G.I Joe : Con(con)spiration

Ah, G.I Joe.

On ne dirait pas comme ça, mais G.I Joe, c’est tellement d’émouvants souvenirs : pas tant à cause des figurines qui, étant enfant, me permirent d’organiser mes premiers défilés militaires (si Monsieur Hasbro me lit, sachez que vos figurines ayant les doigts pliés pour y clipser des armes, cela a quelque peu brisé l’harmonie des bras tendus de ma fidèle armée mais passons) et de tenir mes premiers tribunaux populaires, non, G.I Joe, c’est tout autre chose.

Car il y a 4 ans sortait le premier volet de ce merveilleux film : l’occasion pour cet humble blog, alors dans ses premières semaines, d’initier une nouvelle rubrique intitulée « Spoiler dans la bonne humeur » puisque comme de bien entendu, le film était une sorte d’étron chaud barbouillé sur grand écran par un casting consternant. C’est donc avec une certaine impatience et un masochisme dont plus personne ne doute que j’attendais le second volet . Et comme tout est qui est mauvais vient par deux (ex : les seigneurs Sith ou les frères Bogdanov), c’est donc en ce beau printemps 2013 qu’est sortie la suite de cette belle perle vieille de 4 ans, cette fois-ci sobrement intitulée « G.I Joe : Conspiration ».

Permettez-moi tout d’abord, afin que tout le monde saisisse bien toute la subtilité de l’intrigue, de vous résumer l’épisode précédent.

Duke, un militaire pas très fin intègre l’unité d’élite internationale G.I Joe, chargée de bourrer les méchants où qu’ils soient. Envoyé enquêter sur un trafic de nanomachines, il découvre que les responsables ne sont autres que son ex (devenue méchante à cause de nano-machines), son ex beau-frère « Cobra »(… bon, bref, devenu méchant par passion pour les nano-machines) et accessoirement un certain « Destro » qui, non, n’est pas son ex belle-mère histoire de rester dans le ton, mais un riche industriel spécialisé dans l’armement. Après s’être copieusement fait bourrer la gueule par Duke et ses amis, Cobra et Destro sont envoyés dans une prison secrète. Mais, c’est sans compter sur le fait que dans la bagarre, les méchants ont réussi à remplacer le président des Etats-Unis par Zartan, un de leurs agents qui a copié l’apparence présidentielle grâce aux nano-machines et à une bonne dose d’émail diamant.

Et pour ceux qui voudraient en savoir plus, l’antique spoiler est ici.

Vous avez tout saisi ? Fort bien ! Alors : spoilons, mes bons !

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L'affiche : lorsque l'explosion occupe toute la surface de celle-ci, je vous laisse deviner ce que ça veut dire

L’affiche : lorsque l’explosion occupe toute la surface de celle-ci, je vous laisse deviner ce que ça veut dire

Notre film s’ouvre donc sur l’un des endroits les plus à la mode du moment : la Corée du Nord, ce gigantesque goulag pour coiffeurs des années 80 (ou alors si ce n’est pas le cas, il faudra qu’on m’explique). A la frontière de celle-ci, un petit groupe de soldats progresse discrètement en profitant de l’obscurité : c’est Duke, le célèbre G.I Joe, et ses fameux amis : François le sniper, Ginette la commando, Maurice le soldat et The Rock le gros bourrin (étonnamment, il ne joue pas une couturière, je conviens que cela puisse vous choquer mais faites un effort tas de malandrins). Tous font bien attention de ne pas se faire repérer, car c’est connu, le Nord-Coréen a un côté taquin, et vont donc jusqu’au grillage délimitant la frontière pour faire un gros trou dedans afin de passer car ils sont là, dixit Duke, pour extrader un autochtone soucieux de passer au sud. Soit ! Mais alors comment procéder ?

Et bien c’est simple : sitôt dans la zone, nos loulous commencent par ne surtout pas se cacher, en restant à taper la discut’ dans un coin éclairé à 20 mètres d’un mirador, probablement parce qu’ils ont très envie qu’un garde local leur fasse coucou et leur apporte un kawa (le Nord-Coréen, en bon communiste, aime partager son kawa). Puis, après avoir papoté deux plombes sur des sujets divers et variés n’ayant pour la plupart rien à voir avec la mission et repéré le transfuge qui a réussi à trouver une cachette (lui) juste à côté d’eux, Duke lance l’ordre qui va bien : « François, fait diversion, vite !« 

Pour les plus jeunes qui ne connaîtraient pas le sens du mot « diversion« , dans le dictionnaire G.I Joe (un ouvrage facile à se procurer puisqu’il ne fait que 7 pages, dont deux à base de variantes de « fuck » et « balls« ), la définition est la suivante :

Diversion /di.vɛʁ.sjɔ̃/ féminin. Action qui consiste à faire n’importe quoi pourvu que ça fasse du bruit. Exemple : « Vazy François, fait diversion en tirant dans tous les sens avec ton gros fusil : les Coréens ne nous avaient pas repérés, alors si tu pouvais les inciter à donner l’alerte, ce serait cool« . Synonyme : Jérôme Cahuzac.

Et ce qui est dit est fait : c’est vrai quoi, extrader quelqu’un sans donner l’alarme, ça n’a pas la même saveur, nom d’une pipe ! Et puisque nous n’étions déjà pas assez dans une sorte d’épisode de Corky sous acide, Maurice le soldat décide pour déconner de quitter le groupe en ricanant pour aller baisser le drapeau Nord-Coréen local et faire flotter à la place le drapeau des G.I Joe : non parce que sinon, ce serait bête si les nord-coréens ne savaient pas à qui envoyer une ogive nucléaire en remerciement. J’espère qu’il a aussi mis son adresse, sait-on jamais que le colis s’égare. Attendez, je relis quand même mes notes… « G.I Joe est une organisation ultra-secrète… meugneugneu… situation de crise… meugneugneu… éviter que le monde ne bascule… » hmmm d’accord. Bon, qui c’est qui a encore oublié de lire de quoi traitait son film avant de tourner la première scène ?

En tout cas, ça commence bien.

Filons quelques temps plus tard, au pays du hamburger, alors que le président (qui est donc en fait le méchant Zartan, mais ça personne ne le sait) est occupé en salle de réunion avec tous ses conseillers et son état-major à discuter d’une situation un peu tendue : un groupe de terroristes a réussi à piquer une arme nucléaire au Pakistan, et compte visiblement s’en servir pour envoyer un message clair, voire lumineux au monde sur leurs intentions (« Arrêtez avec le Harlem Shake, nardinamouk ! » ou quelque chose du genre). Une partie des présents déclare qu’il faut agir de suite, d’autres qu’il faut attendre d’en savoir plus : le président lui, explique qu’il n’est pas homme à rester assis : comment s’appelait cette unité si subtile, déjà, mais si vous savez celle qui a failli faire éclater une guerre avec la Corée du Nord il n’y a pas deux minutes tant ils étaient cons comme des bulots ? Ah oui : les G.I Joe. Envoyez-les, ce sont les meilleurs des meilleurs.

Les G.I Joe reçoivent donc le message, et alors que dans le film précédent ils étaient un organisme international, maintenant ils sont juste au service des Etats-Unis. Et d’ailleurs, sachez que les autres personnages du précédent film, à part une paire, ont tous disparu sans explication. C’est vrai : si maintenant il faut que les suites se suivent, où va le monde ? Enfin bref : les G.I Joe envoient donc sur zone toutes leurs troupes (oui, ils sont comme ça, faut pas trop les chercher) à part Ninja Noir, leur agent super secret qui est occupé ailleurs, soit une bonne dizaine de super avions de transport du futur avec de gros réacteurs qui font pschrouf qui peuvent voler ou se poser en stationnaire, ce qui est très pratique, car l’ennemi ayant été localisé dans une usine d’armement, des G.I Joe peuvent donc être largués sur le toit, sur les côtés, et un peu sur tous les angles du bâtiment en fait façon invasion de rongeurs, sauf qu’aucun défenseur n’avait pensé à disposer des tapettes avec de la testostérone en guise d’appât, la faiblesse ultime des G.I Joe. Dommage.

Mieux encore : malgré cette arrivée massive de gros transporteurs bruyants qui se posent directement sur la margoulette des terroristes locaux, aucun de ces derniers n’entend quoi que ce soit.

Les deux principaux officiers des G.I Joe : je commence à comprendre certains trucs

« Mohammed tu as pas entendu quelque chose ?
- Hein ?
- JE DEMANDAIS SI TU AVAIS ENTENDU QUELQUE CHOSE ? 
- Ah ! Non, rien : avec ce bruit de réacteur, impossible d’entendre quoi que ce soit ! »

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Quelque part, ça se tient. Je soupçonne quand même un scénariste d’avoir habilement recasé la blague de la banane dans l’oreille, comme ça, discrétos, pour voir si ça passait. Et, oui, c’est passé. Dramatique, mais pas autant que la suite : poursuivons donc.

Sitôt le dernier terroriste éliminé, nos fameux héros sont plutôt contents : ils viennent en effet de prendre le contrôle de l’installation sans une seule perte, et mieux encore, l’ogive qu’ils recherchaient est bien là et n’attend plus qu’eux ! Après l’avoir soigneusement rangée dans du papier bulle et chargée dans un camion qui n’était pas là 15 secondes avant puisque notre petite armée est arrivée par voie aérienne et a curieusement décidé de ne pas repartir par le même moyen, nos loulous se mettent donc en route au travers du désert, avant de décider de s’arrêter pour la nuit pour faire la fête et picoler, parce que bon, on est jamais qu’en zone hostile avec une ogive nucléaire, qu’est-ce qui pourrait bien nous arriver ? Le Banga coule donc à flot, on sniffe des lignes de Tang et bientôt, tout le monde commence à être un peu dissipé, la rumeur courant même que quelqu’un aurait trouvé du Champomy pour épicer la soirée.

