Geek-chic, geek-shit

En soirée, on finit toujours par en croiser un.

L’oeil agile ne le détecte point de suite, tant il semble n’exister qu’aux confins de notre champ de vision ; sa simple existence parait nécessiter de formidables efforts pour que les personnes autour de lui finissent par le remarquer. Il est si insignifiant pour la plupart des gens que s’il apparaissait dans un roman, l’auteur ne prendrait même soin d’en parler ; tout au mieux, il dirait « Ah si, dans un coin, il y avait un mec qui jouait sur son téléphone, mais personne n’a retenu son prénom, alors revenons à l’intrigue : Paul avait décidé de dire à Cynthia qu’il l’aimait si fort qu’il avait envie de lui faire des enfants sur le capot de la R19 dans laquelle il avait eu un accident 6 mois auparavant » (tout le monde aura reconnu dans ce passage l’inimitable style de Marc Levy, mais passons) ; ainsi, il est possible que dans l’histoire de la littérature, des milliers de romans aient intégré ce personnage sans qu’aucun lecteur ne le sache : dans La Bête Humaine, il est peut-être sur un quai de gare à envoyer des Tweets sans qu’Émile Zola ne daigne en parler ; dans Tristan et Iseult, il discute probablement de la fin de la saison 02 de Dexter avec le Morholt (qui adore aussi Glee, qu’il regarde entre deux coups d’épieu empoisonné dans la gueule des passants) avant que celui-ci n’aille tatane Tristan, mais la légende ne l’a pas retenu. Enfin, il doit sûrement être dans le Da Vinci Code à prendre des photos du Louvre avec son Iphone, mais tout le monde s’en moque (du livre aussi remarquez, mais là n’est pas le sujet).

Cet être, c’est le Mi-Geek (qui est mi-geek, mi-raisin – attendez, qui vient d’écrire ça ? Qu’il se dénonce !), un individu hurlant être geek sans l’être.

Fléau des temps modernes, le Mi-Geek apparaît en nombre croissant dans nos sociétés occidentales, au même titre que les nouveaux produits Star Wars ou les infections urinaires. Tout comme le Migou est légendaire dans Tintin, faisant cordialement chier la moitié du Tibet à aller kidnapper des gens, courir la montagne pour faire peur aux alpinistes et déféquer devant la porte des monastères bouddhistes (d’où l’expression « couler un bonze » – bon ça suffit maintenant, hein, M. Ruquier, allez vous-en) pour jouer de bons tours aux pauvres moines se promenant en tongues, le Mi-Geek est un être de légende qui apparaît ici ou là pour ennuyer le bon peuple. Parfaitement invisible de prime abord tout comme son cousin des montagnes et appartenant presque au statut de légende à la réalité contestée (« Attends, on était pas que huit à la soirée chez Thomas ? Neuf tu dis ? Je vois pas du tout qui c’était le neuvième. Attends je recompte… naaan, on était que huit, je t’assure, tu as dû mal compter. Ah si, à un moment, j’ai cru voir une ombre dans la cuisine qui tapotait sur je ne sais quoi. J’ai sûrement rêvé.« ), le Mi-Geek fait partie de ces gens au physique passe-partout que l’on ne remarque jamais ; pourraient-ils braquer une banque que l’on ne saurait les décrire : plutôt grands, mais pas trop, pas gros mais pas maigres non plus… le visage de Monsieur Tout-le-monde… bref : vous avez compris le principe : nul ne sait reconnaître le Mi-Geek dans la foule des passants.

Sauf que sous cette carapace de banalité, ces créatures insidieuses ont développé une stratégie visant à les distinguer de la masse afin de briller en société : s’auto-définir comme étant quelque chose qu’ils ne sont pas, et faire tout leur possible pour le crier à la face du monde pour enfin avoir quelque chose à dire. Et pas de bol pour l’humanité, le choix est tombé sur un phénomène des plus ennuyeux : les geeks.

Ok, et donc, il y en a pour se réclamer de ça ?

Pourtant, le geek n’a rien de très glamour (souvenez-vous) : la police en trouve parfois en faisant des descentes dans des caves, persuadée que l’odeur faisandée qui émane du sous-sol d’un tranquille bâtiment résidentiel provient d’un discret laboratoire de drogue, mais nenni ! Au milieu des émanations de pets et des posters Anonymous, aux premières lueurs des lampes de la maréchaussée, on peut les apercevoir se disperser et chercher des zones d’ombre en sifflant et crachant comme des félins effarouchés qui auraient un peu abusé du kebab. Cependant, la police finit généralement par tirer dans le tas sans chercher à comprendre ce que sont ces êtres, ne laissant le temps à ces derniers que d’agoniser dans une mare de sang en choisissant leurs derniers mots (en général, une citation de Star Trek ou de Game of Thrones, geekerie oblige).

Malgré tout cela, le Mi-Geek continue de voir dans l’appellation « Geek » une sorte de label chic qui permet de se définir en société comme ayant une caractéristique vous faisant sortir de la masse des anonymes. En général, le bougre ne lie à cette appellation que le goût des nouvelles technologies et autres gadgets liés, s’auto-persuadant tant bien que mal que si si, grave que j’suis un geek, hahaha, tu sais pas quoi ? L’autre jour, j’ai joué deux heures à Angry Birds, j’suis trop accro à mon phone, un vrai geek ! Et puis bon : ça fait tellement bien d’appartenir à un groupe, au même titre qu’une gamine de 14 ans se disant « gothique » parce qu’elle porte souvent un t-shirt noir et aime Tim Burton.

Pourtant en soirée, comme je l’évoquais plus haut, le Mi-Geek est souvent discret de prime abord ; tout d’abord parce qu’il ne sort pas naturellement de la masse par son charisme ravageur, mais aussi parce qu’il passe tellement de temps sur son téléphone qu’au bout d’un moment, les gens ne se souviennent même plus qu’il est là.

