Blanche-Neige et le Chasseur level 12

« Wilhelm, à table !« 

Jacob cria une nouvelle fois en direction de la chambre de son frère, ne s’étonnant pas de voir celui-ci passer la porte complètement débraillé, des taches d’encres maculant sa chemise usée qui, il y a longtemps, avait été parfaitement blanche. Se dirigeant vers la salle à manger, ledit Wilhelm renifla bruyamment tout en tapotant sur son vêtement pour vainement tenter d’aplatir les plis qui le parcouraient à force d’être resté assis à écrire à son pupitre. Jacob l’observa se diriger jusqu’à la chaise qu’il occupait toujours à l’heure du repas, près de la fenêtre, puis se dirigea vers lui avec les assiettes qu’il venait de remplir d’une soupe délicieusement odorante.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’une lumière semblable à celle d’un éclair et accompagnée d’une formidable détonation éclata au milieu de l’endroit l’espace d’un instant, soufflant tout ce qui se trouvait alentour, Jacob compris.

Se relevant péniblement couvert de soupe, de croûtons de pains et de chou, le pauvre homme toussota, cherchant au milieu de la fumée emplissant maintenant l’endroit son frère, qu’il trouva en train de se redresser aux côtés de sa chaise renversée, observant l’endroit où autrefois se dressait une table et son couvert : désormais, il y avait à sa place un homme aux vêtements faits d’une matière que Jacob n’avait jamais vue, en Saxe, en Prusse ou ailleurs, des volutes de fumées s’élevant au-dessus de lui comme s’il sortait d’un feu, et qui releva d’énormes et épaisses lunettes de son visage carré avant de consulter une sorte de boîtes couvertes de petites lumières clignotantes. « J’ai réussi !« , lança t-il dans un allemand à l’étrange accent.

« W… was ?! - parvint à articuler Wilhelm, se tenant prudemment à distance 
- Nous sommes bien en 1812 ? A Cassel ?
- Heu… ja ? 
- Et vous deux – l »étrange homme se tourna tour à tour, l’air possédé, vers les deux hommes perdus par les évènements – vous êtes Jacob et Wilhelm Grimm ? 
- Oui… mais… qui êtes-vous ? Que faites-vous dans notre demeure, et pourquoi avez-vous ainsi saccagé ma soupe ? – Jacob sentit un étrange courage mâtiné d’effluves de chou monter en lui
- Ecoutez-moi bien : je suis un voyageur temporel, et je viens du XXIe siècle car j’ai besoin de vous, frères Grimm ! 
- Que dites-vous ? Je dirais bien que ce sont des sornettes, mais votre arrivée impromptue rend votre récit un peu moins idiot qu’il ne semblerait à première vue. Que voulez-vous ?
- Dans le futur, des amis à moi utilisent une invention qu’on appelle le cinéma pour raconter des histoires comme celles que vous écrivez. Or, je voulais adapter une des vôtres, Blanche-Neige et les Sept Nains, pour faire comme mes copains, mais il se trouve qu’il y manque des éléments pour qu’elle soit véritablement parfaite selon les critères du XXIe siècle. Alors vous allez la modifier tout de suite ! 
- Et pourquoi ferions-nous ça Monsieur ?
- Parce que si vous ne le faites pas, j’utiliserai ceci – il sortit un curieux mousquet de sa veste – c’est ce qu’on appelle un Desert Eagle, cela peut tuer deux gaillards comme vous en un éclair. Alors au boulot les petits gars, je n’ai pas que ça à faire. »

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Sous la menace de son arme futuriste, l’homme obligea les deux frères à sortir papier, encre et plume, et les fit s’asseoir autour d’un guéridon voisin.

« Alors déjà, Blanche-Neige, c’est une princesse mais REBELLE d’accord ? Et elle adore faire du cheval en armure lourde pour décapiter des gens à l’épée.
- Mais ? Mais enfin, qu’est-ce que ? 
- ECRIVEZ ! Ensuite, elle kiffe grave le chasseur, qui lui apprend à faire du wiki-woush avec des couteaux pour faire des trucs de ninjas
- wiki… woush… ninja… ach, moins vite, moins vite !
- Et à un moment, il y a un troll, et le troll il fait BAM, BAM ! Comme ça, mais woush ! L’autre il esquive, et ensuite… »

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Quelques heures plus tard, l’étranger avait terminé son étrange dictée, et la nouvelle version de Blanche-Neige, intitulée « Blanche-Neige et le Chasseur » était prête. Après avoir expliqué que s’ils parlaient de lui à qui que ce soit, il reviendrait du futur pour les abattre, le voyageur temporel s’en vint, laissant derrière lui les deux frères quelque peu étonnés, et inquiets de l’avenir de l’humanité.

Quel monstre a bien pu naître de cette nouvelle visite du conte des frères Grimm ? Spoilons, mes bons !

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L’affiche : « Par le producteur d’Alice au pays des merveilles ». Ah oui, donc il y a vraiment un pervers qui aime violer les contes avec barbarie, d’accord.

Le film s’ouvre sur un splendide jardin paisiblement endormi sous la couche neigeuse d’un froid hiver ; établi au sein d’une splendide forteresse, il voit déambuler en son sein, silencieuse, une charmante dame qui n’est autre que la reine du royaume local, comme nous le dit la voix off locale. Soudain, que ne voit-elle pas ? Une rose rouge, éclatante au milieu de la nature endormie ; « Bordel, c’est pas la saison ! » se dit promptement la monarque, avant de tenter de se saisir de la fleur, mais ha ! Voici que se piquant sur les épines de celle-ci (malgré ses gants d’hiver, la reine a dû tenter de stranguler le pauvre végétal), trois gouttes de son sang royal viennent choir sur la neige, et à la vue de cet étrange contraste, la noble dame murmure :

« Ah, si seulement j’avais un enfant à la peau blanche comme la neige, aux lèvres rouges comme le sang et aux cheveux noir comme ceux d’un corbeau, je serais tellement heureuse !« 

Le Destin, entendant sa prière, exauce le voeu de la reine ; et quelques mois plus tard, probablement après avoir fauté avec un gothique par eugénisme, voici naître une splendide enfant : Blanche-Neige (la reine penchait au départ pour « Rouges-Lèvres » sur le même principe, mais une péripatéticienne d’un village voisin travaillant sous le même nom, cela parut être une mauvaise idée).

Quelques années plus tard, Blanche-Neige a grandi ; c’est désormais une enfant réputée dans tout le royaume pour « sa beauté et son caractère rebelle » ; car dans toute bonne histoire, la princesse est « rebelle« , mais c’est en général le narrateur qui le dit tant, dans les faits, la princesse en question accepte parfaitement l’ordre établi, à commencer par le fait d’avoir de par sa naissance le droit d’avoir une dizaine de serviteurs et l’opportunité de péter chaque soir dans des draps en soie. Mais c’est vrai que « princesse rebelle » sonne mieux que « princesse pétomane« . Ce détail passé, nous découvrons que Blanche-Neige a un ami d’enfance qui l’accompagne dans ses jeux : William, fils d’un duc local, le Duc (notez que c’est recherché). Ils rient, courent, échangent des plaisanteries… il fait beau sur le royaume et le monde est heureux !

Hélas, un hiver, une chose terrible arrive : la maman de Blanche-Neige tombe malade, ce qui est le genre de chose qui arrive quand on passe ses journées à se promener dans les jardins du château à chercher des roses alors qu’il fait – 12. Elle finit par mourir, ce qui attriste le roi qui, contrairement à nombre d’autres personnages de ce film, n’est guère nécrophile. Et si les malheurs s’arrêtaient là…

… mais quelques mois plus tard, voilà qu’une étrange armée rôde sur les terres traditionnellement défendues par le suzerain, obligeant celui-ci à partir à la guerre pour botter des culs à la centaine. Lui et ses copains les joyeux cavaliers multicolores, sorte de gay-pride équestre, galopent donc à travers le pays pour finalement trouver l’ennemi à la sortie d’un bois : un bon millier de lanciers en armures noires ne laissant pas paraître le moindre centimètre de peau, en rangs, immobiles et prêts à se battre.

Le roi, voyant autant de lances face à ses chevaux, décide donc de faire la chose la plus logique du monde : charger n’importe comment, et de face s’il-vous-plait, histoire d’être sûr de se prendre une branlée ; mais par un curieux mystère, les soldats ennemis semblent n’avoir pris des armes longues que pour la déco, et décident de les lâcher sans s’en servir pour sortir des épées. Ha ? D’accord, pourquoi pas. Mais sinon vous avez vraiment pas envie d’utiliser vos lances sur les dadas ? Enfin bon. Bientôt, les soldats en noir désarçonnent les cavaliers royaux, obligeant ces derniers à se battre à pied en une fiévreuse mêlée. Mais ha ! Voici que portant un coup d’épée à un ennemi, le roi voit celui-ci se dissoudre en milliers de petits morceaux noirs !

« Bon sang les gars ! Ces soldats ils sont…
- Démoniaques, sire ?
- Oui, enfin, on s’en fout ! Ces petits morceaux noirs… je crois qu’ils sont constitués de cachous ! Vite, sucez-les très fort ! »

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Ce propos malheureux se mariant aux tenues contestables de l’ost royal, l’armée ennemie a tôt fait d’être mise en déroute, et voici sur le champ de bataille le papa de Blanche-Neige victorieux ! Mais au milieu des piles de cachous constituant les défunts, il aperçoit derrière les anciennes lignes gardées par l’ennemi un chariot abandonné, et l’ouvrant, trouve à son bord une dame blonde plutôt bien faite de sa personne se présentant sous le nom de « Ravenna » (ce qui sonne comme « Dark Mistress of Hell » et n’est pas du tout suspect), et la sauve ainsi des méchants qui la retenaient prisonnière.

« Le roi décida donc de se marier avec elle dès le lendemain« , nous dit la voix off.

« Qu’est-ce qui vous fait penser que je suis maléfique ? Arrêtez enfin ! »

Pardon ? Même pas un petit restau, non? Non parce que si ça se trouve, elle rigole comme une truie devant Secret Story ou adore René la taupe ! Sinon, mon roi, ça vous intéresse pas de savoir d’où sortait cette armée qui a ravagé vos terres, pourquoi elle retenait cette donzelle et d’où elle sort, comme ça ? Non ? Non : l’appel de la coucherie n’attend pas.

De retour au château, donc, la future reine rencontre la jeune Blanche-Neige, et lui dit qu’elles seront super copines, tu verras. Puis, une cérémonie est organisée pour unir le roi à sa nouvelle épouse ; cela fait, passons aux choses sérieuses : il est temps que le roi montre à la désormais Reine ses techniques de joute en privé. Sauf que… tout ne se passe pas comme prévu : alors que le suzerain s’apprête à imiter l’éléphant devant madame, voici qu’il se sent fort mal…  que… que se passe t-il ?

« Du poison, mon roi : alors ouiiiii je sais, tu ne vas pas m’écouter parce que tu es trop occupé à crever, mais permets-moi de te raconter ma vie en détails pendant ce temps. Tu sais comme on est, nous, les filles : on papote, on papote, et pis vous les garçons, vous écoutez jamais, hihihi… heu, hem : oui, je disais : ma vie. Alors je suis née dans un petit village de la Creuse, où un jour, ma maman, voyant une armée arriver, a senti que ça allait barder pour sa gueule. Elle m’a donc jeté un sort qui fait que je serai éternellement jeune et belle en absorbant ces qualités à autrui ; elle savait en effet que la troupe en approche était celle d’un roi qui me voulait comme épouse pour remplacer son vieux boudin à la maison. Du coup, en restant jeune… moi je n’aurais pas ce problème ! Bref : le filou m’a non seulement emmenée, me séparant de mon frère, mais en plus, il a vaguement buté ma môman. Donc, j’étais un peu colère. Et je l’ai tué. Et depuis, je trompe des rois en les épousant puis les tuant, puisque vous êtes tous les mêmes : vous ne pensez qu’au sexe avant de nous jeter, nous autres, les filles ! Girls power !
- Je… mais ? Tu… es juste pleine de préjugés pourris ? Tu es… Eric Zemmour faite reine je… je te pardonne pour le poison : je vais mourir de honte avant qu’il ne fasse vraiment effet. Voilà : Aaaargh. »

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Le roi mort, la vilaine reine s’empresse donc d’aller faire ouvrir les portes du château afin que son armée personnelle (cette fois constituée d’humains tout à fait normaux) s’empare de l’endroit (oui, les gardes du coin n’avaient pas remarqué les 3 000 hommes en train de camper sous les remparts, ils avaient des armures en velours pour ne pas faire de bruit) ; le combat s’engage donc entre serviteurs de la nouvelle reine et du défunt roi, et bientôt, les troupes de feu le suzerain sont obligées de quitter les lieux dans le désordre le plus complet, jusqu’à ce que la Reine fasse abaisser la herse pour empêcher au maximum de rebelles à son autorité de s’enfuir : et si le jeune Guillaume parvient à quitter l’endroit in-extremis avec son père, il aperçoit derrière la grille qui vient de tomber, désormais prisonnière des murs de son propre château et orpheline, la pauvre Blanche-Neige. Ho bin non alors !

La Reine, elle, fait porter dans ses nouveaux appartement un immense miroir à qui elle pose cette légitime question « Miroir, mon beau miroir, qui est la plus belle du royaume ?« , et même si au début le miroir cite une série d’actrices de charme, sitôt que la Reine l’a menacé d’un bon gros parpaing dans la margoulette, il lance un chétif « Maiiiis toiiiii, ma reiiiineuuuh, bien sûr« . Satisfaite de cette réponse, le règne de la nouvelle propriétaire du royaume peut donc commencer, sans que quiconque ne tente la moindre contre-attaque sur le château bien sûr, ce qui est quand même bien fait.

Hélas, le règne de la donzelle est « si maléfique que la nature se retourne contre elle-même » nous dit la voix-off, ce qui est un peu con de sa part, puisque du coup, elle devrait s’en prendre à la Reine et pas à elle-même, mais passons : les récoltes pourrissent sur pied, les fleurs fanent, la terre devient boue, bref, il faudra m’expliquer ce que l’on mange au château puisque plus rien ne vit à des centaines de lieues à la ronde. Ou alors, on se fait des galettes de boue, ce qui doit rendre les banquets particulièrement joyeux et faire la fortune des vendeurs de dentifrice. Mais plutôt que de répondre à ces questions pourtant essentielles, le film propose de sauter dans le temps, comme ça, hop.

Nous retrouvons donc, bien des années plus tard, Blanche-Neige, désormais adulte : sa peau est toujours blanche comme la neige, ses lèvres rouges comme le sang, et ses cheveux noirs comme ceux d’un corbeau ; par contre, elle a aussi les dents du lapin, ce qui est un peu plus curieux, tant feu sa mère n’avait pas demandé au Destin un rejeton avec une dentition de lagomorphe, mais soit. On comprend vite qu’à la puberté, ça a un peu merdé et plus que les seins, ce sont donc les incisives qui ont poussé, transformant l’innocente Blanche-Neige en Kristen Stewart, ce qui n’est vraiment pas très sympa.

Mesdames et Messieurs : la plus belle fille du royaume. Chhht.

Enfermée dans une tour isolée du château depuis toutes ces années, au sein d’un cachot dans les hauteurs, les journées de Blanche-Neige ne semblent pas passionnantes : elle dort, observe la course du soleil, entretient le feu de sa petite cheminée pour se réchauffer et surtout, tente d’apprendre à fermer la bouche (mais POURQUOI cette actrice N’ARRIVE PAS à FERMER LA BOUCHE ?!). On peut aussi le dire : elle se fait un peu chier. Et à en croire une jeune fille qui vient d’être installée dans le cachot en face du sien, le monde extérieur ne va guère mieux : la reine terrorise la région, les paysans sont soumis, tout le monde est persuadé que Blanche-Neige est morte lors de l’assaut de la forteresse des années auparavant, et le seul espoir de ce monde réside dans une petite forteresse tenue par le Duc, accessoirement père de William, l’ami d’enfance de Blanche-Neige. Mais si l’endroit accueille quantité de réfugiés souhaitant fuir les forces de la reine, il n’a pas suffisamment de forces pour tenter de reconquérir le royaume qui fut autrefois prospère. Blanche-Neige déprime donc d’autant plus. Et prie, car oui, Blanche-Neige récite des prières chrétiennes. Oh. Soit.

