Les experts : Mont Ventoux

Ça vous est tous arrivé un jour.

Alors que vous étiez en train de lire un quelconque ouvrage, ou de réviser on ne sait quelle leçon, arrivé en bas de la page vous avez réalisé que vous n’aviez pas la moindre idée de ce que vous veniez de lire. L’inquisition espagnole aurait pu défoncer la porte et vous sommer d’expliquer le sens de ce que vous veniez de consulter en vous menaçant de quelconques abominables tortures, comme de vous faire assister à une conférence de Bernard-Henri Lévy, vous n’auriez su trouver le moindre mot pour résumer ce que vos yeux étaient supposés avoir assimilé.

Pourtant, en relisant, tout cela vous disait bien quelque chose : vous l’aviez lu, mais votre cerveau n’y avait trouvé aucun sens.

C’est exactement le métier des experts, non pas ceux de la série à base de caméra qui zooment suffisamment pour pouvoir accuser Cricri la fourmi du meurtre de Crocro le haricot, mais bien de ces abominables créatures dont la vie consiste à rédiger des textes imbitables et des Powerpoints qui attaquent la rétine (mais si, ceux où chaque changement de diapo a une animation différente, souvenez-vous), et dont l’objectif ultime est de se faire payer pour intervenir lors d’interminables réunions auxquelles tout le monde assiste mais personne ne trouve d’intérêt (à part de faire avancer la cause de l’euthanasie).

Et bien, parfois, il arrive que l’un de ces experts soit pris sur le vif : c’est le cas de Jacques-Alain Miller, psychanalyste hantant les colonnes du Point pour expliquer longuement aux lecteurs en quoi sa science et son expertise lui permettent de disséquer la situation politique française mieux que personne. Et si cela fait trop longtemps que vous n’étiez pas tombé sur un texte capable de vous anesthésier le cerveau dès le premier paragraphe, alors régalez-vous : l’article complet est . Aussi, plutôt que de critiquer le quelconque baratin d’un expert classique lors d’une réunion, observons tous ensemble le propos d’un de ces fameux larrons pour avoir ainsi une référence commune à bâcher.

Pour ceux qui n’auraient pas suivi la situation politique française de ces dernières semaines, puisque vous étiez trop occupé à chercher un article capable de vous expliquer quel était l’intérêt de la WiiU (à ce qu’il parait qu’on peut en trouver sous le sabot des licornes) ou simplement que vous habitez une contrée sauvage et reculée comme le Québec (ne nie pas, ami trappeur), permettez-moi de résumer la semaine dernière :

L’UMP, principal parti de droite de l’échiquier politique français, organisait des primaires pour désigner son prochain patron. Hélas, les deux candidats arrivés au coude à coude, Jean-François Copé et François Fillon, ont eu bien du mal à se départager, se proclamant tour à tour vainqueur et accusant l’autre d’avoir triché comme de vulgaires équipes d’Intervilles. Finalement, diverses commissions ont proclamé Jean-François vainqueur d’une poignée de voix, et François a décidé de faire tous les recours possibles puisque continuant de douter des résultats. Finalement, et après s’être bien bagarrés, François a fait appel à Alain Juppé, éminence grise locale, pour qu’il vienne essayer de trouver une solution diplomatique en s’interposant tel un petit casque bleu (ou une vachette, si l’on reprend la référence précédente).

Vous avez compris ?

Jean-François et François se chamaillaient pour savoir qui avait gagné, et Alain a été appelé pour une mission bisous.

Rien de bien compliqué.

Dans le monde des experts, tout le monde s'éclate en réunion et meurt d'envie de les entendre un peu plus analyser les choses

Dans le monde des experts, tout le monde s’éclate en réunion et meurt d’envie de les entendre un peu plus analyser les choses

Du moins, jusqu’à l’intervention de Jacques-Alain Miller, expert et psychanalyste, rien que ça, qui à défaut de vous expliquer la situation a… heu… bon, regardons ensemble la puissance de notre expert local ! Et attention, parce que là, on peut carrément parler d’artiste. Lisez plutôt.

Le jour se lève, le cessez-le-feu tient toujours. On respire. On attend le « teafortwo-plus un » prévu dimanche à 19 heures, qui doit réunir à Paris Jean-François Copé et François Fillon à l’initiative d’Alain Juppé.

Premier paragraphe et première ligne : on reconnait l’expert à sa capacité à caser des anglicismes pour un oui ou pour un non. Par exemple, ici c’est plutôt pour un non, puisqu’en fait, ça n’a rien à voir avec un tea for two puisqu’ils sont trois et que notre homme lui-même l’admet. Mais bon, il avait envie, alors il l’a mis parce qu’il trouvait ça rigolo.

C’est à cela que l’on reconnait les pros.

On voudrait s’y introduire, n’est-ce pas, comme une petite souris. Une journaliste politique, Geneviève Tabouis, est restée célèbre pour ses émissions de radio, les Dernières nouvelles de demain, qui débutaient sempiternellement par la formule : « Attendez-vous à savoir… » Nous n’avons ici ni ses dons de pythonisse, ni ses réseaux d’informateurs privilégiés. Voyons si nous pouvons risquer quelques prévisions en prenant les choses comme Rouletabille, par « le bon bout de la raison ».

L’expert aime aussi le name-dropping, le name-bombing (oui, moi aussi je sais mettre des anglicismes partout) et autres petits bonheurs qui servent ici à dire « Vous vous souvenez de Machine ? Ouais, Machine et son émission et tout… vous voyez ? Non parce que moi, je connais bien. Et bien en fait rien à voir ! ». Je ne sais pas vous, mais quelque chose me dit que le Monsieur est payé au caractère. A défaut de rouler ses billes, autant les placer.

[…] La Maison Fillon sera dépecée. Une négociation s’entame. Demandons-nous quel est, pour chacun des protagonistes, son impératif majeur.

Nous dit-on quelques lignes plus bas. C’est rigolo de mettre dès le début de l’article sa conclusion « Fillon a perdu« . Savourons le type qui commence son analyse par un constat sorti de nulle part pour s’appuyer dessus par la suite. Mais c’est vrai que c’est pratique, tout de même puisque du coup on a toujours raison. On appelle ça un axiome, c’est très rigolo comme principe. « Mais non, je n’ai pas tort puisque j’ai dit que j’avais raison !« .

Mais ne nous arrêtons pas là, car après quelques paragraphes de vent à répéter la même chose, notre homme décide de continuer sa fine analyse dans ce qui, je le rappelle, prétend être un site de journalisme :

Le principe de Jean-François Copé fait-il la preuve de son égoïsme ? Mérite-t-il une censure morale ? Est-ce le fait d’un « voyou », comme le suggère Marianne ce matin ? Non, pas nécessairement. Le président en exercice de l’UMP soutient que ce n’est que justice que de lui reconnaître sa victoire, et, dit l’adage, « Fiat justitia, et pereat mundus », traduit par « Que justice soit faite, quand bien même le monde devrait en périr ». Ce fut la devise de Ferdinand Ier, empereur du Saint-Empire germanique, et Kant la commente dans l’une des annexes de son Projet de paix perpétuelle de 1795. Cette sentence, juge-t-il, est cavalière, mais elle est vraie, et elle témoigne de « l’idée, rationnelle et pure, d’un devoir-être inconditionnel » (J. Boulad-Ayoub, « La prudence du serpent et la simplicité de la colombe… », 1997).

