Le Québec, terre de mystères

Il y a quelques temps, nous parlions céans d’une terre de légendes : la Belgique.

Il n’en fallait pas plus pour que par l’intermédiaire de quelque câble sous-marin me parviennent des missives électroniques indignées de Québecois s’indignant du fait que leur province était une fois de plus délaissée par un français arrogant. Si dans un premier temps, il convenait de faire les gros yeux à ces mécréants mettant en doute ma légendaire modestie, il finit par apparaître qu’il était parfaitement logique de parler de la Belle Province en ces lieux. En effet, ce blog traitant de nombreux sujets absurdes, il eut été bien inconvenant de ne pas évoquer la plus légendaire des provinces Outre-Atlantique, trop souvent moquée par des béotiens à l’humour douteux. Loin des préjugés, évoquons-donc cet endroit majestueux :

Le Québec

Le Québec, ou « Belle Province« , est le nom d’une -justement – province canadienne célèbre pour ses velléités indépendantistes, sa gastronomie mystérieuse et ses chanteurs contestables. Véritable enclave francophone en terre hostile, encerclée à la fois par des canadiens, des états-uniens et des phoques (bien que dans certains Wall-Mart sur la frontière, il ne soit pas toujours facile de distinguer les deux dernières espèces), le Québec est tout ce qui reste de l’équivalent royaliste Français du programme Mars One : l’envoi de larrons vers une terre lointaine et hostile avec pour consigne d’y rester, nom d’une pipe.

Contrairement à la Belgique, le Québec est un endroit qui existe véritablement, comme en attestent de nombreux témoignages et exports d’humoristes. L’armée continue bien entendu de nier la chose, et fait souvent passer les dits humoristes pour des débris de ballons sonde, quand bien même il y a une différence de taille entre les deux : le ballon sonde, lui, a une petite chance de vous faire rire même par accident.

Il n’en est pas moins que les nombreuses archives dont nous disposons évoquant la Belle Province d’une manière ou d’une autre nous permettent d’apprendre bien des choses fascinantes à son sujet.

Le drapeau du Québec : blanc comme la neige, bleu comme ceux qui n’étaient pas dans leur cabane quand ça a commencé à tomber

Géographie

Située au Nord-Est du continent nord-américain, là où la nature se fait sauvage, le climat rude et la chanson mauvaise (les BB Brunes sont Québécois de cœur, je suppose), le Québec s’étale lascivement sur près de 1 667 441 kilomètres carrés, ce qui est beaucoup compte tenu du fait qu’on y trouve à peine plus de 8 millions d’habitants. A titre de comparaison, c’est 138 fois l’Île-de-France, mais avec 3 millions d’habitants en moins que l’originale. Autant vous dire que le Québecois est bien emmerdé lorsqu’il veut inviter son plus proche voisin à venir boire un coup : celui-ci a en moyenne 3 heures de route dans un sens et 3 dans l’autre. Et s’il a oublié les chips, il est feinté puisqu’il doit aller au magasin le plus proche à 4 heures de là, et ce en évitant les différents barrages routiers installés par la faune locale qui mettrait bien la main sur lesdites chips. Les orignaux, par exemple, sont parmi les plus redoutables malandrins que l’automobiliste puisse connaître, n’hésitant pas à se vautrer sur leur radiateur à pleine vitesse en faisant un bruit comme « Muuuufbrouloulougrüüüü » simplement pour arrêter leur cible. D’autres orignaux débarquent alors, tabassent l’innocent puis enterrent son cadavre dans les bois non sans avoir poussé le véhicule endommagé jusqu’à l’étang le plus proche. D’où le fait que le S.W.A.T Québécois soit constitué essentiellement de trappeurs, mais nous y reviendrons.

Cela dit, je m’égare : si le Québécois a bien du mal a réunir des gens pour une soirée mousse vu l’étendue du territoire, il n’en reste pas moins qu’outre les feux de camp, deux endroits essentiels lui permettent de fraterniser avec d’autres de sa race :

  • Québec, la capitale de la province, au nom particulièrement peu original bien qu’il s’agisse d’un palindrome phonique, notons l’effort
  • Montréal, cible prioritaire pour nos sous-marins lanceurs d’engins puisqu’abritant le festival « Juste pour Rire » ainsi qu’une filiale d’Ubisoft ayant participé au consternant Assassin’s Creed III (qui du coup, a sa place au festival « Juste pour Rire« , tout se tient)

A noter que le Québec est traversé par le célèbre fleuve Saint-Laurent, dont le nom moderne remplace le plus ancien « Fleuve des Morues » (véridique). La légende raconte que c’est l’office de tourisme local, qui après le suicide de ses trois précédents directeurs, décida qu’il était peut-être temps de changer cette histoire de morues.

Le climat est lui à l’origine de la saga Game of Thrones, puisque l’hiver Québécois peut durer plusieurs années. On notera que George R. R. Martin s’est contenté de changer les noms à minima, puisque Mont-Réal devient simplement Port-Réal, que tout comme dans la ville à l’époque royale, on y trouve une « Main du Roi« . L’auteur a bien tenté de s’inspirer de Québecois célèbres pour ses personnages, mais il faut bien l’avouer, il n’a jamais trouvé que faire de Robert Charlebois. Remarquez, on ne lui jette pas la pierre : personne d’autre n’y a réussi.

