Quand on arrive en ville, les femmes changent de trottoir

« Ah ! Monsieur le baron ! Nous n’attendions plus que vous et votre génie pour commencer !« 

Saluant d’un sourire amusé la remarque de l’empereur, Georges Eugène Haussmann s’approcha de la vaste table entourée des conseillers impériaux pour y dérouler l’immense plan qu’il transportait jusqu’alors dans un tube sous son bras. Pendant que l’honorable urbaniste disposait aux quatre coin du papier divers objets pour en éviter le repli, le reste de l’assemblée se pencha sur la chose d’un mouvement souple pour en étudier le détail.

« Un nouveau Paris digne de sa grandeur« , lança le baron en se redressant fièrement, les yeux rivés sur les visages des présents à la recherche de la moindre expression trahissant leurs premières impressions. Il y eut une série de murmures, de regards entendus, et finalement, toute l’attention se porta vers Napoléon III, suivant de son doigt chaque ligne sur le plan.

« Ma-gni-fi-que, baron. Vous avez bien mérité de l’empire : soyez assuré de toute sa reconnaissance. C’est brillant, astucieux, élégant, moderne… nous allons raser cette vieille cité médiévale et enfin emmener Paris au XIXe siècle ! Je vois que vous avez pensé à tout : les rues sont larges, donc difficiles à barricader, les avenues permettent de manoeuvrer canons et chevaux… c’en est fini des soulèvements ! Cette ville sera aussi droite dans sa forme que dans sa tenue ! Excellent, excellent... »

Le baron eut un mouvement de sourcil interrogateur.

« Pardon ?
- Hé bien, je disais tout simplement que vous aviez audacieusement conçu la ville pour enfin en finir avec les révoltes à répétitions qui…
- Mais, heu… non, en fait. Moi je pensais pas du tout aux soulèvements.
- C’est à mon tour de vous demander pardon – l’empereur se redressa, inquisiteur – à quoi pensiez-vous alors ?
- Bin aux meufs. »
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Il y eut une volée de soupirs indignés dans l’assemblée

« Que… baron ? Que dites-vous, enfin ?
- Et bin les meufs quoi, ça va ! Attendez, je suis urbaniste, vous croyez que je pense à quoi toute la journée, à observer des bâtiments toujours plus grands, plus massifs, plus hauts… et puis toutes ces avenues, droites et solides ! Et ces gros lampadaires turgescents je… enfin merde, votre altesse ! Tout le monde sait que l »urbanisme est un truc de machistes ! Regardez cette avenue par exemple : je l’ai conçue pour faire passer des chevaux, oui, mais pour de la chasse à courre de gonzesses : on les lâche, et hop ! Voyez, ainsi les rabatteurs peuvent amener les nanas jusqu’à la place de l’Opéra, et là, ha ha ! Nous autres arrivons sur nos montures par les boulevards, et voici les pauvrettes cernées ! A nous, chair fraîche ! Imaginez déjà, ces croupes galbées, ces seins fermes, la sueur de la course perlant le long des courbes tremblantes de ces… Ouch ! »

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Le baron s’effondra au sol inconscient, le visage encore tordu dans une expression de douleur alors que derrière-lui, un garde venait de lui asséner un sérieux coup du manche de son sabre sur le sommet du crâne. L’empereur bégaya brièvement avant de se reprendre, observant tour à tour le plan et l’urbaniste étalés devant lui.

Le baron Haussmann, réfléchissant au réaménagement des quais de Paris pour l’organisation de soirées mousse géantes

 

« Bon sang… soldat ! Quel est votre nom ?
- Caporal Roudoudou votre altesse, de la garde impériale.
- Caporal, vous avez agi avec justesse. Maintenant, vous aller me virer ce malheureux de cette salle.
- Et pour les plans ? – demanda timidement un conseiller en toussotant à demi
- Les plans ? Ils sont bons : vous allez me reconstruire Paris en les suivant ; à défauts de justes desseins, l’homme a redessiné cette ville avec goût. Maintenant, tout le monde dans cette pièce oublie ces conneries : si on vous pose des questions, vous direz que oui oui, on fait un nouveau Paris avec des grosses rues pour emmerder les émeutiers, tout ça. Personne ne doit jamais savoir la vérité. Personne. J’ignore ce que nous réserve l’avenir, mais j’espère qu’il ne donnera jamais naissance à un esprit assez brillant pour réaliser quels sombres projets le baron ourdissait. »

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Hélas pour l’empereur, il ignorait que près de 150 ans plus tard, pareil esprit existerait. Et qu’avec un brio sans pareil, il prouverait qu’en fait, l’urbanisme a toujours été pensé pour emmerder les nanas, car cet esprit serait celui… d’une féministe !

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Si vous avez rigolé lors de l’utilisation groupée des mots « esprit« , « brillant« , et « féministe« , je me vois dans l’obligation de vous faire les gros yeux, car comme vous allez pouvoir le constater, une fois encore, l’argumentation est tout simplement aussi incroyable que la pertinence du sujet. A l’heure où le magazine Elle explique doctement à ses lectrices qu’une petite pipe, même quand on est pas d’accord, c’est quand même la moindre des choses, et qu’on attend toujours la réaction d’Osez le féminisme sur le sujet, voici qu’un nouveau combat parait pour faire avancer les droits des êtres dépourvus de chromosomes Y. Et pas des moindres, mais, ah ! Assez parlé, passons à l’étude du sujet, qui doit tout de même être bigrement sérieux pour mériter sa place dans le supplément Culture du Monde.

Sur le trottoir ou dans le métro, on croise des vieux, des jeunes, des hommes, des femmes. A première vue, l’espace public est mixte. A première vue seulement. Car l’espace urbain demeure un espace où les déséquilibres entre les deux sexes restent profonds. De jour, ça se voit peu.

Oui : de jour, tout à l’air normal en ville. Mais lorsque vient le crépuscule…

On ne dirait pas comme ça, mais en fait, sachez-le ; sitôt la nuit tombée, à l’heure où les honnêtes gens ferment leurs portes à double tour, dehors, le sabbat machiste peut commencer : on fait péter les bières, tomber les ceintures et tourner les slips ; femme, sache qu’en hiver, passé 17h, la rue n’est plus à toi. C’est Le Monde qui le dit, alors ne rigole pas malheureuse : le prochain combat des féministes du XXIe siècle, toujours à l’avant-garde, sera de prouver que le trottoir est un endroit infiniment sexiste.

On ne sait pas encore trop pourquoi, mais ça doit être super important en tout cas.

Surtout, contrairement [aux hommes], « les femmes ne font que traverser l’espace urbain, elles ne stationnent pas », explique le géographe Yves Raibaud,

Hé bé non.

La femme, des fois, elle arrive en ville, elle essaie de s’arrêter et tout, mais elle ne peut pas. Pourquoi ? Implose-t-elle si elle le fait ? Est-elle poussée par une force mystérieuse, ou bien sont-ce simplement ses semelles compensées géantes qui l’empêchent de tenir en place plus de 15s sans risquer une double fracture des chevilles ? Allez savoir. En tout cas, cela explique pourquoi les femmes et les créneaux ne sont pas amis : stationner, ce n’est pas vraiment leur truc.

Très bien. Et bien, merci Yves (qui a probablement observé le mouvement de migration des femmes en espace urbain depuis le toit de sa maison, ou alors il faudra m’expliquer comment il a noté cela) pour ce rapport à la fois pertinent et audacieux.

« On constate que les femmes traînent moins souvent dans la rue sans avoir quelque chose de précis à y faire et se déplacent rapidement d’un endroit à un autre », confirme Patricia Perennes, d’Osez le féminisme.

Chez Osez le féminisme, on a toujours un regard pertinent sur la société (non, mais ho, ça suffit au fond, je vous vois au fond, mais soyez un peu charitables sacrebleu). On va prendre un exemple précis : mettons une femme, allant d’un endroit à un autre dans une rue sans but précis, du genre de bâtiment en bâtiment le long d’un trottoir. Appelons ce mouvement du… du lèche-vitrine, comme ça, au hasard : et bien sachez que ça n’existe pas. De la même manière, la femme ne se promène pas, ne fait pas de tourisme, ou ne donne jamais rendez-vous à qui que ce soit en-dehors de chez elle. Non : lorsque la femme sort, c’est uniquement en courant, pour rester le moins de temps possible dans la rue, hurlant l’intégralité des dialogues de Braveheart jusqu’à arriver à destination. Si jamais la femme doit s’arrêter pour une raison X ou Y, elle se met à suer très fort, a très chaud, et si jamais elle a une arme sur elle (pour se défendre contre les millions de violeurs qui l’attendent en bas de chez elle), elle la vide dans la foule.

En fait, Osez le féminisme, des fois, j’ai un peu l’impression que c’est une sorte de café du commerce dopé au mojito pêche.

Ou à la ganja de l’espace, mais je sais que je suis lu par les douanes, alors je ne vous dénoncerai pas les filles, pas d’inquiétude.

Femme se rendant chez une amie en tentant de passer le moins de temps possible dans la rue de peur d’y croiser un homme

 

Allez vite pour éviter les ennuis… Car une femme seule est trois fois plus abordée dans la rue qu’un homme. Parfois sympathiques, ces rencontres peuvent s’avérer désagréables et provoquer un sentiment d’insécurité.

Notez bien : on ne vous parle pas d’insécurité mais de sentiment d’insécurité. Vous savez, le genre de truc qui naît par exemple, et à tout hasard, en publiant des articles qui se veulent crypto-scientifiques dans lesquels on explique à ces dames qu’elles DOIVENT avoir peur dans la rue, qu’il y a d’excellentes raisons à cela. Enfin je dis ça comme ça, hein. Moi ça me donne surtout un sentiment de gastro-entérite, mais l’INSEE s’y intéresse encore peu, c’est vrai.

Les parents en tirent des conséquences en disant très tôt à leurs filles comment se comporter et s’habiller. « Toute la journée, on t’explique ce que tu dois être en tant que femme, les télévisions et les journaux font de même, et tu finis par ne plus te définir en tant qu’être humain », explique l’urbaniste

Urbaniste, ma bonne amie, je t’entends.

Du coup, je suis assez d’accord : il faut arrêter avec les articles de supposés grands journaux qui expliquent que l’on est une femme avant d’être un être humain comme les autres, et qu’à ce titre, il est légitime de flipper dans la rue et d’être décrite comme une proie pour prédateurs sexuels à longueur de temps.

Attention à bien éteindre vos détecteurs de non-sens, on pourrait bloquer l’aiguille, là.

Jusqu’à la puberté, on demande aux filles davantage de déplacements que les garçons, car on les considère plus dégourdies. Mais après, le viol devient la peur structurante des femmes en milieu urbain, alors que la ville est bien plus le lieu des incivilités que des agressions physiques.

La nature est bien faite (les explications sans citer aucune source aussi) : les garçons sont moins dégourdis que les filles, c’est comme ça et c’est indiscutable. Par contre, sitôt que les bouboules tombent, paf : le brushing leur pousse, ils rejoignent la fondation Phoenix et en fait, ils deviennent tous Mac Gyver. Alors que dans le même temps, il faut barricader la petite dernière dans sa chambre, devenue un appeau au sexe avec ses yeux de brebis égarée. Continuer de la laisser sortir, c’est la condamner à la découverte de plaisirs exotiques et variés dans une cave quelconque d’une banlieue chaude (ex : Neuilly-sur-Seine).

D’ailleurs, femmes de milieux urbains (je sais, il y en a parmi vous qui ont survécu dans ce milieu machiste jusqu’ici en courant très vite dans les rues), sachez-le : ce qui vous « structure » ce ne sont pas des projets, des idées, ou même le simple fait d’être des membres du genre humain : c’est la peur du viol. La réflexion, tout ça, ce n’est pas un truc pour vous : vous n’êtes unies que par la peur du prochain loup.

Voilà : votre nature, c’est d’être des victimes. Merci, Osez le féminisme et autres fameux intervenants.

Pourtant, et même si la révolution sexuelle a atténué les choses, la représentation sociale fait du foyer le havre de paix et, de l’extérieur, un espace dangereux. Allons plus loin : une femme seule, dans un parc, la nuit ? C’est une prostituée, pense-t-on souvent. Et le jour ? Une mère de famille.

Oui, d’ailleurs c’est pour ça que nous les hommes nous recommandons aux femmes de rester dans la cuisine pour les protéger. Et ainsi pouvoir user de nos préjugés en paix une fois la nuit venue (chez Osez le féminisme, on doit penser que Twilight est un documentaire : les hommes, tout comme Edward, sortent la nuit). Tenez par exemple : saviez-vous que tout homme qui croise une fille dans un parc la nuit pense obligatoirement « Tiens, une prostituée » ? Car non, l’homme ne pense jamais « Tiens, une fille dans un parc la nuit » : il est forcément bourré de préjugés (contrairement aux auteurs de cet article du Monde, donc). Et idem le jour : toute fille qu’il croise est une mère de famille. Même si elle a 6 ans, c’est bon : on cherche la poussette.

Apprenez à reconnaître cette femme : Simone de Beauvoir, suppôt de l’ordre machiste, qui pensait que les femmes pouvaient exister autrement qu’en tant que proies, être unies par autre chose que la peur, et vivre leur vie ailleurs que dans leur foyer. Brrrr, quelle vile créature.

Bon cela dit, il est vrai que depuis l’avènement des blogueuses modes, distinguer la tenue des prostituées de celles de ces maîtresses du bon goût est devenu un exercice complexe et a brouillé par mal de lignes (la CNIL n’a toujours pas accepté ma demande pour la création d’un site « pute ou pas pute« ). Mais là n’est pas la question.

Le métro, le soir, est fréquenté en moyenne par deux femmes pour huit hommes. Les parents ont autant peur du métro la nuit pour leurs filles (leur imposant le taxi) que les filles elles-mêmes, y compris majeures

Mesdemoiselles, si vous avez un jour pris le métro pour rentrer de soirée, sachez qu’en fait, tout ça n’est en fait qu’un souvenir implanté artificiellement pour vous faire croire que vous êtes libre. Dans ce cas, faites-moi signe, donnez-moi votre adresse et je viendrai frapper à votre porte avec mes lunettes de soleil et mon manteau en cuir pour vous proposer de sortir de la matrice en avalant une petite pilule.

A ce qu’il parait qu’un effet secondaire de la pilule est de se réveiller dans un terrain vague de la matrice sans souvenirs du monde réel, mais hein, bon, c’est quand même pas grand-chose, non ?

Ah oui, et sinon, notez : penser qu’une femme seule la nuit dans un parc c’est une prostituée, c’est un préjugé à la con, mais penser qu’un homme la nuit soit automatiquement un violeur potentiel, c’est tout à fait normal. Chapeau les enfants

Ces dernières mettent en place des stratégies pour réduire le danger : porter un pantalon, maquillage sobre, se déplacer en groupe, se rapprocher d’autres filles isolées, avoir un baladeur sur les oreilles en fuyant tout regard.

Transporter une baïonnette, disposer d’un drap gris pour se coller contre un mur et disparaître comme un ninja, louer un char Leclerc pour la soirée : lecteur, si vous aussi vous avez déjà croisé des filles en jupe passé 17h sans les retrouver deux heures plus tard découpées dans une poubelle, sachez que vous pouvez appeler le Vatican : miracle il y a eu.

Sinon, avec la description, je ne suis pas sûr tout de même : ils ont observé des femmes ou un troupeau de marmottes ? Est-ce qu’il y a une femme qui siffle à l’approche d’un prédateur ? Diable, ça m’a l’air complexe tout cela. Heureusement que nous avons de grands experts pour nous expliquer comment les choses fonctionnent en réalité.

Ces stratagèmes entraînent une réduction des libertés. « Les filles sont confrontées à une tension entre les attentes placées dans les sorties festives, souvent associées à un habillement plus sexualisé, et un contrôle des parents plus marqué que pour les garçons », constate Clément Rivière, doctorant à l’Observatoire sociologique du changement (Sciences Po). Ainsi, des normes s’imposent, parfaitement intégrées, invisibles et intériorisées.

Dixit l’article qui dix lignes au-dessus expliquait que le monde extérieur était un monde super dangereux, et que rentrez vos filles messeigneurs car voici venir les vikings venus prendre vertus, richesses et troupeaux entre divers gras ricanements, c’est intéressant.

Les décideurs de la ville ne font rien pour réduire ce fossé entre garçons et filles. Ils font même le contraire. Ainsi, 85 % du budget des équipements programmés dans les zones prioritaires vont aux garçons. Pour « canaliser la violence », dit-on. Les skate-parks poussent comme des champignons un peu partout, alors qu’il n’existe presque rien pour les adolescentes.

Ah, les salauds ! Des skate-parks ! Ces structures phallocrates réservées aux garçons ! Ah, si ça continue à ce rythme, on va demander aux filles de jouer au football, au basket, voire au handball ! Enfin, Mesdemoiselles ! Qu’attendez-vous pour réclamer des poneys-parks ou des concours de couture ? Des trucs de fille peints en rose, quoi ! Non mais attendez, si on commence à proposer les mêmes choses aux filles et aux garçons ce serait… rah, ce serait presque les considérer au même niveau ! Vite, Osez le féminisme, il faut agir !

Dans la revue Traits urbains, en mai, Yves Raibaud prend l’exemple de la construction de stades de football, investis presque uniquement par des hommes : « Imaginez un équipement public pour 43 000 femmes ! »

Oui, là encore, on ne construit jamais des équipements accueillant des gens de tous les sexes : c’est soit pour 43 000 hommes, soit pour 43 000 femmes, mais alors 43 000 « personnes », ah, ça, plutôt mourir ! D’ailleurs, à l’entrée des stades, on procède à des tests du genre demander aux larrons qui s’y présentent de roter : les femmes étant des princesses, elles en sont incapables et sont donc aussitôt détectées et éjectées. Mais raccompagnées à leurs cuisines, pour ne pas les laisser dehors, puisque comme l’explique l’article, c’est trop dangereux pour elle.