Si vous regardez bien, sur un paragraphe de 7 lignes, seules les deux premières ont un rapport avec le sujet. A partir de la 3e, notre puissant psychanalyste se contente de coller lui-même un adage puis de l’analyser en balançant des références et citations pour faire mec qui a travaillé son sujet. Sauf que ça n’a aucun rapport avec la choucroute. La choucroute est un plat typique du Saint Empire Romain germanique, et comme le disait Léopold-Guillaume d’Hasbourg « Ch’est bon« . Cette sentence, certes cavalière mais bien vraie, témoigne du fait que la choucroute est à la fois « délicieuse, fournie bien que parfois bourrative, et du genre à parfumer le lit conjugal » (A. Misou-Misou, « Musique de chambre et pétomanie, ode aux plus grands airs »). Hooo bon sang, je ne sais pas ce qui m’a pris je… je… je crois que je suis fin prêt à écrire pour le Point.

Kant détermine le « mundus » ici en question comme « les méchants en ce monde », et on voit en effet Jean-François Copé prêter à François Fillon des motifs infâmes : ressentiment, envie, mépris du suffrage universel, invitation au suicide collectif… On dira que c’est fort injuste pour François Fillon, et qu’il est dans cette affaire le gentil, l’homme honnête, décent, désintéressé, qui n’a pas d’autre impératif avoué que : « Il faut sauver l’honneur du parti ! » Sans doute. Cependant, l’honneur d’un parti politique, c’est là une notion très aventurée, dont il n’est pas avéré qu’elle ait la moindre traduction pratique. Même à admettre que l’honneur d’un parti politique est quelque chose qui puisse se perdre, rien ne prouve qu’il ne puisse se raccommoder, comme le pucelage des filles de Venise selon Casanova. D’une façon générale, concernant les rapports de la morale et de la politique, les propos de François Fillon et de ses partisans témoignent d’une conception qui les a mis hors jeu, comme on le verra en revenant à la négociation en cours à l’UMP.

Si vous ne vous êtes pas endormi à mi-chemin (mais je sais que vous êtes fort puisque vous me lisez ; très honnêtement, je ne serais pas moi, je ne me lirais pas, je suis beaucoup trop bavard), et que vous êtes toujours en train de chercher ce que Kant et Casanova viennent faire dans cette analyse qui pour l’instant, ne dit strictement rien à part « Vous voyez, je vous l’avais dit que François Fillon s’était perdu, bon, je n’ai toujours amené aucun fait, mais promis, je le fais plus tard« . Et comme vous l’aurez deviné : ça n’arrivera pas. Peut-on raccommoder l’honneur d’un crypto-journaliste ? Qu’en dirait Casanova ? En parlerait-il aux filles de Venise ? Ou est-ce un coup à les faire fuir tant elles ont autre chose à faire que d’écouter du vent ? Quant à Kant, que vient-il faire là, à part sonner de manière rigolote dans « Quant à Kant » ? Mystère.

D'autres adeptes du name-bombing : les hipsters. Un principe rigolo, qui consiste à dire qu'à défaut de comprendre quelque chose, on connait quelqu'un qui sait.

D’autres adeptes du name-bombing : les hipsters. Un principe utile pour eux qui consiste à dire qu’à défaut de comprendre quelque chose, ils connaissent quelqu’un qui sait. Intelligence et éducation, deux choses différentes.

On peut raisonnablement prévoir son issue. Il suffit de s’inspirer de la théorie mathématique des jeux, voire simplement de la théorie des ensembles. Dans le contexte du duel Copé-Fillon, dont l’enjeu était la présidence de l’UMP, nous étions devant un jeu « à somme nulle » : ce que l’un perd, l’autre le gagne, et vice versa ; c’est Fillon le président, ou c’est Copé. Pas de milieu. Tout change avec l’apparition dans le jeu d’un nouveau joueur, Alain Juppé. Non pas que nous ayons maintenant trois joueurs. Comme nous l’avons expliqué, il se substitue au joueur Fillon. Seulement, et tout est là, il ne s’y substitue pas à la même place.

Vous connaissez la théorie des jeux ? La théorie des ensembles ? Non ? Ce n’est pas grave, lui non plus.

La preuve : en fait, il ne va plus en parler, ni même y faire référence, c’était juste pour les caser. Ce n’est pas beau, ça, tout de même ? Mais là encore, personne ne lui a fait remarquer.

Notez d’ailleurs le : « Non pas que nous ayons maintenant trois joueurs. Comme nous l’avons expliqué, il se substitue au joueur Fillon. Seulement, et tout est là, il ne s’y substitue pas à la même place. »

Attention, définition du verbe « substituer » selon le Larousse : Mettre quelqu’un, quelque chose en lieu et place de quelqu’un, de quelque chose d’autre. « Substituer (se) » : Prendre la place de quelqu’un, de quelque chose. Mais ce n’est pas grave, notre expert et journaliste n’a pas froid aux yeux : il vous explique que quelqu’un prend la place de quelqu’un d’autre, mais pas à la même place. Hmmmoui, on peut appeler ça du caca. Aussi. Mais c’est un peu direct, il ne faudrait pas brusquer l’animal. Je rappelle tout de même qu’il écrit dans un journal ayant pignon sur rue, si en plus il faut faire des phrases qui veulent dire quelque chose, mais où va-t-on ?

Le fait capital, c’est que, désormais, l’enjeu n’est plus le même. Alain Juppé a su l’énoncer avec une parfaite lucidité. Jeudi après-midi, dans le communiqué où il posait son premier « ultimatum », il écrivait ceci : « Ce qui est désormais en cause, ce n’est plus la présidence de l’UMP, c’est l’existence même de l’UMP. » Ce dit est transformationnel. Il change la nature même de la situation, et la logique qui l’anime. Nous n’avons plus affaire à un jeu à somme nulle, où les joueurs sont des adversaires se disputant le même gain. À la différence du duel Copé-Fillon, le duel Copé-Juppé est un jeu du type coopératif.

« Coopératif« . Là encore, un mot relativement compliqué, puisque non seulement faire des duels coopératifs est relativement compliqué, mais en plus, rappelons que la « coopération » était tellement amicale qu’au final, elle n’a duré que 25 minutes, mais j’y reviendrai (et moi, je le fais : mais je n’écris pas dans un grand journal, je ne dois pas savoir, enfin je dis ça…). Ah et au fait, sinon, François Fillon là-dedans ? Non parce que qu’il est quand même un peu à l’origine de tout cela, ça vaut le coup d’encore en parler ou bien ? Non ?

Et bien non. Oublions-le.

Quel sens de l’analyse. C’était quand même pas compliqué : il n’y avait que trois personnages à retenir. Dont deux impliqués depuis le début et un qui se proposait de débarquer le temps d’une réunion. Résultat ? Et bien notre expert vire l’un des principaux protagonistes et garde celui qui vient à peine d’arriver. Je… d’accord. Et donc, comme ça, vous êtes expert en analyse politique. Ah. J’espère qu’on vous ne confiera pas la question du Moyen-Orient un jour sinon, j’imagine bien : « Bon, dans le conflit Israël-Palestine, je pense que ça ne vaut pas le coup de parler d’Israël. Les conflits avec plus d’une personne, c’est trop compliqué« .

Simplifions. D’un côté, « sauver l’UMP ». De l’autre, « sauver la présidence Copé, l’UMP dût-elle en périr ». L’impératif Juppé est-il incompatible, antagoniste, avec l’impératif Copé ? Réponse : les deux se recoupent partiellement, il y a une intersection, et c’est précisément « l’existence de l’UMP ». Pour simplifier encore davantage, disons que nous sommes devant une situation de « choix forcé », au sens de Lacan, et qu’il illustre de l’exemple « la bourse ou la vie » (cf. Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, 1973).

En 5 lignes, il y a deux tentatives de simplification, dont une faisant référence à un livre que tout le monde n’aura pas lu, tant Lacan sert plus à caler les bibliothèques qu’à les remplir. Mais c’est pas mal ; « Simplifions et article : il s’agit d’une « bouse à grumeaux » au sens de Diomède, comme on peut le trouver dans mon livre de chevet, Diomède contre Goldorak, 2007« .  Mais rassurez-vous, j’exagère quelque peu : l’homme développe sa « simplification », me laissant là aussi dubitatif quant à la présence d’un dictionnaire à ses côtés.

