Raconte-moi une histoire

« Père Castor, Père Castor !« 

Ajustant ses lunettes un sourire bienveillant aux lèvres, le sage rongeur pose son regard sur les enfants assis sur le petit tapis en face de lui, leurs visages ravis seulement éclairés par la lueur des flammes de l’âtre voisin. Savourant la douce chaleur du foyer, le Père Castor hume l’air, appréciant l’ambiance unique de ces instants. Il sait déjà ce que ces jeunes gens vont lui demander, et comme à chaque fois, cela ne rate pas :

« Père Castor, raconte-nous une histoire !« 

Caressant son menton, le vieil animal feint de chercher un récit alors qu’il a déjà son idée en tête.

« Hé bien, vous ai-je raconté l’histoire des trois lapins et de la bague dorée ?
- Non Père Castor ! Ho vite, raconte-la nous !
- Bien sûr Benjamin, et bien écoute plutôt : tout commence un soir de pluie, alors que la forêt toute entière bruisse du son des gouttes s’écrasant sur…
- Popopop, halte là Père Castor ! 
- Grignote ? Que se passe-t-il ?
- Je te vois venir, vieux grigou : est-ce qu’il y a des femmes dans ton histoire ?
- Hein ? Et bien je… heu… non, non, ce sont trois frères lapins. Car sais-tu, ce soir de pluie, alors qu’ils…
- Ah, évidemment ! Des frangins, des mâles ! Des couillus ! Ah, ça te ferait chier vieux barbon de raconter des histoires avec des femmes, hein !
- Mais enfin Grignote je…
- Pour nous raconter des histoires de mecs qui se tirent de toutes les situations, il y a du monde ! C’est à croire que toutes les filles de la forêt sont à la cuisine, pas vrai Père Castor ? Quel bel exemple d’histoire ! 
- Câline, toi aussi ? 
- Mais oui Père Castor, assez ! Y en a marre des récits qui tentent d’imposer une putain de conception de la réalité qui… »

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Un long jet d’hémoglobine s’échappe du museau de Câline alors qu’elle reçoit le coin du livre d’histoires du Père Castor en plein visage, l’envoyant s’écraser face contre terre et souiller le tapis de son sang chaud.

« Ça va aller oui ? « Gnagnagna Père Castor », « Une histoire Père Castor », « Dis-nous tout Père Castor », « Mon cul sur la commode Père Castor », et maintenant il faudrait que je vous les fasse sur-mesure ? Nan mais bordel, jamais un bonjour, jamais un merci, et puis alors s’il-te-plait, alors tiens, je peux me brosser ! Et en plus ça se permet de gueuler ! Bon écoutez-moi les mouflets, aujourd’hui, : je vais plutôt vous expliquer en quoi vous êtes plus proche du blaireau que du castor. Et pour ça, j’ai une histoire toute trouvée : tout commence sur internet… »

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Attention : cette femme est peut-être en train de raconter une histoire de chevaliers et de princesses à vos enfants, elle mérite donc un bon coup de batte

Un jour prochain, il n’est pas impossible que l’un d’entre vous vienne à raconter une histoire à un enfant.

Je ne parle pas de celles visant à les amener jusqu’à une camionnette, mais plutôt de celles visant à leur parler de princesses et de dragons, de bravoure et de traîtrise, de Nicolas Cage et d’autres créatures n’appartenant qu’au royaume de l’imagination. Si un jour vous vous surprenez à faire cela, alors sachez-le : vous êtes un monstre.

Mais oui.

Défonçant votre porte à coups de bottes, la Brigade du Bon Goût viendra heureusement instantanément vous trouver et vous taser la gueule, sale malandrin, avant de vous envoyer en camp de rééducation parce que, petit salopard, vous aurez raconté une histoire se déroulant dans un ROYAUME et non une DEMOCRATIE ce qui prouve que vous embrigadez vos enfants, sales royalistes. D’ailleurs, tous les jouets dudit enfant seront passés au lance-flammes s’ils sont liés, de près ou de loin, à des préjugés quelconques, afin de s’assurer qu’il puisse grandir dans un milieu loin de tout embrigadement.

J’en veux pour preuve ce site, recommandé par un lecteur assez inconscient pour se rendre en ces lieux maudits :

Le cinéma est politique

Et plus particulièrement deux articles qui vont vous expliquer en quoi vous êtes de fieffés rabouins. Ho, mais si, ne niez pas ! Car figurez-vous que nombre d’entre-vous ont peut-être oser regarder voire – j’ose à peine l’écrire – diffuser à des innocents des films comme le Roi Lion ou Aladdin. Bande de petits salopards ! Heureusement, nos amis experts en cinéma vont vous remettre dans le droit chemin : mais observons plutôt ensemble ce beau site. Si vous n’avez vu aucun des deux films par contre, et que vous ne voulez pas savoir que les gentils gagnent à la fin (ah, merde, trop tard), passez votre chemin. Pour les autres, étudions la prose d’un homme qui a su s’élever au-dessus de la masse des ignorants pour se faire le phare de la pensée et de la tolérance. Mais phare genre phare de solex, hein, que l’on s’entende bien. Lisons plutôt.

L’une des premières choses qui nous frappe en regardant Le Roi Lion, c’est le sexisme banal et structurant de l’histoire. Dès les premières scènes, Le Roi Lion nous fait connaître un monde structuré hiérarchiquement, avec au sommet de la pyramide le monarque absolu, qui règne en bon patriarche sur, non seulement son peuple docile et servile (les autres animaux), mais également ses lionnes, qui jamais ne remettront en question le bien fondé de la place des hommes, ni de la place des femmes. Le Roi Lion comporte un grand total de 3 personnages féminins, contre 9 personnages masculins. Donc, 75% des personnages du Roi Lion sont masculins.

Voilà, dès les premières lignes, c’est dit : le Roi Lion est un film sexiste. Oooh mais oui, et pas qu’un peu : le sexisme a un rôle structurant dans l’histoire, rien que ça ! Pire encore : dans le Roi Lion, l’auteur du site l’analyse finement , tout semble se dérouler dans une monarchie, ce qui est quand même plutôt suspect.

Nom d’une pipe, tu m’étonnes que c’est suspect ! Une monarchie dans un film intitulé « Le Roi Lion » ! Alors ça, c’est quand même scandaleux. On attend avec impatience les mêmes observations de l’érudit sur « Le Retour du roi« , « Le discours d’un roi » (un film odieux, puisque l’on y trouve relativement peu de personnages féminins) ou « L’homme qui voulut être roi« . Cela fait tout de même beaucoup de coïncidences : sûrement un complot royaliste pour remettre sur le trône de France un quelconque loulou et réhabiliter le port de la moumoute à cheval dans les rues de Paris (un truc autrement plus classe qu’un vélib’).

Il en profite pour compter le nombre de personnages féminins, car c’est vrai que c’est important. Il ne manquerait plus que les gens qui racontent des histoires se moquent du sexe des personnages, voire que les enfants puissent apprécier lesdits individus sans s’intéresser au contenu de leur slip.

Non parce que je vous rappelle le principe : si vous rapportez tout au sexe des gens, vous êtes un héros de la lutte anti-sexisme, si vous n’y prêtez pas attention, vous êtes un fieffé salaud.

Après, il y a quand même des pièges : ce film par exemple parle avant tout de daube.

La relation entre Simba et Nala nous apparaît comme étant une relation d’amitié étant jeune, qui plus tard évoluera selon le schéma classique de Disney vers un amour hétérosexuel.

J’imagine bien ce qu’il se passerait chez Disney s’ils prenaient l’auteur de ces lignes comme consultant pour leurs films.

Studios Disney, un jeudi, 14h12

« Okay les mecs : on doit faire un nouveau film. Alors je vous présente Liam, de la Brigade du Bon Goût. Il va s’assurer que l’on ne… pardon, c’est quoi votre rôle ?
- M’assurer que votre film ne soit pas porteur d’une idéologie puante.
- Oookay… bon, alors on a déjà commencé à écrire un script. Ce serait un truc avec des animaux, comme les calendriers de la Poste, et on se disait « Hey, pourquoi pas un Lion ? »
- Aha ! UN lion, ééééévidemment ! Jamais une lionne ! Quel sexisme !
- Oui enfin ça fait 60 ans qu’on fait des films avec des princesses. 
- Moui, bon allez, va pour le lion. Y a-t-il une lionne qui l’accompagne ? Hein ? Quotas, tout ça ?
- En effet, nous l’avons appelée « Nala ». Et le héros se nomme « Simba ». Et il y aura une histoire d’amour qui…
- AHAHAHA ! Je vous y prends ! Une histoire hétérosexuelle bien sûr ! Vous êtes immondes !
- Je… bon, José, tu notes : Nala s’appelle Nalo et lui et Simba vont s’aim…
- EVIDEMMENT ! Vous virez la lionne ! Remettez-là TOUT DE SUITE
- Bien, José, corrige : Nala est de retour. 
- Faites de Simba une femme SUR LE CHAMP !
- TA GUEEEEEEEEEEEEEEEEEUUUUUUUUUUUUUULE 
- Je… hein ? Mais je… je suis de la Brigade du Bon Goût quand même !
- On va raconter une PUTAIN D’HISTOIRE avec un fucking lion parce que LE lion c’est LE ROI DES ANIMAUX bordel de merde, parce qu’il a une fucking CRINIERE comme une COURONNE et que les enfants le SAVENT alors si tu veux une version avec des lionnes qui se lesbichent, tu vas voir MARC DORCEL
- Mais enfin ?! Je… mais arrêtez de crier, je…
- JOSE LE SCRIPT ! Désormais Simba est un TRANSEXUEL et l’action se passe au BRESIL et ce n’est pas un lion mais un putain de TAPIR ! 
- Holala, il est drôlement tard, je vais y aller moi, hein, salut ! »

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Des réunions probablement passionnantes à n’en pas douter. Mais ce ne serait pas encore assez con. Heureusement, notre champion n’a pas dit son dernier mot.

Bon, jusqu’ici tout va bien dans l’hétéro-réalité patriarcale, mais seulement le film trébuche, perd ses moyens, et voilà qu’il nous montre Nala plus forte que Simba au combat! Comment? Une femme plus forte qu’un homme dans le domaine des hommes, à savoir la violence physique? Impossible! Seulement si : encore et encore et encore, Nala montre qu’elle est plus balèze que Simba.

Jusque là, d’accord : ces salauds de chez Disney ont fait un personnage plus costaud que le héros, et pire encore, c’est une femme : comment réussir à prouver que cela cache en fait d’odieux messages ? Pas de souci : la suite arrive.

Cette supériorité ouvrirait-elle des possibilités subversives? Pourquoi Nala n’affronterait-elle pas Scar elle-même? Pourquoi ne pas renverser l’ordre patriarcal et sexiste et instaurer une démocratie dans le monde des lionnes et des lions, démocratie qui aurait éventuellement la fâcheuse caractéristique de mettre des femmes au pouvoir vu que les lionnes sont bien plus nombreuses dans le film.

Rappelons que quelques lignes plus haut on vous expliquait l’inverse : que les femmes étaient en minorité. Pif pouf, elles sont en majorité. Mais surtout : si les personnages ne se battent pas pour instaurer une démocratie, c’est probablement pour ne pas montrer des femmes au pouvoir.

Et si Nala ne joue pas à la belote, c’est probablement parce que Disney est farouchement opposé aux jeux de cartes. Mais enfin ?

Vous pouvez aussi mettre directement votre enfant devant les séances de l’assemblée nationale.

C’est vrai que c’est dégueulasse : vous aussi vous avez noté tous ces contes dans lesquels les héros ne se battent pas pour la démocratie, l’égalité hommes-femmes, les minimas sociaux ou l’assurance-maladie ? Et bien en fait tout cela est un terrible complot visant à détruire l’imaginaire des enfants pour leur imposer un modèle social, hahaha !

Non parce que sinon, allons-y : les gens vont commencer à raconter des histoires sans s’imposer de codes, et bientôt ils raconteront des aventures, des épopées sans se baser sur la bonne morale du XXIe siècle ou pire, écriront des livres et feront des films EN INVENTANT DES CHOSES ! Tenez, rien que d’en parler, j’en ai des palpitations.

Je me demande si quelqu’un a dit au Monsieur qu’en fait, le but du jeu, c’était justement de raconter une histoire qui ne soit pas basée sur la vraie vie des vrais gens. Non parce que, en fait, les lions ne chantent pas vraiment « Hakuna Matata » ni ne dissertent avec des babouins défoncés à la ganja quant à l’avenir de leur royaume. Et non. Oui, je sais, ça fait un choc.

Mais ce n’est pas fini.

Une fois qu’il aura compris sa destinée, à savoir sa position de dominant, il laissera Nala derrière (et oui, les femmes doivent s’y faire, les hommes ont des responsabilités qui ne laissent pas de place aux femmes, ni même le temps de leur parler). Il rentrera donc affronter Scar au sommet du phallus géant qu’est le monde des lions, après avoir donné des ordres à un peu tout le monde, en assumant enfin (il était temps!) son statut de dominant dans le cercle de la vie.

Bordel, l’héritier du roi qui va réclamer son trône au lieu d’envoyer sa copine se battre à sa place, c’est quand même salement machiste.

Et oui, l’auteur de ces lignes – qui est je le rappelle, un furieux combattant contre le sexisme – rapporte bien tout au sexe au point de voir en lieu et place d’une tribune de pierre une bite géante.

Freud, si tu es là, fais tourner la coke.

La scène d’amour entre Simba et Nala est une illustration frappante de cette soumission, en renversant les positions des protagonistes. Dans le combat, Nala est au dessus, agressive, dominante, malgré la volonté de Simba, qui est vaincu. Par contre, dans la scène d’amour, c’est Nala qui se retrouve en dessous, et ceci PARCE QU’ELLE LE VEUT! Soumise, Nala retrouve les qualités dont doit faire preuve une femme. L’effacement, la coquetterie, la séduction.

Encore une fois, c’est fou comme chaque détail semble ramener automatiquement à une histoire de cucu. Heureusement que notre héros n’est pas sexiste, sinon je n’ose imaginer le résultat. En même temps, j’avais déjà du mal à imaginer un discours aussi idiot jusqu’ici.

Studios Disney, un jeudi, 16h24

« Boooooooon donc on disait que Nala et Simba allaient se faire des bisous dans les buissons.
- Ouais mais Nala elle est dessus ou dessous ?
- Hein ? Mais j’en sais rien ! Pourquoi, vous pensez qu’elle a une position préférée ?
- NAN MAIS SI ELLE SE MET DESSOUS C’EST QU’ELLE SE SOUMET COMPLETEMENT !
- Ah merde, mais alors dès qu’une femme est physiquement en-dessous d’un homme, même pour un gros câlin, elle devient instantanément son esclave ?
- COMPLÈTEMENT !
- Hé bé, j’imagine que vous copulez en gravité zéro. Bon, José, ajoute la réplique « Nala, est-ce que tu veux que l’on fasse la toupie de Tombouctou ou plutôt le toboggan Afghan ? »
- Ah, tout de même ! Heureusement que je suis là pour empêcher que tout votre film ne tourne autour d’une histoire de sexe. »

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L’amour hétérosexuel rétablit la hiérarchie des sexes, que la domination physique de Nala sur Simba avait quelque peu ébranlé. Rétablir pour mieux affirmer, voilà ce que nous fait voir cette scène.

Compris Mesdemoiselles ? A chaque fois que vous couchez avec un homme, en réalité, c’est une preuve de soumission. Et c’est un féministe qui le dit. Quelqu’un pour expliquer au Monsieur que son kiki n’est pas magique et ne lobotomise instantanément autrui ? Après, ça dépend où on le met, mais tout de même.

La femme est instantanément soumise à tout ce qui se met au-dessus d’elle. Ici, des cailloux. Balaise.

C’est ici que nous revenons à la figure du despote éclairé. Disney, très loin des valeurs démocratiques censées être au fondement de nos sociétés, glorifie dans Le Roi Lion (et ailleurs) la monarchie absolue. Mais ne soyons pas médisant, car la monarchie soutenue par Disney est la monarchie éclairée, raisonnable, qui va de soi. Royalistes de tous les pays, regardez Disney! Vous serez ravi-e-s! Tou-te-s les autres, BOYCOTTEZ CETTE HORREUR!

Fiers démocrates de tous les pays : boycottez le Roi Lion, Disney & co : ces petits salopards se permettent de raconter des histoires avec des rois ! Si vous avez déjà regardé le film sans avoir de remords, alors sachez-le : vous n’êtes qu’une grosse bande de collabos.

Studios Disney, un jeudi, 19h12

« Bon écoutez, j’aimerais rentrer chez moi… alors on disait quoi ? 
- Je disais que je venais de remplacer votre vision honteuse et despotique par une version du film plus proche des vraies valeurs – qui sont évidemment les miennes. J’ai demandé aux animateurs et doubleurs de refaire le passage où Scar tue Mufasa pour prendre sa place en lui envoyant un troupeau de buffles sur la gueule. Vous allez voir, j’ai fait deux ou trois modifications, vous ne remarquerez trois fois rien sur le fond. »

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« Scar !
- Mufasa… Mufasa… croyais-tu vraiment que j’allais attendre mon tour pour prendre le pouvoir ? 
- Mais Scar, tu sais très bien que la Fédération Animale Paritaire a une présidence tournante ! Pourquoi n’as-tu pu attendre ? Tu aurais aussi pu me destituer via un référendum ou une motion de censure aux deux tiers !
- Allons Mufasa, tu sais très bien que je n’aurais jamais pu convaincre les hippopotames de voter pour moi. Alors j’ai décidé de…
- Que… Scar, le sol tremble ! Quel est ce bruit ?
- Ahahaha Mufasa, c’est le son de ta fin qui approche ! Ta carrière va s’arrêter piétinée… par le poids de 5 000 AMENDEMENTS  DÉPOSÉS EN MÊME TEMPS !
- Scar non ! Nooooooooon ! Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! »

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« Je veux rentrer chez moi. Maintenant. »

L’opposition est ici totale, et va jusqu’à s’inscrire dans l’esthétique des deux personnages. Mufasa est rayonnant, lumineux, avec un physique imposant, dessiné avec des traits courbes. Il possède une belle crinière rouge et des yeux noirs bienveillants. Alors que Scar est sombre avec une crinière noire, un teint maladif, des yeux verts aux allures d’antéchrist, des formes angulaires, et il est même carrément défiguré. Cette « laideur d’âme » qui s’inscrit dans le corps même des personnages de Disney ne se limite pas au Roi Lion, c’est un autre des thèmes récurrent de la corporation Disney, à savoir l’idée que le physique d’une personne reflète son for intérieur. D’où la tendance qu’à Disney de dessiner ses héros et héroïnes avec des traits courbes, fins, clairs, et ses méchant-e-s avec des traits angulaires, grossiers, sur-dimensionnés et sombres.

En effet : les enfants ne lisent que trop rarement Machiavel. C’est quand même honteux ces gens qui font des dessins-animés loin de la réalité ! Mais enfin, à quoi pensent-ils ? Si les personnages rigolos ont l’air rigolo, les gentils l’air gentil et les méchants l’air méchant, c’est tout de même suspect. D’ailleurs, avez-vous déjà remarqué comment sur les jouets pour enfants on représente aussi les animaux de manière complètement caricaturale ? Non, Messieurs les jurés, Piou-Piou le poussin n’est pas parfaitement jaune et lisse : c’est de la désinformation et de la manipulation, que les fabricants de jouets soient lynchés pour oser montrer le monde autrement qu’il n’est vraiment via d’odieux mensoooooooooonges et je… oh, je vous laisse pour un autre procès d’intention : je dois aller expliquer au monde libre qu’en fait, le chakra ne fonctionne pas comme dans Naruto. Le sort de millions d’adolescents dépend de moi !

Un tapir. Non parce que je me devais de vous instruire

Ah oui, sinon : notez ce petit défaut d’écriture commun chez un certain nombre de néo-féministes (à savoir celles et ceux dont le combat semble d’être de hurler qu’ils sont les gens les moins sexistes du monde tout en rapportant tout à cela) ; l’utilisation du « -e » pour écrire, comme par exemple dans « méchant-e-s » parce que dire « méchants » (en respectant la langue française) serait sexiste, « méchant(e)s » serait sexiste aussi parce que ça mettrait la féminité entre parenthèses, et « méchant-e-s » qui ne ressemble à rien est moralement correct parce que comme ça, ça met tout le monde à égalité. Même si c’est plus long à écrire sans que l’on comprenne bien l’intérêt, à part de signaler que l’on aime bien se faire remarquer pour dire que l’on est plus féministe que son voisin.

Misère, mais comment ont fait Simone de Beauvoir et Elisabeth Badinter pour écrire sans utiliser ce genre de trucs ? Ah mais oui je sais : c’étaient probablement d’odieuses machistes elles aussi.

Mais ce n’est pas fini ! Concentrez-vous :

Si nous voulons que les enfants de notre société grandissent en ayant les moyens d’avoir des rapports sociaux de sexes égalitaires (et l’enjeu est de taille), ça serait chouette qu’on arrête de remplir leurs imaginaires de schémas, d’images et d’histoires où les rapports entre les sexes sont tout sauf égalitaires et sont mêmes, dans le cas du Roi Lion, carrément réactionnaires et patriarcaux (en 1994, presque 30 ans après la deuxième vague féministe). Ça serait chouette que nous réfléchissions individuellement et collectivement à quelles valeurs nous avons envie de voir habiter les films, livres, dessins animés etc… qui peuplent le monde des enfants et qui nourrissent leurs imaginaires. Si nous voulons vivre dans une société égalitaire (ce qui est quand même le but premier du féminisme, et devrait être le but premier de tout être humain qui se respecte), il est totalement schizophrène et contradictoire de montrer systématiquement aux enfants de notre société des histoires qui glorifient et encouragent précisément l’inverse, à savoir le pouvoir, la domination et la hiérarchie, et ce à tous les niveaux, pas juste au niveau des rapports sociaux de sexes (il y a par exemple de très nombreux textes écris sur le racisme dans Disney).

Vous avez lu ? Disney qui transmet des valeurs honteuses aux enfants qui, tout comme notre auteur, voient des histoires de sexe partout ? Et bien attention :

Il m’a fallu environ 15 ans pour me rendre compte de l’énormité de l’horreur que représente Disney et pourquoi (la plupart de) leurs films (et bien d’autres) doivent être dénoncés et critiqués à chaque tournant. J’ai dû regarder Le Roi Lion environ une trentaine ou quarantaine de fois (et ce n’est même pas le Disney que j’ai le plus regardé) quand j’étais gamin, sans me rendre compte à quel point les valeurs qu’il était en train de me communiquer étaient abominables.

Le même vous explique qu’il a vu 30 ou 40 fois le film sans réaliser tout cela (à raison) et que malgré tout, il est quand même devenu féministe !

Comme quoi, ça ne devait pas être si orienté que ça. Par contre visiblement, trop regarder ledit film rend un peu con.

Mais assez parlé du Roi Lion : parlons d’un autre film de propagande crypto-fasciste : Aladdin.

Ce début de film est en soit d’une violence symbolique fulgurante. Un petit homme arabe essaye de nous divertir en nous souhaitant la bienvenue à Agrabah, « ville de la magie noire » (forcément noire, la magie d’un tel endroit), « d’enchantement », mais surtout ville de la marchandise qu’il veut nous faire gober. Voyant que le spectateur occidental n’est pas intéressé, ce petit marchand comprend qu’il vaudrait mieux leur raconter une histoire de … quelqu’un d’occidental, à savoir Aladdin.

« Une violence symbolique fulgurante« . Essayez de vous souvenir du début du film ? Voilà. Vous vous sentez violenté symboliquement ? Vous non plus ? C’est fou. A noter qu’encore une fois, le héros de la tolérance n’y va pas de main morte : tout est rapporté à la couleur de peau des personnages. Il y a un arnaqueur ? C’est parce qu’il est arabe. Il y a un méchant ? C’est parce qu’il est arabe. Aladdin ? Ah non, lui il est « occidental » (j’aime ce genre de déclarations basées sur du rien). Ah. Oui mais il est voleur quand même, donc même un occidental peut l’être, ce qui prouverait que ça n’a rien à avoir avec la couleur de peau, non ? Pas de souci : l’auteur de ces lignes passe ce détail sous silence, comme ça, il est tranquille : il peut continuer de clamer qu’Aladdin est un film fascisto-nazi.

Image tirée du site en question : Aladdin est tellement occidental que même les marchands locaux sont moins basanés que lui.

Mais c’est vrai qu’une légende du Moyen-Orient pleine de gens basanés, c’est quand même assez raciste. C’est comme en ce moment, la guerre au Mali : figurez-vous qu’on ne voit sur les images quasiment que des noirs ! C’est quand même suspect.

La figure de proue de ce racisme est indéniablement Jafar. Introduit par le marchand du début comme « un homme en noir, nourrissant de noirs desseins ». La version originale est encore plus explicite: « a dark man waits, with a dark purpose ». Là où en français l’homme est vêtu de noir, ici l’homme est sombre (dark). Et avec Jafar, TOUT est sombre: ses vêtements, sa peau, ses yeux (qui dans plusieurs gros plans sont rouges), sa barbe courbe et efféminée (encore un efféminé louche chez Disney), ainsi que ses désirs et sa cruauté. C’est l’homme maléfique par excellence. Si le contraste entre la façon dont Disney a choisi de dessiner Jafar et comment il a choisi de dessiner Aladdin est tellement énorme qu’il crève les yeux, ce qui en découle l’est peut-être moins.

Voilà, c’est plié : le méchant est habillé en noir. Ou est Dark (comme Dark Vador, par exemple ?). Donc, c’est du racisme !

Qui se dévoue pour aller annoncer aux gothiques qu’ils sont une annexe du Front National ?

Notez au passage que Jafar a une « barbe courte et efféminée« . La barbe, cet accessoire typiquement féminin.

Or le grand rêve d’Aladdin c’est d’habiter dans ledit palais. Du coup, comment pourrait-on même PENSER qu’Aladdin pourrait utiliser le pouvoir du génie pour instaurer, par exemple, une démocratie à Agrabah et faire en sorte, je dis n’importe quoi hein, que les enfants à qui il a donné du pain juste avant de les avoir sauvés du fouet du méchant prince, que ces enfants-là n’aient plus à vivre dans la pauvreté et la misère, alors que le sultan habite dans son énorme palais et fait mumuse avec ses petits jouets. Mais quelle idée saugrenue ! Quelle manque de classe !

Quel enfoiré cet Aladdin : il tombe sur une lampe avec un génie, et il ne s’en sert pas pour imposer le modèle de pensée occidental du XXIe siècle à tout le monde. A la place, après une vie de mendiant, il pense à son cul : petite ordure !

Non, si le dessin-animé avait été vraiment réaliste, Aladdin aurait souhaité être directement le maître du monde, son compte en banque aurait pris  9 zéros, et le soutien-gorge de Jasmine 4 bonnets.

Mais là encore, je ne suis pas sûr que cela aurait satisfait notre chevalier. Quelle exigence, pfoulala.

Belle excuse pour une fabuleuse scène où les prémisses racistes et sexistes crèvent les yeux. Un gros marchant bien arabe et barbare comme il faut veut trancher la main de notre fragile et innocente Jasmine, et OUF! Juste à temps Aladdin vient la sauver. Quel suspense ! J’étais au bord de mon siège, j’avais tellement peur que la barbarie l’emporte ! Merci Aladdin, quel homme !

Vous pouvez me dire ce que les filles apprennent ici? Et les garçons ?

Ils apprennent que les dessins-animés ne sont pas forcément là pour faire ton éducation, gros galopin. A moins bien sûr que tout film ne soit en fait secrètement éducatif, auquel cas, bonne chance devant Fast & Furious mec.

Après, il y a des films, il n’y a vraiment rien à en tirer

Quant à la présence de marchands arabes dans une ville arabe : il est vrai que c’est assez raciste. Et que Jasmine se fasse sauver par un homme est suspect : encore une fois, l’important pour les enfants est de savoir ce que contient le slip du sauveur. Combien d’enfants dans les salles de cinéma de l’époque ont hurlé « Maman, j’ai pas bien vu ses couilles ?« 

Et encore une fois, Disney va neutraliser immédiatement le contenu un chouïa subversif de cette phrase en nous montrant une scène où, en fait, Jasmine est le premier prix de la tombola, une tombola où Aladdin va lui « ouvrir les yeux » en lui montrant « un rêve bleu » sur un joli tapis volant (la voiture des bougnoules ?), tout en lui mentant une fois de plus (mais les femmes, elles aiment ça qu’on leur mente, hein ?). Comprenez bien, les filles, vous avez besoin d’un homme pour vous « ouvrir les yeux » et vous faire « découvrir le monde ». Toute seule, c’est pas possible, il y a des méchants marchands arabes qui vont vous couper les mains. Mais avec un homme, un vrai, là, tout est différent, tout est merveilleux

Mais ouais mec : enfoirés de Disney à mettre de la romance cucu dans des films pour enfants. Ah, si seulement Jasmine avait pu découvrir la sexualité devant Chatroulette, tout aurait été si bon !

En conclusion, on voit bien qu’Aladdin offre à son jeune public un panel de représentations extraordinairement limité et stéréotypé en terme de personnages féminins (ou plutôt, personnage féminin au singulier). Qui plus est, si Jasmine propose à certain moments du film une attitude (ou des compétences) potentiellement subversive, c’est pour être immédiatement récupérée par le patriarcat et l’hétéronorme. C’est à mon avis la seule différence entre un personnage tel Jasmine, imaginé en 1992, soit 25 ans après la deuxième vague féministe […] Il n’y a ici aucune égalité possible. C’est une ruse du patriarcat, qui doit être dénoncée, combattue et démanteler, aujourd’hui comme demain.

Enculé de patriarcat qui fait des films pour enfants. Je te collerai tout ça devant des films français, ils feraient moins les malins.

En conclusion, on voit bien que quelqu’un a décidé de se la jouer chevalier du sexisme et du racisme en considérant tout et tout le monde par son sexe et sa couleur de peau, et en rejouant les plus grands moments des théories du complot pour tenter de prouver que oui, Simba invitait les petits mâles à devenir monarchistes, et plus particulièrement si jamais leur papa se faisait piétiner par des buffles.

Exactement le genre de chevalier qui fait que désormais, dans tous les films, qu’importe le contexte, on vous sort du chapeau des personnages se comportant exactement comme des gens du XXIe siècle histoire que le spectateur ait l’impression que depuis la nuit des temps, tout le monde pense comme lui.

En fait, si l’on suivait les recommandations de ce genre de loulous, on ne ferait des films que pour apprendre aux enfants à penser comme lui.

Ouf, heureusement qu’il lutte contre la pensée unique de Disney.

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 « Père Castor, Père Castor, une histoire s’il-te-plaît !« 

Poussant sur les bascules de son fauteuil, le Père Castor observe attentivement le visage ravi de Benjamin, le petit rongeur prêt à entendre une nouvelle aventure des animaux de la forêt. Comme toujours, et bien qu’ayant d’ores et déjà un récit prêt, il se caresse le menton, les yeux levés vers le plafond depuis l’abri de ses lorgnons.

« J’ai une histoire pour toi mon petit Benjamin.« 

Le jeune castor regarda autour de lui, interloqué.

« Mais… Grignote et Câline… elles sont où ? Elles ne viennent pas écouter l’histoire aujourd’hui ?
- Non, elles ne sont pas là mon petit Benjamin, mais ne t’inquiète pas… »

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L’espace d’un instant, les flammes de l’âtre semblèrent briller plus que de raisons dans les verres du vénérable conteur.

« Dis-moi Benjamin… t’ai-je raconté l’histoire du vieux castor qui avait revendu deux peaux au fourreur pour réaliser des pantoufles à Mme Guderian ?« 

358 réponses à “Raconte-moi une histoire

  1. Au début : « Raconte-nous une histoire »/ « raconte LA nous », et non « là ».
    Ralala, zavez un problème avec le COD féminin, Monsieur C. Je suis sûr qu’il y a du machisme dominateur/conservateur/blanc traditionaliste dans cette faute d’orthographe, ça se voit tout de suite. Même pas besoin de lire la suite.
    Mais comme je vous aime bien vous et votre second degré, je continue volontiers la lecture.

    • Maurice, je me permet de squatter votre commentaire à caractère correctif pour déplorer une coquille dans mon pain hebdomadaire de connardise:
      « […] nombre d’entre-vous ont peut-être OSER […] »
      Mis à part cette fâcheuse terminaison crypto-dyslexique cher OC, c’est du tout cuit, ça sort du four, ça croustille.
      D’autant qu’a en lire ses réponses aux commentaires, le bougre se défend corps et âme sans prendre le moindre recul.

  2. Déjà petit, je trouvais que Disney faisait des films mièvres et manichéens, mais rétrospectivement, ils le sont quand même moins que ce par quoi certains voudraient les remplacer.

    « ce petit défaut d’écriture commun chez un certain nombre de néo-féministes »

    Ah, Odieux, comment faites-vous pour lire ces articles qui massacrent la langue française avec une telle insouciance ?
    Moi, je l’avoue, je suis incapable de lire jusqu’au bout des trucs sciemment orthographiés de cette façon si énervante qui fait violence à notre belle langue.
    J’ai déjà dit tout le mal que je pouvais en penser.

    • [Désolé TyphonBallHammon, je squatte votre commentaire pour que le décorticage de son article apparaisse en haut]

      Cher Odieux,

      Votre article est complètement stupide.

      Vous rappelez dans votre «Avertissement » que personne n’est obligé de vous lire, et que si vos propos dérangent quelqu’un, le quelqu’un a toute la liberté d’aller lire ailleurs. C’est vrai (et c’est bien ce que je vais faire). Cependant, comme j’ai longtemps lu vos spoils qui m’ont, je l’avoue, beaucoup fait rire, je tiens à vous dire en tant que futur-ex lecteur qui s’apprête à laisser mon 1er et dernier commentaire sur votre site, à quel point votre article est une grosse bouse infâme et sans valeur.

      Libre à vous ensuite, ou à vos fans les plus enragés qui vont jusqu’à proférer des incitations au meurtre à l’encontre d’un des rédacteurs d’un site qui se veut anti-raciste et féministe (cf Triple O, 1er février, 17h03, mais ah ah, c’est de l’humour) de prouver ensuite à quel point tout ce que j’écris est stupide.

      Mais procédons, si vous le permettez. Je vais reprendre plus ou moins linéairement votre article, et j’essaierai de ne pas trop me répéter.

      => D’abord sur votre métaphore du Castor innocent qui ne veut que raconter d’innocentes histoires (qui ne sont que de pures « inventions » et qui n’a rien à voir avec « la vraie vie des gens ») + sur la 1ère photo qui montre une femme ne voulant que « raconter une histoire de chevaliers et de princesses à vos enfants » et qui va pour cela, recevoir « un bon coup de batte » :

      1- faire comme si les productions culturelles auxquelles nous sommes tous confronté(e)s, ne nous renvoient aucune image de nous-mêmes, de notre société, et ne nous parlent absolument pas (même indirectement) de nos histoires personnelles, de nos émotions, ou des rapports sociaux dans une société est totalement stupide. Il est évident que les « histoires de chevaliers et de princesses » véhiculent une vision bien particulière des rapports hommes-femmes (en gros l’homme fort vient sauver la femme lascive, incapable de se battre et juste bon à s’évanouir dans les bras de son prince). Il est donc INDENIABLE que les films de Disney (et les films en général) véhiculent des représentations particulières des rapports sociaux (par exemple, ici, hommes/femmes). Et justement, ce sont sur ces visions véhiculées par ces « histoires de chevaliers et de princesses » que s’appuient des fictions comme Mulan de Disney, ou Rebelle. Même si on peut s’engueuler sur la question de savoir si au final, le message envoyé est très novateur ou pas, il est donc évident que ces films s’appuient sur cette vision des rapports hommes-femmes, une des preuves les plus flagrantes étant que certaines fictions essayent (au moins en partie) d’en prendre quelquefois le contre-pied. Et si ces dessins animés plaisent, c’est aussi, évidemment, parce que l’on voit des filles se débrouiller aussi bien ou mieux que des hommes. Même les personnes qui sont d’accord avec votre article reconnaissent donc, quand elles citent Mulan comme « contre-exemple », que les films en général (et ceux de Disney en particulier) véhiculent un certain nombre de valeurs, et une vision particulière des rapports entre individus dans une société : la seule chose avec laquelle ils ne sont pas d’accord, c’est qu’ils pensent que Disney est beaucoup moins réac que le site « lecinemaestpolitique » le dit.
      Par conséquent, quand vous essayez de faire comme si les Disney n’avaient AUCUNE influence politique ou sociale implicite, vous êtes complètement à côté de la plaque, y compris pour beaucoup de vos lecteurs.
      C’est un peu comme si vous disiez qu’il est absurde de considérer que Winnie L’ourson et Ted véhiculent des images différentes de ce que c’est qu’être un homme, parce qu’au fond, « tout ça, c’est des histoires de nounours ».

      2) Concernant votre vocabulaire violent que vous accolez aux idées du site («vous êtes un monstre », « vous taser la gueule », envoyer en « Camp de rééducation », « petit salopard », « sales royalistes », « Bande de petits salopards » etc etc) :
      Je vous signale que c’est vous qui représentez métaphoriquement les petits castors (porteurs des idées du site « lecinemaestpolitique ») se faisant éclater la gueule puis se faire tuer, et aussi un des rédacteurs du site se faire engueuler par les scénaristes. Et c’est vous qui traitez un des rédacteurs du site de « con » (vous remarquerez que personnellement je traite VOTRE ARTICLE de stupide).
      Contrairement à vous, et à ce que vous laissez croire, les rédacteurs du site n’attaquent jamais les spectateurs pour les traiter de collabos, d’imbéciles, ou de réacs. Il est donc dégueulasse de votre part de les peindre avec cette violence. C’est vous qui voulez donner des « coups de battes » dans la gueule de vos adversaires intellectuels, et les envoyer « s’écraser face contre terre, et souiller le tapis de [leur] sang chaud », pas eux. Je vous renvoie notamment aux commentaires de l’article sur Twilight, disponible sur le site. Un lecteur renvoyait à un article d’un de ses amis, qui avait aussi critiqué Twilight sur son blog. L’ami en question expliquait sur son blog que Twilight était nul notamment parce que l’auteur de la saga était une femme frustrée et moche, et que par ailleurs, ses fans étaient des adolescentes un peu connes. La rédactrice de l’article lui a répondu ceci : « Bonjour, je n’avais jamais lu l’article de votre ami. Quand plusieurs personnes analysent une même œuvre, il est évident que certains points vont se rejoindre. Et entre l’article de votre ami et le mien je trouve qu’ils sont finalement très peu nombreux. (…) L ’article de votre ami est quand même foncièrement misogyne et méprisant envers les fans de la saga, tandis que nos articles sont féministes. Nous n’avons ainsi absolument aucun mépris pour les fans des films que nous critiquons. Ce n’est pas parce qu’on aime un film qui est ‘critiquable’ politiquement et/ou considéré comme nul par la critique qu’on est forcément stupide. » Vous êtes donc malhonnête quand vous employez tout ce vocabulaire violent au sujet des membres et des rédacteurs du site « lecinemaestpolitique ». Vous pouvez trouver ce qu’ils font absolument débile, mais JAMAIS un lecteur ne se fait attaquer parce qu’il est un salaud, un enfoiré de machiste ou quoi

      => « D’ailleurs, tous les jouets dudit enfant seront passés au lance-flammes s’ils sont liés, de près ou de loin, à des préjugés quelconques, afin de s’assurer qu’il puisse grandir dans un milieu loin de tout embrigadement » :

      Le problème de votre article, cher Odieux, c’est que dans le flot de conneries que vous produisez à chaque phrase de cet article, vous en profitez pour régler insidieusement vos comptes avec les autres opinions que vous jugez stupides. Ici, en une phrase, vous atomisez l’idée que les jouets offerts aux enfants pourraient être porteurs d’une « violence symbolique », autrement dit, d’une violence atteignant les représentations que les enfants peuvent se faire de leur rôle dans la société et/ou des valeurs qui doivent être les leurs en tant que garçons ou filles, par exemple. Je ne sais pas si vous vous rendez compte à quel point nier ce fait relève d’une crétinerie stupéfiante.

      Je ne pensais pas qu’il serait nécessaire d’argumenter pour prouver ce genre d’évidences, mais comme apparemment vous semblez penser que seul(e)s des néo-féministes-crypto-gauchistes-bien-pensants-politiquement-correct(e)s peuvent affirmer ce genre de fadaises, je vous propose de vous sensibiliser à l’influence politique et sociale des jouets avec deux vidéos de gauchistes inguérissables.

      La première vidéo : un reportage du crypto-communisto-néo-féministo-libertaire David Pujadas, qui, dans son émission « complotiste » intitulée « Journal de 20h » pose comme un fait incontestable le fait que les jeux sont répartis différemment en fonction des sexes, et que ça pourrait peut-être avoir une influence, et peut-être, sait-on jamais, une influence contestable sur leur développement (et pourtant ce ne sont que des jeux innocents qui ne parlent pas de la réalité, c’est bizarre !!! ) : http://www.ina.fr/video/2729690001049/le-sexisme-et-les-jouets.fr.html

      La seconde video: un témoignage effrayant d’une gamine de 4-5 ans (probablement une néo-féministo-lesbiano-complotisto-gauchiste) qui se demande pourquoi les jouets que l’on destine spontanément aux filles et aux garçons sont si différemment répartis, et qui en a marre de jouer à la Barbie : http://www.youtube.com/watch?v=7OrMT8Wv9mI

      Je ne veux pas vous mettre la pression, cher Odieux, mais si une gamine de 4-5 ans (allez, elle a peut-être 6 ans et demie, je me suis pas renseigné) est sociologiquement plus compétente que vous, c’est un peu la honte.

      => « Une monarchie dans un film intitulé « Le Roi Lion » ! Alors ça, c’est quand même scandaleux » + « le but du jeu, c’était justement de raconter une histoire qui ne soit pas basée sur la vraie vie des vrais gens. Non parce que, en fait, les lions ne chantent pas vraiment « Hakuna Matata » ni ne dissertent avec des babouins défoncés à la ganja quant à l’avenir de leur royaume. Et non. Oui, je sais, ça fait un choc. » :

      Je mets toutes ces remarques dans le même paquet. Désolé, je vais me répéter finalement.

      1) Dire qu’une histoire où l’on ne voit pas forcément des êtres humains et où ce n’est pas écrit « inspiré d’une histoire vraie » ne parle pas de la réalité, c’est tellement fumeux comme argument que ça doit être de l’humour. Tout d’abord, les animaux des fictions ressemblent tout de même vachement à des humains, je vous ferai remarquer. Si, si je vous jure, ils parlent, ils ont des relations d’amitié ou d’amour monogame hétérosexuel avec le/la même partenaire durant leur vie, et leurs rôles sont répartis selon des critères humains et non animaux (ex, Bambi : dans la vraie vie de ces animaux, les biches gardent les faons et se baladent en groupe, le cerf et la biche ne forme pas avec leur bébé faon une famille nucléaire). Ensuite, dire que les fables de la Fontaine ou d’Esope, sous prétexte qu’elles contiennent des histoires de loups qui font des procès à leurs proies en parlant avec des rimes; n’ont rien à voir avec la vraie vie des gens, c’est bien sûr être d’une mauvaise foi qui dépasse l’imagination. Evidemment, je n’ai vu aucun loup discuter avec des chèvres devant des rivières ce mois-ci, et en ce sens, La Fontaine ne parle pas de la « vraie vie des gens ». Mais affirmer que sous prétexte que les histoires sont EN APPARENCE fantaisistes, tout cela n’avait rien à voir avec la réalité de son époque, et que La Fontaine, ou Grimm, ou qui-vous-voulez ne parlaient pas du tout du monde réel, ça me laisse sans voix. Et le fait que certains héros américains ont les couleurs de leurs costumes qui sont celles du drapeau des Etats-Unis (Superman, Spiderman, Captain America) ; ou que dans les James Bond de la guerre froide, les méchants soient souvent russes, ou que dans Wall-E, les humains du futur soient présentés comme des obèses dépendants de machines qui bossent à leur place et gavés de télévision à longueur de journée, tout cela n’a absolument rien à voir avec la réalité puisque les films sont de pures inventions ? Ca ne dit rien du tout de l’état d’une société, des conflits qui la traversent, ou des valeurs qu’on veut promouvoir ? Ce sont juste des histoires de princesses, de super-héros, de robots, ou d’aventuriers ?
      Freud, fais attention à ta coke, y’a l’Odieux Connard qui est en train de bouffer ton sachet.

      2) Il est donc très clair que « l’invention » artistique en général et cinématographique en particulier n’est pas un truc comme ça, pouf, à partir de rien, et parlant de rien d’autre que de nounours ou de robots mais s’appuie aussi sur un état particulier de la société, des rapports humains, et des choses/émotions/sentiments/valeurs vues comme légitimes, et voit ce qu’il serait intéressant de faire avec. Le film parle donc (y compris quand il met en scène des animaux, des voitures qui parlent ou des robots amoureux) de sentiments, de pensées, et d’actions HUMAINES, et par le déroulement de l’intrigue et le sort qui est fait à certains personnages, le film valorise certains aspects de la réalité et en dénigre d’autres. Du coup, la façon dont il le fait peut être discutée/critiquée/valorisée par nous, car il ne vous aura pas échappé que nous sommes aussi des humains.

