incendier le Terrier.

    Allez, à voir. Rien que pour le dragon, dans la deuxième partie.

  51. Je ne dirai qu’une chose: nos amis du complot hollywoodo-britannique prétendent plus ou moins suivre l’âge de leur clientèle et s’y adapter. Le lecteur/spectateur d’Harry Potter a 11 ans quand son idole à claques a 11 ans, 17 quand il en a 17… les héros, l’intrigue et le spectateur devenant de concert plus matures, tout ça.

    Eh bien je crie au mensonge, à la menterie et au foutage de gueule! Si on suit cette logique, il y aurait déjà dû y avoir du cul dès le cinquième épisode, et de la pornophilie dès le sixème.

    Au moins.

    Ah je suis bien d’accord avec vous, c’est scandaleux.

  52. « Eh bien je crie au mensonge, à la menterie et au foutage de gueule! Si on suit cette logique, il y aurait déjà dû y avoir du cul dès le cinquième épisode, et de la pornophilie dès le sixème. »

    Ah les english faut pas trop leur en demander de ce côté là ! :D

  53. Encore une fois un pur moment de bonheur (la critique, pas le film… sait-on jamais mais mieux vaut préciser).
    Bref, excellente comme à l’habitude avec une petite mention pour la petite remarque sous la photo : « Chez les méchants, comme dans n’importe quelle autre réunion, on se fait chier en regardant un Powerpoint »

    Cela risque fort d’égayer mes prochaines présentations Powerpoint (*^-^*)

  54. Hoo que vous êtes odieux ! Avant de finir la suite de ce passionnant article, l’explication officielle qui oblige Harry à rester dans la maison de son oncle jusqu’à sa majorité est qu’un ancienne et puissante magie le protège contre les forces du mal dans son foyer ( Voldemort l’a dans l’os, ils respectent les valeurs chez la sorciers ).
    Bon ce fait est un peu passé sous silence dans le film. Et puis ce truc marche bien que quand ça les arrange….

  55. « malgré qu’ils »

    J’ai stoppé instantanément la lecture de ce pavé. LES MALGRES N’AIMENT PAS LES QUE !

    Corrigez-moi ça fissa.

    Sinon, même sans avoir tout lu, je suis pour le moment déçu du spoil.

    – Ouvrir le médaillon avec un caillou, utiliser des armes à feu … ils sont magiciens, ce genre de subterfuge de moldu ne les atteint pas, voyons !

  56. Oui, je l’avoue, j’ai ri. Et fort bien!
    Déjà pendant le film, puis pendant la lecture…
    « Bogdanovium », le concept m’avait éffleuré l’esprit durant la projection, visiblement avec justesse!
    Ah, il est réellement consternant ce film, ma seule consolation est: je n’ai rien payé. Encore heureux.

  57. Je suis bon public, j’ai aimé et le film, et la critique. Mis à part le « Toby » qui m’arrache les yeux.

    Et j’ai pensé à cet article en voyant cette image :

    (Voilà, c’était tout.)

  58. Peut-être que ma mémoire me fait cruellement défaut, mais j’étais absolument persuadée que Rogue avait confisqué la cape d’invisibilité à Harry il y a de ça quelques années.

    Mais je confonds peut-être, je vais devoir me taper les films précédents pour en être sûre. En tout cas, il ne l’a plus, j’en suis certaine. Difficile donc de se servir d’un objet que l’on n’a pas en sa possession.

  59. Ô Grand Odieux Connard
    Continue à nous fournir notre livraison d’ articles hebdomadaires et tu auras toute ma reconnaissance pour des siècles et des siècles.

    Par contre, je suis un peu déçu que vous n’ayez pas flashé sur cette incohérence de catégorie mondiale: près de la tombe des parents de Harry, Hermione s’agenouille auprès d’une tombe quelconque et, sans raison apparente, enlève un peu de la neige qui repose dessus, et,surprise ineffable, elle tombe pile sur le signe qu’elle avait déjà remarqué dans le bouquin de Dumbledore. C’est ce qu’on appelle un sacré coup de pot. Ou un raccourci scénaristique, au choix.

