In before the LOL

« Odieux ?« 

Célia écarta une masse de cheveux bruns du bout du doigt, venant les replacer derrière son oreille alors qu’elle observait son interlocuteur, occupé à lire le journal les pieds sur son bureau dans une forte odeur de cigare.

« Oui ?
- Je me demandais… pourquoi as-tu refusé que je m’achète ce t-shirt « love » tout à l’heure ?
- Parce que c’est un truc de lolita, je l’ai déjà dit. Heureusement que je ne t’ai pas choisie sur ton bon goût. Si tu veux un jour pouvoir être sortie en soirée, il faut que tu puisses officier un minimum en tant que femme-trophée. Avec ce genre d’accoutrement, tu serais plus proche du trophée de chamboule-tout que de celui de golf. 
- Oui mais… c’est quoi une lolita ? »
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Baissant mon journal en sourcillant, j’observais la jeune fille dont le visage paraissait sincèrement désolé par le simple fait d’avoir posé la question. Se mordillant la lèvre inférieure et ouvrant ses grands yeux clairs, elle tenta une opération-charme pour s’éviter de futurs ennuis.

« C’est… comment dire… tu sais quand papa licorne et maman licorne se rencontrent dans la forêt, parfois, il y a beaucoup d’amour entre eux, tu comprends ? Enfin surtout de la part de maman licorne, parce que papa, lui, il a plutôt dans l’idée de vider son arc-en-ciel enchanté, mais passons. Et suite à cela, et bien, il arrive que naisse un bébé licorne ; sauf que parfois, le bébé à un triplet de chromosomes 21. Cela donne alors naissance à une créature qui ne pourra jamais vraiment devenir une licorne comme les autres, et finira plutôt à tenir un blog-mode, tu comprends ? Quelque chose de pas très mature et avec aucun goût. C’est ça, une lolita. Enfin, c’est aussi une chanson d’Alizée, mais tu es trop jeune pour avoir connu cette créature infernale. Et puis ça revient un peu au même, en fait. La chose est entendue ?
- Non.
- Bon, alors attrape ce dictionnaire et ne m’enquiquine pas. »

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Durant quelques instants, le silence qui retomba dans la pièce ne fut troublé que par le bruit des pages que l’on tournait, jusqu’à ce qu’une curieuse interjection brise ce trop bref moment de calme.

« Ho, LOL !« 

La jeune fille perdit son enthousiasme en entendant le bruit d’une arme que l’on chargeait

« Heu, non, pardon, je disais qu’il y avait « LOL » dans le dictionnaire.« 

Célia n’eut pas le temps de réagir que déjà, elle sentit un immense courant d’air, et tournant la tête, vit la fenêtre du bureau grande ouverte, le grand siège de cuir encore occupé quelques instants auparavant tournant sur lui-même, vide ; elle soupira, apercevant en contrebas la silhouette de son interlocuteur filant vers son véhicule en hurlant des instructions en direction d’un certain Diego.

En attendant, elle ne savait toujours pas ce qu’était une lolita.

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« Laughing out loud » serait donc une référence de la langue française. C’est intéressant.

Jeunes gens, les choses ne sont pas bien engagées.

Parmi vous, nombreux sont celles et ceux à avoir connu la joie des cours de catéchisme : souvenez-vous de ces longues heures passées à faire des activités aussi passionnantes que colorier un Jésus, donner la définition de la Foi ou détourner l’attention du diacre pendant que vos camarades creusaient un tunnel pour fuir ; pour ceux ayant malgré tout tendu l’oreille, ils doivent sûrement se souvenir de ce texte de l’Apocalypse (6,1-11) :

Et ma vision se poursuivit. Lorsque l’Agneau ouvrit le premier des sept sceaux, j’entendis le premier des quatre Vivants crier comme d’une voix de tonnerre : « Viens ! »  Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval blanc ; celui qui le montait tenait un arc ; on lui donna une couronne et il partit en vainqueur, et pour vaincre encore.

Lorsqu’il ouvrit le deuxième sceau, j’entendis le deuxième Vivant crier ; « Viens ! »  Alors surgit un autre cheval, rouge-feu ; celui qui le montait, on lui donna de bannir la paix hors de la terre, et de faire que l’on s’entr’égorgeât ; on lui donna une grande épée.

Lorsqu’il ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième Vivant crier : « Viens ! » Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval noir ; celui qui le montait tenait à la main une balance,  et j’entendis comme une voix, du milieu des quatre Vivants, qui disait : « Un litre de blé pour un denier, trois litres d’orge pour un denier ! Quant à l’huile et au vin, ne les gâche pas ! »

Quand il ouvrit le quatrième sceau, j’entendis la voix du quatrième être vivant qui disait : Viens. Je regardai, et voici que parut un cheval d’une couleur verdâtre. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait.

Enfin, il ouvrit le cinquième sceau, j’entendis la voix du cinquième Vivant crier « LOL ! ». Je regardai, les oreilles sanglantes, et voici que parut un nyan cat. Celui qui le montait se nommait Darkangel_91, et il avait un skyblog, ce qui me fit littéralement me chier dessus.

Evidemment, deux leçons sont principalement à tirer de ce célèbre passage biblique :

  • Le LOL est l’incarnation du mal sur Terre
  • On ne peut pas faire confiance à un agneau deux minutes : vous lui laissez les sceaux de l’apocalypse 30 secondes et voilà que cette andouille les ouvre comme un vulgaire calendrier de l’Avent. Terrible, ça.

Et pourtant, le mois dernier, Le Petit Robert, probablement suite à une cuite au Banga, a choisi d’ajouter au sein de son dictionnaire, au milieu d’autres choses merveilleuses comme « Psychoter« , le mot « LOL« , dont voici la définition :

LOL – Interjection – acronyme anglais de laughing out loud « éclaté de rire, mort de rire », d’abord dans les SMS. Interjection soulignant le caractère comique, l’ironie d’un propos (surtout écrit). Tu vas te marier toi ? LOL !

La chose serait déjà assez triste en elle même, s’il n’y avait pas en plus des gens pour s’en réjouir, ici ou , commentant l’enrichissement de notre vocabulaire grâce à cette nouveauté intégrée par le dictionnaire pour s’adapter aux nouveaux usages de notre langue, qui, comme toutes les langues, n’a de cesse d’évoluer. Ce serait tout à fait pertinent si ces sympathiques personnages avaient pris le temps de lire ce qui est marqué en gros et en gras un peu partout sur les livres et sites du Robert (ce n’est pas évident, c’est vrai) :

La référence indispensable pour mieux écrire et s’exprimer en français !

On en déduira donc que visiblement, si nos amis des deux magazines cités ici ont un goût certain pour la variété du vocabulaire, ils n’en sont pas moins un peu légers quant à la compréhension d’une phrase basique comprenant des termes aussi complexe que « Mieux écrire » ou « Mieux s’exprimer« . C’est vrai que dans le journalisme, ce n’est pas un truc très très intéressant, on peut comprendre. Parce que LOL, qu’est-ce que c’est ?

Un exemple de garçon manquant quelque peu d’expression

LOL, à supposer qu’il s’agisse bien d’une interjection et non simplement d’un étron fait acronyme, c’est l’incarnation de tout ce qu’il y a de plus mauvais en matière d’expression française : combien d’entre vous, simplement en consultant leurs mails, Facebook, Twitter ou que sais-je peuvent trouver pléthore de « lol » que les gens mettent à la fin de leurs phrases sans raison aucune ? Du genre « Je passerai manger samedi, lol« , ou « C’est qui Maxime ? lol » (je me permets de traduire les choses de l’original, à savoir « Je pacerer mangé samedi lol » et « C ki Max ? lol« ), à savoir que ça n’a strictement rien de drôle ou appelant un quelconque laughing out loud, simplement que les créatures les plus abominables en mettent à la fin de leur phrase sans aucune raison. Parce que « l’ironie » vantée par le dictionnaire, en fait, est souvent une figure de style un poil plus élaborée que trois lettres dans un SMS. Mais s’il faut commencer à connaître ses figures de style pour les évoquer dans le dictionnaire, c’est honteux. D’ailleurs, il y a plusieurs figures de style dans la phrase précédente, je laisse aux experts le soin de les identifier.

Dans les cas les plus graves, rappelons qu’il est possible, parfois, d’entendre quelqu’un prononcer à l’oral « lol », ce qui est l’incarnation parfaite du non-sens qu’est ce truc, puisque si quelqu’un a vraiment envie de rire, il rit. S’il dit lol, c’est justement parce qu’il ne rit pas : il mérite donc tout simplement un coup de batte dans la gueule, tant votre calembour était drôle, contrairement à l’interjection utilisée par votre interlocuteur transformée en simple appel de la mort de sa part. Bien sûr, nul doute que désormais, quantité de marmots vont profiter de cette intégration – pas du tout à but commercial, non – pour expliquer à leurs enseignants que si, si, ils ont le droit d’utiliser LOL. Et que d’abord, c’est bien la preuve que le français ça sert à rien, puisque c’est le dictionnaire qui fait des efforts d’apprentissage pour mieux comprendre les élèves, et pas l’inverse.

Ce qui nous rapproche dangereusement d’un précédent article (ou quelqu’un suggérait bêtement que dans une société pervertie, LOL n’entrerait au dictionnaire qu’en 2018, mais visiblement, c’était encore trop peu caricatural par rapport à la réalité). On constatera donc avec bonheur que quelques fameux éditeurs ont donc décidé de précipiter la fin de tout ce qui est juste et bon en actant le fait que c’est la population 12-25 ans qui décide de ce qui est sage de changer dans notre langue. C’est rassurant : je suis impatient de voir rentrer « Bjr » et «  :) » dans le dictionnaire au seul motif que des gens les utilisent massivement (même si pour « Bjr« , c’est déjà ringard, mais il ne faut pas trop m’en demander). Même si «  :) » n’est pas facile à prononcer, j’en conviens, mais hein, bon, la langue évolue, faites un effort, merde.

Bref : nous pourrions parler longuement de la chose, en se demandant pourquoi MDR, la version française pourtant pas fameuse mais plus cohérente, a été écartée au profit de ce truc, mais il faut surtout nous rendre compte d’une chose : les portes des dictionnaires sont ouvertes. Nous pouvons donc, dès à présent, faire nos propres suggestions pour que demain, le monde dispose d’un vocabulaire, plus riche, et « adapté aux nouveaux modes de vie ».

Je fais donc quelques suggestions :

Rabouiner – verbe – Acte de parvenir à ses fins en utilisant moult ruses de rabouin. Ex : Je n’ai plus d’idée pour vendre mon dictionnaire tout pourri, je crois qu’il va falloir que l’on rabouine

Nicolas Cage – nom commun – Terme anglo-saxon visant à désigner un mauvais acteur. Synonyme : Francis Huster. Peut aussi servir à résumer la qualité d’un film. Ex : C’est comment ce film ? Bah, c’était du Nicolas Cage, lol.

