La démocratie est une question de point de vue

« Alors, vous pensez quoi des résultats ?« 

La jeune fille s’est tournée vers moi, sombre, l’air d’attendre une réponse qu’elle a déjà en tête.

Au milieu des autres invités allant et venant dans la vaste appartement dont l’immense salon a été réaménagé en salle-vidéo, un large écran plat accroché au mur faisant défiler les scores des candidats, elle tente de garder son air profond tout en donnant de discrets coups d’oeil à droite et à gauche à la recherche d’un des serveurs portant plateau d’amuse-gueules. Elle finit cependant par reprendre lorsqu’un invité la bouscule et manque de peu de faire choir un peu de son champagne sur sa robe de soirée.

« Vous avez voté pour qui ?
- Jacques Cheminade, évidemment. J’ai toujours eu envie de voir des navettes partir pour Mars.
- Vous êtes sérieux ? Vous croyez à toutes ces histoires de station de colonisation ? Ah vous doutez de rien !
- Attendez, j’ai dit que je voulais envoyer des gens sur Mars, pas que je voulais qu’ils y survivent, ne vous méprenez pas Mademoiselle. L’équipe de John Carter, par exemple. Il y aurait d’ailleurs une délicieuse ironie, puisque…
- C’est « Madame » ! Je n’ai pas à vous donner mon statut marital en vous disant « Mademoiselle ! »
- Ho, vous savez, j’ai rarement été arrêté par un statut marital. Par un mari, une fois, mais je doute que cette anecdote soit de votre âge. « 

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Sa peau change légèrement de couleur, allant plus dans les tons de ma cravate, alors que pour ma part, je sirote dans ma flûte de ce mousseux de seconde zone que le propriétaire des lieux ose appeler champagne parce qu’il a payé suffisamment cher pour. De son côté, la jeune fille arrive péniblement à intercepter un serveur, parvenant ainsi à se saisir de l’ultime gougère du plateau qu’elle dévore avec le minimum de retenue nécessaire imposé par les lieux où elle se trouve. Sitôt sa bouche vide, elle poursuit.

« Vous savez, c’est à cause de gens comme vous qui votent n’importe comment que l’extrême-droite monte dans notre pays ! Si ça ne tenait qu’à moi, on interdirait ce parti ! Pas de tolérance pour l’intolérance ! 
- C’est profond. – dis-je d’un air distant, les yeux rivés sur les courbes d’une étudiante en journalisme passant à côté de nous avant de disparaître dans la foule des autres invités.
- Vous n’écoutiez pas ! De toute façon, je les connais les gens de votre genre, les bourgeois auto-satisfaits plein de morgue et de préjugés ! 
- Si vous ne m’aviez pas dit être pour la tolérance, j’aurais juré vous avoir entendu me sortir un préjugé.
- Hein ? Qu’est-ce que vous… je… ma… ma tête elle… »
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Les yeux de la damoiselle deviennent subitement vitreux, alors qu’elle se fige sur place, la bouche entrouverte, quelques morceaux de gougère encore entre les dents. Je me permets de sourciller, l’observant tout autant que son verre, et tapotant du doigt sur son front pour constater qu’elle ne réagit plus à rien, se contentant de pencher la tête en arrière sous la pression de ma main avant de la ramener en place tout en bavant.

« Diego, viens voir ! »

Le serveur qui venait de passer revient avec son plateau vide, l’air interrogateur en me voyant appuyer sur le front de la damoiselle avec mon doigt.

« Monsieur ?
- Dis-moi Diego, c’était la gougère au GHB ?
- Heu… non Monsieur, pas que je sache. Je la gardais en réserve.
- Ah non parce que là, on dirait qu’elle a reniflé un baril de Le Chat à la paille. Tu es sûr ?
- Oui Monsieur. Peut-être est-ce, autre chose Monsieur ?
- Hmmm… tu as raison mon bon Diego. Je pense savoir d’où ça vient. Je crois que c’est une groupie politique : son intellect limité a dû planter une fois mise face à ses propres contradictions : il ne faut jamais introduire de réflexion chez ces êtres, ça pourrait les tuer. J’aurais dû le savoir. 
- Une… groupie politique ? Monsieur ? Je… 
- Ne t’inquiète pas Diego. Va chercher un bavoir pour la demoiselle, et je t’explique de suite. »

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Le serviteur trotte promptement jusqu’à disparaître dans la foule, alors que je reste en face de la pauvre damoiselle dans un état second. Profitant d’un trou dans la foule me laissant percevoir le maître des lieux, je lève vers lui ma flûte en souriant, flattant son ego d’ignare en matière de cuvée à champagne. Puis, sitôt notre liaison visuelle brisée par l’installation d’un groupe d’intrus entre nous, je cherche un endroit où vider le restant de mon verre en toute discrétion.

Ah, les groupies politiques, me dis-je intérieurement en contemplant la pauvresse me faisant face. Tout un poème.

Mais, parlons-en brièvement, si vous le voulez bien.

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Si vous regardez fixement l’image, vous finirez par apercevoir deux journalistes au fond. Si, si, il faut se concentrer mais c’est possible !

Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas car vivant dans de lointains pays où l’on n’a pas décapité son roi pour une sombre histoire impliquant force pains et moult brioches, il se trouve que ces derniers mois en France se déroulait l’élection présidentielle française. Depuis ce dimanche, donc, la chose est terminée puisque la majorité des Français était d’accord sur un point : il fallait mettre Mickael Vendetta dehors (si vous ne connaissez pas non plus, toujours parce que vous habitez des terres étranges, méfiez-vous, il pourrait se décider à venir s’installer chez vous), ce qui fut fait.

Il ne saurait être question de commenter céans les résultats des urnes, cela ayant été fait avec brio par bien d’autres (que celui qui a dit « David Pujadas » se lève et prenne la porte, merci) mais plutôt de traiter d’un sujet régulièrement abordé durant la campagne : la montée des extrêmes.

Si quantité d’experts ont tenté d’expliquer le phénomène avec moult arguments, mais en s’attardant quand même plutôt sur l’extrême-droite que sur l’extrême-gauche (si un électeur d’extrême-droite est « intolérant« , un électeur d’extrême-gauche est « indigné« , pensez à réviser vos raccourcis d’analystes télé), on peut s’étonner qu’un extrémisme pourtant répandu ait pu passer aux travers des mailles du filet de nos fins observateurs :

L’extrême-groupisme.

Là où l’extrémiste de droite est qualifié de nazi et celui de gauche de communiste (voire de mangeur de bébés, alors que tout le monde sait que c’est un gibier très difficile à cuisiner, surtout en sauce), l’extrémiste appartenant à un parti qualifié comme ne l’étant pas par les commentateurs les plus en vue n’est jamais montré du doigt, puisque considéré comme le représentant normal d’une démocratie en plein fonctionnement. Pourtant, bonnes gens, qui n’a jamais eu le droit, à l’occasion d’un repas, d’une sortie ou d’une soirée mousse dans un club échangiste (ne faites pas les innocents), de trouver en face de lui l’une de ces fieffées groupies (qu’importe son sexe) soucieuse de vous expliquer qu’elle avait toujours raison, que son parti avait d’ailleurs aussi toujours raison, et que quiconque votait autrement que pour son camp était un fasciste/pétainiste/bourgeois conservateur/gros mou/défenseur de l’assistanat/bobo/partisan de la ruine de l’état/coco/sale rouge/gros enculé (biffez la/les mentions inutiles en fonction de vos opinions) ? Qui n’a jamais vu ses actualités Facebook se remplir de vidéos d’un ami dans lesquelles on peut voir son candidat glorieux sur fond de Carmina Burana ou une explication détaillée sur pourquoi son adversaire est en fait un étron qui parle ? Qui n’a jamais eu à subir de non-débat, dans lequel quelqu’un se contente de vouloir imposer son point de vue sans argumenter (un peu comme Twitter, mais en permanence) ? Et surtout, qui n’a jamais rêvé de coller une grosse torgnole dans le visage poupin de ces larrons qui estiment ne pas être extrémistes, puisque attends, attends, mon parti ne l’est pas, comment pourrais-je l’être ?

Hélas, jeune forban : non, la carte d’un parti démocrate n’a jamais fait de qui que ce soit un démocrate (ou alors, vous connaissez un mec qui vend du carton enchanté, et là, je m’inquiète)

La démocratie étant le débat, et accessoirement, selon certaines légendes druidiques, une vague possibilité de respecter l’opinion de l’autre (ce qui n’empêche pas de la contredire, mais on appelle ça « contre-argumenter« , pas « J’en ai rien à foutre de ce que tu me dis, c’est toi qui as tort, moi j’ai toujours raison hihihihi« , comme le dirait probablement une jeune fille de 12 ans en tirant la langue alors que ses pouces tirent sur les bretelles de son  sac Hello Kitty), on en déduira donc que la groupie n’a toujours pas compris tout ce qu’impliquait le verbe « débattre« . Et se contente donc, comme une vulgaire bougresse sur le chemin de Justin Bieber, ou un piètre bougre sur celui de David Guetta, de hurler le nom de son idole en expliquant à qui veut bien l’entendre que holala, il est trop génial vas-y haaaaan y m’a serré la main, plus jamais je me la laverai, ce qui me donnera accessoirement l’occasion d’entamer une collec’ de panaris, trop cool. Cela vous parait ridicule ? Ma foi, ça, nous le savions : nous avions déjà évoqué précédemment l’incroyable capacité de la groupie à trouver normal voire génial le truc le plus improbable. Mais en fait, c’est aussi vaguement incohérent, et aussi plutôt dangereux.

Ainsi, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais personne ne fait jamais remarquer que dans une démocratie, avec des débats et tout, les assemblées ne fonctionnent pas vraiment comme elles le font chez nous, où le groupisme est devenu une sorte de normalité parfaitement acceptée.

Un exemple de groupie dans son milieu naturel. On notera que la mauvaise foi peut plier jusque l’espace-temps.

Je m’explique.

Prenons l’Assemblée nationale en France ; comme dans quantité d’autres pays, on y trouve des partis, organisés en groupes le plus souvent, qui constituent une majorité, une minorité, et diverses tendances se présentant comme « non-alignées » (c’est un peu le tiers-monde de l’assemblée, sauf que la cantoche est mieux remplie). Grâce à des concepts universellement acceptés tels que « La discipline de parti‘ » ou « Mon équipe a toujours raison« , en général, les débats n’ont aucun suspens (à part dans de rares cas où il y a vraiment eu des vagues dans l’opinion publique), et les choses se finissent de la manière suivante : le groupe majoritaire a la majorité, et la loi proposée par celui-ci passe. A l’inverse, les lois proposées par le groupe minoritaire ont de forte chances de se faire éjecter (« Ne vote pas pour leur amendement, ils sont de droite » – citation authentique entendue avant même la présentation dudit amendement dans une assemblée officiellement démocratique où ladite consigne fut appliquée). Du coup, le seul suspens est de savoir à quelle heure une loi va être votée, unique moment où par la grâce de l’absence de députés partis dormir du sommeil des justes, la minorité peut soudainement se retrouver majoritaire.

Une démocratie fonctionnant selon l’heure du dodo, c’est tout de même curieux. Inquiétant diraient certains, mais ce sont de petits pessimistes.

La chose est d’ailleurs si ancrée que, pour ceux ayant quelque mémoire, on peut se souvenir que les rares députés à ne pas avoir voté comme leur groupe en diverses occasions, faisant parfois passer une loi à une voix près, ont été montrés du doigt comme des traîtres qui méritent de manger des DVD de Battleship jusqu’à la fin de leurs jours ou présentés comme des héros qui ont osé faire leur boulot, ce qui est quand même très très courageux, tant la chose parait inhabituelle. A l’inverse, lorsque l’on allume la télévision pour regarder l’Assemblée en direct et que l’on y trouve quotidiennement des gens lisant le journal en ignorant ouvertement les débats (ou se levant en hurlant et tapant sur leur table pour montrer que c’est à bâbord que l’on gueule le plus fort), personne ne réagit : c’est normal. On a fini par s’y habituer. De la même manière, car la chose n’arrive pas qu’à l’Assemblée, on se souvient que dans des conseils municipaux, des télévisions avaient pu filmer les fiches contenant les « rails » de chaque parti, donnant les consignes de vote pour toutes les propositions mises aux voix à un jour dit, et signifiant de ce fait que les votes sont décidés avant même les débats. Et encore une fois : personne n’y a rien trouvé à redire : c’est devenu la norme, et est donc accepté.

Il va donc falloir m’expliquer : quel démocrate peut, honnêtement, accepter de suivre un tel fonctionnement, puisque par principe, celui-ci est anti-démocratique (à part les députés suivant Vladimir Poutine, hein, parce que eux, s’ils ne le font pas, on les retrouve le lendemain lestés au fond de la Volga, la police concluant à un suicide par baignade avec parpaings dans l’anus) ?

On me répondra que ces outils sont forts utiles : après tout, il est difficile pour un élu d’étudier en profondeur tous les dossiers qui vont lui être soumis, surtout lorsque les dits élus ne le sont pas à temps plein (si vous ne voyez pas de quoi je parle, n’hésitez pas à aller à un conseil municipal jeter un oeil), aussi il est toujours bon que ses petits camarades ayant étudié la question puissent lui dire ce qu’il est raisonnable de choisir et pourquoi il doit les suivre.

Mais sincèrement, si des gens ont des arguments pertinents à même d’aider à la prise de décision, pourquoi les partagent-ils avant le débat pour créer le « rail de vote », plutôt que le jour même pour qu’il y ait une vraie discussion, et que chacun puisse prendre sa décision sans a priori avec tous les arguments qui auront été donnés ? Non, parce que c’est dangereux, mine de rien, un rail de vote : imaginez que quelqu’un arrive à changer, au dernier moment en graissant la patte du militant chargé de la photocopieuse, le rail de vote ? Le type pourrait prendre le contrôle du parti majoritaire, et donc de l’assemblée pour enfin faire passer une loi interdisant Joséphine Ange Gardien. Ou pire, il pourrait glisser, entre deux paquets de couches, ses propres feuillets au conseil constitutionnel pour obtenir que sa secrétaire ne puisse pas le poursuivre suite à un très sympathique calembour qu’il lui avait fait impliquant de la drogue et du café (en même temps, je devrais la virer, elle n’a décidément aucune ouverture d’esprit, il va falloir que j’y pense) !