Hélas, tel le sous-marin germanique se tenant invisible à l’écart du convoi de joyeux marins britanniques s’enivrant au son des vagues de l’Atlantique nord roulant contre la coque, le Mi-Geek finit toujours par trouver une occasion de passer à l’assaut pour plomber l’ambiance : qu’il s’agisse d’une âme charitable lui adressant la parole, d’un cercle mal fermé laissant une place où s’insérer ou tout simplement d’un malheureux isolé passant dans sa proximité immédiate (pire encore, si c’est un autre Mi-Geek, la comparaison avec le u-boot se poursuit puisqu’il se mettent à chasser en meute), il saura exploiter toute faille. Dès lors, il ouvre grand la bouche et en sort quantité de torpilles verbales qui viennent percuter les esprits honnêtes, faisant flamber les sujets intelligents et sombrer le niveau ambiant des conversations. En un mot, il s’empresse d’étaler sous votre nez ce qu’il qualifie comme étant sa « geekitude« , à savoir ses gadgets, applications et autres pouvant lui permettre de vous expliquer que halala, quel geek (et de préférence « quel geek avec du meilleur matos que tous les présents, mais je ne dis pas du tout ça pour faire un concours de kiki avec ce que je peux ! »)

Alors, Mi-Geek, même si tu n’as pas forcément conscience d’entre être un (« Ah non, moi pas du tout : j’ai un petit côté geek, voilà tout, je ne suis pas concerné !« ), comment t’expliquer que ta seule présence semble être une incitation à la relance de l’industrie du napalm ? Comment te faire comprendre que si l’on inventait une dynamo à mépris, tu nous permettrais de résoudre la crise énergétique mondiale ?

Disons-le simplement : Mi-Geek, tu es complètement con.

"Ho j'ai des lunettes et un Iphone : je ris de ma propre geekitude, holala !"

Trop loin des êtres humains approchables sans envie directe de les gifler (cette catégorie ne comprend donc pas Arthur ou Cauet par exemple), et trop distant des geeks de par ton inaptitude totale à avoir une véritable maîtrise du domaine que tu prétends connaître, tu n’es finalement qu’un technophile ; ce ne serait pas un problème en soi si tu acceptais de reconnaître cette appellation sans tenter de la transformer en « geek », parce que technophile, ça fait mouton-consommateur-high-tech et surtout, ce n’est ni anglais, ni à la mode. Mi-Geek, tu nous emmerdes avec ton iPhone sorti pour un oui ou pour un non, ton Mac « tellement fin qu’il tient dans une enveloppe » (et il faut te trouver une enveloppe de suite pour le prouver) alors que je sais pas toi, mais moi, je trimbale rarement mon matériel dans des enveloppes (surtout que comme le disait Antoine Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. A part ce que l’on met sous pli chez la Poste, des fois, ça fait juste pouf« , même si l’Histoire n’a pas retenu la citation entière), et nous n’en avons strictement rien à faire de savoir que tu as plus de followers que de follow, ce qui prouverait que tu es « influent » (on cherche encore en quoi) et que tu as une bonne gestion des hashtag pour faire le buzz. De la même manière, non, regarder des séries dans ton lit n’est pas un prétexte à dire « Quel geek je fais, huhu« . Ou alors, on peut aussi commencer à dire « Une fois, j’ai pris la voiture. Quel pilote de course je fais, huhu !« , ce qui, tu en conviendras, est un peu con.

Mi-Geek, si tu avais existé du temps de Moïse, tu peux être sûr que Dieu t’aurais introduit au palais de Pharaon pour faire choir une nouvelle plaie sur l’Egypte ; en effet, quelle civilisation pourrait résister à des hordes d’experts autoproclamés d’un domaine qu’ils ne maîtrisent pas ? Le Mi-Geek, c’est un peu comme Christine Boutin qui se déclarerait Love-Coach : on est sûr qu’elle le pense, mais on n’a pas encore bien compris pourquoi et on préfère éviter ses conseils. Mi-Geek, l’étalage de ton discours creux drapé d’atours supposément techniques permet à chacun de comprendre en un coup d’oeil à quel point tu n’y connais strictement rien et vis simplement au milieu de tes illusions. Mots en « -ing » en permanence parce que toi tu ne tweetes pas, tu fais du micro-blogging, propos anglais pour un oui ou pour un non comme ces jeunes garnements qui sortent d’école de commerce (pardon : de Management School) mais même pas foutus d’arriver à vendre leur propre formation, préjugés présentés comme des vérités générales façon « Pardon ? Tu ne travailles pas sur Mac ? Mais comment fais-tu, lol ! » parce qu’à force de vouloir te convaincre qu’avec ça tu faisais sérieux comme à la télé, tu as fini par en attendre autant des autres… autant de signes qui permettent à chacun de savoir que oui, tu es un Mi-Geek qui suit une mode absolument consternante consistant à prendre pour chic ce qui ne l’est pas (comme la plupart des modes, en fait), et que tu dois donc être bien malgré toi une sorte d’enveloppe vide errant sur deux pattes se réclamant de n’importe quoi.

A titre de comparaison, tu serais un peu comme un type qui se proclamerait « un peu mécano, grease monkey tu vois » parce qu’il adore aller au salon de l’auto, même s’il n’y pige rien à la mécanique mais qui tente de caser « joint de culasse » le plus possible pour faire expert à chaque fois qu’il croise quelqu’un, bien qu’infoutu de simplement trouver seul où se trouve le boîter à liquide lave-glace sur sa voiture. En fait, simplement un type qui aurait envie de s’inventer des qualités pour mieux parler de sa voiture neuve.

En deux mots, un beauf, qui comme tous les beaufs, suit la mode pour mieux se mettre en avant.

Vous comprenez cette blague ? Et bien non, ça ne fait pas de vous un geek pour autant. Flûte alors.

Evidemment, tout cela pourrait rester sans conséquence : le Mi-Geek serait finalement simplement un personnage des plus ennuyeux (qu’importe son sexe) tentant de se définir au travers d’un terme qu’il ne comprend pas lui-même. Mais hélas, la chose est bien plus affreuse : ils incarnent désormais un fléau pour les sociétés modernes, puisque leur passion pour les gadgets technologiques et la passivité des gens à ne pas les renvoyer à leur incompétence crasse leur permet de faire carrière dans les métiers du web, au grand dam des gens un peu doués qui y travaillent et voient ainsi des pelletées de gros nuls être déversées dans leur domaine sous les acclamations de la hiérarchie des braves travailleurs, persuadée qu’elle vient de recruter des cadors d’internet (après tout : ils utilisent des mots en « -ing » et ont un Mac, ils sont forcément sérieux pour le vieux décideur lambda). Certains domaines encore jeunes, et où il est encore difficile de distinguer le bon grain de l’ivraie (et Corky d’Einstein) pour le mécréant sont donc envahis de ces enfants du démon, comme par exemple :

