Le cycliste, cet être majestueux

L’homme moderne est privé d’aventure. Le monde est déjà exploré, l’espace aérien conquis, quant aux fonds marins, ne m’en parlez pas, on y retrouve des bouts de sac plastique et de millionnaires dans tous les coins. Or, ni vous ni moi n’avons envie de boire la tasse et de finir avec un goût de riche au fond de la gorge.

Alors, que reste-t-il ? Le safari ? Il faut avouer que celui-ci a perdu de son charme en même temps que ses fusils. Qui n’a pas connu le plaisir simple de poser l’arme à la main et la botte sur un flanc encore chaud ignore ce que le mot « bonheur » signifie. Ni « malheur », lorsque venait le moment de brûler ladite photo parce que les gardes forestiers approchaient avec un air inquisiteur et des questions sur ce que vous aviez fait de votre guide. Je tiens par ailleurs à dire ici que j’ignore ce qui est arrivé au brave Bountou. La seule chose dont je me souviens, c’est qu’il m’avait promis des lions, qu’on n’en vit point, et qu’il fallu bien improviser une cible mobile. Brave, brave Bountou.

Alors, reste le safari urbain. Pas l’urbex, bien sûr, pratiqué par des Jean-Charles et autres Manon qui s’émerveillent devant une seringue usagée, une flaque d’urine de rat (dans le meilleur des cas), ou face à l’art primitif du tagueur, qui malgré des années de pratique, ne parvient toujours pas écrire son nom de manière lisible. Brave, brave tagueur.

Le connaisseur se contente donc d’observer la faune, et en ce jour, permettez-moi de vous parler d’une créature qui est à la ville ce que la hyène est à la savane : 

Le cycliste

Un cycliste pratiquant son activité favorite : ignorer la piste cyclable pour rouler partout sauf là où il devrait.

Le cycliste est un mammifère qui, après avoir fait l’acquisition d’un véhicule à deux roues non-motorisé (encore que) par des moyens plus ou moins louables, estime désormais être d’une espèce supérieure à celle qu’il vient de quitter, l’homo sapiens pedibus gradiens. On retrouve les cyclistes aux quatre coins du monde, répartis entre deux espèces distinctes : le cycliste urbain et le cycliste de campagne. Les deux sont généralement classés parmi les nuisibles.

Dénomination

Le cycliste seul est appelé cycliste. Plusieurs cyclistes sont appelés cyclistes. Lorsqu’ils se rassemblent en grand nombre, on parle alors de peloton. Celui-ci se met alors à migrer, mais contrairement à la plupart des animaux qui sont foutus de trouver le sud ou de remonter une rivière, le peloton fait un circuit improbable, prend l’avion de temps à autres, et finit inévitablement à Paris. On parle de Tour de France. Le fait que le cycliste finisse à Paris plutôt qu’à Montargis prouve que le cycliste est a) dénué d’instinct de survie b) plus riche qu’il ne le prétend, mais nous y reviendrons.

Caractéristique 

Le cycliste peut varier en âge, taille et genre, ainsi qu’en monture. Le cycliste des champs porte généralement une tenue chamarrée et on le reconnait à sa manière de se tenir courbé sur son engin du diable. Le cycliste des villes, lui, connait une variété beaucoup plus grande. Je cite ici, pêle-mêle, et pour la culture de mes lecteurs :

  • Le cycliste à bicyclette classique (cyclistus classicus)
  • Le cycliste à bicyclette électrique (cyclistus embourgeoisus)
  • Le cycliste avec vélo cargo (cyclistus couillenorus)

En effet, le vélo est un monde où les règles qui régissent notre monde n’ont plus lieu d’être. Par exemple, pour le cycliste des champs, plus le vélo est léger, plus il est cher, soit l’exact opposé des échelles de valeur classiques, comme l’or, le nickel ou le sumo. Raison pour laquelle le cycliste n’a aucune notion de la valeur des choses (nous y reviendrons) et trouve tout à fait normal d’acheter une merde au prix d’une petite voiture au motif qu’on y a habilement fixé une grosse caisse en bois à l’avant (pour transporter Jean-Matthéo). Le cycliste répond alors que ce n’est pas « une merde » mais « un vélo cargo ». On en concluera que le cycliste ignore non seulement le prix des matières premières mais aussi l’existence du dictionnaire des synonymes.