Histoire

Au Xe siècle, le célèbre viking Leif Ericson s’aventure loin à l’ouest, son drakkar fendant les flots jusqu’à ce que des terres inconnues se dessinent devant lui. Accostant avec son équipage sur une plage, Ericson constate un problème logistique majeur : en tant que viking, il ne dispose pas de drapeau à planter pour marquer son territoire, quant à un pipi dans le sable, c’est trop éphémère. Qu’importe : trouvant un autochtone, il lui plante sa hache dans la margoulette histoire d’en terminer avec ces formalités de plantage de trucs dans des machins, puis installe un village sur place. Rapidement cependant, les Amérindiens locaux s’avèrent très décevants :

  • Ils ne disposent pas de monastères francs, du coup, que piller ?
  • Ils ne disposent pas de bière, du coup, que s’envoyer ?
  • Ils ne disposent pas de mouton, du coup, comment s’accoupler ?

Le viking breeding nécessitant une présence importante de caprins, la colonie est donc stérile et s’éteindra rapidement. Il faudra attendre quelques siècles pour que de nouveaux aventuriers investissent cette terre mystérieuse, et cela arrivera finalement avec Jacques Cartier.

En effet, au début du XVIe siècle, les navires anglais s’ébrouent pour aller coloniser le nouveau monde. Rapidement, ils font plier les Amérindiens en les repoussant à l’aide d’armes modernes aussi mortelles que le pudding ou la gelée à la menthe, et s’installent sur ces terres riches et merveilleuses d’Amérique du nord en prétendant civiliser les sauvages. Apprenant cela, le roi de France sourcille donc un peu et décide donc qu’il est temps de passer à la phase II de la colonisation : civiliser les Anglais. Il envoie donc son meilleur homme, Jacques Cartier, gagnant du concours national de dictée des collégiens 1503, et lui ordonner d’aller au nord du nouveau monde pour installer une nouvelle colonie. Le roi en profite quand même pour lui refiler à fond de cale tout ce dont on ne veut plus en France : criminels, mendiants, et bien évidemment, hipsters (ce qui expliquera par la suite le goût des canadiens pour la chemise à carreau). La mission commence très fort puisque d’entrée de jeu, Jacques Cartier nommant la nouvelle province « Canada« , il constate que les anglais lui piquent aussitôt le nom sans réfléchir. Jacques Cartier se lance donc dans une série de blagues, tentant de faire adopter aux anglais tout un tas de noms à la con sans qu’ils s’en rendent compte : certaines documents d’archives imputent ainsi à Jacques Cartier l’invention du comté du Sussex, ou encore la découverte d’Uranus (bien que le débat fasse encore rage, certains prétendant que ce dernier sujet est avant tout du domaine de la spéléologie, quand d’autres insistent sur le fait qu’en tant qu’expert en colons, Jacques Cartier restait le mieux placé pour traiter du sujet).

Même sur les gravures, Jacques Cartier n’a pas l’air super enchanté de sa découverte

Au XVIIe siècle cependant, le roi de France constate que les colonies ne pètent pas la forme : elles ne parviennent pas à croître. Son sourcil frémissant sous la puissance de sa réflexion, il réalise qu’il a alors peut-être oublié un truc pour aider la démographie locale : des femmes. Au soulagement de tous les ovidés des colonies, un navire est donc affrété pour recevoir les filles dont le royaume ne veut plus, à savoir cette fois-ci les blogueuses modes (un macaron a été caché dans la cale pour les attirer), les lectrices de Biba et les mannequins anorexiques fascinant les deux précédentes catégories n’ayant que des avantages pour les longues traversées : ça consomme très peu, on peut en stocker 4 par hamac, et en cas d’abordage, leurs hanches peuvent servir de grappins. Ne soyons pas sectaires : on trouve aussi trace d’utilisation de boulimiques, mais essentiellement comme balles traçantes pour les combats de nuit.

Par la suite, si les colonies vont enfin prospérer, les Anglais vont commencer à sentir comme une menace francophone risquant de les civiliser et de leur donner bon goût : des guerres vont donc éclater entre Nouvelle-France et Nouvelle-Angleterre, et après une ou deux Nouvelle-Branlée infligées à l’ennemi, le Québec finit par tomber aux mains de la perfide Albion. Un émissaire Québécois fut donc envoyé auprès du roi de France pour lui demander d’intervenir, par exemple en pétant la gueule d’à peu près tout ce qui portait une tunique rouge (les cardinaux présents à ce moment là prétendirent avoir quelque chose à faire de très important et disparurent dans de petits bruits de froufrous). Hélas, le Québec allait se perdre de lui-même lors de l’entretien auprès de son altesse le roi, dont voici à peu près l’échange :

« Bien, ami de Nouvelle-France, te voici en sécurité ! Parle librement, et dis-moi ce que tu attends du trône. J’ai fait préparer régiments, monnaie et navires pour venir à la rescousse des tiens : tu n’as qu’un mot à dire et la France s’en viendra te libérer !
- Tsé, l’rwô là, les anglais y nous causent bin des bibittes !
- Heu je… pardon ?
- Hey, s’pa si pire quand j’parle, dis ! 
- Mais… qu’est-ce que… que dites-vous ? 
- S’quoi c’t’histwôre ? Je suis tanné, c’est plate, j’pôrle mais tu panes rien ! 
- Bon, okay, je crois qu’on a un problème. »

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Et en effet : découvrant que les Québecois avaient commencé à adopter un langage étrange, le roi supposa qu’ils avaient tout simplement muté au contact des Anglais et décida de revendre pour l’équivalent actuel de 17,55€ la province de Québec en se disant qu’ils feraient plus de mal à l’ennemi dans le Canada britannique qu’à l’extérieur de celui-ci. Lors de la vente aux enchères qui eut lieu, un certain Magnéto tenta bien de remporter la contrée, mais réalisant que cela faisait peut-être trop de mutants pour un seul homme, il se retira.

