Haaan, mais c’est qu’un film !

« Patron, patron !« 

La porte du salon s’ouvrit violemment, laissant paraître le visage rubicond du malheureux Diego, essoufflé et roulant des yeux paniqués. S’avançant en direction de son auguste – et modeste – maître, l’humble employé tenta de se reprendre quelque peu, réajustant sa tenue en profitant du fait que son supérieur soit occupé à observer quelque chose par la fenêtre. Sans se retourner, ce dernier leva son verre de brandy avant de s’enquérir du motif ce raffut.

« Hé bien Diego, que se passe t-il ? 
- C’est… haaa… le… haaa… le… »

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Me retournant pour constater le lamentable et dégoulinant état de celui pourtant payé à avoir un minimum de tenue, je me permis de sourciller, exprimant ainsi mon désarroi avec force.

« Diego, la dernière fois que je t’ai vu si essoufflé, c’était la fois où il avait fallu rattraper cette joueuse de volley-ball suédoise qui s’était échappée du coffre. Tu te souviens quand j’ai dû lancer ma pelle dans ses jambes pour l’arrêter ? Quelle belle soirée cela fut.
- Haaa… certes Monsieur mais je… haaa… c’est important ! Vous allez… apprécier. Voyez plutôt… »

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Se saisissant prestement d’une télécommande, le brave garçon alluma la télévision voisine, y faisant paraître des images de bruyantes manifestations, d’incendies et de diverses mais généreuses oeuvres de pilosité faciale. M’approchant quelque peu, je constatai bien vite que Diego semblait attendre, béat, une quelconque réaction de ma part.

« Qu’est-ce ? Il y a encore une nouvelle chaîne ? Canal Sarrasin à vue de nez, non ? J’imagine que Black & Decker ne se pressent pas pour occuper leur espace publicitaire, ce serait un peu pour eux comme se proposer de sponsoriser Sébastien Chabal.
- Monsieur !
- Mais je ne sais pas mon bon, aide-moi ! Je ne vois pas !
- Mais ces gens Monsieur, ces gens ! Ils réalisent votre rêve ! 
- Réaliser le concours du plus bel air grognon ?
- Non ! Ils sont en colère… parce que quelqu’un a fait un film pourri ! »

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Surpris par cette nouvelle, j’en lâchai mon verre de brandy. Je ne pris même pas la peine de réagir lorsque Diego, comme il se devait, se jeta au sol pour sauver la précieuse boisson d’un sort funeste. Tout au mieux, je posais un pied sur son dos pour m’approcher un peu plus du téléviseur et observer les manifestations de colère qui y apparaissaient.

En France, il y avait 20 manifestants selon la police, 25 selon les organisateurs, et 3,6 millions selon Marine Le Pen

« Mais alors, qu’est-ce qui a décidé ces gens à enfin hurler contre l’immense foutage de gueule qu’est le cinéma actuel ? Ils ont vu Prométhéus ? Non, laissez-moi deviner : le dernier Batman ! Ou… hmmm, non, une rediffusion d’Avatar qui a mal tourné peut-être ?
- Non Monsieur : il s’agit d’un film vraiment pourri. Ils se sont sentis insultés en le voyant.
- Oui, c’est bien ce que je dis.
- Ah mais non, mais là c’est juste parce que c’est religieux.
- Diable ? Vous voudriez dire qu’insulter la foi serait intolérable là où faire de même avec l’intelligence serait considéré comme « de l’industrie de loisir » ? 
- Je ne l’aurais pas dit ainsi Monsieur, mais il semblerait que ce soit ainsi. »

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Diego ponctua sa phrase d’un gémissement, alors que je basculais un peu plus mon poids vers mon pied d’appui habilement situé sur le dos du personnage. Me baissant seulement pour me saisir du verre de brandy qu’il tenait encore dans la main, je supposai qu’il était temps d’aborder un sujet des plus importants lorsque l’on parle de cinéma : la notion de cohérence.

Car vous aussi, vous avez peut-être connu cette scène : alors que vous êtes avec quelques amis à profiter d’une soirée de bon goût (comprendre : sans Time’s Up ni Jungle Speed), voici que la conversation dérive vers le cinéma. La chose est abordée de bien des manières, mais alors que vous riez joyeusement d’une abominable incohérence laissée au coeur d’un film, voici que l’un des convives fronce ses sourcils très fort. A peine avez-vous le temps de voir l’attaque venir, que déjà, le vil fripon a déjà lâché son fiel sous la forme de cette célèbre maxime :

« Haaan, mais c’est qu’un film !« 

Et arguant que dans ce cas, on pourrait aussi reprocher à Harry Potter de faire de la magie, aux personnages de Star Wars de voguer dans l’espace à folle allure, ou à Marty de retourner régulièrement dans le futur. Alors la cohérence, pffff, tu vois, bon, hein, dis.

Dans ce cas, permettez-moi de vous indiquer la procédure à suivre : tout d’abord, riez poliment, et proposez à l’auteur de pareil propos de vous accompagner en direction du bar pour reprendre quelque chose à boire. Souriez, abondez dans son sens, donnez d’autres exemples de films à base de magie, super-pouvoirs ou autres pour l’encourager, bref, soyez compréhensifs. Posez délicatement une main amicale sur son dos, afin d’appuyer l’envie que vous avez d’aller discuter avec lui, puis, après quelques pas, profitez de ce point d’appui pour y appuyer très fort jusqu’à ramener la gueule du malotru contre votre genou. Une fois celui-ci à terre, se tenant le crâne en baignant dans son sang, l’expression de votre trouble devrait être satisfaite, et vous pourrez commencer à lui expliquer son tort.