Hélas ! Alors que la fête bat son plein au coeur de la nuit, un curieux son de rotor se fait entendre : il s’agit là du chant d’amour de la flopée d’hélicoptères qui vient distribuer des roquettes sur les commandos d’élite sans défense ! Parce que non, nos guerriers n’ont rien prévu contre les hélicos : on ne leur avait pas dit que ça existait. Du coup, les explosions se multiplient autour de nos vaillants soldats, et bientôt, nombre d’entre eux meurent dans le bombardement, parmi lesquels François le sniper qui reçoit un 10 kilos d’explosifs dans sa moustache naissante, le faisant instantanément passer du statut de militaire couillu à celui d’engrais gentil. Et là, accrochez-vous : Duke, notre fier héros, apercevant une roquette filer sur ses amis décide de voir s’il ne pourrait pas l’arrêter avec ses abdominaux : hélas, ses efforts chez Amazonia ont visiblement été vains, puisque Duke en meurt (petite compensation : la roquette aussi y reste). The Rock, qui a vu son copain avoir une crampe d’estomac explosive sous ses yeux, est choqué mais ne reste pas inactif pour autant : attrapant Maurice et Ginette, il court vers un puits voisin où ce petit monde se jette pour s’abriter. Grand bien leur en prend car le ballet des hélicoptères poursuivant son oeuvre de destruction a tôt fait d’en finir avec le campement des G.I Joe, et nos 3 larrons sont donc les seuls survivants. Bientôt, ils entendent des troupes être déposées à proximité, et un certain nombre de soldats inspectent l’endroit sans pour autant les trouver (ils tirent même quelques balles dans le puits histoire de voir, mais ne touchent personne : si l’un d’entre eux avait eu une grenade, j’aurais pu rentrer chez moi plus tôt, flûte : foutues restrictions budgétaires sur la Défense !).

Mais, retournons plutôt aux Etats-Unis où nous découvrons que le faux président a caché dans sa cave le vrai président, et qu’il le maintient là sous la surveillance d’agents de Cobra qu’il a recruté pour remplacer le service de sécurité présidentiel, et qui ont tous un petit sigle « Cobra » sur le veston. Oui, le même sigle qu’utilisé dans le précédent film par Cobra en personne, comme ça, c’est un peu comme s’il leur mettait une croix gammée sur le col pour bien que tous les gens qui les croisent les trouvent vaguement suspects, ainsi que lui pour les avoir ainsi soudainement tous recrutés alors que c’est quand même le sigle d’une organisation terroriste. Heureusement, personne ne pensera à le faire remarquer du film tant chaque élément semble avoir été choisi avec soin par un scatophile particulièrement pervers. Bref, toujours est-il que faux président et vrai président ont une petite discussion que je vous retranscris ici à peu près :

« Ahahaha… alors vrai-président, tu es dég’ que je sois président pendant que toi tu moisis dans ce vieux bunker de la guerre froide situé sous une résidence de campagne du président !
- Vaguement. Que voulez-vous espèce de sombre rascal ?
- Pas grand chose… je veux juste savoir dans quelle prison secrète est enfermé Cobra… pour le faire libérer ! HAHAHAHAHA !
- Mais quel intérêt avez-vous à le faire ? Non parce que techniquement vous êtes déjà président des Etats-Unis, il a quoi à vous offrir de plus ? Si vous le laissez dans son trou, c’est tout bénéf’ pour vous non ?
- Bé heu… je… heu… que… bon ! On s’en moque, aucune importance ! Dis-moi où est cette prison !
- Vous avez pensé à le demander à vos services plutôt qu’à venir ici en prenant le risque de vous griller ? Non parce qu’en fait, eux ils le savent forcément, hein ! Vous pensez vraiment que seul le président est au courant d’une prison secrète ? Non parce que sinon, c’est compliqué d’y affecter du personnel : « Hé mec, tu commences ton boulot demain à 8h, mais je peux pas te dire où ! ». Vous êtes con ou bien ?
- Nom d’un petit bonhomme, quelle insolence ! Je suis très loin d’être con : sache que je suis tellement intelligent que je viens de DETRUIRE LES G.I JOE, HOHOHOHOHO ! Grâce à un plan qui va vous épater, vieux barbon : j’ai demandé à mon état-major et tous mes conseiller de les envoyer en mission pour récupérer une ogive volée, et une fois cela fait, j’ai dit qu’ils l’avaient piquée et j’ai donc envoyé l’armée les bombarder, HAHAHAHA ! J’ai gagné!
- Vous saviez que sinon vous pouviez juste signer un papier pour couper leur budget ?
- Ah merde. On a le droit ?
- Personne n’est plus maléfique que l’administration, gros naze. Maintenant, explique-moi comment tu vas t’en tirer puisque tous tes conseillers et généraux sont au courant de ta trahison ? »

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Mais le faux-président n’a pas à répondre à cette question : le script s’en est chargé pour lui en éclipsant complètement le sujet. Il n’a donc plus qu’à aller faire une annonce à la télévision dans l’heure qui suit.

« Bonsoir chers concitoyens. Je tenais à vous annoncer que l’unité d’élite dont vous n’avez jamais entendu parler puisqu’elle était secrète et dont je n’ai aucun intérêt à parler non plus, les G.I Joe, ont trahi le pays. J’ai donc organisé une grosse soirée barbecue durant laquelle aucun membre n’a survécu, voilà pour ça. Le seul survivant, un certain Ninja Noir, a été arrêté et pour ses crimes, sera donc envoyé dans la prison super secrète où nous gardons déjà le célèbre terroriste Cobra enfermé. Je profite de cette allocution pour vous informer que j’ai d’ailleurs formé une nouvelle unité super secrète pour remplacer les G.I Joe, que j’ai intelligemment nommée « Cobra », et qui utilisera le sigle de l’organisation super dangereuse qui va bien et que je suis supposé combattre. Voilà, y-a-t-il des questions dans la salle. Oui Brenda ?
- Monsieur le Président, je n’arrive pas à déterminer si je viens d’entendre votre bouche ou votre anus, pourriez-vous préciser ? »

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Laissons donc le président aux journalistes, et allons plutôt en Allemagne, où il se passe des choses intéressantes. En effet, quelque part en ex-RDA, nous découvrons que Ninja Noir a été fait prisonnier et est emmené par des militaires vers un complexe souterrain qui n’est autre que la fameuse prison secrète évoquée plus tôt, le Fleury-Mérogis du futur. Le directeur local a tôt fait d’accueillir son nouvel invité pour lui expliquer comment cela fonctionne ici : c’est facile, il n’y a que deux autres prisonniers, Cobra le vilain et Destro le méchant, le bras droit du premier, chacun enfermé dans une sorte de gros tube rempli d’un liquide qui paralyse tous leurs membres mais les maintient conscients, les rendant prisonniers de leur propre corps. Parce que oui : dans le camp des gentils démocrates, on est comme ça, on aime bien la déconne. Bref : Ninja Noir a déjà un tube qui l’attend (d’ailleurs, il n’y en a que trois en tout et pour tout : heureusement qu’il n’y a pas eu plus d’un G.I Joe fait prisonnier, sinon il allait falloir se serrer dans les tubes ce qui aurait monté l’ambiance d’un cran), et l’équipe présente commence donc à lui retirer son armure pour le…

Grâce aux nano-machines, Zartan peut aussi se déguiser en Terminator pour faire de bonnes blagues à ses amis.

Ah, oui parce que je ne vous ai pas dit : les mecs ont tout laissé à leur prisonnier, y compris son armure et de quoi planquer ses armes.

Oui, il y a un vrai entraînement derrière pour faire un aussi mauvais film, vous savez ? Enfin bref : lorsqu’ils retirent son casque à Ninja Noir, le directeur recule, étonné : il ne s’agit pas du tout de Ninja Noir, mais de Ninja Blanc, son pire ennemi et allié de Cobra ! Le directeur a donc la réaction qui va bien :

« Mon dieu, ce n’est pas le bon prisonnier ! En plus ce personnage est mort dans le film précédent, qu’est-ce que c’est que ces mecs que l’on ressort du placard sans explication ? Heureusement que le type qui fait ce spoiler avait déjà annoncé cette incohérence 4 ans à l’avance tellement c’était gros qu’ils allaient la faire !
- Ouais, mais alors, qu’est-ce qu’on fait chef ? 
- Bah heu… je suppose qu’on le met quand même dans le tube qui n’était pas pour lui sans prévenir personne de cette découverte qui signifie qu’on a toujours un Ninja Noir en liberté, ce qui intéresserait probablement l’ensemble du monde libre ?
- Okay chef, on va faire ça. »

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Et ce qui est dit est fait. Sauf qu’évidemment, personne ne se doute qu’il s’agit là d’un piège (à part bien évidemment l’amiral Ackbar qui s’égosillait dans la salle au même moment en martelant son siège), puisque ce n’est pas du tout suspect, après tout. Mais sitôt plongé dans son tube de liquide paralysant, notre Ninja Blanc se met à pouffer car il en a prévu une bien bonne : il ralentit son coeur pour faire croire qu’il fait un arrêt cardiaque, une technique secrète qu’il a apprise à Koh-Lanta (Si tu as souri, tu es un très vilain personnage, je te félicite pas canaillou). Un peu étonnés, les techniciens le sortent de sa prison pour le réanimer, mais c’est là leur erreur : non seulement leur prisonnier leur refait tous leur museau à coups de tatane, mais comme le film est vraiment mauvais, il fait apparaître des shurikens qu’il n’avait pas 5 secondes auparavant, et s’en sert pour tuer les gardes qui traînaient par là. Puis, il récupère ses sabres, que le directeur de la prison avait intelligemment rangés près d’un escalier, et commence à découper tout et tout le monde pour exprimer son désarroi. Enfin, il détruit la prison de verre retenant Cobra, son maître, qui à défaut de faire apparaître un shuriken, fait apparaître un masque mystérieux tout lisse pour s’en couvrir le visage, comme ça, pif pouf. Mais oui. Cela fait, ils sont alors rejoints par un autre homme que nous découvrons : Firefly. Celui-ci est rentré dans la prison par la grande porte en envoyant de petits drones lucioles explosifs tuer les gardes restants pour ouvrir la voie afin que son maître sorte en paix. Mais, et Destro dans tout ça allez vous me dire ? Et bien le bougre attend toujours dans sa prison de verre que son maître vienne le sauver. Sauf que Cobra annonce que hahaha, non, il va plutôt le tuer parce que… heu… c’est-à-dire…

Non, rien. Comme ça, hop.