Toujours est-il que bien que passée au sein du Canada, la province de Québec ne se laissa pas faire et continua de défendre la langue française, bien que tout le monde ne soit plus vraiment sûr et certain qu’il s’agisse vraiment de la langue de Molière. Au XXe siècle, Charles de Gaulle remettra 10 balles dans la machine en allant y hurler « Vive le Québec libre » avant de s’enfuir en pouffant dans sa DS. Sacré Mongénéral, quel déconneur. Les Québecois, encouragés par ce soutien, continueront donc de lutter pour leur indépendance pour les plus modérés, et pour la conquête complète du Canada pour les autres.

Population

Le Québec est peuplé essentiellement de Québécois (dont la femelle porte le nom majestueux de Québécoise), mais aussi d’autres fiers peuples, tels des Amérindiens, des Inuits ou encore la famille Dion, dont le statut est encore discuté puisque des battues sont encore réalisées régulièrement pour tenter d’éviter sa prolifération. Comme dans d’autres cas précédemment évoqués sur ce blog, l’idée d’introduire la myxomatose en son sein fait doucement son chemin, mais là n’est pas le sujet.

Le Québécois est un être rude. Dernier bastion francophone d’Amérique du nord après la chute de la Louisiane, il sait que l’ennemi est partout, que la nature ne fait pas de cadeaux, que l’hiver sera long cette année encore et qu’il va devoir pelleter cette ostie d’allée encore des semaines. La Québécoise est encore plus rude pour une raison simple : elle doit supporter le Québécois. Tout comme lui, elle doit savoir mener des expéditions jusqu’à la supérette par moins 20 pour aller chercher de quoi faire des pancakes, survivre en cas de tempête de neige, reconnaître un électeur de Jean Charest à 100 mètres, et bien évidemment, savoir distinguer un orignal d’un caribou, pour savoir quel est le gang d’animaux sauvages qui fout la zone en ville ce soir (les deux espèces se sont très bien adaptées à l’homme, tout comme d’autres espèces dans le monde, n’hésitant pas à pénétrer dans les jardins, dévorer les victuailles, et selon certains témoins, piquer des motos pour aller molester les livreurs de pizzas façon Road Rash, bien que la police de Montréal rie à l’évocation de ces ridicules allégations : tout le monde sait que ce sont les castors qui piquent des motos, les orignaux et caribous préfèrent les monospaces). Toujours est-il que le Québécois aime son pays tout comme il aime sa langue. Il s’exprime d’un ton clair et fort, et n’aime guère que l’on se moque de son accent, fierté lui permettant d’exprimer ses origines. Par ailleurs, comme la Québécoise a le même accent que le Québécois, cela ne gêne en rien la parade amoureuse dont je vous passe les détails : sachez simplement qu’il y est question de match de hockey, de calembours sur l’Ontario, et de se couvrir le corps de sirop d’érable. Et non, on y parle pas de poutine.

Vous êtes vraiment plein de préjugés, c’est affreux.

Comme on s’en doutait, l’essentiel des actifs locaux travaillent encore principalement en tant que trappeurs – voire coureurs des bois – n’hésitant pas à stranguler des ours noirs à mains nues pour revendre leur fourrure à de quelconques touristes russes

A noter qu’en cas de succès de la parade, quelques mois plus tard naît un petit québécois, d’apparence presque humaine. Si aux débuts de la colonie, on prenait grand soin de baptiser les marmots en les plongeant dans le Saint-Laurent, la chose s’est bien vite arrêtée puisque le climat provoquant des glaciations particulièrement rapides, il n’était pas rare qu’entre le moment où l’enfant était plongé dans l’eau et celui où l’on prévoyait de l’en ressortir, une couche de 10 centimètres de glace ne se forme. Il fallait alors attendre le printemps, un à deux ans plus tard avec un peu de chance, pour récupérer ce qu’il restait du bestiau. L’avantage était cependant que tous ces enfants formaient de fameuses formes et couleurs sous la glace, donnant l’impression aux patineurs d’évoluer sur un carrelage bleu-rose du meilleur goût. Par ailleurs, et puisqu’il n’était pas nécessaire de lester un marmot avec un caillou pour s’en débarrasser grâce à ce phénomène, les fonds du Saint-Laurent sont encore relativement dégagés ce qui explique la riche navigation sur celui-ci.

Langue

Le québécois est assez semblable au français, bien que l’on y retrouve des spécificités intéressantes : ainsi, tout comme les schtroumpfs, les Québécois ont un mot faisant office de nom commun, d’adjectif, de verbe auxiliaire, de verbe tout court et d’à peu près tout ce que vous voulez : « Criss« 

Exemple : « Criss ! C’te criss de tabarnac veut pas bouger ! Ostie de criss, faut que j’crisse de lô ! J’crisse tout et criss, je crisse !« 

Si les linguistes continuent de se pencher sur la question, l’équivalent Québécois du grand schtroumpf n’a toujours pas été trouvé. Pour la salsepareille par contre, ce ne sont pas les pistes qui manquent.

Le Québécois se moque des Français qui « font du shopping avec leur bande d’amis » puisque lui « magasine avec son gang« . Il rit ouvertement de ces panneaux « stop » puisque lui a des panneaux « arrêt« . Il ne va pas voir « The Dark Knight » au cinéma, il va voir « Le Chevalier Noir« . Bon, ça reste pourri, mais tout de même.