Car, allez savoir pourquoi, il se trouve que pour beaucoup de gens, un film cohérent est obligatoirement un film réaliste (et donc passablement chiant puisque sans explosion à chaque fois que quelqu’un fait tomber ses clés). Les érudits de soirée (comprendre : ceux qui savent taper Wikipédia dans Google) vous parleront probablement même de « suspension consentie de l’incrédulité » pour exprimer en termes d’expert pourquoi les incohérences, on ne peut pas les reprocher au cinéma, puisqu’il s’agit de cinéma, et donc bien de choses improbables.

En fait, à les écouter, non seulement ce serait normal, mais en plus, ce serait un pan entier du 7e art. On peut alors parler de « suspension consentie du cerveau » face à ces gens qui vous expliquent donc avec force arguments que si vous rechignez quand on vous refile de la daube, c’est parce que vous n’y comprenez rien puisque ce doux fumet d’étron qui embaume vos narines est en fait NORMAL. Hmmm, d’accord, c’est intéressant. Intéressant comme dans « Pourquoi ai-je envie d’avoir recours au napalm sur mon prochain ?« 

Ne pas confondre avec une « ablation consentie du cerveau ». Si vous ne savez pas ce que c’est, regardez fixement cette image.

Jeunes gens, comprenons bien la différence fondamentale qu’il y a entre deux choses en matière de récit, fut-il oral, écrit, ou cinématographique (je ne parle pas des romans-photos, qui sont des choses n’appartenant pas à notre univers) : le n’importe quoi et le n’importe comment.

Le n’importe quoi

Raconter n’importe quoi, au cinéma, c’est possible. L’histoire d’un mec qui peut voler pour peu qu’il porte slip et cape, d’un type qui peut faire des potions de polymorphie parce qu’un vieux barbu s’est proposé de l’emmener dans un vieux château à l’âge de 11 ans pour lui apprendre la magie, ou même celle d’un type voyageant dans le temps pour aller sauver les gens de leurs erreurs passées (comme par exemple, la nomination de Manuel Valls à autre chose qu’au Ministère des Calembours), vous pouvez bien faire ce que vous voulez.

J’entends par là : il y a quand même bien eu un mec pour écrire « Abraham Lincoln – Chasseur de vampires », alors c’est vous dire si l’on peut écrire n’importe quoi sans encombre. D’ailleurs, pour ma part, quand je veux lire des trucs à des années-lumière de la réalité, je lis l’éditorial du Figaro.

A partir du moment où l’on sait qu’il s’agit de fiction, alors tout est possible, en effet.

Vous avez bien saisi ? Faire de la fiction dans une oeuvre de fiction, c’est effectivement assez incontestable.

Mais ce n’est pas si simple. Il ne faut pas oublier le concept qui va de pair :

Le n’importe comment

Raconter n’importe quoi, c’est bien. Mais le raconter n’importe comment, c’est tout de suite moins malin. Tenez, par exemple : imaginons une oeuvre qui parle d’un personnage pouvant devenir invisible à volonté. Un jour, à l’occasion d’une mission particulièrement importante (le président des Etats-Unis lui a demandé de lui ramener des photos des douches des filles), notre héros réalise… qu’il doit passer devant un surveillant sans être vu ! Impossible se dit-il : je vais plutôt faire demi-tour.

Bien : sachant qu’il peut se rendre invisible, c’est une incohérence complète. Et là, cinéma ou pas, c’est une insulte à votre intelligence, puisque le récit n’a aucune cohérence. C’est le principe d’un scénario : c’est supposé être une suite cohérente de scènes, qui respecte votre univers et vos personnages, aussi irréels soient-ils. Si ce n’était pas le cas, on pourrait aussi bien laisser un singe avec une machine à écrire s’occuper de l’intrigue. Ce que l’on a fait qu’une fois, et a rendu ledit singe riche puisqu’il a rédigé en moins de 18 minutes l’intégrale de la série Lost (en réalité, l’aspect confus du récit n’est dû qu’au fait que l’animal cherchait à utiliser les touches pour s’épouiller).

C’est donc bien là ce qui semble échapper curieusement à une partie de la population : raconter n’importe quoi dans une oeuvre c’est possible  (attention : même si c’est le cas du programme du Front National, ce n’est pas pour autant potentiellement oscarisable), le faire n’importe comment, c’est insultant pour l’intelligence humaine.

Comment n’est-ce pas une évidence ? Pourquoi y a t-il encore des défenseurs du mauvais et de l’intenable ? De quelle manière sont-ils devenus si navrants que pour eux, quelque chose d’objectivement raté est complètement réussi ? Cela expliquerait-il certains résultats électoraux  ?

Le mystère demeure complet.

L’expliquer à une blogueuse-mode

Parfois, hélas, expliquer ce concept pourtant simple est cependant extrêmement compliqué face à certains groupes intégristes et ignorants élevés dans le fanatisme le plus complet, la faute un analphabétisme important et à une exploitation de la misère humaine par des groupes mal intentionnés qui leurs présentent de « saintes écritures » à suivre aveuglément, leur expliquant doctement ce qui est bon ou mauvais.

