Le nom de Superman est, dans les comics, un symbole d’espoir.
Dans la vie de tous les jours, c’est plutôt un nom que vous susurrez à l’oreille de geeks pour les voir se mettre à trembler. Ils changent alors de couleur, arrachent leurs t-shirts Évangélion et exhibant fièrement leurs tatouages écrits en elfique, se mettent sur la gueule. Vous les entendrez alors vociférer sur Zack Snyder, l’édition ultra-longue-director’s cut de tel film incluant l’homme au slip rouge, la compareront à la dernière réalisation de James Gunn, et tout cela pendant que d’autres agiteront les comics parce que « C’est pas fidèle au livre, mécréants !« .
De manière générale, c’est le moment où vous réaliserez que vous n’en avez cordialement rien à foutre, puisque bon, Superman, c’est quand même l’histoire d’un boy scout volant qui a tous les superpouvoirs ou presque, et règle tous les problèmes à coups de super patates dans la bouche ou de lasers magiques. J’entends d’ici des voix s’élever en grognant pour me dire que pas du tout mais permettez-moi de vous inviter à aller vous chamailler avec les autres, là-bas. Très joli tatouage elfique d’ailleurs, si je puis me permettre.
Car pour notre part, il n’y aura nulle comparaison. Ici, mes bons, nous allons simplement passer en revue le dernier Superman, de James Gunn.
Alors, quelqu’un va-t-il enfin réussir à écrire une histoire qui ne soit pas complètement débile ?
Ni une, ni deux : spoilons, mes bons !

L’affiche : deux films de suite sans explosions ni débris ? Il se passe quelque chose d’étrange par ici.
Notre chef-d’œuvre commence dans l’Arctique, alors qu’un petit texte à l’écran nous propose un peu de contexte. Ainsi, cela fait 30 ans que la Terre a connaissance des « métahumains », ces gens avec des pouvoirs plus ou moins scandaleux (comme celui de donner la Légion d’honneur à n’importe qui). Et depuis quelques années, l’un d’eux s’est fait connaître comme étant le plus puissant de tous : Superman. Qui se sert de sa force pour empêcher des braquages, stopper des voleurs de sac à main, mais en chie toujours comme un âne pour comprendre ce que c’est que cette histoire de « fraude fiscale » (apparemment, ça ne se résout pas avec des yeux lasers). Ah, si, dernièrement, il a empêché un conflit entre le Communistan et le Pauvristan. Non, ce n’est pas pareil, bande de mauvaises langues.
Seulement, ça a eu des conséquences. Ainsi, alors que Superman se promenait tranquillement dans Métropolis, un métahumain du Communistan est venu le trouver et lui expliquer sa façon de penser à coups de poings. Et pour la première fois… Superman a perdu. Et voilà comment notre super-homme s’écrase, comme une bouse, au milieu de l’Arctique.
– Aïe, constate-t-il finement.
Et il a raison, puisqu’il a en effet tellement bobo qu’il est incapable de se mouvoir. Mais alors, que faire, lorsque l’on est seul et amoché au pays des glaces ? Si n’importe quel Russe bourré pourrait proposer 712 réponses différentes, Superman a lui une option plus étonnante : il siffle. Et devinez qui ça attire ?
Superkiki.
Laissez-moi vous parler de Superkiki. Car ainsi, un jour qu’un auteur de comics était probablement lui aussi bien bourré, il a décidé d’ajouter à Superman… un chien. Avec les mêmes pouvoirs et la même cape (non, pas le même slip, sinon il pourrait moins s’en prendre aux lampadaires), sauf que hop, c’est un chien. Un concept ridicule, mais quelqu’un a eu l’idée de l’ajouter dans le film. Et voici donc Superkiki, le petit chien avec une cape à la con, qui fonce au milieu des glaces.
– Superkiki… tu dois m’aider… je suis blessé…
Après s’être vertement branlé contre la jambe de Superman (ça reste un chien), Superkiki traîne donc notre héros jusqu’à une forteresse de glace cachée. La fameuse Forteresse de Solitude, où Superman cache tous ses secrets, comme des restes de la navette avec laquelle il est arrivé sur Terre, l’ordinateur qui contient le dernier message de ses parents, ses slips de rechange, et toute une armée de robots à son service qui s’empressent de lui faire prendre un bon bain de soleil concentré, car comme chacun sait, Superman tire son énergie du soleil. Et ainsi, hop hop, le revoilà chaud patate pour retourner se battre. Avant de partir, il écoute une dernière fois le message de ses parents pour se donner du courage.
– Tu es notre fils, notre espoir et le réceptacle de notre amour. Nous t’envoyons à l’abri, sur Terre, où tu pourras faire le bien… scrouiscrouiscroui.
Alors, le père de notre héros ne dit pas texto « scrouiscrouiscroui« , c’est simplement que le message est endommagé, il n’y a donc que la première partie. Mais c’est bien suffisant pour que Superman se sente investi d’une mission sacrée d’aider les humains à ne pas se taper, voler, jeter leurs cigarettes par la fenêtre ou mettent leur clignotant sur les ronds-points, bordel, et reparte à fond les ballons direction Métropolis pour casser la gueule de Super-Communiste. Seulement, pas de chance pour lui… il re-perd. Et finit au sol, pendant que Super-Communiste délivre son message :
– CAPITALISME… KAKA.
Une réflexion si profonde qu’on la croirait sortie de Twitch, et c’est sur ces quelques mots que Super-Communiste s’enfuit. Certes, mais où ? Eh bien… dans un camp super secret. Un camp super secret situé JUSTE à côté de Métropolis, en vue des tours de la ville, et avec d’énormes drapeaux qui claquent au vent « LUTHORCORP ».
Que ? Mais ?! MAIS ENFIN ?!
