La veste magique

« La magie, ça n’existe pas ».

Ainsi parlèrent bien des sages, jusqu’à ce qu’au début du XXème siècle, un spahi vienne emmerder tout le monde avec des histoires de veste magique qui rendait invincible. Le pire, c’est que lui n’avait rien demandé. Parlons donc de la légende de « l’homme rouge », aussi appelé Henri de Bournazel, un type qui ferait passer la cape d’invisibilité d’Harry Potter pour une blague.

Bon visionnage.

9 réponses à “La veste magique

  1. Voici encore une fois le preuve définitive que les fakesnews sont plus fortes que la réalité.
    Accrochez-vous à ce que vous pouvez mes bons…

  2. Je n’ai pas assez d’éléments surs pour séparer la réalité de la légende, mais l’histoire est bien racontée.

    Ce ne sera pas le premier combattant à avoir inspiré une légende à partir de faits d’armes réels et improbables. Et le désert fascine aussi.

  3. Plus qu’un ami, Olivier est une partie de mon âme, et je ne crois pas abuser en disant que je suis une partie de la sienne. Pour tous vous spoiler maintenant, sachez bien, comme Jérômine le dit, que je suis la face sombre, et qu’il est la face lumineuse. L’amitié qui nous lie a passé à travers tellement d’épreuves essentielles à la construction de nos vies d’hommes que la confiance que nous avons établi l’un dans l’autre est absolument sans faille, d’une telle manière qui fait que je sais, assurément, au-delà de toutes considérations raisonnables, que notre amitié ne sera jamais rompue. De même que je sais que lorsqu’Olivier s’engage dans ce mariage avec Jérômine, il le fait de tout son être, de toute son âme, et du plus profond de son cœur, car ce n’est qu’ainsi qu’Olivier exerce sa liberté, dans une sincérité pure : c’est-à-dire de manière totale, tellement engagée qu’il a déjà honni la moindre possibilité de retour en arrière. Le connaissant profondément, je me porte ce soir garant de la plénitude de cette sincérité.

    Un jour, il y a près de 12 ans, lors de notre première année de philosophie à Paris, alors que sa liberté était plus volage, ses épaules moins solides, ses troubles plus blessants, et son cerveau en ébullition permanente, Olivier m’a dit, en me regardant droit dans les yeux et sans même l’esquisse d’un sourire, qu’il était en fait un samouraï, et quoique que la sentence claqua dans l’air d’une façon épique et convaincante, j’avoue avoir pris un peu de temps à comprendre ce qu’il voulait bien dire par là. L’absence de rides japonaises centenaires sur son visage, en même temps que d’armure sur son dos et de sabre à sa taille, ne m’y aidait pas franchement. Depuis il n’a jamais reparlé de cette identité cachée, et pourtant, aujourd’hui plus que jamais, je sais qu’Olivier est vraiment un samouraï.

    Je le sais car nous avons vécus ensemble, comme des frères jumeaux distancés, par-delà les frontières des abysses les plus troubles de ce monde : nos sensibilités exacerbées nous ont mené à la passion de la folie, à la destruction systématique, à l’ivresse à mort… au point de ne plus rien distinguer de sensé dans ce monde, au point de nous blesser l’âme comme le corps au mépris de toutes les conséquences. Par soif d’absolu, par passion d’homme, nous nous sommes confrontés au chaos originel, et avons essayé de voir, là, immergés nus dans la réalité totale, comment il était possible de se tenir droit. Insatiables assoiffés que nous étions déjà de beauté, d’amour et de vérité, nous étions prêt à tout, et à souffrir surtout, pour nous élever vers une vie qui ait du sens et que nous aurions choisis nous-mêmes. Je ne sais pas qui parmi vous ne connaît pas les samouraïs, mais le samouraï n’est pas un guerrier banal, il ne fuit pas le chaos, au lieu de ça il escrime sa lame pour apprendre à le traverser. C’est parce qu’il survit à l’ombre qu’il est si fort dans la lumière. C’est parce qu’il accueille et pourfend des démons pendant la nuit qu’il est calme et serein dans chacun des actes de sa vie. En vérité, Olivier a découvert que rien ne permet seul de tenir droit, et a alors regardé vraiment, pour la première fois, le seul qui ne l’a jamais laissé seul : Dieu, compagnon invincible de toujours. J’ai connu Olivier avant qu’il laisse sa foi brûler, et je l’ai connu ensuite comme vous le connaissez tous, porteur d’un feu vivant qui renverserait les montagnes, un feu vivant qui a déjà commencé son œuvre en établissant pierre à pierre, tout autour de lui, la patrie de l’amour qui est le rêve plus ou moins assumé de chacun d’entre nous. Ce dont je me réjouis énormément sachant d’autant plus que ce n’est que le commencement. Olivier est le témoignage vivant d’une intelligence suprême qui pour tendre davantage vers le bonheur a compris qu’il devait surtout ouvrir son cœur, même au prix de tous les sacrifices du monde qu’impose la droiture de l’âme.