Je veux bien sûr parler des blogueuses modes.

Il convient alors de leur expliquer le concept de scénario de la manière suivante :

Un film, c’est un peu comme un chaton : on en trouve partout sur internet et il y a des gens qui peuvent passer la journée à en regarder.

Une incohérence, c’est un peu comme un coup de ponceuse dans la gueule du chaton : ça n’empêche pas de le regarder, ça reste toujours un chaton, mais curieusement, ça peut en déranger certains (si la blogueuse dispose d’un chaton, n’hésitez pas à lui faire une démonstration de la chose en direct pour bien lui expliquer votre théorie). Et il y a des réalisateurs qui aiment faire beaucoup de mal aux chatons : les passer à la ponceuse, les utiliser comme projectiles de chamboule-tout, voire s’en servir de papier toilette (surtout les chatons angoras : vous ne trouverez jamais plus doux, et puis honnêtement, un rouleau de félins dans vos toilettes, ça a quand même un certain standing). Résultat : ça donne un truc tout dégueulasse. Et dire :

« Haaaan mais c’est qu’un chaton, ça vaaaa !« 

Scénario innocent attendant de se prendre un parpaing sur la gueule (allégorie de « Nicolas Cage jouera le rôle principal »)

N’en fait pas moins que certes, mais le chaton est au final relativement laid (d’où le fait que votre serviteur s’atelle régulièrement à expliquer pourquoi il faut emmener ledit chaton à la rivière pour éviter qu’il ne souffre).

Si avec ça, la blogueuse mode ne comprend toujours pas, essayez de la refaire avec d’autres animaux mignons. Comme par exemple, le lapin joli, le dauphin filou, ou le fourmilier croûteux (mais si).

Voilà. Donc maintenant, merci d’arrêter avec ces histoires de « Haaan, mais les films, c’est pas fait pour être réaliste ! » : certes, mais confondre réalisme et cohérence, c’est déjà mauvais signe.

Tout comme il ne faut pas confondre foi et intelligence, puisque donc, une seule des deux ne provoque la colère chez les gens une fois ouvertement insultée, y compris par le cinéma.

Ce qui, quelque part, explique la longévité de TF1

109 réponses à “Haaan, mais c’est qu’un film !

  1. Je rêve, serais-je le premier ?

    enfin, passons
    Mon cher OC, vous venez de faire un article sur ce que je me tue a expliqué a ceux qui confonde « réalisme » et « cohérence »

    même si personnellement, je prefere les empoisonné que leurs mettre un coup de genou, l’effet faisant plus de dégats et durant plus longtemps, je savour plus ma victoire a base d’arguments « imbattable »

      • Ceci dit, vu le niveau, il est TRES difficile de rendre les gens plus cons sans tricher en considerant, par exemple, que les huitres sont des gens. (ca marche aussi avec les moules)

        Le probleme, ca n’est pas que les gens sont cons, ils l’ont toujours été, le probleme c’est que l’industrie du cinéma a compris qu’il est plus facile et moins cher de remplire les salles avec des cons, parcequ’il y en a plus et qu’ils sont moins regardants.

  2. J’ai une échelle pour évaluer les gouts ciné des autres par rapports aux miens : si ils considèrent que Nolan=dieu, Prometheus=génial et Pulp Fiction=vieux, faut arrêter rapidement arrêter la discussion sinon je vais me faire traiter de con.

    • Je dirais même « vieux c** », pour continuer la logique du Pulp Fiction (« han, mais j’étais pas né quand le film est sorti, donc c’est vieux ! »).

    • Autre technique efficace : les lancer sur « les petits mouchoirs »…
      Très bon billet, par contre je ne vois pas en quoi LOST est à ranger du côté des œuvres incohérentes. Certes l’histoire est complexe et fait appel à des concepts « peu réalistes » mais il me semble que les détails sont plutôt cohérents les uns avec les autres.

    • Vu que nous sommes plusieurs à participer (avec surtout un d’actif – l’auteur, quelques actifs secondaires – les commentateurs, et de nombreux passifs – les « simples lecteurs »), je dirais plutôt donc qu’il s’agit d’une orgie intellectuelle, que dis je, d’un gang bang de la réflexion ! Avec des tendances dominatrices pour certains, masochistes pour d’autres (« han, mettre un message méchant juste pour me faire troller, ça m’excite ! »). Mais bon, vu que je suis sympa, je vous retourne mon gros commentaire dans le vôtre ; ça vous fait plaisir j’espère ?

      • Hahaha ! Tu le sens mon gros commentaire ? Merci pour cette superbe métaphore, on s’y croirait !

    • Branlette intellectuelle = gaspillage de temps ? Ce qui veut dire qu’utiliser son cerveau pour se faire plaisir ne vous paraît pas plus sain que, par exemple, le fait de se commettre dans un commentaire navrant ?

      • Certains ne pouvant pas se faire plaisir avec l’organe suscité (question de taille, voire d’absence ?), ils sont tout naturellement jaloux.