Voilà, le film pourrait s’arrêter là, n’importe quel habitant de la ville pouvant voir par sa fenêtre que « Hééé, attendez, en fait, Super-Communiste, c’est visiblement un employé de Luthorcorp ! ». Oui, je suis sérieux. Son camp secret a bien des drapeaux à son nom qui claquent au vent, en vue de la ville. Mais qu’importe, et suivons Super-Communiste qui, sur place, retire son costume et s’avère… en avoir un autre en-dessous. Celui d’Ultraman, un métahumain masqué au service de Luthorcorp. Et le brave Ultraman va rejoindre son patron directement dans son bureau grâce à un petit téléporteur qui se trouve dans le camp. Le diabolique Lex Luthor , propriétaire de la firme éponyme, l’accueille à bras ouverts.
– Tu as bien travaillé, Ultraman ! Grâce à la grosse peignée que tu as mis à Superman, il a été forcé de faire étape dans sa Forteresse de Solitude. Et nous en avons profité pour la localiser ! J’ai envoyé sur place Nanonana, la nana métahumaine pleine de nanomachines à mon service, pour vérifier. Et c’est bon, c’est bien là. Regarde, j’ai fait une jolie croix sur ma carte. Je pense que ça pourra nous servir. Hohoho… HOHOHOHOHO !
Et après avoir éclaté d’un rire diabolique et lourdement souligné l’importance de cette information, Lex Luthor laisse le film reprendre son cours.
Ainsi, après avoir pris sa fessée, Superman s’est tout de même bien remis, merci pour lui (il a de la crème pour cucu botté). Il a donc repris son déguisement civil de Clark Kent, journaliste au Daily Planet, où il est en couple depuis quelques mois avec une autre journaliste, Loïs Lane. Et tout le monde discute des dernières aventures de Superman contre Super-Communiste.
– Vous avez vu ? Le Communistan dit que Super-Communiste, c’est pas eux ! lance un journaliste.
– N’empêche qu’il a bien mis sa rouste à Superman, ajoute un autre.
– HÉHO ! ÇA VA ALLER OUI ? intervient peu subtilement Clark Kent. Superman s’est bien battu ! J’en sais quelque chose car je suis…
– Vous avez entendu ? La bataille a fait pour 27 millions de dégâts matériels, j’espère que Superman a un super-portefeuille. Clark, pardon, tu allais dire quelque chose ?
– Je… ahem, non, rien.
Mais pendant qu’il sifflote, ailleurs, Lex Luthor n’est pas resté inactif. Car il a obtenu une réunion au Pentagone pour discuter avec les généraux américains.
– Messieurs, Luthorcorp peut vous proposer ses services. J’ai formé une armée d’experts capables de maîtriser des métahumains. Mes deux meilleurs éléments étant bien sûr Nanonana et Ultraman. Et je vous propose leurs services. Par exemple… POUR STOPPER SUPERMAN !
– Mais ? Mais enfin, pourquoi voudrions nous cela ? C’est comme un policier, mais plus efficace et qu’en plus, on ne paie pas.
– Oui mais euh… il… euh… il est HORS DE CONTRÔLE ! Il agit à son bon vouloir !
– Vous voulez dire, un peu comme des métahumains qui obéiraient à une compagnie privée, disons, Luthorcorp ? Sauf que Superman est tout seul et lui au moins ne vend pas son cul au plus offrant ?
– Ah merde oui, j’avoue que mes arguments sont un peu nazes vu ma situation.
– Accessoirement, en tant que multimilliardaire, logiquement, quand vous voyez un superflic qui arrête les braqueurs de la banque où vous planquez vos milliards, vous devez plutôt être de son côté que de dépenser des fortunes pour l’empêcher de faire ça.
– Je… euh… ah merde. Attendez, le script… pourquoi un multimilliardaire voudrait se ruiner en complots pour emmerder Superman… ah, voilà !
Lex Luthor s’éclaircit la voix.

Lex Luthor en a assez de ces gens qui ont trop de pouvoir et ne sont contrôlés par aucun gouvernement ! Comme les multimilliardai… ah merde. Que fait cette balle dans son pied ?
– Il a empêché une guerre entre le Communistan et le Pauvristan ! Il se permet de s’occuper de questions internationales qui lui échappent !
– Et votre société vendant des armes, j’imagine que ça vous arrangerait que Superman arrête de maintenir la paix, hmmm ?
C’est vraiment le propos. On voit bien que c’est un film : dans quel univers le Pentagone trouve-t-il que vendre des armes, c’est mal ? Mais passons, car on voit donc l’intérêt de Lex Luthor.
– Bon, écoutez m’sieur Luthor, voilà ce qu’on vous propose. Vous nous trouvez UNE bonne raison qu’il faut arrêter Superman, et on vous soutiendra sur le sujet.
– Super, bande de blair… je veux dire, très bien !
Et Lex Luthor sait exactement où fouiner : maintenant qu’il a localisé la Forteresse de Solitude de Superman, il n’a plus qu’à s’y rendre. Et sur place, Ultraman défonce tous les robots sur son chemin, pendant que Nanonana neutralise Superkiki (en matérialisant une nanopantoufle un peu allumeuse), avant de pirater l’ordinateur de Superman. Et non seulement elle parvient à y trouver le message de ses parents… mais même à réparer la partie manquante ! Lex Luthor est curieux.
– Super ! Alors, qu’est-ce que ça dit ?
– C’est-à-dire qu’ils parlent dans une langue extraterrestre. Donc pour moi ils disent juste « Wagou wagou lolilol ».
– Bon, on va dire que nos linguistes qui n’ont jamais entendu un seul mot de cette langue peuvent tout décoder en 0,3s.
– Oui, un peu comme moi qui pirate un ordinateur alien et parvient à réparer des données dont j’ignore tout ! Il devait être compatible Windows, un peu comme dans Independance Day.
Quand on cite Independance Day, en général, c’est que ça va mal.
Mais au fait, que fait Superman pendant ce temps ? Eh bien ma foi, il est bien occupé. D’abord, parce que Loïs Lane a décidé, pour s’amuser, de l’interviewer en privé entre deux bisous. Sauf que telle une journaliste moderne, ses questions sont consternantes du genre « QUE PENSEZ-VOUS DE CES MESSAGES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX ?« . Ah, oui, faire des interviews où on demande ce que l’on pense du tweet de @JeanBatdu12 « Superman = caca », le journalisme contemporain est en effet plutôt bien représenté dans ce film. Superman lui-même en a un peu marre, et ça tombe bien, car au même moment, un monstre géant attaque la ville. Monstre géant sorti tout droit des laboratoires de Luthorcorp, justement pour occuper Superman pendant qu’on fouille sa Forteresse de Solitude.