      3) Evidemment, dans l’histoire du Roi Lion, il y a un roi. Mais cette évidence masque deux questions. Premièrement, pourquoi vouloir faire soi-disant naturel parce que les enfants « savent » que le roi des animaux, ben c’est le lion et pis voilà c’est normal ? Disney aurait très bien pu faire n’importe quoi avec ses lions, c’est pas le souci des conventions qui les guide. Pour prendre l’exemple d’Hercule, les grecs d’il y a 2000 ans ne pensaient pas franchement que leurs dieux se faisaient des petites réunions avec leur petit bébé tout mignon dans un landau pour lui offrir des sucettes, et que les demi-dieux se faisaient chahuter par ses camarades parce qu’il ne savait pas jouer au frisbee. Quand j’étais gosse et qu’on me parlait à l’école de la mythologie grecque, je SAVAIS que Walt Disney me racontait des bobards, mais je regardais quand même. Alors le principe du « ah ils étaient obligés, ça aurait été trop bizarre, et ils auraient calqué nos mentalités d’aujourd’hui », tu parles, ils ne se gênent pas pour faire ce qu’ils veulent quand ça leur chante… Deuxièmement, pourquoi faire de la conquête du pouvoir et de la domination du royaume par Simba, le garçon, l’enjeu principal du film ? Et ne me répondez pas « parce que ça s’appelle le Roi Lion », comme je viens de le montrer, c’est une diversion. Non parce que c’est parfaitement possible d’avoir des rois dans des histoires sans que l’on nous martèle pendant tout le film que le mâle doit obtenir le pouvoir puisque c’est sa destinée que tous les sujets lui soient soumis et où on montre à de multiples reprises qu’ils s’inclinent tous devant le souverain, que sa copine va l’aider et le regarder gouverner et blablabla et blablabla. Dans Shrek, par exemple, à partir du 2, le film ne passe pas son temps à faire des gros plans avec de la musique émouvante sur le peuple qui obéit et qui s’incline, on voit les gens qui traitent Shrek un peu comme une célébrité mais il me semble qu’on ne voit jamais celui-ci donner d’ordres à ses serviteurs/sujets. A dire vrai, je ne me souviens pas que la monarchie et la domination royale soient des aspects cruciaux de Shrek (du moins, quand sa femme et lui sont devenus les futurs héritiers du trône), l’intrigue tourne autour d’autre chose. Et d’ailleurs, le site « lecinemaestpolitique » ne parle pas de la monarchie dans Shrek mais parle des aspects que le film met lui-même en avant (la relation de Shrek avec ses gosses, ce que le film véhicule comme représentations du « bon papa » etc). Eh oui, même si on choisit de faire des films avec des rois, on peut faire en sorte que l’intrigue ne soit pas aussi focalisée sur des enjeux de pouvoir, de domination, et de hiérarchie à tout bout de champ.

      => « Il en profite pour compter le nombre de personnages féminins, car c’est vrai que c’est important. Il ne manquerait plus que les gens qui racontent des histoires se moquent du sexe des personnages, voire que les enfants puissent apprécier lesdits individus sans s’intéresser au contenu de leur slip. Non parce que je vous rappelle le principe : si vous rapportez tout au sexe des gens, vous êtes un héros de la lutte anti-sexisme, si vous n’y prêtez pas attention, vous êtes un fieffé salaud » + « un certain nombre de néo-féministes (à savoir celles et ceux dont le combat semble d’être de hurler qu’ils sont les gens les moins sexistes du monde tout en rapportant tout à cela», « le héros de la tolérance n’y va pas de main morte : tout est rapporté à la couleur de peau des personnages » :

      Il existe des différences statistiques ahurissantes entre le nombre de femmes et le nombre d’hommes dans les films (cf le « bechdel test », dont parle Athreeren -1er février 2013- et cette vidéo http://www.feministfrequency.com/2009/12/the-bechdel-test-for-women-in-movies/ ). Ca ne veut pas dire que c’est le seul problème, ni que dire ça, c’est avoir tout dit, mais vous allez me faire croire que ce sont ceux qui voient cette différence purement statistique qui créent le problème ? Les filles constituent 70% des étudiants en lettres et en sciences humaines, et moins de 30% dans le domaine des sciences « dures », elles sont 25,9 % dans les écoles d’ingénieurs, elles sont 80 % dans les filières littéraires au lycée et 10% dans les filières des sciences et technologies industrielles (http://www.inegalites.fr/spip.php?article977&id_mot=145 et http://www.inegalites.fr/spip.php?article1096&id_mot=124 : source = ministère de l’éducation nationale, données 2010-2011). Il y a donc une sous-représentation statistique absolument écrasante des femmes dans les filières conduisant à des métiers « scientifiques » et une sur-représentation statistique ahurissante des femmes dans les filières littéraires, ou portées sur le « social ». Et ce sont ceux qui repèrent cette différence statistique et qui font la remarque qui sont des sexistes ? Les femmes sont très sous-représentées dans les métiers concernant les jeux vidéos (15% dans la conception des jeux : http://www.lesmetiers.net/orientation/p1_324971/les-metiers-des-jeux-video?dossiercomplet=true ) alors que pourtant il semble qu’elles jouent autant que les hommes : celui se demande s’il y a quelque chose qui ne va pas est sexiste ? Les enfants d’ouvriers sont 5 fois moins représsentés à l’Université au niveau Master que les enfants nés de parents « cadres » ou occupant des « professions intermédiaires » lors de la rentrée 2010-2011 (http://www.inegalites.fr/spip.php?article1176): le faire remarquer, c’est « rapporter tout au milieu social des enfants » ? Les homosexuels ne disposent pas actuellement de l’adoption, du mariage, et mis à part peut-être Brokeback Mountain (qui s’est d’ailleurs fait remarquer pour son caractère exceptionnel), les histoires d’amour entre personnes homosexuel(le)s ne sont pas présentés spontanément entre personnages principaux d’un film comme si de rien n’était, ce qui peut avoir une influence sur la manière dont se perçoivent les gens eux-mêmes (ce que fait remarquer TL ;DR, 31 janvier 23 :01) : le faire remarquer, c’est donc être homophobe ? Et tiens, imaginez que je sois une femme noire avec un accent prononcé et venant d’un milieu modeste, avec un prénom du style « Fatou Manoukombé » , que j’ai terminé mes études et que je cherche du boulot, et que cela fait des années que je constate que je ne trouve pas de travail, ou alors que si je réussis occasionnellement les entretiens d’embauche, je constate que tous mes collègues sont blancs, et que l’écrasante majorité des chefs d’entreprise que je connais sont des hommes blancs, ne venant pas des mêmes milieux que moi. Faire cette remarque et me demander s’il y a quelque chose qui ne va pas, ça ferait de moi une raciste ?

      Alors, cher Odieux, cher Connard, cher Odieux Connard, j’ai une question simple à vous poser :

      EST-CE QUE VOUS VOUS FOUTEZ DE MA GUEULE ???!!!

      => « théories du complot » : Cette expression est un élément formidable d’une rhétorique foireuse visant à disqualifier toute discussion. C’est comme cette histoire de « point Godwin », il suffit de parler de « théorie du complot » (ou de « point Godwin ») pour dire « ça ne vaut rien », et disqualifier toute dénonciation comme non-pertinente par principe, sans prendre la peine de la décortiquer, et pourquoi pas, de la démolir intelligemment. En somme, c’est faire du blabla avec la bouche. Voici un petit article qui parle du lien Godwin, vous pouvez l’appliquer à l’expression « théorie du complot », vous verrez, ça marche du tonnerre ; (http://www.exergue.com/h/2010-08/tt/godwin-connait-pas.html)

      => « idéologie puante » « [je veux] une version du film plus proche des vraies valeurs – qui sont évidemment les miennes » [faites-vous dire à un des rédacteurs du site] :

      Le propos du site « lecinemaestpolitique » n’est pas de sépare les idéologies puantes des idéologies non-puantes, les idéologies de salauds des idéologies de non-salauds, mais de repérer et de critiquer les représentations envahissantes. C’est ça le critère. Si l’écrasante majorité des films mettant en scène des hommes et des femmes depuis des décennies présentaient les femmes comme des lesbiennes et des transexuelles vivant en autogestion, capturant les hommes pour les faire souffrir avant de les jeter comme des Kleenex, il serait compréhensible qu’un type dise « euh ouais, enfin, c’est pas que, mais on pourrait pas avoir de temps en temps une bonne petite histoire romantique avec un chevalier blanc au sourire brillant qui séduirait une femme hétérosexuelle, où ils tomberaient amoureux et vivraient une formidable histoire d’amour monogame ? Parce que bon, ça fait 50 ans qu’on a que des scénarios du même type, et ça commence à faire beaucoup là… » Transposez à ce qu’on voit actuellement : nous ne vivons pas dans OdieuxconnardLand, où tout le monde est également représenté et heureux et où les féministes sont des gens agressifs qui ne comprennent pas la beauté du cosmos, on est dans un monde où le cinéma, et notamment les films pour enfants reproduisent un peu toujours la même chose, et nous qui aimons le cinéma, ben des fois on a envie de voir autre chose.

      => « Oui enfin ça fait 60 ans qu’on fait des films avec des princesses » faites-vous dire à un scénariste de Disney, pour invalider les critiques féministes :

      J’ai du mal à me rendre compte que je suis en train d’essayer de prouver à quelqu’un que les représentations des princesses dans Disney ne sont pas forcément une preuve du féminisme de leur studio. Il serait long de démontrer pour chaque princesse que son rôle est particulièrement limité, et que oui, on peut dans la plupart des cas le qualifier de sexiste [Je suis en cela d’accord avec Emy -1er février, 00h03 ; avec Masse -1er février,11h16, avec TL ;DR 31 janvier, 23h01, avec florentpessaud, 1er février, 10h19, ladyxu 1er février 13h21 ; le-rose-à-paillettes-ça-pique-les-yeux 1er février 01h42 ; Anon Aer février 16h06 ; Tartampion, 2 février, 02h04 (désolé si j’ai en ai oublié)] et que oui, ça fait 60 ans que Disney fait des films avec des potiches, ou des femmes qui ne se rebellent que pour mieux se calmer et obéir ensuite. Il est vrai que le cas Mulan est intéressant, et « lecinemaestpolitique » en propose une analyse assez nuancée, et met l’accent sur tout ce que ce film a de (comparativement) progressiste par rapport aux autres représentations de femmes dans les Disney. Quoiqu’il en soit 1) si Mulan (et peut-être 1 ou 2 autres, je ne connais pas la totalité des Disney) est un contre-exemple, c’est aussi une exception notable.
      2) chez la plupart des princesses connues de Disney, le tableau n’est pas reluisant, quand elles ne sont pas des plantes vertes attendant que Monsieur vienne les sauver, elles ne peuvent en tout cas être heureuses sans leur grand amour hétérosexuel.
      Oui, OK, elles ont le droit de tomber amoureuses, mais pourquoi nous, nous n’aurions pas le droit de voir en tant que personnages principales des femmes célibataires et heureuses (et pas simplement vieilles, frustrées, et présentées comme moches : Ursula, la Reine dans Blanche-Neige, la belle-mère de Cendrillon…) ?

      Bon, je ne peux pas dire grand-chose de plus que ce que les commentaires cités ci-dessus ont déjà montré, donc je joins juste 2 petites images pour le fun :
      -http://twitpic.com/1qvrgo
      -http://filmjamblog.files.wordpress.com/2012/06/sexist.jpg

      => Sur cette histoire de rocher « phallus », le rédacteur de l’article reconnaît dans les commentaires, face à une personne qui lui dit que c’est du grand n’importe quoi, que c’est une métaphore un peu exagérée, et qu’il voulait juste dire par là que le haut du rocher est l’endroit où les hommes gouvernent.

      => « Bordel, l’héritier du roi qui va réclamer son trône au lieu d’envoyer sa copine se battre à sa place, c’est quand même salement machiste » : sachant que Nala était plus forte que lui au combat, ça peut effectivement se discuter.

      => « Boooooooon donc on disait que Nala et Simba allaient se faire des bisous dans les buissons. Ouais mais Nala elle est dessus ou dessous ? »

      C’est n’importe quoi. L’article ne fait pas remarquer que la position de Nala par elle-même est le signe de sa domination, mais que Nala, qui est plus balèze que Simba, et qui aurait pu être un personnage beaucoup plus important dans le film, reste marginal. Et pourquoi ce personnage reste marginal ? Entre autres parce que la femme (ici Nala) tombe amoureuse, comme il se doit, de l’homme (ici Simba), et du coup, étant sous son charme, malgré toutes ses qualités, elle ne lui fait plus du tout de la concurrence en termes de pouvoir, de prestige, de force ou de charisme. Du coup, son amour pour Simba peut être perçu comme assez agaçant si on replace ça dans l’image entière du personnage. C’est tout ce que voulait dire le rédacteur de l’article, ça n’a aucun rapport avec le fait que la position du missionnaire est une position de soumise, ou que « dès qu’une femme est physiquement en-dessous d’un homme, même pour un gros câlin, elle devient instantanément son esclave », ça c’est votre délire à vous, cher Odieux. Le rédacteur de l’article est juste irrité par l’effacement du personnage de Nala, effacement dont participe aussi son amour dans le scénario : au lieu d’en faire une putain de guerrière, elle redevient très vite la femme amoureuse qui laisse le mâle faire tout le boulot et vaincre les méchants principaux. Ok, elle a le droit d’être amoureuse, Ok, c’est elle qui l’a choisi, m’enfin, on peut trouver que ce choix de scénario plutôt naze étant donné tout ce qu’elle aurait pu faire dans le film par ailleurs. Je cite le rédacteur de l’article : « elle n’a pas de chanson à elle seule, elle apparaît systématiquement au second plan par rapport aux personnages masculins et n’aura d’ailleurs aucune scène toute seule ou sans hommes. Elle ne parlera jamais d’elle-même dans le film mais soutiendra systématiquement Simba dans ses problèmes à lui et le poussera vers sa destinée, à savoir assumer sa position de dominant dans le monde et donc de dominant sur les lionnes ». Ca peut se critiquer, mais vous voyez bien qu’il critique la manière dont est présenté le personnage dans son ensemble, et pas le fait qu’elle soit « dessous pour le câlin ».

      => « C’est quand même honteux ces gens qui font des dessins-animés loin de la réalité ! Mais enfin, à quoi pensent-ils ? Si les personnages rigolos ont l’air rigolo, les gentils l’air gentil et les méchants l’air méchant, c’est tout de même suspect » :

      Allons, cher Odieux, ça ne veut rien dire « avoir l’air gentil » ou « avoir l’air méchant ».
      En fait, les gentils quand ce sont des hommes sont musclés, jeunes, et ressemblent à des mannequins, et quand ce sont des femmes, elles sont en général (très) fines, élancées, avec une longue chevelure (franchement, vous arrivez à distinguer facilement Cendrillon, de la Belle au bois dormant, de Belle –de la Belle et la Bête- ?). Les méchants quand ce sont des femmes sont vieilles, grosses, et célibataires (ce qui pourrait notamment tendre à les voir comme des « mal baisées »). Quand ce sont des hommes, ils sont généralement présentés comme moins virils que les gentils (petite moustache fine vs moustache épaisse ou grosse barbe), et leurs traits de visage sont grimés alors même qu’ils viennent du même endroit (Shan Yu est dessiné plus foncé avec des yeux hyper bridés alors que Mulan, elle, ça va, on distingue ses yeux…). Les deux articles de lecinemaestpolitique sur « Méchants et Méchantes chez Disney » font un inventaire des traits fréquemment accolés aux méchants et aux méchantes et ils montrent ça beaucoup mieux que moi, je ne fais ici que paraphraser quelques éléments de leur propos, en moins bien.
      En gros, les gentils sont représentés de manière « belle » et les méchants de manière « moche ». Or, comme la beauté et la mocheté sont des normes sociales qui peuvent évoluer, et qui dépendent aussi (en partie) de productions culturelles comme des films à gros budget pour enfants genre Disney, faire l’équation « en surpoids et/ou vieille et/ou célibataire » = « moche » = « méchante qui se fait éjecter à la fin du dessin animé » (Ursula, la belle-mère de Blanche-Neige, Cruella, la belle-mère de Cendrillon…) peut avoir des conséquences que l’on peut juger néfaste sur l’idée que les gosses peuvent se faire de ces traits physiques là. Bien sûr, tous les gosses qui ont vu Disney ne trouvent pas leur grand-mère immonde. Mais ce n’est pas parce que les enfants sont capables sur certains points de ne pas gober la totalité de ce qu’on leur montre qu’il ne faut pas être vigilant avec tous les stéréotypes que contiennent les dessins animés qu’ils regardent.

      => « Notez ce petit défaut d’écriture commun chez un certain nombre de néo-féministes (…) l’utilisation du « -e » pour écrire » : C’est l’usage qui façonne la langue, et les dictionnaires se calquent sur l’évolution des manières d’utiliser les mots. Mais bon, si la féminisation de la langue française est pour vous un enjeu tellement anodin (parce que « le plus important, c’est l’égalité des salaires » -sous-entendu, tout autre combat est dérisoire-), nécessitant si peu d’efforts, tellement simple à réaliser, que vous préférez ne pas le faire du tout, ça vous regarde. Permettez-moi de trouver ça stupide. C’est un peu comme si vous refusiez de fermer votre robinet qui goutte alors que ça ne vous prend que 30 secondes, parce que « le plus important, c’est l’approvisionnement en eau en Afrique ».

      => « Essayez de vous souvenir du début [d’Aladin] ? Voilà. Vous vous sentez violenté symboliquement ? Vous non plus ? C’est fou. A noter qu’encore une fois, le héros de la tolérance n’y va pas de main morte : tout est rapporté à la couleur de peau des personnages. Il y a un arnaqueur ? C’est parce qu’il est arabe. Il y a un méchant ? C’est parce qu’il est arabe. Aladdin ? Ah non, lui il est ‘occidental’ (j’aime ce genre de déclarations basées sur du rien). »

      Permettez-moi de préciser ce « rien » de l’analyse d’Aladin.

      1) La plupart des remarques de l’auteur de l’article, notamment sur le faciès des personnages, ne sont que des paraphrases pures et simples des plaintes de la « Ligue arabo-américaine contre les discriminations » [American-Arab Anti-Discrimination Committee] à l’encontre de Disney, effectuées à la sortie d’Aladdin en 1993. Ce ne sont pas des affabulations de l’auteur. C’est la Ligue en question qui a jugé que la différence des traits entre Aladdin et Jafar, ou entre Aladdin et la majeure partie des personnages secondaires était assez douteuse (c’est bien joué d’avoir pris sur le site la seule image que vous pouviez essayer de tordre dans l’autre sens. Pourquoi ne pas avoir pris celle-là, cher Odieux ?: http://www.lecinemaestpolitique.fr/wp-content/uploads/2012/08/aladdin07.jpg )

      Comme le signale par ailleurs l’article (et Fan fanatique, 31 janvier, 19h37), la chanson qui ouvrait Aladdin mentionnait « Where they cut off you ear if they don’t like your face, It’s barbaric but hey, it’s home ». La Ligue a aussi accusé Disney d’anti-arabisme pour les paroles de cette chanson. Aux USA, toutes ces accusations ont été médiatisées, Disney après des mois et des mois de bataille a consenti à reculer au moins sur les paroles de la chanson, et il est évident pour eux depuis cette époque qu’Aladdin est un Disney controversé pour son racisme latent (http://www.ew.com/ew/article/0,,1202224,00.html ). Mais à OdieuxconnardLand tout va bien, il n’y a aucun problème.

      Je ne mentionnerai pas –ce que fait le site « lecinemaestpolitique »- le fait que l’histoire d’Aladin et de Badroulboudour est devenu chez Disney l’histoire de Jasmine et « Al’ », ou encore le fait que dans le Roi Lion (dans la VO) les voix des hyènes sont doublées par des voix aux accents afro-américain et latino très prononcés, ou que dans Pinocchio, le seul type avec un accent énorme, c’est le méchant (Stromboli l’italien), tout cela ce n’est qu’un ensemble de coïncidences sur lesquelles il est absolument débile de s’interroger, parce que ce sont « juste des dessins animés ».

      => « Quel enfoiré cet Aladdin : il tombe sur une lampe avec un génie, et il ne s’en sert pas pour imposer le modèle de pensée occidental du XXIe siècle à tout le monde. A la place, après une vie de mendiant, il pense à son cul : petite ordure ! Non, si le dessin-animé avait été vraiment réaliste, Aladdin aurait souhaité être directement le maître du monde, son compte en banque aurait pris 9 zéros, et le soutien-gorge de Jasmine 4 bonnets. » :

      1- L’article repérait une contradiction dans le comportement d’Aladdin lui-même, présenté dans le début du film comme super-altruiste-diamant-d’innocence, donnant son pain aux enfants qui ont faim, aidant la veuve et l’orphelin face à un cavalier présomptueux voulant les fouetter, mais qui dès qu’il peut changer la situation dont il se plaint et souffre lui-même au début du dessin animé, pense ensuite à ses fesses tout seul comme si de rien n’était.

      2-Le rédacteur de l’article précise dans les commentaires face à un lecteur qui le reprend sur ce point qu’il voulait surtout mettre l’accent sur le fait que « l’hyper-individualisme » dans Aladdin n’est jamais questionné dans le film et qu’il semble difficile de voir un personnage principal réellement altruiste (et pas juste 5 minutes, pour poser le personnage). Mais en gros, il concède que cela aurait effectivement été vu en termes d’ « impérialisme culturel » si le personnage d’Aladdin débarquait et mettait la démocratie grâce au génie, et qu’il n’y avait pas pensé. Eh oui, les gros intolérants butés et dogmatiques qui font le site sont capables de préciser dans les commentaires « j’en reviens à votre critique. Et je ne peux que dire qu’elle est juste, et montre une contradiction dans mon discours que je n’avais pas vue » (…). Mais bon, c’est plus facile de les faire passer pour des imbéciles bornés dans un article-torchon, et puis « c’est de la mauvaise foi, c’est la marque de fabrique du blog hihihi ».

      => « En fait, si l’on suivait les recommandations de ce genre de loulous, on ne ferait des films que pour apprendre aux enfants à penser comme lui :

      Ah tiens, les enfants peuvent être formatés par des films alors ?? Mais ce ne sont jamais que des films, qui ne parlent pas de la vraie vie et sont des inventions ! Vous voulez dire qu’une fiction peut contenir implicitement un ensemble de représentations sociales et politiques qui, sait-on jamais, pourrait avoir une influence sur la manière dont les enfants pensent ?? Vous délirez, cher Odieux, relisez donc votre article.

      => En conclusion, on remarque bien que sauf à OdieuxconnardLand, les films, les séries, les dessins animés, les fictions en général, diffusent un certain nombre de représentations, les évaluent implicitement, et peuvent avoir une influence plus ou moins grande sur notre manière de voir la réalité. Cette influence est d’autant plus grande qu’elle s’exerce dès le plus jeune âge, qu’elle s’effectue de façon massive, et qu’on ne se rend pas compte.

      A partir de là, on peut avoir plusieurs attitudes :

      -soit on peut remarquer ce fait, et laisser ses gosses regarder ce genre de trucs tout en expliquant à sa fille qu’elle a d’autres atouts que son corps dans la vie et qu’elle n’est pas obligée d’attendre passivement le Prince charmant, et à son garçon que ce n’est pas parce que dans les dessins animés tous les hommes sont musclés et accomplissent plein d’exploits héroïques pour gagner la reconnaissance du village et de la princesse qu’il a besoin d’être pareil. L’enfant comprend très bien, et il continue à regarder Superman, Iron-man, Zorro, Batman, Hulk, Captain America, Thor, et toutes ces histoires de super-héros (attention, ne pas faire remarquer que ce sont surtout des hommes sinon c’est sexiste).

      -soit on se demande s’il n’y a pas d’autres productions culturelles susceptibles de montrer à notre gosse autre chose. Au lieu d’offrir American Pie à notre petit neveu, on lui offre L’amour extra-large, au lieu d’offrir « le kit complet de la parfaite princesse avec dinette pour bien faire la cuisine à son mari ! » à sa nièce on lui offre 2 places pour un parc d’attraction à s’éclater dans des montagnes russes, ou alors l’inverse, ou que sais-je encore.

      -soit on se bouche les yeux et les oreilles, on crie très fort « ça n’existe pas, le cinéma c’est de l’art, c’est donc très très loin de la réalité !», et l’on saute sur tous ceux qui font remarquer que les femmes, les homosexuel(le)s, les transexuelles, les hermaphrodites, les handicapés (etc etc) pourraient être mieux prises en compte dans notre société et en particulier dans des grosses productions culturelles comme les films, les séries, ou les dessins animé (car faire remarquer cela, ce serait être racisto-sexisto-néo-féministo-homophobo-humanophobe.)

      Ces trois positions ne sont pas les seules, il doit y avoir une foule d’intermédiaires ou de positions différentes. Par ailleurs, il n’est pas interdit d’avoir les 2 premières attitudes en même temps.

      On remarque bien toutefois que la troisième position, qui est de loin la plus conne, est celle qu’a vaillamment choisie l’Odieux Connard.

      Bravo mon kiki.

      Je ne vous salue pas.

      • @Robotjesus: votre remarque est pertinente, si personne ne lit le pavé, ça ne sert à rien. Je voulais juste mettre au moins une fois tous les arguments en même temps (et qui se retrouvent plus ou moins dans les commentaires critiques ci-dessous) qui me semblent invalider l’article de l’OC.

        Mais il est probablement plus pertinent de participer à la discussion avec des petits commentaires par-ci par-là plutôt que de mettre 1 seul commentaire énorme. Tant pis, chacun ses stratégies pour présenter et défendre son point de vue.

      • Votre commentaire est assez long à lire ma foi. Pour ma part je pense que le problème majeur du cinemaestpolitique, c’est surtout une certaine impression de flemme. Ecrire un article pour dénoncer certains aspects d’un film qu’on a vu et qu’on connait, ça prend une grosse heure de travail (ou peut-être deux ou trois mais bon c’est pas très long). Soutenir la création de projet qui montrent les histoires que l’on souhaite voir, c’est beaucoup plus long parce qu’il faut chercher et là y a plus grand monde. Je vous renvoie à un autre de mes commentaires sur cet article où je parle de « Through the eyes of men » pour les détails.
        J’aurais beaucoup plus d’estime pour lecinemaestpolitique s’il s’attachait à cet aspect des choses.

      • @gokimines:

        1- c’est bien vu, je suis d’accord avec vous : le site « lecinemaestpolitique » ne propose que peu de critiques entières encourageant à aller voir tel ou tel film. Bon, ils insistent quelquefois sur certains films qu’ils trouvent pas mal: « L’amour extra-large », « Moi moche et méchant », un peu « Shrek 2″, « Daybreakers » ou encore « Les Mondes de Ralph » mais c’est vrai qu’en gros, ils démolissent plus qu’ils ne proposent. On aimerait voir plus de recommandations positives ailleurs que dans les commentaires.Tout à fait d’accord. Ce serait aussi très intéressant. (Remarquez, on peut aussi contribuer nous-mêmes…)

        2- cependant, en faisant cette remarque, vous tenez pour acquis le fait que « ben oui, les films véhiculent certaines représentations des rapports humains qui peuvent être criticables mais bon, on a compris, c’est un peu facile de se limiter à ça ». Mais vous voyez bien, au vu des mensonges, des déformations de mauvaise foi, et des arguments absurdes de l’OC (que j’ai décortiqué dans mon commentaire ci-dessus), et au vu de tous ceux qui n’y voient absolument aucun problème dans les commentaires ci-dessous, que ce n’est pas évident pour tout le monde.

        On voit bien, au vu de la violence et de la superficialité de l’article de l’OC et de quelques-uns des commentaires, que « lecinemaestpolitique » ne fait pas qu’enfoncer des portes ouvertes, apparemment, et que la critique de choses évidentes suscite encore des réactions brutales.

        En cela, je ne suis donc d’accord avec vous qu’à moitié.

      • @Tom
        Effectivement nous ne sommes qu’à moitié d’accord, voire peut-être moins. Je ne suis pas un spécialiste de l’impact des dessins animés sur les enfants même si j’ai souvent constaté que les adultes les prennent pour plus bêtes qu’ils ne sont (particulièrement vers 5-6 ans).
        En revanche pour tous les films qui ne sont pas destinés aux jeunes enfants, le spectateur est à mon avis assez grand pour savoir ce qui relève de la vision de l’auteur et ce qui relève de la réalité. Je ne vois donc pas d’inconvénient à ce qu’un film non destiné aux enfants soit ouvertement sexiste / raciste / discriminatoire. J’ai par exemple passé un bon moment devant la deuxième moitié de Naissance d’une Nation (1915, D. W. Griffith) bien que le film parle du Ku Klux Klan qui rétablit la « pureté du sang aryen » parce que tout y est tellement exagéré que ça en devient drôle.
        On peut faire de très bons films avec des idées rétrogrades (Gran Torino, de Clint Eastwood est profondément raciste mais néammoins agréable à regarder) et de très mauvais films avec des idées progressistes (la Journée de la jupe par exemple est franchement quelconque d’un point de vue cinématographique une fois enlevée la revendication de pouvoir s’habiller comme on le souhaite sans se faire violer). Je fais confiance au spectateur pour en tirer ce qu’il faut.
        Après ce n’est qu’un avis qui n’engage que moi et j’avoue qu’autant je suis près à soutenir les projets qui me semblent intéressants, autant je pense que mon temps serait mieux employé à faire autre chose plutôt qu’à contribuer à un site dont je n’approuve pas le point de départ.

      • Mon dieu, des kilomètres de prose insipide.

        Contrairement à ce que vous pensez, ce que vous dites ne plane pas plus haut que ce que dit l’Odieux Connard, qui a au moins le mérite d’être amusant à lire.

        Je vais juste répondre sur la partie sur laquelle je suis compétent :

        « C’est l’usage qui façonne la langue, »

        Ce n’est pas faux. Par conséquent, il est permis de se demander l’intérêt de s’embêter à faire des efforts conscients pour changer la langue, sachant qu’une langue évolue de façon parfaitement aléatoire et assez anarchique.

        « et les dictionnaires se calquent sur l’évolution des manières d’utiliser les mots. Mais bon, si la féminisation de la langue française est pour vous un enjeu tellement anodin »

        La « féminisation de la langue française » n’est pas un enjeu, c’est une perte de temps.
        Ça n’a rigoureusement aucun intérêt et aucune utilité et en outre, c’est impossible, ainsi que je l’explique dans le lien que j’ai donné plus haut.

        Typhon

      • Et bien moi, j’ai lu votre pavé, et j’ai trouvé cela bien raisonné. Cela ne m’empêche pas d’avoir rigolé pendant la lecture de l’article de l’Odieux Connard. Si ce commentaire parvient à rétablir un peu l’équilibre, je trouve quand même que l’auteur de l’article original s’exprime très mal et je comprends tout à fait qu’on puisse s’en moquer.

      • -Merci beaucoup à Occultine pour votre patience et votre remarque.

        -A gokimines: je n’ai rien à ajouter à ce que vous dites. Je suis personnellement convaincu de l’utilité du décryptage des productions culturelles y compris pour les personnes adultes, mais bon, nous avons bien compris que nos deux points de vue étaient divergents, et par ailleurs je suis d’accord avec tout le reste de votre propos et respecte vos choix que vous défendez très bien. Merci d’avoir pris le temps d’échanger vos arguments avec moi.

        -A TyphonBaalHammon :
        1- le fait que l’usage façonne la langue et transforme les dictionnaires, et moins l’inverse ne signifie évidemment pas qu’elle se modifie de façon « aléatoire » et « anarchique ».
        2- j’ai lu votre article, et je ne vois pas trop quel est votre argument mis à part « on a d’autres priorités que ça et ce n’est pas ça qui va bouleverser nos modes de pensée et la structure de la société ». C’est tout à fait vrai, mais ce n’est pas parce que c’est anodin que c’est inutile. Au contraire, vu que c’est anodin et beaucoup plus facile qu’une révolution, je ne vois pas où est le problème de feminiser les mots qu’on utilise quand on a la possibilité.

        Mais si vous avez lu ma « prose insipide », je crois que vous avez bien compris que je n’étais pas d’accord avec vous, et de mon côté, je n’espère pas vous convaincre, donc il me semble inutile de poursuivre sur cette question.

      • « 1- le fait que l’usage façonne la langue et transforme les dictionnaires, et moins l’inverse ne signifie évidemment pas qu’elle se modifie de façon « aléatoire » et « anarchique ». »

        La langue change selon des processus assez chaotiques. Il y a bien sûr une hiérarchie, ce n’est pas totalement aléatoire (la phonologie change plus vite que la syntaxe), mais néanmoins, le fait est qu’il est illusoire de vouloir faire un effort conscient pour changer une langue.

        « j’ai lu votre article, et je ne vois pas trop quel est votre argument mis à part « on a d’autres priorités que ça et ce n’est pas ça qui va bouleverser nos modes de pensée et la structure de la société ». »

        Mon article est un peu plus fort que ça : Je dis assez explicitement il me semble que ça n’aurait rigoureusement aucun effet.

        « C’est tout à fait vrai, mais ce n’est pas parce que c’est anodin que c’est inutile. Au contraire, vu que c’est anodin et beaucoup plus facile qu’une révolution, je ne vois pas où est le problème de feminiser les mots qu’on utilise quand on a la possibilité. »

        Le problème de faire des fautes volontaires, c’est qu’elles vous rendent moins lisible.
        Le problème de vouloir changer la grammaire d’une langue pour des raisons politiques, c’est que c’est viser un objectif inaccessible et sans intérêt.

        Que des gens s’amusent avec la langue française et lui fassent subir les pires horreurs, je n’ai rien contre, mais là où ça devient pervers, c’est quand on se met à faire sérieusement la promotion de sottises.
        Parce que les changements proposés, en eux-mêmes, n’ont certes aucun effet, par contre, le discours qui les entoure propage des idées obsolètes et stupides sur ce qu’est une langue. C’est la promotion de l’inculture scientifique.

        Je ne suis pas en train de vous dire « Faites X plutôt que Y parce que X est plus important ». Je suis en train de vous dire « Faire X est une perte de temps qui repose sur des prémisses idiotes ».

        Typhon

      • @Typhon:
        1- Ok, d’accord, l’hypothèse Sapir-Whorf n’est pas l’alpha et l’oméga ou le seul et sublissime levier des transformations politiques et sociales qui peut tout bouleverser dès qu’on l’a prise en compte. Fonder toute une politique féministe sur ce point et uniquement sur ce point est idiot (en même temps, je ne sais pas s’il y a des gens qui soutiennent vraiment une telle idée, mais dans le principe, admettons)

        2- si on ne diffuse pas d « ‘inculture scientifique » absurde (en soutenant l’idée bizarre présentée en 1, et que vous dénoncez) mais que l’on « s’amuse avec la langue française » quand même, vous dites que vous trouvez ça inutile, mais que bon, ok, ça ne vous pose « pas de problème ». Dans ce cas, c’est parfait, j’entre tout à fait dans votre marge de tolérance: je ne véhicule pas l’idée que modifier des mots est l’action la plus importante qui soit pour parvenir à l’égalité entre les humains et que la modification du langage à elle seule pif pouf va bouleverser l’ordre social, mais je vais continuer à féminiser les mots que j’emploie dans la mesure du possible même si je trouve que c’est anodin. Tout va donc bien.Nous ne sommes manifestement pas exactement sur la même longueur d’onde, mais nos idées semblent se tolérer l’une l’autre.

        3- ce point étant clarifié, vous ne voudriez pas m’expliquer exactement en quoi ma réfutation détaillée des bêtises de l’article de l’OC n’est qu’une « prose insipide » par hasard? J’imagine que vous ne souhaitez pas perdre de temps avec quelque chose d’aussi simple?

      • C’est de la prose insipide parce que vous n’écrivez pas très bien (et vous pourriez faire des efforts de mise en forme). Je n’ai pas l’intention de me lancer plus avant dans un débat hautement subjectif de toute façon. Faire du commentaire de commentaire de commentaire comme vous l’avez fait, ce n’est que rarement intéressant, je ne vais pas en plus me lancer dans le commentaire de commentaire de commentaire de commentaire, si vous voulez bien m’en excuser.

        « je ne véhicule pas l’idée que modifier des mots est l’action la plus importante qui soit pour parvenir à l’égalité entre les humains et que la modification du langage à elle seule pif pouf va bouleverser l’ordre social, mais je vais continuer à féminiser les mots que j’emploie dans la mesure du possible même si je trouve que c’est anodin. Tout va donc bien.Nous ne sommes manifestement pas exactement sur la même longueur d’onde, mais nos idées semblent se tolérer l’une l’autre. »

        Oui, tout à fait, je suis tolérant sur les usages, dans la mesure où on reste compréhensible.

        Par contre, là (membre de phrase souligné) nous sommes en contradiction :
        Le fait est que modifier les mots n’est pas l’action la plus importante qui soit pour parvenir à l’égalité, mais le formuler de cette façon semble impliquer que c’en est malgré tout une étape.
        Or, ce n’est pas le cas.

        Typhon

      • @typhon:

        -Nous sommes effectivement encore en contradiction, mais au moins les limites du consensus et de la contradiction sont parfaitement claires entre nos deux positions.

        -« Je n’ai pas l’intention de me lancer plus avant dans un débat hautement subjectif de toute façon. Faire du commentaire de commentaire de commentaire comme vous l’avez fait, ce n’est que rarement intéressant »:

        Je ne vois pas en quoi faire du commentaire est « hautement subjectif ». J’entends réfuter objectivement, démonstrations et citations du site à l’appui, que l’article de l’OC est un torchon infame et malhonnête, et vous pourriez tout aussi bien démontrer objectivement que ce que je dis est absurde, contre-arguments à l’appui. Je ne comprends pas ce qu’il y a de subjectif là-dedans, je n’attaque pas l’OC mais son article immonde, et vous n’attaqueriez pas ma personne mais mon commentaire.

        -Je vous accorde 2 choses:
        1) j’écris mal et le regrette, ayant en effet tendance des phrases trop longues et des parenthèses incessantes. J’ai essayé de faire de multiples réponses plus courtes dans les discussions ci-dessous pour pallier le défaut de ce commentaire géant assez fatiguant à lire, et tenter de défendre mon point de vue par d’autres voies, en le confrontant à d’autres argumentations.
        2) commenter les commentaires des commentaires peut en effet être fatiguant à force, et je ne vous en veux donc pas de ne pas vous lancer là-dedans (moi-même, je commence à avoir la tête qu surchauffe, je crois que je vais arrêter de commenter, boire une tisane à la choucroute -préparée avec l’aide de « porphyre »^^ et aller me coucher!

        Merci de cet échange, et d’avoir pris le temps de clarifier à nouveau vos positions.

      • « On remarque bien toutefois que la troisième position, qui est de loin la plus conne, est celle qu’a vaillamment choisie l’Odieux Connard. »

        Je pense que c’est un mauvais procès. Il est difficile dans les articles de l’Odieux Connard de distinguer ce qui tient de la mauvaise foi, de l’exagération, de la distorsion humoristique… Mais l’article que vous qualifiez de « torchon » se moque très fortement de la forme des deux articles passés au crible. Cela ne signifie pas pour autant que le message général du site (ni même celui des articles en question) soit inclus dans la moquerie, du moins au 1er degré…
        Bref, on peut déduire du « torchon » les incohérences relevées (avec plus ou moins de bonne foi) par l’Odieux Connard, mais absolument pas son opinion concernant le fond du sujet.

      • @yoda:
        Je vous remercie de votre remarque.

        -Je suis vraiment désolé si j’ai donné l’impression de vouloir attaquer ce qui serait la conviction intime de l’OC, la formulation est en effet très maladroite : j’ai simplement essayé d’attaquer les idées implicitement ou explicitement véhiculées par l’article en lui-même, idées dont je soutiens qu’elles restent tout à fait fausses et nauséabondes, indépendamment de la question de savoir ce qu’il y a réellement dans la tête de l’OC (j’ai essayé de préciser ce point notamment dans mon commentaire plus bas, en réponse à « DeAmalfitano » du 4 février 2013).

        -L’humour de l’OC et son 12ème degré qui lui est habituel (et qui apparaît donc aussi dans cet article) me semble rendre cet article-là en particulier d’autant plus dangereux et mystificateur, indépendamment de la question de savoir si l’OC veut manipuler les gens ou pas, bien entendu, ce n’est pas mon propos. En effet, la difficulté qu’il y a à distinguer dans cet article de l’OC ce qui relève du 1er degré, du 2nd, de la critique véritable ou de la déformation révoltante ne me semble pas être un argument en sa faveur mais me paraît rendre cet article d’autant plus caricatural, malhonnête, injuste, bref, mauvais. Je sais bien que c’est le présupposé même du site, mais cela ne me paraît pas excuser les horreurs et déformations présentes dans cet article.
        C’est ce que j’ai essayé d’argumenter dans le 1er point de ma réponse à « Clo » (« 3 février 2013 at 14:44″) et surtout dans le débat avec « ladyxu » et « Obligatoire? ». Le débat avec ces deux derniers est le plus clair par rapport à votre remarque, car ils ont argumenté contre moi tous les deux précisément sur la question de « l’humour » et il me semble qu’à défaut de nous être mutuellement convaincus, on voit assez clairement les arguments en présence de part et d’autre. J’ai exposé ma réponse la plus détaillée sur cette question du 2nd degré et de l’humour dans la réponse que je leur ai faite du « 3 février 2013 at 23:27″.

        Ne m’en veuillez pas si je ne réponds que peu ou plus du tout à l’avenir, ce n’est pas contre vous, mais ayant beaucoup débattu contre des positions souvent très solides, j’ai dépensé beaucoup d’effort dans mes réponses et suis un peu épuisé, du coup.

        J’ai toutefois tenu à vous répondre tout de même pour clarifier quelques ambiguïtés restantes.

      • Haha, mon pauvre Tom. Vous n’êtes pas sorti des ronces on dirait bien !
        Si nous avons réglé notre petit différent (encore que pas vraiment, si on voulait bien, il reste tout le sujet du cinemaestpolitique où nous sommes en total désaccord), d’autres arrivent encore pour n’en plus finir et vous occupez toute vos nuits!

        En vous souhaitant bon courage.
        P.S. : Si vous le désirez, j’ai des cordes et tabouret et je sais bien faire les noeuds.

      • @DeAmalfitano:
        Si vous êtes enfin résolu à exposer vos terribles arguments secrets pour expliquer en quoi ma réfutation détaillée de l’article de l’OC est aussi calamiteuse que vous le prétendez, on discute quand vous voulez, et je veux bien ne pas dormir avant d’avoir désintégré un par un la totalité de vos arguments.

        Alors? Non? Vous ne voulez pas discuter? Vous ne voulez pas qu’on reprenne point par point ma réfutation? Ca ne vous intéresse pas?

        C’est votre droit et je n’ai aucun problème avec ça (cf ma dernière réponse à TyphonBaalHammon, « 3 février 2013 at 19:07″, il affronte un de mes arguments mais quand il n’a plus envie de discuter et de commenter encore et encore, il le dit clairement et y’a aucun problème) mais dans ce cas, il est inutile de faire semblant de continuer à dialoguer comme vous le faites, de lancer une ou deux petites piques rigolotes, si c’est pour fuir toute discussion sérieuse au bout de 2 commentaires.

        Donc si, comme vous le dites vous-même plus bas (« 4 février 2013 at 14:22″) vous préférez être torturé plutôt que de m’expliquer précisément en quoi ma réfutation est incorrecte, et n’avez donc rien de nouveau à ajouter, dans ce cas, je n’ai rien à vous dire, et vous pouvez garder vos sarcasmes, vos cordes, vos noeuds, et vos attaques personnelles pour vous.

      • Hey, c’était un vrai commentaire amicale et pas un pique !
        Vieil aigris, je suis vexé.

      • @DeAmalfitano: Au temps pour moi. Comme vous le voyez, je suis fatigué pour de vrai, ce n’est pas du bluff^^

        J’ai en effet eu un doute, mais comme vous n’avez pas mis de smileys ou autres indications du même type, j’ai vraiment cru que vous vouliez me pendre, ce qui n’aurait pas été très amical. Bon, l’écrit pose souvent ce genre de problèmes, si vous aviez été en face de moi, j’aurais sûrement compris tout de suite que vous me taquiniez gentiment.

        Vraiment désolé d’avoir répondu aussi brutalement dans ce cas. Je vous souhaite donc une longue nuit de sommeil, sereine et vivifiante, comme celle que je vais prendre à présent !

      • Au risque de me manger une reponse de quatre kilometres :

        @Tom : Ce qu’il faudrait se demander, c’est si tout ces dessins animés de Disney ont créés une génération de machos en puissance et de jeunes filles soumises. Je n’en suis pas sûr. J’aurais même tendance à penser le contraire.
        Pensez-vous vraiment qu’il y a des consequences flagrantes sur les attitudes de nos bambins ?

      • @Beuarg:
        Rassurez-vous, je serai plutôt bref!

        -Je vous renvoie à la discussion menée avec « clo » et « DeAmalfinato » un peu plus bas, précisément sur ce point. J’ai exprimé mon avis en particulier dans les commentaires du « 2 février 2013 at 23:39 « , et du « 3 février 2013 at 00:16″. Comme vous l’aurez compris, je ne pense pas que Disney a créé effectivement toute une génération de machos,ou de femmes soumises, mais je crois que la critique des représentations qu’ils proposent aux spectateurs dans un grand nombre de cas mérite d’être analysée, discutée et critiquée le cas échéant.

        -Vous noterez aussi que le studio Disney ne fait pas seul l’éducation des enfants, ce qui peut expliquer les limites de cette influence. Les enfants vont à l’école, ont généralement une famille avec qui discuter de tout ça, et ont d’autres modèles (ils regardent d’autres dessins animés, d’autres films, jouent à des jeux, fréquentent des personnes qui suscitent leur admiration/leur dégoût etc). Et même, car bien sûr cela arrive, les enfants peuvent parfois interpréter des représentations à contre-courant de ce qu’elles semblent signifier au départ (comme l’explique très bien « clo » dans son commentaire du « 2 février 2013 at 23:28″ en parlant notamment du personnage de Cendrillon dans Walt Disney en qui elle voyait beaucoup de courage). Tous ces facteurs rendent probablement compte de ce que vous soulignez dans votre commentaire.

        Mais du coup,
        1- cela ne me semble pas contredire le fait que les productions culturelles ont une influence politique et sociale, mais simplement, comme il y en a plein, ces influences s’entrechoquent et font des individus complexes.

