Very Bat Trip (aka The Dark Knight Rises)

Attention !

Pour d’évidentes raisons, et pour mieux saisir toute la saveur du spoiler qui va suivre, permettez-moi de vous résumer promptement les deux précédents volets de la trilogie Batman de l’ami Nolan. A défaut d’introduction, cette semaine, vous pourrez ainsi obtenir trois spoils pour le prix d’un. Les choses ne sont-elles pas bien faites ?

De toute manière, si elles ne l’étaient pas, ce serait pareil alors hein, ho, bon.

Dans tous les cas, soyez attentifs, ce qui va suivre  n’est pas toujours évident. Spoilons donc un peu en amont !

Volume I : Batman Begins

Bruce Wayne, enfant multimilliardaire résidant à Gotham City, a la phobie des chauve-souris depuis le jour où il s’est lamentablement viandé dans le nid de ces charmants animaux par un incroyable hasard. C’est ballot, mais ce qui l’est encore plus, c’est que quelques temps plus tard, un malandrin armé d’un patator ne trouve rien de mieux que d’abattre ses parents dans une ruelle sombre, lieu particulièrement apprécié des multimilliardaires comme chacun sait. Désormais orphelin après avoir vu ses parents se faire tragiquement patater sous ses yeux, Bruce décide donc en conséquence qu’il doit devenir un ninja pour péter leurs gueules aux malandrins qui fréquentent les ruelles sombres. Et non, il ne se dit pas « Tiens, si j’utilisais mon pognon pour rendre les rues plus sûres/aider la justice« , parce que voyez vous, un homme en slip seul peut sûrement faire beaucoup plus que 500 en uniformes. Toutes les milices d’Amérique qui savent apprécier le principe du « faire la justice soi-même » approuvent ce message.

Bruce va donc en Asie rencontrer Ninjabouc, le chef d’un clan de ninjas dont un incroyable charisme rayonne du bouc. Il apprend des tas de trucs, comme par exemple retourner sa phobie des rats volants pour en devenir un et terroriser ses ennemis, distribuer des coups de tatane, faire des acrobaties de psychofou ou, plus incroyable encore, manger avec des baguettes sans saloper sa cravate (dans le milieu d’affaires où Bruce évolue, ça impressionne pas mal). Sur la fin, ça devient un peu confus : Wayne et Ninjabouc se fâchent au sujet d’un épisode de Naruto, et dans la bataille qui suit, Ninjabouc manque de peu d’être tué par son disciple.

Cela fait, Bruce retourne à Gotham retrouver son majordome, Alfred, qui a bien gentiment attendu en prenant soin d’arroser les plantes. Il y retrouve aussi Lucius Fox, sorte d’équivalent de Q chez Wayne Enterprises, qui a sous le coude plein de prototypes des filiales militaires de la multinationale qu’il refile gentiment à Bruce pour qu’il puisse faire régner la justice dans les rues à coups de mandales dans la gueule pour un oui ou pour un non sous le nom de Batman. Après avoir tabassé tout un tas de gens qui posaient problème aux bons citoyens (tueurs, violeurs, gens qui écoutent de la musique sur le haut-parleur de leurs téléphones), Bruce découvre qu’un grand méchant compte défoncer la ville : Ninjabouc, débarqué d’Asie pour se venger. Le vil ninja s’est emparé d’un prototype de micro-ondes géant de chez Wayne Enterprises et compte s’en servir pour vaporiser toute l’eau de la ville (oui, c’est un plan de merde), comme ça, plus  personne ne pourra faire cuire ses pâtes. Lui et Batman s’affrontent donc à 30cm dudit appareil allumé lors d’un combat final, et suite à un problème de script parmi tant d’autres, les rayons n’affectent aucun des deux protagonistes, qui auraient autrement été instantanément transformés en bat-pruneaux.

Batman gagne, et c’est la fête.

Volume II : Batman, The Dark Knight

Bruce est super content : il y a un nouveau procureur en ville, Harvey Dent, et celui-ci lutte efficacement contre le crime sans masque ni pétages de gueules. Bruce est donc très étonné de découvrir que, tiens, en fait, la justice ça peut servir à rendre la justice sans que cela implique de porter un slip sur soi de manière aléatoire. Hélas, dans le même temps, le Joker, un personnage en costume flashy (comme tous les méchants de Batman, ce qui lui évite d’avoir à enquêter pour savoir qui a encore volé les nains de jardin du commissaire Gordon) est en train d’utiliser tous les pouvoirs d’invisibilité, de téléportation et d’invocation d’explosifs à volonté que les trous dans le script lui permettent pour mettre la zone. Après avoir finalement été arrêté pour la douzième fois, le Joker explique à Batman qu’il a capturé d’un côté Harvey Dent, l’espoir de Gotham, et de l’autre Gertrude, le fantasme de Bruce Wayne, et qu’il les a envoyés dans deux lieux différents avec un paquet de bombes et peu de temps pour les sauver. Qui Batman sauvera t-il ? L’amour ou la justice ?

Après avoir finalement compris que tiens, il pourrait aussi envoyer la police intervenir sur le lieu où il n’est pas, Batman va sauver le procureur Dent lors d’une formidable séquence ridicule où ce dernier, attaché à une chaise renversée au sol suite à ses mouvements, se retrouve face à une flaque d’essence se déversant de l’un des explosifs du Joker. Et là que fait-il, sachant qu’il n’a qu’à se souvenir qu’il a un cou pour ne pas rentrer en contact avec le liquide ? Et bien il se frotte la joue contre l’essence en hurlant « Hmmm, t’aimes ça, hein, coquine ! » : résultat, lorsque Batman arrive à la dernière seconde (étonnant) et que tout explose (ça alors), l’explosion enflamme la moitié de son visage et le choque un peu, le transformant en méchant : Double-Face, type qui fait la justice lui-même en abattant brigands comme policiers sur son chemin. Batman doit donc lui casser la gueule, et lors de la bataille, les deux tombent d’un immeuble, la chute tuant l’ex-procureur et blessant le chevalier noir sous les yeux du commissaire Gordon. Ce dernier et Batman se mettent cependant d’accord : ils ne parleront pas de ce que Dent était devenu, afin que Gotham ne retienne que l’espoir qu’il incarnait, et ils expliqueront sa mort en la mettant sur le dos de Batman, comme ça, hop, parce qu’il faut bien un coupable.

Du coup, Batman est un peu triste. Sans compter qu’en plus, la police n’est pas arrivée à temps pour sauver Gertrude et qu’elle est vaguement morte carbonisée, ou du moins, il y a une nouvelle merguez en ville.

Bref, pépère tombe en dépression.

Et Volume III… et bien, reprenons ! Spoilons mes bons !

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L’affiche contient une explosion. Nous savons tous ce que cela veut dire.

Enfin, reprenons 8 ans plus tard après les précédents évènements pour être exact. Quelque part à l’autre bout du monde, des hommes armés transportent dans une jeep un scientifique ainsi que trois larrons aux visages couverts d’un sac et attachés, probablement pour une soirée impliquant force cuir et fouets. Ils s’en vont trouver dans un quelconque coin de campagne un petit avion où les attend l’agent Littlefinger de la CIA, ainsi qu’un petit paquet de militaires américains ; le fonctionnaire yankee explique aux gens venus le livrer que popop, c’est quoi cette histoire ? Ils n’étaient venus récupérer que le scientifique, un certain docteur Léonid Pavel ainsi qu’un seul prisonnier ! Alors qui sont les deux derniers loulous, hein, dites donc ? Et puis d’abord, pour quatre personnes livrées, j’ai pas une bouteille de rosé gratuite ?

Mais non : en fait, l’agent semble s’en taper, ce n’est pas comme s’il y avait une quelconque importance à savoir qui on transporte avec un sac sur la tête. Il charge tout le monde dans son avion et décolle, avant de nous en dire un peu plus : il enquête sur Bane, un terroriste très méchant portant en permanence un curieux masque sur le visage façon respirateur artificiel. Et il venait récupérer le docteur Pavel car Bane semblait avoir des vues dessus, ainsi qu’un prisonnier ayant appartenu au réseau du terroriste en question. Mais puisqu’il a trois prisonniers au lieu d’un, il leur explique qu’il peut en tuer deux pour faire parler le troisième s’il le veut, la CIA n’en saura jamais rien, puisqu’elle n’attend qu’un seul pinpin. Sauf que rapidement, il s’avère que l’un des trois prisonniers… est Bane lui-même ! Ça c’est ce qu’on appelle une grosse surprise ! Et qui explique donc que oui oui, tout cela est un coup monté : il s’est constitué prisonnier car cela faisait partie de son « plan » (et bien évidemment, pas pourri du tout, vous l’imaginez bien)

Un plan ? Mais quel est-il ?

Et bien la réponse arrive lorsqu’un avion plus gros vient se placer au-dessus de celui de la CIA, pourtant déjà d’un gabarit correct, et qu’en descendent en rappel des commandos qui viennent s’accrocher à l’autre appareil. Et ne me demandez pas comment ils font, puisque si on attache quelque chose à une corde derrière un avion, ça flotte derrière, ça ne descend pas en rappel, c’est même le concept qui a permis d’inventer ce qu’on appelle des « planeurs » ou la publicité volante, mais dans le film, la gravité se modifie pour aider le commando des méchants : soit.

D’ailleurs, les pilotes de la CIA eux-même font « Ho ! » et ne remuent pas d’un cil, histoire de bien laisser le temps aux vilains de faire leur cirque volant en équilibre. Sympa : un coup d’aile et tout leur plan échouait ; mais tout comme le Joker en son temps, les gredins ont déjà lu le scénario, et les autres personnages s’arrangent pour leur faciliter la tâche.

Bref : les flying brigands fixent donc des crochets sur l’arrière de l’avion, puis commencent à grimper en altitude avec le leur, faisant que l’autre appareil se trouve bien embêté et a le nez qui pique vers le sol ; à l’intérieur, c’est la panique, sans compter que Bane a commencé à se libérer tranquillement tout en distribuant des mandales aux passagers autour de lui. Le coucou de la CIA a tôt fait, ainsi suspendu, de voir ses ailes et ailerons être arrachés avec la vitesse, et malgré le fait qu’à un moment, le tout se stabilise un peu, les Américains ne tirent pas sur Bane et se contentent de dire « Holala, vite, ah, mais bon sang, il faudrait faire quelque chose, sabre de bois ! » ; hélas ils n’y pensent qu’après 10mn, soit pile au moment où les commandos qui avaient accroché les crochets aux parois de l’avion rentrent dans celui-ci et les mitraillent. Bane peut donc tranquillement s’harnacher à un filin qui lui est tendu, attraper le docteur Pavel de l’autre main, et quitter l’avion de la CIA que l’on décroche pour le laisser s’écraser, pendant que lui et Pavel rejoignent leur gros avion. Vous avez tout suivi ?

Hmmm. Okay, donc, Bane, je résume : ton plan c’était de te laisser capturer avec des potes, en comptant sur le fait qu’aucun militaire entraîné ne pense à utiliser une arme contre toi, qu’aucun pilote de la CIA ne réagisse à l’assaut, que l’avion contenant tes commandos devine par magie le trajet emprunté par l’appareil de l’agence américaine, que tu parviennes à réussir ton harnachement au milieu d’un aéroplane hors de contrôle et que tu récupères le professeur ce faisant ?

D’accord, c’est sympa, mais alors, simple question : pourquoi tout ça ? Puisque je rappelle le début du plan : arriver dans une jeep conduite par des complices avec Pavel et toi dedans pour te livrer prisonnier à la CIA. Donc puisque tu avais DEJA le bon docteur avec toi d’entrée de jeu, cela veut dire que tu pouvais aussi bien rester chez toi à manger des cookies, c’était pareil.

Ah, j’aime quand un film s’ouvre sur une incohérence monumentale. Surtout quand les critiques (et pas qu’une, je vous laisse fouiller) mettent en avant l’aspect « cohérent du film« , c’est intéressant.

En tout cas, pendant ce temps, à Gotham City, il y a une grande soirée au manoir Wayne, puisqu’est organisée une soirée en l’honneur d’Harvey Dent ; d’ailleurs, depuis 8 ans maintenant, on commémore chaque année le jour de son décès, devenu férié, en rappelant combien les lois Dent ont permis à Gotham de devenir un havre si paisible que la police semble diablement s’y ennuyer, on se croirait à Neuilly, c’est dire. Seul le commissaire Gordon semble encore sur le pied de guerre, ce qui fait que le maire commence sérieusement à penser à le démissionner : la guerre est finie, justement. D’ailleurs, ce soir, le commissaire doit donner un petit discours sur Harvey Dent, et il en a écrit un où il affirme qu’il est temps de dire la vérité sur qui était vraiment ce personnage et ce qu’il a fait de ses dernières heures, mais finalement il y renonce car ce petit mensonge autour du défunt procureur a fait de lui un symbole d’espoir qui a apporté la paix à la ville. Il attendra donc encore quelques années avant de tout révéler, et corrigera peut-être les passages du discours où il utilisait des termes comme « gros bâtard » d’ici là.

Et Bruce Wayne dans tout ça ? Et bien, complètement dépressif, personne ne l’a vu depuis 8 ans maintenant, tout comme le Batman (mais personne ne fait le rapprochement). Il ne sort plus de chez lui et même lorsque des fêtes sont organisées dans son manoir (par qui, du coup ? Mystère !), il n’y participe pas. Ce soir, on envoie donc dans l’aile est du château où il demeure une servante déposer un plateau de mets avant de se retirer mais, cette dernière, un peu trop curieuse semble t-il et nourrie de rumeurs autour de l’absent multimilliardaire (« Si ça s’trouve c’est un vampire comme Edward, hihihihi, chuiii sûre qu’y brille au soleil huuu !« ) décide de s’attarder un peu dans l’endroit et commence à regarder les photos de famille traînant ici ou là. Elle est finalement surprise par Bruce Wayne, vieil hirsute en peignoir marchant avec une canne, qui note que la jeune femme a eu le bon goût de non seulement visiter les lieux, mais aussi de piller en un temps record un coffre-fort certifié inviolable contenant un collier de sa mère. Prise sur le fait, la filoute tape dans la canne du multimilliardaire pour le faire choir, puis s’enfuit par la fenêtre tout en souplesse ; elle finit par rejoindre plus bas un député local un peu coquinou traînant à la fête en lui promettant monts et merveilles s’ils partent maintenant dans sa voiture, ce qu’ils font. Elle peut donc ainsi quitter les lieux en toute sécurité, même si elle sent comme une tension et d’étranges redirections sanguines dans son voisin de banquette.

« Faites bien attention aux trous dans le scénario en allant porter ce plateau, il y en a un peu partout, tout à l’heure j’en ai encore  vu un gros comme ça »

Quelques temps plus tard, nous retrouvons le commissaire Gordon sur le toit du quartier général de la police, méditant en observant Gotham City dormant paisiblement. A côté de lui, le vieux projecteur servant autrefois à appeler le chevalier noir est complètement rouillé, ce qui le rend un peu nostalgique, jusqu’à ce qu’un policier ne vienne le surprendre dans ses rêveries : il s’agit de l’agent Blake, un jeune homme idéaliste qui commence l’une des nombreuses lignes de dialogue complètement aléatoires du film :

« Bonsoir commissaire.
- Bonsoir, que puis-je pour vous ?
- Et bien la femme d’un député présent à la soirée au manoir Wayne s’inquiète : Monsieur n’est pas rentré ce soir.
- Ahlala, la ville est devenue si sûre que l’on en est à enquêter là-dessus. Okay, je vais voir ce que je peux faire.
- …
- Oui ?
- Voilà, je m’appelle Blake et je vous le dis puisque l’on vient à peine de faire connaissance, mais  je tenais à vous balancer que halala, je suis sûr que le Batman n’a jamais tué Harvey Dent et qu’il faut reprendre l’enquête.
- D’accord mais pouvez-vous m’indiquer le lien entre cette ligne dans votre dialogue et cette scène ?
- Il n’y en a pas, c’est tout simplement écrit avec les pieds.
- Très bien, vous pouvez disposer. »

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Et les policiers quittent le toit afin de commencer leur enquête.

Pendant ce temps, au manoir Wayne, une chose extraordinaire vient de se passer : Bruce a décidé de bouger son cul. Il a découvert que ce n’était pas un simple cambriolage chez lui : la voleuse est repartie non seulement avec le collier… mais aussi avec les empreintes du multimilliardaire, qu’elle a recueilli sur le coffre ! Bougon, Bruce est donc descendu à la Bat-Cave sous son manoir non pas pour aller remettre son costume de justicier masqué, mais pour consulter le super-ordinateur local (et surfer un peu sur des sites avec des photos coquines de chauve-souris) et ainsi apprendre que le modus operandi de sa voleuse la désigne comme étant Sélina Catwoumoune, une mystérieuse monte-en-l’air de haut-vol qui n’en est pas à son premier coup. Voilà qui intrigue notre héros, qui commence doucement à repenser à redevenir Batman, du coup, comme ça, pif pouf. Heureusement, son fidèle majordome, Alfred, débarque et lui aussi se lance dans un dialogue assez curieux :

« Ah, vous avez retrouvé votre voleuse Monsieur ?
- En effet Alfred ! Figurez-vous qu’il s’agit d’une certaine Catwoumoune et que…
- Monsieur, j’ai fait un rêve.
- Que… pardon ? Quel rapport avec ce que je disais ? Vous voulez que je vous fasse une psychanalyse, là, comme ça, hop ?
- Non Monsieur. Je voulais juste vous dire que pendant que vous étiez en Asie à vous entraîner à devenir un ninja dans le 1er film, j’espérais juste que vous ne reviendriez jamais à Gotham et feriez votre vie plutôt que de chercher la vengeance pour la mort de vos parents. Et chaque année, lorsque je prenais une semaine de vacances à Florence, je m’asseyais à un café local en espérant vous apercevoir à une autre table, profitant de la vie avec une jolie femme et pourquoi pas des enfants. Et dans mes rêves, la nuit,  je voyais déjà ce que je ferais si cela arrivait : je vous sourirais, ne dirais pas un mot, et vous laisserais en paix à votre repos bien mérité.
- Alfred, pourquoi me dites-vous ça, là, maintenant ? 
- Je n’en ai aucune idée Monsieur. Je crois que le dialoguiste est un jean-foutre Monsieur.
- Ça se tient. Et comme dans tout film mal réalisé aucun dialogue n’est là par hasard, je me demande trop si d’ici la fin du film, on se croisera à Florence alors que je profiterai de la vie en prenant un repos bien mérité.
- Mais grave Monsieur. »

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Laissons nos amis dans leur cave (quelque chose que je dis assez régulièrement, en fait, mais je m’égare), et allons voir du côté de notre voleuse préférée. Car nous retrouvons Sélina entrant dans un rade pourri des bas-fonds de Gotham pour y rencontrer un certain Stryver. La damoiselle arrive en compagnie d’un type bourré qu’elle dépose au zinc du coin avant d’aller rejoindre son contact à sa table : elle est là pour lui revendre les empreintes de Bruce Wayne. Ce qu’elle fait, un petit peu sous la menace des compagnons armés de son contact qui a décidé que, finalement, il ne paierait pas. Elle tente donc de négocier en disant que holala, il ne faut pas la tuer, elle n’est qu’une gentille voleuse sans histoires, mais voyant que cela ne prend pas, elle sort des arguments plus costauds (non, pas ceux-là) : le type bourré qu’elle a amené au bar n’est autre que le député disparu, qu’elle trimballe depuis le manoir Wayne, et donc s’ils veulent la tuer, il faudra le tuer aussi puisque témoin, et là ils auront toute la ville aux fesses. Mais là encore, ça ne suffit pas : la bougresse parvient donc par la ruse à faire se déclencher le téléphone du député, provoquant instantanément le débarquement devant le bar d’une dizaine de véhicules de police, dont un du SWAT, parce que oui, à Gotham, le temps de réponse de la police est de 4 secondes, débauche de moyens compris. Du coup, les enfants jouent très peu à faire des blagues à la police, puisqu’avant même qu’ils n’aient raccroché, une voiture bélier a défoncé leur porte, et un tonfa leur gueule.

Stryver et ses hommes fuient donc l’endroit en mitraillant la maréchaussée investissant les lieux, mais il fait bien attention à ne pas tirer sur Sélina : lui qui voulait la tuer pour ne pas avoir de témoins, il trouve tout à fait malin de la laisser à la police. Heu… mais encore ? Sélina justement, elle, se fait passer pour une simple et pauvre femme dans le bar, hurlant au milieu des tirs comme à un concert de Justin Bieber, afin que la police ne lui fasse rien. Mais attention, hein, quand je dis rien, c’est rien : les mecs tombent sur une nana qui vient d’être témoin de tout ce qui s’est passé dans le bar et a probablement vu qui accompagnait le député tant recherché et… bah, ils la laissent se barrer. Hmmm, soit, soit. Merci, police de Gotham. Et merci, scénariste, car ainsi, Sélina peut disparaître en paix dans la nuit, ainsi aidée par l’intrigue déjà bien boiteuse à ce stade.

Mais dans les instants qui suivent, on ne parle déjà plus de script boiteux, mais carrément de tétraplégie scénaristique : sortant de nulle part, un sniper se met à couvrir la fuite de Stryver dans une ruelle derrière le bar (car oui, la police n’a rien encerclé, c’est très surfait ces choses là) depuis l’escalier d’évacuation d’un immeuble local, et abat donc plusieurs membres du SWAT, les obligeant à se mettre à couvert au lieu de poursuivre les fuyards ; et là, c’est tout simplement beau : on change de scène, l’agent Blake, qui traînait dans le coin, débarque et tout le monde discute paisiblement dans la rue de ce qu’il vient de se passer.

Et… mais… et le sniper qui vient de tuer plusieurs d’entre-vous ? Je… bon sang, ça ne vous intéresse même pas un peu ? Vous ne l’évoquez pas ? D’ailleurs, où sont les corps ?

Et bien fait, rien, pif pouf. Le tireur d’élite peut donc se barrer tranquillement en sifflotant, car plus personne ne semble y prêter attention. C’est beau, on dirait du Prométhéus. Et dans le même temps débarque le commissaire Gordon, qui court jusqu’à ses hommes avant de hurler : « Là, la plaque d’égout ! Vite, ouvrez-là et descendons !« . Que ? Pourquoi ? Comment sais-tu que les vilains ont fui par là, sachant que la bouche est fermée et qu’ils avaient d’autres rues par lesquelles fuir puisque vous n’aviez rien encerclé du tout ? Et bien, on ne sait pas. Sa moustache doit probablement automatiquement pointer en direction du forban le plus proche (il est donc théoriquement possible de faire voler le commissaire en faisant pivoter très vite un criminel autour de sa margoulette, mais là n’est pas le sujet)

Lui et quelques membres du SWAT descendent donc dans les égouts, et ils n’ont besoin d’avancer que de quelques mètres avant qu’une embuscade ne les décime, armes de guerre et grenades ayant tôt fait de tuer tous les hommes de la brigade d’intervention. Seul le commissaire Gordon survit (même si c’était le seul à ne pas avoir un semblant de protection, mais passons), et est capturé par les habitants des égouts, des sortes de guérilleros souterrains.

A la surface, le reste de la police papote en paix « Vous avez entendu ? Des coups de feu et des explosions. Ne descendons surtout pas, ça a l’air dangereux » et… c’est tout. d’accord ! En effet, la capture du commissaire ne semble pas vraiment inquiéter qui que ce soit, à part Blake bien sûr, puisqu’il a un nom et donc le droit d’agir dans ce film. Il abandonne donc ses camarades pour disparaître dans une direction aléatoire, parce que… heu… voilà.

Le commissaire Gordon est un peu vexé : il se fait capturer et tout le monde s’en tape

Gordon, lui est un peu désemparé : en sale état, il est traîné au travers des égouts et découvre qu’il y a une véritable armée sous la ville, constituée de tous les rejetés de Gotham, qui semble occupée à créer de nouveaux tunnels au marteau-piqueur, à renforcer ceux existants en faisant de jolies colonnes (oui, ce sont des artistes maudits), bref, il y a une énorme partie de Minecraft en cours sous la ville et personne ne l’a jamais remarqué, car comme chacun sait, un marteau-piqueur c’est très silencieux, et les souterrains des grandes villes ne sont jamais inspectés par qui que ce soit. Bref : toujours est-il qu’après avoir pu observer cela, le commissaire est emmené devant le chef de l’armée souterraine… Bane ! L’espèce de gros catcheur commence donc par engueuler ses hommes, car rentrer en conflit avec la police a provoqué des pertes (comble du bonheur, Bane donne même le nombre exact de victimes dans l’embuscade durant ce dialogue alors qu’il n’y était pas et que personne ne lui en a parlé, puisque ceux qui y étaient viennent à peine d’arriver devant lui avec Gordon sous le bras : ok, donc encore une fois, le méchant du film a des pouvoirs de divination et de furtivité – étendus à toute son armée – tout à fait étonnants. Manquerait plus qu’il pose des explosifs par paquets de 2 000  et qu’il se téléporte et on aurait un mauvais copié/collé du Joker. Et comme nous le verrons, ce sera précisément le cas : bravo M. Nolan, quelle constance), mais dans l’immédiat, il fouille déjà le fonctionnaire de police, trouvant sur lui une brosse à moustache, un pacemaker, deux invitations pour une soirée SM et  son discours expliquant qu’Harvey Dent était, sur la fin, devenu un psychopathe et que l’idolâtrie autour de lui n’est qu’un mensonge. Intéressant, se dit Bane.

Sauf que notre vieux commissaire a plus d’un tour dans son sac, et se roulant sur le côté pour tomber de la passerelle où il était installé, il parvient à choir dans un déversoir voisin et utilise son ADN d’homme castor pour s’enfuir en nageant gaiement ; Bane veut envoyer des hommes à sa poursuite, mais ces derniers expliquent qu’il y a des centaines d’endroits où le déversoir peut mener, cela risque donc d’être très compliqué. Convenant du problème, Bane colle donc une balle à l’un de ses serviteurs, puis lui colle un GPS sur la tronche avant d’envoyer son corps dans le même déversoir afin qu’il débouche – probablement – au même endroit que le commissaire.

Vous avez bien suivi ce qu’il vient de se dire ? Et bin hop, oubliez ! Parce que l’agent Blake, lui, a déjà deviné que le commissaire allait tomber d’un déversoir (allez savoir comment il a fait pour savoir que 1 – il avait été capturé et 2 – qu’il allait parvenir à s’échapper via les courants souterrains) et mieux encore, alors que l’on vient d’expliquer dans la scène précédente qu’il était impossible de prévoir où le bougre allait sortir, et bien lui le fait direct et récupère son chef à demi-inconscient à la sortie des égouts ! Comme c’est curieux ! Quant au GPS de Bane et ses hommes ? Laissez ! On en parlera plus. Probablement qu’ils se sont aperçus que l’idée d’utiliser des signaux satellites dans des souterrains était une idée un peu con-con.

C’est diablement bien écrit, vraiment. Et rassurez-vous, ce n’est pas fini.

Déjà un peu remotivé par le vol tant du collier de sa mère que de ses empreintes, qui lui donnent envie de réagir, Bruce Wayne voit un nouveau stimulus débarquer à son manoir, et ce en uniforme : l’agent Blake. Ce dernier lui annonce que le commissaire Gordon a été victime d’une embuscade dans les égouts, et qu’il prétend avoir vu une véritable armée là-dessous dirigée par un homme masqué (« Probablement des tortues ninjas », pense d’abord Bruce à cette description). Tout le commissariat s’est moqué de lui à cette idée, c’est pourquoi Blake se tourne vers Bruce Wayne, le seul à pouvoir encore l’aider.

  • D’accord. Attendez que je comprenne bien : Blake est venu là parce que toute la police refuse de croire Gordon. On parle bien de la même police dont des dizaines d’agents ont été témoins – même de loin – de la mort de plusieurs des leurs suite à une embuscade à l’arme de guerre dans des égouts ? Hmmm. C’est intéressant, ils pensent donc qu’ils ont fantasmé et que plusieurs des leurs ne sont pas venus au travail ce matin car en vacances ou parce qu’ils avaient une gastro ?
  • Et d’ailleurs Gordon a été hospitalisé suite à ses blessures, mais alors il a été attaqué par qui ? Des rats qui l’ont lapidé à la mie de pain ? Un golem fécal ?

Okay Blake. Définitivement, les dialogues valent leur pesant de cacahuètes, mais attention ! Car là encore, sans raison aucune, Blake se lance dans une autre tirade débile :

« Ah oui, au fait Monsieur Wayne, je sais que vous êtes Batman. Et vous savez pourquoi ?
- Parce qu’à chaque fois que je quitte Gotham, Batman est absent mais que personne ne semble le remarquer, y compris quand lui et moi nous sommes retirés du monde exactement le même jour ?
- Heu non… non, en fait, je sais que c’est vous parce que VOUS ET BATMAN AVEZ LA MÊME LUEUR DANS LES YEUX ! Celle des orphelins ! J’ai la même !
- Hm. Donc vous êtes en train de m’expliquer que tous les orphelins ont la même, vous compris, mais que du coup, comme vous avez vu deux types avec une lueur identique – ce qui est complètement subjectif par ailleurs – vous en déduisez qu’il s’agit d’une seule et même personne. Autre théorie, en me basant sur la votre : et si Batman était juste un orphelin de plus ?
- Ah merde oui, mon raisonnement se contredit totalement. Mais selon le script, vous êtes supposé l’accepter et être bluffé par mon génie.
- Alors va pour le bluff. Mais c’est nul quand même. »

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Et l’agent Blake s’en retourne vers sa voiture, après avoir expliqué que seul Batman était à même d’aider le commissaire Gordon sur ce coup puisque la police semble ne pas se soucier de tout cela. Soit, se dit Bruce, avant de décider que 8 ans d’exil, ça suffit, il est grand temps de retourner voir le monde. Et pour commencer, il s’en va à l’hôpital de Gotham (celui où le commissaire Gordon a été installé) pour faire un petit check-up de son état, puisque boitant toujours suite à son dernier combat face à Harvey Dent. Et le médecin est direct : Bruce est cassé de partout ; les blessures et les années s’étant écoulées sans soins corrects, il n’est plus qu’une épave, il va falloir oublier tous les sports autres que le curling, et encore. Heureusement, là encore, ce dialogue n’est là que pour massacrer un peu plus le film, puisque sitôt le praticien sorti, Bruce enfile une cagoule (il n’a pas son masque sur lui) et descend en rappel le long de l’hôpital (voilà, Mesdames et Messieurs, c’était le boiteux tout cassé !) pour aller rendre une petite visite au commissaire Gordon (qui, coup de bol, à une chambre pile à la verticale de la salle où il était). Le fonctionnaire de police est bref : oui, il y a une armée dans les égouts, et Batman revenir dans la bataille. Soit, dit le justicier, mais d’abord, j’ai d’autres trucs importants à faire.

Comme par exemple : aller chez Wayne Enterprises s’informer de la situation auprès de Lucius Fox, et celui-ci ne cache pas que tout ne va pas bien, puisque l’absence de Bruce a coûté cher. Tout le budget recherche & développement est allé dans un nouveau type de réacteur à fusion propre que Bruce voulait expérimenter, mais qui aujourd’hui encore, n’est pas totalement sûr. L’entreprise ne fait donc pas de bénéfices, vu que ce produit n’est pas encore sur le marché. Ah ? Et quid des autres filiales, puisque l’on passe tous les films à nous rabattre les oreilles avec les différentes branches de Wayne Enterprise ? Et bien apparemment, elles font la sieste, car en-dehors du réacteur, Lucius explique qu’il n’y a rien de neuf depuis 8 ans et que c’est le seul produit à sortir.

C’est intéressant. Mais ce qu’il est encore plus, c’est quand Lucius enchaine en disant « Au fait, j’ai de nouveaux gadgets à vous montrer issus de nos filiales militaires, venez voir !« 

Mais alors elles rapportent pas de bénéfices elles non plus ? Je croyais qu’il n’y avait qu’un réacteur pas encore sur le marché, et que c’était pour ça que la boîte ne gagnait plus rien ! Raah, mais c’est pas vrai, allez, comme d’habitude, je rappelle le budget : 250 millions de dollars. Et combien pour se relire les enfants ?

Lucius vient grosso modo d’expliquer que cela fait 8 ans qu’il n’en fout plus une pour gérer sa société, mais Bruce est content quand même. C’est beau.

Bref : Lucius emmène via un passage secret dans son bureau l’ami Bruce vers une pièce totalement close sous le bâtiment, et où se trouve tout un arsenal ; Fox explique à 12 reprises que « Halala, il ne faudrait pas que ça tombe entre de mauvaises mains *clin d’oeil* et j’ai d’ailleurs tout regroupé ici pour plus de sécurité *clin d’oeil* même si je n’ai mis aucune – justement – sécurité pour éviter que tout ceci ne soit piqué *double clin d’oeil*. Bon, sinon, venez voir le nouveau jouet. » Au passage, sachant que la pièce est sous terre et complètement fermée à l’exception du passage secret de Fox, il faudra m’expliquer comment on a pu y faire rentrer les batmobiles (et non, pas en kit, ça suffit, vous êtes d’une mauvaise foi, raaah !), mais passons et allons voir de quoi il retourne : Lucius présente un appareil volant particulièrement mobile à Bruce, la « bat » (ou chauve-souris, donc), qui peut se faufiler entre les immeubles et dispose d’une diabolique puissance de feu. Très bien très bien, et bien merci Lucius, on se serre la main et on se fait la bise, à bientôt. Ah, si précise Lucius : concernant le réacteur, ce serait cool de le montrer à Miranda, une membre du conseil d’administration de Wayne Enterprises qui s’intéresse aux énergies vertes. Voilà, c’es tout. Les autres membres du conseil, on s’en tape : ils n’ont pas de noms, alors n’en parlons pas d’accord ?

Cela fait, Bruce part donc à une soirée organisée par la veuve Dent histoire de faire son grand retour dans les mondanités, et qui croise t-il sur place ? Sélina Catwoumoune ! Bon, okay : il y a un GPS dans le collier de maman Wayne qu’elle a volé, Bruce n’est donc pas non plus venu ici complètement par hasard. Il engage donc une petite danse avec la belle voleuse, qui lui explique que oui, elle vole, mais c’est juste parce qu’on ne l’autorise à rien faire d’autres : elle a laissé tant et tant de traces sur le net et ailleurs que même si elle le voulait, elle serait toujours une voleuse. Probablement encore une qui ne sait pas quand il faut s’arrêter sur Facebook, et qui a un peu honte de se faire tagguer sur des photos d’elle bourrée, mais passons. En tout cas, elle explique aussi qu’elle ne vole qu’aux riches, qu’elle n’aime pas trop, et que de toute façon, personne ne peut l’arrêter. Bruce lui dit qu’il a un ami puissant qui en est capable, alors qu’elle se calme un peu, ho merde, dis-donc. Mais nonobstant la menace, elle finit donc par quitter la soirée, non sans avoir volé en partant la voiture de Bruce, juste pour lui apprendre.

Mais cette fois-ci, Bruce ne la piste pas. Après tout, ce n’est que sa voiture de luxe et une humiliation, autant laisser passer.

Hmmm.

Le lendemain, il se passe des choses ailleurs en ville :  à la bourse de Gotham, il s’avère que tous les employés locaux type balayeur ou cireur de chaussures de traders sont en fait de dangereux terroristes armés au service de Bane ! Ne me demandez pas comment ils ont pu en arriver là, peut-être qu’il y a eu une offre massive à Pôle Emploi « Cherche techniciens de surface avec gueules de braqueurs surtatoués« , je n’en sais rien. A contrario, la sécurité locale, elle, ne comprend aucun homme du terroriste masqué (c’est dommage, ses gars avaient déjà plus la tête pour le poste), mais ne remarque pas pour autant que tiens, c’est rigolo le nombre de personnes que l’on avait jamais vues avant qui sont venues travailler ici aujourd’hui avec un gros sac que l’on a pas fouillé. Sûrement une douzaine de coïncidences, continuons de siffloter tranquillement. Bref : Bane en personne arrive, castagne la sécurité sans souci, et se rend avec ses hommes dans la salle principale de l’endroit, mitraillant les écrans ainsi que quelques traders histoire de bien faire comprendre qui est le patron. Puis, il demande à l’un de ses hommes de lancer un curieux programme en piratant l’un des ordinateurs de l’endroit, et la chose débute, nécessitant 8 minutes aux dires d’un technicien pour fonctionner.

Hélas, la police ne donne pas 8 minutes à nos larrons (4 secondes tout au plus, cf ci-dessus), encerclant rapidement le bâtiment ; que faire ? Bane a donc un plan, il propose de passer en mode « mobile » (parce que patienter 8 minutes quand on a des centaines d’otages, c’est pas facile) ; cela signifie qu’il fait d’abord sortir tous les otages de la bourse en une énorme masse, faisant que la police ne peut guère tirer… puis lui et ses hommes surgissent au milieu du troupeau à moto, leurs moteurs hurlant, alors qu’ils fendent le flot de la foule et sautent les obstacles mis sur leur chemin par la police grâce à la maniabilité de leurs engins ; ils emportent aussi quelques otages à l’arrière des mopettes pour éviter de se faire plomber le cucu.

Vous avez noté ? Bane et ses acolytes sont sortis de la bourse à moto, donc. Certes.

Alors, jeu : comment Bane a t-il trouvé des motos dans une bourse ? Il est discrètement arrivé avec sur son dos ? Et bien non : il les a juste générées comme ça, hop, pouf.

D’accord, merci. Et si ce ratage ne suffisait pas, on découvre que la réalisation a mis le paquet en faisant que la nuit tombe alors aussitôt sur Gotham, parce que comme Batman ne sort que la nuit, ça arrange tout le monde. Oui, d’ailleurs, dans le film, à plusieurs reprises, on se retrouve de jour, puis de nuit, puis de jour à nouveau… je rappelle que cet argument servait encore, il y a 40 ans, à désigner « les pires réalisateurs » ; aujourd’hui, c’est parfaitement accepté, et la critique ne le note même plus. Heureusement qu’il y a des gens payés à regarder des films.

Bref ! Comme la nuit tombe, qui apparaît au milieu des voitures de police pour donner la chasse aux voyous ? Batman ! De retour après 8 ans d’exil, et chevauchant sa super-moto pour arrêter les méchants ! La maréchaussée est donc sur les fesses, même si, rapidement, le remplaçant de Gordon, Foley, donne l’ordre de chasser Batman plutôt que Bane puisque c’est quand même l’homme chauve-souris qui aurait assassiné Saint Harvey Dent. Car oui, il a beau avoir 200 voitures sous ses ordres, Foley décide qu’il ne va même pas en envoyer une ou deux pourchasser Bane, qui vient de massacrer plusieurs dizaines de personnes sous les yeux de centaines de témoins, ça n’en vaut pas la peine. D’ailleurs, il n’a pas non plus envoyé qui que ce soit dans la bourse pour sécuriser l’endroit ou retrouver des blessés, sinon il aurait pu voir sur tous les écrans du cru qu’un piratage était en cours, et l’arrêter en retirant la clé bien visible (marquée « We did it for the lulz, sharing is caring \o/« ) qui avait été enfoncée dans un ordinateur.

Hmm, oui, c’est tellement cohérent. Je pense que toute partie du film impliquant la police a été écrite sur un coin de nappe après une soirée sangria bien chargée. Mais ce n’est que mon avis : laisser courir les auteurs de fusillades et laisser les gens se vider de leur sang sur les lieux du forfait, c’est peut-être une procédure policière trop évoluée pour moi.

En tout cas, ça n’empêche pas Batman de sauver les otages sur les motos et d’arrêter les méchants un par un, aidé par des effets de caméras qui ne montrent pas comment Batman fait son coup, parce qu’en fait, ce n’est pas vraiment crédible. Seul Bane parvient à s’échapper sur son solex rutilant, sans encombre, puisque toute la police préfère courser Batman. Et ce dernier découvre d’ailleurs, sur l’un des motards qu’il a arrêtés, une tablette sur laquelle on peut voir « piratage en cours – 99% » puis « complet » (ils ont du bol, ils ont eu du réseau tout le long, même dans les tunnels). Gardant l’objet pour l’étudier, et malgré toute la police qui arrive droit sur lui de toutes les directions, Batman a tôt fait d’utiliser une ou deux ruses pour échapper à l’encerclement, avant de regagner son nouveau véhicule, la « bat », qui l’emmène loin dans les airs, et ce sans se ramasser un missile de la défense américaine, un peu tatillonne avec les appareils volants circulant trop près des buildings.

Oui mais en même temps, quelqu’un a proposé des actions Facebook à Bane, il faut comprendre qu’il soit grognon

Dans le même temps, une certaine voleuse est en train d’opérer : car figurez-vous que Sélina Catwoumoune (appelons-là Catwoman lors de ses soirées où elle opère en combi moulante, allez) inspecte un coffre-fort qu’elle vient d’ouvrir dans un luxueux appartement, mais celui-ci s’avère vide. Et double pas de bol : le propriétaire des lieux n’est autre Dagget, un actionnaire maléfique de Wayne Enterprises (et patron de Stryver), qui festoie en découvrant que Bane a réussi sa mission à la bourse de Gotham. Sauf qu’en passant une porte, il tombe sur Catwoman, et s’étonne de trouver celle qu’il avait engagé – et tenté de piéger – pour voler les empreintes de Bruce Wayne dans sa propriété, et se met donc en colère. Heureusement que je ne suis pas comme lui à chaque fois que je trouve une jeune fille imprévue dans ma chambre, sinon ça deviendrait compliqué, mais je sens que l’on va encore remettre en cause ma légendaire modestie, laissons donc cela de côté. Une petite bataille éclate, mais Catwoman et ses talons-lames (si, si) mettent à mal le brigand, et exigent de lui qu’il respecte sa part du marché suite au vol chez Bruce Wayne, à savoir, lui donner l’accès à la « table rase », un projet permettant de réduire à néant toute trace de soi sur toute machine connectée à internet. Bref, l’idéal pour repartir à zéro.

Ou pour effacer tous les Powerpoints qu’envoie Gérard de la compta, mais c’est une autre histoire.

Sauf que Dagget lui explique que la « table rase » est une légende, et que Wayne Enterprises n’a jamais réussi à acquérir pareille machine. Il lui explique aussi que maintenant, ça suffit : ses hommes vont lui marraver sa face de voleuse pour lui apprendre la vie. Catwoman sent que le combat contre toute la sécurité de Dagget est mal engagé, surtout en sachant qu’ils sont tous surarmés (mais elle-même s’autorise à utiliser des armes à feu, contrairement à Batman), mais alors qu’elle va succomber sous le nombre… Batman arrive aussi à sa rescousse (comment a t-il su ? Il cherchait Sélina grâce au collier ? Pas de bol, elle le le porte pas. Il a donc juste… deviné, woah !), et l’aide à s’enfuir via son véhicule volant. Alors qu’ils s’échappent, ils notent qu’en plus de la sécurité de Dagget, Bane en personne était présent sur place. Tiens, comme c’est étrange !

D’ailleurs, en s’enfuyant, ils se font tirer dessus par 12 hommes avec des fusils d’assaut à 5 mètres d’eux, mais évidemment, pas un ne touche. Bane a dû recruter ses hommes sur leur strabisme : heureusement que Jean-Paul Sartre est mort, sinon il l’aurait nommé général. Mais que disais-je ? Ah, oui, oui. Batman, donc.

Allant se poser sur un toit plus sûr, le chevalier noir papote donc avec Catwoman, lui expliquant que Bruce Wayne lui a demandé de savoir pourquoi elle avait volé ses empreintes. La jeune femme coopère et explique Dagget lui a proposé cette mission en échange du « table rase », mais qu’elle vient d’apprendre que ce dernier n’existait pas. Batman n’est pas aussi sûr de cela, et lui dit juste qu’il va se renseigner. Puis, tous deux se séparent dans la nuit.

En rentrant chez lui, Bruce a le droit à une petite crise de la part d’Alfred, qui lui explique que ho, hé, multimilliardaire ! Ça suffit de faire le kéké en tenue moulante, vous avez les moyens d’aider la justice avec votre argent et votre influence politique, alors faites cela plutôt que le ninja ! Le vieux majordome ajoute qu’il a déjà enterré deux Wayne, il ne voudrait pas perdre le troisième. Il dit donc à son maître que s’il ne renonce pas à la cape, il partira, car refusant de soutenir pareille aventure. Et Bruce lui explique que, nan, là, il veut trop être Batman : il laisse donc son majordome se barrer, ah mais, ça suffit le chantage affectif !

J’allais oublier : Bruce a aussi obtenu quelques informations sur le mystérieux Bane : il s’agit d’un mercenaire, lié à Dagget qui l’avait déjà recruté pour des opérations illégales en Afrique, et qui est un ancien membre… de la ligue des ombres, c’est-à-dire celle que dirigeait Ninjabouc et qui a formé Bruce ! Il serait né et aurait grandi dans une prison ultra-violente d’un pays lointain et archaïque, et serait donc d’autant plus redoutable. C’est fort bien, mais bon, là tout de suite, Bruce a surtout envie de pioncer après toutes ses aventures, ce qu’il fait.

Le lendemain matin, disons-le, Bruce a un peu la gueule de bois : non seulement personne ne lui a fait son café maintenant qu’Alfred est parti, mais en plus, Lucius Fox vient lui rendre visite après avoir étudié le piratage de la bourse de Gotham : Bane a utilisé les empreintes digitales volées de Bruce pour confirmer des milliers d’achats d’actions pourries (il pouvait aussi confier son portefeuille à François Baroin pour obtenir un résultat proche) et le pauvre Bruce est donc… ruiné ! Et n’a même plus d’actions dans sa propre société ! Ho bin non alors ! La chose n’est que temporaire, explique Lucius, mais il faudra beaucoup de temps pour prouver que tout cela est une fraude et…

… hein ? Vous allez avoir besoin de temps pour prouver que ces échanges ont été biaisés, en sachant qu’ils ont tous été réalisés au moment où des centaines de gens et des dizaines de caméras peuvent confirmer que la bourse de Gotham était braquée ? Et que vous aviez même des caméras montrant un type en train de pirater l’un des ordinateurs ? Et bin mon Lucius, si pour toi, la fraude est dure à prouver avec ça, j’espère qu’on ne te volera jamais ton chéquier mon bonhomme.  Quelle vieux flan, en fait, ce garçon. M’étonne pas que Wayne Enterprises n’avance pas quand Bruce n’est pas là si c’est lui aux commandes.

En tout cas, Lucius a un plan pour la suite : Wayne va devoir quitter ses fonctions chez Wayne Enterprises puisqu’il n’en est même plus actionnaire, et il doit donc choisir quelqu’un pour lui succéder ; sachant que Dagget est déjà prêt, mais que c’est l’ordure derrière toute la manoeuvre (là encore, ni Bruce ni Lucius ne parlent de tenter quoi que ce soit contre lui, voire de prouver son complot, non. Ça ne les intéresse pas, on a même presque l’impression qu’ils trouvent cela normal) puisque c’est lui l’employeur de Bane et celui derrière le vol des empreintes, aussi Lucius propose une solution : proposer au conseil d’administration Miranda, la jolie actionnaire-écolo, et lui montrer le réacteur à fusion pour qu’elle s’en serve pour refaire avancer Wayne Enterprises. Soit, dit Bruce : continuons de cacher le réacteur sans aucune raison à l’ensemble du conseil d’administration, qui n’a même pas l’air de se soucier de ce qu’il est advenu de, je cite Lucius, « La totalité du budget recherche et développement », et montrons-le uniquement à une actionnaire fraîchement débarquée au motif qu’elle a un joli cul et vote Verts.

Comme on pourra le constater quelques scènes plus tard, le conseil d’administration de Wayne Enterprises est constitué en grande partie de vieux briscards tous rangés sous la bannière de Bruce en toute loyauté, mais comme eux n’ont pas de noms, on ne leur propose rien : c’est vrai, pourquoi mettre à la tête de son entreprise quelqu’un de confiance et d’expérimenté en période de crise ? Autant prendre la nouvelle inconnue qui ne connait pas encore bien la maison.

Lucius a eu beau ne rien faire durant 8 ans et expliquer qu’il est trop dur de prouver qu’un braquage filmé avec des centaines de témoins a bien eu lieu, Bruce suit quand même ses conseils avec soin pour choisir son successeur. Hmm hmm, d’accord.

La fameuse Miranda est donc emmenée jusqu’à un coin du port de Gotham, où via un autre passage secret (je pense que Lucius adorait jouer à Labyrinthe quand il était petit), elle arrive dans une salle où trône un réacteur über-design avec des petites lumières vertes pour dire qu’il est écolo. Bruce l’attendant sur place, il lui présente rapidement le bébé.