De manière générale, le Québécois se moque des Français qui utilisent des mots anglophones. Puis, il retourne dire qu’il trouve des gens hot ou que quelque chose est cute. En général, le Québécois et le Français finissent par être d’accord principalement lorsqu’ils visitent un même Skyblog. Les ennemis communs, ça soude.

Culture

La culture québécoise se veut noble, grande et rayonnante pour repousser ces impies d’anglophones. Hélas pour elle, elle est surtout connue pour Garou ou Lara Fabian, deux des principales raisons qui font que du côté de Paris, on commence sérieusement à se dire qu’il va falloir remonter le mur de l’Atlantique histoire d’éviter d’autres débarquement de ce genre.

On reconnait l’artiste québécois non pas à son accent mais à sa capacité à mimer tous les plus mauvais défauts des artistes français, à savoir utiliser le terme « généreux » dans toutes les situations sauf la bonne, à essayer de pousser le plus fort possible pour chanter, ce que certains appellent « le syndrome de Jéricho » (ou « syndrome du caca« , c’est selon), mais il faut tout de même lui reconnaître de grandes qualités : ainsi, il porte souvent des noms rigolos, comme mon nouvel idole, Jean Rabouin, dont le seul patronyme fait rêver les foules.

Le Québec est pourtant le berceau de cinéastes, peintres, sculpteurs, poètes et quantité d’autres, mais à force de jurer en utilisant des mots à base de sacrements, Dieu a semble-t-il puni la Belle Province en leur refilant une terrible malédiction : seuls leurs chanteurs s’exporteraient. Lorsque vous parlez de cela à un Québécois, il vous répond en général qu’il « s’en pogne » mais sitôt la porte de sa cabane refermée, vous pouvez entendre de lourds sanglots : il a honte. Il sait ce qu’il inflige au monde.  Lorsque le Québécois a vraiment trop honte, il sait alors qu’il est temps pour lui d’abandonner toute vie saine et réflexion : il se retire alors dans une équipe de hockey, sorte d’arène sur glace, où il vivra péniblement ses derniers jours en tant que gladiateur jusqu’à ce que, à la suite d’une énième baston, il parte dans les limbes (puisque non baptisté à cause du Saint Laurent qui gèle, raaah, bon sang, vous ne suivez rien !).

Un concert de Lynda Lemay.

F.A.Q

Quelle est la devise du Québec ?

« Je me souviens« . Et histoire de passer pour un peuple sérieux, les mêmes ont oublié pourquoi ils avaient choisi cette devise, sujette de tous les débats. C’est ce qu’on appelle la classe.

Je suis jeune et je travaille dans l’informatique, tout le monde me dit d’aller travailler au Québec, pourquoi ?

Parce que l’informatique là-bas a quelque chose à la fois de plus simple et de plus majestueux grâce à la puissance de leur équivalent local du schtroumpf. Ainsi, l’essentiel des informations dont vous avez besoin sur un ordinateur local sont par exemple forcément rangées dans : C:/Criss/Criss/Criss/Criss.txt . Je ne vous parle pas des spécificités du langage type « If Criss » « Then Ostie« , c’est un peu complexe, mais sachez en tout cas que jusqu’ici, cela a été leur meilleure protection contre le piratage.

Le plus gros produit d’export du Québec serait donc les chanteurs ?

Non, on a par exemple pas évoqué Marcel Béliveau, qui popularisa l’un des trucs les moins drôles de l’humanité : les caméras cachées. Si celles-ci firent les beaux jours des proctologues qui n’hésitaient pas à imiter le fameux personnage tout en cachant leur caméra dans les endroits les plus inattendus, il n’en faudra pas moins que quelqu’un paie. Oh oui, paie.

Les Québécois sont-ils une menace ?

Oui, mais bon. Nous avons créé cette arme contre les Anglais, et maintenant, ils nous envoient leurs produits locaux, se retournant ainsi contre nous : le Québec, c’est un peu notre Skynet, il nous faut assumer. Il faudra envoyer quelqu’un dans le passé s’occuper de Jacques Cartier. Et de la poutine. Surtout de la poutine.

Qu’est-ce que vous avez contre Assassin’s Creed III d’abord ?

Ah non, mais rien. J’ai toujours rêvé d’un Pocahontas 3D.

Votre histoire de Game of Thrones, je suis sûr que c’est des conneries.

Ah oui ? Vous ai-je parlé de la ville de Fermont, au-delà du 53e parallèle, qui est protégée des dangers du nord par une immense structure appelée « Le mur » ?

You know nothing, John Snow.

78 réponses à “Le Québec, terre de mystères

  1. Bon, Jon Snow, va falloir te mettre à jour en théologie… parce que les limbes, on n’en parle plus depuis une bonne paie… et elles étaient réservées aux enfants morts en bas âge, avant le baptême, certes, et donc marqués par le péché originel mais n’ayant pas péché « activement ». Or un québécois qui n’a jamais péché (à force de jurer, Marie Thérèse) ni pêché sur le Saint Laurent, ça doit pas exister :)

    • Qui plus est les limbes ont été officiellement abolies en 2007 par le Pape Benoît XVI qui devait certainement penser que l’endroit n’était pas assez fréquentable pour les mineurs, il faut savoir se tenir au courant des évolutions en matière de législation tabarnac!

    • Raah, je savais bien qu’on ne pouvait prendre au sérieux les articles du camarade O.C.! Trop naïf longtemps j’ai été :p

  2. Âdieu kânard: moé j’t’aime toé, crisse!

