Le football expliqué à vos mères

Je ne comprends pas vraiment toute cette adulation autour d’elle.

Ses coupes de cheveux improbables, ses déplacements en voiture blindée que des millions de fans et de paparazzi entourent en hurlant, ses tenues ridicules et bien souvent ultra-courtes… et je ne vous parle pas de l’argent qu’elle gagne pour ses chorégraphies proches du n’importe quoi !

Quoi Lady Gaga ? Mais non, je vous parle de l’équipe de France, moi.

Car peut-être ne l’avez vous pas remarqué, mais pendant que nos amis les lycéens vont aller plancher sur des sujets de bac tel que « Les conséquences sociales de la mondialisation« , la coupe du monde de football déferle sur nous. Articles sur l’entrainement des bleus, équipes de chercheurs du CNRS chargées de trouver de nouveaux surnoms ridicules aux joueurs, reportages télévisés suivant le périple de Christiane, qui supporte l’équipe de France depuis toujours… tout le monde est mobilisé derrière les joyeux footballeurs y compris les prostituées.

Évidemment, vous trouverez toujours quelques esprits chagrins pour aller expliquer que la coupe du monde, c’est nul et ça fait du bruit, que ça coûte de l’argent, ou même que l’équipe de France est trop nulle et qu’il vaut mieux supporter une autre équipe (en 1998, le nombre de français ayant discrètement brûlé leur maillot du Brésil dans leur jardin a participé à 0,6% au réchauffement climatique cette année là), mais là n’est pas la question.

En effet, alors que des millions de mâles vont se tourner vers leurs écrans, une bière à la main et une corne de brume dans l’autre partout à travers le monde, ce sont autant de femmes qui seront laissées de côté, abandonnées dans la cuisine tel un chiot sur la route des vacances. Entre deux « Tu peux remonter des binouzes steuplé ? » venus interrompre leur lecture du dernier Marc Lévy, ces dames entendront un langage bien mystérieux : « Hors-jeu, ya hors jeu là enculé« , « Raaah mais pénooooo ! » et autres « Nan mais chiqué ! » ; quel vocabulaire sibyllin !

Et là, vous avez toujours envie de supporter l'équipe de France ?

Rassurez-vous. Puisque la coupe du monde doit unir la planète dans une célébration commune de l’esprit d’équipe, du fairplay et des valeurs sportives et humaines, permettez-moi d’expliquer quelque peu tout cela aux dames pour que messieurs, vous ayez enfin le plaisir de voir votre petite amie battre votre record de bide à bière ainsi que votre mère traverser le séjour en faisant l’avion, le tout avec son t-shirt retourné sur le visage, vous offrant ainsi une vision qui aurait fortement inspiré Freud.

Déjà, le football, en quoi ça consiste ?

Avez-vous déjà essayé de rentrer en boîte avec Jim, votre pote un peu lourd, un peu bourré et un peu mal habillé ? Pas toujours facile, surtout si Abubackar, le videur togolais du Macumba, se montre un peu tatillon.

Et bien le foot, c’est pareil : ce sont deux bandes de dix potes qui tentent de refourguer un gars bourré dans la boîte adverse en déjouant la vigilance tant des fêtards d’en face que de leur videur. Sauf qu’ici, le type bourré dont tout le monde cherche à se débarrasser pour ne pas finir à s’occuper de ce gros lourd au lieu de draguer est figuré par un petit ballon de cuir. Les joueurs ne sont autorisés à utiliser que leurs pieds pour le mouvoir, sauf s’il venait à sortir du terrain, auquel cas, ils peuvent s’en saisir pour le ramener dans la partie. Enfin, les videurs sont représentés par les « gardiens« , un par équipe, créatures monstrueuses aux mains disproportionnées cachées sous d’immenses gants qui furent créées par le génie génétique allemand en 1943 et depuis utilisés dans ce sport où ils rencontrent un franc succès. L’équipe qui se débarrasse le plus de fois du ballon dans les buts adverses (des sortes de grosses cabanes à filets figurant la boîte de nuit) a gagné la partie.

Le spectacle dure environ 90 minutes, un peu plus si jamais les deux équipes sont à égalité et qu’il faut absolument les départager.