Cosplay – nom propre – Acte de se suicider socialement en arborant la tenue au goût le plus contestable possible. La personne faisant du cosplay se nomme de « Cosplayeur », et peut se battre avec ses congénères au concours de la plus belle réalisation. Le cosplayeur est souvent confondu à tort avec le castor, petit animal qui, si lui aussi réalise des choses à partir de morve et de matériaux de récupération, ne passe pas pour un nuisible. Ex : Je crois que mon copain aime le cosplay, je pense que je vais plutôt aller trouver quelqu’un de goût, comme l’Odieux Connard

Schlurps – interjection – son produit par une personne déglutissant de manière bruyante et répétitive, voire parlant en buvant. Bien que la chose soit normalement assez rare, on peut trouver son emploi massif dans la saga Twilight, où chaque personnage semble avoir des glandes salivaires grosses comme des melons lorsqu’il parle. Ex : Edward – schlurps – est-ce que – schlurps – tu – schlurps – veux saucer ton sang -schlurps – avec de la mie de pain ?

Chut – interjection – Sert à demander le silence. Ex : Madame, je crois que c’est la 98e fois que vous dites « chut » à votre marmot, mais le problème est que vous n’avez aucune autorité, pas qu’il n’avait pas compris les 97 premières fois. Allez, laissez-le moi : j’ai un parpaing.

Parpaing – Nom commun – Bel objet de maçonnerie, utilisé dans de nombreuses constructions modernes. Accessoirement, solution à près de 85% des problèmes rencontrés sur Terre. Ex : Tenez et prenez en tous, ceci est mon parpaing

Scénario – Nom commun – Terme de vieux français désignant l’intrigue servant à donner une cohérence à un film, un livre ou autre support à récit. Tombé en désuétude. Ex : Michel, c’est toi qui étais chargé du scénario ? Non ? Bon, on a plus le temps : commencez à distribuer Prométhéus.

Républicain – Adjectif – Qui tient de la République. Son utilisation courante implique de le mettre à la fin de n’importe quel discours politique pour tenter de normaliser le raisonnement le plus absurde. Ex : Au nom du front républicain il faudrait que tu fasses un désistement républicain, ça, ce se serait républicain comme attitude.

La liste pourrait être longue, mais vous avez compris le principe : il y a une bonne marge de manoeuvre pour enfin faire rentrer ignomickey chez Larousse (que ceux qui y ont vu un sous-entendu sexuel lèvent la main et sentent la honte s’abattre sur eux).

Résumons : un nom à la con, aucun rapport avec le français, utilisé massivement par la jeunesse et souvent synonyme de nouvelles technologies, Pikachu a toutes ses chances de bientôt rejoindre LOL dans le dictionnaire.

Dans tous les cas, et en suivant ce raisonnement, on pourrait imaginer que tout comme le vocabulaire des SMS entre dans le dictionnaire, celui d’autres domaines numériques pourrait investir notre doux monde ; ainsi, World of Warcraft, par exemple, et ses plusieurs millions d’utilisateurs, pourraient ainsi permettre la migration de leur langage vers le monde réel au nom de l’importance de leur communauté et de son vocabulaire, permettant ainsi à Ludovic, dit L0rd_3lF, d’ainsi raconter sa rencontre avec Cynthia lors d’une soirée chez un ami :

Et là tu vois, je m’approche, et je la débuffe complet en spammant GHB en boucle sur ses potions de Mana ; ça lui a pourri sa will, après je l’ai ramenée, là j’ai fait Mass stab pendant qu’un pote gardait l’aggro de son copain, et ensuite, hop, /rest. Au réveil, je te raconte pas, quand elle a réalisé, elle a fait un vieuuuux ragequit, l’hallu totale. 

Si vous n’avez pas compris, tout va bien.

Enfin : bien évidemment, il ne s’agit que d’exemples ; on pourra certes me répondre que ces définitions sont complètement idiotes, absurdes, voire de mauvaise foi, mais très honnêtement, quelles sont les qualités requises pour insérer « LOL » dans un dictionnaire ?

Vous avez votre réponse.

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Le bruit du papier froissé se fit entendre lorsque le maître des lieux tourna une nouvelle page de son journal, les pieds sur son bureau. On pouvait lire en première page « Massacre de l’éditeur de dictionnaire : le coupable écrit « LOL » avec le sang du personnel avant de disparaître » ; Célia hésita quelque peu en voyant la chose, mais tenta finalement une remarque.

« Je… finalement… je pourrai l’avoir mon t-shirt ? 
- Mais ? Allons… Célia, souviens-toi, pourquoi t’ai-je choisie ? 
- Parce que je suis mannequin pour une marque de lingerie ?
- Oui, certes, mais pourquoi t’ai-je ramenée ici ? 
- … 
- Voilà. Tu sais très bien que je n’aime pas me répéter : les bureaux ne parlent pas. »

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Et replaçant confortablement mes deux pieds sur le creux de ses reins, je repris la lecture de mon journal, grommelant contre ce mobilier de maison qui ne savait pas se tenir malgré l’honneur qui lui était fait. A l’avenir, tant qu’à l’envoyer chercher « lolita« , je lui ferai aussi lire « lobotomie« .

Et lolera bien qui lolera le dernier.

213 réponses à “In before the LOL

  1. « Et là tu vois, je m’approche, et je la débuffe complet en spammant GHB en boucle sur ses potions de Mana ; ça lui a pourri sa will, après je l’ai ramenée, là j’ai fait Mass stab pendant qu’un pote gardait l’aggro de son copain, et ensuite, hop, /rest. Au réveil, je te raconte pas, quand elle a réalisé, elle a fait un vieuuuux ragequit, l’hallu totale.  »

    J’ai peur d’avoir compris… LOL enfin…MDR heu…XPTDR ? non..?
    Rahhhhh !!!! vous êtes chiant cher Odieux !
    Bref, j’ai ris.

    • alors là, je le fais jamais, vraiment jamais, je trouve même ca un peu con de le faire, mais c’est quand même un cas exceptionnel qui mérite mon insupportable intervention: J’AI RI bon sang! Quite à remplacer cet ignoble acronyme par c’est 3 petits mots, autant bien les écrire non mais!!
      Non parce que bon, là, c’est quand même un peu paradoxale comme situation…choisir entre lol ou une faute d’orthographe, c’est regrettable, j’espère que vous me l’accorderez.

      • Idem. J’envisage d’ailleurs sérieusement d’aller m’ouvrir le crâne avec un burin pour expier (d’avoir compris, pas d’avoir ris). Mais pas chez moi, je n’ai pas envie de devoir nettoyer après.
        Je serais également curieuse de savoir quels sont les mots qui ont été éjectés du dictionnaire pour faire de la place à LOL…

      • Pour ce qui est de l’expiation par le burain je ne peux que tu l’accorder, c’est sale. Mais moins que le sacrifice au gaz toxique cyanuré.
        apres il est toujours bon de penser a la glorieuse immolation par les flammes, apres avoir ri de cet extrait que je regretterais presque d’avoir compris, je m’en vais m’incendier devant l’académie francaise, qui en est? Ca ne marche pas au Tibet parce que les chinois se fouttent de gas qui prennent feu, mais peut etre qu’en France ca fera reagir?
        Je conclurai pas un « longue vie a l’odieux connard qui defends les couleurs de la France contre elles meme! »

  2. Je me permet de m’insurger contre la proposition du mot « Cosplay » dans le dictionnaire. Pas que ce ne soit pas assez ignoble comme dénomination, mais il se trouve que ce mot… y est déjà dans le dictionnaire.
    Non, inutile de chercher vous ne le trouverez pas sous sa forme première, car les joyeux lurons qui s’occupent de l’adaptation des mots dans le dico ont décider de le cosplayer lui aussi, ce mot.Ce sera donc sous le terme de « costumade » qu’il va falloir le débusquer.
    Je vous souhaite un bien bon massacre.
    Sauce : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024668811&dateTexte=&categorieLien=id

  3. Malpeste! Des parties entières de cette belle prose me sont totalement incompréhensibles!!! J’en suis fort marri…
    J’ai cependant compris qu’il me fallait au plus vite me procurer force parpaing. Nul doute que ce bel objet sera du plus bel effet dans ma sacoche anti-pénibles, juste à côté de la splendide matraque électrique que vous nous conseillâtes dans un précédent article, et de la pelle qui ne me quitte que rarement.

    Sincèrement votre,
    D.Syne

    P.S. : LOL (? peut être est-ce là malvenu?)

      • Approchez, mon doux cob… hem, camarade d’expériences ! Peut-être réussirai-je, à défaut de vous greffer un cerveau en état de marche, à vous rendre moins pénible en vous mettant sous perfusions de dopamines !

  4. Quelle horreur. Voilà comment donner des arguments de plus à ceux qui pensent qu’écrire français en dehors de l’école ça sert à rien.
    Merci la France de s’auto-détruire de plus en plus et sur tout les plans.

    • Je ne suis pas sûr que LOL soit accepté par l’académie française. à partir de là le robert est une entreprise privé ils pourraient mettre ce qu’ils veulent dans leur dico que la langue française n’en serais pas affectée pour autant.

      • Effectivement… Mais la masse populaire n’en a cure de l’Académie française et pour les quelques-uns qui s’intéresseraient un peu à la langue (on peut rêver) la référence sera le dictionnaire le plus populaire (Larousse ou Robert).

        Bref, moi qui suis prof de français, je sens venir encore de bien belles heures avec mes élèves… « Mais m’dame, c’est dans l’dico, ouesh, lol ! »

    • La demie brique fourrée dans une chaussette marche aussi très bien, tout en étant plus facile a transporter. Mais J’avoue que j’aurais tendance a tout de même avoir un parpaing, pour les grandes occasions.

  5. Je suis rassuré de constater que je ne suis pas le seul qu’émeut (d’Australie) l’insanité qui pullule dans les conversations lamentables que l’on nous afflige tant à l’écrit qu’à l’oral. On avait le petit Robert dans la tête mais les générations qui nous suive laborieusement auront, tout au mieux, le gros dudulle dans le cul.

  6. Dire qu’à la base le Lolita d’Alizée n’était pas du tout adressée aux gamines, mais était bel et bien une référence à la gamine écervelée et sans tabou de Nabokov… x_x

  7. -« Et là tu vois, je m’approche, et je la débuffe complet en spammant GHB en boucle sur ses potions de Mana ; ça lui a pourri sa will, après je l’ai ramenée, là j’ai fait Mass stab pendant qu’un pote gardait l’aggro de son copain, et ensuite, hop, /rest. Au réveil, je te raconte pas, quand elle a réalisé, elle a fait un vieuuuux ragequit, l’hallu totale. »

    L’Odieux Connard serait-il un pro-gamer ?