C’est vrai quoi : vous avez pour bras droit un ex-industriel de l’armement avec un réseau particulièrement important et des fonds planqués aux quatre coins du monde, pourquoi le tuer ? Non parce que je veux bien comprendre que l’acteur n’a pas resigné pour une telle daube, mais bon, en fait, en retirant cette scène, vous pouviez justement économiser et retirer une incohérence, par exemple avec Destro mourant tué par la rafale d’un garde traversant son tube de verre durant l’évasion. Ça coûtait moins cher et ça se tenait plus : mais il est vrai qu’il ne faudrait pas oublier de bien souligner combien, plus que la volonté de faire facile, il y a de la vraie incompétence derrière. C’est-à-dire que l’on a payé pour se vautrer un peu plus. C’est tout simplement beau.

Toujours est-il qu’alors que Cobra, Ninja Blanc et Firefly sortent tranquillement du complexe, victorieux, le directeur de la prison, blessé, parvient à tirer sur une conduite de gaz au moment où ils passent devant, provoquant une explosion qui aurait bien tué tout ce petit monde si Ninja Blanc n’était pas intervenu pour pousser ses amis à l’abri . Cependant, il en paie le prix, puisque son dos est léché par les flammes et ressemble alors à un mauvais steak : Cobra, après avoir achevé d’une balle le directeur rebelle, termine donc sa spectaculaire évasion en expliquant qu’il va soigner son fidèle agent comme il se doit pour qu’il ressemble à nouveau à un fier ninja et non plus à un menu Flunch. Nous reviendrons sur le sujet, mais puisque je sens bien que vous manquez d’incohérences depuis au moins trois lignes, sachez que Ninja Noir, le vrai, planqué à la sortie du complexe observe le trio sortir. Comment a-t-il su qu’il s’agissait là d’un piège visant à faire évader Cobra ? Pourquoi n’a-t-il pas prévenu, d’une manière ou d’une autre, l’équipe locale ? Et surtout, pourquoi, alors qu’il est armé, bien planqué et face aux pires ennemis qu’il ait jamais connu incapables de se défendre tant à cause de la surprise que parce que Cobra et Firefly sont occupés à soutenir Ninja Blanc blessé, n’intervient-il pas pour sauver le monde ?

Je vous laisse deviner. Attention, concentrez-vous ! Mais oui, c’est ça : rien. Juste comme ça, hop. Un peu plus et je pense qu’il leur faisait aussi la vidange et la pression des pneus pendant qu’ils s’évadaient pour être sûr qu’ils ne tombent pas en rade sur la route de la liberté. Il est comme ça Ninja Noir : trépané serviable.

Mais, assez discuté : retournons du côté du campement dévasté des G.I Joe, au petit matin alors que The Rock, Ginette et Maurice sortent de leur puits pour découvrir les cadavres de leurs amis abandonnés au soleil. Quelque peu grognons, nos larrons font le tour des corps pour récupérer les plaques d’identité, ce qu’il reste de Tang de la veille et faire la moue devant leurs amis tombés au combat, puis décident de se mettre en route pour s’éloigner du coin le plus vite possible, tant il y a un risque que l’ennemi revienne. Chemin faisant, une discussion s’engage, principalement entre The Rock et Ginette.

« The Rock, c’est toi le chef maintenant vu ton grade… que penses-tu de tout cela ?
- Qu’en tant qu’héroïne dans un film écrit avec les pieds, tu dois avoir toutes les bonnes intuitions sans aucune explication. Alors au boulot pendant que je fais ma tête de mec qui réfléchit. Hmmmrr… grrhmmmm… pas facile. 
- Bon, moi je pense qu’alors qu’on a rien vu puisque les hélicoptères volaient de nuit et qu’on a passé une bonne partie de la bataille planqués au fond d’un puits, on a été attaqués par l’armée américaine.
- Grugurummmm.. muuurgnn…. D’accord, nous n’avons pas la moindre raison de penser cela, tu es sur la bonne piste, continue ?
- Je pense toujours sans raison qu’un général seul n’aurait jamais pu donner un ordre comme celui-ci… je pense…. je pense que seul le président des Etats-Unis aurait pu demander à tous nous tuer !
- Alors qu’il nous a envoyés en mission, ce qui l’innocente immédiatement, sauf si évidemment un personnage se met à tout deviner parce qu’il a lu le script ? Bon bin super : en route alors ! »

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Et comme une grosse ficelle n’arrive jamais seule, au moment même où ils terminent cette conversation, nos héros tombent nez-à-nez avec un petit aéroport au milieu de nulle part où ils pourront jouer les clandestins le temps de rentrer au pays. C’est tout de même bien fait. Ou magique. Mais c’est là en tout cas. Passons.

Ginette, malgré une nuit passée dans un puits et un bombardement sur le coin du nez a toujours une peau impeccable. Mais, quel est ton secret, Ginette ?

Pendant ce temps, ailleurs, les choses avancent : Cobra a trouvé le temps de se changer pour se trouver un imperméable de cuir qui rappellera évidemment à tout un chacun les plus grandes heures d’Hugo Boss (c’est fou comme les méchants ne s’habillent jamais en tutu), et visite en compagnie de Firefly un complexe ultra-secret, avant d’être bientôt rejoint par le faux-président des Etats-Unis, qui aime bien venir visiter des complexes terroristes clandestins pour ne pas du tout attirer l’attention sur ceux-ci. L’endroit est rempli de soldats portant le sigle de Cobra, et d’énormes satellites attendent sur des plates-formes. Nos méchants peuvent donc eux aussi se mettre à avoir des conversations complètement crédibles :

« Commandeur Cobra, les satellites Zeus seront bientôt prêts à être lancés.
- Parfait, mon plan se déroule à merveille.
- Votre plan ?
- Mais si vous savez, le plan. Le plan. Raaah, le plan ! Je vous fais des clins d’oeil depuis dix minutes bougres de cons !
- Aaaah. Ah nan mais aussi avec votre masque là, on voit pas alors bon, c’est pas facile. Nan mais je me demandais : comment on a pu s’occuper des préparatifs de votre nouveau plan puisque vous êtes seulement sorti de votre isolement depuis moins d’une journée et que le plan que vous aviez avant d’y entrer n’avait rien à voir avec celui-ci ?
- …
- …
- Haaaan ouais. Les clins d’oeil, d’accord. »

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Soit. On aurait mieux fait de ne pas revenir voir ce que faisait Cobra : allons plutôt au Japon regarder s’il se passe quelque chose de plus intelligent (oui, je sais, vous non plus n’avez aucun espoir mais faites semblant les enfants). Car au sein d’un dojo, un célèbre maître ninja africain aveugle que nous appellerons donc Amadou reçoit en audience Ninja Noir. Bon, c’est un peu con puisqu’un muet qui tente d’expliquer quelque chose à un aveugle en langage des signes, ça doit prendre un moment (là encore, ils ont payé des accessoires pour grimer pépé en aveugle, alors que ça n’apporte rien à l’affaire à part un nouvel échec, j’en pleurerais de bonheur), mais là encore, la scène débute alors que le vieux maître explique que oui, il a bien compris ce que Ninja Noir lui a expliqué, à savoir que Ninja Blanc était encore vivant et qu’il avait aidé Cobra à s’évader. Amadou confie donc une mission à notre sombre héros : aller capturer le galopin et le ramener au Japon pour qu’il soit jugé pour le meurtre de son maître il y a des années. Ce sera peut-être aussi l’occasion d’en apprendre plus sur les plans de Cobra. Pour l’occasion, Amadou confie à Ninja Noir une de ses disciples pour l’aider : Jinx, personnage lui aussi parfaitement oubliable.

Ni une, ni deux, nos héros partent donc pour ce qui doit être le Tibet, puisque Cobra a envoyé Ninja Blanc se faire soigner dans un monastère là-bas auprès d’une petite vieille qui lui applique divers onguents sur le dos.

Attendez, quoi ? Cobra, le maître des nano-machines, expliquant qu’elles guérissent tout, a envoyé son meilleur agent et sauveur se faire soigner chez une mamie qui va tenter de soigner ses brûlures au troisième degré avec de la compote de pomme et des feuilles de thé ? Je… mais ? Bordel, vous aviez un album Panini des merdes à faire que vous les enchaînez ? C’est quand même, enfin… je crois qu’il vaut mieux nous concentrer très fort sur la suite, d’accord ?

Car au Tibet, donc, alors que Ninja Blanc vient à peine de cicatriser de ses blessures grâce aux soins attentionnés de la mémé locale, que voit-il passer devant sa fenêtre ? Deux ninjas rouges, les habitants du temple local, qui tombent en hurlant. Ni une, ni deux, il comprend qu’il ne s’agit pas là d’une sorte de Jackass à base de cosplay mais bien d’une attaque : il sort aussitôt pour découvrir les assaillants : Ninja Noir et Jinx ! Notre loulou les affronte, et ne succombe que lorsque Jinx lui colle un anesthésiant sous les narines, car si notre ninja préféré sait ralentir son coeur pour simuler un arrêt, il ne sait pas retenir sa respiration : c’est ballot quand même. Nos héros l’enferment donc dans un gros sac de couchage Quechua qu’ils collent à un filin qui attendait là, tendu, en plein milieu de la cour du monastère local, et sitôt cela fait, environ 2789 ninjas rouges leur tombent dessus et les encerclent.