Vous me direz « Mais attendez, Lex Luthor n’a pas peur de se griller ? Les autorités doivent quand même vaguement enquêter sur les menaces géantes qui ravagent leurs villes, non ? Et puis comment Lex sait-il que le monstre ne va pas lui ratiboiser ses propriétés ? »
Eeeeeeh bien… oh, regardez ! Derrière vous, un singe à trois têtes !
Voilà. Maintenant que vous avez perdu le fil de vos pensées, passons à la bagarre contre le monstre géant. Qui d’ailleurs, est parsemée de scènes où Superman va sauver quelqu’un avant qu’il ne se fasse écraser (une personne ou même un chien ou un écureuil, si, si). Et c’est là qu’il me faut souligner un truc fabuleux : durant tout le film, quand la ville est parcourue d’explosions dues à Super-Communiste ou autre monstre géant… les gens s’en cognent. Ah non, vraiment. Par exemple, on voit les gens regarder tout ça depuis leurs bureaux sans bouger. Dans les rues, des vendeurs continuent de servir des putains de hot-dogs (c’est vital !) à dix mètres des pieds du monstre. Et, oui, les gens font la queue pour acheter. Même la télévision locale fait ses titres sur des sujets qui n’ont rien à voir ! Oui, bon, un monstre géant attaque la ville. Mais saviez-vous combien coûtait la rentrée cette année ?
Vraiment.
Ça n’a donc aucun sens, et en tout cas sachez que la même scène se répète en boucle, à savoir :
– Des gens qui n’avaient rien à foutre là (par exemple, ils continuaient leur réunion en pleine attaque) sont soudain en danger
– Tous parviennent à s’enfuir sauf Jeannine/Roger/Rex le chien
– Superman n’a qu’une seule personne à sauver
Oui, même si un immeuble entier s’effondre, sachez-le, il n’y aura jamais plus d’UNE personne en danger à la fois. C’est vraiment pourr… pratique.
En tous les cas, Superman voit soudain arriver à sa rescousse trois autres justiciers : Mr Terrific, un crack des technologies avec une armée de drones, Green Lantern, et la Fauconne. Ensemble, ils savatent lourdement le monstre, même si Superman est triste car ils ont tué le bestiau au lieu de le capturer. Hélas, il n’a pas le temps de verser une super-larmichette, car la télévision locale, qui n’en a donc toujours rien à branler d’une espèce d’Axolotl de 100 mètres de haut qui crache du feu, décide que ayé, ils ont une information urgente, et la diffusent sur tous les écrans et téléphones du coin.
– Nous recevons à l’instant une information cruciale : Superman a été envoyé sur Terre avec un message de ses parents. Il a été décodé en entier et envoyé à nos journalistes… et le voici !
On voit alors l’hologramme vu plus tôt dans le film, des parents de notre héros, débiter la même chose :
– Tu es notre fils, notre espoir et le réceptacle de notre amour. Nous t’envoyons à l’abri, sur Terre, où tu pourras faire le bien…
Sauf qu’au lieu de faire « scrouiscrouiscroui », ça continue !
– « … au milieu de ces gros connards d’humains. Qui sont de petites merdes, laisse-moi te le dire. Alors tu les savates, tu les domines, et n’oublie pas de te faire un gros harem pour transmettre tes gènes. Maintenant, papa va te montrer comment enfiler une capote pour les cas où tu… »
Superman s’arrête là. Et il est choqué : lui qui avait toujours pensé qu’on l’avait envoyé sur Terre faire le bien… en fait, il devait la conquérir ? Il est méchant ? Tous les gens qu’il vient de sauver le regardent, un peu effrayés… avant de se mettre à l’insulter. Oui. Personnellement, j’aurais surtout demandé par quel miracle la première partie du message, celle non-endommagée, était par un incroyable hasard uniquement positive et bienveillante, alors que PILE après la coupure, ça tournait en « Monte ton Reich et utilise ton zboub, mon fils ! ». Le changement de ton, brutal, arrivait pile au bon moment, dis donc. Le hasard.

Les gens qu’il vient de sauver UNE seconde plus tôt l’insultent tous et lui jettent des trucs sur la gueule. Non, ils n’ont même pas eu une vague demi-seconde de doute. Le type qui sauve la ville tous les jours depuis 3 ans est un nazi, ils l’ont lu sur Blast.
Cependant, Superman finit, après un fort long moment, par se poser la bonne question.
– Mais attends… d’où ils ont eu accès au message de mes parents ?
Et Superman de s’envoler pour foncer à la Forteresse de Solitude qu’il trouve grande ouverte, les robots savatés, et l’ordinateur un peu pété. Quant à Superkiki, il a disparu ! Superman qui a vu à la télévision que la source de ces révélations n’était autre que ce p’tit bâtard de Lex Luthor, fonce donc jusqu’à ses bureaux, très en colère, mais Lex Luthor prétend ne rien savoir.
– Mais ? Que voulez-vous Superman ?
– Je sais que tu es allé dans ma Forteresse de Solitude voler mes secrets !
– Forteresse de Solitude ? Qu’est-ce donc, Superman ?
– Eh bien, comme son nom l’indique c’est l’endroit où je me rends pour être tranquille pour caresser mon Superkiki.
– …
– … attendez, je crois que j’ai mal choisi mes mots, on peut recommencer cette conversation ?
– Non. Et puis bon, je ne sais rien… en plus, ça se verrait si je mentais. Parce que c’est supposé être arrivé il y a quoi ? Une heure ? Deux ? Et on m’a vu me promener dans l’Arctique avec mon crâne chauve sans même un bonnet. Alors si j’y étais allé, pensez bien que j’aurais la tête en train de peler, les oreilles plus rouges que ta cape, et que de manière générale, tu aurais quelques indices, surtout avec ta super vue !