Quittons le cachot de notre héroïne pour aller retrouver la Reine et sa nouvelle couronne (qui est devenue noire et calibrée sur l’architecture gothique sans raison), qui elle, s’éclate pas mal à prendre des bains de lait en se soulageant dedans pour imiter la présence de gros chocapics,  courir dans le château en agitant sa cape noire ou causer avec son miroir, qui a plein d’histoires drôles en stock : c’est un peu le Jean Roucas de la miroiterie. Mais un jour, voici qu’un brigand qu’elle jugeait dans la salle du trône pour avoir tenté de piller l’un des convois royaux tente, dans un acte désespéré, de l’agresser : saisissant le poignard à la ceinture d’un garde voisin, il se jette sur la filoute et lui plante sa lame dans le bidou ! Hélas pour le petit anarchiste, les choses ne se passent guère selon son plan :

  • La Reine ne meurt pas, ho ?
  • En fait, il a beau avoir bien planté la lame, celle-ci ressort sans même être tachée de sang.
  • La Reine va même bien en fait, merci
  • Elle est un peu grognon-grognon
  • Du coup, d’un mouvement de la main, elle lui fait exploser le coeur, selon une technique qu’elle a vue dans Kill Bill
  • Le jeune chenapan meurt donc, un peu surpris pour le coup, reconnaissons-le.

En conséquence de quoi, la Reine se retire dans ses appartements, un peu fatiguée par ces derniers évènements : pour tout dire, elle semble même un peu… vieillie : elle a dû puiser dans sa magie pour survivre et doit donc refaire ses réserves si elle veut retrouver son teint de jeune fille ; ça tombe bien, son frère, Coupaubol, nommé ainsi pour de contestables motifs capillaires (s’il a lui aussi la jeunesse éternelle, pour la beauté, c’est râpé), a la solution. En effet, le bougre a jugé bon d’aller chercher la jeune fille installée dans le cachot en face de celui de Blanche-Neige et de la livrer à la Reine, et là, attention : grâce au pouvoir d’un crypto-baiser lesbien, la Reine absorbe la jeunesse et beauté de la pauvrette, qui de son côté, vieillit de manière accélérée ; sa peau se fripe, ses cheveux blanchissent, ses organes descendent et elle n’est plus tout à fait étanche. Alors que pour Ravenna, ça roule : sa peau est plus lisse, ses cheveux plus éclatants, sa croupe plus rebondie… vous voyez le topo. Cela fait, elle remercie son frangin de ce petit quatre heures, et s’en va taper la conversation avec son miroir, ce qui doit faire plaisir à son frère d’être ainsi snobé au profit d’un élément de déco. Bref.

« Miroiiiir, mon beau miroiiiir, qui est la plus belle du royauuuuume ?
- Hem… je… écoutez, je suis un miroir d’accord ? Donc techniquement, je suis paaaas vraiment calé en matière de…
- Je crois t’avoir posé une question, miroir. Alors, c’est qui qu’est la plus belle ?
- Humgrumblblblfugrmblancheneignegmrbmblteum.
- Pardon ? J’ai cru entendre un truc au milieu de tes toussotements !
- Okay : j’ai dit Blanche-Neige, ma reine. Mais en même temps, j’ai toujours été excité par les lapins, alors vous comprenez, je…
- COMMENT OSES-TU !
- Oooon se calme, on se calme ; écoutez ma reine, j’ai un tuyau pour vous : si vous mangez le coeur de cette fille à la beauté supérieure à la vôtre, vous serez éternellement jeune et belle, vous n’aurez plus jamais à absorber les forces de qui que ce soit. Bon, ce sera un peu gore, mais hein, quand même, c’est pas mal, non ? »

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La Reine hésite quelques instants, se demandant si elle doit tabasser ou remercier son miroir, puis fait appeler son frère pour qu’il aille chercher Blanche-Neige : ce midi, c’est viande rouge (la Reine adore Buffalo Grill).

Sauf que pendant ce temps, dans le cachot de Blanche-Neige, il se passe des trucs : par la seule étroite fenêtre de l’endroit, deux oiseaux entrent, piaillant un peu partout (et chiant au passage dans tout l’endroit), semblant indiquer à Blanche-Neige l’orifice par lequel ils sont entrés : cela donne une idée à notre héroïne : tiens, si je regardais par la fenêtre ?

Parce que oui, en 10 ans et quelques, l’idée ne l’a pas traversée. Voilà voilà.

Et que voit-elle ce faisant ? Ho bin ça alors ! Un gros clou de maçonnerie qui dépasse ! Hmmm, ça pourrait servir à égorger quelqu’un : merci les oiseaux psychopathes ! Allez hop, on embarque le bidule, et on va vite sur sa paillasse car des pas approchent de la cellule : il s’agit de Coupaubol !

Feignant le sommeil (la bouche entrouverte), elle laisse le bougre s’approcher d’elle et prétend se réveiller en le voyant ; celui-ci lui explique qu’elle est si belle que depuis fort longtemps, il l’observe depuis la porte de sa cellule lorsqu’elle dort (… attendez, attendez : cette actrice ne joue que dans des films où des gens avec des coupes à la con la regardent dormir comme des pervers ou c’est moi ?). Mais qu’aujourd’hui, c’est un peu moins rigolo, puisqu’il vient la chercher pour que la Reine en personne l’exécute. Désolé, c’est ballot, mais c’est comme ça. Allez, suis-moi Blanche-Neige, fais pas ta mauvaise tête, hein, dis.

Sauf que la princesse ne l’entend pas de cette oreille, et improvise un plan digne de Prison Break : déjà, elle attrape son clou de combat dans son inventaire, en met un bon coup dans le visage du Monsieur qui recule en titubant, puis, en profitant pour se saisir de ses clés, fuit la cellule avant de refermer la porte sur l’homme désormais balafré.

A noter que tous les gardes présents dans le couloir des cachots depuis le début du film ont eux disparu, n’entendant pas les hurlements du frère de la Reine à demi-défiguré par une princesse cucu qui a trouvé son arme grâce à de gentils oiseaux innocents (« Piou piou piou, ouiiii,  Blanche-Neige, arrache-lui l’oeil, saigne-le comme une truie… heu… Piou piou piou. Hem.« . La jeune fille se lance donc dans une cavalcade éperdue au travers de la tour, finissant par déboucher dans la cour du château où, hélas, des gardes la repèrent : ni une, ni deux, apercevant un orifice d’évacuation d’eau, elle se jette dedans et parvient à échapper à ses poursuivants en déambulant au travers des conduits creusés sous le château, jusqu’à déboucher au milieu d’une falaise battue par les eaux (le château est bâti sur une presqu’île qu’il occupe entièrement) : sauf que le ressac local plus que violent ne fait pas peur à la princesse, qui se jette à l’eau sûre de son coup (au passage, sachez que Blanche-Neige était parfaitement vêtue pour l’aventure dans son cachot : solide pantalon sous sa robe, bottes de voyages en bon cuir, etc. C’est bien fait quand même, ils avaient tout prévu pour l’aider à s’évader). Et effectivement, ça n’arrête pas la bougresse, qui emmerde tant les flots que les courants, et nage donc pépère jusqu’à une plage voisine située sous les murs de la forteresse où ses amis les oiseaux la guident jusqu’à un… un… heu…

Un cheval blanc.

« Cui cui cuiiii tuetoutetafamilleavecuncouteauàhuîtres cui cuii cuiiii piou piouuuuu »

Dis-donc Blanche-Neige, tes oiseaux là, ce sont des hirondelles européennes ou africaines ? Non parce que pour héliporter un cheval, elles doivent être balaises quand même. Et depuis la forteresse, ça ne les a pas choqué de voir débarquer un cheval, comme ça, pouf pouf, juste sous les murs ? Non ? Personne n’a eu envie de capturer ce bidule qui vaut une fortune ? Excusez-moi mais on est qu’au début du film là, est-ce que ce truc a seulement été relu ?

En tout cas, la forteresse justement s’agite tout de même un peu, puisque quelques cavaliers sont envoyés à la poursuite de la princesse qui, elle, de son côté, se découvre des talents de reine de l’équitation sur le dos de l’animal sauvage-mais-pas-trop (il n’a pas de selle ni aucun équipement : il est tout pur, par contre il se laisse monter par la première prisonnière venue qui a probablement pris des cours dans sa cellule durant les 10 dernières années en chevauchant des rats pour aussi bien cavaler). La poursuite dure donc un long moment, les paysages défilant jusqu’à ce qu’enfin, Blanche-Neige constate que son cheval avance moins bien : en effet, ils viennent d’arriver dans un marais, et le pauvre animal est en train de tenter d’imiter l’immersion périscopique avec brio ; notre héroïne a juste le temps de sauter sur la terre ferme voisine pour voir ses poursuivants se rapprocher, et continue donc de filer à pied vers la forêt toute proche, aux arbres tordus et à l’herbe inexistante.

Les cavaliers à sa poursuite se contentent donc de dire « Ho non, un marais ! On ne peut pas continuer à cheval ! » et… font demi-tour.

Vous n’avez pas de pieds les gars ? Maman vous a interdit de salir vos bottes ? Enfin, je veux dire : vous devez ramener à la reine une fille en robe (même si elle a sa tenue de voyage sans aucune raison en dessous, c’est vrai), qui a pas dû beaucoup faire de sport dans sa cellule de 9m² (n’est pas Sarah Connor qui veut) depuis près de 10 ans et qui tente de vous semer à la course, vous, soldats ; vous ne pensez pas que ça pourrait aller vite cette histoire ?

Hé bin non.

Bon, et bien continuons avec Blanche-Neige toute seule, puisque s’aventurant au milieu des arbres déformés, elle se prend les pieds dans une racine et atterrit sur des champignons qui lui envoient moult spores à la tronche ce faisant : et figurez-vous que c’est hallucinogène, puisque soudain, tout autour d’elle devient affreusement hostile : les arbres ont des visages, des insectes courent en tous sens, des créatures monstrueuses s’accrochent aux branches alentours ou les animaux se transforment en Bogdanoff… c’en est trop pour la bougresse, qui s’évanouit purement et simplement sur place, mais proprement quand même histoire de pas trop se défigurer avec une branche ce faisant. Elle marmonne donc faiblement « Ouaaah putaaain le triiiiip » puis s’endort. A plus tard, ganja girl.

La Reine, elle, de son côté, est très mécontente : ses cavaliers n’ont pas rattrapé Blanche-Neige au motif que « Nan mais elle est arrivée dans la sombre forêt, on ne peut pas la poursuivre là-dedans, parce que… heu, et d’une, c’est une forêt, et de deux, elle est sombre. Voilà. » ; oui, en même temps, elle n’était pas dans la sombre forêt quand vous l’avez lâchée les gars : vous l’avez laissée en plan pas loin de la lisière sitôt qu’il aurait fallu salir ses jolies bottes dans la gadoue. Trooooop dur. Mais bon, c’est pas comme si décevoir la Reine vous faisait risquer la mort, pas vrai ? En tout cas, la Reine justement demande à ce que l’on aille chercher quelqu’un connaissant les bois en question pour y retrouver la bougresse. Et ça tombe bien : juste à côté du château, dans un petit village, Chasseur le chasseur est occupé à se prendre une cuite. Et entre deux rots au parfum de 8-6, il se retrouve attrapé par Coupaubol et quelques gardes, venus le quérir pour l’emmener jusqu’à la Reine. Sitôt tracté jusqu’à la salle du trône contre son gré, et pendant qu’il essaie de ne pas vomir sur le tapis local, le bougre reçoit de la Reine ses instructions : aller chercher une fille perdue dans la sombre forêt et la ramener au château. Certes, ça n’intéresse pas trop le Chasseur, mais bon : comme la Reine lui jure en pouffant et croisant tous les doigts (elle a d’ailleurs des orteils très souples) que s’il le fait, elle ressuscitera sa défunte femme avec sa puissante magie, l’homme des bois décide d’accepter la mission, et accompagné de Coupaubol et de quelques gardes, il part donc pour la sombre forêt.

Après avoir un peu cavalcadé, la troupe arrive donc à l’orée du bois de mauvaise réputation, et commence donc à s’enfoncer en son sein, chacun suivant avec attention chaque pas de Chasseur pour ne point tomber dans l’un des nombreux pièges de l’endroit. Et au bout d’un petit moment… le Chasseur tombe sur Blanche-Neige, la rattrapant alors qu’elle tente de cavaler loin de lui.

« Mais… tu es un lapin ?! Ferme la bouche pour voir ?
- Je… je n’y arrive pas Monsieur le Chasseur ! Et je ne suis pas un lapin : je suis une jeune fille qui veut échapper à la mauvaise Reine !
- Ah bah ouais mais bon, moi je m’en tape un peu tu sais. Tiens, voilà une carotte à grignoter. »

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Mais alors que Blanche-Neige tente d’expliquer que bordel, non, elle n’est point un petit animal de la forêt, voici paraître Coupaubol et ses hommes qui étaient un peu à la traîne pour un dialogue d’anthologie :

« Bravo Chasseur ! Tu as retrouvé la fugitive. Maintenant DONNE-LA MOI !
- Sachant qu’on est supposés repartir au château tous ensemble, je ne comprends pas trop pourquoi tu parles ainsi, mais je vais faire semblant de rien. A moi de lire mon texte inutile : OKAY MAIS RENDS-MOI MA FEMME D’ABORD !
- Ah oui, c’est con en effet, sachant que c’est la Reine qui est supposée faire ça et qu’elle est à plusieurs bornes, ça n’a aucun sens… bon, allez, continuons. NON ! JE NE TE RENDRAI JAMAIS TA FEMME, HA HA HA ! JE SUIS DIABOLIQUE ! NOUS T’AVONS MENTI ! MAINTENANT, DONNE-MOI LA FILLE ! »

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Voilà, notez, et c’est important, que le méchant, pour négocier dit : « Donne-moi ce que je veux, et en échange, je t’entube« , plutôt que de simplement baratiner le pauvret et rentrer au château pépère. C’est à ce genre de détails que l’on comprend que c’était un film pour Kristen Stewart.

Bref, du coup, le Chasseur devient colère, et décide de péter la gueule aux malandrins au service de la Reine, mais comme c’est un gentil, il n’a pas compris comment on se sert d’une hache : comme dans les séries de mauvaise qualité où tous les personnages ont des tenues flashy et n’utilisent jamais leur arme convenablement pour ne pas tuer, voici que le Chasseur frappe… avec le manche de son arme.

« Attention, j’ai une hache, si vous continuez, je ne m’en servirai pas »

Hmmm, d’accord. Tu es persuadé que ton arme est un tonfa et non une hache. Le fer au bout ne te met pas sur la voie ? Non ?

Cela dit, il a quand même tôt fait de mettre en vrac la margoulette de ses ennemis, Coupaubol résistant bien un peu, mais finissant tout de même par choir dans un tas de champignon dégageant des spores hallucinogènes, et se contentant donc de rester au sol les yeux dans le vague, hurlant simplement « Chasseur, je te tueeeeerai !« .

Et comme le Chasseur est sympa (ou trépané), il ne le tue ou ne le capture pas, histoire de bien laisser Coupaubol aller prévenir la Reine pour qu’elle puisse envoyer rapidement des troupes à leurs trousses, plutôt que de simplement supposer que la sombre forêt a eu raison de la petite expédition. C’est très malin. Mais bon, hein… ça n’étonne plus personne à ce stade (« ce stade » ayant été franchi dès le pitch du film, en fait). Le Chasseur embarque donc Blanche-Neige avec lui, et décide de l’aider à fuir la sombre forêt ainsi que les troupes de la Reine. Il en profite, au détour d’un arbre, pour sans aucune raison se tourner vers la jeune fille et lui dire :

« Si un jour quelqu’un tentait de te tuer, tu dois esquiver comme ça puis riposter avec un couteau comme ceci.« 

Ho bin ça alors je me demande bien si ça va servir dans ce film, dites ! Surtout en sachant que le Chasseur, dès la scène suivante, n’en a plus rien à faire d’expliquer les rudiments de la self-défense à notre louloute, prouvant bien que ça sortait tout simplement de nulle part de manière ni naturelle, ni logique. Merci. Mais comme l’aventure ne s’arrête jamais contrairement aux incohérences, alors que les deux compères s’apprêtent à sortir de la sombre forêt après avoir longuement marché, ils doivent passer par un pont de pierre où l’on retrouve dispersés des ossements guère rassurants. Hmmm… avançons sans précautions, pour voir. Ce sont peut-être juste les restes de gens qui ont fait des crises cardiaques tous en même temps et au même endroit. Moui, ça doit être ça.

Cette théorie parait crédible à nos héros, jusqu’à ce qu’un énorme troll surgisse de derrière un arbre, soucieux de se faire un bon repas à base de pauvres humains ; et si le Chasseur lutte courageusement mais un peu connement (« Tiens, prends un coup de manche dans la gueule vilain monstre de deux tonnes  ! Ah, si seulement j’avais une hache au bout de mon manche !« ), c’est finalement Blanche-Neige qui le sauve en heu… bin… en… en regardant le troll.