On peut aussi utiliser d’autres rails.

Surtout que bon : si quelqu’un ne connait vraiment rien d’un dossier, il dispose de la possibilité de s’abstenir : ça s’appelle savoir dire « Je ne sais pas« , et c’est probablement plus responsable que de lancer « J’en sais foutrement rien, mais j’vais voter comme on me l’a dit« .

Du coup, à force de vider le principe du débat démocratique de son sens, et donc du principe même de l’échange d’arguments raisonnés pour prendre la meilleure décision, les groupies ont pu imposer un mode d’échange basé sur la non-argumentation et l’utilisation massive de notion de Bien et de Mal pour remplacer le tout. Ainsi par exemple, quand Eric Zemmour, philosophe de comptoir, lançait il y a deux ans des propos sur la couleur des trafiquants en France, on retrouvait en face de lui SOS Racisme, qui diffusait une série de spots suite à ces propos pour lutter contre le racisme (comme son nom l’indique, jusque là, c’est logique). Mais alors, me direz-vous, que nous disait-on dans ces spots ? Nous expliquait-on, comme Maître Eolas l’avait fait, en quoi cela était un point de vue quelque peu biaisé pour ne pas dire plus ? Et bien non : on nous disait juste, je cite :  « Méfiez-vous des idées qui puent« . Et rien de plus, pouf pouf, voilà, démonstration terminée. On ne disait pas « Ce qu’il dit est faux« , on disait « Ce qu’il dit pue« . Comme ça, c’était bien : ceux qui étaient d’accord avec lui pouvaient, selon le même raisonnement « Bon/Mauvais » se dire victimes de la « bien-pensance » (ce que l’auteur des dits propos fit sans hésiter), et ceux qui n’étaient pas d’accord se dire que ce Monsieur racontait du caca sans avoir le moindre argument pour appuyer leur propos ; bref, tout le monde a pu rester dans ses positions, voire les radicaliser autour de ce joyeux échanges de sympathiques et pourtant superfétatoires propos. Ce qui se traduit en général, sur Facebook, par des échanges en militants à base d’accusations sur du vent et de dignité outragée toutes les deux minutes (chacun se posant en victime de la méchanceté de l’autre).

La groupie, donc, qu’importe son camp, tue donc simplement le principe de la discussion, se contentant de radicaliser ses interlocuteurs autant qu’elle le fait elle-même ; parfois, au nom de la démocratie, elle se permet aussi de tenir les propos les plus anti-démocratiques qui soient comme « Interdisons tel parti parce que je ne suis vraiment pas d’accord avec lui« , « Refusons cette oeuvre parce qu’elle porte des idées que je ne soutiens pas » (Monsieur le chien illustre bien ce qu’il en est dans la BD, il y a quelques planches à lire), « Ne mangeons plus de rutabaga, aliment connu pour être pétainiste »  (caser Pétain partout est un argument ; c’est comme une sorte de sous-point Godwin local, genre Franco-Godwin, en fait. On pourrait appeler ça « Le point Gaudouin« , ou un truc dans l’esprit) ou « Ne parlons pas avec les gens de tel parti au nom de la démocratie » : ces derniers jours par exemple, on se souvient de la levée de boucliers après qu’un ministre ait dit que l’on pouvait « parler » à l’extrême-droite (et pourtant, chacun sait que je ne suis pas fan du FN : je les trouve trop modérés, chacun connaissant mon amour immodéré pour les petites moustaches et le prince William), ou il y a quelques années maintenant, lorsqu’un journaliste de France 2 avait été accusé d’être affilié au FN, et qu’un responsable de la rédaction s’était fendu, dans un petit reportage d’un « Ah non, ici, on est pour la tolérance alors on ne travaille pas avec des gens du Front National« . Là encore, tout cela était bien normal.

Il en va de la politique comme des croyances : il n’y a pas besoin que celle-ci soit extrême pour que l’on trouve des extrémistes en son sein ; combien de livres saints prônent la tolérance quand leurs adeptes ne le font pas ? Combien de partis se revendiquent démocrates quand certains de leurs membres, à tous niveaux, ne le sont pas ? La comparaison est bête, méchante et cucu la praline, mais finalement, toujours moins que la groupie lambda, ce qui n’est hélas pas bien dur.

Alors, oui : la montée des extrêmes en France a eu le droit à son lot d’analyses, mettant ça sur le compte de l’intolérance, du poujadisme, de la banalisation des idées d’extrême-droite, etc.

Mais c’est peut-être aussi parce qu’au nom de la démocratie, on tue gentiment débat et raisonnement que l’on voit désormais dans une démocratie grandir des partis pas vraiment démocrates et pas vraiment raisonnables.

Chères groupies, vous n’êtes, finalement, que des extrémistes comme les autres.

Mais si maintenant il faut être démocrate pour défendre la démocratie, rah, mais où va t-on ?

Avant de terminer cet article, n’oubliez pas découper ce point Gaudouin sur votre écran.

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La jeune fille se réveille brutalement, agitant ses mèches brunes en tous sens alors qu’elle regarde tout autour d’elle, notant qu’elle ne semble pas avoir changé d’endroit depuis sa perte de conscience ; elle est toujours à la même soirée, il est toujours à peu près la même heure d’après la télévision, et le type en face d’elle n’a pas bougé. Par contre, sa robe est humide.

« Qu’est-ce… qu’est-ce qu’il s’est passé ?
- Tenez, mangez quelque chose, vous en avez besoin. Vous avez été victime d’un syndrome de groupisme : votre cerveau est cliniquement mort quelques minutes, le temps qu’il réalise que la politique était une affaire plus complexe qu’une histoire de gentils contre des méchants. Logiquement, vous ne devriez pas avoir de grosses séquelles, à part peut-être une envie de donner de temps à autre votre opinion sur Twitter. D’autres comme vous sont dans le même cas, mais rassurez-vous, c’est socialement accepté.
- Mais ? Et pourquoi suis-je trempée d’abord ? – dit-elle en mâchant la pâtisserie que je lui ai tendue pour reprendre des forces
- Disons que j’ai dû utiliser le contenu de mon verre de champagne pour vous réveiller. 
- En le versant dans mon décolleté, sale pervers ! 
- Hé ho, vous aviez du maquillage. Je l’ai fait par pure obligation, comprenez-vous ?
- Ho que non ! Ce que je comprends, c’est surtout que vous êtes un salaud, un connard, un… gu… zuf… huuu… »

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A nouveau, le débit de la jeune fille ralentit, alors qu’à quelques secondes de faire un scandale, ses bras retombent ballants sur les côtés de son corps redevenu amorphe.

« Diego ?
- Monsieur ? – dit le serveur en arrivant au petit trot
- Cette fois, c’est bien la gougère au GHB, on est d’accord ?
- Parfaitement Monsieur, à effet rapide. Dois-je charger Mademoiselle dans le coffre de Monsieur ? 
- Oui. Et assure-toi que la pelle soit prête, nous avons du travail. »

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Le serviteur hésite quelques secondes, pendant que j’utilise ma flasque de brandy pour remplir à nouveau ma flûte d’un breuvage plus raisonnable.

« Monsieur, pourquoi l’avoir réveillée, si c’était pour à nouveau la mettre dans cet état »

Versant les dernières gouttes d’alcool dans le récipient, je me fends de mon sourire le plus paternaliste pour préciser ma pensée.

« Parce que c’est un principe Diego, un rail, toute fête a son lot de drogue ; c’est ce que l’on pourrait appeler, si tu veux, ma, disons, discipline de party »

Dis-je en prenant la première gorgée du délicat liquide.

128 réponses à “La démocratie est une question de point de vue

  1. Une fois de plus, l’un de vos article trouve les mots exquis pour exprimer ce que je ne savais formuler…
    Cependant, on peut ajouter un autre type de groupie: Celle qui va à un meeting comme à un concert, pensant que la politique, c’est agiter un drapeau en criant ouaaaaiiis quand le volume de la voix de l’orateur s’amplifie, et OOOuuuuhhh quand l’orateur parle d’un de ses adversaires. Dommage qu’elles ne suivent pas l’exemple des réelles groupies, et n’enlèvent pas leur haut, ce qui serait somme toute assez naturel.

    • Il se trouve quand même qu’on peut faire une démocratie avec ces groupies et avec les députés absents ou somnolents.

      Les institutions reposent sur un pari risqué mais assez économe, et finalement efficace :

      Les oppositions conservent une représentation au plus haut niveau parlementaire. Il en va de même des assemblées délibérantes locales. Cette opposision a un droit d’accès, une liberté de critique, un droit d’accès aux décisions, un pouvoir d’alerte de l’opinion… Et le but est atteint sans même qu’ils aient à en faire usage, simplement parce que cette possibilité d’usage existe.

      Peu importe que l’opposition contrôle effectivement la majorité : le fait que la majorité s’expose au risque d’un contrôle l’oblige à justifier de ses choix. Leurs justifications peuvent déplaire, outrer, choquer, scandaliser l’opposition, ou passer inaaperçu dans un concert de ronflement, peut importe. L’essentiel, c’est que la majorité se soit astreinte, en amont, à ne prendre aucun acte qu’elle ne puisse justifier.

      La publicités des débats parlementaires, les questions au gouvernement, la disponibilité des informations, la collégialité des décisions de justice, l’obligation de motiver les décisions administratives, tout cela procède de cette même logique rendre le contrôle possible, par le citoyen ou ses représentants. Et en dernier recours, les possibilités d’alternance politique couronnent l’édifice du sceau de la légitimité populaire.

      Pour que ça soit efficace, pour que cela change tout par rapport à un pouvoir totalitaire ou autocratique, il faut et il suffit d’une possibilité de contrôle. L’existence du contrôle effectif est assez secondaire. Que les gouvernants doivent se comporter comme si le contrôle allait avoir lieu suffit à écarter une grosse partie des risques d’arbitraire, d’injustifié, de décisions souveraines et discrétionnaires.

      Cette conscience permet également de considérer comme suspects les régimes qui ne légitiment qu’un parti.C’est aussi préjudiciable à l’intérêt général que la réunion de tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme. Les tentations monarchiques et bonapartistes et le parti unique sont les variantes d’un même dégoût de la démocratie.

      Certes, un député qui s’intéresse à ses missions et responsabilités nous semble toujours plus sympathique, mais le pouvoir de nuisance potentiel que représente le seul fait qu’il existe contrainte la majorité à surveiller ses décisions et à freiner la prise de décisions « injustifiables » par la majorité.

      Qu’un opposant puisse dormir sur les bancs de l’Assemblée ou du Sénat, est peut-être moralement injustifiable, mais cela met moins en péril la démocratie que de décréter l’urgence dans la procédure légilsative, de restreindre l’accès aux dossiers, de ne pas convoquer l’opposition aux commissions, ou tout autre forme d’atteinte au pluralisme ou à la séparation des pouvoirs. Le dogmatisme de la « pensée unique » est une variante du même danger.

      La groupie qui, dans son intolérance et ses instincts grégaires, rêve d’éradiquer toute opposition est effectivement une menace pour la démocratie que son parti est supposé défendre. Heureusement, les dicisions sont prises à un autre niveau par, des gens qui mettent son énergie acéphale au service d’une compréhension plus fine et plus pragmatique de nos institutions. Même la petite taille qu’un gouvernant aspirerait à compenser par l’utilisation de la séparation des pouvoirs comme coussins réhausseurs, n’aura pas suffit à briser totalement cette logique institutionnelle.

      • Mais quel ankhou laid!
        Ps: dsl je pouvais pas m’en empêcher.

      • Vos explications sont très intéressantes, mais le dernier paragraphe est l’exacte illustration de l’article du Connard.

      • Merci Igashu. Ta clairvoyance fait plaisir à voir. Effectivement, ma vision des choses est aussi peu neutre qu’elle est truffée de fautes d’orthographe et de redites. Quant à être une vision partisane, dogmatique et à visée exclusive, j’aime à croire que non. Mais je reconnais que ton opinion était possible et ton droit à l’exprimer. ;)

      • « Même la petite taille qu’un gouvernant aspirerait à compenser par l’utilisation de la séparation des pouvoirs comme coussins réhausseurs, n’aura pas suffit à briser totalement cette logique institutionnelle. »

        « coussins rehausseurs », c’est ce que l’on met à la place de « talonnettes » en politiquement correct?

  2. Un exercice bien difficile que de parler politique en évitant de laisser entrevoir ses positions.
    En tout les cas, un article qui parle d’un vrai gros problème très actuel, et très grave. On regrette presque qu’il soit si court.

  3. Ah bien ça fait plaisir de lire tout ceci !
    J’ai moi même grandement du mal à parler politique, car je ne m’estime jamais assez renseignée pour avoir un point de vue objectif et argumenté.
    Cependant depuis le début de cette campagne présidentielle (la première que je suis du fait de mon jeune âge), je me suis rendue compte qu’il n’était nullement besoin d’assurer ses arrières à ce point pour se lancer dans l’arène des débats.
    Mon Dieu vivement la fin de ces remous présidentiels…

  4. Horreur ! Nous ne sommes pas en démocratie. Oui, c’est du pinaillage, mais c’est important de faire la distinction. Nous vivons dans une république, qui est un régime par représentation du peuple, et non le peuple qui décide de la marche du pays. Tout ce que nous pouvons choisir, ce sont ceux qui vont, en notre nom, s’asseoir sur le peu de démocratie qui nous est concédée.