    Signé: une admiratrice québécoise campivalensienne qui vous lit entre deux chirurgies de reconstruction faciale après avoir été tabassée par UNE gang d’orignaux.

    Eh oui, « gang » au Québec, c’est féminin. Faque corrige ton papier asteure pis pose pô d’questions toé là, tabouère.

    • moi aussi LE gang, ça me turlupinait … faut pas s’en faire avec cette caricature, les stéréotypes sont tout ce qu’il reste aux moins bien informés, surtout s’ils ont quelques (…) préjugés ;)

      • Oh non, loin de m’en faire avec cette caricature qui s’assume, je suis fan d’Odieux connard (et plus spécialement de ses spoilers) et je ne le qualifierais surtout pas de « moins bien informé » puisque ça aurait pour effet de minimiser la contribution de sa légendaire mauvaise foi! ;)

        Sachons rire de nous-mêmes, diantre! Au demeurant, il faut bien admettre que même si nous n’avons pas d’armée, nos chanteurs et humoristes sont autant d’armes de destruction massive expédiées éhontément à nos pauvres cousins qui n’en demandent pas tant.

  3. *J’aurais dû écrire « Heille moé j’t’aime toé, crisse! » Désolée d’avoir lésiné sur la couleur locale.

  4. Finement tournée et analysée, comme à chaque fois, Monsieur L’Odieux! Neanmoins en tant que reporter de l’extrême permanent au sein du royaume québécois depuis plusieurs années et ayant fui la bureaucratie et l’immobilisme du Pays des Fromages qui puent, je tiens à préciser que le Québécois aime donner un côté féminin à une majorité de noms communs, qu’ils soient français ou anglais ! Ainsi on dira : une gang de cheums, une job, une orteil, une avion, une éclair … j’en passe et des meilleurs …

    Signé. Un Admirateur … vivant Au sein du Pays du Fromage qui fait squouitche, squouitche. ….

      • « Fromage qui fait squouitche, squouitche », autrement appelé crotte de fromage, truc a mi chemin entre le polystyrène expansé par la texture et le jockey 0% par le gout. Courrament utilisé dans la poutine, plat national québécois depuis 1963 et son invention à Drummondvile, sympathique bourgade à l’est de Montreal…

      • Sur quoi vous basez-vous, mon cher manumtl, pour affirmer que la poutine fut inventée à Drummondville?
        L’origine de la poutine est un sujet de grands débats dans la belle province. On dit même que c’est ce problème qui a fait échouer le référendum pour la souveraineté en 80, des tensions internes ayant envenimé les discussions!

      • Ben, il y a un resto, dont le nom m´échappe, à Drummondville, sur le boulevard St-Joseph, qui le revendique.

      • Petite erreur mon manumtl, mais les crottes de fromage faisant référence à cette espèce de grignotine orange fluo au douteux goût de supposé fromage, j’imagine que tu voulais parler du fromage en crotte! Petite nuance, mais ô combien importante! Autre point, moi non plus je ne parierais pas ma chemise pour nommer Drummondville comme étant le Cuzco de la poutine!

    • Effectivement c’était la principale approximation de ce billet de blog par ailleurs fort bien documenté.
      Bon après si on voulait chipoter il faudrait aussi parler des « premières nations » et non pas « amerindiens », mais bon franchement comme on dit « ç’a pas d’bon sens d’voulouère s’ostiner à checker ce maudji blogue :) »

    • Ppfff … j’ai bossé sur Prince of Persia et j’en fais pas un Fromage !!! le squouitche – squouitche , c’est aussi pour le Fromage en grains ou plus communément nommé Fromage en crottes icitte au Québec !

      • Bah j’en fais pas un fromage, je trouve juste ça marrant… D’autant que c’est pas moi la fautive. Je soupçonne cette petite agression juste pour placer que « vous aussi » :P

      • ooops aucune agression désirée ! Toutes mes confuses Mademoiselle, je souhaitais juste le mot fromage …mais bon, tant pis ! Rien de personnel ! Sinon j’ai oublié un nt à la fin du verbe aime … pardon !

        Hasard ou réalité scientifique ? La question reste posée …

  5. St’ie de morron! S’pô l’fun de nous niaser de même, là! Coudonc! Asteur, yont pô d’acceint nouzautres, s’toé, hein.
    Pis ça va faire hein d’chercher chicane vec Céline et les ôtres plates! Tu veux tu faire du troube, hein? Hey St’ie quj’uis en maudit moê!
    Pis j’ai rein compris pantoute. T’entends?! Lapin complis!

  6. « You know nothing, John Snow. » C’est you qui know nothing, Jon Snow ça prend pas de h d’abord !
    Sinon article très amusant que je vais de ce pas partager sur le mur fb d’une amie québécoise histoire de.

  7. Cruel et gratuit, bon enfant mais incisif…vous êtes en forme, mon cher!
    Et vous connaissez Nigloland, quel homme cultivé.

  8. La fin de cet article ne saurait être en accord avec les velléités de préservation de la langue française ; afin de mettre un terme à l’anglicisation rampante de nos riantes contrées, je propose en remplacement : « T’y connais rien, Jean Noif ! ».

  9. Le québecois est surtout taquin, il nous renvoie immanquablement le charter de comiques français venus les distraire au festival Juste pou Rire. Vu que nous leur envoyons Franck Dubosc, nous avons un peu mérité de souffrir.