Ah, oui : on parle bien des 2789 ninjas rouges que l’on avait pas vu jusqu’ici alors qu’ils étaient supposés être juste à côté pendant que leur héros blanc se faisait tataner ? Probablement qu’ils faisaient caca.

Enfin bref : nos héros, eux, ignorant cette foule hostile s’accrochent au filin suspendu, envoient le sac Quéchua devant eux, et filent donc le long du câble loin des méchants, qui tentent bien de les poursuivre durant 10 bonnes minutes, mais n’arrivent à rien faire d’autre qu’à se vautrer comme des bouses ou se prendre des coups de tatane, voir des obstacles dans le museau sur la route (obstacle que le sac Quéchua a réussi à esquiver puisqu’il est supposé être devant eux sur le filin, c’est quand même triste d’être un ninja et d’avoir moins de sens de l’esquive qu’un duvet). Après avoir dévalé environ 7 kilomètres de câbles en tous sens, ce qui laisse supposer que nos héros ont tranquillement installé ça en paix durant quatre jours avant leur attaque, ce qui a dû être particulièrement intéressant surtout concernant la partie qui débouchait en plein milieu de la cour du temple ninja (« Nan mais vous inquiétez pas, c’est pour EDF« ), Ninja Noir et Jinx triomphent : ils ont leur prisonnier et peuvent donc rentrer au Japon pour que Ninja Blanc passe au tribunal d’Amadou.

C’est donc un peu plus tard que Ninja Blanc se trouve devant l’honorable aveugle. Sauf qu’il se passe quelque chose de peu banal : au lieu d’être puni, Ninja Blanc arrive à prouver d’une manière tout à fait absurde que je vous passe qu’il n’a jamais tué son vieux maître. Qu’au contraire : c’est parce qu’il a été accusé du meurtre qu’il est devenu si plein de haine et qu’il a fui. Mais alors, qui a bien pu tuer le vieux maître ? Là encore, pas de problèmes ou d’enquête, nos larrons se disent « Le seul qui avait intérêt à le tuer, c’était celui qui voulait faire de toi son instrument, Ninja Blanc. Le maître qui t’a recueilli… qui n’était pas du tout un asiatique : c’était Zartan, agent au service de Cobra ! Il t’a manipulé pour faire de ta haine, son arme !« .

Vous pensiez que j’exagérais ? Mesdames et Messieurs : Amadou, le maître aveugle qui adore discuter avec son disciple muet

Ah oui. Et sinon, le fait que visiblement tout ça s’est passé 15 ans auparavant alors que Cobra n’est apparu que récemment ? Non ? Et accessoirement : Zartan machin, il est fort en déguisement, mais il y a un moment où ça a dû se voir quand même : il n’est pas maître d’arts martiaux, comment a-t-il pu enseigner quoi que ce soit à Ninja Blanc ?

Diego ? Appelle-moi la compta, je commence à avoir du mal à garder le compte des erreurs dans cette daube. Merci.

Enfin en tout cas, les ninjas de toutes les couleurs, sortes de Télétubbies asiatiques, décident donc de s’unir pour arrêter Cobra. Surtout que Ninja Blanc, bien introduit, peut connaître ses plans… c’est donc fortement intéressant.

Mais soyons sérieux : puisque ce film s’appelle G.I Joe, revenons tout de même aux trois G.I Joe isolés que sont The Rock, Maurice et Ginette et que nous avions laissés plus tôt alors qu’ils avaient trouvé un aéroport pour rentrer au pays. Ayant deviné par la puissance du néant scénaristique qu’ils étaient recherchés par toutes les polices des Etats-Unis, ils se font discrets et décident donc d’aller à un endroit où personne ne pensera à aller les chercher : le gymnase où The Rock a passé sa jeunesse et où les G.I Joe l’ont recruté, coin où en plus il a tous ses potes qui traînent .. bref, le premier endroit où on pensera qu’il viendra. Surtout que les services secrets ont une bonne raison de le chercher : ils ont découvert que ces trois G.I Joe avaient survécu. Mais rassurez-vous : ils ne feront rien pour les retrouver, aussi nos héros peuvent tranquillement s’installer dans le gymnase délabré et récupérer un peu d’équipement pour tenter de prouver leur théorie tout à fait crédible que le président est louche depuis quelques temps :

Pas de problème, Ginette, toujours prête à avancer à partir d’arguments foireux, étudie plein de vidéos des derniers discours du président et parvient à établir que celui-ci est un imposteur ! Comment ?

« Regardez ! J’ai pris des vidéos de lui, et depuis le 10 juin, il n’utilise plus l’expression « une sorte de » mais dit « un genre de ». Par ailleurs, ses mains n’ont pas exactement la même position quand il parle ! Cela ne peut vouloir dire que deux choses…
- J’écoute.
- Soit le président a des conseillers en communication…
- Impensable.
- Soit il a été remplacé par un imposteur modifié à l’aide de nano-machines qui a pris son apparence et parvient à duper jusqu’à sa femme et ses enfants !
- HO MON DIEU ! IL FAUT FAIRE QUELQUE CHOSE ! »

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Convaincus par ces preuves en carton, nos héros décident d’aller contacter le seul homme qui pourrait les aider : le général Willous, qui visiblement doit avoir faim, puisqu’en ce moment il est dans un film sur deux, et rarement des bons. En effet, le général Willous est le fondateur des G.I Joe : maintenant qu’il est à la retraite, il a peut-être moyen de les aider… mais lorsqu’ils se rendent chez lui, nos larrons découvrent que Willous ne peut pas faire grand chose : on ne l’écoute plus à Washington, il n’a plus le droit de commander la moindre unité, sa prostate commence à montrer de sérieux signes de faiblesse et cette histoire de président imposteur n’est pas la plus crédible qu’il ait entendue. Par ailleurs, sa maison est surveillée par tout ce qui est possible pour s’assurer qu’il reste calme.

J’en profite pour glisser que cette information a encore été glissée par pur goût de rajouter des étrons dans la soupe au caca : nos héros ne tiquent pas, et personne ne les repérera. Cette phrase est juste prononcée pour souligner que nos G.I Joe sont au meilleur endroit pour se faire attraper, mais que ça n’arrive quand même curieusement pas. C’est fou.

The Rock, Ginette et Maurice décident donc qu’ils ont vraiment trop besoin du général Willous pour agir : il leur faut donc une preuve que le président des Etats-Unis n’est pas le président des Etats-Unis pour le convaincre de passer à l’action. Willous, beau joueur, leur file quand même un tuyau s’ils veulent explorer cette piste : il connait un cercle de poker fréquenté par l’un des plus fidèles conseillers du chef de l’état. Ni une, ni deux, l’équipe G.I Joe va donc sur place, et au sortir de la salle de jeu, kidnappent le pauvre membre du cabinet présidentiel avant de lui expliquer comment ça va se passer.

« Salut mec, nous sommes les G.I Joe. Nous venons de t’administrer un puissant sérum qui fait que dans 5 minutes, tu t’endormiras et à ton réveil ne te souviendra de rien. Alors tu n’auras pas de problème de conscience, et nous on aura pas à t’éliminer. Maintenant, on va te dire pourquoi on t’a kidnappé : on a besoin que tu ajoutes un nom à la liste de la prochaine soirée où sera le président. Envoie un mail tout de suite à qui de droit pour arranger ça.
- Oui, ou alors je résiste 5 minutes, et ensuite vous êtes bien feintés.
- Huuuu…. on avait pas pensé à ça. Je me sens comme un sorte de gros Baboulinet, rheuuuu… »

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Malgré ce nouveau ratage, le petit homme coopère bien vite, et dès le lendemain grâce à l’invitation ainsi ajoutée à leur inventaire, nos G.I Joe envoient en infiltration Ginette en robe de soirée pour qu’elle approche le président à une réception où il se rend. La chose est aisée, tant la jeune femme sait utiliser le stratagème universel « über décolleté » qui permet d’approcher tous les hommes de goût (enfin, je crois), et est bientôt invitée à danser par le président lui-même. Récupérant un cheveu sur sa veste à cette occasion, elle l’étudie grâce à son tube de rouge à lèvre – analyseur d’ADN (ne me demandez pas où elle l’a trouvé vu que nos héros n’ont plus aucun soutien) et découvre que le président n’est autre que… Zartan, le maître du déguisement de Cobra ! Ses doutes confirmés, elle fuit bien vite, car la sécurité a repéré qu’elle n’était pas une invitée comme les autres, mais une G.I Joe. A noter d’ailleurs qu’un agent de sécurité qui, la trouvant suspecte, la suivait grâce à un micro-directionnel, n’a par contre rien trouvé de suspect quand elle a donné deux identités différentes à deux personnes différentes en moins d’une minute. Encore une fois : rajout, daube, tout ça. C’est… épuisant, quelque part. Mais impressionnant d’un autre côté. Quel talent.

Heureusement que ce n’est pas le tromblon du régiment qui a survécu, sinon il aurait fallu envoyer The Rock dans la même robe.

A la sortie, The Rock averti par Ginette que le président est un agent de Cobra est prêt à l’abattre depuis une ruelle, mais il est hélas empêché dans sa tentative par Firefly qui, sortant de nulle part, vient lui distribuer des mandales. Ce n’est que lorsque Maurice, qui glandait dans un 4×4 un peu plus loin, repère ce petit cirque qu’il oblige le méchant  à se replier en lui passant dessus avec son véhicule (mais rassurez-vous : il repart quand même en boitant juste un peu, hop). Comme quoi, c’est très surfait les 4×4.