    Il m’étonne que le combo (groupie ; relayeur sans conscience) ait échappé à l’auteur. En effet, les imbéciles qui relaient sans discernement les intoxs de tout les partis, et qui se vexent dès qu’il sont justement vilipendés, sont une véritable nuisance intellectuelle. Entre les prétendus bilans de Corrèze, l’affiche factice du vrai-travail et les plaidoyers contre les plus humbles, tout un univers de calomnie tout à fait fascinant.

    • Comment ça? La République ne serait-elle plus une des formes de la démocratie? Etrange… on m’aurait menti. D’après Wikipédia « La démocratie est le régime politique dans lequel le peuple est souverain. La formule d’Abraham Lincoln, la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », est l’une des définitions canoniques couramment reprise, ainsi qu’en témoigne, par son introduction, la Constitution de 1958 de la Cinquième République française. »
      Quand le peuple décide directement c’est la « démocratie directe », sinon c’est une démocratie indirecte ou représentative.
      Néanmoins, il est vrai que vu l’absence de débats, d’arguments, de billes qu’on nous donne pour choisir pour qui voter, et vu ces histoires de « rails de votes », on peut se demander si on est vraiment en démocratie

      • Vous m’appellerez le jour où vous verrez un président faire parti du peuple et non pas de l’élite du peuple.
        Abraham Lincoln est malheureusement bien loin…

      • bonjour à tous,
        à ce sujet, je souhaiterais apporter mon opinion, le problème vient, de mon point de vue, de la professionnalisation de la fonction politique, du fait qu’ils soient professionnels, ils doivent subvenir à leur besoin, c’est là que la corruption intervient, de façon plus ou moins subtil, mais comment faire confiance à des candidats dont la campagne a été financée par des multinationales dont le seul but, même au détriment d’états (Grèce pour ne citer que celui ci) est le profit, il y a eu des dérives absolument inadmissibles pour le peuple, grâce à la participation de certains politiques.
        mais ces politiques sont ceux que nous élisons, parmi les candidats qu’on nous propose (eux même mis là pour représenter les intérêts de tel ou tel), nous sommes donc dans une république représentative, et non une démocratie (puisque dirigé par autres que le peuple). c’est un cercle qui va s’accélérer, je m’en suis souvent fait la réflexion, sans trouver de réponse, et je suis tombé dimanche, jour d’élection, chose que je trouve assez amusante, sur une conférence d’Etienne Chouard, qui propose une alternative à notre système actuel, en pensant à la racine de tous nos problèmes sociétaux : changer la constitution, en la faisant écrire par le peuple, grâce à un tirage au sort (en essayant de prendre une base la plus vertueuse possible).
        pourquoi le peuple ? pour imposer une véritable sanction quand un politique fait des conneries, ou pour ne pas protéger les élus comme ils le sont en ce moment, en effet, il est assez incroyable que ce soit ceux qui nous dirigent qui rédige le texte qui est censé protéger le peuple
        Le portée de cette idée est incroyable sur les changements que cela pourrait apporter à notre société, ça prendrait du temps, mais ça donne de l’espoir
        si ça vous intéresse : http://www.le-message.org/
        ça me semblait être dans le sujet donc je vous écris ces mots

      • Je voudrais répondre à Fabien Masson qui, me semble t’il, fait plusieurs erreurs dans son analyse.
        La première est de croire que la professionnalisation du politique mène à la corruption puisque la politique devient le gagne pain de l’homme ou de la femme politique. C’est faux, pour une raison simple. Professionnalisation veut entre autre dire salaire. C’est dans la troisième république que l’on a inventé une « indemnité » pour les parlementaire et ça a été une grande avancée pour la démocratie. En effet ce salaire a permit à des gens qui n’avaient pas de fortunes personnelles de s’investir en politique, ce fut la première fois que des ouvriers ont pu entrer au parlement, assuré de pouvoir survivre même s’ils devaient déménager, quitter leur travail et supporter de nouveaux coup liés à l’activité politique. Un salaire suffisant permet justement d’universaliser le droit à la candidature politique et éloigne la tentation de trouver des fonds en dehors (donc dans la corruption). Ensuite professionnalisation veut dire : s’intégrer à une structure rationnelle, managériale. Une campagne permet, malgré tout, de diffuser des idées, il est impossible de briguer un mandat sans cela. La structure permet à la fois d’appuyer une campagne mais également de sélectionner celui qui va représenter la structure. Un parti surveille ses coûts et par conséquent les rationalise, cela permet de limiter le nombre de candidatures parallèles (aux objectifs similaires d’un point de vue purement politique), et de dépersonnaliser ces couts (il est possible à n’importe qui d’évoluer dans cette structure indépendamment de la richesse personnelle, n’oublions pas que la politique c’est avant tout des milliers de maires, de conseiller municipaux, de conseillers territoriaux, etc…). C’est donc tout à fait bénéfique. Bien entendu il faut contrôler les modes de financement, etc…
        J’en viens donc à ma deuxième critique concernant les financements par des entreprises. Le fait est qu’en France les dons de personnes privées ou morales sont limité. Les couts d’une campagne sont strictement contrôlés (grand avantage de notre démocratie sur celle des Etats Unis par exemple. Ce qui fait que, par exemple, si Khadafi a effectivement payé les coûts de campagne de Sarkozy (j’en doute personnellement, ça me semble trop gros puisque les couts de campagnes sont limités à 22 millions d’euros aux présidentielles) cela sera normalement puni (ce qui ne serait pas le cas aux Etats Unis).
        Enfin tu prétends que la république représentative n’est pas démocratique puisque ce n’est pas le peuple qui gouverne. Je t’invite donc à relire « projet de paix perpétuelle » de Kant, ou il explique bien en quoi la démocratie directe est une forme de tyrannie. Une tyrannie est un régime de mélange des pouvoirs, c’est à dire que le souverain est celui qui légifère et qui exécute les lois. La démocratie, cela veut dire que le souverain est le Peuple. La démocratie directe est un régime tyrannique car le peuple se gouverne lui même, et on sait depuis De Tocqueville que cela veut dire dictature de la majorité et oppression de la minorité. La représentation permet à la fois de limiter les effets de cette oppression, et à la fois de séparer le législateur (parlement), l’exécutif (gouvernement) et le souverain, qui reste le Peuple.C’est une forme de démocratie également car le e souverain y est la « volonté générale », représentée par la. république.. On mixe ainsi l’idéal démocratique et républicain (république : égalité du citoyen devant la loi, même si ce citoyen est minoritaire).
        L’idée de tirage au sort est une idée intéressante car elle permet de limiter la dictature de la majorité tout en donnant les rênes au citoyen. Mais il ne faut pas oublier que si cela a marché à Athènes (qui, n’oublions pas, n’a été une démocratie qu’au Veme siècle a.JC, et qui est par la suite redevenue une aristocratie tyrannique), cela a fonctionné avec une cité de moins de 6000 habitants, dont la grande majorité n’était pas considéré comme des citoyens (exemple de démocratie non républicaine, pouvoir du peuple mais inégalité face à la loi). Cela peut sans doute fonctionner en petit comité, avec les règles de censure adéquates, mais ce ne peut en aucun cas être applicable à une nation de bientôt 70 millions de citoyens égaux, libres de manifester leur mécontentement, et qui n’est pas liée à une morale transcendante permettant son unité éthique (et raciale, n’oublions pas que les métèques n’étaient en aucun cas citoyens)

    • Ouais, sauf qu’une démocratie peut ne pas être une république (au hasard, une monarchie constitutionnelle comme nos voisins de la perfide Albion), tandis qu’une république peut ne pas être démocratique (Irak de Saddam Hussein, Russie de Poutine).

      • Juste un détail : la Fédération de Russie n’est pas une république. Comme son nom l’indique, c’est une fédération composée de 83 sujets, dont effectivement certains sont des républiques (République de Carélie, du Tatarstan…), mais d’autres des territoires, ou encore des districts autonomes.
        Vous confondez avec l’ancienne URSS.

    • Mon voisin du dessus mélange tout.
      La professionnalisation de la politique, qui selon Max Weber est d’apparition récente, est le fait selon Bourdieu, que la politique devienne un moyen de subsistance et non une finalité.
      En réalité son apparition est bien plus ancienne.

      En Grèce déjà, berceau du système démocratique, la politique n’était pratiquée réellement que par une certaines catégorie de personnes : les rhéteurs et les stratèges. Leur principale activité étant d’occuper l’espace public. Même à Rome qui bien qu’elle ne fut jamais une démocratie, la vie politique était accaparée par une minorité (aisée le plus souvent, la politique étant une affaire de gros sous).

      Nous héritons d’une pensée rousseauiste, qui consiste à croire que rien ne peut entraver l’expression du peuple. Malheureusement une démocratie populaire ne saurait être réalisable, compte tenu de la complexité des besoins de l’intérêt général (réalisable à l’échelle des cantons suisse). Nous avons dès lors besoin d’élire des spécialistes entièrement dévoués à la politique pour nous représenter. Il n’est aucunement question de corruption là dedans.

      Ensuite on ne parle pas de république représentative mais de démocratie représentative. C’est une grosse nuance. La démocratie représentative représente le système politique dans lequel la souveraineté appartient à la Nation, au sens d’entité abstraite image de l’intérêt général et du bien commun. Cela s’oppose donc à la démocratie directe qui suppose une souveraineté populaire, détenue par le peuple.

      L’article 3 de la Constitution nuance cependant en précisant que la souveraineté nationale appartient au peuple. C’est ici un paradoxe amusant qui n’existe pas par hasard. Les constituants de 1958 ont jugés intéressant de mêler souveraineté nationale et populaire, afin de ne pas enfermer notre régime dans une conception trop étroite. Ainsi réjouissons-nous d’avoir recours au référendum, et plus récemment à la QPC (par exemple), qui nous permettent d’exercer directement notre souveraineté.

      Enfin et j’arrêterai ici, la situation grecque est beaucoup trop complexe pour être située dans une discussion comme celle-ci. La Grèce traverse une crise étatique sans précédent qui résulte de multiples facteurs, dont l’UE et l’euro sont peut-être important. Mais surtout, il faut garder à l’esprit que la Grèce ne connaissait pas de réelle forme étatique avant le XXème siècle. Nous, nous connaissons un « Etat » moderne depuis bien longtemps, dès la monarchie absolue voir bien plus tôt. Cette crise n’est pas seulement financière, elle est aussi bien institutionnelle que sociale.

      • En fait, pour vous répondre, et pour être franc, je n’ai pas la culture dont vous disposez pour prendre des exemples précis, par contre, je constate un certain nombre de dérives qui s’amplifient, notamment grâce à la mondialisation et le manque de politique et contrôle commun des nations, dont peuvent profiter ces entreprises mastodontes, et l’incapacité des politiques à avoir quelques mesures de sanction contre ces dérives, parce qu’eux même à la botte de celle ci (en fait je parle essentiellement de Goldman Sachs, qui pour moi représente finalement la source des plus grands maux de notre société), ils ont réussit à s’infiltrer partout et à orienter les politiques dans leur sens (je rappelle que les deux derniers ministres des finances des USA sont les deux anciens patrons de Goldman, le directeur de la BCE est également un ancien de Goldman etc … )
        quand je dis que la professionnalisation est source de corruption, ce n’est pas forcément une enveloppe en sous main, mais plus le travail de lobby très puissant et très riche, qui ouvrent leur porte contre certaine prise de position politique, introduction de nouveaux concepts, cela ne serait pas possible avec des quidams.
        Quand Goldman vend plus de 500 millions un système pour masquer les comptes de la Grèce pour qu’elle puisse entrer dans l’Europe, et ensuite qu’elle joue sur ses conseils tout en prenant des positions basses pour gagner des milliards, et que personne ne peut même lui dire quoi que ce soit, c’est qu’il y a un véritable problème de fond, pour lequel je ne voyais aucune solution, celle ci a l’avantage de nous procurer un texte au dessus des autres, qui nous protège, et qui ne pourrait être modifié sans notre accord (cf constitution européenne modifiable à souhait sans l consentement des peuples …)
        voili voilou

  5. Vous pointez avec humour un véritable fléau du débat démocratique : la moraline politique. Ou plus pompeusement : la morale transcendantale appliquée à la politique.

    Ou comment se persuader qu’on est du côté du Bien (c’est-à-dire de gauche, le plus souvent) et que les autres sont du côté du Mal.
    Au lieu de considérer les différentes propositions politiques dans leurs complexités et de les apprécier selon qu’elles peuvent être bonnes ou mauvaises (et encore, relativement selon le contexte, le territoire, les relations internationales, l’époque, la population, etc.). Ce qui n’empêche nullement d’avoir des idéaux et des visions à long terme (encore heureux !).

    Mais il est tellement plus confortable de se croire du bon côté de la barrière.

    • c’est vrai, hélas, que c’est souvent les gens de gauche qui se croient les gentils, et qu’on y trouve un certain nombres de personnes très tolérantes tant qu’on pense comme elles. Cependant les droitiers ne sont pas à l’abri de remarques à la con. Il y a quelques temps, dans la jeunesse j’ai eu droit à une discussion fort constructive. « Mais, tu ne peux pas être de gauche! » « euh, pourquoi? » « parce que tu est intelligente et que c’est con d’être de gauche » « pourquoi c’est con? » « parce que c’est con » (je n’ai jamais eu le droit d’en savoir plus)

      • Ah mais certains droitards (droitistes ? Droitiers ?) sont aussi bêtes que leur adversaires : il suffit d’écouter quelques minutes les jeunes pop, d’écouter les discussions de bistrot (!) à Neuilly ou dans les amphis de droit et d’école de commerce pour se rendre compte que ça ne vole pas bien haut.
        Bon, j’arrête là parce que je généralise.

      • Je plussoie: les partis « du Bien et du Mal », idée simpliste à la fois pathétique et amusante quand on voit ça de l’exterieur et qui me fait dire qu’au niveau Bêtise, on a droit à chaque fois à un beau match nul (« Cons de gauche, cons de droites, unissez-vous! Car vous avez plus en commun que vous ne le pensez! »).