– Sauf si nous sommes dans un de ces films où tout le monde peut se promener au milieu des glaces en slip sans aucun problème à cause d’une réalisation à la ramasse !
Et en effet.
Superman ne peut rien prouver. Mais maintenant, le monde entier se méfie de lui. Aussi décide-t-il de se rendre aux autorités afin qu’ils décident de ce qu’il faut faire. Et la réponse est simple : comme le Pentagone l’avait promis à Luthor, maintenant… ils le soutiennent pour arrêter Superman. Et lui confient sa garde, car Luthor lui a préparé une petite prison. Une prison accessible uniquement par téléporteur car elle se situe dans…
Un univers parallèle créé par Lex Luthor.
– Attendez ?! s’exclame Superman. Vous avez un univers parallèle rien qu’à vous ?
– Oh, oui, j’ai répliqué le Big Bang, et paf pouf, voilà, j’ai une dimension rien qu’à moi. Pourquoi, c’est important ?
– Que… mec. Tu es multimilliardaire. Tu as des ressources illimitées grâce à ton propre univers, et tu fais des complots à deux balles pour ?
– M’enrichir !
– Ressources. Illimitées.
– Ah oui, merde.
Voilà. Donc ça n’a aucun sens. Mais si vous voulez encore moins de sens, Lex Luthor a aussi dépensé une fortune pour avoir une armée de singes génétiquement modifiés pour troller Superman sur les réseaux sociaux (si, si). Alors que chacun sait qu’il suffit d’un post Reddit pour avoir des milliers de gens qui le feront gratuitement. Ah, et tant qu’à faire n’importe quoi, on découvre aussi que Lex Luthor a enfermé des milliers de gens qu’il n’aimait pas dans cette dimension parallèle. Dont ses ex-copines. On va dire que 100% de ces gens n’avaient aucune famille qui les cherchait, et que faire disparaître des milliers de gens pour les enfermer dans une dimension parallèle, c’est un truc qui n’attire pas du tout l’attention.
– Vous savez, plus ça avance, plus je trouve ça con.
– Silence, Superman !
– Non mais regardez, même votre prison : ce sont juste des cubes en verre de 2m de côté. Avec à l’intérieur… rien. Ils font comment les gens, pour boire ? Faire popo ? Dodo ?
– Non mais je… raaaah, Superman, arrêtez ! Vous êtes chiant à la fin ! Tenez, pour vous calmer, je vais vous enfermer avec l’homme-élément. Un mec qui peut se transformer en n’importe quel élément… même la kryptonite ! Comme ça, tu vas rester tout faible, hahaha !
– Ouille ! Aille ! Ça kryptopique ! Mais attendez, le mec doit rester enfermé avec moi, alors ?
– Euh… oui.
– Mais comment vous le forcez à ça ?
– Eh bien en… enfermant son bébé dans un cube juste en face de lui. Avec un mec qui exécutera son bébé s’il n’obéit pas.
– Attendez… donc pour m’enfermer, vous enfermez un mec avec moi, pour l’enfermer, vous enfermez un bébé, et pour enfermer ce bébé, vous enfermez un de vos employés qui… vous avez enfermé qui pour qu’il accepte ? Non parce qu’apparemment, à chaque enfermement, votre solution, c’est d’enfermer quelqu’un de plus ?
– FERMEUTABOUCHEUUUUH !
Et Lex Luthor de laisser Superman avec l’homme-élément, que nous appellerons Korben Dallas. Un personnage pas bien malin, puisque sitôt Lex Luthor parti, Superman lui fait remarquer un détail.
– Vous savez que si vous arrêtiez deux secondes d’être l’homme-kryptonite, je pourrais m’envoler, aller chercher votre fils et vous libérer tous les deux ?
– SILEEEEENCE !
– Ah.
Car, non, Korben Dallas n’a pas envie de sauver son fils, ni son cul, là, de suite, alors qu’on vient de l’enfermer avec la solution. Mais alors, qu’est-ce qui va tout changer ? Une longue discussion ? Une menace trop poussée sur son enfant ? Un accident quelconque ? Non.
Lex Luthor revient… avec un vendeur de hot-dogs.
Si, si. Vous savez, les mecs qui continuent à vendre pendant que c’est l’apocalypse à Métropolis ? Eh bien il en a ramené un, et le menace d’un flingue, devant Superman.
– Superman ! Regarde, c’est Pajit, le vendeur de hot-dogs !
– Mais ?
– Il t’a vendu un hot-dog, une fois !
– Euh… oui et ?
– Eeeeeh bien parle ! Dis-moi tous tes secrets où je le tue !
– C’est-à-dire que… vous avez aussi emprisonné Superkiki, non ?
– Oui, on l’a enfermé ailleurs.
– Alors pourquoi vous vous êtes emmerdé à kidnapper le type à qui j’ai acheté un hot-dog une fois dans ma vie alors que vous aviez un otage bien plus cher à mes yeux déjà sous votre petite main potelée ?
– … euh… PAN !
Alors non, dans le film, Superman ne fait pas remarquer à quel point c’est con. Par contre, Pajit se prend bien une balle dans la tête. Et… ça fait pleurer Korben Dallas !
– Ooooh ! Il a tué ce vendeur de hot-dogs !
– Pardon ?
– Oui, Superman… ça m’attriste tellement !
– Ah. Euh. Donc, le truc qui va vous faire changer d’avis, c’est d’avoir vu Lex Luthor tuer un mec que vous n’aviez jamais vu ?
– Voilà ! Moi, Korben Dallas, j’arrête de faire de le kryptonite, et à la place, je fais un soleil pour te soigneeeeer !
Et pouf pouf, il le fait. On appréciera les figurants des cages autour à qui personne n’a expliqué ce qu’il se passait, on leur a juste dit « Faites les gens aveuglés par la lumière », donc ils se cachent un peu les yeux, mais tous regardent quand même dans la direction du soleil. Au lieu de, je ne sais pas moi, se tourner ?