Vous voilà arrêté sur une route de campagne par des brigands de grand chemin, comme le jeune Barry Lyndon dans le film de Kubrick. Le capitaine Feeney, les armes à la main, vous réclame votre bourse. La lui donner ou pas, vous êtes libre, vous avez le choix. Si vous cédez, vous perdez votre bourse. Si vous résistez, vous perdez et votre bourse et la vie. Dès lors, votre choix est forcé. Vous livrez votre bourse, puisque, dans tous les cas, elle est déjà perdue. Le choix entre les deux termes proposés se limite donc à perdre les deux, ou bien n’en conserver qu’un, toujours le même, la vie, certes écornée d’une perte inévitable..

Après un peu de name-bombing, notre puissant larron nous donne donc un exemple pour vous expliquer la situation… qui là encore, n’a aucun rapport. Puisqu’il vous explique que voilà, dans la bourse ou la vie, vous perdez automatiquement la bourse. Sauf que dans le cas présent, aucune perte n’est automatique, puisque c’est d’ailleurs tout l’objectif des négociations en cours, et celui de tous les participants : il n’y a donc aucun rapport.

Excellent exemple : l'un des thèmes de Barry Lyndon est

Excellent exemple : l’un des thèmes de Barry Lyndon est « Peut-on baratiner tout le monde » ? Le bougre n’a pas dû le regarder en entier.

Un détail, évidemment. Un de plus.

Sauf bien sûr, si on sort de son chapeau un raisonnement débile pour expliquer que si, si, perte inévitable il y a.

Dès lors que l’impératif d’Alain Juppé est le « primum vivere », la vie de l’UMP (et il n’est entré dans le jeu que pour le promouvoir), les jeux sont faits : Jean-François Copé gardera la présidence. Quant à François Fillon, il est hors jeu. Il est là, mais ce n’est que pour signer sa reddition. La question de savoir si on lui permettra de sauver la face, et de quelle manière, n’intéresse pas notre logique.

Ah. Bon bin, nous dit-on : François Fillon va se faire défoncer quoiqu’il arrive. C’est rigolo parce que l’ensemble des faits semblent donner tort à notre auteur, encore une fois, mais que sont les faits face à une analyse de pareille qualité ? Et puis d’ailleurs, il a bien raison : « savoir si on lui permettra de sauver la face, et de quelle manière, n’intéresse pas notre logique. ». Car oui, là encore, c’est tout à fait clair : cela n’intéresse pas la logique d’un analyste, de savoir si un duel autour de la tête d’un parti, une main sera tendue pour éviter l’implosion dudit parti… là encore thème central de l’article.

On imagine bien le rédacteur en pleine conversation avec son relecteur.

« Attends mais en fait, ton article parle d’une problématique et finalement tu n’en parles pas. Par contre tu cases Kant et le Saint Empire Romain Germanique, tu m’expliques ?
- Ouais c’est un truc intellectuel, tu peux pas comprendre. Tu n’as pas dû assister à assez de réunions.
- Mais c’est malhonnête !
- Pas si je dis… attends, passe-moi mon papier…. gnnn… ça… nous… intéresse… pas. Voilà.
- Ah oui, ça marche vachement mieux maintenant. Z’êtes fort quand même.
- L’expérience petit. J’ai tout appris aux éoliennes. A part la partie productive. »
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Et parce qu’un bon article ne finit pas sans une bonne conclusion :

Bien que purement formelle, notre analyse de ce samedi matin nous amène donc à prévoir que la « médiation Juppé » ne capotera pas, quels que soient les aléas qu’elle rencontrera. Des soubresauts, des affects, il y en aura, mais ils se plieront en définitive à la logique du choix forcé.

Voilà. Donc ça, c’était samedi dernier, la veille de la fameuse rencontre. Notre homme, après avoir pinaillé des heures, expliquait donc que quoiqu’il arrive, c’était plié et tout allait rouler. Résultat ?

Dimanche, Alain Juppé est allé voir François et Jean-François, au bout de 25 minutes, il s’est barré en disant que tout le monde était trop con, et Jean-François a expliqué en coulisses qu’il était bien content de s’être débarrassé de ce fauteur de troubles qui venait tenter de lui piquer la couronne. Et dans la foulée, François est parti en emmenant avec lui une partie des députés du parti, sans compter un bon paquet de militants qui ont rendu leur carte de dégoût.

« Coopératif » et qui « ne capotera pas« , donc ?

Chez les vrais journalistes, quand on raconte n’importe quoi, en général, on s’excuse un peu après. Mais à la rédaction du Point, non. On fait même mieux.

« Hey, salut Michel !
- Salut Gégé.
- T’as vu ce qu’il s’est passé dimanche ? En fait, on a grave raconté n’importe quoi !
- Qui c’est qui s’occupait de l’article ?
- Un expert vaguement médiatisé…  Jacques-Alain Miller. J’ai pas trop compris le rapport entre la psychanalyse et la politique, mais en tout cas il s’est planté comme un gros busard.
- Super, réserve-lui la prochaine tribune sur le sujet. »

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Et ce qui fut dit fut fait. Oui, c’est complètement surréaliste, mais c’est comme ça. Et non, personne n’est allé bâcher ce fameux commentateur : il s’en est même trouvé pour l’inviter et disserter avec lui de l’actualité. D’ailleurs, pour le coup, plutôt que de recommencer l’exercice à nouveau, l’article en question étant aussi consternant – si ce n’est plus – que le précédent,  je vous laisse tout seul profiter du festival : on vous explique que ça y est, c’est fini, qu’il n’y a jamais eu de problème (ah oui, quand même), et que tout cela a été « très adroit« , soit l’exact opposé des faits, mais là encore, ce n’est pas grave, puisqu’après tout, personne ne semble rien dire.

Et là encore, tout une série de professionnels n’ont vu strictement aucun problème à non seulement raconter à peu près n’importe quoi dans ses colonnes, mais aussi à recommencer sans même prendre en compte le fait que c’était complètement à côté de la plaque.

Du vent, des erreurs grossières et une mauvaise maîtrise d’un sujet pourtant connu enrobé d’une teinte de professionnalisme semi-intellectuel étalés sans vergogne à un public à qui l’on prétend analyser la situation, sans compter que le coupable est aussitôt invité à revenir pour recommencer…

Mesdames et Messieurs : on applaudit bien fort les experts.

123 réponses à “Les experts : Mont Ventoux

  1. « […/…]« bouse à grumeaux » au sens de Diomède[…/…] ».
    Je n’ai retenu que ça et je rigole encore ! :-)
    Cher OD, vous mettez du soleil dans ma soirée, merci à vous.

  2. finalement, écrire au Point ou sur un site de jeux vidéo, c’est pareil
    (dans les deux cas on n’apprends pas grand-chose)

      • « Bonjour, c’est 1992, il parait qu’on tue des gens dans les ordinateurs et c’est pas bien, parce que heuuu ça veut dire qu’on va forcément tuer des gens en vrai. D’ailleurs chuis psychologue et achetez mon bouquin s’il vous plaît! »

        « Devant ses juges, il ne donne pas d’explication. Il raconte qu’il a entendu une voix à laquelle il n’a pas pu résister. Andy, grand amateur de jeux vidéo. »
        -L’article en question.
        Déjà, il ne donne pas d’explication, mais par contre, il dit qu’il entend des voix. Une ligne, une contradiction.
        Ensuite, c’est vrai que quelqu’un qui est probablement schizophrène, c’est beauuuuucoup moins probable que des jeux qui poussent au meurtre.

      • Comme on le disait je ne sais où, je pense qu’il faudrait interdire l’eau. Je suis catégorique : 100% des tueurs en série psychopathes fous ont bu de l’eau toute leur vie ! Ca fait vachement flipper !