  6. Tu as épargné cette vile attitude consistant à voter à la place des absents, et cette caricaturale bipolarité de nos politiciens. Tu as retenu les coups, aujoird’hui, c’est courtois. ;)

  7. Aaah, que de bonheur en lisant cet article, cher Odieux. Extrêmement (et le mot est adequat) bien dit, je ne pourrais pas adhérer plus à vos propos. Le manque crucial de réelle reflexion politique me désole, et les 3/4 de mes discussions politiques n’ont aucun sens à cause du manque de reflexion de l’interlocuteur, qui ne veut rien entendre.. Alors au nom de la démocratie, de la liberté de penser, et de la réelle reflexion, MERCI Monsieur Connard. Merci.

  8. Très bel article !
    Cependant, c’est malheureusement à cause de notre suffrage universel binaire que nous en sommes arrivé à de telles bêtises anti démocratiques. Si on commençait par prendre en compte les votes blanc, on pourrait enfin les interpréter, comme tu le dis comme : « je ne suis encore convaincu par personne, merci d’étayer ou modifier vos programmes pour qu’ils se rapprochent plus de mes attentes », au lieu de l’actuel « je m’en bats les couilles de vos histoires, choisissez sans moi ». Ainsi, au lieu d’une victoire d’un parti à 51%, il s’agirait d’une défaite à moins de 40% et on recommencerait une campagne qui pourrait se baser sur le contenu du programme au lieu de stratégie pour pomper des voix aux partis perdants du premier tour.
    Ensuite, si on pouvait aussi s’éviter un second tour avec uniquement deux partis… ça nous éviterait aussi les votes « utiles » et les votes « par défaut » qui sont, je pense, la principale cause du groupisme (en effet, dès les élections passées, tout le monde repart sur ses occupations normales).
    Voici une solution qui pourraient être les fondations d’une 6° république un peu plus démocratique : http://www.votedevaleur.org/co/votedevaleur.html

    • Sachant qu’une groupie est très favorable à son parti et très hostile aux autres, on fait comment pour contrer la binarité?

      • Ça peut se résoudre grâce au vote de valeur. Les groupies sont pas majoritaire. Beaucoup vote pour l’UMPS pour éviter que l’opposition ou le FN ne passe, alors qu’ils auraient plus d’affinité avec un parti minoritaire. Le vote de valeur permet de voter (par exemple) :
        - +2 à Bayrou,
        - +1 à Hollande,
        - -1 à Sarkozy,
        - -2 à Lepen
        - +1 à Mélanchon,
        - -2 à Poutou,
        - +2 à Cheminade (pour déconner)
        - 0 à Joly

        Le groupy mettra +2 à son candidat, et -2 à tous les autres. Le blanc mettra 0 à tous. Mais va voir le lien que j’ai posté, tout est super bien expliqué.

      • Ca ressemble à un questionnaire commercial : classez vos préférences de 0 à 10… Je suis toujours embêtée devant ce genre de QCM mais ça pourrait être un bon système. Déjà, la prise en compte du vote blanc serait un grand pas en avant, ne serait-ce que pour faire taire les gagnants qui prétendent avoir rassemblé une grande majorité, quand en réalité ils font un score à 30%.

      • J’irais même plus loin en proposant qu’on vote non plus pour un président, mais pour des orientations politiques pour chaque ministères. Car on peut être d’accord avec la politique économique d’un parti, mais détester sa politique sécuritaire par exemple. Si on pouvait piocher dans chaque thématique de plusieurs programme afin de voter LE programme qui conviendrait aux français avec l’obligation pour le représentant de le suivre au mieux, ça pourrait être pas mal, je pense.

      • Pour ce qui est de l’idée de voter par thématique, je vois deux problèmes à un tel système :

        - Les thématiques peuvent être interdépendantes. Pour l’exemple sécurité/économie, si la politique est une politique d’austérité avec baisses des dépenses et que la politique sécuritaire porte sur un plus grand nombre de fonctionnaire de police, on part dans le mur. (sauf à payer les poulets en grain de maïs)

        -Je pense qu’il serait difficile de définir les thématiques. Est-ce que l’immigration fait partie de la politique sécuritaire ? économique ? à part ? Qu’en est-il de l’aspect financier ou les priorités de l’aménagement à l’échelle nationale ?
        Définir les thématiques seraient laborieux et risquerait de changer si de nouvelles problématique apparaissent. Si un tel système avec des thématiques figées étaient apparus à une époque où l’écologie n’avait pas d’importance, on n’aurait pas vraiment de politique écologique autonome, elle serait associé à un autre thème.

        Quant au vote « mesure par mesure » je pense qu’il alourdirait trop le système politique.

    • Contrairement à une légende urbaine le vote blanc est bel et bien pris en compte.
      Maître Eolas l’explique très bien dans la 2e partie de cet article : http://www.maitre-eolas.fr/post/2012/04/20/Un-peu-de-droit-%C3%A9lectoral

      « Le chiffre des blancs et nuls est publié avec chaque résultat officiel : il est donc bel et bien pris en compte. Il ne l’est pas en revanche dans le résultat car seuls comptent les suffrages exprimés, or un bulletin blanc n’est par définition pas exprimé. »

      • Classer au même niveau le vote d’une personne se déplaçant pour annoncer clairement son avis quand a l’inadaptation des différents candidats, et celui d’un zozo qui pense que foutre une feuille de PQ (usagée si les scrutateurs n’ont pas de chance) serait un bon gag… Oui, en effet, le vote blanc est reconnu en France.

      • Vous jouez peut-être sur les mots, non ? C’est peut-être de là que vient cette divergeance d’interprétation.

        Notez que je pose la question pour la forme, mais dans le fond, c’est clair, vous citez bien « Il ne l’est pas en revanche dans le résultat car seuls comptent les suffrages exprimés, or un bulletin blanc n’est par définition pas exprimé. »

        Il y a une différence entre le fait de le prendre en compte de manière formelle, de le comptabiliser, et de lui donner une valeur juridique pouvant conduire à une non élection.

        Et quand on lit sur la page en lien :

        « Si on ne choisit pas s’il faut passer à bâbord ou à tribord de récifs, on s’échoue dessus. Le choix doit être fait, même si aucun ne vous plaît, car ne pas choisir est le pire des choix. La République a besoin d’un président, pour promulguer les lois, négocier les traités, nommer les ministres, commander l’armée. Et non, elle n’attendra jamais que vous ayez enfin trouvé un candidat assez beau pour vous plaire. »

        aux yeux de ceux qui appellent une légende urbaine le fait que ça serait pas pris en compte, on comprend qu’on veut prendre des vessies pour des lanternes, histoire de. M’enfin bon…

  9. Faut dire que nous vivons à une époque où les médias font souvent du commerce plus que de l’information, nous servant ce que nous attendons, ou du moins ce qu’ils pensent que nous attendons (nous = le public décérébré), il faut donc que ce soit simple, que ça fasse le buzz, que ça aille vite, que ça ne soit pas expliqué (les gens veulent savoir, pas comprendre)transformant la politique en match de foot où on peut se défouler en gueulant comme des putois pour son équipe, sans chercher plus loin. Devant les élections, nous somme tous devenus des gamines de treize ans fans de la Star Ac’ : on s’en fout qu’il chante bien, on le garde parce qu’il est mignon et qu’on veut pas qu’il soit séparé de sa chérie. Mais si nécessaire, on trouvera des arguments à la Dédé Manoukian pour défendre son choix « j’aime ce qu’il fait, ça me parle, il est habité… »
    La politique et les faits-divers, c’est fait pour élaguer ses contacts Facebook : je n’ai plus comme amis que des gens qui pensent comme moi ou qui la bouclent, c’est beaucoup plus reposant.

    • « je n’ai plus comme amis que des gens qui pensent comme moi ou qui la bouclent, c’est beaucoup plus reposant. » ça c’est bon pour le débat et l’échange d’idées (OK, je suppose que vous parlez uniquement de vos amis Facebook)

      • Bien sûr que oui. Dans une conversation normale, face à face, on arrive à imposer un échange d’idées argumentées, parce que bouder quand les autres ne disent pas comme vous, c’est trop visiblement puéril. Par contre, les commentaires sur Facebook où les gens déversent leur bile et leurs fautes d’orthographe sont l’équivalent numérique de quelqu’un qui se bouche les oreilles avec les index en criant « je ne t’écoute pas, nananananana ! » Disons que quand je me connecte sur FB, c’est avant tout pour avoir des nouvelles de copains sympas et délirer sur des bêtises sans importance, et que trouver sur mon écran des appels à rétablir la peine de mort, ça me gâche un peu le plaisir. Donc je fais régulièrement le ménage.

  10. Encore un article excellent ! Toujours bien expliqué et avec humour !
    « J’aime » particulièrement ce jeu des médias :
    Comme si Staline avait été plus cool qu’Hitler,
    Comme si la gauche aimait moins le fric que la droite,
    Comme si l’électorat des proxénètes, des « mafieux », … valait mieux que d’autres également peu reluisants,
    Comme si le ‘peuple’ intéressait vraiment quelqu’un,
    Comme si tout n’était pas pipé…
    Attention , diaboliser n’est jamais une tactique gagnante : à la longue ça finit par faire de la pub et toujours contre-dire sans argumenter, contre-sert la cause en laquelle on croit.
    Allez au-delà des apparences, de l’influence des médias, ne pas jugez sans chercher à connaitre, démocratie, liberté, égalité, fraternité = illusion ?
    Pour terminer sur le point « Gaudouin » et sur le fait qu’il n’y a pas les bons d’un côté et les mauvais de l’autre : travail, famille, patrie ne me parait finalement pas plus déconnant …
    Allez, je file travailler plus pour payer plus !

  11. M. Connard, je ne saurais être plus en accord avec vous. Quel article! Quand vous aurez fini de jouer avec le GHB et la pelle, vous viendrez m’épouser, d’accord?

  12. Voilà qui résume bien la mouvance actuelle. Plus personne ne pense par lui-même. En plus, il a placé « Superfétatoire » ce qui vaut un bonus de +1 en charisme.

    OC aurait pu se citer lui-même : « Quand on suit bêtement les gens, on appelle pas ça un choix, mais une volonté d’animal laineux ». De là a dire que le peuple est constitué majoritairement de d’ovules de pull-over, il n’y a qu’un pas.

    C’est peut-être ça, la faiblesse de a démocratie : partir du principe que chacun est apte à avoir un point de vue objectif pour la société. C’est demander aux gens (même si sous Nico Le Petit on ne s’est pas beaucoup prononcé) leur avis afin qu’une majorité soit satisfaite, donc se faire mal voir par la minorité des gens. C’est pas la définition de la lâcheté, ça? (question ouverte…).

    Bien à vous OC!

  13. Mouais. N’oubliez pas qu’on peut être radical sans être groupie. C’est même très courant.
    D’ailleurs, ici encore se vérifie la loi du Commentateur [le Commentateur ne lit que ce qui l'intéresse dans l'article et il comprend toujours autre chose]: je ne vois nulle par l’Odieux Connard s’en prendre à l’extrême gauche en particulier. Ni à quelque parti que ce soit. Mais bien aux groupies.
    Je crois qu’il est absolument indispensable de savoir lire avant de venir ici. Messieurs Dames, Mesdemoiselles, Mesdamoiseaux, vous repasserez après votre brevet, merci.

    • Le texte porte effectivement sur les groupies en premier lieu.
      Mais ce billet me semble aller plus loin et poser des questions sur notre système en général, sur la manière de réfléchir à ce que l’on entend (autour de nous, des médias …) et à ce à quoi l’on adhère, sur l’impact de l’extrêmisme (de droite, de gauche ou de n’importe quel groupe) et la manière de juger les autres.
      Et finalement sur ce qu’on appelle la démocratie.
      Passer le premier degré degré du brevet ;)

  14. Tout à fait d’accord avec vous cher O. Connard. Maintes fois je me suis amusé à me faire passer pour un groupie politique au milieu d’autres groupies et arriver à leur faire adhérer aux idées de l’autre camp en soutenant que l’idée venait du leader du parti. C’est très marrant et ça marche à droite comme à gauche.
    La politique c’est comme tout, il faut du recul mais beaucoup en manque et vous avez raison, cela tue le débat.

  15. Merci pour ce très bon article m. OC auquel je voudrais apporter une petite précision : une groupie politique ne « plante » malheureusement pas, même face à des arguments, à mon sens ( donc ça vaut ce que ça vaut), recevables. En tout cas très beau résumé de ce qui constitue notre branlante démocratie.