      • « que ceux qui y ont vu un sous-entendu sexuel lève la main et sentent la honte s’abattre sur eux »

        LOL.
        Cordialement,

  8. Français, où est ta victoire ?

    J’ai été vidée à peu de frais de l’Éducation Nationale. Parce que j’étais ce qu’on appelle “une multirécidiviste, l’incorrigible professeur de français qui, malgré trois avertissements de l’inspecteur de l’Académie continuait d’exiger de ses têtes blondes ou brunes d’apprendre leurs classiques par cœur… oui par cœur…
    Pour celui-ci, toutes les Nourritures Terrestres d’André Gide et pour celui-là, le Horla de Maupassant et pour le fils de l’inspecteur de l’Académie, tout le Contrat Social de Jean-Jacques Rousseau…
    Dans ma classe de première, même les derniers parlaient français… parlaient le français… pas de langue hachée… amochée… ou entachée…
    Le français, s’il vous plaît… pas d’argot ni de mal parler. Boileau au secours… un peu de clarté pour nous débarrasser des avatars de la nouvelle technologie… SMS pour que l’oral vive l’écrit cesse.
    Total Recall comme disent les franglais, pour vous faire détester le progrès.
    Par cœur, parce qu’il faut bien qu’on sache : qui est la mère… celle qui nous a appris qu’avant d’avoir une nature et une fonction, chaque mot a une origine… divine, si je puis dire.
    Je ris, je vis, je meurs dans ma langue maternelle parce que je ris, je vis et je meurs selon une vision immatérielle… et si je me retrouve dehors aujourd’hui c’est pour avoir dit NON à la langue marchande… et à l’anglicisation des points de vue.
    Je ne niquerais jamais ma mère et je ne ferai jamais la teuf avec des meufs.
    Je ne kiffe personne… j’aime quelqu’un… et je passe mon temps à lui apprendre ma langue… c’est à dire ma façon d’aimer.

    Et c’est là qu’un parent d’élève me saute dessus :

    “Pourquoi, vous leurs faites apprendre des textes par cœur ? Mais mon fils n’est plus un enfant!”

    “Votre fils, chère madame, n’en finira jamais d’être un enfant de la langue, et vous-même un tout petit bébé, et moi un marmot ridicule… et votre fils aimera savoir en quelle langue il nage, ce qui le porte, le désaltère et le nourrit, et se faire lui-même porteur de cette beauté, et avec quelle fierté! Il va adorer ça, faites-lui confiance… Il adorera plonger dans la langue, y pêcher les textes en profondeur, et tout au long de sa vie les savoir là, constitutifs de son être, pouvoir se les réciter à l’improviste, se les dire à lui-même pour la saveur des mots. Porteur d’une tradition écrite grâce à oui redevenue orale il ira peut-être même jusqu’à les dire à quelqu’un d’autre, pour le partage”
    (Daniel Pennac)

    Pourquoi est-ce que je vous lis ce texte?
    Parce que vous allez devoir l’apprendre et par cœur pour que le grain ne meure…

    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/05/francais/

    • C’est bien là le problème des professeurs de français : investis de leur « mission divine » de transmission de la langue française, ils en oublient que leur matière n’est pas la seule enseignée dans le cursus secondaire, et loin d’en être la plus importante, malgré ce qu’ils pensent…
      Et puis, j’ai envie de vous dire en toute franchise : monsieur, vous êtes profondément allumé.

      • Nom d’un pomélo pas mûr ! Il semblerait que deux des intervenants soient atteints d’un problème pour dissocier les genres…
        Ce monde est foutu… FOUTUUUUUUUUUUUUUU

      • Comme le fait remarquer Ranyanya… pour ceux qui ont du mal avec la subtilité, suivez le lien qu’a mis lejournaldepersonne. Il y a un joli <marquee> et une vidéo YouTube pour enfoncer le clou.

    • Tout de même… Obliger quelqu’un à apprendre par coeur le Contrat Social de Jean-Jacques Rousseau, c’est mesquin. Le faire lire aussi, remarquez.

    • Merci pour ce témoignage touchant. L’inspection aura au moins délivré quelques générations de paumés d’une perverse narcissique. On respire.

    • Tu te répètes c’est la fête. TU l’as déjaà dit avant et tout le monde s’en branlait déjà avant. Cela dit y a de la réponse a ton flood répétitif alors il ést ptet mieux casé ici. :)

    • On devrait écarteler tous ceux qui utilisent les trois petits points à plus de deux reprises. Sérieusement, en lisant votre tirade, j’ai eu l’impression d’avoir affaire aux divagations de quelqu’un de bourré. Je parie que vous dites aussi « l’Internet », « gratuiciel » et « courriel »?

    • On partira du postulat qu’il s’agit là d’une tentative de troll velu déguisé en prof de français sadique…
      Sinon, c’est juste la preuve que des fois au moins, les inspecteurs d’académie font leur boulot.

      Soit dit en passant, on pourrait étendre ces méthodes « d’apprentissage » (enfin… de bourrage de crâne plutôt) aux autres matières :
      chimie : apprendre toute la table de Mendeleiev par coeur. Et pour les plus réfractaires, on y ajoutera la liste des isotopes. Utile pour faire croire qu’on y connait quelque chose alors que, objectivement, le 2nd isotope de l’europium vous savez même pas si ça se mange.
      géographie : Toutes les capitales de tous les pays, ainsi que les 5 premières villes. utile pour briller en société.
      physique : la bibliographie d’Isaac Newton, à apprendre par coeur. Vous serez toujours plus con que la pomme, mais vous pourrez réciter pourquoi, au moins.

      oysterlover, professeur toutes matières, de droit divin.

    • Je suis aussi professeur de Français. Appendre par coeur, oui, certes, quelques vers, quelques phrases, pour une mélodie remarquable, ou seulement parce que cela vous a touché. Mais avant tout, pour l’élève, il faut comprendre, sentir ce que portent les mots. A quoi bon l’apprentissage par coeur si cela doit rester le souvenir d’une torture, pour un texte qui restera obstinément obscur ? Il vaut mieux inciter à apprendre ce qui touche, donner les clés pour comprendre un texte, qui deviendra lui-même une clé pour percevoir le monde. Et fiez-vous à chaque élève pour se faire son propre trousseau à partir de vos cours. Il y a ceux à qui vous donnerez le trousseau minimum et qui s’en contenteront. Et puis ceux, avides, qui ajouteront, avec vous et après vous, plein d’autres clés.

      • Au regard de la médiocre qualité de la prosaïque syntaxe à laquelle vous répondez, j’aurais tendance à vous croire seul (ou seule ?) professeur de Français.
        Cependant, loin de vouloir vous apprendre votre noble métier, j’aimerais attirer votre attention sur votre preste propension à attribuer la lassitude de certains de vos élèves, confrontés à votre enseignement, à une inclination d’ordre physiologique.
        N’oubliez pas que même si pour l’élève (qu’il est convenu de nommer pour soi « sale petit enculé ») vous n’êtes qu’un maillon de sa propre taylorisation, vous incarnez tout de même une possibilité d’extraction de sa condition sociale.
        Alors, pour reprendre votre métaphore, je vous invite à donner autant de clefs (ou clés, putain je m’y ferai jamais) à chacun de vos élèves; même à ceux qui tardent à trouver les serrures. Vous n’entendrez sûrement jamais ces derniers vous remercier mais ils le feront. Soyez-en sûr(e).

      • Nous sommes bien d’accord : Mon commentaire pêche par l’excès inverse de celui auquel il répond : il ne faut bien sûr y voir aucun laxisme : le minimum de clés dont je parle est déjà sensé être un bagage crucial. Quand à ma propension à « attribuer la lassitude de certains de [mes] élèves, […] à une inclination d’ordre physiologique », je dois avouer que je ne vois pas de quoi vous voulez parler, mais c’est sans doute que je n’ai pas bien fait attention.
        Et oui, parlons prosaïquement, il faut parfois un bon « coup de pied au cul » de certains (voire plusieurs, après tout, il m’en a fallu un ou deux à moi aussi, dans mon jeune temps) pour réussir à éveiller leur soif d’apprendre.

    • Lol, professeur de Français et pas foutu d’écrire correctement ? Vive les inspecteurs d’académie ! et vive Daniel Pennac, qui vous permet de ressortir de la pensée surgelée, incapable d’imaginer des produits frais que vous êtes.

      PS : je viens de lire la fin… Et vous vous prétendez prof de Français ? Je me lole allègrement de constater que même lorsque vous faites un effort, j’écris mieux que vous sans réfléchir plus sur la forme que sur le fond.

  9. J’avoue avoir bien ri, mais il manque des définitions comme DTC.
    Bon, le DTC est quand même passé de mode, mais si l’on intégrait un analyseur de forums, il figurerait assez près du Lol en terme du nombre d’utilisations.
    Je verrai bien le WTF aussi, il permettrait au passage de faire croire à nombre de congénères que l’on est adepte de catch amerloque.
    Il ne faudrait pas oublier la modeste contribution de notre ami O.C pour l’enrichissement du vocabulaire médical grâce au Medifuck3000. Il conviendrait de lancer une pétition pour l’intégrer dans la prochaine édition du Petit Robert, au risque d’y trouver une référence au film dont il est tiré…
    Au passage, j’ai trouvé un moyen visuel d’exprimer un Lol sans le prononcer:
    vous plaquez vos mains sur vos oreilles et ouvrez la bouche en forme de O.
    Ou sinon, on peut relancer la mode Village People, ces précurseurs qui, n’ayant pas encore la technologie adéquate, pratiquaient le SMS de masse avec les bras… De masse parce qu’ils furent imités par toute une génération.
    Ah oui mais lol, ça existait déjà depuis belle lurette ! ça s’appelait le sémaphore.

  10. En un mot: Merci.
    En quelques mots de plus: Merci de dire tout haut et surtout avec tant de maestria ce que je pense, non pas tout bas, mais de concerts avec bon nombre de personnes aussi désespérées que nous!

  11. « Tenez et prenez en tous, ceci est mon parpaing » , c’est juste parfait.

    Déjà, la simplification orthographique sur les accents, organisée sûrement pour éviter la surchauffe du neurone de nos chères têtes blondes, m’avait tiré un gros soupir de désespoir…

    J’entrevois d’ici la joie des professeurs de français qui se verront opposer le Petit Robert aux notes faiblardes des copies parsemées d’abréviations en tous genres.

    • Nous n’aurons qu’à dire : « Seul le dictionnaire de l’Académie française fait foi ». Je pense que ça les calmera un moment.

      • Jusqu’au jour où, dans un accès de sénile fourberie, la confrérie des MacLeod incontinents entérinera l’usage de l’écriture sms dans son ensemble…

      • Hum, ce jour-là, je crois qu’on en sera tous à tenter de déchiffrer les textes de l’Antiquité classique que seront devenues les oeuvres de langue française depuis la Renaissance jusqu’au vingtième siècle.

  12. Pour l’icône :) , ils vont bien trouver un moyen de le mettre dans le dico en le définissant avec un mot anglais, tel que « smiley face »…Ou alors, ou alors! Bien mieux « Trogne de Lol », au choix.

  13. Je sens que le parpaing va devenir, sinon mon ami fidèle et permanent, au moins locataire régulier de mon sac. J’ai pensé à vous quand j’ai entendu ça aux infos, merci, vous ne m’avez pas déçue.

    (par contre, du coup, je me permettrais de faire remarquer qu’à la fin du deuxième paragraphe sous la photo du jeune homme à la bouche entrouverte -footballeur?- il manque un u à que. « qe le français ça sert à rien ». Je vous aime fort.)

  14. cher Odieux,
    puis-je poster le lien de cette page sur le site du Robert ?
    (ceci est une vraie question)
    (en cas de réponse positive, si mon initiative suscite d’autres vocations, c’est ici: [link]http://www.lerobert.com/nous-contacter.html[/link] )

    LOL. ou pas.