Je ne blague pas : elle se contente de regarder la bête dans les yeux, et allez savoir si ça attendrit l’animal ou si c’est plus simplement que ce dernier a l’impression de contempler deux fenêtres vers le vide intersidéral (moi je vote pour cette option des deux mains), mais la bête se calme et fait demi-tour (le regard de Blanche-Neige doit être nourrissant : il n’a plus besoin de manger des gens. Combien de calories par clin d’oeil ?). Probablement qu’elle cauchemardera encore de longues semaines de ce qu’elle vient de voir. « C’est cool« , dit donc le Chasseur sans poser de questions, avant de reprendre la route jusqu’à une rivière voisine marquant la fin de la sombre forêt.

Mais pas question de faire trempette, car sur l’eau paraissent bientôt de frêles embarcations couvertes d’archers aux visages dissimulés par des voiles : il s’agit en fait d’une tribu de femmes vivant dans le coin, qui décide de prendre sous son aile nos deux loulous, tant ce n’est pas tous les jours que l’on voit émerger des gens de la sombre forêt ! Mais alors, qui sont-elles, ces formidables archères ? Et bien il s’agit de donzelles du royaume ayant fui pour ne pas finir comme petit goûter pour la Reine et son besoin de jeunesse et de beauté : d’ailleurs, pour se prémunir de la chose, elles se sont volontairement fait des cicatrices au visage pour que leur beauté ne soit pas appétissante aux yeux de la vilaine patronne du royaume. Ok, c’est une technique comme un autre. L’autre option, c’était de poster des photos de duckface sur Facebook : avec ça, vous êtes hideuses pour l’éternité. Mais bon, on va dire que les cicatrices ça marche aussi pas mal.

En attendant, la plus vieille et évidemment la plus sage d’entre elles a tôt fait de reconnaître Blanche-Neige, et informe le Chasseur de ce qu’il vient d’accomplir : il vient de sauver, non pas une paysanne crasseuse et débilette, mais la fille (tout aussi débilette) du défunt roi des griffes de sa tyrannique belle-mère ! Bravo, tu es un héros qui s’ignore : allez, disent les femmes du coin, vous pouvez passer la nuit ici pour vous reposer, vous l’avez bien mérité (et elles ne disent pas du tout ça car elles aimeraient bien aller voir le Chasseur prendre son bain tout nu, nooon).

Mais pendant ce temps, Coupaubol, lui, n’est pas resté inactif ! Après avoir averti la Reine de son échec, ce dernier a réuni une nouvelle troupe de cavaliers, et a recruté en chemin un mystérieux et surdoué archer…  qui n’est autre que William, l’ami d’enfance de Blanche-Neige ! Apprenant que son amie était vivante mais en danger, il a décidé de partir à son secours ; et grâce à ses pouvoirs de divination et de téléportation, il s’est trouvé pile sur le chemin de Coupaubol pour rejoindre la troupe à la poursuite de la princesse ! Bien joué mec ! Mais du coup, tu n’aurais pas pu te téléporter auprès de Blanche-Neige, plutôt ? Détail.

Pendant ce temps, de l’autre côté du pays, durant la nuit, près de la rivière, Blanche-Neige se réveille pour constater que des flèches enflammées commencent à tomber sur le village des femmes : bin, ça alors ! C’est pas banal ! Qu’est-ce donc ? Et bien ce sont tout simplement les hommes de Coupaubol qui passent à l’assaut, et commencent à massacrer toutes les donzelles, qui courent partout en hurlant ! Vite, Chasseur, à l’aide !

Blanche-Neige vient d’apercevoir la chevelure de Coupaubol : on la comprend.

Oui, et puis neurones aussi, à l’aide :

  • Comment les méchants ont-ils su où était Blanche-Neige ? Ils bénéficiaient des pouvoirs de devin de William ?
  • Comment sont-ils arrivés aussi vite, sachant qu’il a fallu plusieurs jours à Blanche-Neige et au Chasseur pour arriver là ? Là aussi, les pouvoirs de téléportation ont été mis en commun ?
  • Excusez-moi, mais les dizaines d’archères de combat d’il y a 10 minutes, elles sont où ? Non parce que d’après ce que l’on a vu, la troupe de Coupaubol est à peu près 10 fois inférieure en nombre aux guerrières locales, alors quoi ? Elles étaient occupées à un concert de Justin Bieber ?
Bref : alors que la bataille fait rage, voici que William apparait, utilisant ses talents d’archer pour trahir ses compagnons d’arme et commencer à envoyer de la flèche dans tout ce qui tente de poser la main sur les damoiselles du cru. Blanche-Neige l’aperçoit brièvement, mais très vite, tous deux sont séparés par les flammes des incendies ravageant l’endroit. Et à défaut de William, c’est le Chasseur qui attrape Blanche-Neige par la main pour l’emmener loin du village, fuyant Coupaubol et sa troupe en s’enfonçant dans la nuit. William est un peu dégoûté, car il sent bien comment va se finir cette histoire : elle va coucher avec le Chasseur bad boy, et lui deviendra son meilleur ami gay. Rah, la vie s’tronul.
En tout cas, le lendemain matin, alors qu’ils traversent un bois voisin, Blanche-Neige et son compagnon sont surpris par un terrible piège (le classique lasso qui les suspend à un arbre la tête en bas), mais qui a bien pu le tendre ? La réponse arrive vite lorsque 7 petits personnages bourrus et bien armés sortent des fourrés alentours afin de voir ce qu’ils viennent de prendre : un Chasseur et un… heu… hmm… c’est pas bien clair.
« On dirait une… une sorte de cochon d’inde.
- Non, un cochon d’inde ça a l’oeil qui pétille beaucoup plus. Je pense à une espèce de méduse, mais avec des dents.
- Hmmm, ça se tient, mais que ferait-elle aussi loin de la mer ?
- VOS GUEULES JE SUIS UNE PRINCESSE BOUGRES DE CONS !
- Ah non, pour brailler comme ça, ça doit plutôt être un lamantin. »
 
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Mais alors que la petite troupe est toute à sa discussion et hésite à libérer ses prisonniers, ne sachant gère ce qu’ils font là, voici que résonne dans la forêt un son de cavalcade : les cavaliers de la Reine ! Vite, il faut prendre une décision : libérer les malheureux ou les laisser aux soldats de la vilaine dame ? Les nains hésitent.

« Il faut la libérer, je la reconnais : c’est la fille du défunt bon Roi !« 

Déclare le… seul nain aveugle de la troupe, que nous appellerons donc Gilbert. Il l’a sûrement reconnue à son haleine. Mais bref : avec cette information, les nains décident donc que Blanche-Neige et son pote Chasseur sont plutôt dans le même camp qu’eux, à savoir, contre la Reine, et les libèrent donc pour mieux les emmener en direction d’une étrange grotte… qui s’avère en fait être un long tunnel débouchant sur un endroit magique !

En effet : la troupe sortant du souterrain rocheux arrive en file indienne dans une sorte d’immense coin de forêt où tout est beau et joyeux, où les oiseaux chantent, les fées filent entre les arbres et les animaux ne sont point effrayés par les hommes ; comme tout cela est fabuleux ! Blanche-Neige s’émerveille devant des nuées de papillons, des champignons jolis ou des sangliers en train de chier dans les fourrés dans une série de bruits liquides, ah, quel lieu merveilleux !

Les nains, eux, n’en ont pas grand chose à faire de tout ça, et organisent juste une petite teuf durant laquelle le plus neuneu des nains, appelons le Simplet à tout hasard, décide de danser avec Blanche-Neige car on sent bien que ça le perturbe de voir une femelle après toutes ces années passées dans des mines seulement peuplées de gros barbus. Par ailleurs, l’un des nains remarque que tous les petits maux de la troupe semblent apaisés en la présence de la princesse : plus de chaude pisse, de constipation, de points noirs ou autre, car elle est si gentille et pure que « Tout guérit autour d’elle » (même si les neurones, eux, semblent prendre cher dans le même temps) ! Ah, elle pourrait donc guérir le royaume ! En attendant, ça suffit : il faut pioncer mes petits amis. On avisera demain sur ce qu’il faut faire.

Et effectivement, une fois la nuit passée, au réveil, Blanche-Neige sent comme un appel (« Blanche-Neige… Blanche-Neige… ramène ton cuuuul« ) au coeur de la forêt : hooo ! Qu’y a t-il là-bas ? Mais un splendide cerf, bien sûr, tout blanc et vaguement féerique semble-t-il, qui contemple la princesse de haut en bas (et sans rigoler : bravo le cerf). Les nains ainsi que le Chasseur, alertés par la disparition de la donzelle à leur réveil ont filé à sa poursuite (ils l’ont géolocalisée en lisant le script, là encore), et arrivent donc dans la clairière au moment où le noble animal (pas Blanche-Neige, l’autre) s’incline devant la fille du bon Roi, afin de signifier, dixit les nains, qu’elle est bénie entre toutes (et que c’est pour ça que les oiseaux sont ses amis et lui indiquent comment arracher les yeux des gens avec des clous de maçonnerie quand elle s’ennuie dans sa cellule).

Ce qui n’interpelle pas vraiment Blanche-Neige, qui semble trouver tout cela bien normal, quand bien même elle nous claquait des prières chrétiennes au début du film. Petite païenne, va !

Hélas, alors que cette scène enchanteresse fait lâcher des « Hooo » et des Haaa » à la troupe, voici qu’une flèche sortie de nulle part vient exploser la gueule du pauvre cerf, qui brame un peu avant de se transformer en nuée de papillons blancs (oui, il ne peut pas juste mourir dans ses boyaux en vomissant de la bile, ce n’est pas considéré comme suffisamment enchanteur, je ne comprends pas) : les hommes de Coupaubol viennent de trouver le chemin jusqu’à la clairière (là encore, comment ont-ils su que cette dernière existait/que c’était là que Blanche-Neige était ? Mystère), et commencent à attaquer le groupe (mais en débutant avec le cerf qui n’avait rien à voir avec la choucroute pour bien informer qu’ils sont là : bravo les gars).

Le Chasseur et les nains cherchent encore à comprendre ce que ce pauvre cerf venait faire là, et pourquoi il semblait être une cible prioritaire pour les méchants

Détail intéressant, il faut savoir qu’il n’y a, au dire de Coupaubol lui-même, qu’un seul archer dans sa troupe, et il s’agit de William. Alors d’où sort ce nouvel archer qui vient de buter un cerf pour rigoler ? Ah, bah de nulle part en fait. Le scénario l’a généré aléatoirement, pouf. Tiens d’ailleurs, sur la même thématique : d’où sortaient les flèches enflammées qui ont ravagé le village des femmes quelques scènes auparavant ? J’en connais un qui va devoir s’expliquer.

Bref : les nains commencent à foncer vers les agresseurs, alors que deux d’entre eux, dont Simplet, aident Blanche-Neige à aller se planquer loin de tout combat ; hélas, l’archer rabouin les a suivis, et décide donc de faire du carton de nain ; mais Simplet, voyant son compagnon ainsi menacé, se jette devant lui en hurlant « Noooon » au ralenti comme une sorte de tout petit Kévin Costner (ce qui n’est pas très intéressant, puisque plus le garde du corps est petit, moins il couvre de surface lorsqu’il se jette devant vous). Ho no, Simplet is down ! Hurle Blanche-Neige en voyant le petit être ainsi percé d’une flèche se lancer dans la grande scène de l’agonie tremblotante (« Accroche-toi Simplet, les hélicos arrivent ! Je les entends ! Dis pas de bêtises, tu vas t’en tirer !« ) ; mais hélas, nenni d’hélicos : le nain trépasse purement et simplement, sans se transformer en nuée de jolis papillons, lui (ce n’est pas un nain enchanté, lui, et visiblement, Blanche-Neige ne guérit par les blessures par flèches avec la pureté de son petit coeur, cette grosse nase).

Heureusement, sortant de nulle part, William arrive et tue le vilain archer avant qu’il ne continue le massacre, et se rue vers Blanche-Neige en hurlant « C’est moi, William ! Souviens-toi, c’est moi qui te tirais les cheveux étant petit !« 

A noter que malgré le fait que William a massacré une partie des hommes de Coupaubol lors de la bataille dans le village des femmes au bord de la rivière, le frère de la Reine ne l’a pas pour autant viré de sa troupe ou supposé qu’il puisse être un traître, et l’a donc emmené avec lui jusqu’au bout, parce que c’est bien normal. Dieu que ce film est nul (je précise, si vous n’aviez pas encore remarqué).

Bref : dans la clairière magique, la bataille fait rage, et les méchants sont rapidement mis en déroute, entre autres parce qu’ils se font taper dessus à coups de manche de hache par le Chasseur qui n’a toujours pas compris comment utiliser son arme, et ils préfèrent donc fuir plutôt que de poursuivre cette ridicule baston. Finalement, Coupaubol lui-même décide de venir se battre en duel avec le Chasseur, et comme il se doit, le méchant prend l’avantage sur le gentil, jusqu’à ce qu’au moment d’en finir, il se lance dans un monologue sans intérêt (« Hahaha, je suis méchant et je vais triompher, hohoho !« ) Profitant de la chose selon la règle traditionnelle des films sans inventivité, le Chasseur se reprend donc et pousse son ennemi contre un tronc d’arbre renversé, un peu pointu et habilement situé, ce qui lui pique un peu le dos : Coupaubol agonise donc quelques secondes empalé sur le bidule, son corps se mettant à vieillir particulièrement vite alors que la magie qui l’habitait disparaît, puis il meurt enfin, ce qui fait pousser un long soupir aux coiffeurs du monde entier enfin libérés de cette ignominie (la copine d’ignomickey. Si. Si, j’ai le droit. Arrêtez : ce calembour reste bien au-dessus du niveau de ce film, chut maintenant). Heu heu hem, reprenons.

La bataille ainsi achevée, tout le monde se réunit donc au milieu des bois afin de dresser un fort beau bûcher en l’honneur de Simplet, avec moult chansons en son honneur plus ou moins repompées sur le Seigneur des Anneaux pour accompagner le défunt dans son voyage vers l’au-delà des nains, un monde où le Styx est un ruisseau et où Charon est Passe-Partout. Et autour du bûcher, une décision est prise : il ne faut plus fuir, il faut combattre la Reine. Et pour ce faire, il serait bon de se rendre au château du Duc, le père de William, afin de trouver les hommes et femmes de bonne volonté prêts à se battre pour leur liberté. En route, donc !

Ainsi, et dès le lendemain, la petite équipe se met en marche, et là encore, avec des plans pas du tout repompés sur un autre film précédemment évoqué : toute l’équipe en file indienne, avançant péniblement dans d’immenses décors sauvages et ce, avec des prises de vues tournantes autour d’eux sur fond de musique pompeuse. Non vraiment, on a jamais vu ça ailleurs. D’ailleurs sur certaines affiches, si vous regardez les armoiries du père de Blanche-Neige sur son bouclier ou le style de la couronne de… oui non, cherchez-vous même tous les trucs repompés sinon il faudra un deuxième article entier : poursuivons.

Bref : un matin, alors que tout le monde pionce dans une forêt enneigée (il faut savoir que les saisons semblent être une notion toute relative dans le coin), Blanche-Neige entend comme un app…

Ho, merde ? Mais vous avez pas envie de la ligoter en fait pour éviter qu’elle ne se lève chaque matin pour suivre une quelconque voix mystérieuse ? C’est quoi le problème ? Et puis tant qu’à y être, comment se fait-il que j’arrive à voir Blanche-Neige sur fond neigeux, alors que sa peau est supposée être de la même couleur ? Ho le Destin ! Remboursez ! Produit défectueux !

Mais revenons à nos moutons : la voix qui appelle Blanche-Neige n’est autre que celle de William l’attendant un peu plus loin, qui lui dit qu’il l’aime fort, lui roule un patin puis, comme il est sympa, lui propose… une pomme. Blanche-Neige est trop contente : quel excellent petit déjeuner plein de vitamines ! Hop, elle croque dedans et… ho… elle se sent mal ! Regardant la pomme dans sa main, elle réalise que celle-ci n’est qu’une illusion et qu’il s’agit en fait…

D’une couille.

Pardonnez ma grossièreté, mais franchement, à moins d’un curieux kiwi, je ne vois pas trop ce que ça pouvait être d’autre. A noter aussi, accessoirement, qu’alors que dans la scène juste avant celle-ci, on a vu la Reine ricaner et changer de forme, j’ai quand même eu le droit, dans les sièges derrière moi, à une série de nanas qui ont marmonné « Ho bin ça alors ! C’était la Reine !« .

En même temps, ça ne se fait pas de croquer des balls sans connaître leur origine, coquinette

C’est vrai que c’était pas évident à deviner, bravo les filles. Mais bref : la Reine dissipe son sort la transformant en William, et alors que Blanche-Neige est à demi-paralysée sur le sol froid, la méchante se penche sur elle et se lance dans le monologue qui va bien, une fois encore.