  16. Non, mais moi je suis pas d’accord en faites… Non parce que… Zzz… Zut, je trouve pas d’arguments… Bon, il me reste le plan B : Bon sang, il pue cet article ! BOOOOUUUUH !!! CACA BOUDIN !!! Non mais c’est vrai, que vont faire les pauvres hommes politiques si on leur enlève leurs groupies ? Travailler !? Faire leur travail !? Mais pourquoi, parcequ’ils auraient des idées à défendre, un but à accomplir une fois qu’ils en ont les moyens ? Où alors, c’est juste pour s’en foutre plein les fouilles…

    Plus sérieusement, j’en parlais avec mon géniteur, perso j’ai voté Mélenchon, pas parceque « Oooh, comment qu’il est trop kikoo lol !!! Trop truc de ouf ! », je n’ai jamais été le voir en meeting, et le premier discourt de lui que j’ai entendu, c’est après sa défaite… Mais parceque certaines idées de son programme me convenaient et que si j’ai voté Hollande au second tour, c’est pour voter contre Sarko… Donc je ne pouvais pas, pour moi même voter Hollande au premier tour, car ça aurait été comme dire que ses idées me plaisent… (elles me déplaisent moins que celles de Sarko remarque)

    Toujours est-il que le jour du résultat, j’ai dit : « pourquoi ils font la fête à la bastille ? Pourquoi ils sont heureux ? Ce qu’il s’est passé c’est qu’un mec a baisé tous les autres sur toute la ligne, et maintenant il est Kalif à la place du Kalif. »

    Je pense que le problème du groupiisme vient de la médiatisation des politocards, plus ils sont publique et plus le délit de sale gueule est violent. Je l’avoue, j’ai voté contre Sarko, car je ne l’aime pas. Ce n’est pas plus démocratique que le groupiisme, mais ça m’a soulagé. Si les candidats gardaient l’anonymat, et que seul les idées étaient exposées, alors les groupies s’apercevraient peut être que ce n’est pas pour un candidat qu’il faut voter… Mais pour un future gouvernement… Et ouais…

  17. Petite note maître Connard : Pour se débarrasser d’un corps, rien ne vaut un élevage de cochons sauvages ou de sangliers. Il ne reste rien, même les os sont avalés. Mon grand père chasseur s’occupant du comptage des sangliers me l’a bien expliqué lors de certaines virées.
    Sinon, concernant ces groupies politiques, je ne peux être que du même avis, surtout après avoir vu ceci : http://a3.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc7/401613_10100347824513682_126595_44976113_143325520_n.jpg

    • Je crois que cette scène avait d’ailleurs, en direct, permis de lire sur les lèvres de ces charmantes demoiselles « encuuuuuuuul********* »…

      Bravo pour cet article cher OC.

      • J’ai envie de leur matraquer sur le crâne « Passe ton Brevet des collèges puis ton Bac avant de penser politique ! »

      • Ce serait facile de pouvoir parler politique avec le niveau bac. On apprend quoi avec le bac ? Rien.

  18. Effectivement, ça donne à réfléchir… Et en même temps, malgré le style très plaisant, je pense que c’est un peu caricatural (!), à nuancer, ou du moins que ça n’identifie qu’en partie le problème.
    A partir du moment où un groupe de personnes se rejoint dans un parti politique, c’est qu’elles partagent, sinon les mêmes idées, du moins des idées sensiblement identiques. Dès lors, la logique de partis se met en place : les « rails » que dénonce l’auteur de l’article ne sont que l’expression finale d’oppositions de fond entre les divers partis. Par ailleurs, au nom de quoi un député, qui a été élu sur un programme et sur les idées de son parti irait-il soudain trahir les gens qui lui ont délégué leur voix pour voter sur une autre ligne que celle qu’il leur a promise ? J’insiste : un élu est avant tout choisi sur sa profession de foi, sur ce qu’il annonce : il doit le tenir, sinon, là se loge aussi un risque de déviance démocratique ! Or, il a « promis » en conformité avec la ligne d’un parti : donc, il doit se tenir aux rails pour lesquels des gens l’ont élu. Le vrai problème réside donc dans l’offre politique dont disposent les gens.
    Sur la groupie politique qui existe partout, certes : mais une fois encore, nuançons : c’est bien prendre le militant politique, qui fait l’effort de s’engager, pour un imbécile incapable de réfléchir : le militantisme, de quelque bord qu’il soit, témoigne d’une réflexion politique originelle. Après, il est évident que, comme partout, il y en a qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez : cette fois, le problème est un problème d’éducation (Ah, l’apprentissage de l’argumentation en troisième, moment crucial de la vie du futur citoyen!).

  19. Bon, alors en fait je trouve que l’article n’est pas forcément drôle (j’ai beaucoup moins ri que d’habitude en tout cas), mais je suis assez d’accord avec ce que vous dites. Je regrette également très souvent qu’on ne puisse pas débattre, sans s’insulter, « raciste! » « traître à la patrie! » « facho! » « islamiste! » « sale riche! » « sale assisté! » « bobo! » « mou! » etc… et surtout sans s’envoyer des idées simplistes à la tronche. J’ai remarqué qu’en politique aujourd’hui, c’est la mode qui prévaut. On se fout complètement maintenant des arguments, on n’essaye même plus de réfléchir sur ce qu’on dit, on récupère ce qu’on entend et qui nous plait bien pour le recracher un peu partout. On n’adhère plus, on n’est plus jamais « pro », on est toujours « anti », c’est la mode, ça fait « cool » et « rebelle » d’être anti-quelque chose : anti-sarkozyste, anti-socialiste, anti-Europe, anti-mondialisation, anti-riches,… anti-arabes… par exemple. Et alors, le summum de la « coolitude » c’est d’être anti-tout. Ou de voter FN, ce qui s’en rapproche le plus. Enfin voilà.

    • Ouais, typique le genre de remarques qui tuent le débat. Pourtant cela est devenu profondément ancré dans les esprits, ça s’en ressent notamment dans les médias.

      C’est pour cela que j’adore tout particulièrement la position de l’OC : plutôt que de jouer sur la défensive (par exemple « excusez-moi, sans être pro-FN, moi je pense… BIIIP »), il attaque de plein fouet en s’appropriant tous les pires clichés que l’on peut entendre aujourd’hui.

      L’humour noir me semble être une très intéressante idée pour contrer les idées toutes faites. Ca fait « bugger le système ».

  20. Pour ceux qui se croient encore dans une « démocratie », n’hésitez pas à regarder cette conférence d’Etienne Chouard :

    Un autre mode de fonctionnement est possible, l’élection entrainant forcément des dérives…

    • Une conférence intéressante avec un bon orateur agréable à entendre. Je note toutefois quelques failles dans sa critique.

      Notamment que même si la démocratie actuelle est effectivement le pouvoir de quelques uns, ces « quelques uns » sont influencés par l’opinion populaire. En effet, les gens au pouvoir, parce qu’ils ont les commandes ne veulent pas les lâcher, or, si ils froissent trop le peuple, ils risquent de ne pas se faire élire, ce qui les contraint à respecter un minimum la population. Bien sûr, cela entraine également un système de manipulation par les médias et de populisme mais même cette manipulation est limitée et les dirigeants se doivent d’écouter la population s’ils veulent rester en place, quitte à faire la girouette (voyez par exemple l’incroyable slalom de Sarkozy entre MoDem et FN au cours des derniers mois pour gagner de l’électorat).

      Bien sûr, pour rester en place les politiciens pourraient employer la bonne vieille méthode consistant à tirer dans le tas quand des mécontents se pointent. Mais c’est là qu’intervient un autre facteur que Mr Chouard oublie de prendre en compte : la démocratie au sens moderne n’est pas qu’un système politique, c’est avant tout un ensemble de valeurs, une éthique qui interdit notamment de décimer ces opposants à grand coup de canon. Là encore, cette éthique vacille souvent et l’on dénombre quantité de violences policières pouvant aller jusqu’au meurtre. Mais, là encore, les hommes au pouvoir se doivent de limiter cette violence car elle heurte les « valeurs républicaines » ancrées en nous depuis deux siècles.

      De plus, je suis opposé à ce qui est présenté comme l’idéal de la démocratie athénienne, à savoir, l’amateurisme politique. La recherche scientifique est l’affaire de tous, pourtant on la laisse au savants. L’économie concerne chacun d’entre nous, pourtant, seuls des spécialistes s’en occupent. C’est normal, ces domaines exigent des connaissances que n’ont pas l’essentiel des gens, il en va de même pour le gouvernement d’un état cela ne signifie pas qu’il ne faut pas s’y intéresser. Simplement, 99% des Français seraient incapables d’assumer la charge de président, il suffit d’écouter les commentaires politiques proférés dans notre entourage pour nous en persuader, la démocratie directe est une gageure.

      Par conséquent laisser quelques élites se charger de prendre les décisions tout en les menaçant de perdre leur position privilégiée si elles ne respectent pas le peuple me semble un système, certes critiquable et plein de défaut, mais à partir duquel il est selon moi possible de créer un fonctionnement viable et intéressant. Aussi plutôt que de chercher des alternatives radicales au modèle actuel je serais pour que l’on tente de l’améliorer progressivement pour en faire un système bon pour tous.

      • Sauf que le « le pouvoir de quelques uns, ces “quelques uns” sont influencés par l’opinion populaire » n’est que de la fiction. Les politiciens peuvent raconter n’importe quoi pour se faire élire, mais une fois au pouvoir ils vont servir leur propre intérêt, les intérêts des gens qui ont financé leur campagne mais certainement pas ton bien-être. Ils font semblant de se préoccuper de leur électeurs avec quelques gadgets, un débat sur la mariage gay sur ou le mademoiselle ou madame plutôt que parler de l’économie. Une mini-mesure pour l’emploi d’un coté, un accord de défiscalisation de l’autre.

        « Bien sûr, pour rester en place les politiciens pourraient employer la bonne vieille méthode consistant à tirer dans le tas quand des mécontents se pointent. »

        Il y a pas besoin, quand on manipule complétement les cons en leur faisant croire qu’ils peuvent réellement changer quoique ce soit en votant. T’as le choix de donner les pleins pouvoir à des candidats présélectionner sans aucun moyen de les révoquer si ils absent de leur pouvoir. Tout ce que tu peux faire c’est voter pour ceux que t’as viré 5 avant et on recommence.
        T’as déjà vu beaucoup de candidat outsideur se faire élire ? moi pas. Pacque c’est une dangereux extrémiste/raciste/violeur/fou/cinglé/incompétent etc.

        « Aussi plutôt que de chercher des alternatives radicales au modèle actuel je serais pour que l’on tente de l’améliorer progressivement pour en faire un système bon pour tous. »

        Le système actuelle fonctionne à merveille, un système oligarchique crée pour et par l’oligarchie économique. Tout les grand médias appartiennent à des grand groupe industrielle… La privatisation de la propagande c’est beau, les gens on l’impression d’être libre tout en étant esclave.

        Il faut vraiment regarder les conférences d’Étienne Chouard

    • Pour info, le tirage au sort était aussi utilisé dans l’Athènes classique, exemple s’il en est de démocratie directe. Ben, ç’a été tellement bien, qu’ils se sont fait piétiner par Philippe de Macédoine, le papa d’Alexandre le Grand, à la tête d’une bonne vieille monarchie…

      • En même temps, le « peuple » ayant le droit de cité à Athènes était si restreint que le terme même de « démocratie » est sujet à caution à mon sens.

  21. Énorme ! Autant sur l’article Anonymous, je trouvais que votre critique était… facile, bon disons « non raffinée » (oui je sais que la mauvaise foi est votre fond de commerce, mais bon, c’est parfois un peu trop facile), autant ici ça me prend beaucoup plus au corps (on s’en fiche que ce soit drôle, c’est surtout important d’en parler). En somme vous dites que la particratie est une ennemie de la démocratie.
    Merci pour la référence à M. Le Chien, je viens de lire ses planches (la dernière date d’aujourd’hui), et je suis scotché.
    Et l’article d’Eolas n’est pas plus long que les vôtres habituels :-)

  22. Sympathique article. La citation de notre ami Lancar, toujours à la pointe de la pertinence et que je n’avais pas eu la chance de remarquer m’a beaucoup fait rire.

    Je me permet toutefois de souligner une chose : premièrement, la tolérance est une valeur importante, je ne le nie pas et doit être appliqué tant que possible. Deuxièmement, la philanthropie (l’amour de son prochain) est une valeur que je considère comme supérieure.

    Or, dans la vie, il est fréquent que des valeurs s’affrontent (« dois-je le féliciter pour sa brillante intervention et privilégier la politesse à l’honnêteté ou lui dire qu’il est de la plus profonde stupidité et faire l’inverse? ») et, dans ce genre de cas, la tolérance ne doit pas avoir le pas sur l’amour et le respect dû aux autres êtres humains.

    Par conséquent, tout discours incitant à la haine, à la discrimination et à la violence peut légitimement être interdit de cité. A vrai dire, dans un monde parfait cette opposition n’aurait pas lieu d’être puisque, chacun étant tolérant envers son prochain, de tels discours n’auraient pas lieu. Je constate, hélas chaque jour avec une sincère tristesse que nous ne sommes pas au pays des bisounours.

    La haine d’un individu peut se manifester à droite comme à gauche, actuellement son principal vecteur politique en France est toutefois le FN qui, sous de faux discours d’apaisement, prône toujours la xénophobie et le nationalisme. Pourquoi les Français devraient-ils être mieux traités que ceux qui vivent de l’autre coté d’une ligne sur une carte? Je l’ignore encore.

    On notera toutefois que la gauche qualifiée « d’extrême » (franchement, même si d’authentiques extrémistes ont voté Mélanchon, Mélanchon lui même n’a rien d’un extrémiste) fait l’erreur de transférer sa haine de la richesse (légitime, car la richesse entraine automatiquement la pauvreté, tant on n’est riche que par rapport à un autre) en haine des riches, ce qui permet de se faire un ennemi facilement identifiable mais est une démarche stupide et dangereuse.

    En bref, aussi absurde que puisse sembler la phrase « pas de tolérance envers l’intolérance » elle se justifie pour éviter que certains ne deviennent les boucs émissaires de tous.

    Pour finir une petite histoire : Trois hommes se retrouvent perdus seuls sur une île déserte. Ils décident aussitôt de s’organiser en démocratie où les décisions sont prises à la majorité. Rapidement, Raoul, l’un d’entre eux, propose que lui et Jean-Philibert se partagent une noix de coco tandis que Bob, le dernier, n’en ait pas. Raoul et Jean-Philibert votent pour, Bob vote contre, la motion est adoptée. Tout cela est très démocratique.

    Bien sûr, la démocratie peut s’organiser justement, j’en suis persuadé, mais elle peut également devenir un système d’oppression dès qu’une minorité est désignée et stigmatisée.