- « Community manager » : ce qui est bien avec le web, c’est que la génération qui a grandi – ou presque – avec l’outil n’est pas encore la plus âgée, et donc les décideurs qui pensent encore minitel et bebop peuvent se faire baratiner par le premier type venu qui leur dit « Je maîtrise twitter, j’ai au moins 217 followers » ; du coup, entre la personne vraiment apte à animer une communauté, et celle qui rédige des tweets à base de « @porco_banana Regarde ce que je viens de trouver : une vidéo avec un chat arc-en-ciel qui fait « nian nian » ! C’est lol #cat #fun » – posté le 07 mars 2012 , c’est un peu comme mettre dans la même catégorie de journalistes Joseph Pulitzer et Ariane Massenet : la simple existence de la seconde donne des envie de balles dans la bouche au premier (mais pas forcément pour sa bouche à lui, hein, attention)

- « Expert web-marketing » : grâce à sa puissant maîtrise du web, le Mi-Geek en web-marketing peut donner d’astucieux conseil à ses employeurs : « Faudrait faire de la pub sur internet et sur les socials networks« , pour au final, se retrouver à taper plein d’enthousiasme des newsletter bourrées de fautes qu’il enverra à ses clients en oubliant de cocher la case « correspondant caché« , puisqu’il était occupé au même moment à lire une news sur « Comment Foursquare va équiper l’armée américaine » sur un site sérieux du genre Lepost.fr (c’est communautaire, c’est social, c’est web2.0, c’est donc génial).

- « Consultant Social Web » : ses conseils sont si merveilleux qu’il faut les payer pour qu’il les prodigue ; parmi les experts de ce genre, je me permets de vous citer quelques conseils et explications véridiques (j’insiste) entendus de la bouche de Mi-Geeks :

  • « Il vous faut votre propre réseau social : on ne peut pas créer de groupes privés sur Facebook » (on sent l’expert)
  • « Des ordinateurs pour faire du tableur ? Des iMac, ce sont les plus performants. 1 500€ pièce, avec un pour chacun de vos gars, ça fait 20. » (si vous voulez la fin de l’histoire : les mecs ont acheté parce que le responsable des acquisitions informatiques était aussi un Mi-Geek)
  • « Ahaha, mais enfin ! Twitter n’a aucun rapport avec des statuts ! Le créateur affirme le contraire sur la page officielle, mais il se trompe » (c’est vrai : quel petit prétentieux ce créateur de Twitter de prétendre savoir pourquoi et comment il l’a créé, intolérable)

- « Blogueur indépendant » : chômeur, ça le faisait moyennement sur un CV, le Mi-Geek finit donc en général par ouvrir un blog pour expliquer qu’il gère trop le internet, et qu’accessoirement, il adore prendre des photos de son chat, « Link », avec son smartphone et aidé de l’ami Instagram. De fait, il est « indépendant » car personne n’a jamais voulu le payer pour de la pub, mais ça fait beaucoup plus classe que « Mec pas lu » (ce qui n’est pourtant pas un mal en soi : tout le monde commence par ça, mais le Mi-Geek ne supporte pas l’idée de ne pas être adulé pour son génie dès la première semaine). D’ailleurs, il parle souvent de « blogosphère » aux gens n’ayant pas de blog pour donner l’impression qu’il appartient à un tout, tel un chaman défoncé à la ganja expliquant qu’il est l’ami des arbres et des écureuils puisqu’il appartient à la planète.

Le Mi-Geek, c’est un peu cet écuyer encombrant et un peu con que les chevaliers pouvaient autrefois prendre sous leur aile : il est gentil mais on ne peut lui confier que des tâches de base puisqu’il n’est pas très doué, et personne ne lui parle quand on est entre hommes de guerre parce que l’on sait que ça reste avant tout une grosse tanche, mais sitôt ledit écuyer devant ses potes vachers qui n’y connaissent rien à l’armée et à la guerre, il fait le kéké en disant « Ahaha, oui, c’est une épée dernier modèle que je porte là… regarde, regarde, le pommeau, il est super ouvragé, t’as vu ? Moi, homme de guerre ? Ouiiii un peu, oui, j’ai un p’tit côté… enfin p’tit… ouais, chuis trop un homme de guerre en fait, huhu ».

Alors non : les geeks, ce n’est pas chic.

Vouloir leur ressembler et devenir un ersatz de ces créatures peu ragoûtantes, c’est déjà faire preuve à la fois d’un goût curieux et d’un certain sens de l’absurde. Les geeks, c’est très sale, ça parle de trucs techniques poussés et ça a des passions qui font que lorsqu’on les traite de « geeks« , ils sont les premiers à s’en défendre parce que merde, c’est pas très gentil vous savez. Seul le Mi-Geek prend l’appellation pour un compliment, persuadé qu’être geek, c’est avoir une caractéristique un peu cool qui signifie « amateur de gadgets technologiques » et que oui, vraiment, il aime les smartphones et poster des âneries en ligne, alors il est forcément geek. Et puis surtout, il aime faire croire au tout venant qu’il maîtrise la technologie et est donc le type le plus moderne du coin, les autres autour de lui n’étant que de foutus passéistes conservateurs qui ne pigent rien à rien.

Mi-Geek, rends donc service à l’humanité : tweete si cela te plait, mate des séries si tu l’entends ainsi et achète les ordinateurs qui te font envie, mais par pitié : arrête de vouloir te faire passer pour autre chose que ce que tu es : un simple consommateur de gadgets technologiques.

Et je ne dis pas du tout ça car je viens de voir qu’un certain parti venait de lancer une plate-forme « socialgeeks« , utilisée par des gens se définissant comme tels mais toujours pas foutus de comprendre la différence entre une page et une personne sous Facebook.

Travailleurs sérieux de l’internet : je vous plains.

161 réponses à “Geek-chic, geek-shit

  1. Ah mais pardon, je ne suis pas geek, je suis un gamer. Je passe facile 2 heures tous les week-ends à jouer à Call of duty.

    (retro-gamer parce qu’on a fait quelque partie de pac-man et bien aimé, c’est encore plus prétentieux)

      • Plus fort que fort « Mon chamy élem est lvl 85 total stuff à WoW »

      • Ne pas comprendre une chose dont on se fout ne la rend pas ridicule :)
        Perso j’ai jamais compris les plans de la Prius, je m’en tamponne la nouille avec une pelle, c’est pas pour ça que c’est foncièrement arriéré.
        Il est facile de devenir mi-geek, il est encore plus facile de tomber dans la mi-critique. Ça a d’ailleurs un nom: la démagogie ;)

      • Un vrai no-life ne dit pas « full stuff », mais plutôt « full T9″.

  2. Sachant que je viens de lire un article de Blog sur mon Mac, article dont j’ai été prévenu par une Newsletter et un Tweet sur mon iPhone…

    Vais-je brûler en enfer ?

    Maître OC rôtira à mes côtés ??

    Introduction, Thèse, Antithèse, Conclusion

    Vous avez 1h.