« Voilà Miranda, l’avenir de Wayne Enterprises. Un réacteur à fusion, l’énergie de demain. Nous l’avons installé ici car nous ne sommes pas encore certains qu’il soit sûr : en cas de problème, on peut donc noyer cette salle et le noyau du réacteur avec pour le calmer directement.
- Formidable, Bruce ! Comme dans tous les films de super-héros, il faut toujours qu’un débile installe son nouveau réacteur expérimental en pleine zone surpeuplée ! Tenez, on dirait Spiderman 2 ! Et comme dans tous les films là encore, je suis sûr que ça va poser problème. D’ailleurs, chaque invention de Wayne Enterprise finit inévitablement dans les mains des méchants. Vous vous souvenez du premier volet de cette trilogie ? Allez, arrêtez de me charrier : votre énergie verte, c’est du recyclage de films en fait ? Si vous voulez, je vous présente Quentin Tarantino.
- Votre gueule Miranda. »

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Heureusement, un nouveau dialogue d’anthologie vient un peu plus enfoncer le clou de cette scène

« Miranda, n’oubliez pas : ce réacteur n’est pas encore sûr. Il faut donc être prudent.
- Comment ? Vous me demandez de le DETRUIRE, C’EST BIEN CA ? Mais enfin Bruce, jamais car… »

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Et donc, s’ensuit une tirade incohérente sur un truc que Bruce n’a jamais demandé. Voilà voilà : Miranda est probablement une truite en fait. Je pense qu’ils peuvent inonder la salle du réacteur là, maintenant, elle survira sans problèmes.

Cela fait, Bruce lui explique donc qu’il va s’arranger pour la soutenir et obtenir son élection en tant que nouvelle présidente du conseil d’administration de Wayne Enterprises. Et effectivement, peu de temps après, le conseil se réunit et malgré le plan de Dagget, ce dernier n’est pas élu, mais bien Miranda. Ce qui signifie donc que Dagget avait conçu un plan diabolique lui coûtant probablement plusieurs millions au bas mot pour devenir président de Wayne Enterprises, mais qu’il avait juste oublié qu’il s’agissait d’une élection et qu’il n’avait donc qu’à se présenter et à obtenir suffisamment de voix, quitte à graisser des pattes. A titre de comparaison, c’est un peu comme si Robert Hue parvenait à obtenir une nouvelle élection présidentielle : ce n’est pas parce qu’il s’y présenterait qu’il gagnerait.

Donc, en fait, tout le plan avec Bane ne servait strictement à rien. Hmmm, d’accord.

Cela dit, comme Dagget est un peu con, il va trouver Bane pour lui expliquer que ça a échoué : il n’est pas devenu président de Wayne Enterprises, et donc, que cacaboudin (c’est son argument phare). Étonnamment, l’armoire à glace qu’est Bane n’apprécie pas trop qu’un freluquet lui parle sur ce ton, et il lui plie donc la gueule, ce qui le tue vaguement. Là encore, rassurez-vous, personne ne s’intéressera à la mort de Dagget. Ce n’est pas comme si la mort d’un multimillionnaire attirait l’attention, non. Un nouveau single de René la Taupe ferait plus parler de lui.

Bruce, ruiné, va lui de son côté errer un peu de-ci de-là, poursuivi par des hordes de photographes se passionnant pour sa chute. Là encore, personne ne semble se rappeler du braquage de la bourse de Gotham datant pourtant de la veille, et accompagné d’une large fusillade, et tout le monde pense qu’en fait, Bruce Wayne a bien passé tout ces ordres d’achats et de ventes d’actions visant à le ruiner, et ce depuis la bourse à l’heure du drame. C’est formidable comme chaque personnage semble accepter le déroulement absurde de l’intrigue dans ce film. D’ailleurs, sachez que Bruce peut faire disparaître les photographes qui le suivent à volonté et sans éveiller leur attention grâce à une habile technique appelée « La réalisation change de scène en les faisant disparaître sans explication pour ne pas qu’ils soient témoins de ce que je ne veux pas« . C’est un peu comme si Paris Hilton voulait faire quelque chose discrètement : tout le monde rirait très fort. Mais là, non.

Sachant qu’en plus on explique que Bruce s’est fait saisir jusqu’à sa voiture pour payer ses dettes, il faudra qu’ils m’expliquent comment il les a semés sans éveiller de soupçons sur sa double identité, mais passons. C’est Batman, tout de même.

Notre ex-milliardaire va donc chez Catwoumoune (elle est en civil), dont il a récupéré l’adresse, et lui explique que son ami Batman aurait besoin d’elle pour aller trouver Bane, le responsable de tous ses ennuis (il aurait aussi pu aller voir Dagget du coup, puisque c’était lui qui avait embauché le terroriste pour son plan, mais Bruce sait déjà qu’il est mort grâce à ses pouvoirs de divination et préfère donc aller voir la voleuse qui a manqué de peu de se faire buter par les hommes de Bane pour savoir si ce dernier ne lui aurait pas dit où était sa planque, comme ça, parce qu’il adore le révéler à ses ennemis. Peut-être même l’a t-il posté sur Twitter). Et ça tombe bien, sans raison aucune, Catwoumoune sait où se cache Bane : sous terre, et bel et bien avec toute une armée. Et elle peut y guider Batman. Okay, dit Bruce : ce soir, chaussez votre petite tenue moulante, le chevalier noir vous rejoint et vous le mènerez à Bane. En attendant, moi je vais me taper la petite Miranda, puisque maintenant que je suis pauvre, faudrait que je pense à épouser une riche.

Soit, faisons ainsi, dit la voleuse. Et en échange ? Et bien Bruce s’engage à lui filer le « table rase »… car il existe… et il l’a (ça tombe bien quand même). Marché conclu, donc. Et comme prévu, Bruce s’en va retrouver Miranda, nouvelle présidente de sa société, et a tôt fait de la séduire avant de lui proposer de lui montrer son gros batarang. La nuit peut donc arriver sans encombre, et trouver notre justicier plus léger que jamais.

Le soir même, les deux héros se retrouvent donc à l’entrée des tunnels de Gotham, et commencent à y rentrer, tabassant toutes les sentinelles de Bane sur leur chemin ; finalement, en arrivant dans une salle, une grille se ferme entre Catwoman et Batman : elle a attiré Batman dans un piège ! Parce qu’en fait, elle a… heu… je… attendez, pourquoi a t-elle trahi ? Elle veut le « table rase ». Pour ça, elle doit aider Batman. Et Bane, lui, il lui file quoi en échange de sa trahison ? Et bien… rien.

Catwoman vient donc d’échanger son but ultime contre du rien : on l’applaudit bien fort.

Catwoman aime tellement le rien que parfois, elle en vole

Batman se retrouve donc enfermé dans une salle souterraine… avec Bane ! Et ses hommes autour l’acclamant. Ce dernier lui propose un duel pour le calmer un peu, et s’ensuit un terrible combat au corps-à-corps, durant lequel Batman s’avère largement dépassé par le terroriste, qui, sous les yeux de Catwoman, révèle l’identité de l’homme-chauve-souris : Bruce Wayne ! Puis, comme il a assez rigolé, Bane soulève le pauvre Bruce… et lui éclate le dos à l’aide d’une prise de catch d’un fort beau gabarit. Enfin, il lui montre quelque chose de rigolo : Bane fait exploser le plafond de la salle où ils se trouve, et tombe du ciel… une batmobile ! Ils sont sous la planque de Lucius Fox, sous les locaux secrets de Wayne Enterprises ! Et bientôt, sous les yeux désespérés de Batman, les hommes de Bane mettent la main sur tout son attirail, des véhicules expérimentaux aux armes, les rendant plus puissants que jamais… Sacrebleu !

Juste comme ça : comment l’ami Bane a fait pour savoir où se trouvaient ces locaux (et même qu’ils existaient), sachant que seuls Fox et Bruce en connaissaient l’existence et qu’ils n’apparaissaient dans aucun document (ce que Bruce pouvait confirmer grâce au « table rase » à chaque instant, puisqu’il affirmait le posséder) ? Et bien là encore : divination. D’ailleurs, il savait même comment était rangé la salle, puisqu’il a fait un trou pile au bon endroit, pour faire choir une batmobile sans même l’endommager, ni dégringoler les étagères alentours.

Nicolas Cage serait apparu dans cette scène, je n’aurais même pas été étonné, c’est dire.

Vaincu, le chevalier noir est lui emmené dans le pays d’où est originaire Bane, à savoir un pays fatigué du Moyen-orient où on le jette tout au fond de la prison qui a vu grandir son adversaire, et qui est en fait un gigantesque puits avec des cellules au fond où s’entassent des dizaines de prisonniers crasseux. Là, Bane lui explique ce qu’il va faire : d’abord, lui laisser une petite télévision d’où il pourra suivre ce qu’il se passe à Gotham, afin que son esprit puisse souffrir maintenant que son corps est brisé. Ensuite, le laisser pourrir au fond de la prison à regarder tout cela, pendant que lui va retourner à Gotham entamer une ère de chaos au nom de… Ninjabouc, puisque c’était le plan de celui-ci dans le premier volume dans la trilogie : punir toute la ville corrompue. Et Bane s’en retourne aux Etats-Unis, et ce, en se téléportant, ce qu’il était important de préciser pour continuer le festival des trucs ratés que propose ce film. Splendide tapis rouge.

De retour à Gotham, Bane se met à préparer son plan diabolique : il se rend chez Wayne Enterprises, prend tout le conseil d’administration en otage, et emmène l’un de ses membres anonymes, Fox et Miranda ainsi que le Docteur Pavel (mais si, souvenez-vous, au début du film ! Le mec que Bane a déjà capturé mais qu’il met super en danger… pour le re-capturer pour rigoler, et bien le revoilà) jusqu’au réacteur à fusion de la société, qu’il semble curieusement connaître, et ordonne aux membres du conseil de Wayne Enterprises présents de l’activer ; tous déclinent malgré la menace des armes, jusqu’à ce que Miranda se dévoue pour lancer le bidule. Cela fait, Bane ordonne au Docteur Pavel, expert dans le domaine, de rendre le noyau instable et de le détacher du réacteur pour en faire… une bombe atomique ! Ah !

Au même moment, le plus gentil des policiers de la ville, l’agent Blake, commence lui à travailler directement pour le commissaire Gordon depuis son lit d’hôpital, étant ses yeux et ses mains là où il ne peut-être (les péripatéticiennes apprécieront ce geste grâcieux) ; après une enquête pas facile, Blake arrive à une incroyable déduction : il y a une armée sous la ville… et elle est dirigée par Bane en personne !

D’accord, mais en fait, tout ça, ça faisait des plombes qu’on le savait, non ? Depuis la fusillade dans les égouts, pour être exact, je crois. Enfin, on est plus à ça près. Mais visiblement, cette fois, cela secoue la police plus que la dernière fois et l’officier Foley, en tant que remplaçant de Gordon, ordonne à TOUS je dis bien TOUS les policiers de la ville de partir à l’assaut des souterrains (j’imagine bien l’arrivée massive de pervenches, ça doit faire peur). Mais attention, en entrant tous par le même tunnel et en formant un groupe compact de 3 000 personnes. Comme ça, s’il y a un terroriste occupé à lire Pif dans un tunnel, il sera sûrement surpris par l’approche furtive de ces milliers de joyeux fonctionnaires.

… c’est nul. Profondément nul.

Mais pendant ce temps, Blake enquête lui sur de curieux schémas de travaux publics qu’il a retrouvé en enquêtant un peu, et découvre qu’en fait… Bane a posé des milliers de bombes sous la ville !

Voilà : divination, téléportation, furtivité et explosifs en quantités abusives, le recyclage du personnage du Joker du volet précédent est complet. Les cheveux en moins : il y a toujours des pertes dans le processus.

Blake hurle donc à Foley que tout cela est un piège visant à bloquer tous les policiers de Gotham sous terre (car oui, Bane avait deviné que la police enverrait tous ses hommes en un seul contingent le chercher alors que ça n’a aucun sens), mais évidemment, à la seconde où il le fait, toutes les bombes se déclenchent : les rues de Gotham sont parcourues d’explosions venues des tunnels (il faudra donc à nouveau m’expliquer comment, durant des années, personne n’a remarqué l’armée souterraine et ses bombes se promenant), et même les ponts reliant la ville au monde extérieur sautent (là encore, personne n’a remarqué des terroristes posant des explosifs sur 5 ou 6 ponts en même temps, soit), isolant complètement la cité et la plongeant dans le chaos le plus total ; les policiers, eux, sont littéralement bloqués sous terre, les effondrements bloquant les issues.

Et, non :

  • Jamais ils ne penseront à sortir par une plaque d’égout
  • Alors que des tonnes de bombes viennent d’éventrer les rues, aucun policier ne profite de ces trous béants pour sortir
  • Déblayer ? N’y pensons même pas

A noter que les pompiers, qui eux, n’étaient pas dans les souterrains, n’apparaîtront pas du film alors que l’on peeeeeuuuut imaginer que ce genre de situation les concerne. Un peu, du moins. On dira qu’ils avaient un truc plus important à faire ailleurs, comme par exemple un Jungle Speed avec une grenade.

« On pourrait p’têt’ faire un truc ?
- Nan.
- Alors on fait rien ?
- C’est ça. C’est bien le rien.
- Dis donc, tu serais pas un peu Catwoman ? »

Bane, lui, se rend au stade local où une bonne partie de la population était pour cause de rencontre footballistique ; après avoir fait s’effondrer tout le terrain ou presque, ne laissant que les tribunes autour d’un immense cratère, il apparaît sur l’un des bords dudit cratère, traînant derrière lui le noyau instable du réacteur, et explique la situation en utilisant les hauts-parleurs du stade.

« Salut les amis, je suis Bane. Malgré ma tête de catcheur contrarié, je suis votre nouveau meilleur pote. Alors, voilà le topo : je suis trop une rebelle, et grave le Che local, et je vous propose une révolution bon peuple de Gotham. Sachez qu’on vous a menti : Harvey Dent était un psychopathe, on vous a maintenu dans ce mensonge toutes ces années pour que l’ordre établi se maintienne. On va tous ensemble sortir les riches de leurs tanières et se partager leur fortune entre nous, parce que merde, il n’y a pas de raisons. Bon, je suis moi-même vaguement riche, puisqu’entretenant une immense armée de mercenaires ainsi qu’un nombre incalculable d’armes et d’explosifs, mais chut, n’en parlons pas. Bref, voilà : pillez, faites vous plaisir. Par contre, attention, nouvelles règles ! Ce sont moi et mes hommes qui font la loi, ni la police, ni le Batman ne sont là pour vous protéger, donc tenez vous à carreaux. Et sachez que voici mon amie Bombinette, la bombe qui pète très fort. Si jamais un seul d’entre vous s’avise de fuir Gotham, le propriétaire du détonateur – dont je ne donne pas le nom ! – fera tout péter dans un rayon de 10 kilomètres. Voilà, c’est tout, vous pouvez rentrer chez vous. Ah si, je voudrais dire au propriétaire de la Cadillac immatriculée RoXoR que je l’ai un peu abîmée en me garant sur le parking du stade avec ma batmobile. Désolé mec.« 

Et nonobstant le petit « enculé ! » partant d’une tribune du stade, Bane en profite pour rajouter quelque chose « Ah oui, il n’existe qu’une seule personne capable de désamorcer cette bombe d’un nouveau genre, et c’est le professeur Pavel. Et regardez, hop, je l’tue ! » et en effet, urgh fait le pauvre docteur en s’effondrant sans vie après que Bane ait tenté de jouer à Twister un peu fort avec sa tête. Ce que Bane ne dit pas à la foule, par contre, c’est qu’il ne fait tout cela que pour torturer Bruce Wayne. En réalité, la bombe explosera quoiqu’il arrive, le réacteur étant instable. Et dans très exactement 5 mois (c’est précis), Gotham sera rayée de la carte avec ses péchés.

Allez savoir pourquoi, mais je pense que Batman va du coup mettre 4 mois et 29 jours à revenir. Aucun rapport avec le fait que l’on a rarement vu un héros désamorcer une bombe avec de la marge.

C’est donc parti : la ville est à feu et à sang, et nous rentrons dans une partie particulièrement longue du film, que je vais vous raccourcir parce qu’elle donne méchamment envie de regarder sa montre (ou de lécher du LSD en attendant que ça passe) :

  • Les riches se font tabasser/pendre/exécuter de diverses manières (Arlette Laguiller approuve ce message)
  • Les prisonniers de la prison locale sont libérés, puisque dans Batman, c’est un peu une tradition
  • Au bout de 30 secondes, les rues sont désertes : les gens restent chez eux à jouer à la belote
  • L’armée américaine entoure l’endroit, mais n’intervient pas de peur que tout ne saute. Elle fournit juste de la nourriture à l’île et des biens de première nécessité, tout en empêchant quiconque de fuir, pour éviter que là encore, la bombe n’explose comme l’ont annoncé les terroristes
  • La bombe est planquée dans un camion blindé escorté en permanence par une batmobile, et le petit cirque tourne en ville. Pour éviter que le tout ne soit pris d’assaut, deux convois identiques circulent aussi dans Gotham sans que l’on sache dans lequel se trouve le réacteur instable
  • Les rares policiers encore à la surface, désormais en civil pour éviter les ennuis, envoient des messages d’espoir à leurs collègues sous terre, mais ne pensent pas à les en sortir malgré toutes les options possibles. Non, creuser un trou dans une baraque pour accéder discrètement aux tunnels et les faire sortir ou autre ne passe par la tête de personne. C’est bête. Ah, Berlin, on t’a déjà oubliée !
  • De temps à autres, les policiers tentent un truc quand même (repérer le camion avec la bombe, faire sortir un ou deux collègues des souterrains) ou bien l’armée (ils envoient des commandos rejoindre la résistance) mais à chaque fois, Bane utilise conjointement ses pouvoirs de téléportation et de divination et se trouve TOUJOURS là où il faut sans aucune explication. C’est un peu lourd, en fait, au bout d’un moment.

Dans le même temps, du fond de sa prison du moyen-orient, Bruce Wayne soufre en regardant sa ville se consumer. Il finit même par en péter la télé, ce qui est dommage puisque du coup, il aura moins d’informations pour intervenir s’il veut y retourner (« Ah mais Monsieur Wayne, la ville a sauté il y a trois semaines, vous ne regardez jamais la télé ?« ). Mais surtout, il reprend du poil de la bête : hop, un autre prisonnier s’avère être par chance un ancien médecin, et lui remet donc le dos en place, lui permettant d’enchaîner aussitôt avec des pompes pour repartir en forme. La prison ne comporte aucun garde, ce qui est intéressant, et on dira que c’est parce que c’est plutôt une gigantesque oubliette à ciel ouvert. Les prisonniers tentent donc régulièrement de s’évader en escaladant les parois, mais ils finissent toujours par tomber, au point que c’en est devenu un rituel : aidé d’une corde et sous les acclamations de ses camarades, le prisonnier grimpe, et en général, se vautre toujours au même endroit.

Non, aucun prisonnier n’a jamais pensé à bricoler du matériel d’escalade pour faire des prises sur les murs alors qu’ils n’ont visiblement que ça à faire de la journée. Sérieusement, dans ce film, vous vous rappelez de beaucoup de personnages avec un comportement logique, vous ? Voilà, c’est bien ce que je me disais.

En tout cas, du fond de son trou, Bruce Wayne apprend pas mal de choses grâce à ses compagnons de cellule, et pas seulement à se méfier du mystère du savon volant, grâce à de formidables dialogues :

« Bane a grandi dans cette prison.
- Ah oui, c’est cool, mais là je fais des pompes papy, va vider ta poche à urine,  j’ai des culs à botter.
- Ouiiiii, et pour ça tu veux t’évader, mais seul un enfant a réussi un jour à le faire !
- Un enfant ? Bane ?
- HOLALA JE PRENDS SOIN DE CONTOURNER LA QUESTION oui, un enfant dont-je-n’utiliserai-jamais-le-prénom. Il était le fils d’un mercenaire… un certain Ninjabouc.
- Ninjabouc ! Mon vieux maître mille fois maudit !
- Certes, et sache que l’enfant-dont-je-ne-dis-pas-le-nom-alors-que-si-c’était-Bane-je-le-dirais-sans-souci a ainsi eu un destin étrange : lorsque Ninjabouc était mercenaire, il a copulé avec la fille du chef de guerre qui l’employait. Ce dernier a voulu envoyer ce satyre ici, mais la fille, éperdument amoureuse (hahaha, les nanas) a obtenu sa libération. Lui a simplement été relâché, mais il n’a jamais connu le prix de sa liberté : c’est la fille du chef de guerre elle-même qui en échange a dû payer sa dette en allant en prison à sa place. Et elle était enceinte… de l’enfant.
- Okay, mais alors l’enfant, c’était Bane ?
- Hohohoho, si je commence à répondre aux questions… je vais faire comme si je n’avais rien entendu. L’enfant a donc grandi, mais a perdu sa mère lors d’une émeute de prisonniers. Il n’a survécu que parce qu’un mystérieux protecteur le défendait toujours en prison, mais je ne vais pas non plus donner son identité alors que je la sais et que ça ferait gravement avancer l’histoire. 
- Relou.
- Pardon ?
- Rien. Bon allez, c’est parti, allez Mustafa, passe-moi mon slip, ce soir j’méchappe. »

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Et comme c’est très recherché, Bruce fait donc trois tentatives d’évasion via l’escalade des parois du puits qu’est la prison :

  • L’une où il tente comme ça, hop, et se vautre, seulement retenu par la corde
  • La seconde où le papy partageant sa cellule lui a dit « Utilise la force de ton esprit, pas de tes bras pour y arriver » mais comme il est pressé, Bruce essaie encore et échoue, sauvé d’une chute fatale par la corde
  • La troisième où il écoute le crypto-Obi-Wan et décide d’y aller sans corde pour que les chocottes lui donnent la force d’y arriver, et évidemment, ça marche, car comme chacun sait, un mec qui vous explique qu’il a le truc pour s’évader depuis 20 ans mais qu’il ne l’a jamais utilisé est forcément un type qui ne se fout pas de vous et qu’il faut écouter

Incroyable coïncidence : Bruce s’évade à deux jours de l’explosion de la bombe. Le temps de rentrer au pays, il n’aura plus que quelques heures devant lui. Étonnant, non ?

Rah, un vieux dans un coin désert qui recommande d’utiliser le pouvoir de son esprit en faisant fi des outils des hommes pour accomplir des choses… rah, où ai-je déjà vu ça ?

Voilà, nous venons de passer sur une succession de trucs convenus et particulièrement longuets, revenons-en donc au reste du film (qui restera cependant convenu, et relativement longuet, rassurez-vous). Car à Gotham, il se passe des choses ! Déjà, l’hiver est tombé, et tout espoir semble désormais éteint, puisque Foley refuse de commander les derniers policiers résistants en ville de peur d’être abattu par les hommes de Bane, et que le commissaire Gordon a été fait prisonnier. Ce dernier est donc emmené devant le tribunal populaire de l’île où, trônant au sommet d’une pile de bureaux, se trouve celui qui fut l’Épouvantail dans le premier volet, le docteur Jonathan Crane, psychopathe sans grand intérêt. En bonne parodie de juge, le malfaiteur propose deux solutions à Gordon et ses hommes pour leurs crimes : l’exil ou la mort.

Sachant que l’exil est en fait simplement une condamnation à marcher sur la glace recouvrant la rivière locale pour tenter de rejoindre l’autre rive, et que celle-ci craquant à chaque fois sous les pieds des candidats, ils meurent tous en tombant dans l’eau glacée, hein.

Du coup, Gordon et ses hommes choisissent… la mort. Et on leur explique que, très bien, alors ce sera la mort par l’exil ! Hohoho ! Ils sont donc envoyés de nuit sur les bords de la rivière, afin de tenter leur chance, et marchant avec précaution, ils essaient de ne pas briser la glace sous leurs pas.

Quelle n’est pas leur surprise lorsque, soudain, des projectiles soporifiques atteignent les gardes qui les observaient s’avancer sur l’eau gelée, et qu’apparaît en face d’eux, surgissant de l’obscurité… Batman !

Dis-donc Batman, c’est moi ou avec tout ton attirail tu dois être deux fois plus lourd que le péquin moyen ? Alors explique-moi ce que tu fous sur la glace toute fragile, à part te donner un genre ? Tu imagines ce qu’il se serait passé dans un monde crédible ?

« Regardez, une forme dans l’obscurité !
- Ahah, et oui, c’est bien moi, Ba – PLOUF -
- Ah non, y a plus rien, j’ai dû rêver. Peut-être était-ce juste un phoque. »

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Mais Batman n’en a pas fini avec les artifices pourris : il tend une torche au commissaire Gordon, lui demandant de la jeter sur la glace : nonobstant le fait que c’est très con, surtout quand on est sur ladite glace, le policier s’exécute et la torche enflamme alors un filet de liquide (et oui, l’eau gelée se porte toujours bien malgré l’incendie, merci) qui monte le long de l’une des piles du pont voisin, jusqu’à enflammer, sur l’une des immenses arches, une titanesque forme de chauve-souris visible à des kilomètres à la ronde. Bane, qui observe cela, est tout simplement bluffé (le spectateur attentif notera que Bane doit être dans un autre fuseau horaire, puisque de là où il est, il fait jour, mais bon) et s’exclame « C’est impossible ! » comme tout méchant pourri qui se respecte.

Bin si, mec, c’est possible : tu as abandonné un type blessé au fond d’une prison avec un médecin, sans garde, et avec juste un peu d’escalade pour s’enfuir. Tu t’attendais à quoi, sachant qu’il a eu le même entrainement de ninja que toi ?

Moi la vraie question que je me pose, c’est « Comment Batman a pu peindre une forme de chauve-souris géante sur une immense arche de pont sans que personne ne le remarque ? » ; non parce que vu la taille du truc, il a dû y passer au moins quelques heures à bien faire attention de pas louper la symétrie du motif et tout. Il avait des petites bombes à napalm sur lui pour barbouiller le pont ? Il s’est installé une petite plate-forme de peintre en bâtiment ?  Il s’est pas dit qu’une telle quantité de produit incendiaire pourrait servir à autre chose qu’à une illumination de Noël ? Non : Batman est juste complètement con et adore faire de l’art contestable en s’habillant n’importe comment.

Attendez, est-ce moi ou je viens de donner la définition du hipster ? Hooo. Je comprends bien des choses. Enfin bref.

Le justicier, après avoir libéré le commissaire Gordon, s’en va aussi sauver l’agent Blake qui s’était mis en mauvaise posture en pensant ENFIN à ouvrir une plaque d’égout pour en faire sortir les policiers prisonniers, et alors que ça marchait plutôt pas mal, avait été surpris. Il explique alors comment les choses vont se passer : il va filer à Gordon un gadget à coller sur la bombe pour bloquer tout signal qui pourrait lui être envoyé, et ainsi feinter le détonateur (que Bane doit avoir), et d’un autre côté, aider Blake à faire sauter les débris obstruant les souterrains pour en faire sortir une armée de près de 3 000 policiers qui, bien que n’ayant pas vu la lumière du jour depuis 5 mois, s’avère  plutôt en forme et propres sur elle quand elle commence à sortir de sous les caillasses. Okay.

Au petit matin, donc, les rues de Gotham sont animées par un immense défilé de policiers pas contents qui se rapprochent du QG de Bane : la mairie de Gotham. Face à eux, des dizaines de terroristes équipés de fusils d’assaut ainsi que les batmobiles volées bourrées de roquettes et autres trucs rigolos les attendent. Heureusement, pour se défendre, nos vaillants policiers ont…

Des matraques.

Oui, ils sont rentrés dans les souterrains avec des armes, mais ils sortent se battre avec des matraques (ils ont dû manger leurs armes, probablement), et… chargent donc héroïquement les vilains, façon Braveheart en brandissant leurs bâtons d’autorité.

Hmmm… c’est moi ou c’est de pire en pire ?

Heureusement, pour éviter une hécatombe, les policiers semblent protégés magiquement par la réalisation puisque même alors qu’ils se présentent de face, à découvert et en formation serrée face à des armes automatiques et à des blindés qui ouvrent le feu sur eux, il faut savoir qu’à peine un agent sur 30 tombe dans la charge. On peut même voir en regardant bien des mecs se faire arroser à bout portant et ne pas tomber, parce que même les figurants ne pouvaient pas simuler un truc crédible tant la scène n’a aucun sens ; rapidement, donc, les malandrins se prennent des matraques dans la gueule et font moins les malins ; mais dans la mêlée, le terrible Bane est présent, faisant du catch sur tous les policiers passant à sa portée ; bon, il n’en tue aucun (ne me demandez pas pourquoi), mais c’est impressionnant quand il les pousse, comme ça, de ses petits bras, on sent vraiment qu’il est méchant. Les pousser, trop dur. Il ne s’est gardé les croche-pieds qu’en dernier recours.

Et il va lui falloir justement se forcer un peu, puisque Batman atterrit dans la mêlée et commence un duel contre lui (où, comme toujours, personne d’autre ne vient aider son champion). Batman, c’est pas pour t’emmerder, mais il y a toujours trois batmobiles blindées en train de massacrer les policiers (enfin, massacrer… les protections magiques et scénaristiques entourant les policiers réduisent pas mal les dégâts, et eux peuvent donc tabasser les véhicules à la matraque, c’est sympa), donc tu aurais peut-être sauvé des dizaines de vie en roquettant d’abord ces vilains véhicules depuis ta « bat » volante, puis seulement en allant te battre avec Bane. Mais bon, si Batman devait être efficace pour gagner, où irait le monde ?

Sinon, Bruce, juste comme ça, tu sais qu’un adversaire plus fort, tu as le droit de lui taser la gueule au lieu de juste lui mettre tes petits poings dans la margoulette ? Ca irait plus vite et ça sauverait des gens. Enfin, je dis ça…

Or donc, le duel entre nos deux loulous tourne cette fois-ci à l’avantage de Batman, sans aucune raison, en fait, autre que le fait que la fin du film approche doucement et malgré le dos fragile du chevalier noir. Comme quoi. Ils finissent donc tous deux par se battre dans la mairie, jusqu’à ce que Batman mette le brigand à terre, et ne croise Miranda, elle-même dans le bâtiment, lui demandant de se mettre à couvert (« Vite, trouve une cuisine et reste-s-y !« ) pendant qu’il en finit avec le terroriste masqué. Il ordonne donc à Bane de lui donner le détonateur, mais celui-ci lui répond, qu’il ne l’a pas. Et en écoutant Batman lui dire ce qu’il a appris en prison, il lui explique qu’il n’a jamais été l’enfant qui était parvenu à s’évader… cet enfant… l’enfant de Ninjabouc c’était…

Miranda !

Batman le découvre avec horreur lorsque la vilaine lui plante un bon gros couteau dans le dos ; notre héros s’effondre donc, blessé, en écoutant le discours de celle à qui il avait fait confiance (encore une fois, pour des motifs débiles) : c’est elle, l’enfant de Ninjabouc, née en prison ! Bane n’était autre que… son protecteur ! Il l’a protégée depuis qu’elle était petite, et ça, Ninjabouc ne l’a jamais pardonné à Bane (Ha ?! Mais enfin, pourquoi ? Il a sauvé sa fille, au contraire !), même s’il est quand même venu le sortir de prison plus tard malgré tout, pour services rendus. Booooon. Et Miranda a donc fait fortune, puis a intégré le conseil d’administration de Wayne Enterprises, uniquement pour pouvoir mettre la main sur le réacteur à fusion, et s’en servir pour faire exploser toute la ville, hahahaha !

Hem. Miranda ? Comment as-tu pu échafauder ce plan sachant que tu ne savais pas que ce réacteur existait, puisque Wayne le cachait à tout le monde ? Oui hein ? Toi aussi tu es une méchante pourrie, en fait. Tiens d’ailleurs, tu m’expliques pourquoi tu n’as pas fait péter la ville directement ? C’était pour torturer Bruce d’abord ? Il y avait plus simple. Et tiens, au passage, Bane, pourquoi tu as emmené plusieurs membres du conseil d’administration jusqu’au réacteur pour qu’ils l’activent – c’est d’ailleurs Miranda qui l’a fait – quelques scènes plus tôt sachant que Miranda suffisait ? C’était juste pour rigoler, comme ça ? Comme le coup de l’avion au début du film ? Et d’ailleurs, votre plan nécessitait que Miranda devienne patronne de Wayne Enterprises pour avoir accès au réacteur, mais pour ça, il fallait que Dagget fasse sa tentative de coup d’état en dégageant Bruce Wayne… et tout reposait donc sur le fait qu’il fallait que Dagget ait tout seul une idée stupide (oublier que tout se jouait sur une élection au conseil d’administration, la base du truc), fasse appel à Bane de lui-même pour ne pas qu’il sente que c’était moisi (et incroyable coïncidence, il l’a fait) et que Bruce Wayne décide  de confier sa boîte à une actionnaire inconnue plutôt qu’à un de ses hommes de confiance (ce que lui aussi a fait de manière parfaitement idiote). Donc en fait, tout reposait sur… une succession d’incohérences.

Je sais que je me répète, mais je me permets de le rappeler : ce film a été salué à plusieurs reprise pour sa cohérence. Par des gens dont le métier est de regarder ça. Hmmmm. C’est beau.

Bref, Miranda sort le détonateur de son sac à main (donc comme toutes les nanas, elle le cherche trois plombes entre deux brochures, une carte de fidélité et un miroir de poche « Ah oui, il est là, à côté des clés de la Mini, hihihi« ), et fait donc leeeeeentement tourner son doigt autour du détonateur en disant « Il est temps d’en finir, Batman… je vais appuyer… maintenant… là… tout de suite… attention… je le fais… je rigole pas… regarde mon pouce » (à ce moment là, la salle a tendance à rigoler en voyant Marion Cotillard faire tourner son pouce autour du bouton pour faire durer inutilement le non-suspens, c’est dramatique) et vous avez donc en parallèle de cette scène le commissaire Gordon qui tente de coller le bloqueur de signal sur la bombe, et pour ce faire, attaque un convoi, mais ha, c’est pas l’bon, puis un autre, mais encore raté, puis un troisième, mais allez-y donc qu’évidemment il fait tomber le détonateur (quel gaffeur alors), qu’il repart le chercher, qu’il revient, qu’il escalade le camion en marche, et qu’évidemment, c’est après les 40 minutes d’hésitation de Miranda, à la seconde où elle se décide enfin à appuyer sur le détonateur, qu’enfin, il parvient à installer le système de blocage.

C’était votre séquence recyclée « Le passage où il arrive des tonnes de merde successives à un personnage pour que finalement, il ne parvienne à son objectif à la dernière seconde » mixée avec « Le passage où l’un des personnages fait traaaainer une action pour laisser le temps aux gentils de s’organiser et l’en empêcher au dernier moment« . Je suis sûr que vous ne l’aviez pas reconnue tellement c’était subtil. Si ? Rho, vous êtes durs.

Vexée, Miranda décide donc de se ruer vers la sortie pour atteindre les batmobiles stationnées devant à mitrailler des policiers, et part à la poursuite du camion contenant la bombe que le commissaire Gordon a pourrie.  Camion qui roule encore d’ailleurs (et plus fort encore, Miranda ne prendra aucune précautions pour l’approcher, car elle a deviné – oui, elle aussi – que le commissaire Gordon avait juste bloqué la bombe mais n’avait pas pris le contrôle du véhicule avec ses hommes). Batman est lui laissé avec Bane, qui s’apprête à le tuer lentement (pourquoi faire autrement ?), mais finalement, un puissant tir d’arme à feu vient tuer le pauvre bougre au moment où il allait en finir avec le chevalier noir : Catwoman ! Elle est venue à la rescousse de Batman ! Hoooo bin çaaaa aloooooors (je fais bien la surprise, pas vrai ?).

Il faut d’ailleurs préciser qu’il y a eu une très brève scène lorsque Bruce est revenu à Gotham où il croisait Catwoumoune et lui disait « Tu sais, je t’en veux pas du tout de m’avoir trahi en échange de… en fait, juste pour faire chier alors que je t’offrais le « table rase » que je t’avais proposé.  Je t’en veux pas non plus d’avoir eu le dos brisé à cause de toi, ayant ainsi frôlé la bat-paraplégie. Et puis je ne t’en veux pas non plus de m’avoir ainsi empêché d’arrêter Bane, plongeant la ville dans le chaos et provoquant des milliers de morts; Allez, tiens, je te file la télécommande du « table rase » par pur plaisir, et en échange, tu m’aideras dans mon combat contre Bane, ok ? Tiens, je te file une de mes motos avec de gros canons dessus même pour te motiver.« 

Et après on s’étonne que des gens deviennent dingues devant ce film.

Mais revenons dans le présent : Bane tué, Batman peut regagner son véhicule volant, pendant que Catwoman part en moto, et que les deux poursuivent le convoi de Miranda ; rapidement, ils abattent toutes les batmobiles du convoi, et ne reste que le camion blindé transportant la bombe, piloté par Miranda elle-même ; Batman cartonne donc la route devant le véhicule, son plan étant de renvoyer le noyau instable jusqu’à l’installation originelle du réacteur, où Lucius Fox pense pouvoir désamorcer le bousin si on le reconnecte à temps.

Sauf que… sauf que Miranda a pensé à cette option, et a donc enclenché la procédure d’urgence permettant de noyer la salle contenant l’installation du réacteur, et supposée noyer le bidule si jamais il surchauffait ; Lucius s’en est donc tiré de peu, mais la situation est désormais un peu pourrie, puisqu’il n’y a guère plus de quoi stopper la bombe. Mais peu après avoir fait cela, le camion de Miranda quitte la route suite aux tirs de l’appareil de Batman, et elle meurt dans l’accident, maudissant le justicier masqué et Gotham dans ses dernières paroles, voire utilisant des termes comme « enculé » histoire de bien marquer son désarroi.

Après, je ne suis pas un super-héros. J'imagine que leur raisonnement m'échappe, un peu comme leur port du slip

Voilà : la « bat » cartonnant les batmobiles, on aurait commencé par ça, Miranda n’aurait jamais pu fuir, la bombe serait restée sous contrôle, et des centaines de policiers auraient été sauvés. Mais encore une fois : détail !

Le commissaire Gordon, qui lui était encore avec la bombe à l’arrière du camion depuis qu’il y avait fixé le dispositif qui va bien, se porte lui à merveille. Comme quoi, il résiste à tout ce garçon, accidents ou embuscades souterrains, et ce sans jamais se protéger ! Le vieux moustachu et Catwoman regardent donc Batman, qui explique savoir que faire de la bombe, alors qu’il ne lui reste plus – quelle surprise ! – que quelques instants avant de sauter. Il va l’accrocher sous son engin volant et partir avec elle loin de Gotham, dans la baie, pour que tout explose loin de la civilisation. Il mourra dans l’affaire mais… il faut bien casser des oeufs, tout ça, et pas seulement ceux des spectateurs qui soupirent en se frottant les yeux.

Avant de partir, Batman voit le commissaire Gordon lui demander sa vraie identité, pour savoir qui les habitants pourront remercier de leur sauvetage, et il lui répond simplement que Batman est dans le coeur de tout le monde, avec la force, la pureté et les licornes. Puis, après ce discours digne d’une blogueuse mode, il dit juste « L’héroïsme, c’est aussi savoir rassurer un enfant qui a perdu ses parents », faisant référence au jour où le commissaire Gordon l’a recueilli, enfant, dans son commissariat après la mort de papa et maman Wayne. Gordon comprend donc enfin qui est Batman, mais bien trop tard.

« Une blogueuse mode. Je ne l’aurais jamais cru.« 

L’appareil du justicier masqué s’éloigne donc vers la baie, la bombe fixée sous son engin (avec toujours son petit compte à rebours super précis, comme quoi pour un noyau instable, il est pas mal prévisible quand même), et plutôt que de la larguer dans l’eau (après tout, ils avaient dit « En cas d’instabilité du réacteur, on noie la salle et ça règle tout » chez Wayne Industries, alors pourquoi pas ?), il va se faire exploser avec loin, très loin, sous les yeux étonnés de tout le monde : enfants du coin, Catwoman, commissaire Gordon, agent Blake, militaires gardant les rives du fleuve, policiers au centre ville ayant fini par maîtriser l’armée de Bane uniquement avec des matraques – comme quoi, matraque contre fusil d’assaut, on voit qui gagne – et… fondu au noir.

Nous retrouvons donc le commissaire Gordon, l’agent Blake et Alfred le gentil majordome, bouleversés devant la tombe de Bruce Wayne, reposant désormais aux côtés de ses parents à côté du manoir de leur famille, alors que de l’autre côté de Gotham, Wayne Enterprises s’occupe de l’héritage du défunt. Je serais curieux de savoir comment ils ont appris que Bruce Wayne était mort, puisqu’à moins de révéler que c’était Batman, ça a dû être compliqué. A noter aussi que la ville décerne justement une statue à Batman, sauveur de la cité dont elle n’a jamais connu l’identité (Bane avait affronté Batman et révélé son identité devant ses hommes : il n’y en a pas un qui s’est dit « Tiens, si je balançais tout histoire de me faire du fric ? » – là encore : non, c’était une armée de neurasténiques).

L’agent Blake lui, guidé par quelques derniers messages laissés dans l’héritage du défunt, finit par trouver une curieuse cascade près du manoir Wayne… et s’y rend, découvrant ainsi la Batcave. On apprend au passage que le prénom de l’idéaliste agent Blake, qui a démissionné de la police pour s’affranchir des règles et suivre les pas de son héros est… Robin. Le commissaire de Gordon découvre d’ailleurs un soir que, sur le toit du commissariat, un nouveau projecteur a été installé à la place de l’ancien, rouillé : un peu de renouveau ne fait pas de mal, et c’est un nouveau Batman qui est prêt à répondre à l’appel. Quant à Lucius Fox, il fait lui une découverte plus étrange ; Bruce Wayne avait fait installer sur les prototypes de « bat » un… pilote automatique. Et si…

Et en effet : quelque part à Florence, Alfred le gentil majordome s’assoit à un café et sirote tranquillement une boisson, quand il aperçoit devant lui un couple : Bruce Wayne et Catwoumoune, incognito. Il se contente donc de les saluer d’un mouvement de tête, de sourire, puis de se lever et de partir, heureux.

Et… FIN

Ho ?

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A cet instant précis, moi aussi, je me suis levé et je suis parti.

Mais ensuite, j’ai passé la nuit à stranguler des chiots : il fallait que je passe toute cette haine sur quelque chose.

Merci, Batman.

 

423 réponses à “Very Bat Trip (aka The Dark Knight Rises)

  1. « le duel entre nos deux loulous tourne cette fois-ci à l’avantage de Batman, sans aucune raison »

    Hé, ho, il a quand même fait des pompes et des abdos, Batman, depuis. Bon OK, ça lui sert à rien vu que son armure lui protège le torse, mais quand même.

  2. J’ai trouvé ton article nul (enfin pas nul mais assez abusivement maladroit pour n’avoir aucune forme de respect de ma part), alors j’ai fait des critiques sur ton … truc que tu fais là, mettre plein de mots dans des paragraphes pour créer un texte pseudo-parisien.

    Vu que j’ai la flemme de construire quelque chose de cohérent, je te propose de lire une conversation facebook que j’ai eu avec un pote qui m’a malheureusement conseillé ton article (ya que moi qui parle là) :

    « c’est une mise en scène
    pour faire passer le professeur pour mort.
    c’est pour ça que ya aussi un des hommes de main de Bane qui doit rester dans la carcasse
    elle est où l’incohérence ?
    Je viens pas de casser le délire de l’auteur de l’article là ?? Hahahahahahaha
    ça c’est pareil, c’est de l’hypocrisie monstre, ou alors le mec n’a pas assez de mémoire pour se rappeler les détails :
     » Il ne sort plus de chez lui et même lorsque des fêtes sont organisées dans son manoir (par qui, du coup ? Mystère !),  »
    Fondation Wayne organise ces soirées. On voit le majordome à la tâche durant la soirée pour tout organiser. Point. Hihi
    Le mec ne fait rien de plus que Nolan : c’est à dire de la poudre aux yeuxnpour cacher des imperfection
    c’est le propre d’un film que de créer l’illusion
    mais pas d’un article
    même satirique
    se voulant intellectuel
    le minimum, c’est justement d’avoir de l’hônneté dans ses propos »

    • Le minimum avant de critiquer l’auteur d’un article, c’est de se renseigner à son propos. Il se trouve que cet odieux connard utilise de manière assumée voire carrément revendiquée la mauvaise foi pour ses articles. Juste pour un aspect drolatique ou authentiquement critique dans certains cas, il faut simplement savoir cela, et fournir selon les écrits un certain effort de réflexion.

      • Nan mais sérieux vous vous êtes pris pour des critiques cinéma ? Ou des réalisateurs chevronnés ?
        Vous voulez du réalisme, avec un mec qui, en slip noir sur collant gris, combat Dark Vador, dans un New-York fictif type « Paris 1789″ ?

        Ma première intervention suffit largement à répondre à ceux qui m’ont répondu. Ecrire un bouquin-bazar et ne pas relever de vrais incohérences (précitées par certains), ainsi que faire passer des mensonges par omissions en se prenant pour Dieu le Père, c’est abusif. L’humour doit être cohérent, on fait pas 40 pages de satire humoristique en faisant de telles erreurs sur le fond.

        Alors pour ceux qui veulent se toucher la nouille pour 1)critiquer Hollywood ce grand Satan qui fait que des films incohérents-pas-beaux et 2)gicler sur la mauvaise foi typiquement parisienne, surannée, vue et revue, soulante, et stéréotypée à souhait, allez-y gaiement !

        Mais ne faites pas passer cet article abusivement long pour un éloge de la raison et du bon sens dans l’excès et dans le second degré. C’est minable, au mieux médiocre. Trop facile de vociférer « Wesh t’as rien compris, c’est dla mauvaise foi tro kewl, cé grav mortel xptdr »

      • [Vous voulez du réalisme, avec un mec qui, en slip noir sur collant gris, combat Dark Vador, dans un New-York fictif type “Paris 1789″ ?]

        Il y a une différence entre réalisme et cohérence. Je vous laisse vérifier chez vous, les mots sont différents, ce ne sont pas les mêmes lettres.

      • J’aime beaucoup ce garçon qui utilise un ton et un vocabulaire incroyablement pédant mais réduit les commentaires des autres lecteurs du blog à des « wesh wesh » (on a pas dû lire les mêmes, sérieux !)
        Qu’est-ce qui le dérangeait, encore ? Ah oui, la mauvaise foi du maître des lieux…

    • Félicitations, tu viens de corriger l’auteur sur deux détails de la trame narrative. En fait on pourrait relever une nouvelle incohérence : une poche de sang et un cadavre de méchant pour flouer le monde entier sur la véritable histoire du crash ? Sérieusement ? N’importe quelle équipe de police scientifique aurait aperçu la supercherie…
      Il n’empêche qu’effectivement, ce scénario ne mérite de loin pas ses éloges réalistes. Ne serait-ce qu’avec l’omniscience de certains personnages et des ellipses guère maîtrisées.
      Je trouve cette article pertinent, dans le sens qu’il contredit la critique professionnel en observant les faits, avec justesse (et moult humour, certes).

      • Surtout que l’avion a perdu ses deux ailes apres l’abordage des méchants. Le fait que le fuselage se trouve a 100 kmdes des ailes est tout a fait normal dans un crash aérien.
        Excellent article en tout cas, suintant de mauvaise foi piquante comme je l’aime, continuez ainsi M. Connard !

      • Petite correction scénaristique, qui n’a pas beaucoup d’importance lorsque le but est d’alimenter la mauvaise fois et la critique, mais qui en a lorsqu’on est sérieux… Ce n’est pas une poche de sang qui est utilisée, mais le sang de Pavel lui-même. De cette façon, un cadavre exsangue devient le cadavre d’un homme toujours en vie. Aucune incohérence là-dedans.

      • « (…) le cadavre d’un homme toujours en vie. Aucune incohérence là-dedans. »

        Aucune.

        Tout va bien.

        Vive la drogue.

    • « Je viens pas de casser le délire de l’auteur de l’article, là ? »

      Non, mais passer pour une andouille qui veut se faire mousser, certainement
      De fait, un simple test adn/relevé des empreintes/analyse de la dentition fait par la police scientifique aurait prouvé sans nul doute que Homme de Main Anonyme Numéro Un n’était pas Léonid Pavel.
      (Accessoirement, les gens qui travaillent dans le nucléaire sont un petit peu fichés mondialement, mais passons…)
      Je ne prendrai même pas la peine de relever le reste de ton texte.