Comportement

De l’avis général, le comportement du cycliste varie entre l’horripilant et l’imbuvable. Ainsi, alors que vous préparez le repas de dimanche prochain, jamais vous n’entendrez votre femme/mari/esclave sexuel s’exclamer « Tiens, et si on invitait un cycliste ?« . Non, on invite un collègue, un ami, un cousin, mais un cycliste : jamais. Car le cycliste, s’il n’a pas de grands chevaux (il en a pourtant les moyens, cf section sur le vélo cargo), a une monture, et jauge le monde depuis celle-ci, ce qui n’aide pas à le faire aimer, quand bien même il vante les mérites de son mode de transport pour l’environnement et les petits animaux. Il faut toujours se méfier de ces gens-là : il y a quelques années, un célèbre végétarien adorait rappeler son amour de la nature et sa passion des transports. Eh bien, figurez-vous qu’alors que la Pologne ne l’avait pas invité, il est venu quand même. Ces gens ne manquent pas de toupet.

Ecologie 

Le cycliste aime à se mettre en avant au motif que son moyen se transport serait « écologique ». C’est faux. En effet, comme chacun sait, lorsque le cycliste sent que son heure vient, et que sa vie de conducteur de deux roues va toucher à sa fin, il va généralement balancer son vélo dans la Seine, l’équivalent cycliste du cimetière des éléphants. Un moment émouvant, où tout comme l’éléphant, le cycliste se cache pour donner des funéralles vikings à son engin. On me dira que c’est à cause de la police, qui en a assez de retrouver des deux roues au fond de l’eau, puisque c’est très sale, et que ça finit par attirer les Anne Hidalgo (qui veulent alors nager dedans). Mais, non. Je pense personnellement que le cycliste est très pudique, et ne veut pas montrer à son peloton (son troupeau, suivez, merde) qu’il ne pourra plus courir les routes avec eux, et qu’il n’y aura plus de rires, de chants, et d’insultes envers les 4×4.

Le lecteur chafouin me rétorquera que si, si, c’est plus écologique d’un 4×4, justement. Eh bien, écoutez, allez voir les eaux troubles de la Seine,et vous verrez bien qu’on y retrouve beaucoup plus de Vélib’ que de 4×4. Comme le dirait Thomas Guénolé : « C’est factuel », donc hop, j’ai raison, touché, c’est toi le loup et pas le droit de retoucher son père (sauf à Charleroi bien sûr, je ne voudrais pas briser une tradition millénaire).

Signes distinctifs

Les cyclistes disposent d’une crête colorée qui, tout comme chez les oiseaux et les punks, permet de les distinguer (par exemple, d’une armoire normande). Chez le cycliste, cette crête porte pompeusement le nom de « casque » et permet de distinguer le cycliste des champs, sous-espèce routière (casque couvrant le sommet du crâne, effilé, souvent moche) du cycliste des champs sous-espèce motocross (casque couvrant l’ensemble du crâne, étrave avant et visière d’une taille proche de la cuisine moyenne à Paris). Deux cyclistes reconnaitront immédiatement leurs casques respectifs, là où le béotien dira que bon, c’est quand même tout un cirque pour des histoires de vélo qui de toute manière finiront en fond de Seine. C’est vrai, mais ce n’est pas une raison pour le souligner, puisque le cycliste est très susceptible (cf comportement). 

Par respect pour ces créatures, permettez-moi d’ailleurs de faire un aparté sur le cas bien spécifique du casque de cycliste urbain, ou « ti casque« .

Cycliste urbain avec son ti casque, qui lui donne l’autorisation de griller absolument tout et tout le monde, pour arriver plus vite aux Enfers.

Le Ti casque

Si l’on connait le fameux titi parisien, il existe aussi le ti casque, comme dans le célèbre cri que pousse la maman du cycliste urbain : « Mets ton ti casque !« . Et le cycliste met son ti casque. Car, c’est important, un casque. La sécurité avant tout !