    Il n’est pas anodin que dans bien des conquêtes qu’il a entrepris, il s’est rompu les os et s’est déchiré les peaux ; il a chuté, a appris, s’est relevé. Et il ne tombe plus aujourd’hui. Voilà trois voyages d’affilés qu’il revient entier. Ni les glaciers du Tian Shan au Kirghizistan il y a deux ans, ni l’Himalaya à dos de grosse moto il y a un an, (sans être détenteur de permis évidemment), ni le Sahara dont nous revenions il y a deux semaines, ni aucune montagne ne parviennent dorénavant à avoir raison de lui. Cela change des 38 points de suture qu’il a eu en travers de la figure à la suite d’une escapade sur les toits de Paris lorsque nous avions 19 ans. Cela change d’une nuit magnifique à Mayotte à scooter où sous mon conseil soudain il nous faisait tous les deux grignoter à pleines dents un morceau de goudron. Dans la voie du Bushido, dans la voie du Samouraï, tout est question de maîtriser le désordre intérieur, de trouver un équilibre entre la lame et l’esprit, c’est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’échapper aux colères et aux pulsions qui déplaisent mais de les dompter et d’en faire une force maîtrisée, d’être capable de trouver la paix en toutes circonstances, et surtout au coeur du tumulte. Pour un samouraï, le chaos n’est pas synonyme d’atrocité à éviter mais de vitalité, car le chaos c’est d’abord l’élan sauvage de l’âme, la pierre brute qu’il faut apprendre à tailler, en fait, la matière première de l’ordre… Si l’on refuse le chaos, on se refuse soi-même. Olivier, au terme d’un long voyage intérieur, a appris à le reconnaître — dormant autrefois sous sa peau sans pouvoir le renier, faisant alors vaciller son esprit au seuil des plus grandes décisions… Il a, jour après jour, appris à habiter l’existence pleinement sans s’y perdre et en demeurant fidèle à ce qui l’habitait. Entraîné, discipliné, priant toujours, il s’assied maintenant au centre de la tempête, la lame au repos sur ses genoux, et écoute le tumulte du monde se mêler au sien dans une harmonie divine, car faite d’espérance. Alors, lentement, quelque chose s’ordonne. Un ordre vivant, une respiration qui épouse le désordre et le transcende. Le samouraï n’est pas qu’un guerrier, il incarne une manière d’habiter le monde avec une intensité sacrée, une présence à l’instant constituée uniquement d’actes justes, orientés par un code divin, qui ne laissent à l’hésitation que la place requise pour devoir réaffirmer à chaque instant l’impact de son intransigeante volonté.

    Enfin, tout ça ressemble parfois à une prison : le mot samouraï veut dire servir, le code d’honneur est contraignant… mais le service comme la contrainte, lorsque consacrés à Dieu, à l’amour, à Jérômine, à la famille, font surtout de chacun des mouvements d’Olivier une offrande à la vie, son art consiste alors à trouver l’harmonie dans la tension. Et qui connaît Jérômine et Olivier et leurs caractères opposés, d’un côté une boule de feu qui brûlerait tout si elle se laissait aller, de l’autre une rédemption capable d’orienter les plus grands feux, sait qu’il y aura de quoi canaliser des explosions au sein de leur couple. Il ne s’agira pas de désamorcer des bombes, mais de transmuter leurs éclats en lumière pure et en source vive. Il ne s’agira pas de tout brûler, mais d’embrasser le monde avec fureur et bonté.

    Le plus grand défi de l’histoire de la vie d’Olivier commence aujourd’hui, le mariage est l’aventure la plus haute et la plus risquée qu’il a toujours brûlé d’accomplir et qu’il démarre enfin. Voilà qu’après des années d’entraînement, en samouraï certifié, il y est finement préparé. Le samouraï ne connaissant jamais de défaite, sa parole d’honneur qui a été donnée aujourd’hui, est devenue plus importante que sa propre vie.

    Sans la foi, sans Dieu pour donner au monde une dimension extatique, tout serait plat, insensé, chaotique, et nous ne trouverions jamais de quoi comprendre quoi que ce soit, jamais de quoi s’engager avec l’âme nulle part. Mais Olivier a reconnu Dieu et a érigé sa vie dans sa suite, et Dieu lui a envoyé Jérômine, et Dieu a envoyé Olivier à Jérômine. Et dans ces caractères contraires, dans ce canal indestructible et dans cette énergie explosive, une même âme, une même chair, veut s’unifier. Une même vie veut exalter. Une même allégresse veut rayonner. Et ce mariage réalise la symbiose de deux êtres qui s’aiment et se désirent en dépit de tous ce qui chercherait à les en empêcher.

    Une vraie inspiration pour moi, et peut-être, j’ose espérer, pour chacun de nous.

    Le katana du samouraï est symbole d’âme purifiée, d’honneur et d’engagement. Il signifie un achèvement en même temps qu’une promesse, le prolongement de soi dans l’action, l’unité du corps et de l’esprit, la fidélité à une voie, et la promesse de ne jamais trahir sa parole, même au prix de sa vie. En ce sens il est un engagement absolu envers l’autre, et envers la vérité intérieure. Il coupe mais il unit, il tranche le superflu pour atteindre l’essentiel. « Voici l’emblème de votre serment : soyez forts sans être durs, fidèles sans être prisonniers, tranchants face à l’adversité, mais doux dans la paix. » Le sabre garde le foyer, la lame forgée dans le feu rappelle que l’amour trempe dans l’épreuve, le partage de l’arme incarne la confiance donnée l’un à l’autre pour veiller, toujours, l’un sur l’autre.

    • Sympathique la narration pour une IA mais…il n’y aurait pas moyen de faire plus concis ? Et surtout de garder la concordance des dates parce que là, on a une erreur de près de 100 ans…

      • (je ne parle même pas du fait qu’Henry avait en réalité pour prénom Olivier…horreur, il en a caché, des choses, à ceux qui cherchent à entretenir sa flamme ! Bientôt on va nous dire qu’il est la prof de français de notre actuel président xd)

  4. Nous sommes heureux de célébrer aujourd’hui et avec toi la foi, nous sommes heureux de célébrer aujourd’hui et avec toi Jérômine : piliers de ta vie qui t’aideront nous le savons, à garder pour toujours le sabre hors du fourreau

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