      • Utiliser son cerveau tout court est déjà un concept difficilement saisissable pour la très grosse majorité de nos con(s-)citoyens, alors l’utiliser pour le plaisir vous pensez bien mon bon monsieur…

  3. J’adore les films qui racontent n’importe quoi, mais pas n’importe comment, en effet. Ce n’est pas parce qu’on invente qu’on est obligé de prendre les spectateurs pour des cons, merci de l’avoir signalé (cet article devrait être appris aux scénaristes de tous les pays, un peu comme le serment d’Hippocrate pour les médecins, ça pourrait changer le visage du cinéma…)

  4. Quand on est prof de français et qu’on lit des rédactions navrantes depuis 10 ans, on comprend le succès du cinéma incohérent (à ne pas confondre avec le cinéma indépendant, quoique, ceux qui ont vu Le stade de Wimbledon comprendront) … Problème : l’isage des chatons est déconseillé par l’inspection académique, même en Seine Saint Denis.

  5. « Suspension consentie d’incrédulité » ? Noooon, c’est pas vrai que n’importe quel idiot commence à ressortir cette expression à tort et à travers ? A l’origine, la suspension d’incrédulité est un concept qui sert aux lecteurs de science-fiction à designer l’étant d’esprit nécessaire pour apprécier ce que vous appelez, cher OC, le n’importe quoi, mais sûrement pas le n’importe comment. Et encore, à la base ça se rapporte surtout au n’importe quoi scientifiquement ou du moins rationnellement expliqué, pour la fantasy et le fantastique on parle plutôt de « suppression d’incrédulité » (mais je reconnais qu’on entre là dans le jargon geek, je voulais juste faire mon cuistre prétentieux deux secondes).

    En tout cas, merci pour cet article qui m’a encore une fois fait beaucoup rire !

  6. Je n’ai qu’une question très cher OC : pourquoi tenter d’expliquer cela à une blogueuse de mode quand nous avons déjà établi que la place de ces dernières est au fond du jardin, sous le potager ? Après tout, c’est le seul endroit où elles sont utiles : j’ai cru comprendre que les déchets organiques faisaient un très bon engrais.

    • Il faut se méfier, les blogueuses modes arborant les tenues et produits cosmétiques dernier cri (et vintage à la fois), je ne suis pas sûr que cela soit propice à une décomposition très saine et donc à un enrichissement de la Nature.
      Je propose une solution plus astucieuse : fabriquer du Soleil Vert (ou tout autre produit proscrit par la morale) avec et le proposer aux clients dans les magasins qui vend des pop corn avant l’entrée dans la salle de cinéma, et ainsi faire d’une pierre deux coups.

  7. Cher Odieux,

    Je trouve votre article comme toujours excellent, et qui plus est tombant à pic. J’expliquais pas plus tard que la semaine dernière à mes étudiants en quoi justement le respect de la cohérence était primordial pour maintenir ce saint état de « mise en suspens de l’incrédulité » (je trouve que cette traduction retransmet mieux l’idée de suspension of disbelief) chez le spectateur ou le joueur (car les jeux vidéos ne sont pas exempts de ce genre de considérations scénaristiques).

    Je pense que par conscience professionnelle je vais amener quelques chatons à mon prochain cours, afin de faire un rappel de ce point précis.

  8. Bon article si ce n’est que les petites allusions politiques toutes les trois lignes gâchent un peu le propos. Et puis les piques pour taper sur le Figaro et le Front National… bouaf ok très bien mais on a quand même droit à ça en permanence sur le net et dans les journaux. Un peu de panache et d’inattendu quoi, on est chez l’Odieux Connard !

  9. Et si l’on racontait quelque chose de cohérent n’importe comment, que se passerait-il ? Aurions-nous le droit à une diatribe enflammée émoustillant notre satyrique sadisme le plus pieu ?

    • Justement, le fond de l’article étant de bien différencier le n’importe quoi (réalisme) du n’importe comment (cohérence), votre commentaire est incohérent, sans pour autant être irréaliste.

  10. Les mots pour le dire. Encore merci.

    Mais au fait, les plaintes contre Assange, c’était des volleyeuses ? Joindre l’utile et l’agréable, vous êtes trop fort ! /o\ Naon, j’ai pô dit çô. Ou tout bas, alors. Ôïe, pô sur lâ tête. Main’nant çô fuit. Heureusemont qu’y ovait un conservatif. Romney, Khomeiny, Gros Minet, … sont tous à Virey. Où ? Sous Bar. Que fait la police ? Valse à deux temps, le ministre a bien deux [εl]. Mais sur quel pied danse-t-il ? Låt oss njuta i alla fall, för att vi är levande, strax intill. Coq à la Lannes aboutit moins que Baer n’a d’Othe même s’il est presque Nanty. Et alors ? Plimp ton Bill.

  11. Woaaah je suis super decue, j’ai cru qu’on aurait le droit au spoiler de l’oeuvre qui a declanche tant de passion ! Vous auriez eu tout mon respect parce que, pour en avoir regarde les 6 premieres minutes du trailer sur youtube, j’en ai pleure du sang tellement c’etait nul.

    Meme si on excuse les decors et les costumes, rien que les dialogues n’avaient aucun interet, c’etait de pures insultes et une accumulation de cliches lourdingues. Bref, ca avait la legerete, la poesie et la profondeur d’un spectacle de Bigard.

    Respectueusement votre, comme toujours.