Des ennemies des femmes posant fièrement dans un stade, symbole du pouvoir de l’oppresseur couillu.

 

Est-ce pour des raisons économiques, voire écologiques, ou parce qu’ils imaginent les femmes au foyer le soir, que 5 000 communes de France ont récemment décidé d’éteindre l’éclairage public entre minuit et 5 heures du matin ?

Tout à fait, Le Monde : entre minuit et 5 heures du matin, les hommes enclenchent leur vision nocturne, et pouf, la nuit leur appartient. Éteindre les lumières, c’est forcément un complot pour emmerder les femmes : aaah, quel grand journalisme. Je crois d’ailleurs que le groupe qui milite pour l’extinction des enseignes commerciales la nuit est lui-même dirigé par Henri Désiré Landru.

Pourquoi nombre de lieux festifs et nocturnes sont-ils construits sans toilettes ? Parce que la nuit est un espace jugé masculin.

Et les hommes ne font pas caca. Aucun rapport avec le fait que dans l’évènementiel, certains font des économies en se disant « Allez, les gens se retiendront bien 2h« . Non, c’est un type maléfique qui éclate d’un grand rire derrière son bureau en hurlant « Ho ho ho ! Je ne vais pas installer de toilettes, puis je servirai des cocktails de gonzesses à volonté ! La vessie des femmes gonflera, puis, ne pouvant se soulager, elles imploseront toutes l’une après l’autre ! Et alors, elles regretteront de m’avoir appelé « Pieds qui puent » en classe de 6eB, me rejetant au ban de la société ! ». En général, c’est à ce moment précis que l’auteur de la maxime se met à jouer d’un orgue massif en continuant de rire, mais dans certains cas, il peut aussi juste avoir un xylophone  Bontempi, auquel cas il rigole, mais moins fort sinon ça masque les notes.

D’un autre côté, les décideurs et urbanistes n’oublient pas les couloirs à poussettes, ni d’installer des crèches à côté des lieux de travail majoritairement féminins. « Les urbanistes vont répondre que, lors des réunions, on leur demande ces couloirs à poussettes ! », rétorque l’urbaniste.

C’est vrai : d’ailleurs, on ne trouve jamais de papa derrière une poussette (ou alors ils volent 2 à 3 mètres au-dessus du trottoir, un de leurs autres pouvoirs avec la vision nocturne), et ces derniers n’emmènent jamais leur enfant à la crèche : il existe sur le chromosome Y un gène qui permet de phaser l’enfant, l’envoyant dans une dimension parallèle semblable aux limbes durant les heures de travail. Tout ça, c’est vraiment pour les nanas uniquement. Et puis c’est vrai quoi, il faudrait du mobilier urbain pour les femmes comme heu… des… heu… du… enfin voilà quoi, merde ! Des trucs rose bonbon ou des bancs en forme d’arc-en-ciel. Tous avec l’urbaniste (dont le nom a été effacé pour éviter qu’on ne la jette dans un couloir à poussettes) !

Tout le monde est d’accord : la ville est pensée par et pour l’homme,

J’ai toujours eu un goût certain pour les affirmations lancées comme ça, hop, et contenant « Tout le monde est d’accord« . Je propose donc, en suivant le même principe journalistique, d’ajouter « Tout le monde est d’accord : cet article du Monde est un étron gras qui ne mériterait même pas d’être publié sur Girls.fr« .

Car l’espace n’est pas interdit aux femmes, ce sont elles qui s’interdisent l’accès à une rue, un bar, un lieu de fête… Les interdits sont tels, montre l’étude de Bordeaux, que les lieux qu’elles trouvent répulsifs sont les plus nombreux.

Elles se l’interdisent peut-être aussi parce que, je me répète, il y a des gens assez idiots pour pondre des articles leur expliquant que, holala, tout ça vous savez, c’est des trucs de mecs, faudrait pas s’en mêler, hein, pfiou. Si c’est pas une réunion tupperware ou un cours de cuisine, fuyez Mesdemoiselles, ce n’est pas pour vous ! D’ailleurs, les exemples donnés sont bons : aller boire un verre dans un bar, par exemple, c’est typiquement une activité de mec. Tout comme les rues ou les « lieux de fêtes » : les salles de concerts sont légendaires pour l’interdiction faite aux femmes d’y entrer. Les concerts de Justin Bieber sont d’ailleurs réputés pour être des nids à moustachus, par exemple.

En fait, les femmes érigeraient ce que le géographe Guy Di Méo appelle des « murs invisibles » dans l’espace urbain. Ces barrières sont inconscientes. Elles varient d’une personne à l’autre et d’un jour à l’autre en fonction des émotions. Elles sont le fruit de facteurs comme l’âge, le niveau socio-économique, la situation personnelle ou l’environnement culturel.

Et la connerie ambiante, aussi, un peu. Un facteur vaguement intéressant.

L’homme la nuit selon le Monde

 

Les femmes ne ressentent pas non plus l’insécurité de la même façon selon leur éducation et leur classe sociale. On croit qu’il est difficile pour une femme riche d’aller dans un quartier pauvre. Mais, inversement, les femmes du 19earrondissement de Paris interrogées par Clément Rivière témoignent d’un malaise lorsqu’elles se rendent dans le 16e arrondissement.

J’ose penser que cet article n’est en fait qu’une énième variation de la blague « A Monaco, les milliardaires n’osent plus sortir après 22h : il y a des millionnaires plein les rues« .

La mairie de Paris mène des actions pour rendre plus visibles les femmes dans l’espace urbain. Des marches exploratoires ont lieu la nuit (des femmes se promènent en ville pour réfléchir à ce qui exacerbe leur sentiment d’insécurité) et neuf stations de tram porteront des noms de femmes. « Quand nous sommes arrivées à la mairie, seuls 3 % ou 4 % des équipements parisiens et des rues étaient dédiés aux femmes célèbres ; on est a plus de 13 % maintenant « , se réjouit Fatima Lalem, adjointe au maire chargée de l’égalité hommes-femmes.

Ah oui. Quand même. Allez, prenons des exemples :

Germaine est poursuivie par le gang de Stringer Balls, un terrible meneur de troupe. Lui et ses amis sont bien malheureux car depuis plusieurs semaines, malgré leurs habiles techniques de drague à base de « Ho Madmazeule tu suces ? » (ils ont appris ça dans Elle), aucune jeune fille n’a succombé à leur charme. Bien décidés à donner de l’amour, ils ont décidé que ce soir, ils feraient un câlin à Germaine, dont l’attitude à base de tremblement peureux les a confortés dans le fait qu’il y avait là une victime potentielle.

S’engouffrant dans une bouche de métro, voici que Germaine déboule sur le quai d’une station. Lisant le panneau de celle-ci, la bougresse peine à retenir ses pleurs affolés : il s’agit là de Stalingrad. Du coup, Stringer Balls et ses hommes vont probablement la prendre comme tout un régiment de conscrits soviétiques : c’en est fini d’elle.

Alors qu’à en croire la logique de cet article, si la station s’était appelée « Larusso », les malheureux assaillants auraient instantanément pris feu, protégeant ainsi la pauvrette.

Non, mais vraiment : est-ce que c’est moi qui suis de plus en plus conservateur ou simplement est-ce de plus en plus con ?

Sinon, les avancées sont presque inexistantes. L’Egypte a mis en place au Caire des rames de métro réservées aux femmes. Mais ça ne résout pas le problème de fond.

Ho oui ! Ça c’est une avancée !  Séparons les femmes des hommes au nom de la lutte contre le sexisme ! Tenez, vous savez ce qui serait encore mieux ? Carrément séparer les villes. Ho et puis on pourrait appliquer ces « avancées » à d’autres trucs du genre « Holala, moi la nuit j’ai peur des gens de couleurs, on pourrait avoir un métro pour les blancs ? » Je suis sûr que le programme de Marine Le Pen est plein « d’avancées » du même genre. Chapeau, vraiment.

Ces réponses sont incertaines tant les collectivités s’attaquent plutôt aux violences domestiques. Aussi, Marylène Lieber invite les femmes au sport de combat.

Personne n’invite juste les femmes à vivre leur vie, en fait ?

Reste que les femmes passant plus de temps « dehors » savent mieux se défendre face aux incivilités. Savoir répondre, avoir une grande gueule, faire le poids face à l’agression, ça ne s’improvise pas…

Le journalisme et les préjugés foireux non plus.

Vraiment, merci le Monde.

Lorsqu’un célèbre journal présente ceci comme une avancée, on peut se poser quelques questions.

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Londres, 10 octobre 1940, 21h52

Au-dessus des toits, elle monte doucement, lugubre ; d’abord vrombissement sourd couvrant doucement le bruit des moteurs en gagnant en intensité, elle devient un hurlement terrible alors que les têtes, unes à unes, s’élèvent dans toutes les rues : ça y est, la sirène d’alerte aérienne résonne au-dessus de la capitale britannique.

En quelques secondes, les rues semblent se vider : quelques cris, mouvements de paniques, dérapages d’automobiles pressées et chacun va trouver l’abri le plus proche. La main serrée dans celle de son amie Lucy, Gisèle s’engouffre dans une station de métro en compagnie de dizaines d’autres civils, découvrant le quai d’ores et déjà couvert de passants, de réfugiés et d’officiers de police. Toutes les têtes sont tournées vers le plafond, la sirène continuant de hurler à la surface, bientôt mêlée à un autre son : celui des bombardiers allemands. Un claquement sec, un étrange sifflement, et ça y est : l’électricité est coupée dans toute la ville. Vue du ciel, Londres vient brutalement de disparaître, ne laissant deviner que la sombre silhouette de quelques ponts lancés au-dessus de la Tamise. C’est le black-out.

« Tu sais Lucy, je commence à en avoir assez.
- Des Allemands ? On les aura Gisèle. On les aura, il faut juste tenir.
- Mais ? Non, je m’en fous des Allemands ! Je parlais du black-out ! Quel truc sexiste ! 
- Qu’est-ce que tu racontes ? 
- Et bien tu sais ! Plonger la ville dans le noir ! Et bin c’est un truc contre nous les filles !
- …
- Parce que après, hop, nous on voit plus rien ! Et puis en plus, tu te rends compte ? On est même pas dans une station de métro avec un nom de femme ! Trop nul !
- … Gisèle, écoute moi bien, il va falloir être forte : je crois que tu es complètement conne. »

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Et après avoir copieusement giflé son amie, Lucy continua de tendre l’oreille pour tenter de savoir si les bombes ennemies se rapprochaient ou non de l’abri où elle et d’autres s’abritaient. Elle ignorait, hélas, qu’à quelques mètres au-dessus de sa tête, dans une allée de Piccadilly Circus, un homme s’appuyait contre un mur en ricanant, urinant des restes d’alcool en-dessous d’une affiche invitant à la prudence en cas de bombardement. Il manqua de peu d’arroser les chaussures du type derrière lui lorsque ce dernier lui tapota l’épaule, le surprenant au coeur de l’obscurité.

« Bin alors Roger, qu’est-ce que tu fous ?
- Je pisse, ça se voit pas ?
- Tu viens pas au pub ?
- Si, ça va, j’arrive, j’arrive, merde, j’ai trempé mon pantalon avec tes conneries David. Allez, la ville est à nous ! »

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Au-dessus d’eux, les haut-parleurs de la sirène aérienne diffusaient maintenant de faux bruits de bombardements. Les deux hommes regardèrent un véhicule militaire du génie les dépasser, se dirigeant vers un quelconque endroit où simuler l’explosion d’une bombe sur la chaussée.

« Dis David, tu crois que les femmes se rendront compte un jour qu’on coupe les lumières juste pour les emmerder ? Et qu’on fait tout pour que la ville soit à nous ? Merde, on en est à simuler une guerre pour leur faire le coup du black-out !
- Boh, tu sais. Elles croient ce qu’on veut bien leur dire.
- Oui mais… tu imagines si un jour, des journalistes particulièrement brillants et courageux révélaient tout cela ? Genre des vraies féministes décomplexées qui réaliseraient que nous organisons tout cela non pas pour des raisons objectives mais uniquement à l’occasion d’un grand complot mondial machiste contre elles ? »

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David étouffa un petit rire avant de taper un grand coup dans le dos de son ami. « Allez, viens, on va se saoûler dans un pub entre hommes !« 

Et plissant tous deux les yeux, ils activèrent leur vision nocturne.

183 réponses à “Quand on arrive en ville, les femmes changent de trottoir

    • Je voulais poster un premier commentaire pour féliciter Odieux Connard, mais en fait, je vais commencer par te remercier pour l’infarctus que j’me suis chopé XD

    • Bonsoir monsieur Océ, merci une fois de plus pour ce plaisant article;
      Mais en parlant de préjugés et d’évidences admises par tous, il serait peut être utile de jeter un œil au programme « faachiste » de la mére le pen.
      Histoire d’avoir des critiques un peu plus constructives qu’un systématique point godwin..

      excellente semaine.

      • Je crois que tu confond l’apartheid et le fascisme(qui s’écrit comme sa, ou alors j’ai pas pigé ton jeu de mot). Du coup de point godwin il ny’a point.

      • Si j’ai bien compris, c’est plus une requête pour avoir une analyse plus poussé du programme fn que celle des journaleux constitant à dire « le fneu (ou tout parti extremiste) c’est le mal, maintenant on va vous en parler pendant 1/2 heure histoire de leur offrir une tribune gratuite »

    • Le vice-consul était son amant. Elle aimait, tandis qu’elle écrivait, qu’il se promenât nu, avec des nonchalances de chat, dans son appartement. A cause de ses fesses au classicisme grec et de son sexe érigé en principe. Principe au sens premier, édénique. Alpha et oméga. Origines du monde. Mais à cause de ça aussi, elle lui interdisait de sortir le soir. Les villes ne sont pas conçues pour les hommes qui ont ces avantages et le désir, furieux bien qu’inavoué, de les offrir aux toutes-venantes. C’était trop dangereux. Bien sûr, elle aurait pu lui faire porter des vêtements amples et un bonnet pour cacher ses cheveux ondoyants, véritable sémaphore sexuel. Mais ça n’aurait pas suffi. Car il avait, comme tous les hommes, ce fantasme irrépressible et mal enfoui de se faire violer, inscrit dans le balancement discret de ses hanches, l’inclinaison de son buste et ce sourire effarouché de cerf aux abois fait pour éveiller en nous la Diane chasseresse. Mais le vice-consul n’aimait pas qu’on en parle. Pudeur immémoriale de l’homme qui n’ose avouer sa naturelle soumission à la femme ? Je ne saurais dire. Mais une chose est certaine. Le chemin pour libérer la parole de l’homme est long. Très long. Et c’est à nous, femmes, de leur donner les mots pour le dire, pour avouer que oui ! Ils aiment, tous, se faire palucher dans le métro et prendre fermement au fond d’une cave sombre par dix filles en même temps ! Le jour où cette vérité éclatera, les hommes perdront leurs névroses et nous, femmes, gagnerons un temps considérable.

  1. Bon, d’abord, je ris bien fort chaque fois que je lis tes articles, j’ai intégré à mon vocabulaire ‘c’est beau comme du prometheus’ mais là, j’ai envie de m’exprimer.
    Je suis une fille, étudiante, et je n’ai jamais eu l’impression de créer mon identité par rapport à mon sexe. Je ne lis pas de magazines féminins, et je ne supporte pas ces articles qui tentent de dicter aux femmes ce qu’il faut faire ou pas, de quoi il faut avoir peur ou pas.

    Cependant, depuis que je suis à Paris, depuis que je suis majeur et que donc me draguer ne revient plus à un détournement de mineur, je peux assurer que lorsque je me balade dans la rue, je me fais systématiquement emmerder. Pourtant, je fais rien de spécial. Je marche juste. Au début je faisais pas tellement gaffe. Sauf que c’est constant. Se faire aborder dans le métro, dans les bars, dans la rue, dans les magasins. Des fois, c’est juste des petites phrases, qui te rappellent bien que ‘tu es une femme l’oublie pas’ et parfois ils insistent : et là ça devient chaud. De nombreuses fois j’ai vraiment flippé. A raison.
    Et oui, la nuit c’est pire, et oui, dans le métro, la nuit, quand je suis la seule fille dans la rame, je ne me sens pas à l’aise. Pourtant je pense être quelqu’un de lucide, je n’ai pas peur des gens.

    Il ne faut pas tourner en dérision ce véritable problème. L’article est certes maladroit, mais il soulève des vérités. Je pense sincèrement que je ne vis pas la ville comme mes potes. Pas par choix, pas parce que naturellement je suis une fille flippée des hommes, mais par expérience.J’essaie de tous les emmerder et de faire ce que je veux, mais quand on rentre chez soi à minuit, qu’on se fait insulter parce qu’on refuse de suivre un mec, c’est pas anodin.

    Bref, j’ai raconté ça parce que ‘j’aime apporter ma modeste contribution à l’édifice de la culture moderne, en y ajoutant la pierre qui, sous forme de goutte, apporte l’eau au moulin, sans toutefois faire déborder le vase.’

    • Je pense qu’aucun moment l’Odieux Connard ne nie que de tels actes existent.
      Il dénonce juste la façon complétement débile de le présenter, ainsi que les solutions encore plus débiles qui sont proposées, dans cet article.
      Avec l’exagération et la mauvaise foi qu’on lui connait, mais c’est pour ça qu’on l’aime <3

    • Vous êtes toujours aussi bon cher Odieux.
      Pour répondre a feecba vous prouvez exactement que cet article est complétement con. Le problème ce n’est pas la rue ni l’urbanisme. C’est juste que certaines personnes ont un tel manque d’éducation qu’un bon coup de taser dans les gonades pour leur apprendre les bonnes manières ne serait pas superfétatoire. Le fait est, qu’étant une personne de bon gout (puisque lisant l’OD), vous n’invitez guère ce genre d’énergumène dans vos pénates.Par conséquent vous les subissez dans la rue. La vidéo belge d’il y’a mois ou l’ont voyait tout ce que vous décrivez le démontrait amplement.