      • effectivement, et un dernier detail, les globules rouges (une grosse parti du sang donc, ne contient pas d’adn

    • J’aime les gens qui pensent démonter un article argumenté et structuré grâce a un extrait de conversation Facebook.

    • nan sérieusement y’a pas besoin d’être critiques de cinéma professionnel (et généralement peu objectif) ou réalisateur chevronné, je suis juste cinéphile et écrit moi-même pour des projet pers, et ça suffit pour se rendre compte que ce film, n’est qu’un Blockbuster, loin de l’univers sombre du 2ième Dark Knight, avec une peur de se mouiller pour son dernier Batman, de la par de Christopher Nolan. surement dû au fait que le côté sombre du DK à provoqué énormément de problèmes chez les acteur; dt la mort de l’inéstimé Heath Ledger.
      Mais bon ce film est regardable mais de la à ce que les gens disent: ENORME!!!! ><
      se film: c'est une sorte de "j'annonce mon dernier opus" mais je garde quand meme, de quoi m'en sortir pour si je veux revenir tater un 4ieme opus.
      puis bon y'avait rien de "rises" dans ce film, à part un remix du 1&2 ^^
      le film aurait était pas mal s'il finissait vraiment sur Bane brisant Batman et le rendant paraplégique comme dans la BD de mon enfance :p

      • Sauf que si tu as bien lu la BD de ton enfance, Batman reprenait son rôle après que Azrael ait pété la gueule à Bane. De toute façon il est complètement débile de penser que Nolan aurait du faire un film qui colle au comics, il s’est inspiré de Knightfall pour la scène où Bane pète Bruce en deux, ça s’arrête là. Le reste c’est son équipe et lui qui le fait.
        Tu n’as pas du comprendre le sens de « rises » si tu n’as pas vu dans quelle scène le titre du film s’illustrait parfaitement.
        DK était énorme à tout point de vue. Les attentes sur ce film étaient du coup tout aussi énormes. Je pense que le film qu’on a aujourd’hui est très différent de ce qu’on aurait pu avoir si M. Ledger n’était pas décédé. Mais je mets n’importe quel réalisateur de blockbuster au défi de faire une meilleure suite à DK que ce que Nolan a fait..

    • Pour répondre à quelques unes de tes interventions, nous ne nous prenons pas pour des réalisateurs chevronnés, juste pour des gens qui veulent rigoler un peu en regardant des spoils de films encensés par la critique alors qu’une chaise à trois pieds tient plus debout que leurs scénarios (même si ils peuvent avoir de bons points dans d’autres domaines, ça, ça ne concerne pas l’auteur). L’Odieux n’a rien d’un bobo parisien; il est juste un peu cynique (deuxième truc, après l’humour, que tu ne sembles pas comprendre), mais si ça te choque mon pauvre petit sucre, je crois que les Barbapapas ont un site officiel.

      Ce qui nous fait encore plus marrer, ce sont les lèche-bottes de ton style, prêts à défendre becs et ongles des bouses innommables en reprenant l’auteur sur deux simples détails (sérieux, ça suffit à prouver que le film entier est cohérent ?) juste parce que waah, c’est Batman quoi, tout en citant un extrait niveau Skyblog de leur conversation Facebook comme si c’était un Texte Saint. T’as raison: c’est bien de s’admirer le nombril. Tu ressens sans doute un grand frisson en contemplant la justesse tant rhétorique que logique de ta belle prose, cependant le commun des mortels lui trouve simplement ça risible.

      Enfin bref, si t’as l’impression d’avoir « cassé le délire de l’auteur » (je suis sûr qu’il va en pleurer d’ailleurs) et de détenir la Vérité, loin de nous l’idée de te contredire.

      P.S: Oui, on peut trouver de la cohérence dans un film fantastique/de SF etc. Il y a une différence entre la cohérence du thème par rapport à la réalité et la cohérence du scénario en lui-même, sinon c’est une excuse pour qu’une bonne moitié des films existants ne ressemble à rien.

      • Bien dit!!!
        (j’auraia voulu me contenter d’un simple « +1″ mais c’eut été un peu court)

    • Qui a fait passer l’article pour « un éloge de la raison et du bon sens dans l’excès et dans le second degré » à part vous même dans votre commentaire ?
      L’humour doit faire rire, c’est tout. Pas besoin de cohérence. Et ce n’est pas du parisiannisme, c’est plutôt du Monty Pythonnisme. On aime ou on n’aime pas, ne vous en déplaise.
      L’humour, c’est rire d’une connerie. La connerie, c’est lorsque l’on se sent concerné par l’humour.

      En tout cas, vous êtes bien comique vous même.

    • Je crois que vous oubliez tous quelque chose de crucial, si vous tenez à votre survie sur la toile:

      Troll Spotted. Obvious Troll is Obvious. Please do not feed the Troll.

      • C’est mal de nourrir le troll, mais on attend tous en retenant notre souffle pour voir si éventuellement, il peut faire un chelem gagnant avec un point Godwin, un ciné-pipeau et un ciné-extrapolation. Et il ressemblerait que ce soit un challenger sérieux ! ;)

      • C’est pas un vrai troll, il ne répond plus, je suis très déçue :(

    • Pour le « texte pseudo-parisien », rappelons que OC vient de Troyes (il avait dévoilé cette facette de sa personnalité dans un interview livré à un magazine féminin). Faut se renseigner un peu avant de parler.

    • Alors là, je dis NON.
      Non mais c’est quoi cette espèce de bande de groupies qui accoure des 4 coins du web à la rescousse de leur tendre gourou, espèce de demi-divinité absolument parfaite, qui de toute sa vie ne fera que des choses ABSOLUMENT génialo-extraordinaire. C’est à se demander comment un mec aussi merveileux que l’OC n’est pas encore maitre du monde.

      Ainsi, dès qu’un individu arrive pour se permettre (non mais sérieux, mais quelle outrecuidance, mais lapidons le l’espèce de pauvre imbécile, comment un tel être à le droit de respirer?) de critiquer négativement un article de OC, v’la ti pas que c’est un pauvre nul, qu’il a rien compris, et qu’en fait c’est de la mauvaise fois et que il est vraiment trop nul et qu’OC tout ce qu’il fait c’est trop trop bien il a vraiment rien compris.

      Certes, il a assaisonné son commentaire avec pas mal de virulence…et c’est ca que vous critiquez? Non mais c’est du n’importe quoi là! Genre OC il passe pas son temps à faire ca!! Que Youness réponde avec les même armes au contraire aurait du lui valoir vos éloges, ET CECI SURTOUT PARCE QUE SA REPONSE A LUI EST ARGUMENTEE!! Regardez vos réactions, on peut pas en dire autant pour toutes..

      Je suis un très grand fan de OC, peu de monde sur le net m’aura fait rire autant que lui, et je dévorerai toujours ces articles avec une passion souvent proche de la vénération (pauvre pécheur que je suis). Mais ce même odieux connard m’a aussi appris plus que n’importe qui à savoir critiquer constructivement les choses, et surtout a NE JAMAIS ME CONTENTER D’UN SEUL AVIS! Son article sur Batman, chose extremement rare en ces lieux, contient des erreurs. Il y a des élements importants du scénar qu’il a oublié (volontairement? fourbe qu’il est cela n’est pas à écarter :p) au moment de rédiger son article (les motivation de catwoman, l’accident d’avion,etc..). Perso, je m’en suis bien moqué, ce n’est pas ce que je recherche quand je le lis. Mais que qqn trouve justement que l’article, à cause de cela, vire plus à la pédanterie qu’à la mauvaise fois, ben c’est clairement pas surprenant ni autant blamable!

      Bon sang, sérieux, si vous trouvez que ce qu’OC fait est absolument parfait, avec pour seul argument que c’est fait par OC, on peut se passer de vos commentaires. ET SURTOUT, je pense qu’OC est suffisamment grand pour répondre tout seul. C’est pas un jeune malandrin nouveau en ces lieux qui lui fait peur je pense.

      • N’est-ce pas parce que, au fond de nous, nous sommes tous d’odieux connards dans cette histoire ?

      • C’est marrant au début de ton commentaire j’ai cru que tu allais nous parler de l’armée d’abrutis qui sucent la bite à Nolan à longueur de journée, prêts à sauter à la gorge de tous ceux qui s’aventureraient à émettre la moindre réserve sur leur nouveau-film-préféré-de-toute-leur-vie-mais-quand-même-moins-bien-que-le-précédent-« opus » (d’ailleurs, au passage, putain, empalez-moi tout ces trous-du-culs qui mettent « opus » partout !).
        C’est d’ailleurs assez effrayant quand tu sais que le précédent « opus » (aaargh!) était déjà une merde sans nom (ce qui est une évidence pour toute personne qui n’a pas été finie au pipi).

      • C’est vrai qu’on s’emballe un peu là.
        On peut parfaitement avoir apprécié le film ET cet article relevant, avec raison et humour, les incohérences.
        Pas de violence, c’est les vacances.

  3. Je n’ai lu que les résumés des deux premiers, ayant encore l’intention de voir ce Batman Rises malgré sa présence sur ce blog.

    Mais en survolant les images, j’ai eu droit à cette « Bat harangue » qui à elle seule suffirait à faire un bon article.

    Louez soyez-vous, Odieux.

    • J’ai fais pareil. Mais je dois avouer que déjà les 2 premiers spoils dégoulinent de pure mauvaise foi et de raccourcis bien crados pour transformer un plan de méchant de BD (donc pas super profond à la base, mais qui a une forme de logique dans l’univers) en truc totalement aberrant et ridicule (le plan de Ninjabouc est con comme un plan de méchant, certes, mais ne se limite à pas « vaporiser de l’eau »)

      • Le problème de BB, c’est non-seulement que le plan de Ninjabouc est complètement con, mais que les réactions de Batman sont encore plus connes.
        Il faut que je rappelle le début du 1er, qui est quand-même bat-priceless : Wayne comprend que Ninjabouc est méchant quand celui-ci lui demande de tuer un voleur. Mais Wayne ne veut pas de sang sur les mains, pas même celui d’un criminel. Alors il refuse, et pour bien montrer son refus d’être un assassin… il tue TOUS LES NINJAS en déclenchant une série d’explosions (au beau milieu desquelles je vois mal comment notre voleur a survécu, soit dit en passant). Rappelons que les ninjas, non-seulement n’ont rien volé, eux, mais sont en plus censés être les potes à Wayne ! Quel sale con. Et pour bien finir la séquence en mode nawak, Wayne sauve la vie de Ninjabouc. Il ne l’épargne pas : il le sauve carrément, et au péril de sa vie en plus, quel con.
        En gros, pour ne pas devenir un méchant qui tue des voleur de poules, Wayne tue le voleur de poules (rapport aux explosions) PLUS une armée de ninjas, le tout juste avant de s’assurer que l’homme le plus dangereux qu’il ait jamais rencontré se porte bien. Mais quel con, putain.
        Et des gens ont vu ça et se sont dit sérieusement sans rire : « Hey si on allait voir le 2 ? ». Qu’ils crèvent tous d’une chiasse tropicale.

  4. Tiens un des rares spoils qui ne m’a pas beaucoup fait rire.
    Peut être parce que le truc le plus ridicule du film (i.e la mort de Marion Cotillard) n’y est pas.
    Et aussi parce que malgré quelques maladresses c’est surement le meilleur qu’on puisse attendre d’un film grand public en 2012…

  5. Monsieur Odieux, vous me comblez avec ce vibrant hommage au divin Pierre Fulla « une prise de catch d’un fort beau gabarit ». C’est presque si je m’attendais à  » et l’épreuve reine : le pétage de colonne vertébrale sur égout ».
    L’article dans l’ensemble est très drôle, comme d’habitude, même si pour ma part j’ai passé un très bon moment devant ce film, malgré certaines ficelles, voire bonnes grosses cordes, bien visibles.
    ‘M’en branle, j’ai aimé.

    • « Salut j’ai mis des lunettes ! Est-ce que ça masque bien le fait que je ne comprend rien à ce que je fais mine de ne pas lire sur le prompteur qu’à écrit Jean Roucas sur un coin de table pendant l’enregistrement du « meilleur de coucou c’est nous » ? « 

      • C’est de la vanne gratuite standard, certes sa casse pas trois pattes à un connard, mais sa laisse place à de l’amélioration.

  6. à mon sens il manque une précision importante : après la scène où marion cotillard a fait tourner son pouce en spirale pendant 17 minutes autour d’un bouton rouge comme le danger… Elle annonce fièrement qu’elle s’en fiche puisque ça ne retarde l’échéance que de 11 minutes (27 à l’écran) et que TOUTE la longue scène du pouce est encore plus moisie sur place, mais bon. Du bon Olive & Tom quoi.

  7. De toute façon, Nolan est un charlatant. Et le film est le troisième meilleur de tous les temps derrière Harry Potter. J’en tremble.

  8. Consternant, tout le long. Déjà que j’avais pas envie d’y aller, là, on dirait bien que ça dépasse la maÿrdouille infâme de Prometheus. Cela dit il semble que tu as oublié dans ta note de parler du méga-crocosaurus cloné par un méchant laboratoire secret dans les égouts?

  9. BOuhouhouuuuu vous etes mechant M.Connard ! Je l’avais trouve tres bien ce film avant que vous n’ecriviez cet article.
    Enfin ca doit etre du au fait que, en VO sans sous-titre, je n’en avais compris que la moitie.
    Je salue votre courage pour avoir ecrit un article aussi long en si peu de temps. Merci beaucoup !

  10. Damned, je ne pourrai pas lire cet article avant d’avoir pu voir le film en VO, donc plusieurs mois… Je souffre de frustrationite aiguë, là :(

    Je sais, je sais : je protège puérilement mon innocence comme une donzelle catholique sa vertu, mais bon, Batman, quoi. Quand je serai grand, je veux être Batman moi aussi

  11. Peut-être un tout petit peu trop de mauvaise foi, cette fois-ci? Non? Je ne peux pas m’empêcher d’être d’accord avec Youness sur ce coup, désolé. Et pourtant, il y avait assez d’incohérences et de raccourcis sans être obligé d’en inventer…

  12. Tiens, cela m’étonne que tu n’est pas parler du fait qu’ils prennent le temps de faire une transmission sanguine dans l’avion qui s’écrase entre un cadavre et le docteur pavel pour faire croire à sa mort. J’avoue qu’à ce moment je suis resté sur le cul et peut être que comme beaucoup de monde vous n’avez pas compris cette scène ce qui est compréhensible tant elle est confuse.

    • Oups je vous tutoie dans ma première phrase, rangez cette pelle, ça ma échapper !
      Et du coup j’ajouterais que la scène où Marion meurt et une des plus ridicules qu’il m’est été donné de voir !

    • Hélas, chanceux que vous êtes, vous n’avez pas compris l’idée navrante que supporte cette transfusion.

      Bane souhaite faire croire au monde entier que le Docteur Pavel est mort (oui, c’est stupide, ne m’interrompez pas c’est agaçant) Et décide donc d’injecter a un quidam le sang du docteur Pavel, afin que son cadavre soit identifié comme celui dudit Docteur.
      Las, las…
      Personnellement, j’ai une certaine difficulté à identifier les cadavres d’un crash aérien à partir de leur sang. En effet, on identifie généralement les cadavres de ce type là plutot à l’aide de leur squelette, souvent leur dentition, puisque c’est généralement tout ce qu’on récupère après un crash.

      Et pour les deux contestataires au fond qui commencent a marmonner « analyse ADN », sachez, petits impudents, que les cellules sanguines ne comportent pas d’adn. (mais les cellules immunitaires si). C’est la raison pour laquelle les prélèvements adn se font généralement a partir de cellules de la paroi buccale.

      Donc, cette scène est stupide et insulte l’intelligence de tout biochimiste qui se respecte. Je remercie par ailleurs Mr. Connard de nous avoir épargné la douleur d’en reparler.

      • Sans compter qu’il est impossible de transfuser du sang à un cadavre puisque son système circulatoire est à l’arrêt…

  13. Pas un mot sur le jeu d’acteur de Marion Cotillon au moment de sa mort et sur le plan maléfique de Bane : « je reviendrais te tuer dans la prison une fois que j’en aurais fini avec Gotham » aka, « je me fais péter la tronche avec une bombe nucléaire et ensuite je reviens tkt les radiations ca me fais rien grâce à mon filtre à particules » !

    Sans parler de la position de Catwomoune sur le bat-pod, le postérieur bien tendu vers l’arrière ! miaou !

    • ah non, la position de catwomoune c’est du réalisme. Une fille sur une moto elle mets toujours son cul en buse, c’est ce qui fait que même une planche a pain peut devenir sexy sur une moto !

    • Je vous rejoint sur la mort de Cotillard : ridicule.
      Mais j’irais plus loin : toutes les morts agonisantes sont ridicules au cinéma.
      Aucun acteur, fut-il le plus grand, n’arrivera à rendre crédible cet instant si terrible que peu d’hommes ont connus : les soldats en guerre par exemple.

      Même les plus grands chef d’oeuvre du 7e art n’échappe pas à ce bref ridicule qui nous sort brutalement de l’immersion dans laquelle nous étions plongés pour nous rappeler le caractère absurde de la fiction : comme si on nous criait à la gueule « Hé ! en fait, c’est du chiqué ! C’est juste un film ! »

  14. Au fait, la scène de l’avion au départ sert à faire passer le professeur pour mort, d’où le transfert sanguin de dernière minute. D’ailleurs il est bien identifié lors de la scène du stade par les services secrets comme mort.

    • Malheureux ! Transfuser du sang n’a jamais permis de se faire passer pour quelqu’un d’autre, loin de là…
      Veuillez lire ma réponse à Krimlin pour plus de détails.

  15. Une transfusion sanguine expresse ne fait pas non plus passer une personne pour une autre, faut pas déconner. En essayant de donner une justification scientifique à la chose, Nolan s’enfonce…

  16. Il y a certes des choses à redire dans Batman (vous avez oublié la réplique « aucun doute, c’est nucléaire » et les références à la « bombe à neutrons » (les neutrons sont explosifs, c’est bien connu) mais il y a quand même eu des efforts faits sur la cohérence scientifique par rapport à ce qu’Hollywood produit habituellement (dans la scène du début les avions sont certes dépressurisés mais à basse altitude (contrairement à Air Force One), Batman emmène la bombe loin de Gotham mais à l’horizontale et non à la verticale pour éviter les retombées radioactives dangereuses (ce qui n’est pas le cas dans Anges et Démons par exemple…), et quand on doit faire du saut en longueur pour s’échapper d’une prison il est effectivement plus intelligent de ne pas s’alourdir avec une corde de 5 cm de diamètre et de 50 m de long).
    En ce qui concerne l’omniscience des personnages, vous faites parfois erreur. Une scène montre Blake qui a trouvé un cadavre à la sortie du déversoir où se retrouve Gordon, puis il a vent d’une rumeur concernant la présence de gens dans les souterrains ce qui peut expliquer qu’il pense à chercher Gordon là-bas (et qu’il pile arrive au bon moment…).

    • Euh la « Bombe à neutrons » est un vrai type de bombe, et son nom vient de sa forte émission de neutrons (et relativement faible effet de souffle).

      • Effectivement, je l’ignorais… Du coup cela voudrait dire que Nolan a choisi un type de bombe qui rend plausible la solution trouvée par Batman dans le film…
        Merci de m’avoir indiqué mon erreur.

    • Dans Ange et Démon la bombe c’est de l’anti-matière, c’est à dire du rien (même composant que le scénario, au passage) pas de risque de retombée radioactive, juste une dépression passagère (lol…). Mais à mon avis batman est parti à l’horizontale parce qu’il a vu Ange et Démon et ne voulait pas refaire la même chose. D’ailleurs une bombe nucléaire dans l’océan ça implique un nuage radioactif, une onde de chocs et un petit (choupinet) tsunami (Batman est con, il aurait du se tirer avec catwoman).

      • J’ajouterais que regarder bien en face (comme semble le faire la moitié de Gotham City) l’explosion vous rendras sinon définitivement aveugle, sinon avec de gros soucis oculaires.
        Blake va avoir du mal dans sa future carrière.

        Et tant qu’on en parle: La radioactivité dégagée par une bombe en pleine désagrégation pendant 5 mois n’est pas du tout un souci.
        C’est vrai que c’est pas si dangereux, les médocs vous évitant la chimio involontaire, ça se trouve partout.

      • Il se nourrit peut-être liquide, avec une paille.
        Par contre, pour les prisonniers dans leur prison sans gardiens, ça doit être dur…

  17. Jai mis 1h à lire ton article de À à Z et… Je ne regrette pas du tout! Je me suis bien fendu la poire, merci à toi!

  18. Ah la mort de Miranda…..un grand moment de cinéma, dommage effectivement de ne pas en avoir parlé.

    Et que dire justement de l’explosion de la bombe ? Y avais la bande annonce du nouveau film Astérix juste avant que celui ci ne commence, et je faisait remarquer à mon camarade à quel point les effets spéciaux étaient moisis. Et là, bah vla ti pas qu’on nous met juste une photo de champignon nucléaire au loin, juste une image fixe, qui bouge pas….. du grand art.

    La charge héroique m’a particulièrement fait rire aussi tellement c’est ridicule. On voit clairement des impacts aux pieds des flics, pourtant immanquables.

    • Ah merci, je me demandais si quelqu’un avait vu cet extraordinaire jeu d’actrice (oscarisée, rappelons le) ! Une mort qui a quand même déclenché un fou rire dans la salle ! Cotillard, moi je m’en fous, mais la, il vaut mieux qu’elle se cache un moment (ou qu’elle se mette a sortir en slip noir avec un masque…)

  19. Mec t’es un Dieu xD, c’est tous ce que j’avais en tête mais en flou…^^
    j’étais mitigé a la sortie du ciné, et plus j’en parle plus il est décevant ><
    Nolan ou l'art de mettre un coups de couteau au scénario xD

  20. Je me dois de saluer cet article à l’humour décapant et à la pertinence telle que j’en ai fait une sauvegarde personnelle afin de pouvoir m’y replonger goulûment lors d’éventuelles sombres soirées de déprime.
    Je n’ai pas vu le film, j’en avais encore l’intention il y a une demi-heure, mais ma bonne volonté s’est perdue dans les méandres des incohérences multiples, des dialogues folkloriques « écrits avec les pieds » et de Marion Cotillard.
    Quoi qu’il en soit, j’ai pris un plaisir rare à lire cet article insolent et objectif qui dévoile le vrai visage du scénariste hollywoodien : sans talent et potentiellement recycleur d’histoires déjà-vues et de retournements de situation sans le moindre intérêt.
    Voilà donc mon encouragement pour la suite : Monsieur Odieux Connard, continuez donc à vous exprimer, ça déchire.

    PS – Bravo pour la mémoire, si tout ces détails ne proviennent que d’un seul visionnage. Et si c’est pas le cas, bah on s’en fout, ça reste un texte brillant.

    • totalement d’accord, Mais on peut pas qualifier Nolan de mauvais scénariste car les 2 premiers opus sorte du lot et marquerons l’univers du Comics à jamais, mais pour celui là il s’est chier, et c’est ca aussi de faire de la pub d’un film plus ‘un an avant en promettant plus grandiose que le 2

      • « Nolan ou l’art de mettre un coup de couteau au scénario »
        Il faudrait savoir, c’est un mauvais scénariste ou pas ?

        Begins était proprement à chier (et pas que parce qu’il y avait Katie Holmes dedans, ce qui est déjà une raison bien suffisante) et le précédent ne cassait pas des briques.
        S’il a marqué l’univers de Batman, moi je suis archevêque.

  21. De toute façon les deux autres Batman de Nolan cassaient pas trois pattes à un canard. Je n’ai jamais compris tout le tintouin qu’on avait fait autour du film avec le joker, que j’ai trouvés chiantissimes (le film et le joker).

    En outre, les films de 2h44, si ça passe en Inde, pour moi c’est un peu long personnellement.

    • Ben, pour le tintouin, il suffit de crever en fait. James Dean était un mauvais acteur qui jouait dans des navets… jusqu’à ce qu’il crève et que le monde découvre enfin son immense talent et les chefs d’œuvre dans lesquels il avait joué. Fait un film, bute le jeune premier juste avant la sortie, et ton film sera culte illico, c’est magique.

  22. Au risque de me faire laminer par cette belle communauté, je me permets de livrer mon avis, et de « critiquer » à mon tour le « critique », ou l’ersatz « d’herméneute »… au choix . Long et barbant, nous sommes encore face à l’article d’un Odieuxconnard qui fait une fois de plus de l’Odieuxconnard : une critique de mauvaise foi volontaire (ou pas), se focalisant sur des vides ou des détails que l’auteur pense être le seul à repérer, mais qui n’auront pas échappées à une grande part des spectateurs ayant quant à eux la capacité à passer outre les quelques incohérences (qui n’en sont d’ailleurs pas forcément). Drôle sur 2 ou 3 remarques acerbes et bien vues, le reste n’est qu’un exutoire sans grand intérêt à part celui de noyer le lecteur dans un déluge de spoiler artificielles et qui pour beaucoup ne tiennent pas (l’un des principes du cinéma que l’auteur semble oublier, c’est l’utilisation de l’implicite et de l’inexprimé, on va pas nous montrer tous les détails qui permettent à un tel de savoir ceci ou cela, sinon on ajoute 3h au film).
    Bref, divertissant, mais comme un bon vieux film de série B français, prétentieux et bien peu pertinent. Bien cordialement.

    Matt

    • Merci de votre intervention, je pense la même chose : un article trop long (comme le film), trop de mauvaise foi, qui fait plus penser à un exutoire qu’à un texte écrit pour être drôle.
      Sinon oui le film est mauvais, quand même, surtout vu son budget. Mais Odieux devrait peut-être travailler sa cinéphilie : même si je trouve que la qualité du scénario dans un film est primordiale, il y a tous les autres aspects dont il ne parle très peu : jeux d’acteurs, musique, bruitages, décors, costumes, effets spéciaux, lumières, plans caméras,… On croirait parfois qu’OC critique des romans.

    • Je tiens moi aussi à vous remercier pour cette critique de la critique, que je n’arrivais pas à exprimer : il y a en effet trop de mauvaise foi dans cet article. À celà on peut aussi ajouter le fait que j’ai grandement apprécié le film, la partialité me rendant donc la lecture de ce spoiler moins distrayante qu’à l’accoutumé.
      Odieux, mon cher, je vous en prie : concentrez-vous sur les navets habituels, il y en a bien assez comme ça pour ne pas tout gâcher sur certains (à mon humble avis) bon films !

    • Pour le coup je regrette d’être d’accord avec cette critique de la critique.
      En revanche l’énorme troll plus haut m’a fait pleurer de rire.

  23. Une mauvaise fois, certes, mais argumentée et reposant sur des faits réels, plutôt que sur une simple appréciation. La plupart des fans de Nolan crient au génie tout en étant bien incapables de dire en quoi il consiste. Ah ! le bel aveuglement de masse…

  24. « Génial » ou « pure bouse », là n’est pas la question de fond. Tous les gens qui vont voir le film et le trouvent « bon » ne sont pas des moutons lobotomisés ou des « pré-ados » décérébrés, n’en déplaise à la communauté de fans du comic (dont je fais parti) qui, peut-être dépitée de voir le « grand public » s’approprier leur héros préféré, préfère dénigrer gratuitement ce DKR loin d’être mauvais, voir plutôt très bon (sans pour autant crier au génie, ce qui est dans tous les cas toujours ridicule).

    • Chacun jugera le ridicule. Le plus risible est de constater la masse de moutons lobotomisés et des pré-ados eux aussi sans cerveau (des yeux et un estomac suffisent, pour aller au cinéma) qui va voir les films de Nolan en étant persuadés d’y trouver Batman (et je dis ça sans que ce soit une question de fond mais parce que ça me fait plaisir). : )

  25. Hahaha c’est bon de revenir sur toutes ces incohérences, j’en avais raté quelques unes !
    Pour être totalement honnête, je trouve qu’il y a beaucoup plus merdique que ce scénario. A savoir sa réalisation. Avec ses scènes hachées pour les faire durer, comme la scène du pont (la fameuse scène où Robin alerte toute la ville qu’il faut fuir en passant par le pont piégé et gardé plutôt que par le tunnel ouvert par Catwoman, et où finalement, il arrive tout seul avec un bus de merdeux parce que tout le monde doit être en train de fermer les volets chez soi plutôt que de courir), scène coupée en cinq épisodes pour la faire durer plus longtemps quand ça aurait pu être bouclé en deux secondes.

    Ce film est une merde de A à Z. De son début interminable (on va prendre trois quarts d’heure à faire revenir Batman pour qu’il puisse disparaître, comme ça après on pourra le faire revenir une seconde fois) jusqu’à sa fin pathétique qui ressemble à un mauvais remake de Good Will Hunting (« Tu sais, Will, tous les jours quand je viens frapper chez toi, j’espère que tu ne seras pas là, parce que ça voudra dire que tu seras enfin parti d’ici. Ou alors que tu seras à Florence en train de boire un Fernet-Branca. »)

    Personnellement je pense que c’était bien la dernière fois que j’allais voir un Nolan. Entre sa lamentable trilogie Batman et le très chiant et très surestimé « Inception », il est devenu un synonyme d’argent de place de ciné bêtement perdu. Mis à part Memento qui m’avait amusé, il ne représente que de longues heures d’ennui consterné.

    • Tu devrais voir le Prestige quand même, qui reste son meilleur film suivit de près par Memento. Pour le reste, Nolan reste un réalisateur de Blockbuster efficace et pas complètement décérébré à la Michael Bay…

  26. C’est la première fois que je ne ris pas en lisant un de vos spoilers mais que j’ai envie de vomir face à la nullité consternante du film concerné. Même si on me le proposait gratuitement, je ne pense pas que j’accepterais de le voir.

    • L’auteur revendique sa mauvaise foi, comment peux-tu te baser sur l’article pour considérer que le film est nul ???

  27. Pour mon premier commentaire ici, ce sera ce film.
    Ayant été le voir en avant première, je l’avoue un peu excité par la tuerie qu’il avait généré (« Diantre, pour provoquer un tel émoi, ce film doit être absolument génial ! », me disais-je…), je suis ressorti très déçu, voire franchement outré par cette fumisterie.

    La séquence d’introduction m’a laissé perplexe (on aurait pu penser que les fonds investis par les USA dans la supériorité aérienne auraient pu servir… non ?), et tout n’a fait qu’empirer depuis lors.
    Je trouve dommage que l’OC n’ait pas mentionné l’amourette batman-catwoman, absolument ridicule et capillotractée (« Ah ah, je t’ai t’ai volé plusieurs fois, j’ai piqué tes empreintes et provoqué ta ruine, puis je t’ai livré à des terroristes, mais je reviens t’aider parce que je t’aime ! »), qui marche parce que le scénario le demande…

    La « révélation » de la fille de ninjabouc à la fin m’a fait l’effet d’un pétard mouillé : qu’est-ce-qu’elle apporte au scénario ? Elle a sûrement du être ajoutée pour le jeu d’acteur tel qu’il est relevé par les autres commentaires….

    Enfin bref, merci, Odieux, pour cet article, qui rend enfin justice à un film trop bien noté. A quand le retour de vrais critiques de cinéma, pas de moutons qui applaudissent à chaque fois qu’un réalisateur lâche un vent ?

  28. En grand fan de vos article, je dois avouer que je n’ai pas du tout apprécié celui-ci pour toutes les raisons citées ci-dessus ;
    -Vous voyez des ellipses là où il n’y en a guère. Du coup vous oubliez de parler des vrais problèmes du scénario comme cette étrange transfusion sanguine.
    -Vous omettez de parlez des quelques vraies scènes ridicules comme la mort de Cotillard.
    -Vous en rajoutez énormément sur le côté trépané du bulbe de certains personnages.
    -Vous avancez des incohérences fausses : il faut 3 membres du CA pour activer le réacteur, pas juste Miranda… Dommage, vous en oubliez d’autres du coup.

    Je dois avouer que j’ai apprécié le film (même si pas autant que le dark knight), mais sincèrement je ne pense pas qu’il y ait un rapport avec ma mauvaise appréciation de l’article (j’ai beaucoup aimé Inception et j’ai adoré votre article)… Je pense juste que, quelque fois, vous devriez, vous aussi, vous relire pour voir si votre écrit est aussi pertinent que ce à quoi vous nous avez habitué.

    Allez ; seconde déception avec l’article sur Avengers donc
    Je vais quand même rester un de vos lecteurs fidèles.

    Au plaisir de vous relire en meilleure forme cher Odieux.

  29. Bonjour,

    Je dois avouer que comme certains ici, je suis de manière assidue Monsieur Odieux connard et que pour une fois, je suis très déçus et je n’ai pas ris, enfin très peu… Vous dites vouloir relever des incohérences flagrantes et évidentes, mais une bonne partie que je ne relèverai pas (certains ont déjà commencé le travail) est de la pure mauvaise foi et un manque d’attention devant le film (oui 2h44 c’est long, mais quand on veut relever les incohérences, mieux vaut le voir plusieurs fois…). Je tiens simplement à vous conseiller de prendre plus de temps avant de rédiger vos spoil… Voir des choses comme (je cite de tête, veuillez m’en excuser): « Si avec la bat il tirait dans les batmobiles ça aiderai », alors que la scène deux secondes avant il le fait, ça dénote soit une mauvaise foie qui en devient malhonnête et qui décrédibilise votre travail jusqu’ici sans reproche selon moi, soit des crises de somnambulisme ou d’inattention chronique… Je ne peux que rappeler que je ne prétends pas qu’il soit facile de faire ce genre de travail ou que le film soit exempt d’incohérences. Mais il est vraiment dommage que ces incohérences de votre part soit répétitives tout au long de l’article et en vienne à décrédibiliser l’ensemble qui m’a fait passer, personnellement, un très bon moment.

    Bien odieusement et en espérant vous relire au plus vite et au top de votre forme

  30. « Et bin mon Lucius, si pour toi, la fraude est dure à prouver avec ça, j’espère qu’on ne te volera jamais ton chéquier mon bonhomme. Quelle vieux flan, en fait, ce garçon. M’étonne pas que Wayne Enterprises n’avance pas quand Bruce n’est pas là si c’est lui aux commandes. »

    Flan, masculin. Quel vieux flan.

    Merci pour l’article Monsieur Odieux, un plaisir, comme toujours.

  31. Décidément les adaptations de comics ne sont vraiment pas les perles du cinéma. De Spiderman à Hulk en passant par Spawn, il n’y a que Sin City qui sort du lot (avec certaines adaptations de manga).
    Je remercie l’Odieux Connard de démystifier le succès de Christopher Nolan. Charlatant est un mot qui le définit parfaitement.
    Sa trilogie Batman est un pur échec. Faut il rappeler que Batman c’est le seul « super-héros » sans super pouvoirs, le seul super héros schizophrène, et le seul super héros responsable de l’existence de ses ennemis.
    Tout ce qui fait le sel et le cachet l’Homme chauve-souris est passé à la trappe au profit d’un scénario pour les benêts et d’une mise en scène dont la vulgarité et la laideur n’ont d égal que la prétention de son réalisateur.

    [Digression/ on]
    Les gens qui aiment ces films sont cette nouvelle hype que l’on appelle « les geeks ». Ils se repaissent de ce que leur vomi la grande distribution dans les rayons comics, mangas et jeux vidéos de la Fnac. Leurs standards esthétiques sont si pauvres qu’il crient au génie quand la croute de merde qui obstrue leurs orifices se craquèle d’un centimètre. Les clients de Nolan sont les mêmes « Kevins » de 20 ans qui après avoir déboursé 10 euros pour mater la dernière bouse overhypée projetée en VF au multiplex, rentreront chez eux pour jouer à Call Of Duty sur leur Xbox tout en sirotant une RedBull et Skrillex dans les oreilles. Certains d’entre eux peuvent être encore sauvés du précipice, par une lutte armée contre l’abrutissement des masses, soutenue par des camps de rééducation au bon goût. Malheureusement le mince espoir de revoir une culture populaire de qualité s’efface devant le nombre toujours grandissant de primates finis à l’urine qui font la richesse et la prospérité des vendeurs de produits culturels.
    [Digression / off]

    • Furieux amalgame que voilà servi pas l’ignorance même de ce qu’est en premier lieu la culture « geek », loin d’être une nouveauté, encore plus d’être « hype ». Le tout saupoudré d’une analyse totalement ignare ou de mauvaise foi quant à l’interprétation de la trilogie : je cite  » Sa trilogie Batman est un pur échec. Faut il rappeler que Batman c’est le seul “super-héros” sans super pouvoirs, le seul super héros schizophrène, et le seul super héros responsable de l’existence de ses ennemis. Tout ce qui fait le sel et le cachet l’Homme chauve-souris est passé à la trappe… »…….la trilogie est justement construite autour de cette dualité schizoprénique dont est emprient Batman, qui n’a d’ailleurs dans les films aucun super pouvoir et qui génère bien, par sa simple existence et la mise en scène qu’implique le justicier costumé, toute une panoplie de super-méchants accros à la mise en scène de leur méfaits (le Joker en est le parfait exemple, l’escalade de la violence et de la folie engendrée par le Batman). Le paradoxe est donc bien respecté.

      La « mystification » du film que vous évoquez n’existe que par la décadence médiatique actuelle, et ceux qui la suive. Conséquemment, votre commentaire tombe ici dans les oubliettes de cette minorité de « rageux » misanthropes et communautaristes, se voulant pseudo élitistes par ses commentaires acerbes, mais désespérément vulgaire et dénuée de sens objectif et analytique. A bon entendeur.

      • Vous venez de croiser un très beau spécimen de hipster, on ne peut plus anti-conformiste.. Mais ça doit être dur de vivre avec tant d’aigreur.
        La thématique « Batan est responsable de l’existence de ses ennemis » est abordée, et plusieurs fois. Vous n’avez pas du voir le bon film.

      • La culture « geek » n’existe pas. C’est comme la musique « black ». On utilise des déterminants ethniques ou sociologiques pour vendre des produits à un « groupe cible » dont l’existence en tant qu’entité propre et homogène est une fumisterie alimentant les stéréotypes. C’est du vent, du marketing, qui crée artificiellement une « niche » pour écouler son stock de bouse. Quand je lis Swanp Thing, je ne suis pas un geek, je lis juste Swamp Thing.
        Concernant mes propos sur la trilogie de Nolan : je suis okay pour qu’un réalisateur réinterprète une histoire et un personnage. Dans le cas de Batman, tout le monde connait le comic « Dark Knight » de Frank Miller qui s’éloigne beaucoup de la trame originale. Sauf que même Miller ne fait pas abstraction des origines du Joker, qui je le rappelle, était à la base un malfrat poursuivi par Batman jusque dans une usine chimique et qui en voulant l’arrêter le fait chuter dans une des cuves. Batman est donc responsable de l’apparence du Joker et de son désir de vengeance. Autre exemple : Mr Freeze dont toutes les origines (du comic à la série TV, jusqu’aux films) ont un lien direct avec une action de Bruce Wayne, avec ou sans costume. Ces éléments de scénarios font toute l’originalité et le caractère de l’Homme chauve-souris. Nolan lui, zappe complétement cette donnée et crée des super-vilains qui n’ont de motivations que leur haine de l’ordre. Fini les nemesis en nuance de gris, grâce à The Dark Knight, célébrons le retour des méchant très méchants contre les gentils qui sont gentils. Mais même les grands benêts qui vont voir Batman au ciné ont un peu grandis, alors pour masquer la honteuse supercherie on écrit trois ligne de plus sur le script, où on fait de Bruce Wayne un être torturé de milles maux psychologiques aussi profonds que ceux d’une adolescente fan de Twilight, la voie vocodée en plus « pour faire trop dark t’as vu ».

        Pour finir sur ma misanthropie d’élitiste rageux, rassures toi je suis juste un gars normal, pas plus intelligent qu’un autre. La médiocrité ambiante me consterne, et le nombre toujours plus écrasant de gens qui défendent et apprécient les merdes qu’on leur donne à lire et à voir m’inquiète quand à l’avenir du cinéma et de la culture en général.

      • L’origine du Joker est multiple, si tu prends la version d’Alan Moore dans The Killing Joke, Batman/Bruce n’y est pour rien, le pauvre futur Joker passe juste la pire journée de sa vie et pète littéralement une durite..
        Pour M. Freeze, je ne suis pas sur qu’il aurait eu sa place dans l’approche pseudo-réaliste de Nolan.
        Après concernant le Dark Knight de Miller, faut pas déconner le seul point commun c’est lutilisation de ce nom, les histoires n’ont rien mais rien a voir..

        Concernant la masse qui te consternes, je te (vous, pour être plus poli) trouve injuste de basher le travail de Nolan quand tu vois ce que Marvel nous sert (Thor, ne serait ce que pour le citer) ou les autres produits DC (Green Lantern..) ou autres (Twilight, Dragon Ball Evolution). Si Nolan est tellement apprécié c’est qu’il a quand même réussi à redonner ses lettres de noblesse à Batman après ce que Schumacher lui avait fait quelques années auparavant..

    • Ah ! les Geeks… on leur construit une identité établie sur le le niveau le plus bas de ce qu’un être humain est capable d’atteindre, et ils en sont fiers. La culture, ce sont les jeux vidéo, les mangas, les zombies ; la musique est en mp3 ; le cinéma en 3D… Comment ne pas avoir furieusement avoir envie de se justifier à consommer de la merde (c’est si bon) ?

      • Attention, les « geeks » dont vous parlez sont bien de cette nouvelle génération qui pensent geek = hype. Les « geek » originels, en tout cas de mon point de vue, ont néanmoins une culture liée aux films, jeux vidéos mais surtout aux livres: vous n’imaginez peut-être pas cela mais pourtant… Et surtout, ils ne revendiquent pas le fait d’être « geek ». Alors certes, il y a des abrutis partout; mais réduire une portion d’individus à un seul, n’est-ce pas un peu restricteur?

        Cordialement,

        Loetheria

  32. Bof. Ca fait le troisième article que je lis sur ce blog, je crois que ça sera le dernier. J’ai l’impression d’avoir lu trois fois le même. Les mêmes reproches, tournés exactement de la même manière… Rien que les tournures méga lourdes du genre « Hey mais pourquoi – oh nan, on s’en fout c’est pas important apparemment » qui se retrouvent 50 fois par article saoulent au bout de 20 lignes. En fin de compte c’est le seul truc qui m’a fait sourire durant cette troisième lecture : me rendre compte que l’auteur a encore moins d’imagination qu’un scénariste hollywoodien.

    Le fait est qu’il y a bien quelques reproches à faire sur ce film. Moi aussi, par exemple, le fait que la fusion de la bombe soit connue à la seconde près m’a fait bondir de mon siège. Mais dans cet article, tout est dénoncé sur le même plan et de manière si démesurée que les reproches justifiés que ne font pas les critiques professionnels en perdent toute leur valeur. Et ce blog tout son intérêt, par la même occasion. A lire l’article, on dirait que le scénario de ce film est aussi bancal que celui de Prometheus, ce qui est d’être le cas tout de même.

    La mauvaise foi peut être marrante, mais encore faut-il savoir l’utiliser à bon escient. Et quel intérêt d’inventer des défauts là où il y en a pas? Soit M. Connard fabule pour donner du poids à son article hypercalorique, soit il n’a pas compris plusieurs scènes du film, à le lire. Quant à dénoncer les ficelles du cinéma dans CHAQUE article, quel est le but à part ajouter une nouvelle couche indigeste??? C’est comme si quelqu’un allait voir une pièce de théâtre et disait « Ouah ils parlent super fort, c’est trop pas crédible, ihihih! ». Mais à lire la plupart des commentaires sur ce blog, ça c’est du génie. Je dois passer à côté de quelque chose, c’est obligé.

    C’est comme le fait d’écrire une douzaine de lignes sur le passage avec le sniper, parce que M. Connard est tout frustré de ne pas savoir ce qu’il devient. Vraiment? On ne peut pas simplement se dire que des flics s’en occupent, soit d’eux-même soit parce Gordon en a donné l’ordre dans une ellipse de quelques secondes? Et savoir s’il a été arrêté ou s’il a réussi à s’échapper c’est vraiment essentiel? Ouais, en fait. Je pense que Nolan aurait même dû nous raconter pourquoi ce mec est devenu sniper (enfance difficile? usine PSA fermée donc chômage et misère?), et faire un film de 9h18 au lieu de 2h44. Nan, mais sérieusement, ça ça mérite une critique plus virulente et plus longue que le compte à rebours sur le coeur du réacteur à fusion?

    Alors j’imagine déjà les réponses à ce commentaire. « Mais patate, c’est juste de la mauvaise foi, tu comprends rien, vas te coucher mon vieux! ». Mais excusez-moi d’avance si j’estime qu’une critique, même appuyée de second degré, doit être un minimum cohérente et pertinente, et écrite de façon assez fine et maline pour que le lecteur puisse au moins discerner les vraies faiblesses du film des remarques gentiment potaches. Surtout quand justement elle reproche à un film un manque de cohérence et se prétend plus élevée que ce soi-disant navet.

    • Bizarre, je n’ai vu nulle part cette critique se targuer d’être plus élevée que le film vilipendé, nous ne devons pas lire les mêmes choses.
      Vous prêtez des intentions qui ne transparaissent nulle part… Étrange ce besoin de spéculation.

      Mais je vous excuse, autant que j’excuse l’auteur, de vouloir que les
      chose doivent être « cohérentes et pertinentes » en ce bas monde, surtout ce qui nous touche le plus (ici le cinéma puisque l’auteur est cinéphile et c’est la dominante de ce blog).

      Et je vous suggère tout de même que vous devriez dire merci à l’auteur de vous permettre de vous exprimer ici et de confirmer votre état d’esprit sur la question, à savoir que ce blog ne vous intéresse pas, vos aspirations étant ailleurs. Permettre à l’expression d’être libre, c’est réconfortant vous ne trouvez pas ?

    • Je vous prie de relire le nom du blog cher ami : Odieuxconnard. Si cela sous entends quelque chose de sérieux pour vous, le magazine Voila doit donc etre un journal d’information de qualité supérieure pour vous.

      Lisez donc d’autres articles (je vous conseille celui sur les violences éducatives, qui est excellent), vous verrez alors que l’auteur n’a pas pour but de traiter d’un sujet avec cohérence, mais bien d’appuyer la ou ca fait mal (et ou il est facile de faire mal certes) pour tourner le tout a la dérision, avec un peu de mauvaise foi.

      Vous avez en effet le droit de ne pas apprécier cet humour, un peu corrosif pour certains j’imagine, mais ne critiquez pas les articles pour leur manque de cohérence : ils n’ont pas but de l’etre.
      C’est un peu comme si on blamait un physicien d’etre nul en art martial : c’est vrai mais il n’y a aucun intéret de faire une telle accusation.

      Cordialement,
      PomPomPidou

      (Désolé pour le manque d’accent, clavier qwerty oblige )

  33. Eh bien c’est décidé, jamais je ne reviendrai sur ce site.

    Quand on critique avec de la mauvaise foie on critique des VRAIS mauvais films. Si la trilogie de Nolan sont des bouses, qu’est-ce que c’est Batman et Robin hein ? Si les films ont reçu d’excellentes critiques c’est pour une raison non ?

    Ne pas aimer le film c’est une chose que je peux comprendre, mais n’y reconnaitre aucune qualité c’en est une autre. Vous perdez votre temps à spoiler des films juste pour la mauvaise foie et l’humour, ça devient redondant, plus amusant, répétitif.

    C’est simple : pour vous le plus grand des chefs d’oeuvre passerait pour une bouse infâme…

    Je me suis plains sur l’article de Prometheus, Avengers et Blanche-Neige mais visiblement tout le monde m’a attaqué. Ici je suis content de pas être le seul à me plaindre.

    Au revoir Odieux Connard :)

    • Et bien voilà qui est dommage. Au delà des éventuelles incohérences du film, qui se trouvent magnifiées par le regard cynique de l’Odieux Connard, un autre élément savoureux de ce site est le « bas-du-frontisme » de certains commentaires, laissés en bas des articles d’OC tel un étron que l’on aurait déposé derrière un buisson, sur une aire d’autoroute mal équipée (on notera la subtile critique sous-jacente sur l’ergonomie du site touchant aux commentaires).