  15. Une faute à corriger, je pense que la relecture vous la fera sauter aux yeux:
    « (que ceux qui y ont vu un sous-entendu sexuel lève la main et sentent la honte s’abattre sur eux). »

    Sinon, la fonction de mobilier accordée ici à Célia est-elle inspirée par Solyent Green ?
    La question est peut-être tirée par les cheveux, mais je ne crois pas qu’on ait avant la société narrée dans ce film souvent associé la femme au mobilier…

    • Oh que si. Il y a des femmes-table basse dans Orange Mécanique, je vous rappelle (même si ce ne sont pas de vraies femmes) et les femmes servent littéralement de mobilier dans Alphaville de Truffaut. Et je suis sûre qu’il y en a d’autres. (Et dans Soleil Vert on les appelle Mobilier parce qu’elles sont « louées » avec les appartements, mais elles ne servent pas à proprement parler de mobilier – on ne les utilise pas comme des tables, je veux dire -, plus de pute/femme de ménage). Bref. Voilà. (Je soupçonne notre cher et tendre Odieux d’être un tantinet misogyne, à ce propos…)(Enfin bon, moi je dis ça je m’en fous, hein).

      • J’ajoute (et j’y avais vu) la femme sur le dos de laquelle Valmont écrit sa lettre d’amour à Tourvel

      • j’ajouterais que dans la Roue du Temps (Robert Jordan) le charmant peuple des Seanchans utilise moult meubles humains ( ils ne sont pas sexistes ce sont aussi bien des hommes que des femmes)

  16. Déchéance, quand tu nous tiens. Ceci dit en 2008 une réforme prévoyait de remplacer les -ph par des -f. Réforme avortée, fort heureusement.

    Par ailleurs, j’ai noté une faute (vous avez dû vérifier dans le dico, je ne vous en tiens pas rigueur) dans le 2ème paragraphe après la photo de ce cher Mr Nasri en mettant « qe » à la place de « que », rien de grave j’en conviens ! Et aussi ne dit-on pas « appel à la mort » et non « appel de la mort » ?

    Enfin bref, je cesse de chercher la petite bête et souhaite longue vie à l’Odieux !

  17. Cher Odieux. Merci pour ce pavé dans la mare de la décadence linguistique qui ronge chaque année un peu plus la cohérence de notre bel idiome.
    Concernant le LOL, il me semble même que cette référence incontournable de la langue française qu’est le gros Robert s’est quelque peu fourvoyée dans l’origine de ce mot… euh… non, de cette expression… non plus… enfin de ce truc-là, car, bien avant l’ère maudite du SMSsing, cette abréviation (ah oui, ça va bien) était utilisée sur les discussions en ligne (avant les « t’chats ») type IRC, dans les années 90 (telnet, souvenez-vous, formidable !).
    Enfin bref, bien que son utilisation dans son contexte d’origine soit plus ou moins justifiée, je ne peux qu’abonder en votre sens sur cette belle connerie (oui c’est dans le dictionnaire) que d’avoir intégré cette merde (idem), même dans un pseudo-dictionnaire.

    Ventre-saint-gris !

    signé : un vieux con (oui, ça aussi, c’est dans le dictionnaire !!!)

  18. C’est triste que ceux qui décident des mots et de leur définitions qui seront présents dans le dictionnaire ne mettent pas la réelle signification de ce « lol ».
    A l’origine cela signifie « Lot of love » ! Cela n’a aucun rapport avec la signification vaseuse actuelle.

  19. La langue évolue que vous le vouliez ou non…
    Nous ne parlons pas le français du 18e siècle et puis si on remonte loin, cette langue n’existait même pas… il a donc fallu prendre des mots ici et là…

    • JAMAIS.
      Et que mes enfants prononcent un seul lol et je leur lave la bouche au savon de Marseille, qu’ils l’écrivent et je leur brise les phalanges une à une jusqu’à qu’ils me supplient de leur pardonner en alexandrin !!!
      Maintenant, il ne me reste plus qu’à procréer pour appliquer ces nobles principes.

  20. Personnellement, j’aime bien utiliser de temps en temps à l’oral un bon LOL bien sonore… pour souligner le ridicule des propos ou de l’humour de mon interlocuteur.

    • idem.
      Rien de tel qu’une expression pleine d’immaturité pour souligner celle de son interlocuteur.
      Mais ne pas oublier l’accent droopy afin d’éviter toute confusion de la part du décérébré.

      • « Lol » n’est pas « une expression pleine d’immaturité », c’est une expression faite par les jeunes, pour les jeunes… mais qui ne doit pas sortir du cadre des jeunes. En revanche, tant qu’elle reste à sa place, elle est plutôt joyeuse.

    • Pikachu non, mais les expressions: « Echangés comme des cartes Pokémon » et « On dirait un Pokémon » se retrouveront un jour dans les pages roses du dictionnaire.

  21. Pour une fois, je vais faire un commentaire sérieux.
    Cette désintégration progressive de la langue française n’est malheureusement pas seulement le fait des adolescents et joueurs massifs de MMORPG, mais aussi de larges pans du monde du travail …
    Je le constate dans ma branche socio professionnelle, pourtant constitué de personnel qualifié, et où une écriture correcte est exigée (pour la communication avec le client). On ne fait plus d’atelier, mais des « workshop » ; on ne parle plus de « flux de traitement », mais de « workflow » ; on ne fait pas de « mise à jour », mais des « update » … J’ai beau opposé autant de résistance que possible, j’avoue souvent craquer moi même ! Et encore ça va, j’ai des collègues qui commencent même à remplacer le mot « magasin » par « store ».

    Donc bon : je reconnais être un peu réactionnaire et passéiste. J’essaie de faire des efforts, je veux bien que la langue s’enrichisse ; après tout, elle l’a déjà fait par le passé (combien de personnes savent que le mot « amiral » vient de l’arabe ?). Mais diable ! Pourquoi remplacer des mots existants de notre vocabulaire par d’autres ? Juste pour faire intello ? Pour faire comme tout le monde ? Pour faire « in » ?

    Je dis stop à la colonisation linguistique !

      • En l’occurrence, il ne s’agit pas de commerciaux, mais d’ingénieurs. C’est vrai que je suis resté assez flou ci dessus.
        Cela dit, c’est sans doute vrai aussi dans les branches commerciales.

        Le problème reste de toute façon le même, on est bien d’accord.

    • Je propose de créer une organisation clandestine et résistante chargée de défendre la langue française par monts et par vaux, en lapidant à coups de haches toute personne non respectueuse des règles orthographiques et grammaticales fondamentales.
      Quitte à s’allier, occasionnellement, avec le clan des ninjas de l’Académie française.
      Il va y avoir du sport !

      • La hache est la 2e meilleure solution universelle, juste après le feu. J’en suis !

  22. Il ne faut pas en vouloir aux gens du Robert, de l’Académie et autres officines dont la charge est d’officialiser l’usage de la langue. Leur nécessité de justifier leurs salaire par une occupation quotidienne autre que le Scrabble et/ou regarder Des Chiffres et des Lettres est profondément antagoniste avec la lente évolution de la langue. Les dictionnaires ne devraient être mis à jour que tous les 10 ou 20 ans avec force analyse statistique et surtout un esprit critique aiguisé qui semble bien souvent manquer. Allez payer des gens avec ce principe là !

    La plaie pour la langue est de l’avoir un jour fixée par écrit et d’avoir donné la responsabilité de sa maintenance à quelques quidams dont la compétence en la matière semble douteuse. Le besoin d’écouler des exemplaires fait perdre tout sens commun à ces messieurs-dames du dictionnaire.

    Heureux qu’au XVIIIème, le vocable de Voltaire et consorts ait été préféré à celui de la marchande de poisson et du tenancier de brasserie pour être consigné dans la référence qu’est un dictionnaire.

    Ô le temps révolu où le bien-parler était vu comme un art et pas comme du snobisme.

  23. « La jeune fille perdit son enthousiasme en entendant le bruit d’une arme que l’on chargeait »
    Un point à la fin de cette phrase rendrait parfait un des passages les plus drôles de ce blog.

  24. Après avoir lu cet article, soulignant délicieusement l’absurdité d’un tel terme, je dois quand même avouer que j’oscille un peu entre la honte et l’estime de soi. Parce que, j’avoue, si je bannis totalement le « lol » de tout écrit, j’ai tendance, lorsque les choses ne sont pas drôles, que l’interlocuteur en face de moi ne m’inspire guère d’humour ou bien qu’il est à la culture ce que Nicolas Cage est au septième art, j’utilise ce mot honnit. Mais uniquement pour souligner l’absence total d’intérêt ou pour marquer une profonde ironie.

    Du coup, cher maître et autres lecteurs, je me demande….

    Mon bidon d’essence et mon allumette, je m’en sert pour m’immoler par le feu ou bien j’achète quelques packs en plus et une boîte plus conséquente afin de punir par le feu ceux qui utilisent le mot de façon répétée en plus des responsable du dictionnaire?

    • Chère Lady Xu,

      Votre penchant pour la pyromanie est tout à fait louable. Je vous conseille donc d’opter pour la 2e solution, et ce pour plusieurs raisons :
      – vous utilisez visiblement ce terme non pas par raccourci, mais pour bien souligner votre mépris face à une personne médiocre, ce qui est odieux, et donc thématique ; rien à vous reprocher là dessus
      – vous rendrez un grand service à l’humanité
      – il serait dommage de gâcher une vocation aussi belle que celle de mettre le feu

      Enfin, si vous cherchez du combustible, il y a du déstockage sur le napalm en ce moment chez us-army.org/buy.

      • Vous me rassurez. Je vais donc pouvoir finaliser ma commande et me mettre à la tâche. Tant mieux, d’ici peu de temps une « formidable comédie musicale, parlant d’amour et de révolution » va sortir, et, dans sans doute plus si longtemps que ça, le nouveau Twilight.

        A bien y réfléchir, je vais peut être commander quelques trois tonnes de plus…

  25. NOOOOOOOOOOON !!!!!!!!!
    Dans quelle dimention malsaine sommes-nous donc entrés ?
    Pauvres fous, humains incensés, les Ténèbres s’amoncelles portées par un remugle sulfureux!
    L’avenirs sera noir, NOIR !!!

  26. La (trop) courte liste de mots m’a fait penser au « Devil’s Dictionnary » d’Ambrose Bierce (http://www.thedevilsdictionary.com/).

    Un dictionnaire de l’Odieux Connard aiderai à mon avis la jeunesse décadente à se cultiver et à se recentrer sur les fondamentaux du monde moderne.

    De plus je n’ai aucun problème à imaginer un tel ouvrage posé sur un jeune et fringant bureau de style 1990.

    Une page Web dédié sur vote site est donc devenue nécessaire…

  27. « Et là tu vois, je m’approche, et je la débuffe complet en spammant GHB en boucle sur ses potions de Mana ; ça lui a pourri sa will, après je l’ai ramenée, là j’ai fait Mass stab pendant qu’un pote gardait l’aggro de son copain, et ensuite, hop, /rest. Au réveil, je te raconte pas, quand elle a réalisé, elle a fait un vieuuuux ragequit, l’hallu totale. »

    > GG.