Mais hop ! Superman retrouve sa force, s’échappe de sa cage, vole jusqu’à celle de Bébé Dallas, claque le type qui le retenait (et qui a tout vu, même le moment du soleil, mais n’a donc strictement rien fait, il s’est contenté de baver au lieu de, je ne sais pas, appeler ses collègues de Luthorcorp ? Menacer le bébé, soit exactement la raison de sa présence ?), puis s’ensuit une scène d’action longuette où notre héros doit affronter les gardes de Lex Luthor, les dangers de la dimension parallèle (dont un trou noir), libérer Superkiki, et regagner la sortie, où l’attendent… Mr Terrific et Loïs Lane !
Superman est tout content, mais a tout de même une question.
– Comment nous avez-vous retrouvés ?
– Alors déjà, il y a le camp secret avec des drapeaux « LUTHORCORP » juste devant Métropolis.
– Hmmmoui mais ça d’après le script, c’est discret. Donc quoi d’autre ?
– Ah ! Eh bien, Superman, tu sais que je suis journaliste, n’est-ce pas ?
– Oui, tu fais des interviews à base de « Réagissez à ces tweets ».
– Voilà ! Donc un de mes collègues journalistes a un contact qui lui a envoyé « Superman est prisonnier d’une dimension parallèle créée par Lex Luthor ».
– Mais ?! Qui c’est ce contact en or ?!
Eh bien c’est… la petite amie de Lex Luthor, Bimbo von Bimbo, une grande débile qui se filme en permanence, SURTOUT quand elle est dans des zones ultra-secrètes. Ah, et oui, Lex Luthor le voit, mais n’a aucun problème à avoir une crypto-Nabila (crypto, pas krypto, concentrez-vous) qui enregistre toute la journée des preuves de tous ses plans diaboliques. Il y a même un moment où il y a des contrats secrets, et il la laisse se rouler dedans en prenant des selfies où on voit les détails du contrat !

Je ne plaisante pas : par exemple, ici, Bimbo von Bimbo se filme depuis le QG de Lex Luthor pendant que derrière, Super-Communiste colle une branlée à notre héros. QG où on peut entendre Lex Luthor hurler ses ordres à Super-Communiste, révélant donc tous ses plans secrets. Et donc, elle fait ça devant tout le monde et personne ne dit que hééé, ça serait pas un peu risqué si on veut rester discrets ?
Heureusement que le film n’arrête pas d’insister sur le fait que Lex Luthor est vraiment très intelligent, et qu’il compte sur son gros cerveau pour battre les gros muscles de Superman. Disons que c’est pas gagné.
Enfin. Maintenant que Superman s’est évadé, il faut qu’il se remette sur pied, car toute cette kryptonite ne lui a pas fait du bien. Aussi Loïs l’emmène là où personne ne le trouvera… chez ses parents, les Kent, à Smallville. Car, oui, Lex Luthor a trouvé la Forteresse de Solitude ultra-secrète de Superman dans l’Arctique en 0,2 secondes, par contre l’adresse de ses parents, ça, pfou, c’est dur. Et voilà comment notre héros peut se requinquer au soleil dans les champs de papa, pendant que ce dernier lui fait un petit discours sur le fait que oui, tes vrais parents t’ont envoyé sur Terre latter autrui, mais c’est ta vie, tes choix. Et on est très fiers que tu sois un gros gentil.
Ce n’est que lorsque Clark approuve et annonce qu’il vote démocrate que Papa Kent le fermier va chercher son fusil et qu’il est donc temps pour notre héros de repartir à Métropolis.
Surtout que pendant ce temps, les choses s’accélèrent.
Dès l’annonce de l’emprisonnement de Superman, le Communistan a annoncé qu’il allait envahir le Pauvristan. Sans le héros préféré des enfants pour les arrêter, ça va être facile ! Surtout qu’on nous explique que Luthorcorp a vendu au Communistan pour 80 milliards d’armes. Ils ont donc des tonnes de soldats, des blindés, des grosses armes… et se massent à la frontière avec le Pauvristan. Qui est… comment dire ? Caricature n’est pas le mot. On est au-delà.
Si le Communistan est une sorte de puissance régionale surarmée, le Pauvristan, qui a pourtant échappé de peu à la dernière invasion est son opposé complet. Au point qu’à la frontière, ils n’ont pas d’armée, ni même un vague type en uniforme (comme ils sont gentils, ils ne peuvent avoir de gens en uniforme avec eux, enfin !). Non, en lieu et place, c’est un attroupement de familles avec enfants qui agitent vainement des fourches et des torches.
Je pense que le Communistan n’avait pas touuut à fait besoin d’acheter pour 80 milliards d’armes. Un fusil à poudre noire ou un type qui court avec en faisant « Pssht, du vent ! » suffisait amplement, visiblement.
Mais alors que l’invasion se prépare, revenons aux Etats-Unis où Loïs Lane, utilisant ses grands talents de journalistes, réfléchit très fort.
– Nous devons trouver un moyen d’arrêter Lex Luthor. Il faut trouver un moyen pour que les autorités se rangent à nos côtés.
– Oh. On pourrait leur parler de la dimension parallèle que Lex Luthor a créée complètement illégalement ? Et qui selon Mr Terrific, est ultra-dangereuse ?
– Hmmmm non.
– Ah. Et si on leur parlait des milliers de gens qu’il a enfermés, genre ses ex-copines ?
– Hmmmm non.
– Alors les singes qu’il oblige à aller sur X ? Parce que c’est de la cruauté envers les animaux.
– Hmmmm non.
– Bon alors parlons-leur de l’assassinat, de sang-froid et devant témoins – Korben Dallas, Superman et tous les prisonniers – du vendeur de hot-dogs ?
– Non, tout ça c’est beaucoup trop efficace. Et puis pourquoi parles-tu de Superman à la troisième pers… eeeh mais attendez, vous n’êtes pas Clark ?
– Non, je suis le caporal Roudoudou, et je…
– Oui ben dégagez.