Après cette tentative d’attentat sur le président des Etats-Unis qui ne semble pas émouvoir sa propre sécurité plus que ça, ni inciter à rechercher un peu plus activement les G.I Joe, notre troupe retourne à son gymnase pour tomber nez à nez avec… Ninja Noir, Ninja Blanc et Jinx ! Un peu troublé par cette irruption soudaine d’hommes en collants, nos héros sont un peu tendus jusqu’à ce que Jinx détaille la situation. Cette dernière explique que Ninja Blanc n’est plus méchant, qu’il va les aider à arrêter Cobra, qui l’a manipulé avec Zartan depuis le début (à une période où ni l’un ni l’autre ne se connaissaient, rappelons-le pour la beauté de la chose). Et détaille donc ce qu’il sait du plan de Cobra : ce dernier va utiliser le prochain congrès sur l’armement nucléaire organisé par le président des Etats-Unis pour faire un coup d’état à l’échelle mondiale en déployant une nouvelle arme de destruction massive bien plus terrifiante que toutes les autres : le satellite Zeus… il faut donc agir vite ! Un plan est donc rapidement organisé : d’abord, la troupe se rend chez le général Willous pour lui annoncer qu’elle a récupéré un cheveu dont l’ADN prouve que le président n’est pas le président, comme ils le supposaient : Willous est très impressionné, principalement  parce qu’un cheveu, ça faisait longtemps qu’il n’en avait plus vu un, aussi propose-t-il aux G.I Joe de les aider : il rappelle quelques vieux Joe sur le retour et propose de monter un commando pour intervenir durant le sommet sur le désarmement nucléaire. Et arme tout ce petit monde, car en réalité, sa demeure est une incroyable cache d’armes, avec même un véhicule blindé dans le garage !

Ça c’est subtil les petits amis.

Toujours est-il que le sommet sur le désarmement nucléaire va se dérouler sur un fortin sur une toute petite île seulement reliée à la terre par un ponton, et que l’endroit sera bien gardé. Il est donc convenu de procéder ainsi :

  • Ninja Blanc restera avec Cobra, qui a prévu de débarquer sur l’île pendant le sommet, histoire d’être au plus près pour intervenir au moment opportun. Il filera un déguisement à Jinx pour qu’elle se joigne à l’escorte de Cobra.
  • Maurice et Ninja Noir formeront un commando qui devra infiltrer l’endroit pour soutenir Ninja Blanc et Jinx dès que cela commencera à s’agiter
  • Willous et Ginette iront libérer le véritable président des Etats-Unis, Ninja Blanc ayant révélé dans quel coin il était planqué.
  • The Rock prendra le véhicule blindé et… heu… ira se battre avec trois chars américains qui n’avaient rien à voir avec la choucroute, en fait. Voilà voilà. Que voulez-vous que je vous dise ?

Vous avez bien suivi ? Parfait, alors allons directement voir ce qu’il se passe le lendemain dans le fameux fortin où se déroule le sommet. Dans une salle de conférence, le président des Etats-Unis reçoit les différents chefs des puissances nucléaires, et commence d’entrée de jeu en force, en expliquant que la guerre nucléaire, c’est très vilain, et qu’à ce titre, il ne tolérera pas qu’un pays sorte de cette pièce sans s’être totalement désarmé, nom d’un Francis Cabrel. Les autres chefs d’état se regardent puis, d’un commun accord, lui font un gros doigt (ils sont joueurs).

« Fort bien ! » déclare donc le président en sortant la mallette nucléaire américaine. « Dans ce cas moi je vais vider mes réserves nucléaires sur vos gueules, allez hop !« . Avant que qui que ce soit ne fasse une remarque scabreuse sur cette expression qui est un peu le facial de l’atome, il a tôt fait de joindre le geste à la parole et de montrer sur écran que tout son bazar est en train de partir vers ses cibles. Un peu choqués, ses interlocuteurs le traitent de fou et répliquent aussitôt en utilisant leurs propres mallettes pour tirer des missiles vers l’attaquant parce que hé, dis, tu vas te calmer ? Tu veux vraiment qu’on te ratiboise la gueule gros malin ?. Histoire de rajouter une bouse sur le scénario, on peut voir sur l’écran que tous les pays tirent leurs missiles dans toutes les directions, et pas seulement sur les USA : c’est vrai quoi, quitte à faire la guerre autant la faire contre tout le monde, c’est plus rigolo.

C’est alors que le président américain ricane et se saisissant de sa mallette, appuie sur le bouton d’autodestruction de tous ses missiles. Souriant, il ajoute « Et voilà ! Moi je suis totalement désarmé et je ne représente plus une menace, à vous les kikinous !« . Les autres leaders se regardent, un peu étonnés, puis appuient tous sur le bouton d’auto-destruction pour ne pas que ça dégénère. C’est alors que les portes de la salle de conférence s’ouvrent et qu’entre Cobra, accompagné de Firefly, Ninja Blanc et d’une paire de soldats à lui (dont Jinx, habilement déguisée en ninja rouge). Tout le monde sursaute autour de la table, mais le vil terroriste les invite à rester assis.

« Restez calmes : je tenais simplement à vous informer que je me proclame maître du monde. 
- Mais encore ?
- Et bien vous venez tous de vous désarmer : vous n’avez donc plus d’armes nucléaire pour vous défendre, HAHAHAHA !
-  Oui, parce qu’évidemment on est suffisamment cons pour avoir tiré tout notre arsenal, ce qui est impossible même si on le voulait. On a encore des cartouches. Donc ton plan il pue, en fait.
- Heu… je peux ressortir de la salle et refaire mon entrée quand vous aurez tout tiré ? On dirait que vous avez rien vu et que c’était pour de la fausse, d’accord ? 
- Non.
- Bon, écoutez, vous commencez à me faire chier : le scénario n’a pas prévu cette éventualité, alors on va dire que vous êtes tous désarmés : je disais donc : HAHAHAHA ! Puisque maintenant, je suis le seul à disposer d’armes de destruction massive grâce à mes satellites Zeus que j’ai secrètement fait construire grâce à un trou dans l’intrigue pendant que j’étais en tôle ! 
- Et vous les avez envoyés dans l’espace comment ? Avec un très gros élastique ? Non parce que c’est cool de construire ça, mais sans lanceur…
- Mais vous m’emmerdez avec vos détails ! Tiens, pour la peine, je vais raser Londres et vous expliquer comment fonctionne mon arme : il s’agit d’un satellite qui largue des missiles tout simplement tellement denses qu’en touchant le sol, il rase tout sur des kilomètres sans la moindre retombée radioactive ! Je pourrais donc m’emparer de vos pays sans crainte, HAHAHA ! 
- Il n’y a pas que les missiles qui sont denses par ici. Non parce qu’à quoi ça te sert de conquérir des ruines gros malin ? Et puis quand ton missile qui rase tout sur des kilomètres va toucher une centrale, tu crois que les radiations vont rester chez elles à lire Picsou Magazine ?
- … bouhouhou, j’en ai marre d’être un méchant à chier. Je veux un câlin.
- Roooh, pépère. Allez, allez : rasez Londres Monsieur Cobra, ça ira mieux après.
- Merciiiii… snif… »

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Et en effet : en appuyant sur un bouton qui fait « pouit ! », Cobra commande à l’un de ses satellites de larguer un missile lourd comme une playlist de mariage sur Londres, résultant ainsi lors de son impact avec le sol en une onde de choc telle que l’ensemble de la ville est détruite, faisant disparaître un patrimoine historique unique, tel que Big Ben ou encore Geri Halliwell.

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Détail amusant : aucun des plans sur la table n’a le moindre rapport avec l’endroit où ils se rendent. Voilà voilà.

Cobra, satisfait de cette attaque réussie, explique alors la suite de son plan : « A l’heure actuelle, partout dans le monde, mes troupes Cobra sont en train de remplacer vos drapeaux par mon étendard. Quant à vos ridicules capitales, je vais aussi les raser juste par principe puisque ça ne me sert à rien si je les contrôle à part à perdre des troupes, du temps et du butin. Mes autres satellites Zeus sont en train de se mettre en position à l’heure où je vous parle« . A ces mots, Ninja Blanc semble soudain décider que le moment est venu d’intervenir (non, pendant que Cobra expliquait qu’il allait raser Londres, il se curait le nez et Jinx devait probablement être occupée à envoyer des SMS à une copine), et commence donc à distribuer du shuriken dans tous les sens, à part sur Cobra quand bien même c’est sa cible principale : il est décidément complètement con. Le grand méchant s’enfuit donc, tout comme le faux président américain, alors que les autres chefs d’états se mettent à couvert puisqu’une fusillade éclate entre Ninja Blanc, Jinx et les hommes de Cobra. Bien vite, ils sont rejoints par Ninja Noir et Maurice, qui ont réussi à infiltrer l’endroit sans trop de problèmes, puisque les gardes ne réagissaient à rien, pas même aux bruits de fusillade autour d’eux. Voilà voilà.

Pendant ce temps, Willous et Ginette arrivent en voiture à la résidence présidentielle où est retenu le vrai président : ils ont du bol parce que, alors qu’ils arrivent en mitraillant à tout va, là encore, aucun agent des services spéciaux ne donne l’alerte (il y en a même un qui se contente de se demander ce qu’il se passe alors qu’on entend clairement des rafales : je ne sais pas mec, qu’est-ce que ça peut être ? Un mec qui s’occupe en faisant péter 50 mètres de papier bulle ?). Quant aux hommes gardant le président dans l’ancien bunker anti-atomique, plutôt que de se dire « Tu entends, on dirait qu’on est attaqués ? Enfermons-nous et appelons du renfort, je doute que l’ennemi puisse enfoncer une porte blindée de 3 mètres d’épaisseur« , ils décident de s’organiser à grands coups de « Séparons-nous en groupes de un et allons voir l’un après l’autre ce qu’il se passe ! » : autant vous dire que leur plan ne marche que moyennement, et que c’est donc un Willous et une Ginette triomphante qui viennent libérer le président, en profitant pour lui demander une petite baisse d’impôt, là, dis, ho, hein, hé, tu nous dois bien ça, garnement.