      Dans le domaine mon cher Alexis, tu es (étais ? Maintenant que tu prends ta retraite) un véritable champion. Je pèse mes mots : un poids lourd de la catégorie « fanboy premier degré » qui vient systématiquement défendre des bouses cinématographiques majeures, au motif que « moi j’ai aimé ! Pourquoi vous aimez pas ? Ouin ouin » (je fais court, t’as beaucoup de messages à ton actif quand même).
      Peut-être existe-t-il une explication rationnelle à cela, tel le fait que tu détiennes des actions chez Warner par exemple. Dans tous les cas, tes petites crises dactylographiée constituaient la cerise sur le gâteau confectionné par l’OC. Le petit plus, pour nous rappeler que la raison pour laquelle les films de merde existent, c’est parce qu’il y a des gens comme toi pour les défendre corps et âme, surtout lorsque les autres ont choisis d’en rire.

      Si l’idée te vient d’exercer ta bêtise ailleurs, sois sympa, laisse nous tes coordonnées ici afin que je puisse continuer d’assister à ton spectacle. C’est pas aussi divertissant qu’un article de l’OC, mais après un festin, je me laisse toujours tenter par un petit dessert pour finir de me caler.

      Aller, bon vent l’aigri :)

    • => Je me suis plains sur l’article de Prometheus, Avengers et Blanche-Neige mais visiblement tout le monde m’a attaqué.

      En même temps si t’as aimé Prometheus et que pour toi le film est cohérent je crois qu’il n’y a rien à ajouter…

      • en meme temps si ya des gens assez cons pour pas avoir capté que prometheus ne devient la prequelle d’alien que sur son ultime quart d’heure et que sa suite sera la vraie prequelle…. ya rien à ajouter.

    • « Si la trilogie de Nolan sont des bouses, qu’est-ce que c’est Batman et Robin hein ? »
      Batman et Robin : bouse dans son emballage d’origine. Tu sais à quoi t’attendre.
      Trilogie de Nolan : bouse vendue sous l’appellation « caviar ». Une fois que tu t’es avalé goulument la boite, ça fait chier d’admettre que t’aimes la merde !

  34. Je plussoie l’article dans son intégralité. Consterné qu’Hollywood s’autorise à faire des films de merde avec des budgets aussi colossaux.
    Le monde de la critique professionnelle manque de gens comme toi.

      • « Si les films ont reçu d’excellentes critiques c’est pour une raison non ? ».
        C’est bien connu que ce qui se vend est de bonne qualité. Tu peux retourner la problématique avec Justin Bieber : ça a du succès, une majorité de segments aime, ça se vend, donc c’est de bonne qualité.
        L’argument du succès est vraiment biaisé.
        Les critiques sont à l’image du public de masse : des moutons.
        « Y’a des explosions partout, c’est visuellement beau, y’a un semblant de morale à la fin ».
        La populasse mise tout sur la forme, et pas sur le fond.
        « Foutez du Hans Zimmer puissance max, ça évitera aux gens de réfléchir sur la logique du scénario ».
        Tu es juste victime de la société, on t’en veux pas :3

      • @ Jean-Yves: ça fait partie des non-arguments admis parmi les gens, repris des centaines de fois sur des sites ou le QI évite de dépasser la grosse moyenne, du style Youtube. Curieusement, on a une peine monstre à leur faire comprendre que leur raisonnement ne tient pas la route.

        T’as oublié aussi « t’es pas cap’ de faire pareil alors critique pas », merveilleuse idée selon laquelle on ne devrait pas critiquer Michael Bay tant qu’on aurait pas gavé une pellicule d’explosions jusqu’à la moëlle. Ou alors le « si t’aimes pas, tu critiques pas et tu te casses », LA réplique passe-partout pour éviter un débat qui risquerait de bousculer l’amas de certitudes qui tient lieu de pensée à certains, tout en faisant très fort caca sur la liberté d’expression.

      • T’as oublié un truc : Tous les goûts sont dans la nature, chaque personne est libre de faire son jugement. Tu n’aime pas les Batman de Nolan, cela t’empêche-t-il de laisser les autres apprécier ? Non ! Ceux qui croient que Succès=Qualité c’est forcément vrai ça dépend les gouts mais prétendre le contraire (non-succès:qualité et vice-versa) c’est pas tout autant stupide ?

      • La qualité se définit par des standards, et les standards ne sont jamais subjectifs. Dans l’appréciation d’un film (et de toute chose en général), il y a toujours une part de subjectivité (j’ai aimé/j’ai pas aimé), mais aussi ces standards (le scénario était-il crédible ? Les acteurs ont-ils bien joué ? Les effets spéciaux étaient-ils convaincants ? etc), et là, on obtient en général des choses beaucoup plus objectives que la simple impression, qui tient du sentiment.

        Bien sûr qu’on peut apprécier de la grosse daube. Bien sûr qu’on peut détester du grand art; tu vois, par exemple, je doute que tu trouves un mélomane qui ne reconnaisse pas le talent des Beatles, n’empêche j’aime pas trop, c’est comme ça. Mais aujourd’hui, l’opinion générale voudrait que « tu aimes pas = tu la fermes et tu suis l’avis du troupeau », ce qui devient vraiment gonflant.

  35. Ne pas lire :
    “Tiens, si j’utilisais mon pognon pour rendre les rues plus sûres/aider la justice ? “
    mais bien :
    « Tiens, si je commencais par payer mes impôts, et rapatrier mon évasion fiscale ?  »
    ^^

    (pas lu la suite, évidemment)

  36. Il pleut dans mon coeur et mes yeux saignent d’avoir lu un article si long sur format électronique (et je rage de ne toujours pas m’équiper de l’ustensile « imprimante » pour avoir le format papier que je préfère largement).
    Il est vraiment odieux de votre part de donner le goût pour votre personne à des personnes comme moi ! Je vous conspue tendrement !

  37. le probleme de ce film c\’est qu\’il est meme pas a la hauteur d\’avengers niveau scenar ou real et qu\’en meme temps il se prend au serieux (genre oui c\’est un film de super heros mais pour adultes, mature, toussa), et qui n\’a donc aucune derision….

    j\’avais apprecié \”battleship\” pour ce jeu des codes, genre \”c nawak mais j\’assume\”

    Nolan a la pretention de pouvoir faire un film serieux et mature, donc il a pas le droit de faire ça. ou alors il se la ramene pas… il y a un sentiment de trahison parce qu\’on paye pour voir un film de qualité quand on va voir du Nolan.. enfin c\’est ce que je croyais du moins..

    en tout cas un grand merci pour cet article, qui m\’a fait crever de rire des fois, qui resume bien le fond de ma pensée, bien qu\’il ne mentionne pas suffisamment les defauts de real (on ne peut pas tout faire bien sur mais c\’est pour dire) : genre le magnifique champs contre champs minable entre alfred et wayne, lorsqu\’ils \”divorcent\”.on dirait une scene fait par un stagiaire qui essaye juste de maitriser une technique de cadrage.. j\’ai juste halluciné

    pareil pour la mort de marion cotillard digne d\’une parodie des nuls

    et effectivement y a quelques maladresses dans l\’article (mais minimes) style les flics qui sortent de terre sans rien, c\’est peut etre parce qu\’ils ont été détroussés de leurs armes lorsqu\’ils étaient prisonniers, donc bon…(ça n\’empeche pas que c\’est chelou qu\’ils soient propres et fringants..)

    ce qui est vraiment plus derangeant dans toute cette histoire c\’est qu\’on peut raisonnablement se demander combien les critique sont été payées pour en dire du bien…parce que c\’est effarant la note rien que sur allociné et dans le monde en general…

    enfin bref merci quoi! ça serait bien que y ai plus de critiques pro comme vous!

    • En quoi Avengers propose une scénar meilleur que Batman ? Ils sont au même niveau, et encore, à mon sens le scénar d’Avengers est vraiment mauvais (au même titre que ceux des autres films Marvel). J’ai aimé Avengers, hein, mais réellement je ne comprends pas cette préférence pour un Avengers dont le scénario vole pas haut. Pis je vois pas trop en quoi Batman est censé être « pour adultes », mais bon Oo.
      Je vous plussoie pour la mort de Marion Cotillard par contre, à hurler de rire (ou pas).

      • non ce que je voulais dire pardon c’est que dans avengers au moins ils se prennent pas au serieux, ils pretendent pas faire un grand film de cinéma, ce qui est la réputation de Nolan et c’est ce qu’il montre en voulant faire un batman tres « realiste » (dans la mesure du possible d’un comics bien sur)

        et surtout je trouve que les scenes d’actions dans avengers (c’est ce que vend le film quoi) sont vraiment pas mal. or je trouve que les scenes de combats corps a corps sont minables dans batman

        donc je ne fait pas l’eloge d’avengers du tout mais je trouve ce film relativement honnete c’est tout, alors que dark night, lui, vend en principe autre chose qu’une vieille drouille. et donc on s’attend a voir un film de qualité et en faite non, donc y a une vraie deception, une forme de trahison

        . Nolan se prend au serieux et a des pretentions au dessus de la moyenne, ok, mais il a fait un mauvais film d’action doublé d’un mauvais film de cinéma au sens classique…

        et oui Nolan est censé vendre du grand cinema meme si c’est aussi un entertainer, c’est pas moi qui le dit, c’est le look de ses films et les notes de barges qu’il se tape sur IMDB

        enfin voila je sais pas si je suis claire mais j’ai essayé! :D

      • C’est très clair, merci pour ta réponse ! :)
        Ce qu’il y a, c’est que ayant aimé le film, comme tu dis, dans la mesure d’un comic, je l’ai trouvé bon. Pour avoir lu les histoires majeures de Batman, bah disons que ça me suffit parce que je ne vois pas trop ce que Nolan pouvait inventer de plus. Par contre, il a commis de graves erreurs comme à chacun de ses films, et c’est dommage. Batman en soi a toujours été considéré comme un héros plus « sérieux » que les autres sous prétexte qu’il n’a pas de super pouvoirs, mais bon, c’est un peu lui faire du tort quand on lit les comics… Il a pas de super pouvoirs mais il fait quand même des trucs s’en rapprochant :s Du coup moi je le prends juste comme un film de super héros comme les autres, et j’y suis allée sans la moindre conviction. Beaucoup sont déçus parce qu’ils attendaient … je ne sais quoi, justement.

  38. Je me permets de relever un passage de votre article qui m’a chiffonnée : le « sauvetage » de Gordon par l’agent Blake. A aucun moment le film ne laisse entendre qu’il a juste deviné où se trouvait Gordon et, même si j’ai trouvé ce passage incohérent à première vue, il suffit de réfléchir un peu pour comprendre qu’il ne s’agit pas d’un vide du scénario. Plus tôt dans le film, Blake a en effet découvert le corps d’un gamin à l’endroit précis où il retrouve Gordon et avait trouvé cela étrange. Après avoir assisté à une attaque à l’arme de guerre dans les souterrains de la ville, je trouve assez logique qu’il fasse le rapprochement avec cette mort suspecte et décide d’aller vérifier ça de ses propres yeux. Il doit très probablement se dire qu’il y a des chances pour que les types ayant attaqué ses collègues aient aussi fait taire un gamin les ayant découvert par hasard (ou non, après tout le frère de la victime dit qu’ils sont de plus en plus nombreux à se rendre dans les souterrains donc on peut penser que Bane recrute). Leur planque à donc de forte chance de déboucher sur cette partie de la ville ce qui :
    – prouverait ses suppositions s’il retrouve des corps (pas forcément celui de Gordon, il était plusieurs là-dessous et peut-être que quelques uns ont été capturés. Ce n’est pas incohérent d’espérer que tout le monde n’ait pas été tué)
    – lui laisse une chance d’aider ses collègues / choper les méchants s’il arrive à s’introduire plutôt que d’attendre bêtement que ça se passe.

    Le fait qu’il récupère Gordon et pile poil au bon moment est, certes, exagéré mais j’attribue ce gros coup de bol au besoin de faire avancer le scénario.
    A mes yeux, donc, les seules incohérences là-dedans sont que Blake parte seul pour vérifier si son intuition est la bonne (même si on a déjà vu qu’il n’est pas tellement fait pour être flic et obéir aux ordres, avec son caractère) et n’en parle pas lorsque la police fouille les souterrains.

    • Ce qui tendrait la route si les méchants dans la scène précédente ne décrétaient pas « Il est impossible de savoir où le corps va atterrir » (c’est donc qu’à chaque fois ils ne terminent pas au même endroit), et n’avaient pas envoyé un cadavre avec GPS juste derrière le commissaire… qui lui, pour le coup, disparaît en route et n’atterrit pas sur le tronche du pauvre Blake. Vous retirez ce dialogue, qui n’apporte rien d’autre que cette incohérence, et là, okay, ça se tenait.

      Mais là, pour le coup, non.

      • Objection monsieur ! Il me semble que le monsieur dit « il est impossible.. » parce qu’il affirme avoir tué Gordon à Bane et que ce dernier lui demande s’il a le corps pour le prouver. Le monsieur essaie juste de feinter Bane pour pas se faire tordre la gueule en quatre.
        Non?

      • On es d’accord c’est mal monté.

        Vous rajoutez 10 seconde ou on verrait Blake chercher sortis par sortis en revenant la ou il a trouver le garçon mort, voir un objet en relation avec ce dernier qui ferais penser au spectateur qu’il y a un lien.
        Ensuite on aurait les hommes de Bane arrivant sur les lieux mais trop tard pour chopper Gordon et le prévenir qu’il y a un étron dans le bol de ponch, et hop tout à l’air plus fluide à nos mirettes.

      • Je ne suis pas d’accord avec ça.
        Je trouve que cette scène est une des rares scènes logiques du film.

        Vous prônez le second degré, admettez que Bane peut en faire également.
        Il avait dès le début de l’entretien, prévu de liquider son gars, je cite de mémoire : « Fouille-le avant que je te tue ! »
        Ensuite il s’échappe et le blâmé se défend avec du vent.
        Surtout si on considère que dans une configuration logique des égouts, ils ne font que peu de points de chute pour minimiser l’impact écologique.

        Donc Bane le liquide en lui déposant un portable à la va vite sur le corps et avec de l’humour second degré en disant « Suis-le alors ».
        Il ne dépose même pas l’appareil dans une poche, il le pose sur le torse du gars qui est déjà en train de tomber.

        Honnêtement, admettez que ce n’est pas le seul trait d’humour noir/second degré dont Bane fait preuve dans ce film.

        Et la scène de récupération est plus courte que le temps que prend Bane pour exécuter son œuvre, donc il est tout à fait possible que le corps surgisse également au même endroit mais que Bane n’envoie personne.

        Autrement, je suis majoritairement d’accord avec vous et je vais continuer à vous suivre avec impatience.

        Meilleurs voeux Monsieur l’Odieux Connard.

      • Pas forcément, ca veut juste dire que , de là où ils sont , ils ne savent pas où le corps sortira… Parce que les égouts c’est grand. Et labyrinthique. Ca ne contredit absolument pas le fait que des corps de poids relativement équivalents se retrouveront au meme endroit, parce qu’ils auront parcouru le meme chemin.

        Ils n’ont pas fait des centaines d’essais avec des corps pour arriver à la conclusion que l’arrivée est aléatoire :)

  39. Je me demande si les critiques ne regardent pas juste la bande annonce pour dire qu’un film est «Grandiose», «Époustouflant», «Cohérent»… ou peut être qu’ils ont juste des goûts de merde… mais bon chacun ses préférences.
    Perso, après avoir vu ce film j’ai pas eu d’orgasme en criant au génie, je pense que c’est la daube la plus cohérente que j’ai vu ces derniers temps. Ma blonde l’a aimé mais bon faut dire qu’elle avait aussi aimé the amazing spiderman, donc… Au final je suis pas mal déçu, un film qui porte le nom de Batman et où on voit le Batman sus dit seulement 30 min sur 2h45 c’est un peu ronflant. On nous promet de l’épique et on nous sert de la tambouille en boîte de conserve. C’est navrant, c’est rasant…
    Je trouve que vous êtes très juste sur la plupart des mauvais points du film, les dialogues qui sortent de nul part et la téléportation…
    C’est vraiment un très bon spoil, merci pour ce moment de franche rigolade

  40. Personne il me semble n’a relevé quelque chose qui m’a fait me lever de mon siège. Lorsque Batman combat Bane pour la première fois, il est au courant que son adversaire est balèze, qu’il a suivit le même entrainement que lui, qu’il prend plaisir à taper les gens avec les doigts nus de ses mains nues, tandis que lui dispose de tout un attirail dans sa ceinture, et pourtant notre chevalier noir décide de l’attaquer… avec ses petits poings gantés de noir. Et pas question de se servir des tranchants sur son avant bras, sachant que l’autre ne porte qu’un petit marcel, à force de se faire percer la peau il aurait fini par avoir mal non ?.. et bien non. Il continue à lui taper dessus sans réfléchir, et se fait maraver la gueule comme il se doit, d’autant qu’avec une armure de 20 kilos il fatigue un poil plus vite que l’autre méchant surentraîné à la gueule de Dark Vador. Quel homme ce Batman…

    (notons que cela n’enlève rien au fait que j’ai trouvé cette scène fort bien filmée)

    Je trouve comme beaucoup dommage de ne rien lire sur la magnifique dernière scène de Marion Cotillard qui mériterait un article à elle toute seule…

  41. Ce qu’il y a de merveilleux avec la liberté d’expression, c’est que tout le monde a le droit d’en profiter. Que vous écriviez un long -très long- -pardonnez-moi, trop long- article sur un sujet, le public vous acclame, vous encense, vous plussoie, vous baise les pieds et rêve de se coucher au pied de votre lit pour ronronner, mais si vous avez le malheur de ne pas vous appeler « Odieux Connard », de ne pas être d’accord avec le dit-article, et plus grave encore, que vous avez le culot de le dire (foutue liberté d’expression, tiens !), alors vous n’êtes qu’un petit con qui ne comprend rien à rien.

    Restons logiques… (Faire la critique des critiques d’une critique, je trouve ça assez trippant !) Si les uns ont le droit de ne pas avoir aimé, les autres ont le droit de penser le contraire. J’ai lu les mots « Justin Bieber » dans un commentaire (ce qui m’a forcé à reprendre mon souffle vingts minutes après un cri d’excitation intarissable), pour lire un raisonnement digne des sophistes de l’antiquité. Les gens aiment => Ca se vend => C’est donc valable ! Non, non, mille fois non, qu’on se le dise, le gamin canadien dont j’ai oublié le nom, les gamins allemands dont j’ai oublié le nom, les gamins américains dont j’ai oublié le nom, aucune personne morale et douée de raison ne leur donnerait le moindre crédit. Ca c’est ce que l’on appelle de la daube, ça, il n’y a même pas besoin de mauvaise foi pour le critiquer.

    Maintenant, après une introduction chargée et difficile à suivre (si vous n’avez pas compris, relisez, on est pas pressés), le noeud du problème.

    Lorsqu’on parle d’un film comme « The Avengers », soit on est une andouille qui aime passer 2h00 à baver devant un écran de cinéma, soit on a besoin d’un seau pour supporter cet étalage de bêtise, de niaiserie, ce vide scénaristique absolu, ce trou noir de réflexion qu’est « The Avengers ». Par comparaison… Qui a l’air le plus stupide, Loki qui se rend en une fraction de secondes sur une autre planète et se met d’accord en cinq minutes avec un peuple d’aliens pour envahir la terre (comment ne pas achever le film en dix minutes: avoir besoin d’une machine montée sur le plus haut building de New York pour créer un passage interdimensionnel permetant aux vilains d’envahir notre terre bien-aimée) ou Bane, qui met doucement en place une véritable apocalypse, créant le chaos, prenant toute une ville en otage, rendant le gouvernement « le plus puissant du monde » (sicc) impuissant ?

    L’autre grosse différence entre ces deux blockbusters 2012, c’est l’univers mis en place. D’un côté, le tout public, vide scénaristique, pur concentré de testostérone et de pensée prémâchée, de l’autre l’univers sombre, réfléchi d’une histoire (notez ce mot particulièrement précis et salvateur « d’histoire ») qui s’étale sur plusieurs mois. On appelle « incohérences » ces éléments qui entrent en collision les uns les autres, simplement parce que ce film ne résoud pas sa crise en 24h00 chrono, c’est un plan de plusieurs mois mis en place avec soin. Dès lors, pourquoi être surpris des passages jour/nuit qui s’alternent ?

    La prise d’otages de la bourse fit l’objet d’une critique infondée sur le fait que le début se déroule de jour, alors que la poursuite dans les rues de Gotham se déroule de nuit. Mais nom de *********** (remplacez les astérisques par le dieu que vous vénerez), nous voici en pleine apocalypse, le monde découvre que la terre tourne et que le temps s’écoule ! Si la prise d’otages a lieu en fin de journée, la poursuite a lieu de nuit. Point. Aucune incohérence là-dedans, juste un peu de réflexion et de bonne foi de la part des humbles critiques que nous sommes tous (ce qui n’inclut pas notre hôte, j’y reviendrais plus tard).

    Bref, ce que vous appelez « Incohérence », je l’appelle « Hasard ». Pareil lorsque Blake court à la sortie d’égoûts où il s’est déjà rendu précedemment, pour vérifier si Gordon ne sortira pas « par chance » à cet endroit. Seul notre hôte a le privilège de pouvoir être de mauvaise foi, l’une de ses armes de prédilection, pour les autres il n’y a que ce devoir de rationnalité et de logique. Celui qui me dira qu’il n’est jamais tombé sur quelqu’un par hasard, qu’il n’a jamais retrouvé un objet ou trouvé un billet dans la rue par hasard, est de mauvaise fois, et c’est sur ce hasard qu’est basé la cohérence de tous les films. Ca ne date pas d’aujourd’hui. Si Louis de Funès dans « Le Gendarme se Marie » n’avait pas été en planque lorsque Josépha lui passe sous le nez à toute allure, il n’y aurait pas eu de mariage, pas de film pour en indiquer le sujet. Dire le contraire, c’est chercher la petite bête.

    Ce qui ici fait débat, enfin, c’est l’opinion de notre « Odieux Connard », oui, nous sommes ici chez lui, oui, c’est avant tout son privilège de jouer au con, d’être de mauvaise foi, sur le fond, c’est vrai. Ce qui gène ici, c’est la forme abusive, à la limite du grotesque qui entoure sa critique. D’une longueur passablement éprouvante (et encore plus sur les passages à l’humour parfois excessif et suranné), et tout cela pour une conclusion qu’il pourrait faire tenir en quelques mots « C’est de la daube » (je schématisme, mais j’espère que vous suivez). Lorsqu’on trouve un os, il est tentant de le ronger jusqu’à en faire de la poussière (si vous êtes un chien, sinon vous avez maintenant de graves problèmes dentaires), mais parfois c’est juste trop. Décortiquer par le menu un film de 2h36 (Ouais, ouais, ça plus 9 minutes de générique, j’ai compté !), j’ai le sentiment qu’il y a des moments où on a une impression tellement mitigée, tellement compliquée de quelque chose, qu’on se sent obligé de pousser pour y arriver. On va voir un film en se disant « Mouais, bof » et on en sort en disant « Mouais, bof ». Pendant ce temps, votre subconscient vous souflle « Hey, ho ! Sérieux ! C’était pas si mauvais que ça ». Mais rien à faire, on a décidé que c’était comme ça.

    J’ai lu de meilleurs articles sur ce blog, celui-ci finit par être tristement long et créer une polémique qui n’a pas de raison d’être car les arguments des uns et des autres s’entrecroisent sans se toucher. A chacun donc de penser ce qui lui plait, aux « Odieux Connards » le privilège de nous amuser ou de nous ennuyer avec leurs opinions, tant que le cinéma vit on a de beaux jours devant nous…

    • C’est justement la démarche salvatrice et odieuse d’un certain connard qui contribue à ce que le cinéma le reste, vivant. Salvatrice parce qu’elle offre la chance d’une autre vision des choses, et odieuse parce que cette vision va clairement à contre courant de la pensée formatée et établie par ceux qui pensent à notre place… et dont les préoccupations ne sont certainement pas de faire du « cinéma » !

      • « Pensée formatée et établie par ceux qui pensent à notre place… », haaaaa, la fameuse conspiration mondiale mis en place par d’obscures puissances capitalistes voulant imposer une culture monolithique…attention, ils pourraient y parvenir! tsssss, soyons sérieux.

        Vison « Salvatrice » ? => Merci, Ho grand Dieu Connard, d’avoir illuminé notre esprit jusqu’alors en proie à une cécité générale made in USA…. En réalité, cet article ne sauvera personne. Ni les représentants de la consommation de masse abreuvés de débilité videoludiques, car ils ne connaitrons jamais ce site, et s’ils le trouvent n’en comprendrons pas la substance. Quant à ceux qui postent déjà ici ils n’ont, pour la plupart, pas besoin qu’on leur ouvre les yeux et possèdent (presque tous) déjà un avis plus ou moins construit et pour le coup objectif.
        « Odieuse » ? Ok, mais dans quel but, celui de faire réfléchir….bien, mais à quel moment l’auteur porte à la réflexion ici ?? Dénigrer un film parce qu’on à pas compris le principe de l’ellipse ? Pertinent…..

      • Je dirai plutôt vision destructrice pour le pauvre bougre fondant sa décision d’aller ou non au cinéma sur le simple avis absurde et biaisé (volontairement ou pas on en jugera) d’une unique personne, perdant ainsi l’occasion de se forger son propre avis. Là on est plus proche de la dictature de pensée pour le coup formatée…

      • Ceci dit,quand on sait que dans le cinoche « Americain »,avant même d’avoir trouvé les acteurs du film,une quelconque trame d’histoire,les gars jubilent car ils ont déjà une date de sortie,on peut s’attendre d’entrée à ce que ça soit une « Bouzasse » qu’ils préparent..Ya qu’à mater « Les Avengers » ..Depuis combien d’années ils nous bourraient le mou déjà avec cette machine à fric?? ;)

      • Je te rejoins sur ce dernier avis,c’est pour ça que j’aime tant les critiques d’OC pour ma part,je le lis puis je mate ensuite sur le net sans prendre le risque de claquer l’équivalent de 2 jours de bouffe,pour gonfler les poches déjà archi pleines de prods’ et réals Americains.. :)

    • La dictature, c’est quand les plus nombreux ont raison. Jamais l’inverse. Et si ne pas être d’accord avec vous au sujet d’un film revient à le dénigrer, évidemment…

      Quand au sérieux de la chose, essayez donc le second degré, une fois que vous aurez accédé au premier par vos propres moyens.

      Ne me remerciez pas. C’est un plaisir que de vous offrir le barreau de l’échelle qui vous permettra peut-être, si vous vous décidez de lâcher votre branche à laquelle vous vous accrochez comme les disciples de Nolan s’accrochent à sa métaphysique à deux balles (celle de son cinéma en tout cas).

      • je ne ma fatiguerai pas à commenter l’absurde, surtout quand il cite JCVD, du haut second degré à n’en pas douter….Je n’entrerai pas non plus dans la logique d’attaque personnelle….bon troll! ;)

    • Le grotesque, c’est Pythonesque, c’est Hoffmannesque, c’est Arlequinesque.
      Baudelaire a écrit dessus et a affirmé que le public français de son époque était probablement l’un de ceux qui apprécie le moins ce style d’humour, préférant l’humour de moeurs. Si cela n’est peut être plus vrai aujourd’hui, des indicateurs comme les succès des Ch’ti et d’Intouchable le laissent présumer).

      Le grotesque est une autre forme d’humour, un autre style de critique.

  42. Mon très cher Odieux,je te suis reconnaissant de toute la thune que tu me fais économiser depuis 3 années que je n’ai pas posé mon cul blanc dans une salle obscure,sans compter celle que j’économise,en travaillant mes abdos’ depuis mon Rocking chair en me marrant devant tes critiques,sans avoir à m’inscrire dans une salle de Gym’ ..

    Depuis que je ne mate les films qu’en streaming sur le Net’ ,en qualité HD filmée avec les pieds,depuis le couloir du cinema entre 2 entrebaillements de porte,j’apprends même à comprendre les sous-titrages en « cyrillique » doublés en Pakistanais. je te dois toute ma culture,tu es mon Héros,mon idole..

    Signé: Ton Krustouille Qui t’idolatre…Edit: j’ai déjà une nana,la vie est vraiment dégueulasse.. ;) Prends soin de toi l’ami. ^^

  43. Je découvre ce blog avec cet article.
    Je reconnais qu’il y a du boulot et du potentiel, mais en l’état, ce n’est ni drôle, ni pertinent, ni bien écrit.

    Ne vous reposez pas sur vos lauriers et évitez de croire ceux qui vous louent, si vous souhaitez progresser. Mais le souhaitez-vous, seulement ?

    A odieux connard, odieux connard et demi. ; )

  44. Bonsoir l’Odieux, vous soutenez l’incohérence suivante :

    « tout reposait donc sur le fait qu’il fallait que Dagget ait tout seul une idée stupide (oublier que tout se jouait sur une élection au conseil d’administration, la base du truc), fasse appel à Bane de lui-même pour ne pas qu’il sente que c’était moisi (et incroyable coïncidence, il l’a fait) et que Bruce Wayne décide de confier sa boîte à une actionnaire inconnue plutôt qu’à un de ses hommes de confiance (ce que lui aussi a fait de manière parfaitement idiote). »

    Je pense que votre interprétation est un peu réductrice : si Dagget avait atteint son but, il n’en aurait été pas moins très facile à manier par Bane, que cela soit par le chantage ou la violence. Marion Cotillon aurait pu suivre les opérations de près en exigeant de devenir sa vice présidente ou femme de confiance grâce à la persuasion de Bane…
    L’idée de base était d’introduire préalablement le CA de Wayne et semer la confusion, pour la suite Bane et son accolyte pouvaient s’adapter à toute éventualité.

  45. Le coup de l’armée souterraine n’est pas si débile que cela, depuis 30 ans (?) des générations de gugusses vont percer des trous et renforcer des galeries dans les catacombes Parisiennes. A part ce coté monomaniaque, ils jouent également à cache-cache avec la police nationale (et l’IGC) ou s’amuse à perdre les touristes dans les 250km de galeries (ça devrait vous les rendre sympathique).

  46. C’est dommage d’inventer des incohérences là où il n’y en a pas et d’en manquer d’autres, certes plus subtiles et sur lesquelles il serait plus difficile d’appuyer mais bien plus pertinentes.

    En ne parlant que de la scène d’introduction, le plan n’est pas simplement de capturer le docteur, mais de le faire passer pour mort, l’incohérence n’est donc pas de le fait que Bane se passe de cookies devant la télévision mais dans la réalisation du plan uniquement.

    Plus loin dans l’article, vous notez, à raison, que Bane donne le nombre de victimes de l’intervention de sa milice dans une affaire policière, il dit en effet que cette intervention stupide a coûté la vie de trois personnes, mais il ne parle absolument pas des tués par le sniper, il parle du commissaire et de ses deux sbires qu’il prévoit de tuer.

    De même en effet les filiales militaire produisent, mais les prototypes ne sont pas exploités justement pour éviter que cela ne tombe entre de mauvaises mains comme Fox l’explique (ce qui est certes idiot, mais encore une fois vous appuyez au mauvais endroit).

  47. putin le pavé pour dire de la merde sur un film correct, impressionnant
    tu m’excusera je n’est lu que deux para, je commençais à m’endormir sur ton pavé

    • C’est très intelligent ça, de décider que c’est de la merde en avouant que tu n’a rien lu du tout. Ce n’est pas du tout du troll ou une réaction de fanboy qui se masturbe sur un mec déguisé en chauve souris…

      • Tu es en train de démonter quelqu’un qui donne simplement son avis. Et quand on critique l’OC, on nous monte en justice…

        Je le redis : Si ce film c’est de la merde, c’est quoi Batman et Robin, spoilez-le OC, il le mérite vraiment plus que ce film et vous montrerez que vous avez du goût.

      • En fait je ne pense pas, ce serait tirer sur une ambulance… l’intérêt d’un site comme celui ci est justement qu’il prouve que des films présentés comme géniaux sont des daubes. Prouver qu’un film que tout le monde a trouvé nul est nul n’a pas vraiment d’intérêt, il y a nanarland pour ça.

      • Monsieur Alexis, permettez-moi de vous dire que vous êtes un gros débile.
        Le commentaire de monsieur « le chieur » (quel pseudo éclairé !) vient de se faire violemment et logiquement descendre car il dit en substance : « j’ai pas lu l’article mais c’est de la merde ». Si vous appelez ça « donner simplement son avis » sans rigoler (ou sans intention de troller), je vous suggère de vous jeter du haut d’un pont afin de relever le niveau moyen de l’espèce humaine (au cas où vous n’auriez pas compris, ceci est une simple remarque acide, je ne vous souhaite bien sûr pas de mourir, mais espère simplement que vous tourniez sept fois vos doigts avant de commenter, et que vous appreniez la différence entre « donner son avis sur un article » et « ne pas lire un article mais dire que c’est de la merde »).

        Quant au débat sur ce film, il me semble absurde. Quand monsieur Connard poste un billet sur un film, c’est pour le descendre avec un zeste de mauvaise foi. Or certains d’entre vous semblent découvrir la particularité de ce blog… Si vous n’aimez pas voir quelqu’un vomir sur les blockbusters de façon odieuse, ne venez pas sur ce blog, honnêtement : c’est une perte de temps à la fois pour vous (je doute que monsieur Connard ne décide soudain de se repentir en disant « oh la la il faut que je sois gentil ») et pour nous (qui devons supporter vos commentaires absurdes et ridicules).
        Merci de votre compréhension.

  48. Il ne donne pas son avis, il troll, il dit lui même qu’il a pas lu l’article. Est ce que l’on critiquerait un film qu’on a pas vu ou un livre que l’on a pas lu ? Et bien cet individu, avoue ne pas avoir lu cet article mais il se permet de le critiquer.

    Concernant Batman et Robin, oui, ce film c’est de la merde. Mais ce n’est pas le sujet ! Le sujet ici, c’est un film dont on nous a rabâcher les oreilles et les yeux que ce serait LE FILM DE LA DÉCENNIE. Or, non seulement les critiques ne sont pas d’accord là dessus, mais en plus le film déçoit de nombreuse personnes. Il faut arrêter avec cet argument du genre « ah ouais, mais ce truc là est pire, donc il faut pas critiquer » parce que dans ce cas, on ne pourrait jamais rien dire sur quoi que ce soit.

    Une critique n’est pas sensée être objective de toute manière, sinon on ne parlerai que de l’avis de la masse aveugle, des rentrées du film et des bénéfice qu’à fait l’auteur dessus. Un avis n’est jamais neutre, il vient d’une opinion personnelle. Et perso, ça m’embête déjà beaucoup que la plupart des fanboys démontent les détracteurs de ce film en les insultants et en disant « T’es pas objectif » ou d’autre argument tout aussi fallacieux et irrecevable. Alors quand un mec arrive comme ça et se montre encore plus insultant en critiquant le critique en disant qu’en plus il a pas lu l’article, je pense que je peux me permettre de le descendre.

    • « Est ce que l’on critiquerait un film qu’on a pas vu ou un livre que l’on a pas lu ? »
      Oui, Twilight.

  49. premièrement je t’emmerde avec ton mot troll débile,
    deuxièmement, j’ai lu deux para de son pavé, et les seules choses que j’ai lu c’était de la merde au point de m’endormir, ensuite j’ai survolé le pavé pour y lire deux trois chose toute aussi niaise que soporifique
    troisièmement, tu viens me critiquer et m’insulter notamment de fanboy qui se masturbe, mais débile tu crois faire quoi en protégeant l’auteur hein?
    allez va continue de le masturbé comme tu dis si bien

    • Je ne lui voue pas un culte, crois moi bien, et je ne le protège pas. Je ne suis pas d’accord avec lui sur certains articles, notamment celui des chats. Mais moi au moins, j’ai lu son travail avant de me faire un avis le concernant.

      Tu pense qu’en survolant 10 minutes le travail de quelqu’un tu obtient le droit de donner un avis ridicule ? Je pense même pas que tu ai vraiment lu l’article, vu que tu considère certains passage comme niais ( la première fois que l’on verra de la niaiserie chez l’OD, il faudra s’inquiéter et lui montrer la pension de retraite la plus proche à mon avis ).

      Ah oui, et aussi, c’est parce que je m’en prend à toi que j’idolâtrerai un auteur ? Parce que tu vois, moi, je viens t’insulter et te montrer que tu fais de la merde juste parce que tu en fais. C’est tout.

      D’ailleurs, vu comment tu parle, je sais ce que tu es en plus d’être un petit fanboy léchant les bottes de ton héros, tu es un gamin de 10 ans ( 14 maximum ).

    • Et donc, c’est en lisant en diagonal que tu pense pouvoir critiquer de cette façon le travail de ce mec ? Tu serai pas le genre à décidé de la qualité d’un truc à ses premières seconde par hasard ?

      Et je pense être relativement en droit d’insulter un mec ayant un comportement de gamin de 14 ans maximum et qui se permet de penser que c’est parce que je le critique et l’insulte que je suis forcément fan de monsieur Connard. Ben non tu vois, il y a même des articles avec lequel je ne suis profondément pas d’accord, comme l’article sur les chats. Donc non, je ne ferais certainement pas la table basse d’Odieux, mais ça ne m’empêche pas de te dire la vérité en face.

      • mais regarde toi serieux debile avant de me parler,
        tu ose essayer de me faire une morale que tu n’est même pas capable d’appliquer à toi même

    • « Enfoncage » de portes ouvertes :

      Juger un article en le lisant en diagonale : OK
      Ne pas aimer M. Connard : OK,

      Par contre poster un commentaire pour ne dire que « c’était de la merde au point de m’endormir » : c’est du troll en plus c’est grossier (dans les deux sens du terme).

      Donc la prochaine fois, tu argumentes ta critique sur plus de deux lignes et en restant poli.

      Merci

  50. Moi ce qui me désole c’est qu’on dirait que ceux qui ont aimé le film crient à l’hérésie à propos de cet article, et que ceux qui n’ont pas aimé adulent l’auteur comme le Messie.

    J’ai beaucoup aimé le film. On est loin des meilleures oeuvre de Nolan mais j’ai quand même passé un bon moment. Et pareil pour l’article : il est long mais intéressant et drôle. Et heureusement, relever des incohérences qui sont pour la plupart des détails ne change pas le fait que sauf à les chercher elles ne pourrissent pas le visionnage (en tout cas pour la personne lambda).

    Ensuite, quand vous voyez des merdes style 2012 mais qui « s’assument » vous affirmez que le film n’est pas si mauvais justement parce qu’il s’assume. Et bien il est évident que c’est pareil pour ce blog, et il n’y a pas besoin de lire les autres articles pour le comprendre.

    Soyons ouverts, évitons les insultes et laissons les gens aimer ce qu’ils veulent. vous savez pertinemment qu’il est de toute façon impossible de convaincre qui que ce soit par une discussion écrite sur internet…

  51. Je n’ai pas vu le film, je ne comptais pas aller le voir, mais grâce à cet article, je ne le téléchargerais pas : ça me ferait chier de contribuer à la diffusion de ce qui est -subjectivement, off course- une grosse bouse survendue.

    L’article est un putain de pavé, mais ça se lit bien. C’est le genre d’article qui se prêterait bien à la diffusion en ePub, pour pouvoir en profiter sur nos liseuses, bien plus adaptées que nos écrans de PC à la lecture des formats longs … je dis ça, je dis rien.

    Sur le fond, c’est ça Hollywood maintenant : des produits formatés, des acteurs sélectionnés parce qu’ils feront gagner des parts sur tel ou tel marché (clairement le cas de Cotillard, qui n’est là que pour garantir X milliers d’entrées sur le marché francophone), des scénarios rythmés, mais dépourvus de toute cohérence de temps, de lieu, des personnages terriblement unidimensionnels.

    Les scénarios bien écrits, les personnages bien construits, aujourd’hui c’est du côté des séries qu’il faut le chercher. Dans les films, pas le temps de développer, pas le temps d’être cohérent.
    Ces films sont écrits en prenant l’hypothèse que les spectateurs sont des parfaits abrutis (a self-fulfilling prophecy, comme on dit), qu’il faut tout leur dire, tout leur montrer, mais qu’ils ont une capacité d’attention de 15 secondes et une mémoire de poisson rouge (pas besoin de cohérence donc, ou d’intrigue qui tienne la route).

    TOUT ce qui compte c’est :
    – une « franchise » connue (donc: superhéros et remakes à gogo)
    – des noms connus pour le réalisateur et les acteurs (assure une masse critique de fanboys qui feront le buzz)
    – un bon trailer
    – la possibilité de faire des produits dérivés (puisque c’est là en partie là que se fait le fric)
    le reste c’est marketing, marketing, marketing.

    La vie en salle du film c’est 2-3 semaines. S’ils arrivent à faire assez fort le jour de la sortie, ils peuvent même s’en sortir avec un bouche-à-oreille très négatif. Et après tout, quand Bob-le-spectateur se fait enfiler de 60€ pour aller voir un film avec femme et enfants, il cris pas sur tous les toits qu’ENCORE une fois, il a été un gros pigeon qui s’est fait avoir par le marketing … non, Bob-le-pigeon il dit qu’il à trouvé le film « divertissant » :)

    S.

    • Toute la philosophie du cinéma blockbuster résumée en 19 lignes (même pas toutes complètes), je n’ai qu’une chose à dire: respect monsieur.

    • Bravo cher ami, vous venez à l’instant de prouver que vous êtes un magnifique spécimen de cette gatégorie de gens qui, non content de se gonfler d’une soi-disant supériorité en traitant les autres de moutons, montrent qu’ils ont tous les attributs de l’animal sus-cité en se fiant à l’avis volontairement biaisé d’une seule personne pour aller voir un film.
      C’est beau.

      • On est tous le mouton de quelqu’un d’autre. Sauf moi bien évidemment.

    • « Les scénarios bien écrits, les personnages bien construits, aujourd’hui c’est du côté des séries qu’il faut le chercher. »
      scénarios bien écrits … personnages bien construits … séries … DOES NOT COMPUTE

    • « Je n’ai pas vu le film, je ne comptais pas aller le voir, mais grâce à cet article, je ne le téléchargerais pas » Tu es au courant que le blog de l’OC fait preuve d’une mauvaise foie exacerbée volontaire pour descendre des films ? Non c’est juste une question…se faire un avis en lisant une critique volontairement subjective c’est légèrement stupide

  52. Avoir ses détracteurs n’est-ce pas la preuve de son succès ? Félicitation Odieux.
    Il est dommage que certaines personnes se bornent à refuser de comprendre vos motivations U__U
    J’aime toujours autant vos articles, pertinent, drôles et mettant le doigt sur les tas d’incohérences qui font nos films.
    Ce qui m’attriste c’est que d’autres défendent beaucoup trop farouchement le « cinéma » d’aujourd’hui.

  53. C’est quand même dommage de prendre des raccourcis aussi faciles pour tout ce qui ne te plaît pas dans le film.

    Je ne vais pas énumérer chacune de « tes incohérences » et expliquer pourquoi tu as faux sur pas mal de choses, mais tu ne prends pas le temps
    Au début du film, la scène de l’avion, le crash est fait pour faire croire aux autorités que les prisonniers sont tous morts.
    Bon je n’ai pas le temps de faire un pavé pour tous les autres exemples.

    Je ne sais pas comment tu fais pour aller au cinéma, tu dois te poser des milliers de questions à chaque film que tu vois, c’est dommage tu ne dois pas pouvoir apprécier beaucoup de films.
    Et là, je ne donne même pas mon opinion sur ce film pour savoir s’il est bien ou non. TOUS les films ont des faux raccords, des mauvaises transitions, ce n’est pas possible d’avoir un film parfait.
    Je n’imagine même pas si tu regardes un film moyen, tu dois sortir de la salle de cinéma au bout de 15 minutes.

    Bref, je suis déçu de ce blog, je pensais à un article mieux construit, mieux préparé sur les incohérences, sur le scénario, ou sur la partie finale du film par exemple.

    Bon sur ce, je retourne mater des films de Luc Besson, au moins c’est mieux que TDKR.

  54. J’ai volontairement attendu de voir le film avant de lire la critique exprès pour me faire ma propre idée et je rejoins l’OC sur les dialogues, qui m’ont tous parus étranges déjà dans le cinéma, et encore plus après avec le recul. Tous ces monologues amenés sans raisons, et qui n’ont rien à voir avec ce dont les personnages se disaient avant…

    Le plus flagrant reste à mes yeux celui de Blake, qui rencontre Bruce pour la première fois (sans grande difficultés pour un mec supposé reclus) et qui lui raconte toute sa vie et son enfance : heu pourquoi ? o.O La façon dont il a soit disant découvert l’identité de Batman est un peu limite aussi (ce n’est que mon avis certe)

    Idem pour le « Monologue du méchant » de Miss Cotillard, j’aurais tellement aimé que Bruce/Batman découvre son identité autrement que par ce gros cliché :( A l’inverse, il a par contre découvert l’identité du « père de l’enfant » un peu trop vite à mon goût, surtout dans l’état où il se trouvait à ce moment du film.

    Après, au niveau de l’article, je trouve aussi que vous ne vous concentrez pas sur les vraies incohérences (que l’on remarque pourtant à l’écran) plutôt que d’en inventer à côté (j’avais eu un peu le même ressenti sur votre critique de La Planète des Singes) : il y avait pourtant matière à faire un bel article beaucoup plus difficile à descendre s’il pointait les vrais problèmes. Un précédent commentaire avait déjà abordé cela sur la scène de début, avec la transfusion sanguine qui change subitement l’identité d’un homme, ça aurait valu le coup qu’on s’attarde dessus tellement c’était confus.

    Enfin j’ai quand même passé un bon moment en vous lisant mais je continue de trouver dommage que certains lecteurs se contentent de votre avis pour ne pas aller voir un film : faites vous votre propre avis bon sang ! C’est tellement plus drôle de comparer la critique avec son ressenti au moment du visionnage (surtout qu’il n’est plus nécessaire de payer pour voir les films de nos jours si on est un peu dégourdi ^^) En général, plus la critique est acerbe, plus cela me donne envie de voir le film pour me faire ma propre idée et voir si les incohérences relevées par l’OC sont bien réelles, et non pas liées à un raccourci de sa part (cf. Prometheus) :p

  55. Haha, toujours aussi énorme. Ça m’a pris une heure à tout lire, mais quel régal ! Et pour ne rien gâcher, l’intervention ô combien ridicule de Youness qui visiblement ne maîtrise ni les subtilités du Français, ni celle de l’humour, et qui s’est ridiculisé à un point que n’importe qui d’autre à sa place rêverait d’une « table rase ». Tout simplement, épique, merci ! :)

    • Non, j’ai trouvé qu’il y avait de bons éléments dans le message de Youness. Le film est scénaristiquement mauvais, je trouve d’ailleurs que Nolan ne sait pas vraiment raconter une histoire. Mais l’article d’OC n’est pas bon : trop long, trop lourd, plus un exutoire qu’un texte drôle (avec une ou deux tentatives d’humour vraiment pitoyables).
      (Youness) « Mais ne faites pas passer cet article abusivement long pour un éloge de la raison et du bon sens dans l’excès et dans le second degré. » Voilà, ça je trouve bon.
      « ne maîtrise ni les subtilités du Français » c’est une attaque de forme, c’est palier 5 de la pyramide http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Graham%27s_Hierarchy_of_Disagreement_%28French%29.svg
      (il faut rester dans les paliers 1 à 3)

      • Flanc. Toujours commencer par une bonne insulte. Si ta pyramide n’a pas unee base solide elle va se casser la gueule

  56. Je me suis bien marré en lisant votre prose (mention spéciale au « golem fécal » que j’ai trouvé excellent).
    J’étais pas très chaud pour aller le voir (le Dark Knight m’avait ennuyé) mais la lecture de votre article m’a fait économiser un billet de cinéma. Mon portefeuille vous remercie.

  57. D’habitude assez fan de l’OC, que je trouve très drôle et très fin, je savais qu’un cliquant sur le lien vers cet article je finirais de mauvaise humeur.

    Au bout de deux lignes de lecture de cet article (sans doute très drôle), j’ai décidé d’arrêter car je préférais garder un bon souvenir de ce film que j’ai apprécié (je ne me lancerai même pas dans une pseudo-critique intellectuelle, j’ai passé un bon moment, c’est tout).

    Et puis, je ne sais pas ce qui m’a pris, je suis allée lire les commentaires des lecteurs. Fatale erreur. Outre les fanboy/fangirl inconditionnel/les de l’OC, ce qui m’attriste le plus ce sont ces personnes – incapables de se faire leur propre avis sur le film – qui détournent la portée de cet article pour en faire une critique cinématographique qui décidera à leur place que ce film ne mérite pas qu’on aille le voir.