Au terme de cette fabuleuse aventure, les deux camps passent brièvement devant les journalistes pour faire différentes onomatopée, avant de se rendre dans les douches où ils se claqueront les fesses à coups de serviette tout en gloussant. Ils pourront alors retourner dans leur hôtel, où ils retrouveront Roselyne Bachelot, ce qui explique aussi la propension de l’équipe de France à tenter de faire durer le match ou de minimiser le séjour, les deux marchent.

Okay, mais c’est qui le monsieur tout noir sur le terrain ?

Lequel ? Nan parce qu’il y en a plein.

Celui qui a les cartons de « Un dîner presque parfait » dans la poche, là, qui touche pas la balle ?

Bravo les références les filles. Bon, lui, c’est l’arbitre, une sorte de policier municipal du terrain relativement polyvalent : il doit s’assurer que les règles du jeu soient respectées, ne pas gêner le bon déroulement de la partie et évidemment, servir d’alibi en cas de défaite d’une équipe en finissant lapidé par les supporters des perdants. Pour ce faire, il a plusieurs moyens à sa disposition : il peut arrêter temporairement la partie et faire les gros yeux à un joueur (ce qui est très difficile étant donné qu’il est souvent bénévole et qu’il doit sermonner des gens respectables gagnant chaque mois le salaire de 280 chirurgiens urgentistes puisqu’ils font rêver et que ça n’a pas de prix), lui montrer un carton peint par Valérie Damidot en jaune (ce qui pique un peu les yeux du joueurs et le sanctionne), ou pire, un carton peint en rouge par la même psychopathe (ce qui oblige le joueur à quitter le terrain pour aller se laver les yeux, ce qui arrive aussi si on lui remontre un carton jaune une deuxième fois). L’impact psychologique pour l’équipe est tel que le joueur ne sera pas remplacé sur le terrain, il faudra donc jouer en infériorité numérique.

A cet instant précis, l'arbitre a vu sa vie défiler devant lui

D’accord, mais si l’arbitre est trop vilain et qu’il est tué par le public, qui donc va être conspué ensuite ?

L’entraineur. On le reconnait facilement : il porte soit un jogging pour dire qu’il est sportif, soit un costume pour dire qu’il est important. Il reste sur le bord du terrain et crie très fort des conseils bien utiles pour aider son équipe à gagner comme « Cours plus vite ! » ou « Marque un but ! » ; il s’occupe aussi d’agiter très fort les bras pour faire rire le public lorsqu’il ne se passe rien sur le terrain. Souvent recrutés à l’école des mimes, ils peuvent ainsi rester plus de 90 minutes à remuer très fort leurs membres sans jamais se fatiguer ce qui est aussi une des choses qui a attiré Zahia chez les footballeurs.

Certes, mais alors, vu qu’on commence à entrer dans les détails, c’est quoi un hors-jeu ?

Ah, le hors-jeu. Le hors-jeu, c’est quand il y a un joueur d’une des deux équipes qui essaie de rentrer en boîte sans ses potes ; c’est à dire qu’il est tellement loin de tout le monde qu’il n’y a plus personne entre lui et le gardien de l’équipe adverse. Aussi, il est interdit de lui passer la balle ; si jamais quelqu’un le fait, l’arbitre a le droit de faire les gros yeux. Il peut aussi secouer le doigt très fort pour ponctuer ses gros yeux, ce qui peut potentiellement faire très peur à un individu normalement constitué, c’est-à-dire qui ne soit ni multimillionnaire, ni entrainé par un mime.