« Hahaha, Blanche-Neige ! Te voilà bien feintée ! Je vais te tuer car tu es plus belle que moi, et que ce faisant, je deviendrai jeune et belle pour l’éternité ! Alors que, à l’inverse, si jamais tu survivais à cette rencontre, sache que tu es la seule du royaume à avoir le pouvoir de me tuer, seul un sang plus beau que le mien pouvait lever mon sortilège de jeunesse ! Mais tu vas mourir, tu l’imagines bien, ce n’est pas comme si j’étais en train de disserter à haute voix pour te révéler le secret pour me vaincre  à 10 mètres de tes potes en train de se réveiller et qu’ils allaient venir me pourrir, hein ! »

Du coup, incroyable hasard : William et le Chasseur, réveillés par ce bruyant monologue, foncent droit vers la vilaine bougresse pour lui tatane la gueule, mais cette dernière reprend la forme qui lui permet de voyager rapidement, à savoir celle d’une nuée de corbeaux, et s’enfuit aussi vite qu’elle le peut, laissant malgré tout derrière elle un ou deux corbeaux morts (et quelques fientes) massacrés par nos héros durant son échappée. Hélas, pour Blanche-Neige, par contre, il est trop tard : allongée dans la neige, elle semble paisible, les yeux clos et le corps froid, et William, à cette vue, ne sait que faire et pris de panique et de désir à la fois, l’embrasse tendrement.

Ce qui a pour conséquence de…

Rien.

Bon, bin ok les mecs : vous pouvez allumer le bûcher alors. Vous avez fait cet honneur à Simplet, vous allez quand même le faire à une princesse non ? Et bien visiblement, non : William, le Chasseur et les nains préfèrent se trimbaler (comment et pourquoi ? Nous l’ignorons) le corps de la défunte pour le restant de leur voyage, l’emmenant jusqu’à la destination finale du convoi : le château du Duc. Là, le corps de Blanche-Neige est emmené jusqu’à la chapelle locale et vêtu d’une splendide robe blanche, avant d’être laissé en place pour une veillée funèbre où, finalement, personne ne veille parce que sinon ça gênerait le prochain monologue. Personne ?

Non ! Le Chasseur est lui sur place en train de se cuiter et de soliloquer sur la vie qui est trop vilaine, sa défunte femme qui lui manque et Blanche-Neige qui était trop pure pour mourir. Et comme il n’a que ça à faire, et que tout comme William, il a un certain penchant pour la nécrophilie (mais enfin, c’est quoi votre problème avec ça ?), il décide de rouler un petit patin au macchabée, qui se met alors à pleurer avant… de s’éveiller !

Hooo ! Comme c’est choupinou. Moi aussi je pleure. Mais pas pour les mêmes raisons, je crois, enfin passons.

Blanche-Neige sort donc toute pimpante de la chapelle, et décide donc de faire ce que tout bon film pourri doit faire : le passage du discours à la troupe locale sur le courage et la liberté (je fais le même de temps à autres à mes commerciaux pour les motiver, le sabre dressé sur mon pur sang arabe se cabrant en humant l’odeur d’un marché public). Ainsi, voyant émerger dans la cour la princesse ressuscitée, le peuple de l’endroit accourt autour d’elle (probablement pour cramer la gueule de ce mort-vivant), et elle commence donc d’une manière que je n’ai toujours pas pigé, à savoir qu’elle marmonne « Le givre… le feu… » puis lance « Un jour, le fer fondra… et en fondant, il se tordra« . Pardon ? Blanche-Neige, c’est un code pour de la coke ? Pour le reste, c’est du classique :

« Les amis, nous avons le choix : vivre à genoux ou mourir libre ; je sais que ça fait 10 ans que vous vivez complètement désespérés en expliquant que vous n’avez pas les moyens de reprendre le château de mon père à la Reine, mais par un habile trou dans le scénario, dans 5 minutes, on aura sans aucune raison une armée si grande qu’elle ne pourrait pas tenir dans ce château ! Alors, qui est avec moi ?
- Moi !
- Moi !
- Et moi aussi !
- Excusez-moi, êtes-vous un lamantin ?
- Et moi ! »

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Et au son des acclamations des gens massés dans la cour autour de la princesse, l’espoir renaît dans le château du Duc. Et dans les heures qui suivent, une monstrueuse armée de cavaliers quitte l’endroit avec à sa tête Blanche-Neige, vêtue d’une armure de plates (… je ne commente pas) et armée d’une grosse épée, afin d’aller reprendre le château de son père ! Bon, ils n’ont pas pensé à prendre de fantassins, de béliers ou d’échelles, mais nul doute qu’en lançant très fort les chevaux contre les murs, il se passera quelque chose. Ne restent au château du Duc que les femmes ainsi que Gilbert le nain aveugle, qui du coup, va pouvoir s’en donner à coeur joie. Bien joué mec, tu sais comment tirer parti de la situation.

Mettre une grosse armure, oui, mais surtout pas de casque, malheureux ! Ça décoiffe et ça fait pas joli, ho non alors.

Bref : cavalcadant joyeusement, toute l’armée multicolore (ils ont ressorti les uniformes de l’époque du roi, ils n’auraient vraiment pas dû) arrive en vue du château de la Reine, où déjà, toute la défense locale se met en place, préparant de quoi bien accueillir l’ennemi : huile bouillante, projectiles enflammés, DVDs de Cauet, etc.

Mais comment ouvrir les portes de l’endroit, se disent les hommes, réalisant qu’ils ont été bien débiles de partir aussi vite et sans préparation tout ça parce qu’une nana revenant d’un bad trip avait décidé de se lancer dans un discours cucu. Mais Blanche-Neige a la solution :

« Mes nains, mes fidèles nains : vous allez infiltrer la forteresse pour y lever la herse en passant par le conduit que j’avais utilisé pour m’enfuir, car vous n’imaginez pas que ces gens en auraient déduit qu’il faudrait y poser une grille pour empêcher d’autres évasions !« 

Et en effet : personne n’y a pensé. D’ailleurs, personne n’a pensé non plus que dans la scène où Blanche-Neige s’échappait, l’accès extérieur du conduit était à plusieurs dizaines de mètres en hauteur, à flanc de la falaise qu’occupe le château, avec le ressac balayant tout en-dessous… bref, un truc inaccessible. Mais là, visiblement, ça ne pose aucun problème, puisque nous retrouvons grâce à un habile saut dans le temps directement les nains à l’intérieur de celui-ci, débouchant à l’intérieur de la cour du château où toute l’armée de la Reine attend tranquillement la bataille. Et là, attention, on sent le film de qualité :

TOUS, je dis bien TOUS les figurants qui se retrouvent dans une position où ils pourraient apercevoir les nains en train d’avancer prudemment dans la cour se retournent discrètement en regardant ailleurs, quand bien même on les a bien vus apercevoir les petits gars. Qui plus est, les nains chuchotent et se déplacent tout équipés en faisant « glang glang » à 50 centimètres derrière les gens leur tournant le dos sans que ces derniers ne se retournent. Mieux encore, tous les gardes sont tournés dans une direction où ils ne surveillent… rien. Pas vraiment la cour, pas vraiment l’extérieur… non : ils regardent un mur, un poulailler, enfin bref. Là, on imagine bien le type qui a dû placer ces pauvres figurants en leur expliquant que désolé, c’est un film de merde ici, il va falloir faire du n’importe quoi. Enfin.

Les nains, ainsi aidés par la production, arrivent donc jusqu’à la salle contenant le mécanisme de la herse, et après en avoir massacré tous les gardes sans que personne n’entende rien (normal), commencent à lever la grille (ce qui là encore, ne fait pas bouger plus que ça l’armée massée dans la cour, qui trouve bien normal que la porte s’ouvre toute seule).

Blanche-Neige et son armée ont eux foncé droit vers la herse avant même qu’elle ne soit complètement levée, faisant qu’on les retrouve ainsi à patienter à la porte, en gueulant « Alleeeeez, heuuuuu, ouvrez quoi !« . Heureusement, personne n’a l’idée de leur tirer des flèches dans la gueule pendant ce temps, ou même de leur verser de l’huile bouillante sur le museau afin qu’à nouveau, Blanche-Neige ne soit plus la plus belle fille du royaume, mais plutôt la plus grosse merguez. On ne verra la garde ne faire ça que 10mn plus tard, quand toute l’armée royale sera rentrée, et qu’il ne restera plus que deux clampins à l’extérieur des murs, ce qui n’est plus vraiment utile, mais bon.

En tout cas, la herse finit par se lever, et tout le monde rentre là-dedans en distribuant coups d’épées, de bouclier, de hallebarde ou de nain trempé dans l’amidon (une arme redoutable), créant un immense chaos dans la cour de l’endroit ; seule, observant les évènements depuis son balcon, la Reine attend elle que quelqu’un pense à lui mettre un coup d’arbalète dans la gueule. Mais comme cela n’arrive pas, elle finit par rentrer, non sans avoir jeté un regard de défi à Blanche-Neige, qui lui a rendu, car n’ayant que ça à faire malgré les 480 types surentrainés contrairement à elle tentant de la tuer en même temps, mais c’est un détail. Ni une, ni deux, elle se fraie donc un chemin à l’épée jusqu’au donjon local (là encore, sans jamais avoir manié l’épée, elle défait tous ses opposants), qu’intelligemment, aucune troupe ne défend. Et cavalcadant dans les escaliers, elle finit par arriver jusqu’à… la Reine, sa mortelle ennemie.

Celle-ci, dans la plus grande salle de son donjon, se contente de tourner le dos à la nouvelle arrivante en murmurant « Hohoho, tu ne m’auras jamais Blanche-Neige ! » puis, promptement, se retourne pour engager le combat avec la princesse. Et si celle-ci met du coeur à l’ouvrage, cela ne suffit pas : les sortilèges de la Reine l’aident à esquiver tous les coups, voire à en caser deux ou trois dans la gueule de la pauvre bougresse, et Blanche-Neige finit bientôt au sol, désarmée. Quelques-uns de ses amis, parmi lesquels William et le Chasseur tentent bien de venir l’aider, mais la Reine invoque alors quelques-uns de ses bons vieux soldats cachous (souvenez-vous !) pour les retarder, voire les tuer (oui, tu aurais aussi pu les invoquer avant pour renforcer ton armée humaine et ainsi vaincre tranquillement les troupes de Blanche-Neige, mais c’eut été trop logique, je comprends). Ho non, tout semble perdu, un peu comme ma santé mentale à ce stade !

Se penchant sur Blanche-Neige, la Reine décide d’en finir, et s’apprête donc à la transpercer d’une lame…

… quand soudain la princesse en difficulté lui claque la technique de self-défense que le Chasseur lui avait apprise sans aucune raison dans la forêt, à part bien sûr pour cette situation précise, et détourne donc l’arme de la Reine avant de lui planter un poignard dans le bidou comme une experte !

Je ne sais pas vous, mais je trouve que cette image résume parfaitement la fidélité de « l’adaptation » par rapport à l’oeuvre originale.

Ah ! C’en est fini, se dit la Reine ; ma magie est vaincue, je suis vaincue, un sang plus beau que le mien a eu raison de moi ! Si seulement je n’avais pas fait de la daube depuis le début du film… euuuh… greuuu… reuuuh… argh (dit-elle tout en vieillissant à vitesse grand V, et titubant avant de s’effondrer au pied de son maudit miroir). Je… mon visage… je me transforme en Brigitte Bardot, c’est affreux ! Je… je crois que je préfère… mourir. Argh bis. Les soldats cachous s’effondrent, l’armée du château se rend… le royaume est libéré ! Sonnez trompettes, chantez oiseaux, renaissez fleurs!

S’ensuit donc, sans aucune transition (c’en est même impressionnant), la grande scène finale où l’on retrouve Blanche-Neige montant sur le trône lors d’une grande cérémonie où tout le monde est très content, et où elle… heu… et on me dira que je me répète, mais là : vous avez un plan de 30 secondes où Blanche-Neige, sa nouvelle couronne toute jolie (contrairement à celle trop dark de la Reine, hop, re-transformation !) posée sur sa tête, regarde dans le vide la bouche entrouverte sans qu’il ne se passe rien. Rien ! On la voit juste garder la bouche entrouverte, le regard vide, sans rien dire. Et, sur ce plan sans aucun intérêt à part rappeler le niveau consternant tant de ce film que de son actrice principale…

… FIN !

Mais ? Où suis-je ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

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« Major, puis-je vous parler ? »

Quittant des yeux le spectacle lui faisant face, Henry Rathbone se tourna vers son interlocuteur en levant les sourcils, interrogateur.

« Monsieur le Président ? »

Le président était inquiet, pour sûr. Il avait ce pli sur le front que Rathbone connaissait bien et qu’il n’avait vu que trop souvent, à chaque fois que quelque chose de sombre se profilait à l’horizon. En général, ce pli signifiait que Rathbone allait devoir quitter sa demeure rapidement pour aller rencontrer un quelconque personnage s’étant mis en tête de menacer la sécurité du pays. Mais pas aujourd’hui.

« Henry, j’ai besoin de toute votre confiance. Ce que je vais vous dire pourrait être interprété comme de la folie par tout homme non averti, mais je veux croire en vous. Le puis-je ?
- Bien sûr Monsieur le Président.
- Henry… écoutez, il y a des années par une nuit d’hiver, un homme est venu me voir alors que j’essayais d’écrire sur ma vie, et sous la menace d’une curieuse arme, il m’a forcé à changer des éléments de ma biographie…
- Monsieur ?
- Cet homme : il prétendait venir du XXIe siècle… une sombre histoire de « sineyma » ou quelque chose du genre… il… il m’a… il m’a forcé à écrire que dans ma jeunesse je… je… c’est trop dur.
- Que vous ?
- Que je… chassais des êtres… étranges. Que c’était ma passion !
- Des noirs Monsieur ? – lança le major, hésitant
- Rah, mais non ! J’ai si honte aujourd’hui… Henry, vous devez partir sur l’heure et agir seul : j’ai caché le brouillon de cette biographie, mais je vous conjure d’aller la détruire pour ne jamais être exploitée par ce fou du futur, un cheval vous attend dehors, rendez-vous à… »

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Il sembla à Rathbone qu’un éclair venait de frapper juste derrière sa chaise, et il chut de celle-ci en percutant la rambarde du balcon, peinant à se relever en apercevant au milieu de la fumée un homme en étrange tenue qui se contenta, le visage à demi-caché par de monstrueuses lunettes, de maugréer :

« Je vous avais dit de ne jamais en parler : que vous le vouliez ou non, vous serez connu comme un chasseur de vampire !« 

Et là, au milieu du balcon du théâtre Ford, l’homme ouvrit le feu sur Abraham Lincoln dans un rire dément qu’Henry n’oublierait jamais.

206 réponses à “Blanche-Neige et le Chasseur level 12

  1. Cher OC, sortir un article sur un film pareil au moment précis où je compte me coucher est tout simplement criminel. Vous n’êtes vraiment qu’un Odieux Connard.

    Au plaisir de vous lire demain.

  2. Merci pour ce moment de franche rigolade. Le film avait déjà à lui seul un fort potentiel comique que vous avez su une fois encore exacerber. Bref, j’ai musclé mes zygomatiques et ça fait du bien.

  3. cher OC, merci pour ces textes qui me font vivre les films de mon canapé.. en bien plus drôle, sans voisins reulou et une bière à portée de main. Chose impensable au Ciné Ville !! Encore de belles économies sur mes sorties ciné…

  4. Sans doute comptent-ils continuer leur massacre en adaptant La Belle Au Bois Dormant ou bien Aladdin version 300.

  5. J’adore ! C’est magnifique ! Quelle prose ! J’avoue honteusement avoir eu envie de voir ce film pour savoir pourquoi on voyait un lapin en armure sur une affiche titree Blanche-Neige. Maintenant, je sais tout !
    Finalement, maintenant que je lis vos articles, j’ai presque envie d’aller voir ces films pour verifier que vous n’exagerez pas. C’est un cercle vicieux.

    • Il n’exagère pas. Il a même honteusement caché certains détails, tels le mangonneau à répétition… C’est pratique, un trébuchet Gatling :D

      Cela dit, il faut bien admettre que c’est une excellente comédie! Accessoirement, il ne me parait pas si surprenant qu’un chasseur attrape un lapin…

      Enfin, il s’agit probablement d’un concert de Justin Bieber et non d’une concert ^^

  6. Ah… Odieux, mon Odieux ! Ignomickey a eu raison des quelques neurones encore en fonctionnement apres visionnage de l’abomination qui sert de bande-annonce a cette… chose/bouse/sous-merde de troisieme classe/whatever.
    Mais pour le coup, je crois que je me laisserais presque bien tenter : un lapin-mantin en armure, ca doit valoir le detour, tout de meme…
    (et encore une fois, que ne m’epousez vous donc pas, Odieux, o mon Odieux…)

  7. Merci pour ce moment de détente. C’est parfait pour entamer la journée.
    Mais je ne comprends pas pourquoi la reine elle utilise pas le Medifuck3000 pour se soigner.