    Aux quelques personnes qui « avaient l’intention d’aller voir le film, mais qui à la lecture de cette critique ne s’infligeront pas cette bouse » : peut-être qu’après tout les moutons ne sont pas ceux que l’on croit…

    • Bonne intervention, et très bonne conclusion. Je suis assez étonné moi aussi de voir souvent tant de fan attitude dans les commentaires par ici. C’est le cas de bien d’autres sites également, j’ai cherché une explication, et je me dis parfois que les gens doivent se sentir bien seuls, donc recherchent une « communauté », même virtuelle. Du coup si on arrive et qu’on critique le propriétaire des lieux, on se prend vite une volée de bois vert.

      • Le very bad trip ici, ne se situe pas tant dans le propos de l’article que dans les commentaires. L’Odieux Connard a créé, malgré lui, un monstre dégoulinant de pédanterie et de cuistrerie s’exprimant dans deux commentaires sur trois. J’ai beaucoup de peine pour tous ceux qui, comme je l’ai expliqué dans mon commentaire tout en bas, vivent par procuration le personnage de « l’Odieux Connard », parodiant ce dernier en empruntant des termes vieillots, ampoulés, afin de démontrer leur supériorité intellectuelle. Un tel condensé de frustration provoqué par la vacuité de leurs vies ne m’a jamais été donné à voir, sur aucun autre site.

  58. Cher OC,

    Le plan de Miranda et Bane était que Miranda prenne la tête de Wayne Enterprise afin de ruiner Bruce et de s’emparer de la bombe dont ils connaissaient l’existence grâce au Dr Pavel.

    Ensuite, bien que cela soit une supposition, il est fort probable que Miranda, une fois PDG de Wayne Enterprise, soit parvenue à localiser l’endroit où Fox concevait l’équipement de Batman. Cela expliquerait la scène où Bane, après avoir littéralement brisé le chevalier noir, accède à son armurerie secrète. Rien n’affirme explicitement dans le film que c’est de cette façon que Bane ait pu trouver l’arsenal de Bruce, mais on peut analyser le plan des méchants comme suit : à partir du moment où l’on connaît l’identité de Batman, que l’on parvient à le virer et à le remplacer au sein de sa propre société, il devient théoriquement possible d’accéder à certains lieux clés comme son arsenal. Je doute que seuls Fox et Bruce soient au courant de l’emplacement de ce dernier. Il y a bien des techniciens qui y accèdent, on le constate à la fin lorsque Lucius demande à ces derniers le pourquoi du comment à propos du pilotage automatique de la Bat. Par recoupement, et à force de recherches, Miranda a fort logiquement pu trouver le pot-aux-roses.

    Concernant le « plan foireux » de Dagget :

    Il serait tentant dans son cas d’affirmer que rien ne peut expliquer sa connerie, et que son manque totale de clairvoyance est une mauvaise corde scénaristique pour propulser Miranda à la tête du conseil.
    Cependant, son erreur nous semble évidente parce que nous savons, nous spectateurs, que Bruce Wayne est Batman. Or, dans le film, Dagget se fait griller car Batman le voit en compagnie de Bane. Donc direct, si le gars avait à la base de bonnes chances d’être choisi pour remplacer Bruce, il n’en a dès lors plus aucune. En y réfléchissant, Miranda et Bane avaient l’embarras du choix pour le mettre hors course dans cette succession. Il suffisait que Batman les voit ensemble, qu’une vidéo adressée à Bruce les montre et le tour était joué.
    Reste la question: que diable Batman faisait-il là à cet instant précis pour sauver in extremis la catwoman ? Probablement l’avait-il pisté grâce au vol de sa voiture et s’était amusé à la suivre en pensant qu’elle le mènerait à Bane…Et bingo !

  59. Déçu déçu de cet article, car d’une part, on vous a connu en bien meilleur forme, et pour moi vous avez oubliez le meilleur du film, à savoir Marion Cotillard qui remporte la palme de la plus mauvaise mort de tous les temps. Et puis quant au fait que le « grand » twist du film est totalement téléphoné (le gosse dont on ne dit pas le nom) vous auriez pu souligner que le plus ridicule vient du fait que le spectateur peut tout de suite deviner la supercherie lorsqu’on apprends que Bane a été blessé en prison et que dans les flashbacks on voit l’enfant sortir du trou frais comme un gardon! Et puis vous avez oublié la règle d’or d’hollywood, « si un français joue dans le film, son personnage est forcément un enfoiré ou un imbécile », donc le retournement de situation est prévisible dès le départ.
    Enfin, j’espère vous retrouver en forme pour « Abraham Lincoln Chasseur de Vampires »! Bien à vous.

      • Oui. « a tenté » sonne faux parce que beaucoup de gens utilisent un barbarisme.

        En vérité, « ait tenté » est au subjonctif, qui est le mode de l’hypothèse. Or, si on accomplit une action après une précédente, cette action première n’est plus hypothétique puisqu’elle s’est produite, donc l’emploi du subjonctif est incorrect et absurde. Et uniquement motivée par un réflexe oral « il y a un que, donc je dois donc mettre du subjonctif » alors que la règle est plus complexe.

        La forme correcte est bien « après que Batman a tenté ». Certains diraient même « après que Batman eut tenté » pour brouiller les pistes (il s’agit alors de passé antérieur : c’est bien de l’indicatif mais ça sonne comme « après que Batman eût tenté », qui lui est un subjonctif plus-que-parfait. La langue française est merveilleuse). La meilleure façon de mettre tout le monde d’accord, c’est encore de transformer le verbal en nominal. « Après/Suite à la tentative de Batman »…

      • Une règle d’Internet veut que tout message visant à en corriger un autre contienne au moins une faute. Puisse le lecteur excuser le « motivée » en lieu et place de « motivé ». Qui sait même si cette coquille n’est pas la seule de la plage.

      • Sous les pavés, la page <3

        Et puisque vous m'y incitez sans le vouloir.
        Vive la France ! Vive la République ! Et vive le Maréchal Pétain !

      • Merci M/Mme Grammaire pour votre intervention. C’est vrai que je m’étais déjà posé la question, pourquoi du subjonctif ? Au moins j’ai appris quelque chose, et comme souvent j’aurais dû creuser mon intuition au lieu de laisser passer.

      • Ne me faites pas rougir, Ranyanya. Le terme de « grammaire-pétainiste » n’est qu’une tentative – non la mienne, précisé-je – de franciser un étonnant « grammar-nazi » plus couramment utilisé ; après tout, nous ne rectifions ni de l’anglais ni de l’allemand.

        Ballmeyer, merci de le prendre ainsi. Cela me change agréablement des « lol, osef ».

  60. Deuxième article que je lis sur ce blog et je dois dire que j’ai du mal avec la surenchère d’incohérences fictives qu’un second visionnage permettrait de supprimer et qui donnerait plus de crédit au reste du poste.
    Certains passages mon franchement fait rire mais je trouve dommage d’influencer des personnes à ne pas aller voir un film en usant d’incohérence qu’y ne sont pas présentent. Élément déjà fort présent et déplaisant dans la critique de « prometheus ». Je suppose que les personnes choisissant de lire ces critiques avant de voir le film ont déjà un a priori négatif sur le film où le réalisateur et trouvent une confirmation dans votre post.

    Par contre si l’exercice « critique »(entre guillemets car de nombreux aspects d’une critique de cinéma ne sont pas développés malgré la longueur du post) est aisé, la lecture de ces posts m’interpelle et est à l’origine d’une question:

    Pouvez vous citer des films ne présentant pas toutes ces incohérences, ellipses et autres scories et qui donc trouvent une forme de grâce à vos yeux? Cela m’intéresse grandement.

    Enfin, je vous plein si vous n’êtes pas capable de prendre du plaisir devant un film en acceptant certaines ellipses et autres incohérences inhérentes aux films de part leurs durée.

  61. Bonsoir cher monsieur connard,

    J’ai vu le film et j’ai aimé.
    Que ce soit l’attaque commando dans l’avion, la prise d’otage, les courses poursuites, les scènes de combats …

    J’ai aimé. Et je vais même plus loin : c’est à mon sens un bon film de DIVERTISSEMENT, de SPECTACLE.

    Bien sûr il aurait suffi à Bane de tuer un quidam, lui transfuser du sang de Pavel, le brûler, de s’arranger pour que la CIA le trouve, et tout ça, au sol pour faire croire à la mort du professeur (tout en économisant pas mal d’efforts, de sousous et avec une chance de réussite plus élevée), pour le même résultat.

    D’accord les prisonniers auraient pu dire à Bruce que l’enfant en question n’était pas Bane, ou même il aurait suffi qu’ils disent que c’est une fille.

    Et ainsi de suite…. au détriment de l’action, de la tension, de la surprise ?

    De même ce n’est pas choquant pour moi toutes les ellipses, les scènes coupées.

    Peu me chaut de voir la scène ou Bruce apprend la mort de Dagget ou encore de voir les sbires de Bane faire entrer leurs armes à la Bourse pour rallonger le film en longueur, ralentir le rythme.

    De même, plutôt que de nous farcir de longues scènes où l’on verrait Blake et Gordon apprendre à se connaître, ou Blake découvrant petit à petit la véritable identité de Bruce, Nolan par ses « raccourcis » permet de présenter, dès le début du film, Blake en allié de Batman.

    Donc oui j’ai aimé ce film pour ce qu’il est, un film d’action, un blockbuster qui utilise des « recettes », des « conventions » avec un scénario qui tient un temps soit peu la route mais qui reste efficace.

    De même j’ai adoré l’article de OC, pour les incohérences relevées, pour sa plume fécalo-mysogino-sadico-pédalo(eh oui ça rime)-sarcastique, pour ses dialogues pastichés, mais en dépit de ses incohérences, exagérations, lourdeurs dans le style.

    Je trouve dommage que certains se fondent un avis tranché uniquement en lisant cette critique, bien écrite drôle, souvent pertinente mais ouvertement axée sur les trous, les incohérences du scénario n’altérant pas forcément le but premier, selon moi, d’un film : le divertissement.

    Mais bon, ce n’est que mon avis.

    Maintenant il faut que je retrouve mon chiot. Vous ne l’auriez pas vu ?

  62. Article correct, sans plus !

    Mais j’étais prêt à parier que vous auriez noté d’autres incohérences, qui m’ont personnellement choquées. Le coup du professeur Pavel qui transforme un réacteur en bombe en 5 secondes, du millier de prisonnier qui sortent tous de la prison armés de kalashnikov (et c’est bien connu, les prisons américaines regorgent de ce genre d’armes), ou encore la bat qui est censé avoir parcouru les « 10 km de rayon » en 1’30 (soit un joli 400 km/h).

    La palme reviendrait à l’ingénieur qui a conçu les camions porteurs des bombes, qui n’a pas oublié la petite trappe ouvrable de l’extérieur non verrouillée, histoire que notre cher commissaire Gordon puisse arriver à son but (et j’imagine mal la consommation de 5 camions roulant 24/24 pendant 5 mois).

    • Ce que vous appelez des incohérences n’en sont absolument pas. Si vous vous étiez montré plus observateur, ou si vous vous étiez documenté, vous sauriez que:

      -Pavel a uniquement besoin de déconnecter le coeur du réacteur pour le rendre instable, car dans la majorité des centrales et des bombes dites nucléaire, le plutonium-uranium utilisé devient très facilement instable. Ensuite, la seule chose qui en fait une bombe, c’est une charge explosive dont la déflagration provoquera une réaction avec le coeur. Si la procédure a probablement été simplifiée, il n’en reste pas moins que Pavel devait uniquement déconnecter le coeur.

      -Dans la scène de la prison, avant que les prisonniers n’en sortent, les hommes de Bane y entrent chargés chacun d’un gros sac noir type militaire. C’est justement parce qu’on ne montre pas chaque élément de l’intrigue, que le public est prié d’utiliser son cerveau.

      -La Bat est un type d’avion ultraperfectionné inventé dans l’univers Batman. Vous avez crié au scandale lorsque Peter Parker a mis au point ses lances-toiles ?

      -Quelle importance « la petite trappe » ? Lorsque Bane cache la bombe dans l’un des camions, la porte se referme et est uniquement bloquée à l’aide d’un verrou. Cette petite trappe est bien sûr une facilité scénaristique, ça ne l’empêche pas d’être logique. Qui serait assez idiot pour installer un verrou sur le toit ouvrant d’une voiture (et encore, dans ce cas-ci, vous pouvez l’ouvrir de l’intérieur, ce qui n’est pas le cas sur les camions) ?

      Certains éléments s’expliquent plus logiquement que d’autres, mais lorsqu’on cherche des incohérences dans un film où un homme se balade habillé en chauve-souris… Dans la réalité, les américains lui tiraient dessus dans la rue.

      • « La Bat est un type d’avion ultraperfectionné inventé dans l’univers Batman. »
        Non. Le monsieur au-dessus dit : 10 km en 1 min 30 s, et encore il est très gentil sur la distance de 10km. Ca demande une vitesse constante de 400 km/h. Or l’avion doit accélérer : la bombe et le câble peuvent-ils résister à une telle accélération ; et Batman peut-il s’éjecter à grande vitesse ? Oui si tout le cockpit s’éjecte, avec lui dedans. Ca me semble limite quand même, donc non réfléchi de la part du scénariste.

        « Cette petite trappe est bien sûr une facilité scénaristique, ça ne l’empêche pas d’être logique. »
        Non. C’est justement ce qu’on reproche au film, des facilités scénaristiques (parfois immenses). On transporte une bombe nucléaire dans un camion et vous êtes prêt à avaler que n’importe qui peut entrer dans le camion par une petite trappe au-dessus. Non, cent fois non.

      • @Ballmeyer: 400 km/h n’a rien d’incroyable pour un « avion », le spitfire (avion anglais) mis en service en 1936 pouvais déjà atteindre une vitesse maximal de 575 km/h, pourtant celui ci de nos jours est totalement dépassé. A propos de l’éjection les premiers sièges éjectables sont essayés dès 1943 et ceux ci fonctionnent déjà à l’époque pour des vitesses allant jusqu’à 420 km/h, dès 1946 on réussie des éjections à plus de 800km/h.

        Ainsi il n’y a rien d’incohérent dans la vitesse ou l’éjection.

  63. Ouaip. L’article est un peu violent et d’une mauvaise foi parfois obtuse. Mais je dois reconnaitre que je n’avais pas payé pour voir un film hollywoodien depuis un bout de temps, et je m’attendais à mieux.

    En fait, on aurait remplacé Batman par John MCLane en combinaison de latex le film aurait rien perdu: c’est ça que je reproche au film, c’est pas Batman qu’on voit là, Batman est un surdoué doublé d’un stratège hors pair dans tous les comics, Et dans TDKR, dès qu’il tombe sur une situation quelconque… il tape. Même face à un type faisant 2 fois son poids. Et il lui faut 1h30 pour réaliser que son masque est son point faible. Il est beau le génie multimilliardaire!

    Quant au patriotisme forcené, gros plans de drapeaux et gamins qui chantent l’hymne américain, et les plans larges de New York qui se cache à peine, ça n’a rien à voir avec Batman. Ou est passée Gotham city? Elle est ou l’obscurité glaciale et menaçante de cette ville qui terrifie ses propres habitants? Qui crée l’atmosphère et le style gothique qui fait la marque de fabrique de la franchise?

    Enfin, des méchants différents des comics: Bane a une histoire différente, un masque différent, un personnalité différente… seul son nom reste. Ça et une voix impossible à comprendre en VO.

    Pour résumer, on a John McLane en Latex qui se bat en plein jour dans New York contre un terroriste masqué. C’est pas un mauvais film, c’est juste que c’est pas Batman. On peut argumenter des heures pour savoir si incohérences il y a, mais ça, c’est même pas discutable: je suis pas allé voir un reboot de Batman, je suis allé voir un reboot de Die hard.

    • Salut, plus que les (grosses) failles sénaristiques, c’est également ce qui m’a le plus manqué. Oui, en 8 ans, l’ambiance a changé à Gotham, mais personnellement, j’adorais l’ambiance graphique de the Darkknight, et j’ai été déçu par celle de TDKRises.

    • C’est aussi ce qui m’a déçu dans ce Batman : la plupart du temps, il fait jour !!!
      Alors que dans The Dark Knight et dans les comics, Batman fait tout pour ne pas sortir le jour (ou alors sous un autre déguisement).

  64. Quand je lis cet article, on pourrait résumer le tout à ce qui suit.

    Il aurait pu nous sortir à la première apparition de batman :

     » Mais attendez comment Batman a pu faire caca entre le temps où Bane sort de la bourse et a ce moment-là, on peut justement voir qu’il fait jour, et quelques scènes plus tard où la nuit est apparue. Mais comment a-t-il pu faire pour se retenir mon dieu ? Il a dû en mettre partout dans sa Batcombi…  »

    Cet exemple résume à lui seul tout cet article qui n’a absolument aucune objectivité et surtout bourré de mauvaise foi.

  65. Fidèle aux autres articles. J’ai adoré la trilogie de Nolan. Ça ne m’empêche pas d’apprécier les articles de l’OC, notamment celui-ci. Surtout quand on sait que ce n’est que mauvaise foi et incitation à alimenter la hate machine qu’est internet.
    Je tiens juste à dire aux personnes qui justifient leur choix de ne pas aller voir ce film uniquement car ils ont lu ce spoil qu’ils sont bien bêtes de se priver de ce film sous ce prétexte. Les spoils de l’OC ne sont pas destinés à être lus AVANT de voir le film mais après l’avoir vu.
    Voir un film c’est comme voir une pièce de théâtre, on ne voit que la scène et les acteurs. Ce que l’OC fait c’est de nous montrer les ficelles qui animent les décors, les acteurs qui passent derrière le rideau pour apparaître de l’autre côté etc.
    Ne vous servez pas des spoils de l’OC pour justifier votre inintéret pour ce film. Laissez vous portez parfois, détendez vous et appréciez de temps en temps ce genre de film. La trilogie TDR est pour l’instant ce qui à été fait de mieux dans l’univers du comics avec un univers un peu plus « mature » que ce qu’il se fait actuellement.
    Et les incohérences relevées sont inhérentes à tous les films. La magie du cinéma c’est aussi savoir faire abstraction de ce genre de petits défauts pour se laisser porter par l’illusion. Alors certes, les puristes auront toujours quelque chose a redire sur certains aspects. Même si moi aussi j’ai bien rigolé devant la mort de Marion Cotillard digne d’un acteur de nanards.

    • Permettez-moi de ne pas être d’accord avec vous.
      L’essence même d’un spoiler est de dévoiler des moments-clés de l’intrigue d’un film ou d’un livre à quelqu’un qui ne l’a pas encore vu/lu. Partant de ce principe, on peut dire à tout le moins que les spoilers de l’Odieux Connard sont destinés à tous.
      Ensuite, vous partez du principe que c’est dommage que des personnes se privent d’un bon film juste parce que l’Odieux Connard les en a dégoûtés. C’est normal, et je suis convaincue que tous ceux qui l’ont aimé penseront de même. Personnellement, j’ai détesté ce film, que j’ai trouvé insipide et ennuyeux, en plus de saboter certains personnages secondaires que j’avais adorés dans les films précédents (Que sont devenus l’arrogance insolente d’Alfred et son soutien indéfectible ? Et le flegme plein d’humour de Lucius Fox ? Zou, aux oubliettes.) J’irais même jusqu’à dire que Christopher Nolan veut tellement imposer sa patte à Batman qu’il déconstruit savamment tout ce qui fait le personnage… (Bruce Wayne fauché ? Mais bien suuuuuuuuuuuuuuuur…)
      Bref, de mon point de vue, les gens qui n’iront pas le voir s’épargnent deux heures trente d’ennui profond.
      Quoi qu’il en soit, à la fin de la journée, ni vous ni moi n’auront la moindre influence sur ces gens. Et l’Odieux Connard non plus, ne lui en déplaise (quoiqu’à mon avis, il fait plutôt ça pour le fun que pour influencer les masses)
      Les indéfectibles de Nolan/Bale/Batman iront voir le film, de même que les curieux et ceux qui veulent se faire leur propre opinion.
      Les tièdes et les hésitants prendront l’Odieux Connard, le tweet de X ou Y ou l’une des critiques négatives qui pullulent sur le net comme prétexte pour NE PAS y aller. Parce qu’ils n’avaient déjà pas plus que ça envie d’aller le voir à la base
      Et c’est ainsi que tourne le monde. :)

    • Euh…
      Je n’ai probablement jamais vu un film spoilé ici (peut être quelques uns par hasard). Et je ne les verrai pas avant des années. Tout simplement parce que mes occupations ne sont plus de regarder des films depuis pas mal de temps, mais j’aime lire et j’aime le ton utilisé par l’auteur de ce blog.
      D’ailleurs, je ne suis même pas tombé sur ce blog via un article sur un film, mais sur je ne sais plus quel sujet de société. C’est un blog de société, avec une préférence pour le cinéma ; d’ailleurs il y a beaucoup d’avis divergents, cela l’enrichit.

  66. Entre nous , entre The Dark Knight Rises et
    The Amazing Spider-Man, vous vous êtes
    clairement trompé de film à spoiler. Parce
    que le Batman reste malgré tout du Nolan
    – elliptique et un peu flou, mais jamais sans
    qualités – alors que l’autre, c’est niveau
    Twilight, le costume moulant en plus.

    • Faudrait que je voie le fameux « Memento » parce que pour l’instant, je trouve tous les films de Nolan propres mais fades, classiques et sans inspiration. Ce n’est évidemment que mon avis.

  67. Chouette article, aussi utile que celui que vous aviez fait sur Prometheus !
    Ce film est vraiment d’une débilité insondable ! Le canular ciné de l’année ! :D

  68. J’ai lu avec intérêt cet article et es enfin content de lire autre chose que « oooohhhhh ce film est genialissime de la mort qui tue ».

    J’en suis sortis… En suis-je sortis. J’en ai mal dormis en fait. C’est bon film mais aux fraises.

    Mon point de vue est qu’en voulant faire un Batman fatigué, on a obtenue une réalisation fatigué. Je vois bien en quoi the dark knight « rises » mais il n’y arrive jamais tout le long du film a mon sens.
    Autant les incohérences me semblent logique dans inception (ps c’est du rêve, ça justifie tout), mais pas quand on veut faire un Batman Plus ou moins réaliste.

    Et quid de la mort blaqué de Bane defendu par tom hardy qui malgres une direction pas au top s’en sort pas trop mal (ok ses dialogues sont pas top).

    Marion cothillard aurait pu être declaré méchante plus tôt (on savait déjà que c’etait elle depuis un moment) ce qui aurait accru sa perfidie. On a pas tant le temps que cela de l’apprécier, et donc on se retrouve avec un classic « alors donc en fait c’est moi et je t’explique ».

    Et merde c’est quoi ce face à face tout mou! Ok Batman est mou, ok! Mais pas Bane!

    Donc au final on regarde un Batman qui se laisse regarder, mais loin des éloges qu’on entend de ci de la. Et oui, ça sent le 4.

    Ps: Batman est fatigué, pas con. Pourquoi lancer des pétards de fête foraine contre Bane? C’est normal que Bane ne soit pas impressioné, un nourrisson ne le serait pas plus! C’est le corp de Wayne qui est meurtri, pas son équipement!

    Ps2: ça sent vraiment le 4 vu que Nolan produit le reboot de superman qui integrera la ligue des justicier. Donc un nouveau film Batman pour y recoller? Ou je me trompe?

  69. A tous ceux qui apprécient d’ordinaire les articles d’OC comme moi, et qui trouvent celui-là moyen, comme moi, dites-vous que vous pouvez être fiers : vous ne faites pas partie des « blogo-extrapolateurs », pour reprendre un concept de l’OC lui-même le ciné extrapolateur » : petit rappel (je cite):
    « Car oui : les extrapolateurs, ce sont ces curieux personnages qui sont prêts à trouver formidables des films au scénario se foutant ouvertement de leur gueule, pour peu qu’ils puissent ainsi compléter eux-mêmes les zones de vide intersidéral du script en inventant des choses. Présenteriez-vous du gruyère à ces braves gens sous l’appellation de coulommiers qu’ils tenteraient de combler les trous du pauvre fromage à l’aide d’un fameux baratin, expliquant que tout cela est bien évidemment parfaitement normal, et qu’il faut se creuser un peu la tête pour le voir. Leur vendriez-vous une maison à laquelle il manquerait un mur qu’ils s’enthousiasmeraient pour le génie de ce nouveau système d’aération : oui, l’extrapolateur est tout simplement une sorte de gros pigeon, qui, lorsque l’on pointe du doigt l’arnaque dans laquelle il se débat, se complaît à roucouler fièrement qu’à l’endroit où nous voyons arnaque, il voit bien plus loin (remarquez, du coup, ces gens là sont très pratiques pour l’économie de notre pays). »

    Donc voilà : j’apprécie beaucoup la grande majorité des articles de Monsieur Odieux, mais pas cette fois, pour les raisons citées (enfin, celles qui sont argumentées) plus haut par d’autres ; je ne suis pas un extrapolateur. Ou plus exactement, OC a placé la barre très haut, et il lui est parfois difficile de ne pas nous régaler autant à chaque article. Pour tous ceux qui se sont régalés, eux : tant mieux ; moi, j’attends le prochain !

    • Disons plutôt que cette fois c’est à ton tour d’être le con du jour de l’article (ou l’extrapolateur si tu préfères). C’est ça qui te contraries, rien d’autre.

      Note le côté positif : tu sais maintenant où s’arrête ton humour : OC se paie la tête du monde = drôle ; OC se paie ta tête = pas drôle.

  70. C’est marrant comment les gens s’en prennent aux incohérences d’OC en les justifiant de manière plus ou moins bancale.
    Le film est divertissant, parce que pour un film de baston et de super-héros y’a un effort d’une certaine construction.

    Pour revenir sur ce que je trouve indéfendable :

    – Le coup de la nuit et du jour me semble quand même avéré : à partir du moment où les policiers sont déjà sur les lieux du crime, qu’il fait jour et que la poursuite commence là, ils vont pas se poursuivre pendant une ou deux heures jusqu’à ce que la nuit tombe. Et la bourse était toujours ouverte, à l’heure présente, c’était même probablement l’heure du déjeuner (cf le mec qui demande un sandwich) donc à partir de là…0 (ou alors, les traders font des heures sups’, on est le 21 décembre avec la nuit NOIRE qui tombe à 17h30 de l’aprèm…)

    Le fait même que d’autres incohérences n’aient pas été cité montre que certes, ce que dit OC n’est peut-être pas tjrs parole d’évangile, mais que le film a des côtés bancals et que son intrigue est loin d’être géniale.

    Les impacts de balle sont supers voyants au sol. Ca mérite un point levé pour le faux-raccord.

    La conclusion est assez navrante :
    Le remorquage de la bombe par filin la fait quand même tomber par terre, pif-pouf, rien ne se passe. Personne ne fait gaffe à une bombe au noyau instable, on peut la faire tomber tranquillou ? (comme le fait de lancer les gros missiles du bat sur le camion qui la transporte, suffit qu’on perce le plomb et plouf, plus de Gotham)
    Et puis franchement, on m’expliquera comment Batman est descendu de la BAT, alors qu’il monte clairement dedans et qu’il n’a qu’une minute pour échapper la bombe et que SURTOUT la bombe explose de « l’autre côté de la baie », ce que je suppose ne pas être très éloigné non plus alors que rien que la bombe d’Hiroshima (qui je suppose devait être moins puissante, technologie oblige) a tout « désintégré » dans un rayon de 3km…
    Ou alors la BAT est un engin hyper rapide.11

    Bref, merci OC.

  71. Aucun intérêt ni humour dans cette pseudo « critique ». C’est hallucinant de perdre autant de temps à pondre des pavés pareils pour essayer de jouer au plus malin à relever diverses « incohrences » dont tout le monde s’en tappe et qui n’ont aucun impact sur l’intérêt du film. C’est une preuve de stupidité et de manque de maturité incroyable.

    • Tout le monde ne « s’en tape » pas, moi je viens expres lire ce blog pour le plaisir de la mauvaise foi d’OC. Il tombe souvent juste, et meme quand il est a cote de la plaque (souvent dans ce post-ci, je le reconnais), c’est quand meme drole.

      Et pour faire d’une pierre deux coups : reponse a pti filou, une bombe atomique n’explose pas quand on tape dessus, meme tres fort. Heureusement que c’est le cas d’ailleurs, imaginez que le crash d’un avion transportant une bombe atomique la fasse exploser, c’est ferait tache.

  72. Je me demande qui sont les moutons dans l’histoire :
    * Ceux qui sont allés voir le film, comme moi par exemple (que j’ai trouvé bon, sans plus, moins bon que le second)
    * Ou ceux qui ne l’ont pas vu et/ou qui préfèrent, tels de petits Zélotes, suivre aveuglément l’avis volontairement biaisé (pour faire rire of course, entendons-nous bien) d’ « OdieuxConnard l’influent » et qui ne voient dans le billet que la description d’une grosse bouse.

    Je jetterai pas la pierre sur l’auteur pour avoir forcé sur la mauvaise foi pour jouer sur l’effet comique (j’en suis friand) mais force est d’admettre… que c’est mal fait :/

    Une prochaine fois peut-être.

  73. J’en reviens tout juste. Je m’étais empêché de lire cet article avant d’avoir vu le film, justement pour éviter le spoiler, et aussi pour voir si je relevais les mêmes absurdités. Je suis d’accord avec certains commentaires qui voient dans cet article une mauvaise foi un peu trop poussée sur certains éléments (de manière générale, c’était quand même prenant et divertissant, j’étais loin d’avoir envie de tuer des chiots en en sortant), mais j’ai quand même repéré un lot d’incohérences assez imposant… Mais j’avoue avoir davantage tiqué sur l’opération chirurgicale au coup de poing et la rééducation à la corde sous les aisselles, ou sur le réacteur à fusion écolo équipé, allez savoir pourquoi, d’un chronomètre donnant à la seconde près le moment où ça risque de péter, que sur le devenir d’un sniper isolé…

    Vous mentionnez également la charge des flics à la matraque… Moi j’en ai vu quand même un bon paquet avec des flingues. Certes, ils ne tirent presque pas et sont sous un feu ennemi incapable de toucher une vache dans un placard…. Mais ce qui m’a le plus choqué, c’est qu’ils chargent comme des boeufs. Avec des flingues, donc des armes à distance. Quel intérêt de se rapprocher, d’aller au corps à corps? Pourquoi ne se sont-ils pas embusqués sur les balcons qui surplombaient la rue où ils paradaient connement, et n’ont-ils pas canardé les mercenaires de là, histoire de faire un peu le ménage?

    En outre, pour des gens qui n’ont pas vu le soleil depuis cinq mois, moi ce qui m’intrigue, plus que la clarté de leurs uniformes, ce sont leurs coupes de cheveux et de barbe impeccables, et leurs plus que probables carences en vitamine D à force de ne plus voir le soleil.

    Ah, et je m’étonne de n’avoir pas vu de remarque sur les capacités de stratège de Batman. Il attaque Bane à coups de poing, se prend une volée, passe cinq mois en « rééducation » (je pense que l’emploi de ce terme a conduit les médecins de l’assemblée à vomir leur âme), puis y retourne regonflé à bloc pour… retaper sur la gueule de Bane à coups de poings. En croisant les doigts pour que ça marche? Je ne sais pas si c’est parce que la scène de combat est très moche, mais j’ai vaguement déduit que Batman tapait ce coup-ci dans le masque, censé canaliser la douleur de Bane, pour le perturber/le faire souffrir… Mais bon, le seul élément d’apparence artificielle de son ennemi, qui ressemble quand même vachement à un respirateur greffé à l’arrache à même sa peau au mépris de toute vague esthétique… Et il ne pense à taper dessus qu’à la toute fin. Perso je pense que j’aurais rapidement collé de la pâte à modeler dans les trous pour l’air, et attendu que Mr Muscle devienne tout bleu en sirotant un verre…

    Bref, quelques incohérences, certes (j’avoue avoir un faible pour le coup du transfert sanguin dans le navion, et sur le fait que la CIA a pu conclure à la mort du scientifique après le crash dans un avion qui devait quand même présenter un certain nombre d’impacts de balles), mais un traitement des personnages relativement intéressant et une histoire qui, globalement, tient à peu près la route (certes, j’aurais préféré complètement, mais bon…).

    Par contre, je remarque une dose de mauvaise foi que je juge assez déplacée… Vous critiquez les premiers films en insistant sur le fait que Bruce Wayne aurait pu faire bien plus pour Gotham City en filant des sous et des moyens aux flics qu’en faisant le con en slip dans les rues (et c’est déjà discutable, sachant que les flics étaient massivement corrompus au premier épisode, et complètement dépassés par le Joker au second), et vous ne mentionnez pas le dialogue avec Alfred dans le présent film, qui pose le même argument à son maître…

    Ce qui montre un élément intéressant sur le personnage de Bruce Wayne: il est dérangé, mentalement instable et certainement atteint d’un gros complexe de supériorité. Au lieu de se rendre à la logique d’Alfred et d’utiliser sa fortune pour aider à faire respecter la loi grâce aux forces de l’ordre, il préfère être un justicier et semble intimement convaincu que lui seul peut faire la différence. Cela met en lumière un aspect peu reluisant du caractère du héros, que je trouve intéressant de montrer à l’écran (même si je soupçonne le public d’avoir majoritairement vu dans cette scène Batman qui montre ses balls, parce qu’il est trop fort et le seul qualifié pour ça).

    Bref, pardon pour ce commentaire désorganisé, juste plusieurs remarques que j’avais dans la tête… Merci pour cet article, raisonnablement drôle et que j’estime justifié à environ 60%.

    • Oups Ludy Xu je n’avais pas vu que tu developpais le même argument de l’interview juste au dessus.

      Sinon très bon post !

  74. Je ne vais pas vous mentir, je n’ai pas lu l’article. J’hésite à me lancer dans cette aventure puisque:

    -d’une part je n’ai pas vu les deux premiers films. Un ami m’a dit qu’il valait mieux voir les deux avant de voir cet opus.
    -D’autre part, et ça revient à mon point juste au dessus, les mini résumés des deux premiers films m’a fait croire à un délire de Sir Odieux. Loin d’être au niveau de votre plume, ces critiques miniatures m’ont fait craindre la suite de la critique.

    Je ne vais donc pas réagir sur l’article mais sur les commentaires que j’ai eu le loisir de lire. Et qui par ailleurs ont tendances à m’interloquer d’un côté comme de l’autre.

    Ce n’est pas à moi de faire une piqûre de rappel sur Ser Connard (oui oui, Ser et non pas Sir, c’est voulu) voir même à défendre ses critiques. Je vais donc « seulement » faire quelques critiques à l’égard des deux groupes.

    Pour commencer, les « fans » de Batman et autre blockbuster. Mr Odieux est maître de la mauvaise foi et je veux bien croire, ne serait-ce qu’avec le petit bout que j’ai lu, qu’au lieux de sa pincée habituelle il en ait renversé le pot. Cependant, ce n’est pas parce qu’il critique que forcément il a éprouvé une haine intense pour le film.
    Pour ceux qui n’ont pas lu la fameuse interview, le Ser avait avoué avoir déjà descendu des films qu’il a pourtant fortement apprécié. Aurait-il alors fait preuve d’une mauvaise foi plus grande que ses autres articles pour faire sa critique? Peut-être. Sans doute est-ce pour ça que, dans certains films, il cherche la petite bête et fait d’une montagne un grain de sable. S’il avait éprouvé une haine intense pour ce film, sans doute aurait-il appuyé avec d’avantage de précision sur les points douloureux? Qui sait.

    Aussi paradoxale que cela puisse paraître, on peut critiquer et aimer à la fois.

    Je me tourne ensuite vers les défenseurs et adorateurs du maître des lieux. Je comprend que, lorsque certains insultent de façon assez véhémente l’auteur, on cherche à le défendre. Je n’y vois gère de problèmes. Après, lorsque quelqu’un se contente de dire qu’il n’aime pas et que sans doute il ne reviendra plus… quel intérêt avez vous à intervenir pour lui faire comprendre qu’il ne sait rien?
    Si un jour en faisant votre marché (par exemple) et que, devant un étal de fruit et de légume vous entendez un client dire que les pommes ne sont pas bonnes, vous jetteriez vous sur le pauvre malheureux pour lui dire qu’il n’y connaît rien et que les abricots sont délicieux? Je ne crois pas. Ou alors faites moi pensez, si d’aventure nous venions à nous croiser, à prendre une bombe à poivre.

    D’un côté comme de l’autre, pour ceux qui prennent Ser Odieux et ses paroles comme celles du messie, je crois que vous n’avez pas compris vraiment le but d’un tel blog. Parce qu’après tout, si Mr Connard critique, n’est-ce pas pour nous faire remarquer que « Oui tiens, c’est vrai, je n’avais pas vu ça comme ça. C’est un point de vu qui, si je l’approuve ou non, reste un point de vu »? Que c’est aussi pour nous ouvrir les yeux, afin que l’on cesse de tout avaler bêtement et approuver à tout sans prendre la peine de réfléchir?
    Alors au final, si on se défend d’être un « mouton de consommation qui avale tout rond sans réfléchir » et que de l’autre nous avalons sans penser d’avantage tout ce qu’un Odieux Connard peut nous servir… Et bien nous nous retrouvons au même stade qu’avant, oeilères comprises.

    Sur ces, messieurs et mesdames les lecteurs et lectrices, je vous souhaite la bonne journée.

    Mr Connard, j’espère que mon prochain commentaire sera pour vous parler de l’article et non prendre un rôle qui n’est pas le mien.

    En attendant, je vous prie d’accepter mes salutations distinguées.

    • Je ne puis parler qu’en mon propre nom
      En ce qui me concerne :
      1. J’ai détesté le film
      2. Je n’ai pas particulièrement apprécié le spoil (même si j’ai bien aimé le clin d’œil aux hipsters)
      mais j’appartiens cependant à la clique des « défendeurs » de l’OC
      Je m’explique.
      Quelqu’un qui me dit avoir trouvé l’OC encore plus de mauvaise foi que d’habitude et qu’il a cherché la petite bête dans ce spoil en particulier n’a aucun risque de s’attirer mes foudres. Même si j’aime bien débattre pour le plaisir.
      En revanche, quelqu’un qui débarque pour prendre tout le monde de haut, traiter l’OC de tous les noms, et les lecteurs du blog dans la foulée (puisqu’à en croire certains nous sommes des « moutons » si nous aimons les spoils de l’OC), ça me pose un problème et j’ai tendance à montrer les dents
      Mais vous avez raison, cela manque de courtoisie de ma part :)

      • Cher ami (ou amie), je crois que vous avez mal compris mon propos.

        Il n’y a, je l’ai dis, aucun mal à défendre le Ser lorsque certains l’attaquent de façon discourtoise et sans aucuns arguments autres que des « je l’ai dis donc c’est comme ça ». Mais il ne s’agit point d’une excuse pour être à son tour impoli ou pire. C’est, au mieux, se rabaisser pour entrer dans une sorte de vendetta et de surenchères d’insultes.
        Ce qui, par contre, est condamnable à mes yeux, c’est que certains se jettent sur des individus qui se content de dire qu’ils n’aiment pas, que c’est sans plus ou bien que cet article est mauvais à leur yeux. Sans insulter l’Odieux ou bien ses lecteurs. Et qu’ainsi, ceux qui exprimaient leurs avis se retrouvent parfois face à une foule vociférante, criant haut et fort que l’on a rien compris au génie de Sir Connard. Je trouve cela bien triste.

        Quand à ce qui est d’être des moutons, que voulez-vous! Il est bien plus facile d’accuser ceux envers qui l’on est en désaccord de ne faire que suivre une masse aveuglément plutôt que de se dire que son point de vu est, si ce n’est partagé, valable.

        Quoiqu’il en soit, selon mon idée, la courtoisie devrait régner lors d’un échange d’idée. Et considérer les autres comme des moutons juste parce que les avis sont divergeant ou les insulter ne rentre guère dans la courtoisie ou la politesse.

        Il est toujours, comme en ce moment même où je vous parle, agréable de parler à des individus courtois.

      • A vrai dire, je ne me sentais pas particulièrement visée par votre commentaire, même s’il m’a donné envie de réagir.
        Et de fait, vous avez raison de relever qu’il existe de gros trolls armés de massue des deux côtés de la barrière
        Les gens qui tirent à boulets rouges sur ceux qui sont simplement en désaccord avec eux – qu’ils soient d’accord ou pas avec l’Odieux, qu’ils aient aimé ou pas le film – ne méritent pas grand respect de notre part, mais cela ne justifie effectivement pas de s’abaisser à leur niveau en manquant à notre tour de courtoisie
        Même si, et je l’avoue, tendance à recourir au sarcasme quand je me retrouve face à de gros trolls wesheurs :)

  75. Sinon un jour j’ai lu dans une interview que l’odieux connard pouvait apprecier un film et passer un bon moment, même si il le demontait avec une vigueur terrible tel un Silvio lors d’une soirée Bunga Bunga à base de sable et de vaseline.

    Personellement j’ai passé un bon moment avec des amis, même si certaines incoherences m’ont données envie de m’arracher les cheveux à la tractopelle.

    Le coup du je sors de la prison je me retrouve dans le désert, et j’arrive en un rien de temps sur gotham avec mon équipement et je tombe sur chattewoumoune tout de suite !

    Batman n’a pas de super pouvoirs mais il ferait un malheur à Pekin Express, et en plus il est super fort à « ou est charlie ? » Car il me semble qu’elle ne portait pas le collier sur le moment. Elle doit avoir une puce sous la peau comme Gribouille mon animal de compagnie.

    Les commentaires sont assez violents quand même. Certains devrait peut etre prendre un peu de recul, respirer un grand coup et essayer de moins se prendre au sérieux.

    • Et oui.On parle bien du même Bruce Wayne qui arrive à extraire un type à Hong Kong (ou Taiwan, je sais plus) en faisant passer un avion en plein au-dessus de la ville. Un mec qui a des contacts, à qui il suffit de trouver un téléphone pour avoir un jet privé qui fera Maghreb-USA en quelques heures. Du moins c’est ce qu’il me semble.

  76. J’ai adoré votre article car justement, j’ai trouvé le film bon mais sans plus.
    J’ai été aussi surpris que vous par certaines incohérences (après on se dit toujours « bon c’est de la mise en scène pour faire un effet dramatique ou autres effets de style, ce n’est qu’un film ».
    Mais quand même.
    Certaines choses sont assez capillotractées. Et vous avez su les relever avec délice.

  77. C’est marrant tout ça. :)
    Oui, vous me faite proprement rire. Rire de la bêtise de ne pas comprendre que vous êtes en train de regarder un film et non un documentaire.
    A bon entendeur salut.

    • Depuis quand un film ne peut-il pas être aussi cohérent qu’un documentaire? Certain réalisateur font des recherche pendant des années avant de commencer à tourner.

      • Exactement, le pire c’est qu’il n’y a même pas beaucoup de recherches à faire dans le cas présent mais juste avoir un peu de bon sens et de logique dans l’écriture du scenario…

      • Le plus triste ici c’est que les deux Nolan ont commencé leur carrière avec une scénario très technique et comportant dans l’ensemble peu d’erreur (à savoir Memento).
        Garder la tête froide lorsque l’on a du succès est probablement la partie la plus difficile du travail de scénariste.

    • Il est assez normal faire quelques pirouettes scenaristiques pour raison artistique ou ménager quelques effet. La scene d’intro de Bane, peu sembler bancal, mais elle met en place la force et la froideur du personnage. J’avoue j’ai ete impressionné. Mais avec un budget de 250 millions, on ne devrait pas voir des ficelles aussi grosses et etre si prévisibles. Ce sont de vraies imperfections qui jalonent le film.

      Le plus marquant est le chef de la police que l’on voit 5 seconde faisant feu. Puis Marion cothillard de dire « tuez les tous » , depuis sa batmobile

      • … Et hop il est mort, allongé par terre. Juste sans émotion, sans intérêt. Le sentiment: il aurait mieux fait de rester couché. Prouvez moi qu’un réalisateur comme Nolan n’aurait pu faire mieux?

        Et des moments comme ça, inutile et vide il y en a trop.

      • Et mort sans le moindre impact de balle ni la moindre goutte de sang sur son magnifique costume qui plus est !

  78. Sinon ce que vous pouvez voir, c’est Insomnia, qui est un film exceptionnel : il a la particularité d’être à la fois un bon film réalisé par Nolan et un film où Bale joue bien.

    Bon en même temps, c’est jamais qu’un remake donc à vous de voir.

      • Je crois que je l’ai vu quand il était sorti au ciné, c’est celui ou il avait perdu 30 kg ou quelque chose comme ça? Effectivement je l’avais trouvé pas mal, mais je m’en souviens plus vraiment en fait.

      • Ah oui en effet, bien vu.
        Je me suis emmêlé avec 2 films :
        1/ Insomnia de Nolan avec Pacino : bof mais pas trop mal
        2/ The Machinist de ché-plu-qui avec Bale : plutôt bon film
        Les deux sont des remakes, et les deux ont un héros insomniaque, ça doit expliquer ma méprise

      • @Cassos Clay :T’es sûr que c’est un remake The Machinist ? Je n’arrive pas à retrouver l’info.
        En tout cas ce film m’avait marqué ; je découvrais Bale à l’époque. Une grande claque.
        Sachant qu’après ce film où il pesait 54 kg, il a fait Batman Begins. Tout ça sans produit bien sûr !!!

      • @tototata.
        Non tu as encore raison, The Machinist n’est pas un remake. Je suis complètement à l’ouest, je tiens des propos incohérents. …finalement j’aurais été un bon personnage dans Batman.

        Mais pour revenir à The Machinist, c’est quand même assez fort comme film. Si toi tu n’avais jamais vu de film avec C. Bale avant ça, moi si, et je ne l’ai pas reconnu ! Ma réaction au bout d’1/4 heure de film : « J’ai l’impression que je connais cet acteur » ; 1/2 heure : « Mais c’est Christian Bale ! WTF ».

        Mais surtout, dans ce film il joue vraiment bien le mec qui perd ses repères. Il y a une scène où il craque complètement, c’est tellement bien joué, j’en avais la chair de poule. Indépendamment du fait qu’il a perdu du poids pour le rôle, il joue vraiment bien. Très bonne prestation, pour moi largement au dessus de tout ce que j’ai vu de lui.

        Sinon je te rejoins, on est d’accord qu’il n’a pas dû consommer de produits « exotiques » pour reprendre ses 28kg de muscles perdus. Ni pour perdre à nouveau 20 kg pour The Fighter, c’est sûr. Ni pour les regagner pour The Dark Knight Rises, c’est évident. Ce serait inconvenant de penser le contraire, voyons.

  79. Pfff, Odieux, ça baisse dangeureusement ! Au début je lisais vos articles quadro-plié de rire.
    Maint’nant, je me contente de faire « Huhuhu ! » tout en écoutant d’un œil distrait la meilleure version d’Aimons-nous vivants (celle que François Valéry joua en live à l’île de Wight).

    Tous les spoilers se ressemblent, faut croire que toutes les daubes onctueuses que vous vous farcissez héroïquement sont des copiés/collés.

    Bref, ça ronronnne, il faudrait mettre un tigre dans votre moteur…

    Signé :

    Un illustre connard

  80. Je tient a di a certain qur batman est un personnage de fiction donc il existe pas enfin moi je dit ca je dit rien mais bon ce prendre le choux sur des incoherences d un film c vraiment ridicule et surtout pour moi irrespectueux pour les gens mort o state ki allez voir le film

    • HAHAHA un message qui rayonne d’intelligence et de bon sens s’il n’en est ! Merci mon cher « nicvenom » you made my day.

      • J’ai encore du mal à comprendre cet anti-américanisme primaire… on oublie vite qu’ils sont venus nous sauver les miches deux fois de suite… et on apprécie quand même leur culture quoi qu’on en dise… (c’était ça ou le communisme je préfère quand même leur société, à choisir…)
        Je ne parle même pas de leur civisme, ce sont pour la plupart des gens très charmants et accueillants et on aurait beaucoup à apprendre d’eux sur beaucoup de points (sécurité routière et comportement au volant aussi d’ailleurs, tiens un autre sujet à aborder sur ce site qui pourrait valoir le détour)
        Bref ceux qui critiquent les américains sont bien souvent des gens qui n’ont jamais mis les pieds chez eux. C’est du racisme primaire. J’aime pas…

      • 1/ Aucun Ricain ne m’a jamais sauvé les miches
        2/ D’ailleurs, les Ricains ne sont pas venus dans l’objectif nous sauver les miches mais pour occuper le terrain ouest-européen avant l’arrivée des Russkovs. Ça s’appelle de la géopolitique : dans l’armée on fait pas de sentiments.