      • Ce que je trouvais fort distrayant dans ces articles, c’est qu’à aucun moment, on n’aborde le côté cathartique des médias… Pourtant, je crois me souvenir que les Grecs, dans l’antiquité, parlaient déjà du fait que le théatre pouvait être considéré comme un défouloir et qu’à aucun moment, ils n’allaient s’adonner à la violence en voyant une pièce violente… Ou alors, que ce n’était pas à cause de la pièce (ou seulement si elle est vraiment pourrave, genre le Twilight de l’antiquité).

        Mais c’est vrai, hein, les Grecs, y z’étaient que des Momosexuels qui se sont déchéancisés parce qu’y z’étaient que des momosexuels, comme le disait si bien m’sieur Dassault…

    • Je proteste!
      Le jeux-vidéo reste au pire un divertissement, voire dans certains cas un «art». Bref, quelque chose de pas «inutile». Contrairement à Miller.

      • Miller a fait des trucs très bien. Ah, attends, on parle bien de Frank ? Parce Jacques-Alain, c’est une vraie catastrophe, par contre.

      • ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de pratiquer la merveilleuse expérience qu’offre un « Shadow of the Colossus » ne peuvent comprendre… Le jeu vidéo peut être poétique, raconter de magnifiques histoires, offrir une vraie évasion. Bon, il peut-être abrutissant car répétitif, benêt ou autre aussi, mais le raccourci « Jeu vidéo=violence », j’ai juste envie de sortir mon royal engin pour uriner royalement sur sa tronche

        Certes, il y a du caca parmi certains jeux, mais dans tous les types d’arts.

    • @Daiddodu : Sauf que la notion de catharsis, énoncée sans guère de preuves par les psychanalystes de tous poils, ne présente qu’une validité proche de celle des thèses de Mr Raël.
      Bref, de la daube en boîte…

      Allez, rompez !

      • Et qui vous a dit que Rael aimait la daube ? C’est très nourrissant pourtant ! Moi, en tant que bon Roi, je préfère le Corned Beef… Quant à mon illustre Personne, je ne la défendais guère, ma foi, foie de veau, Vaulx-en-Velin. Je m’interrogeais simplement que l’auteure de cette article n’aborde pas la question… Sachez que le Roi Dadidou aime malgré tout votre chapeau, très cher !

      • Ah, vous êtes donc un amateur de la pensée William Saurin ? J’parie que vous bouffez à l’ordinaire, la bleusaille. Évidemment, le mess des sous-off’ est bien mieux, mais faut avoir l’impact !

        M’ferez vingt pompes, pour la peine !

  3. Cette phrase : « Non pas que nous ayons maintenant trois joueurs. Comme nous l’avons expliqué, il se substitue au joueur Fillon. Seulement, et tout est là, il ne s’y substitue pas à la même place. » me rappelle furieusement la difference entre les bons et les mauvais chasseurs.

  4. J’admire votre courage pour avoir lu ce papier en entier. Je me demande s’il y a le moindre rapport entre ce monsieur et la psychiatre (Alice Miller) auquel un commentateur de l’article précédent avait fait allusion ?

  5. Et après ça on s’étonne que la presse meurt à petit feu…
    Tiens le guignol de service me fait penser à un Américain qui écumait les plateaux télé comme expert proclamé. Il parlait de guerre, d’économie, de nucléaire et j’en passe. Il s’est fait démasquer par hasard, je crois. Il n’avait aucune compétence sur les sujets qu’il traitait.
    Je pense que ça doit être ça le truc, tu parles juste dans le sens rédactionnel du média qui te fait intervenir, le reste on s’en fout. Que tu sois pertinent, rationnel et explicatif n’a aucun intérêt, ce qui compte c’est d’en mettre plein la vue avec des phrases toutes faites ou qui ne veulent rien dire.
    J’ai l’impression de faire le résumé d’une pièce de Molière.
    En gros de nos jours pour être intelligent, faut être capable de dire des choses de telle sorte que la majorité ne comprend pas.
    Comme disait Coluche  » Il lit des livres, je comprends même pas le titre »
    Moralité : les experts d’aujourd’hui c’est comme les « forces spéciales » aux USA, y en a tellement qu’on se demande comment ils font pour se ramasser en permanence…

    • Bonsoir

      Je suis entièrement d’accord avec vous et je me contenterai de partager avec vous cette citation de « Je ne sais plus qui  » :

      « La culture c’est comme la confiture, moins tu en as plus tu l’étales »

      Cordialement

      Ps : Excellent article Mr O.C

  6. Si je peux me permettre une petite remarque purement formelle, ile me semble que vous souhaitiez écrire « observons », au lieu de  » […] observant tous ensemble le propos d’un de ces fameux larrons […]  » à la fin de votre quatrième paragraphe.

  7. et pourquoi les journalistes, et même l’odieux nous bassinent-ils avec cette IMPLOSION du parti ?
    c’est une (possible) EXPLOSION, toute bête.
    Implosion signifie qu’il va se replier sur lui-même et tout détruire vers l’intérieur, or ce n’est pas du tout ce qui peut arriver : deux morceaux différents.
    toi aussi tu t’écoutes écrire parfois ?
    c’est vrai que ça fait beaucoup mieux …

    • C’est juste. Mais cela vient de la déformation de l’idée initiale de l’origine du changement, interne ou externe. C’est évidemment une connerie journalistique, mais il y a une logique, même si elle est débile (une explosion vient toujours de l’intérieur, au moins de ce qui explose… C’est le principe même). Par là, ils veulent dire que c’est dû à des luttes internes et non à des agressions extérieures, mais c’est bien sûr une erreur de langage.
      Mais avec les journalistes, on est plus à ça près (on a déjà Tri sélectif qui tourne depuis 20 ans -un tri, est toujours une sélection, sinon c’est une répartition sans critères-)

      • C’est comme les fautes d’inattention (il faudrait dire faute d’attention) et taux d’alcoolémie au lieu de taux d’alcool (alcoolémie voulant déjà dire « taux d’alcool »). Je sais ça fait cuistre désolé…

      • Pour l’inattention, je dirais que ce n’est pas complètement faux,
        puisqu’on peut fauter par inattention, faute justement, d’attention.
        Pour les -émies, effectivement, c’est une faute si l’on prend la signification de ces termes par extension, sinon, glycémie signifie à la base simplement la présence de glucose dans le sang, indépendamment de sa concentration.
        Mais je suis plutôt d’accord avec vous, puisque le sens de « taux de … dans le sang » est prépondérant.

  8. « Savourons le type qui commence son analyse par un constant sorti de nulle part pour s’appuyer dessus par la suite.  »
    J’ai eu du mal à saisir le sens de la pĥrase, mais une fois le N retiré, ça allait tout de suite mieux ;-)

  9. On à l’impression de lire au mieux une mauvaise copie de l’ENA, au pire un cours de théorie des jeux sous acide.

    D’ailleurs permettez moi de citer John Nash prix nobel d’économie en 1515 avant Babar…… Etc…

    • Le Roi Rataxes, très bon ami de mon auguste personne, se souvient fort bien de cet évènement tragique, qui causa la terrible dépression du cours du Champignon à Warioland, et la grève des Waddle Dee de 1518 qui causa la mort de Jean-Mouloud Sartre, ancêtre du botaniste bien connu…

  10. Rien que le début du nouvel article de cet expert tuera n’importe qui ayant de vagues notions de latin, puisqu’il traduit faussement une locution latine qu’il n’avait pas besoin de citer en langue originale. Et sur le fond, on sent que le type fait une analyse en aveugle, hors de tout contexte. C’est juste affligeant de voir des trucs pareils publiés.