Voilà en tout cas ce que disent les porteurs de ti casque avant de griller les feux, zig-zaguer entre les voitures, traverser les carrefours au rouge, car pour une raison mystérieuse, le cycliste semble penser que son ti casque peut arrêter une Fiat Punto lancée à 30km. Or, d’après l’ensemble de mes tests, dans 9 cas sur 10, le ti casque est inutile. Dans le dixième cas, mon fidèle Diego demande simplement s’il peut arrêter de rouler sur des gens avec la Punto, ça risque d’attirer l’attention. Diego n’est pas un homme de science. C’est pour ça qu’il tient le plumeau et moi la plume dans cette maison, que diable. 

Prédateurs connus

On connait un certains nombre de prédateurs au cycliste : la Fiat Punto, donc, mais aussi les véhicules proches, du moment qu’ils disposent de roues. En effet, les incidents impliquant un cycliste et un Boeing 747 ou un super-pétrolier sont plus rares, voire inexistants. On en concluera que le cycliste est un être lâche, qui s’il n’hésite pas à emmerder toutes les voitures, n’ira pas se frotter à un Rafale en phase de décollage. Le cycliste est prétentieux, certes, mais un peu lâche.

Deux grands ennemis viennent cependant ruiner la vie du cycliste, qui leur voue une haine profonde : le code de la route et le bon sens.

En effet, pour des raisons que l’on ignore, le cycliste est persuadé qu’il n’a pas à respecter les règles de la route, ni à ne pas être complètement con. Avec son air supérieur, il expliquera qu’il a la priorité où qu’il passe : sur un trottoir, un passage piéton, au milieu d’une autoroute… on me dira qu’il y a moult exceptions pour les cyclistes ! Certes, mais on parle d’exceptions, qui ne dispensent pas d’utiliser ce que le casque est supposé protéger. Ainsi, quand votre bon bourg dépense moult deniers pour installer des feux de signalisation en forme de jolis vélos, quel plaisir de voir les cyclistes l’ignorer pour retourner griller tout ce qui fait de la lumière, tels des papillons de nuit (mais laids). Attention tout de même à ne pas confondre le cycliste avec son cousin à trottinette électrique, que l’on reconnait grâce à un truc tout simple : pour des raisons mystérieuses, et tels les seigneurs siths, toujours par deux ils vont. Dans tous les cas, là aussi, on est impatient de voir finir l’ensemble en fond de Seine.

En captivité

Depuis des années, des bonimenteurs et montreurs d’ours désargentés se sont reconvertis dans l’exposition de cyclistes. Paresseux chasseurs, ils vont donc capturer des spécimens malades (il n’y a qu’à voir le nombre de médicaments qu’ils prennent), les regroupent en peloton, puis les emmènent faire le Tour de France (d’où le nom). Comme tout cirque itinérant, le tout comprend une longue caravane bien connue, qui précède l’exposition des bestiaux et jette sur les bas côtés toutes sortes d’objets pouvant servir de projectiles : gourdes plastiques, mini-saucissons ou gros doigts aux couleurs du PMU. Hélas, suite à une grande incompréhension, au lieu de jeter tous ces objets à la gueule du peloton comme on le faisait du temps de processions de lépreux, les gens remplissent les gourdes, avalent les saucissons et enfilent les doigts. 

Je vous mets une image car j’ai peur que ma phrase précédente ait été confuse.

Reproduction : 

Le cycliste, est, comme le scorbut ou la punaise de lit, non pas un être né de l’amour, mais de la misère galopante. Ainsi, quand il devient trop cher de posséder une voiture, le pauvre, qui n’était déjà guère aimé du bourgeois en SUV, est obligé de grimper sur un vélo. Devenu cycliste, il est donc deux fois plus détesté par une partie de la population. Bien sûr, on me rétorquera « Et le vélo cargo ? Ne disiez-vous pas qu’il était cher, justement ?« . Certes ! Mais là, c’est la misère éducative qui pousse Chantal et Jacqueline à penser que trois roues et une caisse à savon, ça vaut bien 2500€. Notez que Chantal et Jacqueline font les estimations pour le musée d’art contemporain local, ce qui explique bien des choses. 