        Te fatigue pas, j’ai compris. J’aime pas ton navet préféré, donc je suis raciste. Le niveau d’argumentation avec des fanboys est sidérant.

      • Ils nous ont quand même sauvé des russkofs comme tu dis (et peut etre des nazis), donc je persiste à penser qu’ils nous ont sauvé les miches (tu aurais préféré vivre dans la russie d’apres guerre on dirait?). Ils ont perdu des milliers de gamins sur nos plages, ils n’étaient pas OBLIGES d’y aller non plus. Donc historiquement c’est nos amis, il ne faut pas l’oublier. Je ne sais pas si on aurait fait la même chose pour eux. Ils y ont surement trouvé un intérêt bien sur je ne suis pas aveugle non plus mais bon quand même ils l’ont fait.

        De plus je ne suis pas un fanboy comme tu dis, je n’ai pas vu le film d’ailleurs qui semble être une daube. Je critique juste ceux qui rejettent par principe toute la culture américaine. Il y a du bon et du moins bon comme en tout, mais certains ne voient que leurs mauvais cotés et ca m’énerve c’est tout, surtout que ceux qui le font ne les connaissent pas (le raisonnement vaut aussi pour les critiques sur les chinois ou autres d’ailleurs, je me souviens particulièrement des JO de Pekin)

        En fait je crois que tu n’as rien compris à ce que j’avais dit, maintenant que j’y réfléchis

      • « Sauvé des russkofs ? (et peut-être des nazis) »
        Plutôt noir que rouge alors c’est ça ?
        Je sais pas si j’aurai préféré vivre dans la Russie d’après-guerre que dans la France sous occupation, certes y’aurait certainement manière à débat nauséabond là-dessus mais j’aime beaucoup comment les choses sont caricaturées du coup. Je refuse de faire ce genre de choix stupide, insidieusement délétère pour toute forme de réflexion.
        Vous ne seriez quand même pas un américain moyen de 18 ans qui croit que la 2nde guerre mondiale était contre l’URSS par hasard ? Ou
        alors un anti-communistre primaire (tiens ça me rappelle votre discours contre l’anti-américanisme) d’un cru profondément Mc-Cartyste : qui pour le coup, a montré que les procès arbitraires et les préjugés débiles s’étaient bien exporté de leur côté du pacifique.

        Pour faire dans un patriotisme exacerbé (ce qui ne me plaît guère) je dirai que de Gaulle nous a sauvé du sort du Japon qui pour le coup, je ne choisirai pas en imposant un régime français avec l’aide ou au moins, le silence des britanniques. Roosevelt détestait De Gaulle, je ne vous l’apprendrai pas.
        Quand aux Américains, ils ont aussi sauvé leur pomme d’une certaine manière, comme disait Cassos Clay, la gratuité n’existe pas dans les relations internationales. De un, une Allemagne trop forte les menaçait, de deux si l’URSS avait gagné tout seul, comme vous dîtes, les russkofs auraient été partout, de trois l’alliance Allemagne/Japon, ça vus dit qqchose ?

        Pour finir j’aime toujours voir réduit le non-capitalisme au soviétisme le plus violent, saviez-vous qu’on a vécu jusqu’au XVIIe siècle dans un système ni capitaliste, ni communiste. Ne réduisez pas le champ des possibles à un manichéisme vulgaire entre la gentille société libérale et l’affreux joug des communistes. Pour le coup, je dis ça sans aucune volonté de défendre l’URSS, mais je trouve navrant qu’on ne puisse jamais avancer un débat sur les failles importantes du modèle américain sans se faire étiqueter de « dangereux rouge ».

        Enfin n’oubliez pas où vous postez, moi ça m’ennuie de vous répondre ici alors qu’on parlait quand même de Batman à l’origine.

      • Je n’avais pas l’intention de lancer un débat géopolitique sur l’après seconde guerre mondiale mais juste de préciser nos rapports avec les americains, chose que personne n’a l’air de comprendre. J’ai pris des raccourcis pour l’éviter justement. Du coup je peux comprendre que ça vous ennuie de raconter tout ça sur ce forum. Sinon pour répondre à une question que vous posez il est fort possible que je sois un peu anti communiste primaire je l’avoue :D

        Cela dit aucun régime communiste n’a vraiment fonctionné à ma connaissance, donc je considère que j’ai une excuse :p

      • « Cela dit aucun régime communiste n’a vraiment fonctionné à ma connaissance, donc je considère que j’ai une excuse :p ». -> Essaie de te renseigner sur ce petit pays qu’est la chine :D.

      • http://www.nationspresse.info/?p=59113

        En effet un modèle exemplaire merci de m’ouvrir les yeux. C’est sur que pour les dirigeants ça marche toujours bien, faut reconnaître… (encore que… faut voir le printemps arabe)

        Blague à part, ils commencent à relâcher doucement la pression. A mon avis ils sont en train de virer capitalistes, ils savent s’adapter.

      • Tout dépend de ta définition de « un régime qui fonctionne ». Moi je constate juste que la chine et la corée du nord ce sont des régimes qui fonctionnent dans le sens ou ils parviennent a se maintenir en place dans une relative stabilité.

        Sinon le printemps Arabes c’est ni des chinois ni des communistes, je crois que t’as les idées un peu embrouillées, ou alors c’est la précision de ton vocabulaire qui s’embrouille les pinceaux.

      • je parle des dirigeants en général pas des communistes dans ma remarque, c’est quoi ce procès?

      • « Ils nous ont quand même sauvé des russkofs »
        Ce dont tu ne te rends pas compte, c’est que si ça avait été le contraire tu dirais « les Russkofs nous ont quand même sauvé des Ricains ».

        Sinon, je te rassure, j’avais très bien compris ton message initial, dans lequel tu répondais à quelqu’un qui se moquait du semi débile aperçu quelques lignes plus haut (et où tu répondais d’ailleurs un truc complètement HS).

        Et je te répondais, en substance, qu’on peut refuser de se prosterner devant le dernier blockbuster autoproclamé chef-d’œuvre sans être antiaméricain.

        Surtout quand le film – toute la trilogie en fait – n’est qu’une accumulation d’incohérences scénaristiques, de dialogues ahurissants de bêtise déclamés avec le sérieux propre aux tragédies shakespeariennes, de plans et mouvements de caméras laids au possible, de scènes de bastons incompréhensibles tant elles sont mal filmées, de personnages inconsistants interprétés par des acteurs sur-mesure (sauf Michael Caine, qui s’abaisse volontairement dans ce rôle à la con et montre par la même occasion que, même s’il ne bande plus, il aime toujours autant le pognon), etc…

        Le fait que tout le monde ait kiffé sa race « même la critique » (label qualité) ne change rien au fait que c’est une merde absolue, qui gagnerait énormément à ne pas se prendre au sérieux. Tiens, par exemple : The Avengers, c’est bien. Parce que ça ne se prend pas pour autre chose que ce que c’est, à savoir un bon nanar familial bien clinquant et tout, qui passe tout seul avec des chips.

        D’ailleurs la critique de Avengers par OC m’a autant fait marrer que celle-ci, tout simplement parce que j’avais conscience d’avoir aimé un navet sans la moindre honte. Ce n’est pas le cas des fanboys de Nolan qui piquent une crise de nerfs si tu écorches le film sur à partir duquel ils semblent tirer toutes leurs émotions. Il y en a qui qui disent « 2h après, j’étais encore dans le film », il en a même qui ont chialé devant « tellement c’était fort, quoi ». Chialer devant Batman, merde !!! J’te leur donnerais de bonnes raisons moi.

        Sinon, je t’informe qu’on peut aussi se retenir de verser une larme à chaque fois qu’un taré aux US décide de vider son chargeur dans la foule, qu’on peut en outre penser qu’une large proportion de la production culturelle US est une montagne de merde sans nom de laquelle émergent parfois quelques pépites de chocolat, voire même que la société US est malade, dégénérée et en très mauvaise passe, et tout ça sans le moindre antiaméricanisme. En quoi ça n’est pas de l’antiaméricanisme ? Eh bien d’une part je n’ai rien contre les US ou contre les Ricains à qui je ne souhaite que du bien, et d’autre part, j’en ai autant en réserve pour les Français (ou d’autres, d’ailleurs).

      • Je suis parfaitement d’accord avec toi, c’est ca que tu n’as pas compris je pense (ou que tu ne veux pas comprendre) concernant la culture us. Je n’ai jamais eu l’intention d’en faire l’apologie, contrairement à ce que tu peux penser. J’ai seulement dit que je préférais leur société à celle de la russie d’apres guerre et leur civisme au notre (en gros), et que tout n’était pas à jeter chez eux. J’ai bien vu que tu n’étais pas anti americain primaire (je ne l’ai jamais dit tu peux me relire) mais que ceux qui l’étaient m’énervaient. Si tu as un problème avec mes points de vue, je ne peux plus rien pour toi…

      • @Salkon : aucun problème avec tes points de vue, mais un problème avec cette étrange façon de créer de toutes pièces des antiaméricains pour mieux leur taper dessus ensuite, et je ne parlais pas pour moi.

        Je te rappelle que tu as commencé par : « J’ai encore du mal à comprendre cet anti-américanisme primaire » pour répondre à une série de messages dans lesquels il n’y en avait pas la moindre trace. Avant d’enchainer sur le mode « on leur doit la vie et puis les US c’est mieux que la Russie parce que les gens conduisent mieux et disent bonjour à la dame ».

        Donc bon.

      • Je sais que j’étais HS mais c’est car j’avais mal compris un message, j’ai fait mon mea culpa il y a 3 ou 4 jours déjà.

      • « J’ai seulement dit que je préférais [la société américaine] à celle de la russie d’apres guerre et leur civisme au notre (en gros), et que tout n’était pas à jeter chez eux. »

        Leur civisme ? Avec le taux de criminalité qu’ils se payent ? Bah merde alors ! Tu ne voulais pas plutôt parler de leur patriotisme ?
        Parce que sans vouloir faire d’antiaméricanisme primaire, l’idéologie dominante US ressemble quand même au principe du « si t’as pas d’oseille, tu peux crever la gueule ouverte mais si t’es blindé, t’as quasi tous les droits ». En gros, vu qu’ils n’ont que très peu de devoirs envers leur société, les citoyens friqués sont de facto considérés comme respectueux des lois, à moins de tirer sur la corde du libéralisme comme des dingues (genre Enron, Madoff…)

        En bon sympathisant trotskiste que je suis (oui, on est partout, politique d’entrisme oblige), je me sens d’autant plus solidaire avec la classe ouvrière américaine que je vois avec quel cynisme ses membres sont jetés, tantôt à la rue, tantôt en prison, dés que le besoin de main d’oeuvre diminue.

        Donc vivent les ricains, pas de problème, mais le modèle de société US…

  81. C’est vrai il y a de la baisse de niveau : les commentaires sont dix fois plus drôle que l’article. Du coup je supplie OC de continuer de vomir sur les films à succès et déchaîner les fureurs de ces êtres courageux et testostéronés des chevaliers de la justice et du bon goût cinématographique, et de ses preux défenseurs.
    « Voilà crotte vous avez rien compris au film na vous êtes pas marrant et vous écrivez comme un manchot sous valium! »
    Et objectivement sinon cette critique m’arrange car je n’ai pas envie d’aller voir ce film.

  82. Je lis beaucoup de poste pour encenser ou au contraire discréditer l’OC et j’ai envie de dire « Leave Britney alone ! »
    Oups je m’égare.

    Perso je n’ai pas vu le film mais l’article ne me donne pas trop envie de payer 10€ pour le voir.
    J’ai lu pas mal de spoil de l’OC et après être allez voir Prometheus au ciné je dois dire que son spoil ma bien fait marré car tellement vrai.

    Donc ok l’OC à tendance à parfois s’attarder sur des points de détails qu’on à pas forcement remarqué pendant la séance (ou qui au contraire nous ont bien marqué).

    Mais au final que fait-il?
    Il ne fait que donner son avis sur un film et c’est assez drôle de voir comment certains s’excitent à la suite de l’article et qu’on aime ou qu’on aime pas le film une incohérence reste incohérente dans tous les cas.

    Et toute la base du problème se trouve dans ce qu’on appel la suspension consentie de l’incrédulité.
    Késako?
    En gros dès que nous écoutons le commencement d’un récit, nous sommes prêts à accepter d’y croire quand bien même nous savons que ce n’est pas la réalité. Nous somment prêt à en accepter les principes, les paradoxes mais aussi les incohérences, mais ceux seulement jusqu’à un certain point.
    Chacun possède une limite à partir de laquelle il décroche du récit, c’est généralement à partir de là qu’on trouve que c’est « n’importe quoi ».

    Ce décrochage peux être dû aux réactions incompréhensibles des personnages, à l’absurdité des situations, à des apparitions/disparitions de personnes, objets ou autres, bref, à des incohérences flagrantes.

    L’affectif joue aussi là dedans, on sera plus tolèrent sur un thème qui nous parle ou qu’on apprécie que le contraire, certaines personnes peut attentives auront aussi un seuil élevé de par le fait qu’elles ne s’attardent pas sur les détails, voir qu’elles ne les voient même pas.

    Tout ça pour dire qu’on a tous des limites différentes et que là où certains décrocherons rapidement d’autres ne décrocherons jamais.
    Perso je sais que je peux décrocher très vite si trop d’incohérences me sautent aux yeux et pourrir un film que d’autre vont adorer.

    Après nous pouvons aussi avoir des exigences et espérer que des mecs qui mettent 250 millions dans un films nous fasse quelque chose de bien et de cohérent et ne tombent pas dans la facilité en enchaînant les scènes d’action abusives sans réel cohérences ni continuités.

    Je suis sur que certains ne s’étonnent même plus de voir les voitures exploser quand elles se percutent dans les films ou quand elles tombes dans un ravin. C’est spectaculaire mais totalement incohérent. Chacun accident routier se finirait par une explosion si une voiture explosait aussi facilement.

    Tout ça pour dire qu’à force de nous servir des incohérences dans tous les films pour les rendre plus spectaculaires nous en acceptons de plus en plus, mais cela reste des incohérences et dans la majorité des cas l’OC ne fait que nous les énumérer.
    Et que l’on aime un film ou non, ce qui est incohérent dans un film le restera et on peu aimer et défendre un film mais être conscient que ces incohérences existent et les accepter sans dénigrer ceux qui les montre ;)

    • Ah non pour les explosions c’est pas vrai, il est bien connu que tous les personnages de films d’action mettent des bidons d’essence sur leur banquette arrière (ça me fait penser à last action hero quand schwarzie tire sur une voiture dans le monde réel et s’étonne qu’elle n’explose pas… j’adore ce film)

    • Je n’avais jamais envisagé les choses sous cet angle, mais cela explique sans nul doute pourquoi j’ai exécré chaque minute de ce film passé les 20 premières, alors que la plupart de mes amis qui – je cite – « se passionnent davantage pour les personnages que pour la cohérence du scénario » crient à l’oscar :)

  83. Pour répondre aux commentateurs aux dessus parlant des massacres tout en en faisant le rapport avec la critique de ce film, j’aimerai rappelé que ce n’est pas parce qu’il y a eu des morts qu’on ne peut critiquer quoi que ce soit. De plus, ça n’a aucun rapport avec de l’anti américainisme primaire, on critique le film, c’est tout.

    Je ne pense pas que dire « On insulte les morts » soit un argument valable pour descendre un critique, je pense qu’il faudrait surtout ne pas les utiliser comme argument même, car là, c’est vraiment insultant pour eux. Ils sont déjà mort, comme ça, sans raison, ne leur rendez pas leur fin plus stupide encore pour essayer de contrer une critique de film. Merci

    • Au temps pour moi j’avais lu « mort au state » (j’ai cru que c’était une forme d’insulte) en fait j’ai du mal a lire le langage sms avec plein de fautes et peu de ponctuation, mais tu as raison ce n’était pas de l’anti americanisme primaire.

  84. Bonjour Monsieur OC,

    Tout d’abord félicitation pour votre blog, la plupart des articles sont hilarants et au final tellement vrai (quelques passages sont un peu forcés mais que serait l’humour sans une pointe d’exagération ?)

    J’ai relevé quelques unes de vos remarques qui ne correspondent pas à ce que j’ai compris du film, et je vais les citer / argumenter, nous avons du comprendre des choses différemment :

    « (comble du bonheur, Bane donne même le nombre exact de victimes dans l’embuscade durant ce dialogue alors qu’il n’y était pas et que personne ne lui en a parlé, »

    Il me semble, de mémoire, que Bane dit qu’il y a eu 3 victimes du au fait d’avoir amené le commissaire dans les égouts. Soit il parle des policiers qui sont descendus avec le commissaire, mais je pense qu’il parlait plutôt du commissaire ainsi que des 2 troufions débarquant avec Gordon, sous entendant vous avez déconnés je vous dégomme.

    « Catwoman vient donc d’échanger son but ultime contre du rien : on l’applaudit bien fort. »

    Je pense qu’on a encore affaire a un gros résumé « Nolanesque ». Catwoumoune dit d’elle même qu’ils l’ont fait chanter « ils ont promis de me laisser tranquille alors je les crois blabla », alors je suppose qu’ils ont trouvés ou elle habitait.
    Je ne dis pas que c’est cohérent, mais bon en échange de sa vie sur le coup ca reste crédible (faut pas trop creuser c’est friable comme crédibilité).

    « personne n’a remarqué des terroristes posant des explosifs sur 5 ou 6 ponts en même temps, soit) »

    J’ai eu cette remarque pendant le film, mais ensuite je me suis rappelé ce que ‘robin’ a dit, ils faisaient du béton renforcé en explosif, ils avaient ‘juste’ a passer genre on recimente une partie du pont et les explosifs sont posés sans que les gens ne fassent trop attention.
    Que ce soit la même société qui fournisse en béton dans toute la ville c’est un raccourci un peu débile mais bon, passons.

    D’autres passages m’ont choqués, que vous n’avez pas cités.

    Le super sniper super puissant, avec son collier de balle, qui se prend une balle quand il veut monter dans une batmobile juste après Mme Cotillard, ca fait quand même une mort méga-naze pour le second de Bane, très attentif à ce qui l’entoure, le sniper..

    Elle est très spectaculaire, et une dizaine de commentateurs l’ont déjà citée mais elle en mérite bien une de plus : la mort de Marion Cotillard. Impressionnante.

    Quelque chose que je ne comprend pas non plus. Certains commentateurs clament que Nolan fait exprès de laisser des choses en suspens, de les garder sous-entendus pour que ça soit au public de comprendre. Pourquoi, mais pourquoi a-t-il montré Wayne a Florence ? Avec le dialogue antérieur avec Alfred, plus l’histoire de la mise a jour du pilote automatique, n’aurait-on pas pu finir sur le sourire d’Alfred ?

    Surtout que dans mes souvenirs, Nolan à déjà fait une fin qui faisait réfléchir, rappelons nous Inception et les débats sur : il est sorti de son rêve, mais non il n’est pas sorti ! (Et je n’entrerais pas dans ce débat).

    Mon avis est que les raccourcis scénaristiques sont juste fait par fainéantise, puisqu’il semble que Nolan considère son public trop bête pour comprendre que Batman n’est pas mort après tout les sous-entendus durant le film.

    Un commentaire un peu long, c’est ma vengeance personnelle après votre article démesuré ! (Mais que de plaisir de le lire)

    Cordialement.

    • Je plussoie totalement le raté total que constitue les quelques secondes où l’on voit Bruce Wayne avec Catwoman à Florence. Si le film s’était fini sur le sourire et le hochement de tête d’Alfred ç’aurait presque pu rattraper le reste. Presque.

  85. Merci !
    Mille fois merci pour m’avoir fourni un exutoire !
    Je n’en pouvais plus de tout ces gens béa d’admiration pour cette chose informe qu’est Batman 3

  86. Le plus mieux énorme reste cette charge fantastique de la police-qui-ne sait-pas-sortir-des-égouts-en-5-mois (une police dégoutée, donc) où le principe est de s’entasser à 300 (tiens ça me rappelle un film) dans un corridor face à des tanks et des mitraillettes et de charger au tonfa. Banzaï !

    Mention spéciale au second de Gordon qui fait tenir tout le film par sa stupidité/couardise/stupidité pour mourir comme une merde dans la mêlée.

      • Sachant que c’est la meilleure critique du monde de Batman, The Dark Knight, je te laisse imaginer les autres.

  87. Encore une critique poilante. C’est vrai que la police qui charge façon guerres napoléoniennes face aux bat-tank c’est assez touchant. Ca rappelle un peu la charge héroïque de la cavalerie polonaise en 1939 face aux tanks nazis (merde j’ai atteint le point godwin sans même le vouloir…). On ne profite pour vous flooder honteusement et proposer une autre critique (qui rend aussi hommage à l’Odieux Connard, on est pas des chiens…):

    http://idiocratie2012.blogspot.fr/2012/07/the-dark-knight-rises.html

  88. Punaise, je viens de passer plus de 30mn à lire les commentaires de bouffons qui s’acharnent sur OC parce qu’ils ont aimé le film !!!
    Rien n’interdit d’aimer une merde ( heureusement pour moi ).
    Vos argumentaires de chiottes , du genre  » tu veux pas la peine de mort pour un violeur d’enfants, alors tu défends les violeurs  » ça ressemble à de l’argumentaire UMP.
    Le fim peut être bien photographié, bien éclairé, bien joué et rester une bouse scénaristique au dernier degré.
    Tous ces navets de Prométheus, batman et j’en passe, ça relève de l’attraction de foire, avec les sièges qui suivent le mouvement de l’avion ou du bateau et les images à 360°. On est submergé, émerveillé, et etc… mais le cerveau ne risque pas la surchauffe.
    Bref, on peut aimer les films qu’on veut comme le dernier Batman, mais ça n’enlève rien aux gouffres du scénario.

    Regardez un film pas connu genre « 11h14″ avec Patrick Swayze, là on voit une bonne oeuvre, originale par son déroulement, bien ficelée et sans effets spéciaux et promos à 200 millions de $.

    Et pis vous comprendrez peut être ( j’ai le droit de rêver ) la différence entre un bon film et un film qui déchire sa race de wesh en peau de zébu sur la banquette arrière.

    • Certes le scénario compte énormément dans un film : mais si ce film est émouvant, avec des acteurs excellents, une très bonne mise en scène, une B.O magnifique, une très belle photographie, un rythme correspondant à l’image du film etc…pas besoin d’un bon scénario.

      Le truc avec TDKR, Prometheus, Avengers, la prélogie Star Wars, c’est que contrairement aux trois mousquetaires, le dernier des templiers, 2012, Battleship, Transformers ces films ont un univers et une ambiance remarquable, le tout joués par d’excellents acteurs, excellent mise en scène, excellent B.O, etc…ce sont des films qui ont de l’ambition! La seule chose qu’on pourrait reprocher, c’est les quelques incohérences dansle scénario. C’est cela qui m’a le plus dérangé dans ces articles là : OC les traite comme les films de la deuxième catégorie…

      • « mais si ce film est émouvant, avec des acteurs excellents, une très bonne mise en scène, une B.O magnifique, une très belle photographie, un rythme correspondant à l’image du film etc…pas besoin d’un bon scénario. »

        Le problème justement c’est que la trilogie de Nolan n’a rien de tout ça.

        – « Emouvant » : on parle de Batman ou Bambi, là ?
        – « Acteurs excellents » : Bale est moche : avec sa bouche pincée et sa tronche en vrac il défigure Batman = erreur de casting. Son interprétation de Wayne le fait ressembler à un prédateur sexuel qui attend devant les écoles maternelles, avec le regard torve et tout. Je ne comprends pas, vu qu’en principe il est plutôt bon. Tous les autres personnages sont rendus insipides par des dialogues creux, et du coup leurs interprètes en sont parfaitement interchangeables. Faire passer des mecs comme Michael Caine ou Gary Oldman pour des types complètement banals, sans charisme ni personnalité, je dis chapeau. Liam Neeson a carrément l’air de se demander ce qu’il fout là, l’épouvantail/Murphy en fait des tonnes, mais bon, n’est pas Christopher Lee qui veut. Marion cotillard, bon, c’est elle quoi. Hattaway est seulement ultra-bonne donc ils auraient pu prendre n’importe quelle bonnasse. Bane est un mix entre le chef des méchants en slip dans Mad Max 2 et Shredder des Tortues Ninjas, donc j’excuse l’acteur qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il a. Quant à Ledger… nan c’est pas bien il est mort. Le seul qui s’en sort à peu près, c’est Aaron Eckhart.
        – « Une très bonne mise en scène » : ha-ha, très drôle. La simple idée de faire un film sérieux, sans un brin d’humour ou d’esprit décalé, au sujet d’un milliardaire qui se déguise en chauve souris pour terrasser le crime incarné par des méchants sortis d’une galerie de monstres ne peut que conduire à toutes sortes de scènes à la con, du genre de celles où Bruce découvre de nouveaux gadgets. Devoir de vacances : voir au moins un film de Scorcese, Kubrick, Spielberg, Eastwood (pas un récent), Chaplin, Stone, Cassavetes, les Coen, Hitchcock… De bons points de comparaison pour qui veut savoir à quoi ressemble une « très bonne mise en scène ». Revoir Sin City aussi, seul exemple correctement porté à l’écran d’un comic à la fois sombre, violent et à l’univers invraisemblable.
        – « Une B.O magnifique » : qu’on oublie en sortant du ciné, la même qu’on nous colle dans tous les blockbusters. Je n’ai vu le Dernier des Mohicans qu’une seule fois, il y a plus de 15 ans. Eh bien la musique, absolument sublime, je l’ai encore en tête et suis capable de la reconnaître quand je l’entends. Une bonne musique de film à gros budget, ça doit incarner le film et rester dans la tête (Indiana Jones, Star Wars, le Parrain, etc…).
        – « Une très belle photographie » : quand il fait jour les acteurs sont blafards et les immeubles sans volume, quand il fait nuit on ne distingue même pas les coups de tatane. Enfin chacun ses gouts.
        – « Un rythme correspondant à l’image du film » : je m’emploierai à balayer cet argument dès que j’aurai compris sa signification.

        Tu vois, moi j’adore Predator, Robocop et Total Recall, les films bien sanglants qui m’ont collé au siège en leur temps. Pour autant, ça ne me viendrait pas à l’idée de maintenir que ce sont de bons films face à quelqu’un qui n’a pas aimé. La différence, c’est que leurs sorties n’ont pas été accompagnées de – suspectes – louanges de la critique, lesquelles auraient pu légitimer et rendre socialement acceptables les gouts douteux du boutonneux que j’étais alors.

        En fin de compte, cette trilogie, c’est le nouveau Matrix. Il faudra au moins 10 ans aux plus intoxiqués pour comprendre l’arnaque, pourtant manifeste.

      • Bien je parlais pas spécialement des films de Batman en général mais de certains films…

      • « Tu vois, moi j’adore Predator, Robocop et Total Recall, les films bien sanglants qui m’ont collé au siège en leur temps. Pour autant, ça ne me viendrait pas à l’idée de maintenir que ce sont de bons films face à quelqu’un qui n’a pas aimé. »
        En gros, si je te disais que ces films (ou même ton commentaire) ne sont rien d’autre que d’écoeurants colombins humides, tu n’aurais même pas le début de l’idée de me contredire.

  89. Juste histoire de participer au débat, ce film est génial, bien que n’égalant pas The Dark Knight ( mais c’etait difficile à faire), et cet article de notre Connard est génial aussi.Ayez un peu de recul les gens.

  90. perso j’ai strangulé des chatons. toi des chiots. chacun sa came. je l’ai vu hier soir ce film … non seulement on s’emmerde de pied ferme (putan mais les dialogues …. ), mais il y a bcp trop d’incohérences effectivement. d’ailleurs la réponse des personnes qui m’ont accompagné: « mais tu comprends paaaaaaaaaas c’est parce que c’est Batmaaaaan …  » selon moi cet argument d’autorité qui n’en est pas un, n’explique en rie cette bouse cinématographique. entre ça et prometheus, l’année 2012 fut faste.

    • « on s’emmerde de pied ferme » : magnifique. Je la ressort dès que j’en ai l’occasion.

  91. L’article est long, centré sur de l’anecdotique et ne contient que 2 ou 3 saillies vraiment drôles.
    Pourtant, je me suis aussi ennuyé devant ce film au scénario cousu de fil blanc et répétitif avec des scènes d’actions parfois inutiles (le début), ratées (la poursuite des braqueurs de bourse) ou juste ridicules (la charge des flics.)
    Il y a de bons moments de cinéma d’action dedans, mais dans l’ensemble, j’ai trouvé le film faible, plus faible que Batman Begins, même.
    Youness a réagi de façon ridicule aux critiques qui lui ont été adressées, mais dans le fond il a raison. La mauvaise foi est une chose, mais ici elle parasite l’article au lieu de l’améliorer, elle donne un côté « acharnement gratuit» qui n’est juste pas drôle.
    En fait, ce spoiler fait vraiment « figure imposée » : il FALLAIT un spoil OC de Batman, un peu comme pour The Avengers, autre spoil très faible de ce blog. Dark Knight Rises est encensé (pas tant que ça en réalité, les critiques que j’en ai lu étaient certes positives mais sans dithyrambe. Mais en choisissant bien ses sources, on pourra toujours en trouver 3-4 qui sacralisent le film), donc il faut le démonter. OC nous rejoue ses plus grands classiques et se remake lui-même. OC ferait-il du Tarentino de spoil ?

  92. Ce qui m’amuse beaucoup c’est tout ceux qui crachent à mort sur la trilogie Batman de Nolan … mais qui sont quand même allé voir les 3 épisodes … un petit côté SM ?
    Personnellement j’ai passé un bon moment, j’ai été ravi que Bane ne soit enfin plus cantonné à des « greuuu graaa greeuuu » et qu’il ait enfin de la consistance.
    Et puis, vous critiqué la trilogie de Nolan, mais de tous les films sur Batman, sérieusement, à par le 1er, lesquels sont à la hauteur ?!

    • Batman le défi. Pour moi le meilleur de tous.

      Mais j’ai plutot apprécié la trilogie de Nolan malgré ses défauts (et franchement adoré The Dark Knight), donc je ne suis pas franchement le coeur de cible de la critique.

      Mais en effet, Bane au cinéma avait tellement été violé que ça fait plaisir d’en voir (enfin) un d’intéressant.

    • « Ce qui m’amuse beaucoup c’est tout ceux qui crachent à mort sur la trilogie Batman de Nolan … mais qui sont quand même allé voir les 3 épisodes … un petit côté SM ? »

      Je suis allé voir le 1er avec le même espoir qu’a l’enfant un 24 décembre à 23h30. J’en suis sorti dans le même état que l’enfant à qui l’on a dit que le Père Noël ne pourra pas venir à minuit pour cause de suicide.

      Pour le 2nd j’y suis allé à reculons. Mais à ma surprise c’était plutôt bien parti, j’étais content au début. Mais rien à faire, quand c’est pourri c’est pourri. Le pire c’est après, quand tout le monde te dis que c’était génial, tu te sens un peu comme la victime d’un viol que personne ne veut croire.

      Pour le 1er, je ne digère toujours pas je me suis vraiment fait avoir.

      Pour le 2nd c’était de ma faute, j’aurais du m’en douter (ça y est, je réagis encore comme une victime de viol).

      Pour le 3ème, pas besoin de le voir ! J’ai vu toutes les bandes annonces, dont une en VO avec Bane qui dit « Arghflagreu leffrabrleuuh ! », des extraits en-veux-tu-en-voilà, des critiques en pagaille, et surtout le spoil magistral de notre hôte, que je remercie pour cet exutoire.

    •  » Et puis, vous critiqué la trilogie de Nolan, mais de tous les films sur Batman, sérieusement, à par le 1er, lesquels sont à la hauteur ?! »
      J’ai beaucoup aimé les deux de Tim Burton. :)

  93. J’ai bien aimé le film (sans l’adorer), mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier cet article !
    Peut-être un peu long, mais le mélange de mise en évidence d’incohérences, de mauvaise foi finement dosée (si ça pique trop, on ne sent plus le goût après !) et d’écriture satirique était fort savoureux !
    Merci l’Odieux Connard d’avoir derechef donné une seconde vie à un film au scénario discutable.

  94. J’ai adoré le film mais je reconnais que son point faible c’est son scénario, beaucoup plus classique que précédemment, avec quelques lacunes. Mais dire que les dialogues sont à chier c’est purement de mauvaise foi, mais là encore j’ai trouvé l’article assez drôle puisqu’il est basé sur de la mauvaise foi. Bref, autant le dernier film est imparfait, mais totalement intense par les nombreux thèmes qu’il aborde et par la mise en scène des scènes d’action, autant le précédent est absolument captivant par son atmosphère. Bref après le coup des « mauvais dialogues » ça m’énerve un peu, sachant que pas mal de gens ont reproché au film de ne pas développer ses personnages, alors que chaque dialogue a une utilité.

  95. je me suis bien marré, mais c’est du boulot de lire tout ça. J’irai peut être voir le film quand même, je suis majeur et vacciné et il m’arrive même de prendre une décision moi même. Merci monsieur Odieux Connard (??) de remettre un peu cette industrie à sa place plus que le scénario du film lui même, je pense. On pourrait attaquer ainsi le scénario de bien des films que tout le monde (même vous) juge bon. C’est un bel exercice de style, j’ai bien rigolé.

  96. je suis allé voir le film hier soir après avoir lu le spoiler et j’ai noté un truc bizarre de plus (peut-être que c’est déjà dans les 264 commentaires j’avoue que je n’ai pas tout lu non plus): le prison de Bane se situe aux pieds du palais de Jodphur au Radjastan (on reconnait bien la ville bleue derrière le fort) et pourtant pas la moindre trace d’un indien dans le coin! Ni le moindre gars qui parle hindi non plus d’ailleurs…

  97. Bon mon commentaire est plutôt subjectif car bien qu’adorant l’humour et notamment l’humour noir, je n’apprécie guère la mauvaise foie, cependant je vais faire fi de ce détail. Je tiens donc à acclamer l’odieux connard pour ses critiques la plupart du temps bien marrantes (évidemment, il y a toujours des vaseuses, personne de modeste ne pourrait nier son imperfection), ainsi que pour le temps passé à analyser le film et transcrire son déroulement ici sans faute apparente de chronologie.
    Pour ce qui est du film, je l’ai particulièrement adoré, cet article ne change absolument pas l’estime que je porte à TDKR et c’est plutôt bien de varier les critiques (car moi-même je me contente d’un « ENORME » suivi de quelques interrogations sur les éternelles incohérences relevées).
    Je trouve tout de même que votre éternelle mauvaise foi est poussée à l’extrême ici :-/ peut-être avez-vous une haine envers Nolan ou Batman ? Il serait dommage que cela transparaisse dans vos écrits largement reconnus pour leur bonne utilisation de la mauvaise foi, car TDKR n’est tout de même pas le navet décrit, pas la peine de le rabaisser à un Transformers. Je relève d’ailleurs la personne ayant dit « pire que Prometheus » : allons, veuillez ne pas pousser l’exagération trop loin, ce serait malhonnête.
    Enfin, j’aimerais tout de même défendre Nolan en soutenant le fait que ce réalisateur mérite son succès, et quiconque souhaite contredire ceci n’a qu’à tenter sa chance : je suis persuadé que ne serait-ce qu’un court métrage de votre part comporterait plus de fausses notes. Quand bien même, un film parfaitement cohérent est merveilleusement ennuyant par ses contraintes liées au réalisme demandé, il ne reste qu’à voir les films parfaitement cohérents de l’histoire du cinéma : « Je n’existe pas » ou « On sait tous que le cinéma est fait pour dépasser les contraintes humaines par l’imagination », des films très recommandés :)
    Nan sérieusement, tous ceux qui désirent critiquer le film : juste, envoyez vos reproches à l’odieux pour qu’il les utilise intelligemment parce que les rageux qui critiquent de façon tout à fait sérieuse et arrogante ne méritent pas de défendre l’odieux, vous risquez plus de l’enfoncer en fait donc veuillez ne pas ruiner son travail…
    Bon, il se fait tard, je vais prendre l’apéro avec Bane, le pauvre est obligé de s’injecter de la nourriture, ça devait pas être facile durant tout le temps passé en prison quand même, quel sacré magicien aux ressources inépuisables ce Bane !

      • Certes, mais avec un excellent chianti et des fèves au beurre, ça passe toujours mieux…

      • « excellent chianti »… la preuve que ce bon docteur Lecter manie l’oxymore avec un talent d’orfèvre.
        Ou alors qu’il n’a vraiment aucun goût.

  98. Si j’ai eu la patience et surtout l’enthousiasme de lire cet article (je me suis pétée les yeux sur l’écran mon smartphone, faut le vouloir!), me farcir les 278 commentaires me déprime d’avance…Je me risque donc à répéter des choses déjà dites ci-dessus:

    Tout d’abord merci. Merci d’avoir récapitulé cet immonde navet avec tant de brio et d’humour. Je me suis tellement marrée que je suis passée pour folle dans le métro (très commune en fait).

    Je salue ta mémoire effarante, car je suppose qu’il s’agit de mémoire? J’ai autant de mal à imaginer quelqu’un prenant des notes dans le noir, qu’allant voir batman 3 plus d’une fois….

    Je rajoute les incohérences que j’ai personnellement relevées:

    -Outre le fait que le masque de Bane ressemble terriblement à un micro des années 50, comment se fait-il que ce dernier l’aide à « ne pas souffrir de sa blessure due à (si je me rappelle bien, car je me suis endormie plusieurs fois) la lèpre »? A un moment, batman lui décroche des tuyaux, ce qui le fait atrocement souffrir, puis Miranda les lui rebranche, cela produit un léger bruit d’air, comme un respirateur artificiel, jj’en déduis donc que 1) La lèpre des contrées sauvages où il a grandit est une forme particulièrement carabinée qui a mystérieusement effet sur les voies respiratoires. 2) Le micro des années 50 ne sert pas qu’à faire chanter des stars à banane, mais peut aussi occasionnellement servir de respirateur artificiel (pratique quand serge lama tombe vraiment malade sur scène). 3) Bane souffre atrocement à chaque fois qu’il se nourrit, et ceci, je suppose, assez souvent, vu le gabarit du bonhomme, et pas que de soupe liebig. 4) Ou alors, et c’est la solution que je préfère, certains tuyaux sont directement connectés à une poche de nourriture qu’il porte toujours sur lui, et si Batman avait visé les bons, on aurait pu assister à un arrosage automatique de bisque de homard dans la jolie coiffure de Marion.

    Enchaînement subtil, vous en conviendrez, Miranda Cotillard a eu le temps de se déguiser en ninja et même de se faire une jolie tresse comme Jasmine pour crever 15 minutes plus tard (de façon la plus ridicule qui soit, nous avons tous ri dans la salle, mais peut-être était-ce simplement la détente musculaire d’une mort qui annonce une fin de film imminente).

    Une bombe nucléaire explose à 2km, et tout le monde regarde en souriant, s’extasiant devant le champignon, comme devant un double rainbow, mais personne ne semble s’inquiéter des risques de leucémie, de malformations foetales ou de la peau qui fait des croûtes.

    Alfred est à Florence, au café, PILE POIL à la même heure et au même endroit que Bruce et sa salope (bah oui comment appeler une fille qui te trahit 12 fois?), alors que c’est pas non plus Brie-sur-plouc, Florence, c’est grand et y a pas qu’un pmu sur la grand place. A croire qu’Alfred se tape depuis plusieurs mois tous les cafés de la ville en picolant 27 Fernet Branca par jour, ce qui pourrait expliquer la scène ridicule de la fin: une vision d’alcoolique.

    • Hello Sophie;
      Vos commentaires m’ont presque plus fait rire que l’Odieux.
      Pour ce qui est du verre d’Alfred, il me semble – mais peut-être que je me trompe, moi aussi j’ai décroché à plusieurs reprises – qu’il avait donné à Bruce le nom exact du café.
      Donc à mon avis, il faut examiner le problème à l’envers : Bruce traine sa biatch (wesh wesh) dans le même rade pourri tous les soirs de 18 à 23h, qu’il pleuve qu’il neige ou qu’il vente depuis 8 mois, tout ça dans l’espoir de pouvoir faire un clin d’œil complice à Alfred. Si c’est pas de l’amour, ça..

    • En effet, question d’importance, comment Bane se nourrit ? La question m’avait traversé l’esprit, mais elle a dû vite se noyer la pauvre…

      Je le vois bien remplir un réservoir avec des petits pots pour bébé. Je suppose que son préféré c’est à la carotte, vu qu’il est plutôt aimable lors de ses discours. Mais avec suppléments en fer, magnésium et calcium pour être fort et résistant.
      Sinon, il pourrait y avoir un trou permettant le passage d’une paille, voire d’une pom-pot. Mais bon je suppose qu’il est trop timide pour nous laisser voir ces moments touchants de son intimité.

    • Il me semble que Bane est dans cet état car il s’est un peu fait tatanner la tronche par les autres prisonniers lorsqu’il a aidé Talia quand elle était enfant, pas à cause de la lèpre. Je pourrais me tromper, mais je suis sûre de ne pas m’être endormie pendant le film :/

  99. Sophie, le coup de se marrer dans le métro, je le fais souvent aussi en lisant OC. On doit vraiment me prendre pour un fou, surtout ici au Japon où il ya un silence de mort dans le metro/train.

    Bref, dites-moi si je me trompe, mais je n’ai pas compris la scène de fin avec la poursuite du camion. Elle servirait pas un peu à rien ?

    Je résume : Marion plante Batou pour se venger, puis appuie sur le bouton pour faire exploser la bombe. Zut, ça marche pas, fichu Gordon ! Hop, elle saute en bagnole pour aller courser le camion (bravo pour l’avoir retrouvé au passage), sort de la batmobile pour se jeter au volant du camion et… c’est tout. N’étais-ce pas pour virer le dispositif que Gordon a placé et ainsi faire un joli feu d’artifice ? (En passant, il est où le chauffeur ?). Et jusqu’à la fin donc, la petite Marion va rester sagement dans le siège conducteur. Et Gordon dans tout ça ? Il reste à côté de la bombe, à se tourner les pouces et à attendre d’être conduit je ne sais où. Il était pas supposé ramener la bombe au hangar là où Fox les attend ?

    Après moult scènes d’actions, où bizarrement la Bat n’a plus de missiles et tire à la mitrailleuse sur des Batmobiles blindées (je rappelle que la scène d’avant, la Bat avait explosé au missile les débris du stade pour libérer les flics, et la scène d’après il dégomme un immeuble pour passer au travers et emmener la bombe loin de la ville), on finit pas savoir que Marion a piraté l’ordi de la bombe et qu’il n’est donc pas possible de la désamorcer. Oui OK, alors pourquoi tu t’es donnée la peine de courser le camion si au final il n’y avait aucun moyen d’arrêter la bombe ?

    Voilà ce que j’ai noté comme trou scénaristique, mais c’est sûrement (je l’espère) dû à un oubli de ma part. J’attends vos critiques !

    • Aux États-Unis, comme en France, on conduit à droite. Je vous laisse donc tirer vous-même les conclusions sur le fait qu’elle entre par la porte gauche du camion…

      D’autant plus qu’on la voit parler au chauffeur, qu’on finit par voir ce dernier mourir avant que la Cotillard ne prenne sa place pour mourir n’importe comment.

  100. Miranda a forcément attendu le derrrrnier moment pour enclencher la noyade de la machine… Elle l’aurait fait dès le départ, les flics n’auraient même pas tenté de récupérer la bombe car il aurait été impossible de la désarmer… Mais elle bien se mettre toute seule dans des situations compliquées je crois.

  101. « Et bien la réponse arrive lorsqu’un avion plus gros vient se placer au-dessus de celui de la CIA, pourtant déjà d’un gabarit correct, et qu’en descendent en rappel des commandos qui viennent s’accrocher à l’autre appareil. Et ne me demandez pas comment ils font, puisque si on attache quelque chose à une corde derrière un avion, ça flotte derrière, ça ne descend pas en rappel, c’est même le concept qui a permis d’inventer ce qu’on appelle des “planeurs” ou la publicité volante, mais dans le film, la gravité se modifie pour aider le commando des méchants : soit. »

    Sauf que cette technique existe réellement. J’ai oublié le nom (et j’ai beau cherché, je ne retrouve pas), mais Nolan a utilisé une véritable technique avec le détournement de l’avion. D’où le fait que la scène ait été tournée telle qu’elle est et qu’aucun effet spécial n’a été rajouté ensuite.

    « D’ailleurs, les pilotes de la CIA eux-même font “Ho !” et ne remuent pas d’un cil, histoire de bien laisser le temps aux vilains de faire leur cirque volant en équilibre. Sympa : un coup d’aile et tout leur plan échouait ; mais tout comme le Joker en son temps, les gredins ont déjà lu le scénario, et les autres personnages s’arrangent pour leur faciliter la tâche. »

    Je ne vois pas où ils prennent leur temps. Ils n’ont clairement pas le temps de réagir.

    « D’accord, c’est sympa, mais alors, simple question : pourquoi tout ça ? Puisque je rappelle le début du plan : arriver dans une jeep conduite par des complices avec Pavel et toi dedans pour te livrer prisonnier à la CIA. Donc puisque tu avais DEJA le bon docteur avec toi d’entrée de jeu, cela veut dire que tu pouvais aussi bien rester chez toi à manger des cookies, c’était pareil. »

    Il fallait qu’ils enlèvent le docteur Pavel en le faisant passer pour mort (d’où la transfusion sanguine du docteur dans un autre corps qu’ils laisseraient dans la carcasse), et que pour faire ainsi, ils fassent passer le crash de l’avion pour un accident. D’où le fait que Bane somme à un de ses hommes de rester dans la carcasse. Aucune incohérence monumentale là-dedans.

    « Il ne sort plus de chez lui et même lorsque des fêtes sont organisées dans son manoir (par qui, du coup ? Mystère !), il n’y participe pas. »

    Wayne Enterprises, dirigée par Miranda Tate. Faut suivre le film.

    « – Alfred, pourquoi me dites-vous ça, là, maintenant ?
    – Je n’en ai aucune idée Monsieur. Je crois que le dialoguiste est un jean-foutre Monsieur. »

    Grosse mauvaise foi… le dialogue est bien amené parce qu’Alfred désapprouve qu’il recommence à se comporter comme Batman au lieu de se chercher quelqu’un. Comme je l’ai dit, suffit de suivre le film.

    « Seul le commissaire Gordon survit (même si c’était le seul à ne pas avoir un semblant de protection, mais passons), et est capturé par les habitants des égouts, des sortes de guérilleros souterrains. »

    Surtout que le but des mercenaires étaient justement de le capturer vivant pour l’amener à Bane (sans son accord), mais passons.

    « (il n’a pas son masque sur lui) et descend en rappel le long de l’hôpital (voilà, Mesdames et Messieurs, c’était le boiteux tout cassé) »

    Pas besoin d’avoir une forme physique du tonnerre pour faire du rappel.

    « concernant le réacteur, ce serait cool de le montrer à Miranda, une membre du conseil d’administration de Wayne Enterprises qui s’intéresse aux énergies vertes. »

    C’est elle qui dirige Wayne Enterprises, comme déjà dit. Donc non, ce n’est pas qu’une membre du conseil.

    « tiens, c’est rigolo le nombre de personnes que l’on avait jamais vues avant qui sont venues travailler ici aujourd’hui avec un gros sac que l’on a pas fouillé. »

    Euh, qui te dit qu’ils ne travaillaient pas là-bas depuis un bout de temps déjà, ne serait-ce que pour éviter les soupçons justement ?

    « Oui, d’ailleurs, dans le film, à plusieurs reprises, on se retrouve de jour, puis de nuit, puis de jour à nouveau »

    On appelle ça l’hiver. Je reconnais que pour le coup de la bourse, c’est tiré par les cheveux, mais le reste ne choque pas tellement.