    • Vous avez de la chance si les hommes ont commencé à vous draguer quand vous étiez majeure, moi ils ont commencé j’avais 12 ans. C’est chiant parfois, d’autres fois moins (la plupart du temps je suis tombée sur des types polis qui en plus acceptent un « non »), plus rarement flippant. Le problème existe. Cependant certaines façons d’en parler (notamment dans l’article du Monde) risquent d’augmenter le sexisme ambiant en appuyant trop sur la différence homme/femme.

      Pour ma part je n’ai jamais eu l’impression de vivre la ville différemment de mes potes. Ou plus exactement, je pense que personne ne vit la ville de la même façon, qu’il y a une approche personnelle qui peut être plus importante que l’approche de genre. Je crois que je vis la ville plus différemment de certaines de mes amies que de certains de mes amis

      • Tiens, ça fait plaisir de voir quelqu’un qui réfléchit un tantinet. Continuez, vous aurez de l’avancement, scrogneugneu !

    • Le problème ne vient pas du fait que vous soyez une fille, mais que le pays est blindé de racailles. Moi même étant un homme, on arrête pas de m’insulter, depuis l’âge de 12 ans, et j’ai du me faire taper dessus 3-4 fois à peu près, j’aurais peut être préféré le viol par Pamela Anderson mais je n’ai pas eu le choix!!! :D Et quand je regarde autour de moi, bah c’est très fréquent, des embrouilles partout. Allez à NY, personne ne vous emmerdera, car là bas, ils les punissent (rooo les méchants pas bien!).

  2. Autre son de cloche: moi je suis une fille, je suis jeune, et je ne me fais JAMAIS emmerder à Paris, que ce soit Paris 18 ou 7.
    SUIS-JE MOCHE?

    Sinon, article magnifique que je plussoie à mille pour cent, merci.

    • Cela dépend. Si vous faites 1 m 92, avez 90 kg de muscles saillants, et que vous vous promenez avec un fusil à pompe / une épée à deux mains / un yorkshire (rayez les mentions inutiles), il faut chercher plutôt la solution de ce coté là.

    • Au fusil à pompe, à l’épée à deux mains et au yorkshire, je rajouterais : un homme. (et c’est injuste, a-t-on déjà vu un homme demander à sa copine « chérie, tu peux venir avec moi à cette soirée steuplait, je serais plus tranquille » ?)

      Bref, je plussoie Feecba, l’article du Monde est mauvais, mais notre cher Connard tombe quelque peu dans la facilité en faisant comme si seules les femmes lobotomisées par GirlzMagazine hésitaient à mettre une jupe en fonction du programme de la soirée…

      (menfin j’ai bien ri quand même)

    • Comme Chemo, je suis arrivée à cette tragique conclusion moi aussi…

      Ça fait 2/3 ans que mes horaires de boulot et mon absence de permis de conduire me font traverser ma ville en bus, métro puis à pied tôt le matin et tard le soir. Et si je ne n’avais pas assisté à une conversation entre des collègues de boulot (des femmes de moins de trente ans), je n’aurai jamais su que c’était si anxiogène et périlleux de s’aventurer ainsi seule hors de l’habitacle protégé d’un véhicule léger de catégorie M1 après le coucher du soleil.

      J’ai fini par mieux comprendre quelques mois plus tard à l’occasion d’une soirée au resto entre collègues. Une collègue de mon age (environ 23 ans) nous quitte bien avant le dessert, vers 22h30. Sa voiture est garée à 50 mètres, de nombreuses personnes (hommes et femmes) insistent pour la raccompagner. Elle ne pourra repartir seule qu’après avoir rassuré la tablée : elle a bien sa bombe au poivre dans son sac.
      1h45 du matin : en même temps que la demi-douzaine de collègues restants, je rentre chez moi. 800 mètres à pied et pas mal de groupes de jeunes (et moins jeunes) largement imbibés dans la rue. Personne ne se propose de me raccompagner ou me déposer.
      Je n’ai pas de bombe au poivre mais ma jupe est un peu plus longue et surtout de quelques tailles plus large que celle de ma collègue…

      En quelques années d’utilisation quotidienne des trottoirs et transports en commun, il m’est bien arrivé quelque fois d’être abordée par des inconnus plus ou moins jeunes, alcoolisés, poètes.. Mais je n’ai jamais eu peur. En temps qu’ex-agoraphobe, je m’y connais pourtant en phobie de l’epace urbain. Mais je n’ai jamais ressentie de peur parce que je suis une femme, je n’ai jamais craint pour mon intégrité physique.

      C’est vraiment cool d’être moche.

      • Et du coup, c’est pour ça que vous vous aventurez seule la nuit dans les rues de Paris : c’est votre instinct de reproduction qui vous y pousse, puisque vous n’arrivez pas à capter l’attention de vos voisins de tablée.

        L’espace urbain est donc une construction entièrement féminine, dont l’unique fonction, de par sa configuration ethno-spatiale et la multiplicité des emplacements de consommation d’agents désinhibants, est de permettre une mise en situation idéale pour l’accouplement des laiderons.

  3. E X C E L L E N T.
    Je n’avais pas autant ri depuis longtemps. Un article vraiment très bon, inversement proportionnel à la qualité de l’article du Monde en fait…
    Mais dans ce grand complot, quid des femmes urbanistes? Sont-elles des collabos à l’image des femmes pratiquant des sports tels le skate, le football, le handball?

  4. Merci à vous, Odieux Connard, parce que j’ai ri ! (Cela dit, ma journée est pas plus gaie, c’est fou de voir des trucs de ce genre dans un journal).

    Pareil, je ne fréquente plus la rue passée 18h parce qu’il y a des hommes partout, et les hommes sont méchants, c’est les féministes qui l’ont dit (et les féministes ont toujours raison).

  5. J’ai lu cet article hier et je suis tout a fait d’accord avec le fait qu’il va trop loin. Moi j’aime les skatepark, je n’ai pas envie de salon de thé réservé. Et puis les toilettes et les bancs publics, tout le monde les utilisent, homme ou femme.

    Mais j’ai été surprise de me reconnaître dans certaines descriptions faites des comportements des femmes en ville, notamment celle-ci : « Ces dernières mettent en place des stratégies pour réduire le danger : porter un pantalon, maquillage sobre, se déplacer en groupe, se rapprocher d’autres filles isolées, avoir un baladeur sur les oreilles en fuyant tout regard. »

    J’aime me mettre en robe et je ne suis pas prête à arrêter d’en porter à cause de connards. Pour autant le soir ou dans le métro, je me rapporche inconsciemment d’autres femmes ou de groupes de gens qui vont me sembler rassurants…
    Pourquoi ? Parce que comme beaucoup de femmes je me suis déjà faite suivre dans la rue à plusieurs reprises, faite siffler, insulter, aborder par un relou, et même faite toucher par un con dans le métro qui l’a vite regretté.

    Cher Odieux Connard, avec tout le respect que je te dois, je trouve donc que ton post est bien mal orienté. En te concentrant sur le trip féministe de l’urbanisme phallocrate tu t’écartes du véritable débat et nies un problème bel et bien présent dans le quotidien des femmes.
    Ce qui est choquant dans cet article c’est plutôt qu’on se trompe de solution : l’éducation et la sensibilisation y’a que ça de vrai. Pour rappeler les règles de savoir vivre, le respect de chacun, ou simplement pour que les mecs se représentent ce que c’est qu’être une femme dans la rue (le soir ou pas).

    J’attends quand même ton prochain article avec impatience, comme d’habitude ;)

    • Effectivement, l’éducation est la seule en cause, cependant, quelqu’un ayant intégré Osez le féminisme est quelqu’un qui a déjà perdu une grande partie de son intégrité mentale et ne peut donc faire que des constats à base de machisme sur les problèmes de société.

      • C’est vrai ça, tous les membres d’Osez le féminisme font des généralités sur les hommes, c’est une généralité.
        Problem?

    • « Pourquoi ? Parce que comme beaucoup de femmes je me suis déjà faite suivre dans la rue à plusieurs reprises, faite siffler, insulter, aborder par un relou, et même faite toucher par un con dans le métro qui l’a vite regretté. »

      Il faut noter que cela arrive aussi à beaucoup d’hommes. Les violences sur les hommes par les hommes sont très courantes aussi.
      La psychose générale voudrait que seules les femmes soient l’objet de violences machistes alors qu’il s’agit uniquement de violences.
      Effectivement, lors d’une agresssion physique, la femme sera plus sujette à une agression sexuelle qu’un homme, car cela fait partie du panel de violences possibles sur la femme (ce qui n’exclus pas ce genre de violences sur les hommes).

      S’intéresser aux statistiques INSEE m’apparaît quand même plus pertinent que d’écouter les journalistes qui ont pour rôle de semer la pagaille sans pour autant vérifier leurs informations : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1124&reg_id=0#inter2

      • Moui, en même temps, je ne vois pas comment l’Insee peut comptabiliser les « violences » de type « hey t’es charmante madmoizelle, tu m’suces? » …

      • Pour répondre à axxelle, je dirais dans « injures ou menaces sans autres faits »?
        Hmm, les beaux tableaux de l’INSEE, très pratique et surtout très utilisé en filière ES ! J’ai l’impression d’être en cours ! ^^

  6. Un article du Monde, ça ne peut pas être mauv… Ah ben si, un beau ramassis de n’importe quoi à base de témoignages foireux et d’études floues. Bravo pour l’article, surtout l’intro qui, comme d’habitude, est très bien trouvée.

  7. Partir du principe qu’elles sont le centre du monde et que tout ce que les hommes font (comme éteindre la lumière) est forcément tourné contre elle… si je comprend bien, à part les femmes, je n’ai rien d’autre dans la vie, pas même la bière, les amis, l’argent, des activités sportives, bénévoles, ou même simplement l’envie de me gratter l’entre jambe (ça doit sûrement être pour leur rappeler leur statut de femme je pense.
    A vue de nez, il faudrait que ces soi-disant féministe sorte la tête de leur nombril pour commencer à regarder ce qu’il se passe dans le monde extérieur. Malheureusement, leur mauvaise foi ne pourra jamais atteindre le niveau de notre Odieux national. Dommage pour elle…

  8.  » Non, mais vraiment : est-ce que c’est moi qui suis de plus en plus conservateur ou simplement est-ce de plus en plus con ?  »

    Effectivement, c’est de plus en plus con. Je suis impressionné sur la façon dont les esprits deviennent rétrogrades… On se croirait en pleines années 30.

  9. Une fois (je ne vais pas vous dire sur combien de fois où je suis rentrée seule la nuit tombée, sinon vous allez croire que je suis un homme) ça m’est arrivé, la nuit (dans un quartier à putes) qu’un homme me demande « excusez-moi, vous travaillez? » … je n’avais tellement pas imaginé qu’on puisse associer femme en jupe la nuit à pute, qu’il m’a fallu un peu de temps pour comprendre et lui répondre (il a répondu « dommage » et il est parti). Donc ça peut arriver. D’un autre côté ça m’est aussi arrivé dans un magasin ou lors de manifestations événementielles qu’on me demande si j’y travaillais. Par contre je crois qu’on ne m’a pas encore prise pour un zombie.

    Et puis j’ai pris le métro sans me faire agresser et je suis même montée et descendue à des stations avec des noms d’hommes…. mais je ne veux pas de pilule je préfère ma matrice si la vraie vie c’est celle où les femmes sont des victimes. Et comme je suis une inconsciente/une pute/un personnage inventé j’ai même pris le métro de nuit en mini jupe. Sans me faire violer…

    Cependant si je suis d’accord dans l’ensemble avec votre très bon article, je dois quand même préciser que l’insécurité et les agressions sexuelles (verbales et physiques) existent, et que c’est pénible, voire assez traumatisant (et pour ma part je n’ai jamais été agressée physiquement dans la rue même si une fois je n’y ai échappé que grâce à l’intervention d’un tiers). Quand on a été suivi par un dingue dans la rue, il faut des fois quelques semaines avant de recommencer à se promener seule de nuit. Si on rebaptisait les rues avec des noms de femmes ou que certaines rues étaient réservées aux femmes, je suis sûre que… non rien…

    On pourrait faire des quartiers roses réservés aux filles peut-être?

    Et je ne comprends toujours pas pourquoi la journaliste se plaint des « couloirs à poussettes » (d’ailleurs je ne trouve pas de définitions à cette expression qui n’apparaît guère que dans l’article). S’il s’agit de plans inclinés à divers endroits (pour monter sur le trottoir, en complément d’escaliers…) il me semble que c’est une bonne chose pour ceux qui ont une poussette mais que ça concerne aussi toute une population handicapée.

    Bon je pars dans tous les sens, donc je vais m’arrêter là

    Brumelisa

    • Je ne crois pas qu’il y avait grand-chose à comprendre à cet article. A commencer par son orientation, perso, je ne vois pas en quoi l’urbanisme est responsable du comportement de certains hommes dans la rue. Comme ça a beaucoup été dit dans les commentaires : c’est l’éducation qui est en cause, pas autre chose.
      Donc, pour les « couloirs à poussette » (moi aussi c’est la première fois que je lis cette expression), je ne comprends pas non plus pourquoi elle s’en plaint, surtout qu’en premier lieu, comme vous l’avez si bien dit, je crois que c’est surtout une question d’accessibilité pour les personnes handicapées… et que si ça sert aussi aux femmes (et aux hommes !) qui poussent des poussettes, je pense que c’est une bénédiction.
      Dans la même gamme, se plaindre du fait que les lumières soient éteintes entre minuit et 5 heures du matin, et, PIRE, nourrir des soupçons sur le fait que ce ne soit pas pour des raisons écologiques ou économiques mais simplement pour emmerder les femmes me fait écarquiller les yeux. Sérieux ?
      L’article est mal orienté, mal construit, mal écrit et d’une manière générale à côté de la plaque. Qu’il y ait un problème d’incivilité dans les rues des grandes villes, et notamment à Paris, et que les femmes en soient régulièrement victimes et plus souvent que les hommes, c’est malheureusement bien possible et même une réalité, mais il ne faudrait pas se tromper de coupable. Et surtout, il ne faut pas vivre dans la peur, parce qu’à ce compte-là, on ne sort plus de chez soi. Par conséquent, si cette Louise je-ne-sais-plus-qui était vraiment féministe, elle encouragerait les femmes à sortir plus au lieu de les conforter dans leur peur (pour celles qui ont déjà peur) ou de chercher à les effrayer en leur disant combien les hommes sont vils et méchants (pour celles qui n’ont pas peur).

  10. Dieu du ciel, cet article est une révélation divine, cher Odieux. Je m’en vais de ce pas réclamer la création d’un poney-park (j’ai ri aux éclats devant ce concept fantastique) à la place du hideux skate-park de mon quartier, où traînent tout un tas de jeunes phallocrates en puissance, y compris des filles. Tas de collabos…

  11. Ravi de voir qu’on ose descendre ces niaiseries, que d’horribles créatures rependent tel du lisier fumant sur la culture et la liberté. On sait tous que les nitrates font foisonner quantité d’algues vertes en Bretagne. Là c’est pareilles. Je me demande bien ce qui viendra recouvrir nos bons esprit tôt ou tard avec une telle quantité déversée sans vergogne…

    Pollueur-payeur. (ça marche pas très bien d’ailleurs, pour certaines compagnie dont je tairais le nom, mais la TOTALité des gens la reconnaitrons).

    Jaglavak, prince des insectes.

  12. Il est connu que les agressions ne concernent que les femmes en milieu urbain, vous êtes d’une mauvaise foi révoltante !

    Notez que l’on dit « une ville » ce qui attire nécessairement les hommes hétérosexuels, et « un village » ce qui attire nécessairement les femmes hétérosexuelles. Cela semble tellement évident.
    Les autres sont évidemment des paumés névrosés qui ne savent pas ce qu’ils font en ce bas monde.

  13. Bon ben moi je suis chercheuse en urbanisme, meuf (donc) et je me suis fait agresser en rentrant de teuf en robe décolletée à 4h du mat’.
    De toute évidence transformer le tracé des rues ne changera rien au schmilblick (les rues courbes c’est tout aussi dangereux – ou pas – la nuit), la lumière c’est (quand même) sécurisant mais (en fait) pas ultra-efficace, les patrouilles de flic aussi (mais c’est légèrement liberticide à la longue…); quant à la séparation sexuée de l’espace public, c’est pire que ridicule, grotesque voire agressif.
    La solution c’est sans doute la mixité sociale, fonctionnelle, temporelle et sexuelle, mais c’est un peu chaud du bonbon à réaliser (et ça reste un peu théorique quand même)… Et puis une ville un peu vivante la nuit (mais les vieux sont pas contents).
    En attendant, on achète des bombes au poivre pour quand on rentre après 1h et on ne se prive certainement pas de minijupe. No way qu’on culpabilise de se fringuer court et de rentrer tard.
    Merci en tout cas pour cet hilarant article!

    • Vous vous trompez. La réponse : autant d’agressions de la part de femmes vers les hommes que l’inverse. Il faut que de furieuses demoiselles tombent à 15 sur un pauvre jouvenceau rentrant de boite de nuit, avant de lui arracher ses vêtements, de lui faire subir différentes pratiques sexuelles non consenties, puis de le laisser à moitié déshabillé dans une poubelle …
      Là, le monde sera beau.