Au même moment, loin de là, The Rock a tranquillement fini de préparer son véhicule blindé, qu’ils ont bricolé non pas avant de partir à l’assaut, mais directement sur l’unique ponton menant au lieu de réunion des plus grands dirigeant mondiaux. Oui, vous avez bien lu. Et non, il n’est pas gardé, vous l’imaginez bien. Du coup, notre héros peut passer tranquillement par là avant d’aller cacher la bête dans les fourrés de l’île, à environ 2 mètres des trois chars américains montant la garde qui évidemment, ne remarquent pas du tout le véhicule chenillé non-identifié qui approche. Puis, une fois le niveau d’absurdité suffisamment haut (il faudra que j’invente une unité de mesure, du genre le « Cage » pour ce genre de choses), notre héros passe à l’attaque : les trois malheureux chars qui n’avaient rien à voir avec la choucroute ne peuvent rien faire et se font donc dézinguer gratuitement pour le plus grand plaisir de la foule. C’est gentil d’être venus.

Hélas, au même moment, les trois méchants du film que sont le faux président des Etats-Unis, Firefly et Cobra tentent de s’enfuir. Manque de pot pour eux : Ninja Blanc transperce vite fait le président qui, en mourant, reprend son apparence de Zartan le méchant, et permet ainsi à Ninja Blanc de se sentir vengé de le mort de son vieux maître, Cobra trouve un hélicoptère qui passait par là et s’enfuit avec sans encombre (non, ils n’ont toujours pas pensé aux armes anti-aériennes : on sent que la mort de tous leurs camarades au début du film leur a appris quelque chose, l’hélicoptère doit être une sorte d’archnémésis du G.I Joe). Quant à Firefly, qui s’est retrouvé avec la valise contenant les commandes du système Zeus, il tente bien de s’enfuir en bateau, mais The Rock a tôt fait de le rattraper et de lui refaire le nez à coups de poing. Victorieux, le bougre se saisit donc du système de commande des satellites Zeus qui n’étaient évidemment qu’à une seconde de tirer, et appuie sur le bouton « stopper le tir ».Ce qui fait exploser tous les satellites.

C’est un peu radical : je préfère ne pas savoir ce que fait la pédale de frein dans les véhicules de Cobra.

Cobra, sorte de Japan expo ambulante

Zartan est donc mort, le vrai président libéré, le monde sauvé et les troupes de Cobra en déroute : c’est donc une victoire pour les G.I Joe ! Bon, on a perdu Londres et l’arsenal nucléaire américain dans la bagarre alors qu’on avait des agents prêts à intervenir bien avant que tout cela n’arrive, mais quand même, c’est plutôt positif tout ça, non ? Allez, on en a assez eu pour aujourd’hui.

Une cérémonie est donc organisée, où chacun reçoit une belle médaille ainsi qu’un bisou du général Willous. Tout le monde salue donc le drapeau, fier d’être un G.I Joe parmi l’élite des trépanés mondiaux et…

FIN !

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Non, sérieusement, vous croyez vraiment qu’il y a quelque chose à ajouter ?

4 ans pour préparer un tel film, ça valait le coup.

Je ne suis pas déçu.

Vraiment.

78 réponses à “G.I Joe : Con(con)spiration

  1. aller on va leur trouver une excuse aussi bidon que prévisible « c’est pour les pitit n’enfants », ce qui explique en partie le scénario digne d’un épisode de MASK :D

  2. Juste un détail : le bombardement nucléaire « généralisé » n’est malheureusement pas une incohérence : en cas de conflit nucléaire les missiles balistiques arrosent tout le monde, et pour les ripostes « un poil plus mesurées » on utilise d’autres armes tout aussi nucléaires et sales, mais qui font beaucoup moins « substitut pénien nord coréen ».
    Merci pour ce spoil, vous avez sauvé quelques neurones et une dizaine d’euros.

    • Et vous n’avez même pas parlé de la magnifique traduction sur la valise nucléaire française ou il est écrit « bras » au lieu de « armer », traduction littérale de « arm » en anglais.

      J’veux dire ça pose quand même le souci de vraisemblance quoi.

  3. A chaque fois qu’on lit un de vos spoils, on se dit : « Naaaan, çà pourra pas être pire la prochaine fois, si ? ». Et à chaque fois, on est surpris. La magie d’Hollywood, sans doute…

  4. Et il ne faut pas oublier que le missile est en tungstène. Pourquoi en tungstène ? Question de prononciation. Ben oui, ça fait tellement plus chinois de crier TUNGSTENE TUNGSTENE !

    • Non la pour une fois c’est pas une absurdité. A part l’uranium 235 pour faire des obus flèches on se sert de tungstène qui est aussi lourd que le scénario de ce film ^^

      • 238, principalement (L’uranium appauvri, en fait). Le 235, c’est celui qui est hautement radioactif, dont on a pas envie d’avoir des particules partout chaque fois qu’on explose un char.
        Mais le tungstène est tout aussi toxique, en fait.

  5. « Digne de son prédécesseur, ce second opus est parfaitement réalisé avec des scènes d’actions incroyables et réalistes. Le scénario est magnifique avec une trame haletante mélangée avec un jeu d’acteurs absolument magistral. »
    Dois-je faire confiance à sire Odieux ou à cette critique ? Mon coeur balance (mais pas trop quand même).

    • Ce film est un chef d’œuvre, et n’oubliez pas que l’Odieux Connard est un odieux connard qui fait rien qu’à dire du mal d’honnêtes artisans du 7eme art, que c’est vilain, que c’est mesquin, et donc pas glop pas glop du tout(voila Mr Rock, vous pouvez me laissez respirer en desserrant de mon cou vos doigts fins et délicats de coutière).

  6.  » nos héros tombent nez-à-nez avec un petit aéroport au milieu de nulle où ils pourront jouer les clandestins » Oubli de mot ou lapsus ?

  7. Non, mais le pire de tous, c’est le « plan du désarmement nucléaire »…

    – tous les chefs d’État viennent à une conférence sur la paix avec leur mallette avec le bouton nucléaire. POTUS leur annonce qu’ils sont prisonniers, ils ne s’étonnent pas qu’on leur ait laissé leur aide de camp avec la mallette à portée…

    – ils croient POTUS sur parole, alors qu’ils voient juste des animations vidéos sur les écrans. On ne les voit pas communiquer avec leurs armées « confirmez-vous l’envoi de missiles par les USA? »

    – effectivement, après avoir re-dit à POTUS qu’il serait le plus grand criminel de l’Histoire les missiles partent dans toutes les directions, c’est tellement plus drôle de punir tout le monde au lieu du pays agresseur…

    – et surtout, dans la mallette du feu nucléaire, juste à côté du bouton de
    déclenchement, IL Y A UN BOUTON D’AUTODESTRUCTION. Déjà, c’est stupide car cela voudrait dire que la personne qui s’empare physiquement de la mallette peut neutraliser la capacité nucléaire de tout un pays. Par exemple, Zartan fait prisonnier les invités à sa conf’, et hop il contrôle les arsenaux nucléaires, même plus besoin de satellites…

    – Le scénariste n’a rien compris à la dissuasion nucléaire, dont le principe est « une fois que les missiles/bombardiers sont lancés, il n’y a plus de contr’ordre, rien ne peut les arrêter! ». Quelle scène stupide cela donnerait:

    Zartan: « voilà j’ai détruit mes missiles, à votre tour. »
    Poutine (ou Kim Jong-un ou…): « Rrrien ne peut arrrrêter les miens, imbécil! C’est le prrincipe de la dissuasion nucléaire : tu ne peux pas douter que je te détruis sans hésitation! Tu veux être le maître du monde, tu seras le maître du grrros tas de cendres! »

    Cette scène était le sommet de la daube. Je n’arrivais pas à y croire quand les dirigeant rouvraient leur mallette, et qu’à côté du bouton « lancement des missiles » (qu’il fallait rediriger, au passage), il y avait un autre bouton tout aussi gros « auto-destruction des missiles »… :'(

    • Je ne possède pas de mallette nucléaire (dommage) et je n’en ai jamais vu en vrai (re-dommage, j’aurais pu tenter de la voler) mais l’idée d’un bouton (ou d’une procédure) d’auto-destruction des missiles nucléaires lancés me paraît sensée.

      Si je me rappelle bien mes cours d’histoire, la dissuasion nucléaire c’est simplement la possession des armes de destruction massives et la menace d’en faire usage si jamais le pays possesseur est attaqué, je n’ai jamais entendu parler d’impossibilité d’annulation.

      • En effet ça me paraîtrait franchement foireux que les mécanismes de systèmes aux conséquences aussi catastrophiques n’aient pas de dispositif d’annulation.

      • La dissuasion nucléaire n’est pas crédible envers l’ennemi si vous avez la possibilité d’avoir des remords et d’annuler la mort de millions de gens. Ni si l’ennemi à la possibilité d’introduire des espions et des traîtres dans votre centre de lancement, et de détruire vos beaux missiles au moment où vous en avez besoin. (ou si l’ennemi s’empare de la mallette pour appuyer lui-même sur le bouton « avorter »… ce que Zartan aurait pu faire si facilement depuis le début…)

        Je vous invite à revoir « Docteur Folamour » ou « Fail Safe » http://en.wikipedia.org/wiki/Fail_Safe_(2000_TV) où les équipages de B52 chargés en têtes nucléaires sont entraînés à ignorer les messages d’annulation de mission (qui peuvent être des faux produits par l’ennemi). Une des raisons pour lesquelles les missiles sont préférés aux humains: quand ils sont lancés, ils n’hésitent pas à tuer, eux.

        Au passage les protocoles de lancement de missiles sont aussi n’importe quoi dans le film… Non, ce n’est pas un bouton rouge marqué « prêt » et que n’importe quel président fou peut appuyer tout seul… (sauf le Nord-Coréen, sans doute ;)). Il s’agit d’une clé à tourner, et il faut 2 personnes pour approuver le tir (http://en.wikipedia.org/wiki/Two-man_rule).

        Mais oui, une attaque nucléaire accidentelle et irréversible a toujours été possible… on a eu de la chance (voir http://en.wikipedia.org/wiki/Norwegian_rocket_incident et http://en.wikipedia.org/wiki/Stanislav_Petrov). Au passage, relire ces articles permet de vérifier que les invités du Président ne croiraient pas à une attaque sur la foi de jolies icônes sur des écrans vidéos ; avant de lancer leurs propres missiles, ils demanderaient confirmation à leurs services de radars respectifs.