    « même si, rapidement, le remplaçant de Gordon, Foley, donne l’ordre de chasser Batman plutôt que Bane puisque c’est quand même l’homme chauve-souris qui aurait assassiné Saint Harvey Dent. Car oui, il a beau avoir 200 voitures sous ses ordres, Foley décide qu’il ne va même pas en envoyer une ou deux pourchasser Bane, qui vient de massacrer plusieurs dizaines de personnes sous les yeux de centaines de témoins, ça n’en vaut pas la peine. »

    Justement, ils ne savent pas que c’est Bane. D’où le fait qu’il passe tranquillement entre les bagnoles de police. Foley veut attraper le Batman parce qu’il pense, comme tout le monde, qu’il est le meurtrier d’un des hommes les plus importants de Gotham, il s’en fout complètement des ‘vulgaires braqueurs’ comme il dit, c’est pas dur à comprendre.

    « Dans le même temps, une certaine voleuse est en train d’opérer : car figurez-vous que Sélina Catwoumoune (appelons-là Catwoman lors de ses soirées où elle opère en combi moulante, allez) inspecte un coffre-fort qu’elle vient d’ouvrir dans un luxueux appartement, mais celui-ci s’avère vide. Et double pas de bol : le propriétaire des lieux n’est autre Dagget, un actionnaire maléfique de Wayne Enterprises (et patron de Stryver), qui festoie en découvrant que Bane a réussi sa mission à la bourse de Gotham. »

    C’était pas un hasard justement. Elle est là pour rafler le programme ‘table rase’.

    « Alors qu’ils s’échappent, ils notent qu’en plus de la sécurité de Dagget, Bane en personne était présent sur place. Tiens, comme c’est étrange ! »

    Il venait d’arriver, hein…

    « (là encore, ni Bruce ni Lucius ne parlent de tenter quoi que ce soit contre lui, voire de prouver son complot, non. Ça ne les intéresse pas, on a même presque l’impression qu’ils trouvent cela normal) puisque c’est lui l’employeur de Bane et celui derrière le vol des empreintes, aussi Lucius propose une solution : proposer au conseil d’administration Miranda, la jolie actionnaire-écolo, et lui montrer le réacteur à fusion pour qu’elle s’en serve pour refaire avancer Wayne Enterprises. Soit, dit Bruce : continuons de cacher le réacteur sans aucune raison à l’ensemble du conseil d’administration, qui n’a même pas l’air de se soucier de ce qu’il est advenu de, je cite Lucius, “La totalité du budget recherche et développement”, et montrons-le uniquement à une actionnaire fraîchement débarquée au motif qu’elle a un joli cul et vote Verts. »

    Troisième fois, c’est elle qui dirige Wayne Enterprises. Et euh, fraîchement débarquée, dois-je rappeler qu’il y a un écart de huit ans entre TDK et TDKR ?

    « Et donc, s’ensuit une tirade incohérente sur un truc que Bruce n’a jamais demandé. Voilà voilà. »

    Je retranscris le dialogue tel qu’il est dans le film :
    Bruce : Il se trouvera quelqu’un pour comprendre ce que le Dr Pavel faisait, quelqu’un qui trouvera le moyen de faire une arme nucléaire avec cette source d’énergie. J’ai besoin que vous preniez le contrôle de Wayne Enterprises, et de ce réacteur.
    Miranda : Qu’est-ce que vous voulez que j’en fasse ?
    – Rien du tout, jusqu’à ce qu’on puisse garantir sa sécurité.
    – Et dans le cas contraire ?
    – Démantelez-la, noyez-la.
    – C’est notre meilleur espoir d’un avenir durable pour la planète et je la détruirais ?
    – Si la planète n’est pas prête, oui.

    Bruce lui demande bien de détruire le réacteur si jamais ça va mal. Voilà voilà.

    « Donc, en fait, tout le plan avec Bane ne servait strictement à rien. Hmmm, d’accord. »

    Encore une fois, il faut suivre le film. Le plan de Bane était prévu pour le servir lui-même, et non Dagget comme ce dernier le pense. D’où le fait que Bane tue ensuite Dagget, car il n’a plus besoin de lui. Bane n’en a rien à foutre que Dagget soit élu président du conseil ou non. D’autant plus que c’est sa chère Talia qui est élue à la place.

    « Là encore, rassurez-vous, personne ne s’intéressera à la mort de Dagget. Ce n’est pas comme si la mort d’un multimillionnaire attirait l’attention, non. »

    Suivre le fiiiilm. Blake en discute avec Gordon et Foley dans la chambre d’hôpital de Gordon par la suite. Le jeunot leur en parle car il a trouvé le nom de Dagget en signature pour le financement du creusement des égoûts, de l’entretien des souterrains, et tout ce qui se rapporte à ce que Bane trafique là-dessous. Voilà.

    « Catwoumoune sait où se cache Bane : sous terre, et bel et bien avec toute une armée. Et elle peut y guider Batman. Soit, faisons ainsi, dit la voleuse. »

    Elle le sait car elle travaillait pour Dagget. D’autant plus que Bane a dû la menacer de la tuer si elle ne lui apportait pas Batman. C’est ce qu’elle sous-entend lorsqu’elle piège Batman pour qu’il se batte avec Bane.

    « Et Bane, lui, il lui file quoi en échange de sa trahison ? »

    Le droit de vivre. C’est pas si dur à comprendre.

    « Et ses hommes autour l’acclamant. »

    Je suis pas sûr qu’on ait regardé le même film… les mercenaires ne disent pas un mot et se contentent de regarder…

    « Et Bane s’en retourne aux Etats-Unis, et ce, en se téléportant, ce qu’il était important de préciser pour continuer le festival des trucs ratés que propose ce film. Splendide tapis rouge. »

    Les avions, tu connais ?

    « (mais si, souvenez-vous, au début du film ! Le mec que Bane a déjà capturé mais qu’il met super en danger… pour le re-capturer pour rigoler, et bien le revoilà) »

    Euh, non mais t’es pas sérieux là ? XD Ça t’est pas venu à l’esprit qu’ils l’ont gardé prisonnier ?
    « jusqu’au réacteur à fusion de la société, qu’il semble curieusement connaître »

    Bane est l’ami et protecteur de Miranda/ Talia. C’est pas difficile de comprendre qu’elle lui en a parlé puisqu’ils sont de mèche…

    « Voilà : divination, téléportation, furtivité et explosifs en quantités abusives, le recyclage du personnage du Joker du volet précédent est complet. Les cheveux en moins : il y a toujours des pertes dans le processus. »

    Dois-je rappeler que, comme le disait Ninjabouc dans le premier Batman, Gotham est tellement corrompue qu’il est facile d’intégrer tous les niveaux de son infrastructure ? Il aura été facile à Bane de se procurer autant d’explosifs qu’il le veut, tout comme le Joker dans TDK. Les deux méchants sont à peine comparables, au passage.

    « Jamais ils ne penseront à sortir par une plaque d’égout »

    Ben, c’est un peu difficile quand ils sont justement bloqués entre deux murs de gravats géants.

    « Ce que Bane ne dit pas à la foule, par contre, c’est qu’il ne fait tout cela que pour torturer Bruce Wayne. »

    Euh, il veut tout simplement détruire Gotham en plus de torturer Wayne. Il le dit clairement.

    « Non, aucun prisonnier n’a jamais pensé à bricoler du matériel d’escalade pour faire des prises sur les murs alors qu’ils n’ont visiblement que ça à faire de la journée. »

    Et avec quoi tu veux qu’ils le construisent dans cette oubliette ?

    Le fait que Bane soit le fils de Ninjabouc n’est qu’une hallucination de Bruce, il ne l’apprend pas des autres prisonniers, étant donné que c’est une fausse info. Suivre le fiiiilm.0

    « Dis-donc Batman, c’est moi ou avec tout ton attirail tu dois être deux fois plus lourd que le péquin moyen ? Alors explique-moi ce que tu fous sur la glace toute fragile, à part te donner un genre ? Tu imagines ce qu’il se serait passé dans un monde crédible ? »

    Dans un monde crédible ? C’est un film… d’autant plus que, comme bien expliqué lors du premier exil, il y a des parties où la glace est fragile, et d’autres solides. Faut suivre le film. Batman a été entraîné sur la glace, pour rappel, et son costume a été justement amélioré pour être moins lourd. C’est bien beau de critiquer, mais si on est pas capable de faire les raccords avec les autres films…

    « (le spectateur attentif notera que Bane doit être dans un autre fuseau horaire, puisque de là où il est, il fait jour, mais bon) »

    T’es sûr que t’as été attentif ? Dans ce cas, je te conseille de revoir ce passage. Personnellement, j’ai le film en VO et VF, et je peux t’assurer que sur les deux, il fait nuit pour le plan de Bane. Mauvaise foi, quand tu nous tiens…

    « Batman est juste complètement con et adore faire de l’art contestable en s’habillant n’importe comment. »

    Le personnage s’articule autour de la mise en scène et la vue prise. Suivre le fiiilm, et la trilogie tant qu’on y est.

    « mais dans la mêlée, le terrible Bane est présent, faisant du catch sur tous les policiers passant à sa portée ; bon, il n’en tue aucun (ne me demandez pas pourquoi) »

    Moi, je me demande comment tu as fait pour en arriver à une telle conclusion, sachant qu’il bougne clairement tous les policiers sur son passage. Encore une fois, je ne peux que te conseiller de revoir le film si tu as un doute.

    « donc tu aurais peut-être sauvé des dizaines de vie en roquettant d’abord ces vilains véhicules depuis ta “bat” volante »

    Et c’est bien ce qu’il fait avant que les policiers ne chargent. La Bat surgit et détruit les canons des Tumblers.

    « Or donc, le duel entre nos deux loulous tourne cette fois-ci à l’avantage de Batman, sans aucune raison »

    Lors du premier combat, l’erreur de Bane a été d’être trop confiant et il a laissé Batman s’amuser avec lui. Les coups de Batman sur son masque l’ont endommagé, et il lui a suffit de réitérer l’opération quelques fois durant le deuxième combat pour lui briser le masque. Voilà, suffit de réfléchir un peu.

    « et ne croise Miranda, elle-même dans le bâtiment, lui demandant de se mettre à couvert (“Vite, trouve une cuisine et reste-s-y !“) »

    Il lui demande de couvrir les portes en lui balançant une arme, pas d’aller se mettre à l’abri…

    « Il l’a protégée depuis qu’elle était petite, et ça, Ninjabouc ne l’a jamais pardonné à Bane (Ha ?! Mais enfin, pourquoi ? Il a sauvé sa fille, au contraire !) »

    Ninjabouc a excommunié Bane en raison de son extrémisme et qu’il lui rappelait l’enfer dans lequel il avait laissé sa femme. Voilà, là aussi il suffit de suivre le film.

    « Hem. Miranda ? Comment as-tu pu échafauder ce plan sachant que tu ne savais pas que ce réacteur existait, puisque Wayne le cachait à tout le monde ? »

    Et qui te dit qu’elle ne savait pas, justement ? Ce n’est pas parce que Wayne dit qu’il est le seul à connaître son existence que personne d’autre ne l’a découvert.

    « Et tiens, au passage, Bane, pourquoi tu as emmené plusieurs membres du conseil d’administration jusqu’au réacteur pour qu’ils l’activent – c’est d’ailleurs Miranda qui l’a fait – quelques scènes plus tôt sachant que Miranda suffisait ? »

    Tromper les apparences, tout simplement. C’est pas très incohérent.

    « Je sais que je me répète, mais je me permets de le rappeler : ce film a été salué à plusieurs reprise pour sa cohérence. Par des gens dont le métier est de regarder ça. Hmmmm. C’est beau. »

    Tu pointes surtout des incohérences qu’une attention constante à elle seule aurait permis d’effacer. Hmmm, c’est beau.

    « et fait donc leeeeeentement tourner son doigt autour du détonateur en disant “Il est temps d’en finir, Batman… je vais appuyer… maintenant… là… tout de suite… attention… je le fais… je rigole pas… regarde mon pouce” (à ce moment là, la salle a tendance à rigoler en voyant Marion Cotillard faire tourner son pouce autour du bouton pour faire durer inutilement le non-suspens, c’est dramatique) et vous avez donc en parallèle de cette scène le commissaire Gordon qui tente de coller le bloqueur de signal sur la bombe, et pour ce faire, attaque un convoi, mais ha, c’est pas l’bon, puis un autre, mais encore raté, puis un troisième, mais allez-y donc qu’évidemment il fait tomber le détonateur (quel gaffeur alors), qu’il repart le chercher, qu’il revient, qu’il escalade le camion en marche, et qu’évidemment, c’est après les 40 minutes d’hésitation de Miranda, à la seconde où elle se décide enfin à appuyer sur le détonateur, qu’enfin, il parvient à installer le système de blocage. »

    Miranda commence à jouer avec le détonateur alors que Gordon est déjà sur le troisième et bon camion. Suivre le fiiiilm.

    « Batman est lui laissé avec Bane, qui s’apprête à le tuer lentement »

    Bane lui colle un fusil à pompe sur la mâchoire et il est tué la seconde où il s’apprête à appuyer sur la détente, sachant que la scène se déroule en une poignée de secondes, t’appelles ça tuer lentement ?

    « et plutôt que de la larguer dans l’eau (après tout, ils avaient dit “En cas d’instabilité du réacteur, on noie la salle et ça règle tout” chez Wayne Industries, alors pourquoi pas ?) »

    Suivre le film… il la largue dans l’eau justement. Mais le réacteur étant désormais en masse critique (dernières secondes obliges), on pourrait lui balancer autant de flotte qu’on voudrait, ça n’y changerait rien. Le but, c’est de la noyer avant que la réaction s’emballe. Là, c’est juste un peu trop tard quoi…

    « Je serais curieux de savoir comment ils ont appris que Bruce Wayne était mort, puisqu’à moins de révéler que c’était Batman, ça a dû être compliqué. »

    Pas vraiment. Gordon, Blake et Alfred ont très bien pu inventer une excuse bidon du genre « il a été tué par Bane parce que c’était un richou » ou une connerie dans le genre. Rien d’incohérent là-dedans.

    « A noter aussi que la ville décerne justement une statue à Batman, sauveur de la cité dont elle n’a jamais connu l’identité (Bane avait affronté Batman et révélé son identité devant ses hommes »

    Il y avait quoi, cinq, six mercenaires présents quand Bane appelle Batman M. Wayne ? Qui ne dit pas qu’ils ont été tués ?

    • C’est bien argumenté. Je n’ai pas encore vu le film (j’y vais jeudi prochain) mais il y a un truc qui me dérange un peu quand même, c’est l’histoire de la transfusion sanguine: ça c’est débile car c’est pas avec ça qu’on fait passer un cadavre pour celui de quelqu’un d’autre. Je ne suis pas fan de séries policières pourtant, loin de là mais même moi je le sais… Je pense qu’il y avait effectivement moyen de faire un truc plus simple pour faire passer quelqu’un pour mort que de s’en prendre à la CIA à je ne sais quelle altitude avec une débauche de moyens à faire pâlir Ben Laden.

      Et aussi le truc des centaines de policiers coincés 5 mois sous terre sans sortir (que mangent ils?) et qui apparemment en sortent tout frais (ils avaient des douches et une machine à laver j’imagine). Enfin bon j’ai pas vu, mais personne n’a donné d’explication cohérente à çà je crois (tout comme la charge avec les bâtons contre les mitrailleuses ne terminant pas en massacre comme par exemple dans le dernier samouraï avec Tom Cruise).

      Je ne vais pas chercher à défendre l’OC à tout prix car ton argumentation me parait bonne, et qu’il y a vraisemblablement mis beaucoup de mauvaise foi (cela dit on ne peut pas dire qu’il y ait publicité mensongère le concernant), mais reconnais qu’il y a quand même des trucs énormes aux explications bancales pour un film qui se voudrait cohérent… (ou présenté comme tel par de nombreux critiques professionnels)

      • « Et aussi le truc des centaines de policiers coincés 5 mois sous terre sans sortir (que mangent ils?) et qui apparemment en sortent tout frais (ils avaient des douches et une machine à laver j’imagine). Enfin bon j’ai pas vu, mais personne n’a donné d’explication cohérente à çà je crois (tout comme la charge avec les bâtons contre les mitrailleuses ne terminant pas en massacre comme par exemple dans le dernier samouraï avec Tom Cruise). »
        Je ne sais pas pour le reste, mais il est dit et montré que les soldats sont ravitaillés. Quitte à savoir si c’était de la nourriture, du Monsavon ou les deux…

    • Merci pour ce commentaire avec lequel je suis, en grande partie, d’accord. Cependant, certains points me laissent assez perplexe:

      « Il fallait qu’ils enlèvent le docteur Pavel en le faisant passer pour mort (d’où la transfusion sanguine du docteur dans un autre corps qu’ils laisseraient dans la carcasse), et que pour faire ainsi, ils fassent passer le crash de l’avion pour un accident. D’où le fait que Bane somme à un de ses hommes de rester dans la carcasse. Aucune incohérence monumentale là-dedans. »
      Sauf que je crois bien que quand t’as un corps brûlé (comme l’a bien expliqué un autre commentaire plus haut), tu vas plutôt utiliser ce qui reste, donc des empreintes dentaires. Et si ça avait été fait, ils auraient bien vite compris que ce n’était pas le cadavre du bon docteur.

      « Pas besoin d’avoir une forme physique du tonnerre pour faire du rappel. » Oui, enfin si je me souviens bien, le docteur dit en gros que son corps est un véritable bordel, alors faire du rappel deux secondes après, ça m’a un peu fait tiquer.

      « C’est elle qui dirige Wayne Enterprises, comme déjà dit. Donc non, ce n’est pas qu’une membre du conseil. »
      Vraiment ? J’avoue que j’étais sûre du contraire. Si c’est elle qui dirige l’entreprise, pourquoi on ne fait que la présenter (au début) en investisseur et pourquoi on ne l’incendie pas sur le fait que Wayne Entreprises ne fait plus de profit ? Et pourquoi (après que Wayne a été viré du CA, on fait un vote si Tate était déjà la patronne ? Vous avez vous-même cité cet extrait « J’ai besoin que vous preniez le contrôle de Wayne Enterprises ». Si Wayne lui dit de prendre le contrôle, n’est-ce pas qu’elle ne l’avait jusqu’à présent ?

      « Miranda commence à jouer avec le détonateur alors que Gordon est déjà sur le troisième et bon camion. Suivre le fiiiilm. » Je ne pense pas que ça explique le fait qu’elle passe trois quart d’heure avant d’appuyer.

      • Vous avez raison, elle ne devient PDG qu’à partir du vote du CA, lorsque Dagget pense pouvoir prendre le contrôle de Wayne entreprise (c’est-à-dire toujours contrôlée par Bruce à ce moment). Ceci n’arrive qu’après la virée de Bane à la bourse visant à ruiner Bruce. Ce qui fait que Bruce et Lucius lui présentent le projet du réacteur et font en sorte qu’elle soit élue à la tête de la boîte.

        Cet argument est non valide. Il n’a pas du suivre le film :D

    • Ok j’ai bien lu l’argumentaire d’ « odieuxconnard » ainsi que ton contre-argumentaire. Au-delà du mépris mutuel il y a des choses que vous m’avez tous les deux appris, qui m’ont complètement échappé pendant le film, alors que je n’ai vu le film qu’une fois en VO. Je me suis naïvement dit que pour comprendre un film il suffisait de le voir une fois (j’vaoue).

      Pour comprendre ce film, j’ai le sentiment (comme pour Inception, ou autre (Matrix)) de devoir regarder le film 10x avec un bloc note et une télécommande pour appuyer sur « pause » aux moments opportuns afin de pouvoir espérer comprendre le(s) scénario(i) de Nolan, en ayant le temps de décortiquer les infos et de les digérer.

      Personnellement ça me pète les couilles modèles géant de devoir faire ça. Surtout lorsqu’on me mène délibérément sur des fausses pistes comme lors de scène suivante, je te cite :

      « Le fait que Bane soit le fils de Ninjabouc n’est qu’une hallucination de Bruce, il ne l’apprend pas des autres prisonniers, étant donné que c’est une fausse info. […] »

      …une fausse info…

      Est-ce que c’est digne d’un bon scénariste de faire ça ? Est-ce que ça mérite d’être loué par les critiques ce genre de scénario? Est-ce que c’est la marque d’un film de bonne qualité? Et de plus, est-ce que c’est propre à l’univers Batman ?
      Pour moi la réponse est simple : NON!

      Donc je m’offusque, comme « odieuxconnard ». Je m’offusque moins face aux invraisemblances et aux incohérences que face au mauvais goût généralisé des script de la trilogie.

      Depuis la trilogie Matrix on a le sentiment que plus on fait dans le pseudo-compliqué intellectuallo-philosiphico-j’me-la-branle, plus c’est une marque de qualité témoignant que le film est bon. Parce qu’en fait personne ne capte tout du premier coup (« dans l’doute c’est que ça doit être bien, on ne passera pas pour une pomme qui n’a rien compris »).

      Et bien je dis FAUX. C’est un cauchemar ce cinéma donneur de leçon bourré de scène de frime pour pas un rond où les scénar vont trop vite et révèlent, après décorticage, des failles sérieuses quand même (comme la scène d’intro complètement inutile, je le soutiens aussi, le perso de Pavel aurait pu être présenté au stade ç’aurait suffi)

      Donc cette trilogie est pour moi, disons le simplement et sans excès, « ratée ».

      sans inimitié aucune

    • [Troisième fois, c’est elle qui dirige Wayne Enterprises.]

      [J’ai besoin que vous preniez le contrôle de Wayne Enterprises, et de ce réacteur.]

      Allons allons…

  102. J’ai jamais vu autant de mauvaise foi dans un article. C’est drôle j’imagine quand elle sont justifiés, mais bon je ne comprends pas pourquoi vous avez eu besoin d’en inventer ?
    très drôle le coup des motos à la bourses, vous n’avez pas remarqué que Bane était casqué avec un intégral en arrivant ?
    Je vais pas tout relever j’ai pas envie de faire une critique de bonne fois de votre mauvaise fois. Mais sur un article de cette longueur vous auriez pu éviter les mensonges (ça vaut aussi pour votre critique de Hunger Games)

    Enfin c’est pas du niveau d’Inception ou il n’y avait aucun argument dans votre article, juste des remarques sexiste raciste sans humour ni intérêt.

    celle de prometheus est plutôt bonne par contre, comme quoi c’est possible de rester dans le vrai et d’être drôle !

    • Effectivement il est casqué, mais il entre sans moto et ressort avec une moto (par la grande porte). Généralement, lorsque l’on rentre dans un lieu clos (comme la bourse par exemple) on ne le fait pas avec un véhicule (on le laisse dehors me semble-t-il, enfin je crois, je dois être vieux jeu peut-être). Remarquez, il y a bien un type qui a essayé de rentrer dans le métro avec son 4×4, demain je vais tester le supermarché en camionnette.

      Alors du coup il faudra m’expliquer comment ils ont fait parce que lapin compris là….

    • Monsieur fayot,

      La polémique consiste à tourner en dérision un objet par la satire quitte à utiliser parfois, il est vrai, des arguments de mauvaises foi (sans « s » à la fin s’il vous plaît) dans le but d’être drôle.

      Le but du polémiste étant d’éviter à son audience de perdre inutilement de l’argent dans un produit qui ne le mérite pas (ce qui, pour mon avis, ici, est exactement le cas), je pense que notre critique « odieuxconnard » a ici parfaitement bien rempli sa fonction, avec une patience à saluer.

      Ce qui m’a promptement rassuré, après m’être retrouvé seul dans mon cercle d’ami à avoir dénigré les qualités très discutables de cette production pompeuse et dénaturée du héros légendaire (que j’ai découvert tantôt devoir être un espoir, tantôt être un martyr, diable!).

      Prudence.

  103. « en descendent en rappel des commandos qui viennent s’accrocher à l’autre appareil. Et ne me demandez pas comment ils font, puisque si on attache quelque chose à une corde derrière un avion, ça flotte derrière, (…), mais dans le film, la gravité se modifie pour aider le commando des méchants : soit. »

    Tututuut , mon cher monsieur Conard, et le principe d’inertie qui dit que tout corps conserve son état de mouvement ou de repos tant qu’aucune force extérieure ne vient le modifier? Les commandos conservent la vitesse qu’ils ont dans l’avion pendant leur descente, ils descendront donc donc en ligne droite par rapport à l’avion, si on excepte le frottement de l’air qui effectivement devrait les faire dévier vers l’arrière. Cependant, même ainsi, cette force ne dépend que le de la forme et de la masse. On pourrait à la limite en conclure soit que nos gaillards sont particulièrement profilés, soit qu’ils sont particulièrement lourds (sans mauvais jeu de mot). Mais dans tous les cas, la gravité n’a rien à faire dans cette histoire!

    Cette précision faite je retourne à votre sans nul doute malgré tout excellent spoiler.

  104. Viens de voir le film. A bien aimé, mais même pas besoin de lire votre spoiler, camarade Odieux (ce que j’ai quand même fait, par sympathie pour votre plume): en effet il y a quelques incohérences et des détails incongrus, mais pas autant que votre légendaire mauvaise foi peut laisser supposer à d’éventuels lecteurs qui n’auraient pas vu ce film, certes pas un chef d’oeuvre, mais quand même bien sympathique (même si je l’ai trouvé moins bon que les 2 précédents).

    Pourtant, je dois avouer, et pardonnez ma franchise, que cette fois-ci les commentaires étaient plus intéressants à lire que votre billet. Je vais donc faire pénitence en me flagellant avec des orties fraîches, ou en matant un Twilight sur YouTube.

    Salutations distinguées,
    R de Rien

  105. Un petit message en passant aux haters : je ne lis pas M. Connard de maniere reguliere mais ayant vu Batman III (pardon, on dit TDKR) a sa sortie, j’attendais avec impatience cet article. Et de fait, je le lis presque une semaine apres sa parution.

    J’ajoute deux choses qui m’ont manque dans le scenario :
    – une fois que Wayne est sorti des oubliettes, au lieu de se casser en egoiste, il pourrait arrimer une corde en haut et en faire profiter les autres, non ?
    – Batman, malgre son armure en teflon, se prend un coup de canif par Miranda (tout en lui disant Luke je suis ton pere), ce qui sur le coup a quand meme l’air de lui faire un peu mal, au point qu’il en perd sa proie… Ben en fait pas tant que ca parce qu’il gigotte encore pendant une demi-heure de film. En l’ecrivant je me dis que ca a pu ne pas vous choquer parce que vous etes habitues (?) aux super-heros m’enfin a ce moment j’ai eu du mal avec l’identification au personnage.

    La biz.

    •  » une fois que Wayne est sorti des oubliettes, au lieu de se casser en egoiste, il pourrait arrimer une corde en haut et en faire profiter les autres, non ? »
      Je suis sûre de l’avoir distinctement vu dérouler une corde qui se trouvait sur la margelle du puits.

      • Je confirme : il a une corde lorsqu’il sort du puit. Qu’est-ce qu’elle fait là ? Aucune idée. C’est censé être une sorte de prison où on y enferme les méchants garçons, donc foutre une corde à l’entrée c’est pas très futé.

        Autre chose, j’ai pas compris pourquoi les prisonniers pouvaient tous se balader en dehors de leurs cellules pour encourager ceux qui tentent une évasion. Un moment, le docteur raconte l’histoire de la petite fille disant que oui, un jour les gardes ont oublié de fermer les cellules à clé du coup c’était le bordel. Par contre là, on voit que Bruce sort quand il veut, que tous les prisonniers sont dans la cour sages comme des images.

      • Vagou: pour les cellules non fermées à clé, si j’ai bien compris, les gardes avaient oublié de fermer la cellule de la femme et de l’enfant et, comme les autres prisonniers se baladent comme ils veulent, ils se sont engouffrés dans la cellule et ce fut le drame. J’avoue que le fait que les prisonniers se baladent ne me choque pas vraiment puisque même si ils sortent de leur cellule, où vont-ils aller ? Nul part vu que le vieil homme pense que seul Wayne est digne de connaître la technique « sauter sans la corde » et qu’aucun d’entre eux n’y avait pensé ou n’avait réussi.

      • Ouais, je viens de verifier. En effet, il balance probablement la corde dans le trou. Je pense que le changement de point de vue de la camera m’a trouble.

  106. Désolé mais pour une fois je ne trouve pas cette article bon. Ayant adoré les articles précédent (gost rider, prometheuse…) je trouve que celui ci est plein de mauvaise foi et de raccourci facile. Alors oui certe l’humour est omniprésente et drôle mais la critique du film est mauvaise. Norman nous a livré son dernier Batman alors oui pas aussi bien que le précédent mais d’un qualité plus qu’honnete.
    Ci certain avais prévu de le voir ne vous limitez pas à ce seul article et faites vous votre propre idée du film

  107. C’est un torchon cet article. Tu oublie de préciser qu’il s’agit d’une adaptation d’un Comics !!
    Et l’adaptation de Nolan est très bonne, la meilleure de toutes les adaptation de super-héros que j’ai pu voir en tout cas.

  108. Les gens d’ici sont fou.
    J’ai adoré le film (même si même moi j’ai remarqué les incohérences et le jeu ignoble de Marion Cotillard qui meut comme dans les Feux de l’amour), et j’ai aussi adoré l’article, ne faites pas vos consanguins les gars.

  109. Cher M. Connard,

    Première fois que je pends ma plume virtuelle pour commenter l’un de vos articles, aussi j’ose quémander une relative indulgence pour mon orthographe (dû à l’heure tardive et au trouble que j’éprouve étant -presque- en face de vous)

    Au delà des fausses questions à propos de la qualité de votre article, de la véracité de votre critique, ou de votre mauvaise foi -si vous n’aimez pas, ne lisez pas- j’ai été surprise devant plusieurs manques lors de ce spoil.

    Premièrement il me semble étonnant que vous n’ayez pas relevé les divers chocs que subit la bombe -hautement instable- lors de son voyage en Bat jusqu’à l’océan. Sans déconner, elle est traînée sur 20m sur la route, se prend un pont puis un lampadaire? Je ne suis pas ingénieure mais il me semble que ça aurait dû un peu l’abîmer, surtout après s’être détériorée pendant cinq mois!
    Deuxièmement, l’aspect qui m’a le plus choqué est le fait que, dans ce film, le pouvoir donné au peuple et le partage des richesses, ne peut exister que contre la vraie loi, la vraie justice (et donc les forces de l’ordre). C’est également la volonté d’un tyran sanguinaire et il n’en résulte qu’anarchie. Je vois ici la peur toujours aussi présente du communisme aux USA, pardonnez cette analyse très sommaire.

    Je vous prie, M. Connard, d’accepter mes sentiments distingués et ma plus mauvaise foi, et de me pardonner si ces remarques ont déjà été faites dans de précédents commentaires, je n’ai pas eu le courage de tous les lire vu le nombre affolant de « moi je trouve que l’auteur est méchant, ce film était trop cool parce que le cul d’Anne Hataway était trop bien moulé et qu’il y avait plein de boom… »

    Une lectrice assidue.

    Ps: si jamais une place se libère dans votre cave… J’ai toujours voulu tester le syndrome de Stockholm.

    • Ah enfin ‼ Je commençais à craindre d’avoir été la seule à tiquer face à l’idéologie clairement anti-communisme primaire que prône ce film !

  110. Enorme ! Et donc Catwoman sort avec Batman et ensuite, Batman et Robin ? Mais attends, je me souviens d’un film avec Catwoman dedans… Ce serait pas Batman Returns de Tim Burton où Catwoman meurt ?
    Et… Robin n’existait pas !
    Donc où dans le prochain film Catwoman n’est pas là, elle reste à Florence avec les gosses (et quelle vitesse de production de gosses au fait ! Elle a eue une sacrée portée ! Les mois dans Batman, c’est des secondes…).
    Donc, on aura Batman et Robin, sans Catwoman ? Et si elle est là, elle va continuer à voler et faire chier la ville ou elle va faire des pâtes et se faire kidnapper ? Mystère…

  111. Je n’ai lu cet article qu’en diagonale. Les dialogues m’ont fait marrer. Je l’ai lu en diagonale parce que je n’ai pas vu et n’irais pas voir ce film. Nolan est un réalisateur de qualité TRES secondaire et son acteur est naze. Je n’attends rien de ce genre de prod dont la réussite tient à l’investissement matériel et à l’artifice. Les masses s’y vautrent parce qu’on leur a dit que c’était un évènement et du coup, ça fait évènement – point barre. Et dans l’hystérie communicationnelle collective, tout le monde en parle, moi compris, érigeant le médiocre en phénomène. Beaucoup défendront la chose, car les masses incluent forcément un gros pourcentage de blaireaux sans culture cinématographique, élevé depuis la tendre enfance à la daube commerciale décérébrante nécessaire au bon approvisionnement des comptes en banque de l’industrie productrice. Pour faire du chiffre, il faut du nombre, et il faut taper dans le Plus Grand Dénomitateur Commun. Un rapide coup d’oeil sur l’histoire humaine nous apprend vite que le PGDC de l’humanité c’est la connerie.

    Le thème du super-héros en vaut un autre si quelqu’un voulait l’utiliser à bon escient. J’aime pourtant la noirceur initiale de ce personnage de comics et j’aurais aimé que quelqu’un l’adapte avec un vrai scénar, pour aborder un vrai sujet et faire du cinoche populaire de qualité. Avec si possible un batman qui aurait gardé quelque chose de la fluidité animale qu’on lui supposait et non pas un gugusse en costume de tank, version carapaçonnique de la force dans la culture de notre première puissance militaire mondiale.
    En passant, y’avait un truc dans les Burton malgré tout…

    allez, je me casse, salut à tous quand même ;)

  112. Je ne dirais pas mieux que le commentaire précédent. Peut-être je modérerais un peu quant à la dégénérescence du public de masse dans le sens où les gens ne peuvent pas tous avoir le capital patience et clairvoyance nécessaire pour disséquer points par points les films ainsi que le fait « odieuxconnard » (que je découvre avec joie et plaisir, au passage).

    Toutefois il est vrai que le public de masse qui se complaît dans ce genre de cinéma bâclé bousesque devrait accepter de s’entendre dire que son goût a franchement décliné depuis, je ne sais pas moi, par exemple la trilogie « Retour vers le futur », cinéma grand courant hollywoodien délectable où la cohérence du scénario respirait les mois de travail et ne laissait apparaître que quelques failles plutôt pardonnables.

    J’ai l’impression que depuis 10 ans voire plus Hollywood a définitivement franchi le pas sans complexe de mettre le show (frime et tape-à-l’oeil poussant même au moralisme) au service du business industriel. Or la place de cinéma coûte toujours plus cher et ça ne dérange que quelques personnes qui passent pour des « raleurs », des « prétentieux » et j’en passe…

    Consternation.
    Article très drôle, je félicite

    • Mais pour que ce même « publique de masse » accepte quoi que ce soit, il faudrait déjà qu’un spectateur au moins se reconnaisse sous cette désignation péjorativement connotée (j’imagine immédiatement une horde d’obèses à casquette faisant la queue devant un IMAX, le regard vitreux et la bouche luisante de beurre).
      Pour ma part, j’ai trouvé que ce film était un honnête burger : pas l’extase gustative promise mais pas l’habituel big mac non-plus. Alors c’est sûr, c’est pas de la grande gastronomie, mais quelle personne fréquentable déteste un bon burger de temps en temps (quitte à en critiquer la préparation après coup) ?

      • Raah, j’sais pas. Moi j’ai pu apprécier les deux premiers volets de Noaln de cette façon. Mais pas le troisième. Sans doute que parce que c’est la conclusion et que la langue peut enfin se délier et sans doute aussi parce que j’ai détesté Inception et le foin qui a été fait autour de ce film.
        Le côté burger ne fonctionne plus. J’ai l’impression qu’on se fout de moi.
        Quand la mode changera peut-être dénigrera-t-on la qualité de cette trilogie comme c’est maintenant le cas pour les deux opus de l’adaptation de J.Schumlacher. Peut-être le public ouvrira les yeux

  113. Dernière grosse incohérence dont personne ne parle :
    Quand batman part avec la bombe pour se « sacrifier », il reste seulement une minute ou cinq je ne sais plus.

    Sachant que la bombe à une déflagration de 10km et que dans la scène on voit la bombe exploser facilement à 20 km vu que la déflagration n’arrive pas du tout à gotham… Loin de la…

    Cela voudrait dire que le « bat » fait du :
    1 minute x 20 km x 60 = 1 200 km/h
    Génial !

    • En même temps un type qui se déguise en chauve-souris… Et puis cher internaute vous connaissez les caractéristiques techniques du Bat ?

      Franchement, je commence à en avoir marre de voir ce genre de réflexion. Nous sommes dans un film de super-héros donc il ne faut pas chercher de cohérence scientifique ! C’est vrai au même titre que William Wallace tire des éclairs de son cul et qu’il fait 3 mètres de haut.

      Je ne dis pas que les incohérences on s’en fout mais il faut accepter certaines prémisses lorsque l’on va voir un film, boudiou ! Sinon restez chez vous bande de hipsters ! Sérieux c’est quoi cette volonté de toujours tout vouloir déconstruire pour le plaisir de déconstruire, vous qui ne créez jamais rien ! Je me demande quels genre de films vous aimez ! Dès incoéherences on en retrouve partout, dans tous les scénarios de tous les films !

      Le film ne se veut pas d’une crédibilité technique scientifique, crénom ! On parle d’un homme qui est parti à l’autre bout du monde pour devenir un ninja (sic) et qui se déguise en chauve-souris. Sans parler des gadgets – si peu présent dans cet opus…

      Je ne dis pas que c’est le film du sciècle, qu’il a été coupé/monté à la hache et que parfois il manque de rythme. Dans l’ensemble, la critique d’OC est assez juste sur les incohérences scénaristiques – même s’il fait preuve de beaucoup de mauvaise foi ce qui me fait soupçonner qu’il a quand même apprécié.

  114. En même temps, ça doit pas être simple de pondre un scénario cohérent sur un homme chauve-souris quand ont veut réaliser un volet de James Bond.
    C’était déjà le cas avec Inception, où l’on apprenait que l’inconscient de chacun n’est peuplé que de courses poursuites, d’agents doubles et de fusillades.
    Mais surtout, ça rend le film un peu chiant.

  115. C’est là que je me demande encore, pour ma part, pourquoi, bigre, une telle adaptation de Batman ? Ce singulier héros de comics provenant d’un genre (le comics) où l’imaginaire FANTASTIQUE laisse place aux fantaisies et aux invraisemblances les plus nécessaires (et au diable les incohérences) pour nous époustoufler, nous, individus mortels .

    Pourquoi nous pondre un Bruce Wayne qui doute, qui fait de la dépression pendant 1/3 de film (ce qui est franchement casse-couille), qui se demande s’il doit renfiler son costume ou pas (non mais quelle questionnement pathétique), s’il veut continuer de vivre en milliardaire dépressif ou mourir en héros martyr et persécuté (tournure des événements nullesque, jamais vue dans la franchise), qui attend de trouver toutes les motivations les plus longues à venir (et c’est là que le mauvais goût commence dans les scénari de cette trilogie laborieuse), motivations scénaristiques tantôt faibles, tantôt pauvres, et somme toute parfaitement dispensables, tout cela pour faire enfin revenir le héros! Alors qu’on paye plus de 10 euros notre place pour qu’il arrive le héros.

    Tant est si bien qu’il n’apparaît finalement pas plus de trois fois dans le dernier opus et qu’à l’abord de sa dernière longue apparition dans la scène finale on en a déjà marre de voir sa tronche de paraplégique miraculé soigné à coup de poing dans le dos (en voilà une belle de motivation, pleine d’invraisemblance parfaitement dispensable).

    Que dire aussi de cette vision très originale de « Gotham » pour le plus « gothique », dépouillée de tout gargoyle dans lequel the DARK knight évolue désormais de jour (pourquoi pas Superman de nuit, aux coins des ruelles sombres, hahahahaha). Que dire si ce n’est « mauvais goût » ?
    Où sont les ruelles sombres? La rage et la colère dans le batman qui lui donne envie de terroriser et d’écrabouiller le moindre criminel entre ses mains? Non, chez Nolan, Batman est un bouc émissaire, un persécuté, coupable du meurtre d’Harvey Dent, alias Double Face (ce vilain personnage aux apparitions bâclées).

    • C’est aussi ce qui me dérange dans la version de Nolan : comment intégrer un justicier déguisé en chauve-souris, dans un univers réaliste et contemporain, sans le faire passer pour un excentrique complètement farfelu ?
      En répétant sans cesse qu’il est un symbole. D’accord, mais que symbolise-t-il ?

      -La corruption et la médiocrité de la police, qu’un cosplayer arrive à surpasser à lui tout seul ? Dans ce cas, s’il s’agit d’humilier les forces de l’ordre pour lancer une opération mains propres et faire nommer un nouveau procureur, pourquoi Wayne ne choisit-il pas un déguisement encore plus grotesque (genre costume de Sailor Moon) ? Quitte à bien les faire passer pour des cons, pourquoi faire dans la demi-mesure ?

      -Le citoyen lambda (mais bien équipé quand même) tellement révolté par le laxisme de la justice qu’il décide de la rendre lui-même ? Ok, mais sauf à vouloir paraître encore plus cinglé, pourquoi s’habiller en chauve-souris ? C’est vraiment censé faire peur à des criminels de classe terrorisme international ?

      On sent bien que pour Nolan, la dimension iconique des personnages de Batman est un problème qui doit constamment être contourné, ce qui me semble être un comble quand on accepte de réaliser une trilogie sur un super-héros de comics.
      Pour preuve, une citation de Lindy Hemming (Costumière) à propos d’un brainstorming autour du personnage de Catwoman :

      « Nous nous sommes demandés ce qui pourrait pousser une femme moderne, branchée et cool à se retrouver avec des oreilles. Nous avons donc cherché une logique à ça et nous l’avons trouvée en donnant cette forme à ses lunettes, une fois remontées. » (Allociné)
      Voilà, Batman, ça doit avant tout être logique.

      Chez Burton, l’écrasante mégalomanie architecturale de Gotham pouvait à elle seule justifier l’instabilité psychologique des personnages, révélée par leurs costumes délirants.
      Avec Nolan, je ne peux m’empêcher de voir le ridicule qu’il y a dans le fait de coller des oreilles et une cape sur une tenue de combat (surtout pour conduire une moto).

      • Mais comme j’aime ce que tu viens d’écrire.

        Je me sens être le seul dans mon cercle d’amis à être perplexe et dégoûté par cette vision logique, vraisemblable, motivée, justifiée de l’existence du Batman dans une ville à dimension mégalopole moderne (et plus largement cette vision qui pollue le cinéma Hollywoodien actuel).

        Au-delà de la dénaturation esthétique de la franchise, c’est tout simplement décalé. La vraie incohérence me parait être ici. Elle ne choque que peu de critiques (et surtout pas les flagorneurs de la presse). Une dénaturation qui ne set que les intérêts d’un réalisateur marque préssomptueux afin que celui-ci marque de son empreinte personelle cet univers au départ si bien enrichi par les précédents créateurs. L’univers en question s’en passerait bien, parole d’amateur.
        Tandis que les producteurs critiques et grandes parties des masses spectatrices trouvent ça chouette, bien vu, cohérent, génial. Mais où est le génie? Comme je disais c’est comme mettre Superman dans des ruelles sombres.C’est impropre. C’est de la dénaturation pure et dure. Exactement les mêmes erreurs que dans l’adaptation du futur apocalyptique de Terminator 4 par McGee en décalage complet par rapport à la vision futuriste nocturne desespérée de Cameron dans les deux premiers opus qu’il a créé.

        On dirait que ces nouveaux réa d’Hollywood se sentent obligés de réinventer le génie de précédents créateurs. En dénigrant au passage ce qui a été fait précédemment et a pu être un échec commercial (les critiques aujourd’hui dénigrent la qualité des Batman 3 et 4 alors qu’au moment de leur sortie les films étaient encensés, ou même le pleutre McGee, réa de Terminator 4, dénigrant le boulot fait sur le Terminator 3 somme toute pas si infidèle à l’univers lancé par la franchise.

        Sans parler de la prise de risque démesurée entreprise par ces réa, sans parler de leur caractère arrogant et présomptueux à déclarer publiquement être plus sérieux que leur prédécesseur, il me semble incroyable que le public ne soit pas plus critique que cela et pardonne ces fautes de goût, ces fautes esthétiques, ce décalage de registre par lequel on essaye de faire glisser le fantastique vers un monde vraisemblable.Ca fait plus sérieux, plus adulte en fait. Plus intello. Comme si c’était le besoin du cinéma populaire d’être intello.

        Que dire de la batcave qui ne ressemble pas à la Batcave, de la batmobile qui ne ressemble pas à une batmobile, de la batwings dépouillée de ses ailes (rappel : wings=ailes) ressemblant à un coléoptère géant, du manoir Wayne qui ressemble à un relais-château anglais pour golfeurs en vacances, du personnage de Catwoman jamais une seule fois appelée Catwoman dans le film, du look de Bane tranformé en vulgaire catcheur et j’en passe…

        Je réitère : c’est du mauvais goût.

        Qu’a-t-on fait de la magie?

  116. Quelle magie ? Vous êtes bien mignons, mais depuis ses débuts, le personnage a connu plusieurs évolutions tranchées. Ultra-violent à ses tous débuts, puis plus politiquement correct, kitsch à souhait grâce à Adam West et Cie puis aux comics qui ont suivi, qui en ont limite fait un clown par moments (pas tout le temps, hein, j’ai dit « par moments »), à nouveau bien sombre avec les comics de Miller, ambiance gothique avec Burton et la série animée qui a suivi, flashy et ridicule grâce à Schumi, maintenant la vision réaliste de Nolan. Batman, ce n’est pas l’oeuvre d’une seule personne, c’est une industrie où quelques tâcherons appliqués ne font que suivre les grandes orientations données par ceux qui ont pu vraiment marquer de leur empreinte et de leur vision le personnage (évoqués plus haut) à un moment ou à un autre.

    De ce fait, on ne peut pas vraiment parler de « la dénaturation esthétique de la franchise » (sauf chez Shumacher…), puisqu’il n’y a pas de réelle unité sur la totalité de l’histoire Batman depuis sa création. Il y a de grandes tendances, certes, mais ça s’arrête là.

    C’est pour ça que la vision « réaliste » de Nolan a tout autant sa place dans l’interprétation du personnage que celle de Burton, par exemple (je rappelle au passage qu’en 89, un certain nombre de fans avaient hurlé au sacrilège). Les deux points de vue et visions sont, à mon sens, intéressants. Et je trouve nettement plus sain d’essayer de se réapproprier un personnage en l’adaptant à sa propre vision (ce qu’ont fait Nolan ET Burton), que de suivre bêtement le dogme établi sans essayer d’être un peu original (dans le traitement de CE sujet bien particulier, pas d’être original au sens large par rapport au cinéma en général, je n’en attends pas tant d’Hollywood).

    Après, savoir si les films sont réussis ou pas, c’est une autre question qui a déjà été traitée (quand je pense qu’ils ont inventé un métier qui s’appelle « script doctor », c’est-à-dire des mecs payés pour relire les scénarios, les corriger et les améliorer… je me demande vraiment à quoi ils servent ou, pire, à quoi ressemblent les versions non corrigées… mais je m’égare).

    Personnellement, et même si le film ne m’a pas vraiment plu, je préfère encore ça à un Avengers, qui se contente d’une bête transposition (sans scénario en plus) des personnages de comics sur grand écran, sans aucun pâte personnelle, quelle qu’elle soit : ça aurait pu être n’importe quel autre réal, on n’aurait pas vu la différence. Vous avez reconnu la marque du créateur de Buffy et Firefly dans ce film vous ? Moi non.
    Nolan est peut-être un connard prétentieux et surestimé, mais au moins a-t-il le mérite de livrer SA version personnelle d’un personnage iconique, plutôt que celle attendue par le public, lisse, plate et sans aspérité.

    Enfin, je dis ça, je dis rien.

    • Je pense que le soucis qu’a Nolan de rendre réaliste l’univers de Batman (mais pas son scénario) est justement ce qui l’empêche d’oser un véritable parti pris tant au nivau de l’esthétique (assez banale et fonctionnelle je trouve) qu’à celui du caractère des personnages (en dehors du Joker ils m’ont tous semblé tièdes).

    • Je te cite ça ira plus vite :  » …que de suivre bêtement le dogme établi sans essayer d’être un peu original  »

      Bien sûr je suis d’accord avec toi (en fait je m’emporte un peu dans mes commentaires tellement Nolan me fatigue).
      Oui il faut la signature du (re)créateur et oui Batman a beaucoup évolué depuis Bob Kane. Mais, comme le dit très justement Djuba : Nolan se lie pieds et poings dans sa version tendant à la vraisemblance. Du coup ça patauge, ça sacrifie, ça sacrilège, et ça énerve beaucoup à l’arrivée. Alors entendre parler de « génie » là-dessus ça me scie les pattes.