  14. Mouah ah ah ! L’article qui est traité est vraiment terrible, mélangeant en vrac les problèmes de sécurité, de conditionnement sexiste et de noms de rue, sans trop de rapport les uns avec les autres… Il faut dire aussi que le nombre d’intervenants est impressionnant, ce qui explique sans doute ce manque de clarté. Par contre, faut pas trop tomber sur « osez le féminisme », l’asso fait juste partie des intervenants de l’article, au milieu d’urbanistes, sociologues et politique, pas que des nanas d’ailleurs.

    J’ai tenté de comprendre le fil de l’article, dont je crois le thème est l’urbanisme au féminin.
    Premier constat : une utilisation différente de la ville par les hommes et les femmes, ça vient du rapport d’un géographe.
    Ensuite sont mélangées deux causes, je pense : le harcèlement dans la rue, qui incite les jolies filles à éviter certains lieux ou à éviter de stagner, et la peur du viol, qui fait que les filles adolescentes ont moins de liberté de sortir que les garçons, et qu’elles sont conditionnées de façon irrationnelle à craindre les sortes la nuit (la différenciation sexiste entre ados est d’ailleurs souvent le fait des mères, faut pas croire que seuls les hommes sont sexistes).
    Après ce constat, l’article se met à vraiment parler d’urbanisme, mais sans vraiment de rapport avec le constat émis au début. D’abord avec des propos pour le moins sexistes sur les skates-park et les couloirs à poussette (c’est quoi ?), qui rappellent que le machisme n’est pas forcément là où on dit, mais parfois dans celui qui le dit (ça me rappelle ce qu’on dit souvent sur les couches lavables, que c’est un recul pour la femme, car bien évidemment changer les couches et lave le linge, c’est pas pour les hommes). Ensuite sur le constat des noms de rue et des stations de métro, là encore c’est de l’urbanisme, mais sans rapport avec le début.

    Bref, c’est super mal rédigé. Mais c’est pas « Le Monde – société », c’est « Le Monde – culture », ceci explique peut-être cela. Je veux dire, le but n’est pas d’informer, mais de traiter d’un sujet culturel avec les acteurs culturels : les urbanistes. D’une façon très cuculturelle.

    • Tout à fait d’accord sur les couches lavables! Quand on voit Elizabeth Badinter, féministe éminente (et accessoirement actionnaire de la boîte de pub qui représente Pampers et autre) tomber dessus à bras raccourcis, ça fait peur de voir que même pour une féministe il est inenvisageable qu’un homme mette une machine à laver en route!

    • « la différenciation sexiste entre ados est d’ailleurs souvent le fait des mères, faut pas croire que seuls les hommes sont sexistes »

      Objection! Les filles sont souvent des « fifilles à papa » et non le contraire. Lorsqu’on a subi ce genre de différenciation étant jeune fille, on évite en général de reproduire la chose. Par contre, les hommes, sachant mieux que les femmes ce qui se passe dans la tête de leurs congénères, ont tendance à surprotéger leurs filles et à penser que tous les garçons vont forcément leur tourner autour avec des intentions louches. J’ai une fille et un garçon à la maison, alors, je vois ça tous les jours…

      • Au risque de vous dire un truc qui va vous choquer jusqu’à la fin de vos jours, les homes ne pensent pas qu’au sexe. Mais à force de le répéter, la plupart des hommes finissent par se dire que même si ça n’est pas vrai pour eux, ça doit bien l’être pour les autres.
        Malheureusement, les hommes ne savent pas ce qu’il se passe dans la tête des autres, sinon, il n’y aurait jamais d’incompréhension, de relations basées sur l’esbroufe et la surenchère perpétuelle, de gamins de 13 ans qui font croire aux autres qu’ils couchent déjà avec tout ce qui bouge et d’autre gosses du même age pour y croire et complexer à cause de ça et qui se mettent à croire que tous les autres font déjà tellement de trucs (sodomie, triolisme (quel mot moche),…) et que c’est en demandant à une DEMOISELLE (je suis un salaud) dans la rue si elle suce qu’ils réussiront à la séduire (après tout, ça a marché pour les autres), et que si une fille dit non c’est qu’elle veut dire oui (après tout, c’est mon frère qui me l’a dit) et comme tout le monde le dit, c’est bien que ça doit être vrai…
        Peut être que les femmes savent ce qu’il se passe dans la tête des autres femmes, mais si même les psy tombent souvent à côté de la plaque pour comprendre les hommes alors qu’ils ont de l’expérience et de longues études dans le domaine, c’est bien que comprendre les autres, ça doit être difficile.

        Dire que les hommes sont compliqués… je sais, je suis d’une mauvaise foi sans limites. Allez les mecs, apportez moi de la bière, on va serrer dans un ascenseur faussement en panne ! Au fait, vous saviez que j’ai un pénis de 30 centimètres?

      • Tut tut ! Il fût un temps où ma mère faisait le mur grâce à la complicité de sa soeur, histoire de sortir avec les copains ou LE copain. N’empêche que j’ai eu le droit au « [rentre pas après] minuit-Cendrillon » pendant des années et qu’elle a mis du temps (mes 18 ans en gros) à accepter que je dorme chez un ami ou un autre parce que c’étaient des gars. Alors le coup des filles surprotégées qui évitent de devenir des « mamans super-poules », c’est pas systématique.
        En fait, les parents ne reproduisent pas forcément l’inverse de ce qu’ils ont mal vécu quand ils élèvent leurs enfants.
        _on n’a pas fait assez attention à moi => je serai attentionné-e
        _on m’a étouffé-e en voulant me protéger => je laisserai beaucoup de liberté
        etc. C’est pas arithmétique ; attention à ne pas trop généraliser.
        Enfin, dire <>, ça ne serait pas encore un stéréotype ? Les femmes chassent elles aussi, faut pas croire ;)

      • *je me suis encore faite avoir par les balises des commentaires, décidément ! J’avais cité « les hommes, sachant mieux que les femmes ce qui se passe dans la tête de leurs congénères » à la fin, pour le stéréotype.
        Et j’ai été doublée (et surclassée) par tréponème pâle à ce sujet. D’ailleurs j’veux bien une bière moi aussi, toute femme que je suis ;)

      • Diantre, grivoise coquine ! Seriez-vous donc tenté par une bonne fellation des familles?
        (c’est un ami de la banlieue de Versailles qui m’a conseillé cette approche)

      • J’ai dit : pas de différenciation. Pas : plus ou moins de laxisme! Ils rentreront à la même heure tous les deux, au même âge, garçon ou fille. Et pour ce qui se passe dans la tête des hommes, c’est pas moi qui le dit, c’est mon mari! Faut le comprendre, des gamins de 15 ans qui tournent autour de sa fille chérie, ils ne peuvent lui vouloir que du mal, c’est évident ;). Quand des filles tourneront autour de mon fiston, c’est pas dit que je réagisse différemment…

  15. « Tenez, vous savez ce qui serait encore mieux ? Carrément séparer les villes. »
    C’est déjà fait: Toulouse, la ville rose, c’est une ville pour les fiiiilles non?

    Bon, sinon, moi je propose qu’on instaure la parité dans la rue: 40% de femmes mimimum dans les cafés, les rames de métro, et les rues. Comme ça c’est évident, on va tout résoudre (puisqu’après tout on envisage que ça marche dans l’entreprise ou en politique).

    • Tout à fait ! Il faut également remplir les matchs de foot de supporters féminins ! Sans oublier les gangs et les mafias : 40 % minimum, comme ça, les magasins de vêtements seront tout autant la cible des cambriolages que les magasins de liqueurs.

      • parce qu’il est connu que les hommes de portent pas de vêtements, pas plus que les femmes ne consomment de liqueur.
        indibutablem … inbidutablem … sans aucun doute.

    • J’ai peur de dire une anerie mais la parite ca ferait 50%. A moins qu’une femme vale plus qu’un homme. Ou alors c’est de la parite mais pas trop non plus, faut pas pousser meme dans les orties.

  16. ben moi je me suis fait emmerdée même de jour! Alors de nuit n’en parlons pas. Je crois qu’on a pensé à l’émancipation féminine, au tour des mecs maintenant, parce que certains ont quand même un sacré probleme. Et ce genre de specimen se balade en bande, il il faut surtout qu’il soient plusieurs pour emmerder une ou deux nenettes..

    • J’ai plus souvent été emmerdée de jour que de nuit. Souvent des mecs seuls, un peu relous mais pas dangereux, du genre à ne pas comprendre qu’on puisse ne pas être intéressée mais qui te traitent pas de tous les noms. Mais j’ai la chance d’être trop vieille pour les « spammeurs » déjà moqués sur ce blog.

    • Je vous suggère l’achat d’un Uzi avec compensateur de recul. Et des balles perforantes (il faut bien passer outre les différentes épaisseurs vestimentaires, voire la portière de la voiture depuis laquelle on s’adresse à vous). En plus, il tient dans un sac à main (non non, désolé, pitié, je sais, j’ai utilisé un gros cliché là !)

      Le jour où les femmes seront l’égal des hommes dans le domaine de la violence, elles ne seront plus emmerdées (pas plus que les hommes en tout cas).

    • Je parle bien sûr de l’article de ragemag, pas de celui du Monde (celui du Monde donne juste envie de se taper la tête contre le mur… et ça, ça fait pas de bien).

    • Très bon l’article de ragemag, en effet.
      Ca fait plaisir de lire une plume féminine qui dézingue l’amas de connerie du Monde.

  17. Cher Odieux, vous êtes mignon: on sent que vous êtes plutôt anti-sexiste, sensibilisé au sujet de l’égalité des sexes; c’est fort bien et tout à votre honneur. Néanmoins, et fort malheureusement, vous manquez tout à fait de connaissances sur le féminisme, ce qui vous fait écrire de très longs articles un rien à côté de la plaque, comme aujourd’hui.

    Figurez-vous que depuis votre adolescence on vous bassine avec la peur du violeur-du-métro, et de l’agresseur-du-parc; qu’on vous recommande de rentrer en taxi ou accompagné de quelqu’un « au cas où »; qu’on vous fait bien sentir, si vous décider de passer outre ces recommandations débilitantes et infériorisantes pour sortir la nuit, que vous n’êtes pas un individu de plus se promenant la nuit mais de la chair fraîche pour dragueur alcoolisé et lourdingue… Alors vous vous figurerez l’éducation et l’expérience de la grande majorité des femmes.

    L’article que vous commentez ne dit pas que les femmes sont des êtres fragiles et sans défense, et les hommes des agresseurs-nés; il dit simplement que les femmes sont éduquées à se vivre en victime potentielle, et à percevoir les hommes comme des violeurs en puissance, ce que répètent nombres de féministes depuis 40 ans.

    Je vous recommanderais bien, si j’avais la chance que mon commentaire vous intéresse, de lire un peu de Delphy. Cela fait bien dans les salons, vous verrez!

    • Je ne pense pas que notre cher Odieux nie cette éducation du « sur-le-qui-vive ». Il me semble qu’il regrette simplement qu’elle continue à être colportée aujourd’hui encore par des journaux qui abusent du mélo, et qui se servent de l’insécurité pour vendre.
      Bien sur que les jeunes filles sont victimes d’une sorte de « pression » de la part de leur famille lors de leur adolescence, mais c’est justement en lisant des articles qui disent qu’une femme ne peut pas sortir la nuit sans être prise pour une prostituée que les parents deviennent complètement paranoïaques vis-à-vis de leur fille. Les problèmes auxquels la gent féminine doit faire face ne sont en aucun cas niés. Il est simplement regrettable qu’ils soient intégrés dans un article qui se veut intelligent et qui va relancer la mode de la ceinture de chasteté.
      Du moins, c’est ainsi que j’ai compris cette intervention de l’Odieux.

    • Je suis entièrement d’accord avec vous.

      Je suis stupéfaite de voir tant de réactions de lecteurs s’estimant insultés, traités de violeurs en puissance quand il est fait de la pression pesant sur les femmes pour les protéger des dangers de la nuit, des méchants qui trainent dehors, en leur faisant peur quant aux dangers qu’elles peuvent rencontrer. Pour leur bien, pour les protéger, pour qu’il ne leur arrive rien. Comme quand vous étiez enfant et que vos parents vous tançaient de ne pas accepter de bonbon de messieurs inconnus et de rentrer directement pour qu’on ne s’inquiète pas… Sauf que pour les filles, ça s’arrête jamais.

      Que l’auteur de l’hilarant article sur les bot de rue et l’impact étouffant de ceux-ci sur les usagères réagisse avec tant de virulence et si mal à propos à un article traitant du résultat, c’est à dire le fait que les femmes ne flânent pas en rue et ne la perçoivent pas comme un lieu de rencontre, un forum, mais, elle se rendent du point A au point B et la perçoivent comme un espace à traverse, c’est vraiment surprenant.

      Encore plus surprenant d’entendre reprocher à un article dénonçant (à tort ou à raison peut importe) un sentiment de peur instillé chez les femmes qui les décourage d’occuper l’espace public de… distiller un sentiment de peur et d’infériorité chez les femmes qui les décourage d’occuper l’espace public.

      Cela sent un brin la mauvaise foi.

      Tout comme affirmer que la construction de pissotières destinées uniquement aux hommes n’a absolument pas comme résultat d’illégitimer l’occupation de ces espaces par les femmes qui ne peuvent espérer y http://antisexisme.wordpress.com/2012/04/09/le-genre-et-lespace/soulager leur vessie et doivent donc quitter ces lieux pour se soulager, puisque l’absence de toilette fermée empèche aussi les hommes de soulager leurs intestins !
      Ou encore brocarder les féministes, terme qui, accolé avec esprit et brillant deviendrait une oxymore tout en illustrant cet article d’une photographie de Simone de Beauvoir, dont une grande partie du 2eme sexe est consaxré à l’éducation différenciée que reçoivent les femmes et qui les modèlent telles qu’elles sont sois-disant naturellement.

      Et puis affirmer que l’article du monde est un tissus d’ineptie parce qu’il ne cite pas ces sources… Oui, c’est vrai, certes, mais c’est pas une première ! Et cela ne signifie pas du tout que le sujet n’est pas solidement documenté ! Cf les notes en bas de page de cet article :

      • Effectivement, l’article parle du fait que les parents disent bien à leurs filles de faire bien attention, etc… bref, leur font peur. Sauf que dans l’article je n’ai senti aucune dénonciation de ça, au contraire, j’ai plutôt eu l’impression que l’auteur trouvait ces conseils sensés et cette peur légitime.
        D’ailleurs, l’article est censé parler du fait que la rue serait faite par les hommes pour les hommes, et je ne vois pas le rapport avec l’éducation et la peur qui est instillée par cette éducation.
        L’article est embrouillé, il manque de cohérence, il ne dénonce rien du tout, il part dans tous les sens, il n’apporte aucune solution. Pire : il contribue à conforter les femmes dans leur peur.
        Je suis une femme et en tant que femme qui n’a pas peur dans le métro, voilà comment j’ai perçu l’article : « Vous n’avez pas peur dans le métro ? Comme vous avez tort, vous devriez ! »

      • « Cela sent un brin la mauvaise foi.  »

        C’est l’odieux connard…
        J’ai compris l’article de la même manière que vous, et resitué dans son contexte (« culture et urbanisme », non « sciences sociales »). Mais avouez tout de même qu’il est affreusement mal écrit, qu’en mélangeant un peu tout il manque franchement de clarté. C’est ce pourquoi il est critiqué ici, avec une certaine mauvaise foi habituelle…

    • @Phtalo :
      1- nul besoin de connaissance sur le « féminisme » pour critiquer un article de groupe se disant féministes. Les sciences sociales par contre, ça peut aider… et il se trouve qu’OC n’est pas trop dépourvu de connaissances en la matière.
      2- c’est bien gentil que certains groupes se disant féministes disent un truc depuis 40 ans, mais ça ne le rend ni vrai ni vérifiable. Et on ne se risquera pas non plus à dire que c’est faux puisque c’est à peu près invérifiable.
      3- la peur d’être victime d’une agression physique doit quand même une petite corrélation avec la masse musculaire. Or, il se trouve que celle des femmes est en moyenne plus faible que celle des hommes. Les enfants et les vieux aussi vont avoir tendance à être plus effrayés (d’ailleurs sur ces tranches d’âges, les hommes sont plus agressés que les femmes !). Et cette peur est aussi le reflet d’une réalité : les femmes sont, entre 20 et 50 ans, plus victimes d’agressions que les hommes.

      http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1124&reg_id=0#inter2

      4- vous affirmez le lien de cause à effet entre discours « débilitants » et le fait que les femmes se vivent en victime potentielle. Rien ne prouve que ces discours aient un tel impact : physiologiquement, le fonctionnement du cerveau des adolescents les amènent à prendre plus de risques et donc à ignorer un certains nombres de signaux qui peuvent même se révéler contre-productifs.

      Bien à vous.