  10. Tabarnak, t’vas pas m’dire qu’les cowboys fringants c’est d’la bullshit ? Ce band m’a donné envie d’m’en aller voir la Gaspésie… Mais en même temps, j’aime Charlebois et Fabienne Thibault, je dois pas être dans la norme.
    Et petite astuce, si vous rencontrez un autochtone : ne lui dites surtout pas qu’il a une gueule de bûcheron, il semblerait que ce dernier ait très mauvaise réputation dans ces contrées, et que ce soit l’équivalent du « violeur de chèvre » de chez nous…

  11. Ceux qui disent criss tout le temps n’ont juste pas de vocabulaire. Vous savez pas sacrer vous autres.

    Voici donc un tutoriel pour sacrer comme un vrai Québécois.
    Il y a un choix étonnant de sacres à utiliser. Chaque sacre a un degré d’intensité différent. Voici donc une liste non exhaustive de sacre des plus intenses aux moins intenses:
    1. Tabarnac, Calisse, Sacrament, Ostie, Criss
    2. Ciboire, Sibole, Simonac
    3. Câline, Maudit, Tabarnouche

    Maintenant, pour utiliser ses sacres dans une phrase, vous devez les placer avant où après la ponctuation. Quelque fois, il y a lieu d’ajouter des déterminants.

    Exemple 1: Laisse moi tranquille, criss.
    Exemple 2: L’humoriste français est plate en tabarnac.

    Mais attention, certains sacres comme calisse ou criss peuvent aussi être utilisés en tant qu’adjectif. C’est cette utilisation du sacre qui distingue bien souvent les néophytes des vrais habitués.

    Exemple 1: L’humoriste français est câlissement mauvais.
    Exemple 2: J’ai crissement envie de voir le show des cowboys fringants.

    Finalement, dans des occasions spéciales, un sacre ne suffit pas pour partager sa rage et son ressentiment. Dans ce cas, il suffit d’additionner le plus de sacre avec des «de» en y ajoutant des noms de saints comme ceci:

    Calisse de Saint-cristophe d’ostie de sibole de criss de Saint-sacrament de ciboire. Tabarnac.

    Maintenant, vous savez utiliser les sacres. Ne me remerciez pas

    • Excellent cours d’introduction.

      Ici, je vous propose une toute petite leçon complémentaire en vidéo;

  12. Damn ! Ca aurait ete epique les cours d’Histoire avec vous comme prof !
    En dehors de ca, vous avez oublie de vous moquer des francais qui prennent cet etrange accent en moins d’un mois de sejour.
    Et vive les Cowboys Fringants, ostie de calisse !

  13. >>> l’essentiel des informations dont vous avez besoin sur un ordinateur local sont par exemple forcément rangées dans : C:/Criss/Criss/Criss/Criss.txt

    N’importe quoi !
    Toute le monde sait que c’est sous /home/Criss/Criss/Criss.txt

  14. Toujours un plaisir de vous lire cher Odieux.

    Mais en y repensant, vu ce qu’on as envoyé au Québec et qu’ils sont encore vivants. Ne pourrions nous pas le refaire ? Histoire d’en finir avec les blogs mode, les hipsters et autres bêtises.

    Vivement le prochain article.

    • Ah, c’est ça ! L’Odieux Connard a confondu.

      Je me disais aussi, je ne me souvenais plus de la scène où Pocahontas traversait un champ de bataille en esquivant les balles et assassinait le chef ennemi après avoir traversé les rangs.
      Aussi, dans la version Disney, Pocahontas a moins de poitrine.

  15. Etrange fait, à la lecture des textes écrit en « québécois », je constate que plusieurs mots sont identiques au Wallon, patois belge donc. Ceci expliquerait cela ? Je suis tout de même contente qu’on ait pu faire passer Lara Fabian pour québécoise, on allège notre dette mondiale … Un bel article, mais je sens que notre auteur se réserve pour Pacific Rim … j’ai hâte … !

    • En effet, j’ai été surprise de lire « asteure ».

      Et quand je vois les articles sur la Belgique et le Québec, j’ai envie de dire : « C’est todi li p’tit qu’on spotche ».

  16. La découverte d’Uranus par Jacques Cartier m’a vraiment fait poiler !
    Navré de vous le dire très cher OC mais votre cas concorde avec la définition de « humoriste ».
    A vrai dire, je suppute fortement que vous soyez un d’cé Câliss-de-Criss d’exportöation d’Quebec lô!

  17. Coliss t’as tu relu ton texte avant de le publier lo ? Y’a une faute din paragraphe « Le plus gros produit d’export du Québec serait donc les chanteurs ? », ça te generai tu de faire attention ? Tabarnouch !

  18. Je vous prie de ne pas vous moquer de Jacques Cartier, qui a trop la classe dans la pose « Navigateur », manque plus que de la musique de Vangelis pour avoir un momment historique.
    Je suis envieux de ces gars qui prenaient la mer et bravaient des dangers pour voir ce qu’il y avait à l’Ouest, alors que moi c’est la découverte de Rueil Malmaison tous les jours et mon RER c’est pas vraiment un bateau à voiles (plutôt une galère)

  19. Excellent article :) Un vrai guide pour nos compatriotes désireux de mieux connaître cette contrée hybride !

    Mais pas de « h » à Jon… D’ailleurs, petite question : avez-vous lu les livres ou ne suivez-vous que la série TV d’ASOIAF?

  20. c’est pas « you know nothing jo(qu’est ce que c’est que ce h ?)n snow », c’est « yu nuw nuthin jun snuw » !!