  23. J’ai adoré votre article, je me rappel d’ailleur qu’en 2007 c’était tout sauf Sarkozy que l’on n’hésité pas de comparer à Hitler (sisi, y compris dans mon entourage) ce que je trouvais évidement exagéré, et maintenant, il ne faut surtout pas « flambi » car la France court à sa perte … ça devient n’importe quoi. Quant aux extrémistes, je connais des personnes qui ont voté Le Pen juste parce qu’il y a trop d’étranger qui vont à la CAF et que elles, elles n’ont pas droit aux aides de l’Etat et que c’est trop z’injuste … sans même lire son programme en entier, juste parce qu’il faut quitter la zone euro et revenir au franc. Et finalement, je m’en fiche pas mal car elles votent pour qui elles veulent aprés tout … Mais bon, ça me fait bien rire de voir deux hommes potentiellement futurs présidents de la République se renvoyer leurs petites insultes divulguées durant la campagne. Bref, la polique est effectivement bien plus compliquée que « moi je suis le gentils et toi le méchant parce que … » mais bon, c’était une campagne trés amusante ^^

    • Tiens « flambi ». Ca me rappelle avoir été censuré sur le site de LePoint.fr
      quand je postais un commentaire. « notre nouveau Présent Flamby » a été modéré en « notre nouveau (…) ».

  24. Hé bien, hé bien, merci pour cette saine lecture, camarade Connard!
    Aussi intéressante à lire que les billets du bon Maître Eolas.

  25. Je n’ai jamais été aussi révolté en lisant un article, alors que d’habitude je suis plutot pendu a ta plume. Je trouve vraiment cette analyse arriviste, donneuse de leçon et d’une facilité déconcertante, d’une petitesse d’esprit aberrante. Et surtout, c’est très révélateur d’un courant de pensé de gens qui finalement n’ont jamais voulu ni eu a debattre et qui prônent le débat.

    Pour avoir passer deux ans a discutter, debattre, demonter, argumenter contre un militant FN, je sais de quoi je parle. J’ai reussi a lui faire entendre raison sans l’orienter : au final il a voter autre chose que FN, ce qui était mon but. Je n’en ai pas d’autre prétention que de vouloir oter une pensée raciste. Je suis d’accord quand tu dit qu’il ne faut pas camper sur des position est expliqué aux gens pourquoi ils se trompent.

    Mais ils se trompent. Parceque le racisme n’est pas une opinion politique : on ne debat pas du racisme. Hitler etait un être abjecte, a l’idéologie abjecte. Staline etait un être abjecte, qui a detourné un idéologie basée sur des valeurs humanistes. L’extrème gauche est une vision de la société. L’extrème droite est un fleau.

    « au tu comprends, on peu debattre de la pédophilie sinon on est intolérent ! ». Le débat, est un moyen d’action entre gens issus d’un même paradigme. Qu’est ce qu’a prouvé cette election ? Que le débat n’est pas possible si les axiome de départ ne sont pas les mêmes. Et en aucun cas que les gens ne sont que des groupies qui restent dans leur coins. On a même vu des gens de droite voté a gauche (comme Bayrou par exemple) pour ce genre de raison. Résumé l’election a ce genre de propos bien maché, c’est avoir des oeillères.

    Je suis vraiment décu, j’ai été habitué a mieux.
    Sinon, au sujet de l’assemblée, la je suis d’accord.

    • Ouille……tant de préjugé dans un Post, je pense que tu n’as pas saisi l’article d’odieux puisqu’il dénonce les moralisateurs et tu en fait malheureusement partie:

      1. Non le post d’Odieux n’est pas moralisateur et donneur de leçons, au contraire. Il affirme que l’on peur débattre de tout même ce que tu considère comme indiscutable.

      2. Toute les personnes qui votent FN ne sont pas racistes, certaines oui, mais tu fait un raccourci simpliste.

      3. Non l’extrême gauche n’est pas mieux que l’extrême droite. Non Hitler n’était pas d’extrême droite au sens francais c’est un poil plus compliqué ( un indice dans Nazi, il y a socialisme) et il avait aussi une vision de société. Non Staline n’a pas perverti une jolie idée humaniste, il a juste tenté de l’appliquer : la preuve au Vietnam, en Chine, à Cuba, en Corée et j’en passe le régime de « vision de société » à aussi fait des millions de morts, la faute de Staline ? Si tu lis Marx et regarde les gentils gens d’extrême gauche tu trouvera la même haine de l’autre, le même anti-sémitisme !

      En fait, je pense, que tu fais partie de ces groupies qu’odieux dénonce tu vois le monde avec un filtre Bien/Pas Bien.

      • Mais non, on ne peux pas debattre de tout. Justement. Ecoute, je suis francais, je suis marié a une arabe. Les gens me disent :  » ta femme est arabe donc elle pue ». Ce n’est pas un argumentaire, il n’y a pas débat a avoir.

        Ce que dit Odieux connard est justement un mal qui ronge notre société : le fait que l’on fasse passer le racisme comme un sujet de débat. Est ce que tu irais débattre avec un pédophile, parce que tu es un mec ouvert ?. Le racisme n’est pas une notion politique. C’est une ignominie.

        J’ai lu Marx, et j’y ai vu un discours utopique qui prône la paix sociale. J’ai aussi lu mein Kampf, j’y ai vu un discours haineux basé sur la stigmatisation d’une communauté. Alors c’est vrai que j’ai fait des raccourcis. MAis toi aussi, et bien plus que moi. Le discours de Marx est une utopie qui vise a la DISPARITION DU GOUVERNEMENT, pas a la dictature, et il n’y a pas la moindre once de racisme dedans. Si tu as lu marx, relit le. Si je n’ai pas compris le texte de OD, toi tu n’as rien compris a son discours.

        Non, on ne peux pas débattre de tout, et surtout pas avec tout le monde.
        Je trouve le nombre de personne qui le pense aberrant. Voir le monde avec un filtre bien/pas bien ce n’est pas mal, c’est une rêgle de vie. Cet article est moralisateur et donneur de leçon envers les gens outré par un comportement Xénophobe, haineux et qui donc prennent le parti de le combattre. Donc des gens comme Montesquieu, Hugo, Hemingway, etc. Et bien je suis désolé je trouve ça stupide. Et franchement, dire a Montesquieu, franchement, tu aurais pu débattre de l’esclavage des nègres, il faut rester ouvert d’esprit, c’est la plus grande connerie que j’ai entendu.

        Je suis tolérant envers toute doctrine politique, je m’en contre fiche que l’on vote droite gauche milieu, haut bas, mais le racisme, c’est atavique. Et je suis fier de cet atavisme, le perdre, c’est deja faire un pas vers l’indicible.

      • Pour ce qui est de ceux qui refusent le débat, il est certes vrai que la question « faut-il avoir un débat ? » est assez obsolète. Malgré ça, je reste persuadé qu’il serait possible de les amener au terrain du débat. Mais c’est un sujet vaste, et le nombre de cas est trop grand pour que je puisse en parler. Je vais plutôt réagir sur les possibilités de débat sur le racisme.

        Hugo et Montesquieu avait des arguments pour dénoncer les inégalités. C’est le principe même du débat. Ce n’est pas parce que l’on veut qu’une chose disparaissent qu’il faut rester imperméable et ne pas réfléchir. Ou sinon l’on risque, ce qui est extrêmement dangereux, de se tromper de combat.

        Que tu sois contre le racisme, c’est une chose, une bonne chose, et je suis de tout cœur avec toi. Mon but n’est pas de débattre du racisme mais des raisons pour lesquelles tu es contre. Car sur d’autres sujets, il est risqué d’être catégorique : On peut le voir dans « mourir pour des idées » et « les deux oncles » de Brassens. Peu importe ton combat, fut-il le plus juste qui puisse exister, le fait de s’y jeter corps et âme pour le « bien » illégitime ce combat en faisant deux fautes majeurs :

        Tout d’abord il est possible de ne pas voir les dérives, comme ceux (aucun exemple ne vient à l’esprit, désolé) qui soutiendraient Staline juste car il était communiste. Le communisme est un idéal et ne se suffit pas à lui même : une société communiste au sens économique/politique où le peuple est affamé ne respecte par l’idéal communiste. Et une telle société n’est donc pas justifiée.
        La deuxième faute, tout aussi grave, est qu’il est rendu impossible de faire entendre raison à un adversaire par le débat, tout simplement car tu ne serais toi-même guidé non pas par la raison mais par la « croyance ». (je précise que dans ce contexte, le terme n’est pas religieux)

        Ainsi, je reste persuadé que s’il faut avoir des convictions, il faut rester sceptique face à celles-ci, dans un éternel doute et une éternelle peur d’avoir tort. Car en ce qui concerne un idéal, avoir tort peut avoir des conséquences dramatiques : la colonisation « se base » sur le désir d’ « aider » les colonies, mais les dérives sont terribles. À contrario, douter peut permettre de modeler l’idée et de l’améliorer.

        Je conclurais en disant que si la concession serait un pas vers l’indicible, la conviction profonde et inébranlable l’est aussi, par un autre chemin.

    • Je vous prie de m’excuser pour ma première réponse sous le coup de l’émotion, mais voyez-vous j’ai vécu une partie de ma vie dans ce quel’on appelle maintenant l’ex-URSS, et je m’insurge assez facilement contre les communistes de salons.

      Je maintient que l’on peut débattre de tout. Les gens qui insultent votre femme ne débattent pas, ils insultent (Cher Mr de la Palice), il n’y a pas d’arguments donc pas de débat, cela n’empêche que les questions de racisme et xénophobie (que j’ai l’impression vous les mélangé allègrement..) doivent être débattues et démontées car elles ne tiennent pas l’analyse critique. Seul le dialogue et la pédagogie fera changer sur le sujet et surement pas une Omerta. Débattons que Diable ! Prouvons leurs que nous pensons avoir raison et qu’il n’y a pas de base logique a leurs croyance ! Mais pas de sujet tabou et d’invectives. Vous invoquez, je cite, Montesquieu, Hugo, Hemingway, fort bien , mais ont’ils combattus la racisme en ce taisant en empêchant les gens d’en parler ? le fait même que vous puissiez les évoquer prouve votre tort. Le dialogue est l’unique solution face à la haine et appeler à haïr les racistes fais de vous un haineux de plus.

      Pour en revenir à « l’extrême gauche », je me targue d’avoir lu aussi Marx, Hegel, Proudhon et autre, et permettez moi de signaler que ce n’est pas un message d’amour qu’ils véhiculent, un message de haine vers « la bourgeoisie »,je cite:

      « Vous avouez donc que, lorsque vous parlez de l’individu, vous n’entendez parler que du bourgeois, du propriétaire. Et cet individu-là, certes, doit être supprimé. »

      On peut entendre le mot supprimé comme on veut, mais tout de même j’ai connu mieux comme Utopie…

      « Ils [les communistes NDLR] proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l’ordre social passé. »

      Je n’ai pas rajouté le violent….

      Manifeste du parti communiste K. Marx

      « La dictature du prolétariat  » K. Marx dans ces discours

      Une utopie, pas une dictature,…. hum j’hésite…

      Je pourrais reprendre Hegel, c’est même plus facile, faites l’effort de le lire en remplaçant Bourgeois par Juif et je suis sur que vous aurez un très bel échos à l’auteur de « Mein Kampf » que vous citez.

      Quel que soit l’extrême nous sommes face une rhétorique populiste qui consiste à dénoncer une minorité/partie de la population comme responsable des maux de l’autre, une rhétorique qui ignore tout auto-critique et refuse le débat car elle détient la vérité face a des idées « nauséabondes », « qui rappellent les heures les plus sombres de notre histoire » etc…

      Refuser le débat car on a raison c’est leur donner l’occasion de faire de même, et cela je la combattrais toujours..

      • (je prends un ton plus formel, parceque apparement, c’est bien plus adéquat. Ne nous ennervons pas effectivement. Mon champs lexical reflète mon trouble, et ça ce n’est pas bon. Reprenons donc)

        Pour ce qui est de l’extrème gauche, je comprends votre argumentaire, je le trouve valable. Il y a dans l’extrème gauche une rancoeur qui est déplorable. Je vous l’accorde. Pour le reste, nous ne sommes pas d’accord. Je ne suis pas un communiste (surtout pas de salon, merci ), ni même d’extrème gauche. Je pense simplement que les idées d’extrèmes gauches, associés a un gouvernement plus équilibré, empêchent certaines derives lié a la suprématie de l’argent dans notre société. Dans une démocratie parlementaire, ce genre d’idée vont naturellement pondérer les décisions d’une manière plus egalitaire. Il n’y a rien choquant dans le programme de Mélanchon, il n’y a que des idée qui valent, justement, le coup d’être débattu. Et c’est la que je viens au point et que je me permet de ressentrer le debat.

        Votre message me rassure sur un point : j’avoue peut être avoir mal compris, au vu de vos propos que je trouve personnellement dissonant avec l’article d’ OC. Mais je pense que vous, comme OD, obliez également le plus important.
        Débattre, ce n’est pas argumenter. Débattre, ce n’est pas combattre.
        Débattre, c’est partir du principe que deux opinions se valent, et qu’il faut examiner scrupuleusement les differentes propositions afin de prendre un décision. Si OD avait fait l’apologie d’un discours argumenté contre les extrèmes, j’aurais rejoinds immédiatement la masse de commentaire si pertinents des groupies, groupies justement dénoncé dans l’article. Belle ironie.

        Comme je le disais dans mon premier texte, j’ai passé plusieurs mois a DISCUTTER, ARGUMENTER et a m’opposer a des personnes racistes et/ou xénophobes (je vous accorde que le fait que j’amalgame les deux est fort regrettable. Vous conviendrez, en revanche, que dans mon argumentaire cela n’a que peut d’interet de dissocier les deux.) Mon anecdote n’avait pas pour but de parler de ma vie (même si je suis sur qu’elle vous passionne deja), mais de démontrer que le dialogue était fait. Pas le debat. Je n’ai pas débattu. J’ai convertit (ou du moins tenter.). Mais je ne suis pas rester dans mon coin.
        Ce que je vois dans le texte d’OC c’est une invitation a ne pas camper sur ses positions. Je suis fier et content de camper sur mes positions. Je peux et je dois les expliquer, mais pas les debattre. OC dit qu’il faut etre ouvert et discuter et deplore la fermeture d’esprit des deux camps face aex idées adverses. ON NE PEUT PAS ETRE OUVERT AU RACISME.