      • Encore une fois, comme l’a souligné quelqu’un au dessus… On ne parle pas ici d’aggressions directes, hein. Les statistiques, elles, ne se préoccupent que de ça, et ne relèvent pas les sifflements, les « hey mad’moiselle comment t’es chaude viens me sucer! », et autres imitations de levrette derrière toi quand tu marche dans la rue.
        Voir la vidéo de Kavanagh dans les commentaires, ici:

        http://lemauvaisgenre.wordpress.com/2011/12/13/hey-mademoiselle/

        Les statistiques, c’est bien (lol), dénoncer les aggressions dans la rue, c’est bien, mais ce dont il est question ici c’est de dénoncer… ce qui a été appelé le « non-viol », (not-rape), c’est-à-dire tout ce qui est perçu comme agressif mais qui ne rentre pas à proprement parler dans cette catégorie.
        Un bel article qui va t’expliquer tout ça:

        http://www.racialicious.com/2008/12/21/original-essay-the-not-rape-epidemic/

      • @Evo
        Je ne sais pas si c’est à mon commentaire que vous répondez, mais si c’est le cas, la réponse est pour le moins étrange. Je dis tout comme vous que les agressions envers les femmes existent (et pas seulement physiques, lisez l’article de l’INSEE). OC dénonce d’ailleurs aussi cela dans un autre article : http://odieuxconnard.wordpress.com/2012/08/02/street-bot/

        Mais cette triste réalité ne doit pas servir de justification à tout un tas de théories fumeuses sur un urbanisme phallocrate ou sur l’éducation à la « victimisation » que la société ferait subir aux femmes. C’est cela qui est dénoncé dans cet article et dans mon commentaire précédent. Tout simplement. Quant à l’utilisation des statistiques, vous m’en voyez désolé, mais si l’on veut faire un peu de sociologie qui a un rapport avec les faits, on est bien obligé d’y passer.

  18. « Non : lorsque la femme sort, c’est uniquement en courant, pour rester le moins de temps possible dans la rue, hurlant l’intégralité des dialogues de Braveheart jusqu’à arriver à destination. »

    Moi je préfère Twilight à Braveheart lors de mes courses nocturnes, mais bon ça dépend de la personne.

  19. Tout curieux, je suis allé voir l’article sur le site du Monde. Sans passer sur le reste de l’article, fort bien décrypté par le maître des lieux, je me suis dit « diantre, quelles solutions ? ».
    Pour résumer : il faut apporter des solutions, mais pas spécifiques aux femmes : il faut améliorer l’espace urbain pour tout le monde.

    OUAH ! Et dire qu’il y a des gens qu’on paie pour ça … Franchement, je veux faire ce métier.
    « Pour que plus personne n’ait faim au Soudan, il faut apporter des solutions générales, comme nourrir tout le monde ».
    « Pour que plus personne ne se fasse tuer en Syrie, il faut empêcher tout le monde de se faire tuer. »
    « Pour réussir les tartes au citron, il faut faire en sorte de réussir TOUTES les pâtisseries ».

    Donc en fait, la solution pour que les femmes n’aient plus de sentiment d’insécurité : faire baisser le sentiment d’insécurité pour tout le monde … Les femmes faisant partie de tout le monde, c’est génial.
    Et du coup, où est le féminisme ? J’en suis tout perturbé.

  20. Il y a quand même du vrai dans l’article, dans le sens ou effectivement face à certaines réactions machistes on se sent parfois moins à l’aise , mais quand même , pas à ce point !

    d’autre part on a plus de chance d’être violée par un homme qu’on connait que par un parfait inconnu . Donc au final moins de chance d’être violée dans la rue …

    En tout cas ce n’est pas en jouant la victime et en sa cachant que ça fera avancer les choses.

    • Et alors ? Vous croyez que je ressens quoi quand une femme me sort une remarque féministe ? Hein ? Hein ? Mes petits sentiments tout piétinés d’abord ? Bouhouhouhou ! Vous comprenez rien à ma sensibilité ! Je vais rentrer chez moi et me gaver de raclette ! (chez le mâle, le fromage à raclette remplace la glace au chocolat).

      • Je me suis demandé que faisait cette réponse ici… En fait il y a incompréhension : les réactions machistes mettant mal à l’aise dont parle angeloluhapacotine, c’est du style « T’es bonne suce-moi la bite », pas de blagues sur les blondes…
        Imagine plutôt le malaise ressenti en te faisant siffler par une lanceuse de poids est-allemande mais en plus moche et te disant « T’as un joli cul, on baise ? » et se mettant à se suivre… C’est pas le même niveau que les blagues sexistes, et ça arrive assez rarement aux hommes…

        NB : tu peux aussi remplacer la lanceuse de poids par un homme culturiste…

      • « Je me suis demandé que faisait cette réponse ici… »

        De l’humour ; mais en fait, après coup en me relisant, je me demande si je me suis pas trompé de sujet à répondre, parce que ça colle pas.

        Je suis distrait, des fois …

      • Ah si ça y est, je me rappelle ! (fatigué en ce moment, désolé …)

        Oui donc, en plus de l’humour, le message c’était un propos blessant est un propos blessant (ouah ! M. Lapalisse m’a touché de sa grâce !).

        On est d’accord que ça change pas le fond.

      • Justement, là on parle plus de propos menaçants ou au moins dérangeants que blessants.

  21. A la lecture de cet article du Monde, j’ai senti mes poils se hérisser et j’avais honte : je me suis dit que je devenais vraiment un affreux réac…

    Me voilà rassuré, je ne suis pas seul à l’avoir trouvé totalement inepte. Ouf !

  22. Les skate-parks sont le contre-exemple parfait, ils n’ont pas été créés gentiment par les mairies phallocrates, mais bien à la demande des principaux intéressés (les skateurs) qui ont harcelés les maires et conseillers municipaux durant toutes années 90. Ce qui à permis aux premiers de moins se faire verbaliser et découvrir le merveilleux monde de la politique locale quand aux seconds ils ont fini par réaliser que finalement c’était un bon moyen de parquer les vôyoux et de diminuer les plaintes du 3ème age.

    Quand au coup des couloirs de poussettes, je ne vois pas en quoi ça ne concerne que les femmes ? Mes enfants j’étais sensé les déplacer uniquement en gros 4X4 de macho, ou alors un sous chacun de bras virils (je vous laisse imaginer à quoi pouvais bien s’accrocher le troisième) ?

    Pour le coup des « crèches à côté des lieux de travail majoritairement féminins », je voudrais bien savoir où ils ont trouvé leur chiffres, généralement elles sont plutôt placés en zone résidentielle…

    • Lieu de travail féminin… zone résidentielle… la cuisine peut être?
      Pfffff ! Si même les féministes s’y mettent !

    • « Pour le coup des « crèches à côté des lieux de travail majoritairement féminins », je voudrais bien savoir où ils ont trouvé leur chiffres, généralement elles sont plutôt placés en zone résidentielle… »

      Peut-être qu’il y a plus de crèches d’entreprises dans les boites employant beaucoup de femmes. Cela dit, c’est plus se focaliser sur un symptôme que sur une cause que de s’y attarder.

  23. Autant pour le côté sécurité je peux comprendre que des femmes se sentent « mal » la nuit , on ne peut pas nier qu’il y a plus des racailles et que c’est plus facile pour eux de s’en prendre à elles .
    On ne peut pas leur reprocher de souligner ce fait ni d’agir en conséquence .

    Autant pour le reste , c’est encore n’importe quoi de la part de nos amazones éprises de pseudo-égalité et de pseudo-avancées.

    Pensez bien que c’est avec ce genre de conneries , du genre le monde est bâti pour les hommes , par les hommes et les femmes sont éternellement oppressées , que certains en arrivent à parler de « domination masculine universelle  » , concept dont remettre la véracité en cause est quasi-criminel…
    Le féminisme et ses courants : Comment arriver à faire passer une idéologie pour une vérité scientifique.

  24. Cher Odieux,
    Ne pensez-vous pas que les féministes sont une proie un peu facile ?
    Elles disent beaucoup de conneries, voire énormément, tant et si bien que malgré vos efforts vous ne pourrez jamais relever L’Intégralité de leurs énormités, non-sens, et autres tarabistouilles. Mais leur bêtise généralisée a tendance à les faire nager en cercles concentriques dans leur mêlasse, ce qui a pour effet de produire une sorte de réserve infinie de pertinence pour les critiques à leur sujet, mais, du même coup, ces critiques ont tendance à tourner en rond par symbiose avec leur cible, ce qui les rend un peu lassantes. J’en formule donc à mon tour une, de critique : avec vos derniers articles, nous voyons bien où vous voulez en venir. Lorsque vous faites des critiques de film, votre contenu reste aussi varié que le sont les différentes « œuvres » étudiées, – bien que je ne sois pas certain que le terme s’applique dans tous les cas – , mais les sarcasmes anti-féminismes ne se diversifient guère. Étant donné vos compétences évidentes en matière de cynisme, je vous invite donc cordialement à vous attaquer à des proies un peu plus difficiles, peut-être à des idioties un peu moins grosses, évidentes ou apparentes, mais quand même. Y’en a. Bien entendu, en tant que Connard, porter à la dérision la condition féminine fait partie de vos attributs intrinsèques, mais je soutiens tout de même que cela ne limite pas pour autant vos possibilités à la basse presse féministe.
    Cordialement, et en vous témoignant toute l’appréciation que j’ai pour votre drolesque et habile plume,
    Un connard.

  25. Faire de l’insécurité un problème typiquement féminin c’est grandiose mais moins que d’imaginer un conseil secret d’hommes réunis pour mettre au point la prochaine trouvaille qui fera chier les femmes ou les ridiculisera . Excellent. Je suis officiellement fan.

  26. Ce qui me choque moi c’est surtout de dire que les filles seules la nuit sont en danger alors que les hommes seuls tout vas bien on est entre phallus.
    Fille seule = drague relou + autres dangers.
    Hommes seul dans la rue = autre danger quand même. Les filles ne sont pas les seules a se faire voler et tant qu’a se fonder sur les info, on parle plus souvent (exclusivement je suis tenté de dire) d’hommes tabassé dans la rue que de femme tabassé (et on inverse pour les violences a domicile).
    Au final la rue la nuit sans éclairage c’est un bon exemple d’égalité. On a autant de risque de se faire agresser et quand les femmes se font dragué par des lourds on se fait nous régulièrement insulter.

    PS: je suis un homme et je me sent pas a l’aise non plus la nuit seul dans le metro quand une bande de wesh me fixe alors que je ne me suis jamais fait agressé.

  27. Presque plus envie de lire « le monde » …non mais quelle bouse ! Pas votre article cher Odieux, il est comme toujours délectable. Bises

  28. Comme des filles avant moi , je mêle mon grain de sel sur cet article et ton commentaire, ô Odieux…
    J’ai eu une réaction mitigée à la lecture de cet article: d’une part, et c’est la plus grande, du soulagement que quelqu’un exprime de manière voyante ce phénomène que j’ai longtemps pensé être la seule à percevoir. Enfin, ENFIN, on parle de ça (réaction que j’ai depuis le début de cette année, avec le film de la demoiselle en Belgique notamment, qui a l’immense mérite de f aire changer les mentalités…) D’autre part, c’est vrai, de l’énervement face à cet article mal écrit qui présentait des contradictions flagrantes. Et parfois, si je puis me permettre, les critiques sont trop de mauvaise foi et passent à côté de messages plus subtils, mais plus insidieux…

    Il y a des lacunes dans cet article. Mais il n’a pas été écrit par des féministes comme certains l’affirment, mais par un journaliste se penchant, juste une fois, sur ce sujet (n suppose qu’il repartira ailleurs sous peu, persuadé d’avoir tout dit, lorsqu’il n’a même pas effleuré la surface…). Donc des erreurs flagrantes, des « explications » d’un sexisme qui a été relevé par vous, cher Odieux, par nous lecteurs dans nos commentaire,s mais également dans les commentaires mêmes de l’article.

    Comme l’a dit quelqu’un avant moi, je ne vis pas l’espace de la ville, dehors, comme mes amis de sexe masculin. C’est l’un de mes cheval de bataille depuis longtemps: leur faire remarquer, lorsqu’on marche ensemble, combien de regards sont posés sur moi. Sans prétention aucune. Il suffit d’être une fille pour subir une psychologie radicalement différente, une approche, des regards, de la drague lourde… NON, ça n’a rien à voir avec la beauté, mais tout à voir avec le lieu dans lequel on se trouve. Les vêtements peuvent aider, mais c’est l’altitude qui est au centre, et la manière de réagir. Marre de marcher dans une foule, parlant avec un fille et les copains juste derrière, et de se faire agripper les fesses : bien entendu, nos amis n’ont rien vu.

    Il y a un « langage de rue », être « streetwise » comme disent les anglais, qui ne s’apprend que sur le terrain; Et nombreuses sont les leçons qu’ont appris les filles, contrairement aux mecs qui ne subissent pas la même chose.

    Oui, les aggressions sont statistiquement plus (ou également) nombreuses sur les garçons que sur les filles. Mais les agressions prendront la forme d’un « conflit de pouvoir », un challenge, une démonstration de « qui a les plus grosses burnes ». Il n’y aura pas, implicitement, dans l’acte d’agression lui-même, le postulat que tu ne te défendra pas. Au contraire, c’est un jeu de la provoc’. Les aggressions même changent de forme selon le sexe!!

    Être « streewise » pour une fille sera de baisser les yeux pour éviter les regards insistants ; de ne pas mettre de vêtements trop dénudés. On prévoit du change si on va en boite, je préfère personnellement le pantalon et les chaussures à petit talon qui permettent de danger, et le t-shirt sexy qui sera couvert, au retour, par la grosse veste en cuir. On devient hypersensible des fesses qui se font, si souvent, doucement et « malencontreusement » caressés dans le métro… Les techniques sont nombreuses, je n’en ai pas fini.
    Pour un garçons, être « streetwise » prendra d’autres formes. Qui est prêt à les exposer?

    Parler d’urbanise est, on le convient, ridicule. Les solutions proposées le sont également.
    Mais allons-y étapes par étapes: combien d’hommes ont été surpris, en voyant le documentaire sur la rue en Belgique? Combien se sentent quelque peu agressés par les articles du même genre qui, pensent-ils, les mettent tous dans le même sac? Ils sont nombreux, ceux qui, de manière désagréable, sont rappelés à une réalité qu’il est si facile d’occulter parfaitement… Quand on ne le voit pas, on est persuadé que les filles exagèrent. (Là encore, cherchez dans le coin, vous verrez… Une simple lecture des commentaires ci-dessus portent sur « ces abruties des feministes qui ont rien compris », sans se demander si, de manière maladroite j’en conviens, elles ne chercheraient pas à dénoncer une réalité beaucoup trop présente…)
    Effectivement, le facteur psychologique rentre en compte, et l’article à cela de bon de souligner que le problème vient des deux côtés: si l’un agresse, l’autre refuse de sortir… La personne qui soulignait, au dessus, que les filles vivent dans un discours permanent de « tu peux te faire agresser », c’est on ne peut plus juste… Que ce soit les amis, qui te demandent de « juste envoyer un texto quand tu rentre », les parents qui recommandent le taxi, même les filles qui choississent de rentrer en groupe… On en vient très rapidement à une privation de liberté, par crainte d’un agression qui, pour la majorité des cas, prend des formes violentes sans aller jusqu’au viol.

    Demandez autour de vous… Toutes les femmes, TOUTES, ont des choses à vous dire dessus. Un échange d’anecdotes. Une amie qui s’est fait éjaculer dessus dans le métro, une mère qui se fait siffler et traité de « salope chaudasse » tenant sa petite fille de 6 ans par la main… Les mecs complètement shootés qui font la queue pour te draguer, t’attraper les seins, quand à 5 heure du mat tu as la mauvaise idée de rater le noctilien… Ceux sur qui tu gueule de te foutre la paix et qui te regardent d’un air vide, persuadé que « non » veut dire « oui » et que leur foutre un pain dans la gueule équivaut automatiquement à être une salope qui en veut plus (non mais sérieusement? Dans une vision trop étriquée du monde, comment faire passer le message, quand tout est interprété à la lumière des pornos, la drogue aidant?)…

    Désolé pour le pavé, mais cet article, quoique complètement foireux, avait au moins le mérite de dénoncer ce qui ne se dit pas… Et si quelqu’un lit mon pavé en se mettant un instant dans mes baskets, ça aura servi à quelque chose.

    • Rien à dire de plus que ma collègue du dessus. J’aimerais aussi rajouter que prendre Osez le féminisme comme unique et seul définition du « féminisme » m’attriste un peu en voyant les réactions. Comme si « toutes les féministes » n’aimez pas les hommes (des hommes féministes existent…), comme si « toutes les féministes » étaient forcément des filles qui sautent à la gorge de n’importe qui en hurlant… Je suis féministe et je sais qu’on me regarde assez négativement quand je le dis, mais j’ai pas peur. Je définis le féminisme comme de l’humanisme : les humains à égalité, que ce soit au niveau de la couleur ou du sexe.

      Ensuite nier le fait que les femmes se font agresser c’est nier la statistique écrasante qui dit que 99% des agresseurs sexuels (le gars qui tripote dans le métro en fait partit) sont des hommes. Oui il y a des hommes qui se font agresser, aucune féministe que je connais n’a jamais dis le contraire. Mais si on parle des agressions moins « graves » (et encore ça dépend des définitions) les femmes sont plus souvent une cible privilégiée. En effet, j’ai déjà vu des gens se permettre des réflexions sur des femmes, qu’ils n’auraient jamais eu avec des hommes (ou en tout cas, jamais entendu de ma vie).

      Je veux dire, les hommes, quelle stratégie vous employez pour éviter de vous faire harceler (entre 5 à 10 fois par jours en grandes villes) ? Généralement, les filles ont pas mal de stratégies. Personnellement, depuis qu’un malade m’a plaqué contre le mur de mon immeuble en essayant de me faire montrer pour « me donner ce que je cherchais » je ne sors plus comme avant. Ouai, un gars qui me regarde avec assistance ou me traite de « salope » car je suis maquillée, ça m’angoisse horriblement. Peut être que la prochaine fois, le concierge ne sera pas là pour envoyer l’agresseur se faire voir… J’espère que cet article ne rendra pas les gens totalement hermétiques à la cause féministe pour autant, ce serait dommage, il y a du chemin à faire.