  3. Le plus gros problème de ces mi-geeks est qu’ils copient leur modèle sur de nombreux points, mais pas celui de l’alimentation: si seulement ils pouvaient être atteints de pizzaïolite aigüe, ils seraient plus faciles à neutraliser.

  4. Bossant pour du vrai dans l’informatique, je sais pas combien de fois on a pu me dire « lol c’est vrai ? moi aussi je suis trop un geek » (+ « j’ai un iphone aussi quoi ! » ou encore, le fameux « je joue à wow, je suis niveau 40, carrément ! »)

    Pour le coup, je vais pouvoir leur twitter (ou envoyer sur msn, puisque ces gens n’ont pas la moindre idée du fonctionnement d’un e-mail) l’article, merci Odieux !

  5. Excellent article, je le tweete de ce pas.

    « si vous voulez la fin de l’histoire : les mecs ont acheté parce que le responsable des acquisitions informatiques était aussi un Mi-Geek »

    Histoire vraie? (ça serait beau)

    • Histoire vraie.

      J’avais eu le fin mot de l’histoire grâce à une splendide photo affichée sur Facebook montrant la « salle des opérateurs » et ses nouvelles machines.

      Autant vous le dire : je suis parti pleurer dans mon oreiller pendant plusieurs jours après ça.

  6. L’espèce se développe de plus en plus et c’en est soulant de les entendre s’extasier sur leurs nouveaux IPhones super géniaux et t’as vu la nouvelle fonction… Enfin, un excellent article m’sieur Connard, espérons que ça développe un nouveau sport, le « claquage de bec » envers ces Mi-geeks relou !

  7. Le mot « geek » a perdu tout sens depuis qu’il est devenu à la mode, voici une dizaine d’années aux USA ( et auparavant, c’était une dénomination assez péjorative).
    Les gens qui revendiquent le fait d’être « geek » et en font un point d’honneur, quel que soit leur degré d’expertise technique, sont de risibles crétins.

    Typhon

    • Est-ce qu’avant il y a une dizaine d’année, il avait du sens ? Je sais qu’à une époque il servait à designer les « monstres » forains qui n’étaient pas difformes, mais qui mangeaient la tête de poulets vivants. Mais geek appliqué à un amateur d’informatique ou à un handicapé social, j’ai bien l’impression que la définition n’a jamais été bien précise.

      • Certains se réclament d’être geek sans l’être d’autre sont des nolifes et sont appelés geek (donc merci de savoir faire la différence), d’autres sont des geeks, restent dans leur coin à jouer sur minecraft ou Skyrim, sans faire chier les gens.

      • Merci pour cette intervention qui n’apporte pas grand chose, George, mais la question de la définition exacte de geek remonte a bien longtemps avant qu’on voit apparaître les « no-life ».
        Est-ce que les trekkies sont geeks ? Est-ce que les académiques complètement passionnés de physique, au point d’en être handicapé socialement, son des geeks ?

      • Et puis il faut faire la différence entre le nerd et le geek, le nerd ayant ce côté plus « scientifique » et péjoratif que le geek, qui est devenu plus « cool » au fil des années. Mais bon le truc vicieux c’est qu’il y a des multiclassés, mais je suis bien d’accord pour dire que le « technophile » est casse-bonbons.

      • Arduinna, le geek était un des freaks. Je n’ai pas voulu employer ce mot parce que j’essaie d’employer notre bon vieux français à son plein potentiel sans piocher en permanence dans la langue anglaise, et j’ai donc utilisé le mot «monstre» à la place de “freak”.
        Si vous ne voulez plus, Wikipédia est votre amie.
        Pour votre deuxième message, je vais faire dans le recyclage de commentaires, c’est toujours agréable pour un paresseux comme moi :
        «Il y a de toute façon pleins de définitions de geek différentes. Et pleins de définition de nerd différentes. Et pleins de gens qui partent en croisade pour enfin éduquer les gens sur la différence fondamentale entre un geek et un nerd, le problème étant qu’en général ils disent l’inverse du précédent évangéliste qui n’utilisait pas la même définition de nerd ni la même définition de geek.»

      • Moi je trouve ça bien mignon de dire du mal tant des geeks que des mi-geek, mais autant préciser ce qu’on entend par là. Trop d’acceptions différentes pour des mêmes termes ça donne de très mauvais emplois de geek-nerd-nolife-technophile-fanboy-otaku etc.
        Parce que prétendre que le geek est un handicapé social boutonneux qui fait une allergie à la bouffe saine, d’aucun pourrait décrire comme une (légère) extrapolation, hein. Toute petite.
        Messieurs-dames, pour que les Mi-geeks et les pseudo-intellectuels (on dit « branleurs » aussi) ne se reproduisent pas TROP vite (soyons lucides quand même), autant parler d’un sujet après un minimum de documentation :) A tous les utilisateurs (en termes péjoratifs ou non) des appellations suscitées, jetez donc un oeil aux différentes définitions:) Même si effectivement chacun a son avis sur le sens de chaque terme, on retrouve quand même des éléments assez récurrents pour s’en faire une idée globale. Parce que critiquer bêtement pour faire le buzz on a déjà Zemmour, je le rappelle.

  8. « (pire encore, si c’est un autre Mi-Geek, la comparaison avec le u-boot se poursuit puisqu’il se mettent à chasser en meute) »

    « il » est au pluriel, évidemment.

    Sinon merci d’avoir formalisé quelque chose qui m’irritait depuis un certain temps déjà.

  9. Cet article était amusant, quoiqu’un peu répétitif ; vous semblez avoir eu des expériences désagréables avec les gens que vous qualifiez de « mi-geek » !

  10. Je souhaiterais une critique complètement conne et odieuse du « John Carter » de Disney.
    Je sors du ciné, et c’est une catastrophe…
    Quelle trahison de ce cycle pourtant épique, en littérature !

  11. Voilà un article que je ferais tourner.

    Cher Odieux Connard, sur votre lancée, qu’est-ce qu’un gamer ? Existe-t-il des mi-gamers ?

  12. J’ai bien aimé ce billet, j’ai beaucoup ri et je suis d’accord. Mais je tiens à souligner que le fait de s’y connaître vraiment en informatique n’est pas synonyme d’être un geek.
    Par exemple moi, je m’y connais, je suis étudiant de L3 en informatique et j’adore ca et c’est ma passion, je programme pas mal aussi, et pourtant je ne suis pas un geek !
    Pire, je n’ai pas de twitter je sais à peine comment ça marche, et je vais sur facebook assez rarement, juste pour espionner quelques filles physiquement intelligentes.
    Par contre, les gens qui passent leur temps à parler de séries et de jeux vidéos, à se lancer des répliques de séries avariés et à regarder des films de metteurs en scène et producteurs occultes à qui on aurait du interdire il y a bien longtemps de tenir une caméra, ça c’est des geeks… et c’est insupportable :(.
    Les gens qui s’y connaissent beaucoup en informatique ( mais pas assez pour être appelés hackers au même titre que les dev de linux par exemple, ça c’est le niveau au dessus ) devraient avoir une appellation aussi. Histoire de pas être confondus avec ce que l’on est pas.