  8. Sur mon petit blog de veille techno et culturelle ;-)

    « Vous ai-je déjà dit que je kiffais grave Odieux connard ? Le voilà de retour, avec une nouvelle critique de film, plutôt réjouissante, comme d’habitude ;-) »

  9. Le clin d’oeil à « Sacré Graal » !!! Alors ces hirondelles, européennes ou africaines ? Ne pourrait-on pas proposer à Kristen Stewart le rôle du lapin carnivore dans une re-sucette de Jabberwocky ?

  10. Qu’on y balance une sainte grenade dans sa tronche de lapin !! Merci Odieux, pour ce spoil fantastique… Mais je devrai quand même regarder cette daube, rien que pour faire une analyse comparative avec l’AUTRE film Blanche-Neige sorti récemment… Et avec la permission du maître de ces lieux, je ressortirai bien l’ignomickey =)

  11. Oh mon dieu, le film avait déjà l’air d’être une grosse bouse, mais c’est encore pire que ce que j’avais imaginé :o
    Je ne comprendrais jamais par quel tour de passe-passe incompréhensible et/ou l’usage de moult drogues illicites, quelqu’un a pu ne serait-ce que penser que Blanche-Neige pouvait être incarnée par Kristen Stewart…
    J’ai, quoi qu’il en soit, eut grand plaisir à vous lire, Mr OC. Vous avez mon respect le plus sincère pour avoir le courage de visionner de tels films et nous pondre à chaque fois des articles toujours aussi hilarants.

    • Mais si, c’est logique
      Aprés avoir été mordu par Edward, elle est devenue une vamp… une vamp …. Arg c’est trop dure de le dire, elle est devenue une suceuse (de sang,(de réalisateur, c’était déjà le cas avant)
      Or quel sont les attribut physique des Nosferatu ?
      une peau pale
      des cheveux noir comme la nuit
      des levres rouge sang

      donc elle était toute indiqué pour joué Blanche-Neige en faisant des économies sur son maquillage (même si on se demande où sont passer ces économies)

  12. Abraham Lincoln le chasseur de vamp… Non mais merde quoi !

    Pour la bouche des Kristen Stewart, l’explication est simple : on le la reconnaitrait pas s’il elle l’avait fermée.

    • En même temps, Abraham Lincoln chasseur de vampires, c’est une création du mec qui a écrit « Orgueil et préjugés et zombies ». Qui est exactement ce que dit le titre : orgueil et préjugés, avec des zombies (et du karaté).

  13. Cher Odieux,
    à quand une version anglaise de vos critiques, juste pour le plaisir de vous voir bombardé président d’honneur des Razzie Awards dès que vous serez reconnu outre-Atlantique? Nul doute que vous y serez lieux accueilli qu’à Cannes.
    Cordialement.

  14. Excellent article, comme à votre habitude cher Odieux.

    Je ne peux toutefois m’empêcher de vous reprendre au 1er paragraphe : Wilhelm Grimm n’a-t-il pas plutôt des « taches d’encre », sans accent ? Je comprend qu’il soit occupé, mais tout de même.

    • Ben oui, ça aurait été trop simple de prendre Blanche- Neige comme modèle 8-)
      Cela explique bien des choses… *se marre*

      Merci L’Odieux pour ce spoil, à tordre de rire, vraiment.

    • Et si seulement Jeanne d’Arc avait vraiment prit d’assaut et libéré Rouen sous l’emprise de la perfide Albion… Clichés, quand vous nous tenez…

  15. Les chats tuant les pigeons parisiens et quantité d’autres oiseaux, quel animal est le plus maléfique des deux ?

  16. tellement facile de se moquer du physique des gens, me semble que kirsten stewart n’est pas laide, ou alors c’est une question de goût. Reste que cela baisse la qualité de votre critique, qui ne ressemble plus qu’à de la mauvaise foi.

    • La mauvaise foi est l’apanage du maitre des lieux.
      Par contre, tout comme pour Avenger, le spoil m’a conforté dans l’envie de voir le film et non l’inverse. Aimant autant le cinéma pop corn que le cinéma un brin plus intelligent, je ne compte pas bouder cette récréation neuronale.

      • En quoi est-ce un mal d’aimer le film ? Il pense ce qu’il veut donc tes réflexions idiotes tu les gardes pour toi Von Shnaps…

      • On se calme. Contrairement à toi Alexis, Von Shnaps n’a pas été insultant. (À moins de considérer « Pattinson » comme une insulte mais là c’est toi qui interprète.)

  17. Mmh je sais pas quoi dire. Spoiler ce film est bien plus compréhensible qu’Avengers ou Prometheus, mais bon, c’est quand même pas Les trois mousquetaires ou Le dernier des templiers. Mais bon, je n’ai pas trop apprécié cet article non plus et ça ce n’est pas parce que j’ai aimé le film. Depuis me spoil de John Carter, c’est beaucoup moins drôle (excepté Battleship) même si ce n’est que mon avis.

    Déjà avant, vous commenciez en apothéose avec un troll de l’affiche. Mais là, rien. Une adaptation libre de l’oeuvre ne veut pas forcément dire massacre et dans ce sens-là, j’avoue avoir préféré largement cette version que celle avec Julia Roberts.

    Là, non seulement je n’ai pas compris la moitié des incohérences citées, mais en plus vous revenez sans cesse sur Kristen Stewart. Je n’aime pas beaucoup cette actrice, je la trouve inexpressive et c’est ce qui fait le plus tâche au film selon moi.

    Mais par pitié, dire que Blanche-Neige n’est pas la plus belle fille du royaume, non seulement c’est parfaitement subjectif, mais en plus C’EST UNE QUESTION DE PERSONNAGE, PAS D’ACTRICE, je l’ai répété maintes fois car non Odieux Connard, vous n’êtes pas le premier à le dire. Ca me gonfle ça…

    Donc finalement moi j’ai aimé. Paysages magnifiques, scènes d’actions très réussies, univers sombre et d’héroic-fantasy, Charlize Theron et Chris Hemsworth jouent très bien, les nains sont hilarants, les principaux ingrédients de Blanche-Neige s’y retrouvent différemment.

    Cela dit, j’en suis sorti juste diverti, et non conquis. Manque de moments d’émotions sans doute et jeu d’acteur de Kristen Stewart pitoyable. M’enfin.

    J’espère que vous vous rattraperez à l’avenir cher OC, cela fait longtemps que vous n’avez pas spoilé des vrais mauvais films à mon goût…

    • On est bien d’accord, mais il ne faut jamais oublier (et c’est en fait une règle, non pas juste essentielle, mais carrément primordiale) que nous avons affaire à un Odieux Connard, un vrai-un dur-un pur^^, dont le « sacerdoce » est une mauvaise foi exacerbée atteignant les mêmes profondeurs que l’indigence de certains scénarios hollywoodiens.

      Mais c’est vrai qu’il y a un certain essouflement dans les spoilers de notre bon camarade. Peut-être que l’exercice devient trop routinier, répétitif, et qu’il perd de sa qualité pour ceux qui suivent ce blog depuis deux ans, parce qu’ils n’ont plus les bonnes surprises du début et qu’ils deviennent blasés.

      Allez savoir…
      R de Rien

      • Je connais le principe de l’OC ne t’inquiète pas, par contre arrêtez d’utiliser le terme « hollywoodien » comme un terme péjoratif. C’est à Hollywood que le cinéma a été créé donc c’est un terme mélioratif svp.

      • L’apport de Hollywood au cinéma a été capital. De là à dire que le cinéma a été créé à Hollywood, il y a un pas énorme, que l’on ne peut franchir que si l’on aime les trolls…

      • Je n’ai pas voulu utiliser ce terme péjorativement, c’était juste référence à l’origine des films, pas à leur qualité. Dsl pour l’ambiguité ;)

      • Le cinéma, créé à Hollywood ? Si j’étais de mauvaise foi, je dirais que cela détruit pas mal l’argumentaire … Mais vu que c’est pas mon cas et que je veux pas lancer de troll (j’y suis déjà à moitié …), je vais juste rétablir la vérité : le cinéma a été inventé à Lyon. Hollywood, on peut dire qu’elle a su créer une industrie du cinéma très conséquente.

      • Aaargh, le cinéma, créé à Hollywood?
        En plus je vois pas en quoi c’est utilisé dans son commentaire de manière péjorative. Il l’utilise de manière adjective, pour parler d’un scénario issu d’Hollywood.

    • Ce qui est vraiment gonflant, ce sont les gens qui se permettre de dicter à des auteurs ce qu’ils doivent écrire pour plaire à leur petite personne.

      • Ce qui est gonflant, c’est que dès qu’on reproche quelque chose à OC, ces fanboys viennent se jeter dessus…

  18. J’ai fait un AVC en voyant la bande annonce d’ »Abraham Lincoln chasseur de vampires ».
    Mon dieu, qu’avons nous fait ?

    • Surtout que c’est pas comme si Lincolm n’avait rien fait de sa vie, rien qu’en collant à la réalité, y a moyen de faire un film avec une histoire intérressante.

      • Apparement, le livre sur lequel le film repose n’a pas l’air d’être mauvais t je pense que je vais me l’acheter.
        Sinon j’ai trouver cette critique bonne, et on sent plus le fait que vous n’avez pas aimé ce film, contrairement au avengers.

    • Je crois qu’en fait, Lincoln a découvert que les vampire acquerraient une immunité au soleil si ils absorbent assez de sang d’afros-américains et donc pour ne point se muer en membre du KKK, Lincoln a préféré tuer les vampires.

      …Je crois pouvoir faire une belle carrière de scénariste à Hollywood!

      • La communauté latino et la communauté asiatique, clairement exclues par votre scénario, viennent de décider d’engager une class-action contre votre société de cinéma ^^

      • Ce n’est que le synopsis, évidement il y aura un blanchisseur chinois et une femme de chambre latino.
        Peut-être pourrait-on y inclure un vieux natif américain comme « consultant mystique »… oh et un aborigène trimballé dans un cirque comme curiosité scientifique !

  19. « tes oiseaux là, ce sont des hirondelles européennes ou africaines ? »
    Cher Odieux Connard, merci pour cette référence aussi délicieuse qu’opportune, et merci pour ce divin spoiler. J’ai espéré dès l’instant où j’ai vu la bande annonce de Blanche Neige et le Chasseur que vous en feriez un, et j’ai été comblée au delà de mes espérances.

  20. Je reste persuadé que dans ce contexte, le terme « armure de plate » serait autrement plus indiqué.

  21. Quand j’ai entendu qu’ils allaient faire un film nommé « Blanche Neige et le chasseur », me suis dit : à quoi diantre cela va t il bien pouvoir ressembler, vu les standards du cinéma actuel ?
    Et puis, j’ai vu la bande annonce … Cela m’a suffi. J’ai eu l’impression de voir le trailer de « Bilbo le hobbit », avec en plus une histoire d’amour niaise pour ados.
    Si cela plait à des gens, soit, c’est une chose (que je ne comprends pas). Je ne reviendrai pas sur les propos déjà tenus par M. O.C., vous pouvez les retrouver vous même, donc oh hein dites !

    Juste, je tiens à faire part de mon hypothèse sur le travail de création des scénarios contemporains :

     » – Scénariste : M. le producteur ! Ca y est, j’ai une proposition de films pour vous, comme vous me l’avez demandé ! Dedans il y aura des explosions, des combats avec des ralentis, des musiques spectaculaires, des tas d’effets spéciaux, des trucs qui brillent ou font « Schwing » ou « Zap » ou encore « Fwiouz » ! Et aussi quelques plans où le spectateur mâle pourra mater de la fesse rose, et le public féminin du téton saillant.
    - Producteur : bien mon petit … Y’a tout ce que je t’ai demandé : les ingrédients nécessaires pour faire un bon produit commercial à vendre à tous ces demeurés de spectateurs.
    - Scénariste : euh par contre … pour le scénario … enfin je veux dire tous les trucs autour … Bah j’ai pas trop d’idée.
    - Producteur : bon écoute, on va faire simple. Plutôt que d’inventer un truc, ce qui est toujours risqué, on va repomper une licence connue. Comme ça, hop, du boulot en moins ; et en plus, comme ce sera un truc connu, les gens penseront qu’ils ne prendront pas de risque en venant voir le film.
    - Scénariste : ah ouaiisss ! Excellente idée ! On pourrait prendre par exemple … Hmmm … une licence de BD ?
    - Producteur : par exemple. Ou de ‘Comics », c’est quand même mieux. Laissons la ‘BD’ aux Européens … Tiens, pourquoi pas un conte ?
    - Scénariste : Ou une légende ? Sur la mythologie grecque par exemple ?
    - Producteur : Bien ça : les Grecs sont ruinés, si on leur file quelques milliers ils ne diront rien si on pille leur patrimoine culturel. Il y a aussi les licences de jeux …
    - Scénariste : génial chef !
    - Producteur : je sais … bon, au boulot, avec ça, on a de quoi faire une dizaine de films au moins. »

    Je vous laisse compter le nombre d’articles de spoilers qui correspondent à cette description (enfin, si vous savez compter …).

    • « Si cela plait à des gens, soit, c’est une chose (que je ne comprends pas).  »

      Tu n’as qu’à lire les critiques pour voir pourquoi ça plait à des gens, parce que personnellement même si j’ai aimé je comprends qu’on puisse ne pas aimer (bien que je n’aie pas trop apprécié cet article)

      • Il ne sera pas dit que je sois obtus. Soit, cher Alexis, je suis donc allé voir quelques commentaires sur un site que je ne nommerai pas. Grosso modo, pour résumer, sans mauvaise foi, les trois points forts les plus évoqués :
        - de bons effets spéciaux
        - pas de temps mort (=> plein de baston)
        - Charlize Theron (dans la bande annonce, on voit quand même une scène où elle se vautre dans une espèce de crème, qui épouse les courbes de son corps => si ça c’est pas du racolage … que fait la police ?)

        Soit ? Exactement ce que j’ai annoncé ci dessus. Si cela plait aux simples humains, qu’il en soit ainsi. Personnellement, j’attends un peu plus d’un film.
        Je note même que certains ont trouvé le jeu d’acteurs extraordinaire … Faudrait quand même que je vois le film à l’occasion, pour me faire une idée …

        Bon, humour et mégalomanie mise à part : de temps en temps, j’apprécie un bon film de base bourrin (j’ai par exemple beaucoup aimé « Avengers », même si j’y trouve nombre de défauts évoqués dans l’article dédié). Ce qui me gène, c’est que l’on compense de plus en plus souvent des lacunes scénaristiques grandissantes par des effets spéciaux ou des scènes d’action pseudo spectaculaires. Et le pire, c’est que beaucoup acceptent cet état de fait, et s’en réjouissent même, alors que dans le même temps, le cinéma coute de + en + cher … Mais bon, je vous invite à lire un article de l’O.C. intitulé « non mais le scénario, on s’en fout ». Et aussi, à voir des films comme « District 9″ ou « Le sang des templiers ».

  22. Bonjour monsieur Odieux Connard, je vous signale que le film suivant. Hum, pardon, l’aberration suivante : Abraham Lincoln : chasseur de vampires est à l’origine un livre écrit par Seth Graham Green, qui a aussi écrit Orgueil et préjugés et Zombies.
    Pour faire simple, ce sont des romans historico-humoristico-fictionnel. Pour moi du bon gros roman sans prise de tête avec humour (tout du moins un humour qui m’atteint hein, je ne parle pas aux noms de tous). Par contre en faire un film…. cela ne sent pas du tout l’exploitation effrénée d’un potentiel filon pécuniaire sachant que les deux livres sus cités font parties des Best Sellers d’après le New York Time.
    Sinon, je vais me lancer dans les platitudes d’Usages : JE VOUS AIME ! J’AI TOUT UN ÉLEVAGE D’ÉTUDIANTES QUÉBECOISES POUR VOUS SI VOUS PASSEZ DANS LA BELLE PROVINCE !!!! PAR TOUTES LES FORCES DU MALIN PERMETTEZ MOI DE DEVENIR VOTRE HUMBLE APPRENTI !

    • Monsieur Deboig, je salue votre pertinence, concernant la capacité de prospection culturello-minière des producteurs, qui font le constat très simple : « Ca a marché hors cinéma ? Si on fait un film dessus, ça ne peut que marcher ! ». (même si je vous soupçonne de m’avoir espionné !)

      Du coup, je pense que la sortie d’un « Jésus 2 : le retour » va passer du domaine de la parodie au domaine du réel.