    • Je pense qu’il y a bel et bien un système pour détruire les armes nucléaires avant impact. Car s’il s’agit d’une fausse alerte, vous l’auriez dans le baba et vous auriez déclencher une belle guerre nucléaire.

      Mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une fiction et que l’on sait peu de chose sur le fonctionnement de ces armes, alors nous ne pouvons que faire des hypothèses en pauvres gens que nous sommes.

  8. Cobra Commander qui veut dominer/détruire le monde, en tant qu’adhérents au club des Gentils Méchants a une commande d’auto-destruction de son arsenal, c’est quand même fair-play, il faut le reconnaître :D

    • Je vois que certaines conventions de « méchant James Bond style » sont respectées (Comme montré dans Austin Powers, par exemple ne pas tuer le héros tout de suite, déballer son plan, et ce que tu viens de souligner bien entendu). Je n’ai pas encore lu le spoil ni vu le film mais je m’en délecte d’avance…

      • Ce sont des critères d’adhésion à l’Ecole du Mal. Le bouton qui permet d’arrêter la bombe en gros sur le dispositif, la révélation du plan, etc. … c’est aussi important que le rire maléfique et la tenue qui va bien.

  9. Pour ce qui est de la communication entre un aveugle et un muet… Peut-être que le muet a appris à écrire en braille ? Non ? :P (j’ai pas vu le film, je cherche donc une explication aussi idiote que le reste).

    Mais très bon article.
    Et je l’avoue… Je n’ai pas souri à la blague sur Koh-Lanta… Mais j’ai ri.
    Suis-je immonde?

    • En vrai, il existe bien un moyen de communication. En gros, il faut que les deux personnes connaissent la langue des signes. Elles se font face, se prennent les mains, et font bouger les doigt et les mains de l’autre, afin de créer des signes.
      Mais bon, ce n’est pas assez « esthético-viril » pour passer à l’écran.

  10. Je n’ai pas vu le premier film, ce qui fait que toutes les incohérences (ou presque) qui font la liaison entre le premier et le second opus ne sont plus incohérente (la construction des satellites pendant que Cobra est prisonnier par exemple, j’ai naïvement pensé que le plan était prévu d’avance et que C avait était fait prisonnier entre temps).

    Je passe sur tout le spoil qui est très bien et je m’arrête faire un COMPLIMENT au film (un vrai, sans ironie), sur la scène de destruction de Londres.
    Au-delà de l’aspect jouissif de voir les anglais se faire rétamer la gueule, j’ai trouvé la scène avec le missile qui frappe le sol et toute la destruction qui s’en suit très bien faite, très réussie visuellement.

    ps: mes connaissances en physiques sont loin d’être suffisantes pour confirmer ou infirmer la possibilité qu’un objet, si lourd soit-il, lancé (lâché à vrai dire, vu qu’ils laisse simplement « tomber » le missile des satellites Zeus) depuis l’orbite fasse autant de dégâts qu’une arme nucléaire grâce au simple pouvoir de la gravité (c’est ce qui est dit dans le film, à moins que j’ai mal compris/écouté l’une des scène), mais cela me paraît impossible, quelqu’un à un avis sur la question?

      • Je me suis mal exprimé (mais merci pour ton lien), je sais que l’énergie cinétique peut faire du dégâts, beaucoup de dégâts même (je vais prendre pour exemple le jeu Mass Effect, où les vaisseaux spatiaux les plus gros possèdent un canon cinétique de près d’un kilomètre de long qui utilisent ce principe, je vous passe les détails), mais dans le film le missile est juste « lâché » depuis l’orbite, pas propulsé, et donc je pense qu’il ne peut pas atteindre une vitesse suffisante pour faire beaucoup de dégâts, d’autant plus qu’il sera freiné par l’air.

        Je suis plus clair?

    • À en croire l’article de Wikipedia, un objet de 8T avec une vitesse d’impact à Mach 10 produit une explosion équivalente à 11,5 tonnes de TNT. Quand on sait que la bombe utilisée à Hiroshima était environ 1000 fois plus puissante, et qu’une arme nucléaire actuelle est elle même environ 1000 fois plus puissante, il faudrait une vitesse à l’impact 1000 fois plus grande ou une masse 1 million de fois plus importante (puisque l’énergie cinétique est proportionnelle à la masse fois la vitesse au carrée).
      Si on suppose qu’on peut envoyer un objet d’une dizaine de tonnes dans l’espace, on est loin du compte.
      Maintenant il faut mettre une limite supérieure sur la vitesse d’impact pour voir si on est loin des environ 3000*Mach 10 nécessaires. Il est assez clair qu’on arrivera pas à ce résultat. On peut par exemple regarder les vitesse d’impact d’asteroides. Pour avoir un résultat précis, il faut prendre le fait que le champ de gravitation n’est pas constant lors de la descente (variations d’environ 10% en supposant une orbite basse à 600km), et l’effet des frottements, qui vont considérablement freiner l’objet.
      Mais même si on fait un calcul grossier sans ces effets, avec une vitesse initiale de 10 mètres par secondes ( l’objet a besoin d’une vitesse initiale pour quitter l’orbite), on arrive à une vitesse d’impact de environ 3*Mach 10.

      La conclusion, c’est qu’à moins d’avoir une bombe extrêmement massive, ou de donner à l’objet une très grande vitesse initiale (Plusieurs centaines de fois Mach 10), il est impossible de cette façon d’avoir une explosion aussi puissante qu’une arme nucléaire actuelle, en plus d’avoir le désavantage de devoir mettre un place un tel système.

      Merci d’avoir posé la question, cela m’a bien amusé d’y répondre !

      • J’ai oublié de préciser que les frottements vont faire que l’objet va atteindre une vitesse limite, et que la chose sera d’autant plus irréalisable.

      • Si l’on se reporte à la plupart des estimations faites pour les astéroïdes, il me semble que les vôtres sont erronées.
        Je comprends bien votre logique, mais il doit y avoir une erreur d’ordre de grandeur quelque part (si mes souvenirs sont exacts).
        Et les frottements ne s’appliquent plus vraiment à une certaine vitesse, l’air « frotte » bien sûr, mais il oppose moins une résistance que ce qu’il est en fait repoussé jusqu’à former un front d’une densité telle qu’il peut s’enflammer tel un plasma.
        Ce qui n’est pas pour arranger vraiment la situation.

      • « un objet de 8T avec une vitesse d’impact à Mach 10 produit une explosion équivalente à 11,5 tonnes de TNT. Quand on sait que la bombe utilisée à Hiroshima était environ 1000 fois plus puissante, et qu’une arme nucléaire actuelle est elle même environ 1000 fois plus puissante »
        Oula, du calme, ca nous donne du 11 megatonnes la… Ce genre d’arme n’est plus vraiment a la mode depuis les années 70.
        La majorité des têtes nucléaires modernes sont limitées a « seulement » quelques centaines de kilotonnes pour plusieurs raisons (traité de limitation des essais nucléaires a 150kT compliquant la mise au point de plus gros, grande précision des missiles qui rend inutile de vitrifier tout sur 50km a la ronde, mode du MIRV imposant des limites quand a la taille de chaque tete, etc…)
        Il doit bien rester encore quelques têtes grobillesques (en particulier sur les monstrueux R-36 russes), mais cela reste plus de l’anecdotique qu’autre chose.

    • On ne peut pas laisser « tomber » un objet depuis un satellite. Pourquoi l’objet « tomberait »-il, alors que le satellite, lui, ne « tombe » pas ? Il ne tombe pas à cause de sa vitesse, en rotation. L’objet contenu dans le satellite a exactement la même vitesse donc il ne tombe pas non plus …

  11. Merci M. Odieux pour ce spoil désopilant !

    Mais le plus drôle dans ce film, c’était quand même les trois petites étiquettes des boutons sur les valises nucléaires : « ready », « abort » et « arm ». Or, sur la valise du Président français, ces étiquettes sont devenues « prêt », « avorter » et … « bras » !! Sisi je vous jure ! Et on le voit bien en gros plan en plus. Bref, ils ont dépensé des millions pour faire ce film mais n’ont même pas été capables de se payer un traducteur autre que Google Translate …

    • J’avais repéré le « bras », mais n’avais pas fait le rapport avec « arm ». Merci d’avoir éclairé ma lanterne!

      Ce que j’ai aimé aussi: Ninja Blanc se fait kidnapper en sac de couchage, puis revient comme si de rien n’était voir les méchants? On ne lui pose même pas de question?

      • Je suppose qu’il est tellement fort que ses alliés ne sont pas étonnés de le voir revenir après avoir supposément tatané la gueule de ses kidnappeurs (la routine pour lui en somme).

  12. pour le coter « Missile spatiale », c’est tout a fait exact, quoiqu’un peut abuser au niveau du rayon de destruction.
    Je vous invite à voir cet intéressant reportage sur la question.

    et très bon spoil Mr Odieux !

  13. Encore un magnifique spoil, merci Monsieur Connard.

    une petite faute de frappe dans la description des missiles Zeus:
    « rase tout sur des kilomètres dans la moindre retombée radioactive »

  14. le perso de Firefly est marrant, il se ballade en moto tout le temps, a l’air d’avoir 50 balais mais rétame un Rock sous steroides pour éléphant. je l’aurai trouvé plus crédible dans la peau d’un mafieux ukrainien gay.