      • « Je veux dire, les hommes, quelle stratégie vous employez pour éviter de vous faire harceler (entre 5 à 10 fois par jours en grandes villes) ? »

        Je ne peux que parler pour moi même, pas pour les hommes en général.
        Personnellement, j’utilise essentiellement les mêmes ‘stratégies’, bien que de façon peut-être un peu excessive j’en conviens, du fait d’une certaine anxiété et timidité;
        – ne sortir que pour le stricte nécessaire (cours, problème administratif, pratiquement jamais pour des loisirs) et ce de jour si possible
        – les écouteurs dans les oreilles pour paraître occupé
        – se déplacer rapidement. Toujours.
        – garder le regard baissé pour éviter le « délit de regard » qui pourrait finir en un lynchage en « bonne et due forme »
        – etc…

        À mes yeux, la vie masculine n’est pas évidente non plus. Surtout quand on est tout seul, et de surcroît un maigrelet sans carrure… On paraît ainsi, aux yeux des mêmes qui harcèlent la gent féminine, être un parfait punchingball, la victime idéale pour se ‘défouler’ un peu…

        Voilà…
        (Je suis prêt à faire un commentaire plus long, à expliquer davantage ma pensée, mais pas ce soir, car il est un peu tard…)

      • Pour éviter de me faire agresser ? Mesurer 1m80, faire 100 kg (du muscle je vous dis ! bon, pas que, d’accord …), porter barbe et avoir un regard d’acier, des vêtements sobres proche du paramilitaire …

        Bon, je reconnais que pour les femmes, c’est + complexe.

        Humour mis à part, merci beaucoup pour vos deux commentaires. En tant qu’homme qui n’attire pas les ennuis, et qui a été élevé avec le respect de tous, je dois le reconnaître : la vidéo, vos « expériences », … m’ont fait tomber sur le cul. Je n’imaginais même pas que la situation puisse être si gênante, surtout parce que je ne conçois même pas que des hommes puissent se comporter ainsi.

        Cela étant dit, à part exploser la gueule aux malandrins, je ne suis pas en mesure de faire grand chose … Apprendre à le faire par vous même ? J’ai un stock de napalm à revendre si vous voulez, c’est plus efficace que la bombe au poivre (oui bon, le sérieux a pas duré longtemps hein …)

      • @ Kwiskas

        Apprendre à se défendre? Mais je pratique les arts martiaux depuis un âge jeune, ce n’est pas la question… Mais agir de façon violente, ce qui est ô combien tentant, signifie rentrer dans un cercle incroyablement vicieux. Le connard dragueur n’agit pas souvent seul; il est accompagné, de près ou de loin, par un groupe de potes qu’il lâche pour te harceler, si ce n’est pas toute la bande qui s’y met.

        Dans cet article:

        http://lesquestionscomposent.fr/harcelement-de-rue/

        On explique la « passivité » forcée de filles: je copie-colle le passage ne question, pour mieux comprendre pourquoi toute rétorque, voire agir avec violence par réponse, nous mettrait automatiquement en tord…

         » Mais d’autres agents plus pernicieux, ce sont aussi ceux (et celles!) qui, lorsque tu évoqueras ces comportements, te feront diverses réflexions qui ne te donneront qu’une envie: ne plus en parler. Par leurs diverses réactions amusées ou agacées, elles et ils t’intiment le silence. Parmi ces réactions:
        Minimiser: tu exagères, tu montes un truc en bateau, on t’a juste fait une remarque, c’est pas la mort, on ne t’as pas agressée…
        Confondre harcèlement et séduction: tu devrais être flattée, ça veut dire que tu es jolie… (ben voyons!)
        Te mettre ça sur le dos: ça doit être ta façon de marcher, parce que tu portes des jupes… (yakapa porter des jupes)
        Plus fourbe encore: plutôt que de donner raison aux harceleurs, les traiter de cons, mais en te faisant comprendre que tu es stupide de t’en faire pour des choses pareilles, que tu as tort de te plaindre pour si peu… Façon détournée de dire que ce n’est pas à eux de changer (quand on est con, on est con, n’est-ce pas) mais à toi de t’adapter. Et en silence, s’il te plait.  »

        Merci pour ton témoignage disant que ça t’as ouvert les yeux, je suis rassurée de voir que le fait que la plupart des hommes ne voient pas ce qui est JUSTE SOUS LEURS YEUX n’est pas une question de mauvaise fois, au contraire… Mais ne nous en voulez pas si on peut le croire, c’est parfois tellement aberrant… N’hésite pas à visiter les 2-3 liens que j’ai posté en commentaire plus haut pour avoir une (toute) petite idée de l’ampleur de la chose.

      • Evo : article très intéressant. Il pose à mon avis les bonnes questions et de la bonne façon.

        Juste une petite anecdote (assez légère par rapport au thème). Un jour, ma compagne s’est habillée très simplement (style pantalon de sport et gros pull). Elle m’a dit « Désolée, je suis pas habillée comme une femme » ; cela m’a fait rire, et je lui ai dit « Mais tu t’habilles bien comme tu veux, je t’aime toujours autant quelque soit tes vêtements ! ».

        Concernant la violence : c’était de l’humour. Je ne préconise absolument pas ce genre de solutions, sauf en recours extrême.

      • Juste pour aller dans le sens de Fenrir…

        Je suis le prototype de l’intello maigrichon et je me suis déjà fait agressé trois fois en ville (une fois par un dingo, une fois par un mec seul, une fois par un groupe ; et ça n’avait rien à voir avec des défis de macho ou autre). Je fais comme tout le monde dans mon cas : je marche les yeux baissés, avec les écouteurs (pour prétendre ne pas entendre quand on m’alpague), en marchant vite (pour tracer devant un importun énervé) et, comme dit dans l’article, je ne flâne pas, je vais d’un magasin précis à un autre.

        Tout ça juste pour dire que, concernant les « simples » agressions, cela semble plus être un problème de gabarit qu’autre chose. De mâle alpha et de rapport de force. Fille ou gringalet, même combat.

        Pour ce qui est des agressions sexuelles, c’est une autre paire de bretelles.

      • Pour ma part, dans une ville moyenne (je ne me suis jamais vraiment promené dans une grande ville, je suis provincial, je sais), malgré mes 1,86m et ma carrure importante, il m’est arrivé à plusieurs de me faire interpeler par des « wesh » ou autres cas sociaux (non mais vraiment des cas). A chaque fois (sauf une, j’y viens) il y avait du monde donc je me suis contenté de miser sur ma corpulence pas trop graisseuse et la populace alentours en leur signifiant en des termes simples et fermes et surtout à leur niveau (a.k.a « Ta gueule », voire une fois un geste que je n’avais jusqu’alors jamais adressé à personne, je suis un garçon poli).

        En revanche, une fois, j’ai eu le malheur de croiser une bande de ‘wesh’ dans un endroit isolé, et même si je m’en suis sorti à bon compte en disant que je ne faisais que passer, ce n’est pas vraiment passé loin je pense… Je soupçonne que ce soit ma carrure qui les aie dissuadé, parce-que même si on est sûr de finir par l’emporter, c’est jamais très agréable de se prendre des coups, or ils ont peut-être pensé que j’étais en mesure de le faire (ce dont je ne suis pour ma part pas certain, et dont je n’ai pas la moindre envie).

        Tout cela pour conclure qu’effectivement, je suis on ne peut plus prêt à accepter que si l’on est maigrichon ou que l’on a la corpulence d’une femme moyenne, ces situations déjà stressantes pour moi peuvent être vraiment pénibles voire dangereuses… Certains humains ont une certaine mentalité de prédateur, et pour faire une analogie foireuse, si on n’est pas un éléphant, mieux vaut s’arranger pour jouer au caméléon en passant inaperçu(e) ou à l’antilope en passant aussi vite que possible dans les endroits peu recommandables (que l’on ne peut pas toujours éviter), et de préférence les deux… ou les trois, je n’aurai pas la présomption de ma croire à l’abri.

        Le problème est que là franchement, en tapant sur l’urbanisme dans un article mal écrit car trop confus, on ne s’attaque vraiment pas à la source de celui-ci. Il me semble en effet venir en premier lieu de l’éducation, car l’image déplorable de la femme qu’ont les « spammeurs de rue » pour reprendre l’expression d’un article précédent de l’OC me semble venir d’une lacune de celle-ci. Un humain éduqué est le plus souvent débarrassé de ce genre de conneries.

      • @Kwiskas

        En fait c’est normal que tu ne réalises pas trop, comme beaucoup d’hommes, parce qu’il y a très peu, en proportion, de harceleurs relou. Donc on se dit « 1% des mecs sont des crétins finis, a fait peu ». Sauf que le crétin fini, il s’en prend à 20 ou 30 filles dans la journée, donc faut multiplier le nombre de crétins par un chiffre important pour obtenir le nombre de victimes. Si ça fait 1% de crétins qui harcèlent chacun 25 filles dans la journées, ça fait 25% de filles qui se font harceler par jour (bon, un peu moins, car une peut se faire harceler par plusieurs crétins).

    • Vos posts sont tous intéressants (et l’article aussi).
      Je crois qu’un point n’a pas été abordé (ou je l’ai raté) : chacun(e) ressent les choses différemment et ce que je vais classer moi dans la catégorie « gentille interpellation sans conséquence (parfois même plutôt sympa) » peut être rangé dans la catégorie « harcèlement » par une autre. Et inversement. Par exemple quand une voiture qui passe me klaxonne (sans s’arrêter ou ralentir pour essayer de « brancher ») je réponds par un sourire et point barre. Pour moi ce n’est pas du harcèlement. Sans doute parce que cela ne m’est jamais arrivé qu’un mec en bagnole me colle ou insiste. Un mec à vélo m’a un jour crié en passant un truc du genre « allez souriez, la vie est belle ! » lui même avec un grand smile, ça m’a fait sourire et je n’appelle pas ça du harcèlement non plus. Par contre un petit truc en apparence anodin auquel j’ai pensé en lisant l’article : le proprio d’un bar de la rue où je travaille devant lequel je passe presque tous les jours et ) qui je dis bonjour m’a une fois demandé si je voulais « prendre un café ». J’ai refusé (de toutes façons j’aime pas le café XD) me sentant obligée de dire que je n’avais pas le temps (ce qui était vrai). Après ça je me suis sentie un peu mal à l’aise de passer devant le café, je « flippais » qu’il me renouvelle sa proposition et que je doive à nouveau refuser. Je changeais donc de trottoir, pour le coup. On est loin du harcèlement pourtant je l’avais mal vécu…

  29. Excellent article ! Comme d’habitude, j’ai lu le debut en froncant les sourcils me disant « la, il exagere, ca depasse la mauvaise foi ». Mais il faut avouer que vous avez un don pour relever ce que j’aurais accepte sans broncher autrement. Bref, j’en ai encore mal aux cotes.

    Enfin, il faut quand meme reconnaitre que rentrer seule la nuit n’est jamais tres rassurant mais les commentaires precedents en ont suffisamment bien parles.

    Et pour parler de quelque chose completement different : je vous annonce la sortie des Miserables, le film-comedie musicale ! by Hollywood, avec Anne Hathaway, Russel Crow et tout ! Cosette va-t-elle faire du Kung-Fu ?

    http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=190788.html

    Bien a vous, comme toujours.

  30. « Il est bien évident pour tout le monde » que la rue… est un repaire de manants. Les gens de bien n’y séjournent pas, peu importe leur sexe.

    C’est un lieu de passage, pas de fête, ni de réunion.

    Je suis sur par exemple que monsieur Connard ne se déplace qu’a bord d’une automobile conduite par le dénommé Diego, ou par lui même si il est d’humeur joueuse. Et qu’il ne passe pas ses soirées a errer dans la rue a la recherche d’une bière ou d’un innocent passant a harceler. (la bière se trouve dans les bars, et les victimes d’agressions aux réunions de blogueuses mode).

  31. Comme toujours, je me méfie de tous les mots en -isme ; généralement messagers d’une pensée unique…

    • Même « scepticisme », « altruisme » et « séisme » ? Se baser sur un mot pour porter un jugement est souvent l’apanage de personnes qui refusent de réfléchir.

      • Scepticisme : on ne peut être sûr de rien (j’en suis sûr et je ne reviendrai pas là dessus !)
        Altruisme : il faut aider les autres
        Séisme : Il doit y avoir un une crevasse à cet endroit, et s’il y en a qui ne sont pas d’accord avec moi, ça va barder !

        Oui, même pour ces 3 mots (et je ne vous parle pas de strabisme, autisme et optimisme)

  32. C’est bien joli de dire que les femmes ne devraient pas avoir peur d’être dans la rue la nuit parce que nous sommes égaux et tout ça, mais même si ça parait inconcevable pour des hommes qui les respectent, il y a vraiment beaucoup de risques de se faire agresser, et ensuite, quand on se fait violer et qu’on essaye de porter plainte, c’est une expérience vraiment vraiment éprouvante que d’expliquer lors de la déposition que non, le fait d’avoir été seule dans la rue durant la nuit n’était pas une invitation, et d’entendre pendant une heure des choses du genre « il fallait s’en douter, tu aurais du faire attention ».
    Honnêtement, je ne pense pas que le début de l’article soit une incitation à barricader les femmes, mais qu’il déplore juste le fait qu’au bout de plusieurs agressions, on ne voit pas vraiment d’autre solution que de ne plus sortir et de regarder par terre en marchant vite quand on est dans un espace « à risque ». ça peut vous paraître ridicule, mais il existe des différences entre les hommes et les femmes comme par exemple le fait que les femmes vivent avec une bien plus grande peur d’être violées, et plus de risques d’être violées, et ne pas accepter d’en parler juste par peur de bousculer un peu notre désir d’égalité met vraiment à mal l’équité finalement.

    • Vous connaissez quelqu’un pour qui c’est arrivé la petite histoire de « il fallait s’en douter, tu aurais du faire attention »? Connaissant des femmes gendarmes (oui, ça existe), et des hommes policiers, j’en doute (on ne fait pas un métier sous payé, à risque, où vous vous faites régulièrement muter à l’autre bout de la France en perdant vos amis, et où les gens vous méprisent parce que c’est la norme française sans avoir un minimum la vocation d’arrêter les criminels plutôt que d’en faire le moins possible) Si vous connaissez quelqu’un dans ce cas là, c’est la malchance de tomber sur les blaireaux d’un groupe en majorité de bonne volonté (je ne connais pas d’enfant qui rêve de mettre des PV toute sa vie, des adultes non plus).
      Dans environ 80% des cas, un viol est commis par un proche, ou au moins une personne que la victime connait (pour les hommes, je crois que ça avoisine les 93%), donc à part en habitant dans un quartier chaud, vous avez plus de chance de boire du GHB, ou d’être forcé par une connaissance que de vous faire violer dans la rue. Le fait que certaines personnes manipulatrices (politiques, fausses féministes, machistes (restes à la maison !), vendeurs d’armes anti-agression), ou de très bonne foi mais inculte, fassent passer toutes les rues pour des lieux ultra dangereux ne veux pas dire que ça soit vrai et qu’il faille les croire.

      • J’ai connu (enfin d’autres personnes) le « vous êtiez habillée comment ? » et « mais est-ce que vous les avez pas un peu cherchés ? ». Je ne doute pas que les policiers soient de bonne volonté, mais je pense qu’ils sont ni plus ni moins blaireaux que l’ensemble de la population. Or, quand on lit les commentaires des blogs d’actu sur ce genre de fait divers, il me semble que la population est encore pas mal arriérée sur ces questions (pas ici, bizarrement). Et que les victimes vont recevoir par les policiers le même genre de discours que de la part de leur entourage.

        Cela dit, je suis d’accord avec vous sur le reste, s’il y a beaucoup d’incivisme de nature sexuelle envers les femmes dans la rue, le viol y est quand même rare…

  33. Un article magnifique très chère Odieux Connard !

    Je ne commenterais pas le fond, car ça serait long et que je ne suis pas trop d’accord avec certaine réflexion mais bon passons ce billet a vraiment été agréable à lire.

    Fenrir je suis d’accord avec toi cela dit.

  34. Bravo pour toutes ces Odieuseries!
    Sinon,je vous recommande chaudement un documentaire éducatif sur la question édité en 1991 qui s’appelle « Streets Of Rage »
    Je crois d’ailleurs qu’il a du servir de base de travail pour le « journaliste »qui a pondu ce monceau de conneries.

  35. Il y aura toujours des préjugés sur les hommes comme sur les femmes, et ce sont souvent les jeunes papas qui disent à leur fille « Comment ?!? Tu fréquente un garçon ! Mais fait attention voyon, il pourrait te prendre avec tout ses copains et te violer sauvagement ! » Bref … une grande partie des mecs que j’ai connue ont toujours étés respectueux et je n’ai que rarement rencontrer de cons mais ça existe encore en 2012, malheureusement … un de mes copains a dit, pas plus tard que ce week end, en voyant 3 filles discutant sur un banc la ,nuit « celles là attendent des bites » … bref, il est encore loin le temps ou nous seront tous considérés comme des êtres humains à part entiére. En tout cas, merci pour cette belle tranche de rire, je le ferai lire à ma mère qui n’arrête de pas de m’avertir de ne jamais me balader la nuit, alors que je le fais souvent et qu’il ne m’arrive jamais rien. XD

  36. Bonjour, mister Odieux Connard !

    Bon, votre article m’a encore plié de rire – c’est une vraie bouffée de joie que de pouvoir lire régulièrement des textes intelligents, bien écrits et très drôles de surcroît ! (je me suis d’ailleurs aperçu tout à l’heure de l’étendue de ma contamination par votre prose, quand je me suis entendu employer spontanément le verbe « rabouiner » dans une conversation…)

    Sinon, je tenais à porter à votre attention un superbe article sur les discriminations honteuses dont sont victimes les femmes au quotidien, à travers l’analyse sans concession d’un phénomène trop peu évoqué, et dont la misogynie fait pourtant frémir : les panneaux de circulation ! (précisons, à toutes fins utiles, que j’ai découvert cet article de blog grâce à un lien proposé sur la page du Monde)

    Je vous laisse donc apprécier : http://transports.blog.lemonde.fr/2012/08/30/devant-lecole-attention-panneau-misogyne/

    Au plaisir de vous lire !

