L’IRE ENSEMBLE – MIDNIGHT SUN – ÉPISODE 9 FINAL

Qu’entends-je ? Des hautbois ? Des musettes ?

Que célèbre donc cet orchestre céleste ? Mais, la délivrance de votre serviteur, bien sûr, qui est enfin arrivé à la fin de cette gigantesque mer… daub… ahem, oeuvre qu’est Midnight Sun. Et si j’ai perdu en chemin amis, honneurs, et points de QI, me voici donc au bout de la quête que vous m’avez infligée, monstres. Alors, pour commencer, rappelons que le volet précédent est ici.

Et reprenons. Car nous en étions à un point crucial de notre récit : Bella étant poursuivie par un vampire, Edward a tenté de faire diversions avec des chaussettes qui puent (véridique, je tiens à le rappeler). Hélas, le traqueur n’étant visiblement pas un fétichiste des pieds, il n’est pas tombé dans le panneau, mais bien sur Bella. Ce qu’Edward ignore encore, au moment où il prend le premier avion pour aller retrouver l’amour de sa non-vie, qui je le rappelle, est une lycéenne pas foutue de marcher en ligne droite sur terrain plat.

Vous êtes prêts ? Alors lisons, mes bons !

Oui, bon d’accord, j’avançais au rythme d’un article tous les 6 mois, mais bon, faut me comprendre. Mais c’est fini ! Finiii !


Retrouvons donc Edward et sa famille qui ont pris le premier vol pour l’Arizona.

Mon impatience ne me quitta pas, même quand l’avion se posa sur le tarmac. J’eus beau me rappeler que Bella était en sécurité à moins de deux kilomètres de moi à présent, et que j’allais la revoir d’ici à peine quelques minutes, j’eus envie d’arracher la porte de sécurité et de me ruer dehors au lieu de devoir endurer l’interminable roulage jusqu’au terminal. Sentant mon agitation intérieure derrière ma rigidité totale, Carlisle me remémora de bouger d’un petit coup de coude.

Quand il pense à Bella, Edward a des problèmes de « rigidité totale ».

On me dira que je pense à mal, mais ce n’est pas moi qui écris une scène où son propre père doit lui demander de calmer sa rigidité au moment où il faut se lever devant tout le monde. On sent donc notre vampire foufou, voire carrément excité à l’idée de revoir sa douce. En attendant, les plus observateurs d’entre vous auront noté un point intéressant :

Bien que les volets des hublots soient baissés, une lumière trop violente illuminait la cabine.

Oui, nos vampires ont pris l’avion. Oui, en plein jour, et au milieu de plein de mortels. Et, oui, le soleil rentre dans la cabine.

Mais non, ils ne brillent pas comme de gigantesques boules à facettes, transformant l’appareil en soirée disco. Pourquoi ? Eh bien parce que… attention…

… ils ont mis des sweats à capuches. Non, c’est véridique. Apparemment, le sweat à capuche protège 100% de la peau, ne glisse jamais, et suffit à n’importe quel vampire pour sortir en plein jour. Les mecs, si cette tenue vous permet de sortir à volonté, c’est pas près de Seattle qu’il fallait s’installer, mais sur n’importe quelle commune desservie par le RER B. Personne n’aurait rien remarqué. Enfin : maintenant qu’ils sont descendus de l’avion, une mauvaise nouvelle attend nos héros, car les vampires chargés de protéger Bella annoncent qu’elle était là, et puis pouf, à un moment, elle était plus là. Il faut donc la retrouver au plus vite, car elle est sûrement en danger ! Mais pour cela, il faut une voiture.

Mais où diable trouver une voiture dans un aéroport ? En louer une ? Prendre un taxi ? Non ! Nos héros n’ont pas que ça à penser (chose qu’ils font peu), aussi décident-ils… d’en voler une. Et réfléchissent très fort. Avec difficulté, mais très fort quand même.

Quel que soit le véhicule que nous empruntons, la police cherchera son propriétaire.

Une bonne remarque : si la voiture est volée, elle sera recherché.