  23. Saviez-vous, cher Monsieur Connard, que fort du ‘succès’ du film au Zétazunis, une suite serait prévue ? Je penche pour un titre qui sonne bien, du genre ‘ Hésitation ‘, non ? (Compte tenu du fait que la louloutte aux longues quenottes n’a choisi ni le bel archer ni le costaud plein de boue avec un beau manche de hache.). J’attends ça avec impatience. Merci pour votre critique, parfois je me prends à apprécier des films que vous critiquez (mais toujours très justement), mais là il est un des rares films qui m’a semblé mauvais, incohérent et non-linéaire tout le long, c’est prodigieux.

  24. … Vous avez oublié de souligner le fait que la reine au moment où elle se change en William a su, d’un coup, d’une manière inexplicable et inexpliquée le lien entre le gugus et la greluche… Et que… vue qu’elle est capable de prendre l’apparence des potes de Blanche-Neige pour la duper, c’est à se demander pourquoi elle ne l’a pas fait plus tôt…….
    Menfin… à ce moment là la liste des incohérences était déjà fort fort longue. C’est détestable cette absence de choix entre le magique/le réaliste et le religieux… Ya aucune construction dans cet univers et du coup on peut carrément accuser chaque choix d’incohérence. Le scénariste s’est juste dit : Tieeens les cerfs écolo c’est cool, ça fait Miyazaki : Hop, un cerf écolo ! Oh et les trolls aussi… ça plait les trolls… Hop un Troll !!! etc.

    … Sinon, au moment de la pomme/couille, je me suis surprise à souhaiter très très très fort que ce brave prince/duc plus insipide que du bouillon à l’eau soit réellement le prince/duc et qu’il n’ait été qu’un ignoooble espion au service de la reine depuis le début. Ca, ça aurait été marrant… et ça aurait un iota justifié son existence puisque de toute façon, son baiser ne sert à rien, c’est le chasseur veuf tourmenté trop dark blond et gominé et rebelle qui la réveille en l’embrassant (mais bon sang, même dans le conte original c’est plus crédible : elle a un morceau de pomme coincé dans la gorge, ils la déplacent et hop ça se décoince… Tsst)

  25. Cher OC, je partage le même avis que vous sur cette monstrueuse adaptation. J’ai beaucoup hoché de la tête en souriant en vous lisant. Toutefois, ça a été à double tranchant. Revivre ces 2h05 cinématographiquement douloureuses a été pénible, me rappelant très distinctement les détails grotesques. Mais bon, vous lire est un plaisir. A bientôt j’espère !

  26. Un détail que tu sembles avoir bien raté, c’est que dans ce film, il y a 8 nains, et non 7.

    La bande-annonce donnait l’impression d’un film plutôt mauvais, mais c’est trompeur : le film est véritablement à chier de bout en bout. Et pour que je pense ça alors que j’étais préparé psychologiquement à voir une bouse, il faut vraiment que le réalisateur se soit dépassé.

  27. J’ai oublié : je n’ai pas lu tous les commentaires donc quelqu’un l’a peut-être dit (ne jetez pas de tomates si c’est le cas, quoique au moins j’en aurais pour demain midi en salade). Il va y avoir une SUITE !
    Pitch du scénar de BN 2 : Chasseur et William vont se disputer les faveurs de Bella euh… Blanche Neige (n’avez-vous pas remarqué le regard belliqueux du jouvenceau envers l’homme à la hache ??) et William va céder au Mal pour conquérir la Belle puisque Chasseur semble avoir une longueur d’avance. Donc, il va céder au Mal (pour être plus beau ? pour droguer BN ? pour éliminer Chasseur ?) mais au dernier moment, il se sacrifiera pour sauver BN. On ouvre les paris?

    • Il est vrai que j’ai du mal à imaginer une suite mais bon pourquoi y’aurait une suite vu que là ils ont bouclé l’histoire de Blanche-Neige ???

      • Pour le fric, c’teu question !

        Sinon, je suis le seul à penser à des biscuits lorsque je vois les lettre composant le patronyme de l’héroïne ?

  28. Ça ressemble furieusement à l’histoire de King Rising II (réalisé par Uwe Boll, ça vous donne une idée du niveau) sauf que dans la daube bollienne, l’équivalent de la Blanche-Neige est une vieille moisie qui finit pas calancher et la Reine un roi sorti de la Creuse profonde dont le château est constitué de quelques pierres qui se battent en duel et qui a 3 pelés et 2 tondus pour armée… Ouais, j’ai regardé ça pour égayer ma soirée, ça passait sur la TNT, ces chaînes qui nous ont été vantées comme « gratuites » en oubliant le sous-titre « et donc elles ne pourront taper que dans les séries Z étrangères », ce qui inclut l’intégralité de la filmographie de Steven Seagal, les films d’Uwe Boll ou les pseudos-films d’horreur kitschissimes qui valent leur pesant de cacahuètes et qui ont pour la plupart leur fiche sur Nanarland…

    Apparemment c’est du même niveau que ce le cinéma holywoodien donc j’ai fait des économies.

  29. « Après « Abraham Lincoln, chasseur de vampire », un nouvel opus passionnant: « Winston Churchill versus Predator: la vengeance de Napoléon » ! »

    • C’est vrai que ça ressemble de plus en plus à de la SF… Pierre PELOT, en 1977, imagine un acteur qui interprète (sous hypnose, à la différence des acteurs d’aujourd’hui ;-)) des rôles consistant en un joyeux mélange, genre Zorro Nap’ [Delirium Circus]

  30. un détail, mais pourquoi le « chasseur » se bat il toujours à la hache ? Un arc et des flèches ne seraient ils pas plus adaptés ?
    Enfin en même temps, il serait sans doute capable de se tromper et d’utiliser les flèches pour envoyer l’arc sur sa cible…

    • Je m’étais fait la remarque aussi. Genre le chasseur il va traquer les gentils animaux à coup de manche de hache? J’espère qu’il court vite alors.

      • Avec lancer de hache level 10 (spécialisation maîtrise du manche level 9), option hache-boomerang furtive et système d’évitement de troncs d’arbres, la hache est le meilleur outil de chasse aux lapins…

    • Techniquement, si une flèche sorti par un archer imaginaire peut tuer un cerf magique, j’imagine que dans ce monde on peut attraper les cerfs normaux à mains nus pour les ramener à la maison et les cuisiner. En fait, la hache c’est pour le bonus au charisme.

      • Il a le droit de prendre l’arme qu’il veut et chasser à la hache est tut à fait normal. Et d’où tu parles d’un archer imaginaire ?? Depuis quand y’en a un ??

      • @Alexis: « chasser à la hache est tout à fait normal »

        Owi, ça maximise tes chances de succès ! T’as pas dû ouvrir beaucoup de manuels de chasse toi, me trompe-je ?

      • Dès demain, je m’attaque au sanglier à coup de bobombs. Ça va déchirer.

      • C’est pas fini de critiquer? Les américains ont bien bombardé par erreur l’Ambassade de Chine à Belgrade. Ça arrive de se tromper de cible. Un lapin, un arbre… c’est pareil vu de très loin.

        Sinon, Abraham Lincoln… il n’y a pas constitution d’un délit d’atteinte à l’image présidentielle, ou une quelconque équivalence américaine d’un tel concept?

  31. Merci pour le spoil! Encore un film dont je ne retiendrais certainement que le rôle du Mâle, dont l’acteur est bien choisi généralement… physiquement tout du moins. A voir donc ;)

  32. Monsieur OC ! vos commentaires sont hilarants et vos remarques pertinentes à tel point que je m’insurge devant tant de copies aussi bien sur les scènes que sur l’équipement. A croire que les maisons de production sont si pingre qu’elles ressorte des armures déjas utilisées (avez vous vu un bouclier avec une main blanche ?). Vraiment mais où va le cinéma ?

  33. Je pense quand même allez voir Lincoln VS vampires car ça promet un petit coté steampunk(chose que j’adore)
    Ne jetez pas de pierre, je vais changez les nom des personnages dans ma tête pour faire comme si c’étais un film qui n’espere pas faire du fric en prenant le nom de quelqu’un de célebre pour faire venir les gens

  34. Ahlala !
    Il est vrai que j’ai bien apprécié ce film, surtout la magie de la Reine et la Sombre Forêt … Mais alors niveau incohérences … Diantre c’est clair que nous baignons allègrement dedans, surtout au niveau spatio-temporel …
    Remarquez, peut-être que la Reine a une magie si puissante qu’elle est capable de tordre la réalité … – hypothèse débile mais qu’importe.

    • Mais ça veut rien dire ça ? On peut pas dire qu’un film est « con » ce n’est pas l’expression apropriée…

  35. Très bon article !

    Mais d’autres incohérences m’avaient frappée (ou peut-être suis-je trop dure) :
    - La Reine semble avoir comme pouvoir d’ensorceler les hommes par sa beauté. Dans ce cas, pourquoi cette mise en scène au tout début du film, où elle gaspille de son énergie pour foutre ses guerriers en cachou ? Une simple audience avec le Roi, et pouf, c’était plié.
    - Pourquoi avoir gardé Blanche-Neige en vie ?
    - Blanche Neige doit apparemment faire ses pompes régulièrement dans sa cellule pour sa fuite si sportive
    - Pourquoi lors de sa fuite suit-elle gentillement la route principale ? Couper à travers champs, éviter les villages, etc, me semblent être des principes plus sécurisants.
    - Blanche Neige sort du donjon, et brusquement plein de gardes de l’extérieur la reconnaissent en criant de l’attraper. Or, comment pourraient-ils savoir que c’est elle, alors qu’elle prie seule dans un cachot sans voir la lumière du jour depuis plusieurs années ?
    - Quand Coupaubol attaque le village des archères, il le fait car il pense que Blanche Neige y est. Ok. Donc pourquoi arriver avec ses gros sabots en foutant le feu partout ? C’est le meilleur moyen pour, dans la panique et la fumée, permettre à Blanche Neige de s’échapper (ce qu’elle ne manque pas de faire).

    Puis il manque à Blanche Neige si chrétienne une scène de fin où elle pardonne à la Reine, ce qui sauverait cette dernière plutôt que de la voir mourir si facilement.

  36. Alors là, je vous trouve vraiment de mauvaise foi! Je ne vois pas pourquoi Blanche-Neige ne connaitrait pas les arts martiaux alors que le wing chun a fait des adeptes jusque chez les Trois Mousquetaires. C’est une vérité historique! (la preuve: Hollywood en a fait un film).

    Je suis très content d’avoir lu le film. Merci beaucoup.

  37. je me suis bien marré en lisant ce spoil ^^

    Mais j’ai juste relevé deux choses.

    C’est bizarre, mais j’ai trouvé zarb qu’un des 7 nains meure, et je me suis pris à penser, à ce moment là, que ça allait être des nains kamikazes, qui allaient tous mourir jusqu’au dernier. Et ben, justement, en regardant la scène typique de vue du ciel pour voir que tous les héros voyagent longtemps à pied, je ne sais pas pourquoi, mais je les ai compté. Et surprise, Simplet n’était pas le septième, mais le huitième nain de la bande. Donc, après sa mort, ils sont sept ( puis 6 une fois que Gilbert reste au château du duc)

    seconde chose :

    Vous n’avez pas compris la présence du cheval sur la plage. C’est espèce très rare de cheval écume, qui vient sur la plage un fois par an pour enterrer ses oeufs dans le sable. Donc, quand elle l’a trouvé, il était en train de couver x)

    Comment ça c’est pas drole ? je sais, mais c’est ce que j’ai pensé en voyant le film, et sur le moment, mon voisin était plié x)

    Voilà, super article ^^

  38. Alors moi je n’ai qu’une question…

    Pourquoi Kristen Stewart est-elle actrice ?

    Elle ne sait mimer AUCUNE expression. Son seul mérite est de pouvoir apprendre son texte. Même moi je serais meilleur acteur (je sais en effet avoir deux expressions : l’air de me faire chier et l’air de vaguement m’amuser).

    Alors bon, certes, elle est jolie (quoique moyennement, son perpétuel air d’autiste atténuant pas mal son attrait), mais il existe, parait-il, des actrices agréables à regarder ET compétentes.

    • Si çà se trouve, c’est la fille cachée de Nicolas Cage. D’où cette absence totale (et sans doute irrémédiable) d’expression faciale. Faudrait faire gaffe à ce que cette maladie se répande pas trop quand même…

  39. Manque une incohérence dans la critique: la méchante reine qui a reçu ses pouvoir en buvant 3 gouttes de sang mélangées à de la neige, çà vous dit rien? Mais si bien sur, c’est le sang de la maman de Blanche neige qui tombe au tout début.
    On peut donc en déduire habilement que blanche neige et sa méchante marâtre ne doivent pas avoir plus d’une dizaine d’année d’écart d’âge.
    Pourquoi pas, si la reine ne déclarait pas qu’elle a vécu de nombreuses vies à tuer quantité de rois…

  40. Monsieur Connard, je vois avec effroi que vous n’avez pas détecté la plus terrible des incohérences de ce film… Lorsque Blanche-Neige et Chasseur le chasseur sont suspendus tête en bas il n’y a pas 7 mais 8 nains… Oui, je sais. J’ai recompté…

  41. « Blanche Neige et le Chasseur : Des nains protestent contre le film ! »
    il apparait que ce sont des acteurs classiques qui ont joué le rôle des nains, puis qu’on les a retouches par informatique ! la vraie magie est là ! du coup le syndicat des acteurs nains veut porter plainte pour discrimination …

  42. Quand Blanche-Neige à croqué la pomme..J’ai eu l’espoir que William et le chasseur la laissent pourrir dans la neige et partent ensemble…
    Quant à son discours à son réveil, pourquoi est-il si « pertinent » ? Je mettrais bien la faute sur le fait que son cerveau n’était point oxygéné pendant un sacré bout de temps !

    Oh et j’ai particulièrement aimé la scène où l’armée du lapin attaque le château. Ils se prennent des flèches…Euh les gars, vous avez pas des boucliers par hasard ? Non, c’est pour faire joli ? ah pardonnez moi…

    Odieuxconnard, j’aimerai aller au cinéma avec vous un jour. Ca doit être bien marrant !

  43. Plutôt que d’émettre une nouvelle critique je dirais simplement pourquoi adapter ce conte en film alors qu’il la déjà été en dessin animé ce qui est largement suffisant je dirais même que les contes étant destinés aux enfants il est plus logique que l’adaptation se fasse en dessin animé ou alors en film d’animation a la shrek.
    En bref sans même juger la qualité du film je n’y vois pas d’intérêt autre que de se faire pognon sur une licence facile a exploiter.

    • Ce n’est pas le premier film sur Blanche-Neige. Cette même année déjà il y a eu la version avec Julia Roberts (d’ailleurs je préfère cette version que celle avec Julia Roberts) et franchement, rien n’empêche qu’un conte soit adapté en film, on l’a bien fait avec Alice au pays des merveilles…

      • dont l’adaptation n’était que celle basée sur un autre poème de Lewis Carroll : Jabberwocky, donc pas du tout un « viol » de la version Disney comme le prétend l’auteur de l’article, mais bel et bien basée sur une autre oeuvre, elle-même plus sombre et violente.

      • Le problème d’Alice de Burton est qu’il n’est pas bon surtout, et pourtant j’aime Burton ET l’histoire d’Alice de Lewis Carroll, et je n’ai rien contre le fait d’en faire des versions sombres – voire gores. C’est en ça que je ne trouve pas positif d’afficher « Par le producteur d’Alice » pour ma part, je me suis fait la réflexion en regardant la bande annonce de Blanche Neige.

  44. J’ai un petit commentaire mais cela ne concerne pas ce film, mais Prometheus et j’aurais bien voulu répondre sur la page de cet article, mais pour une raison obscure.

    Donc /SPOIL PROMETHEUS :

    Déjà, cet article m’a extrêmement déçu. Vous avez employé comme méthode celle de « y’a pas d’incohérence donc je fais des remarques débiles sur les personnages » la moitié du spoil. Mais bon…savez-vous calculer ? Je lis cette remarque :

    « Si vous comptez que ce vaisseau était supposé contenir 17 membres d’équipage, + 1 clandestin, qu’il y a environ 6 morts et deux donzelles larguées sur la planète et que seuls les trois pilotes ont accepté de se sacrifier, calculez combien il reste de membres d’équipage à bord qui vont mourir dans l’explosion sans qu’on leur demande leur avis ou propose de s’éjecter »

    En sachant qu’ils sont 18, que 6 meurent face à l’ingénieur, que 2 femmes ne sont plus dans le vaisseau quand ça explose et que trois pilotes se sacrifient. Si je calcule bien ça 7. Mais cher Odieux Connard, auriez-vous oublié les deux scientifiques qui meurent au début du film ? Auriez-vous oublié le petit ami d’Elisabeth qui brûlent ? Et ensuite, lorsqu’il se réveille en monstre, il tue plusieurs personnes, certainement 4.