    • Moi qui avait toujours interprété le premier panneau comme un exemple d’anti-sexisme, dans lequel le papa (visiblement en retard, car il traverse en courant sans regarder – quel idiot !) tire sa petite fille à l’école !

      Il semble que ça pourrait être deux enfants, le grand et la petite (mais là encore on constate que c’est le garçon l’irresponsable qui va se jeter sous les voitures en entrainant sa soeur). Ou l’adulte (mais pas forcément la maman, car sinon il y aurait une jupe) et l’écolier en blouse d’autrefois…

      • Je ne comprends pas comment on fait pour voir la différence entre une jupe et une blouse sur ces panneaux, ni comment des gens font pour trouver qu’un panneau où seul la jupe permet de distinguer que l’enfant est une fille est un panneau sexiste, alors que sur l’avant dernière photo c’est aussi le cas, mais il est progressiste…
        Je crois que la faculté à interpréter les choses comme elles nous arrange est la première qualité pour être féministe (remarquez que Jean François Copé doit être extrêmement féministe dans ce cas)

      • Moi aussi je pensais que c’etait le pere qui emmenait sa fille a l’ecole. Je dois avoir l’esprit mal tourne.

        En ce qui concerne la jupe sur les panneaux, je propose qu’on la remplace par un pantalon et qu’on dessine plutot une grosse paire de seins pour montrer que c’est une femme.

        Osons le feminisme.

  37. Moi, je suis un mec et je suis 100% d’accord avec l’article du Monde culture ! Et je pense qu’il y a plein de solution viable pour enrayer cette tendance qu’on ne peut pas nier !

    Une solution par exemple : la discrimination positive ! Pourquoi ne pas forcer les filles sortir plus souvent et en masse ? Je serais le premier ravi d’enrayer le « en moyenne deux femmes pour huit hommes le soir dans le métro » et d’avoir huit femmes pour deux hommes (OC, voudriez-vous joindre à moi dans le métro ? Je crois que l’on peut avoir un bon divertissement).

    Blague à part, on parle d’éducation pour enrayer le problème de ces mecs qui harcèlent les filles, mais moi ce qui me choque c’est l’indifférence des gens civilisés. Franchement, je n’ai jamais rencontré de dragueurs relous dans la rue, mais plusieurs fois dans le métro. A chaque fois, je sors un truc comme « quoi ? je rêve où vous êtes entrain de draguer une fille dans le métro ?  » Généralement, rien que de le dire tout haut, ça leur faire peur… (bon, certains autres continuent comme si de rien n’était…)

    En revanche, un mot pour les filles : quand un mec vient essayer de distraire le relou, que ça dégénère et que votre sauveur est en difficulté. Eh ben, vous avez le droit d’intervenir. On sait tous que vous êtes de petites créatures frêles et douces (hem), mais si vous vous interposez entre les deux hommes (ou même l’homme et la femme qui sait ?), y a de grandes chances de calmer le jeu et d’éviter moult tracas à la personne civilisé…

    • L’indifférence elle ne concerne pas que ça, mais c’est vrai que souvent ça ne coûte pas cher d’intervenir – enfin moins cher que quand c’est un mec qui emmerde un autre mec, parce qu’on a moins de chances de faire le poids.

  38. J’ai apprécié le commentaire. J’avais lu l’article auparavant, et sans même parler du contenu, il n’y a rien qui m’exaspère plus qu’un étalage de préconceptions mal organisées, justifiées par des chiffres et citations diverses sorties de nulle part, posées hors contexte et sans analyse, et multipliées à outrance pour donner une apparence scientifique à un article d’opinion.
    A ce propos je m’inquiète pour l’avenir des sciences sociales si elles commencent à tolérer que certains de leurs travaux soient utilisés de cette façon dans ce genre d’article.
    Conclusion, c’est pas parce qu’on balance des guillemets et des pourcentages que c’est rigoureux et vrai.

    • Merci !
      La tendance est pourtant lourde : il suffit d’être proclamé « intellectuel » par les medias pour pouvoir balancer des théories tenues pour vraies sans justification basée sur des études de terrain. On se moque de certains medias américains et des libertés qu’ils prennent avec la rigueur scientifique pour parler de l’évolution des espèces ou du climat… mais où est la rigueur scientifique dans le traitement des sciences sociales par les medias français ?

      • Ca me fait penser à un reportage que j’ai vu ce matin dans télématin où ils disaient en gros que manger du chocolat rendait intelligent car les pays qui en consomment le plus ont plus de prix nobels que les autres (ex dans le reportage: la Suisse)… Sans même se demander si il ne serait pas plus judicieux par exemple de regarder en premier lieu les budgets alloués aux disciplines concernées (les budgets de la recherche sont bien plus élevés là bas que chez nous, mais non ce n’est surement pas une explication. C’est grace au chocolat si si)

      • Chut, si tu continues comme ça tu va remettre en cause la suprémacie de l’homme blanc.

  39. Zut, j’ai dû sauter des leçons en cour de bio. Comment on actionne la vision nocturne? C’est à côté de l’infrarouge, c’est ça?

  40. Je ne suis pas fan des groupes féministes et en effet, des trucs comme « séparer les femmes des hommes dans le métro » n’est pas une avancée mais un renoncement.
    Cependant la mauvaise foi est trop grande dans les débuts du texte pour que j’eus pu en rire. Le « film-trottoire » de l’étudiante Belge est quand même éloquent.

    • L’ironie de prendre l’Egypte pour exemple dans ce cas est assez savoureuse. « Regardez l’Egypte, ils ont des rames de métro séparées, c’est génial ». Oui, regardez l’Egypte, ce pays dans lequel le harcèlement sexuel est presque un sport national.

      • Oui c’est une belle ironie! Là-bas, quand une femme se fait violer, elle doit prouver qu’elle ne l’a pas un peu cherché quand-même, c’est çà dire, mis un peu un peu trop de mascara (ou en avoir mis simplement)…

      • L’article ne dit pas que c’est génial. Il donne ça en exemple de solution contre le harcèlement mise en oeuvre, tout en précisant que ça ne résoud pas le problème de fond. Moi, j’y comprends plutôt « en Egypte, le problème est si fort qu’ils ont séparé hommes et femmes dans le métro, alors que c’est tout pourri comme idée puisque ça ne change pas le problème »

  41. L’autre jour, en me promenant de bon matin, j’ai pu constater que certains réverbères encore allumés à cette heure s’éteignaient lorsque je passais à proximité. Je comprends maintenant que ma progression dans la rue était surveillée par un dangereux prédateur sexuel nyctalope… Brr, ça fait frémir !

    Sinon, je voulais signaler la sortie prochaine de « God bless America », un film dans lequel le héros s’emploie à éliminer les héros de divers programmes télé particulièrement stupides (une idée qui n’est pas étrangère à M. Connard, je crois). Je ne sais pas du tout si ce film est réussi, et je n’aurai pas l’occasion de m’en rendre compte, mais je me suis dit que ça pourrait vous intéresser.

  42. cher OC,
    d’habitude je lis vos articles avec grand intérêt, et admire votre prose autant que la justesse de vos propos, mais la, je trouve ce post relativement à chier. ok l’article du monde contient des passages critiquables, etc. mais a titre perso, il m’arrive relativement souvent d’avoir peur dans la rue, non pas parce que j’ai lu des magazines m’expliquant que c’est dangereux, mais parce que je me fais emmerder, voire déjà agresser. pourtant, je vis dans une ville de province pas spécialement pouilleuse, je ne m’habille pas de façon provocante. oui, j’ai appris a éviter certaines zones, à ne pas m’attarder. je ne mets plus de jupe, parce que la sinon, il semble que ça envoie un message comme quoi je suis disponible pour un plan c… je ne suis pas un cas isolé, la plupart des femmes que je connais, ont vécu des situations similaires. ce qui me dérange dans votre post, c’est que vous niez une réalité, qui est que dans la rue, une femme ne peut pas être tranquille.

    • Etant femme et connaissant le problème, je n’ai pas l’impression qu’Odieux nie cette réalité, mais plutôt qu’il fustige un article qui la décrit très mal et qui est tellement embrouillé de bout en bout qu’il finit par sembler (être?) parsemé d’idées arriérées ou machiste.

    • L’article de l’OC ne conteste pas l’insécurité bien au contraire. Il y a même des quartiers où la situation de la femme fait peur à voir. Ce qu’on dénonce, c’est ce pseudo-féminisme qui au lieu de s’occuper de ces problèmes va généraliser à outrance et dénoncer une psychose qui n’existe pas, ce qui va du coup la créer et humilier encore plus certaines femmes. Il aura quand même fallu des gens de Sciences-Pô pour nous affirmer que PARTOUT les femmes marchent tout droit en regardant le sol, qu’elles ne profitent de rien, bref que la France, c’est les bas-fonds de Chicago pendant les années 30.

  43. Je suis entièrement d’accord avec le contenu de l’article, et je pense pas qu’il faille s’insurger parce que effectivement, on a un peu raison d’avoir peur la nuit dans la rue et que j’ai vécu des choses assez choquantes en rentrant du travail.

    Mais on prend le problème à l’envers, en tentant l’égalité des sexes on renonce à 2-3 trucs tel « le ménage c’est pour les gonzesse » et « la politique c’est pour les mecs » tout en restant basés sur des idées complètement préconçues, qui n’ont rien de naturelles mais qu’on considère maintenant comme des vérités contre lesquelles on ne peut rien :
    -les femmes ça doit être toujours pomponnées et mettre des plombes à choisir un verni et ça aime qu’on leur tienne la porte pour qu’on leur montre qu’elles sont aussi jolies qu’inoffensives et que il paraît que c’est du respect

    -Les filles ça pense plus à l’amour et aux bébés qu’au sexe parce que le sexe et les trucs un peu primaires c’est des trucs d’hommes, donc elles regardent les beaux yeux et pas le petit cul des mecs qu’elles croisent

    -Les hommes bah les pauvres, ils ont quand même plus d’hormones que de cerveau donc c’est quand même normal que quand ils voient l’ombre d’un bout de fesse il doivent perdre tout contrôle
    (je sais pas si ces histoires là donnent une image pire de l’homme ou de la femme, est-ce que c’est pire d’être une délicate victime ou d’être une bête naturelle incapable de se contrôler ? j’trouve ça doublement vexant en plus d’être faux)

    Non parce qu’entre les clichés de la femme qui sait faire plein de trucs en même temps et que l’homme qui sait juste dominer, ramener le pain et baiser sa femme le soir, c’est laid quoi, moi j’me sens un merdique bout de viande qui doit trouver des subterfuges pour adoucir le mâle et je suppose que du côté masculin ça doit donner une belle image de soit…

    Les pays comme l’égypte ou le Japon qui en sont arrivés à mettre les wagons women only sont des pays où la femme est particulièrement victimisée et c’est cette image qui met à la fois dans ta tête des mecs qu’ils peuvent en abuser en toute tranquillité parce qu’une femme c’est nul et faible et qu’ils sont un sac d’hormones de toute façon, c’pas de leur faute, et à la fois dans la tête des femmes qu’elles sont plus faibles, qu’elles peuvent pas comprendre parce que leur désire sexuel est moindre et que de toute façon elle sont un peu faites pour ça avec leur trou entre les jambes et leurs ovules fécond.
    Alors faut être toujours désirable parce que c’est notre fonction, parce qu’une femme qui se maquille pas elle se prend pour Sébastien Chabal au moins, elle pue et elle est mal baisée, cette ratée, mais faut pas trop en faire non plus sinon vazy t’es une pute t’a voulu que tout le quartier matte ton cul et après tu vas pleurer ?

    MERDE on a des différences physiques certes mais je pense pas qu’ils définissent naturellement tout ces comportement. Je veux bien avoir une masse musculaire moindre mais quand je vois que j’ai du me battre avec un collègue pour avoir le droit d’empiler des chaises parce que c’est un travail d’homme et moi j’peux pas soulever une chaise il paraît… et le pire c’est que beaucoup de femmes se complaisent dans cette situation facile où elles ont le droit de pas porter plus de 20g de bagages tout en ayant le droit de pas travailler parce que c’est pas trop à elles de faire ça, et qu’en plus elles imposent leurs crises à tout le monde parce que « c’est les hormones »

    Non quoi. Je veux bien porter mon sac si on me laisse le droit de me balader la nuit et de foutre un pain à celui qui me le refusera

  44. « Ah oui, et sinon, notez : penser qu’une femme seule la nuit dans un parc c’est une prostituée, c’est un préjugé à la con, mais penser qu’un homme la nuit soit automatiquement un violeur potentiel, c’est tout à fait normal. Chapeau les enfants »

    Je ne suis pas d’accord.
    Bien qu’une femme seule au milieu de la nuit est une potentielle prostituée, si elle s’avère en être une, ce n’est pas comme si elle allait vous blesser et humilier physiquement
    Le viol est quelque chose qui a lieu de plus en plus souvent car certains hommes pensent que ce n’est pas si grave que cela (des sondages ont eu lieu et le nombre d’étudiants masculins qui avouaient qu’ils violeraient quelqu’un si le terme utilisé devenait « relation sexuelle forcée » est effrayant). De ce fait les femmes sont mises au courant et évitent les risques. C’est normal.
    Ce n’est pas un préjugé, c’est prendre des précautions. Le mot « prostituée » ne définit qu’une personne exerçant son boulot: la prostitution. Un violeur, ça viole.

    Merci pour cet article cependant, il relève certaines bêtises telles que « Oh non, les skate parks et le football, c’est pas pour les filles. » Et ça se dit féministe.

  45. c’est vraiment très marrant, mais il y’a beaucoup trop de texte pour moi. Pour tes porchains articles, je te conseille de mettre 20 lignes max et des photos marrantes (genre des petits chats déguisés qui jouent du piano)…

  46. Excellent article cher Odieux !

    Sinon, en matière de féminisme qui tourne au délire, j’ai trouvé ceci, où une « auteur*e* » partie en guerre contre « la dictature du vagin », s’indigne qu’un guide de positions sexuelles hétéro fasse la part belle à la pénétration. Sisi.
    C’est là :

    http://www.centpapiers.com/positions-sexuelles-la-penetration-sinon-rien/101934

    Allez, j’ai presque honte de générer du trafic vers ce torche-cul, alors je préfère vous laisser.

    Je pars déposer une pétition contre un chef auteur d’un recueil de recettes de cuisine destinées à être mangées. Un vrai scandale.

    • J’ai pas compris ce qu’il avait de mauvais, cet article… C’est bien de laisser croire aux nanas qui n’arrivent pas à avoir de plaisir vaginal qu’elles sont anormales ? Ou aux hommes qui ont de telles compagnes qu’ils sont de mauvais amants ?

      • Quand on ne veux pas comprendre, on en comprends pas. C’est un phénomène assez courant en fait. La madame qui a écrit l’article s’indigne du fait qu’on fasse du sexe avec son sexe => c’est très très TRES con (dès fois le captain obvious s’impose). L’article se pose sur les positions préférés(donc de la majorité) il ne s’intéresse pas à des cas particuliers, donc dénoncer le fait qu’on aborde pas en détail les cas particuliers est encore une fois très con (thx captain).

      • S’il s’agissait des positions préférées de la majorité, il n’y aurait rien à redire, mais là ce n’est pas le cas. Justement, s’il y avait les positions sexuelles préférées par la majorité, on aurait très probablement des réponses autres que la pénétration vaginale (pour des raisons purement statistiques). Il ne s’agit là que de cas particuliers qui, c’est bien le problème, se font passer pour des cas majoritaires alors que c’est faux.
        Il y a bien plus de femmes qui sont incapables de plaisir vaginal que de femmes qui pratiquent régulièrement certaines de ces positions.

    • Quel est le problème avec cet article? il est très juste je trouve, que ce soit sur la dénonciation du stéréotype (la porte parole du fabricant qui dit que les filles étaient « privées de légo » parce que ce n’étaient pas des légo-pour-filles) ou sur le fait que les jouets très élaborés ne stimulent pas l’imaginaire des enfants (filles ou garçons) de la même façon que les jeux de construction classiques.

    • Moi non plus, je ne vois pas le souci dans cet article. Bon, il y aurait beaucoup plus a dire sur cette mode idiote qui consiste a repeindre tous les jouets autrefois unisexe en rose pour pouvoir enfin (vive le progrès) faire une distinction fille-garçon, et en ce qui concerne le fait de brider l’imagination en guidant vers des constructions précises, Lego n’a pas attendu la collection « fille » pour le faire; mais le fond du problème est correctement énoncé.

    • Le problème n’est pas dans l’article, mais dans ce qu’il dénonce. Je trouve que la cause des femmes est en recul, et c’est ce que montre cet article…

  47. Mon dieu!!! Cela veux dire que j’ai échappée une bonne centaine de fois à la mort, assassinée par de vilains messieurs!!? Merci Odieu, vraiment, tu me sauve la vie…! Qui sais la prochaine fois j’aurais pue être tuée!

  48. Poy. Tout d’abord, je vais faire un premier commentaire sans lire les autres pour ne pas me laisser influencer, puis je reviendrais sur ceux-ci.

    tout d’abord je suis féministe, et je ne m’en cacherais pas, parce qu’il y encore beaucoup de sujet sur lesquels il y a du travail (je ne m’étenderais pas dessus maintenant, une chose à la fois).