        2- à mon avis, cela n’enlève rien à la nécessité de critiquer celles qui nous apparaissent criticables pour des raisons diverses (ce que fait lecinemaestpolitique, dans mon esprit)

        3-si les représentations auxquelles font face les enfants en-dehors de Disney sont du même acabit, autrement dit, si non seulement les dessins animés, mais aussi les publicités, les jeux vidéos, les jouets, un grand nombre de films, de contes pour enfants, de livres (etc) contiennent des représentations sexistes, par exemple, vous comprenez bien que le risque que les enfants (ou les adultes!) soient influencés par ces représentations augmente. Je ne dis pas que c’est effectivement le cas (en fait c’est mon opinion personnelle, mais je n’ai pas assez de matière pour argumenter de façon très solide, donc je ne m’embarque pas là-dedans) c’était juste pour souligner encore une fois le point 2.

        Merci de m’avoir lu jusque là ;)

      • @Beuarg
        Je ne pense pas que Disney ait tellement formaté les cerveaux dans le mauvais sens (je trouve pour ma part qu’il y a des progrès dans la représentation des héros féminins). Mais par contre je pense qu’il y a régression de la société due à l’ensemble de ces influences télévisuelles (et le rap ou le sexisme des jouets me semble bien plus graves). Après, ce n’est jamais qu’un sentiment en regardant le comportement des plus jeunes, et on ne peut rien dire de bien tangible en se basant sur une vague impression. Mais à mon époque, une fille qui couchait avec un garçon dont elle était amoureuse n’était pas considérée comme une « salope » – et pourtant, aujourd’hui où on demande aux adolescentes des comportements de nonnes, il faut en même temps qu’elles s’habillent en putes, si on voit pas le string, c’est pas une vraie fille…
        La plupart des filles avaient des ambitions un peu moins superficielles que « star » et elles pouvaient jouer aux légo et playmobils sans être des « garçons manqués qui feraient mieux de reprendre leur barbie comme une vraie fille ». Aujourd’hui, on sort des gammes de ces jeux en rose, pour bien montrer que le playmobil et le légo normal, c’est pour les garçons, mais heureusement on fait des thèmes différents pour les filles.
        On a institué l’école mixte, mais on se retrouve avec la cour de récréation séparée, filles et garçons n’étant plus censés jouer aux mêmes jeux (bon, en même temps, à l’époque de l’école primaire, je jouais aux billes avec mes copines et les garçons plutôt entre eux).

        @Tom
        Il faut admettre que l’OC s’adresse à l’intelligence des gens. Alors ok, les plus crétins peuvent prendre pour argent comptant le contenu de l’article juste parce qu’il flatte leurs idées préconçues, et ce en dépit de l’humour. Reste qu’il en est de même pour le site d’origine. Parce que franchement, les critiques de cinemaetpolitique concernant les films de disney, il y a vraiment du gros pipeau, on sent bien que l’auteur a cherché à interpréter ce qui était montré pour coller à sa thèse, et qu’au final avec de la mauvaise foi on peut démontrer tout et son contraire. Et bien entendu, là encore les plus crétins ne sauront pas prendre de distance avec le site et se diront que « Rebelle » est une vraie histoire anti-féministe, quand les plus intelligents seront capables de se dire que ce n’est qu’une interprétation personnelle et très orientée de l’auteur qui ne vaut pas plus que les autres.

      • @yoda:
        D’accord, j’ai bien compris votre position.

        Comme vous l’avez remarqué, je ne suis toujours pas d’accord avec vous au sujet de la méthode du site « lecinemaestpolitique », et de celle de l’OC, en tout cas, dans cet article-là [en vertu de ce que je vous ai répondu dans le commentaire précédent, cf « 4 février 2013 at 21:03″; je précise pour ceux qui tomberaient sur ce commentaire en 1er].
        Ces deux « méthodes », ou modes d’argumentation ne me paraissent pas du tout pouvoir être mises sur le même plan comme vous l’affirmez ici.

        Mais bon, on ne va pas en faire un plat ! :)
        N’espèrant pas vous faire changer d’avis, je me contenterai de vous remercier d’avoir bien voulu échanger vos arguments avec moi et de cette dernière précision en particulier.

      • L’auteur de l’article incriminé se tire une balle dans le pied tout seul: enfant, dit-il, il a vu le film trente ou quarante fois. Malgré l’ingéniosité des scénaristes et graphistes de Disney, malgré les innombrables stéréotypes fourbement déployés, malgré les soixante ans d’expérience de la firme Disney dans l’embrigadement politique des jeunes enfants, malgré cet art consommé de la duperie, il n’est devenu ni phallocrate ni monarchiste.
        Mes filles, maintenant grandes, se sont elles aussi régalé de ces films de princesses cucul comme la praline, mais je ne vous recommande pas, aujourd’hui, de vous conduire avec elles comme si elles en avaient gardé les séquelles. Votre patrimoine génétique en souffrirait cruellement à coups de talons judicieusement placés (y a plus de jeunes filles!).
        Il semblerait donc que la méthode ne soit pas si efficace, d’autant qu’il s’en faut de beaucoup que tous les sombres connard phallocrates ou toutes les pauvres femelles soumises de cette planète, surpeuplée et très majoritairement privée de tout accès au cinéma comme à la culture en général, aient eu, eux, l’occasion de voir plusieurs fois plusieurs films de Disney dans leur existence. Les raisons de de ce détestable état de fait semblent donc à chercher ailleurs. Et leur recherche, à mon avis, va demander beaucoup plus d’efforts intellectuels que ce tissu d’inepties.
        En revanche, cette façon de faire vous donne des allures de penseur profond pour pas cher. C’est avantageux, la sociologie low cost. Si Disney ne semble pas réussir à pervertir les esprits, le souffle de la fainéantise intellectuelle y arrive fort bien, lui. On se retrouve au final avec des connards qui font et des connards qui pensent. Le XXIème siècle devait être spirituel, disait l’autre, il va plutôt être fatigant…

      • @Tom : Merci infiniment. Je partage totalement votre point de vue, et je pense qu’on remerciera jamais assez des gens comme vous pour prendre le temps d’expliquer calmement pourquoi c’est important de réfléchir sur les productions culturelles, pourquoi le « féminisme-bashing » n’est pas une position « cool ». L’Odieux Connard me fait également rire bien souvent, mais ses positions sur le sexisme sont systématiquement condescendantes et de mauvaise foi, et ça me désole.
        Merci pour votre calme, votre réponse et votre pertinence. Ca fait du bien.

      • Récupéré sur un autre forum :

        La réforme de l’orthographe…

        Michel Schneider écrit :

        Libération titra : « Jospin abroge la langue machiste ». Nous sommes rassurés : on savait depuis Barthes qu’elle était « fasciste » la voilà seulement chauviniste mâle. L’Academie française s’émut un peu, mais Ségolène Royal invita les immortels à « s’habituer » et compara leur attitude à celle du Concile de Trente disputant si les femmes avait une âme. La pétulante réformatrice des mœurs et approximative historienne des religions confondait ce Concile (1545-1563) qui n’a jamais débattu de ce point et un propos de Grégoire de Tours (né vers 544). Mais peu importe, il fallait rappeler urbi et orbi que les femmes avaient une âme et Ségolène un cœur. Elle proposa donc une prochaine étape de l’évolution grammaticale : « l’éradication de la règle du masculin l’emportant sur le féminin », sans dire s’il fallait abolir l’un comme l’autre ou simplement substituer le féminin dans la position dominante et que l’on dise désormais : « les garçons et les filles sont également fortes en maths », ou que l’on écrive « ma amie ». On ignore si, Ségolène présidente, on dira encore le français pour désigner notre langue, ou la française.

        Entêtés dans leur réformisme linguistique, les socialistes appellent aujourd’hui à supprimer du Code civil le mot mari et femme, sans les remplacer, et pour cause. Par quoi ? Femme et femme ? Mari et mari, époux et époux ? Mais ce dernier mot marqué masculin déplairait aux franges féministes. Alors on gomme, tout simplement. Gommée aussi, si nos gouvernants, continuant de trembler devant le terrorisme idéologique des minorités, accédaient à une demande de la communauté des transsexuels, la suppression de la mention relative au sexe sur les papiers d’identité afin d’en terminer avec les « problèmes kafkaïens rencontrés par les individus de sexe mixte, hermaphrodites, transsexuels, transgenres ».

        L’irrésistible féminisation des mots est en marche, et, avec elle, l’irrépressible maternisation de la société. Après l’État policier, militaire, éducateur, industriel, assureur, et même organisateur de parades et producteur de télévision, l’État linguiste entre en scène. Il confond d’abord le genre grammatical et le genre sexuel. En grammaire, c’est le féminin qui est le genre marqué. Le masculin, non marqué, désigne indifféremment les hommes et les femmes. Le genre masculin permettait précisément de prendre en compte la différence des sexes dans la désignation non des fonctions mais des personnes. Il confond ensuite les noms de métiers (où les formes féminines sont depuis toujours en usage : on dit par exemple une institutrice) et les noms de fonctions, grades ou titres (qui doivent être clairement distingués de la personne). Il confond enfin la fonction et la personne qui l’incarne, distinction sur laquelle repose précisément tout le système symbolique, à l’image de la fonction paternelle qui ne se réduit pas au père en personne. Les mots ne sont pas les choses, ni les personnes les fonctions. Entre les uns et les autres n’existent que des liens de convention admis au sein d’un même espace symbolique. Comment faire comprendre à ces linguistes des cabinets ministériels que le langage est par essence arbitraire, pouvoir d’abstraction, et qu’aucun son ne désigne naturellement ou gouvernementalement un objet de la réalité ?

        […]

        Les lois récentes touchant à la différence des sexes s’inscrivent dans le consensus politique droite-gauche pour désymboliser les relations sociales et réduire le sujet politique à un individu social. Mais on ne déniera pas aux socialistes une constance particulière dans la démolition des éléments fondateurs de l’ordre symbolique. C’est la même confusion qui les a amenés successivement à féminiser le lexique en forçant la société civile à parler par exemple d’une écrivaine et à violer l’ordre des générations en modifiant la transmission du nom de famille. On n’assiste non pas à une féminisation égalitaire qui mettrait heureusement fin à la dominance du masculin, mais à une sexuation ou à une biologisation de rapports qui jusqu’ici ne faisaient pas acceptation du sexe. La biologisation du lien social est aujourd’hui la forme majeure de sa désymbolisation. Féminiser les noms communs ou les noms propres s’inscrit dans une tendance à effacer la différence des sexes. La confusion des sexes et la sexuation de la langue ne sont pas contradictoires, c’est ainsi que le socialisme pense. Modifier les mots, plutôt que les choses, cette entreprise à la fois vaine et folle risque donc d’aboutir à l’inverse de ce qu’elle vise et d’établir dans la langue une discrimination qui n’y était pas. Lorsqu’on dit par exemple une auteure on laisse entendre que l’écrivain en question appartient d’abord au féminin et ensuite à la littérature.

        Qui ne voit que sous l’apparence d’une sexualisation des noms de fonctions et le choix du nom de famille c’est une infantilisation du langage qui s’opère ? On remarquera que l’on s’est gardé d’apposer l’appellation « Madame la maire » à l’instar de « Madame la ministre », sans doute en raison d’une fâcheuse homophonie qui eût dévoilé le matriarcat régressif que recèlent ces changements de symboles. Avec le remplacement du langage par le babil, la substitution générale des noms papa et maman à père et mère dans la parole publique (politique, médias, justice) et la possibilité de choisir le nom que l’on porte ou que l’on transmet, le socialisme linguistique a fait franchir à la société un grand pas en arrière vers les stades infantiles de la parole. Victor Hugo voulait mettre un bonnet rouge au dictionnaire : « Plus de mot sénateur ! Plus de mot roturier ! » Les socialistes ont de plus modestes ambitions : lui mettre des couches « plus de mots masculins, plus de mots féminins, des mots bébé. »

      • @Tom

        J’arrive un peu tard, je ne me suis mis à ce blog que récemment. Merci pour cette excellente réponse, détaillée et tellement pertinente. Je ne sais pas si la prose n’est effectivmeent pas votre fort mais en tout cas ce commentaire était clair et compréhensible.

        en lisant cet article, je ne me suis pas dit que j’allais arrêter de lire ce blog, qui reste marrant, seulement qu’il y avait ici beaucoup de mauvaises foie et qu’une réponse détaillée était nécessaire pour permettre de comprendre les problème que « lecinemaestpolitique » soulève et pourquoi elles valent le coup de s’y pencher. Un grand merci donc pour l’avoir fait (et documenté) !

      • Tout historien vous le dira, il faut étudier les choses dans leur globalité et les replacer dans leur temporalité. Ainsi il est possible de dire que les contes des 1001 nuits semble sexiste (ex: harems) pour des gens du XXIe siècle, mais il faut se mettre a la place de l’auteur dans son époque. Qu’auraient dit ses semblables si il avait proclamé qu’un jour il y aurai une démocratie avec droit de vote des femmes (avec plus de mille ans d’avance)? par comparaison, si je dis qu’en 2053 notre monde sera celui de Huxley dans « le meilleur des mondes » on me prendra pour un fou.
        Les valeurs de d’aujourd’hui ne sont pas celles d’hier et celles de demain ne seront pas forcément celles d’aujourd’hui.

        Si on remet le roi lion dans son contexte, le principal soucis des auteurs n’étaient pas de défendre la démocratie (aucun parti américain ne remet en doute leur système), ni de porter un message sur la faim dans le monde, ni de parler de la crise de 1929, etc
        pour traiter tous les sujets du monde, ce n’est pas un dessin animé qu’il faut mais un documentaire géopolitique.
        On ne peut pas penser à tout + les revendications féministes n’était pas aussi vive qu’aujourd’hui -> les auteurs n’y ont pas prêté attention.

        le mot de la fin : il est aussi facile de trouver une critique sur le critère politiquement correct d’une oeuvre que de trouver sa date d’anniversaire dans les décimales du nombre pi.
        exemple de critique : si le quotat homme/femme est respecté, alors on a fait une différence entre les H et les F donc il ne sont pas considérés sur un plan d’égalité (certains sont choisit uniquement pour préserver le quotat)=> sexisme
        C’est pourquoi ce genre d’article Freudien sur les films Disney n’a que peu d’intérêt.

      • Tom,
        en tant que personne tolérante, j’ai pris la peine de lire votre article jusqu’au bout. certains points m’ont paru critiquables, cependant je n’en traiterai qu’un pour éviter d’encombrer la page.

        Sachant qu’on ne peut débattre correctement d’un sujet sans une pleine connaissance des fait, je vous invite à visionner ce reportage dont le lien apparaîtra plus bas.
        C’est l’histoire d’un journaliste qui s’interroge sur un paradoxe. Pourquoi dans son pays jugé comme le plus égalitaire au monde (au niveau homme/femme) 10% des ingénieurs sont des femmes et 10% des infirmiers sont des hommes. Il va donc consulter des sociologues et des scientifiques du monde entier pour comprendre le phénomène.

        Prend la peine de le regarder en entier.

    • « Eh oui, même si on choisit de faire des films avec des rois, on peut faire en sorte que l’intrigue ne soit pas aussi focalisée sur des enjeux de pouvoir, de domination, et de hiérarchie à tout bout de champ. »

      Certes, on peut faire des films avec des rois, sans traiter du pouvoir. Mais faire des films « sur » les rois sans en parler, ce serait comme faire un film sur la choucroute sans traiter des saucisses…

      • Vous avez raison, mais on en revient alors à la 1ère question: « pourquoi un film sur la choucroute et pas sur les gratins de courgettes? » Pourquoi diable un film focalisé les saucisses dans la choucroute? Hmm?

      • Car les saucisse sont partie intégrante de la choucroute (en tout cas la choucroute garnie , bien sûr), et sans elles, il s’agit d’une autre recette. Ce qui définit un roi, c’est avant tout la royauté.
        Quand Maurice Druon écrivait « Les Rois maudits », on s’attendait bien à ce qu’il parle des luttes intestines des fils de Philippe le Bel, et pas de leurs préférences gastronomiques. Quand Colin Firth tient le rôle de George VI dans « Le Discours d’un roi », on s’attend bien à ce qu’il parle de la gouvernance de l’Angleterre au cours de la guerre, autrement ce ne serait plus le discours d’un roi, mais « Georges lutte contre son bégaiement pour le plus grand ennui du public. »
        L’exemple cité de Shrek (le 3e ou le 4e film, je ne sais plus) montre bien des rois sans traiter de la royauté et du pouvoir, mais c’est passer à côté du caractère volontairement décalé du personnage et de l’univers, où les topoi du cycle médiéval sont détournés à visée comique: la royauté est vécue par Shrek comme le spectateur (adulte) vit son job pénible ou le week end chez les beaux-parents; le futur roi Arthur doit être recherché sur une parodie anachronique de campus universitaire américain, et le reste à l’avenant…

        Et pourquoi la choucroute plutôt que le gratin? Pourquoi pas? Il y a certainement d’autres films traitant du gratin.
        Et d’autres encore de la tartiflette.

      • @porphyre:
        Nous sommes donc d’accord.

        1) Il y a plusieurs manières d’assaisonner les saucisses dans les choucroutes, et on est en droit de préférer la choucroute « Discours d’un roi « que la choucroute « Roi Lion ».
        2) On peut aussi faire de très bons repas avec des gratins et des tartiflettes par conséquent préparer une choucroute avec des saucisses fumées relève bel et bien d’un choix culinaire que l’on peut critiquer (et dire comme l’OC « ouais, mais c’est juste un plat bordel » est donc tout à fait stupide)
        3) qu’attendons-nous pour offrir des cours de cuisine à l’Odieux Connard? A nos fourneaux!

      • j’arrive après la bataille et n’ai pas pour habitude de réagir à ce que je lis ici (en dehors de quelques barres de rire, cela va sans dire…), toujours est il qu’en tant que femme de 34 ans, indépendante, active (socialement, économiquement ET sexuellement), par chance pourvue de deux brins de jugeote, mais probablement bourrée de lacunes de tous types, j’aimerais donner mon avis sur la féminisation de la langue française : nan mais sérieusement les gars ! pour quoi faire ?!!! est ce que ces modifications feront que les femmes se sentiront plus fortes et plus tout après ça ? est ce que la langue d’un pays ou d’un peuple (bon, je vais parler de la France seule en fait… je ne maîtrise pas trop le reste du monde) reflète à ce point le mépris des hommes (ces salauds, bien entendu) pour nous pauvres êtres faibles et affligés de tous les maux ? enfin messieurs soyons sérieux, il est évidemment normal que les femmes aient obtenu le droit de vote, qu’elles aient pu disposer de leur corps. normal et utile pour leur reconnaissance et la transmission de certaines valeurs. féminiser la langue française ? perte de temps, d’énergie, de logique, de tout un tas de trucs en fait. le français a donc évolué au cours des siècles pour devenir (ou persister à être) un moyen machiste, sexiste, misogyne de communication ?
        cela voudrait dire qu’en fait (et c’est là que ça devient vraiment captivant) la langue française n’est pas très différente d’un iphone, d’un moteur de voiture ou d’un match de rugby…
        et bien vous savez quoi ? moi ça me va.

      • @georges Abitboll :
        Ah ah! =D
        Merci beaucoup pour le lien!

        Sans transition, je vous laisse, mon repas m’attend (je me suis préparé des merguez et il y a un banana split au dessert)

      • On a souvent considéré que Small World était une attraction emplie de clichés. Walt Disney l’a confirmé, mais l’a justifié dans l’obligation de présenter le monde et d’entrapercevoir une unité en quelques minutes. Ne peut on pas voir les simplifications sur Aladdin et Mulan comme des volontés de simplifier des civilisations millénaires en quelques minutes, pour les non-initiés? Cela peut enlever une partie des critiques sur le chara-design des personnages.
        De la même manière, mais cela a déjà été dit par d’autres commentaires, la majorité des visions racistes, machistes ou conservateurs, se trouvent dans les ouvrages qui ont été adaptés.
        Je dois avouer, ce qui me gène dans le cinéma est politique, c’est la diabolisation du patriarcat. Je le juge ni pire, ni meilleur que le système matriarcal, de même que je juge l’union hétérosexuelle de même nature que l’union homosexuelle.

      • @Porphyre
        Certes, mais on peut contester la vision du pouvoir qui est reflétée dans Le Roi Lion. Scar est le « méchant » parce qu’il aspire à exercer le pouvoir alors qu’il n’en est pas l’héritier légitime à cause de la naissance de Simba. Celui-ci va rétablir l’équilibre en reprenant la couronne qui lui est due parce qu’il est le fils du roi. Scar aurait pu être le roi légitime mais méchant, renversé par un Simba qui voudrait instaurer un régime plus juste… Mais ici, celui qui conteste un système de transfert héréditaire du pouvoir est nécessairement malfaisant et doit être puni. Le message est donc : « reste à ta place, celle qui t’a été assignée par ta naissance ».

      • @hemveel
        « Je dois avouer, ce qui me gène dans le cinéma est politique, c’est la diabolisation du patriarcat. Je le juge ni pire, ni meilleur que le système matriarcal, de même que je juge l’union hétérosexuelle de même nature que l’union homosexuelle »
        Ça n’a aucun rapport, vous comparez deux formes d’union avec deux systèmes de domination… Par ailleurs, votre argument est faussé : il n’y a que deux types d’union possibles, l’union hétérosexuelle et l’union homosexuelle, tandis qu’entre patriarcat et matriarcat il y aussi… l’égalité. Il me semble légèrement exagéré de penser que lecinemaestpolitique défende l’instauration d’un régime matriarcal où des amazones dominatrices feraient marcher les hommes à la schlag.

  3. Ainsi, Père Castor était fasciste. Moi qui ait regardé des dessins animés le mettant en scène sans rien soupçonner…

    • En même temps, c’était un peu louche : pensez donc ! Un vieil animal (symbole on ne peut plus clair de la zoophilie pédophile), racontant des contes à trois enfants (représentation de la polygamie avec une seule fille (forcément soumise, donc), bel exemple de la parité entre les sexes !).

      Maintenant, relisez la phrases sans les passages entre parenthèses. Vous voyez la différence ?

  4. Cet aimable internaute qui analyse si finement les films Disney a-t-il jamais eu l’idée d’aller voir les sources du Roi Lion et d’Aladdin, toutes deux tirées d’un conte africain et des Mille et une Nuits? La notion de roi, du fait de vouloir devenir prince et non pas instaurer une démocratie, tout cela existait déjà dans les contes originaux. Pour aller plus loin dans la mauvaise foi, on pourrait très bien dire que Disney est resté fidèle à ses sources.

    • Et disney ne le fait que rarement, de rester fidèle à la source: si vous voulez préservez un minimum de la magie de votre enfance, n’allez JAMAIS voir comment fini vraiment La petite sirène.. c’est trop’ horrib!

      • De fait, la fin de « La petite sirène » de Hans Christian Andersen est nettement moins kikinou que la version de Disney.

        En évoquant la version Disney de la dite histoire, ainsi que toutes celles incarnées par des animaux mangeables, je suggère à l’auteur de ces critiques d’attaquer Disney en précisant que, en faisant parler des animaux, ils suggèrent aux enfants que les animaux sont comme nous et que du coup il ne faut pas manger ces animaux. Disney ferait donc l’apologie du végétarisme et donc créerait des carences alimentaires à nos chères têtes blondes, qui doivent manger des animaux pour être très fort. Pire, Disney soutient Brigitte Bardot …

    • Le Roi Lion est inspiré (principalement) d’Hamlet de Shakespeare, et du manga Le Roi Léo d’Ozamu Tezuka. Revoyez vos classiques, cher ami ! ;)

      (Seigneur Dieu, je n’ai cité que des membres infâmes du sexe mâle !)

      • L’original de la belle au bois dormant est assez trash aussi.
        Sinon avec des débiles pareils je ne suis pas prête d’oser le féminisme …
        Merci cher Odieux, vous faites un film quand sinon ?

      • Shakespeare : encore un affreux mâle-blanc phallocrate racontant des histoires de rois, de valets, d’amours impossibles, de trahisons, de meurtres !
        Mais que font les Indignés ??

    • Par ailleurs, je conseille à ce fameux Liam de jeter un oeil aux contes des Mille et une Nuits : il paraît qu’il y a que des bougnoules qui se baladent en tapis volant, usent de magie noire, invoquent des Djinns, tuent, et forniquent à tout va.
      Intolérable !

  5. J’ai toujours cru qu’il y avait une symbologie nazie dans le comportement de Scar. Apparemment je me suis trompée, c’est juste du machisme de base…

  6. Je note avec intérêt le concept de « barbe efféminée » dans la critique d’Aladin. Quelque part, ça résume tout

    La critique « politique » de Django vaut aussi des points : un blanc qui aide un noir à s’émanciper, c’est raciste, puisque ça sous-entend qu’un noir ne peut s’émanciper seul, et il y a un méchant noir dans le film, ce qui est également raciste…

    Visiblement, les 40 visionnages du Roi Lion ont dû laisser quelques séquelles …

    • Tout pareil, je viens de lire ce que le site dit de Django, c’est euh….. déroutant.
      Mais bon, Caroline Fourest a le droit de faire un blog cinéma, après tout.

      Au fait, cher OC, qu’avez-vous pensé du dernier Tarantino?

    • et en plus, si on regarde d’un peu plus près, le blanc est un allemand, qui à l’époque d’inglorious bastard était nazi !!! rha mais où cela va t il nous mener ??!

  7. Bonjour Votre Odieuserie
    « Jasmine est le premier prix de la tombola, une tombola où Aladdin va lui « ouvrir les yeux » en lui montrant « un rêve bleu » sur un joli tapis volant (la voiture des bougnoules ?), »

    La phrase entre parenthèses est sur le site ?
    Parce que dans le genre beauferie bien grasse, l’auteur en plaque une sacrée couche ici. Féministe intégriste, mais apparement si on pouvait virer les bicots au passage, on se sentirait mieux du coté du cinemaestpolitique.

    Autre petite chose, si Votre Connardise veux voir les dérives du Roi Lion et de son modèle monarcho-sexiste, je lui conseille de chercher le profil FB (ou toute autre quelques petites informations rigolotes) Pierre-Brieu Hoareau de Bourbon, notre monarque à tous.
    Un grand homme. Au moins 1m80.

  8. Encore une fois vous nous régalez grâce aux bêtises des internautes.
    C’est quand même beau tous ces gens qui cherchent un sens derrière chaque mot ou image d’un film, livre, chanson.
    Disney c’est quand même une belle bande de sexisto-fachiste-royalist-e-s (il y a peut-être des femmes qui y travaille).

    Encore merci pour vos articles de qualité qui me font me gausser devant mon écran!

  9. Jasmine était l’une de mes princesses préférées quand j’étais enfant. Je la trouvais forte, déterminée et indépendante. Ah, l’innocence de la jeunesse! En fait, son personnage était là pour me rappeler que ma place était dans la cuisine. Quelle idiote! Heureusement qu’un homme a écrit une fine analyse pour m’expliquer mon erreur.

    • Dans la cuisine ? Les princesses font leur bouffe toutes seules comme des grandes ? Ah, enfin une image de l’émancipation des femmes !

      Remontez vos manches maintenant les garces, et chauffez votre tupperware, bordel de merde.

  10. J’ai, encore une fois, beaucoup ri. En relativisant bien évidemment votre mauvaise foi cher Odieux, il en ressort un texte plein d’humour mais aussi, hélas, de vérité. Bravo

  11. Nous recevons à l’instant un appel de l’auteur nous précisant que le roi Lion laisse penser que l’Afrique est gouvernée par des animaux, ce qui est quand même une « putain de vision coloniale de merde ».

      • tu sous-entendrais que les habitants d’Afrique sont « dark » et donc foncièrement maléfique ? Honte à toi.

      • Non, Nelson Mandela s’habillait en noir. Il était black et dark, et pourtant il a combattu le racisme. Je peux pas lui en vouloir pour un foutu costume.

        A part ça, je constate que l’auteur de ces articles ne fait pas la différence entre black et dark. Vous êtes sûrs qu’il a appris l’anglais avant de regarder les films en VO ?

  12. « Si nous voulons vivre dans une société égalitaire (ce qui est quand même le but premier du féminisme, et devrait être le but premier de tout être humain qui se respecte). »

    => Si on n’est pas d’accord avec les idées de l’auteur, on n’est pas un être humain qui se respecte. Je crois que ça résume bien le niveau…

    • Elle est bizarre votre interprétation de la phrase de l’auteur. Pour vous, le but de l’humanité serait de laisser les inégalités telles qu’elles sont ?

      • Ou alors le but premier de l’humanité est juste d’assurer une descendance à l’espèce. Après quand on dit que l’égalité n’est pas le but premier de l’Homme on ne dit pas forcément qu’il est contre. (ouais je sais, les nuances c’est dur à saisir)

    • C’est ça qui est merveilleux avec l’intolérance de certains progressistes : si on ose émettre un infime doute sur la « marche inéluctable du progrès humain égalitaire » on est tout de suite traité au mieux de réac au pire de facho.

    • Ce passage m’a fait bien rire, d’ailleurs : pour lui, l’égalité est LA valeur que tout humain correct ce doit de protéger et de véhiculer.

      Sauf qu’en estimant que tous ceux qui n’adhérent pas à cette idéologie sont inférieurs, des humains qui ne se respectent pas (les salopiauds), il brise totalement son idée d’égalité qui voudrait que quiconque aie le droit d’avoir sa propre idéologie, mais surtout le droit d’être traité de la même façon que les gentils égalitaires, donc de ne pas être traité d’inhumain, parce-que c’est pas super gentil, et pas du tout égalitaire.

      Monsieur n’a pas suivi ses cours de philo au lycée, je pense. Trop occupé à regarder le Roi Lion pour la 37ème fois.

      • Voilà, c’est exactement ça que je voulais dire ^^.

        Et si on devait choisir une valeur à défendre avant toutes les autres (c’est débile, mais tant qu’à faire…), je serais plutôt libertaire qu’égalitariste. Selon moi, l’égalité imposée à tous ne mène qu’à la dictature : tout le monde doit avoir la même chose, penser la même chose, être la même chose. Ceux qui sortent du lot, ils ne sont pas humains, comme le dit l’auteur de cet article.

        Après c’est sans doute extrapoler bien trop loin par rapport au texte original. Il est vrai également que la liberté absolue ne mènerait qu’au chaos total, la loi de la jungle. Donc il faut nuancer (ce que je n’ai pas fait dans mon premier commentaire, mea culpa).

        Mais les types comme lui qui imposent leurs idéologies en bois, et qui en plus arrivent à se contredire dans le même temps comme le montre Naoi, ça a tendance à me les briser rapidement.

  13. Mon dieu que j’ai ri! Et par dieu vous savez qui je sous-entends, n’est-ce pas?

    Le grammar nazi qui sommeille en moi n’a cependant pas pu s’empêcher de noter, dans la dernière phrase de la dernière citation:
    « C’est une ruse du patriarcat, qui doit être dénoncée, combattue et démantelER, aujourd’hui comme demain. »

    Après si c’était effectivement comme ça sur le site, il faut le garder, hein souci de réalisme.

  14. Lors de mes premiers visionnages du Roi Lion, étant une enfant de 10 ans à l’époque, j’ai toujours naïvement pensé que si Nala était plus forte que Simba, c’était tout simplement parce que les lionnes sont plus fortes que les lions car envoyées à la chasse et que Disney respectait le comportement naturel des lions. De même, si c’est Simba qui va chasser le Scar et non pas Nala (alors plus forte), c’était tout simplement respecter le comportement encore des lions (le lion plus jeune défit le plus vieux pour devenir le dominant de la troupe, et le reproducteur). Respecter donc ce qui se passe dans la nature dans la société des lions, est-ce donc ne pas être féministe et véhiculer de « mauvaises » valeurs ? L’auteur ne s’est donc pas renseigné comment ça se passait dans le monde sauvage ?
    Assez saisissant d’essayer de trouver des choses à analyser là où il n’y en a pas ! Au moins, ça nous fait bien rire !

    • C’est vrai quoi, comme le dit un des commentateurs du (stupide, franchement) article : pourquoi les antilopes ne font pas une manif pour renverser les lions oppresseurs ? … Parce qu’elles n’y pensent pas et se feraient bouffer à coup sûr ? Ah oui mais… Euh… Merde.

    • Les lions sont plus massifs que les lionnes et s’ils ne chassent pas, c’est parce qu’ils sont assez costauds pour piquer la bouffe de leur femelle. D’ailleurs, dans les parcs assez arborés pour que la lionne puisse chasser sans être vue, le mâle chasse.

      • Les lions solitaires chassent, faut pas croire (parfois les lions sans tribu se regroupent pour chasser plus facilement). Mais si les femelles chassent c’est surtout parce que 1) c’est dans leur instinct, 2) les males sont plus lourd, plus lent et surtout se repère plus facilement (merci la crinière) alors que les femelles sont plus discrètes (merde, c’est pas féministe de dire ça ><).
        Et, aussi étrange que ça puisse paraitre, le roi lion 1 est plus proche de la réalité que le 2, le lion – Scar et Simba – qui tue son prédécesseur pour prendre sa place, c'est comme ça que ça se passe dans la nature. Mais disney reste disney, jamais un suricate et un phacochère ne seraient ensemble irl et jamais ils n'auraient élevés un lion tout comme jamais Scar ne se serait allié à des hyenes pour faire un coup d'état (parce que oui, j'appelle ça un coup d'état).

        SInon, pour en revenir à l'article, je suis allé voir le site du gars, je me suis fait violence et j'ai lu la partie consacrée à Rebelle. Comment dire tout et son contraire sur un film… Franchement, moi qui pensait que Mérida arrivait à s'émanciper et à lier une amitié avec sa mère avec laquelle elle avait une relation houleuse, ben non, c'est jamais qu'une foutue vendue qui accepte de se soumettre au père et au régime hétérosexuel et patriarcal. (oui, parce qu'être hétérosexuelle pour une femme, c'est pas féministe parait-il – toujours pris dans l'article).

  15. Je me suis balader un peu sur le site sus-nommé. Au risque de choquer , je trouve qu’il fait passer auféminin.com pour un site pertinent. J’ai rarement lu autant de conneries dans aussi peu de mots. C’en est affolant. LA question qui me vient, c’est de savoir si ce type se rendra compte un jour de son enorme stupidité. Mis vu comment il est parti dans son délire, j’ai du mal à imaginer comment commencer une conversation où il faudrait lui expliquer qu’on ne pense pas comme lui, voir pire, lui expliquer qu’on pense qu’il a fondamentalement tort…

    • Comment convaincre un extrémiste (parce que c’est ça hein) qu’il a tort. Vous avez une demi-heure. Pas de calculatrice ni dictionnaire.

      • Cher extrémiste, vous êtes un con. Vous ne dites et n’écrivez que des vilenies et par défiition tout dialogue avec vous est inutile et futile. Je vous laisse donc avec votre bêtise crasse et vous méprise profondément. Bonne journée. »

      • Tant qu’on a le droit d’avoir accès à sa caisse à outils on peut convaincre n’importe qui de n’importe quoi.

      • S’il est extrémiste, c’est qu’il ne croit pas aux idées qu’il défend, la preuve en est, toutes interdictions de tuer dans les livres saints, et les guerres de religions qui en ont découlées. Pareille pour toutes les idées extrémistes. Partir du principe qu’une femme n’est pas capable de se forger ses propres idées et opinions, mais qu’elle ne croit et n’aime que ce qu’elle voit à la télé (en même temps quand on voit les fanes de twilight…) et qu’il faut qu’une personne supérieurement éclairée (l’extrémiste en question) pour leur faire comprendre, c’est surtout une façon de se caresser le nombril dans le sens du poil.
        Un extrémiste étant déjà convaincu il n’y a pas besoin de le convaincre, même si son côté manipulateur peur donner l’impression qu’il croit aux idées qu’il essaie de se faire croire qu’il défend.

      • Je me suis fait une réflexion similaire… Il faut le faire exprès, c’est pas humain de penser comme ça.
        A supposer qu’il soit convaincu de sa pensée, il est évident même pour son auteur qu’il va obtenir l’inverse de son but en s’exprimant ainsi.
        Ou bien il est effectivement juste con ?

  16. excellent!!
    J’ai, personnellement, toujours émis des reserves à l’égard des gens qui avaient tendance à suranalyser des récits/livres/films…. (souvenez vous de vos cours de français de 1ere ou la moindre position de virgule était la consequence d’une mûre reflexion de l’auteur, et mettais en exergue sa pensée profonde en relation avec la libido des papillons d’afrique du sud, relativement à l’evolution du pib du burkinafaso… mauh non, je n’exagere pas….)

    bref, une bonne poilade!

    gonk!

    • Même si mon sens supérieur de repérage des sarcasmes (acquis en lisant le blog où nous écrivons) m’a alerté que votre exemple était une exagération, je tiens quand même à défendre ses pauvres profs de français. En ce qui concerne l’analyse d’un texte, il faut aussi voir que ce qui peut se traduire chez l’auteur par « grumbl, c’pas mal ça » peut nécessiter plusieurs lignes d’analyse chez un tiers. Les mots ont des connotations, et le fait d’utiliser un plutôt que l’autre est presque « mécanique » pour exprimer au mieux notre pensée. Autant, l’auteur y pense trente seconde, presque inconsciemment, avant d’écrire son œuvre, mais la pensée va souvent plus vite que la parole, et réexpliquer ce choix peut être bien plus complexe que le choisir dans un premier temps. Voilà du moins mon explications à certains passages de l’analyse.

      Bon, après, je ne pense pas qu’un quelconque réalisateur ait pensé « ouais, je vais faire un roi pour dire la haine que j’ai pour la démocratie, tient. Et ce sera un lion, parce que j’y suis allé fort sur la neige. ».

  17. Cher Odieux, ce ne sont pas de buffles qui écrasent Mufasa, mais des gnous. C’est important d’être précis, non mais sans blague.

    Quant à moi, je dois avoir un sacré problème de schizophrénie, vu que je me suis presque toujours identifiée aux héros dans les films, sans me soucier de savoir si le fait que j’étais une fille aurait dû m’en empêcher (les princesses, ça n’a jamais été trop mon truc). Personne ne m’avait prévenue qu’il ne fallait prendre pour modèle et inspiration que des individus de son propre sexe et que, quoi qu’on fasse, c’était toujours les organes génitaux qui comptaient le plus.

    J’ai beaucoup aimé la barbe efféminée. Je pense que ça peut nourrir mes méditations pendant longtemps, un concept de cette nature !

    • L’Oréal propose un nouveau produit pour femmes (ah mais non c’est paaas du tout sexiste comme cible de consommateuses…) : la barbe. Parce que vous le valez bien.

      • N’oubliez pas : c’est comme les jambes et les buissons : ça se rase.

        Quoi ? Comment ? Si si, les hommes peuvent se raser aussi.

    • C’était peut être pas le cas pour toi, mais la plupart de mes copines ne concevaient pas qu’une fille puisse s’identifier à un héros masculin. Moi c’était différent je me haïssais d’être née fille, je rêvais de devenir garçon pour avoir le droit de faire autre chose que la princesse et je détestais le rose. Je trouve que les films de Disney se sont améliorés en presentant des héroïnes moins potiches. Mais qu’onimpose bbien plus qu’avant le rose aux filles…

      • Même situation pour moi qui ai toujours bien ressenti la honte que ça pouvait être – du point de vue de mon père – d’être née fille.

        Du coup, mes filles n’ont que très peu connu Disney, en dehors de Mulan (le seul film où l’héroïne n’a pas pour objectif essentiel de se marier et d’avoir beaucoup d’enfants).

      • Je suis désolée pour vous que vous ayez souffert des clichés. Moi, j’ai toujours été plutôt anticonformiste, je crois, et trop persuadée d’avoir raison pour me soucier des autres (bon d’accord, je n’avais pas de bonnes copines jusqu’au lycée, on ne peut pas tout avoir). J’ai toujours détesté le rose, je n’ai jamais vraiment joué à la poupée, ni à la marchande, ni à la dînette : j’aimais raconter des chouettes histoires avec des Playmobil, pleines de courageux orphelins et de vaillants héros, tout comme dans les dessins animés et les livres. Dans mon esprit, si c’étaient souvent des garçons les héros des histoires que je lisais, c’est que ces histoires se passaient il y a longtemps : pour ma vie à moi, j’étais certaine de bénéficier de l’électricité, de l’eau courante, de la télévision ET de l’égalité homme/femme. C’était un peu optimiste, sans doute.

  18. Mr Odieux,

    Loin de moi l’idée de me plaindre, sachant que ce site fut créé afin de vous laissez faire l’étalage de votre mauvaise foi et de votre acerbe sens de l’humour; mais à défaut d’attaquer le roi lion (dont je me souvient à peine), il est vrai que Disney aura quand même utiliser un/des stéréotypes odieux (bien que souvent utilisé par Hollywood) qui nous tient à peu près ce langage:

    « Un américain dans le rôle d’un chinois est plus crédible qu’un chinois dans le rôle d’un chinois (et surtout doit être plus gentil).  »

    (Remplacez le « chinois » par d’autres ethnies de votre choix qui n’occupe pas encore le devant de la scène pour l’opposition au racisme)

    Et Aladin en est un parfait example; la version française n’a en effet pas montre tout l’étendue du phénomène, car:
    – La version originale de la chanson d’ouverture contient à peu près cette phrase « Where they cut off your ear if they don’t like your face » (si c’est ce qu’ils pensent du Moyen-Orient, c’est effrayant…) et contient encore « It’s barbaric, but hey it’s home »
    – Aladin est effectivement étrangement blanc pour le pays, et, à plus forte raison pour un mendiant (même Jasmine qui a vécu toute sa vie dans l’ombre du palais est plus basané, c’est dire)
    – Aladin est le seul a parler avec un parfait accent anglais dans un radius d’au moins 100 km
    – Toutes les personnes un tant soit peu plus locales sont soit des méchants (Jafar est une concentration de stéréotypes arabes rarement égalé), soit l’équivalent de figurants. Je ne compte pas la famille royale étant donné qu’ils me semblent suspects (sérieusement, un homme de trente ans qui fait mumuse avec des jouets… )

    Donc oui, Disney est raciste, et les personnages qui le prouvent sont pléthores bien que souvent secondaire, voici mon exemple préféré:
    le seul centaure noire de fantasia était une esclave qui ciraient les sabots des centaures blondes avec un énorme sourire au lèvre tout en chantant, et possédant un visage dont la seul vue est une offense activisme contre le racisme (juste en passant, le centaure aurait été blonde, plutôt que d’être l’esclave souriante, elle aurait été cendrillon). Et finalement, dans la nouvelle version, elle a été coupée. Maintenant, dans le monde féerique de Fantasia, les centaures noires ne sont pas des esclaves… Ils n’existent tout simplement pas.

    Bon, c’était juste pour dire. Mais quoi qu’il en soit, je ne bouderais pas mon plaisir (vous lire) pour autant.

    Un fan (qui ne dors plus depuis qu’il a découvert votre site, c’est plus adictif que la ganja, il faudrait penser à placer une loi régulant la lecture de sites aussi bon. J’en informerais tout de suite le premier ministre )

    • Horreur et damnation! Dans « Mulan », Disney a dessiné les personnages chinois avec des yeux … bridés. C’est donc discriminatoire vu que ils ont utilisé cela comme caractéristique unique pour identifier les asiatiques des non-asiatiques.
      Néanmoins (trêves de galéjades), ce film est également un beau contre-argumentaire pour l’auteur du site lecinemaestpolitique, car il s’agit de l’histoire d’une femme qui, pour outrepasser les règles archaïques et machistes de l’époque, se déguise en homme pour entrer dans l’armée et prouve que les femmes peuvent autant péter des gueules que les hommes.

      Disney est raciste, Disney est machiste, … C’est juste un peu facile.

    • Quand Disney fait un film sur la Grèce, ils donnent aux personnages des caractéristiques qu’on voit sur les mosaïques et sur les vases de la Grèce antique, quand ils font un film sur la chine, même les graphismes de la fumée sont un peu trop bridés pour être honnêtes, et les arbres ressemblent à des bonsais alors que c’est rarement le cas dans la vraie vie. Et si en fait Disney choisissait les graphismes en fonction de ce qu’ils estiment le mieux coller à l’histoire parce qu’ils cherchent à vendre et s’adaptent donc à se qu’ils estiment qui plaira au publique?
      Disney est une entreprise, et comme toute entreprise, soit elle fait des sous, soit elle fait faillite. Les magazines féminins qui ont voulu enlever les horoscopes de leur pages ont dû les remettre car ils perdaient trop de clients, donc un magazine féminin est capable de vendre quelque chose auquel il ne croit pas parce que ça vend. Pourquoi Disney serait différent? Pourquoi achètent ils les droits de star wars? Pour le fric ou pour pourrir les films parce qu’ils sont démoniaques?

    • « Aladin est effectivement étrangement blanc pour le pays, et, à plus forte raison pour un mendiant (même Jasmine qui a vécu toute sa vie dans l’ombre du palais est plus basané, c’est dire)»
      Vu la capture d’écran généreusement fournie par OC… lol !
      « Aladin est le seul a parler avec un parfait accent anglais dans un radius d’au moins 100 km »
      Tiens, ça me rappelle la différence d’accent entre les nains dans le Hobbit. Racisme envers qui, dans ce cas là ? Ou simplement volonté (discutable) de ne pas infliger d’accent tout au long du film ?
      « Toutes les personnes un tant soit peu plus locales sont soit des méchants (Jafar est une concentration de stéréotypes arabes rarement égalé), soit l’équivalent de figurants.»
      Jafar n’est pas un islamiste polygame antisémite assoiffé de sang, ça ne peut pas être un concentré de stéréotypes arabes :P.
      Non, mais sérieusement, je te le demande : qui y a-t’il comme personnage qui ne font pas local ? Aladin, qui ne s’appelle pas franchement George ou Martin, et qui n’est pas exactement en béret ou en Jeans, rentre clairement dans le local, donc les seuls personnes qui n’ont pas l’air d’être arabes sont à priori les animaux et le génie…
      « Je ne compte pas la famille royale étant donné qu’ils me semblent suspects (sérieusement, un homme de trente ans qui fait mumuse avec des jouets… ) »
      Oui, ne «compte» pas ce qui te contredit, c’est plus simple comme ça. Peu importe si au final tu oublié les derniers personnages humain à jouer un rôle considérable…

      • Au passage, dire que Disney est raciste est une bêtise: ils ne font qu’utiliser les stéréotypes et les préjugés de leurs spectateur pour leur plaire.
        Dans tous leurs films, ils ont toujours glorifié l’Occident Libéral (dans Aladin, le personnage qui régale le plus, càd le Génie, est ultra bling-bling, moderne et occidental).