Là, lecteur, vous me direz : « Hmm, en suivant leur logique, en supposant qu’ils en aient une, le mieux serait de voler une voiture d’un modèle répandu, histoire de disparaître dans la circulation au plus vite. ».  Oui, vous le direz. Mais je vous laisse voir ce que fait notre vampire préféré :

Je me ruais au fond du parking, juste là où le soleil tapait. Quelqu’un y avait garé sa Subaru WRX STI trafiquée pour être plus puissante, loin des ascenseurs, afin d’éviter qu’on en raye la peinture. Une peinture hideuse. Des bulles orange vif grosses comme ma tête s’échappaient de ce qui ressemblait à de la lave violette en fusion. En un siècle, je n’avais pas vu de carrosserie aussi ostentatoire.

Voilà.

Oui, c’est dans le livre. Les mecs se disent « Hm, on va être recherché, faisons profil bas », et Edward va voler une PUTAIN DE CHARRETTE TUNING ORANGE-VIOLET FLUO.

Imaginez la personne qui a écrit ce livre, réfléchissant longuement à comment décrire une carrosserie dégueulasse, environ deux secondes après avoir dit que ses héros devaient faire profil bas. Ah non mais on est bien. Cependant, après quelques manœuvres, voilà la voiture de kéké ouverte et vrombissante, avec Edward au volant qui s’empresse de flairer la piste de Bella (ses pieds qui puent, donc). Brièvement, nous avons aussi des commentaires comme :

l’Arizona et de sa luminosité ridicule

C’est bien d’insister qu’il fait grand jour et TRES lumineux. On en parle, donc, qu’on a donc une voiture tuning, ce qui est déjà peu subtil, mais remplie de TYPES QUI BRILLENT EN PERMANENCE ? Ça va être discret, ça, mes petits amis, une voiture immonde et fluo avec à l’intérieur l’équivalent du Versailles des boîtes de nuit. Mais visiblement, oui. Passons sur la route, car durant des pages et des pages – et pas qu’un peu – nous avons de longues descriptions d’Edward qui fonce, conduit comme un gros rabouin, emboutit des gens, mais s’en fout puisque bon, sa zouzette est en danger.

Heureusement, il arrive là où Bella est retenue en otage par le méchant vampire : un studio de danse !

Les vampires sont comme ça. Ils adorent la danse et les comédies musicales. Qui n’a jamais été bouleversé à la lecture de Dracula II – Le cours de zumba est annulé ? Non ? Eh bien vous voyez : c’est la preuve que vous ne l’avez pas lu. Toujours est-il que pour en revenir à la famille morte-vivante d’Edward, tout le monde débarque sur le parking dans le plus grand silence, puisqu’il ne faudrait pas alerter le margoulin. Comme le dit Edward :

S’il nous entend, elle meurt !

C’est noté ?

Attention, je tourne la page.

Le rugissement qui émana des tréfonds de mon corps fut purement instinctif.

Edward, une demi-seconde après avoir décidé d’être discret, rentre donc en hurlant « LEEEEEEEROYYYY JEEEEENKIIIIINS ! ». Normal.

Et, crotte de bique, ce n’est visiblement pas une stratégie suffisante, car le méchant a le temps de malmener Bella, et même de la mordre avec son gros venin de vampire. Si jamais on ne fait rien, Bella va elle aussi subir la malédiction de… de… attendez, rappelez-moi déjà ce qu’est le SEUL problème de nos vampires ? Ah oui voilà : ils doivent porter des sweats. Grosse malédiction les enfants.

Mais Edward, qui est probablement interdit chez H&M depuis qu’on l’a surpris se tripotant au rayon chaussettes, ne peut supporter d’aller y acheter un sweat pour Bella. Il doit donc la sauver du vampirisme. Mais comment ? Son père, médecin, désigne la morsure sur la main de Bella.

— Essaie de sucer le venin, me conseilla- t- il, son calme recouvré. La plaie est propre.

Rappelons qu’Edward n’y a pas pensé, alors que d’après ce que nous avons lu, ça fait un siècle qu’il fait des études. Ce qui confirme ma théorie : un siècle qu’il redouble.

Mais même avec ce plan simple, pour Edward, c’est compliqué.

— Je ne suis pas sûr d’y arriver, terminai- je.

C’est vrai. C’est pas comme si tu étais une créature spécialement équipée pour sucer du sang, Edward.

Quelque chose me dit qu’il a surtout sucé beaucoup trop de piles qui fuyaient étant petit.

— Je ne peux pas t’aider, enchaîna Carlisle, je dois m’occuper de stopper l’hémorragie, surtout si tu lui tires du sang par la main.