      • Merci. Si ca t’intéresse de beaufiser ensemble, j’ai mis la deuxième saison complète de Jersey Shore sur Freenet ! Rock on !

    • Il y a de toute façon pleins de définitions de geek différentes. Et pleins de définition de nerd différentes. Et pleins de gens qui partent en croisade pour enfin éduquer les gens sur la différence fondamentale entre un geek et un nerd, le problème étant qu’en général ils disent l’inverse du précédent évangéliste qui n’utilisait pas la même définition de nerd ni la même définition de geek.

      • Ou sinon fautdrait arrêter de mettre des étiquettes. Comment ça je suis socialiste ? Arrêtez faut pas déconner avec ça, c’est 10 ans de placard aux States.

      • informaticien???
        Autrement dit: une personne dont le domaine d’activité consiste à travailler sur l’automatisation des traitements de l’information.
        Sombre ringardise, pas même un mot en -ing & rien de préfixé en i-, personne ne saurait se reconnaitre dans pareil étymologie à peine plus bitable que la féminité de Bernadette-malgorn.

    • @ectod: ils en on une d’appellation: « programmeurs », « codeurs », « devellopeurs », « libristes », « bidouilleurs », « hackers », toussa…

  13. Etant un vrai technophile (dans le sens où je me renseigne sur tout ce qui concerne les nouvelles technologies, du hardware au software), je dois dire que l’arrivée massive de ce genre de personnes est particulièrement agaçant…

    Le niveau d’un technophile pourrait se juger à sa capacité à justifier le moindre de ses achats technologiques. Acheter un smartphone, très bien, mais pourquoi celui-là ?
    La plus part du temps, ce genre de personnes pensent que « plus c’est cher, mieux c’est », donc leur argumentaire est généralement tellement faible que cette simple question met en péril tout leur stratagème du « j’m’y connais ».

    La dernière fois qu’un jeune hipster-bobo-mi geek est arrivé vers moi, en me lançant à la figure son iPhone 4S et son MacBook Air, puis en me chantant des louanges dessus, je l’ai vite recadré quand il s’est aperçu que je connaissais mieux ses produits que lui-même.

    • Oui mais malheureusement ce Mi-Geek va se reproduire . . . faut être plus radical, faut exterminer, vitrifier.. enfin que sais-je.

    • Perso j’ai un iPhone parce que c’est jailbreakable et qu’on peut facilement coder ses applis via haxe/cpp/objc et un mac Air parce qu’un autre système basé unix qui gère des softs comme la gamme creative suite d’adobe sans emulation ça existe pas vraiment.

      • La question c’est pourquoi acheter un iPhone à la base déjà. Et aussi pourquoi Apple en fait un système aussi fermé ( d’ou le besoin du jailbreak ). Et pourquoi ils obligent à utiliser la gamme creative suite d’adobe, c’est encore marrant ça aussi. T’achètes un Android t’as pas besoin de le jailbreak, on sait ce qu’il y a dedans ( kernel linux embedded et bionic-libc ) et en plus tu peux vraiment aller trifouiller le bordel si tu veux avec le NDK si tu aimes pas le Dalvik-Java. Ca tient pas tellement la route ton argument.
        Tu achètes un iPhone pour faire classe et pour épater les filles / les copains / faire riche, je comprends. Je ferais sans doute pareil si j’en avais les moyens.

      • T’es conscient du non sens de tes arguments ?
        Tu achete un produit fermé, deux fois plus cher qu’un produit ouvert, parce qu’on peut le jailbreak ?

        Pour le prix de tes deux produits playskools version 20ans et plus, j’ai la meme chose en windows/linux/androit whatever (donc avec plus de fonctionnalités et qui ne visens pas des assistés) et j’ai de quoi sortir 3 soirs par semaines pendant 3 mois.

      • En ce qui me concerne je suis une brelle en info, j’entrave rien à la programmation et aucune envie de passer des plombes à bidouiller mes machines. Je bosse avec, pas dedans et j’ai vraiment d’autres priorités que d’apprendre tout çà. Je veux du simple et qui marche bien et donc je suis sous? Sous? Ben ouais Mac. Et IPhone. Han merde, trop la loose, huhu. J’ai juste pas envie de me casser la tête, je trouve ça vachement justifié :)

  14. A vrai dire je suis entre deux émotions en lisant ce billet, la colère et l’énervement, pour diverses raisons bien inutiles à détailler. Le mieux est encore de tenter de prendre du recul. Je vais donc limiter mon propos.

    Il est simplement intéressant de voir comment on stigmatise le geek mais qu’en même temps on souhaite parfois lui ressembler, voire se donner une posture supérieure et auto-rassurante en tentant de l’analyser/le catégoriser…

    Les cases servent principalement à faire des raccourcis pour se pavaner dans des argumentaires bon marché. Je pense qu’un être humain est bien plus complexe à définir.

    • Balancer entre la colère et l’énervement, ça doit vraiment donner le mal de mer !
      C’est un peu comme osciller entre la joie et le bonheur, ou varier entre la tristesse et le désespoir.

    • je suis assez d’accord avec toi. Ce billet (certes caricatural, certes écrit pour rire) me gêne par le mépris débordant qui transpire de ses lignes. Mépris envers une catégorie de personnes qui peuvent effectivement, avoir des manies agaçantes, qu’on pourrait dans une certaines mesure regrouper pour leurs comportements similaires, mais ça s’arrête là pour moi. Pas besoin de partir en croisade contre la moitié des 15-25 ans de ce pays…
      A part ça…. je crains que la définition du mot « geek » ne soit bien floue, ce qui à mon sens, empêche à la fois de décrire l’ensemble de la « communauté » au moyen de clichés éculés et qui ne correspondent à à peu près aucune réalité effective, et de partir du postulat de base que « un geek c’est répugnant » et que quiconque se réclame geek est un taré complètement à la masse. Qui est plus geek, de celui qui se désigne par ce dénominatif, ou de celui qu’on appelle ainsi ?