  19. Quand on lit ses critiques, on s’aperçoit que ce type voudrait que tous les films soient vus au travers du prisme de la société actuelle… Même si le contexte social et politique est totalement différent. « Ouh là là mais les blancs sont supérieurs aux noirs c’est inadmettable ma bonne dame » . Bah oui, parce que c’était le cas.

  20. Juste une petite précision… « Dark Vador » s’appelle « Darth Vader » en anglais, donc la remarque sur le « dark » n’est pas très juste. Cependant, que les méchants soient en noir, ça vaut qu’ils soient des vizirs ou des sorcières qui se transforment en dragon. (Et je trouve vraiment pas Jafar efféminé)
    Excellent article, j’ai énormément rit !

  21. Un peu déçu ce coup là!
    Le lien et les citations parlent d’elles-même et me font bien rire en même temps qu’elles m’irritent au plus haut point.
    Votre plume et certaines expressions sont toujours hilarantes.
    Mais je regrette de ne vraiment pas avoir eu affaire à une descente aux enfers, à une exécution, une décapitation bien en règle de ce personnage. Je trouve qu’il manque un bon démantèlement de son esprit aliéné tout entier.
    J’attendrais bien aussi une réponse de la part du dît ‘auteur’ (j’écris auteur mais je pense bien sûr défenseur et héros de la liberté).
    Merci quand même pour « Freud, si tu es là, fais tourner la coke ».

  22. ha ha ha! sinon il peut aller voir comment ça se passe dans la savane entre les lions et les lionnes, parce que là dessus Disney est sympa, il ne dit pas que M. Lion est un gros flemmard dont la seule préoccupation est de garder son harem…
    Et pour Aladdin, je préfère mon interprétation de « ce rêve bleu »: c’est juste le premier orgasme de Jasmine (si si, en écoutant les paroles, c’est tout à fait ça). Et comme dans un film pour enfant on ne peut pas montrer jasmine jouer avec ses doigts ou son lapin vibrant, ben fallait bien lui trouver un homme et c’est tombé sur lui (il en a de la chance)

    • Ça dépend, elle a l’air d’être une fille bien chieuse (et c’est pas sexiste ce que je dis là). Manquerait plus qu’en passant à l’acte, elle ne soit pas satisfaite et que ce pauvre Al se fasse méchamment arracher la tête par son gros minou.

      • Ok elle a l’air bien chieuse mais elle donne l’air d’apprécier le vol en tapis volant quand même

  23. Tiens, c’est drôle, quand on dénonce l’idéologie nauséabonde de Twilight, tout le monde est d’accord mais quand il s’agit de faire la même chose pour un Disney, on trouve une horde de fanboys prêts à défendre ces films dont on nous bourre le mou depuis l’enfance…

    C’est amusant…

    • Il en faut bien dans chaque camps ! :)
      De toute façon, objectivement, les films Twilight n’ont pas autant d’incohérences que les Disney, ce qui est quand même LE point soulevé dans les critiques d’OC. Dans cet article, c’est le fait que l’auteur voit en ces films des messages racistes, homophobes, misogynes et royalistes, sans véritables arguments valides. Comparons ce qui est comparable. :)

      • Et qu’est-ce qui rend ces arguments invalides si ce n’est le fait que l’on n’ait pas envie de les prendre en compte ?

        Il n’y a pas du tout de racisme, de sexisme ou d’homophobie dans les Disney ? Sérieusement ?! C’est pas parce que c’est Disney que l’on est obligé de mettre son cerveau sur « off » non plus !

        Le fait même que parmi tous les articles du blog, l’OC n’ait choisi que ces deux là est pour moi révélateur. C’est trop iconoclaste de s’attaquer à ce studio visiblement.

      • @Emy
        « Le fait même que parmi tous les articles du blog, l’OC n’ait choisi que ces deux là est pour moi révélateur. C’est trop iconoclaste de s’attaquer à ce studio visiblement. »
        Ce sont à la fois les longs métrages les plus populaires de Disney (donc d’où la majorité conprendra la différence), et les plus facile à descendre. C’est la technique d’odieux connard de tirer sur l’ambulance.

      • @ Hemveel : ce ne serait pas odieux de ne pas tirer sur l’ambulance… Bref, s’il veut passer pour un connard, autant laisser de côté la gentilhommerie, non ?
        Et, pour être iconoclaste de nos jours, il faut être un peu plus virulent que de s’attaquer à un pauvre dessin animé déjà retourné dans tous les sens !!

        Pire encore : devoir s’attaquer à chacun des articles de ce site… La cible en vaut-elle l’effort ? Personnellement, ça m’a déjà arraché les yeux de devoir lire ne serait-ce qu’un article. Alors, nous obliger à aller en lire plus que deux n’aurait pas été digne d’OC (il n’est pas non plus sadique à ce point, Dieu merci)

        Enfin, j’aime beaucoup l’analyse du 7 février 2013 at 14:48 par De passage.
        En effet, que seraient les hommes sans la société patriarcale, sinon de simples donneurs de sperme ?
        On sait toujours (sauf échange à la maternité, évidemment) de quel ventre on sort. Le géniteur, en revanche, est plus compliqué à désigner d’une main sûre (merci les tests ADN). Donc, les femmes doivent bien concéder quelques traces dans l’histoire à ces messieurs, non ?
        Soit, ils en ont profité pour renverser la situation… Mais l’humanité n’en est qu’à son balbutiement (bien qu’elle s’acharne à brûler la chandelle par les deux bouts), et les choses se construisent peu à peu.
        Preuve en est que le « Mademoiselle » est devenu un sujet primordial pour les féministes (ben, les plus grosses batailles étant déjà bien avancées, on peut commencer à chipoter du coup !)

        Je pense surtout que parfois il faut se délecter du cynisme si délicieusement offert par notre hôte et prendre du recul par rapport au flot incessant d’information délivré par internet.

    • Le commentaire 36 a commis une faute impardonnable: elle a oublié de citer Mulan dans la longue liste d’arguments qui détruisent l’idée selon laquelle tout Disney est forcément sexiste, de manière intrinsèque.

      • Je voulais le dire en plus.

        Et en effet, Mulan, femelle de son état qui combat, défend la Chine et est reconnue comme une héroine nationale n’est rien d’autre que la preuve que pour Disney, les femmes c’est à la cuisine et rien d’autre! Si, à s’occuper des gosses, mais bon, c’est normal ça hein, manquerait plus que les pères s’en occupent aussi!

        Ah, on m’annonce dans l’oreillette que c’est le cas…

    • Finalement merci, on s’aperçoit que les fanboys (et ouais ça aussi c’est un truc de mec) sont aussi bien du côté de la défense de Disney que de l’attaque.

    • Ce qui est sidérant dans le site chroniqué par l’Odieux Connard, ce n’est pas le fond : étudier l’utilisation de stéréotypes dans le cinéma populaire, et l’influence de ces stéréotypes sur la société, ça peut se défendre… Mais pas avec la stupidité et l’absence totale de travail d’analyse de l’auteur de ce site…

      Les films Disney font un usage intensif de stéréotypes, et sont donc, oui, conservateurs – c’est même, quelque part, leur fonction.
      On peut justifier de le mettre en évidence, de le déconstruire. Mais pas en enfilant les platitudes le nez collé sur une charte Pantone pour vérifier la teinte du héros d’Aladin comparativement à celle du méchant…

      • Et puis bon, dire que Disney est raciste en affirmant qu’ « Aladdin a des traits européens, donc c’est pas un vrai arabe », c’est quand même un peu con.

  24. Bonjour,

    autant je lis régulièrement ce blog depuis un petit moment, autant pour une fois, je me dis que j’ai du mal entre la part de second degré et de vraie mauvaise fois dans cet article. C’est vrai que l’analyse de ces billets vont loin si on considère un seul film (en particulier les extraits ici), mais si on tente une analyse d’ensemble des thèmes et comportement d’un très grand nombre de films à la fois pour essayer d’en tirer des informations sur notre culture (enfin, disons plutôt ici la culture américaine), ça en dirait certainement beaucoup sur notre culture ou notre façon globale de voir les choses. (genre: si on notait les comportements de TOUT les disney entre 1990 et l’an 2000 pour voir ce qu’il en ressort ?)

    C’est là où j’aimerais quand même des précisions de l’odieux qui a tout de même été prof d’histoire-géographie et a forcément faire de la sociologie à un moment donné (du moins je l’imagine). Parce que pour affirmer que les éléments d’un film sont absolument déconnectés de la culture qui l’a produit, ça me parait un peu fort de café de sa part…

    • « Parce que pour affirmer que les éléments d’un film sont absolument déconnectés de la culture qui l’a produit, ça me parait un peu fort de café de sa part… »

      Elle est peut-être là la mauvaise foi. À moins que ça ne soit de l’aveuglement, j’avoue avoir du mal à discerner.

  25. énorme… encore une fois (même si c’est bien la première fois que je commente), merci cher Connard pour ce bon moment de rigolade. Maintenant, je file me pendre car l’affreuse petite fille que j’étais adoooorait les princesses, rêvait devant Alladin, etc. En même temps, j’ai été bien punie, hein: je me suis mariée (donc je suis soumise, on est bien dd’accord) et en pluuuuus, je suis mère au foyer…. Misère. Le comble de l’horreur sexiste. Et pire encore, j’accumule décidément, j’ai emmené mes propres filles à Eurodisney le we dernier. Je crois que je suis foutue. Mes filles aussi. Damned.

  26. C’est vraiment déprimant de voir des gens s’offusquer pour des problèmes qu’ils créent eux-mêmes et ne pas se concentrer sur les sujets vraiment important votre ironie aide à faire passer la pilule cher O.C. mais c’est à désespérer du genre humain.
    Un pésimiste qui finit par ne plus croire en rien.

  27. Cher monsieur Connard,

    Vous êtes mon héros.
    Je t’aime.
    Je veux t’épouser.
    Amen.

    ps: pense à rapporter du pain en rentrant, mon lapin.
    ps2: Connard. J’aurai mieux fait d’écouter ma mère.

  28. Bon, je savais déjà que j’étais une mère indigne, mais je viens d’en prendre la pleine conscience à la lecture de cet article: mon fiston qui adorait le Roi Lion petit va devenir aussi con que l’auteur du blog analyse! Y’a pas un antidote de disponible?

    • Je préconise une craniectomie. Rien de tel qu’une bonne ablation de la tête pour tous vos soucis de rejetons.

  29. Pas étonnée de constater que Liam le soulant atteint le point Godwin en 2 échanges seulement avec un Joaquim qui c’est donné beaucoup de mal pour rien apparemment…

  30. Excellent article, mais je me permets de mégoter sur le point d’identification au héros : certes, un enfant ne va pas s’intéresser spécifiquement au sexe ou à la race du héros, mais l’exemple donné va quand même le marquer. Ce n’est pas tiré de « ma mère a dit que », mais de nombreuses études sociologique, comme le bon vieux test du choix entre la poupée noire et la poupée blanche chez des enfants noirs qui n’ont jamais vu que des personnages blancs à la télé ou dans les histoires.

    De même, dans les contes de fée, les héroïnes gagnent en se sacrifiant : la petite sirène sacrifie sa voix pour son prince, puis se laisse mourir pour le sauver ; Cendrillon va au bal, mais attend ensuite sagement qu’il vienne la sauver ; Blanche-Neige fuit ; Belle accepte de demeurer auprès d’une bête pour sauver son père, puis pour sauver ledit père ; la Belle au Bois Dormant dort (et se désappe devant sa belle-mère dans une scène un peu sado-lesbienne, dans la version de Perault).

    A côté, Jack tue un géant, le chat botté de même, le petit poucet sauve ses frères et tue un ogre…

    Les enfants se modèlent d’après leur environnement mais aussi d’après les histoires qu’on leur raconte et les qualités qu’on leur vante. Lorsque la qualité de la princesse est l’attente et la douceur et celle du prince l’audace, cela influe forcément sur le gamin, même si ça peut évidemment être compensé par un bon environnement.

    Je sais que des amis aux orientations non strictement hétérosexuelles m’ont confiés qu’ils auraient beaucoup mieux vécu de se découvrir gay ou lesbiens s’ils avaient eu des « modèles » dans la fiction, des personnages comme eux, plutôt que soit a) le vide soit b) la camionneuse ou le tailleur grande folle.

    Cela dit, pour une argumentation plus riche que la mienne, il y a l’excellent « Contes de fée et subversion » de Jack Zipes (sisi) qui se lit fort bien.

    TL;DR abattons quand même à grand coup de dictionnaires ces femmes qui lisent des contes à nos enfants.

  31. Je suis féministe. Attendez, quand je dis féministe, je parle de vraie hein. Dans le sens « une femme vaut la même chose qu’un mec, un mec la même chose qu’une femme. Les deux peuvent porter une jupe, se maquiller ou au contraire décider de prendre le pantalon et se rouler dans la boue tout les soirs, je m’en tamponne le coquillard. Oui, une femme peut décider de foutre des tacles au rugby et un mec de coudre. Ou inversement. Bref, tant que l’un ou l’une ne décide pas que c’est trop cool de démonter la gueule de quelqu’un/le rabaisser pour son sexe, sexualité, goûts, etc…, beh, osef quoi. Liberté de vivre, de faire ce qu’on veut (dans la limite du légal), toussa. Oh, et le fait de pouvoir faire quelque chose sans que le voisin vienne et commente « nan mais t’as vu, il a fait ça! Moi j’aime pas. AH MAIS QUEL CONNARD CE VOISIN ».
    Voilà, ça je tenais à le dire.

    Ensuite, je dirais que je partage tout à fait l’avis de ce mec. Nan mais oh, c’est carrément sexiste hein, Disney!!

    -La Petite Sirène: Ariel veut découvrir le monde, se rebelle contre la vie qui lui est destinée abandonne sa famille pour vivre une vie qu’elle a choisi plutôt que d’obéir à la volonté de son père…
    -Pocahontas: La demoiselle sait se débrouiller seule dans la forêt, est sportive, fière, brave et courageuse mine de rien. Elle refuse là aussi de suivre un chemin qu’on a décidé pour elle.
    -Les Aristochats, la femelle est « du beau monde » tandis que O’Maley est plus « populaire », mais après, horreur, voilà qu’il rejoint son univers et qu’ils sont tous égaux (même les errants du quartiers)
    -Oliver et Compagnie, la Colley est celle ayant le plus la tête sur les épaules et on ne peut pas vraiment dire qu’elle est là pour faire la popote pour les autres
    -La Belle et la Bête, Belle est intelligente, cultivée, calme, patiente mais tient tête à la Bête. Elle aide aussi son père avec ses expériences.
    -Aladdin, Jasmine qui là aussi refuse sa condition, désire découvrir le monde, refuse la soumission et a un côté bagarreur (elle ne se laisse pas faire, mine de rien)
    -Nala, comme dit, plus forte que Simba, chasseuse, indépendante, toussa
    -Le Bossu de Notre-Dame, avec une Esmeralda qui a l’habitude des routes et n’est pas, là non plus, qu’une petite chose fragile qui ne sait rien faire (elle sauve aussi accessoirement les fesses de nos deux héros)
    -Hercule, avec une Megara caractérielle et qui n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds
    -Tarzan, Jane apprend à se débrouiller dans la jungle, du coup elle et le héros sont légèrement sur un pied d’égalité par la suite
    -La Princesse et la Grenouille, où la femme est celle qui veut bosser et non pas ne rien foutre de sa vie, qui est déterminée, têtue, etc, tandis que le prince a le rôle du « OH MON DIEU, C’EST QUOI CE TRUC?! J’avance pas, j’ai mes nouvelles chaussures » et qui finira par apprendre à se sortir les doigts du cu… curiculum vitea.

    J’en oublie d’autres. Mais c’est vrai qu’à part ça, on apprend que la femme est soumise est inférieur à l’homme. Et puis tient, à noter: la femme tombe amoureuse, donc se soumet, mais le mec en fait, il s’en contre-balance. Ahaha, vous allez pas me faire croire que la plupart du temps, les films se finissent par un mariage où les deux époux ont l’air content de sa situation.
    COLLABO!
    (Bien sûr, vous aurez compris que c’est à prendre en second degré. Je précise quand même, au cas où).

    Bon, par contre, vrai qu’il n’y a pas des masses d’homosexualité dans les films… Sachant que c’était encore assez tabous jusqu’à y a pas longtemps, c’t’inadmissible qu’on ait pas montré des couples homosexuels en 90 tiens!
    Quoique, je pense que Timon et Pumba sont quand même une légère représentation d’un couple homosexuels… Après, j’me trompe sans doute.

    Oh, et pour finir, les seuls Disneys qu’on pourrait vraiment pointer du doigt comme sexiste seraient les premiers, à savoir: Blanche-Neige, Cendrillon, La Belle au Bois Dormant…
    Mais comme l’a dit le montre, c’est pas ces 3 là qui vont faire de nous des soumis/ »moi fort! Moi prendre toi par les cheveux et sexe! ».

    Bon, après ce long message inintéressant, sachez qu’il y a un gâteau pour vous dans la salle suivante… C’est pour vous réconforter… Allez, prenez du gâteau…

    (Ps: Maître, très bon post, comme à votre habitude).

    • « -La Petite Sirène: Ariel veut découvrir le monde, se rebelle contre la vie qui lui est destinée abandonne sa famille pour vivre une vie qu’elle a choisi plutôt que d’obéir à la volonté de son père… »

      Pour vivre avec un homme… Que dis-je avec L’Homme ! L’indépendance, c’est pour les mégères comme Ursula !
      Et puis le fait qu’elle sacrifie ce qu’elle a de plus précieux (sa voix) pour un homme me laisse perplexe => ce qui est le plus précieux pour moi n’est pas aussi précieux que Mon Homme !… Top féministe !

      « -Pocahontas: La demoiselle sait se débrouiller seule dans la forêt, est sportive, fière, brave et courageuse mine de rien. Elle refuse là aussi de suivre un chemin qu’on a décidé pour elle. »

      Pas vu mais aux États-Unis, il est très controversé parce que considéré comme raciste.

      « La Belle et la Bête, Belle est intelligente, cultivée, calme, patiente mais tient tête à la Bête. Elle aide aussi son père avec ses expériences. »

      « La petite Sirène » bis. Vivre sans homme ?! Non mais vous n’y pensez pas !?!

      -Nala, comme dit, plus forte que Simba, chasseuse, indépendante, toussa
      Dois-je me répéter ? Elle st plus forte que Simba mais pourquoi alors n’a-t-elle pas pu faire ce que Simba à fait => vaincre Scar ?…

      « Le Bossu de Notre-Dame »

      Esmeralda, la plus hypocrite des héroïnes Disney même gamine j’ai été heurtée par le fait qu’elle nous balance le couplet de la beauté intérieure mais qu’elle se tape le beau gosse à la fin pour ne pas choquer parce que les beaux, ça va pas avec les moches !

      Je ne m’attarde pas sur les autres parce que je ne les ai pas vu mais personne ne me fera croire qu’ils valent mieux.

      • «Pour vivre avec un homme… Que dis-je avec L’Homme ! L’indépendance, c’est pour les mégères comme Ursula !
        Et puis le fait qu’elle sacrifie ce qu’elle a de plus précieux (sa voix) pour un homme me laisse perplexe => ce qui est le plus précieux pour moi n’est pas aussi précieux que Mon Homme !… Top féministe !»

        L’Amour, tu connais ??? Tu blâmes une pauvre gentille fille parce qu’elle est amoureuse et qu’elle en fait un chouïa trop ? Si elle voulait vivre seule, rien ne l’en empêchait.

        « Reste célibataire ma fille ! Les Hommes sont tous des salauds ! »

        Heureusement que la lutte anti-sexisme est là.

        «Pas vu mais aux États-Unis, il est très controversé parce que considéré comme raciste.»

        Pourquoi avoir pris la peine de répondre, franchement ?

        « Pas vu, mais parce que d’autres disent que c’est mal, bah c’est forcément vrai. D’abord ! »

        «Elle st plus forte que Simba mais pourquoi alors n’a-t-elle pas pu faire ce que Simba à fait => vaincre Scar ?…»

        1. Elle n’avait aucune raison personnelle. C’est pas son père qui s’est piétiner.

        2. Elle avait autre chose à foutre. Combattre les hyènes avec les autres lionnes par exemple. On botte pas le cul d’une centaine de chiens tout seul.

        «Esmeralda, la plus hypocrite des héroïnes Disney même gamine j’ai été heurtée par le fait qu’elle nous balance le couplet de la beauté intérieure mais qu’elle se tape le beau gosse à la fin pour ne pas choquer parce que les beaux, ça va pas avec les moches !»

        « Oh la salope ! Elle est pas amoureuse du moche ! Viens ici enfoirée, et vit éternellement avec un gars que tu n’aimes pas juste pour les gamins et son bon plaisir ! »

        Tu noteras au passage que Quasimodo les encourage à être ensemble. Il est heureux comme ça, et tout le monde est content.

        «Je ne m’attarde pas sur les autres parce que je ne les ai pas vu mais personne ne me fera croire qu’ils valent mieux.»

        J’espérais mieux : « La prochaine fois, je fermerai ma gueule. »

      • Rwo :
        Tout un pavé pour me faire dire ce que je n’ai pas dit juste pour se prouver que l’on a raison… J’ai perdu du temps à vous répondre visiblement.

        J’aimerais que vous relisiez mon commentaire en évitant les interprétations fantaisistes on pourra discuter.

      • Une femme peut être indépendante et se sacrifier par amour… ça roule. Et un exemple d’une situation où c’est l’homme qui se sacrifie pour les ambitions de sa dulcinée sans rien en retirer d’autre que le plaisir de la présence de la belle à ses cotés ?

        Quasimodo plus heureux qu’Esméralda le rejette ?… On arrête un poil la mauvaise foi ou bien ?
        La question n’est pas tant le sexisme, racisme etc de ces films – il est je pense principalement dû à l’époque de production et aux idées qui trainassaient à l’époque – que ce qu’on peut en faire.
        Dire que les idées de fond de ces oeuvres ne sont pas toujours les plus progressistes ne veut absolument pas dire qu’il faut s’empecher de les regarder.

        Et heureusement.

      • Marie : « Et un exemple d’une situation où c’est l’homme qui se sacrifie pour les ambitions de sa dulcinée sans rien en retirer d’autre que le plaisir de la présence de la belle à ses cotés ? » La fin de Raiponce. Sacrifice d’Eugène, fausse mort à la Belle au Bois Dormant et résurrection grâce à la demoiselle. Finalement, Disney avance lentement, mais avance.

        « Quasimodo plus heureux qu’Esméralda le rejette ?… On arrête un poil la mauvaise foi ou bien ? » Le problème du Bossu de Notre Dame est plus complexe. Le roman était inadaptable pour les enfants. Esmeralda était déjà folle amoureuse de Phoebus dans le bouquin, mais ce dernier ne correspondait pas vraiment à la description du prince charmant… C’était trop noir pour Disney. Mais ne leur jetons pas la pierre: ils ont quand même réussi dans le film à ressortir de manière imagée la frustration de Frollo dans un des longs métrages d’animation les plus noires des studios.

    • Blanche-Neige, Cendrillon et La Belle au Bois Dormant, sexistes ? Pouvez-vous préciser, s’il vous plaît ?

      • Le mariage-et-beaucoup-d’enfants comme horizon indépassable, c’est assez sexiste, oui. Je doute que ça nécessite beaucoup plus de précision.

      • C’est parce qu’elle sont jugées comme les princesses nunuches par excellence. Pourtant à l’époque, ces histoires étaient très appréciées, elles représentaient l’idéal féminin. Aujourd’hui, les mentalités ont évolué, faut adapter selon le public.

      • @ florentpessaud : ils n’allaient pas écrire qu’ils allaient baiser comme des fous jusqu’à la fin de leurs jours et pas aller batifoler, quand même.
        En revanche, promettre beaucoup d’enfants, à une période où la contraception était aléatoire, n’est-ce pas une jolie métaphore ?

      • Sexiste dans le sens où les demoiselles attendent de se faire sauver, sont , excusez moi du terme « des cruches qui font jolies » et n’ont pas l’idée de faire autre chose que le ménage ou patienter.

        Cendrillon, malgré ses belles-soeurs et sa belle-mère qui la traite comme un torchon, ne fait pas grand chose.
        Blanche-Neige, de même; le ménage pour les nains, un battement de cils et… voilà.
        Aurore, on ne peut pas vraiment dire qu’elle brille par son importance, si ce n’est le « oh, je me réveille et tient, si j’épousais cet homme que j’ai vu une fois dans la forêt et qui est venu me sauver mais dont je ne connais pas grand chose? »

        Je rappelerait au passage que, dans la version originale, Aurore se réveille enceinte… Au bout de 100 ans de sommeil… On peut dire que le prince a du vouloir s’éclater sans son consentement.

        Toutefois, ce sont des Disneys qui ont fait partie de mon enfance et, mis à part Blanche-Neige, que j’ai aimé et continue d’aimer. Mais ils appartiennent à une autre époque.

        @Emy: J’ai un copain. Et je suis féministe, pour l’égalité. Un homme que j’aime et qui fait des sacrifices pour moi et inversement.

        Donc, je dois lui dire de se barrer car le fait de vouloir vivre avec « L’Homme » fait de moi une dangereuse soumise qui va finir, un beau jour, par faire la vaisselle, la cuisine, le ménage, le repassage et qui aura 20 gosses avant d’avoir pu comprendre ce qu’il lui arrive?
        Je ne pense pas.

        Comme je l’ai dit plus haut, ces dessins-animés ont fait partie de mon enfance. Je les ai aimé, adoré même, et regardé un nombre incalculable de fois. Et je suis une féministe, pour qui tout le monde est égal.
        Donc non, ces films là ne nous transforment pas immédiatement en « femme docile et soumis ». L’éducation qu’on a ensuite, sans doute.

        Par ailleurs, si j’étais vous, je jetterais d’avantage un coup d’oeil aux poupées des temps modernes, comme les Bratz, où elles sont censées être jeunes mais déjà maquillée/fringuée court. Ou les Monster je ne sais plus quoi, qui sont des monstres mais hyper sexualisés. Et même carrément ridicule, mais ça c’est une question de goûts.
        Sans compter les pubs de maquillage qui, au lieu de viser ses cibles premières, les femmes, décident de mettre en avant des gosses de 7 ans qui en paraissent 24.
        Mais les films ne font pas de nous ce qu’on est. Pas pour une vie entière en tout cas.

      • Florent, en ce cas, le mariage-et-beaucoup d’enfants est également l’horizon que le film promet au prince. Parlerez-vous de sexisme dans son cas ?
        ladyxu, trouvez-vous que Cendrillon ne fait pas grand-chose ? C’est pourtant elle qui prend l’initiative de s’enfuir et d’aller au bal.
        Certes, Blanche-Neige prend relativement peu d’initiatives, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit de l’adaptation d’un conte. Les contes, qui furent écrits il y a des siècles de cela et inspirés de légendes, ne promeuvent pas l’idéologie prédominante en France au début du XXIème siècle. Je rejoins en cela ce qu’a dit l’Odieux Connard. Faut-il pour autant s’en émouvoir et frapper d’ostracisme ces contes ?
        Quant à Aurore qui épouse un homme qu’elle n’a vu qu’une fois, là encore, vous conviendrez qu’il en va de même pour le prince ; qui épouse une femme qu’il n’a vu qu’une fois. Cependant, s’agit-il de sexisme ?

      • Je vous conseille de me relire: Je n’ai jamais dit « Ouais, trop sexiste, pendons les, interdisons les à nos enfants et dansons sur les cendres avant de procéder à une orgie païenne ».

        J’ai dit qu’on peut les considérer comme sexiste, mais que ce n’était pas le fait de visionner ces 3 pauvres longs-métrages qui faisait de nous des potiches « ohohoh, je ne vit que pour mon Ôme! Hihi, on se fait les ongles pendant que les gens parlent de choses trop compliqué comme la politique, l’histoire, les étoiles ou les nouvelles? ».

        Et j’ai dit qu’il s’agissait d’histoire d’autres temps. Et même à l’époque où ils ont été créés (80, début 90 non?), ce n’était pas choquant et on ne peut pas les traiter « d’enfoirés parce que merde, ces connards n’ont pas réalisés les exigences d’il y a 30 ans après eux, merde alors! ».

        Donc sans les considérer comme des modèles, je ne les ai pas pour autant considérer comme des objets du diable du complot machiste.
        Pour finir, si vous me relisez encore, j’ai aussi dit que l’Amour et le mariage faisait plaisir aux deux, et que les deux profitaient de la situation (je me cite: « Et puis tient, à noter: la femme tombe amoureuse, donc se soumet, mais le mec en fait, il s’en contre-balance. Ahaha, vous allez pas me faire croire que la plupart du temps, les films se finissent par un mariage où les deux époux ont l’air content de sa situation. »)

        Je suis parfois un peu dure à comprendre en même temps.

      • Oui, je double-post, mais je reprécise que ce passage est ironique. C’est assez dur de s’en rendre compte sans le son, alors je le redis. Au cas où on l’aurait loupé dans mon premier message.

      • Vous avez raison de vous citer, comme le disait l’immortel Oscar Wilde « je me cite souvent, cela apporte du piment à ma conversation ».
        Blanche-Neige sortit en 1937, Cendrillon en 1950 et La Belle au Bois dormant en 1959.
        Et ceux-ci étaient inspirés de contes européens écrits des siècles auparavant.

  32. Personnellement, j’ai toujours regardé les Disneys, je les regarderait toujours, mais avec mes yeux d’enfant.
    Pour moi c’est la seule façon correcte de regarder un Disney.
    Ça sert a quoi de chercher midi a quatorze heure?
    Ça sert a quoi de chercher qui est le roi, le patron, la démocratie tout ca?

    Faut prendre les choses comme elles viennent.
    Un Disney est un dessin animé pour raconter une histoire, rien de plus.

    SInon dans cas, que dire des films de Clochette, dont le pouvoir souverain est régit par une FEMME (la reine Clarion), dont les « héros » sont toutes des petites nana, dont une mécanicienne hors pair, avec de « bon gros muscles » cf la fée Marie, et les deux seuls personnages masculins, un bigleu et un p’tit gros faisant des taches subalternes.
    Oh my god! (sans mauvais jeu de mot)

    (d’ailleurs masculin ou féminin, une fée reste UNE fée. Révoltons nous mes amis couillus!)

    • « Personnellement, j’ai toujours regardé les Disneys, je les regarderait toujours, mais avec mes yeux d’enfant.
      Pour moi c’est la seule façon correcte de regarder un Disney. »

      Exact ! À quoi bon se servir de son cerveau devant un Disney ?

      • Se servir de son cerveau, oui, mais pour en faire de la merde, il vaut mieux prendre le « regard d’enfant ». Ou pour citer les Shadoks: « Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes. ».
        Car en effet, les « indigné-e-s » (notez l’ironie de la graphie) en tous genres (et même, en genres mixtes, ne soyons pas hétéronormatifs) trouveront toujours le mal là où ils veulent le voir.
        De la même manière que vous dites « Et qu’est-ce qui rend ces arguments invalides si ce n’est le fait que l’on n’ait pas envie de les prendre en compte ? », négligeant la complète démonstration que l’auteur du site cité raconte un tombereau d’inepties, en disant tout et son contraire, et/ou (ou devrais-je dire ou/et, le O étant plus rond, plus féminin, je ne voudrais pas « discriminer » -mais est ce que la rondeur est bien féminine? Je ne voudrais pas stéréotyper…) en faisant des déclarations péremptoires. Ne prenant pas ainsi en compte les arguments que vous critiquez.

        Exemple: Vous critiquez le fait qu’Esmeralda soit hypocrite. Mais si elle avait choisi le moche, on vous aurait lue en train de dire que l’héroïne abandonnait tout ce qu’elle a au profit du « modèle hétéronormatif » et de l’amour, cette immonde création des hommes fait pour asservir les femmes.
        Idem pour la Belle et le Clochard, la Belle et la Bête, et bien d’autres.
        Au passage, c’est aussi un exemple du fait que le mal n’est pas le seul à être moche, puisque le Bossu, le Clochard, la Bête ne sont pas particulièrement beaux, ni particulièrement bien de leur personnes, riches ou sociables à l’origine.
        (Mais j’oubliais, la Belle de la belle et la bête, bien qu’elle voit la beauté intérieure, est une vendue au patriarcat, puisqu’elle se sacrifie pour son père -et quel sacrifice, puisqu’elle est heureuse et trouve finalement la liberté, car il n’est nulle part question de séquestration dans un donjon une fois qu’elle réussit à briser la carapace de la bête-, et qu’elle réussit ainsi là où bien des hommes ont échoué.)

        Cela dit, il faudrait aussi expliquer que les enfants n’étant pas aussi fins que nous, ils ont parfois besoin qu’on les guide au travers des subtilités.
        Sans doute la raison pour laquelle le physique reflète la personnalité.
        ça et le fait que les émotions se lisent dans nos expressions, et que les gens qui ont des traits durs sont souvent ceux qui sont habitués à des émotions dures (ce n’est pas une invention, les gens qui ont tendance à être tristes ont des traits tombants, les commissures des lèvres pointant vers le bas même quand ils sont de bonne humeur. Bien sûr, ça n’est pas une règle absolue, mais ça se vérifie quand même pas mal. On pourrait dire que c’est comme le fait que les humains sont souvent plus cons en groupe, et peuvent être capables du pire comme du meilleur: des choses que nous prenons pour acquises intuitivement, dont il faut parfois nous détromper, mais qui ont des racines dans pas mal de faits)

        Et ce cliché est à la fois plus vieux que l’imprimerie et parfois que l’écriture (nos ancêtres montraient bien des choses par le physique de leurs sculptures, et bizarrement, ça nous parle encore, on peut lire la terreur ou la majesté dans la silhouette et les traits. Ce qui tendrait à montrer que c’est moins culturel que le reflet de leur habileté à représenter des expressions qui ressemblent à celles des hommes, et à les exacerber),
        et a été l’un des poncifs les plus usés et subvertis de la création, justement pour jouer avec cette morale-là.
        Mais il faut noter que beaucoup d’histoires utilisent d’autres signes identifiants le « bord » des personnages, blanc et noir, bleu et rouge.
        Oui, parfois les histoires pour enfants sont manichéennes pour simplifier.

        Encore qu’il y ait plusieurs niveaux de lectures auxquels les gosses n’ont pas accès par manque de nuance et de cultures (ils ne peuvent comprendre des références à Hamlet ou autres). Mais « interpréter tout de travers » n’en fait pas partie. Sinon je prends n’importe quel texte féministe et j’y trouve de quoi faire la preuve que, même si le texte est censé être le plus modéré et intelligent qui soit, que vous êtes toutes d’immondes comploteuses qui visent à la destruction de l’humanité, puisque de toute façon, elle n’existe que parce qu’au départ, un primate s’est reproduit avec une primate, c’est inégalitaire et dégueulasse, pourquoi pas la parthénogenèse, hein!

        Dernier

        Et pour revenir sur d’autres commentaires sur les modèles, je dois sans doute être une exception puisque je ne suis pas affreusement sexiste, même si je considère que nous sommes plus complémentaires sur certains points qu’égaux en tous points, mais j’ai été baigné dans Ken le Survivant et Dragon Ball, et j’ai bien compris que la violence n’était pas un moyen pour résoudre tous ses problèmes, et je ne saute pas à la gorge de tous les punks pour les faire exploser avec deux doigts, pourtant les héros sont super balaises, ils ont la princesse à la fin, ils sauvent le monde et sont des modèles de « succès macho ».

        « J’aimerais voir un jour un dessin animé où l’on voit une héroïne réussir par elle-même sans devoir séduire un homme, être la plus belle, être aussi forte qu’un homme »:
        Si une héroïne réussit sans être belle, on dira qu’elle ne réussit que parce que, de la même manière qu’un homme, elle n’est pas considérée pour son physique, et qu’une femme ne pourrait pas être belle dans le regard des machos que tous les hommes sont si elle est douée, intelligente et capable de s’assurer son succès.
        Aussi, cela présuppose qu’elle réussirait par d’autres moyens, comme l’intelligence, ce qui entrainerait des commentaires comme le fait qu’elle soit plus retorse que les hommes, etc.
        C’est sans fin. On peut trouver de nombreux personnages féminins qui, à l’égal de leurs contreparties masculines, ont des qualités et reflètent des gens dont on pourrait vouloir s’inspirer.
        Et de la même manière que les hommes, ils ne sont pas forcément parfaits, ils peuvent être bons ou mauvais, mais nous attirer quand même comme « modèles ». Cela n’en fait pas pour autant des stéréotypes issus de la phallocratie. Juste des personnages plus humains. Il y a bien des personnages féminins que je ne verrais pas dans leur contexte remplacés par des personnages masculins, et vice-versa (et pourtant, bien des auteurs jouent avec cela et en créent les contreparties ensuite, et ça fonctionne, dans d’autres histoires).

        Si vous vous interrogez sur le poids des stéréotypes, alors sans doute doit-on aussi maudire toutes ces œuvres, livres, mangas, où un homme passe par tous les sacrifices pour essayer de « gagner » (en réalité, c’est plus la femme qui décide à la fin) le cœur d’une belle, se transformant en serpillière parfois, changeant complètement pour plaire à celle qui lui plait, que ce soit dans leur mode de vie ou leur personnalité, acceptant même parfois de laisser la belle à un mec « mieux » pour son bonheur (au détriment du sien),
        modèle qui a aussi sans doute des racines aussi anciennes que les gestes arthuriennes, issues d’un monde de machos, et qui pourtant glorifie plus la femme, ses besoins, ses désirs et son aptitude à être une force du changement.

        Je pourrais encore continuer longtemps, mais malheureusement, je crains que mes arguments ne trouvent pas d’échos, mais j’espère me tromper.

      • « Mais si elle avait choisi le moche, on vous aurait lue en train de dire que l’héroïne abandonnait tout ce qu’elle a au profit du « modèle hétéronormatif » et de l’amour, cette immonde création des hommes fait pour asservir les femmes. »
        Mais pour qui vous prenez-vous donc ? D’ailleurs, pourquoi répondre si vous savez déjà mieux que moi ce que je vais écrire ?
        Juste en lisant cette phrase, j’ai comme une furieuse impression que la suite sera un « tombereau d’inepties » basé sur les préjugés de la personne qui l’a écrit. À quoi bon débiter un pavé si c’est pour devenir méprisant ?

      • Voilà, le Bûcheron et le Déclic ont tout dit (le Déclic j’ai pas tout lu ^^).
        1) Il faut regardes ces dessins animés avec des yeux d’enfant. C’est pas parce que c’est destiné aux enfants que ça doit être forcément éducatif, c’est juste pour raconter des histoires.
        2) Il y a des gens (frustrés ? qui s’ennuient ?) qui trouveront toujours bien à chicaner, à faire des procès, à voir le mal partout. « On ne voit que ce qu’on veut bien voir ».

      • « Ne changeons rien surtout »;
        Je n’ai pas dit ça. Ce que je dis, c’est que l’article cité, ainsi que vos commentaires et critiques de films, adoptent des arguments qu’on peut leur opposer en suite pour dire que telle ou telle œuvre est féministe, et chaque fois qu’on le fait, vous trouvez une nouvelle raison de voir le mal-e (Ahhh, ce « e » dans mâle, encore une tentative de ces salauds d’hommes pour dominer la féminité).
        Preuve que vous ne vous basez pas sur une analyse pour tirer des conclusions, mais que vous choisissez une conclusion selon laquelle vous orientez vos analyses.

        Ensuite, dire « tout ça pour ça », n’est pas une réfutation argumentée.
        Et j’ai cité des exemples des idées (si ce n’est des exemples précis) qui sont contradictoires dans vos réponses, preuve que moi, je vous ai lu.
        L’inverse n’est apparemment pas vrai.

        Ah, et accessoirement, je respecte les femmes, et je loue leur intelligence comme celle des hommes. Je n’aime simplement pas les gens qui veulent nous faire croire à une lutte permanente entre hommes et femmes, et au fait que seuls eux détiennent la vérité de la bonne marche sociale et de la bonne interprétation de l’art.
        Les normes, ça me fait chier. Il y en a toujours, et socialement il est nécessaire qu’il y en ai un minimum (ne serait ce que pour s’accorder sur le fait de pas faire chier le voisin) mais je ne tiens ni à être oppressé par les gens dans la norme, ni par ceux et celles (non, je ne mettrai pas celles en premier, on dirait que je suis sexiste en disant que les femmes sont les premières casse-couilles, au sens figuré du terme, bien sûr, puisqu’on peut même casser les couilles des femmes, si c’est bien fait -pour ceux qui ne sont pas habitués au second degré, premier une inspiration-) qui se croient oppressés par ces normes.

        Les quotas, ça me fait chier, ça conduit à des situations ridicules, et c’est contre productifs, parce que ça souligne que l’on doit absolument tenir compte de tel ou tel, même s’il n’a absolument pas sa place dans le contexte, parce qu’il le faut, sinon ce n’est pas correct.
        ça ne veut pas dire que je méprise ceux qu’ils représentent.
        Seulement leur représentation abusive, outil des excités à la con qui veulent nous empêcher de penser et d’avoir notre propre morale, qui elle, évolue bien mieux en regardant par la fenêtre et en vivant avec les gens que si on tente de nous gaver de force de « tu dois aimer les gens qui sont comme-ci et comme ça… »

      • @Le Déclic: Cher futur tueur à gages, votre argumentation est intéressante dans ce paragraphe, mais je crois qu’elle tombe à plat.

        1) Vous dites que l’on peut faire dire tout et son contraire à n’importe quoi, et qu’avec ce genre d’analyses, on va toujours pinailler et c’est impossible à contredire, et c’est n’importe quoi. Mais je ne vois pas du tout pourquoi: ces analyses ne reposent pas sur du vide, mais sur la fréquence STATISTIQUE d’une situation, d’un trait de caractère, ou d’un type de personnage, soit par rapport à d’autres films, soit dans le même film. Cette analyse est donc parfaitement claire, et on peut la contredire avec les mêmes armes :c’est d’ailleurs bien ce que tentent de faire certains commentaires ici: à la remarque « les princesses de Disney sont toutes des potiches » (chose que ne dit pas le site, d’ailleurs mais bref), ils répondent « non, il y a Mulan et Rebelle et Bidule et Machin… », c’est la même méthode que lecinemaestpolitique (retournée contre eux) et elle est tout à fait justifiée, même si après on peut discuter des conclusions. Donc, quand vous dites que leur méthode est mauvaise, je ne comprends pas de quoi vous parlez.

        2) Oui, on pourrait dire qu’Esmeralda, si elle sortait avec Quasimodo, reconduirait quand même un modèle hétéronormatif au sens où dans la quasi-totalité des Disney, la femme sort avec l’homme à la fin (ou alors, cf Mulan, on devine que ça va être le cas bientôt). Il est rare (à dire vrai, je ne trouve pas d’exemples, là) qu’elle termine célibataire et heureuse, ou sait-on jamais avec une femme, par exemple. Ca ne veut pas dire qu’on ne serait jamais content de quoi que ce soit, ou que Disney DOIT faire des films avec des lesbiennes ou avec des célibataires parce qu’on préfère ça, ça ne veut pas dire non plus qu’on ne repèrerait pas les avancées sur d’autres points (tout ce que vous dites sur le fait que Quasimodo est présenté comme moche, pauvre et qu’il est un gentil, c’est effectivement bien vu), mais encore une fois, c’est un constat statistique et on peut le faire remarquer. Oui, si Esmeralda sort avec Quasimodo, on aurait encore une histoire d’amour hétérosexuelle à la fin, et donc la persistance d’un « modèle hétéronormatif » pour conclure encore une fois le dessin animé. Qu’il serait idiot de s’en plaindre parce que vous trouvez que le Bossu de notre dame resterait quand même un film bien, on peut en discuter, mais dire qu’il serait idiot de le remarquer parce que « c’est sans fin » ou qu’on deviendrait « des excités qui empêchent de penser », c’est du grand n’importe quoi.

        3) Permettez moi de douter (et je rejoins en cela l’article de lecinemaestpolitique sur Méchants et méchantes et Disney) que les traits physiques accentués chez les méchant(e)s soient juste des expressions du visage indiquant leur colère ou leur froideur…

        4) Vous citez Dragon ball. Ok. Vous aurez remarqué que dans DB et DBZ, les gentils qui combattent le mal continuellement et les grands méchants sont quasiment tous des hommes. Bulma est intelligente, mais ne sait pas se battre. Chichi sait se battre mais abandonne ensuite les arts martiaux pour s’occuper de son foyer. C-18 sait très bien se battre mais dans la saga Boo, elle s’occupe du bébé qu’elle a eu avec Krilin et en gros, voilà. A la limite, à la fin de DBZ, il y a Videl qui combat le mal continuellement (mais peut-être qu’elle connaîtra le même sort que C-18 et Chichi…). Vous voyez, je viens de faire une remarque sur la fréquence purement statistique d’un aspect du dessin animé: hommes = combattre vaillamment tout au long de la série; femmes = pas assez fortes, ou alors combattre seulement quand elles ne sont pas en couple (alors qu’on se demande pourquoi, vu l’énorme différence de force entre C-18 et Krilin, ce ne serait pas lui qui garderait la gamine pendant qu’elle irait combattre Boo…). J’ai fait remarqué une exception (Videl) en disant que je trouvais dommage qu’il n’y ait qu’elle comme contre-exemple flagrant. J’ai éliminé volontairement quelques autres aspects des personnages (ex: Bulma est présentée comme une scientifique brillante) juste pour me concentrer sur cet aspect précis, à savoir leur potentiel de combat. Et maintenant, je me permets de critiquer en trouvant cela dommage qu’en gros, la force et la combativité soit laissée globalement aux hommes dans la série. Voilà.