    Tout d’abord, je précise que je fais 82 kg pour 1m75, ce qui me place au même niveau qu’un français masculin moyen. Mon commentaire ne comptera donc que pour moi, car je ne sais pas ce qu’il en est pour les dames d’1m55 et 35 kilos:

    Je ne me prends quasiment jamais de remarque dans les rues (une ou deux fois par ans), certainement par ce fait. Je me sens rarement directement menacée quand je marche, et je n’ai pas peur de rentrer de nuit ou à n’importe quelle. Pour info, j’ai passé une partie de mes études à traverser une partie de Lille Sud, (côté porte de Valencienne pour ceux qui connaissent) la nuit avec un coup dans le nez.

    Mes copines exigeaient que je leur envoie un petit mot pour dire que j’étais bien arrivé à mon appart à dix minutes de marche du leur pour dire que rien ne m’était arrivé. Evidemment, j’ai beaucoup ricanné, et j’ai passé le temps de ma licence à envoyer des commentaires du style « j’ai violé trois types et raquetté 4 autres sur le chemin » ou « j’en ai castré un seul ce soir, pas la forme, lol ».

    Lors de mon premier concert de métal (station fives, salle à 10 min du métro dans mes souvenirs), j’ai reçu un coup de tel affolé deux heures avant de ma grand-mère qui avait entendu dire que la station était mal famée. Imaginez mon désapointement en découvrant que la station était pleine de monde (le métro de Lille transporte beaucoup de monde à toute heure, et y a des caméras partout).

    Et toutes les femelles plus âgés de ma famille m’ont fait au moins une fois un petit rappel pour me dire de « faire gaffe ». Je me souviens avoir expliqué un jour à une tante que 80% des filles violées connaissent leur agresseur, et que pour limiter le nombre d’agression, au contraire il faut mieux rester dans la rue que chez soit (avec son père, compagnon, oncle, parrain, ce que vous voudrez).

    J’ai également dû expliquer à ma belle-mère que si un type se sentait autorisé à me mettre un jour une main au cul, je me sentirais autorisé à lui mettre une tarte dans la gueule. Et j’en ai les moyens.

    Donc: Odieux Connards, je suis assez d’accord avec votre article: la rue n’est pas dangereuses pour les femmes. Mais nous sommes conditionnées: c’est un lavage de cerveau que nous subissons depuis l’enfance, une espèce de psychose persistante qui nous pourrit la vie et que nous nous infligeons entre nous. Hélas, c’est moins facile à défaire que démolir des maisons dans Paris…

    • Un post qui reflète parfaitement cet article:

      http://www.crepegeorgette.com/2012/03/08/tu-seras-violee-ma-fille/

      qui explique à quel point c’est un fait social, qui nie une réalité toute autre…
      Mais je tiens à préciser que si vous n’avez été abordée que quelques fois dans votre vie, vous pouvez vous estimer chanceuse (et pas moche, comme a pu le penser quelqu’un plus haut). Ne serais-ce que parce que les critères objectifs de beauté n’ont plus rien à voir dedans, dans ces « tentatives de dragues » qui sont plus des agressions à but de domination qu’autre chose. La drague ets un acte réciproque, qui implique acceptation et prolongation par les deux partis; sinon, c’est du harcèlement.

      • Disons qu’on dirait une espèce de traumatisme collectif. C’est un peu le principe du « fusillons un prisonnier au hasard pour faire un exemple » (dans un tout autre contexte et réalisé tout à fait consciemment par les commenditaires).
        Après le problème c’est le comportement de quelques hommes (je m’entends bien avec de nombreux mecs, mais comme dit plus haut dans les commentaires il suffit d’un abrutis pour emmerder 50 nanas par jour) et aussi de toutes ces âmes bien intentionnées qui te disent comment ne pas avoir de problème (genre Lille et Toulouse, c’est la Syrie avec le contexte qu’ils ont en ce moment).

      • Disons qu’on dirait une espèce de traumatisme collectif. C’est un peu le principe du « fusillons un prisonnier au hasard pour faire un exemple » (dans un tout autre contexte et réalisé tout à fait consciemment par les commanditaires).
        Après le problème c’est le comportement de quelques hommes (je m’entends bien avec de nombreux mecs, mais comme dit plus haut dans les commentaires il suffit d’un abrutis pour emmerder 50 nanas par jour) et aussi de toutes ces âmes bien intentionnées qui te disent comment ne pas avoir de problème (genre Lille et Toulouse, c’est la Syrie avec le contexte qu’ils ont en ce moment).

        J’avais des copines qui me surnommaient « la suicidaire » mais au final, elles se sont fait vachement plus peur que moi avec le mari de leur concierge…. Je ne pense que c’est aussi une question de vulnérabilité apparente. Comme je l’ai dit, je suis grande, je marche en regardant devant moi ou les gens dans les rues. Donc même si je ne suis pas experte en science humaine, je dirais que ça compte pas mal.

        J’ai entendu dire aussi que l’auteure Virginie Despentes avait écrit quelque chose à ce sujet, sur le fait que les filles soient éduqués à la passivité ce qui les rends souvent plus vulnérable car inhibant les réflexes de défense (se mettre en colère, gueuler), mais ne l’ayant pas lu, je ne m’étendrais pas là-dessus.

  49. Odieux Connard, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous : compte tenu de votre entêtement tout au long de ce post à affirmer que hommes et femmes sont égaux; et comme vous semblez penser que placer les femmes en position de victimes n’est pas les émanciper… je crois que vous êtes un féministe…

  50. Cher Connard,
    Je crois que vous prenez le problème dans le mauvais sens : cet article n’est pas la cause d’une telle situation, mais son produit. Peut-être est-ce parce que je vis dans le Sud de la France, cette région reculée où mes congénères et moi-même nous faisons régulièrement alpaguer si ce n’est attaquer par des bandes de petits cons persuadés que leur engin est en or massif, mais je me suis relativement reconnue dans cet article, en ce qui concerne les relations hommes/femmes en général.
    Je ne considère pas que je suis une femme avant d’être un être humain, mais des individus de mon entourage, hommes ET femmes, me rappellent constamment qu’avec ma jolie paire de chromosomes X, j’excite automatiquement tous les mâles dans un rayon de 50km et que du coup je dois faire très très attention parce que je ne suis ni plus ni moins que du gibier. Prophétie horrifique qui se confirme parfois, car même si je décide de faire de la résistance et de me foutre de ces précieux conseils, les autres filles, elles, les ont bien en tête, ce qui fait que certains hurluberlus sentent qu’ils n’ont plus aucune limite lorsqu’il s’agit d’entrer en contact avec moi.

    Donc oui, aussi, le problème ne vient pas des hommes en général, il vient d’une partie mixte de la population qui pense toujours que les femmes sont des êtres doux et mignons, comme des Bisounours avec des seins en fait, et qu’elles n’ont rien à faire dans l’espace public, alias temple de Belzébuth.
    A mon sens, la plus grande erreur dans cet article est de faire porter toute la responsabilité aux hommes dans leur intégralité, alors que certaines femmes sont aussi liberticides pour leurs congénères que ces.. messieurs. D’ailleurs, vous parliez de Twilight plus haut, nous avons là un bel exemple de « femme qui apprend la vie aux autres femmes ».

    Sur ce, je retourne à mon entraînement de kick-boxing.

    • Je vis dans le sud de la France aussi et en discutant avec des amies parisiennes j’ai pu constater qu’apparemment elles se font plus emmerder que moi. Et je fais 1m55 pour 45kg (et non 82kg 1m75 comme une jeune fille au dessus). XD
      Comme quoi chacun(e) a vraiment une perception et une expérience différente du problème et ressent les choses différemment. Ce que je vais classer moi dans la catégorie « gentille interpellation sans conséquence (même plutôt sympa / flateuse) » peut être rangé dans la catégorie « harcèlement » par une autre. Et inversement.

      • Seigneur dieu Maud mais vous êtes minuscules! Vous devriez faire du développé-couché pour développer votre féminité.

  51. Cet article me confirme définitivement dans le soupçon que me laissait la lecture de vos derniers billets: mon cher, vous êtes un odieux féministe.

  52. Eh bien monsieur misogyne j’ai envie de vous dire que si vous étiez une femme vous comprendriez mieux cet article de presse.

    • Et bien médème misandrie, j’ai envie de vous dire que si vous étiez une lectrice altruiste vous comprendriez mieux cet article de blog.

    • Eh bien Madame Fût-fût, si vous aviez un esprit un peu plus large qu’un Oréo, vous sauriez que le sentiment d’insécurité est largement causé par:

      1) TF1 et autres grands médias, qui se plaisent à nous raconter qu’un groupe de racailles attend à chaque station pour organiser les pires vilénies,

      2) par ce type de discours contradictoire, qui prétend que les hommes sont tous des porcs en rut aux hormones folles alors qu’un quelconque jugement sur une femme est sexiste, en disant bien aux femmes qu’elles doivent bien sortir des préjugés, mais se révolter quand on ne propose pas quelque chose qui correspond à ces préjugés. Ex: exiger des infrastructures « pour elles » ce qui sous-entend espace shopping et salons de lectures Closer.

  53. je viens de découvrir votre blog, et votre style d’écriture me laisse pantois. Je suis conquis. Et puis être un odieux connard, ça fait presque hype maintenant avec ce bon vieux Dr. House.

  54. Quelle surprise.
    99% des personnes qui interviennent pour dénoncer le féminisme, soit d’un ton paternaliste « vous avez tort d’avoir peur, c’est compréhensible mais vous avez tort », soit pour dire que c’est anecdotique; sont des mecs…
    Triste l’androcentrisme..

    • Je connais nombre de femmes qui s’écartent de TF1/M6 et qui ne correspondent à aucun cliché de magazine féminin et ô surprise, elles ne prennent pas le métro la boule au ventre en imaginant être victimes d’une tournante devant leur porte, elles vont en boîte et dans des bars, s’y sentant très à l’aise, elles ne s’habillent pas comme Diam’s par crainte de se faire insulter, et pire encore (les inconscientes !) elles osent avoir des amis masculins, alors que nous ne sommes (comme chacun le sait) que des violeurs en puissance sautant sur tout ce qui bouge.

      C’est vrai qu’elles ont peut-être tort, contrairement aux femmes citées par l’article du Monde, lui-même, de ne pas s’abreuver de reportages alarmistes à la « Enquête d’Action », de réfléchir, et (comble du comble) de ne pas être un oxymore vivant en revendiquant leur identité tout en faisant des raisonnements du style « le foot c’est pas pour moi parce que je suis une FIIIILLE donc faut qu’on m’ouvre un magasin Louis Vuitton »…

    • Si j’en suis votre raisonnement : Les femmes accusent les hommes. Les hommes ne peuvent se défendre car ce sont des hommes. (C’est volontairement réducteur, tout autant que votre commentaire qui met une personne qu’elle quelle soit au même niveau juste en se basant sur son sexe).

  55. Les merveilles du féminisme moderne expliquées en quelques lignes. Tellement bon que le commentaire (au demeurant excellent comme d’habitude) était presque superflu. Mais ne ciblons pas le féminisme, qui au lieu de s’occuper de vrais problèmes comme, au hasard, la situation des femmes dans les banlieues, propose ce genre de jugements généralistes à l’emporte-pièce: rappelons-nous que la PETA vient de faire un clip dénonçant la capture d’animaux dans Pokémon (ne riez pas).

    Ça devient marrant, la société de l’image: la réalité passe maintenant au second plan. Pour se faire aider, à croire qu’il faut mieux fantasmer en citant la conspiration des éclairages publiques plutôt que de se faire réellement abuser.

  56. Ca a quelque chose d’à la fois jubilatoire et terriblement effrayant de réaliser que vous etes plus intelligemment féministe qu’osez le féminisme et consoeurs (oups, effectivement, meler « intelligemment », « féministe  » et  » osez le féminisme » dans une meme phrase, c’est pas du tout crédible.)…L’article du monde me rappelle une conférence donnée à l’occasion de la journée de la femme par une « chercheuse » qui pendant une heure nous a expliqué qu’Astérix était un fumier de machiste parce qu’il refusait de se marier.
    Je vais commencer à croire que cette asso et ses clones ont étées crées par l’internationale machisterie (la meme qui construit des rues étroites, bouche les saniblocs dans les festivals et fabrique des talons bruyants pour que les prédateurs nous repèrent de loin) exprès pour décrédibiliser le féminisme et véhiculer des stéréotypes ahurissants.

  57. J’adhère et regrette sur plusieurs points. J’adhère sur le point de la paranoïa, pas besoin d’être à ce point inquiète lorsque l’on rentre tard, et pourtant, dur parfois de ne pas se laisser envahir…
    La prudence reste quand même le maître mot.

    24 ans pour ma part, ni particulièrement belle, ni particulièrement moche.

    Cependant, victime d’une tentative de viol à 18h en rentrant à pied. Je vous rassure, loin d’avoir été traumatisée par ce « brave monsieur », le « futur » violeur a pris la fuite quand je l’ai littéralement engueulé. Je ne me considérais pas comme une pauvre demoiselle en détresse, et ne me sens toujours pas en détresse.

    Je sors toujours, rentre seule le soir, et ne surveille pas chaque croisement en sentant la sueur perler sur mon front ! Loin de là !!! Mais ! Prudence toujours, je change de route quand se pointe un groupe de mecs par exemple. Quand on le fais pas, on n’échappe pas à option :
    – A: Contact physique
    – B: Et m’dame, jpeux toucher voir si c’est des vrais ?
    – C: mmmm t’es bien une sal**** toi.

    Et oui, je crois en la différence homme/femme. Le gars qui m’a jetée ds le buisson n’a pas poussé bien fort !

    Et ça n’évite pas les traditionnelle mains au c**, autre « et mam’zelle tu suces ? », et autres « caresses » (ben oui, on est tellement serrés dans ces métro, faut bien mettre ses mains quelque part !)

    Cas isolé me direz vous ! Mais quelle idée d’avoir des seins aussi !

    Pourtant non, on est nombreuses.
    Donc, fringues de rechanges en sortir de boîte à 4h, les chaussures plates. Question de prudence, pas de paranoïa. Le phénomène est là.

    Je plussoie cependant pour dire qu’il faut pas en faire un phénomène permanent au point de s’enfermer chez soit de peur de rencontrer le mâle libidineux à la recherche de la brebis innocente, ms ne minimisons pas la chose pr autant !

  58. faire porter un message sérieux par des personnes débiles est le meilleur moyen pour décridibiliser ledit message. les pires ennemis du féminisme sont les organisations féministes. et si les messages et les arguments de ces « portes paroles » sont risibles, la réalité de la condition féminine en France ( je ne parlerai même pas d’autres pays ) ne l’est pas.

  59. Eh oui mes braves,
    Le pourcentage stupide, immature, détestable et étroit d’esprit de la populace est présent, partout, quelque soit le sexe.
    Que ce soit
    : la pauvre loque bourré qui vous demandera une cigarette pour ensuite vous marmonnez que vous ne lui faites par peur et qu’il a passé ses 10 dernières années en prison (ce a quoi on ne peut que répondre « oui oui fort bien mais mon oncle s’est acheté une nouvelle paire de pompes, hein ? quel rapport ? a tout hasard, je dirais l’utilité du discours ?)
    : les 3 puceaux en rut attirés (surement a juste titre) par vos abdominaux fessiers, mais qu’ils montrent avec la legereté et la subtilité d’un camion-citerne
    : j’avoue que je voulais faire un 3e point mais je crois qu’il y a la les 2 grandes catégories de casse couilles, (si on zappe les mecs qui viennent jouer de l’accordéon dans le métro/rer quand tu rentre d’after)

    Que dieu bénisse le jour ou j’aurais peur de mettre un jean qui fasse un peu trop ressortir mon corps d’athlete

  60. Du grand art ! ^^ Honnêtement, la presse féminine et le féministe, y’a de quoi mettre la honte aux femmes,
    L’homme et la femme sont différents, ça ne signifie pas qu’il y en a un supérieur à l’autre. Ces articles sont ridicules.

  61. C’est assez drôle de trouver ici le nom d’un de mes profs à la fac que je connais bien (Yves Raibaud, « qui a probablement observé le mouvement de migration des femmes en espace urbain depuis le toit de sa maison, ou alors il faudra m’expliquer comment il a noté cela » selon votre texte, ce qui, je pense, ne serait pas si inenvisageable que ça dans le milieu des enseignants chercheurs…). Du coup, pour l’anecdote, ces études d’enseignants chercheurs sont souvent réalisées à partir de travaux étudiants (mémoires, recherches…) repris et réutilisés, en tout cas dans le coin où j’habite. C’est l’un de ces profs qui m’en a fait part. On peut donc poser légitimement la question de la valeur de ces études. Bon article, sujet à débats sanglants, et blog à recommander (parce qu’il m’a fait sourire, voire pouffer par surprise).

  62. Tant de suffisance, de bêtise, de mépris, de haine et d’ignorance… Je ne sais pas ce qui me fait le plus gerber entre l’article et ses commentaires.

    Odieux Connard, vous êtes fin, drôle, spirituel et cultivé, mais par pitié, restez en-dehors de la politique, et particulièrement du féminisme. Car, présentement (vu que votre discours n’a pas tellement évolué), vous vous comportez comme un gros beauf, misogyne et réactionnaire.

    Par ailleurs, je recommande fortement à tous ces charmants petits mecs qui se permettent, du haut de leur grand expérience de la condition féminine, de traiter les réflexions féministes avec autant de condescendance, de prendre connaissance du présent article : http://cafaitgenre.org/2012/07/14/bingo-feministe-et-mansplaining/

    Peu importe que le positionnement de « Osez le Féminisme » soit parfois contestable, ou que « Le Monde » ne soit certainement pas un journal progressiste : sans un minimum de travail personnel sur le patriarcat et la question du privilège masculin, vous n’êtes absolument pas légitimes pour critiquer ce genre d’initiative.

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