    • Je ne suis pas totalement d’accord sur l’inexactitude de la traduction, Miller sur-traduit le « et » en le transcrivant par « quand bien même […] devrait », mais le sens est bien celui qu’il donne. Même si cette traduction pèse trois tonnes.
      Je vous rejoins en tout cas sur le caractère totalement pédant du recours aux références à chaque ligne. Quand on lit une analyse dans un journal, on n’a pas particulièrement envie d’avoir un pot-pourri de citations à lire.

  11. « sans compter que le coupable est quand aussitôt invité à revenir pour recommencer… » je crois qu’il manque un même.
    Merci pour l’ article, ca fait toujours plaisir de voir quelqu’un qui se masturbe en ne faisant que citer de grands noms/théories se faire démolir le portrait.

  12. Ça me rappel les devoirs d’analyse en cours ou il fallait citer des phrases toutes faites d’auteurs connus afin d’avoir des points. Merci ^^

  13. Personnellement, j’ai validé un cours de master 2 de théorie des jeux, et un de licence 3 de logique traitant entre autre de théorie des ensembles. Par contre, j’ai vraiment pas compris ce que ça venait faire là.

    Accessoirement, il utilise quoi comme axiome pour sa théorie des ensembles ? Non, parce que s’il utilise encore la théorie naïve des ensembles, alors tout ce qu’il a dit est vrai (et faux).

    • Nan mais en fait, il utilise une méthode de raisonnement qui peut rendre fou tout véritable mathématicien : il introduit des variables (ici, les références aux théories des jeux et des ensembles ; dans un problème d’algèbre linéaire ce seraient des vecteurs) qu’il n’utilise pas ensuite.
      Or, la phrase « pour tout x dans un espace vectoriel normé, pour tout n naturel, n>0 ou n=0″ est juste : le x n’étant pas utilisé, il ne peut pas influer sur la deuxième partie de la proposition, qui, elle est juste.

      Un peu comme, en logique, Faux implique tout et n’importe quoi. D’ailleurs c’est un peu ce qui se passe avec l’article commenté par notre cher Odieux Connard (d’ailleurs, il est beaucoup plus digeste quand vous le découpez en morceaux que vous commentez… merci à vous !).

      • Tout mathématicien est déjà fou. La preuve est triviale et la démonstration est laissée en exercice.
        A noter que pour Tout M inclus dans F, tout les fous ne sont pas nécessairement matheux, et F>M.

    • En tout cas, il cite “jeux à somme nulle”. Ce qu’il explique relativement bien (“ce que l’un perd, l’autre le gagne, et vice versa”) avant de montrer qu’il a juste cité sans comprendre (“c’est Fillon le président, ou c’est Copé. Pas de milieu.” Quel rapport avec le fait d’avoir un jeu à somme nulle ? Bien sûr qu’on peut avoir un “milieu” dans un jeu à somme nulle. Sil le jeu est symétrique, l’équilibre de Nash est même toujours un “milieu” où chacun ne perd ni ne gagne rien !).

      • Raté, un équilibre de Nash n’a rien à voir avec le fait de ne rien perdre ou ne rien gagner, et les jeux à somme nulle n’ont pas forcément d’équilibre de Nash pur. S’ils en ont, il n’est pas forcément symétrique d’ailleurs.
        Mais de toute façon ce qu’il dit est complètement débile, car justement, la guerre Fillon-Copé n’est pas un jeu à somme nulle, c’est plus un « chicken game » où le premier qui abandonne a perdu, mais si les deux persévèrent ils perdent beaucoup, beaucoup plus gros.

      • Effectivement, c’est quand le jeu est symétrique que personne n’y gagne ou n’y perd. Et je parlais bien d’un équilibre de Nash mixte.

  14. Le trappeur vous remercie une fois encore. Vous devriez venir faire un tour en Nouvelle France, on y trouve une variante locale de la stagiaire tout à fait délectable et très résistante (rude climat oblige).

  15. Ça donne une très bonne idée de la pertinence de la psychanalyse et de leurs auto-proclamés gourous. Les gens qui se paient de mots, hein…
    Leur cuistrerie donne tout de même une idée de l’infini, c’est bien non ?
    Sinon, on devrait mettre en branle un programme d’empaillage de toutes ces vieilles lunes, les petits n’enfants viendront leur jeter des cacahouètes au Muséum d’Histoire Naturelle

    • Attention à ne pas faire de généralité s’il vous plait… Ce n’est pas parcequ’une brebis est galeuse qu’il faut empailler tout le cheptel ! Dans cette situation on a une personne qui profite allègrement de la méconnaissance entre psychanalyse et psychologie…

      Parceque si il est peut être très compétent pour écouter et faire travailler l’inconscient des autres (encore que j’en doute vu qu’il remet en question avec autant d’efficacité qu’ici Lacan qui est l’un des deux piliers de psychanalyse), il n’est absolument pas compétent pour parler de politique…
      Tandis qu’un point de vue psychologie sociale il y a plein de choses a dire !

      • La psychanalyse est une vaste fumisterie, ou au mieux une philosophie (ou religion pour certains…). Donc dans le cas présent empailler tout le cheptel ne me dérangerait pas plus que ça en fait…

      • Ca ne me pose pas de problème (on reparlera de tout ça quand on aura des expériences formelles et des résultats quantifiables, hin hin hin…) mais épargnez tout de même ceux qui sont psychiatres – vous savez, les vrais médecins.

      • Les psychiatres peuvent être des psychanalystes, donc vrai médecin ou pas, ca les empêche pas de dire beaucoup de connerie. A l’inverse le psychologue clinicien n’est pas forcément d’obédience psychanalytique. Tout ça pour dire que le statut de médecin ou non n’a rien à voir avec la qualité de la thérapie.

      • @exu, pour un des plus éminents orixas, je vous trouve un rien fumeux, c’est p’têt dû à l’inconvénient d’être maître du feu, hein…

        A part ça, j’attends vos preuves formelles et scientifiques sur l’efficacité de la psychanalyse, z’avez quatre jours !

        Rompez, blanc-blec !

  16. Super article ! N’avez vous jamais penser à écrire dans un journal ?

    ça ferait un carton ! Faut le placer dans la bonne revue et hop, après vous faites des duels non coopératif contre ce genre d’expert et ça claque la cancoillotte.

    • Effectivement, cette plume siérait beaucoup plus à Marianne que celle, égocentrée et maladroite, de Nicolas Bedos. Et puis le « journal d’un Odieux Connard » ça aurait quand même plus de gueule.
      Ceci-dit, excellent article, peut-être l’un des meilleurs, mais c’est vrai que le sujet semble se prêter volontiers au jeu. Probablement un complexe œdipien qui aurait dégénéré comme le décrit Freud dans son ouvrage « Cocaïne et mamans, l’osmose prénatale ».

  17. Je suis anéanti. Non par ce que vous contez à propos des zozos de l’UMP, mais par votre référence à Barry Lyndon, de Kubrick, qui me destabilise plus qu’un rafiot ne le serait sous un prout de force 8. Stupide comme un électeur, j’avais bêtement cru que ce qu’exigeait Feeney, les armes à la main (et quelles armes) étaient les bourses et le vit, et non pas la bourse ou la vie. Désormais et d’ores et déjà, que vais-je devenir, mes croyances fondamentales étant chamboulées ?
    Cela dit, il fout quoi Feeney, aujourd’hui ? Pourrait pas faire un viron au siège de l’UMP ?

  18. Quel dommage que vous n’ayez pas entamé le second. Il est presque aussi brillant…
    Au programme :
    -une référence à Rhinocéros qui n’est là que pour dire que l’auteur, lui, l’a lu.
    – Une partialité servile envers Copé à peine voilée
    -Une contradiction tranquille avec l’article précédent, tout en employant exactement le même raisonnement. Très fort.
    -Un débat soigneusement évité. Fillon à perdu, tout va bien, ce qui osent dire le contraire sont juste déçus. Point. C’est tout. Des justifications ? Mais c’est que vous vous croyez dans un article basé sur des arguments, ma bonne dame !
    – Le fondement même de la crise est éludé. La légitimité de Copé n’est pas assurée ? Une seule solution : nommer Copé à la tête du parti… Attendez, c’est moi ou ce n’est qu’un tour de passe-passe digne d’un mauvais bateleur ?