        Vous m’expliquez 1- en quoi ce que je viens de faire diffère de ce que propose « lecinemaestpolitique » 2-en quoi ce que je viens de faire relève de la représentation fanatique d’un « excité à la con » qui veut empêcher les autres de penser ?

  33. Un petit commentaire (mon premier sur ce blog, il me semble) pour signaler à votre attention la dernière œuvre en date d’une récidiviste du même type : lelab.europe1.fr/t/sandrine-mazetier-veut-changer-le-nom-de-l-ecole-maternelle-7274

    Une telle persistance dans la drosophilorétroculbution force l’admiration.
    Néanmoins je m’étonne de ne pas l’avoir vu se pencher sur d’autres problèmes majeurs :
    – notre devise nationale comporte « fraternité » et non « sororité »
    – nous parlons encore fréquemment de « régime matrimonial »
    – il nous manque à tous une « langue paternelle » pour contrebalancer la « langue maternelle »

    Mais j’ai l’espoir de la voir s’en saisir d’ici peu.

  34. Un peu d’accord avec vous, monsieur Connard. Un peu seulement – meme si le garcon est tres moquable et ses arguments risibles, il faut dire ce qui est. Quand je raconte des histoires aux enfants, je les choisis, car beaucoup de valeurs y sont transmises. Et meme si l’egalite des sexes ou la >democratie< n'est pas tant un critere pour moi, tourner la question a "rien" peut etre abusif.
    Sur ce, ca n'en reste pas mois un plaisir de vous lire.

  35. Pour la monarchie, il est vrai qu’il est étonnant qu’un pays qui rabâche constamment ses valeurs démocratiques et l’idéologie du self-made man parle sans cesse de “l’élu” (mais certainement pas par le peuple) et de héros qui reçoivent leurs pouvoirs par hasard et sans rien faire.

    Pour le rôle des personnages féminins, il existe quelque chose qui s’appelle le test de Bechdel. Pour le passer, il faut que le film comporte plusieurs personnages féminins, que deux d’autres eux apparaissent dans une scène où elles discutent, et que la discussion ne parle pas d’un homme. La plupart des films ne passent pas ce test ; cela inclut de bons films (contrairement à ce qu’on pourrait croire en lisant ce site, il en existe). Une raison classique pour échouer à ce test est simplement qu’il n’y a pas assez de personnages, mais si on considère le test inverse, à savoir que deux hommes parlent d’autre chose que d’une femme, une grande majorité de films le passent. Apparemment, c’est fait exprès.

    Le problème qu’illustre le test de Bechdel n’est pas qu’un film où on ne trouve pas deux femmes parlant d’autres sujets que les hommes est forcément sexiste, mais que les hommes et les femmes ne sont pas traités de la mêmes façon par le cinéma, qui donne ainsi une certaine image de l’homme et de la femme. De la même façon, la question de l’hétéronormativité chez Disney soulevée par ce site est pertinente ; le problème n’est pas qu’il n’y ait pas de lionnes lesbiennes dans Le Roi Lion, c’est qu’il n’y a à ma connaissance pas un seul couple homosexuel dans l’ensemble des films Disney. Ainsi, le problème, que ce soit au sujet de la monarchie, la représentation des femmes ou l’hétéronormativité n’est pas dans la façon dont sont racontées ces histoires, mais dans les histoires qui ne sont pas racontées. Mais comme ce site va faire sans cesse les mêmes reproches pour tous les films, il mérite amplement son traitement ici.

    Après, il faut tenir compte du contexte du film : on parle d’une adaptation de Hamlet avec des lions, on voit mal ce qu’un système démocratique viendrait faire là dedans. Personnellement, je pense qu’il est préférable de respecter le cadre historique si on veut éviter le ridicule, mais la question devient plus complexe quand on considère un monde fictif : doit-on respecter les valeurs des cultures qui ont inspiré la création de ce monde, faut-il le doter d’un système moral calqué sur celui des États-Unis du XXIème siècle, ou faut-il juste faire en sorte que les héros soient des rebelles qui se battent pour ce qui est juste, c’est-à-dire l’American way of life ?

    • Votre lien est très intéressant ! Mais le test de Bechdel reste quand même plus qu’approximatif, du moins à mon avis. Je pense notamment à Machete (gros film de bourrin dans son genre) qui passe le test avec brio. (après, libre à chacun de trouver que le film a des arguments féministes, justement par le fait que les personnages féminins y font des trucs. Mais ça ne sera pas l’opinion de tout le monde…)

      • En parlant du teste de Bechdel, même Sucker Punch le réussit. C’est dire s’il est incomplet !…

  36. Aaaaaaaah
    Cher O.C., quel plaisir.
    Je suis une fan des films de Disney. Et aussi une féministe (et tout un tas d’autres trucs pseudo-contradictoires, mais passons). Bref, je regarde avec plaisir les films qui conviennent à mon humeur du moment.

    Oui, les films Disney sont bourrés de stéréotypes. Mais en même temps, ce sont rarement des inventions des cerveaux rémunérés par Disney… Ils reprennent des valeurs sûres mais d’un autre temps, pour les remettre à la sauce tendance du moment.
    Et puis, pour reprendre une vieille théorie, les contes sont des métaphores (enfilées avec ellipse, etc.) faites pour éduquer les jeunes esprit au sexe, et aux dangers des perversions.
    Donc, pour passer à des messages plus importants, il est essentiel de pouvoir déchiffrer clairement qui est qui, surtout chez les enfants en plein apprentissage non ?

    Et puis, on peut faire dire ce qu’on veut à des images, surtout dessinées. J’adoooore prouver par a+b que le moment où Aurore (La belle au bois dormant, faut suivre) va se faire avoir par la sorcière est en fait au mieux une métaphore du premier rapport, mais plus sûrement une apologie de la masturbation… Et féminine, je vous prie !
    Donc, Aurore, laissée seule dans sa chambre, pleure effondrée sur sa coiffeuse (la table avec le miroir, enfin !). Mise en abîme, prise de conscience, etc. Puis arrive la lueur verte… Des martiens ? Que nenni ! La magie de la sorcière ! (Le désir sexuel, quoi) Or, cette étrange alchimie ne peut arriver qu’en présence d’un phallus. Et si elle est seule, notre princesse ? Hé bien, ce sera elle-même, pardi !

    Regardez avec un œil neuf la façon dont elle se lève, surprise par cette réaction qu’elle ne connaît pas… D’un seul coup, de loque informe complètement avachie, elle passe à une magnifique silhouette longiligne dressée de toute sa longueur vers ce qui l’intrigue (et remarquez ce magnifique tombé de cape qui, comme devenue protection inutile, exacerbe le mouvement qui se termine avec une magnifique forme arc-boutée, tendue et alerte)…
    Aurore (hé, le jour nouveau, l’éveil…) va donc vers la cheminée (hum) et pénètre (hum-hum) dans un couloir sombre (haheum) qui se dévoile derrière un mur qui s’efface (*va chercher un sirop contre la toux*).
    Plus elle s’enfonce (*et une gorgée*) dans le couloir, plus elle grimpe (*encore une*) les marches, pour arriver devant la sorcière, avec le rouet, etc. Là la métaphore est beaucoup plus claire.
    En somme : Disney proposerait aux jeunes filles d’explorer elles-mêmes leur inimité, toutes seules comme des grandes, guidées par les explications des femmes rodées à ce genre de pratiques.
    TA-DAAAAAAAM (et encore, vous avez droit à la version courte) (Rhooooo, l’explication, courte, à quoi pensiez-vous ?)

    Bref, je m’éclate à brailler « ce rêve bleuuuuuuuu » ou « rêve ta vie en couleuuuuurs » avec les potes. Et avec les gamins qui ont déjà vu les films, on analyse, on cherche à comprendre, à prendre de la distance.

    Comment ça s’appelle ? Ah, oui. Réfléchir.

    • Sinon, il y a la version originelle, où le prince viole la princesse dans la comas et où c’est la douleur de l’accouchement neufs mois plus tard qui la réveille (ou le bébé qui en cherchant à téter arrache l’épine, c’est selon)

      Sinon votre explication rejoint un peu celle de Bruno Bettelheim (psychanalyse des contes de fée, excellente lecture) . Sinon, à la fin, comment expliquez-vous donc, dans votre interprétation, la plongée dans le profond sommeil qui suit ?

      • Désolé pour l’agressivité relative de la première partie de mon commentaire, j’avais voulu mettre des pseudo-balise xml pour souligner l’ironie et elles ne sont pas affichées.

      • Oui, oui, la théorie Bruno Bettelheim est souvent cité là où je passe, bien que je ne l’aie jamais lue en intégralité (houuuu la boulette, j’ai trouvé quoi lire après mon bouquin actuel)
        Le sommeil qui suit ne m’a jamais vraiment questionnée, parfois j’y vois juste un intérêt scénaristique. Il y a la lecture façon « petite mort ». Ou bien, le looong sommeil du corps dont on s’éveille avec le désir. Idéalement, avec le prince charmant (parce que faut pas abuser, multiplier les partenaires c’est mauvais, la petite vérole c’est à prendre au sérieux)
        Mais vous avez raison, il est temps que je me penche sur d’autres aspects du film, après relecture de la version de Perrault aussi.
        Saviez-vous que dans cette version, Aurore et Charmant ont des bambins que la belle-mère, ogresse, veut bouffer au petit-déj ? Elle finit par vouloir manger Aurore elle-même… Ils se marient aussi en secret et leurs gosses sont clandestins. Et l’ogresse finit par se jeter dans une baignoire pleine de serpents (message, message ?)

        Aviez-vous remarqué, sinon, que Jasmine peut feindre avec Jafar à la fin, parce qu’elle est déjà déniaisée ? Puisqu’elle a déjà embrassé son prince, la première fois fabuleuse et innocente est passée presque par-dessus l’épaule au début du film pour permettre à la jeune première de faire fi de sa naïveté, et de faire preuve de duplicité, etc.

        J’en ai d’autres en réserve, mais pour l’heure je vais ressortir mes vieux classiques…

    • Bettelheim, sors de ce corps !

      Dans ce cas là, je vous déconseille de suivre les recommandations du conte des 3 petits cochons, qui suggérerait donc que seuls les préservatifs en pierre sont efficaces. Enfin c’est vous qui voyez.

      • Ha-ha.
        Faudrait que je le liste dans le texte, ce conte, je n’en connais que les extraits des livres pour enfants…

      • Ah ? Il existe une autre version que celle destinée aux enfants ?

        Remarque : c’est vrai que ça s’appelle « Les 3 petits cochons »…

      • @Rwo : disons que les albums illustrés ne racontent pas tous les détails ! Il existe plusieurs versions (comme à chaque fois pour un conte oral avant sa fixation par écrit), et même selon Wiki avec des petites oies.
        De même, le joueur de flûte de Hammelin, avant que les rats ne soient la terreur collective, étaient en fait des serpents…
        Bref, aujourd’hui, les contes tels qu’ils étaient racontés il y a 200 ans sont trop crus et doivent être édulcorés pour nos chères têtes blondes, donc pas d’ogresse dans La belle au bois dormant, Cendrillon a un vrai lit (alors que chez Perrault elle dort dans les cendres de la cuisine), et les petits cochons et le loup ne meurent pas dans la version Disney destinée aux enfants…

      • Les versions Disney sont édulcorées, ça c’est pas nouveau. C’est dommage parfois, tant les personnages perdent en dimension dramatique.

        Pour les petits cochons, de la version originale, on peut en déduire aussi que se lever tôt permet d’éviter les ennuis, en se tirant tranquillement du lit pendant que le/la partenaire dort toujours.

        Mais bon, j’aime pas Bettelheim et ses analyses, désolé. Le fait est que les contes sont bel et bien un moyen d’apprentissage et d’éducation, mais concernant les questions sexuelles hein … J’en doute. Tout est question de la façon dont on regarde. Certains voient bien les Schtroumpfs comme une apologie du communisme alors …

  37. C’est la toute première fois que je ne suis pas d’accord avec vous. Les films et contes pour enfants sont sexistes. J’aimerais voir un jour un dessin animé où l’on voit une héroïne réussir par elle-même sans devoir séduire un homme, être la plus belle, être aussi forte qu’un homme… Ça serait vraiment sympa à imaginer même si ce n’est pas la vraie vie. Moi en tout cas, ça me ferait rêver même si je suis déjà une grande fille.

    • Pareil que vous: c’est la première fois que je ne suis pas d’accord avec notre hôte. J’étais tombé par hasard sur un article du site en question au sujet du film « Rebelle » de Pixar (pas lu les autres articles). Et même si la grille de lecture est orientée vers une thèse bien précise, les arguments qui la soutiennent me semblent souvent pertinents. Exemple parmi d’autres: « Rebelle » est le premier film de Pixar (12 films en 26 ans d’existence) dont le personnage principal est une femme et le premier réalisé par une femme (avant d’être remplacée en cours de projet par un homme pour « désaccords artistiques »). Autant le féminisme « anti-mademoiselle » n’a aucun sens, autant le conditionnement des genres chez les enfants est une réalité qu’on ne peut pas ignorer, et les contes et dessins animés pour enfants y participent indéniablement.
      « Just my 2 cents », comme on dit aux Stasunis d’Amérique.

      • Est ce l’œuvre d’art qui façonne la société, ou l’inverse, l’œuvre est elle façonnée par la vision du monde de la société ?
        Bah oui, dans les années 90, malgré les vagues précédents de féminisme, on était encore une société très patriarcale, dans les pensées du mois. Maintenant moins …

      • Pitié ne parlons pas de Rebelle comme d’un exemple de féminisme ! Déjà ça m’a soûlé qu’on le présente en tant que tel parce que moi j’étais juste super contente de voir le nouveau Pixar et que j’aimais bien l’esthétique et la culture choisies. Et dès que je suis arrivée dans la salle j’ai entendu que ça autour de moi, des babazoukes qui se gargarisait du féminisme de ce film.
        Et le pire c’est qu’après visionnage elles n’avaient pas changé d’avis alors que j’avais passé le film à rire en mon fort intérieur, les imaginant déconfites devant « Rebelle » qui va fiche le bazar toute seule parce qu’elle n’a pas obéie à sa maman et qui n’arrangera tout qu’en s’excusant et en admettant qu’elle aurait dû obéir ! Il n’y a pas vraiment de méchant (oui l’ours à la fin qui apparait 2 secondes, on est quand même loin du méchant machiavélique qui met en péril tout le Royaume, c’est ELLE qui a mis le Royaume en péril !)
        Le message c’est quand même : regardez comme la reine, si féminine et calme, se fait respecter des hommes ! Regardez ce qu’il se passe quand une petite fille désobéi ! Et pour rappel, à la fin elle n’a pas obtenu le droit de ne pas se marier, elle a obtenu le droit de choisir son mari et de l’épouser plus tard. En gros c’est un film « pour » une bonne relation mère/fille et « contre » les mariages arrangés et forcés. Moi je trouve ça très bien, mais pas féministe.

    • Mulan ? béh nan, elle tente d’être aussi forte qu’un homme la gueuze.

      Suffit de chanter des chansons d’escargots ou de raconter des aventures fabuleuses de lombrics et vous aurez enfin une parité sans égale !

      (tout le monde a compris la référence hermaphrodique, je suppute)

    • Idem ! La grande (en fait, l’écrasante) majorité des dessins animés, livres et films destinés aux enfants sont porteurs des « bonnes vieilles valeurs », comme nos chers conservateurs aiment les appeler. Nier ça, franchement, c’est être con. Le moindre dessin animé, livre jeunesse, etc, nous rabâche que la jeune fille n’est motivée que par la conquête de l’amour, que sa mère est une femme au foyer toujours à faire des gâteaux, que le père il est tellement plus fun parce qu’avec lui on fait des activités d’extérieur, etc…Etant la cousine d’une naine de 4 ans, j’ai passé une bonne partie de mes vacances à lire des contes pour mômes. Dont des livres Disney (la naine en question est aussi accro à la Belle au Bois Dormant qu’un fumeur à sa clope matinale). Jn’en avais pas lu depuis des années, et franchement, ça choque. Sois belle, ferme ta gueule, fais la cuisine et attends le grand amour. Basta.
      Et après on vient nous rabâcher qu’il existe des différences comportementales naturelles entre hommes et femmes. La socialisation, odieux connard, la socialisation. On apprend aux enfants à se comporter différemment en leur transmettant certaines valeurs (pour certains ça ne marche pas : j’ai jamais été très chatons, petits fleurs, licornes roses. Plutôt zombies.).
      Soyez gentil, ne finissez pas comme tous ces petits vieux qui radotent « dans mon temps les filles elles se comportaient comme des filles ».

    • Qu’il y ait du sexisme dans les oeuvre pour enfants est indéniable. Mais ça n’empêche pas l’article cité d’être mauvais en en faisant trop sur unique exemple là où il fallait voir les choses globalement.

    • j’en ai un pour vous, Fate/Stay Night, non seulement le « héros » est une quiche comparé à l’héroine. héroine qui le protegera constamment puisqu’elle n’est rien de moins que le « guerrier » le plus puissant de tous les temps quand lui a pour seul pouvoir de savoir réparer des appareils electriques. mais en plus, elle ne décidera pas de lui faire plein de michetons à la fin.

      après, faut aimer le genre mais si on n’aime que les contes pour enfants comme dessin animé, faut pas se plaindre que ces mêmes dessins animés ne véhiculent que des valeurs de…contes pour enfants.

      et je me contredis déjà en citant les exemples suivant, qui ont en plus le mérite d’être accessibles aux enfants. il y a les triplettes de belleville, les « héros », c’est pas madame souza et 3 triplettes? il y a aussi La Véritable histoire du petit chaperon rouge et sa suite. on pourra aussi cité les films d’animation de mayazaki ( le voyage de chihiro, princesse mononoké, nausicaa ).

      suffit de chercher un peu en fait.

    • le-rose-à-paillettes-ça-pique-les-yeux : « J’aimerais voir un jour un dessin animé où l’on voit une héroïne réussir par elle-même ».

      Je vous invite à visionner la vidéo suivante.

      Ce dessin animé des studios Walt Disney est sorti en 1998.

  38. « Désormais Simba est un TRANSEXUEL et l’action se passe au BRESIL et ce n’est pas un lion mais un putain de TAPIR !  »

    Connard m’a tuer.

    Explosé de rire pendant un quart d’heure rien qu’à ça, très fort^^

  39. Les américains pourtant sont obsédés encore plus que les français par le politiquement correct dans leur films ou séries:
    Par exemple, le film Basic Instinct a été âprement combattu, et a failli être censuré aux US, par le lobby gay car il est soit disant homophobe puisque la tueuse est bisexuelle. Quand j’ai appris ça, je n’en revenais pas, je n’avais jamais vu d’homophobie dans basic instinct (surtout qu’elle est bi…).

    Résumons: montrer un amour hétérosexuel dans un film c’est faire l’apologie de « l’hétéronorme » et donc de l’homophobie, par contre si il y a un personnage homosexuel celui ne peut avoir aucun rôle central dans le film car si il est méchant c’est de l’homophobie, si il est victime c’est de l’homophobie, etc…ce qui explique peut-être, du coup, pourquoi les personnages homosexuels sont sous représentés.

  40. Encore une fois, la connerie d’un « expert » dénoncée avec brio. J’aime. Les passages refaits du script m’ont donné mal aux côtes !
    Je tiens à faire une dénonciation aux autorités de ce blog, j’ai rencontré l’autre jour un fumier racontant à des enfants une histoire qui se finissait bien. Je l’ai savaté, comme prescrit mais il s’est échappé avec un rire maléfique. Attrapons-le.

  41. J’ai feuilleté le reste du site, ils poussent le vice jusqu’à écrire « illes » pour englober « ils » & « elles ». Plusieurs fois.

    • Le pire c’est qu’on rigole bien du pseudo-féminisme, mais si on les laisse faire, « illes » seraient peut-être bien capables de nous imposer leurs règles grammaticales pourries…

  42. Tiens, c’est marrant, j’avais fait le même genre d’analyse à la sortie du film, j’avais alors 10 ans. J’étais très anti monarchique à l’époque (comme quoi, Disney n’a pas réussi à m’embrigader).

    Soit il s’agit d’un surdoué de l’informatique en culotte courte, soit d’un charlot.

  43. Sans vouloir pinailler ( bon, ok j’avoue, si ) n’est il pas normal que des enfants s’identifient aux héros de leur genre ? Qu’un petit garçon se voit dans la peau du prince et une petite fille dans celle de la princesse ? À partir de là, reproduire toujours les mêmes schémas dans un couple de héros à quelques (grandes) chances d’influencer les jeunes.

    • Heureusement que je n’ai pas été influencé par les héros de ma jeunesse, sinon je truciderais les gens à grands renforts d’épée à deux mains, je les découperais à la M60, tout en portant un pyjama en guise d’uniforme …

      Bon, mais rassurez vous, les jeunes filles maintenant ont beaucoup de chances, puisqu’elles peuvent s’identifier à des héroïnes, des vrais, du genre Motoko Kusanagi.

      • Et il y a peu de femmes de nos jours qui se prennent pour des princesses et se cloitrent dans des châteaux (à l’exception de la descendance hilton) mais combien croient à l’amour, le vrai, alors que, soyons sérieux, rien ne vaut une bonne partouze. Je vous le dis, Disney a complètement bousillé nos repères !

  44. Ce site regroupe aussi des perles du style http://www.lecinemaestpolitique.fr/en-finir-avec-laphrodisme-au-cinema/
    qui reprend certains des arguments battus en brèche ici,
    ou http://www.lecinemaestpolitique.fr/bromance-vs-womance/,
    où l’on s’étonne qu’à un enterrement de vie de garçon, il n’y ait pas d’autres femmes que celles qui sont « de passage ». Parce que c’est connu, on fête toujours un enterrement de vie de garçon avec toutes les amies du futur marié, histoire que ça dérape bien…
    Et bien sûr, lorsqu’on démontre du scepticisme face à ces article, aucune réponse de la part de l’auteur, seulement des gens qui sont fanatiquement liés à sa cause.
    Fatiguant…

    • La meilleure partie de ce site réside dans l’onglet « contribuer / nous contacter » ;

      « Ce site s’inscrivant dans une perspective anti-patriarcale, veuillez s’il vous plait féminiser au maximum vos articles. Des exemples pour vous aider : elle/il, elle/lui, étudiantEs, étudiant-e-s, étudiant.e.s, coureur/coureuse, coureur-euse, coureuSEs. Toutes ces formes de féminisation seront acceptées. Veillez aussi à éviter toute terminologie sexiste, raciste, gayphobe et lesbophobe ou spéciste. »

      Voilà qui annonce toute la couleur du site.

  45. Je me suis bien marré encore une fois, merci OC !

    Pour ma part, j’ai rencontré il y a peu une tarée (ou plutôt une bourgeoise féministe qui connaît absolument tout de la condition d’une femme soumise, confrontée aux tâches les plus basses, aux transports en commun, aux soucis de garderie, à la cuisine, aux dessèchement de ces pauvres mains trop habituées à l’eau de vaisselle, etc.) qui voulaient absolument écrire « cheffe » dans son ouvrage et voir apparaître sur la quatrième de couverture : « La Méthode Machin » par madame de Mescouilles, Chevalière de la Légion d’honneur. « Chevalière », on n’hésite pas quoi… Le ridicule et l’orthographe ne tuent pas. Et le mieux, quand on ne parvient pas à s’élever soi-même, c’est encore d’écraser les autres sans bien sûr aucune ostentation.

    Il me revient l’exemple d’une seconde tarée… Alors que nous étions en famille au restaurant, je m’étonne soudain : « Ça c’est d’la femme ! » Alors l’une des convives me regarde et me lance vertement : « Ah ! Oui, hein, une bonne future ménagère, n’est-ce pas ? »
    « Pardon ? Je… comment ça ? »
    « Ma fille range bien ses petits jouets avant de quitter la table, c’est ça, hein ???!!! Elle n’a que trois ans, mais elle promet comme bonniche ! Si c’est pas machiste ça ! »
    « Euh… nan, lui répondis-je, ce n’est pas ce que vous pensez, je parlais de la demoiselle qui vient de passer dehors. Elle avait beaucoup de style. »
    « Ah… oui… bon… »

    Il faudrait vendre des t-shirt prévenant :
    « Attention, les paranoïas nées du catéchisme télévisuel rendent obtus. »

    Et puis, c’est vrai quoi, tout ces débats super urgents, pas du tout contreproductifs vis-à-vis de la paix sociale, sur la sexualité, l’avis de l’Église sur des mariages gays faits dans des mairies, les mères porteuses, l’exil de Depardieu, Diane 35, oui, eh ! Tout ça n’est pas du tout fait pour détourner notre attention de sujets plus graves, non ! Pensez donc !
    Allez, assez parlé taré-e-s et complotisme-s, je dois filer, j’ai un brunch Ni Flûte ni Soubise avec Caroline Fourest et son-a dalmatien-ne (une canidée femelle).
    Bises à tous

    PS : ne voyez aucune arrière pensée d’ordre sexuel dans la locution « bises à tous », ni pudibonderie ni pédérastie (car ce « tous », comme on vient de parler de Disney, peut comprendre des enfants mâles), et ah oui, merde, j’ai omis d’écrire « et à toutes », désolé, c’est bien la preuve que je suis un ultra-macho. Franchement, sincèrement, j’aurais aimé écrire « franche poignée de main virile » en capitales, en gras et en souligné, mais ça ne se fait pas… pas encore !

  46. Merci merci merci. Un sourire qui s’accentue au fur et à mesure de la lecture, 5 éclats de rire au compteur (et au conteur), c’était du grand OC, merci :)

    ça fait vraiment du bien de lire de temps en temps tes articles, on en ressort avec un peu plus de foi en l’humanité.

  47. Merci OC, vous me rassurez (aussi bien dans les sujets sérieux que dans les légers) qu’il reste une poignée d’irréductibles cyniques sceptiques à l’esprit critique pour ne pas succomber aux folies médiatiques à la mode. Si j’étais tombé sur le blog de l’autre par hasard, j’aurais sûrement cru que c’était du second degré satirique…

  48. Et il faut voir les autres articles…
    La vache!
    ex :
    « Saga Twilight : violence conjugale et glorification du patriarcat »
    « Rebelle (2012) : mater la rousse »
    et j’en passe.

    • après avoir lu différents articles, j’ai hésité à poster des commentaires (afin de lui dire ma façon de penser).
      Mais après lecture des commentaires (et plus précisément de ses réactions aux commentaires ostensiblement en désaccord avec lui), et devant tant de mauvaise foi, j’ai préféré m’abstenir.
      -> j’aime pas débattre avec cette engeance, ça ne mène à rien et il vaut mieux éviter pour sa santé mentale (l’appel de cthulhu quand tu nous tiens!).

      En exemple, l’un des commentaires dénoncent le fait que critiquer tout système autre que la démocratie occidentale est de l’étroitesse d’esprit et semble plutôt indiquer une volonté colonialiste et ne respecte pas la liberté de pensée. Il énonçait par la suite que la culture régionale avait une grande influence sur « le meilleur régime »
      -> la réponse est, pour faire court : vous êtes un imbécile qui encourage l’existence des régimes autoritaires et totalitaires.

      … … … ?? … … … C’est beau la démocratie (définition de démocratie selon lui : régime dans lequel toutes opinions en opposition avec celles du régime en place se doit d’être réprimé)

  49. Je ne comprend pas vraiment la violence des réactions qu’on peut voir dans beaucoup de commentaires. J’aime assez lecinemaestpolitique, parce que ses auteurs proposent des visions assez inhabituelles de beaucoup de films, et notamment des Disney. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une croisade visant à interdire leur diffusion, ou encore à accuser ceux qui les aime de quoi que ce soit. Simplement de rendre compte d’un point de vue, d’une analyse forcément objective et orientée de ce qu’on PEUT y voir. Tous les films sont abordés d’un point de vue politique, et l’équipe d’auteurs est résolument féministe, alors forcément le sexisme de ces films est développé.

    Il faut avoir conscience qu’ils sont extrêmement pensés, les contes dont ils s’inspirent ont été minutieusement choisis et les valeurs véhiculées ne le sont pas par hasard (les arguments « c’est comme ça dans la nature » ou « c’est comme ça dans le conte original » sont forcément irrecevables)… Ça me paraît alors vraiment nécessaire de les interroger, surtout si, comme le Roi Lion, ils sont presque unanimement appréciés. Ce qui ne veut évidemment pas dire que le Roi Lion soit équivalent à un lavage de cerveau, et que toutes le spectatrices de six ans l’ayant vu se soumettront automatiquement aux dures lois du patriarcat.

    Après on peut ne pas être d’accord avec la critique qui en est faite, les auteurs du site débattent d’ailleurs volontiers (de ce qu’ils écrivent comme du féminisme qu’ils défendent), mais de là s’en insurger à ce point, en considérant comme absolument ridicules toutes les réflexions qui sont développées dans l’article…

    Pour moi, Disney, c’est un peu comme un Haribo, je sais que ce qu’il y a dedans est, à y voir de plus près, plutôt dégueulasse, mais s’en gaver est toujours un plaisir…

    • +1 pour vous (même si pour ma part je dois faire partie du 0,00001% de gamins à avoir fait un rejet violent des disney, donc je ne me sens pas trop concernée par votre dernier paragraphe).
      Au passage j’admire le tact avec lequel les auteurs du site répondent aux commentaires à partir du 31 janvier qui viennent très certainement d’ici.

      Il y en a qui devraient apprendre qu’on n’est pas obligé d’accepter/rejeter un article en bloc, (et qu’on peut lire l’odieux connard sans se prosterner à ses pieds à chaque mot et inversement trouver pas mal d’arguments pertinents sur lecinemaestpolitique)

  50. Il y en a qui en ont de la bonne. De la très bonne.
    Moi à leur place je m’en prendrais directement à la source de cette infamie, à savoir ce système oppressant qui nous dicte sa loi tyrannique sans qu’on puisse rien y faire: la réalité.
    Vous imaginez, un système où tout le monde n’est pas homo, où il existe (tenez vous bien) des DIFFÉRENCES entre hommes et femmes, et où il n’y a pas forcément de matriarcat, ah mais c’est… Quelle horreur !!

    « Le féminisme n’est pas l’amour de la femme, c’est la haine de l’homme ». Le plus triste, c’est qu’on peut même pas dire ça d’elles: à en juger par le nombre de contradictions, c’est juste l’amour du grand n’importe quoi.

    • Si plus personne n’existe, il n’y aura plus d’inégalités, ou l’égalité par le génocide de masse …

      Je vous aime.

      • C’est pas trop tôt!
        J’aurais cru que personne ne viendrait à cette nécessaire conclusion; mais vous verrez, les gens finiront par s’y faire!

    • Oups, après relecture attentive de ce texte, il s’avère que c’est un homme qui a écrit ce texte… Quel facho-sexiste, faire croire qu’elles ont besoin d’une paire de boules comme lui pour « ouvrir les yeux » !

      • @Kwiskas: Et encore ! Si une femme meurt en dernier, ce sera un immonde complot sexiste jusqu’au bout, si c’est un homme, ça aura été « pour avoir le dernier mot », bien sûr.

    • Zut alors, faut que les hétérosexuels n’existent plus pour qu’on ait le droit de montrer des couples homosexuels ? Et le fait que les femmes aient des ovaires rend impossible qu’elles puissent avoir du pouvoir ? Je crois que le déni de la réalité n’est pas chez ces biens pensants… et qu’on a trouvé plus con que l’article d’origine.

      • Je crains fort très chère, que vous n’ayez pas cité le degré d’humour un brin espiègle employé dans les messages précédents. :-)

  51. Oh ! Je suis déçue. Personne n’a remarqué la belle incohérence dans le discours de ce Monsieur, à cet instant précis :
    « Par contre, dans le scène d’amour, c’est Nala qui se retrouve en dessous, et ceci PARCE QU’ELLE LE VEUT! »

    ….Lui même la met pourtant en lettres capitales ! Elle ne l’accepte pas, elle le choisit. Notez la nuance. Ce Monsieur n’est pas très fort en rhétorique, il dessert son discours.

    À moins que…. la liberté de choix d’une femme ne peut aller que dans un sens ? Cessez de s’épiler les gambettes et hurler comme une furie dès qu’un mâle a la gentillesse de lui dire « attention à la poutre dans les escaliers, si tu te la prends dans la gueule, tu risques de perdre trois dents ! » (pour faire référence à son article sur Aladdin)

    C’est inadmissible, tout de même. Nala a choisi, a osé écouter son coeur et ses désirs plutôt que de réfléchir à sa situation de femelle ! Tout cela est effectivement d’un sexisme affligeant. Encore une qui doit apprécier de se faire appeler « Mademoiselle ».

    Rah ! Les mentalités n’évolueront jamais.

    Ce qui est également drôle, c’est que nous voyons un gros « Le cinéma est politique » d’entrée de jeu, comme une accusation à cet diablerie qu’est l’audiovisuel, et qu’en fin d’article, il propose d’imposer dans les histoires, racontées aux jeunes spectateurs, une idéologie bien spécifique, fondée sur la « bien pensance » qui est de coutume à l’heure actuelle.
    Ce genre de propos me rappelle « L’Empire du Bien » de Murray.

    Autre chose à propos d’Aladdin.

    « Or le grand rêve d’Aladdin c’est d’habiter dans ledit palais. Du coup, comment pourrait-on même PENSER qu’Aladdin pourrait utiliser le pouvoir du génie pour instaurer, par exemple, une démocratie à Agrabah […]. »

    Il est clair qu’il n’aurait été clairement pas raciste et ethnocentriste du tout si Aladdin, cet héros occidentalisé, comme il le dit si bien, avait imposé une démocratie dans ce pays barbare, par le biais du génie. Non, du tout. Clamer haut et fort que notre système politique est le meilleur et le plus censé, et que toutes les autres formes de gouvernement qui ont encore court dans le monde sont des aberrations inhumaines, ce n’est absolument pas tenir un discours colonialiste. Ce Monsieur est bien au clair avec ses idées, c’est bien.

    Sur ce, je m’en retourne faire le ménage, parce que bon, faut pas déconner quand même. Je ne vais pas abuser du temps de parole que mon mâle dominant m’a accordé, d’autant que de toute façon, le contrôle marital va couper la connexion internet d’ici quelques sec…

  52. Merci bien cher Odieux,

    J’ai noté deja le concept de « manipulé-e », mais c’est en fouillant rapidement dans les commentaires que je suis tombé sur « Le message contenu dans le film est imperceptible pour elleux », ELLEUX !?!…. et bien sur adaptable puisque un peu plus loin dans la meme phrase on tombe sur « ILLE »

    Je propose d’ouvrir un compte paypal commun, tout le monde y dépose ce qu’il y souhaite et on engage un tueur à gage.

    • Si ce n’est que ça, je veux bien faire mes premières armes (en professionnel, mais je vous ferai un prix d’ami) pour occire douloureusement le-dit individu.
      En le forçant à visionner tous ces films qu’il déteste tant, jusqu’à ce que son cerveau s’écoule par ses yeux.
      J’ai horreur qu’on violente notre belle langue.

      • C’est toujours un plaisir de faire des affaires avec des gens de qualité…

    • Hélas je suis un peu juste niveau brouzoufs (crise, tout ça) mais je veux bien aider en faisant, pourquoi pas, un peu de bénévolat en maniant avec dexterité, célérité, et donc promptement, un objet lourd et contondant^^

  53. Concernant Disney une des dernière merveille à voir est « Mars Need Moms » ou « Milo sur Mars » (titre français)

    Je dirais qu’il n’est même pas nécessaire d’un faire une critique sur la vision conservatrice tellement la mauvaise réalisation ne permet que de s’intéresser à l’aspect mauvaise propagande de ce film d’animation !

  54. A quand un article sur la bouse de Nolan et le phénomène « Dark » qui éclaboussent le reste du cinéma quasi-mondial (Superman Man of Steel, Iron Man 3, Thor 2, etc) ?

  55. Il me souvient qu’à la suite des rushes, certains bien-pensants auraient fait supprimer les impressionnantes génitoires de Simba : pas bien, pas bien pour les petits nenfants.
    Et l’odieux auteur (rappelez-moi son nom) de la critique de Twilight n’avait-il pas lui même – à raison – dénoncé le machisme de ce divertissement ?
    Mais quelle divine mauvaise foi, cet O.C. ! :-)

  56. Je ne suis pas certain que ce site soit vraiment à prendre au premier degré (après tout, notre bon camarade O.C. n’a pas le monopole de la mauvaise foi) mais ce qui est sûr c’est que si Disney avait vraiment eu l’intention de propager des valeurs machistes, racistes, etc… avec ses films, alors ils se sont bien plantés avec moi parce que je les ai presque tous vus, et revus maintes fois, depuis que je suis tout gamin, bref j’ai baigné dedans pendant une bonne partie de ma vie, et cela n’a pas fait de moi un adulte macho/facho/homophobe/raciste.
    Ou alors: « serait-ce parce que je suis au dessus du lot, c’est à dire de la masse crasse des gens ignorants et facilement influençables? »^^

    En tout cas ce site m’a bien fait rire, et cette note aussi, merci pour ce bon moment de rigolade cher Odieux ;)

    Amitiés sincères,
    R de Rien

  57. Wa ! Wa ! Wa !
    Je passe sur l’article en lui-même (celui de l’odieux connard). C’est vrai qu’il est fendard. C’est bien comme méthode, et c’est pratique ! Ca permet de faire passer toute sa haine sans avancer le moindre argument, et en ne balançant que des attaques ad hominem. (au passage, vous ne faite vous même que suivre la mode de certains comiques de ces dernières années, dont l’humour ne tient que dans la méchanceté. Ca fait rire les frustrés et ça convainc les moutons).

    Ce qui est fort, ce sont les les commentaires. Effrayant !
    Argument n°1 (à peu près 80% des commentaires) : « ahah il est vraiment trop con le mec du cinemaestpolitique. trop lol. « . OK, merci.

    Argument n°2 : « c’est faux. j’ai vu tout les disney et je ne suis pas sexiste ». On est d’accord que cette affirmation ne vaut absolument rien ? Ca me fait penser à ceux qui commencent leur phrases par « je suis pas raciste mais ».

    Argument n°3 : « c’est pas la faute de disney si le lions sont sexistes. c’est comme ça dans la vraie vie. Disney essaie juste d’être réaliste » Tout à fait d’accord. Et même : disney a poussé le vice du réalisme au maximum en mettant en scène des animaux qui parlent et qui chantent; des animaux qui reconnaissent tous la légitimité du lion comme roi, etc.

    Argument n°4 : « disney reprend des contes traditionnels, ce sont ces derniers qui sont sexistes ». Cool. C’est vrai que disney est obligé de reprendre ces contes et qu’il n’a absolument pas le droit de les modifier. Ce qui serait vraiment chiant, ce serait qu’il invente de nouvelles histoires.

    Argument n°5 : « les enfants ne voient pas ce sexisme que vous décrivez, donc ils ne sont pas influencés ». Et oui ! Les images qu’on nous rabâche à longueur de journée ne nous influence pas du tout. C’est d’ailleurs pour ça que les grandes marques (coca cola, nike…) ne dépensent pas 1 centime dans la publicité. Ca servirait à rien !

    Argument n°6 : « OK, donc en fait il faudrait mettre des quotas partout. 1 blanc pour 1 noir, 1 jaune…; 1 homme pour 1 femme; 1 héroïne femme pour 1 héros homme, etc. Trop chiant » Heu, sans parler de quotas systématiques, faut quand même être de mauvaise fois pour dire qu’on s’approche d’une parfaite égalité sur les représentations hommes/femmes au ciné (et en particulier chez disney). Jeu marrant à essayer chez vous : prenez la liste des films de l’année diffusés en France, enlevez ceux dans lesquels le perso principal est un homme blanc. Combien en reste-t-il ?

    Je sais pas. Arrêtez-vous 5 min et re-regardez un disney.
    Vous avez vraiment l’impression que les femmes et les hommes y sont représentés de la même manière ? qu’ils ont les mêmes atouts et les mêmes défauts ?
    Vous avez vraiment l’impression que ces représentations sont anecdotiques et ponctuelles, et que ce ne sont pas les mêmes schémas qui sont rabâchés partout (ciné, pub, etc.) ?
    Ou alors, c’est juste que vous considérez que disney est un petit producteur indépendant que très peu de gens regardent, et qu’il n’a donc aucun impact (en tout cas, pas sur les enfants, qui savent bien que peu importe que la princesse à délivrer soit toujours une femme, et que le fort prince charmant soit toujours un homme, c’est n’est qu’une grosse coïncidence, et il faut faire abstraction du genre des persos des dessins animés) ?

    C’est vraiment effrayant !
    Et je crois que la liste de la plupart des commentaires à l’article de l’OC ne sont que le meilleur argument possible pour justifier la nécessité des analyse du type de celles du cinemaestpolitique.

    • Ouh la vache!! Dès que j’ai lu ça:
      « c’est faux. j’ai vu tout les disney et je ne suis pas sexiste ». On est d’accord que cette affirmation ne vaut absolument rien ? Ca me fait penser à ceux qui commencent leur phrases par « je suis pas raciste mais ».
      dont je n’ai pas bien compris le rapport entre le début et la fin (je serais curieux de savoir comment on peut arriver à une telle conclusion avec l’affirmation du départ), je me suis dit: c’est le cas typique décrié par notre bon camarade, balancer un « argument » incohérent et dénigrer l’autre en même temps. Chapeau mon gars!

      Par contre, je m’interroge, ne seriez vous pas l’auteur de ce charmant site pour en faire une telle apologie?

      • Salut mon gars !
        Je parlais de l’affirmation « je suis pas sexiste », qui en soit ne vaut absolument rien. Il ne s’agit pas de dire que l’on n’est pas sexiste pour que cela devienne vrai. De même qu’il ne s’agit pas de commencer une phrase par « je suis pas raciste » pour que la suite de la phrase ne soit pas raciste.
        C’était pas évident à comprendre, désolé. La prochaine fois j’essaierai de ne pas utiliser de mots trop longs et de faire des phrases courtes.

        Je n’ai pas fait non plus une « telle apologie » de ce charmant site. Ou alors vous avez encore mal compris l’une des phrases de mon commentaire. J’ai juste dit que ce genre de site était nécessaire. Y a quand même une petite nuance ou pas ?

        Par contre, je m’interroge : vous me paraissez beaucoup défendre les films de Disney. Ne seriez-vous pas Walt Disney lui-même ?

      • Walt Disney est mort. Je sais, dis comme ça, ça file un choc… Moi qui rêvait devant Zorro (quel homme !), Daniel Boone (quel homme !) et Robin des Bois (quel homme !) quand j’étais petit, voilà qu’aujourd’hui ces trois-là pourraient se marier entre eux.

        Tout fout l’camp… : )

    • On vois pas les même trucs alors.
      Toute mon enfance à été bombardée de mecs idiots et faiblards , stupides et puérils alors que les femmes sont des guerrières invincibles , douées en tout , gentilles , toujours intelligentes et serieuses.
      Ce que vous croyez être la norme ne l’est plus depuis plus de 20 ans , c’est l’exact opposé qui est au plat du jour. Mais là ça gêne personne , parce qu’il est interdit de dire du mal de TOUTES les idées féministes.Et que vous vous gobez tout ce qu’elles disent.

      Le féminisme affiché du cinéma est politique est un délire de personnes paranoïaques , qui voient de la domination masculine (rien que ce terme est ridicule , où elle est la domination ?! ) N’IMPORTE OU.
      Même la pierre dressée du Roi Lion , là où ils habitent , y est présentée comme symbole du phallus triomphant et oppresseur (!)
      Evidemment que le lion mâle y est « Roi » , la crinière , le « roi des animaux » vous n’avez jamais entendu ça ?!

      Vous vous croyez progressistes alors que vous avez l’esprit complètement orienté par ces personnes.

      • Bonjour,
        Pouvez-vous me donner quelques uns des nombreux exemples dans lesquels les femmes sont des guerrières invincibles, douées en tout…. ?

        Je vois que votre avatar représente Cell, l’un des perso de Dragon Ball Z, si je ne me trompe pas. On peut commencer par là peut-être ? Que des mecs faiblards et des nanas surpuissantes ! Je m’incline.

        Dans les disney, pareil, listons tous ceux où une princesse charmante vient sauver (avec son épée, son armure et son cheval) le pauvre prince faible et sans défense dont le seul but dans l’existence est de se marier. Je commence :… heu, ben non en fait, j’en trouve pas.

        Non, on ne doit pas voir les mêmes trucs.

        De toute façon, mettons que vous ayez raison, que les mecs soient toujours « idiots et faiblards , stupides et puérils alors que les femmes sont des guerrières invincibles , douées en tout , gentilles , toujours intelligentes et sérieuses »
        Rien que ça, le fait qu’il y aurait une telle différence systématique entre hommes et femmes, le fait qu’un personnage serait défini avant tout par son sexe, ça ne serait pas un peu sexiste ?
        Le féminisme ne demande pas que les femmes aient toujours la classe et que les mecs soient toujours représentés comme des beaufs.

        Sans vouloir me prononcer pour eux (et je n’ai pas lu tous leurs articles) je pense que ce que dit lecinemaestpolitique (et d’autres sites d’ailleurs), c’est que les représentations sexistes véhiculées par les médias sont partout et s’imposent donc comme normales, alors qu’elle n’ont aucune justification sérieuse (biologique, naturelle ou autre).
        Leurs analyses cherchent donc à pointer du doigt ce sexisme ambiant, pour justement que les gens y fassent attention lorsqu’ils regardent tout ces films. Je ne pense pas que ce soit une agression envers les spectateurs. Ces analyses ne disent pas « vous n’avez pas vu que c’était sexiste, donc c’est que vous êtes sexiste aussi ». Au contraire.