Le hors-jeu est l’une des règles préférées des supporters puisqu’elle leur donne un petit côté érudit (j’ai dit petit le côté) et permet de pousser de nombreux cris, le plus célèbre étant « Putain mais y avait un hors-jeu d’au moins *insérer ici un chiffre entre 1 et 10* kilomètres !« . On peut ainsi contester la validité d’un but « Y avait hors-jeu ça compte pas !« , d’une décision d’arbitrage « Mais y avait pas hors-jeu ‘tain l’est aveugle l’aut‘ », ou même commenter l’intégralité du match d’un « Ils ne sont jamais vraiment rentrés dans le jeu » de bon aloi qui ne veut pas dire grand chose mais qui fait bien. Tous les commentateurs sportifs l’utilisent, d’ailleurs, je l’ai sur mon Eugène Saccomanophone, un vieux synthétiseur que j’ai bricolé avec des réparties automatiques pour faire croire que je m’y connais en foot. Tenez, par exemple, si j’appuie l…

« Holalalalalaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa elle est paaassée à un ceeeeeeeeeeeeeeentimèèèèèèètre !« 

C’est chiant ton truc, ça fait un son affreux ! Faut que tu changes l’ampli ou que tu le répares, mais c’est horrible !

Le problème n’est pas l’ampli, crois moi.

En parlant de réparations : c’est quoi, « La surface de réparation » ?

C’est un peu le cimetière des éléphants du terrain. Quand un joueur de foot sent qu’il va mourir, c’est à cet endroit qu’il se rend. Là, il tente de s’approcher le plus possible d’un autre joueur, et lorsqu’il sent qu’il est assez proche, il simule une chute/un mauvais coup reçu/un arrêt cardiaque/une crise de paludisme. Il se met alors à se rouler par terre en se tenant la tête, et n’écarte ses doigts que pour jeter de petits coups d’œil à l’arbitre, alors que les secouristes sont encore en train de chercher où ils vont passer la bombe froide et l’éponge magique. Si l’arbitre considère qu’il y a eu une faute, il demande réparation : il y a alors un pénalty, c’est-à-dire, une séance de tir au but d’un joueur seul face au gardien adverse. A contrario, si l’arbitre dit « Francis Huster » (ce qui signifie « Relève toi, et joue au foot, tu joues vraiment trop mal la comédie« ), le joueur mourant bondit sur ses pattes (alors qu’il prétendait être paraplégique la seconde précédente) et se dirige droit vers l’arbitre pour lui expliquer que c’est scandaleux, qu’il souffre, qu’il faut sanctionner les vilains et que l’arbitre doit copier/coller le statut « y a pénalty » sur sa page Facebook et le faire suivre à au moins 20 de ses amis sinon il mourra dans les deux heures.

Un gardien tentant de déplacer son but pour tromper l'ennemi

L’affaire s’en arrête en général là pour les joueurs, bien que le défenseur des règles du jeu sache que lui recevra des menaces de mort durant au moins deux bonnes semaines au bas mot, et qu’effectivement il y aura des gens sur Facebook qui parleront de lui dans leurs statuts accolé aux mots « mort« , « meurtre« , « gégène » et « Yvette Horner« 

Mais si c’est ça un pénalty, c’est quoi un coup franc ?

Un coup franc, c’est lorsqu’un joueur a tenté de faire une petite boutade amicale à l’un des membres de l’équipe adverse (« Tiens, je t’arrache les tibias à coups de crampons si tu veux bien mon bon ami« ), et que l’arbitre stoppe le jeu et propose de donner le ballon à l’équipe dont l’un des joueurs vient de perdre les deux jambes pour compenser un peu. Dès lors, un joueur doit taper dans le ballon pour le remettre en jeu, et c’est dans ces moments là que l’on voit se dresser devant lui, s’il est trop prêt des buts adverses, le mur des kikis.

Le mur des kikis désigne une série de joueurs faisant obstacle face au joueur qui va tirer le coup franc, et qui se protègent la kikoute des mains en priant pour que le ballon ne vienne pas très fort la percuter par un malheureux coup du sort, les empêchant de s’accoupler avec des top-models plus avant. Cependant, s’ils sautillent sur place les mains sur l’entrejambe, c’est aussi pour déconcentrer l’adversaire : en 1981, c’est ainsi que Michel Platini réussira à déconcentrer les joueurs des Pays-Bas en réalisant un spectacle de ventriloquie sur un coup franc intitulé « Albert, le petit trilili qui avait peur du cuir« , représentation qu’il effectuera intégralement en hollandais au nez et à la barbe de l’arbitre et qui déconcentrera l’équipe adverse jusqu’à la fin du match. Le capitaine de l’équipe néerlandaise déclara d’ailleurs par la suite « De monoloog waarin Albert klaagt over zijn levensomstandigheden in de bodem van een slip we tot tranen toe bewogen« , et on veut bien le croire.