Parfois, le cycliste se reproduit par accident : il lui suffit d’oublier d’attacher son vélo non loin de Châtelet pour qu’il se retrouve soudain à pied, alors qu’il y a un nouveau cycliste en ville. Ce genre d’incident, bien que dramatique, est cependant rassurant dans le fait que certes, un nouveau cycliste est, mais comme un autre est redevenu piéton, le nombre de cyclistes dans le monde n’a pas changé. Ce qui en soi, est une bonne nouvelle.

Que faire en présence d’un cycliste ?

Le cycliste est un être arrogant, mais prévisible (si l’on excepte sa conduite). Voici quelques conseils utiles pour répondre au questions les plus posées.

  • J’aimerais qu’un cycliste m’ignore (c’est mon ex et je le hais), que faire ?

Déjà, permettez-moi de ne pas vous féliciter. La seule histoire de fesses que mérite un cycliste se nomme « escarres ». Ensuite, déguisez-vous en feu rouge : instantanément, le cycliste vous ignorera.

  • Mais le ti casque, c’est pas important pour la sécurité quand même ?

Si c’est pour vous engager Place de l’Etoile sans regarder, autant mettre un bandeau blanc marqué du soleil levant et hurler « Banzaï ! ». Vous gagnerez temps, cohérence, et une mort qui fera verser une larme à quelqu’un (l’empereur du Japon, mais c’est déjà ça).

  • Ecoutez, je suis cycliste et je n’ai rien à voir avec tout ce que vous avez écrit.

Et voilà, vous me prenez de haut. Cycliste, va.

11 réponses à “Le cycliste, cet être majestueux

  1. Du vécu. Il y a peu, un cycliste, me dépassant par la droite (j’étais à l’arrêt) m’embarque le rétro, et quand je lui demande explication, me répond d’aller me faire prendre (version littéraire)… Le bougre n’a pas apprécié que je descende de la voiture et a porté plainte contre moi… tribunal et tout. Au final, j’ai maintenant un beau rétroviseur droit payé par son père

  2. Venant d’un odieux connard, ce billet de blog prend presque des airs de compliments pour les personnes à vélo (oui, ce sont des gens avant tout, il y a même des vieux et des enfants parmi eux) dont les prédateur sont surtout les odieux connards motorisés, congénères du premier nommé.

    « Merci de vous rappeler qu’il ne s’agit que d’humour. Vous avez donc le droit d’être outré, de ne pas trouver ça drôle et de ne plus revenir. Merci de votre compréhension. »

    Je vais donc exercer mon droit et ne plus revenir, ni ici, ni par mes flux RSS, dans ce repère d’odieux connards puisqu’il y en a d’autres qui ont l’air de trouver cela drôle.

    • slt Joakim,

      praticant le velotaf, j’attendais avec impatience les railleries du maître des lieux. Je ne suis pas déçu comme dab’. Je trouve ça drôle.

      cdtm

  3. Bonjour Monsieur Connard,

    Merci pour cet exposé concis et bien presenté; vous validez la compétence mobiliser et présenter ses connaissances.

    Toutefois, je déplore un passage trop rapide sur le vélo cargo et le vélo électrique. Vous manquez ainsi la parentèle entre embourgeoisus et connardus. C’est un point à travailler dans votre prochain exposé, avec l’assistance de Diego et de la Fiat Punto bien entendu.

    Afin d’obtenir une validité scientifique irréprochable, n’hésitez pas à multiplier le nombre d’expériences pour arriver à un chiffre compris entre 4000 et 10000 essais. Si des trotinettes, sont prises dans cette expérience, merci de l’indiquer.

    Petite piste pour un prochain travail : mettre en lien le darwinisme et les écouteurs de nos cyclistes et trottinetteurs (homo debilus) : à quelle(s) condition(s) peut-on parler de sélection naturelle sur les axes de circulation ? ( Vous avez 4 heures).

    Encore merci pour ces tranches de rigolade !

  4. A quand le prochain post sur l’automobiliste ! (qui d’ailleurs respecte encore moins la signalisation routière, mais ça les discours de bars de PMU oublient vite de le dire, entre deux pastis).