  12. Je me permet de rappeler la phrase de je ne sais plus qui (et google ne semble pas vouloir m’aider)
    « C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui ». Ce qui me pose la grande question, est-ce qu’on peut le faire n’importe comment ?

  13. Bravo pour votre talent littéraire et votre savoureux sens de l’humour noir ! Ce qui en ajoute à l’intelligence du propos. Savez-vous où on peut se procurer des rouleaux de chats angora ? J’essayerais volontiers…

  14. Aaah, encore un très bon article, ça fait toujours autant plaisir de vous lire :-)

    Ps: j’ai noté une petite coquille à la fin de votre article: vous avez mis « soufre » au lieu de « souffre ».
    Ah et je rajouterai aussi la répétition de « ainsi » dans la dernière réplique de Diego dans l’introduction. Mais je cherche la petite bête.

  15. Monsieur Connard : Je suis outré !
    Non seulement vous écrivez n’importe quoi, il est incorrect et surtout de mauvais aloi de meuler un petit chaton pour expliquer avatar à une donzelle, d’un car son esprit étriqué restera rivé sur le superflu : la formidable petite trogne qui vient tacher son dernier tee shirt zara ; et par là même, elle en oubliera la merveilleuse image poétique exprimé par ce geste, pourtant à sa portée.

    Mais le plus grave Monsieur Connard ! C’est que vous écrivez cet article n’importe comment ! En effet, tout votre article se discrédite pour l’œil avertit, et on ne me la fait pas à moi !

    Prenons en compte que Diego est essoufflé comme jamais (presque jamais puisqu’il y a l’histoire de la joueuse de volley-ball suédoise (Soit-dit en passant, une joueuse de volley devrait savoir sauter haut et de là même éviter une pelle… mais oublions les détails insignifiant aussi scrofuleux soient-ils). Diego, de plus, tient à la main (vous avez eu le bon gout de ne pas préciser laquelle) une télécommande, il doit certainement alterner son regard entre la télé et vous tout en reprenant son souffle… C’est alors que vous lâchez votre Brandy ; dites-moi comment un homme essoufflé, le regard sans cesse déchiré entre deux centres attractions constant, et tenant en outre une télécommande à la main… comment cet homme pourrait se jeter au sol avec une vitesse supérieur à la chute libre pour récupérer votre Brandy ?

    Ce brave indigène que vous avez acheté un certain prix, j’en conviens n’a pourtant, ni slip par dessus son pagne, ni une tenue de soirée coquine au lointain aspect de chauve-sourie ?

    Sachez que votre superbe est sacrifiée sous l’autel de votre propension à déployer vos boniments ! Aurait-il été trop dure d’assumer la honte d’avoir fait tomber un peu de ce précieux fluide sur la moquette ? Vous auriez passé vos nerf sur Diego et tout le monde aurait compris que vous n’êtes pas parfait sans pour autant dénier votre indubitable talent.

    Bref, je suis attristé de vous voir sombrer dans l’incohérence que vous pourfendez si bien…

  16. Malheureusement je connais des gens intelligents dans la vie normale, ayant du goût même en cinéma et ne demandant pas si c’est E=MC2 (mon amour) le plus célèbre film d’Eisenstein, SAUF quand ils s’agit de cinéma de divertissement.
    Leur idée c’est : « le scénario ? je m’en fous, je veux juste un feu d’artifice avec un vague lien entre les scènes ».
    Bon, dans ce cas je ne discute pas de ces films avec eux, ça évite les conflits…

  17. « déjà, le vil fripon a déjà lâché son fiel »
    Trop de déja tu le déjà.

    (Et Trotsky tue l’ski. Mouhahahahahaha, chuis bon quand j’my mets !)

  18. Oui, mais pourquoi vouloir expliquer ce qui parait évident aux personnes dont les neurones semblent a peu près correctement connectés ?

    Celles-ci n’apprendront rien de cet article, les autres n’y comprendront rien. Bref, tout ça pour rien, ou juste pour le principe, c’est bô !

    Signé :

    Un illustre connard

  19. Cher Odieux,

    Ces quelques mots pour te dire à quel point je suis d’accord avec toi, de la première à la dernière ligne. Lire ton argumentaire sur la différence entre réalisme et cohérence me fait me sentir moins seule au monde. Enfin quelqu’un qui partage mon avis, joie et félicité ! Je dormirais moins mal ce soir en sachant que d’autres êtres humains ont souffert eux aussi de cette phrase lapidaire censé mettre fin à toute discussion (« ce n’est qu’un film » ou son corolaire « de toute façon, le cinéma c’est pour se détendre, ça sert à rien de se prendre la tête »). Au passage, je garde sous le coude ta méthode rotulienne pour régler le problème… j’ai personnellement une petite préférence pour le bon vieux coup de boule, classique et qui a fait ses preuves, mais tout ceci est une histoire de gout.

    Ton allégorie féline et nicolas-cagienne m’ont bien fait rire, au plaisir de lire ton prochain billet, j’attends avec impatience ta critique du dernier Jason Bourne ou James Bond

    Bien à toi,

  20. C’est bien de faire circuler une idée, ce site doit probablement créer un effet de masse… puisque l’on vous soutiens en masse et que vos blogueuses-modes sont exécutées sur place publique.