  28. Cher Odieux, j’aimerais vous énerver davantage en répliquant à votre article la chose suivante:
    On ne se permet pas de critiquer le dictionnaire quand on utilise de façon fautive le verbe « sourciller » : « Baissant mon journal en sourcillant… »
    Vous vouliez sûrement dire : « En haussant les sourcils ».
    Bien à vous,
    Maurice Grévisse

    • Afin de parer aux éventuelles remarques : le Trésor de la Langue Française (bien mieux organisé que le Robert, soit dit en passant, et surtout GRATUIT car accessible par internet) propose un usage « rare » du verbe « sourciller » voulant dire « Manifester par un mouvement des sourcils, par le regard, du trouble, du mécontentement, de la perplexité; p. ext., laisser paraître sur son visage le trouble, la déconvenue, le mécontentement. »
      Mais étant un usage rare, il ne s’applique que très difficilement. Voir mon livre, « Du bon usage », pour plus d’informations.
      Maurice Grévisse (http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Grevisse)

  29. Personnellement, j’ai pris une décision, je sodomise avec du papier de verre et du vinaigre de vin toute personne usitant de cette locution en ma présence (mais LOL quoi). Je vosu certifie que ça en a calmé plus d’un !

    Merci encore pour cet excellent billet, une fois de plus.

    Quand je serais grand, je voudrais être un Odieux Connard

    xoxoxo

    • Et je suis on ne peut plus d’accord pour Nicolas Cage et Francis Huster … par ailleurs, vous aurez corrigé par vous même pour « vosu », je voulais dire « vous ». Je viens à l’instant de contacter l’académie française pour qu’ils interviennent en ma faveur !

  30. Snif… moi même j’ai failli faire voler mon Robert par la fenêtre le jour ou j’ai appris ce massacre à la langue Française. Ma retenue ayant été de ne pas vouloir incrémenter le top 10 des morts les plus cons, en suicidant un humble inconnu à coup de gros Robert chuté du 15ième étage.
    Quoi que.. en y repensant, il serait « mort de lol »; et la boucle est bouclée.

  31. Il s’avère très mid-gamme ce petit Robert, pas mieux que Mitchum.

    Odieux : insupportable. exemple : il se la pète grave ce blog, mdr.

    Connard : supportable. exemple : bah c’est qu’un sale connard après tout (Lamartine).

    face aux dix yeux, qu’au narcoleptique je défonce,
    adieu, canard ! épileptique semonce !

  32. Tant qu’on y est, des bonnes âmes pour m’expliquer la signification très obscure de « swag » et « garde la pêche »?

    • Swag est synonyme de frais, stylé, cool, bath (années 60). Il exprime le contentement de l’individu face à une situation/un vêtement/un album de musique/etc. son usage se fait soit en interjection soit en adjectif.
      Garde la pêche est une vielle expression qui reprend de l’usage et qui pourrais se traduire par « ne perd pas le sourire » ou « reste dynamique ». De nous jours elle est utiliser pour plusieurs situation sur internet c’est une conclusion de tout type de discutions, conflictuelle ou pacifique.

      • Que voilà une âme bien charitable ! En effet, le pauvre Mobuk, ne disposant que d’une configuration Linux 0.00 transitant par Minitel, ne peut faire de recherche internet que via le blog de OC.
        Mais là où la plupart des lecteurs indifférents à la détresse de ce monde n’auront vu qu’un clin d’œil au sujet de cette note, vous avez su déceler la franche et sincère volonté de ne pas se laisser distancer dans la course à la modernité.
        Camarade soldat, je vous admire.

    • Désolé. J’avais commencé une réponse mais pour (finalement ne pas) la poster plus haut, à la suite de la remarque de monsieur Grévisse… J’y renonçai quand une maladresse me fit poster l’amorce de ma réplique au mauvais endroit, à l’emplacement que j’avais prévu pour relever d’autres choses.

      Par exemple, la parenté que j’établis irrésistiblement entre « lol » et ces rires enregistrés qui soulignent seulement combien, sans eux, on serait prompt à ne trouver drôle aucune des saillies consternantes de nos séries télévisée bas de gamme. L’inanité tic qui constiste à faire du « lol » un usage si récurrent qu’il l’apparente à un signe de ponctuation, procède du même laisser-aller navrant. Rappelons-nous toutefois qu’en la matière, il existe quelques précédents, telles les interjections ponctuantes : « té ! » ; « putain ! », « con ! » ou, dans un registre différent, « ‘effectivement ».

      Incidemment, celà confère une certaine cohérence entre, d’un côté, le caractère ironique que Robert le grand reconnaît à « lol » et, d’autre part, le fait que ce nouveau monosylabe fournisse une alternative parfois bienvenue à l’obligation qu’on se ferait d’émettre un rire qu’on sait par avance artificiel, forcé, voire préenregistré.

      Sans lien direct avec ce qui précède, je me remémore la naïveté avec laquelle j’analysais les premières occurrences de cet étrange graphème, sur lesquelles mes lectures improbables m’avaient amené : j’en cherchais le sens dans le dessin qu’il formait. Après tout, si « \o/ » est supposé évoquer la fierté du vainqueur, « lol » ne semble pas si éloigné de l’attitude héroïque du guichetier lors d’un braquage, non ?

      Une approche contextuelle desdites occurrences me décilla, bien que le renoncement à opposer toute résistance ne soit pas totalement absente de leur sens.

      Bien à vous,
      L’Ankou

      • Faites gaffe, vous avez mal écrit « consiste ». Et là, c’est dur (ceci n’est pas un jeu de mots !).

  33. Heu… et quand on utilise souvent LOL à l’oral mais comme abréviation de League of legends, c’est grave docteur ?

  34. J’ai lolé ma race (oui on peut en faire un verbe, sacripans !) à la lecture de cet article. Mais deux constatations:

    1) On ne peut pas s’en plaindre, un dictionnaire doit refléter une langue, la langue reflète malheureusement les gens qui la parlent.

    2) Les trois-quarts des « enrichissements » du français proviennent de l’anglais, et personne ne prend la peine de les traduire, à part peut-être les Académiciens très au fait avec des énormités comme « bolidage »… C’est une invasion, ça ressemble pas à l’évolution naturelle d’une langue, ok, mais à qui la faute ?

    – Faute au français présenté comme ringard et arriéré par les publicitaires, les agences de com’, voire les médias et les hommes politiques. Même en géographie: il faut dire « Central Business District », à croire que « quartier d’affaires », c’est pour les ploucs.

    – Faute aussi à ses locuteurs totalement incapables de créer des mots reflétant des concepts actuels: allez faire un tour sur 4chan, memebase, urban dictionnary, ou regardez en quelle langue sont les 3/4 des termes relatifs à l’informatique: en anglais. A part des abréviations, on trouve plein de mots-valises, de créations désignant un terme précis, des jeux de mots assez créatifs et originaux qu’auraient pu faire Queneau ou Prévert. Hélas, les Prévert du XXIème siècle, on les cherche encore (Ribéry peut-être ? C’est un poète cet homme-là)…

    Je ne suis pas un fanatique de l’anglais, loin de là. Je ne dis pas non-plus que le français est une langue morte, mais si on ne veut pas que dans 30 ans on parle presque la même langue à Boston qu’à Lyon, il est urgent de se magner la couenne pour faire aussi bien sinon mieux que les anglophones, en inventant, en innovant, bref en faisant vivre la langue. En attendant, quitte à rejeter « lol », autant rejeter « playboy », « week-end », « sexy », et tous les calques de l’anglais; quitte à nettoyer, autant le faire pour de bon, non ?

    P.S: le pire que j’aie entendu, c’est le verbe « RP » (jouer à un jeu de rôle, en fait) conjugué au présent: « je RP », prononcé comme « je èrpe »…

    • La francophonie est plus large que la France, et je peux vous dire que vos constats désolent bien des défenseurs de la langue. Ils nous nous en veulent à raison de baisser les bras et de rendre les armes sans combattre, à la fois contre un franglais jargonné par les fainéants de la traduction et contre l’appauvrissement du vocabulaire, l’ignorance, la paresse, l’indifférence à l’orthographe, le mépris des belles tournures, la désuétude des subjonctifs, la ringardisation des règles de grammaire, toutes choses qui, sous couvert de simplifier et de moderniser la langue, l’appauvrisse et avec elle, la pensée. Nuancer, préciser, argumenter ses propos semblent des occupations embourgeoisées d’un autre âge, un luxe auquel on n’a plus le temps ni le goût de s’adonner.

      Que la langue évolue, soit ! C’est très bien que des mots nouveaux apparaissent. Mais pourquoi faut-il qu’il en disparaisse plus qu’il ne s’en crée ? Pourquoi cette évolution n’est-elle pas un enrichissement ?

      Un vocabulaire pauvre et sans nuances en est un symptôme inquiétant et l’adoption de termes étrangers, un dommage collatéral. Le problème dépasse largement les fastes lexicographiques : sans les bons mots pour exprimer la frustration, celle-ci s’exprime par la violence. Sans les mots pour les échanger, les sentiments perdent de leur beauté et virent bientôt en ressentis bruts, en rancœurs, en haines.

      • Très bonnes remarques (à la fois du passant et de An Ankoù).
        Pour illustrer le propos, je vous renvoie au roman « 1984 », où la « simplification » du langage est une autre méthode utilisée par l’état pour abrutir les masses …

      • « la désuétude des subjonctifs, la ringardisation des règles de grammaire, toutes choses qui, sous couvert de simplifier et de moderniser la langue, l’appauvrisse et avec elle, la pensée. »

        C’est tout à fait ça, avec l’appauvrissement de la langue vient l’appauvrissement des idées. Le problème, c’est qu’on est dans la vision vulgaire de la langue comme simple moyen de communication, alors que c’est bien plus. Le changement de sens de certains mots, l’interdiction quasi-idéologique d’en prononcer d’autres (politiquement correct !), et toutes ces choses qui tombent en désuétude formeront la novlangue de demain.

        Paraît que certains « jeunes adultes » n’utilisent plus que 500 mots en moyenne. Ça fait peur. Un singe peut en comprendre autant. J’ai leur âge…

    • « dans 30 ans on parle presque la même langue à Boston qu’à Lyon »
      … ce qui serait – il faut le reconnaitre – bien pratique et plus facile à intégrer que l’espéranto.

      Les dictionnaires font un peu ce qu’ils veulent. En revanche, l’Académie Française a édicté une règle simple concernant les mots étrangers : ils sont acceptés (et francisés pour les plus courants) dès lors qu’il n’y a pas d’équivalent dans la langue française.

      Officiellement, « supporter » une équipe par exemple n’est pas admis puisqu’il existe « encourager » (mais supporter les bizarreries de Robert est tout-à-fait valable à défaut d’être facile).

      À l’usage, un planning devrait donc être un échéancier au même titre qu’un pull devrait être un chandail ; l’application de la règle n’est pas facile. Il n’empêche que pour les exemples cités, il n’y a pas d’équivalent français à weekend pas plus qu’il n’y en a pour piano ou handball.

  35. D’un côté, le dictionnaire n’est pas là pour nous dire comment parler, mais pour prendre acte des évolutions du langage. Donc, en y réfléchissant, ça ne me choque pas plus que ça qu’on y trouve lol.

    D’un autre côté, en tant que prof de français, si un gamin vient m’expliquer qu’il peut dire ou écrire lol parce que « c’est dans le dictionnaire, m’dame », je lui rétorque que bordel et pute y sont aussi, et qu’au premier usage de l’un des trois dans ma classe, je lui fais bouffer le Petit Robert. Au sens propre et sans ketchup.