Pour info, dans cette scène, Edward est venu avec une bonne partie de sa famille. Donc même en supposant que Carlisle soit occupé à mettre du mercurochrome sur Bella, il reste au moins deux vampires qui se tournent les pouces à coté. Mais même l’autrice a oublié leur existence.

Heureusement, Edward suce si fort qu’il pourrait être journaliste sur Fox News, et parvient à sauver Bella. Qui se réveille et explique comment le vilain vampire l’a retrouvée :

Il m’a eue. Il a regardé nos films de vacances.

Personnellement, là : je plains surtout le pauvre vampire qui s’est donc tapé 8 heures de mauvais cadrages sur un séjour à la Bourboule.

Bien qu’elle soit épuisée par le traumatisme et la morphine, il était évident qu’elle était offusquée par cette intrusion dans son intimité.

Pensa Edward, le vampire pogneur qui se cache dans les chambres de lycéennes la nuit venue.

Bon, en attendant, Bella a quand même quelques bobos, puisque le vampire n’y est pas allé de main morte (enfin techniquement, si, mais arrêtez maintenant). Des côtes pétées, une jambe cassée, elle a des bouts de miroir dans la margoulette, des coups… bref, elle ressemble à un premier ministre 38 minutes après sa nomination. Il faut donc l’emmener en urgence à l’hôpital. Ce qui pose problème :

L’arrivée à l’hôpital promettait d’être risquée. Nous étions à bord d’un SUV volé, relié à une Subaru elle aussi volée et responsable d’un carambolage ayant impliqué vingt- sept véhicules. L’entrée des urgences était surveillée par des dizaines de caméras.

Autre solution :

Appeler une ambulance, et justifier de l’état de Bella en expliquant que le connard qui a défoncé 27 véhicules (des victimes ? on s’en fout !) l’a percutée. Mais même Carlisle, médecin de son état, n’y pense pas. Heureusement, via diverses ruses affreusement compliquées impliquant de la divination, des manoeuvres ninjas et autres, nos héros parviennent à réussir l’impossible : faire rentrer une blessée dans un hôpital. L’histoire ne dit pas si elle patiente 8 heures aux urgences.

Par contre, elle dit ce que nos héros font pendant ce temps. Car il faut bien prévenir la famille de Bella ! À commencer par son sheriff de père ! Mais que lui dire ? « Salut, si ta fille a quitté l’état à toute vitesse avant de finir à l’hosto, c’est à cause d’une sombre histoire de vampire magiques, de pieds qui puent et de studio de zumba ». Impossible ! Heureusement, Edward a une idée toute trouvée : dire que cette grosse gourdasse de Bella était à l’hôtel, a glissé, s’est mangé tout un escalier, puis au bout de celui-ci, a traversé une baie vitrée avant de s’éclater au sol.

Vous me direz « Jamais un sheriff ne va gober ça ! En tout cas, il va vouloir en savoir plus ! ». Ah oui ? Eh bien voici la réponse de Papa Swan au téléphone :

— Vous êtes sûr que tout va bien ?

« Tout va bien », signifie donc « Ma fille vient d’avoir le destin d’un oligarque russe » dans le langage local.

Ou alors, tout ceci est écrit avec le postérieur, mais je n’ose y penser.

La maman de Bella, elle aussi avertie, fonce à l’hôpital sans poser la moindre question elle non plus. Et quand elle débarque dans la chambre et voit Bella dans un état tel que le Centre Pompidou a demandé à en faire l’acquisition, tout ce qu’elle remarque, c’est Edward près du lit. Et là…

C’est donc lui le petit ami ? Bigre, Bella n’a aucune chance.

Je n’ai pas compris cette phrase.

Pas à cause du « Bigre » volé à un épisode de Placid & Muzo (Numéro 1 des ventes en Arizona depuis 30 ans), mais parce que… Bella n’a aucune chance ?  En voyant son petit ami ? Ça vaut dire qu’il est moche selon elle ? Ou qu’en voyant les gros muscles d’Edward, elle se dit « Seigneur, si ce bestiau tente l’accouplement, ce sera comme un husky sur un chihuahua » ? Ne me dites pas que j’exagère : j’essaie de comprendre. Ou alors elle se dit « Ma fille est vraiment trop moche pour ce mec », mais je crois que je préfère encore l’histoire avec le husky. Que voulez-vous : au fond, je suis un grand romantique.