    Après tout, Monsieur l’Odieux Connard, si vous avez des détracteurs c’est bien, sinon vous auriez seulement des fanatiques suivant votre mouvement de haine anti-NicolasCage et anti-pleins-de-choses, ont pourraient presque croire que vous vivez dans les années 50 ou au Palais de Nuremberg.

    Mais ne vous sentez pas insulter (bien que cela pourrait m’étonner.), car après tout, je vous ressemble plus que je ne voudrais le croire.

    J’aime le réalisme et la cohérence ainsi que le respect de mon intelligence.

    Pour votre prochain billet, j’espère que vous aborderez la politique ou la situation de notre pays.

    PS: Pourquoi s’embêter à mettre un coup de genoux quand on peut simplement lui briser le coup ou lui crever les yeux. C’est rapide, efficace et sans bavure.

    Amicalement,

    Furix, un lecteur amicalement amical qui aime l’amitié entre les hommes et les longues signatures qui , finalement, ne serve pas à grand chose à notre époque et surtout sur internet où les gens bafouent notre langues etc….

    • Ouais, tu bafoues beaucoup, mon p’tit, faut se relire de temps en temps.
      Me ferez quatre jours, pour la peine.

  21. Odieux Connard, laisser-moi vous dire que vous n’êtes qu’un sale con. Je m’explique sans vouloir trop trollélé-trollala. Depuis que je vous lis, je n’arrête pas de voir des incohérences dans la plupart des films que j’regarde, et ça m’emmerde profondément ! Pire encore, j’aimerais tellement arrêter de vous lire, pour redevenir le fanboy geek d’SOS Fantômes ou de Die Hard que j’étais. Le problème étant que vous me faîtes tellement marrer dans vos articles, que j’y arrive pas ! C’est limite une drogue requiem-for-a-dreamesque !
    Alors, cher sale con, j’exige des excuses publiques à mon encontre de votre pour avoir fait de ma vie culturelle un enfer. Merci et continuez comme ça ! ( merde, vous voyez, quand je vous dis que j’y arrive pas…)

    • Ah je dois avouer que je suis dans le même cas que vous. Dernièrement j’ai été voir le dernier Batman et je n’ai pas pu m’empêcher de relever toutes les incohérences de ce film (enfin non, pas toutes, sinon je n’aurai pas eu le temps de suivre ce qui se passait à l’écran), et surtout des détails auquel je n’aurai pas du tout pensé il y a 2 mois, quand j’ai commencé à vous lire! Scrogneugneu!

  22. Très bon article, comme toujours. Si je puis apporter ma pierre à l’édifice, je signale que le film des Monty Python « La vie de Brian » est un film objectivement très cohérent dans le sens où les événements s’enchaînent avec une logique sans faille.
    Cela n’empêche pas de voir des extra-terrestres enlever Brian dans un vaisseau spatial et des esclaves crucifiés siffler sur leur croix.

    Mais n’oublions pas l’essentiel : « Nazis at the center of the Earth » est plus cohérent que Prométhéus…

    • Je crois que ce film est surement mon préféré, il a été très mal compris par les catholiques d’ailleurs, ce qui peut l’expliquer, les catholiques ont rarement de l’humour (enfin pas le même que le mien en tout cas). Ils ont réagi avec la même stupidité que ce qui est dénoncé dans le film en fait, maintenant que j’y pense… c’étaient des visionnaires cs Monty Python… Et cela dit contrairement à ce qu’on peut croire ils ont sacrément bossé leur scénario (et contrairement aux scénaristes de la plupart des bouses qu’on peut voir maintenant)

      • Complètement faux, le scénario manque beaucoup de liant, ils n’ont jamais vraiment pu se défaire de l’habitude d’écrire des sketches. Mais pire, on a un tunnel scénaristique après l’invasion du palais romain par le FLJ. Après, ça part dans tous les sens, notamment le fait que Brian est pris pour un prophète. C’est n’importe quoi ET n’importe comment.

        Mais bon, c’est qu’un film, après tout.

  23. sinon, quelqu’un l’a vu, ce film?
    ou s’est-il effrondré en une singularité débile de 14 min à l’instant même de son montage?
    ou le scénariste s’est il écroulé devant la masse de travail que représentait un film entier au budget amateur(donc sans explosions) et s’est contenté de faire une mauvaise bande annonce?

    • Ca dure 13 minutes et c’est 13 minutes de pur daube. Pour seul effet un écran vert, et puis Mohammed qui a du ketchup sur les mains.

  24. Cher Odieux,

    Je me permets de vous signaler une autre petite coquille vers la fin de votre article : vous dites « le fait que votre serviteur s’atèle régulièrement ». « attelle » me semble un mot plus judicieux.

    Et merci pour ma dose de rire hebdromadaire.

    • Réflexion faite, atèle pourrait être un brin d’humour dissimulé, étant donné la mention faite plus haut de primates devant leurs claviers.

  25. Monsieur Connard, la question vous a sans doute déjà été posée, ce pourquoi je vous permet (même si c’est inutile) de me mépriser autant que vos prodigieuses forces le peuvent, mais aimez-vous le moindre film? Existe-t-il pour vous quelques perles dans ces seaux de diarrhées cinématographiques que nous défèquent les mangeurs de cerveaux d’Hollywood quand ils ne sont pas occupé à explorer les fonds marins?
    J’imagine que si vous allez au cinéma avec un espoir -toujours plus faible, certes- d’être emporté par la toile, c’est que vous avez d’autre péchés-mignons que les cigares, le brandy et la dissimulation obsessionnelle de cadavres de suédoises.