    • Permettez que je prenne un screen pour un petit garçon avec lequel je corresponds et qui se trouve mal loti quand je lui explique que « savoir parler et écrire français correctement, c’est ce qui [le] différenciera[] des autres ! »

      Après, que des gosses utilisent Le Robert comme prétexte pour écrire et parler correctement, ça ne me dérange pas : ça fera moins de concurrence aux miens.

  36. Y a pas de quoi gueuler comme des putois, ce n’est pas le premier mot débile qui rentre officiellement dans la langue Française (après tout, des académiciens ont bien essayé de nous faire adopter des horreurs telles que « souriel », « courriel », « partagiciel » et « gratuiciel »; et la race maudite des gens qui disent encore « l’Internet » n’a pas fini de s’éteindre, bien que j’y travaille sans relâche). Il n’y a qu’une seule chose plus énervante que quelqu’un qui abuse d’anglicismes, c’est quelqu’un qui emmerde le monde dès qu’il entend ce qu’il croit être un anglicisme. « Oh putain, il a dit un mot anglais ; vite, pendons-le! Ne nous rappelons surtout pas que les deux-tiers des mots anglais sont à peu près transparents! » Non, vraiment, fermez-la.

    Et tous ces soi-disant puristes qui se plaignent de la simplification des règles d’orthographe… à pleurer de consternation. Vous vous souvenez que l’histoire des lettres redoublées, c’est une arnaque de moines copistes qui étaient payés au nombre de caractères écrits? C’est ça, les belles particularités de la langue française que vous voulez préserver? Vous avez que ça à foutre de vous préoccuper de règles d’accents à la con ou de la place des tirets dans « trois millions deux cent mille huit cent quatre-vingt-quatre »?

    Quand à l’article en lui-même, c’est beaucoup de texte pour rien. Personne ne dit LOL en public ; si vous avez des amis qui disent LOL par écrit, changez d’amis. Ou alors, adoptez une attitude beaucoup plus saine et mature qui consiste à s’en foutre avec la dernière énergie, comme la plupart des gens en fait.

    • Simplifier l’orthographe française, en voilà une bonne idée ! La population est trop abrutie pour écrire correctement ? Alors autant tout changer ! Bravo, ça s’appelle le nivellement par la bas. Et quand les gens seront tellement abrutis qu’ils ne retiendront même plus leur nom de famille, on remplacera par un matricule ?

      Mais c’est vrai, persévérer, s’améliorer, donner le meilleur de soi-même, ou seulement instituer un système éducatif décent qui s’écarterait un peu du je-m’en-foutisme actuel, c’est dépassé: mieux vaut bousiller un héritage culturel vieux de 500 ans pour encourager les sous-développés du bulbe dans leur médiocrité. Parce que oui l’éducation mine de rien, c’est important: pourquoi mon grand-père élevé dans la campagne profonde écrivait très bien à 12 ans alors que les kikoos de ma génération, élevé en ville et dans les classes moyennes, ne savent pas aligner trois mots au même âge ? Je n’aurais pas voulu connaître l’époque où on matraquait les doigts des élèves à coups de règles en fer, mais y’a comme un problème.

      Remarque, le français simplifié, ça ressemblerait un peu à de l’espagnol, en plus moche quand même. Mais si l’espagnol peut se permettre une orthographe simplifiée à cause du faible nombre d’homonymes, ce n’est pas vraiment le cas du français: je serais heureux de voir comment on distinguera ver/vers/vert/verre/vair avec la nouvelle orthographe « simplifiée »…

      La plupart des fautes que commettent les francophones prennent souvent moins de 10 secondes à être résolues: conjugaisons simples (parfois le présent !), pluriels de base, -é/-er, et/est, a/à, on/ont, qu’il a/qui l’a… Que des choses qu’on ne peut pas changer sans transformer la langue en un gigantesque foutoir.

      Donc tu vois, ton histoire de moine copiste, ça nous fait bien marrer: si tu simplifies l’orthographe française maintenant, prépare-toi à reconstruire une langue.

      P.S: « l’internet » est encore beaucoup dit par les Québecois, mais t’en fais pas, j’irai leur dire que nous civilisés, alors nous Français supérieurs leur apprendre à eux barbares comment bien parler langue, ils vont adorer.

      • >Simplifier l’orthographe française, en voilà une bonne idée ! La population est trop abrutie pour écrire correctement ? Alors autant tout changer ! Bravo, ça s’appelle le nivellement par la bas. Et quand les gens seront tellement abrutis qu’ils ne retiendront même plus leur nom de famille, on remplacera par un matricule ?

        Pitié, épargnez-moi ce discours. Les langues n’ont jamais cessé de se simplifier, et à en croire les excités puristes de toutes époques et de tout poil, les langues seraient en décadence depuis leur création. Je suis sûr que quelque part, au premier siècle, quelque lettré romain s’est plaint du mélange de sa langue avec celle des barbares, en blâmant la décadence des moeurs, l’abrutissement des masses et l’ignorance de la nouvelle génération, etc. Dans la vraie vie, on se rend compte que les concepts ne dépendent pas de la langue dans laquelle on les utilise. Peu importe que l’usage d’une langue se simplifie; honnêtement, qui a envie de se farcir des déclinaisons au neutre faible des noms du troisième groupe à l’aoriste conditionnel à n’en plus finir? Les langages passent, la pensée reste.

        >Mais c’est vrai, persévérer, s’améliorer, donner le meilleur de soi-même, ou seulement instituer un système éducatif décent qui s’écarterait un peu du je-m’en-foutisme actuel, c’est dépassé: mieux vaut bousiller un héritage culturel vieux de 500 ans pour encourager les sous-développés du bulbe dans leur médiocrité.

        Vous reconnaissez donc qu’il faut s’accrocher à des vieilles combines de moines radins au nom de l' »héritage culturel ». Et retenir des règles de conjugaison et d’orthographe absurdes et sans justification profonde, c’est « donner le meilleur de soi-même ». Intéressant.

        >Parce que oui l’éducation mine de rien, c’est important: pourquoi mon grand-père élevé dans la campagne profonde écrivait très bien à 12 ans alors que les kikoos de ma génération, élevé en ville et dans les classes moyennes, ne savent pas aligner trois mots au même âge ? Je n’aurais pas voulu connaître l’époque où on matraquait les doigts des élèves à coups de règles en fer, mais y’a comme un problème.

        Oh la la, c’est reparti. « Et oui, de mon temps tout y connaissait l’imparfait du subjonctif et ses tables de logarithmes et toutes les préfectures de France à dix ans mais les jeunes y nous croivent pas et gnagnagna… » Est-il possible de faire plus cliché? Contrairement à une idée largement répandue, le niveau n’est pas en baisse. Un type avec son baccalauréat scientifique (qui vaut ce qu’il vaut) en 2012 est aussi compétent qu’un ingénieur en 1952. Hé oui ducon, peut-être que les enseignants sont moins exigeants, mais c’est peut-être parce qu’en soixante ans, on a dû apprendre des choses, tu crois pas? Tu m’expliques où on parle de lasers dans le programme des années cinquante? La deuxième, c’est que si le collège et le lycée étaient beaucoup plus exigeants il y a des décennies, ce n’était pas forcément un avantage. Tu peux me rappeler le nombre d’étudiants en France dans les années cinquante? Et en 2012? Voilà. Il paraît que c’est une bonne chose pour le pays, des types qui ont des connaissances poussées. Enfin, c’est ce que ces salauds d’ingénieurs eud’la ville y disent.

        >Remarque, le français simplifié, ça ressemblerait un peu à de l’espagnol, en plus moche quand même. Mais si l’espagnol peut se permettre une orthographe simplifiée à cause du faible nombre d’homonymes, ce n’est pas vraiment le cas du français: je serais heureux de voir comment on distinguera ver/vers/vert/verre/vair avec la nouvelle orthographe “simplifiée”…

        L’anglais a un nombre ridiculement élevé d’homonymes – et même d’homographes – ce qui n’empêche pas son milliard de locuteurs (c’est bien ça?) de très bien se faire comprendre. Encore une fois, ce n’est pas le mot qui compte, mais la pensée derrière.

        >La plupart des fautes que commettent les francophones prennent souvent moins de 10 secondes à être résolues: conjugaisons simples (parfois le présent !), pluriels de base, -é/-er, et/est, a/à, on/ont, qu’il a/qui l’a… Que des choses qu’on ne peut pas changer sans transformer la langue en un gigantesque foutoir.

        Certes, c’est regrettable de voir des gens faire des fautes. Cependant, il ne s’agit pas là de fautes d’orthographe.

        >Donc tu vois, ton histoire de moine copiste, ça nous fait bien marrer: si tu simplifies l’orthographe française maintenant, prépare-toi à reconstruire une langue.

        Sauf que personne ne va décider qu’il fallait simplifier la langue. Une langue se modifie par l’usage. Un jour, un nombre croissant de gens se rendront compte qu’ils en auront marre de la manière complètement contre-intuitive de placer des accents sur les mots, ou alors ils utiliseront alternativement deux orthographes ou que sais-je. Une langue, ça évolue et ça se simplifie d’elle-même. S’accrocher à des reliquats de règles d’un autre temps, c’est aussi futile que désespéré.

        >P.S: “l’internet” est encore beaucoup dit par les Québecois, mais t’en fais pas, j’irai leur dire que nous civilisés, alors nous Français supérieurs leur apprendre à eux barbares comment bien parler langue, ils vont adorer.

        Les Québecois disent « l’internet » parce qu’on dit « the internet » en anglais, c’est tout. Rien à voir avec les dégénérés bien français qui pérorent sur le l’internet à n’en plus finir.

      • « Dans la vraie vie, on se rend compte que les concepts ne dépendent pas de la langue dans laquelle on les utilise. Peu importe que l’usage d’une langue se simplifie ».
        Je ne suis pas philosophe des langues ni assez spécialiste de linguistique, mais il me semble que chaque concept nécessite un mot ou au moins un morphème pour pouvoir être exprimé : donc, si la langue (quelle qu’elle soit) se simplifie, le nombre de concepts à la portée du locuteur risque (je ne dis pas « va nécessairement », je n’en sais rien) s’amoindrir, et donc, sa pensée perdra en nuances et en subtilité. Cela n’a rien à voir avec le nombre de consonnes dans un mot, cela a à voir avec le nombre de mots ou morphèmes voire d’intonations (donc de concepts) disponibles.

        Donc, si vous confondez « j’irai bien à la bibliothèque demain matin » et « j’irais bien à la bibliothèque demain matin », vous confondez deux concepts, celui d’une action « future fermement prévue », et celui d’une action « possible mais non certaine » : le message est brouillé, et si vous vouliez donner rendez-vous à l’élu(e) de votre coeur à la bibliothèque, mais que vous lui avez envoyé « j’irais bien à la bibliothèque demain matin », ma foi, vous courez le risque de ne pas la trouver au rendez-vous.

        « honnêtement, qui a envie de se farcir des déclinaisons au neutre faible des noms du troisième groupe à l’aoriste conditionnel à n’en plus finir? »
        Vous, vous n’avez pas du tout aimé les cours de latin et de grec.