Et c’est ainsi qu’alors qu’elle a environ 53 bonnes raisons de faire arrêter Lex Luthor, Loïs décide plutôt de chercher à prouver que Lex Luthor est lié à l’invasion du Pauvristan. Et ça tombe bien, car sa grosse débile de petite amie a pris un selfie en se roulant dans les plans SUPER SECRETS de Lex, avant de les envoyer à son amant au Daily Planet. Et on voit donc tous les plans où… on découvre que Lex Luthor a en fait un accord secret avec le Communistan : ils n’ont pas besoin de lui payer les 80 milliards d’armes, si en échange, ils lui font cadeau de la moitié du Pauvristan où il établira son royaume, « Luthoria », MOUHAHAHAHA !
Que ?
Bon. Je rappelle que le mec est incroyablement riche, au point de pouvoir élever au grain ses propres métahumains ou faire cadeau de 80 milliards d’armes, et qu’il règne sur une DIMENSION PARALLELE dont il est le dieu et créateur, mais il est prêt à risquer tout cela pour… régner sur la moitié d’un pays constitué de clodos qui cultivent la poussière.
Voilà voilà voilà. Le mec a tout et le risque dans l’espoir… d’avoir encore moins.
Je pose la question : à quel moment le plan de Lex Luthor a-t-il un sens, en fait ?
Mais vous allez voir, ce n’est pas fini. Car toujours plus idiot, lorsque Lex apprend que Superman s’est évadé, il comprend que ce dernier risque d’empêcher l’invasion du Communistan. Aussi, il a un plan simple, à savoir créer un problème plus gros à gérer à Métropolis. Et ce problème… c’est tout simplement de surcharger un de ses téléporteurs pour ouvrir sa dimension parallèle au beau milieu de la ville, créant ainsi une faille qui s’étend sans cesse et détruit tout sur son passage.
Bon, je ne vois pas trop ce que Superman est supposé faire (refermer avec ses petits bras ?) mais il y va. Et évidemment, sauve des gens dans des plans où même si une tour de 150 mètres va s’effondrer, il n’y a toujours qu’une seule personne en danger. Ah. Quant à Lex Luthor, il sacrifie même sa propre tour dans l’affaire (oui, il détruit son propre empire), avant de continuer ses plans depuis un petit vaisseau. Il envoie Nanonana et Ultraman latter Superman, mais ce dernier parvient à vaincre Nanonana (tout simplement en oubliant qu’elle l’étouffe avec des nanites durant 10 minutes, avant de lui péter la truffe), puis découvre que sous le masque d’Ultraman se cache… son clone ! Créé par Lex Luthor à partir d’un de ses cheveux (à Superman, pas à Lex, pour qui c’est plus difficile).
– Mais ? Kékecé que ce bordel ? demande Clark.
– C’est ton clone ! Un clone idiot, mais un clone qui m’obéit ! Et voilà pourquoi tu as été vaincu au début du film, quand il se déguisait en Super-Communiste !
– Ah ben d’ailleurs, pourquoi tu le déguisais en Super-Communiste ? C’était un coup à attirer l’attention et des emmerdes au Communistan, qui était ton allié pour ton plan. Alors qu’il suffisait d’habiller mon clone comme moi, de foutre un peu le boxon, et hop, tout le pays avait de bonnes raisons de me haïr et de vouloir ma mort.
– … ah oui, crotte.
– Bon c’est pas grave, c’est pas comme si tes actions avaient le moindre sens depuis le début. Vas-y, continue, je t’écoute.
– Non mais j’ai fini.
Fort bien. C’est donc à ce stade qu’il y a la bataille finale entre Superman et son clone. Clone qui étant idiot, reçoit ses instructions via des drones de Lex Luthor autour de lui qui filment l’action et permettent à Lex de lui dire comment réagir. Superman se dit donc que « Tiens, si j’utilisais ma vision laser pour latter tous les drones et… ah non, ce serait trop efficace. Je vais plutôt me prendre une branlée durant 10mn, puis siffler Superkiki pour qu’il croque les drones. ». Ce qui est dit est fait, et hop, Ultraman se retrouve idiot et sans instructions, Superman peut donc le vaincre en le balançant dans un trou noir au fond de la faille dimensionnelle qui traverse la ville.

Puisque l’on parle de baston dans toute la ville, une fois de plus, laissez-moi vous montrer le souci des figurants. Là par exemple, Superman vient de se manger un souffle enflammé pour protéger une réunion dont on voit les membres juste derrière. Donc, oui, les mecs poursuivaient leur réunion alors qu’il y avait un monstre cracheur de feu à 10 mètres de la fenêtre, et maintenant que leur bureau est à moitié cramé… comme vous pouvez le constater, ils n’ont pas l’air pour autant pressés de sortir.
Alors vous me direz « J’imagine que toutes les télévisions du monde parlent d’une gigantesque faille dimensionnelle qui s’ouvre au beau milieu d’une métropole américaine ! Et ne parlons pas de la télévision locale ! ».
Ahaha. C’est mignon.
Bien sûr que non ! La télévision locale parle de tout et n’importe quoi, puis soudain, interrompt ses programmes pour annoncer que le Daily Planet vient de publier des photos montrant des liens entre Lex Luthor et le Communistan ! Avec un plan pour devenir roi d’un demi-Pauvristan ! Hopopop, les chaînes d’information tournent en boucle là-dessus (la fin du monde et un trou noir pouvant avaler la Terre, c’es très secondaire), et Superman n’a plus qu’à aller défoncer la porte du vaisseau de Lex Luthor et lui faire la morale pendant que Mr Terrific, lui, prend le contrôle des téléporteurs de Lex et les coupe pour ainsi fermer la faille dimensionnelle. Faille qui se referme littéralement, c’est-à-dire que vraiment, les deux côtés du canyon artificiel se resserrent et hop hop hop on voit plus rien !
C’est vraiment pratique.
Superman n’a qu’une question pour Lex Luthor.
– Mais pourquoi tu m’embêtes ?
– Parce que je suis JALOUX ! Je vois un surhomme, je suis faible je… voilà.
– Attends attends, en fait j’ai une deuxième question, Lex !
– Tu avais dit une ! Bon, allez. Envoie.