Rappelons que le football est considéré comme « Patrimoine immatériel de l’humanité » classé dans la catégorie « Théâtre et comédie« .

Et sinon, c’est qui le douzième homme dont parle tout le monde ? Parce que même en recomptant, ils ne sont que 11 par équipe.

En effet. Le douzième homme, c’est le cœur de la coupe du monde, puisqu’il désigne le public, celui là même qui va s’agiter au son des pets dus à des excès de houblon et acheter en quantité industrielle des produits dérivés. C’est lui qui reste hypnotisé par ces bandes-annonces au son de Carmina Burana dans lesquelles on peut voir des hommes en short couverts de sueurs se frotter les uns aux autres dans la pelouse des stades les plus célèbres du monde. C’est encore lui qui rentrera à trois heures du matin un soir de victoire de son équipe en chantant Tata Yoyo au travers des bulles de son vomi.

Oui, le douzième homme, c’est lui, et parfois, c’est votre mari.

Alors mesdemoiselles, maintenant que vous en savez un peu plus, vous avez le choix : être aux côtés de votre compagnon et de ses amis lors de ce fantastique évènement, ou plus communément, profiter que votre intime camarade soit occupé pour aller sur la plage drag…

« Hoooooooo hooooooo ! Le tââââcle irrééééééééééégulier !« 

Merde, mon saccomanophone. Je vous ai dit que je savais jouer « L’hymne à la joie » sur ce fabuleux instrument ?

Le monologue où Albert se plaint de ses conditions de vie au fond d’un slip nous a ému aux larmes

62 réponses à “Le football expliqué à vos mères

  1. La métaphore de la boîte de nuit était un peu capilotractée quand même :p

    Merci pour cette lecture aussi amusante que salutaire pour traverser le désert médiatique qui nous attend! Je sens que je vais pouvoir continuer à visionner les JT grâce à la visualisation du mur des kikis et de l’entraîneur Marceau.

  2. le commentateur de footeuball est à la logorrhée ce que le chiffre 4 est aux cheveux, impossible à couper!

  3. Alors là trop c’est trop,
    à peine j’arrive, au petit matin,
    et là, PAF!
    Une photo de Francis Lalanne!?
    Comme ça, sans prevenir,
    mais c’est vraiment odieux!!!!

    Et merci à Omar de m’avoir obligé à ouvrir un dictionnaire (alors: l…lo..log…). On peut donc dire: « Omar m’a cultiver »

    Quant à cette lecture matinale, elle fut des plus agréables d’autant plus que le football d’aujourd’hui mérite, à mon avis, des baffes et des coups de pied au cul.
    Et si ce sport reste encore populaire, alors le peuple a vraiment mauvais goût (diantre, ne serait-ce point là un pléonasme?).

    Mes amitiés à madame Connard,
    Salutations distinguées

      • Non non, chère batracienne, « pléonasme » correspondait bien au fond de ma pensée.

      • Batracien, je préfère.

        Pour revenir au pléonasme, vous supposez donc que peuple et mauvais goût sont de quasi synonymes, j’estime pour ma part que mauvais goût est (très) en dessous de la vérité.
        Ceci dit, je ne me permettais pas de vous corriger, mais de mettre en évidence votre sarcasme en rajoutant mon ironie (ou l’inverse).

        Bwiiii Biiip!

    • C’est vrai que Francis Lalanne, à froid, comme ça, sans préparation, c’est rude.
      Limite coup bas. Ou hors jeu, pour rester dans la saccomanophonie.

  4. Ah ouaiiiis, c’est tout de suite beaucoup plus clair comme ça ! Merci, je viens de comprendre le foot et surtout, pourquoi je l’ai évité jusqu’à présent !
    En tous cas, c’était comme toujours fort instructif et fort intéressant !