Pour faire la conversation, Edward demande à Maman Swan si elle aimerait en savoir plus sur comment Bella a mangé le sol, un escalier, une vitre, puis re-le sol, tout ça dans un hôtel d’un état où elle n’avait rien à foutre ? La réponse de la génitrice est fabuleuse :

— Bella est tombée en bas d’un escalier, ça n’a rien d’inhabituel. La baie vitrée, c’était un coup de pas de chance.

J’étais stupéfait de la facilité avec laquelle ses parents acceptaient notre histoire.

Même Edward se dit « Ah ouais, elle est un peu con. »

Même Edward.

Bon après, il est vrai que le running gag de Bella qui se casse tout le temps la gueule est là, mais en faire un élément de l’intrigue ? Chapeau.

Et justement, peu après, Bella ouvre les yeux, et voit son vampire près d’elle.

— Je suis très amochée ?
— Une jambe et quatre côtes brisées, énumérai- je, quelques entailles sur le crâne, des bleus un peu partout, et tu as perdu beaucoup de sang. Ils t’ont fait des transfusions. Ça ne m’a guère plu. Pendant un moment, tu as senti bizarre.

Edward est un grand romantique.

« Tu es sauvée. Par contre, tu pues. »

Mais bon, il se rattrape en disant que oui, bon, écoute, je t’ai sauvé le cucu, et je serai toujours avec toi ma louloute.

— Tu es en train de t’engager pour toujours, je te signale, rigola- t- elle malgré la douleur. 

Un toujours de mortel.

Comprendre « Je m’engage pour toujours, mais ton toujours, hein,  genre 70-80 ans, comme ça une fois que tu seras claquée, je me trouverai une petite lycéenne fraîche ».

Quel romantique cet Edward. Je comprends pourquoi il ne voulait pas qu’elle devienne immortelle. Ça aurait cassé ses plans.

Enfin : sa douce finit par sortir de l’hôpital. Et il faut qu’elle retourne au lycée. Où, bizarrement, une élève qui revient d’un voyage mystérieux en fauteuil roulant, ça éveille la curiosité. Mais Edward sait y faire, voyez.

Quand je poussai sa chaise roulante en ce premier jour de lycée, il me suffit de croiser le regard de ceux qui affichaient un intérêt un peu trop marqué : petit étrécissement des paupières, rictus retroussant ma lèvre supérieure, et ils s’égaillaient comme une volée de moineaux.

La célèbre technique du « Teckel nerveux ». Edward fait « RRrrrrRRRr !  RrrrrrrRRRrrr ! » dès qu’on le regarde, et apparemment, dans ce lycée, ça marche. Eh bé.

Mais attendez, tout cela manque de romantisme ! Edward, vite ! Le bal de fin d’année approche ! C’est le moment de pécho, mon vieux (voire très vieux). Et le bougre s’exécute en allant chercher Bella pour l’y emmener, vêtu de son plus beau smoking (de lycéen, comprendre, un slip propre et un noeud pap’ à élastique).

— Tu m’emmènes au bal de fin d’année ? hurla- t- elle.

Elle n’avait vraiment rien soupçonné. Je fus désarçonné. À quoi d’autre aurions- nous pu assister, ainsi habillés, à Forks ? Et voici qu’elle avait les larmes aux yeux, et qu’elle accrochait la portière de la Volvo, comme si elle aurait préféré se jeter dehors plutôt qu’affronter une bringue de lycéens. En douce, je verrouillai la voiture. J’étais à court de mots. Il ne m’avait pas traversé l’esprit qu’il puisse y avoir un malentendu. Bref, je dis la chose sans doute la plus stupide qui soit, au vu des circonstances :

— Ne sois pas pénible, Bella.

Ah, Edward.

Bella ne veut pas, Bella pleure, Bella s’accroche à la portière pour partir… aussi Edward verrouille la voiture et lui dit « Ne sois pas pénible ».

C’est vrai, quoi ! Depuis quand ton opinion compte ? Et pourquoi pas le droit de vote, hein ?

Fais pas chier, Bella. Ferme ta gueule. Ne sois pas pénible, enfin ! Bref. Toute la famille d’Edward est au bal du lycée, puisque tout est bien qui finit bien.