    Enfin bref…
    Bravo pour ton article, tu es dans une période faste. Serait ce la fin de Twilight qui t’as donné autant d’énergie et de sens critique fondé ?

    • « Une partialité servile envers Copé à peine voilée »
      C’était là tout le but de l’article original: tenter de faire pencher la balance de l’opinion en clamant que Fillon était foutu. A votre avis, pourquoi s’est-il fait évacuer, et remplacer par Juppé? Il a perdu, on vous dit, circulez y’a rien à voir.

  19. Ce mec… c’est un peu le Roi Loth dans Kaamelott, mais puissance 1000. Je balance des phrases en Latin, je sais pas ce qu’elles veulent dire, mais ça fait classe. OK.
    Merci pour cet article, l’odieux!

  20. Je ne sais pas si je dois être déçu mais l’article m’a pratiquement fait plus rire que le commentaire. Je ne pensais pas qu’on pouvait se marrer autant en lisant Le Point mais voir ça…

    Ce texte est tellement ridicule et bourré d’auto-suffisance que j’en ai du mal à croire qu’il ait vraiment été publié par un monsieur qu’on peut quand même imaginé sorti de je ne sais quelles études. Il aurait du apprendre dans ces premières années de fac, voir de lycée que quand on prétend traiter un sujet, c’est pas mal de lui accorder plus d’un cinquième de l’article.

    Sans parler du raisonnement en lui même, si je veux bien lui reconnaitre une certaine validité d’un point de vue purement logique (Copé veut prendre la tête de l’UMP ou la couler/Juppé veut sauver l’UMP à tout prix>Juppé se plie à Copé pour que l’UMP survive) il se base dans un monde purement idéel où les protagonistes pensent et agissent exactement comme il le disent. C’estg rarement le cas en politique, je pensais que notre cher expert, qui est psychologue après tout, s’en douterais.

    Ah! Suis-je bête! Psychologue est un titre sans validité que n’importe qui peut s’appliquer (contrairement à psychothérapeute), tout comme expert en fait. J’affirme donc en tant qu’expert en psychologie pouvoir dire que ce monsieur raconte du caca. Mais le caca, ça peut être drole quand on vous en tartine un journal avec autant de sérieux (encore que… Le Point est-il un journal? Je me permet quelques doutes).

    • Psychologue est un titre valide, qui nécessite un Master en psychologie avec une application sur le terrain, un psychothérapeute est un psychologue qui a fait une spécialité clinique thérapeutique, donc a moins que vous n’ayez le diplôme requis vous ne pouvez être qu’expert ;-).

      Le monsieur sus-cité est psychanalyste, ce qui la effectivement ne nécessite que d’avoir fait sa propre thérapie pour pratiquer…

      • @exu : Encore tout faux, le bleu ! La loi française n’accorde aucun statut spécifique au psychothérapeute, si bien que n’importe quel quidam peut poser une plaque devant sa porte et recevoir des clients le plus légalement du monde.Ce que font d’ailleurs les psychanalystes de toutes obédiences…

        Une semaine de T.I.G. pour la peine, scrogneugneu !!!

    • Je ne reviendrai pas sur la situation politique française, qui m’intéresse autant qu’un écran de veille de windows 95, ou sur le droit de tel ou tel à utiliser un terme lié à la psychologie en guise de profession, parce que je n’y connais rien.

      Mais je suis heureux de voir un commentaire qui va un peu plus dans mon sens que ceux de master en math et autres joyeusetés du même genre.

      Sur l’article ayant engendré cette critique de l’OD, et malgré les fioritures et autres citations qui n’ont d’intérêts que si on a de la curiosité ou un goût pour la littérature qui nous pousse à dévorer tout ce qu’on n’a pas déjà lu, le raisonnement de M. Miller se tient…

      Alors oui, comme annoncé par Clark, il repose sur le fait que tous les joueurs de ce mélodrame sont des êtres rationnels, hypothèse de travail de n’importe quelle étude de théorie des jeux basique ou d’économie. J’avoue que cette hypothèse est bien sûr fausse, surtout lorsque l’on parle de politiciens, et la plupart des dernières théories essayent de comprendre comment modéliser une société constituée d’un gradient de débilité (moi aussi j’essaye de parler comme un expert mais j’ai peur d’avoir beaucoup moins d’expérience que ce bon M. Miller).

      Mais l’utilisation des termes comme « jeu à somme nulle » « jeu coopératif » ou « théorie des ensembles » ont bien leur place dans le raisonnement hyper simpliste que nous propose notre expert.

      Et si certain terme comme « substituer » peuvent être sauvagement attaqué (et encore, on peut dire que Juppé s’est substitué à Fillon au sens où il joue à sa place, même si il joue avec un objectif différent), même la verve légendaire de l’OD n’a pas réussi à me faire esquisser plus qu’un sourire aujourd’hui.

      Je resterai bien entendu un fervent admirateur de l’OD mais il apparaît que même lui n’est pas à l’abri un jour d’être massacré par une langue pire que la sienne, placé sur la table de dissection pour subir ce qu’il fait subir à tant d’articles, films et sites pour notre plus grand plaisir.

      Je finirai par une phrase dont je ne connais pas l’auteur et qui de toutes façons l’avait sûrement tournée différemment: « la perfection n’est pas de ce monde » et il fallait bien qu’un jour ou l’autre notre OD national me déçoive. Mais bien entendu, ça ne m’empêchera pas d’attendre le prochain avec impatience!

      • Non, même si on suppose les politiques rationnels, que l’on se base dans un cadre formalisé (lequel d’ailleurs ?), on garde la conclusion : c’est de la merde. Ce monsieur est un singe savant tapant des expressions toutes faites, et c’est encore plus flagrant quand il utilise des termes bien précis comme le vocabulaire mathématique.

  21. Il est vraiment puissant ce Miller. Bien que ce ne soit qu’un petit paragraphe, la 4ème citation m’a effectivement laissé le cerveau blanc. « Hein ? J’ai lu quoi là ? » Me suis-je dit.
    Bon j’aurais mieux fait de ne pas relire, j’y ai certainement perdu sinon des neurones au moins du temps.
    Bref, article revigorant et amusant. Ludique, même. Si si !
    ( c’est fou ce qu’on apprend avec vous cher Odieux. Je sais ce que je ferai lire à mes bambins quand j’en aurai. )

  22. Le Québec est moins sauvage qu’un RER un jour de grève.
    Le Québec est moins reculé qu’un arriéré de l’UMP.

    Pis, la théorie des jeux, l’exemple intéressant est plutôt le dilemme du prisonnier. Si on prend cet dilemme, et qu’on saute quelques étapes logiques, on peut accuser et pendre les langues de bois et fiel à la tête des camps rivaux.

    Et : Le Point, comme son nom l’indique n’a pas pour but d’ouvrir le débat, mais de le clore.