    Mais j’ai aimé autant que vous le fameux « on le portera à tour de rôle » (j’étais le seul à rire dans la salle lorsqu’elle à dit ça) ou l’incapacité des méchants, qui font quand même trembler le pays, à venir à bout de trois misérables ados. Haha.

  60. Merci encore pour ce délicieux billet, Odieux Connard, je suis votre blog depuis que j’ai par hasard découvert votre article sur l’Agence Tous Risques et même si je ne partage pas vos opinions pour certains films ( Inception et Iron Man 2 en tête de file ), la lecture de vos chroniques me permet de déceler plus facilement les incohérences lorsque je vois un film ( oui bon j’ai seulement 14 ans donc on passe plus facilement sur ces détails à cet âge-là … ).

    C’est avec amertume que je me suis vu dans l’obligeance de m’abstenir de la lecture de cette délicieuse chronique et ayant enfin pu voir le film hier ( plutôt réussi dans l’ensemble, sombre, mise en scène somptueuse ( aaaahhh le Conte des Trois Frères … ) et plus actif que le sixième film ( ce qui n’était pas du luxe … ) mais le troisième reste le meilleur ), j’ai constaté certaines incohérences que j’ai pu retrouver avec joie dans votre article ( les pseudo-cachettes, le médaillon qu’on aurait pu cacher dans le sac magique ou dans une poche, les sorts de protection … ).

    Toutefois, il manque une incohérence :  » le fantôme de poussière  » qui était disposé comme piège à l’entrée du quartier général de l’Ordre du Phénix,  » par Maugrey au cas où Rogue viendrait fouiner  » ( selon Hermione ). Si elle savait que Rogue pouvait rentrer ici, pourquoi venir ici ? Et si, dixit un autre passage du film, maligne comme elle est, elle avait tout prévu dans son super sac à main magique au cas où ils seraient découverts, pourquoi elle s’est pas dit que se planquer là où Harry passe toutes ses vacances depuis la quatrième année, c’était pas une bonne idée ? Vous êtes sûrs qu’elle est avec les gentils ?

    Post-scriptum : Judicieuse remarque sur Ron, j’ai remarqué moi aussi que quand y a l’occasion de faire un gag, c’est toujours lui le dindon de la farce ( en même temps, il a un don pour les  » Enkulé-de-rire faces « , les scénaristes ( et J.K. Rowling peut-être, je me rappelle plus trop des livres ) doivent avoir une dent contre les roux … Puis je suis pas sûr qu’à ce stade de l’histoire Hermione et lui soient en couple.

  61. Bonne critique Monseigneur Odieux mais ce film ne peut tout de même pas être comparé à Avatar?Il est pas si mal que ça(surtout le passage nécrophile hum)!Après c’est qu’il y a beaucoup trop de raccourcis et que surtout,ca me choque depuis le début,le fait qu’Harry n’utilise pas d’arme ce qui est,assez idiot.

  62. Pourquoi voulez-vous absolument qu’il y ait du sexe sous la tente ?? Ce sont des adolescents certes, pas des animaux ! O.o En plus, je ne pense pas le contexte soit très propice à ce genre de pensées… ^^ »
    Ce que je ne comprends pas par contre c’est pourquoi les sorts de défense autour du Terrier ont cessé de fonctionner quand le ministère est tombé… Si quelqu’un sait, merci de m’éclairer ! :) Je me demandais pourquoi on avait droit à un gros plan sur un cheveu qui tombe et grâce à vous je sais maintenant ! J’ai de très vagues souvenirs du livre…
    En tout cas, article très divertissant, comme d’habitude !