  15. C’est amusant de lire les deux spoils à la suite… On note ainsi l’évolution du maître des mieux.
    Régalez nous encore quatre ans de plus

    Pour reprendre votre excellente idée, l’indice de lourdeur de ce film peut être évalué à 1080 hecto-cage sur l’échelle d’OC

    Respectueusement votre

  16. PS le précédent opus avait pour lui la « fraicheur » de la nouveauté: 1024 hecto-cage seulement…

  17. Attendez, attendez ! Cobra s’enfuit à la fin ? ça veut dire qu’ils risquent de faire une suite ? Avec le même nul comme méchant en plus ? Arghhh !!!! Je… non, c’est trop, pitié…

    • oh oui, une suite, il ne faudrait pas que notre très cher connard oublie que l’on peu à ce point toucher le fond dans un flim. Et puis, je ne sais pas pour vous, mais le scénario du 3eme qui se profile me fait saliver tant tout cela promet :p

  18. L’Huster-Cage ça ferait bien sur l’échelle d’OC.
    Les Ricains ont créé une nouvelle arme de destruction massive : le blockbuster ( pas celle de la seconde guerre mondiale ) . Ils essaient de nous rendre plus cons qu’eux. Mais nous les Français on résiste grâce à des films comme  » Vive la France « ……..

  19. Excellent spoil, comme a votre habitude.
    Une autre incohérence (parmi tant d’autre) a pousser mes derniers neurones au suicide lors du visionnage de ce … heu … truc :
    Pour empêcher de faire tomber des barres de tungstène sur la terre, les GI Joe font exploser les satellites … qui retiennent justement les barres et les empêchent de tomber …. une bonne dizaine chacun …. qui finalement vont donc tomber …. juste au dessus des zones prévus…. Je … heu … PAN !!!

  20. Merci pour cette analyse, Odieux !
    Personnellement, je médite encore sur les 2789 ninjas rouges qui sont allés faire caca en même temps…

  21. Merde.
    C’est incroyable. Pour l’article de G.I Joe, même vous cher Connard n’avez pas eu la force de faire une intro et une conclusion, comme à votre habitude…
    Je pense sincèrement que vous faisiez vos articles pour le plaisir au début, que ca vous faisait marrer de relever les erreurs de scénarios. Mais même vous, aussi masochiste que vous êtes, commencez à en avoir vraiment marre: Les films sont de telles boues qu’il n’y a même plus de raison de se faire chier à relever les parties foireuses. Il suffit de raconter l’histoire. C’est suffisant…
    Je vous plains. Ils vous volent tout le plaisir.

  22. Moi je pense que ce film n’est vraiment pas trop mal écrit quand on sait que le vrai scénariste n’a que six ans… Kévin si tu passes par là, ta maman m’a dit qu’elle t’a racheté des crayola et des feuilles de dessin pour faire la suite !

  23. Comme beaucoup, j’ai eu l’impression de sentir les neurones me couler par mes narines pendant la projection. Cela dit, ce spoil me semble bien rapidement expédié : la matière était riche, ô combien riche…
    Quelques remarques en vrac :
    – la faute de traduction sur la mallette nucléaire française était incroyable ! Une private joke peut-être ?
    – du 1er film à l’autre, le changement d’univers est complet : plus les mêmes persos, un méchant en moins, plus la même unité, et plus de gadgets débiles du futur, …
    – personne ne tique au fait que parmi les 8 participants du sommet nucléaire de la dernière chance, il y a la Corée du Nord (dont le président se fait vanner de manière tout à fait diplomatique) ?

  24. Quand je pense que Zartan avait toutes les cartes pour faire un plan réussi ! Son élimination pure et simple des GI Joe pour « trahison » a été très efficace, manifestement. Alors pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour demander à quelques hommes de Cobra de se déguiser en GI Joe pour aller buter la famille présidentielle ? D’une, cela élimine ceux qui sont les plus à même de griller sa couverture. De deux, cela justifie l’élimination sus-citée. De trois, toute attaque de GI Joe survivants contre lui serait automatiquement discréditée aux yeux de l’opinion publique !

      • C’est sans nul doute parce que tu n’as pas mon âge et que tu n’as pas eu l’occasion de conserver en bon état tes jouets GI Joe ? ;)

        Bon, sincèrement, odieux connard, puisque tu es si sympathique (malgré tes articles en forme de paraphrases pleine de spoils aux pattes), je vais être plus clair :

        Durant la projection, j’ai eu l’impression d’être un gamin en train de s’amuser avec ses jouets GI Joe, d’inventer l’histoire qui se déroulait à l’écran. Donc mon côté sale gosse a été content devant ce film. Mon côté adulte réfléchi, moins…
        Voilà, tout simplement.

  25. Bonzour.
    J’avoue avoir eu une pensée « étrange » pour les 2789 ninjas rouges faisant leurs besoins à l’unisson. Outre l’impact écologique de la chose bien évidement.

    • Ils sont entrainés à se battre ensemble, à vivre ensemble, à c**** ensemble …

      Très bon jeu de mot sinon ^^.

  26. Heureusement que je ne suis pas chef d’une puissance nucléaire. Parce que face à une telle connerie, je n’aurais pas annulé, rien que pour apprendre à ce président à la noix qu’on ne bluffe pas avec des centaines d’ogives nucléaires. La guerre totale c’est sérieux palsambleu !

    Donc je pense qu’il aurait moins fait le malin, lorsque les missiles auraient commencé à pleuvoir sur son pays, bluff ou pas.

  27. Savoureux, ca m’a donné envie de voir le film, est ce normal?
    Trés belle prose, gros talent M. Connard.

  28. Bon, j’ai réfléchi au coté « guerre totale », hé oui, je suis comme ça …

    Alors pour le coup de la centrale explosée à coup de suppositoire en tungstène de l’espace : normalement on ne construit pas une centrale nucléaire à quelques kilomètres du centre ville d’une grande métropole … Enfin je crois pas. Donc à moins que les méchants ne décident de bombarder Civaux, ou mieux, Lussac les Chateaux (place très stratégique), pas trop de risque.

    Par contre, des milliers de missiles nucléaires qui s’autodétruisent, ça doit quand même faire de sacrés quantités de matières radioactives relâchées dans la haute atmosphère. Donc pour le coup du « je veux un monde propre », c’est raté …

    Oublions ça. Un gros missile de l’espace qui tombe sur le sol, à mon avis bonjour l’hiver nucléaire derrière. M. Cobra sera donc le maître d’un monde glacé pour peu qu’on lui résiste un tant soi peu, et qu’il doive surdoser.

  29. Désolé, je viens comme un cheveux sur la soupe en n’ayant pas lu les commentaires précédents. mea culpa, la flemme est sur moi.
    Il me semble cependant approprié de remarquer qu’il était une époque où ce genre de suites (indépendamment de la qualité du titre originel) sortait directement en VHS/DVD (suivant l’époque, suivez, non de non!) sans passer par la case cinéma, tant les producteurs eux-mêmes étaient atterrés et honteux de la qualité de leur bous.. euh film. Je pensais à l’époque, déjà, que le pognon était roi, et que les-dits producteurs comptaient sur la dégradation avancée des neurones de leur troup.. public pour vendre leur.. machin, mais je constate que j’étais encore loin du compte.

    • ah ben ils ont du la décence de le faire pour dongeons&dragons 3 même si le film doit être fait par des Tchèques mais ça c’est une autre histoire …

  30. « Contrairement à G.I. Joe – Le réveil du Cobra, G.I. Joe : Conspiration n’est pas dirigé par Stephen Sommers (La Momie, Le Retour de la Momie, Van Helsing), alors même qu’il était pressenti pour réaliser cette suite, au moment de la sortie du premier film. Pour le remplacer, le studio Paramount Pictures s’est attaché les services de Jon Chu (Justin Bieber : Never Say Never). » Tout est dit^^

  31. Et voilà pourquoi lire est encore le meilleur moyen de ne pas se flinguer les neurones… Ah, mince… c’est que maintenant même les écrivains s’y mettent. Je suis parvenue à lire ET à finir un livre de bit-lit, hésitant entre un morbide fou-rire ou un accès de pitié envers ma mémoire qui aurait tout un travail de refonte à faire pour s’en remettre (sérieusement: un mec beau, intelligent, riche et qui vous est tout dévoué, vous y croyez? Oui? Mince…). Reste à nettoyer tout ça avec une bonne marche impériale (l’arrivée de Palpatine, personne ne pourra me la sucrer à l’acide, pas même vous. Désolée…) et à noyer le tout en compagnie d’un personnage qui a tout pour vous plaire, j’ai nommé Malhorne.

    Sur ce, merci pour la lecture, ce fut un déplaisir magistral.

    I

  32. Bon, je dois admettre que, même si je suis entièrement d’accord avec vous sur les œuvres que nous offres le cinéma d’aujourd’hui, je suis dans l’impossibilité de ne pas regarder ce film.
    Car, comme vous le signalez en préambule, j’ai été un grand fan des figurines et animés dans ma prime jeunesse et j’ai toujours ce petit pincement lorsque je vois certains personnages (comme notre ami ninja noir, Snake Eyes, qui était vendu avec son petit loup blanc, qu’on ne voit pas dans le premier film, mais je sais pas dans le 2ème).

    Bon, c’est VRAIMENT pour ce petit pincement, parce que c’est clairement de la daube en barre ces films.

    Alors je vous lirais lorsque je l’aurais vu (en téléchargement, parce qu’il faut pas pousser non plus).

  33. Je te félicite, avoir le courage, le temps, de visionner cette merde et passer des heures à le démonter c’est quand même du boulot. Si j’étais un odieux connard, je rajouterai que c’est pas beau de tirer sur l’ambulance, mais le plaisir coupable est bien présent, autant ne pas le bouder.

  34. tres déçus du 2eme opus !!!! dans le 1er les hommes de  » mars  » ( il y a 4 ans ) ressemblais a l’animé de mon enfance les vipers etc et avais une armée… de plus les véhicules étaient de haute technologie face au équipements des GI’s . dans le 2eme opus , a part la moto de firefly ( qui deviens un melange de transformers et de bombe ) ou est la technologie ??? avions supersonique , armes laser etc…. étant un grand fan des gi joe ( de 80′ a 90′ , ainsi que collectionneur de figurines ) ce nouveau film aurais du s’appeler ( les 3 gi’s contre le faux president ) .

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