Bella n’avait d’yeux plus que pour la piste de danse, où mes frères et sœurs frimaient à mort. Ils se défoulaient, j’imagine. Nous étions tellement sur la retenue, toujours. S’il nous était impossible de ne pas attirer l’attention– nos visages d’immortels y veillaient–, nous nous efforcions de ne pas ajouter de l’eau au moulin des curieux. Ce soir, pourtant, Rosalie, Emmett, Jasper et Alice y allaient de bon cœur, mêlant des dizaines de danses de toutes les époques possibles pour créer des mouvements intemporels. Il va de soi que leur grâce n’avait rien d’humain. Bella n’était pas la seule à les contempler. Quelques audacieux se trémoussaient également, tout en se tenant à l’écart du cirque vampirique.

« Bon les mecs, faut pas qu’on se fasse griller. Prudence. Retenue. Subtilité.
– D’accord.
– PUTAIN Y A LE BAL DU LYCEE, FAIS PÉTER LES MOUVEMENTS INHUMAINS ! »

C’est vrai que quitte à tout risquer, autant que ce soit pour un truc important, comme danser au bal du lycée.

Les vampires dansent, Edward trimballe Bella comme un jouet dénué de toute volonté… tout est bien qui finit bien, donc. D’ailleurs, Edward conclut l’ouvrage en s’adressant à Bella pour lui dire :

— Je resterai toujours avec toi, poursuivis- je.

Ouais.

Le fameux « toujours de mortel », donc ?

Jusqu’au bout : quel gros bâtard, cet Edward. Et…

… FIN.

Seigneur. Qu’est-ce que j’ai lu ? Plus jamais. Oh non, plus jamais. Enfin, au moins, on est tranquilles : ce sera difficile de faire plus nul. Comment ? Le dernier ouvrage à la mode aux Etats-Unis avec une romance fantasy a pour pitch « Une jeune femme, pour gagner son pain, décide d’aller branler des minotaures dans la ferme où ils produisent leur belle semence ? ». Que ? Attendez je vérifie… non, c’est vraiment ça.

Bon allez ça suffit : il est temps que je croque ma fausse dent saveur cyanure.

19 réponses à “L’IRE ENSEMBLE – MIDNIGHT SUN – ÉPISODE 9 FINAL

  1. Pour fêter cette belle fin, j’ai relu l’ensemble de vos résumés, mon cher Odieux, et maintenant à cause de vous, j’ai mal au ventre à force de rire (ou de me retenir de vomir, je ne suis pas tout à fait certain).
    Chapeau bas pour avoir pu tenir durant ces trois années à lire pareille émanation des Enfers.
    Quant au truc sur les minotaures, je pense que je vais mal dormir, cette nuit.

  2. Joie, le calvaire de M. Odieux est terminé ! Mais je reste perplexe du fait que notre civilisation a pu écrire cette « œuvre » (et surtout la vendre, pour beaucoup d’argent on dirait). Une sorte d’appel au secours, comme une lettre remplie d’idées de suicides très sales ? Ca fait peur.

  3. Un nouveau chapitre des « douze lectures de l’Odieux » est achevé.

    J’avoue que le nouveau challenger et ses minotaures a une petite saveur « boite de pandore » pas piquée des hannetons.

    Seule votre lecture cher Odieux, pourra nous protéger de cette tentation !

    (Et si vos yeux sont hors d’usage, sachez que la version audio de Milking Farm existe .. mouahahaha !!!)

  4. Le « Bella n’a aucune chance » signifie simplement que la mère de Bella trouve Edward si irresistiblement séduisant, qu’elle se doute bien que sa fille ne pourra que vainement protéger sa vertu avant de tomber dans les affres de l’amour. Dur à croire je sais.

  5. Alors là, réussir à caser une référence à World of Warcraft dans un tel résumé, chapeau l’artiste 🤣🤣🤣.

  6. Le plus drôle c’est que si ces romans étaient écrits par des hommes ils serait cloués au pilori par les féministes. On vit une époque formidable !

    J’attends avec impatience l’adaptation ciné de Morning Glory Milking Farm!

    • En avant vers un avenir plausible (et siii enviable xd) : les hommes dont la chair reste…heu faible se contentent avec quelques autres dérivatifs de po…heu pardon de romance fantastique (et bonus de vertu, « écrite par et pour des femmes »). Les vrais, les purs et durs eux s’enferment dans des monastères.

      Les femmes ronchonnent que ce n’est pas ce qui était prévu, et pour passer le temps en attente des robots de plaisir qui sauront enfin les satisfaire, s’accusent désormais entre elles des pires horreurs. Les utérus artificiels et autres techniques de reproduction dignes du Meilleur des mondes, quand elles deviennent accessibles, ont un franc succès.