    Et merci pour l’énergie dépensée à former la résistance intellectuelle, ainsi que (j’espère) pour votre réponse.

    • Il me semble que le concept meme de ce blog est de dire du mal, on n’y parle donc pas des bons films, tout simplement parcequ’il n’y aurait rien a dire (et aussi parcequ’ils deviennent difficiles a trouver, c’est la crise).

      Si Mr Connard vous parle d’un film, vous savez que vous perdrez votre precieux temps si vous allez le voir, et vous allez donc en voir un autre (qui sera sans doute aussi mauvais, malheureusement).

      • Certes, mais la médisance n’a de sens que part la comparaison, le contraste, l’écart entre l’objet à blâmer et un étalon qui permet d’établir une échelle.

        Dire quoi éviter, c’est bien; dire pourquoi, c’est mieux; donner une alternative, c’est le nec plus ultra de la critique, ou au moins justifier de ce qu’on aime pas par ce qu’on aime; donner une idée de ses goûts au lecteur pour que celui-ci soit enfin en mesure de sucer la substantifique moelle de la pensée de l’auteur, de comprendre les tenants de son dégoût, de sa rage destructrice et de sa haine farouche et justifiée.

  26. Je ne sais si j’ai plus aimé l’article ou le concours de bite dans les commentaires, en tout cas j’ai ri…
    et femme qui rit…
    et faut pas gâcher, OC, faut pas gâcher, c’est la crise, tu sais…
    épouse-moi, connard!
    (avoue que c’est salement bien vendu, là, quand même)
    (j’ai tout donné, je m’en vais dignement comme la princesse que je suis, à dos de licorne, sous une pluie de pétales de roses, tout ça)

  27. j’ai enormement rit en lisant votre article. particuliérement le passage avec le chaton. ma copine étant fan de chaton et de lapiniaiserie par contte je suis toujours aussi fan des film stupides. ca ramollit le cerveaux donc ca me detend

  28. Pour moi l’exemple N°1 c’est Star Wars II : un univers clairement irréaliste mais « sympatique », jusqu’au moment où Yoda* accepte sans sourciller une armée (gratuite et opportune) de clones basés sur … l’assassin d’une sénatrice et qui également le bras droit du méchant.

    Si vous n’avez pas peur de sombrer dans la folie, je vous conseille de re-dérouler ce « flim » en partant de la phrase finale du Comte Doku : « Maître tout c’est déroulé comme prévu… »

    * Yoda qui s’est sans doute suicidé aux barbituriques après avoir ressassés ses innombrables conneries durant sa longue et courageuse retraite sur Dagoba…

    • Le pire de Star Wars est sans doute le « ouin ouin je vais devenir trop dark parce que je kiffe trop ma meuf et j’ai vu qu’elle mourra » en faisant confiance à son pire ennemi comme ça, pouf pouf (ben oui j’ai vu que c’était un seigneur sith mais il va quand même sauver ma biatch pas vrai ?)

      Et ça quand on est fan ça passe… Difficilement, même si j’ai adoré le film. Après tout, certaines légendes grecques adorées par tant de profs de lettres se contentaient bien de romances sucrées et menacées.

      • Mouais, le coup de « je passe l’ennemi pour sauver ma pomme ou celle des miens » c’est non seulement un grand classique, mais en plus ça arrive tout les jours dans la « vraie vie ».

        Alors que « j’accepte un cadeau ouvertement empoisonné » : même les Troyens ne l’ont pas fait (et pourtant il faut être sacrément con pour accepter un cheval géant fabriquer par ses ennemis)

  29. Merci beaucoup cher Odieux, il est vrai qu’avec tous les arguments débiles qu’on trouve sur Internet, il y a de quoi faire tourner un blog pendant 1 an.

    Bizarrement on ne revoit plus les gens qui s’avançaient pédantement à chaque spoil pour nous dire « mais c’est déjà un univers irréaliste loool on s’en fout des incohérences » dans cette chaîne de commentaire. Auraient-ils compris qu’ils étaient des paradoxes vivants ? Se seraient-ils suicidés à cause des commentaires acerbes des fanas de ce blog, qui décidément n’ont rien à envier à leur idole ? Où se cantonnent-ils désormais aux vidéos de chatons et blogs familiaux inintéressants où on apprend que le petit dernier de la famille Merlanbiche a chopé la tourista à Macao, ce qui, vu leur niveau intellectuel, serait grandement appréciable ?

    Mystère.

  30. On remarquera que si l’homme invisible doit pénétrer dans les douches des filles, peut-être se rend-il compte au moment où il doit passer devant le surveillant que s’il continue de cette manière, les projections de l’eau des douches va le mouiller et ainsi trahir partiellement son invisibilité, ce qui peut expliquer son choix de faire demi-tour pour organiser tranquillement un meilleur plan, choix que le scénariste a préféré ne pas expliciter, pensant que le spectateur serait assez intelligent pour comprendre ce retournement chez le personnage.