    Bonne journée, amis outre-atlantiques

  23. Pour commencer, ne faisons pas dans l’original : merci pour me rappeler que ce n’est pas parce qu’on étale sa culture qu’on est forcément intelligent. J’avoue que si je m’étais égarée pour une obscure raison sur cet article, je n’aurais 1) pas vraiment tout compris et 2) pas remarqué qu’il ne faisait que brasser du vent ( à ce propos, la référence à Misou-Misou est délicieuse, si je puis dire, et j’ai beaucoup aimé aussi : »L’expérience petit. J’ai tout appris aux éoliennes. A part la partie productive.  » Je la replacerai, celle-là !). A bien y réfléchir, peut-être que je n’aurais pas tout compris à cet article à cause des trop grands courants d’air qui y circulent, d’ailleurs…
    Enfin bref. Tout ça pour dire qu’outre me faire rire, parfois jusqu’aux larmes, je me rends compte au quotidien que vous contribuez plus que n’importe qui à augmenter mon esprit critique.( et pas seulement sur les films – je vous hais un peu, pour ça ; je regrette le bon temps où je laissais mon cerveau à l’entrée de la salle de ciné, ça m’évitait de ricaner à plusieurs reprises au milieu de spectateurs subjugués, et de me sentir très seule.- ). ça doit être un vieux reste de votre précédente profession. Alors merci encore.

    • Ouais, moi-même, d’avoir assimilés les anti-gays, FEMEN et anonymous la dernière fois, ça m’a bien brassé. Aïe, oui, encore…

  24. Je me suis arrêté à l’excellente phrase  » très honnêtement, je ne serais pas moi, je ne me lirais pas, je suis beaucoup trop bavard »

    C’était super. Le reste aussi, hein…

  25. Desproges a dit  » la culture c’est comme le parachute, quand on n’en a pas on s’écrase « .
    Quand je pense qu’on demande à ce genre d’expert comment réformer l’économie. Ah oui voilà, un qui vaut le coup comme expert en économie c’est Alain Minc. Avec sa « mondialisation heureuse », il nous en a fait une bien bonne…
    D’ailleurs, si on s’amusait à ressortir les analyses et prévisions des experts au début des années 80, on s’apercevrait que le problème n°1 en France qui cause du chômage, c’est la compétitivité.
    Et oui, déjà 30 ans qu’on nous bassine le même refrain. Chantés et relayés par les mêmes politiques, quasiment.
    En fait ces individus ne se trompent jamais, c’est juste que les gens ne font pas comme il faut ( comme avaient préconisé les experts, quoi ).
    Je terminerai par une citation ( pour faire pro ):
    Jésus crie, et la caravane passe.

      • « La culture, c’est comme la confiture… » est attribuée très sérieusement à Jean Delacour. Vous comprendrez dès lors que je ne m’étale pas plus sur ce sujet, cherchez par vous-mêmes…

    • Mon p’tit gars, je vous ferais dire que plusieurs études scientifiques tendent à prouver que la « consommation » excessive de jeux vidéo exacerbe l’agressivité des personnes fragiles, notamment celles possédant des difficultés à réprimer leurs réactions violentes.

      Ce qui ne veut pas dire non plus que les gens mentalement équilibrés vont devenir des serial killers.

      Ou bien que cette influence négative ne reste que l’apanage des jeux video violents, tous les types de media diffusant (parfois très complaisamment) des messages ou images violents peuvent être bien entendu pointés du doigt.

      M’frez quatre jours, ça vous apprendra à vivre !

      • Cher ami (oui, tout ceux qui lisent l’OC sont amis d’office), personne ne remet en cause ces études. Le problème est que l’article sus cité (  » Jeux vidéo : permis de tuer » ) ne soit qu’un étron monumental jeté dans la mare pour faire des vagues.

        Accessoirement, son « auteur » ne cible pas les jeux vidéo violents, mais l’ensemble des jeux vidéo, affirmant des inepties sans nom. Une bien belle imposture qu’il vaudrait mieux jeter aux oubliettes pour revenir à un débat. Un vrai.

  26. raaa.
    ça n’a rien à voir avec le sujet de l’article, mais je ne sais pas où poster mon mécontentement, et il faut que je râle. Je viens de tomber sur l’article suivant :

    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/curiosity-et-sa-decouverte-sur-mars-ras-selon-la-nasa_43113/

    Premier paragraphe : « Les instruments de Curiosity fonctionnent juste exceptionnellement bien, ce qui enthousiasme les chercheurs. »

    « JUSTE exceptionnellement bien. » On croit rêver.
    J’ai même pas lu la suite de l’article, du coup.

  27. « Et bien, parfois, il arrive que l’un de ses experts soit pris sur le vif : c’est le cas de Jacques-Alain Miller, psychanalyste hantant les colonnes du Point pour expliquer longuement aux lecteurs en quoi sa science et son expertise lui permettent de disséquer la situation politique française mieux que personne. »

    Je ne suis pas une experte, mais il me semble que « Eh bien » serait plus approprié au début de cette phrase.

    Ceci dit, je vais prendre une aspirine: j’ai tenté de lire l’article original avant votre analyse…

  28. C’est dommage de voir des commentaires vantant l’article de ce cher connard ; tout en avouant n’avoir pas compris l’article originel, ne pas l’avoir lu, ou ne pas avoir décelé les manques dedans.
    Le sens critique, c’est aussi bien à utiliser sur les critiques elles-mêmes. :)

    Sans connaitre la situation précisément, et en retirant toutes les fioritures inutiles, on tombe sur un raisonnement en soi logique : Si Copé vise ‘présidence ou fin du parti’, et que Jupé, arbitre, ne vise que ‘longévité du parti’, à deux contre un, les débats tombent sur ‘Copé président’. Les histoires de ‘tout ira bien, sans drame’ par contre, c’est un peu gros.
    Dommage qu’aucun des deux articles (l’origine et sa critique) ne donnent vraiment les faits (Monsieur Connard glisse juste ce qu’il faut). Il faut aller les chercher nous-même ; et je les trouve pas. Monsieur Connard a l’avantage d’avoir écrit après les résultats, du coup il est plus juste au final.

    J’ai quand même bien rit !

    • Oh, ce n’est pas qu’on n’a pas compris l’article original (enfin bon, je parle pour moi, là), c’est juste que l’analyse aurait pu tenir en trois lignes. Et que l’enrobage a mauvais goût.

    • C’est tout à fait ça et c’est surtout la-dessus que notre bon camarade O.C. insiste: « t’en fais trop, coco! »

  29. Waouh! Ecrire autant pour en dire si peu (et mal), et être payé pour ça, c’est déjà très fort, mais avoir tout faux et continuer à être payé après pour d’autres analyses, alors là chapeau!

  30. Pour ma part, je sais ce qu’est la théorie des jeux et la théorie des ensembles. Et supposons qu’effectivement, cela sert à modéliser le problème courant : le Monsieur vient donc de prouver qu’une situation humaine complexe peut être modélisée mathématiquement. Et donc par là, que la psychanalyse, et donc son métier, ne servent à rien, puisque pouvant être remplacé par quelques équations et raisonnements.

    Merci.

    • Mon cher Jourdain, pas la peine même d’utiliser équations et raisonnements, tout un chacun fait encore mieux sans même sans rendre compte en utilisant des règles simples, les heuristiques, qui commandent la plupart de nos décisions pour peu qu’elles ne fassent pas appel à une réflexion structurée.
      C’est marrant, non ? Et le mieux (ou le pire, c’est selon le point de vue), c’est que ça fonctionne dans la majorité des cas.

      Empruntez-donc les ouvrages de Kahnemann et Tversky sur la question à la bibliothèque du régiment, z’allez apprendre des choses.

  31. En fait, Jacques-Alain Miller a répondu à un défi lancé par ses amis. Un jeu que j’ai moi-même pratiqué à l’époque où j’officiais au sein d’un service de support technique par téléphone.

    Les règles sont basiques : avec plusieurs collègues ou amis, vous sélectionnez un certain nombre de mots qui n’ont absolument rien à voir avec le sujet (de notre côté c’était des mots du type : ninja, pâté de foie, chignole, croquettes, back-flip, clocher, …) et vous devez le placer dans la conversation sans que personne le remarque.

    Du coup, notre expert a du avoir un souper arrosé la veille et des amis qui l’ont mis au défi de placer des concepts rien à voir et de se faire publier.