      • Parce que vous voulez des hommes et des femmes non pas égaux mais interchangeables.
        Hors ce n’est pas le cas.
        « Rien que ça, le fait qu’il y aurait une telle différence systématique entre hommes et femmes, le fait qu’un personnage serait défini avant tout par son sexe, ça ne serait pas un peu sexiste ? »
        Non; ce n’est pas défini avant tout par leur sexe, mais par la culture dans laquelle on vie. Les femmes ne sont pas des chevaliers et les hommes ne sont pas des femmes au foyer. Cela veut-il dire que les hommes sont tous des chevaliers et les femmes des femmes au foyer ? Non. Seulement que les hommes ne sont pas des femmes et vice versa.
        Désolé si vous vous sentez castré de ne pas voir les femmes représentées en combattant couillou à l’écran, mais libre à vous de mener votre propre vie dans la réalité.
        Et puis, on voit toutes sortes de caractères masculins et féminins dans Disney.
        Disney n’a pas de volonté sexiste, Disney est issu de la culture plus ou moins populaire de cette société, c’est tout.
        Si celui-ci a pu influencer le comportement des enfants (et encore, on ne convainc que ceux qui sont déjà convaincus), c’est à eux de faire leur émancipation en grandissant. Chose qu’ils font, je crois, plutôt très bien. Après tout, je ne connais personne qui se comporte comme n’importe quel personnage de Disney de près ou de loin.

      • Pour ma part j’aurais plus d’estime pour les sites tels que le cinémaestpolitique s’il entreprenait des actions concrètes comme par exemple soutenir la création de films montrant des personnages tels qu’ils ont envie de les voir. Je pense en particulier à des gens comme Kate Madison et son projet « Through the eyes of men » qui raconte l’histoire vraie des deux femmes pirates (et lesbiennes si Wikipedia ne se trompe pas…) Anne Bonny et Mary Read.
        On a là un projet sortant des normes mentionnées dans l’article, entrepris par une cinéaste talentueuse (allez voir Born of Hope, qu’elle a mis en ligne gratuitement sur Youtube (et qui a été vu plus de 10 millions de fois), vous m’en direz des nouvelles), et dont l’appel aux dons patine depuis 2010. Si des sites, féministes ou non, pouvaient se faire l’écho de son projet voire l’aider financièrement je pense que ça ferait beaucoup plus de bien que d’écrire des articles tels que celui sur le Roi Lion.

      • Peut-être pas dans ce sens « chevalerie » , ce n’est plus à la mode.

        Je parle de la réplique qui tue , du bon droit qui lui est toujours accordé , de la femme forcément forte rebellez et affirmée des Disney modernes et Pixar, de la femme savante face à des compagnons un peu débiles comme Hermione dans harry potter , de la guerrière façon Avatar , Quasiment tous les dessins animés modernes , n’importe quelle série US qui se veut serieuse et « dark » ont ces rôles là même si ce n’est pas forcément dans un rôle principal… Et je ne parle pas des jeux vidéos.

        Vous connaissez le cliché du personnage masqué , qui bute tout le monde avec une facilité extrême et qui , en ôtant sa capuche , révèle tout le temps une jeune femme ? Moi il me gonfle.
        NON NON NON :)
        Ce n’est pas les femmes qui sont les plus mal loties .

        Mario et la princesse à délivrer ça n’existe plus depuis belle lurette.
        Au lieu du nombre de personnages ( pour satisfaire VOS besoins de quotas , au passage ) , regardez aussi les rôles qu’on leur propose.

        Vous parlez des représentations sexistes qui vous arrangent , c’est ça le problème. Vous ne concevez le sexisme que lorsqu’il va à l’encontre des SEULES femmes. Rien que ça c’est déjà du sexisme .
        Et en accusant à tort , en taxant de sexiste ce qui ne l’est pas et en reprenant aveuglément toutes les idées féministes qui voient de la soumission et de la domination là où il n’y en a pas , vous accusez de sexisme .

    • En réponse à DeAmalfitano (commentaire du 2 février 2013 at 17:23) :

      « on ne convainc que ceux qui sont déjà convaincus »
      Heu, sérieusement ? Les gens (adultes ou enfants) ne sont pas influençables par les images qu’on leur balance ? Bon, j’envoie tout de suite un mail à Coca Cola ; qu’ils arrêtent de foutre de l’argent par les fenêtres dans leurs spots publicitaires.

      Dire que Disney n’a aucune influence potentielle sur les enfants est un peu gros, non ?

      « c’est à eux de faire leur émancipation en grandissant » Et surtout, qu’ils se démerdent tous seuls. Si quelqu’un essaie de comprendre en quoi les médias véhiculent constamment les mêmes clichés et d’ouvrir le débat dessus, il a le droit à un article insultant par l’odieuxconnard. Et des commentaires qui réclament « une descente aux enfers, une exécution, une décapitation bien en règle de ce personnage. » (cf. votre commentaire plus haut).

      Et pour finir :
      « Non; ce n’est pas défini avant tout par leur sexe, mais par la culture dans laquelle on vie.  » Et cette culture dans laquelle on vit, elle est créée comment ? Elle n’a pas le droit d’évoluer, elle doit rester figée telle qu’elle à tout jamais ?
      Vous étiez convaincu depuis tout petit que « Les femmes ne sont pas des chevaliers et les hommes ne sont pas des femmes au foyer », ou c’est à force de se prendre plein de dessins animés, publicité, films qui ne proposent aucune alternative (ou très peu).

      Les médias à l’heure actuelle ont une puissance énorme.
      Je ne veux pas avoir l’air de citer spiderman, mais je pense que cela implique en effet une grande responsabilité. Qu’ils fassent attention aux idées et schémas qu’ils véhiculent et réaffirment, bordel !

      Et qu’on m’explique en quoi le fait d’analyser les films selon ce point de vue là justifie un article et des commentaires de ce niveau de haine gratuite et non argumentée.

      • Les médias responsables? Vous en demandez vraiment trop d’un coup, mon bon ami!
        Pour répondre à votre préoccupation, je pense que plus que d’être féministe militant, le tort de monsieur cinémaestpolitique est de partir avec une idée préconçue (« Disney, c’est Mal! »), de faire rentrer de force l’objet de son attention dans des petites cases misogynes, de soutenir son discours à coup de freuderies de comptoir, d’être incohérent, et de manière général, de dire n’importe quoi.
        Que les production d’un studio américain du XX et XXI siècle puisse être misogyne pour une part importante de son époque, en suivant l’air du temps, c’est tout à fait possible, et il est bon de le souligner. Mais raconter du gros caca parce qu’on a décidé que c’est comme ça et puis c’est tout, c’est une invitation à la déculottée publique.

      • Parce que vous voulez influencer les enfants par votre propre pensée que, naturellement, vous croyez la bonne.
        Les médias, quels qu’ils soient, ne sont pas la pour éduquer les enfants. Ni pour faire le bonheur du monde.
        En effet c’est aux enfants, et aux parents, mais surtout à l’être en devenir de construire sa propre pensée au-delà des influences qu’il a subit (qu’elles soient sexistes ou ‘bien-pensantes’). Chacun doit mettre à l’épreuve ses aprioris, même s’il s’avère que ces rudiments de préjugés sont Bons.

        Le fait d’analyser les films selon ce point de vue haineux et mal argumentée justifie un commentaire haineux et non argumentée.
        Et surtout, par dessus tout, le plaisir de rire un peu.

    • Ouais c’est vrai.
      Moi quand j’ai vu des Disney, j’en ai déduit que se sacrifier pour une femme était noble, qu’elle étaient des êtres doux, raffinés et beaux, que le mec ne devait jamais passer en premier et qu’à l’occasion elles savaient se montrer aussi courageuses et fortes que leur prince charmant.
      Quel sexisme en effet.

      Quel abruti de gamin j’étais, de pas voir que cela était en fait discriminatoire et infâme, de pas faire du non-argument avec « Disney ne montre pas une seule femme chevalier » (oups Mulan, bah tiens si en fait) ou bien « Nala est opprimée parce qu’elle se soumet à Simba alors qu’en fait elle est plus forte » ou ce genre de non-sens.

      D’ailleurs, vous pouvez sortir et voir tous les mecs qui ont grandi avec Disney, tous des sales machos qui considèrent que la femme est une boniche qu’il faut tabasser car elle est tout juste capable de faire la cuisine, à cause de l’influence de ces mauvaises images.

      Alors qu’avec un site leur expliquant qu’une femme est forcément une connasse soumise si elle ne décide pas de devenir lesbienne, de mettre en laisse les hommes et d’avoir une vie de famille, ils auraient été plus heureux.

      Félicitons-nous de leur existence, car les enfants de leurs auteurs doivent être les seuls à être équilibrés:
      « T’as embrassé une copine à l’école ! Sale petit dominant patriarcal et sexiste ! C’est à elle de se mettre sur toi ! Et bien sûr, pauvre intolérant, tu penses qu’elle ne peut être heureuse que dans l’hétérosexualité !
      – Mais maman, elle m’aime…
      – Tu l’as forcée à être soumise ! Elle est opprimée comme toutes les jeunes filles à l’école, par la majorité masculine !
      – Y’a plus de filles que de garçons à mon école maman…
      – Ah parlons-en de ton école ! Un système tyrannique, quasi-royaliste où on doit obéir à l’autorité, comment les démocraties au cœur de notre société ! C’est l’enfant qui devrait commander !
      – Mais maman tu…
      – LA FERME ! Encore en train d’essayer de soumettre la femme hein ? Va plutôt mettre ta robe, quand je pense qu’hier encore on a pu te différencier de ta soeur ! »
      Essentiel.

      Alors oui dans les Disney il existe quand même des différences entre hommes et femmes. Et même entre personnes du même sexe. Des différences entre les êtres humains, mais oui mon Dieu, qu’attend-on pour appeler la police ?

      • Kamoulox !

        Mulan, c’est vrai que le site n’y fait jamais référence. oups, bah tiens si en fait. Et à plusieurs reprises d’ailleurs, vu que c’est l’un des seuls qui sortent un peu de la masse.
        Il y a d’ailleurs un article dessus. Caché sous le titre trompeur de « Mulan (1998) : féminisme et patriarcat chez Disney », cet article parle en fait de Mulan. Oups.

        Vous avez lu un peu le site ? ou vous balancez votre haine sur la base de préjugés qui ne correspondent pas du tout au site que vous fustigez ?

        Parce que le reste de votre commentaire, c’est du gros n’importe quoi. Vous êtes obligé de leur faire dire ce qu’ils n’ont pas dit pour pouvoir les rabaisser.
        Un peu comme l’article de l’OC, qui est obligé de les faire paraître agressifs alors que c’est tout le contraire qui se passe sur leur site et dans leur façon de répondre aux commentaires.

      • J’ai lu les différents articles du site incriminé: j’avoue que j’en sors assez décontenancé. On se demande effectivement quelle est le paradigme idéal pour l’auteur.
        Les « indestructibles », par exemple:
        -M. Parr est malheureux dans sa vie de père de famille, et rêve de s' »éclater « dans ses activités extra familiales: c’est mal!
        Bon, je comprends que la « vraie » vie, c’est la vie de famille: erreur! Car lorsque Mme Parr, elle, s’en contecte, c’est la preuve qu’elle est une victime soumise!
        Ah, bon… Donc, lorsqu’elle redevient super-heros pour lutter côte à côte avce son mari, c’est enfin la conquête de l’égalité, c’est cela?
        PAS DU TOUT! Elle est « attirée » dans le modèle « masculin » et patriarcal imposé par son mari!
        Bon, OK, je vais prendre une aspirine est je reviens…

    • @ Atombrecher (19h59)
      Je trouve un peu dommage de réagir de cette façon. Quand on pense que quelqu’un a tort, le réflexe le plus sain et d’en discuter avec lui, non ? Surtout qu’ils ont l’air assez ouverts à la conversation et au débat (j’ai vu un commentaire dans lequel l’auteur admettait avoir eu tort sur un point, alors que le commentaire le renvoyant vers cette erreur était loin d’être amical).

      Après, je comprends que si le seul argument que l’on a contre ce site c’est que « c’est du gros caca », il vaut mieux épargner aux autres le développement de cet argument.
      Bon, je suis un peu agressif contre vous sur ce point, alors que votre commentaire était plutôt soft, et relativement mesuré. Désolé. Mais, avouez que cet argument était léger.

      Pour ce qui est de la « déculottée publique », si vous parlez de l’article de l’OC, n’exagérons rien.

      • Pas de problème!
        Je suis également d’avis que débattre, avec des arguments, est la meilleur manière; maintenant, si vous vous souvenez, vous lisez les carnets personnels d’un gars qui se pseudo-nomme « l’Odieux Connard ». Je ne sais à quoi vous vous attendiez en lisant cet article.
        Du reste, le jugement sur la qualité de l’analyse n’est pas un argument, mais une conclusion. S’il vous choque, relisez mon commentaire précédent en omettant le passage incriminé, et vous devriez comprendre ce que j’ai voulu dire.
        Au risque de paraitre têtu, je maintiens l’affirmation sur la déculottée publique. l’odieux maître de céans manie le plat de la paume avec talent, et a un lectorat important.

    • @ DeAmalfitano (20h00)

      Je ne suis pas sûr de comprendre la première partie de votre commentaire.
      Ce que j’en comprends, j’y ai déjà répondu plus haut.

      « Le fait d’analyser les films selon ce point de vue haineux et mal argumentée justifie un commentaire haineux et non argumentée. »
      Voir ma réponse à atombrecher, qui a posté en même temps que vous.

      • Je n’ai pas envie de reprendre ma première partie qui me semble pourtant intelligible.

        Pour répondre à la suite,
        « Je trouve un peu dommage de réagir de cette façon. Quand on pense que quelqu’un a tort, le réflexe le plus sain et d’en discuter avec lui, non?  »
        Et bien, je crois que non. Ma réponse va être assez laide à entendre et assassine. Mais je crois que vous prenez position en innocente victime là. Vous jouez un peu à l’agneau.
        Je crois qu’on sait tout les deux que quand on pense que quelqu’un a tord, on cherche à l’écraser. A écraser son opinion. Je pense que c’est une simple et laide caractéristique de l’humain. Qui plus est inutile, car qu’elle que soit la position qu’on choisie au départ, on fera tout pour s’y accrocher et défendre ces positions jusqu’à la fin.
        Bien sûr vous pouvez me dire que je suis un méchant personnage pervertie, que votre but est juste d’échanger une conversation pour avoir un avis intéressant de l’Autre. Tout cela dans le respect et la joie. Mais je crois qu’au fond, c’est de la pure domination. Peu importe le sujet, peu importe la vérité finale du débat; on arrive toujours à tordre la logique dans son sens avec un peu de dextérité pour avoir raison.
        Les débats, si productifs selon certains dires, sont je trouve une arène où se battent à mort les opinions divergentes. D’autant plus sur internet où tout est plus simple (temps pour répondre + désinformation + protection de l’écran). Tout cela est bien humain : sale, bas, vorace et jouissif.

      • @ DeAmalfitano (23h35)

        « Je crois qu’on sait tout les deux que quand on pense que quelqu’un a tord, on cherche à l’écraser ».
        Il fallait commencer par ça. Ca explique tout le reste. Merci pour cette conversation (pas de second degré ici), je crois qu’on a fini.
        Je ne me sens pas du tout écrasé, et je ne pense pas vous avoir écrasé non plus.

        En PS je vous envoie juste vers le commentaire de Liam, du 5 sept à 16h24, sous l’article d’alladin :
        « Mais j’en reviens à votre critique. Et je ne peux que dire qu’elle est juste, et montre une contradiction dans mon discours que je n’avais pas vue. (…). C’est un impensé de ma part, et je suis content que vous me le faites remarquer. »
        Pourtant la critique de Kazenda à laquelle il répond est loin d’être sur un ton courtois et sympatoche.

      • Ceci est une pirouette, la seule qui permettait de vous en sortir.
        Well done.

        Cela dit, si on veut jouer aux citations…
        Liam Costigan : « Je pense cependant que votre remarque n’ébranle en rien le constat que Aladdin est une histoire où l’hyper-individualisme est structurant. »

    • Je ne vois absolument pas en quoi les analyses du site cinemaestpolitique sont nécessaires…
      Je suis d’accord, les médias influencent les gens (et certainement à plus forte raison les enfants). Mais Disney est quand même loin de diffuser un machisme primaire et une idéologie anti-féministe. Si l’on excepte les tous premiers dessins animés (blanche-neige, par exemple, qui est à replacer dans son contexte car créé en 1937, la mentalité n’était pas ce qu’elle est maintenant).
      Personnellement, je suis une femme, j’ai grandi avec les disney. Jamais je n’en ai tiré comme leçon que j’étais inférieure, au contraire. Les personnages féminins de disney sont très souvent porteurs de valeurs importantes. Quand j’étais petite, j’admirais Nala parce qu’elle était forte, Sarabi parce qu’elle était digne, je voulais être aussi courageuse que Cendrillon (oui, c’était une femme soumise, mais courageuse à sa façon). Et je m’identifiais aussi aux personnages masculins, simplement parce que leur caractère me semblait sympathique.
      C’est la force des enfants, tant qu’ils sont jeunes, le sexe ne compte pas (ou si peu). Si un personnage leur plait, peu importe qu’il soit masculin ou féminin, encore plus quand le personnage est un animal.

      • Un des rédacteurs du site répond exactement à votre question dans les commentaires de l’article sur le Roi Lion: « il ne s’agit pas ici de prétendre savoir ce qu’il se passe dans la tête de tou-te-s les spectateurs/trices du Roi Lion, ni de dire que l’interprétation que je donne de ce film est la seule possible. Mon seul propos était ici de dégager ce qui me semblait être « l’encodage » de ce film, c’est-à-dire le sens qui y a été mis (consciemment ou non) par ceux qui l’ont produit, sans m’intéresser en aucune manière à son « décodage », c’est-à-dire aux différentes lectures que peuvent en faire les différent-e-s spectateurs/trices qui le visionnent (et éventuellement l’apprécient). La seul chose que j’ai cherché à faire ici était de mettre en évidence ce que le Roi Lion dit à son public.
        Autrement dit, je n’ai jamais prétendu que les gens qui regardent (et apprécient) ce film sont (ou deviennent nécessairement) sexistes, racistes, anti-démocrates, etc. Il faut faire une distinction entre un film et la lecture qu’en fait chacun-e de ses spectateurs/trices. »

        Comme quoi, ils sont peut-être moins débiles que la manière dont en parle le torchon de l’OC.

      • Oui mais alors là je dis non.
        On ne peut pas prétendre « mettre en évidence ce que le Roi Lion dit à son public » sans prendre l’analyse la plus commune, la plus évidente.
        Je veux dire, tout le monde ici j’espère peut bien admettre que leur analyse est considérablement orientée ?!
        Le procédé d’analyse qu’ils utilisent est un gros SOPHISME. Tout à l’air logique, c’est vrai que bon ben ouais on peut pas trop réfuter leurs analyses, c’est vrai que c’est pas faux quoi. Mais NON. Sur ce procédé d’analyse, on peut faire dire tout et son contraire à n’importe quoi! C’est de l’interprétation totalement aliénée par un but. On ne cherche pas à analyser le film pour ensuite en déduire son message, ici on déduit le message et ensuite on analyse le film pour confirmer sa thèse.
        Je suis certain que si je voulais montrer que tout Disney -l’intégrale même Pocahontas- était un gros missile contre l’écologie, je le pourrais de la même façon.

      • @DeAmalfitano: Pas d’accord. Leur analyse est réfutable dans la mesure où ils s’appuient sur un certain nombre de traits explicitement valorisés, ou sur la fréquence statistique de certains aspects communs aux personnages. On peut donc discuter là-dessus (et c’est ce qui se passe quelquefois dans les commentaires du site).

        Dire que les méchants dans les films sont représentés comme fourbes, traîtres et dissimulateurs, c’est un aspect que l’on peut identifier précisément, et qui témoigne de « l’encodage » du film: celui-ci nous invite à voir les méchants comme des fourbes, traîtres et dissimulateurs.

        Après, il peut toujours y avoir quelques variations au niveau du décodage, comme le fait que certains enfants peuvent trouver les méchants très intelligents, et très classe grâce à leur diabolisme.

        Cela n’invalide en rien la possibilité de se focaliser sur l’un plutôt que sur l’autre.

        Ou alors on ne pourrait même plus parler d’un film d' »horreur » (qui vise explicitement à faire peur = encodage) sous prétexte que certaines personnes rient devant les films d’horreurs (=décodage), ou bien on ne pourrait plus parler de films « comiques » (qui recherche explicitement le rire = encodage) sous prétexte que certaines personnes s’ennuient devant ceux-là (=décodage).

      • @tom: « La seul chose que j’ai cherché à faire ici était de mettre en évidence ce que le Roi Lion dit à son public. » C’est là que ça coince pour moi. Ce qui me dérange dans ces articles (et par acquis de conscience je suis allée en lire plusieurs) c’est que toute cette analyse est présentée comme la seule possible. On ne trouve aucun modalisateur du discours laissant penser que l’analyse donnée n’est que le point de vue de l’auteur. Une phrase comme « Il m’a fallu environ 15 ans pour me rendre compte de l’énormité de l’horreur que représente Disney et pourquoi (la plupart de) leurs films (et bien d’autres) doivent être dénoncés et critiqués à chaque tournant », c’est agressif, non? Après, il peut peut-être s’expliquer dans ses commentaires mais c’est dans l’article qu’il fallait modaliser et expliquer que ce qu’il faisait n’est qu’une analyse possible (et à mon sens, pas forcément la meilleure car elle est atrocement orientée…).
        De plus, je suis assez d’accord avec DeAmalfitano. A la lecture, tout cela me semble très biaisé, on ne prend en compte qu’un seul aspect: le lien entre le sexe des personnages et leurs actions (et pas du tout une intention du personnage. Pour reprendre la scène de Nala qui « laisse gagner » Simba, oui, elle est en dessous. Pourquoi? Parce qu’elle est soumise, elle se rend compte de sa vulgaire place de femelle et l’accepte? On peut y lire plein d’autres choses, comme une ouverture, un espace laissé à Simba pour se rendre compte qu’elle le voit autrement qu’un ami. C’est loin d’être une interprétation fantaisiste, homme comme femme, on baisse la garde quand on est amoureux et qu’on veut que l’autre s’en rende compte. Mais cette éventualité n’est même pas prise en compte). L’auteur a quand même réussi à « expliquer » en quoi le dessin animé Rebelle pouvait paraitre terriblement sexiste, alors qu’il faut quand même bien tordre le sens du film pour en arriver à cette conclusion. Il fait part de deux autres articles qui expliquent l’inverse de ce que lui pense, et exclu d’office et sans argumentation ces points de vue. Et contrairement à Odieuxconnard (dont je n’approuve pas tous les articles, loin de là, je trouve sa mauvaise foi très souvent trop poussée et inadaptée), l’auteur n’a même pas le couvert d’une ligne éditoriale décalée.

      • @clo:
        1- je ne crois pas que l’humour de l’OC soit un élément qui joue en sa faveur comme vous le dites car du coup, quand il affirme des choses bien réelles (comme dans cet article malgré sa forme parodique), on peut toujours dire « ouais, mais c’est une blague, tu comprends faut pas chercher plus loin il est de mauvaise foi ». Au moins, les rédacteurs de « lecinemaestpolitique » disent « bonjour, j’ai une interprétation de ce film, et à mon avis, le film dit très majoritairement ça. Vlan; Et moi, je trouve ça détestable pour telle et telle raison. Re-Vlan. ». Du coup après dans les commentaires, on peut tenter de prouver qu’ils disent n’importe quoi, mais au moins c’est clair. En ce sens, je trouve que le caractère affirmatif de leurs interprétations et la clarté de leur méthode d’analyse est un élément positif, et c’est ce qui, précisément, fait qu’on peut les attaquer et répondre sur le même terrain avec des arguments comme les vôtres (contrairement à DeAmalfitano qui dit qu’ils sont inattaquables).

        La méthode me semble donc excellente et la critique des résultats des articles du site (comme celle que vous faites ici) me semble s’appuyer sur la même méthode retournée contre eux (c’est ce que j’ai essayé de montrer plus en détail au point 4- de ma réponse à LeDéclic -3 février 2013 at 09:57 -).
        J’en déduis en réalité de vos critiques que vous êtes plutôt d’accord avec moi, et en désaccord avec l’OC et DeAmalfitano.

        2- Vous avez peut-être raison en disant qu’ils font comme si (en tout cas dans leurs articles, mais ils sont plus nuancés dans les commentaires) leur interprétation était évidente et incontestable. Je vous le concède.

        Cependant,

        -dans la mesure où ils argumentent de façon claire et pas en faisant de l’humour ou de la « mauvaise foi » (cf les longues, très longues discussions entre les rédacteurs et un lecteur dans l’article sur les « Nouveaux Pères III » qui rejette en bloc tout ce qu’ils disent, ou alors dans l’article sur « Raiponce » + vous remarquerez qu’ils terminent souvent leurs commentaires par des questions invitant à prolonger la discussion « vous ne croyez pas? », « vous n’êtes pas d’accord? »)
        -dans la mesure où ils acceptent de rendre des comptes dans les commentaires et quelquefois de nuancer leurs propos, voire de revenir sur des bêtises,
        -et dans la mesure où ils n’insultent et n’agressent JAMAIS leurs lecteurs (j’en rends compte dans le point 2- tout au début du commentaire du « 2 février 2013 at 16:40″)

        il me semble que cela suffit pour démontrer que l’image que donne d’eux l’OC est absolument dégueulasse et malhonnête. Après, votre critique me semble tout à fait digne d’être discutée en détail. Mais la chose qui m’importe réellement, c’est de montrer clairement à quel point l’article de l’Odieux Connard est vraiment une déformation insultante et immonde de la réalité d’un site qui se débrouille comme il peut, avec des gens motivés qui défendent leurs idées selon une méthode tout ce qu’il y a de plus transparent, et qui se cassent le postérieur à répondre précisément, de façon polie, en long en large et en travers à la plupart de leurs contestataires.

        Que leurs résultats, au final, puissent être carrément contestés ici ou là, admettons (perso, je suis d’accord avec eux à peu près partout, mais ça c’est mon opinion). Mais ce que vous dites, c’est déjà une critique intelligente.

        Or l’Odieux Connard ici, ne fait pas une critique intelligente, il démolit tout sans regarder, en disant n’importe quoi et il libère la haine de certains des commentaires ici.
        C’est tout ce que je voulais montrer, et je crois que vos critiques ne contredisent pas ce point.

      • @ Tom: Effectivement, c’est l’essence même du site odieuxconnard que de démonter l’objet de ces articles (avec plus ou moins de finesse en fonction des cas). Je peux comprendre le coté parfaitement irritant lorsque l’on n’est pas d’accord avec lui. Quelque part, ce site ne se veut pas vraiment argumentatif et prêche surtout des convertis (dont moi, en fonction de ce que je viens lire. Je n’ai pas aimé certains films, alors je viens ici pour les voir se faire démonter. Je sais que ce sera méchant, mais justement, c’est pour ça que je suis là). En ça, je suis d’accord avec vous, il ne présente pas vraiment d’arguments, c’est du démolissage (mais encore une fois, c’est le but tout avoué de ce site).

        Ceci dit, je bloque quand même sur les articles de cinémaestpolitique, pour les raisons que j’ai déjà citées, et également parce que je ne trouve pas leur démarche bien constructive, pour deux raisons:

        1. Ils démolissent Disney alors que depuis blanche-neige, la représentation de la condition féminine évolue pas à pas. Même si cela ne semble pas parfait pour l’auteur, le studio fait quand même petit à petit des efforts. A une autre échelle, pour moi, cela s’apparente à dire à un élève « tu passes de 1/20 à 9/20 c’est quand même toujours nul! ». A mon sens, cela n’apporte rien. Il y aura toujours matière à râler, mais il est bien plus difficile d’encourager. Surtout que le but de disney (qui est tout de même une grosse industrie) c’est de faire du profit, pas de l’éducation à l’équité. Et en prenant cela en compte, leur effort à montrer des personnages féminins de plus en plus indépendants est plutôt louable.

        2. La représentation de la femme qu’ils donnent dans leurs articles me semble assez irréelle. Personnellement, je pratique des arts martiaux (plutôt bien, sans me vanter, je co-préside tout de même mon club) mais ça ne m’empêche pas de vouloir être amoureuse. Et dans une relation amoureuse, d’avoir de la délicatesse, et j’en attendrais de même de la part de mon partenaire. Or, après avoir lu plusieurs articles de lecinemaestpolitique, le fait d’attendre de la tendresse d’une relation, ou simplement d’en vouloir une semble être inenvisageable.
        C’est particulièrement flagrant dans leur article sur Mulan: « Les femmes peuvent donc s’attribuer des valeurs et des comportements masculins (ici se battre) mais à condition de rester ou de revenir à une certaine forme de féminité ». Est-ce donc interdit? En tout cas, dans l’article, la féminité qu’ils appellent pourtant « équilibrée » est autant pointée du doigt que celle qu’ils qualifient d’excessive. Est-ce que leur conception d’une « bonne » féminité, c’est d’être un homme? Parce qu’au fur et à mesure des articles, tous les comportements féminins posés par des femmes sont mal perçus et décriés. Pourtant, il me semblait que l’enjeu du féminisme, c’était aussi le choix. Et à choisir, j’aime pratique mon art martial, battre impitoyablement mes adversaires, puis quand le cours est terminé, me maquiller et porter des vêtements qui mettent en valeur ma féminité. J’ai choisi un peu des deux, je suis à l’aise avec tout ça. Or, plus je lis les articles, plus j’ai l’impression que ce type de féminité choisie n’est pas valorisée, et que si je me maquille après le combat, c’est que je renonce à ce que je viens de gagner parce que c’est féminin. Tout ça me laisse plutôt perplexe quand au message d’égalité…

      • @clo:
        -Ok, votre 2ème point en particulier se défend, c’est une impression qu’il m’est déjà arrivé d’avoir, à savoir que quelquefois, je trouve que le film a utilisé un grand nombre d’armes qui était à sa disposition, et que quand il parvient à un résultat, il est bon de percevoir tout l’effort qui a été fourni et pas simplement de dire « ah oui, mais il aurait pu se passer ça, et ce n’est pas le cas, donc bof. »

        -Cependant, je pense qu’ils n’ont pas tort d’enfoncer le clou. Vous dites que le site est quand même assez lourdingue parce que quand (je reprends votre métaphore) Disney passe de 02/20 (disons Blanche-Neige) à 09/20 (disons Rebelle), voire plus rarement à 14/20 (disons Mulan), ils tapent quand même sur le film au lieu de montrer la progression accomplie parfois par le studio. Admettons, mais le torchon de l’OC (dont la mauvaise foi n’est évidemment pas sans conséquence de par le fait qu’il l’assume, j’essaye d’en rendre compte plus bas dans ma réponse à « ladyxu » et « Obligatoire? ») et un certain nombre de commentaires me semble démontrer pour ma part l’importance de tirer plutôt dans le sens de la critique : l’article de l’OC présente comme une idée normale le fait que Disney n’est pas sujet à critique parce que ce sont « juste des histoires » avec des « inventions, et un certain nombre d’autres commentaires s’indignent que l’on puisse mettre moins de 19/20 à Disney, pour filer la métaphore jusqu’au bout.

        En somme, la mauvaise foi de l’Odieux connard et la manière dont il balaie la démarche même du site dans ses plus infimes détails, y compris les plus élémentaires, et en déformant la réalité de façon scandaleuse (par exemple, il ne précise pas que l’article d’Aladdin ne fait que reprendre les plaintes formulées par la Ligue arabo-américaine contre les discriminations en 1993 contre Disney, et que cette ligue a triomphé contre Disney au sujet des paroles jugées racistes de la chanson d’ouverture. Il fait comme si l’auteur avait tout inventé, comme ça paf, devant son clavier. C’est tout de même de la grosse manipulation très énervante, comment ne pas prendre les rédacteurs du site pour des imbéciles quand on masque des faits aussi importants?) me semble une démonstration déprimante du fait qu’ils ne font pas si mal que ça de critiquer très fort des choses qui apparaissent pour beaucoup de gens semble t-il, tout à fait non-criticables, ces gens étant même prêts, comme l’OC, à protéger ces productions de la critique la plus élémentaire par des manipulations scandaleuses.

        Après, au vu de ce que vous dites, je comprends que le site n’apparaisse pas pour vous d’une grande fécondité (pas très « constructif » comme vous dites). C’est un peu ce que souligne « gokimines », le site ne lui apporte pas grand-chose, et je crois comprendre ses arguments aussi bien (enfin, j’espère) que les vôtres.

        Voilà. J’espère ne pas avoir (trop) déformé votre point de vue pour l’acheminer vers mes propres conclusions.

  58. En tout cas ce qui est sûr c’est qu’on regrette le temps béni de « Naissance d’une nation » et des films d’Eisenstein. En ce temps là on savait faire des films sympathiques où la propagande était visible (j’avais beaucoup aimé le ku klux klan qui sauve les Etats-Unis de la conquête des Noirs (qui étaient désormais les seuls à avoir le droit de vote après la Guerre de Sécession…) ou encore les policiers à cheval qui jettent un nourrisson du haut d’une usine en grève (oui en URSS, les chevaux montent les escaliers et les nourrissons aussi…)).
    C’était mieux avant.

  59. Dans la Fée Clochette il y a quand même beaucoup de personnages féminins, avec très peu d’hommes… Polygamie et soumission des femmes, donc ?

    • Dans la Fée Clochette, le dernier sorti en tout cas, il y a surtout des caricatures de biatches, quelques pom-pom girls, des pseudo-geeks et des capitaines de l’équipe de foot. Sexiste, je ne sais pas, mais mettre des caricatures de lycéens dans un film pour enfant m’a laissé un sale goût en bouche.

  60. Excellent! j’ai découvert le site (Le cinéma est politique) « grâce » à votre article. J’ai donc lu quelques articles. Je vous conseille l’article sur la critique du film « Django unchained », une perle dans son genre également (d’ailleurs, j’ai rédigé une petite bafouille sur leur site qui a été censurée…bon apparemment ils n’ont pas du apprécier que je les qualifie de « fous » et « d’incultes » :D ).
    Visiblement, l’intelligentsia du CRAN a fait des émules (quand on voit le niveau de l’intervention du CRAN lors de l’élection miss France 2013: http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20121210.OBS2080/miss-france-le-cran-pointe-un-manque-de-representativite.html, on atteint un niveau stratosphérique dans la connerie).
    Continuez votre lutte contre la connerie Monsieur Connard! nous sommes derrière vous!

    • En même temps, aller insulter les gens et s’étonner d’être mal accueilli, hein, je dis rien, mais ça a peut-être un lien de cause à effet…

  61. c’est terrible, OC, terrible ce qui nous arrive.
    c’est la deuxième crise majeure de notre relation je crois.
    halala.
    ça sent le drame, chéri, faut qu’on parle.
    la semaine dernière je t’aurais fait un bébé qui pleure pas, et là… je sais pas, je m’avorterais moi-même sur la table de la cuisine, je pense.
    écoute je crois que nous deux ça va pas le faire.
    faut pas que tu le prennes trop personnellement non plus, y’a une chiée de connards tu sais, t’es pas tout seul et comme les connasses sont légions elles aussi, l’un dans l’autre…
    enfin bon, je rentre pas chez ma mère tu me pardonneras cet outrage à la règle commune mais j’ai un chez moi-toute-seule qui me va très bien.
    je t’embrasse pas tu piques un peu.
    (pis bon, hé, t’es chauve, quand même, merde)

  62. J’avoue être très étonné par le nombre de commentaires qui applaudissent l’Odieux Connard alors qu’il est absolument flagrant que son article est d’une nullité absolue, qu’il dit n’importe quoi, et que la lecture honnête des articles et des commentaires du site démontre l’exact contraire.

    L’Odieux Connard, avec son torchon, décomplexe complètement les attaques anti-féministes et anti-sexistes. On peut y aller, on peut cracher toutes les conneries qu’on veut, l’OC est avec nous, pas la peine de réfléchir, ni de lire attentivement le site qu’il salit.

    C’est vraiment bizarre. Heureusement qu’il y a un certain nombre (assez faible mais non négligeable) de commentaires qui s’efforcent d’être critiques sur l’article de l’OC. Mais pour l’essentiel, lire chez l’OC autant d’absurdités, de mensonges et de mystifications d’un coup, et en plus lire autant de commentaires heureux d’avoir lu un tissu d’âneries, c’est vraiment à vomir.

    Je signale que j’ai exposé (c’est le 6ème commentaire) une réfutation détaillée, point par point, de l’ensemble de l’article de l’Odieux Connard, qui démontre par A + B, en m’appuyant notamment sur les articles du site et les commentaires du site, que l’OC ment, trafique la réalité, déforme les idées du site, et dit vraiment n’importe quoi. Cette réfutation démolit aussi un certain nombre d’arguments qui apparaissent dans les commentaires ci-dessus.

    Les preuves de la débilité totale de l’article de l’OC sont donc très faciles à établir, elles sont à peu près toutes recensées dans ce 6ème commentaire, et elles recoupent des propos tenus dans d’autres commentaires critiques ci-dessus.

    Il est probable que personne ne va jamais le lire (c’est plus fun de lire un très long article de conneries plutôt que de lire un long commentaire de démolition en règle de de la totalité de ces conneries -je ne demande qu’à être détrompé…-), mais je tenais à le signaler encore une fois pour qu’on sache au moins que cet article a été complètement réfuté par les commentaires, (non seulement par le mien, mais aussi, bien sûr, par tous ceux qui le critiquent ci-dessus).

    • Peut-être que ce message n’aura que peu d’utilité mais je vais quand même essayer, hein, il faut bien un début à tout.
      Vous dites avoir lu et apprécié certains précédents articles de l’OC, et certainement qu’en allant voir les commentaires vous êtes tombés sur des perles plus ou moins argumentés concernant la supposée stupidité des articles concernés.
      Vous vous êtes probablement dit que les gens défendant avec ferveur Prometheus étaient légèrement à côté de la plaque.
      Non ?

      Ben je vois votre argumentation un peu de la même manière, bien que vos causes soient plus nobles que d’essayer de sauver un mauvais scénario.
      L’OC n’est à mon humble avis ni raciste ni sexiste, et ses lecteurs savent (j’espère) qu’il « sélectionne » les bonnes répliques/phrases avec lesquelles il peut faire un article croustillant. D’ou « odieux » et « connard » d’ailleurs.

      Donc j’aimerais vous donner comme conseils d’apprendre à lire entre les lignes (Il me paraît évident que même l’auteur de ce site est d’accord pour dire qu’un film a une influence -même minime- politique et sociale pour reprendre votre argument), et surtout d’éviter de dire que vous avez « prouvé » que votre point de vue était le bon.
      Et si vous pensez que l’OC fait l’exact opposé : lui, il plaisante. Et non, ses lecteurs ne sont pas toujours en accord avec ce qu’il dit, mais on s’en pète un peu les steaks, c’est ça qui est génial avec l’humour.

      « Ce n’est pas parce que l’on pense que sa cause est juste qu’elle fait automatiquement de vous quelqu’un d’intelligent : nous sommes tous le gros con obtus d’en face de quelqu’un. Et ça, visiblement, ce n’est pas encore bien passé : le nombre de larrons montés sur rails qui vous expliquent que bien sûr qu’ils sont ouverts contrairement au camp d’en face puisqu’ils ont RAISON, EUX, ça devient assez déraisonnable. » (article Guerre & Pacs de … l’oc).

      Voilà j’espère que ça vous aura aidé à décompresser sur ce sujet, et je me rends compte que j’aurai pu m’exprimer en une ligne : oui, je ris de tout.

    • Je me permet, à mon tour, de tenter de vous expliquer le concept de ce site.

      Odieux Connard est, ma foi… Ah, comment dire… Attendez, j’ai le mot sur le bout de la langue… Ah, oui! Un Odieux Connard, voilà. Et combien d’Odieux Connard posent les argument sur la table, tous, sans rien déformer, vous sourient et dit « Ma foi, je vois que sur ce point, nous sommes en désaccord. Je vous prie, prenez un siège, nous allons en discuter. Voudriez vous un verre de Brandy très cher? ».
      Non. Un Odieux Connard agit comme un Odieux Connard, en faisant des coups de pelles par derrière.

      Alors certes, l’Humanité est relativement stupide. C’est à mon avis un fait. Maiiiiis toutefois, je pense (encore avec espoir) que cette connerie a des limites. Et que des gens qui vont lire les commentaires d’un homme nommé « Odieux Connard » vont se douter, à la lecture des articles, trouver de la mauvaise foi, des coups bas et du troll dans les explications.
      Sur de nombreux points, j’ai grimacé à la lecture d’un article, trouvant qu’en effet, ce n’était plus les cheveux qu’il tirait mais carrément la colonne vertébrale. Pourtant, j’ai apprécié en général l’article, ou haussé les épaules, regrettant cette mauvaise foi hilarante à laquelle nous sommes, nous autres lecteurs fidèles, habitués.
      Et c’est peut être parce que nous sommes habitués, parce que nous « connaissons » le style du maître des lieux, que justement, nous savons pertinemment que c’est à prendre avec des pincettes.

      Au contraire de beaucoup d’autres, Messire Odieux n’a jamais eu le réflexe de dire « Et, je dis ça, vous prenez tout, avalez sans réfléchir et adorez moi comme un dieu ». Sur de nombreux points, il s’en moque à mon humble avis.
      Je crois aussi que beaucoup d’entre nous connaissons son interview, dans laquelle notre riche homme de droite, amateur de Brandy et de femmes ligotées dans les caves lève le masque et là… Surprise! C’est de gauche (si je me souviens bien) et désirant l’égalité pour tous qu’est notre monsieur! Pire même, il avoue prendre des positions qui sont l’opposées de ses pensées pour « former ses recrues ». Former à quoi? A réfléchir, ne pas se laisser abattre, débattre, réfléchir sur ce que les autres peuvent apporter.
      Et débattre, réfléchir, rire, voir l’absurdité parfois de certaines choses et les combattre, c’est aussi ce que fait notre cher auteur. Certains sont réellement absurdes lorsqu’on y réfléchit. Mais pourtant, ce ne sont pas forcément les valeurs de ces textes qu’il attaque, mais bien la façon de dire les choses.

      Je prend en exemple un article qu’il fit, sur les agressions à Paris. Là où le bas blesse, c’est que celle qui l’avait rédigé accusait clairement les hommes d’avoir fait en sorte que les femmes se fassent agresser, avec des éclairages publics éteints de X à X heures, ou bien la plus grande fréquentation des hommes la nuit, alors que les femmes elles sont moins nombreuses.
      A aucun moment, Odieux n’a dit que c’était cool que les femmes se fassent agresser et que tiens, si elles se font violer/frapper, c’est de leur faute, à ces femelles! Ce qu’il a dit, par contre, c’est que c’est stupide, car il n’y a pas de Macho-Man qui a tout planifié depuis son antre secrète de la terreur, que je ne sais plus quel argument sous-entendant que la femme était inférieure à l’homme était contraire à l’idée de Simone Veill, qui affirmait pourtant que la femme devait pouvoir marcher dans la rue, sans peur ni crainte, etc, etc…

      Pour ma part, je ne pense pas être plus intelligente ou stupide qu’un autre. Alors si j’arrive à comprendre ceci, j’ai tout de même dans l’espoir que les autres lecteurs de ce site le savent aussi.
      Même si pour vous, il semblerait que non.

      • Merci pour vos remarques argumentées.

        Alors, vos deux commentaires disent grosso modo la même chose, je vais donc essayer de vous répondre en même temps.

        1- Les textes humoristiques contiennent des représentations, des préjugés, des arguments implicites. C’est en cela qu’ils sont justement plus difficiles à critiquer, et la dénonciation de ceux-ci passe justement par la mise à jour de ces arguments implicites. C’est indéniable, de même que « le cinéma est politique », « l’humour » l’est aussi. Tenez ceci par exemple: c’est un type de droite qui fait des blagues sur les gens de gauche (http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2010/10/19/test-politiquement-tres-incorrect-etes-vous-de-gauche-ou-de.html). Eh bien, à certaines blagues (ex: celles sur les homos), mes ami(e)s de gauche à qui j’ai montré ça ne rigolaient pas. C’est qu’effectivement, toute production « humoristique » s’appuie sur et véhicule un certain nombre d’idées implicites et ce sont justement ces idées implicites qui provoquent le rire chez certains et pas chez d’autres. Du coup, critiquer un texte « humoristique » passe par le repérage des idées implicites qu’il contient, et par leur démolition.

        Alors que l’article de l’OC soit un article humoristique, merci, j’avais compris. Ca ne m’empêche pas de trouver son article mauvais.

        Je vous renvoie à l’article d’un sociologue qui explique ça mieux que moi: http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2012/08/lhumour-est-une-chose-trop-serieuse.html

        2- Je signale que je n’ai jamais dit que l’OC était raciste ou sexiste (c’est ce que je fais remarquer dans mon commentaire du « 2 février 2013 at 16:40″. J’ai dit, et je dis que cet article-là en particulier est malhonnête et dégueulasse. Mais l’OC est peut-être un type bien, ou pas d’ailleurs, je n’en sais rien, ce n’est pas la question. Ce qui m’importe, c’est ce que dit explicitement cet article, ou ce qu’il fait implicitement passer comme idées.

        3- Peut-être que tout le monde n’avale pas les contre-vérités de l’article de la même façon (il y a effectivement beaucoup de commentaires qui disent « Ok Odieux Connard, je t’aime bien MAIS (etc) ». Cependant, il me semble que parier sur l’intelligence des lecteurs qui vont séparer ce qui relève de la blague, ce qui relève du sérieux, ce qui relève de l’argument, ce qui relève de la mauvaise foi etc etc n’est pas une bonne idée. Non pas par mépris, bien sûr que les lecteurs sont intelligents et ont un esprit critique, mais parce que j’évalue la valeur de l’article de l’OC elle-même, le reste n’est pas ma priorité.