– Si ton but c’était de me tuer… pourquoi au début du film, quand Ultraman était déguisé en Super-Communiste et m’éclatait littéralement la truffe, tu ne l’as pas laissé me finir ?
– … parce que…
– Je vois : parce que sinon le film s’arrêtait dès le début. Donc chaque scène où tes plans entraient en jeu n’avait en fait aucun sens ?
– Voilà.
– Eh bien super. Bonne journée Lex.
– Bonne journée Superman. Je crois qu’en revoyant tout mon plan, je vais passer de Lex Luthor à Lex O’Mil.
Lex est arrêté, et l’invasion du Pauvristan par le Communistan aussi parce que soudain, le scénario s’est rappelé que « Eh mais attends, il y a d’autres justiciers, non ? » et pouf, Green Lantern & la Fauconne sont allés s’en charger. Superman peut donc rentrer à Métropolis rouler un patin à sa copine, repartir dans sa Forteresse de Solitude qui s’est magiquement réparée, et y regarder des photos de ses parents, les Kent parce que « C’est eux mes vrais parents, pas les nazis de l’espace ».
Supergirl passe brièvement faire coucou histoire de dire que « Ah oui au fait j’aurais pu aider mais je faisais la teuf » (véridique) et…
… FIN.
Bien bien bien.

Ah, et non : personne ne pense à arrêter Lex Luthor… parce qu’il a détruit une ville avec une faille dimensionnelle et tué des dizaines de milliers de gens. Non, le selfie qui montre un contrat secret, c’est bien plus important.
Il existe une règle simple pour connaître la qualité d’un film : celle de son méchant.
En effet, s’il est complètement débile, les gentils devraient parvenir à le vaincre en 2 minutes. Sinon, c’est qu’ils sont eux-mêmes un peu cons. Or, si les deux camps sont entièrement constitués de personnages stupides, il n’y a que deux options possibles : A) c’est une comédie B) c’est une daube.
Maintenant, permettez-moi de vous rappeler l’intrigue du film.
Lex Luthor, homme incroyablement riche qui règne sur une dimension entière, décide de tout remettre en jeu dans un seul objectif : régner sur la moitié d’un trou paumé rempli de clodos. Son plan implique un camp super secret signalé par d’énormes drapeaux, installé juste devant Métropolis. Heureusement, Superman ne le remarquera jamais, et malgré les 12 000 crimes commis par Luthor devant témoins, il ne parviendra à l’arrêter que parce que la petite amie de Lex Luthor prend des selfies en se roulant dans des contrat secrets.
Voilà voilà voilà.
Attendez, je lis… 225 millions de dollars.
Eh bien.
Preums !
Autant j’adore la mauvaise foi légendaire de votre travail depuis des années, autant là pour moi ça tape à côté parce que vous mettez délibérément l’angle choisi du film de côté pour le critiquer avec des attentes qui ne sont pas les bonnes et donc forcément le film fait défaut.
C’est le premier Superman depuis peut être celui de 1981 avec lequel j’ai pris du plaisir parce qu’il assume à fond à quel point justement l’angle des comics est idiot. Et il en joue à chaque scène avec beaucoup de générosité.
Superman a un chien , lex luthor a un ego si délirant qu’il ressent même pas le froid, des monstres géants attaquent la ville comme un lundi…
Un superman réaliste n’a aucun sens, d’ailleurs aucun matériel de super-héros n’a osé aller jusqu’au bout : aucun super pouvoir ou presque ne tient la route ou n’est utile dans la réalité. Ça brise jusqu’au lois de la physique.
Alors toute approche bizarre pour moi qui brise les lois de la physique pour s’arrêter aux pouvoirs des héros et garder le reste du réel réaliste ça n’a pour moi pas beaucoup d’intérêt.
Autant faire comme ici et jouer avec pour créer une comédie réjouissante qui se moque avec tendresse de ses propres personnages.
Superman dédie son existence à un message vocal mal copié de parents nazis. Moi je trouve ça rigolo. C’est comme aller en fac de médecine parce qu’on adore grey’s Anatomy.
Allons, c’est surement encore la faute des Armoricains …
Worm de John C. McCrae, pour une histoire de superhéros “réalistes” faite correctement. De rien.
@T : Vous avez le droit d’aimer bien sur…on a aussi le droit de penser qu’un film avec un budget de 225 m$, un prix du billet qui j’imagine n’est pas soldé, et un tel film qui ne tient QUE sur ce genre de gags, c’est un peu léger. Limite du moquage de visage.
Ah oui tiens, pour que même les scènes de catastrophes soient ratées (alors que c’est pourtant ce qui supporte ce genre de films normalement), comment est-ce que vous expliquez le budget ? Warner Bros a du ressusciter des mathématiciens de la NASA parce que leurs calculateurs graphiques se sont effondrés pendant plusieurs jours ? (peut-être un crachat mal ciblé de Super-Communiste ? xd). Plus de 50% des acteurs dans les rôles « titre » avaient un contrôle fiscal cet année ? La copine de Lex n’arrêtait pas de se rouler dans le compte en banque de la production et son téléphone était en fait à antimatière ? Je sèche, éclairez-moi SVP.
Allons point positif tout de même, si les qualités que vous donnez sont réelles alors dans quelques années il fera sans doute un bon petit film en VOD…avec des contraintes nettement plus faibles pour le public que d’aller dans une salle de cinéma. Gardons espoir !
Faire des plans ultra secret devant moi et espérer que je ne le partage pas sur les réseaux sociaux ? Non mais allo, quoi !
Eh bien, j’hésitais à aller le voir, ayant une vague inquiétude sur ce film, et bien, merci de m’avoir éviter de payer le billet. Vraiment, on est proche du twist « Martha », et vraiment, je ne sais pas ce qui se passe avec les DC mais au secours, quoi !
Bonjour Delphine,
On est à des années lumières du twist Martha (tout comme j’ai des années lumières de retard pour vous répondre d’ailleurs…)
J’ai détesté BvS pour ce twist.
Et je n’ai pas vu grand monde sortir du film en tirant la tête.
Après si vous aimez les films sombres et réalistes, fuyez en effet.