  31. «  » »Tout comme il ne faut pas confondre foi et intelligence, puisque donc, une seule des deux ne provoque la colère chez les gens une fois ouvertement insultée » » »

    L’athée de base ne sait manifestement faire aucune différence entre « être rationnel » et « être incapable de sortir de son petit paradigme ».
    La religion n’est pas plus l’apanage de la bêtise que l’athéisme celui de l’intelligence, désolé de briser vos mythes.
    Au contraire même, s’il y a bien une croyance (si, si, c’en est bien une, ne vous bercez pas d’illusions) qui requière un maximum de crédulité de la part de ses adeptes, c’est bien l’athéisme.
    Ceux-ci nous soutiennent, et ce sans trembler du menton, qu’une cellule vivante (organisme bien plus complexe que n’importe quelle machine inventée par l’homme) non seulement se serait créée toute seule, par pur hasard, mais en plus à partir de matière non-organique.
    J’appelle ça la théorie Chocapic, vous avez tous vu la pub « et paf, ça fait des chocapic », là c’est à peu près pareil (encore que la pub en elle-même soit largement plus cohérente).

    Vous n’êtes pas athée parce que vous êtes trop intelligents, vous êtes athées justement parce que c’est le propre de l’imbécile de croire impossible ce qui dépasse son entendement ou ce qui sort de son petit paradigme personnel.

    Vous vous prétendez tenants de la science, hors vos explications sur l’origine de la vie sont tout sauf scientifiques, pour la simple raison que le mot « coïncidence » n’a pas sa place en science.
    Prétendre que mon ordinateur se serait fabriqué tout seul serait encore beaucoup plus rationnel que vos superstitions absurdes (mon ordinateur lui, est beaucoup moins complexe qu’une cellule, et fait de matières non-organiques).

    • Mais oui ! Vous venez de m’ouvrir les yeux , j’étais dans l’erreur tout ce temps ! Vos arguments sont tellements convaincants…
      Sauf que, malheureusement pour vous, celà fait déjà 200 ans que l’on sait synthétiser de la matière organique, et que l’expérience de Miller a démontrer que la création spontanée de matière organique se faisait naturellement dans l’océan primitif !
      Mais j’imagine que vos connaissances en biochimie sont à l’aune de vos convictions : moyennâgeuse…
      (PS : ici, on est sur un site d’humour, et sur un article sur le cinéma. Vous n’avez donc rien à faire là, si votre seul but est de troller sur la religion.)

    • Les croyants, comme les athées, sont des présomptueux qui croient que Dieu(x) existe(nt) ou pas, n’en ont aucune preuve et en font un dogme indiscutable. Il n’y a intelligence ni dans un cas, ni dans l’autre, puisque l’intelligence, c’est « comprendre » et non « croire ». Moi, je ne crois ni ne crois pas, mais je sais que je ne SAIS pas. Et c’est parce que l’existence comme l’inexistence de Dieu(x), la création spontanée comme le créateur incréé, dépassent mon entendement, que je doute.
      C’est beaucoup moins confortable que la conviction ânonnée depuis des générations, mais au lieu de répéter ce qui se répète dans ma famille, dans ma tribu, dans ma culture, sans remise en cause ni « intelligence » depuis la nuit des temps, je cherche.
      Ça ne me mènera sans doute nulle part, mais je m’en fous: le peu que j’aurai appris ne viendra que de moi, et pas d’un « paradigme » prédigéré.

    • Le hasard et les probabilités ont tout à fait leur place en sciences : si chaque jour pendant 1 milliard d’années vous mélangez des ingrédients et vous leur faites subir diverses transformations, et bien un beau jour, PAF ça fera des Chocapic® !
      Mais nous n’étions pas là pour le constater, le plus intelligent reste alors sans doute l’agnosticisme.

  32. Athée souhaits!! brave croyant de l’inexpugnable foi de la simplicité et praticité de Dieu incréé.

  33. Que voulez-vous, c’est notre société de consommation qui veut ça. Et puis les lectrices de base de aufeminin.fr n’ont pas envie de se perdre dans les méandres de la langue française pour savoir comment perdre 3 kg pour l’été, et se donner bonne conscience après avoir accumulé des réserves adipeuses pendant la saison froide…

    • Surtout que c’est idiot: en toute logique, il faudrait faire des réserves en été, pour avoir des stocks afin de tenir pendant la mauvaise saison. Et non l’inverse, attaquer l’hiver tout affaibli(e) et plein(e) de carences.
      (oui, je sais, le concept « plein de carences » est oxymoresque, mais j’avais pas mon dictionnaire de synonymes sous les yeux)

  34. Tiens, je n’avais pas vu cet article x) C’est amusant à quel point ça résume bien ce que j’essaye de mettre dans le crâne de tous les gens avec qui je parle cinéma x)

    PS : Etrange, moi la suspension d’incrédulité, j’en parle justement de la manière que j’ai apprise en voyant une vidéo de Crossed, l’émission de Karim Debbach : La suspension d’incrédulité est un contrat, d’un côté le spectateur accepte le « n’importe quoi » et de l’autre le réalisateur est censé EVITER le « n’mporte comment » , de manière à ce que justement l’immersion dans son univers soit totale, et cohérente.

    Mais bon, les gens de nos jours, du moment qu’il y a une bagnole qui pete, on leur ferait passer des vessies pour des lanternes …

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