  21. Avec ce qu’on se traîne en variété française en ce moment, je ne suis pas sûr qu’on soit bien placés pour se moquer des chanteurs canadiens… Mais bon, la mauvaise foi est votre marque de fabrique, après tout !

  22. Un truc que je reproche aux Québécois, c´est le fait qu´ils ont tendance à oublier qu´ils ne sont pas les seuls francophones du Canada à défendre la langue française (enfin, défendre, j´me comprends). Le Nouveau-Brunswick est officiellement bilingue, et dans le nord-est de cette province maritime, tout le monde parle français.
    Idem, de l´autre côté, on peut facilement être servi en français jusque Hearst, au nord de l´Ontario, soit environ 600km à l´ouest du Québec. Et le Manitoba (encore plus à l´ouest, donc) compte une très forte communauté francophone.
    Notons aussi qu´il est assez fréquent de rencontrer des francophones dans le Vermont, aux États-Unis (il y aurait même un mouvement sécessioniste vermontois qui souhaiterait rattacher celui-ci au Québec).

    L´autre truc que je reproche aux Québécois, c´est la poutine : des ingrédients douteux habilement planqués sous une sauce dégueux. on dirait de la bouffe d´Anglais.

  23. L’un de vos meilleurs articles  » à thème « , même si chaque fois que vous évoquez le trône de fer ( A Song of Ice and Fire pour les plus puristes ) vous rappelez tristement que vous ne connaissez que la série ( berk ).

  24. Je crois que je suis amoureuse de cet article mon Odieux. Il me venge de toutes les fois où un Québécois est venu m’agresser quand j’utilisais un anglicisme me reprochant de ne pas promouvoir notre belle langue (rien que l’utilisation du « notre » aurait mérité un bon lestage dans la Seine).
    Toutefois, fais attention. A trop faire le malin qui a bouffé un clown on termine dans Juste Pour Rire…

    • Il m´est déjà arrivé de ne pas parvenir à me faire comprendre parce que le Québécois en face de moi ne connaissait pas un mot de vocabulaire français tout-à-fait banal. Il fallait utiliser le mot anglais.
      Et le pire, c´est que c´était en dehors de Montréal, donc dans des coins où les gens ne parlent pas bien anglais.
      C´est pour ça que ça me fait toujours marrer un Québécois qui prétend donner des leçons de français à un Français.

  25. Deux anecdotes à propos des Français en visite sur la terre québécoise.
    Première anecdote. Y avait Charles Aznavour à l’émission Tout le monde en parle, édition québécoise (si, si, l’émission de Thierry Ardisson importée au Québec par Guy A. Lepage) à qui le fou du roi (Danny Turcotte) demandait ce qu’il en pensait, de l’accent québécois. Aznavour de répondre: « Ah, attention! Quand vous venez en France, c’est vous qui avez un accent, mais quand je viens ici, c’est moi qui ai un accent. »
    Deuxième anecdote. Toujours à l’émission Tout le monde en parle, édition québécoise, alors que Bernard Pivot était de passage à Montréal. Un moment donné monsieur Pivot a lancé le mot smartphone au cours de sa conversation avec Lepage. « Un quoi? » de demander celui-ci. « Un smartphone, » de réponde celui-là. « Ah, vous voulez dire un téléphone intelligent, » de rétorquer Lepage.
    Ils sont fous, ces Gaulois!

  26. Cher Odieux Connard, j’ai passé un an au Québec et cette description me rappelle de bons souvenirs. Pis le plus drôle dans tout ça, c’est la façon dont tu as su combiner les témoignages de tes câbles de là bas et mixer toute ça et crisser un truc. Pis ostie qu’est bon en tabarnak.

    En revanche j’aurai dit « magasine avec SA gang »

  27. J’ai des amis qui, après avoir pratiqué un stage commando survie là bas, en sont revenus contre toute attente, et bien pire … prétendent que la poutine c’est délicieux.

    Bien sûr, je les ai enfermés pour empêcher toute contamination, mais là je ne sais pas quoi faire maintenant.

  28. Je suis un peu déçu par cette article, je préfère celui sur les enfants ou celui sur l’extrême gauche, ils étaient d’une autre trempe. Celui-ci est plein d’inside joke.

  29. S’il est vrai que les humoristes et chanteurs de variétés québécois ne parviennent pas à réchauffer l’ambiance au delà des valeurs négatives qui leur sont coutumières, je m’étonne, non, je m’insurge qu’on oublie l’apport incroyable des québécois à toute la musique Metal. Ils ont quand même Voïvod et Riotor, et ça permet d’effacer l’inaudible dette de Céline Dion et des autres vaches beuglantes. Sinon, il me semble que la langue maternelle de Kerouac était le joual, et donc qu’à défaut d’exporter ses groupes fantastiques (j’insiste avec véhémence sur ce point), le Québec a révolutionné la littérature mondiale, ce qui n’est déjà pas si mal! Ostie de calisse, criss!

  30. Roh ! Profiter de cet article pour une critique déguisée d’Ubisoft ! C’est bas !

    Dites-vous qu’Assassin III aurait pu être bien pire : à l’image de ses créateurs, le personnage central aurait pu parler Québécois.

  31. Très cher Odieux, je ne puis m’empêcher de tiquer à la lecture de cet article, au demeurant fort bien construit. En effet, plusieurs erreurs sur la saga Game of Thrones sont à relever (Je ne voudrais pas passer au demeurant pour un odieux intégriste, ce sont des points de détails).