      Oui Burton a fait hurler les puristes avec sa version en 1989 néanmoins il ne touche pas au registre « fantastique », à la « magie », à l’invraisemblance du personnage. On part du principe accompli que B. Wayne devient Batman en grandissant et que son équipement invraisemblable va de pair avec son identité obscure et tourmentée (aspect pas très réussi chez Burton). On ne tergiverse pas trop inutilement autour du pot avec l’initiation et, fffffiou, quel plaisir !

      Du coup, a posteriori on peut encore convenir aujourd’hui que Burton a objectivement réussi son adaptation. J’ose croire qu’on ne le dira pas demain pour la version de Nolan, qu’il se fera surement mettre à l’index comme Schumacher dans 15 ans lorsque la mode aura encore changé et que les critiques auront retourné leur veste. Donc pour moi la magie compte vachement beaucoup, et quant à la dénaturation de la franchise je persiste et signe en réitérant ça et tout le reste déjà dit que Batman est un héros nocture, pas diurne. Autant que les chauve-souris vivent la nuit finalement, quand on y repense.

      Le plus énervant étant l’arrogance des ploucs d’Hollywood qui débarquent en conf de presse en disant « nous on va faire mieux qu’avant », et l’audience qui s’extasie « ah oui c’est bien mieux qu’avant ». Mais où ? Quand ? C’est long, c’est chiant, les rebondissements ne marchent pas. Enfin j’me répète, là…

      Au risque de te scandaliser je préfère la version de Schumacher à celle de Nolan : il y avait un aspect comics kitch, certes, mais comics. Ces deux adaptations étant, selon moi, de mauvaise qualité.

    • Tiens d’ailleurs je me rappelle d’un truc très stupide qu’avait dit George Clooney en interview pour le Batman et Robin (alors de mémoire, hein, je demande indulgence) :
      « je ne voyais pas Batman comme un héros triste ou sombre… après tout c’est quand même un milliardaire qui a une super villa, de super bagnoles… » et je ne me souviens pas de toutes les autres conneries.

      Alors, oui, je pense que la dénaturation, ça influe sur la valeur et la pertinence de l’adaptation. Parce que rien comprendre à ce point sur le personnage, c’est quand même terrible pour un dit « acteur ». Je pense qu’une adaptation doit s’inscrire dans certaines contraintes. Sinon quelle est la logique de prétendre être dans une adaptation.

      Autrement je peut adapter Alice au pays des merveilles version Inception aussi. Peut-être on me traitera de génie, d’ailleurs. Hihihi. Génie…

      Sans inimitié aucune à votre encontre, cher(e) Lisore.

    • Lisore je suis d’accord avec vous quant à ce Batman. Il me semble que Nolan s’est librement inspiré du cycle The Dark Knight de Frank Miller.

      Je suis d’accord sur le fait que Gotham City fait trop NYC : tout y est trop clair et pas assez glauque. Maintenant on pourrait argumenter en disant que c’est grâce au Dent Act et le fait que « tous les méchants sont en prison » sont en prison. Mais alors il aurait fallu revenir en arrière lors du lockout de Bane et rendre la ville plus glauque – plus Gotham City – au fur et à mesure du passage du temps avant le retour de Batman. Je n’y ai pas retrouvé Gotham mais New York – même si dans le fluff beaucoup ont dit que GC c’est NYC (d’ailleurs les voitures de police ont la même livrée que celles de la police municipale new-yorkaise). De plus, je trouve que cela jure avec ses propres versions précédentes (enfin faudrait que je les revoie).

      Au vu de ce qu’il manque, ce film donne une impression d’avoir été bâclé et aurait mérité de sortir en 2 épisodes tant les ellipses narratives sont capillo-tractées (bien vu la supposition sur la raison pour laquelle Blake trouve Gordon même si c’est un gros coup de bol…)

      Au risque de me faire caillouter, les versions de Burton sont loin d’être exceptionnelles (et je les ai vues au cinéma à leur époque). J’aime bien Mickeal Keaton en Batman et Bruce Wayne. L’aspect glauque de Gotham est bien rendu « malgré » la patte burtonnienne. Je n’aime pas le Joker de Nicholson car il lui manque la dimension désabusée du personnage : il est très bien en fou mégalomaniaque mais ce n’est pas le Joker. J’ai par contre trouvé très bien Batman returns (Dany de Vito en Pingouin est énorme). Les films suivant ne valent pas la peine d’en parler si ce n’est que Carrey est très bien en Enigma. J’aime assez le triptyque de Nolan dans l’ensemble mais pour moi le must de la transposition de Batman à l’écran reste le dessin animé sorti il y a bien 20 ans.

      En aparté, ce qui fait la force de Batman c’est le charisme de son adversaire. Pourquoi The Dark Knight a bien marché c’est grâce au charisme du Joker (qui est LE méchant emblématique de la série). Et j’ai l’impression que c’est ce qu’ont sous-estimé tout ceux qui ont tenté d’adapter la série au cinéma. Je prends exemple les films de Burton, deux méchants qui mangent l’écran dans leur exubérance (d’ailleurs il faudrait vérifier combien de temps Batman-Keaton apparait à l’écran mais l’on doit se situer dans les mêmes ratio que Batman-Bale). Les versions Schumacher ont des méchants grotesques.

      Dans le premier Nolan, bien qu’on ait l’Epouvantail (sous utilisé à mon avis) c’est surtout Ra’s al Ghul qu’affronte Batman : son père de substitution. Dans le deuxième, le Joker : il faut avouer en étant honnête que le personnage crève l’écran et que Batman passe au deuxième plan. De même pour Double-Face que l’on a tendance a oublier même si, je trouve, son rôle dans la genèse du Dark Knight est bien dosée. Le dernier… vraiment difficile à dire (bien que l’ayant vu il y a deux jours). Je ne suis pas forcément un fan de Bane (d’ailleurs le personnage est bien plus connu aux USA qu’ici sur le Vieux Continent) mais là encore, je trouve que Nolan fait la même erreur dans le premier c’est à dire qu’il ne va pas en profondeur dans le personnage pour faire resortir le côté tourmenté et l’esprit malade de Wayne – ce que le Joker fait très bien car il est le miroir de Batman. La pirouette de fin aurait demandé plus de travail.

      Maintenant cela fait un bail que j’ai lu les comics de Miller.

      • J’ai le comics de Miller, pour ma part. Je pense que Nolan ne s’est pas inspiré du comics de Miller du point de vue esthétique. Seulement du point de vue de la construction du héros et de ses traits de caractère, ce sur quoi Miller a bâti beaucoup de chose qui resteront collées à Batman (à savoir que celui-ci renie les armes à feu, par exemple, ou qu’il adopte un costume apeurant ses adversaires, ou qu’il jongle entre justice et envie de vengeance débordante à réprimer…). Toutes les grandes idées fondatrices du caractère de ce héros.
        esthétiquement on est très loin du rapport avec un gotham gothique évoqué chez Miler et transcendé par Burton

        Sinon à propos du :
        « Au risque de me faire caillouter, les versions de Burton sont loin d’être exceptionnelles (et je les ai vues au cinéma à leur époque). J’aime bien Mickeal Keaton en Batman et Bruce Wayne. L’aspect glauque de Gotham est bien rendu “malgré” la patte burtonnienne. Je n’aime pas le Joker de Nicholson car il lui manque la dimension désabusée du personnage : il est très bien en fou mégalomaniaque mais ce n’est pas le Joker. J’ai par contre trouvé très bien Batman returns (Dany de Vito en Pingouin est énorme). Les films suivant ne valent pas la peine d’en parler si ce n’est que Carrey est très bien en Enigma.  »

        Je suis assez d’accord avec les remaruqes bien que néanmoins je les trouve vraiment peut-être pas exceptionnelles mais franchement agréables. En tout cas Burton ne sort pas des clous (excepté pour le Jack Napier / Joker assassin des parents de Bruce, franchement dispensable car son Batman n’est pas motivé par la vengeance).
        Au-delà de ça, Burton dose bien son adaptation entre sa patte personnelle et les contraintes de la franchise. A mon goût en tout cas.

      • Justement, j’aurais adoré que Nolan s’inspire réellement du Dark Knight de Miller, quitte à en exagérer le côté monstrueux, nous faire ressentir combien une justice vengeresse, hors de contrôle de la population, peu être un remède pire que le mal (et donner ainsi un sens réel à la déchéance de son héros).
        Bien sûr, Miller est réellement facho et, pour un cinéaste, se conformer à sa vision de Batman est peu séduisante.
        Mais c’est là que le bât blesse : en voulant atténuer le côté hyper-réac du personnage, on en obtient une version faussement bon teint, qui diffuse efficacement les thèses sécuritaires chez le spectateur.

        [A ce propos, où est passée la population de Gotham dans TDKR ? Elle avait pourtant admirablement résisté au chantage du Joker dans le 2, non ? Bah finalement c’est qu’une bande de moutons qui accepte tout, Nolan s’en souci autant que le dernier des figurants (sauf si c’est des mignons p’tits n’enfants); heureusement qu’il y a Batman et ses potes les flics pour la remettre dans l’enclos.]

        Ça me fait penser au Starship Trooper de Cameron : en se dissimulant derrière la licence Alien et en cherchant à estomper les aspects fascisants du roman de SF, il accouche d’une oeuvre qui vante sans aucune distance les valeurs militaristes. Je lui préfère de loin la version de Verhoeven, avec tout ce qu’elle a de dérangeant et d’ironique.

        Mais bon, c’est pas comme si j’attendais réellement de Nolan qu’il crée un jour une oeuvre un tant soit peu sensible et engagée.

    • J’aurai adoré voir la tête de Nolan si un Tyler Durden avait réellement incrusté cette image sur la bobine originale de son film.

  117. Salut !

    Allez, histoire de me faire l’avocat du diable…
    Drake retrouve Gordon après sa chute dans les égouts sur une bête intuition. Un ado y a été retrouvé mort, le petit frère dudit ado parle de gens sous terre… hop ! C’est certes un peu tiré par les cheveux mais au regard des aberrations qui jalonnent le film, ça peut aller.

    Ha ! si et toujours à propos de Drake, qui a reconnu Batman en Bruce Wayne le temps d’un regard d’orphelin en colère… Si seulement Gordon avait lui aussi eu la chance de perdre ses parents, la rage aurait sûrement fait de lui un flic plus perspicace…

  118. Cher OC,

    Je vous trouve parfois un peu dur mais pour celui-ci, je vous trouve indulgent!! Vous pointez de votre doigt acéré les incohérences et autres ingnominies de cette bouse sans nom mais il en manque!! Ô combien! Rien ne sauve cet opus, que dis-je cette trilogie.

    Sachez que j’ai regretté le « Batman et Robin » de Joel Schumacher. La douleur et la honte m’étouffe, mais c’est vrai.

  119. Splendide critique, comme toujours. Néanmoins il aurait fallu ajouter à la liste des incohérences monumentales la téléportation de Bruce entre le pays moyen-orienteux de la fosse et Gotham City… Peut être qu’au sortir de la prison glauque où il passait le temps en mangeant des chips devant la télé (superbe image pour la jeunesse obèse de notre temps), il aura trouvé le moyen de se prostituer afin de se payer un billet d’avion pour Ghotam ? Il ne faut pas oublier qu’il a alors pour seule ressource la tunique qu’il porte. Et quand bien même il arrive à sa ville bien-aimée, comment fait-il pour passer les barrages de l’armée surveillant les ponts ? Genre « salut les gars, je marchais dans le coin et je me disais que ce serait une bonne ballade que de rentrer dans cette ville sous dictature d’un psychopathe faisant peser la menace d’une bombe nucléaire ! Ahlala, ça me rappelle mes bonnes vieilles excursions vers Berlin Est, dans le temps. »

  120. Tu oublies qu’il a reçu une formation sans faille de Ninjabouc. N’essaye pas mettre à l’épreuve un scénario aussi bien ficelé. Car tout se tient par la barbichette.
    héhé

  121. Merci d’avoir si parfaitement traduit ce que j’ai ressenti à la vision de ce film si « noir et réaliste ».

  122. Mandieu, les commentaires sont 4 fois plus longs à lire que l’article.

    Je salue toute personne qui en aura lu l’intégralité.

  123. Bof y a quand même un truc qui me gène ce sont les réaction simplistes, et ici les commentaires pro-OC sont du genre « mon dieu bande de consommateur décérébrés, retournez au pays des bisounours, si vous ne pouvez encaisser l’humour cynique et corrosif d’OC !! ».
    Ben moi je trouve des articles rigolos et d’autres non, et je trouve justement qu’OC en fait un peu trop parfois pour se donner cette image, je le trouve ni corrosif ni cynique, un peu marrant et de mauvaise foi, mais si vous le trouvez cynique et corrosif, c’est vous les bisounours :D
    On dirait une bande de petits bourgeois qui disent « oh mon dieu quel bagarreur, quel loubard, attention » d’un mec qui vient d’en gifler un autre :D

  124. En fait, OC me fait penser, quand il en fait trop, au mec bourré relou qui sort des vannes pourries pendant 30 minutes et qui saoule tout le monde, et qui le lendemain regrette de pas s’être arrêté au bout de 5 minutes (là où la fille riait de ses vannes) et d’être vraiment passé pour le relou de la soirée.
    A vouloir trop en faire…

  125. Cher Odieux Connard. Pour ma part, j’aurais aimé plus de poneys bleus ou de fées jolies dans le dernier Batman. Parce que ça manque cruellement de féérie ce film. Par ailleurs, j’ai trouvé que le film Battleship, pour sa part, manquait cruellement de quéquette. Mais cet avis n’engage évidemment que moi.

    Cordialement

  126. Pour ma part, je suis en partie d’accord avec l’auteur de cet « article ». Toutefois je trouve ce texte très arrogant. Je n’aime ni le style « j’écris comme je cause » et je trouve la personnalité qui s’y cache peu sympathique même plutôt antipathique. Je pense qu’il y a plusieurs façons d’écrire une critique, les bons sont ceux qui écrivent sans mauvaise foi, avec subtilité. Je trouve que cette critique est médiocre et j’en suis désolée. C’est trop long et c’est brouillon. Bien sûr Mr Connard (quelle classe!) vous avez relevé de nombreuses maladresses de scénariste mais il y a là manière de présenter vos critiques et elles ne me plaisent pas. Faire une critique odieuse juste pour faire une critique odieuse manque de classe et d’intelligence. C’est dommage, je ne vous relirai plus.

    • Ok, et n’oubliez pas de fermer la porte en partant.
      On ne peut pas faire mouche tout le temps, d’autant plus lorsqu’on se bat contre le chevalier noir !!
      Par contre vous, vous êtes bien piquée pour décider de déserter les lieux et faire un trait sur les redoutables perles qui s’y nichent.
      « L’humour noir n’est pas une fatalité », c’est écrit sur la bannière.
      Le prochain spoil n’en sera que meilleur, hélas oh grand hélas, on devra se passer de vos commentaires, comme ceux d’à peu près 56 millions d’internautes rien qu’en France, mon dieu quelle perte!
      Revenez quand vous serez calmée.

      • Bah non, justement, elle ne revient pas. C’est trop populaire pour elle ici. Sans doute quelqu’un qui aura mal garé sa R5. J’imagine que lorsqu’on fréquente assidûment les blogs de mode, les relents de Jenlain qui remontent parfois de la cave des commentaires agressent violemment l’odorat de certaines pintades (titulaires d’un doctorat en fond de teint, because it’s a girl thing).
        Mais une de perdue, dix d’enterrées.

      • Djuba vous êtes l’exemple typique de ce que je disais plus haut, à croire qu’ici on est des oufs, des maitres de l’humour cynique et corrosif, et si t’aimes pas t’es un bobo qui a été choqué et malmené par cette prose qui fait mal !!
        Ridicule :D
        Elle a juste peut être pas aimé parce que cet article est pas terrible, en fait trop et se décrédibilise tout seul.
        J’avais bien aimé celui sur prometheus et je m’étais bien marré, mais c’est comme toute argumentation, si on se décrédibilise dans un argument, les autres n’ont que moins de poids… et c’est ce par quoi pêche le présent article, et non par excès de cynisme difficile à supporter !

  127. hmmm…. pas un mot sur la mise en scène monsieur l’odieux connard?

    Bon article, bieeeen trop long, mais plaisant à lire. J’avais moi même envie de stranguler des chiots après ce navet.
    Nolan demeurera le cinéaste de loin le plus surcoté de ces dix-quinze dernières années.

    Je précise qu’il y’avait bien des pompiers dans l’histoire…enfin un: Hans Zimmer. « Pwoooooiiiiiiin potototo potototo potototo pwiiiiiiiin pwoooooooon » -.- (Hans Zimmer, le seul compositeur-beatboxer à tout faire à la bouche, en mâchant divers ingrédients pour diversifier les tacitures sonores, pour qu’une armée de mixeurs fasse ensuite passer le tout pour des percus, de la contrebasse, des trompettes et… et c’est tout, on va pas se faire chier avec des instruments subtils non plus)

    Il y avait aussi une taupe: le directeur de la photo, visiblement aveugle, adepte de la focale moyenne, et ce quel que soit la scène (Zack Snider a au moins le mérite de soigner quelques images, histoire qu’on sorte de la salle en se disant « c’est joli »). Bâclage total. John Ford et Hitchcock se retournent dans leur tombe à chaque cut.

    Un parkinsonien(pour le côtat d’handicapés) : le monteur, dont les doigts tremblants étaient bloqués sur le raccourci clavier « cut ».

    Enfin, spéciale dédicace à la mort du personnage de Marion Cotillard (en avait-elle à ce point rien à foutre, et Nolan aussi…? « au point où on en est » se sont-ils sans doute dit). Ed Wood aurait approuvé. Audiard lui a vomi ses tripes pendant une semaine.

    Bonne continuation, pensez à faire plus court la prochaine fois ;)

    • Ah, j’ai beau savoir que c’est un escroc, j’aime bien la musique de Zimmer dans ce genre de production. Ça fait partie de mes petits plaisirs honteux.

      Bonne critique en tout cas et parce que je ne résiste pas au BeatBox de notre pompier (ni aux champs/ contre-champs épileptiques de Nolan) :

      http://www.wat.tv/video/inception-south-park-parodie-359hb_2exyz_.html

      (Tum tum tum… BoaaAAA ! à la trentième seconde et à la bouche s’il vous plait).

  128. Haters gonna hate.
    Beau troll néanmoins, mais beaucoup de lignes pour un film que tu trouves si minables.
    Xoxo

  129. Je suis étonné que vous n’ayez pas relevé la réplique d’une naiveté extraordinaire du bon docteur pavel, je m’explique:

    Celui ci est forcé de transformer le réacteur en bombe. Dès qu’il a fini, le coeur est sorti du réacteur par les méchants et le docteur s’exclame grosso-modo « mais vous êtes fous! Ca va exploser!!! ».
    Il vient quand même de fabriquer une bombe pour des terroristes, il s’attendait à ce qu’ils s’en servent de table basse?

    • Ou que de la musique allait en sortir. Plan large sur la centaine de danseurs en tenue colorée qui dévalent les escaliers du labo en chantant, Bane se place au centre, arrache son marcel pour dévoiler sa poitrine velue et… Non mais stop ! C’est Hollywood ici, pas Bollywood ! Ils se croient où ces indiens ?

  130. Personnellement j’ai adoré Batman mais ton article m’as tout de même bien fait rire, et je suis d’ailleurs d’accord sur beaucoup d’incohérences que tu as cité, et grâce à toi j’en ai découverte que je n’avais pas remarqué mais qui pourtant ont l’air évidente sur le coup ! enfin bref, très bon article !

  131. Je dois dire que je m’attendais vraiment à ce que M.OC parle de l’explosion minable qu’a fait ce qui devait être une bombe à fusion de 4 tonnes, ainsi qu’un autre défaut d’un point de vue de la cascade. Batman et Bane sont censés être des dieux du ninjutsu et des frappes vicieuses qui ont pour but d’éliminer froidement et rapidement son adversaire… Quand on voit ces deux gros grudus de première se battre on a plus l’impression de voire Stallone enchaîner la tronche de Mister T de la manière la plus débordante de testostérone et de couilles poilues qui soit.

  132. Absolument pas d’accord avec ce spoiler, mais c’est toujours un plaisir à lire.
    A force de vous lire je me pose toujours la même question, est-ce qu’il y a quelque chose sur cette terre que vous aimez ? C’est juste par curiosité, j’adore votre blog.

  133. Juste : merci. Je me suis fait embarquer pour aller voir cette daube, sans doute LE plus mauvais film qu’il m’ait été donné de voir dans ma vie. Lire l’article m’a donné l’impression d’avoir été remboursé de ma place de ciné, en plus de me marrer comme une baleine. Good job !

  134. J’allais faire un long pavé sur le fait que les deux tiers des critiques étaient personnelles, que les trois quarts des « incohérences » pouvaient s’expliquer avec un point de vue plus objectif, qu’un film doit souvent sacrifier les petits détails pour atteindre le magnifique, et enfin qu’on pouvait démolir n’importe quelle saga (LotR, Star Wars…) en la descendant scène par scène à l’aide de qualificatifs injustifiés… mais au même moment j’ai lu dans le second commentaire la réponse de Mr le Lef, donc je me suis rendu compte que ça n’aurait eu aucun sens.
    Et de plus, je constate que l’auteur ne s’en prend pas à la fin (les cinq dernières minutes du film, sûrement le plus beau final que j’ai jamais vu depuis Star Wars VI) que je trouve quand même assez merveilleuse, alors bon, cet article ne m’a pas forcément déplu. Disons que c’est pas toujours une mauvaise chose de lire des avis différents du sien, je pense (car il s’agit en fait ici d’un avis, non d’une critique, la différence est minime mais notable).

  135. Moi j’ai bien aimé ce film. Je l’ai trouvé divertissant, et je crois qu’il n’aspirait pas à d’autres prétentions. Est-ce un mal d’aller voir « Batman » sans prendre un air de critique pincé qui gratte furieusement son papier durant toute la durée du film (ce dont je ne doute pas que vous faites, OdieuxConnard, pour vous souvenir d’aussi nombreux détails que j’ai déjà oubliés une fois la porte passée) ? A chacun sa manière d’être, sans doute. Je suis pleinement d’accord avec le fait que certaines incohérences peuvent être inévitablement relevées, mais imaginez que le réalisateur ait pris la peine de détailler longuement chaque zone d’ombre..! Oh, oui, on aurait tous dû aller voir un film de 9h45 qui explique longuement ce qu’il advient du sniper, le pourquoi du comment de la « repêche » de Gordon dans les égouts, le fonctionnement de la prison souterraine (et les sanitaires des prisonniers, vous y avez pensé ? Comment font-ils pour évacuer des tonnes de merde par an ?) En bref, se rendre cérébral sur un blockbuster se révèle, de mon point de vue, un exercice vain. Prôner la lourdeur au détriment du divertissement, c’est comme exiger d’un jouet pour enfants qu’il soit conforme à la réalité en tous points (parce que merde, on apprend plein de conneries aux gosses sinon !) Les ours en peluche de l’Odieux Connard devaient tous faire deux mètres de haut, et avoir plein de griffes et de dents acérées… Avec une enfance pareille, je comprends que ça laisse quelques traces ;)
    J’avoue avoir volontiers ri au détour de nombreux articles… Découvrant votre humour, il me réjouissait… Jusqu’à ce qu’il me lasse. Trop de tournures répétitives, comme l’a signalé quelqu’un dans les commentaires. Et, hélas, des vannes qui ne font pas mouche (« Catwoumoune » ?)
    Cela étant dit, je respecte néanmoins le temps et la patience que doivent vous coûter chaque article. C’est un travail minutieux qu’à chaque fois vous livrez à vos lecteurs.
    J’espère pouvoir laisser ici une critique sans me faire lyncher par la horde de vos visiteurs réguliers, qui semblent vivre l’aventure de ce blog par procuration. Ceux qui accusent les quelques déçus par votre article de « fanboyisme » alors que leur attitude est absolument la même à votre encontre. Quand je parle de vie par procuration, je ne crois pas me tromper quand on lit certains commentateurs qui semblent blessés dans leur chair et leur sang par la moindre petite remarque…Et contre-attaquent avec virulence. Ces mêmes personnes qui se veulent plus royalistes que le roi lui-même en adoptant un ton encore plus emprunté que le vôtre… On croit rêver quand on lit les commentaires de Tak, de Djuba, de Pastèque et tant d’autres … Je me permets de citer ce dernier : « Bravo cher ami, vous venez à l’instant de prouver que vous êtes un magnifique spécimen de cette gatégorie de gens qui, non content de se gonfler d’une soi-disant supériorité en traitant les autres de moutons, montrent qu’ils ont tous les attributs de l’animal sus-cité en se fiant à l’avis volontairement biaisé d’une seule personne pour aller voir un film.
    C’est beau. »

    Non mais vraiment… Je crois que ne peut imaginer argumentaire plus ampoulé… Bientôt certains viendront s’insulter en des termes fleuris tels que : « vil gastrolâtre de la marde, je vous conchie ! »
    Il y a une limite au ridicule qui a été pus que franchie.

    Cet état de fait vous satisfait-il ? Appréciez-vous réellement l’entourage de ces personnes qui ne sont que de vulgaires parodies de vous-même ?

    Ce même groupe d’adorateurs ne vous enferme-t-il pas à terme dans une attitude qui se suffit à elle-même et ne cherche plus à se renouveler, provoquant la lassitude de ceux qui goûtent avec sincérité à vos spoilers (au risque de les critiquer quand leur humour ne fonctionne pas) ?

    Je me pose ces questions pour vous, n’espérant rien récolter d’autre que les attaques toujours plus brutales de vos « habitués »…

    • * »qu’on ne peut »… S’il y a d’autres fautes ou coquilles, je laisse le soin aux grammar nazis (l’autre grand fléau des commentaires de ce blog) de me corriger abruptement.

    • Je suis blessé. Blessé par de telles accusations, alors que je suis de votre côté ! J’ai moi aussi beaucoup aimé le film, et je m’insurgeais contre ses adorateurs de l’Odieux, qui se fient à un texte parodique pour décréter qu’un film est une bouse sans même l’avoir vu !
      Quand aux termes que nous employons… Ce n’est pas par pédanterie ! (Sans déconner, vous en connaissez beaucoup, des endroits comme ça, sur le web, où on peut s’éclater à parler avec un niveau de langue très élevé sans se faire traiter de « olol le boloss » et être pris au sérieux ? Laissez se sanctuaire intact, je vous prie… )

      • Désolée… J’avais pris votre commentaire hors contexte sans chercher plus loin. J’aurais du en effet citer quelqu’un d’autre, non pas parce que nous avons tous deux aimé ce film (qu’on a le droit après tout de ne pas aimer) mais parce que vous ne faites visiblement pas partie de ces personnes qui empruntent ce style sans aucun second degré, en étant parfaitement sérieuses, brutales même dans leur manière de s exprimer. Comme si l’Odieux Connard était une partie intégrante de leur propre vie, personnalités, individualités… Je trouve cela fort malsain. Je vous prie de m’excuser de m’être pour ainsi dire trompée de cible, bien que pompeux, vos propos n avaient pas pour but d’encenser l’Odieux Connard au point de se prendre pour lui et de devenir une sorte de prolongement grotesque de sin personnage.

      • Sans rancune ! On profite certes tous un peu du coin pour s’amuser avec la langue française, mais en effet, certains se prennent beaucoup trop au sérieux…

  136. Je n’en suis qu’au tout début de ton article et de ta conclusion sur l’épisode de l’avion mais même si je suis d’accord pour dire que les scénarios laissent des gros trous, ce que tu en dis laisse plutôt penser que tu n’as pas compris les scénarios… Si Baine organise toute cette opération c’est pour laisser penser à la CIA que le scientifique est mort (puisqu’il met le cadavre d’un mec à la place du scientifique dans l’avion avant de le laisser s’écraser), c’est pas juste pour le plaisir…

    Et pareil pour Harvey Dent, s’il devient miraculeusement un grand méchant, c’est plus complexe que ça, c’est parce qu’il est en colère contre le système; il avait voulu rétablir un système de justice non corrompu et finalement c’est une trahison au sein de ses propres forces de police qui aboutit à la mort de Rachel et à sa face défigurée. C’est pour ça qu’il devient un grand méchant, parce qu’il ne croit plus à tout ce qu’il combattait…

  137. Cher odieux connard,

    je suppose que depuis le temps et suite à la longue litanie des commentaires, vous êtes passé à autre chose, mais comme j’ai découvert votre blog il y a peu, je me permets d’apporter un commentaire à votre article sur Batman 3. Il me semble que vous n’avez pas vu un aspect qui redonne du sens à de nombreuses incohérences.
    Il y a un méchant : Bane.
    Il y a un super-méchant : Miranda.
    Et il y a un super-super-méchant, un puppet master, un magot 27 en embuscade : LUCIUS FOX !!!
    En fait, le vrai, c’est lui. Vu sous cet angle, tout s’explique.

    1. Lors de l’attaque de la bourse, l’OPA sur Wayne entreprise aurait dû planter à cause de la clôture immédiate des cotations. Elle a eu lieu. Pourquoi ?
    2. Fox responsable du programme de recherche et développement qui oriente les travaux sur un super-réacteur instable capable de faire sauter une ville.
    3. Seuls BW et Fox connaissaient l’existence du super-réacteur et de son emplacement.
    4. Seuls BW et Fox connaissaient l’emplacement de l’arsenal de Batman sous la ville.
    5. Fox incite BW à intégrer Tate au CA.
    6. Fox qui n’a jamais installé de pilote automatique sur la bat pour la neutraliser à l’avance.
    7. A la fin, le petit sourire de Fox quand il comprend que Batman en a quand même installé un sur la bat : le seul adversaire qui soit à sa taille est toujours vivant ; il s’en pourlèche les babines.
    Etc, etc.

    Il faut d’urgence tout revoir. C’est un scoop. C’est ENORME !!!!!

    QUI conçoit le super-vaporisateur de Batman 1, file l’info à Ninjabouc qu’il y en a un qui se balade au milieu de l’océan, le mode d’emploi et ses capacités ? QUI manipule BW pour devenir un père de substitution pour putscher Rutger Hauer à la tête de Wayne Enterprise ?

    QUI fournit les énormes capacités logistiques nécessaires à Joker et Bane pour foutre la zone en ville ? QUI à filé le digicode du penthouse de BW à Joker pour qu’il s’invite à la fête ? QUI permet à Batman d’atteindre le comptable des truands de Gotham pour permettre à Joker d’avoir les coudées franches une fois le grand banditisme neutralisé ? QUI laisse traîner les plans de la batmobile sous le nez d’un petit fouille-merde de comptable pourri qui s’empressera de vendre l’info aux média ? Et comme il ne les a pas trouvés une première fois, QUI lui donne l’ordre d’aller rejeter un coup d’œil, espèce de tocard, est-ce que tu vas me trouver cette putain de bombe dans les papiers que je te donne à éplucher ?

    FOX, toujours lui, partout !

    Il faut revoir tout le film à la lumière de cette info, et on comprend qu’on a affaire au complot le plus machiavélique, tordu, audacieux qui ait jamais été conçu pour détruire Gotham. En fait, c’est tellement l’homme de l’ombre que même le réalisateur ne l’a pas vu. C’est vertigineux !

    Cher odieux connard, je te donne l’info pour que tu avertisses le public. Le monde doit savoir !

    Amicalement,

  138. Il y a un truc que si je ne m’abuse peu de gens ont critiqué :
    la ville est bloquée par l’armée et la police pour empêcher les gens de sortir, sinon boom.
    Mais alors comment peut-on aller planter notre pauvre chauve-souris dans un terrier au fin fond du moyen orient ?
    et, bien sûr, quand notre héros à la colonne vertébrale cassée mais pas complétement s’échappe au dernier moment, comment fait-il pour trouver un avion super rapide, et voyager jusqu’au sous-sol où on le retrouve si fringant ?

    TELEPORT c’est la seule explication.

  139. Ah ouais, c’est comme dans Star Wars, les vaisseaux qui vont dans l’espace, c’est n’importe quoi. Puis dans le Seigneur des Anneaux des éléphants qui font vingt mètres de haut, c’est n’importe quoi !! Et dans Harry Potter, y a des balais qui volent, c’est quoi ce délire ??

    Ah, ou alors l’explication tient au fait que c’est du CINÉMA, c’est-à-dire que ça n’est pas censé être RÉEL, ni DOCUMENTAIRE.

    Oui, peut-être bien que l’explication est là en fin de compte.

    • Vous pouvez me faire un film avec un mec qui a le pouvoir d’ouvrir n’importe quelle porte par exemple, je ne critiquerai pas la chose.

      Par contre, quand il se retrouvera bloqué « parce qu’une porte est fermée », ça sera incohérent.

      C’est la différence entre le « cinéma » et la « connerie ». Mais je vous l’accorde, ce n’est pas toujours évident.

      • C’est faux, vous critiqueriez un film avec un mec qui peut ouvrir n’importe quelle porte. Parce qu’au delà de toute démarche divertissante d’un tel film, vous vous emporteriez au nom de la sacro sainte logique. Comme un film avec un Joker qui peut faire péter toute une ville aux moyens d ‘explosifs à volonté… On avait tous vus que ce n était pas très crédible ni réaliste, mais je doute que The Dark Knight ait fait un jour partie des 10 meilleurs films de tous les temps si Ledger avait fait exploser deux pétards dan le hall d’un hopital pour effrayer le personnel d’accueil :)
        Je ne sais pas mais votre blog illustre justement assez bien l expression « tirer sur l ambulance » ! ;)

      • Amélie, comme tu le dit toi même : « ce n était pas très crédible ni réaliste ».
        Donc Mr Connard se doit de NE PAS relever cette incohérence ….

        Heu, si c’est ça, autant que tu ne vienne pas ici, car au cas ou tu ne l’aurais pas compris, c’est un peu le but, qu’elles soit grosses ou petites !!!!!!!!

  140. Personnellement, j’ai arrêté de lire cet article quand l’auteur nous parle de la scène de Bane dans l’avion de la CIA.Si vraiment il y voit une incohérence, je ne saurais que trop lui conseiller de revoir le film, et de prêter attention aux dialogues……………. C’est quand même dommage de passer à côté d’informations sur le pourquoi du comment de telle ou telle scène, quand les personnages eux-mêmes l’expliquent ….

  141. Bien, puisqu’autant de lecteurs s’indignent du fait que je passe bien vite sur la scène du début et que « Hahaha, en fait, c’est complètement cohérent », non. En fait, c’est encore plus pourri que prévu.

    Bane ne fait pas le zazou en avion pour kidnapper le bon professeur, non, il veut faire mieux encore : le faire passer pour mort. Ce pourquoi il fait tout un plan consistant à monter dans l’avion avec le prof, à s’en échapper avec lui et à laisser à la place un de ses copains terroristes pour qu’il puisse mourir à la place du prof dans le crash et servir de cadavre. Et pour rendre la chose plus crédible, Bane opère en plein vol turbulent (c’est un euphémisme) une perfusion (maiiiis oui, vous avez bien lu) pour filer du sang du professeur à son gentil terroriste volontaire pour mourir. Ainsi, la CIA retrouvera un corps avec l’ADN du professeur.

    Voilà : c’est donc ça ce qui est censé être « crédible ».

    On imagine bien la CIA trouvant le cadavre dans le crash (crash pas du tout suspect, avec des impacts de balles partout), et réalisant que tiens, le corps du professeur (qui a bien 65 balais) est en fait le corps d’un mec qui en a 25 (quel plan génial, Bane) et qui, des fois qu’il reste du sang à analyser après le crash, contiendra 99% d’ADN de Paul Petibois et 1% du professeur magique.

    C’est donc évident : un cadavre qui n’a rien à voir avec la choucroute, un ADN correspondant en tous points à n’importe qui sauf au professeur, tout le monde va y croire.

    Je résume donc : Bane fait pire que ce que j’explique ; il monte un plan encore plus stupide et servant à encore moins de choses.

    C’est clair que ça aurait été trop compliqué de, je ne sais pas, faire une vidéo de Bane exécutant son otage (avec un subtil trucage, une idée probablement trop subtile pour être dans le scénario : il faut travailler dans le cinéma pour y penser. Mais ! Attendez ? Nolan, n’est pas pâtissier ?) et ne rendant tout simplement pas le corps. Le genre de vidéo qui suffit en général : les exécutions d’otages chez les terroristes, c’est souvent crédible.

    Mais c’est vrai que du coup, se faire capturer par la CIA pour faire des pirouettes avec un avion complice lors d’une attaque commando en esquivant des balles pour faire une perfusion à un mec de 25 piges pour faire croire qu’un gars de 65 était mort dans le crash, c’est tellement, plus… comment disent certains ici déjà ?

    Ah, oui, crédible.

    • LOL, en même temps cela nous permet de mieux cerner le potentiel intellectuel du criminel qui souhaite juste frimer devant ses dévoués.

      On comprend mieux comment il a pu penser à semer l’anarchie dans Gotham, couper la ville de toute issue de secours pour mieux supprimer Gotham de la carte tout en espérant par la suite s’en sortit sain et sauf pour retrouver batman en prison et lui faire sa fête.

      Dire que Nolan pensait détenir le meilleur scenario de la franchise.

  142. Franchement, je trouve que la qualité de cette article est moindre que ce que j’ai pu lire sur ce blog.

    En général, Odieux Connard, je trouve que tu vises assez juste, que tu es assez pertinent. C’est beaucoup moins le cas ici…

    Certes, il y a dans cette trilogie quelques incohérences, et on se demande parfois « pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ? » quand on voit le comportement de certains des personnages Et dans l’ensemble, ces défauts qui m’ont navrés, tu les a bien relevés. Par contre, je serais assez d’avis de réitérer le conseil donner ci-dessus par loki. Pas en ce qui concerne la scène de « Bane prend l’avion » (je suis assez d’accord avec toi pour cette scène), mais plus généralement en ce qui concerne … les 3 films. Des fois, tu sors de ces trucs, c’est à se demander si tu a vraiment vu les films … Entre des choses expliquées lors des dialogues, les sous-entendus évidents et les ellipses narratives et visuelles, j’ai l’impression que tu passes à côté de beaucoup de choses. Ce qui peut expliquer pourquoi tu trouves des choses incohérentes, voir stupides, alors qu’elles ne le sont pas toujours tant que ça.

  143. Le mieux avec l’histoire du crash, c’est – si je me rappelle bien – qu’ on ne voit pas de scène de la CIA faisant grand cas de la disparition dudit professeur. Bref ce film est une sombre #####.

  144. Merci beaucoup pour tes articles … Je les lit toujours avec plaisir !!! Mais celui ci à le droit à un com par ce qu’il m’a permis de m’être fin à une situation très désagréable : nous étions entre amis autours d’une table (jusque là tout va bien) quand le sujet à tourner autours du cinéma. Je dois avouer que nous ne visionnons pas tout à fait le même genre de film …. Et évidemment le film abordé à été Batman, que tout le monde a trouvé « génial », « énorme », … Tous sauf moi (puisque je n’avais pas été le voir). Grace à tes spoils je connaissait les grosses trames de l’histoire et ai pu placer quelques remarques bien senties aux bons moments …. Je n’ai aucun mérite, je n’ai fait que reprendre ceux de ton article.

    Résultat la conversation a vite changé, et cela je le doit à toi, Odieux Connard !!!!

    Merci, tout simplement !!!!

  145. Odieux Connard,

    je me prosterne devant ton autel car j’ai rit à gorge déployé en lisant ton article. Puisses tu illuminer en blastant de nombreux autres films qui le méritent.

    Je fais tourner.

  146. Je me pose une question. Dans le puits/prison/antre de la révélation. Pourquoi plutôt que de sauter plusieurs fois comme un con et risquer de mourir en se pétant le dos avec la corde, Batman ne grimpe pas tout simplement à la corde ? 9a me perturbe profondément…

  147. Pingback: Flop 5 2012 de Torospatillo. | Fant'asie - critiques et news manga, comic et fantasy·

  148. J’en viens à secrètement espérer que les prochaines pages ne traitent pas de films que j’ai aimé (je ne me risquerai pas à les nommer…) que j’ai naïvement apprécié.

    Et au fait, nous feriez-vous le plaisir d’une liste de bons films à vos yeux? Par curiosité…

    Et… laissez les toutous et les minous… Y’a assez de deux pattes, non? Un peu plus difficiles à stranguler (quoique je n’aie pas tenté l’expérience), mais avec un peu de chance, vous tomberiez peut-être sur un autre… connard.

  149. Ah la la je ne regrette pas de lire des vieux articles, c’est assez savoureux. Surtout concernant ce film, qui est assez mauvais.

    J’aimerais vous remercier, Odieux Connard de ne pas avoir fait de remarques sur la performance de Marion Cotillard. Chris Nolan avait lourdement insisté pour qu’elle joue ce rôle, alors qu’elle était enceinte à un stade avancé, ce qui a été caché dans toutes les scènes où elle apparaît (pour ça il y avait du budget !). Allez donc jouer la mort, enceinte, affalée sur un siège de poids-lourd, emmitouflée dans une invraisemblable quantité dans vêtements ! Surtout qu’une scène comme celle-là a dû être tournée plusieurs dizaine fois, et c’est pourtant la plus mauvaise prise que Nolan a retenue. C’est sur lui qu’il faut cracher.
    Notons que le personnage du traître est bizarrement joué par une actrice française. Pour changer.

    Petite remarque cependant sur l’alternance jour/nuit et la téléportation :
    Il y a quelques décennies, le récit était traditionnellement narré de façon linéaire (respect de la continuité chronologique, pas ou peu d’ellipse, …).
    Mais depuis Citizen Kane, de nombreux réalisateurs, notamment Tarantino (avec Reservoirs Dogs et Pulp Fiction) et Nolan (avec Le Prestige, mais aussi et surtout dans Memento, un film qui devrait vous exaspérer mon cher OC) préfèrent raconter un récit en déstructurant la continuité chronologique : des analepses (« flash-back ») mais aussi des ellipses (un « trou » chronologique). Si on estime qu’il ne s’est rien produit d’intéressant pour le récit entre 4h et 9h du matin, pourquoi ne pas passer d’une scène à l’autre ?
    Jadis, le réalisateur nous aurait prévenu (« Le lendemain, à Gotham City … » ou « Quelques heures plus tard … ») mais c’est devenu tellement courant qu’on estime inutile d’emmerder le spectateur avec des voix off ou des bandeaux de texte toutes les 2 ou 3 scènes.
    Ainsi, si un personnage a parcouru plusieurs dizaines de kilomètres entre 2 scènes, si les personnages présents ne le sont plus, si la luminosité a changée, etc, c’est souvent (pas toujours hein ça n’excuse pas toutes les conneries) parce qu’une partie du récit (ne serait-ce qu’une petite demi-heure) a été omise parce qu’elle n’apportait rien. J’ignore si l’OC lira ce commentaire, mais j’espère qu’il fera moins de remarques infondées concernant le jour/nuit ou la téléportation à l’avenir (continuez à en faire quand on se fout de notre gueule quand même, parce que TDKRises ou The Darkest Hour atteignent des sommets de ce point de vue).

  150. Pingback: Batman commence | Le blog d'un odieux connard·

  151. je pense que ce lien pourrais être potentiellement intéressant : 73 incohérences et trous scénaristiques relevé dans ce magnifique chef d’oeuvre…

    • oups, je me suis tromper de vidéo. enfin bon c’est pas grave, regardez la playlist et vous trouverez de nombreux films moisi se faire massacrer en moins de 6 minutes…

  152. NAON ?! pas poSSIBLE ?! ENFIN quelqu’un qui a REPERE le gag de l’attaque de la Bourse ?! AllELUIA !! J’avais l’impression d’être le seul sur Terre à trouver çà gros !!
    … Surtout que… Attendez, le but des mecs, c’est de pirater le compte d’un autre mec pour lui faire acheter des actions pourraves… Et… Ils ont besoin d’ENTRER A LA BOURSE pour faire çà ?! Avec des MITRAILLETTES ?! Et de prendre des types en OTAGES ?! pour PIRATER un compte ???!!! Surtout que finalement… Ils RESSORTENT avant d’avoir fini de la pirater, et se mettent à la pirater… A DISTANCE ????? Ils auraient pas pu tout simplement le pirater à distance dès l’origine ???? Ils n’avaient besoin que de faire entrer un seul gars avec une clé pour établir une liaison avec l’ordinateur, et ils viennent à 100 sur des MOTOS ??? Surtout qu’en plus maintenant, toutes les opérations de Bourse se font par internet, il n’y a même pas besoin de se rendre sur les lieux… Bref, pour paraphrser une auteure célèbre, mais «  »allô, quoi ! » »

    Bon, sinon, autre chose : je n’ai lu que les derniers commentaires, mais en fait… J’ai pas compris, pourquoi vous vous disputez sur la manière dont Bane veut faire semblant de tuer le professeur Violet. Nan mais parce que, l’incohérence, elle se situe pas là en fait. Genre, le mec, il a besoin du savant pour confirmer que la bombe est une bombe à fusion… Et il fait semblant de le tuer ?! Donc il veut qu’un mec présumé mort confirme son délire sur une bombe ? Mais mecs, moi aussi, à mon procès, je ferais témoigner un fantôme, en occurrence celui de mon arrière-arrière grand-père, maréchal à Wagram ! Ah, et puis, juste pour le fun : j’ai fait semblant de le tuer, je l’ai ensuite maintenu secrètement en vie dans un lieu connu de moi seul, et maintenant, je le tue devant un public, après qu’il ait prononcé quatre phrases..: Nan, mais je fais me fatiguer à mettre en scène un crash d’avion et la mort d’un type que je me fatigue à cacher et à entretenir secrètement juste pour lui faire dire trois mots et ensuite le descendre, mais pour de vrai, cette fois-là, attention : l’arme, elle est chargée !
    En gros, je ne tue pas le type tout de suite, mais c’est juste parce que je veux le tuer en public, il n’y a que çà qui m’éclate, tuer dans l’intimité, c’est moins rigolo…

    Ah, oui, c’est vrai : entretemps, j’en avais besoin pour qu’il démonte le coeur d’un réacteur pour en faire une bombe… N’importe quel ingénieur de Wayne Entreprises ayant travaillé sur ce réacteur aurait pu le faire (un réacteur, ce n’est qu’une grosse bombe perpétuelle, pour rappel…) D’ailleurs c’est vrai, çà, c’est curieux : ils sont passé où es ingénieurs qui ont bossé sur cette merveille ? Comment ça se fait que personne n’ait entendu parler d’une merveille pareille, sur laquelle des milliers de personnes ont travaillé ? Le grand patron les a tous fait assassiner avant qu’ils ne puissent en parler autour d’eux ? JE LE SAVAIS : le méchant, c’est BRUCE WAYNE !! La preuve, il ne veut pas partager son beau réacteur tout neuf, bouh le vilain, alors que Bane, lui il est gentil : il le trimballe à travers toute la ville dans un camion pour que tout le monde puisse l’admirer !

    Bon, sans blague, arrêtez de faire mumuse avec ces histoires de sang en bouteille et d’ADN postiche : c’est incohérent. Un mec ne s’amuse pas à faire croire mort un type dont il a besoin du témoignage public…

  153. Ben la CIA semblait vouloir récupérer Pavel, le faire passer pour mort c’était gagner du temps. Après oui le film est archi bancal et bourré d’incohérences, à un tel point qu »il faudrait buter le scénariste qui je crois à récidiver avec Man of Steel. Aujourd’hui j’ai l’impression qu’être scénariste demande juste de savoir utiliser un traitement de texte ^^ Des idées ? de l’imagination ? Pour en faire quoi ??
    Après oui un film de super héros c’est pas un film d’auteur mais alors pourquoi vouloir faire passer le script pour un truc de ouf alors que c’est juste daubé de dessous les aisselles ?

  154. je suis venu, j’ai lu, j’ai bien rigolu (certes ce mot n’existe pas mais ayant le choix entre rime et orthographe, sachant que l’on me reprochera, sur le net, beaucoup plus de rater l’un que l’autre…). Super bien écrit, même si démonter la cohérence d’un film de super héros c’est un peu comme essayer de démonter un meuble Ikéa, il suffit de pousser un peu pour que ça s’effondre, c’est vraiment très bien fait. excellente plume et sens de la formule, je vais me faire un plaisir de lire les autres critiques d’autres films… ça va me mettre de bonne humeur.
    tu devrais écrire des sketchs ou une pièce de théâtre, grand talent!!!

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