  63. Bonsoir.
    Je dois vous avouer que je prends toujours un malin plaisir à lire vos critiques. Je m’en délecte et j’ai beau adorer certains films que vous critiquez, je ne peux que me plier à vos paroles souvent véridiques.
    En ce qui concerne ce post, je suis un peu déçue, je ne vous trouve pas aussi cassant que d’habitude.Vous êtes peut être passé trop rapidement sur certains éléments critiquables du film. Mais dans l’ensemble j’ai quand même bien rigolé.
    J’avoue mettre aussi posée cette question « Mais pourquoi Voldy ne s’y prend t il pas avec un bon vieux flingue ?! » , ainsi que « Mais pourquoi il font pas tout simplement une armée d’elfes ?! », cela restera probablement un mystère…

  64. Suis-je la seule à avoir trouvé ma tombe de Dobite super grande par rapport à sa taille ?
    Sinon j’ai eu un gros fou rire dans ce film :
    – les dialogues sont tellement nuls que ça en devient drôle.
    – un téléphone portable a sonné dans la salle quand les vilains méchants pas-gentils ont dit avec leurs voix de vilains méchants pas-gentils « Appelle Voldemort, Appelle le ! ». Le type a répondu même.
    Odieux Connard. Veux tu m’épouser ?

  65. Mouah ha ha ! Et bien, cher Odieux Connard, tu n’es plus le seul à rédiger des critiques « acerbes », mais je te donne la préférence de grand cœur, si, si.
    Au moins, tes articles et commentaires sont toujours drôles, bien écrits (quel sens de la formule !) et on sent derrière une érudition de bon aloi. Je te poste le lien vers celle-ci, qui ne peut se targuer d’aucun de ses critères, hélas.
    Ca n’en reste pas moins un monument. Un monument de quoi ? J’hésite entre plusieurs termes mais j’en ressors abasourdie et roussie par les flammes de la Géhenne.
    http://www.levangelisation.com/IMG/pdf/A013-harry-potter.pdf

  66. En même temps, si on devait être toujours cohérent, tous les films finiraient en moins de 20 min…

  67. Et pourquoi utiliser un flingue, ils utilisent encore des plumes, de l’encre et du parchemin au lieu d’un stylo bille xD

    Il faut garder une certaine « magie » dans le film…

  68. Dude, t’es tout simplement épique.
    Je me marre continuellement devant mon pc, et j’adore la façon dont tu peux tourner en dérision les films.
    Continue comme ça!

  69. Juste pour préciser que Voldemort ne connait pas le « Conte des trois frères ». C’est bien là l’une des clefs de tout le cycle: on ne lui a pas lu de contes quand il était petit, il était dans un orphelinat, et on n’avait pas le temps de lui donner de l’attention et de l’affection.
    S’il avait connu et cru en cette histoire, il se serait mis en quête des trois objets constituant les « Reliques de la mort », et pas simplement de La baguette de Sureau, qu’on n’obtient qu’en venant à bout de son précédant possesseur.

  70. Personnellement (je réalise que j’arrive plein d’ans après la bataille), je fais partie de la poignée de gens qui ont trouvé ce film admirable. :La partie camping figure parmi mes moments préférés de tous les bouquins, et je trouve que le film le rend merveilleusement bien: l’attente, l’isolation, la frustration des trois héros coupés du monde. La photographie est sublime, le casting fait son boulot, surtout les ‘vieux’, mais à vrai dire, j’ai trouvé Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson pas mauvais dans ce film, la musique est excellente et l’intrigue est très bonne.
    Cela ne m’a pas empêché de trouver votre critique sensationnelle, cher Connard. Un grand merci!
    :)

  71. Purée, une faute que je n’avais jamais repérée jusqu’ici !

    « une main récupère et l’épée, et le Harry Potter et les sortent tous deux de l’eau  »

    « et les sort tous les deux » non ? C’est la main qui sort les deux.

    Signé Yohk’ qui s’ennuie au taf et qui se refait l’intégrale.

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