  5. Argh le saccomanophone…. Il me le faut pour calmer les voisins quand ils lancent la chenille à 3 heures du mat’

  6. Juste un détail « tèquenike » pour étoffer le petit coté érudit :

    Lors d’une passe à un joueur, celui-ci doit toujours avoir entre lui et le but 2 joueurs sinon il y a hors-jeu. Souvent il s’agit du gardien et d’un défenseur, mais si gardien il n’y a plus, alors il doit y avoir deux défenseurs.

  7. putain c’est vrai que la photo de lalanne le matin ça vous donne envie d’attaquer la banque de france et les trons d’église pour acheter une télé géante à votre grand-mère fan de fouteuball.
    au fait bravo l’odieux, je suivrais ta connerie à l’aune de mon temps libre, et j’en ai plein. je suis trésorier de « l’association des Amis de Bernard Madoff »..

  8. Je comptais faire le rectificatif sur la règle du hors-jeu, mais Jean-Mimi fut plus rapide.

    Ma grande haine vis-à-vis du cirque médiatique qu’il y a autour du football, c’est que cette fête à neuneus permanente décrédibilise et dénature un sport qui fut (et qui l’est encore, par moments) passionnant, beau, et complexe.

    Les vomissements à la Dédé l’alcoolo de ceux qu’on nous présente comme des experts mais qui ne sont que imposteurs gras et cons (oui, je pense à Pierre Ménès) occultent totalement la dimension tactique de ce sport, qui est pourtant d’une richesse appréciable. Par exemple, réduire l’analyse de l’équipe de France à « Gourcuff ou pas Gourcuff », c’est aussi intelligent que de réduire Internet à « pédophile ou pas pédophile ».

    Bref, je stoppe là, j’ai trop de frustration à expulser, et je n’ai pas decarton roue sous la main.

    • Donc Gourcuff est à l’équipe de France ce que la pédophilie est à internet ? C’est grave comme accusation !!

      • Il entendait sûrement par là que c’est un élément important et non négligeable de l’équipe de France

      • Donc Gourcuff est à l’équipe de France? C’est grave comme accusation!!!

      • Putain, c’est qui Gourcuff? Evitez les private jokes, on est dans un post à vocation pédagogique, là. Je commençais un peu à comprendre les rudiments, je suis à nouveau largué!

  9. Ah ben merci, comme quoi, un Odieux Connard enseignant, ça peut exister.

    Juste une petite chose: concernant l’arbitre et son statut Facebook, vous vouliez plutôt dire Géhenne que Gégéne. Parce que là, ça ferais un arbitre dynamo, ce qui ne veut rien dire selon moi, mais bon, je peux me tromper.

      • ah non en effet, je n’avais pas le bon age et j’étais d’un autre pays que les concernés.
        Mais merci, j’ai encore appris un nouveau nom de torture.

      • Encore une fois, ne confondez pas torture et énergie alternative s’il vous plait. Aussaresses est un écologiste avant l’heure.

  10. Oui, mais aller à la plage draguer qui, puisqu’ils regardent tous le foot ? (notez, moi à la plage je préfère lire un livre.)

    • Il reste des hommes qui ne regardent pas le foot vous savez? Au final ça ne change pas grand chose à votre problème de plage déserte puisqu’ils regardent le rugby.

  11. excellent ! j’ai bien revisé pour ce soir. dans le meme genre , on peut crier « oh il joue l’bonhomme là » qd un mac tombe, ca fait celle qui s’y connais ;-)

  12. La coupe du monde est un moment merveilleux qui libère durant plusieurs semaines plusieurs milliers de femmes de leurs mecs, ce qui permet de leur faire un peu correctement l’amour pendant que leur boeux de compagnons officiels se remplissent la panse de boisson houblonisées.

    Les championnats de foot sont un cadeau du ciel pour les hétéros qui n’aiment pas le foot.

    ça devrait durer plus longtemps.

    • Bien d’accord avec vous, cher Wandrille.

      Vivement la prochaine fête des cons… heu, coupe du monde, que nous rendions visite aux femmes de nos voisins et nos amis.

      Quoique dans ce derniers cas, il ne devraient pas rester nos amis…

  13. C’est vrai bien vrai tout ca mais il ne faut pas oublie le cote ludique de tout ca, pacque je trouve que vraiment regarder quelqu’un regarder la coupe du monde tout seule ca vaut le coup… Toutes ces gesticulations, toutes cette tension, tous cette enthousiasme devant le petit écrant… C’est vraiment très intéressant.