      Effectivement les prochaines années risquent d’être encore plus drôles à observer qu’aujourd’hui.

  7. Morning Glory Milking Farm ? J’en sais officiellement trop…

    Mais comme le disais Johnny Bravo : « I’m disgusted… but curious.« 

  8. Alors entre la Subaru, le Chihuahua et Warcraft, j’ai du aller soulager la nature avant quelle ne le fasse elle même… :-p

    Mais au moins, une chose est sûr… Je ne lirais pas cette « œuvre », même si on me la prête… Le pire, c’est de savoir que cette « sage » marche… Pauvre monde…

    Attendez, je viens de me renseigner sur les infos données par les autres intervenants de cette page… La chute… Elle existe vraiment… Houuuuuuuuuulalalalalalalalalalalalalalalalala… Bah non, en fait, y’a pire…^^

    Misèèèèèèèèèèèèèèèèèèrrrrrrrreeeeeeeeeeee….. Et sa marche aussi….!!!!!!!!!??????????!!!!!!!!!

    Arrrrrrrrrrrrrgggggggggggggggggghhhhhhhhhhhhhh, mes neurones défaillent….. Vite!!! une petite vidéo du petit théâtre des opérations….

  9. c’est quand même hallucifollant (contraction de hallucinant et de affolant) que ce genre de … truc connaisse le succès …

  10. Discussion avec ChatGPT:

    Moi:

    Pourriez-vous me faire un résumé de « Morning Glory Milking Farm »?

    .

    Lui: Voici un résumé clair (sans détails explicites) :

    Morning Glory Milking Farm” est une romance fantastique contemporaine de C.M. Nascosta, située dans un monde où humains et créatures mythiques coexistent. L’héroïne, Violet, jeune diplômée fauchée et en galère d’emploi, accepte un poste peu glamour dans une laiterie spécialisée qui travaille… avec des minotaures. Dans ce cadre improbable, elle rencontre Rourke, un minotaure réservé, plus âgé, riche et très respecté. Leur relation naît d’une curiosité mutuelle, se nourrit de conversations honnêtes sur le désir, le consentement et la honte, puis évolue vers une romance assumée.

    Le roman suit l’éveil professionnel et personnel de Violet : elle apprend à revendiquer ses choix, à poser ses limites et à ne plus avoir honte d’un travail stigmatisé. Parallèlement, Rourke, solitaire, s’ouvre peu à peu et cherche un lien authentique au-delà des apparences. Le ton oscille entre comédie douce, slice-of-life et romance très spicy, avec un accent sur la tendresse, la communication et la sécurité émotionnelle. Thèmes et repères

    • Consentement et communication au cœur de la relation.
    • Différences de classe, de corps et d’espèces abordées sans cynisme.
    • Stabilité financière / précarité et regard social sur les « jobs honteux ».
    • Happy end réconfortant, ambiance cozy malgré le postulat décalé.

    À savoir (contenu)

    • Fort contenu érotique explicite (monster romance) ; le récit reste toutefois centré sur la romance consentie et le care.
    • Quelques passages traitent de stigmatisation au travail et de honte corporelle, mais sans tonalité sombre.

    Si vous voulez, je peux aussi faire une version sans spoilers, ou un résumé chapitre par chapitre.

    .

    Moi: J’ai lu un résumé qui disait « Une jeune femme, pour gagner son pain, décide d’aller branler des minotaures dans la ferme où ils produisent leur belle semence ? »

    .

    Lui:

    Haha, c’est la version choc / potache du pitch — pas totalement fausse sur le principe, mais très réductrice par rapport au ton et aux thèmes du roman.

    Si on veut être fidèle sans vulgarité :

    Une jeune femme fauchée accepte un job dans une laiterie spécialisée qui collecte, de manière clinique et consentie, le sperme de minotaures. Elle y rencontre un client, Rourke, avec qui naît une romance tendre, centrée sur la communication, le consentement et la sortie de la honte.

    En bref : accroche provocante, cœur cozy. Le livre est bien plus « romance/feel-good (spicy) » que trash.

    …….

    Okay…

  11. Merci pour ce moment, maître.

    Sinon j’ai verifié : le minotaure, ce n’est pas une blague d’IA de votre part, ça existe vraiment. Adieu, ma foi en l’espèce humaine.

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