    La faute va aux relecteurs et au rédacteur qui acceptent ce genre d’articles, ressemblant plus au récital d’une poésie de Mattéo, 7 ans, à l’école Mimie Mathy de Corbie, interprétée par un acteur qui aurait pris des cours avec Francis Huster.

    Quant à la critique des personnes qui critiquent l’article sans l’avoir lu, je me suis également contentée de la version de notre cher Odieux Connard, parce que le lire serait autant une perte de temps que de faire la file pour acheter des tickets pour un concert de Lorie. Et que, vu que le voyage dans le temps n’existe pas, je préfère ne pas le perdre.

    • Tout à fait on l’article du point ressemble furieusement à mes copies de français, quand je devais remplir du vide sur une feuille et occupper mon esprit à penser des conneries pendant une heure.
      Cependant j’étais loin de me douter qu’on pouvait en faire un métier bien payé, avec un titre qui en jette.

  32. Jacques-Alain Miller est un esprit subtil et d’une grande culture. Vous vous méprenez cher Monsieur Connard : non, Monsieur Miller n’a pas pas qu’une vulgaire paupiette pour lui faire office de cervelle ! C’est un grand esprit, mu par le désir de transmettre et de ne pas prendre les lecteurs du point pour de vulgaires animaux grégaires. D’ailleurs vous voyez le mal partout : comment voulez-vous qu’un homme qu’on ne comprends pas se « plante » vu qu’on peut lui opposer tout et à la fois son contraire ? (avec ça si on m’embauche pas au point)

  33. Dans « Simplifions et article : il s’agit d’une « bouse à grumeaux » » ne manquerait-il pas un « C » devant le « et » ?

  34. Bonjour monsieur Connard,
    « J.-A.M. » (amis anglicistes, bonjour) est membre éminent de la « Cause freudienne », organe du lacanisme franchouillard. Lacan était le brillant et audacieux génie, n’ayons pas peur du mot, et entre deux mots, j’ai choisi le moindre, qui est l’un des objet (Lacan, pas le mot « génie ») du terne, médiocre et de mauvaise foi ouvrage de Bricmont et Sokal « impostures intellectuelles ».
    Imposture intellectuelle ? Ça colle parfaitement en fait.
    Pris les doigts dans la confiture, le Jacques-Alain Miller.

    • Lacanisme franchouiilard ? Me dites pas que cette soupe au vomi a fait des incursions à l’étranger !

      Encore des populations durement éprouvées, pour sûr !

      P.S. L’humanité ne sera vraiment heureuse que lorsque le dernier des psychanalystes aura été pendu avec les tripes du dernier des autocrates.

      • Soyez rassuré (?) seuls les français et les argentins ont encore à supporter la psychanalyse à hautes doses dans les médias. Les autres pays ont fait preuve de discernement bien avant nous…

  35. À ce stade, la connerie, ça s’automatise (nécessite Javascript – et jquery (désolé)) :

    http://www.pipotronic.com/

    Et je pense qu’on parlerait plutôt de « basher » (mais c’est un très vilain anglicisme). Cela dit, dans le cas qui nous occupe, il serait peut-être nécessaire de le recouvrir d’une bâche… pour qu’il se taise, comme les perroquets.

    • Je cite: « Le bien et le mal, c’est la lutte finale. L’apocalypse est portative, d’Armageddon à O.K. Corral. L’amour est en lutte contre la haine, mais les deux sont inséparables, comme le jour et la nuit, comme la main gauche et la main droite »
      Et bizarrement j’arrive à séparer ma main gauche de ma main droite…

    • je note les mots à placer
      judo, marais, ulysse, gladiateur

      mention spéciale pour « ce n’est pas une affaire de psychologie »

  36. Dommage qu’on n’a jamais sur ce site des réactions des principaux intéressés… (comme ici Le Point et Miller)

    • Si ça peut vous rassurer, il a fait de nouveaux articles depuis, où il n’a pas hésité à affirmer l’exact contraire de ce qu’il affirmait dans le propos cité ici. C’est à cela que l’on reconnait les analyses de qualité.

  37. Article très intéressant. Le problème est que le cas de ce monsieur n’est pas isolé et qu’en France on a toute une flopée « d’experts » et de pseudo-philosophes qui dissertent sur tout et n’importe quoi, BHL en tête.

  38. Cher Odieux,

    je ne peux que vous conseiller les 2 récents articles sur les jeux vidéo de Claire Gallois, parus dans ce magnifique journal que vous semblez tant affectionner : Le Point.

    Ces deux articles sont des mines d’or, à tel point qu’il vous sera peut-être difficile de faire votre travail tant elle se discrédite tout seule.

    Tout d’abord, le premier article : (http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jeux-video-permis-de-tuer-27-11-2012-1534002_420.php). Dans celui-ci, Mme Gallois s’attaque aux jv en mélangeant allégrement euh…. un peu tout en fait. Breivik, le Cannabis, le mariage pour tous, Fus Ro Dah, j’en passe et des meilleures. Mention spéciale pour ce passage :
    « Il suffit de se rendre sur jeuxvideo.com et de découvrir les commentaires quasi pros des amateurs. « Il était plongé dans le noir dans une salle de bains ultrafroide. Il entend les 12 flics s’avancer…, il se lève en mode Fus Ro Dah, tire, met un high kick sur un bouclier. Il aurait pu tenter le 1080… » Même les services secrets ignorent peut-être ce langage codé. »

    Après avoir provoqué un tollé sur internet, la dame ne s’arrête pas là. C’est en cherchant le lien du premier article pour vous le communiquer que je découvre qu’elle a répondu aux critiques dans un 2nd article ! Ô joie…
    (http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jeux-video-permis-de-tuer-suite-dangereusement-votre-01-12-2012-1536374_420.php)

    Et là attention, passage d’anthologie : « Si vous jouez à World of Warcraft dans lequel de nombreuses missions imposent d’assassiner quelqu’un et de ramener sa tête, vous êtes en pleine violation de l’article 3 commun aux quatre conventions de Genève qui précise que « les mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices » sont prohibés »

    Bref, si vous êtes en manque d’inspiration, où que vous souhaitez créer une nouvelle rubrique nommée « les experts », je ne peux que vous conseiller de commencer par cette chère experte des jeux vidéo de 75 ans.

    Bisous

    • « Si vous jouez à World of Warcraft dans lequel de nombreuses missions imposent d’assassiner quelqu’un et de ramener sa tête, vous êtes en pleine violation de l’article 3 commun aux quatre conventions de Genève qui précise que « les mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices » sont prohibés »

      Et ce sont les mêmes qui, plus tard, accusent les joueurs en ligne de confondre virtuel et réalité… Hilarant.

      • C’est bien vrai, mais pas vraiment étonnant en fait, car on a souvent tendance à reprocher aux autre nos propres défauts (je ne sais pas si c’est freudien (ha ha) mais je l’ai souvent constaté autour de moi)

  39. C’eut été plus honnête d’en parler avant la réunion, mais peut-être as-tu découvert la prose du monsieur un peu trop tard.
    Il n’en reste pas moins que tu as raison à propos de son style qui est, au mieux, ampoulé.

    • En résumé: A+CDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ+Δ= Ψ

      Soit: Miller passe par Z pour se rendre de A vers B, hélas il se vautre en chemin et tombe sur Ψ à force d’abuser du Δ.

      Conclusion: « La médiation Jupé va logiquement aboutir à la reconnaissance de copé président légitime, tout va donc très bien au pmu ».

      A vous lecteur de faire la part de vérité dans cette ~~analyse~~
      Attention, le piège c’est que tout est absolument faux.

      • Tu as oublié le « . » qui donne son nom au journal. Sinon tout y es, même le fait que se vautrer sur Ψ doit faire assez mal,peut importe le sens dans lequel on tombe.

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