    Vous vous êtes donc littéralement planté dans votre propre spoil, vous êtes donc vous-même incohérent. Non seulement cet article est nul, mais il est également honteux…

    /FIN DU SPOIL PROMETHEUS

    • Merci bien, en plus d’être absolument pas à sa place, ce commentaire ne sert à rien. Quelle intervention pertinente. Si vous contestez le fait que Prometheus est truffé d’incohérences débiles et inexpliquées, à ce stade-là il faut retourner prendre des notions de science au collège, hein… voire avant. Qu’il y a ait une éventuelle controverse sur ce chiffre, à la rigueur, mais alors contester que le film en question est bourré d’incongruités débiles, on franchit une étape, là.

      • Pourquoi le commentaire sert à rien ? Et puis tu ne sais pas lire on dirait, si ce commentaire est ici c’est parce qu’on ne peut pas mettre de commentaire sur le spoil de Prometheus, c’est pour ça que je le mets ici. Et c’est pas le film que je critique (je l’ai adoré) mais bien l’article d’OC. Sais-tu lire ?

      • « …si ce commentaire est ici c’est parce qu’on ne peut pas mettre de commentaire sur le spoil de Prometheus… »
        Logique. Moi aussi, quand la boulangerie est fermée, je vais chercher du pain à la pharmacie.

      • Tu aurais voulu que je le mette où ce commentaire ? Ca reste sur le site de l’OC et je tenais absolument à mettre ce commentaire pour montrer à quels points cet article est dénudé de sens…ah elle est loin l’époque où l’OC me faisait plier de rire…

    • Tu veux dire celle où il ne disait du mal que des films que tu n’aimais pas ?
      Franchement, j’ai beau avoir bien aimé Drive, j’ai pas été chialer dans les coms de son spoil (encore moins ailleurs) pour m’en plaindre. Pire, sa critique m’avait même fait bien marrer, ça parait dingue.
      A moins que ça soit un peu le but de son blog.

      • C’est faux ça. C’est tout simplement les articles que je trouve moins bon. J’ai bien aimé Harry Potter 7 (partie 1 et 2) j’ai quand même bien ri au spoil d’OC, et je n’ai pas eu un avis plus négatif du film. Et je sais que je lis les spoils pour l’humour, alors si je ne ris plus…

  45. Cher Odieux, je m’étonne que vous n’ayez pas relevé la brutale incohérence du début du film, qui consiste pour le royaume à faire d’une jeune enfant de 6 ans le nouveau canon standard de la beauté… Dans toutes les autres époques du monde réel, les canons de beauté ont certes évolué mais coïncidaient tous à des conceptions du corps (féminin ou masculin) perçues comme indéniablement DESIRABLES par leurs contemporains. Les formes charnues et généreuses des diverses « baigneuses » et autres « goulues » peintes à walpé en pleine exposition de la volupté de leurs formes en témoignent assez bien.

    Donc sauf à comprendre que l’histoire se passe dans le royaume merveilleux de Pédof-Land, où à la première communion des catéchumène, on leur introduit un bel objet oblong dans l’orifice, on peut trouver étrange, voire passablement absurde, qu’une gamine de 6 ans, dont les dents de lait tombent régulièrement et lui font des trous délicieux au sourire, fasse office de nouveau standard de la désirabilité. A moins qu’en fait, le roi soit un cousin lointain de Marc DUTROUX quoi ^^

      • En gros, dire qu’une gamine de 6 ans comme BN est la beauté incarnée, c’est un gros truc de pédophile. Voilà voilà.

      • (je voulais répondre au 1er commentaire, pas au second, juste pour que ça soit clair)

      • Donc on ne peut pas dire qu’une fille de 6 ans est belle sans paraître un pédophile. Belle mentalité…

      • Moi aussi je pourrais donner mon avis et déprécié ceux qui ne sont pas du cet avis-là sans donner d’argument. Mais là, j’ai tennis.

      • Hum, je n’ai pas vu le film mais les critiques ciné semblaient reprocher au film d’avoir expurgé l’oeuvre originale de sa symbolique sexuelle, tout en prétendant être plus adulte.
        Cette critique ne tiens plus dés lors qu’on s’offusque de toute référence à l’ambiguïté du regard que portent les adultes sur la puberté (qu’on retrouve dans les contes de Grimm et surtout de Perreault).
        Après 6 ans ça fait tôt. Vous avez minoré son age ou elle se shoot au bisphénol ?

      • « Donc on ne peut pas dire qu’une fille de 6 ans est belle sans paraître un pédophile. Belle mentalité… »

        >> Cher Alexis, décidément la transcendance de vos facultés cognitives semble exceptionnelle… Donc oui, effectivement, quand on a 2 neurones qui se courent après, on conclut que c’est ce que j’ai dit. Quand on a le cortex pré-frontal suffisamment développé pour y laisser s’épanouir un peu d’abstraction et de nuances, on réalise que j’ai dit la chose suivante :

        a) Quand 1 Madame = élue « Super belle Madame du royaume », c’est que systématiquement Madame = DESIRABLE (qui excite le kiki), et pas simplement « jolie » (attention, subtile nuance dont il n’est pas prouvé que vous la percevrez)

        b) Dans Royaume blanche-neige, « Super belle Madame du royaume » = gamine de 6 ans même pas pré-pubère, sans seins, sans fesses, sans formes, sans rien à part ses dents de lait qui tombent

        c) Pour 1 Monsieur, quand fillette de 6 pré-pubère = désirable (qui excite le kiki), ça veut dire Monsieur = gros Pédophile (ce qui est radicalement différent de trouver une fillette « jolie », chez les gens ayant autre chose que du liquide entre les oreilles)

        d) En conséquence, pays de Blanche-Neige = Pays où les Monsieurs sont tous Pédophiles.

        Voilà. Courage. Potassez bien l’enchaînement des 4 points, et d’ici quelques semaines vous commencerez à percevoir le schéma d’ensemble. Bonne chance !

  46. J’aurais également ajouté que, sauf à avoir une perception des couleurs un petit peu étrange, lorsqu’une femme a :
    - la peau blanche comme la neige
    - les cheveux noirs comme l’ébène
    - les lèvres rouges comme le sang

    ça s’appelle en général une anglaise morte avec du lipstick de pute ! ;-)

    • Ce qui est perturbant, c’est surtout qu’à la vision des images du film que j’ai pu voir, le personnage incarné par Kristen Steward n’a pas vraiment les cheveux couleur d’ébène, ni le teint de porcelaine, ni les lèvres couleur sang.
      Quand c’est censé être LES caractéristiques de Blanche-Neige, ça fait un peu con.
      Je suis plus pâle et j’ai les lèvres plus colorées qu’elle, faut pas abuser.

      Bon après, si d’aucuns ont vu le film et me disent que les affiches et extraits que l’on peut voir sur cet article souffrent d’un mauvais rendu des couleurs, ok.

  47. L’utilité de ce film réside dans la possibilité de l’avoir comme référence. Ainsi, les véritables films pourvus d’un quelconque intérêt en sorte grandis…

    Dès les premières secondes, quand le titre est apparu sur l’écran, j’ai senti le potentiel humoristique du film…
    Après je respecte ceux qui ont aimé, mais clairement pour moi ce n’était pas possible, et cet article a prolongé la dimension comique que possédait ce « film »…

  48. Tu es pleine de préjugés pourris ? Tu es… Eric Zemmour faite reine… »
    Et Vlan !
    Excellent article. Vos spoiler sont très bons, en ce moment. Je me permets de rajouter ma petite incohèrence : le principe de la reine qui séduit des dizaines de rois pour se venger d’eux, mais qui décide connement de rester précisement dans ce petit royaume bouseux où même la nature se révolte contre elle. Super idée.
    Sinon, pour les acteurs incapables de fermer la bouche, je vous conseille de vous intéresser à Kit Harington, le Jon Snow de Game of throne. Si Kirsten et lui avait un enfant, il serait probablement possible à un hamster de faire de la balançoire avec sa machoire.

    • Beuh, pauvre Snow! N’empêche vu qu’elle traîne dans la neige, va savoir, on pourrait faire un crossover le temps d’un épisode pour expliquer la 1ère cuite de jon Snow^^

  49. Merci d’avoir eu le courage de si bien résumer (non en fait, c’était beaucoup mieux que l’original) cette daube de première…. pour ma part, force de longueurs (et de nullités), j’ai fini par m’assoupir au milieu du film. Je n’ai donc pas assisté (ô zut!) à la mort de Coupeaubol. Comme vous j’ai remarqué de troublants repompages à des films préexistants… LDSO, Narnia…
    Blanche-Neige est aussi crédible que Bella, sans profondeur, sans relief, inexpressive (je crois que le meilleur moment -celui où on dit « Non, c’est trop! pitié! »- c’est lorsqu’elle prononce….son discours dans le château du Duc). Et bizarrement, devant la détresse (et le jeu de série B) de William face au cadavre de Blanche-Neige, j’avais une furieuse envie de rire… LOUL.
    Hélas, le pire est à venir je pense… la fin, qui n’en est pas vraiment une, laisse présager… une suite (aaaaargh.).

    Merci pour vos critiques incisives!

  50. J’ai encore quelques remarques à faire sur cet article :

    « Je ne sais pas vous, mais je trouve que cette image résume parfaitement la fidélité de “l’adaptation” par rapport à l’oeuvre originale. »

    Ah ben oui, mais bon…

    1.Moi aussi je pouvais prendre cette image pour dire que ça n’avait rien à voir avec Blanche-Neige, mais si on prend l’image de Blanche-Neige avec les animaux dans la forêt on a tout de suite l’impression que c’est plus fidèle non ?

    2.Tout le monde le dit depuis longtemps : c’est une adaptation libre ! Cela veut dire que cela s’inspire du conte, le but n’est pas de retranscrire avec exatitude le conte de Blanche-Neige à l’écran. On retrouve les principaux ingrédients : (Blanche-Neige, La reine, la forêt, la pomme,…) vu différemment.

    Ensuite :

    « Rien.

    Bon, bin ok les mecs : vous pouvez allumer le bûcher alors. Vous avez fait cet honneur à Simplet, vous allez quand même le faire à une princesse non ? Et bien visiblement, non : William, le Chasseur et les nains préfèrent se trimbaler (comment et pourquoi ? Nous l’ignorons) le corps de la défunte pour le restant de leur voyage, l’emmenant jusqu’à la destination finale du convoi : le château du Duc. Là, le corps de Blanche-Neige est emmené jusqu’à la chapelle locale et vêtu d’une splendide robe blanche, avant d’être laissé en place pour une veillée funèbre où, finalement, personne ne veille parce que sinon ça gênerait le prochain monologue. Personne ? »

    Leur but était de conduire Blanche-Neige jusqu’au château. Simplet était juste un nain, mais Blanche-Neige, ce n’est pas n’importe qui ! Le moindre honneur qu’on pourrait lui faire c’est de rapporter son cadavre au château non ? Il lui faut des funérailles d’honneur. Et puis quand un corps est déposé dans la chapelle, en principe, y’a pas 10 000 personnes qui veillent dessus…

    Y’a certaines incohérences sur lesquels je suis d’accord avec vous cher OC, mais d’autres non. Après sur Prometheus vous vous êtes plantés durant 90% de l’article. Bien, j’espère que vous vous rattraperez.

    Et dites-moi, quel est le prochain film que vous comptez spoiler. Parce que comme par hasard, récemment, vous avez spoilé TOUS les films que j’ai regardé au cinéma et que j’ai aimé, curieuse coincidence ! Je suis sûr que vous allez vous attaquer à The Amazing Spider-man et/ou à The Dark Knight Rises que je compte voir…et si vous le faites, vous aurez décidément perdu toute crédibilité…

      • Un abruti de plus…je n’ai plus le droit de donner mon avis ? Non dès que quelqu’un dit quelque chose de négatif c’est forcément un troll…moi aussi j’adorais Odieux Connard mais depuis le spoil de John Carter je trouve qu’il a régressé. Non seulement ton commentaire est inutile, mais en plus il est irréfléchi.

      • Non je ne suis pas Nicolas Cage, je sais pas ce que t’as voulu insinuer par là mais je ne fais que donner mon avis.

    • C’est très bien les adaptations libres, ça peut avoir 2 objectifs:
      1) Restituer l’esprit de l’œuvre originale tout en la dépoussiérant,
      2) Exploiter une nouvelle idée à partir de ce qui a déjà été fait.

      Autant dire que le 1) ici n’est pas atteint (à moins que l’esprit Blanche-Neige soit la grosse castagne façon Aragorn vénèr, mais là vous me prévenez, j’ai dû rater un épisode), et franchement, avec les chevaliers, les gentils/les méchants, les batailles épiques, bref du repompé/réchauffé, j’extrapolerai pas beaucoup en disant que pour le 2) c’est râpé …

      Et puis descendre des films à succès, c’est bien non ? C’est même une nécessité quand on voir ressurgir de manière sous-jacente et partout le non-argument: « succès populaire = qualité »…

    • [Je suis sûr que vous allez vous attaquer à The Amazing Spider-man et/ou à The Dark Knight Rises que je compte voir…et si vous le faites, vous aurez décidément perdu toute crédibilité…]

      Ces films n’étant pas encore sortis, tu pars donc du principe qu’ils sont réussis pour dénoncer une possible future critique de l’odieux connard. Qui a parlé de crédibilité ?

      • Rien qu’en voyant les bandes-annonces, je sais dire que ces films seront excellents. Mais bon, encore une fois, l’OC va ruiner ces films et tout le monde va dire que ce sont des navets alors qu’avant ce n’était pas le cas (exemple : La planète des singes : les origines)

      • M’sieur ! M’sieur ! Tenez, voilà ma grille de loto, vous pouvez me donner les bons chiffres svplize ?

      • Juncoril : M’ok The Dark Knight est un chef d’oeuvre alors pourquoi sa suite ne le serait pas ?

      • The Amazing Spider-man : par le réalisateur du chiantissime (500) jours ensemble.
        L’objectif de ce reboot de la saga spider-man seulement 5 ans après le dernier Raimi est vraisemblablement de se faire du blé en surfant sur la vague des teen movies à la Twighlight et autres Hunger Games.
        Il est plus raisonnable d’en attendre un bon spoil de Monsieur OC qu’un bon film.

      • Bien au contraire, The Amazing Spider-man s’annonce très prometteur. Car même si j’ai aimé les films de Sam Raimi, celui-là s’annonce bien plus fidèle aux comics, dévelloppant bien mieux l’histoire de lui-même et en présentant ces parents. De plus, le nouvel ennemi a l’air d’avoir beaucoup de charisme !

        Donc non The Amazing Spider Man ne sera pas un mauvais film, mais bon c’est courant de critiquer un film fidèle à l’oeuvre originale parce que ce n’est pas notre style (exemple : Hunger Games) donc avant de dire que The Amazing Spider Man sera un Teenage Movie sans intérêt il faut voir plus loin que le bout de son nez.

      • Ah bah ça fait plaisir de constater que tu as apprécié les nuances de mon propos. C’est pas comme si je m’étais fait chier à prendre des pincettes pour rien. Non, je ne critique pas les films avant leur sortie et non, contrairement à toi, je ne juge pas leur qualité d’après la bande annonce. J’attirais seulement ton attention sur CERTAINS éléments annonçant un POSSIBLE plantage du film.

      • Il est possible que le film se plante en effet mais pour l’instant je n’ai vu que de bonnes critiques. Je suis désolé mais quand je vois une superbe bande-annonce je m’attends à un super film. C’est comme ça.

      • Je viens de voir The Amazing Spiderman, et chacun ses goûts mais je l ai trouve absolument ultra nulissime. J étais d ailleurs venu ici pour en voir la critique de l OC mais il ne s’est pas encore remis du film apparemment …

  51. Merci beaucoup monsieur l’Odieux Connard pour ce moment de rigolade incontrôlable !

    (petite coquille sur l’image de blanche-neige sur la neige, maligne et non maline)

  52. Enfin quelqu’un il comprend le profondeur du art de moi; j’espère que Monsieur Alexxi il va faire le blog de la cinéma expliquer beauté oeuvre vraie.

      • Bah il voulait juste dire qu’à force de te plaindre, t’as qu’à faire tes propres articles, qu’on puisse juger de ta mauvaise foi.

      • L’éternel fan qui dit : « Si tu critiques essaie de faire mieux… » ça ne marche pas comme ça. Toute oeuvre mérite d’être critiqué que ce soit positivement ou négativement. Pour critiquer un tableau par exemple il ne faut pas forcément savoir le reproduire. Et puis de toute façon avec une mauvaise foie pareille on pourrait critiquer TOUS les films.

  53. Mais non, quoi vous êtes vraiment une bande de Trolls !!
    Si la pauvre chérie a la bouche ouverte, c’est par respect pour sa môman qui lui a toujours dit :  » Ne te mouche jamais en public !  »
    Et pis sur un plateau de cinéma, c’est pas comme s’il y avait des centaines de personnes ( nains compris ) , en plus des caméras braquées sur sa frimousse. Du coup, ça fait des années qu’elle a le nez bouché.