        Nos chers amis philosophes Hugo, Montesquieu et les autres n’ont pas débattu (bon Hugo, un peu, d’accord, mais pas sur le sujet.). Ils ont mis d’enormes flameware rethoriques a leur opposant en tournant en dérision leur arguments par totologie, syllogismes, hypotypose, etc… donc justement des figures de style qui FERMENT un débat, visant a EMPECHER leur adversaire de rétorquer, a CHOQUER, etc…
        Maintenant, je ne vais pas m’etaler en citation. Je vous avais deja considerer comme un interlocuteur valable, ayant les references suffisantes pour ne pas avoir a les justifier par citation.

        Je pense que votre point de vue est pertinent. Je me range volontier a votre cause, surtout quand vous parlez d’argumentaire. Mais on a vu ce que pouvait donner le vrai debat, lorsque nous avons abordé les notions d’identité nationales. Ont été debattu, finalement, des fantomes de Xénophobie, en s’abrittant justement derrière le sacrosaint principe du debat derrière lequel OC et vous même vous abrittez. Nous sommes en démocratie, alors debattons même du pire indicible. Je ne suis pas d’accord.
        Je reprends mon exemple. Seriez vous d’accord pour debattre d’un projet de loi de dépeinalisation de la pédophilie ? Non, assurement. Alors pourquoi le tolérer pour le racisme ?

        Alors oui, je maintiens, cette article est puant. Il est représentatif de ce que beaucoup de gens QUI NE SONT PAS CONFRONTES aux problèmes de racisme se permettent de prôner. « Discuttons en, débattons en, après tout, on ne parle que de stigmatiser toute une partie de la population, cela merite le débat.  » Cest deja une victoire pour les idées extrèmes.

      • Je comprends parfaitement votre point de vue, mais je ne le partage pas.

        Si l’on s’autorise a ne pas discuter/débattre/parler avec des racistes car leurs idées sont nuisibles, et par-ce-quel’on est dans le Juste. On leurs donnent la possibilité de faire de même et de dire le Racisme (ou tout autre idée) c’est Juste/Vrai/Normal il n’ y a pas à débattre. On a juste coupé la population en deux et pas fait avancé des idées plus intelligentes d’un iota.

        De manière générale on ne devrait pas faire référence à des notion transcendante dans un débat. La Justice ou l’Équité cela diffère d’un individu a l’autre. Une des raisons pour lequel selon moi le programme de Melechon est aussi ridicule que celui de Le Pen, c’est que si l’on regarde il parle tout le temps de justice et d’équité comme seules justifications de ces dires, et malheureusement je n’ai pas la même conception de la justice que lui. Quand il dit: « il est plus Juste et Équitable que les riches payent plus d’impôt », je me pose la question pourquoi ? Une Flat-taxe (taux identique pour tous, ie non progressive ) n’est elle pas plus équitable en fait ? C’est un exemple, je ne défends pas la flat-tax, mais mon sens de l’équité me dit qui que tu sois tu paye le même pourcentage, sans distinction entre les gens n’est pas plus aberrant qu’une taxation progressive des plus riche, ou de fait tu discrimine la population selon ces revenus. On devrait discuter les solutions sur une base d’efficacité économique, d’intérêt social, de préférence de la majorité ou autre, mais pas comme Melenchon le fait en se plaçant du coté de la Justice et de la Solidarité qui sont des mots vides de sens et qui ferment le débat.

      • La justice est une notion qui se debat. Je suis d’accord/pas d’accord avec vous, nous pouvons en discuter. Je ne suis pas specifiquement pro Melanchon. Mais ces idées (d’extrème gauche) ne sont pas nocives, personne n’est stigmatisé ni insulté. Elles ont donc leur place au sein d’un debat democratique.Nous pourrions parler des benefices de tel ou tel regimes fiscaux, en debattre, ne pas etre d’accord. Ce serait approprié et même probablement productif.
        Comparer nos vision de la justice. La justice et l’egalité sont des notions discutable. Melanchon personnellement est populiste. C’est un fait. Il l’est. Je suis d’accord. Les idées sont idependante de la façon dont on les propages. Si celle si est clairement répréhensible, les idées elles ne le sont pas.

        L’ostracisme, le racisme, la xenophobie n’ont rien a voir. Ce sont des notions Haineuses, qui n’ont pas de place dans un debat.

        Je recentre le debat car il me semble envore un fois que vous semblez etre omnubilé par l’extrème gauche.

        Accepteriez vous de débattre sur une loi autorisant la pédophilie ?
        Non de toute evidence, cette notion parait surréaliste.
        Et pourtant la pedophilie et le racisme sont sur un même pied d’ignominie. Alors pourquoi accepter de debattre du racisme. La seule discussion que l’on peut avoir, c’est expliquer pourquoi c’est réprehensible.

        Je vous cite « De manière générale on ne devrait pas faire référence à des notion transcendante dans un débat. La Justice ou l’Équité cela diffère d’un individu a l’autre ». Dois je comprendre que le racisme est une notion qui diffère d’un individu a l’autre ? Que selon qui est stigmatiser la notion n’a pas la même valeur ? Que le racisme pourrait etre acceptable si il est encadrer ?

        Je ne comprends pas comment vous pouvez tenir ce genre de point de vue. Réèlement. Cela me chagrine. Je ne refuse pas le dialogue vous le voyez bien, mais la simple idée que vous puissez mettre sur le pied d’égalité des discution socialo-politique comme le principe d’egalité ou de justice et des notions comme les droits de l’homme et le racisme me rends malade. Ou peut etre le debat ? Donnez moi UN SEUL EXEMPLE de point a debattre sur le racisme.

      • Je vous Sur-cite:

        Je vous cite “De manière générale on ne devrait pas faire référence à des notion transcendante dans un débat. La Justice ou l’Équité cela diffère d’un individu a l’autre”. Dois je comprendre que le racisme est une notion qui diffère d’un individu a l’autre ? Que selon qui est stigmatiser la notion n’a pas la même valeur ? Que le racisme pourrait etre acceptable si il est encadrer ?

        Non, j’ai écrit la notion de justice et d’équité varie d’un individu a l’autre, je voulais dire que la notion de ce qui est juste et équitable varie d’un individu à l’autre POINT. OU allez vous cherchez dans ce que j’ai écrit vos trucs sur le racisme ?

        Pour moi le racisme est condamnable car il est basé sur des prémices qui dans l’immense majorité des cas sont fausses, car il utilise des raisonnement spécieux, sans logique, car il amène à des conclusion fausses qui amène un climat qui n’est pas propice à la société. POINT ! Pas de notion de justice ou d’équité, de transcendance de ce qui est BIEN/MAL. J’accepterai au pied levé de débattre et combattre toute loi sur la pédophilie, car je pense que c’est condamnable (encore eusse-t’il besoin que quelqu’un en propose une). Il n’y a pas de sujet tabou !

        Si l’on considère certains sujet ou l’immense majorité est d’accord comme tabou, Ou fixe t’on la limite ? Qui détermine ce qui est haineux/mal/nauséabond de ce qui ne l’est pas ? Pour vous les idées de Melechon ne sont pas nocives et haineuses pour moi Si, Alors on fait quoi on en débat sereinement; ou, comme je les considère comme haineuses je les ostracise et crie haro sur votre personne ?

        Je réitère mes conclusions :

        Si l’on s’autorise a ne pas discuter/débattre/parler avec des Racistes/Communistes/Collectionneur de timbre car l’on considère leurs idées sont nuisibles, et par-ce-quel’on est dans le Juste. On leurs donnent la possibilité de faire de même et de dire le Racisme/…etc c’est Juste/Vrai/Normal il n’ y a pas à débattre. C’est moche il faut s’abaisser à leurs raisonnements pour les détruire, se battre dans la boue, malheureusement donner échos à leurs idées, mais l’histoire prouve que seulement condamner une idée ne l’a JAMAIS fait disparaître et n’as jamais fait qu’ « extremiser » les deux camps chacun persuadé de son bon droit.

      • Amen, Nietchev. La chronique en prime-time que Monsieur Connard ne pourra jamais obtenir du fait même de son patronyme, vous la mériteriez.

        Ashruban, c’est la première fois que je lis un extrémiste justifier sa position de façon aussi réfléchie, et pour cela je vous remercie. Ceci étant ma détermination à combattre votre idéologie et toutes celles qui lui ressemblent s’en trouve renforcée. Ni vous, ni moi, ni quiconque sur Terre n’est en position de décider ce qui est Bien et ce qui est Mal. Le racisme, la xénophobie et la pédophilie sont des opinions qui peuvent et doivent être débattues, les disqualifier au motif qu’elles seraient « ignominieuses » ne reposerait sur rien.

      • Oui, je trouve que ce debat (justement) est interessant. Le fait d’avoir des idées extrèmes (même extrèmement humaniste) n’est pas incompatible avec le fait de réflechir, même si le contexte actuel tant a faire croire le contraire.

        Je veux juste m’excuser de cette petite estocade a Nitchev lorsque je disais
        « Dois je comprendre que le racisme est une notion qui diffère d’un individu a l’autre ? Que selon qui est stigmatiser la notion n’a pas la même valeur ? Que le racisme pourrait etre acceptable si il est encadrer ? »
        Le but n’etait pas de vous traiter de raciste, mais de vous faire comprendre que votre discours sur la justice devenait odieux si l’on remplavcer Justice par Racisme. Les deux notions ne s’équivalent pas, de l’une on peut debattre, de l’autre non, pour preuve, vous avez tout de suite reagit sur la defensive. Pardonnez moi, mais vous ne vouliez pas repondre a mes question sur le debat.

        Je pense que sur le fond je suis d’accord avec vous. Il faut EDUQUER les racistes, leur expliquer les chose, mais le pint s’arrète la. Il n’y a pas de debat possible. Je vois que certains peuvent penser que je joue sur les mots, mais la notion est fondamentale. On n’est pas une « groupie » parceque l’on refuse le débat contre les racistes. Il n’y a pas de debat a avoir. L’argumentation n’est pas le debat. Vous dites « Si l’on s’autorise a ne pas discuter/débattre/parler », les trois notions ne sont pas les mêmes, et c’est la que je critique le choix des mot de OD.

        Comme vous le dites, il faut s’abaissser a expliquer. J’admire votre point de vue, mauis je pense (peut etre a tord) que vous le defendez parceque vous n’avez jamais eu a constater l’horreur d’un discours réèlement extrème haineux et raciste. Je dirai juste que je suis Sartre sur ce point. Le combat n’est pas le débat. Je ne pourrais que combattre des notions telles.

      • Merci ,encore pour ce Débat…

        Je ne fais Malheureusement pas partie des gens « qui préfèrent avoir tort avec Sartre que raison avec Aron » ^^ (désolé c’était facile).

        J’ai vécu en ex-URSS, aujourd’hui Russie et je vous assure que la façon dont sont traité les caucasiens, juifs, et noirs fait passer le racisme en France pour un problème de Sudoku ( des amis Ivoiriens ne prenait JAMAIS le Metro seuls, même au heure de pointe de peur de se faire agresser voir tuer….)…. Sauf que là-bas c’est une forte majorité de la population qui le pense, il est donc impossible de leurs dire que ce n’est pas bien et de refuser de parler avec eux et de les ostraciser car ils sont La Majorité. Il faut leurs démontrer point par point, phrase après phrase que l’on pense qu’ils ont tort. Si je m’étais contenté de dire: « C’est mal, oubliez cette idée » ils m’auraient répondu :  » On est la majorité, c’est normal/juste/bien/la tradition ici, c’est donc toi qui a tort » et l’on aurait pas progressé. Je me suis retrouvé a argumenter sur les supposés atavismes des noirs pendant des heures; Oui c’est un débat pas reluisant, mais je pense qu’il était nécessaire.

        Je préfère Débattre de tout et toujours remettre en cause ce que je pense être juste et vrai, même ce qui est évident (cf racisme, pédophilie et autre), quitte à brasser de la boue et me salir, que d’ostraciser une idées et des personnes qui y sont attachés au nom d’une conviction juste.

        Je comprends votre révolte et envie de détruire cette idée et je la partage, mais je pense qu’utiliser les armes de l’adversaire ( le mepris, la haine, le refus de débattre… je caricature un peu, mais haïr les haineux c’est toujours de la haine; ) n’amènera à rien…

        Pour conclure, je voudrais faire part d’une réflexion sur le racisme: Pour moi il n’est pas Monolithique, il y différents racisme et racistes pour de multiples raisons.
        On peut être raciste car on a grandit dans un milieu comme ça, dans ce cas il faut éduquer. On peut être raciste à cause d’un traumatisme/expérience personnelle et dans ce cas l’éducation ne marchera pas il faudra crever l’abcès et débattre démontrer que l’expérience n’était pas généralisable etc…. On peut être raciste car on croit a des théories racistes dans ce cas il faut débattre de ces théorie et les prouver fausses. On peut malheureusement être racistes pour des raisons parfaitement logiques et compréhensibles ( Il est dur de faire comprendre aux Bosniens que haïr les Serbes c’est mal et vice-versa, ils ont plein de « bonnes raisons » de se hair). Dans de nombreux cas le mépris et la lutte ne renverront qu’un mépris et une lutte égale du camp des « méchants ».

      • Je rejoins la position d’Ashruban, du moins sur le fond.
        Venant des sciences humaines (anthropologie), il ne semble pas en effet que le racisme à proprement parler (c’est-à-dire la certitude de l’existence de races, et d’une hiérarchie biologique entre elles) puisse aujourd’hui être assumé et prôné haut et fort par quelque personnalité médiatisée que ce soit. La raison en est simple : il a déjà fait trop de morts. Il ne peut donc même pas être l’objet d’un dialogue, ou alors seulement d’un dialogue de sourds, un camp accusant l’autre de raciste et l’autre s’en défendant.