      • Oh mon dieu : un article d’Odieux Connard qui suinte et déborde de mépris ? Je suis vraiment choqué. Je trouve ça odieux. Définitivement, l’auteur doit être un connard. Un odieux connard.

        À bien y réfléchir, on pourrait presque penser que c’est justement le postulat de base du blog, d’être tenu par un odieux connard. Et donc que pour les gentils bisounours, il faut chercher ailleurs.

  15. Très vrai cher Connard, cependant vous omettez une partie du problème : les gens qui n’ont rien compris au statut de Geek et qui vous en affublent d’autorité. Et voilà que du haut de mon statut de blogueuse amoureuse de culture web qui a compris ce qu’était un agrégateur de flux RSS (méga complexe), je me retrouve présentée à des inconnus comme « tu sais quoi elle a pas l’air comme ça c’est une vraie geek hahaha »

    Je n’ai même plus la force de protester.

    • C’est un peu pareil, parce que je sais lire le readme pour installer un crack photoshop et comprendre « remplacer l’executable » on me prend pour le nerd de service (car non, geek n’est pas seulement lié a l’informatique, cf les gens qui mangent des Comics matin midi et soir par exemple) Alors que je passe pour un vrai kikoo auprès des vrai connaisseurs

      • Dit toi qu’il y a des gens qui juste par le fait de remplacer l’executable.exe par le fichier crack.exe s’autoproclamment « hacker » ! :-)

  16. « Si l’on inventait une dynamo à mépris, tu nous permettrais de résoudre la crise énergétique mondiale »

    Merci, cher Odieux, pour cette saillie très néo-Audiard…

    Les cons d’aujourd’hui sont descendus de leur orbite pour pédaler dans les centrales !

  17. Hallelujah Odieux! Moi aussi, il m’agace assez les mi-geeks… Personnellement, je le revendique assez d’être une geekette! Mais parce que je ne savais pas que j’en étais une! J’ai toujours été pas mal rejetée, n’ayant pas les mêmes goûts que les autres filles, ne trouvant personne avec qui parler de toutes mes passions, brulant d’en découvrir d’autres!

    Et puis j’ai rencontré des geeks, des vrais. Qui effraient un peu les gens, qui les trouvent pas forcément ragoutants au premier abord. Moi, je me suis sentie bien au milieu de ces gens qui parlaient d’éventrer un dieu monstrueux avec leur personnage de JDR, qui parlaient de tel jeu obscur et faisaient des LANs jusqu’à pas d’heure, qui trimballaient leurs dés 100 toujours avec eux…

    Alors ces mi-geeks aka des faux technophile qui se la pète parce qu’ils peuvent se payer des produits Apple, ces mi-geeks qui se déclarent geeks seraient incapables de ne pas prendre leurs jambes à leur cou, de se sentir mal à l’aise et s’ennuyer auprès de nous… Le moyen de les éradiquer, c’est que les geeks leur rabattent leur caquet!

      • Déjà testé une dizaine de fois depuis des années! 26% total geek! Est ce que c’est une version plus récente, plus actuelle? Parce que bon… y a des trucs un peu passé de mode! XD

      • Ahaha non c’est bien le même! Il y a plein de trucs que je sais qui ne sont pas là-dedans et des trucs que quasi aucun geek au monde de nos jours ne connaît car effet de mode passé… Sachez monsieur, en tout bien tout honneur, que j’adore par dessus tout le cinéma (notamment fantastique et science fiction), les comics, les livres fantastiques (et classiques mais ça!), j’aime le jeu de rôle, les jeux vidéos, que je travaille dans une licence pour le web, que j’aime également de plus en plus les mangas… et il me reste tant à découvrir! Par contre, je suis pas technophile pour deux sous…

      • Merci monsieur le plus classe du monde, je sais maintenant que je suis une « major geek ». Je ne pensais pas être atteinte à ce point… :/

      • C’est amusant mais très exagéré, comme test. En tant que prof de latin avec une bonne culture générale, j’arrive à 18,9%… Ils ont tendance à confondre geek et esprit ouvert (je ne vois pas ce qu’il y a de geek à jouer de plusieurs instruments ou à apprendre une langue vivante, par exemple). Alors que tout ce qu’on pourrait me reprocher, question geek, c’est d’aimer la sf…

      • Au dernière nouvelles j’étais à 35%, sans être plus technophile que ça.
        J’ai compris que j’étais une geekette le jour une amie, une fan de comic books/rôliste/passionnée d’astronomie/etc. en couple avec un ancien champion de France de cartes Yu-gi-ho, m’a dit le plus sérieusement du monde : « Tu es la fille la plus geek que je connaisse. » XD

        Et mon téléphone est un Xpress Music Nokia vieux de trois ans. ^^

  18. Merci. Étant actuellement en plein semaine de concours blancs, l’attente d’un nouvel article était la seule chose qui empêchait mon suicide, et bien j’avais raison d’attendre! Et maintenant j’essaye de survivre jusqu’au prochain.

  19. L’exemple du pilote de course est malheureusement déjà vu de mon côté.

    A part ça, on trouve l’équivalent des mi-geeks dans tous les domaines : Francis Lalanne est un mi-hippie, qui s’y croit parce qu’il a une guitare. Marc Lévy est un mi-écrivain, qui s’y croit parce qu’il a réussi à terminer un livre. Le chef du restaurant « les platanes fleuris » qui réchauffe du Brake est un mi-cuisinier. De nombreux jeunes sont des mi-politiciens qui s’y croient, parce qu’une fois, ils ont distribué des tracts.

    Le mi-geek, au moins, paient pour ce qu’ils croient être et n’en exploitent aucun bénéfice (à la différence des quelques usurpateurs en exemple ci-dessus). Et leur budget technologie, j’aimerais bien l’avoir pour mes voyages, moi le mi-routard.

  20. Euh… Vot’Excellence, a la fin du premier gros paragraphe, trois ligne avant la fin, vous n’auriez pas une soudaine et irrésistible envie d’ajouter un « r » à « tatane » ?

    Sinon, le laule fut grand !

  21. On sent que vous en avez gros contre les mi-geek (vous avez répété au moins 5 fois le même argumentaire). On vous a obligé à utiliser un iMac au boulot contre votre avis, c’est ça ? (je compatis, ça fait mal quand dans l’onglet « paramètres avancés » on trouve seulement trois cases à cocher…)

    Sinon la citation de Lavoisier sur la poste est énoOormissime !

    Geek est devenu un terme un peu fourre-tout, il prend tellement de sens différents que de nouveaux termes plus précis ne vont pas tarder à apparaitre pour définir chaque sous-catégorie.