        En fait, j’applique à le lettre les principes donnés par l’OC lui-même dans 2 articles « Haaan mais c’est qu’un film! » et « Point de non-retour ». En gros, (j’applique son analyse des films nuls à l’humour), quand vous trouvez un texte d’humour pourri, et que vous avez l’impression qu’il raconte n’importe quoi, y’a toujours quelqu’un pour vous dire « haan mais c’est que de l’humour, tu devrais relire à tête reposée ». C’est un argument stupide, vous savez très bien que c’est de l’humour. Comme dirait un OC (oui, je sors totalement le propos de son contexte) : « La manœuvre est digne d’un skyblog » il suffit d’insister « sur toutes les couleurs et rajouter des gifs animés avec des petites fées qui scintillent pour que la forme fasse passer le fond.’ Hélas, cela ne rattrape en rien les abominables écrits » (…) « Sans compter que cela pique les yeux des honnêtes gens, voire les amène à pleurer des larmes de sang. »

        Donc, quand je lis l’article de l’OC, je ne me dis pas « haaan mais c’est de l’humour, je vais relire et décompresser », je pleure des larmes de sang comme les spectateurs qui vont voir de mauvais films en 3D.

        4- Imaginons qu’un type se faisant appeler sur Facebook « Le Traître infâme et Manipulateur » salissait ma réputation, je ne me dirai pas « ha, mais avec un nom pareil, il ne peut pas être honnête hihi c’est rigolo », je tente de démontrer par A + B qu’il dit n’importe quoi.

        Encore une fois, je ne qualifie évidemment pas l’OC de traître, d’infâme ou de manipulateur, je dis que son article est objectivement condamnable, qu’on peut le contredire arguments à l’appui, et que l’aspect humoristique est un faux-argument.

      • @Tom: désolé, j’ai fait n’importe quoi en écrivant 2 fois de suite le même commentaire, je crois que c’est mon ordi qui (dé)bloque.

      • Nous y voilà donc. Vous êtes un odieux emmerdeur qui prend l’humour au sérieux, et qui vient avec une méthode mathématique (1. 2. 3…) des plus barbantes et une fierté des plus déconcertantes se faire ennuyeux déclamateur. J’ai moi-même arrêté de répondre il y a un moment par le manque d’intérêt (mais pas par le manque d’argument).

        Votre argument est donc que cet Odieux Connard (qui porte bien son nom) descend injustement le noble et laborieux travail de bonnes gens qui font ce qu’ils peuvent.
        Permettez-moi de vous dire que cet article leur a surement fait plus de pub que tout autre. Ensuite, il leur a même rapporté plusieurs ‘fans’ et défenseurs, et pas des moindre !
        Quand à ceux qui se laissent embobiner par l’article d’OC sans réfléchir comme vous le penser surement, je ne crois pas qu’ils auraient été de potentiels lecteurs du cinémaestpolitique.
        Et enfin, quand à ceux qui utilisent un peu leur cerveau, et qui après un jugement réfléchi pensent toujours -les bougres- que ce site -pourtant génial- est un amas de foutaises -plus ou moins-; et bien je ne crois pas qu’ils auraient été eux non plus de fervents lecteurs. Au mieux, ils deviennent des critiques qui peut-être posteront sur le fameux site. Et alors ? Et alors, merci OC ! Quoi de mieux pour eux que des opposants qui réfléchissent, eux qui sont intouchables?
        Non vraiment, en bien ou en mal, l’important c’est qu’on parle de vous.

        Merci Tom pour ces critiques de votre part qui ont, j’en suis certain, réjouis l’Odieux Connard.

      • @DeAmalfitano: « L’odieux emmerdeur » trouve vos arguments oiseux.

        J’ai trouvé l’article de l’OC mauvais, malhonnête et parfois absurde, et j’ai essayé de le démontrer aussi bien que je pouvais en donnant tous les arguments qui me semblaient pertinents.
        Certains m’ont répondu, et ont argumenté en expliquant précisément en quoi l’OC semblait exagérait sur certains points, mais auss en quoi le site « lecinemaestpolitique » leur paraissait d’un intérêt très faible, trop biaisé dans ses conclusions, etc etc. Il me semble cependant, après ces diverses discussions, qu’un grand nombre de mes arguments visant à démontrer que cet article de l’OC mérite les qualificatifs que je lui attribue, restent justifiés.

        Alors après, le reste, en particulier ce que vous dites dans votre commentaire, me semble totalement sans intérêt. Le fait que l’OC soit un chic type ou non, le fait que par ailleurs il ait fait des spoilers tordants mais aussi d’excellents articles sur des sujets de société (« Science, it’s a pintade thing », effectivement), le fait qu’au final l’article de l’OC fasse de la pub à lecinemaestpolitique, le fait que le champ magnétique influe sur le vol des cigognes : tout cela est très intéressant, mais ne constitue pas mon propos. Je ne vois vraiment pas quoi vous dire de plus, ça m’a pourtant l’air transparent.

        Mais bon, comme apparemment vous avez des arguments secrets tout à fait décisifs susceptibles de prouver à quel point ma critique de l’article de l’OC est infondée, j’ai un peu peur de vous répondre.
        Des fois que vous vous décidiez à les formuler malgré votre « manque d’intérêt »… Brr…

      • Peut-être pensez-vous que je défends l’Odieux Connard et son article, ce qui n’est pas le cas.
        Mon premier commentaire le disait, ce que j’attendais c’était « un bon démantèlement de son esprit aliéné tout entier ». Car pour moi, ce site n’est pas valable. Aussi, si je ne trouve pas l’article de l’OC bon, c’est parce qu’il ne se focalise pas sur le bon sujet (à mon gout, l’esprit et la volonté du cinémaestpolitique) mais plutôt sur la forme et des choses grossières.
        Ce que je voulais dire si vous ne l’avez pas saisi, c’est que vous vous évertuez à descendre un article qui joue finalement en la faveur du site. Qui plus est, d’une façon cartésienne et mathématique face à un article volontairement humoristique et de mauvaise fois ce qui est inutile et ennuyeux.
        Vos commentaires -qui sont parfois tout à fait valables dans la défense du site- ont justement plus leur place sur le site lecinemaestpolitique.

        Pensez ce que vous voudrez, je garderai mes arguments même sous la torture. Nononon.

      • @DeAmalfitano:

        Ah! Je savais bien que nous finirions par nous entendre!

        -Mon commentaire est mathématique, cartésien, ennuyeux, inutile, barbant et fier,

        -MAIS à part ça, dites-vous, l’article de l’OC n’est pas bon! Ah d’accord!

        Mais c’est merveilleux! Je suis très heureux d’avoir enfin compris ce que vous vouliez dire apparemment depuis le début, heureusement que je suis resté !

        Dans ce cas, ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas obligé de me livrer vos autres arguments, ce que vous me dites me suffit.

        Bon, je crois avoir dit tout ce que je souhaitais et il faudrait que je cesse de squatter les commentaires au bout d’un moment, je commence un peu à me répéter.

        En tout cas, sans rire, la manière dont s’achève notre conversation (enfin, sauf si vous souhaitez ajouter ou préciser quelque chose bien entendu) me ravit au plus haut point. Soyez sûr que je ne pense que du bien de ce dernier échange.

    • Bonjour Tom,

      Est ce que je peux t’appeler Tom ? Et au fait, je peux te tutoyer ?
      Moi je suis Kwiskas. Je suis là pour t’aider Tom.

      Bon, première petite chose, je suis rassuré de voir que malgré ta promesse de ne jamais revenir sur ce blog, tu es revenu. En effet, il serait complètement … euh … bête, en effet, de bouder un site juste parce que tu as eu un désaccord sur un seul article. Au pire, ne lis pas les sujets de société, juste les spoilers.
      Tu vois, par exemple, moi, noble félin, je suis victime de multiples tentatives de rétention dans un sac en toile immergé par le maître des lieux, ce qui ne m’empêche pas de venir vider son frigo, pisser sur son tapis persan ou mettre des poils partout.

      D’autant plus que tu sembles visiblement capable de prendre du recul, et d’exprimer ton opinion avec argument. J’avoue n’avoir pas tout lu de ton raisonnement, aussi je ne vais pas le juger.

      J’ai parcouru un peu le site décortiqué ici, j’avoue que sur le fond, il y a des idées intéressantes, mais globalement, l’auteur va trop loin dans son style, du coup, on se demande ce qu’il se passe. J’ai l’impression qu’il (je revendique l’utilisation du « il », ne sachant s’il s’agit d’un homme ou d’une femme – pas une marque de mépris, juste le respect des conventions françaises) est absolument omnibulé par un idéal d’égalité pure, au point de demander d’utiliser au maximum des incongruités grammaticales et orthographiques, ce qui est – désolé de le dire – d’une nullité crasse ; surtout, ça donne l’impression que la personne cherche plus à vous embrigader dans une doctrine qu’à vous convaincre.

      Et c’est surtout ça qui fait bondir l’odieux connard je pense … dans son style tout personnel certes (mais les deux autres personnes avant moi ont assez bien rappelé le concept du site, donc bon hein). Enfin après je suis pas son porte parole, ni une de ses groupies (oh, j’utilise un nom à connotation négative de genre féminin, quel monstre je suis !), mais je suis juste un chat qui essaie de faire fonctionner son cerveau, et en lisant les articles du site … Bah c’est à peu près ce que je me dis.

      Alors ne boude pas parce que tu es en désaccord avec l’odieux connard.

      • @Kwiskas:

        Cher Matou,
        Tu as bien raison de m’inviter à partager ta sérénité féline. Comme j’ai tenté par ailleurs de le préciser à plusieurs reprises (notamment dans la réponse à DeAmalfitano ci-dessus), il serait absurde de cracher sur le tapis de l’OC plus de boules de poils que nécessaire.

        Aussi je tiens à te rassurer: bien qu’ayant trouvé son dernier plat de Friskies à vomir (j’ai du mâcher des plantes vertes toute la journée après l’avoir mangé, et n’ai même pas réussi à finir ma coupelle de lait!), je ne doute pas que l’OC soit capable de nous faire ronronner en coeur par ailleurs.

        En tout cas, si c’est l’impression que tu as eu, sache bien que ce n’est pas ce que j’ai voulu miauler. Merci de m’avoir tendu la papatte, je vais aller me faire les griffes ailleurs maintenant.

  63. Un aspect que les auteurs du site me semblent aussi ne pas prendre en compte est que, depuis Alladin (peu ou prou), les longs métrages de Disney (et encore plus ceux de Pixar) s’adressent de plus en plus à un public de jeunes adultes, plusencore qu’à ces chères petites têtes blondes.

  64. En explorant le site, outre le fait que l’on aperçoit des constructions grammaticales douteuses (« illes », et comme le souligne l’auteur, des -e-s à chaque adjectif, y compris au singulier), l’homophobie de Disney est souvent évoquée.
    Sans être un fervent défenseur de celui ci, je me contenterais de rappeler que ce dernier accordait l’assurance maladie de l’entreprise aux conjoint des employés homosexuel. Dans les années 20-30.

    • Ce n’est pas tout à fait exact. À ma connaissance, ce n’est pas Walt Disney qui a fait ça de son vivant, mais la société Disney, et c’était en 1995-1996, donc grosso modo à l’époque de la sortie des dessins animés cités au-dessus. Néanmoins, ça reste plutôt courageux et avant-gardiste. La chose a d’ailleurs fait énormément scandale, les religieux et conservateurs reprochant à Disney d’avoir perdu son sens moral et tout ce que vous voulez.

  65. Mon dieu que de pavés jetés pour enfoncer ces portes ouvertes.
    D’un côté j’ai le doigt accusateur de la prose des féministes qui me rentre dans l’oreille droite et de l’autre j’ai les sarcasmes de la pine des hommes blancs hétéros irrités qui me rentre dans l’oreille gauche.
    Encore un peu et le contact sera réalisé, réduisant en bouillie ma cervelle déjà bien ramollie comme les mollets de la belle Amélie.
    Alors moi je me dis « Sous les pavés la plage », laissez nous un peu d’espoir, laissons les enragés se défouler avec leur prose et posons le notre sur le sable pour un moment de « Sea Sex and Sun ».

  66. Punaise y’en a d’autres que moi qui regardaient pere castor ? C’était pas le meilleur cependant je préferais sailor moon et cat’s eyes. J’ai tout bon bon non les féministes ? C’est des animés avec un excellent ratio filles / mecs !
    Je suis de plus en plus éberluée par les discours féministes du dimanche… Et l’autre qui veut changer l’appellation de l’école maternelle, c’est pas pathétique non plus ?

    • Rappelons par ailleurs que castor se dit en anglais « beaver », et je vous renverrai aisin à cette petite merveille de la musique « américano-canadienne » : « Two Beavers are better than one », et je pense que la boucle avec le commentaire ci-dessus sera bouclée !

  67. C’est un petit peu couillon quand même de critiquer une analyse sémiologique sans même noter au passage que c’est une analyse sémiologique … Enfin vous êtes de mauvaise foi et c’est le concept et ce qui est censé être drôle on est d’accord, mais là vous êtes aussi un petit peu à côté de la plaque de l’objet de vos émois …

  68. Mais au final … Urotsukidoji c’est pire que les Disney ou pas niveau sexisme ?

    Enfin je trouve ça marrant que des gens puissent considérer que des Dessins Animés vont façonner la façon de penser des enfants quand ils seront adultes. Surtout quand,comme cité dans l’article, ils en ont vu eux même plein étant enfant et que ça ne les a pas empêché de devenir ce qu’ils ont voulu ensuite.
    En fait, les dessins animés sont les vrais responsables des tueries dans les campus américains … on vient de sauver les jeux vidéos !!!

    Sinon, je vais devoir expliquer à ma fille qui n’arrête pas de taper son grand frère pour lui piquer ces voitures, qu’elle n’a plus le droit d’aimer s’habiller en princesse car elle est soumise à la condition masculine.

    Pour finir, je pense que certains ne comprennent vraiment pas le principe de ce site … c’est désolant de voir que des gens qui « aimaient beaucoup les articles » jusqu’à ce qu’un sujet les touchent …
    Il y a eu plusieurs articles qui m’ont titiller sur mes valeurs, mais bon pourquoi prendre mal du second degré / des satyres ?

    Peut-on rire de tout ? … Oui mais pas avec n’importe qui.

    • Ce n’est pas que les dessins animés, mais l’ensemble de ce à quoi ils sont confrontés dans leur vie, qui façonne leur façon de voir… Si ces dessins animés allaient à contre-courant d’une pensée générale, et que le message de la société en général était « filles = aventurières et scientifiques = aussi importantes que les garçons », cela ne porterait guère à conséquence et serait même plutôt positif, puisqu’ils apporteraient une réflexion aux enfants au lieu de flatter leurs idées reçues. Mais cela fait partie d’un tout, et s’il est faux de penser que la société a une influence sur les idées d’un individu, on peut se demander pourquoi les gens ont des conceptions si différentes en fonction des nations dont ils sont issus. En théorie, si on n’était pas influencé par l’éducation, un français de souche pris au hasard devrait avoir statistiquement la même opinion sur l’excision qu’un nord-soudanais pris au hasard…

      • Attention pour ma part je parle bien dessins animés et l’occurrence des Disney et du Roi Lion ou autre Aladdin à l’origine de l’article ciblé.
        Je ne dis pas que les films n’aient pas pour objet de faire passer des messages politique ou idéologiques.
        Je ne pense juste pas que l’idéologie des Dessins animés Disney aient pour but de faire passer des messages sexistes ou misogynes.

        Quand on parle de lions, que le lion mal soit le dominant soit le chef de la horde, c’est le principe dans la nature, j’aurai trouvé ça bizarre que le dominant soit en effet un lionne, désolé, ça choque quelqu’un quand c’est dans un reportage du National Geographic ?

        Maintenant que l’on essaie de faire plus attention avec des films comme rebelle c’est très bien.
        C’est pas pour ça qu’il faut jeter les pierre aux anciens films…

        Pour finir je considère tout de même que l’éducation est donné par les parents et les institutions et pas par la télévision ou le cinéma.
        Ce sont les adultes qui inculquent des valeurs à leur enfants, mais s’ils devaient s’éduquer tous seuls avec des dessins animés Disney sans aucune implication extérieure, ça m’étonnerait que des enfants deviennent des sadiques / sexistes / racistes / tout ce que vous voulez…. Épileptiques et migraineux surement par contre.

        .

  69. Tom gagnerais à écrire les articles du site « lecinemapolitique », il se défend bien mieux que l’auteur des textes présentés par ce cher Odieux. Bravo à vous deux en tout cas, car les deux « articles » sont de qualité.

  70. Merci pour l’adresse de ce superbe site, j’adore désormais leurs chroniques et leurs analyses de films. C’est pas aussi poilant que vos spoilers, cher Odieux, mais très instructif ;)

  71. Ce cher Tom n’a pas relevé le dernier paragraphe d’OC: « Exactement le genre de chevalier qui fait que désormais, dans tous les films, qu’importe le contexte, on vous sort du chapeau des personnages se comportant exactement comme des gens du XXIe siècle histoire que le spectateur ait l’impression que depuis la nuit des temps, tout le monde pense comme lui. ».

    Que propose donc cinéma est politique et Tom? Des films 100% politiquement correct avec des histoires 100% agrées par le comité de prévsionnage? Faudra-t-il des cotas de minorités, sexes, avec des scénarios conformes à la morale féministe? J’ai déjà beaucoup de problèmes avec les films historiques se voulant proches de la réalité mais qui ne nous épargne aucun anachronismes de mentalités (beaucoup plus fréquents que les anachronismes matériels) où on transforme des mystiques rhénanes du XV en féministes (alors que c’est comprendre à l’envers une spiritualité tournée sur la faiblesse du corps féminin devant combattre le péché originel par la souffrance) ou des poilus tous anarchistes et pacifistes comme on l’a déjà remarqué plus tôt sur ce blog (deux exemples parmi une tripotée).

    Enfin l’acharnement contre l’homme blanc dans tous les articles de « cinéma est politique » que j’ai lu, me met mal à l’aise. Je suis d’accord que le cinéma américain en fait un peu trop sur le héros masculin et blanc, mais à ce que je sache on est loin d’avoir un joli tableau de ce dernier dans l’ensemble de la production cinématographique. Pourquoi devrait-il être toujours un salaud sans vergogne comme semble le suggérer Tom? En gros dois-je me mettre une balle dans la tête pour arrêter de persécuter le reste du globe (sans m’en apercevoir) ?

    Enfin je n’ai pas trop goûter la comparaison tapis volant d’aladdin=la voiture des bougnoules. Ca m’a l’air gratuit ça… Ca vient d’où? J’ai beau retourner les interprétations possible je vois pas de liens.

    • @Werther:

      1) « Que propose donc cinéma est politique et Tom? »:
      – En ce qui concerne ce que propose « lecinemaestpolitique », je vous renvoie aux discussions menées ci-dessus avec « gokimines » et « clo ».

      Vous remarquerez que leurs commentaires insistent sur le fait que « lecinemaestpolitique » démolit beaucoup mais fait peu d’articles entiers pour soutenir des films, ce qui est dommage. De ce fait, pour « gokimines » et « clo », le site ne leur apporte pas grand-chose et leur apparaît « peu constructif ». Et vous noterez bien, en particulier dans mon dialogue avec « clo » que tout en défendant le site et en indiquant les quelques films qu’ils apprécient et recommandent dans leurs articles, je concède totalement ce point.
      -Quant à moi, je ne propose rien, je me contente (d’essayer) de démontrer que l’article de l’OC est très mauvais. Vous allez me dire que je ne me foule pas trop: peut-être, mais je n’ai jamais prétendu faire autre chose que ça (vous pouvez lire tous mes commentaires pour vous en convaincre). Alors peut-être trouvez-vous que « c’est trop facile », je ne sais pas, mais en tout cas mon but est clair. Je vous renvoie cela dit à mon commentaire du « 2 février 2013 at 16:40″ si vous voulez quelques vagues et allusifs éléments concernant mon avis là-dessus, en particulier le paragraphe où j’explique que la frontière ne passe pas entre les « idéologies puantes » ou « non-puantes » mais entre celles qui sont « envahissantes » ou non.

      2) S’il vous plaît, pas de mauvaise foi, c’est insupportable. Attaquez mes arguments si vous le souhaitez, mais ne me faites pas dire ce que je n’ai JAMAIS dit ni insinué. Où avez-vous vu que j’insinue que « l’homme blanc » est un salaud? Non mais ça va?? J’emploie une seule fois l’adjectif « blanc » dans la totalité de mes commentaires, c’est quand je parle du fait que dans les Disney, on a très très souvent un « chevalier blanc au sourire brillant » qui vient sauver la princesse, dont il tombe amoureux, et avec qui il forme un couple à la fin du film(dans mon commentaire du « 2 février 2013 at 16:40″). Je ne vois pas où est-ce que vous voyez une quelconque apologie de la haine de l’homme blanc! Par ailleurs, permettez-moi de vous préciser que c’était une métaphore, je ne pensais pas à la couleur de peau en disant « chevalier blanc », cela m’avait semblé évident. Si ça ne l’était pas, voilà une erreur de corrigée.

      En ce qui concerne « l’acharnement contre l’homme blanc » dans le site « lecinemaestpolitique », allez sur le site consulter l’article « Quelques réflexions sur Django » et lisez le commentaire d’une rédactrice (« 6 février, 2013 à 13 h 03 min »). Je ne dis pas que j’y souscris (encore une fois mon seul et unique but était de réfuter l’article de l’OC que je trouve caricatural, injuste et pas bon, je n’ai jamais dit que je voulais défendre tout ce que dit le site -lisez ou relisez mes commentaires-), mais c’est juste pour vous indiquer l’endroit où se trouve leur réponse la plus claire, me semble t-il.

      3) Je ne comprends pas du tout comment ni pourquoi le rédacteur de l’article a parlé de « voiture des bougnoules ». Mais comme l’OC ne fait pas une seule ligne pour critiquer cette expression (il la cite juste mais ne dit rien), je peux donc continuer à trouver la totalité de l’article de l’OC calamiteux. S’il l’avait reprise et critiquée comme il sait bien le faire en d’autres occasions, je n’aurais pas pu dire que l’OC a eu tort sur ce coup-là. Mais comme l’article de l’OC ne démolit même pas un point aussi bizarre, et préfère accumuler des inepties sur plein de points qui sont beaucoup moins contestables, je continue donc à le trouver intégralement mauvais.

      => Bon, je ne détiens pas la science infuse, je ne prétends pas convaincre tout le monde, ni accuser tous ceux/celles qui trouvent le site « lecinemaestpolitique » inintéressant de je-ne-sais-quoi. J’entends juste démontrer que l’article de l’OC est immonde et j’essaye d’argumenter avec ceux qui sont en désaccord avec moi aussi clairement que je peux.

      Alors oui, Werther, vous pouvez ne pas être d’accord avec moi me le faire savoir, mais enfin, avant de m’accuser, lisez les commentaires que j’ai écrit et ne me faites pas dire n’importe quoi !!!

      • @Werther:
        M***!!
        La fonction « recherche » de mon ordi semble avoir eu un problème, en retapant Ctrl-F et en écrivant « blanc », je me rends compte que j’ai aussi utilisé le terme « blanc » concernant un exemple imaginaire que je prends dans mon commentaire du « 2 février 2013 at 16:40″.
        Je ne suis toujours pas d’accord avec vous quand vous dites que j’ai insinué que l’homme blanc devrait être un salaud, mais effectivement, je ne parle pas que de « chevalier blanc ».

        Mea culpa, maxima culpa, là c’est moi qui ait dit une grosse connerie. Non, non pas de doute, c’est moi qui me suis planté, je vous présente donc mes plus plates excuses et modère donc le ton agressif de mon dernier commentaire, je ne comprends pas pourquoi ça ne me l’a pas indiqué tout à l’heure.

        Je précise cela tout de suite pour ne pas induire en erreur ceux qui liront mon commentaire précédent (le 1er paragraphe de mon 2nd point est une erreur, et je le retire, j’ai dit n’importe quoi) et je vous réponds tout de suite.

      • Pour reprendre l’idée d’un mien commentaire plus haut sis plus haut, le problème du site en question et de ses critiques (outre le viol de la langue française), c’est de partir d’un point de vue, et de tordre l’objet d’étude jusqu’à ce qu’il ait la forme désirée. Il y a plus là-dedans de foi que de véritable analyse.
        Il y a évidemment par-ci, par-là des critiques justifiées et des arguments qui font mouche; à force de voir du sexisme partout, on finit forcément par en pointer du doigt pour de vrai. Ce n’est cependant qu’un effet de bord, un coup de chance, et il appartient au lecteur de critiquer la critique pour en retirer quelque chose.
        C’est amusant, car c’est justement ce qui s’est passé dans le présent billet; et les « attaques anti-féministes » dont vous vous croyez la cible ne sont pas autre chose que des critiques, et des arguments. Avez-vous donc tant à craindre, que vous réagissiez avec tant de vigueur?

    • @Werther: [RECTIFICATIF à mon commentaire du « 6 février 2013 at 16:57″]

      2)

      Je crois que vous faites gravement erreur en m’accusant de « suggérer » que « l’homme blanc » ne peut être qu’un « salaud sans vergogne ».

      Je rappelle que le passage incriminé se situe dans mon commentaire du « 2 février 2013 at 16:40″ où je réfutais l’idée (totalement immonde à mon sens) présente à plusieurs reprises dans l’article de l’Odieux Connard. On pourrait résumer cette idée de la façon suivante: « ramener tout au sexe des gens » n’est pas une attitude anti-sexiste mais une attitude sexiste, de même que « ramener tout à la couleur de peau » n’est pas une attitude anti-raciste mais une attitude raciste. Vous avez cru voir dans ma démonstration à cet endroit-là des propos tendancieux, « suggérant » que les « hommes blancs » sont des « salauds ».

      Vous avez totalement tort, à mon avis.

      En effet, vous remarquerez que j’emploie de façon obsessionnelle le terme « statistique » ou l’expression « purement statistique », précisément pour contrecarrer votre accusation que j’avais anticipé (voir mon commentaire du « 2 février 2013 at 16:40″ mais aussi toute ma réponse à « Le Déclic » du « 3 février 2013 at 09:57″, ainsi que ma réponse à « DeAmalfitano » du « 3 février 2013 at 00:16″).

      J’ai suffisamment réfuté ce point et cette rhétorique nauséabonde de l’OC dans mon commentaire du « 2 février 2013 at 16:40″ (enfin, j’espère!), mais je tiens à bien me faire comprendre.

      -Premièrement:
      Insister à outrance, comme je l’ai fait, sur l’idée que l’on ne fait qu’effectuer des constats « purement statistiques » évite d’incriminer des volontés personnelles, et d’agresser des personnes en particulier qui seraient méchantes, vicieuses, diaboliques ou je-ne-sais-quoi.

      Tenez par exemple ceci: http://www.inegalites.fr/spip.php?article1099&id_mot=103 Les diverses études présentées ici par l’Observatoire des Inégalités au sujet de la discrimination à l’embauche nous mettent en face de plusieurs constats STATISTIQUES simples.

      Par exemple, en ce qui concerne la 1ère étude citée, et réalisée en 2006, sur l’échantillon de 2112 CV envoyés durant 2 mois, « un candidat avec nom et prénom français doit envoyer 3 fois moins de CV que son concurrent (19 contre 54) pour obtenir une proposition d’entretien d’embauche. Pour un candidat de nationalité marocaine, c’est 15 fois plus. ».

      En ce qui concerne la 2nde, réalisée en 2006 sur un échantillon de « 4880 candidatures » dans divers secteurs d’activité, l’on constate le fait statistique suivant: « lorsque les candidatures, pourtant identiques, reçoivent un traitement différent, le candidat censé évoquer une ‘origine hexagonale ancienne’ (par exemple « Jérôme Moulin ») est globalement 3,7 fois plus souvent favorisé (70 contre 19) que le candidat d’origine maghrébine ou africaine (par exemple ‘Kofi Traore’) à l’issue du recrutement, et 6,2 fois plus au stade de l’entretien d’embauche. »

      Bon, je ne vais pas vous retranscrire le contenu du lien, et vous invite à le consulter vous-même. Mais vous constatez bien que ni l’Observatoire des Inégalités, ni moi, n’incriminons qui que ce soit en traitant les « blancs » ou les personnes ayant certains types de noms de « salauds » devant se « mettre une balle dans la tête ». Ce n’est qu’au prix d’une déformation manifeste de la réalité que vous pouvez y voir ici une agression personnelle. Il ne s’agit là que de constats statistiques, d’où l’on infère l’existence de problèmes politiques et sociaux à résoudre. Qui a traité l’autre de salaud? Personne.
      Je ne vois pas du tout où est le problème là-dedans: on n’accuse personne, on prend des échantillons, on fait des tableaux, et on décrit ce qu’il y a dans le tableau. Point.

      -Deuxièmement et en conclusion:
      Vous comprenez donc pourquoi je trouve l’argument de l’OC présent dans son article (« quand vous ramenez tout au sexe/à la couleur de peau/à x ou y » = « vous êtes sexistes/racistes, x-istes ou y-istes ») non seulement foireux, mais carrément dangereux. En effet, il ne s’agit pas de « ramener tout » à quoi que ce soit, mais de faire remarquer des problèmes en s’appuyant sur des constats « purement statistiques ».
      Et il me semble que c’est exactement ce que fait, ou souhaite faire « lecinemaestpolitique » (cf ma réponse à LeDéclic,
      3 février 2013 at 09:57) et c’est ce qui justement rend leur analyse claire et discutable, au sens où on peut appliquer la même méthode contre eux pour invalider leurs conclusions (cf notamment 1er paragraphe de ma réponse à DeAmalfitano 3 février 2013 at 00:16).

      En utilisant son argument foireux présenté ci-dessus, l’article de l’OC semble quant à lui indiquer que faire remarquer un problème = créer le problème = accuser les gens d’être des enfoirés. C’est non seulement absurde, comme je viens de le montrer, mais dangereux (car ça revient à dire qu’il ne faudrait rien faire remarquer du tout, et regarder ailleurs).

      Je développe cet argument précisément dans mon commentaire du « 2 février 2013 at 16:40″, et il m’avait semblé transparent. Je tiens toutefois à préciser cela une dernière fois.

      Par conséquent, Werther, vos accusations me semblent totalement infondées et absurdes.

      • Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir.

        Comme cet aphorisme semble te convenir, le bleu !

        Allez, trente pompes, et plus vite que ça, dugenou !

      • Mouai, ramez tant que vous pourrez @Tom, je vous ai lu et j’ai trouvé ça nul à chier.
        D’autant que vous parlez d’un dessin animé datant de 1994 – reflet féérique et enjoué de mœurs et idéos vieux de plus de 18ans.
        Sachez que depuis la fin les années Mitterrand, les femmes ont largement gagné en égalité. Bien des femmes sont désormais à de très hautes responsabilités civiles/privées et les homos sont à 2 doigts de se marier.
        Autrement dit, votre article est passé de date, délavé par 16 années d’évolutions sociales à tendance accélérée vers l’égalité Homme/femme.
        Alors Tant qu’a faire, pourquoi ne pas mettre à nu les « Tarzans » de 1976 pour s’apercevoir, OH SURPRISE, du racisme, du machisme et de l’esclavagisme colonial qui sévit encore dans le monde aujourd’hui?
        L’enfant doit apprendre, tout comme vous, à faire la part des choses. J’ai vu le roi lion et Aladin vers 8-9ans, ce n’est pas pour autant que je suis devenus un gros macho raciste. Remballez vos vieilleries ou cessez de faire du vintage. Vos âneries doivent êtres critiquées, sans quoi le net ne serait qu’une vaste fumisterie, agrégat de paranoïas individuelles.

      • Allez Tom, tu peux nous avouer maintenant que t’es le pote de l’auteur du lecinemaestpolitique. Ou même que tu en es l’auteur, sacré lascars !
        En tout cas, tu t’asticotes bien les neurones.
        En passant, tu peux me fournir l’adresse de ton dealer ?

  72. Je suis allée faire un tour sur le site « le cinéma est politique » suite à cet article. J’ai pêché d’ailleurs l’un ou l’autre article, ceux dont on parle dans cet article-ci et d’autres qui m’ont interpellée parce que parlant de films ou de séries que j’apprécie…
    Et force m’est de constater que tout ce que j’ai lu fait peur…
    Peur, non pas pour ce qui est soi-disant démontré par le biais de ces articles, mais plutôt par le coupage de cheveux en quatre d’œuvres diverses par les différents auteurs.
    Dieu (oui, dieu, parfaitement) que la vie de ces rédacteurs doit être horrible pour toujours voir ainsi le mal partout, pour toujours se forcer à écrire de façon à respecter le féminin, de n’avoir que les mots « paternalisme », « féminisme », « racisme » et autres -ismes en bouche.

    Je suis une femme et pourtant j’aimerais leur demander d’arrêter de nous « défendre ». Je n’ai pas besoin d’être défendue par des féministes à deux sous qui font leur combat à coup de « y a qu’une seule femme dans ce film, discrimination ! » et « écorchons la langue française en mettant partout des ‘e’ saugrenus et des pronoms tels que ‘illes’ (je l’ai vu sur le site et j’espère encore que ce n’était qu’une faute de frappe, ma naïveté me perdra) ».
    Non, vraiment, je n’ai pas besoin d’être sauvée par ce genre de personne… Et s’ils continuent de croire qu’on a besoin d’eux et des réflexions qu’ils nous offrent si gracieusement, je vais finir par penser que c’est eux qui ont une attitude paternaliste vis-à-vis des femmes.

  73. Personnellement j’ai bien ri à la lecture de cet article car l’Odieux Connard souligne avec humour le caractère indéniablement caricatural des propos de l’auteur du blog « Le cinéma est politique » au sujet des films de Disney.

    Puis-je également rappeler à l’aimable confrérie de commentateurs que les jolis petits contes de Grimm, Andersen et Perrault qu’on lit aux enfants ne sont pas tous aussi jolis qu’on veut le faire croire; j’en veux pour preuve les versions originales de la « Petite fille aux allumettes », du « Petit Chaperon rouge » ou bien la « Petite Sirène » (et j’en passe!). Il suffira également de relire les Fables de La Fontaine pour s’apercevoir que même dans les histoires dites « pour enfants », les auteurs décrivent un monde bien moins idéal que ce que l’on pensait, dans lequel les Rois et les hommes ne sont pas nécessairement les héros… bien au contraire. Ces contes étaient justement l’occasion pour les auteurs de formuler une critique de la société dans laquelle ils vivaient.

    Et l’on peut également laisser le droit aux enfants de rêver un peu; le monde des adultes leur tombera suffisamment tôt dessus, et se chargera, ne vous en inquiétez pas, de leur faire comprendre que la réalité est bien différente des dessins animés.

    Sur ce, ne désirant pas allonger outre mesure les commentaires déjà bien fournis, je vous souhaite une bonne soirée.

    Fémininement vôtre,

    July_in_the_night

  74. Bon, je suis quelqu’un de curieux, j’ai donc essayé de lire quelques articles du site, pour me faire ma propre idée …

    De là, j’en déduis une chose essentielle : le site n’aurait pas du s’appeler « lecinemaestpolitique », mais plutôt « lecinemaestsocial », ou plus exactement « lecinemaestunmiroirsocialetideologique » (bon d’accord, c’est moins vendeur).

    J’ai beaucoup de mal avec les articles pris en exemple par M. Connard, j’ai plus l’impression d’assister à un discours du NPA (pour ne pas citer un autre parti, je vais essayer d’éviter le point Godwin aujourd’hui) qu’à une véritable analyse symbolique (je pourrais même dire ontologique, mais ça ferait pédant) d’un film. Il y a en revanche d’autres articles que je trouve plus intéressant : http://www.lecinemaestpolitique.fr/la-planete-des-singes-2001-soumettre-femmes-et-barbares/ et http://www.lecinemaestpolitique.fr/avatar-2009-le-prophete-blanc-et-ses-sauvages/ par exemple.

    Après, je ne suis pas un fan des interprétationnistes (je crois avoir dit à quel point je n’aime pas Bettelheim ? je le redis), cela dit, il est évident que parfois, dans un film, ressort l’image d’une société.
    Bon après, vouloir analyser les comportements d’animaux de la savane avec notre code de valeurs hein … C’est capillo-tracté.

  75. J’ai pas eu le courage de lire tous les commentaires, les gens, il s’agit de dessins animés… Je veux dire, ok on peut les critiquer de 100 façons différentes mais… C’est fait pour les enfants ! Les personnages sont manichéens ? Etonnant quand on sait que le public visé a moins de 10 ans… Sans vouloir traiter les enfants d’abrutis finis, ils ont ptêtre pas besoin de voir des dessins animés avec des personnages qui possèdent des personnalités très nuancés et originales..

    Tout comme ce site, vous n’êtes pas obligés de regarder des Disney ou tout dessin animé crypto-fasciste-nazi-machiste (selon vous), hein… Certes les geeks regardent Mon petit poney mais ce n’est pas un exemple ! ^^

    Sinon, très bel article, cher OC, particulièrement ce passage :
    « Voilà, c’est plié : le méchant est habillé en noir. Ou est Dark (comme Dark Vador, par exemple ?). Donc, c’est du racisme !
    Qui se dévoue pour aller annoncer aux gothiques qu’ils sont une annexe du Front National ? » :)
    Merci de nous faire partager tous ces sites de grandes qualités !

  76. Ben je suis allée sur le site, et c’est pas si mal que ça en fin de compte. J’ai pas tout lu dans les commentaires (faut vous calmer les gars! c’est juste un billet de blog :) ) mais je suis assez d’accord avec Tom, c’est un peu exagéré toutes ces critiques. Même si des fois c’est un peu tiré par les cheveux, je me suis pas senti violentée en lisant les articles, et ça m’empêche pas d’aimer les dessin animés! J’ai bien rigoler mais faut quand même avouer que l’odieux déconne, de mon point de vue

    • Il y a des pistes intéressantes sur certains articles c’est vrai. Mais les commentaires du cinémaestpolitique sont très mal fréquentés. Si vous allez voir les commentaires sur Django Unchained vous allez avoir des surprises (et l’auteur des commentaires les plus vénimeux a déjà provoquer la fermetures des commentaires de deux articles d’Eolas (« Incompréhension » et « Institut contre la justice ») tant elle insulte tout le monde.
      J’avoue que c’est plus les commentaires du Cinémaestpolitique qui me dérangent.

  77. J’ai quand même la très forte impression au final que le site critiqué par OC ne s’intéresse pas vraiment au féminisme…. mais agit simplement comme un groupe de pression en faveur de l’homosexualité (ou plus exactement, d’une plus grande exposition de l’homosexualité afin qu’elle soit plus acceptée), comme le suggèrent :

    – Le fait de trouver aussi régulièrement dans leurs critiques des mots comme « hétéronorme » et leur désappointement que l’homosexualité ne soit pas mise plus souvent à l’écran, en particulier auprès des enfants.

    – le fait qu’ils regrettent que les hommes ne s’habillent pas en femme et que les femmes puissent s’habiller en hommes (ajouté au fait que tous les rédacteurs semblent masculins), ou plus largement que la femme soit critiquée quoi qu’elle ait envie d’être et que l’homme ne puisse être apprécié que s’il adopte un comportement efféminé (pardon, « profondément empathique »)

    – l’outrance et l’exagération sur ton sérieux qui caractérisent plus souvent des sites de propagande/militantisme

    – le discours victimaire classique (les efféminés dans les films seraient toujours des rôles dévalorisants)

    – la passion que mettent Tom et Tartampion à défendre le site et à exécrer la parodie qu’en fait OC, même s’ils se défendent d’en être des auteurs, avec des formules décrivant leurs arguments comme imparables et leurs contradicteurs comme pas si contradictoires, comme par exemple (« Je tenais à le signaler encore une fois pour qu’on sache au moins que cet article a été complètement réfuté par les commentaires » ;
    « Voilà. J’espère ne pas avoir (trop) déformé votre point de vue pour l’acheminer vers mes propres conclusions ».
    « J’en déduis en réalité de vos critiques que vous êtes plutôt d’accord avec moi, et en désaccord avec l’OC »), qui sont typiques d’internautes très « engagés » et pour qui un débat ne doit aboutir qu’en leur donnant raison

    Bref, le féminisme semble ici plus une caution dont veulent se servir les auteurs du site lecinemaestpolitique qu’une conviction.

    • Ce n’est pas nouveau que l’homosexualité est un combat des néo-féministes, et le trans-genre, l’alpha et l’oméga du néo-féministe. Pensez donc, voilà une personne qui est à la fois, homme et femme : le graal !

  78. Personne ne semble avoir saisi qu’Aladdin est une œuvre de SF…
    En effet, lorsque le génie sort de la lampe, il affirme y avoir été bloqué pendant 10 millénaires. Mais il fait aussi la réflexion à Aladdin que ses vêtements font très IIIe siècle…
    Nous sommes donc en présence d’une histoire se déroulant approximativement en 10300 APRÈS JC !!!

  79. @ Tom (oh, le joli jeu phonétique involontaire…)

    Je reste interloquée par ta façon de discuter. Tu commences par « disqualifier » l’article d’OC de manière assez insultante, ce qui, tu l’admettras, n’est pas exactement le meilleur démarrage pour une critique argumentée.

    En gros, tu fais exactement ce que tu reproches aux autres : tu ne respectes pas tes interlocuteurs défenseurs de ce texte d’emblée, tu leurs dis « vous ne pouvez pas avoir raison de soutenir votre position » avant d’argumenter.

    Pour ma part, j’ignore si j’irai lire le site descendu par OC : le peu lu ici ne m’en donne pas envie tant l’auteur ne me semble tout simplement ni intelligent ni intéressant. Je rate peut-être une bonne occasion de m’instruire. Ou pas. On fait tous des choix et on n’a pas plus de 24h par jour pour tout voir, tout entendre, etc…

    Certains arguments qui t’ont été opposés ont pour moi un sens : la contextualisation de l’oeuvre, la simplification des données par rapport au public ciblé…

    je n’analyse pas Disney comme sexiste ou raciste. NJi homophobe. Ni… rien, en fait ! il y a des dessins animés que je n’ai pas aimés, le message me paraissait parfois mauvais, les héros m’irritaient… En revanche, je peux te proposer un petit test : donne-moi un des films que tu veux voir critiquer dans un sens biaisé que tu choisiras (racisme, sexisme ou autre), et je te fournis ça, pour te montrer qu’une argumentation sophiste peut paraître parfois très efficace.

    • C’est une bonne idée ça comme jeu. J’ai toujours été intrigué par le sexisme de Titanic :-).
      Pour vous aider je dirai que le film est sexiste car Rose a besoin que Jack lui ouvre les yeux pour l’émanciper (et accessoirement qu’elle a besoin qu’il lui explique comment survivre au naufrage et qu’il doit se sacrifier pour elle).

  80. Bientôt, pour satisfaire tout le monde, il faudra crée 50 scénarios par films :
    -le premier où c’est un couple hétéro blanc
    -le deuxième, un couple hétéro noir
    -le troisième, un couple homo blanc
    -le quatrième…

    Mais comme ça suffira pas, certains vont gueuler que le premier scénario parle d’un couple blanc hétéro, et que c’est pas bien, que ça montre une volonté de mettre en avant ce type de relation, avec la suprématie blanche en toile de fond.

    En gros, faudrait crée des films avec tout les variables possibles en mêmes temps. Et faudra satisfaire TOUTES les minorités. Pourquoi le héros de nos films, c’est jamais des Sénégalais ? Ou des Cubains ? Hein ? hein ?

    Ajoutez à cela des variables tel que la couleur de peau, les croyances, les origines, le milieu social, les convictions politiques, leur prénom, ceux de leurs gamins…

    Ah non mais je vous jure…En tout cas, cet article déchaine les passions…Il me semble que le record de comm’ est battu (confirmation ?).

  81. Cher Odieux Connard j’ai lu votre article et je faisait des bonds de 12m50 au-dessus de mon lit tellement j’étais en transe avec les propos dudit blog que vous défoncez…

    Désormais si les films ne doivent plus être bourrés de préjugés, nous irons voir des toiles blanches dans les cinémas – Ah non pardon, c’est connoté, car la toile est blanche, donc ça ramène à la domination de l’Homme blanc qui est le seul à pouvoir donner une information vraie, donc ce sera un mur noir – Ah non pardon c’est encore connoté, car ça veut dire que l’Homme noir n’est pas en mesure de pouvoir donner une vérité car le noir dans l’imaginaire ça ne reflète rien, donc c’est raciste…

    Donc je disait on irait au cinéma pour admirer du rien (déjà que les films parfois c’est un hymne au rien). Et puis c’est vrai que tous les gens sont racistes et sexistes, quand on ne se pose pas ce genre de questions en regardant un film… C’est vrai que tous les préjugés dans les films ça induit forcément auprès des jeunes enfants, un idéal complètement archaïque que les parents ne pourront changer (car c’est bien connu les enfants ça s’élève tout seul et ça a les clés de compréhension du monde tout seul)…

    Je ne saurait que trop conseiller à la personne qui tient ce blog, le cinéma est politique d’aller sur http://www.sncf.com choisir une heure et une ligne de train pour se jeter dessous!!!

  82. Il n’y a que moi pour trouver qu’une femme et un homme c’est -naturellement- différent? C’est défini depuis l’embryon, les chromosomes X et Y toussa. Et ça continue par la suite, avec des glandes, des hormones, un développement physiologique et physique différent.
    Jusqu’où va aller l’extrémisme égalitaire dans la négation de nos différences? Une thérapie génique in utero pour que tout le monde ait le même patrimoine génétique? Ah non, in utero ça serait affirmer la différence homme/femme, il faut affranchir la femme de son fardeau de porter un enfant.

    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, les différences hommes/femmes ne sont pas une raison pour en arriver à des inégalités sociales ou de traitement. Quoique… est-ce le congé de maternité pendant les derniers mois de grossesse n’est pas une inégalité flagrante entre hommes et femmes? Et pourquoi on ne fait pas concourir les femmes avec les hommes au 100m?