        « Les langues n’ont jamais cessé de se simplifier, et à en croire les excités puristes de toutes époques et de tout poil, les langues seraient en décadence depuis leur création. Je suis sûr que quelque part, au premier siècle, quelque lettré romain s’est plaint du mélange de sa langue avec celle des barbares, en blâmant la décadence des moeurs, l’abrutissement des masses et l’ignorance de la nouvelle génération, etc. »
        C’est probable en effet, mais cela venait de la même confusion que celle que j’évoque ici : il croyait que parce que la langue se métissait, elle tombait en décadence.
        Qu’une langue se métisse d’autres langues, c’est dans l’ordre des choses. Elle peut même s’en enrichir : c’est ce que firent, en leur temps, Ronsard, du Bellay, et les poètes de la Pléïade.
        Par contre, qu’une langue s’appauvrisse par l’usage inconsidéré d’absurdités linguistiques comme « LOL », est inquiétant précisément parce que la pensée s’appauvrit du même coup : écrire lol à tout va et sans raison valable, c’est appauvrir l’expression de soi et de ce que l’on pense et ressent. A terme, c’est appauvrir ce que l’on pense et ressent du même coup.

        « Et d’autres choses encore, que je n’ose vous dire », comme dit la chanson paillarde.

      • @zdsf:

        « Les langues n’ont jamais cessé de se simplifier »
        ==> Dans le sens « devenir simple » ou « devenir simpliste » ? C’est toute la nuance. Les langues se sont toujours enrichies et ont toujours trouvé des systèmes linguistiques propres à concevoir des idées abstraites, à décrire de nouvelles choses. A l’occasion, on a simplifié quand un concept était obsolète, ex les déclinaisons latines, mais c’était un remplacement, non une pure suppression.

        « Je suis sûr que quelque part, au premier siècle, quelque lettré romain s’est plaint du mélange de sa langue avec celle des barbares, en blâmant la décadence des moeurs, l’abrutissement des masses et l’ignorance de la nouvelle génération, etc. »
        ==> Tu m’étonnes, ça allait créer le latin médiéval ! Un truc immonde qui n’avait ni la richesse ni la beauté de l’original. Le latin, langue type de langue surmélangée, qui a fini par sombrer parce que chacun a commencé à faire sa soupe. D’une langue qui a unifié l’Europe (en respectant les dialectes locaux, ce que n’ont pas fait les suivants…) on est retourné un système ou dans un rayon de 20km, on ne pouvait plus se comprendre.

        « retenir des règles de conjugaison et d’orthographe absurdes et sans justification profonde, c’est “donner le meilleur de soi-même”. Intéressant. »
        ==> Rah c’est vrai ça ! D’ailleurs pourquoi on apprend la philo ? Après tout, rien n’est nécessairement vrai là-dedans, c’est fait par des vieux rabougris (dont certains étaient de vils antisémites bouh !) et on pourrait très bien se contenter d’un gros cliché pioché sur skyblog. J’adore cette vision de l’amélioration humaine. Un peu l’anti-pensée japonaise.

        « Est-il possible de faire plus cliché? »
        ==> Pas autant que le « passé = tout nul; avenir = tout bien », qui est le crédo de 90% de la population actuelle.

        « Un type avec son baccalauréat scientifique (qui vaut ce qu’il vaut) en 2012 est aussi compétent qu’un ingénieur en 1952. »
        ==> A compétences égales, sans prendre ce qui a été découvert depuis, tu crois ? Un type avec seulement son Bac S connaît la mécanique des fluides, sait concevoir un moteur à explosion ? Compare ce qui est comparable ! Les ingénieurs sont hyper spécialisés par-rapport à leurs prédecesseurs; ils en savent plus, mais dans des domaines plus restreints. Ça équilibre.

        « Hé oui ducon, peut-être que les enseignants sont moins exigeants, mais c’est peut-être parce qu’en soixante ans, on a dû apprendre des choses, tu crois pas? »
        ==> Pour les sciences je veux bien, encore que ces matières soient gouvernées par des lois spécifiques, les bases restent toujours les mêmes, ce qui fait que même un type du futur pourrait expliquer le voyage hyperspatial à nos contemporains en étant compris, parce que les mecs connaissent des termes du style « dimension », « hyper-espace » ou je ne sais quoi. En plus, si on apprenait au lycée les trucs les plus pointus, ça se saurait…
        Mais la langue a tellement changé en 50 ans pour que les gens ne sachent même plus conjuguer un auxiliaire ? Si ton fils se ramène un jour en écrivant « jeu t’èmes papa » tu lui diras « c’est pas grave mon chou, aujourd’hui la langue française s’est trop compliquée ? » Pathétique !

        « Tu peux me rappeler le nombre d’étudiants en France dans les années cinquante? »
        ==> Le nombre d’étudiants dans les années 50 a bénéficié du modèle actuel, c’est donc logique qu’il y en ait eu moins. C’est certainement pas une histoire de Q.I.

        « L’anglais a un nombre ridiculement élevé d’homonymes – et même d’homographes – ce qui n’empêche pas son milliard de locuteurs (c’est bien ça?) de très bien se faire comprendre »
        ==> Ça commence déjà à se faire sentir avec they’re/their, it’s/its etc à cause du modèle anglo-saxon qui devient aussi nul et permissif (faut pas froisser les ignares, ils pourraient s’améliorer !) que le nôtre. La différence est qu’eux tiennent à l’orthographe, et ne tiennent pas le raisonnement scatologique « oué ma langg c tro konpliké loool » que tu es en train d’avoir.

        « Une langue, ça évolue et ça se simplifie d’elle-même. »
        ==> Ouais, et quand ils en auront marre de la grammaire, ils supprimeront les féminins, les nuances inutiles, les accords, les mots de plus de trois syllabes, on se retrouvera avec un truc du style préhistoire, même pas au niveau de l’indo-européen, au bas mot 400 mots propres à exprimer leurs élucubrations d’orang-outans, inaptes à écrire un livre, à étudier les sciences, encore moins à les concvoir. Pour autant, tu appellerais ça un progrès ? Ce serait la langue que tu voudrais parler ?

        Malgré tout, « simplifier » dans le sens « devenir simple », et non dans le sens « devenir simpliste », en conservant la même richesse des lexiques et des idées, c’est possible, je te l’accorde. Très peu de langues y sont parvenues. Et aujourd’hui quand je lis tout ce que peut donner le français, langage SMS et réformes en tête, j’ai plutôt tendance à dire « simpliste ».

        Mais j’arrête, apparemment tu me prends pour un vieux nostalgique des années 40 (au passage tu m’expliqueras comment je pourrais être nostalgique d’une époque que je n’ai pas connue), je vais pas m’engueuler dans les coms d’un blog humour. Si t’es un intégriste du « changeons tout », un maniaque de la « tabula rasa » qui brise le bon comme le mauvais, un ayatollah du simplissime à tout prix prêt à répandre ta doctrine vers les infidèles de la modernité, c’est pas là qu’on écoutera tes sermons.
        Si tu excuses les nazes en leur disant que la société doit s’adapter à eux et non l’inverse, même à tes enfants, le genre « c’est jamais votre faute, vos profs sont juste des cons qui veulent pas vous rendre la vie simple », ça fait carrément pitié.
        Bref, chacun défend sa chapelle, pas vrai ?
        Au plaisir.

      • Oh j’oubliais, si on dit encore « l’internet » en français de France, c’est AUSSI parce qu’en anglais ça se dit « the internet », hein, pas pour le plaisir de coller un article.

      • Une demi-heure pour lire vos commentaires… Ça fait mal aux yeux. Mais pas autant que de voir des illettrés confondre le démonstratif du possessif, Dieu merci.

        T’as jamais été touché, ému de te rendre compte qu’un type pouvait produire, à l’aide de mots, de simples assemblements de signes et de vibrations de l’air et en s’imposant des contraintes type « vers en alexandrins qui riment entre eux » un texte qui, partant de concret, devenait esprit ? Si certains sont scotchés de voir leurs idoles faire des figures de BMX à un niveau élevé, chose que je ne dénigre absolument pas, ne peut-on pas apprécier de voir des prouesses linguistiques, un auteur flirter avec les mots pour vendre du rêve et protester à l’idée de voir ce plaisir nous être enlevé ?

        De plus, c’est pas rendre service à la jeunesse que de leur dire « vous savez pas écrire, c’est pas grave », car les jeunes issus de familles bourgeoises ou anciennement nobles auront été bien éduqués, eux (oui je conteste ta capacité à être parent), et sous la pression infâme de leurs parents réfractaires, anti-progrès et aigris par la vie ne feront pas de fautes dans leurs lettres, CV, livres, etc, et auront un travail, bien payé qui plus est… contrairement à d’autres.

        Mais t’as raison, faisons des fautes d’orthographe. Tenez d’ailleurs, la prochaine fois que j’adresserai la parole à quelqu’un, ce sera la bouche pleine d’ail et en postillonnant.

      • Personnellement, je ne suis pas linguiste non plus, loin de là, mais je reste convaincu que l’emploi de mots de langue différente s’est toujours fait au sein de la langue française. c’est même probablement de cette façon que les synonymes sont apparus.

        Je ne sais plus qui a dit que 90% des gens pensent que passé=nul et que avenir=bien. Personnellement, je ne suis absolument pas d’accord avec cette affirmation. Depuis que je suis né, j’entend tout le monde dire le contraire, comme tu le fais, monsieur le passant. Le français évolue dans un monde qui évolue encore plus vite.

        Je ne suis pas non plus jusqu’au boutiste, mais je considère que si je peux inventer un mot que tout le monde va comprendre sans me poser une question dessus, alors il pourrait exister. Par exemple jusqu’au boutiste, parce que je ne suis pas sur que ça existe vraiment, mais que cela mérite d’exister.; je suis complètement pour le rabouiner, parce que c’est imagé. Quelqu’un évoquait le workflow au lieu de la gestion des flux; eh bien moi, ça me plait parce qu’il y a derrière une image du business derrière.

        Et si les dictionnaires d’éthymologie marquent « provient de l’anglais du 20ème siècle », eh bien tant pis.

        D’ailleurs, je pense qu’il faudrait enseigner l’éthymologie à l’école. peut-être pas dans des classes du primaire, mais cela permet de bien comprendre d’où proviennent nos mots, et c’est terriblement poétique.

        Je vous conseille par ailleurs d’écouter les podcast de france inter : le sens de l’info de Michel Serres et Michel Polacco.

        Par ailleurs, je trouve le LOL ridicule.

      • @ Fatwesh : On dit « étymologie », non « éthymologie »… Pour info.

    • Voilà un commentaire conspuant la négation et la résignation.
      C’est l’exutoire ici, pas un déversoir à foutre, allez faire ça ailleurs.

  37. (Chers commentateurs, relisez-vous avant de valider, s’il vous plaît : j’ai remarqué plusieurs coquilles ici et là qui nuisent un tantinet à la qualité de vos commentaires et des billets du maître de céans.)

    « Schlurps » n’est pas nouveau : Jacques Brel l’a déjà utilisé dans sa chanson « chez ces gens-là »…

    • Cher commentateur, tu n’es qu’un odieux SB ! STB.

      (Ayant droit des acronymes « suce-boules » et « suce ta bite », en pourparlers avec les respectables éditions du Petit Robert)

  38. Les commentaires indignés à base de defance du francé 2 demin me font beaucoup rire quand au milieu d’une belle prose se glisse un infinitif au lieu d’un participe passé, faute élémentaire et qui ne peut être assimilée à une faute de frappe.