    • Cela existe déjà : nerd, otaku, gamer, no-life, rôliste, etc. Mais le geek n’est il pas celui qui cumule plusieurs passions et cherche la voie de la connaissance du futile et du presque utile? =)

      • Merci pour cette belle définition mais personellement, je ne mélengerais pas Geek, Nerd ,Otaku, etc…

        Pour les différentes sortes de Geeks, je me référerai a l’image « the evolution of the geek »

        (Google est ton ami).

        ps: un Otaku est il le stade ultime du No-Life japonais?

      • Oui je connais aussi ces définitions mais je trouve qu’elles sont fausses. Personnellement, je ne mélangerais pas non plus Nerd, Geek, Otaku, etc… Pour moi, un geek, c’est quelqu’un qui partage plusieurs de ses passions et non pas une seule prédominante comme sur Evolution of the geek… Sinon on appelle juste cela un passionné. Point.

        Un geek est pour moi un passionné des univers de l’imaginaire quelles soient sous format Film, Livres, Bandes-dessinées (mangas, comics), Jeux vidéos (PC ou consoles), Jeux (jeu de rôle, cartes magic) etc saupoudré avec un intérêt très important de l’informatique (mais pas obligé!). La définition qui me semble la plus juste est celle de wiki!

      • d’accord, un point vous :-)

        C’est vrai que ça fait bizarre de devoir se définir comme « un peu de ce geek, pas du tout de celui ci, beaucoup de celui là… ».

        En général, je me contente d’un « Un Geek, c’est un passioné » mais c’est effectivement trop restrictif (ma cousine serait une Geek version twillight? argh!).

        Je reprendrai en tout cas votre définition, avec votre permission.

        Le bonjour à Stilgar :-)

    • *s’incline et rougit*

      Dès le moment où dans ce schéma on met un geek de football ou de glee, c’est que la personne n’a rien compris! (et le geek de livres qui aime Twilight et Narnia? o_O) Dieu vous préserve surtout d’avoir encore à faire avec cette cousine! XD J’ai réussi à détwilightiser ma soeur et j’en suis fière!

  22. Comparer le Mi-Geek au U-boot, le « Greywolf » chassant l’anglais apeuré dans l’atlantique-nord, en meute, quand la proie se fait bien juteuse.
    Bah mon gars. C’est pas banale…
    Mais ça dilate véhément l’orifice rectal, chapeau !

  23. Je tweete depuis peu et je suis quelques spécimens « mi-geeks » qui sortent 36 anglicismes par semaine, j’avoue avoir du mal à saisir toute cette salade à propos de la « E-reputation » et autres termes de marketeux vides de sens, d’ailleurs je vais sûrement les virer de mes abonnements.

    Pour le coté « chic » il faut relativiser, il s’agit tout simplement de fashion-victims ou d’happy-fews qui bondissent sur le moindre objet symbole extérieur de (petite) richesse, tout ce qui est à la mode en gros (Ibidule, Mini Cooper, T-Shirt Armani etc..). Toute la panoplie (en moins bien) du modèle de réussite d’aujourd’hui, le yuppie avec le paraître comme but et le fric comme foi.

    Mais ça va se complète bien, une sorte de boucle du vide, le modèle, ses crieurs et ses suiveurs.

    Le terme « Geek » est devenu un peu comme « Punk », un mot tellement galvaudé et mis à toutes les sauces que son sens originel s’est perdu en cours de route au point que tout ce qui est alternatif à la pensée unique passe pour du « punk » aujourd’hui. Comme tout ce qui est technologique passe pour être « geek ».
    Plus grave, Il n’y a qu’à voir le glissement sémantique du mot terroriste, quand on désigne par le même mot des tueurs preneurs d’otages et des activistes saboteurs c’est qu’il y a un vrai problème.

    Ceci dit je déteste Apple tout autant que l’auteur, en plus cette compagnie est devenue la première capitalisation boursière au monde, c’est tout à fait raccord avec le modèle de notre époque.

  24. C’est un peu pompé d’une vieille note de Boulet, tout ça… en particulier le passage sur « les séries uh uh uh ».

    • Oui, tout à fait. Vous avez l’oeil.

      D’ailleurs, je l’ai aussi pompé en parlant des filles qui aiment les vidéos de chatons, des prénoms comme « Théo ou Léa » partout, ou encore des gens qui écrivent n’importe comment sur Facebook. Je m’étonne ça n’ai pas été relevé plus tôt.

      De là, plusieurs solutions peuvent apparaître :
      – Soit on vit dans la même société
      – Soit je connais des gens qui pompent sur Boulet, parfois avant même qu’il n’ai réalisé une note (ils ont des pouvoirs spatio-temporels surpuissants)

      Hmmmm, c’est pas facile. J’irai poser la question.

  25. On remarquera habilement que les mi-geek, c’est en grande partie à cause d’Apple.
    Avant le marketing d’Apple, parler du modèle d’ordinateur (ou dans une moindre mesure, du téléphone) qu’on avait choisi, ce n’était pas «in», c’était plutôt l’inverse.
    Bref, ce n’est pas un hasard si tous le matériel cité dans l’article à une pomme dessinée quelque part, c’est la preuve que le marketing d’Apple marche bien trop efficacement pour le bien de l’humanité !

  26. C’est bizarre, en lisant cette note j’ai eu le visage de David Abiker qui m’est apparu (non sans mal d’ailleurs).
    Mais si, vous savez le journaliste « geek », celui qui est expert d’internet sur canal +.
    Il est forcément expert il a une chronique ou il explique ce qui fait le « buzz » sur twitter. Un homme comme ça c’est forcément un journaliste de fond, pas un mec qui sait juste lire les tendances mondiales faites par le site lui même.

  27. Monsieur OC, on vous sens agressif au possible avec ces gens. C’est bien dommage que vous ne nous fournissiez pas quelques pistes pour :
    -vraiment éviter le mi-geek en soirée (puisque le détecter est ardu)
    -Se débarrasser du mi-geek (votre fameuse pelle j’imagine mais quoi d’autres ?)
    – (pour la journée de la femme j’ai une pensée) LA mi-geek est t’elle sexuellement compatible avec ses gadgets pour être (un peu) intéressante ?
    – Enfin dernière question si je mets mon geek et un mi-geek dans la même pièce (sans électricité) TRES longtemps qu’est ce qui en ressort ?
    Bref votre billet est en dessous des études anthropologique auquel nous avons eu droit (ninja, geek, roliste) et qui ont fait (en partie) votre succès.