    • Pour moi un acteur ne doit pas seulement avoir un bon jeu et des expressions faciales. L’important c’est qu’elle joue son rôle.

      • Et ben c’est tout trouvé : je vais la poser sur ma table, bien en évidence, y’a la bouche pour mettre les fleurs…çà me fera une super potiche. Parce qu’à part çà, je vois pas bien ce qu’on pourrait en faire…

      • J’ai une autre idée, mais la décence qui règne sur ce site m’empeche de l’expliquer clairement…

      • Mais on peut très bien jouer un « rôle » en n’ayant aucune personnalité, aucun charisme, en étant pas crédible une seconde et en dégageant autant d’émotion qu’une table basse et n’empêche, ça reste quand même du caca. C’est là que ton raisonnement ne tient pas.

      • Tenir son rôle est au métier d’acteur ce que pointer ses heures est au salariat…

      • La comparaison est éloquente et excellente, mais le cortex pré-frontal de la personne à qui vous la proposez ne sera sans doute pas assez développé pour en percevoir toute la pertinence, malheureusement.

  54. Y’aurait – il quelqu’un qui pourrait me citer ce que dit la reine au roi en le tuant ? À propos de la beauté etc .. ?

  55. Génial (l’article, pas le film) ! J’ai bien ri ! Hohoho !

    Passons ! J’aurais un film à vous suggérer.
    En effet, à l’occasion de la fête du cinéma, ma copine, son frère et moi avons enchaîné les séances à bas prix. D’après mon « beau-frère », le film Le Grand Soir serait un navet.
    Je vous laisse en juger, je regardais Le Prénom à ce moment-là et ne peut confirmer ses dires. Sachez seulement que son témoignage se résumait à « Ça parlait de quoi ? Euh… je ne sais même pas. » ou encore « J’ai entendu quelqu’un ronfler pendant la séance ».

    Je souhaiterais également savoir ce qu’il en est de Men In Black III. Mauvais ? Pas si mal ? En tout cas, apte à un spoiler ?
    Je vous prierais de ne pas m’obliger à débourser quelques euros pour constater de sa « qualité » par moi-même, s’il vous plaît.

    • J’arrive à apprécier un film même en lisant les spoils de l’OC (et ce, surtout récemment…) et puis si tu as bien vu l’OC ne spoile jamais les comédies (et encore moins les françaises) même si avec une mauvaise foie pareille, on pourrait critiquer tous les films…

  56. Blanche-Neige et le Chasseur est un sous-film, traversé par une Kristen Stewart asthmatique, au regard complètement stone, et un sous-Brad Pitt en guise de chasseur. Un sous-film bien emballé cependant: mention spéciale à Charlize Theron en mode cougar blondo-hystérique assoifée de jeunesse et de pouvoir, et aux effets spéciaux de mouvements de particules (les soldats maléfiques, les papillons etc) et de fluides (le monsieur du miroir, le bain de lait, fat!).
    Félicitations Odieux Connard, critique lolilolante, as usual.

  57. @Alexis « même si avec une mauvaise foie pareille, on pourrait critiquer tous les films… »
    C’est pas pour ca qu’on vient ici ? Pour voir de la mauvaise foi debordante ?
    Perso j’avais aime The Avenger ET l’article de l’O.C., d’ailleurs MIB3 il y a matiere meme si j’ai passe un bon moment.
    Mais la ! BN c’est juste du repompage pour faire du fric. A quand la Belle au Bois Dormant avec son armure de plate qui va s’en poutrer de la sorciere ? Au titre d’adaptation libre faut pas non plus faire n’imp’.
    Par contre un chasseur avec une hache faut vraiment ne jamais avoir utiliser une hache pour trouver ca « normal » …

    • Bien sûr que c’est pour voir de la mauvaise foie que je viens ici, mais bon je compare l’OC à celui d’avant et franchement je n’aime pas beaucoup ces articles récents. Après, chacun est libre de son avis et je comprends parfaitement qu’on puisse ne pas aimer Blanche-Neige et le chasseur Moi aussi je lis les spoils pour rire, mais depuis Battleship j’ai pas beaucoup ri…

      Je trouve aussi que c’est un peu fort de dire que ce film sert juste à se faire du fric. C’est un peu exagéré car pour moi y’a aucun film qui sert juste à gagner de l’argent (surtout qu’il y en a plein où les réalisateurs perdent plus d’argent qu’ils n’en gagnent). Quant au chasseur qui chasse à la hache, je trouve ça plus stylé (pas plus logique hein ^^)

      • Gros naïf! Alors à quoi sert un film qui a coûté plusieurs centaines de millions de dollars?

    • Concernant la Belle au Bois Dormant, c’est pour bientôt.
      Marie Gib (@Mariegib) a même mis un lien au début des coms. Y’a de quoi frémir…

      • Niveau adapatation libre je pense qu’on ne pourra pas faire pire que les trois mousquetaires :p

  58. HAHAHAHAHAHAHA je n’ai même pas vu le film mais j’ai rigolé toute seule devant mon pc en lisant. Du coup j’ai l’air d’une abrutie (en même temps, personne ne me voit, sauf mon chat qui s’en fout). Ah, merci, hein.

  59. J’ai eu l’impression de voir le film rien qu’en lisant ton texte. La preuve: je l’ai trouvé nul et seul les jolies images m’ont évité de m’endormir (oui, je respecte l’esprit du site en mentant sans vergogne).

    Je reviendrais lire ton site régulièrement.

  60. L’irréel est la composante majoritaire du spectacle et de l’art occidental moderne. Sur cette base, on nous fera gober n’importe quoi, par exemple qu’un président de la république peut être « normal » ou opposé à la réforme des retraites alors que bientôt 50% de la population aura plus de 60 ans… Je ne sais comment formuler les conséquences de cela. Décadence me semble le plus approprié. En conséquence, au lieu de creuser notre abri et d’y entasser des provisions dans l’optique de la fin prochaine de « notre monde » (quand l’Iran aura l’arme nucléaire par exemple), on perd bêtement notre temps ici et ailleurs…

    • Oui c’est sûr, les histoires de princesses et de sorcières, c’est très moderne.
      Sinon très belle imitation de François Fillon. Ce mélange de dépression et de de réaction… Appelons ça dépraction !

  61. Bravo pour cet article qui montre le fruit de mes pensées au moment du visionnage de ce film. J’étais partie au cinéma avec des amies, toutes ont adorer, moi j’ai passé les deux heures à me demander si ce n’était pas une blague. Faire une adaptation libre, il n’y a pas de souci, mais s’il vous plaît, faîtes-la bien. Le scénario était complètement cousu d’incohérences, toutes aussi stupides les unes que les autres, les personnages sont survolés, les situations aussi, rien n’est creusé, le film est incroyablement plat. Ne parlons même pas du jeu des acteurs. Le chasseur a peut-être une belle gueule (heum et encore c’est vraiment pas ça, et c’est une ado de 14 ans qui le dit, merci de foutre vos préjugés au placard sur les adolescents, ce serait sympa) mais son comportement est juste complètement WTF (pour rester dans mon stéréotype, comprenez). Kristen Stewart est fidèle à elle-même : inexpressive, avec une gueule de mort-vivant (pour le coup quand elle est revenue à la vie, j’ai failli y croire) et elle ne fait passer strictement aucune émotion.
    Il y a une scène que vous n’avez pas parler, ou plutôt survoler : celle de la déclaration du chasseur. Toutes mes amies étaient en train de pleurer devant tant de beauté (ironie) moi j’ai juste purement et simplement éclater de rire.
    Bref. Encore un film pourri. On est habitué pourtant.

  62. Cher OC, je suis au regret de vous dire que vous n’avez rien compris au film.

    Ce que Blanche Neige murmure avant son super discours « Le givre et le feu… » est pourtant une allusion claire à A Song of Ice and Fire. Notez qu’elle parle ensuite du « fer qui fondra » et se tranformera en épées. Il est évident qu’il s’agit du Trône de Fer qui est composé d’épées.

    En fait, Blanche-Neige est fan de l’oeuvre de G.R.R. Martin, et les plans copiés sur le Seigneur des Anneaux sont là parce que GRRM est lui-même un fan de Tolkien.

    Si vous ne me croyez pas, regardez la méchante reine : elle est blonde, comme Cersei Lannister. Si ce n’est pas une preuve, ça !

    Ensuite, après avoir noté les plans copiés du SdA, comment avez-vous pu ne pas mentionner les plans copiés quasiment à l’identique de Robin des Bois (mais avec William à la place de Kevin Costner) ?
    Enfin non, pas exactement à l’identique : il y a un petit ajout que j’ai apprécié, car j’adore voir une archer se battre au corps à corps, c’est si crédible… (même Légolas abandonne son arc pour autre chose quand il est trop près !)

    • Pour se retrouver dans une clairière au pied d’un arbre gigantesque, les pieds dans l’eau face à un cerf majestueux et magique, blanche neige doit également un peu trop aimer Pincesse Mononoke et le LSD…

      • Et moi donc, j’ai direct réagi en voyant le cerf… Qui, soit dit en passant, ne sert pas à grand chose. Alors pourquoi pomper sur autre chose pour quelque chose qui est finalement inutile ?

      • Probablement à faire genre : vous voyez, la petite, elle aime la vie, les fleurs et les papillons !
        Pour dire : La Vie est là, voyons ! Et les gentils gentils sont les seuls à pouvoir la voir !

  63. Comme d’habitude, la qualité est au rendez-vous que ce soit dans l’article ou dans le raffinement d’un film qui se présentait bien avant sa sortie comme une réussite sur tous les plans, salué, tant par la critique que par les spectateurs aux éloges trop dithyrambiques pour ce qui s’annonce une véritable œuvre majeure du vingt-et-unième siècle.

    Néanmoins, j’ai lu plusieurs fois « Vous étiez supposé vous rendre dans la forêt… ». En fait cette formule n’existe pas en français, c’est de l’anglais mal traduit par les petites mains de l’adaptation VF généreusement rémunérée à deux sous de l’heure de dialogue traduit, qui, à force de bâclage de traduction de films, séries et livres anglo-saxons finit par traduire littéralement certains passages.

    Il faut écrire « Vous étiez censé vous rendre dans la forêt… ». Sans quoi nous serons tous un jour en amour avec vos articles, serons vingt, trente ou quarante ans et serons faim…

  64. passons sur les chevaux qui disparaissent, l’incapacité au soldat de la reine a visé avec leur catapulte et les pomme avec un longévité de vie impressionnante et autre petite bizarrerie. Ça faisait longtemps que j’avais pas autant rie devant un film, j’avais mal au cote en sortant du cinéma x)

  65. Blanche Neige est soldat du Gondor en faite (y’a qu’a voir l’arbre de son bouclier pour le savoir) et en faite le film se passe 130 ans après le Retour du Roi, il font en faite la reconstitution de la bataille de Minas Tirith mais avec beaucoup moins de moyens ^^

  66. Bonjour,

    Je vais faire une action utile pour une fois. Je me suis posé la question du budget du film, que M. O.C. met normalement régulièrement depuis quelques temps.
    Résultat : environ 170 millions de dollars.
    Voilà. C’est vrai que pour ce prix là, il n’y avait pas de quoi faire des costumes originaux : ils ont du donc acheter d’occasion à Samuel le déstockage du « Seigneur des anneaux ».

    • Oups pardon, me suis trompé : c’est pas à Samuel, mais à Peter Jackson. Veuillez m’excuser pour la coquille.

  67. j’ai adoré l’article, j’ai pensé a peu de chose près la même chose du film!
    Pendant la projection, avec mes amis, on a pas arreté de commenté, genre pendant la scene du troll, on a tous été d’accord pour dire que blanche neige venait de trouver son ame soeur^^ puis aussi qu’entre la reine et son frere les relation étaient un peu plus que fraternelles, a un moment on voit le frere qui se penche sur l’épaule de sa soeur et la frole des levres, en tout cas, on s’est bien marrés et on a bien commenté a la sortie!

  68. Très bon comme toujours. Cela dit vous n’avez pas du lire beaucoup les contes des Grimm, vu que dans beaucoup ils se marient sur simple regard. Donc la scène avec le roi qui épouse Ravena est peut-être la seule chose fidèle qu’il reste de l’oeuvre (bon après tout le reste c’est n’importe quoi).

  69. Après avoir vu le film et ressassé toutes les incohérences, c’est extraordinaires de les lire ici ! Merci, c’était bien agréable !
    Une chose à éclairer quand même (et pas des moindres !) : Kristen Stewart (alias lapinou), plus belle que Charlize Theron ? (Faut pas déconner…)

  70. Bonsoir lecteurs d’OC, juste un commentaire en réponse à celui de Liliane B. (numéro 50).

    Il me semble que ce film joue sur le concept de deux beautés : une de type physique (KS n’est pas un laideron tout de même, certes ses expressions faciales & son jeu dénué de toute grâce sont un handicap pour ce type de rôle, elle devient pour moi une toute autre actrice dans des films moins gnan-gnans tels The Runaways ou Welcome To The Rileys) & une de type morale, à l’image de la pureté, l’innocence, le courage, la sagesse, etc (je n’ai pas insinué que BN les regroupait toutes dans ce film, loin de là).

    Il me semble possible, sans passer pour un pervers pédophile, de trouver chez une enfant l’une ou l’autre de ces beautés, mais il me semble que dans ce film c’est la seconde qui prévaut (rappelons que c’est un film mainstream d’Hollywood, donc surtout pas de sexe ou d’attrait sexuel pour/chez les moins de 21 n’est-ce pas, peut-être connaissez-vous ce photographe dont j’ai honteusement oublié le nom qui photographiait la sexualité des adolescents non pour une finalité de voyeurisme mais pour tenter d’écarter les oeillères prudes des Etats-Unis, son travail est d’ailleurs fort bien accueilli même en Europe comme chacun sait (ironie)).

    Le royaume semble donc pour moi plus attiré par les qualités prometteuses d’une future régente que par la pâleur des joues de cette enfant.

    Pour ce qui est du spoil de l’auteur, sachez que j’ai aimé le film, oui oui c’est possible, mais que je me suis tordue de rire en lisant l’article d’OC (tous mes remerciements pour ce moment de travail ardu des abdos cher auteur :D) & surtout j’apprécie son travail de vigilance, car je dois dire que je reste aveugle à la plupart des incohérence qu’Hollywood me fait avaler.

    Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, en vous souhaitant une agréable soirée,

    Une lectrice bien divertie & redevable pour ces articles précieux

  71. Pingback: Abraham Lincoln chasseur du pire « Le blog d'un odieux connard·

  72. En fait, ça serait bien d’arrêter d’appeler ce genre de films des « adaptations ».
    Ce n’est pas une adaptation, c’est simplement un film hollywoodien empruntant un certain thème, ici Blanche-Neige.

    C’est pitoyable de travestir des contes de cette manière, ça n’a aucun sens.

    Et une princesse enfermée 10 ans qui chevauche, porte une armure aussi lourde qu’elle, se bat à l’épée, etc …

    Merci OC pour ce spoil.

  73. Damned, quelle impressionnante impression pressante et mordante que de voir tous ces commentaires plus critiques les uns que les autres. Si OC devait disparaître un jour, je suis sûr que l’ensemble des critiques anonymes de ce blog pourrait prendre la relève.
    Fin bref, je ne suis pas là pour ça. Je venais signaler une petite coquille si mes yeux ne m’ont pas trompés.
    En début d’article juste avant la photo de Charlize Theron dans la phrase  » Bientôt, les soldats en noir désarçonnent les cavaliers royaux, obligeant ces derniers à se battre avec à pied en une fiévreuse mêlée. » Un petit « avec » se serait glissé inopinément dans la phrase, certainement un reliquat d’une tournure abandonnée par les soins d’OC.

    Certainement que la coquille aura déjà été signalée mais on n’est jamais trop prudent.

    • en parlant de coquille du text, un OC a écrit: « Mais comme l’aventure ne s’arrête jamais contrairement aux incohérences… »

      Doit-on comprendre que les incohérences du film se sont arrêtées après cette phrase, ou qu’elle n’a aucun sens?

  74. Je me dois tout de même d’apporter une explication au sujet de l’attaque du cerf en premier. En effet, la créature semble être de type mage blanc avec capacités de soin. Or, tout bon joueur de MobA ou de MMO confirmera qu’à l’engage, il est judicieux de focus le mage blanc healer en premier pour l’assassiner avant qu’il puisse balancer des shield et des heal sur les autres membres de son équipe.
    Ravi d’avoir pu vous aider à trouver un peu de cohérence dans le scénario de ce fantastique chef d’oeuvre cinématographique.
    Bisoux bisoux

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