    • C’est vrai que je me passionne de tous ces beaux spécimens psychiatriques qu’on peut trouver dans n’importe quel bar en ville, qui hurlent comme des veaux qu’on égorge… (et en reprenant vos termes, Odieux Connard, en plus ! Comme quoi, tout est vrai !)
      Tenez, hier par exemple…. brrr, j’en tremble encore. J’ai du fuir hélas, je n’ai pas pu soutenir la vue de ces pauvres malheureux,tragiquement atteins de syndrome aigu du supporter…

      Très bon article !

  14. Cher odieux connard, je tiens à vous remercier.
    En effet, je ne savais pas pourquoi je détestais autant le football. Maintenant je sais, et ça grâce à votre article.
    C’est dépenser des montagnes de fric, pour des mecs qui cherchent à se débarasser d’un gars bourré, puis aller voir des filles aux moeurs faciles!!!
    Non, franchement, aucun intérêt!!

    Je vous transmets un message de mamie Gaga, présidente du Club des Vieux Restés Jeunes, et dont l’idole est Ladt Gaga: « Je suis outrée que vous ayez osé associer ces enfoirés de footballeurs et la chanteuse la plus illustre de tous les temps. Même d’un odieux connard, cela n’est pas digne. Vous devenez un vieux con, très cher!!!! »

    • Superposer dans un même paragraphe « filles aux moeurs facile » et « sans intérêt » est beaucoup plus révélateur sur ton inconscient que sur le football.

      Typhon

      • superposer « inconscient » et « football » est révélateur de ta pensée, petit Typhon.

        Sven

      • Superposer « pensée » et « football » est révélateur, petit Sven.

  15. Bonsoir,
    que vous crachiez sur le football et ses supporters m’indiffère, même si de mon côté je suis capable d’apprécier le spectacle sobrement ; je ricane même devant ces péons incapables d’un semblant de dignité.
    Cependant le ton que vous adoptez pour parler de la bière m’a fait hurler : cette diatribe contre cette boisson ne fait que révéler votre ignorance à son endroit.
    La bière est une boisson comme une autre, il y en a de bonnes comme des mauvaises, et je n’aime pas vos généralisations : certes, certaines ont un goût de pisse (Kro et compagnie), mais certaines bières belges de haute fermentation ne méritent pas une telle insulte.

    • Ah, la bière d’abbaye.

      Je me demande si les moines retournent leurs bures lorsqu’un footballeur de leur pays marque un but ?

    • Ne venez jamais en Allemagne.
      On prétend qu’il s’agit du pays de la bière : mensonge et préjugé de gens mal informés.

      La Belgique, oui.

      L’Allemagne est le pays de la pisse d’âne, qui fait passer la Kro et la Heineken pour le nectar et l’ambroisie

      De Berlin, notre reporter special.

      • j’en déduis donc que vous connaissez le goût de la pisse d’âne …
        quant à la Belgique, ils ont certes des bières intéressantes mais ses bières les plus vendues restent des pils … dont l’origine est carrément pas belge (Plzeň c’est quand même la République Tchèque)
        alors il est vrai que la bière qui est principalement consommée durant l’Oktoberfest (qui est tout de même le plus grand rassemblement de soiffards au monde) n’est pas la meilleure mais il en existe quantité d’autres plus que respectables et rivalisant allégrement avec les bières du petit pisseur
        néanmoins pour une telle hérésie je propose la scarification sur tout le corps du texte intégral du Reinheitsgebot!

        @Un odieux connard
        les bières d’abbaye sont majoritairement faites hors abbayes (et donc pas de moines inclus dans le processus) au contraire des bières trappistes

  16. Cher Odieux,
    Un léger oubli de votre part: la musique de la boîte de nuit. Qui a pu oublier la magnifique chanson de Johnny: « Allez les bleus, on est tous ensemble »?
    Ayant dénié l’existence de la Coupe du Monde cette année, je viens de m’en souvenir seulement à la lecture de votre article. Quelqu’un pourrait me dire quelle est la chanson officielle de ce cru 2010?