    Quand aux tirades (dans l’article comme dans les commentaires) sur les gamers (oui je n’ai pas envie de dire les joueurs, ça ne veut pas dire la même chose) il est dommage de voir que même ici, on continue à taper sur des gens (dont je fais partie) qui ont LE PLUS SOUVENT une maîtrise plus que correcte du français et abhorrent le langage SMS et les mort de lol, si ce n’est par dérision. Il existe un jargon, le but étant de pouvoir parler et exprimer ce que l’on a dire le plus rapidement possible, de manière universelle (les termes d’aggro, buff, ragequit sont compris par tous les joueurs usant d’un alphabet latin voire même des autres). Ce jargon sert aussi à marquer son appartenance à un groupe, il faut le reconnaitre. Mais de là à tirer une grande flèche de « langage geek » à « déchéance du français dans les écoles » faudrait peut être voir à pas se foutre de la gueule du monde. C’est faire preuve d’étroitesse d’esprit que de penser que le langage gamer

    • Se constitue à l’exclusion de tout autre. Je ne demande pas de la food à la marchande du coin de la rue contre des PO. Je vais acheter mon pain à la boulangerie. Mais il semblerait que maîtriser plusieurs niveaux de langage soit impossible pour certains…

      • Ah, j’ai le même problème que toi : j’ai beau surveiller l’orthographe et la conjugaison quand je laisse un post en étant bourré un mercredi soir, la syntaxe prend cher.

    • Exact, on peut comprendre ce que veut dire HP, level up, freeze, casual gaming, walkthrough ou OverUsed tout en ayant une maîtrise de la langue correcte. Quelque part on y est forcé: comprendre des termes relatifs au jeu vidéo en étant une bille en anglais, c’est risqué.

      Enfin, ça dépend de ce que tu mets dans « gamer »: il y a aussi beaucoup de gamers qui ne savent pas aligner deux mots, mais qui sont tout fiers quand ils peuvent déballer plein de termes techniques et prouver que leur dernière analyse de CoD roxxe trop de la mort… C’est pour ça que j’aime pas les étiquettes; je préfère me dire « joueur » que « gamer ». Ce serait me retrouver avec certains kévins et ça ferait vantard par rapport aux parrains du milieu qui eux sont de vrais spécialistes.

      • Comme quoi c’est quasiment impossible faire une généralité d’un effet de mode genre le kevin, ce qui explique la richesse de la langue française. je préfère les appeler pyjamas, surtout quand ils te laissent en plan pour le souper ou la douche sans prévenir.

      • Oui, peut être ai-je été un peu rapide dans ma tendance à ranger les gens dans des boîtes. Mais peu importe comment les vrais joueurs de nomment d’eux-mêmes, il y aura toujours des personnes pour s’en revendiquer de manière injustifiée. (cf les « geeks de Facebook » par exemple)

  39. De toute façon, de nos jours, on constate qu’un mot est compliqué dès qu’il fait plus de 3 syllabes… Suffit de regarder comment fonctionne la pub :

     » avec momo extra crapoto basta  » prononcé par des chimpanzés.

    J’avoue que le langage sms sur internet me fait penser que dans 2 générations, on devra mettre des photos sur les bulletins de vote. Un peu comme les singes qui cliquent sur une banane pour manger.
    J’ai oublié le titre d’un livre de SF dans lequel 2 mondes se font la guerre sur une planète par robots interposés. Disposant des mêmes avancées technologiques, aucun camp ne l’emporte, jusqu’à ce qu’une personne fasse une découverte digne du prix Nobel.
    Vieille rengaine du progrès technique qui réduit le besoin d’avoir recours à ses propres neurones.
    D’ailleurs, quand vous lisez  » j’ai passer « , sachez que c’est un truc d’espion qui permettait de repérer des agents du KGB. ( le verbe avoir n’est pas un participe en slave ). et quand vous tombez sur  » je suis passer  » , ben là on a juste affaire à un chimpanzé clandestin tentant de venir dans nos contrées nous retirer les bananes de la bouche^^ ( n’y voyez aucune connotation ! )
    La preuve, certains sont bien intégrés puisqu’on les voit tourner de la pub, en parlant un français passable , mais bon… ( la boucle est bouclée hihi )
    Pour finir avec les mots compliqués, lol passe en expression verbale, CQFD n’a aucune chance d’y arriver ( trop de syllabes ).

    Enjoy et bon w.e

    • Dans le genre humain dégénéré ne réfléchissant plus, il y a le très intéressant roman d’anticipation de Walter Tevis « L’oiseau d’Amérique » où les humains sont des êtres arriérés se droguant à longueur de temps et où même le robot le plus intelligent ne sait ni lire ni écrire.

    • À propos du nombre de syllabes, cela me rappelle l’époque des premiers magazines destinés spécifiquement aux ados (années 70) : les consignes marketing pour cette nouvelle cible, outre l’abondance de couleurs et une mise en page déstructurée, demandaient aux rédacteurs des articles courts (une vingtaine de lignes) et l’usage de mots de moins de trois syllabes. Et, commercialement, ça a fichtrement bien marché…

  40. Il faut préserver la langue française? D’accord, mais on remonte jusqu’à quand? A quelle époque était-elle parfaite? 1960? 1542? -10000? C’est bon pour moi… HOUGA HOUGA MWOUANIKERTARASSSS…

    • Point de français en -10000. Et veuillez retirer ces propos sur la maman de l’auteur du blog c’est très désobligeant.

      • D’ailleurs ce que vous avez cité sont des dates et non points des époques.

  41. Bonjour,
    Je vais essayer d’écrire avec le plus beau français possible….
    « les dictionnaires sont des objets commerciaux,réalisés par des entreprises, qui ne tiennent aucunement compte d’un quelconque avis de l’académie française et qui par conséquent peuvent choisir des termes bâtards pour justifier d’une évolution de la langue française, sinon comment justifier auprès des millions de foyer français la nécessité, non, l’obligation d’acheter encore un nouveau dictionnaire qui aura ajouter des termes emprunt de débilité mais que tout le monde prendra pour content, parce qu’un embrumé du cerveau aura décidé que ce mot est le mot de l’année! »

    Pour exemple : « Gardien » normalement destiné au berger qui garde les chèvres ou au gardien d’immeuble qui veille sur le tenue de celui-ci est maintenant donné aux parents (les pauvres) qui ont en charge la garde de leurs enfants après un divorce! C’est vrai c’est dur de les garder les mômes misère!!!!!!!

  42. D’après vous Max est le diminutif de Maxime ? Quelle arrogance dans votre propos. Quelle assertion péremptoire !
    Apprenez que Max peut également servir de diminutif à Maxence et Maximilien par exemple ! Seriez-vous assez fou pour faire fi (notez ma petite allitération) des désirs de reconnaissance des deux minorités que constituent les porteurs ce de ces noms ?!

    Ceci dit, le débat que je lance céans m’en chatouille une sans me faire bouger l’autre puisque je ne prénomme ni Maxence, ni Maximilien. Il s’agissait juste d’une remarque en passant.

  43. Kwiskas > RDA comme reflets d’acide, une saga mp3 humoristique avec une verve et un soin certain qui font plaisir à nos oreilles.

  44. Truc hilarant quand même. A en écouter certain ici, l’emploi de mots anglais est le MAL qui va détruire la civilisation et faire partir l’être aimé, mais les néologismes français qui pourraient les remplacer sont également une horreur. Du coup, quand un nouveau concept est inventé, on le nomme comment ? En latin, pour rester traditionnel, ou en allemand pour faire moderne ?

  45. Vers la fin de l’article : « Michel, c’est toi qui étai[s] » ; « pourquoi t’ai-je ramené[e] ici ».

  46. « rappelons qu’il est possible, parfois, d’entendre quelqu’un prononcer à l’oral “lol”, ce qui est l’incarnation parfaite du non-sens qu’est ce truc, puisque si quelqu’un a vraiment envie de rire, il rit. S’il dit lol, c’est justement parce qu’il ne rit pas : il mérite donc tout simplement un coup de batte dans la gueule »

    Hahaha … mais lol, quoi

    • Mais non, s’il dit lol c’est parce qu’il n’a pas pas de parpaing sous la main pour signifier sa réaction naturelle d’autodéfense face à des propos dignes d’un kevin survitaminé aux programmes de tf1 genre secret story.
      Le lol , dans ce cas, est la parfaite réponse à une blague pourrie ou à un humour douteux, bref la marque suprême du mépris.

  47. Je tombe sans égratignure sur votre blog… y a de quoi y passer de heures, rire, acquiescer et ronchonner…. j’y reviens une fois quelques heures de sommeil faites , peut-être même une fois le déménagement passé… mais quel plaisir Merci

  48. L’entrée du « lol » dans le dictionnaire est une petite victoire pour des ados aux portables agraffés aux mains à qui on ne cesse de répéter « Mais bien sûr que savoir écrire un français correct est une richesse personnelle et un gage de respectabilité professionnelle » , et ça, je ne peux le tolérer. En plus cette phrase contient deux mots clés qui contiennent plus de 3 syllabes alors je ne suis même pas sûre qu’ils comprennent…

    • À votre droite, un magnifique troll de Sasuke_du_93… À moins qu’il soit juste immature et mal éduqué…

    • Sasuke, sans écrire français de manière relativement correcte et avoir un vocabulaire quelque peu élaboré, tu ne pourras pas faire de travail intéressant ni rentrer dans les sphères du pouvoir ni du pognon. Bien sûr, il ne faut pas aller dans la tendance inverse, qui serait d’avoir une plume prétentieuse et superflue ; il faut de plus allier le fond et la forme, mais je pense que la pratique de la langue formerait ton esprit.
      Le Français est utile pour avoir de bonnes fréquentations et, si ce qu’elles disent peut te sembler inintéressant, ça l’est et elles pourront t’être utiles à de multiples égards.
      En gros, sans parler un français correct autant faire un bac pro BTP tout de suite, voire arrêter tes études.

      • Sans avoir le besoin de tomber dans le cliché de la sphère élitiste du monde financier et des grandes multinationales il me semble important de noter que la maîtrise du français et d’une grande importance dans tous les métiers existants (y compris ceux que l’on vise en choisissant un bac pro).
        En effet il est toujours avantageux de pouvoir montrer notre connaissance de la langue française, ne serait-ce que pour appuyer une demande d’emploi ou au contraire pouvoir se défendre contre certains abus.
        Bref une utilisation correcte de notre langue est essentielle, quel que soit le domaine professionnel visé, car c’est ce qui nous permet de faire valoir notre place dans la société.

  49. La différence entre l’intellectuel et l’homosexuel?

    L’intellectuel a le petit Larousse dans la tête, l’homosexuel a le gros Robert dans le cul!

  50. Pingback: Le Saviez-vous ► Peut-on mourir de rire ? | Nuage Ciel d'Azur·

  51. j ai vrement peur de toutes ces choz cc embarrassant pour moi et pour mes amis et donc che plus kw fair chui oubliger d les faire comprendr tou moi hein et d ailleur cette histoire est effrayante  »lol » keske sais mon dieu pardonne moi

  52. « Et lolera bien qui lolera le dernier. »
    Odieu, « lol » est une interjection, pas un verbe.
    Veuillez consulter votre dictionnaire…

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