    En effet, vous vous basez sur l’infâme traduction française, qui a transformé beaucoup de noms de lieux en les passant d’une langue à l’autre, au point de les vider de leur sens. Ainsi, le fameux Port-Réal n’est autre que King’s Landing en Anglais, signifiant « Accostage du Roi ». Et Jon Snow s’écrit bien sans H, ça pique nos pauvres yeux de geeks peu habitués à la lumière du jour.

    Par contre, merci de m’avoir fait découvrir cette charmante bourgade de Fermont et son si joli mur.

    Bien à vous,

  32. « la découverte d’Uranus (bien que le débat fasse encore rage, certains prétendant que ce dernier sujet est avant tout du domaine de la spéléologie, quand d’autres insistent sur le fait qu’en tant qu’expert en colons, Jacques Cartier restait le mieux placé pour traiter du sujet) »

    Tout simplement magnifique

  33. Mouaif. C’est un peu comme le billet sur les enfants, vu et re-vu, bourré de clichés entendus des dizaines de fois, et looooooooong à n’en plus finir. D’ailleurs je ne l’ai pas fini. « Criss ! Tabarnacle ! MDR, quoi ! ». Un peu comme le sketch de Patrice Laffont sur les ados. Ou une vidéo de Norman en plus long.

    Prochain thème jamais abordé dans l’humour : les vieux. Je donne quelques idées de vannes inédites : les vieux c’est tout fripé, ça sent bizarre, ça comprends rien à L’internet, les mémés ça pique quand on leur fait la bise et ça écrit des courriers furieux à France télévision quand leur programme est déplacé pour cause de Rolland Garros, et en plus de ça, c’est nous qu’on paie leurs retraite à ces feignasses. « MDR, quoi ! »

    En matière de ciné, c’est pareil, l’hôte de ces lieux s’est fait une spécialité de ne plus tirer que sur des ambulances. Avant, on pouvait le lire en train de descendre en flèche The Dark Knight Rises, Drive ou Spring Breakers, et ça c’est couillu ! Respect éternel pour avoir rétabli la vérité sur ces daubes.

    Aujourd’hui »hui, on n’a plus droit qu’à des critiques de films qui ont été explicitement réalisés pour toucher un public d’abrutis, et qui n’ont jamais prétendus être autre chose que des produits à consommer comme des bigmacs (Superman, Expendables 2…). Franchement, prendre des « films » comme ceux-là et faire le boulot monstre d’écrire une critique de 40.000 caractères tout ça pour dire « wah c’est débilé, hé ! », où est l’intérêt ?

    Par exemple, à part le fait qu’il s’agisse de super-héros, quel est le rapport entre The Avenger et TDKR ? Le premier a tout de suite été présenté par la prod comme un film de divertissement sans profondeur, et c’est exactement ce qu’il est. Le second a été présenté par tous (la prod, le réal, l’acteur principal, la critique et le public) comme étant un film profond, sombre et intelligent, ce qu’il n’est pas du tout, d’où l’intérêt d’une bonne critique bien hardcore. Au final, la lecture du billet de The Avenger ne m’a occasionné qu’un vague sourire et de nombreux baillements, là où celle de TDKR m’a causé douleurs abdominales et crampes des zygomatiques, et plus encore à la lecture des commentaires dégoutés du fan club de Nolan et Bale.

    Pour finir, je rêve d’un billet sur les pieds nickelés qui essaient de gouverner ce pays depuis juin 2012 et réalisent l’incroyable exploit de faire encore pire que leurs prédécesseurs. Mais celui-là je sens que je vais l’attendre longtemps.

    Odieux Connard will rise again, j’en fais le pari !

    • En même temps « Spring breakers » c’est tout récent et la critique en a été faite par l’Odieux connard à peine un mois avant celle de « Expendables 2″, donc votre « ouuuh mon dieu OC c’était mieux aaaavant » ne tient pas une seule seconde. C’est pas sa faute si ces derniers temps y a vraiment que des merdes qui sortent.

  34. RUDY CAYA LE TROU DE CUL DE POURRIS SALE AVEC SA MUSIQUE DE RACE DE BÂTARD QUI SENT LA VIEILLE MOUFETTE AVEC SES HISTOIRES DE DÉBILES MENTAUX, D’ANNE-MARIE LOSIQUE ET DE VIEUX ROBINEUX QUI SE CROSSENT AVEC UNE BOÎTE DE CORN FLAKES ET DEUX DES CD DES ATTARDÉS VILAIN PINGOUIN GROS CRISSE DE LÂCHE QUI TRAVAILLE PAS FACE DE QUÊTEUX ON T’ATTEND À LAC-MÉGANTIC POUR UN GROS CRISE DE BBQ LE TABARNAK DE PROFITEUR VIENS METTRE DU GAZ PUIS PÉTER AVEC TON OSTIE DE RECTUM SALE AUX COUILLES PENDANTES À LA GERRY BOULET

  35. Cher m. Connard,

    Je me permets de vous répondre en ces pages pour apporter certaines précisions quant a l’usage du ‘joual’ (parlure Québecoise).

    Ainsi, dans la phrase ‘Crisse, moé j’crisse de la’, l’usage eut plutôt souhaité qu’on employât la forme ‘je décrisse de la’. En effet, ‘décrisser’ signifie en gros ‘se casser’.

    Par ailleurs, ‘on s’en pogne’ n’a pas de sens. On dira plutôt qu’on ‘s’en câlisse’ (prononcer ‘cow – lyisse’, en appuyant bien sur le ‘y’)

    :-):-)

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