        Il est intéressant de voir comment les partis de gouvernement opposent le FN à la République (UMP et PS menant un « front républicain »), sans jamais expliquer pourquoi (l’UMP doit pouvoir se droitiser sans tabou). Notre République est une et indivisible, et la première des leçons à tirer de notre Histoire, et à enseigner à chacun de nos enfants, c’est que la division de notre peuple, la stigmatisation d’une partie d’entre nous ne sera jamais le vecteur d’un projet de société, mais bien celui d’une dérive fasciste.

        Maintenant, sur la raison même de l’existence des idées du FN, dont la popularité trahit justement une grave défaillance républicaine, celle du devoir de mémoire ; le FN flatte nos bas instincts, réveille un certain esprit clanique, celui qui croit trouver refuge dans l’exclusion de la différence. C’est une réaction purement animale, qui sommeille en chacun de nous. Seulement, voilà ce qui fait de nous des humains et non plus des animaux : c’est notre capacité à faire société (et non plus clan), c’est à dire à s’ouvrir à l’Autre, à la différence, au partage, à exploser les délimitations du clan. Faire société, vivre ensemble, voici les seuls enjeux politiques, auxquels de multiples réponses se présentent, mais sûrement pas celles fondées sur la peur de la différence. Cette différence qui fait à elle seule la teneur de notre humanité et de nos sociétés contemporaines.

        Voilà pourquoi le racisme (qui se cache de moins en moins malheureusement) ne peut et ne pourra jamais être l’objet d’un débat politique : il est incompatible avec nos besoins d’humanité. Et les remontées de ses nouveaux leitmotivs représentent une régression humaine pour le débat, un énième retard dans l’évolution de notre société.

  26. Je vous invite à relire Jonathan Swift, le bébé se cuisine aisément de multiples façons, et c’est une viande très tendre qui ne se prépare pas du tout comme du gibier.

  27. Je viens d’effacer douze paragraphes. Ces douze paragraphes parlaient d’amour et de tolérance même envers l’intolérant, partant du principe que lui aussi est un être humain capable de penser au-delà de ses instincts territoriaux pour peu qu’on argumente avec lui.
    J’ai effacé. C’était niais.

    Sinon, j’ai apprécié la lecture de cet article. Je m’attendais à quelque chose de post-électoral, mais pas à ça. Je reste non-déçue. Après tout, grâce à l’article, j’ai découvert le tweeter de Benjamin Lancar et son talent prophétique digne de Nostradamus.

    Eoloplégiquement.

  28. A l’opposé de la plupart de vos lecteurs, je suis très dubitatif sur le contenu de cet article. S’attaquer aux groupies politiques c’est très bien, et pas forcément difficile. Ça fait bien longtemps que les discours types « pas de liberté pour les ennemis de la liberté » sont pointés du doigt comme étant stupides ou incohérents, encore qu’il faille mettre en contexte cette phrase de Saint-Just qui fait appel à une philosophie de la vertu moins simpliste qu’il n’y paraît.
    Prenons l’exemple de la discipline partisane au sein de notre assemblée nationale. Premièrement il est tout simplement faux de prétendre que le modèle est : la majorité vote les projets de loi ou les propositions de loi émises par la majorité, tandis que l’opposition s’oppose… Une loi passe automatiquement (sauf 49-3, procédure accélérée, autres procédures marginales et bien sûr décrets) entre les mains d’une commission parlementaire qui a pour objet d’amender cette loi. C’est à ce niveau que la vraie démocratie se passe car le dialogue y est réellement présent. Ce n’est pas ce que l’on voit à la télé car c’est la partie technique, chiante et néanmoins la plus importante. Les groupes d’opposition peuvent y avoir un réel impact pour deux raisons principales. La première est que la distribution des parlementaires au sein de ces commissions n’est pas proportionnelle à leur nombre, ainsi un groupe relativement conséquent mais minoritaire peut choisir d’investir suffisamment de parlementaires dans l’une des commission afin d’y jouer un rôle important et véritablement changer le sens de la loi. Ensuite parce-que dans chaque commissions parlementaire, soit le président de la commission soit le rapporteur (donc celui qui est en charge de l’agenda ou celui qui est en charge de la formulation de la loi finale) doit être issu de la commission. D’autres pouvoirs sont également utilisés par les groupes d’opposition (ex : questions de constitutionnalité ne requérant que 80 parlementaires il me semble). Le débat final n’est donc qu’une conclusion d’une procédure qui en soit est longue et relativement efficace, permettant, loin des caméra, de mettre en œuvre le dialogue démocratique.
    Ensuite la discipline de parti n’est pas en soit une mauvaise chose, surtout quand on sait que les différents groupes ont eu l’occasion à l’avance de se mettre au travail ensemble. La discipline permet un certain ordre et la dépersonnalisation de la décision. Le député ou le sénateur qui exprime un vote n’exprime pas son opinion, il ne fait que représenter les idées grossières (car devant être consensuelles) pour lesquelles il a été élu. Et on ne vote pas pour des hommes, on vote pour des partis. Le seul pays a avoir refusé officiellement les partis est l’Ouganda après 1986. Un référendum a annulé ce système après 2005 : ce système permettait les pires corruptions, empêchait les candidatures marginales (car pour mener une campagne il faut des moyens financiers et humains que les citoyens moyens n’ont pas). Donc il y a une logique d’ordre derrière, et de long terme : un avis c’est bien gentil, mais si tout le monde donne son avis et que tout les avis sont comptés dans une assemblée, il n’y a plus de cohérence possible sur le long terme. Et souvent l’ordre est plus efficace que la rationalité absolue.
    Voilà sur l’un des points soulevé par l’article. On peut trouver à redire à notre système, mais moi qui suis immigré et connait la situation d’un pays ou les gens ne sont pas moins cons mais beaucoup plus fractionné au nom d’une « liberté » qui au final détruit le tissu social, je pense qu’il est trop facile de prétendre comme certains commentateurs le font que notre système n’est pas démocratique ou, comme nous le fait comprendre le -brillant malgré ces réserves- tenancier de ce blog est pourri par le les groupies politiques. Ces groupies existent mais sont loin de représenter un pouvoir conséquent, et sous prétexte de pureté nous ne devons pas attaquer un système qui se révèle être au final relativement efficace.

    • Je ne suis pas entièrement d’accord avec l’article, mais pas non plus avec votre point de vue. Parce qu’il y a pire ailleurs, on ne peut pas avoir envie d’améliorer, de changer ? Et ce n’est pas parce que la corruption et les méfaits sont moins visibles, plus « sous le tapis » qu’ailleurs, qu’on doit accepter sans vouloir remettre en question les « outils » qui nous gouvernent, au nom d’une prétendue « efficacité-le meilleur des compromis pour les forces qui s’exercent ». A voir, à méditer :

      Psywar : http://youtu.be/2xuoa7tF-x8

      De la servitude moderne : http://youtu.be/rczhi-yOicA

      Le Revenu de Base : http://youtu.be/-cwdVDcm-Z0

      Objections courantes de Ben McLeish, sur une autre proposition de système : http://youtu.be/Qd2gLohbqCU

  29. Marrant comme il est convenu que la politique doit être l’affaire de professionnel(le)s, tout en s’étonnant du peu de diversités et d’idées (programmes ?) des partis en places.

    Question de point de vue, définitivement.

    • Marrant comme on considère que la médecine, la physique nucléaire, l’économie ou taaaaant d’autres domaines doivent être l’affaire de professionnel(le)s à compter d’un certain degré de complexité/gravité de la situation.

      Question de point de vue.

      J’ai fait un post encore moins constructif, record battu \o/

      • Vu une question de points : à combien comptez-vous le degré de complexité d’une affaire pour laisser le professionnel décider pour l’amateur ?
        Une nécessité certes, mais le risque de l’abus de pouvoir est tel qu’il faut de force songer à un contre-pouvoir. Les exemples dans notre société sont multiples. Ne serait-ce que l’électricien qui nous fait payer au prix fort un problème en réalité très simple (un exemple grossier j’en conviens, mais un exemple tout de même).

      • L’économie n’est pas pratiquée par des économistes mais par tout le monde.

  30. Merci, MERCI d’avoir écrit cet article; c’est fou, on dirait que parfois vous lisez dans l’esprit de vos lecteurs pour savoir ce qu’ils veulent^^

    Tant que le bon peuple votera pour des gens, des partis, et non des idées, ce type de situation ne fera qu’empirer, hélas. Un parti, en lui-même, est un carcan idéologique; s’il n’empêche pas le dialogue, il pose tout de suite des limites très difficiles à franchir: mais si j’ai des idées qui vont piocher de l’extrême-gauche jusqu’à l’extrême-droite, je fais quoi ? Si je suis globalement d’accord avec un candidat, mais que 3 ou 4 points importants de son programme me déplaisent vraiment, je me contente de la fermer et de voter blanc ?
    En fait, je plains ces gens-là: se sentir parfaitement représenté par un parti au point d’en faire la promotion à tous les carrefours, c’est déjà correspondre à un cliché assez énorme. Pas étonnant donc qu’on ait des « ouverts d’esprit » comme ceux-là…
    Je ne parle même pas de ceux qui ont une « tradition politique » dans la famille, et qui votent pour tel parti parce que papa/maman/grand-papa l’ont déjà fait, eux c’est une autre histoire…

  31. Après 40 ans de recentrage à gauche sur l’échiquier politique la morale revient sur la droite vite fait. Dans une vingtaine d’année la « pensée unique » tant blâmée par les médias (sic) serai celle de la droite conservatrice. Il sera de bon ton de parler d’Evola dans les dîners mondains de Montmartre plutôt que de la crise alimentaire au Tchad. Regardez de nos jours, pour certains comme c’est classe d’être un rebelle de droite dure….
    C’est le retour de bâton des sixties.

  32. Certainement le pire navet jamais chroniqué sur cet honorable site, ce « Elections Présidentielles 2012″.
    Un budget déraisonnable pour un coulis d’esbrouffe, des acteurs moins que convaincants, un scénar cousu de fil blanc, sans surprises ni souffle épique, des incohérences par packs de douze et ces effets spéciaux ! Les deux boss de fin ressemblaient à de mauvaises marionnettes d’un Harryhausen sous tranxène, surtout le gélatineux.
    Manquait plus que les flammes sur l’affiche.

  33. Que dire de plus, tout est dit… malheureusement il y a une majorité de groupies à avoir le droit de vote en France. Finalement, donnons le aux étrangers et enlevons-le aux groupies, la France ne s’en portera que mieux ^^

  34. J’aime votre plume, mais je ne suis pas d’accord sur tout. Mais plutôt que de blablater pour défendre ma définition de la démocratie, je vous invite à méditer sur les vidéos suivantes : http://youtu.be/2xuoa7tF-x8

  35. Un article qui manquait de saveur au départ mais qui finalement c’est bien achevé. Mais il est vrai qu’il est difficile de parler de politique sans parti pris.
    Chapeau bas monsieur.

  36. Je ne suis pas toujours être d’accord avec vos opinions, mais votre plume mérite toujours autant d’admiration ! Bravo !
    Cerise

  37. Bravo pour cet article ! Tous les inconscients ayant passé un peu de temps sur Facebook ces dernières semaines ne pourront que souscrire à votre point de vue. Les dialogues de sourds entre fanatiques lobotomisés sont amusants à suivre au début, mais refilent assez rapidement des envies de meurtre.

  38. Bonsoir, un peu de loin en fait, mais bon, je ne déconnecte pas trop de la réalité et de « l’exception française » (sourire ironique). J’ai beaucoup apprécié la lecture de cet article de même que celle des commentaires plutôts justes et hors la bonne morale descente.
    MErci pour ce bon moment

  39. En lisant cet article, on a presque l’impression que vous découvrez naïvement la politique et son fonctionnement, du coup, le ton un peu « donneur de leçon » passe moins bien.

  40. Omg j’ai l’impression d’être un parfait idiot, car j’apprends plein de choses en lisant cette page de commentaires ! Quand je pense que je fustigeais ceux sur le dernier article à propos des féministes (« les hommes et les femmes sont belles »).
    J’aime bien l’idée du vote de valeur, mentionnée par Hadrien Lanneau, et l’échange entre Nietchev et Ashruban m’a beaucoup appris (j’aime bien l’image du combat dans la boue). Je n’ai pas encore visionné les vidéos proposées, j’espère que c’est intéressant.
    Quoiqu’il en soit, merci à vous pour vos contributions !

      • Il suffit d’une main et d’un torse pour applaudir. C’est quand on veux applaudir sans les mains que les choses se corsent.

  41. Arff! Arff! Et re-arff!! Viva fidel! Selon Le theoreme ddmilgram la democratie n’est. Pa une forme viable de gouvernement le peuple est bete et des cretins elisent des cretins! versons une larme d’ali gator sur la groupie du peniste..muhaharff

  42. petit rappel historique en mots clés, google est votre ami (mais duckduck est bien aussi et pis c’est un mignon canard, quoi) : athènes, démocratie, tirage au sort.
    ^^
    sinon il reste l’anarchie mais ça va faire du darwin award à la pelle. laule.

  43. Vous serait-il possible de mettre des accent sur vos « a » majuscules, comme ceci À. Merci bien.

  44. Ah parce que ce n’est pas vous M. Le chien ?
    pourtant on aurait dit tout pareil mais sans la BD…

    (de mon point de vue c’était un compliment, notez bien.)

  45. L’ennui me pousse à lire des articles toujours plus anciens, et je note qu’au moment de l’écriture de cet article, les groupies tweetaient et les parlementaires lisaient pendant les débats. Maintenant la plupart des parlementaires sont rivés sur leur tablette ou leur smartphone et tweetent eux aussi. C’est fort triste comme exemple démocratique.

  46. Pingback: A VOIR : la vie des autres | Les Trouvailles·

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