  5. Un peu déçu de la retenue sur nos tenues « chamarrées » de MAMIL, y’a pourtant matière… Mais peut-être Diego sert-il lui-même son maître dans une combi en Lycra, ceci expliquant cela ?

  6. le pire c’est le troupeau de cyclistes ! Mal lateralises,ils ne savent pas où se trouve la droite de la route 🥴

  7. Je trouve que cette synthèse est un poil trop succincte.
    La preuve, c’est que si les engins sont des Vélibs qui finissent dans la Seine, c’est qu’on respecte la règle du «si on ne précise pas la ville, c’est que ça se passe à Paris». Et donc, dès lors, il y en a forcément beaucoup plus à dire, quel que soit le mode de transport, la mauvaise foi du conducteur local étant du même niveau que celle du maître des lieux.
    Donc par exemple, aucune notion de ninja ou de DCA.

    Le Ninja met toutes les chances de son côté : avant de griller un feu rouge de nuit, il chausse la tenue idoine. Aucun éclairage, aucune surface réfléchissante (le cycliste non plus), vélo noir, pantalon noir, manteau noir avec capuche mais sans ti casque.

    Quant au cycliste DCA, il a décidé d’éclairer le ciel plutôt que le sol. Et notre trogne par la même occasion, en tir direct. Or la dernière fois qu’un projecteur était allé scruter le ciel parisien, c’est Hans qui était au Flak 88 cal. 128 (on ne vantera jamais assez le raffinement germanique). Or elle nous vient d’où, la mode du vélo ? Hein ? COMME PAR HASARD !
    Existe aussi en version disco et stroboscope, parce que c’est important de s’assurer que plus personne ne puisse voir quoi que ce soit sur la route, à part à remarquer qu’il est dans le coin. Où exactement, on n’arrive pas à le savoir à cause du mal aux yeux qu’il provoque. Les épileptiques lui disent merci.

  8. Bienveillant, je crois qu’une réunion de costard/cravate(obligatoire) ont voté un jour une loi permettant aux deux roues de contrevenir à ce qu’on nous apprend depuis pas mal de temps, le code de la route…

    Partant de là, c’était forcément la porte à tout, puisque l’on sait que ce qui n’est pas/plus interdit, devient parole d’évangile..

    Et comme de fait, ils ont été rejoins par d’autre type de deux roues, comme ceux qui me dépasse alors que je suis à la vitesse autorisée, à deux sur leur engins, de l’autre côté du séparateur central en béton (oui, sur cette voie là, y’a moins de monde… Sauf de temps en temps en face à face… Pas grave, le trottoir existe)

    perso, les premiers, je les appelle les invincibles. Les seconds, les indestructibles… Surtout quand je manque d’écraser l’un des premier sur la barrière du trottoir lorsque je tourne à droite, et qu’il teste ensuite les Freins du TVM (Trans-Val de Marne pour ceux qui ne connaissent point, un réseau de Bus en site propre.) en lui passant devant (en grillant bien sûr la grosse lumière rouge inscrite au patrimoine de la circulation) et en envoyant valdinguer tous les travailleurs matinaux à l’intérieur… Après, on ira tirer sur l’ambulance et forcément incriminer le chauffeur du bus, tradition devenue crédo en ces temps modernes…

    18 ans que je roule à Paname (pas par choix, vous vous en douterez…) J’ai comptabilisé 14 cyclistes prudents, respectant les règles de circulation, se protégeant convenablement ou tout du moins réglementairement, et pratiquant la capacité lumineuse à se faire voir sur une route en saison hivernale… 11… Juste un de plus que les doigts de deux mains… (ce qui ne fait même pas un par an…) Sur plusieurs centaines voire milliers de deux roues à pédale croisés ou rencontrés… A ces 11 personnes, je leur tire mon chapeau… Il en reste, conservons les, on ne sait jamais…^^

  9. J’ai le malheurs d’avoir un cycliste comme beau-père, que puis-je faire sans rendre ma génitrice fort attristé que son compagnon soit aller servir de nourritures aux poissons de la Seine (si des créatures survivent encore dans ces eaux, en dehors de la Anne Hidalgo)

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