    Petite parenthèse animalière :
    Chez les mammifères (oui, oui, « nous », on vaut mieux que ça… mais non! nous en faisons bien partie et ne pouvons pas nier que ça fait partie de notre héritage), le mâle, une fois sa descendance mise en route, a tout intérêt (d’un point de vue sélection naturelle) à aller voir ailleurs s’il peut la multiplier. La femelle elle n’a pas cette possibilité, donc son intérêt c’est de garder le père à proximité et de le faire participer à la survie de ses petits.
    Tout ça pour dire que « l’amour, cette immonde création des hommes fait pour asservir les femmes », aux dernières nouvelles, c’était plutôt l’inverse!
    (oui, oui, blabla, amalgame femme-femelle, scandaleux, etc… Encore une fois, je ne dis pas que l’héritage génétique-biologique est une excuse pour créer des inégalités supplémentaires)

    • Et pourquoi on ne fait pas concourir contre une grande joueuse de tennis un petit vieillard obèse ? Discrimination !
      Soyons sérieux, qui dit qu’hommes et femmes sont identiques ?
      Chez moi, quand il faut ouvrir un pot en verre, c’est toujours à moi qu’on s’adresse, je suis pourtant loin d’être une géante musclée et je n’en considère pas pour autant mon chéri comme un minable.
      Nous parlons d’égalité des droits. Enfin, les raisonnables, et en ça, je te rejoins !

  83. Cher odieux connard,

    Je pense que le point positif est que vous êtes content d’avoir raison.
    Néanmoins, je trouve que vous commencez à passer un peu trop de temps à démonter les arguments mal tournés de personnes qui pourtant défendent des principes pas si stupides (comme le fait que la représentation des hommes et des femmes dans les médias, les œuvres de fiction ou les manuels scolaires n’offre pas suffisamment de modèles différents et contribue à cantonner hommes et femmes dans des rôles pré-définis). Je pense que vous devriez vous interroger sur le potentiel bien-fondé de cette sorte de « féminisme » avant de pointer le doigt en riant bêtement quand quelqu’un bafouille.
    Vous semblez penser que les féministes devraient déployer leur énergie contre les « vrais problèmes ». Du coup, j’ai envie de vous donner le même conseil. Démontez les propos des gens qui posent vraiment problème, pas ceux qui postent des critiques de cinéma maladroites sur le net. Ou bien restez dans le futile mais changez un peu de terrain. Je sais bien que vous aimez les cibles faciles : Twilight, les féministes… Mais je sais qu’en faisant un petit effort vous pourrez trouver du ridicule ailleurs.

    Cordialement,
    Une affreuse mégère

  84. OMG l’auteur de l’article sur Aladin n’a pas du lire les contes des milles et une nuits. :3

    (Parce que de base, je précise pour ceux qui ne les ont jamais lu, c’est quand même sacrement plus sexiste que les flims de Disney)

  85. Pingback: Agnoslipe | Le blog d'un odieux connard·

  86. Diantre, le Roi Lion si détestablement traîné dans la boue, ce film superbe qui m’a aidé à comprendre et surmonter la perte d’un être cher, je ne sais si je dois rire ou pleurer devant de telles stupidités. Voir le mal là où il n’y en a pas, c’est vraiment pathétique. Ou alors mon cerveau totalement embrigadé par Disney m’empêche de réfléchir par moi-même, l’idée n’est pas à exclure.

    Quelle tristesse de voir les causes féministes réduites à venir pointer du doigt les classiques de mon enfance. N’avez-vous pas des choses plus importantes à faire ?
    Comme lutter pour que les salaires hommes/femmes soient égaux ? Lutter pour sensibiliser la population que non, ne pas vouloir d’enfant lorsqu’on est une femme ce n’est pas être un monstre ? Lutter contre l’inégalité à l’embauche ? Pour que l’on cesse de dénigrer les femmes au foyer sous prétexte que « faire tourner la maison et s’occuper des enfants (et du mari) » n’est pas un vrai travail ?

    Ah mais non je divague bien sûr, les vrais problèmes n’intéressent personne. Pardonnez moi d’avoir voulu être sérieuse pendant quelques secondes, mon cerveau parfois se souvient qu’il peut fonctionner seul.

    Les réactions sont vraiment tristes à lire, alors je préfère remercier Monsieur C. pour ces moments de rire à la lecture de cet article.
    C’est mon premier commentaire et j’en profite pour vous complimenter. Votre plume est acérée, vos remarques acides, l’humour au rendez-vous, toujours un plaisir de vous lire.

    • D’une part, il n’y a pas forcément de choix à faire entre ces différents enjeux : le tout est de savoir les hiérarchiser, ce que les féministes ne manquent pas de faire. Ensuite, cette distinction entre les « vrais problèmes » et les autres (que l’on retrouve souvent, d’ailleurs, dans des discours antiféministes, même si je veux bien croire que vous ne l’êtes pas) est abusive. Comme vous le dites très bien, il y a un travail de sensibilisation à faire ; or, il me semble que s’intéresser aux messages que l’on transmet aux enfants à travers les histoires et les films est essentiel pour préparer une société plus juste dans les générations futures. Enfin, Le Roi Lion a l’air de signifier beaucoup pour vous, et vous êtes émue que l’on s’y « attaque » ; mais analyser les représentations d’une oeuvre n’est pas la vouer au pilori ! Zola est sexiste, mais personne n’envisage de le supprimer de nos bibliothèques ; il faut seulement en être conscient pour le lire avec le recul nécessaire. Et c’est particulièrement important lorsque cela implique des enfants.
      Surtout, on peut souhaiter qu’analyser les films d’animation sous l’angle de la représentation des femmes fasse avancer les choses, et qu’à l’avenir les producteurs proposent à nos enfants des dessins animés plus équilibrés, qui permettent à chacune et chacun de s’identifier et de trouver des modèles valorisants. Le Roi Lion n’est pas responsable de toutes les représentations sexistes qui circulent ; mais il y a un effet d’accumulation des stéréotypes dans tous ces films, qui semblent dire aux filles « tu n’es pas faite pour avoir un rôle intéressant ».
      C’est en travaillant sur les stéréotypes que les femmes seront plus audacieuses et confiantes, et que les hommes, qui occupent encore les lieux de pouvoir, les regarderont comme des semblables et des égales, et cesseront de fonctionner comme une caste de privilégiés.

      • Comment (et c’est la première question qui m’est venue à l’esprit en lisant cet article, et ceux de ce monsieur puisqu’il en est un je crois, ou pas, bref l’auteur critiqué) peut-on penser qu’un enfant qui regarde le roi lion va faire un lien entre Nala dominée en amour par Simba parce qu’ils roulent et qu’il lui tombe dessus, et la condition de la femme dans la société actuelle ?

        Je ne pense pas que s’attaquer aux dessins animés soit la meilleure façon de faire passer vos messages. Même aujourd’hui, à 20 ans passés, je comprends seulement certaines choses en revoyant mes disney préférés. Alors un gamin, non la seule chose qu’il fera c’est débarquer dans le salon en rugissant et en criant « allé viens Simba on va battre Scar ! » (non ça ne sent pas le vécu).
        Un dessin animé reste un dessin animé. Il vend du rêve. C’est tout. Si on enlève leurs rêves aux enfants dès le début ça deviendra vite triste (attendons qu’ils aient 20 ans pour ça).
        Et puis, je trouve qu’il y a eu pas mal d’évolution. On est passé de la gentille princesse qui attend son gentil prince pour aller dans un gentil château, à une princesse qui va chercher le prince elle même parce qu’il n’est pas foutu de se pointer à l’heure au rendez vous.

        Je ne suis pas spécialement féministe, ni antiféministe, en fait j’estime juste que l’appareil génital d’une personne ne doit pas passer avant les idées et la personnalité dudit individu.

  87. Vous dites « j’estime juste que l’appareil génital d’une personne ne doit pas passer avant les idées et la personnalité dudit individu. » Eh bien, je ne peux qu’applaudir, car c’est précisément la raison pour laquelle je suis féministe : j’en ai assez que l’on veuille m’imposer des rôles et des comportements, que l’on me définisse une norme en fonction de mon sexe.
    Je ne « m’attaque » pas au dessins animés, je les analyse, ce qui est différent : je n’ai parlé ni de censurer, ni d’interdire le Roi Lion, je souhaite seulement comprendre quelles représentations sont à l’oeuvre dans le film. Le problème, c’est que dans les films et les dessins animés, le sexe joue un rôle important, même si ce n’est pas dit : la seule héroïne Disney qui tienne le rôle principal et se réalise, non pas en attendant l’amour, mais en apprenant le courage et l’affirmation de soi, c’est Mulan. Vous dites que cela n’influence pas les enfants ; mais certaines structures sont intégrées de façon inconscientes. Je n’étais, de toute façon, pas spécialement convaincue par l’argument de l’article à propos de Simba-ou-Nala-au-dessus, qui est à mon avis un point discutable de leur analyse ; en revanche l’identification à des modèles valorisants est très importante. Les enfants sont en recherche de modèles, ils passent leur temps à imiter les autres et à construire ainsi leur identité. Si toutes les héroïnes n’ont pour autre but que de trouver un homme, cela poussera les filles à surinvestir le couple, au détriment de l’esprit de compétition, de l’audace, du courage, qui resteront l’apanage des garçons.
    Vous dites : « Et puis, je trouve qu’il y a eu pas mal d’évolution. On est passé de la gentille princesse qui attend son gentil prince pour aller dans un gentil château, à une princesse qui va chercher le prince elle même parce qu’il n’est pas foutu de se pointer à l’heure au rendez vous. » Mais peut-être qu’une héroïne peut penser à autre chose qu’aux hommes, qu’elle peut elle aussi vouloir renverser un tyran, vaincre un méchant.
    On ne va pas « enlever leurs rêves » aux enfants : est-ce que le Roi Lion serait moins bien si Nala était l’héroïne ? Je ne pense pas, au contraire. Quand j’étais petite, Mulan était mon Disney préféré parce que je trouvais l’héroïne intéressante et que j’avais envie de lui ressembler. J’aimais bien Le Roi Lion, mais j’étais frustrée que Nala ne soit pas pas plus présente et n’ait pas un rôle plus développé.
    D’ailleurs, nous avions eu, mon frère et moi, ces peluches du Roi Lion : http://i66.servimg.com/u/f66/13/96/72/80/simba_10.jpg
    Bien sûr, j’avais eu Nala ; mais très vite, je m’en étais désintéressée, parce que j’étais frustrée que le personnage soit assis, et je lui avais volé Simba, qui était debout. Évidemment, à l’époque, je ne savais pas très bien pourquoi je ressentais les choses ainsi ; aujourd’hui, je suis capable de l’analyser comme le fait qu’un personnage assis, et donc en attitude passive, était moins intéressant qu’un personnage debout, et donc actif. Cette anecdote montre bien, je pense, que même si les enfants ne comprennent pas les enjeux des représentations, ils les perçoivent et sont influencés par elles.

    • Cela doit dépendre de chacun, dont le message est perçu. Je n’ai jamais eu ce sentiment en regardant les dessins animés. Et al seule « amertume » que je pourrais avoir est à l’égard des contes « où ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfant ». Parce que le prince charmant n’existe pas (ou alors pas pour tout le monde, foutu mec va !)
      Je dois reconnaître (pour le vivre au quotidien) qu’il est vrai et triste de voir mes amies s’épanouir seulement dans le couple et me dire sans arrêt « et toi alors ? » Et moi bin …. Comment dire que je m’en fou ? Peut être que cela vient du fait que mon Disney préféré est l’Etrange Noel de Monsieur Jack (c’est une boutade bien sur, un dessin animé n’influence pas toute une vie heureusement, ou alors je devrais changer d’amis, ce qui n’est pas à exclure non plus.)

      Mais encore une fois tout le monde ne le perçoit pas ainsi. Et même si je comprends l’intention, le but des messages, il y a une façon de le dire. Certains propos de l’auteur du site critiqué sont « choquant » en ce sens qu’à le lire le mal est partout et qu’un film ou un dessin animé ne peut être regardé sans qu’il y ait du message caché derrière. C’est un peu triste de tout ramener au sexe (non en fait c’est carrément triste). L’heure tardive m’empêche de trouver les bons mots (ça et le fait que je viens de me taper le chapitre 1 du fameux « best seller » 50 nuances de grey) mais vous voyez ce que j’essaie de dire ? (Oui enfin je l’espère.)
      C’est la manière de dire qui ne passe pas. A mon sens, la façon dont cette personne pointe du doigt les intentions cachées dans les dessins animés est une agression. Peut être parce que ces œuvres ont bercé mon enfance allez savoir, que je trouve les accusations tirées par les cheveux. Bien que oui « le prince charmant et ils vécurent heureux » c’est prodigieusement chiant comme fin.

      C’est peut être aussi à cause de tels discours qu’aujourd’hui plusieurs groupes ou personnes féministes sont tournés en discrédit. Leurs intentions sont louables. C’est juste la manière de faire qui laisse parfois à désirer.

      Et puis, concernant Nala, rien ne dit qu’elle n’est pas une infâme manipulatrice qui pousse Simba à reconquérir le trône parce qu’elle sait qu’elle terminera reine vu qu’elle le séduit depuis sa plus tendre enfance ! Preuve en est cette léchouille loin d’être innocente qu’elle provoque suite à leur chute dans la fameuse scène litigieuse.
      (C’est de la taquinerie bien sûr, quoique.)

  88. Mitigé sur cette analyse. Ai lu les articles de Liam, autant je trouve celui du Roi Lion très surfait (soit, faire un film avec des lions où ça joue à l’égalité des sexes et à la démocratie, ça ne manquerait pas de sel, mais là c’est de l’art et essai, si on veut un truc biologiquement crédible avec femelle dominante dans la savane il n’y a guère que les éléphants), autant celui d’Aladdin est quand même plutôt sensé, je trouve.
    Bon, certainement ça part un peu loin sur le « dark » associé au méchant (ça, c’est quand même un code classique international, rapprocher ça à du racisme faut pas déconner non plus), après… vous trouvez sérieusement que le faciès d’Aladdin s’apparente à celui des autres personnages du film ? Alors même que les animateurs du studio ont déclaré s’être inspirés des traits de Tom Cruise – avec un léger épaississement des sourcils et une bonne dose d’auto-bronzant – la différence de physionomie entre Aladdin et les « barbares » aux bonnes têtes de blacklistés du FBI est quand même assez flag’.
    Et, de même que… quasiment tout le temps chez Disney, le gentil est beau, le méchant est moche avec des manières de tapette mal dégrossie, et la princesse est con comme un balai avec un physique de poupée Barbie (parce que si elle est un peu enrobée et pas très jolie, forcément elle va en baver dans la vie) et n’attend que de se laisser enlever par un beau prince qui la mettra enfin dans le droit chemin de la vie, parce qu’elle est un peu paumée sans lui.
    Certes, dans l’histoire originale – Disney, grands massacreurs d’histoires originales, je pense notamment à leur Petite Sirène qui est un odieux crachat sur la tombe d’Hans Christian Andersen – la princesse est un cas typique de femme objet vouée à être mariée de force… mais rien ne dit non plus qu’elle est con comme un balai, et qu’elle n’a pas d’autre ambition dans la vie. Personnellement, autant j’adore les Disney années 70, autant la génération 80-90 me gène beaucoup dans son caractère ethno-centré (Pocahontas qui réussit à mettre en scène de gentils colons anglais qui viennent juste pour taper le squat et des vilains indiens qui ne veulent pas céder leurs terres, c’est quand même de l’hérésie) et puis parce que, à part Nala (pour ça que je comprends pas l’article sur le Roi Lion), les protagonistes féminins sont quand même particulièrement niais et, à part une plastique de rêve improbable et une fâcheuse tendance à baver dès que s’approche un benêt à tête de mannequin, elles n’ont en fin de compte pas grand chose pour elles – ah, si, elles savent chanter.
    Bon cela dit, j’adore ce blog mon cher Odieux, mais quand même, reconnaissez que, contrairement à Miyazaki pour ne prendre que l’exemple le plus évident dans les films pour enfants, les représentations de la femme chez Disney sont quand même souvent limitées à « sois belle et tais-toi. »

  89. Perso, je trouve que L’Âge de Glace est sacrément machiste : trois mecs qui s’occupent d’un bébé sans avoir besoin de femme pour ça ! Les salauds ! En tant que féministe, je suis bien content d’avoir bobonne à la maison pour nourrir et changer le drôle, et se lever la nuit quand il hurle !!

    • Pô du tout, c’est au contraire avant tout une tentative d’analyse sociologique pour l’adoption par les couples homosexuels polygames qui bon gré mal gré finissent par se débrouiller plutôt pas mal. Mais bon, à la fin, ils rendent quand même le bébé à sa vraie famille, parce que faut pas déconner non plus.

  90. Ptain, j’arrive après la guerre mais franchement quelle rigolade. L’article est drôle et les commentaire parfois plus.
    perso, j’ai vu 1-2 fois le « Roi lion », cela à suffi de faire de moi un monarchiste machiste suprémaciste.
    Il m’a fallu des années de thérapies diverse, de lecture de magazine féminin pour m’en sortir. (Sex and the city trois fois par semaine encore maintenant)
    Je tiens donc à mettre en garde le lectorat de l’odieux connard, à continuer de fréquenter ce site, vous risquez de devenir caustique.
    Plus sérieusement, une chose qui m’a frappé est cette manière de beaucoup de commentateur de tout rapporter à la puissance et la force. Une femme peut (doit?) être dans un dessin animé être aussi forte qu’un homme, sinon elle est victime de sexisme. c’est l’unique mesure de jugement. La qualité qui surpasse et efface toute les autres.
    je trouve cela assez réducteur.

  91. Autre chose, après avoir visité un peu lecinemaestpolitique, il semble manqué leur cible.
    Hommes et Femmes nous sommes différent, physiquement, biologiquement, est aussi psychologiquement. (je ne plaide pas ici pour le retour de la femme au foyer et dans la cuisine)
    C’est donc raisonnable de penser que nous pouvons avoir hommes et femmes dès conception différentes de la vie, l’amour, quoi que ce soit.
    Pour un exemple cliché, les hommes sont plus intéressé par les grosses voiture bling-bling que les femmes.
    Pourtant, les auteurs semblent toujours considérer que si les femmes ne sont pas représentées réussir dans les mêmes domaines, de la mêmes façon qu’un hommes c’est un tort qui leurs est fait.
    Inconsciemment ils jugent la manières dont sont représenté les hommes au cinéma comme plus valable. c’est pas du sexisme ?

  92. Je ne sais pas comment ton cerveau survit à de pareilles lectures, j’ai bien essayé de lire l’article sur Pocahontas, mais mes yeux ont fondu avant la fin. ça m’a pas empêché de me sentir souillée quand même… Brrrr en tout cas ton article m’a bien fait rire. Je ne suis pas non plus allée jusqu’au bout, rien que les citations me donnaient mal au coeur ! :)

  93. J’ai lu plusieurs articles du site lecinemaestpolitique.fr et j’ai eu plusieurs débats avec différents intervenants.j’aime bien débattre avec des gens qui n’ont pas les mêmes idées que moi.Au moins ce site est un succès 1 dizaine de commentaires laissés par jour!
    Je conseille d’aller voir ce site car il est interessant!Même pour les gens qui ne sont pas d’accord avec eux!

    le roi lion n’est pas sexiste.C’est comme si l’on disait que le film père et fils est sexiste ( presque que des hommes) ou bien la série charmed est sexiste ( 3 sorcières:pas de parité et relation matriarcale entre les soeurs et leur grand-mère ).
    En tout cas odieux Connard, continuez votre site!
    je suis plié de rire à chaque fois que je lis vos commentaires même lorsque vous cassez des films que j’aime bien,comme the hobbit ou avatar…

  94. Je ne devrais pas aller sur les sites que tu commente, ça fait mal aux yeux. J’ai trouvé pire que « méchant-e-s »dans l’article sur Alladin: »Quelqu’unE à Disney veut lui répondre? »

  95. Ce que les demeurés qui écrivent ce genre d’exégèse ne comprendront jamais, c’est que tout le monde ne comprend pas les films de la même façon qu’un radical-féministe enragé déterminé à montrer la pureté de sa foi.

    Le génie auteur de cette critique a ainsi pu voir le film jusqu’à quarante fois quand il était jeune et à l’arrivée, il est devenu féministe.

    Clairement, le conditionnement de Walt Disney est surpuissant!

  96. Le cinéma est politique a au moins un mérite : il m’a permis de découvrir l’excellent blog de l’Odieux Connard…
    J’ai moi aussi été consterné par leurs articles et leur regard absurde sur les oeuvres, au point d’écrire deux articles en réponses à deux des leurs, sur Killer Joe :

    http://www.musiclodge.fr/article-les-nouveaux-moralistes-vs-killer-joe-117724353.html

    puis sur Django Unchained :

    http://www.musiclodge.fr/article-django-unchained-117859601.html

    C’est en lisant les commentaires de je ne sais plus lequel de leurs articles que je suis donc tombé sur un renvoi vers ici, et j’ai pas été déçu ! Un blog qui passe direct dans mes favoris…

  97. Je ne suis pas d’accord avec ceux que disent certains que les hommes et les femmes sont différents psychologiquement, ce ne sont que des rassasis de conneries encrées par la société depuis des sciècles, je connais des femmes qui adorent les bagnoles et qui sont peu sencibles à l’inverse je connais des hommes qui sont trés sencibles et qui aiment le shopping et ça en fait pas des homosexuels pour autants. Des exemples comme ça je peux en citer pleins … sinon, voici un petit lien auxquel je suis d’accord qui remet tout ces pseudos-psy à leurs places : http://www.madmoizelle.com/hommes-femmes-differences-minimes-147254

    • chère floria puisque vous semblez intéressée le sujet, je vous propose ce reportage d’un journaliste ne comprenant pas pourquoi dans son pays jugé comme le plus égalitaire, il existe encore des différences de proportion homme/femme dans certains métiers.

      • loooooooooooooooooool on m’a déjà montré ce reportage comme « preuve » que les femmes et les hommes sont fondamentalement différents. Bilan : un pékin avec zéro méthodologie et zéro connaissance sur le sujet qui voit ce qu’il a envie de voir et qui reste complètement dans la partie superficielle du sujet. Déjà il considère que « pays le plus égalitaire sur les questions femmes hommes » veut dire que le pays est totallement égalitaire… Ce qui de toute évidence n’est pas le cas.

      • 1)l’égalité totale n’est pas possible :
        -techniquement, sur le plan biologique, il faudrait créer une race asexuée.
        -au niveau des quotas Homme /Femme, sachant qu’il n’y as pas autant d’H que de F sur terre, on ne peut atteindre une égalité parfaite dans les métiers (il faudrait faire un génocide par équité pour rétablir cela).
        pour les quotas mon avis penche donc plus en faveur de l’article de l’OC sur l’agnoslipisme.

        2)quand on regarde les avis des chercheurs de ce reportage, on voit deux choses :
        – d’un coté, des gens qui prônent la théorie du gender (je te conseille de consulter la biographie de celui qui a créé cette théorie) qui refusent catégoriquement tout comportement pouvant venir de la biologie.
        – de l’autre des chercheurs qui ne nient pas qu’une majorité des comportement viennent de la société (couleur des jouets,contes pour enfant,…). Pourtant il font des recherches pour savoir si oui ou non une partie de nos comportements ne sont pas d’origine biologique.
        Par exemple : en tant qu’homme, je n’aurais jamais la chance de partager ce lien privilégié qu’a une mère avec son enfant lorsqu’elle l’allaite. (mais on peut encore supprimer cette odieuse inégalité en faisant pousser les bébés dans des éprouvettes et en le nourrissant par intraveineuse)

      • John, personne ne prône la caricature d’égalité que tu décris.

        D’abord tu ne connais pas le sujet (ce n’est pas une critique, on ne peut connaitre un sujet avant de l’avoir étudié). Contrairement à ce qu’on entend partout, la « théorie du genre » n’existe pas, il y a seulement des études de genre : http://cafaitgenre.org/2014/02/02/parlons-de-genre/

        Et je ne connais pas de féministes qui nient les différences biologiques. Ce n’est pas là que se situe le problème. L’agnoslipism que prône l’OC est juste le fait d’un privilégié qui ne connait pas les problèmes des non-privilégiés, ne s’y intéresse pas, ne s’est jamais penché sur la question et qui donc… s’en contrefout.

        L’important est d’établir une égalité de faits : plus de violences sexistes (harcèlement de rue, 75000 viols par an, 1 femme morte battue par son mari tous les 2 jours), un partage du pouvoir (on ne voit pas beaucoup de femmes que ce soit à l’Assemblée, à la radio ou comme PDG) et autres choses du genre.

        Et personnellement je pense qu’une femme peut allaiter son enfant en en ayant rien à carrer, de la même façon qu’un homme peut s’occuper de son enfant en en étant aussi proche qu’il est possible de l’être (et vice versa). Ce n’est pas une question de nature mais une question de relations humaines :)

      • ma chère clem. il est vrai que mes propos étaient totalement caricaturaux essayant d’imiter (mal j’en convient) les sarcasmes de l’OC. je ne nie pas les chiffres que tu donne (bien qu’ils me semblaient plus élevés).

        Seulement, je ne te permet pas de me dire que je ne « connaît pas le sujet ».
        On a tous entendu vu les démentis de ce cher Peillon à propos de cette théorie fantaisiste qui n’est qu’une rumeur.
        maintenant si tu le permet j’aimerais te présenter un un extrait d’un débat à la Commission des Affaires Culturelles et de l’Éducation de l’Assemblée Nationale.

        le lien est ici :

        http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/cr-cedu/12-13/c1213031.

        consulte donc la page 9 puis la page 13 et les suivantes
        on y parle pas de théorie de genre?

        un petit sketch digne de l’OC :
        « Je vais lancer « la théorie des hauteurs » pour lutter contre les inégalités liées à la taille. Les petits sont raillés, discriminés à l’embauche, humiliés par les grands. A-ton déjà vu une Miss France d’1m52 ? A t-on déjà observé un homme d’1m50 gagner le 100m aux Jeux Olympiques ? Il est proprement honteux que cette nature inégalitaire puisse encore se pavaner comme cela, en toute impunité. Il est scandaleux qu’au siècle des lumières socialistes, la France en soit encore réduite à être le théâtre de telles injustices.

        La théorie des hauteur consistera donc à lutter contre les stéréotypes liés à la taille, on expliquera dès la maternelle qu’une personne petite peut tout à fait se penser comme grand si c’est comme ça qu’elle se sent mieux. On ne parlera plus de taille mais de « hauteur » et sur la carte d’identité on ne mentionnera plus le nombre de centimètres mais la hauteur telle qu’elle est ressentie par la personne. On mettra des quotas de petits dans les équipes de basket et l’on demandera aux grands de plier les jambes -comme dans la célèbre scène de la Folie des grandeurs. D’ailleurs, on supprimera au passage tout système métrique permettant de mesurer les gens. Ce sera plus simple. Ainsi, si David Pujadas veut être grand, il pourra faire inscrire la mention » grand » sur sa carte d’identité et ça en sera terminé des inégalités liées à la taille. Pas con hein ? »

        Voilà ce que pourrait-être un débat sur la théorie des hauteurs à la commission l’Assemblée ( quelques mots dans le texte original dans le lien plus haut ) :

        La commission examine ensuite l’amendement AC 421 de Mme Martine Faure.

        Mme Julie Sommaruga : Cet amendement a pour objet l’intégration dans la formation dispensée dans les écoles élémentaires d’une éducation à l’égalité entre les petits et les grands et à la déconstruction des stéréotypes liés à la taille. Il s’agit de substituer à des catégories telles que « petit » et « grand » ou la « différence de taille », qui renvoient à la biologie, le concept de « hauteur », qui montre que les différences entre les petits et les grands ne sont pas fondées sur la nature, mais sont historiquement construites et socialement reproduites.

        M. le rapporteur. Avis favorable.

        M. Xavier Breton. Comme en témoigne la proposition de résolution demandant une commission d’enquête, co-signée par Mme Virginie Duby-Muller et par moi-même, nous reconnaissons aux études de hauteur un grand intérêt. Le problème commence quand on bascule dans une théorie qui dénie toute importance au biologique. J’appelle donc le rapporteur à une grande vigilance : il convient de ne pas introduire dans notre législation cette idéologie de la « hauteur ».

        Mme Virginie Duby-Muller : Il nous faut être vigilants face à une terminologie qui véhicule une idéologie, dont nous avons eu tout à l’heure un aperçu avec la proposition de changer le nom de l’école maternelle.

        Mme Martine Martinel. Il ne s’agit nullement de nier la biologie. La théorie de la hauteur est déjà ancienne et n’est pas une idéologie propre à renverser toutes les valeurs de la société.

        Mme Marie-George Buffet. Quelle idéologie véhiculerait donc la théorie de la hauteur ?

        Elle se borne à dire que des petits et des grands ne se retrouvent pas dans leur état biologique et se construisent autrement. Ce n’est que le constat d’un vécu, qu’il faut prendre en compte. Nous demandons l’égalité des hauteurs.

        Mme Lucette Lousteau : On observe de plus en plus souvent, et chez des enfants de plus en plus jeunes, des attitudes qui trouvent leur origine dans une confrontation de hauteur. pour lutter contre ce phénomène, il faut éduquer les enfants le plus tôt possible à cette réalité de hauteur.

        Mme Martine Faure. L’amendement a pour objet d’insister sur l’égalité des hauteurs.

        M. Xavier Breton : Madame Lousteau, qu’entendez-vous concrètement par « confrontation de hauteur » ?

        M. le président Patrick Bloche. Mme Lousteau n’est pas obligée de répondre. Nous n’allons pas entrer dans une discussion sur la théorie des hauteurs.

        M. le rapporteur. J’émets, je le répète, un avis favorable. Cet amendement n’impose aucune idéologie ; il se borne à constater un fait. L’école doit apprendre aux enfants à comprendre la société dans laquelle ils sont appelés à vivre et à devenir des êtres et des citoyens responsables.

        La Commission adopte l’amendement.

      • Tu t’es donné pour ce sketch, je te le concède. Pour info je suis un homme :) Pour le nombre de viols:

        http://www.slate.fr/story/65729/75000-viols-an-chiffres

        Pour la prétendue « théorie du genre », je me fiche de ce que dit Peillon ou une quelconque autre commissions. Ce que tu en dis prouve que tu ne connais pas le sujet (et encore une fois, ça n’a rien de déshonorant). L’important sont ceux qui travaillent sur le sujet (qui est couramment étudié depuis des 10aines d’années en Angleterre ou aux États-Unis) et je peux t’assurer qu’aucun ne parle et ne parlera jamais de théorie du genre. Je te renvoie à l’article sur le sujet: http://cafaitgenre.org/2014/02/02/parlons-de-genre/

      • Ton lien est tout à fait honorable puisqu’il critique et dénonce des rumeurs (“ABCD de l’éducation apprend la masturbation à nos enfant” et autres exagérations qui demandent à être testées par hoaxbuster… )
        Qu’il n’existe aucune théorie appelée “théorie du genre” dans le domaine scientifique, cela je le conçoit aisément.
        Cependant, qu’est-ce que c’est que ces amendements à la noix dans la loi française? pourquoi semblent-ils suivre ce courant que nous nommons barbarement “théorie du genre”?
        Pourquoi des lois comme cela sont-elles votées ? : n’ouvrons pas un n-ème débat sur le “mariage pour tous”, je parle juste de ce que tu as pus voir dans le rapport de l’assemblée nationale (ils votent quand même les lois, ce n’est pas sans conséquences).
        Cela va même au stade européen : il ont failli faire passer le rapport Estrela
        à quelques voix près. (ce site expose ses sources si tu cherches le document officiel)
        http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/rapport-estrela-scandale-au-niveau-144873
        le sujet a d’ailleurs été remis sur la table :
        http://www.aleteia.org/fr/politique/article/parlement-europeen-la-commission-ressuscite-le-rapport-estrela-5816977406820352
        Si la théorie n’existe pas, une idéologie reste quand même derrière en trame de fond…
        Dernièrement, j’ai reçu cette vidéo. j’espère sincèrement que hoaxbuster me confirmera que c’est un fake…

  98. Oui, en effet, Jaffar est plus bronzé qu’Aladdin, ce qui montre bien le racisme qu’on essaye d’inculquer à nos enfants.

  99. Pour avoir lu d’autres articles du site suscité (oui c’est dangereux), il y a effectivement dans tout le discours un fil rouge: la misandrie et l’hétérophobie des auteurs…
    Si les auteurs prétendent défendre des valeurs antisexistes, ils traitent inlassablement les hommes de « phallus » et crachent sur toute représentation de l’amour hétérosexuel.
    À croire que pour eux, un bon film est centré autour d’une femme vegan transexuelle lesbienne en « couple à 5″ dont au moins un animal (parce qu’ils sont aussi « anti spéciste »…alors pas de raison de ne pas inclure de la zoophilie !)…et qui crève à la fin, pour ne pas tomber dans le happy end !
    Lamentable…

  100. De toute façon, vous n’y êtes pas du tout. Le Roi Lion, ce n’est une démonstration du patriarcat, ni même un gentil dessin animé pour enfant… C’est un formidable film contre la drogue!

    Je m’explique. La première phase du film est une innocente histoire qui nous montre les premiers évènements qui vont nous mener aux problèmes du jeune lambda: Simba. Simba est un jeune enfant fils de bourgeois (son père est roi, c’est pas rien) et il s’imagine déjà que le monde est à ses pieds. (cf la chanson « Je voudrais déjà être roi »). C’est génial, le monde est merveilleux. Sauf que notre Roi/figure paternelle meurt, tué par Scar, qui lui, n’en veut qu’au pouvoir.
    Simba, traumatisé par la mort de son père qu’il croit être sa faute, s’écarte volontairement du monde. C’est alors qu’il rencontre Timon et Pumba. Deux types à l’allure très sympathique et inoffensive qui lui propose de bouffer des insectes de toutes les couleurs! Et là d’un seul coup, tout va mieux! Il se met à chanter des choses niaises comme « tu peux vivre ta vie sans aucun souci » tout en répétant à qui mieux mieux l’élément favori des drogués: Philosophie. Coïncidence?
    Les plans montrant Simba passant l’age adulte sont très épisodique. On passe en trois image de gosse, à adulte. Le pauvre garçon est tellement défoncé aux escargots qu’il n’a plus conscience du temps qui passe. Jusqu’à ce que Nala, à l’opposé de ce que pense nos amis les néo-féministes, la figure de la bonté et de la lucidité vienne lui rendre visite dans son repaire nébuleux. Elle est tout d’abord ravie de le revoir et finit par lui dire, « non mais ça va bien ces conneries, maintenant tu retourne chez ta mère comme un grand et tu dégage ton Oncle/Beau-père (De toute façon, c’est tous des consanguins… Nala, c’est la fille de qui hein? ») qui bat ta mère et boit toute la journée « .
    Guère convaincu par la nécessiter de décrocher, notre ami lion va cependant avoir une vision tout à fait extraordinaire d’un point de vue narratif, mais parfaitement explicable avec ma théorie. (et puis le vieux sage… Faut pas déconner là… Lui il fournit toute le quartier et il se sert dans les réserves…).
    De là, Simba retourne chez lui, explose son beau-père/Oncle, bien entendu une métaphore pour montrer qu’il règle ses problèmes personnels qui l’ont conduit dans l’enfer de la pipe à crack. Il réussit à vaincre son passé douloureux, devient le jeune entrepreneur dans sa société de proxénétisme avec une filiale viande de zébu et l’histoire se termine.

    Repassez-vous la scène où ce cher Timon propose quelques « délices culinaires » à Simba… Avec cette nouvelle interprétation, vous aurez les clés pour comprendre le « VRAI » message du Roi Lion. Une Histoire poignante racontant la descente aux enfers d’un jeune à qui tout souriait et qui, à cause d’un évènement tragique (en l’occurrence un décès dans la famille…) va peu à peu s’isoler des autres et devenir un paria jusqu’à ce que ses amis le sorte de cette boucle sans fin.
    Sponsorisé par l’UMP. Enfin, le RPR à l’époque…

  101. J’ai beaucoup ri, encore une fois. Merci de m’avoir fait découvrir que j’étais une machiste et une grosse batarde qui raconte des histoires de princesses à ma fille pour lui inculquer la soumission (je vais d’ailleurs proscrire, en plus des disney sus-cités, « La Reine des Neiges » de sa collection de DVD), Bref, merci, je ne me lasse pas de vos impertinences.

  102. Ouh là là que je suis déçue… Je ne trouve pas dans cet article l’intelligence (je me permets d’être brutale, m’adressant à un Odieux Connard) qui est coutumière à ce que j’ai plaisir de trouver sur ce blog.
    Je suis très mal à l’aise avec cette technique rhétorique qui consiste à invalider le discours de l’autre en le ridiculisant. « Quelles folles hystériques et mal baisées, ces féministes, oh là là ça va hein, on ne peut plus montrer une couronne en diamants sur la tête d’une blonde sans se faire arrêter par la brigade des chiennes de garde. » Eh bien figurez-vous que, et cela va vous surprendre, ce n’est pas si simple.
    Avez-vous réellement réfléchi à la question du sexisme dans les médias, dans le cinéma, dans la littérature ? Quel effet pensez-vous qu’ait pour un enfant le fait de grandir en étant nourri à des histoires dans lesquelles figurent à 99,9% 10 mâles courageux et une femelle idiote et passive ? Pensez-vous que cela soit anodin ? Sérieusement. Allez, on réfléchit. Sérieusement ?

    Moi qui suis mère, en plus d’être femelle, je constate d’autant plus le matraquage sexiste dont sont victimes les enfants. (Et les clichés ridicules qui nous sont servis chaque seconde, adulte ou enfant). Et même sans être parent, si on ne veut pas le reconnaître, c’est soit que le formatage a été impeccablement réussi, soit qu’on a du caca dans les yeux.

    Il n’est pas question de coller une étiquette « ouh le vilain film sexiste » sur le Roi Lion et Martine à la plage. Il s’agit d’observer un phénomène universel, et ses conséquences. C’est vraiment marrant, de vivre dans un monde cloisonné où les filles sont des princesses et les garçons des chevaliers ? Moi, personnellement, je ne vois pas le fun là-dedans. Mais c’est peut-être parce qu’étant femme (et pire, féministe) je suis coincée et que je ne sais pas rire.
    A celles et ceux qui se demandent pourquoi le féminisme, jetez un oeil autour de vous, aux femmes et aux hommes qui vous entourent, et à la pression sociale exercée sur eux. Et si ça ne suffit pas, jetez l’autre oeil sur les chiffres de viol, de prostitution, de violences conjugales, d’inégalités salariales, de métiers, de pourcentages de femmes dans les postes à responsabilités.
    Peut-être que s’il y avait davantage de figures femelles dans les films (étant cinéphile, je connais le sujet) et que leur rôle consistait à autre chose que servir le café ou se faire sauter sur le comptoir, il y aurait plus d’égalité. Et c’est une mauvaise chose, l’égalité ?
    Croyez-vous que c’est agréable pour une femme de se taper à la chaîne des films dont les héros sont des hommes, et le peu de femmes représentées des crétines ?
    Il suffit de regarder la façon dont les hommes et les femmes sont présentés dans les films/livres/histoires populaires, et de regarder ensuite l’image des femmes dans la société (pute/maman/futile) pour faire le lien. Et c’est ça, le féminisme : observer, faire des rapports. Mais ça, j’imagine qu’il faut avoir envie de réfléchir pour le faire. Et c’est fatigant…

    Continuons donc à apprendre aux enfants (et à rappeler aux adultes) que le héros idéal, le modèle, est un homme blanc hétérosexuel. Ca nous perpétue un monde merveilleux, et si drôle !

    (Ca aide aussi à Hollywood à continuer à nous fourguer ses 17 scénarios remaniés jusqu’à la nausée).

    • donc si je comprend bien ton commentaire « l’intelligence » et la « réflexion » passent par l’observation et la critique. Je suis au regret de t’affirmer que notre OC viens de faire cela par son article.

      En effet, ici ce n’est pas le rôle des hommes et des femmes dans le cinéma qu’il analyse et critique… il expose au contraire le ridicule du site internet d’une féministe, dont l’argumentaire est totalement bancal (cf : aladin = occidental alors qu’il est plus basané que les marchands).
      Oui, l’OC a choisi de critiquer ce site car il représente un rival de poids au niveau de la mauvaise foi.

      il est vrai que c’est souvent le même modèle qui est présenté au cinéma car les producteurs se basent sur des acquis (ce type de modèle plait au public? alors continuons). Cependant critiquer est insuffisant sans actions constructives concrètes. Alors pourquoi ne pas proposer des modifications, de nouveaux scénarios et financer des projet? ceci pourrait casser cette image du féminisme si engagé qu’il devient hystérique et intolérant envers toute présence masculine ou hétéro par exemple.

      pour finir, voici une petite pause récréative dans toutes ces critiques des critiques :https://www.youtube.com/watch?v=YNZ2RylBPsA&list=PL-CQtpSbsGq2yyzvin1Hpx8QiDfFZbSXc&index=17

  103. donc si je comprend bien ton commentaire « l’intelligence » et la « réflexion » passent par l’observation et la critique. Je suis au regret de t’affirmer que notre OC viens de faire cela par son article.

    En effet, ici ce n’est pas le rôle des hommes et des femmes dans le cinéma qu’il analyse et critique… il expose au contraire le ridicule du site internet d’une féministe, dont l’argumentaire est totalement bancal (cf : aladin = occidental alors qu’il est plus basané que les marchands).
    Oui, l’OC a choisi de critiquer ce site car il représente un rival de poids au niveau de la mauvaise foi.

    il est vrai que c’est souvent le même modèle qui est présenté au cinéma car les producteurs se basent sur des acquis (ce type de modèle plait au public? alors continuons). Cependant critiquer est insuffisant sans actions constructives concrètes. Alors pourquoi ne pas proposer des modifications, de nouveaux scénarios et financer des projet? ceci pourrait casser cette image du féminisme si engagé qu’il devient hystérique et intolérant envers toute présence masculine ou hétéro par exemple.

    pour finir, voici une petite pause récréative dans toutes ces critiques des critiques :

  104. Il est répété plusieurs fois dans l’article que les féministes ramènent tout au sexe, en même temps, c’est un peu le but non ? Quand on lutte comme une domination, c’est difficile de la dénoncer sans en parler… Beau moyen de rejeter tout discours. Je lutte contre le capitalisme sans parler de fric ? de crimes racistes sans parler de couleur de peau ? Ah, ces femmes, peuvent pas se laisser dominer sans la ramener…

    J’ai relu l’article attentivement et effectivement, le site de cinéma en question est maladroit et pas très futé. Mais le problème demeure. Et je trouve l’extrait suivant révélateur :

    – Aha ! UN lion, ééééévidemment ! Jamais une lionne ! Quel sexisme !
    – Oui enfin ça fait 60 ans qu’on fait des films avec des princesses.

    Ben oui. Des princesses. Justement. Des trépanées qui chantent avec des oiseaux et font le ménage en attendant un crétin sur un cheval.
    Combien de dessins animés de Disney ou de films tout courts mettent en scène des femmes douées de cerveau ?

    Et soit dit en passant, c’est marrant comme l’idée même de féminiser les noms font sauter au plafond, hurler de colère et de rire, alors qu’il s’agit simplement d’établir une égalité. C’est si compliqué, d’ajouter un e ? Et si Simone de Beauvoir et autres féministes n’avaient pas prévu cette remise à niveau, c’est peut-être qu’elles étaient occupées à autre chose, par exemple à exiger, il y a seulement 60 ans, de pouvoir voter, avoir le droit de disposer de leur corps… les avancées sont lentes. Et c’est pas étonnant quand on voit les réactions brutales qu’une simple exigence d’égalité des droits suscite.

  105. Et soit dit en passant, c’est marrant comme l’idée même de féminiser les noms font sauter au plafond, hurler de colère et de rire, alors qu’il s’agit simplement.

  106. Pingback: Ok c’est l’arnarque mais pour une fois… | Mes œuvres sont totalement palpitantes·

  107. Moi, ce qui me paraît franchement insupportable dans une grande partie du cinéma, c’est le fait qu’on suppose toujours (sauf dans les comédies sentimentales et dans Docteur House) que le monde est divisé en deux : les gentils et les méchants.
    Si on creuse le concept, ça se résume à deux règles simples : les gentils ont le droit de tuer les méchants mais les méchants n’ont pas le droit de tuer les gentils.
    Et c’est drôle le nombre de gens (notamment les zozos qui nous gouvernent) qui appliquent ça dans le monde réel …

  108. J’ai lu beaucoup d’articles du site lecinemaestpolitique.
    Non seulement je trouve de nombreuses démonstrations très capillotractées, mais en plus je suis vraiment mise mal à l’aise par les membres… Un commentaire qui va dans leur sens sera gratifié d’un « merci du compliment, vous êtes très intelligent » (ouais, je caricature) et un autre, pourtant contruit mais qui réfute leur thèse sera enterré: tous les membres vont s’abbattre sur lui ET détourner tous ses propos pour lui faire dire ce qu’il n’a pas dit. C’est assez fatiguant. Quand on le leur fait remarquer ils répondent « ce n’est peut-être pas ce que vous voulez dire, mais c’est comme ça que je l’ai interprété ». Ben, mon coco, si t’es même pas fichu de comprendre ce que te dit une personne, arrête l’analyse de films. Tu fais du mal, non seulement à toi-même, mais aussi à ceux qui te lisent…

      • Pour le coup, c’est vrai que c’était un dialogue de sourds: je n’étais pas mieux, mea culpa. La grande différence, c’est que j’étais de bonne foi et cherchais à comprendre comment ils avaient pu arriver à comprendre ça comme ça.
        Je pars du principe qu’une même métaphore peut avoir des sens complètement différents selon les personnes, qu’il n’y a pas d’univocité et que toute interprétation est subjective. Eux en revanche partent du principe qu’il n’y a qu’un seul sens et que oh miracle c’est eux qui l’ont trouvé. Et que, bravant les interdits et la censure, ils nous apportent leur savoir… et nous ont leur dit qu’ils ont tort. Sacrilège!
        D’où le beau syllogisme qui naît dans leurs têtes: ces personnes ne pensent pas comme nous, or nous sommes anti-fascistes, donc ces personnes sont des fascistes.

        Bon, sur ce je m’en vais regarder Blanche-Neige et les 7 nains, histoire de me rappeler quel est mon rôle dans la société et de m’en retourner à la procréat… et merde, j’avais oublié que je m’étais toujours identifié à Grincheux… C’est ballot, comment vais-je faire pour construire mon identité? Ah oui, je sais: en sortant et en étant confronté à la vraie vie, avec de vrais gens, sans sorcières ni pommes empoisonnées!

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