  17. Très bel article, comme toujours.
    Mais je relève une lacune, toutefois.
    Un oubli, peut-être.
    Un regret, en somme : qu’il ne fut rien dit des merveilleuses mascottes qui accompagnent de leur primesautière et communicative gaieté ces festivités merveilleuses. Qui peut prétendre, aujourd’hui encore, n’être pas ému à la seule pensée de la fière mascotte Jules, émissaire remarquable de l’élégance et de la fantaisie créative de notre belle nation, la France ?

  18. Presque jour pour jour 24 ans après une géniale chronique de la haine ordinaire, voici une version alternative et non moins distrayante.

    Merci pour le sourire (et pour l’idée, mais là n’est pas le point).

  19. Excellent, surtout le mur des kilos ! Je ne verrai plus jamais un match de foot de la même façon

  20. Cher et tendre Odieux, à trop écouter de Jazz manouche électronique, vous en oubliez vos classiques!

    C’est « Zadok The Priest » de Handel qui est massacré par le Football, pas Carmina Burana, qui souffre déjà suffisamment du Football américain et du rugby.

    Bien à vous.

    • Jamais ! Handel et moi, c’est une longue histoire ; je parlais des bandes-annonces de match, qui en général, comportent leur lot de Carmina Burana, et non Zadok The Priest, même si, en effet, celui-ci est prisé lors de certains évènements.

      Niveau musical, cette coupe du monde fait très fort avec les trompettes magiques du public qui transforme instantanément le son des pelouses en titanesque et constant bourdonnement.

      C’est affreux. En 98, on aurait dû les pourrir à l’accordéon.

      • Vous êtes de fort mauvaise foi, Zadok n’en reste pas moins l’hymne des cultivés des pieds… Mais ca ne vous empêche point d’avoir raison sur les bandes annonces, Mea Culpa.

        Pour les fameux Vuvuzelas, je préconise un lâcher de Hooligans (à défaut de Salopes, délaissées par leurs maris) préalablement conditionnés à utiliser l’instrument comme entonnoir à bière.

        A partir du moment ou 75% du JT se passe sur fond vert et noirs, y à pas de raison que ca m’amuse pas non plus…

  21. Fun .

    Je me demande si j’ai un jour, par mon action (ou mon inaction parce que je trouve quand même ça passif -et un peu inconstructif faut dire- de mater un match), fait gagner un seul centime à l’industrie footballistique .

  22. Perso , déjà opté pour la drague ….meme sans plage…

    La panoplie du brave petit obsédé de foot comprend désormais une scie pour se limer les cornes …

  23. Léger rectificatif :
    « tout le monde est mobilisé derrière les joyeux footballeurs [strike]y compris les prostituées[/strike]. »
    Normalement, ces dernières sont mobilisées [b]devant[/b] l’équipe (sous couvert de tout comportement odieusement déviant).

    Mes amitiés

  24. cher connard, peut on mettre un but les doigts dans le nez quand on a les chevilles qui enflent ?? Autre chose, un joueur qui a les boules sans but, peut il avoir sa licence IV???
    merci pour votre odieuse et rapide réponse, ne bottez pas en touche comme à votre habitude…

    • Je vais vous répondre en trois phases, car l’important, c’est les trois points :

      – S’il garde les doigts dans son nez, peut-être ne marquera t il pas de la main
      – S’il a les boules, il aura Zahia pour s’en occuper
      – Je ne botte pas en touche, je me contente de jouer la montre

      Bien à vous.

  25. Merci, vous vous êtes entrainé à grands coups francs sur le clavier ma parole!!
    Dernière question alors: Peut on mettre un joueur au ballon? (Ribéry par exemple)
    Avec toute ma certitude en votre véritable dévouement pour la connerie sincère et véritable agréée par la Fédération Française des Fumistes, Bises.

    • Tout dépend du joueur : pour certains, finir une action dans les cages est totalement irrationnel.

      Allez, ça suffit les jeux de mots maintenant !

  26. C’est quoi le hors-jeux ?

    « Le hors-jeux, c’est quand l’arbitre de touche siffle »
    – Thierry Roland.

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