Quand je dis « je n’ai pas vu grand monde sortir du film en tirant la tête » je parle bien sûr de superman, pas de BvS…
Quand je dis « Et je n’ai pas vu grand monde sortir du film en tirant la tête », c’est bien sûr en sortant de superman, pas de BvS…
si ca peut vous aider, eviter absolument le dernier » 4 fantastiques » apparu cet été, pire que ce film super nul (sisisisisisi c’est possible!)
Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!! Roudoudou m’avait maqué !!!!! Enfin de retour, même si ce n’est que pour un bref intermède…
Bon, comme d’hab’, scénario navrant, beaucoup de pognon en jeu, comme quoi, la ligne éditoriale du cinéma américain est respectée, ce qui doit plaire au gros Canard en place… (et je viens de remarquer en l’écrivant que j’étais à une lettre de la vérité… Mais ça n’est pas le sujet…^^)
« Quand on cite Independance Day, en général, c’est que ça va mal. »… Bah quoi… Windows 95 en force (ou farce selon)…
« l’homme-élément, que nous appellerons Korben Dallas »… C’est pas gentil ça… Tous les chauffeurs de taxi ne sont pas comme lui…
En tous cas, merci encore pour cet opus de spoile bien décanté… Tiens, ça me fait penser, j’ai une bonne bouteille pour ce soir… On va arroser ça…!!!^^
J’ai toujours trouvé les comics Superman ultra cons. Les scénaristes ont cependant réussi à se surpasser, cela fait du bien de constater que dans ce monde où tout va trop vite, certaines choses ne changent pas. En parlant de Corben Dallas, cher Odieux : savez-vous que le dernier Besson est sorti, qu’il parle d’un Dracula honteusement pompé sur celui de Coppola, et qu’il a l’air mirifiquement à chier ? Ne pas en parler serait une faute professionnelle, même si l’on y déplore l’absence de Nicolas Cage. Dépêchez vous de fouettez Diego pour qu’il vous rapporte un ticket pour le Grand Rex le plus proche !
Pas de Nicolas Cage, c’est rude, mais j’espère que notre OC préféré saura se sacrifier pour nous! Connaissant son immense altruisme, je suis certaine qu’il y arrivera.
Rien que pour LE superkiki, faut que je le voie
Cest cce machin-là sur lequel la moitié du X soi-disant cinéphile s’est pignolé en hurlant au génie parce qu’ils ont cru reconnaître la Palestine dans le Pauvristan (sous entendant ainsi que le Communistan serait Israël, ce qui est savoureux quand on connaît Israël…)? Eh ben… De pire en pire. Votre carrière a de beaux jours devant elle, cher Odieux…
Vous êtes « pénible » aussi Caro…si il fallait que des gens qui défendent une cause se renseignent un minimum avant de hurler au génie ou à l’anathème façon tribu de babouins frénétique, où irait-on franchement xd.
P.S. : on ne saurait trop recommander à ces « cinéphiles » très intelligents le visionnage d’œuvres encore plus manichéennes genre « Street Fighter », ça devrait leur plaire (par contre le côté, là ouvertement parodique risque de leur échapper).
Évidemment que c’est une allégorie Israël / Palestine, il y a tellement d’éléments en ce sens. La comparaison avec un pays communiste (on s’imagine une république de l’URSS) ne tient pas la route, car le « communistan » est un pays allié des USA, défendu bec et ongle par les journalistes, qui reçoit de l’armement US gratuitement pour attaquer ses voisins.
Mais pour le vendeur de hot-dog, vous ne comprenez pas. Korben Dallas achète deux hot-dogs par jour à ce vendeur depuis des années. Il n’a pas d’ami à part ce vendeur de hot-dog. C’est le seul être qui s’intéresse à ce que fait Korben, le seul qui lui demande comment il va, le seul à dire « ouais ouais » quand Korben lui raconte à quel point sa femme et son bébé lui cassent les burnes. Alors oui, Korben Dallas aime vraiment ce vendeur de hot-dogs.
En 5 lignes vous avez écrit un scénario plus cohérent que cette « chose ». Je comprends pourquoi vous restez loin d’une carrière à Hollywood.
Moi j’ai quand meme deux inquiétudes primordiales: il n’y a pas de jean Jacques dans ce film?
L’autre, c’est : où est passé Diego? Normalement il intervient avant la séance ciné. Mais là…
Je suis inquiet pour Diego.
En vrai, la série Smallville, c’était pas si mal.
A postériori, on se rend compte que… bah oui… :-)
C’est quand même sympa d’avoir arrêté la guerre entre la Russ… enfin Isra… enfin le Communistan et l’autre pays là, l’Ukr… enfin la Pales… je veux dire, le Pauvristan !
Et une petite référence à Secret of Monkey Island au passage.
Honnêtement je ne l’avais pas vu venir celle-là.
Bien vu ! Merci :D
Cher Monsieur Odieux,
Vous vous sacrifiez avec tant de hardiesse pour nous faire économiser nos deniers et éviter de voir un énième étron…
Serait-ce de la scatophilie de votre part ?
Pardon, il est vrai que la production cinématographique de ces dernières années sent franchement la merde
« On voit bien que c’est un film : dans quel univers le Pentagone trouve-t-il que vendre des armes, c’est mal ? »
Le nôtre ; quand c’est pas eux qui les vendent. Élémentaire mon cher Odieux !
Ah ? C’était pas une parodie ?
Le bout de message de nature stalinienne des parents, est-ce devenu canon?
Est-ce que les futurs films Superman vont-ils, devront-ils se baser sur des parents conquérents ou bienveillants?
Parce que là, c’est casser le mythe tel qu’il a été posé dans les fondations depuis 60 ans.
C’est quel niveau de mauvaise foi de prétendre que Lex Luthor est irréaliste alors que nous vivons dans un monde où Musk, Bezos ou encore le type de chatGPT existent ? L’article aurait été écrit il y a trente ans, ça passait, mais malheureusement nous avons depuis la preuve que si, si Luthor se comporterait ainsi *et* que ça passerait crème, en plus.