  28. J’ai personnellement l’impression qu’il ne s’agit pas du tout de geek dans cet article.
    Il s’agit simplement de types qui suivent bêtement la mode. S’il s’était agi d’une fille, on l’aurait cataloguée « cruche blonde anémiée qui lit Elle toute la journée en grignotant des cupcakes et en se barbouillant de make up et de Chanel et en portant des Louboutin ».
    Chez un homme, point de maquillage, point de bijoux, mais une accumulation d’accessoires technologiques qui donnent l’impression d’être beau, intelligent et surtout fashion. La preuve, les magasins de bijoux proposent maintenant pour les hommes des pierres précieuses…pour leur iphone.
    Il ne faudrait donc pas confondre toutes les étiquettes : le « mi-geek » n’est qu’un mec qui tente d’être à la mode, et si personne ne le remarque c’est peut-être parce que tout le monde s’habille comme lui : en plus la mode masculine se limite en ce moment à s’habiller en noir, alors c’est sûr que dans la pénombre d’une soirée on devient vite invisible.

  29. Je comprends pas pourquoi des gens peuvent trouver le statut de geek chic. Car étant informaticien de formation quand je dis a des gens mon job on me cale tout de suite l’étiquette du geek de service et ya rien de glamour là dedans. En général ils pensent que les seuls choses que je fais c’est être devant un ordinateur H24, que dailleur c’est ma seule passion et que je suis un pauvre asocial qui ne sort jamais de chez lui… Et ben , non en fait, perdu/

  30. Tsk tsk, l’illustration tirée de « The Big Bang Theory » est à côté de la plaque; ce sont des ‘nerds’ pas des ‘geeks’. Devoir à la maison: réviser les nuances entre nerd, geek, dork, dweeb, etc. En tout cas, ce phénomène date déjà de quelques années, essayons d’anticiper la suite: « Je text 2 fois plus que je n’appelle, j’suis trop un autiste, LOL ! », « ‘tain comment tu fais pour te rappeler du nom de tous les acteurs sans checker sur imdb, t’as Asperger ou quoi !? » Je verrais bien l’autiste-chic émerger de Millenium pour sublimer geek et goth.

    En tout cas, bravo pour un article bien mieux écrit et bien plus entertaining, pardon, amusant, que les enfonçages de portes ouvertes sur Cage et la génération Twilight.

    • P.S.: Suggestion de sujet plus d’actualité que les geeks: les trolls. Un commentaire précédent me rappelle qu’apparemment les mi-geeks français découvrent le trolling, les rage comics et autres memes qui font mouiller les hackers de 14-15 ans sur artoftrolling depuis un bail. Bref, depuis le buzz ACTA/SOPA/Anonymous, c’est trendy d’être un piratroll.

    • Oh, merci merci de venir si gentiment illustrer ce phénomène que j’évoquais quelques commentaires plus haut :
      «Il y a de toute façon pleins de définitions de geek différentes. Et pleins de définitions de nerd différentes. Et pleins de gens qui partent en croisade pour enfin éduquer les gens sur la différence fondamentale entre un geek et un nerd, le problème étant qu’en général ils disent l’inverse du précédent évangéliste qui n’utilisait pas la même définition de nerd ni la même définition de geek.»
      Proposition : partez plutôt dans la brousse évangéliser les bons sauvages au nom du Christ, c’est encore plus gratifiant que d’évangéliser les inconnus du net sur une soit-disant différence de sens entre geek et nerd. Promis. Vous pourrez les menacer de brûler une éternelle agonie en Enfer, c’est quand même autre chose que de simplement menacer les gens d’avoir l’air ridicule.

      • Bien sûr il y a pleinss de définitions et de prosélytes, mais étant en faveur de la maïeutique, je me suis bien gardé de jouer au second en citant les premières. De l’ensemble des usages et définitions ressortent néanmoins des éléments concrets de différenciation, nuances que je suggère de découvrir pour affiner sa connaissance du sujet et son argumentaire. Ah, malheureusement je n’ai pas le temps de vous en apprendre plus sur les Evangiles, le Christ et l’Enfer, mais je vous encourage à vous renseigner, votre usage péjoratif de ces concepts me faisant soupçonner un manque de culture à ce sujet. Le ridicule ne tue pas, alors que l’ignorance…

  31. Merci ! Merci ! Merci m9nsieur odieux pour cette analyse ô combien pertinente. Le mi-geek a fait tant de mal, surtout en milieu professionnel où il est difficile de le gérer, de le remettre à sa place sans passer par le traditionnel parpaing…

    Le mi-geek fait du mal aux vrais geeks, car le grand public et le client pressé ne font confiance qu’aux frimeurs et aux beaux parleurs, pas aux véritables passionnés, ouvrant ainsi au mi-geek les portes de la réussite sans qu’il n’en ait jamais eu les clés…

  32. Il n’empeche qu’a lire les commentaires, on distingue une espece de devotion quand a tes lecteurs, comme une souverainté de l’odieux.

    Alors peut etre serait ce une adoration du style, un clin d’oeil de soumission quand a la verve plutot bien maniée.

    Je crois plutot que c’est de la peur, parceque tu manie bien le verve et que tu aurais donc la repartie pour casser tout plein de gens grace a ta repartie.

    Enfin, si les billets sont chouettes, les commentaires dans ce style sont tout aussi divertissants :)

    • Penser que quelqu’un fait peur à des pseudo derrière son clavier en les cassants comme un BN (ou un Brice de Nice) c’est tout de même un peu simple.
      N’élève t’il pas le niveau faces à d’autres blogues, avec un vocabulaire riche, des références nombreuses, et des échanges entre lecteur qui apportent leur pierre à un coup de gueule ?

      Parler de dévotion ou soumission je trouve ça un peu fort. (autant dire d’OD qui est aussi nul qu’un scénariste de film de Nicolas CAGE, et traiter ses lecteurs d’illuminés, pire ! de fan de twiligth).

      Par contre l’idée d’une souveraineté de l’odieux me plait beaucoup. Il ne peut être que le tyran de son propre univers. Libre à nous d’y rentrer ou d’y sortir d’un simple clic.

      • Oui enfin ce n’etait qu’un avis proprement justifié par…

        ta réponse :)

        En effet, il est beaucoup de qualités littéraires dans ces ecrits, j’imagine assez bien que comme moi, ce n’est pas pour la beauté de la charte graphique que de nombreux lecteurs s’attardent ici bas. Inutiles de les citer dans ce paragraphe, d’autres l’ont bien assez fait et la redondance bien que parfois utile n’est pas vraiment quelque chose d’efficiente lorsque tout le monde est d’accord sur le fait.

        Toutefois, refuser le terme de devotion et admettre l’idée de souveraineté, c’est un peu le chien qui se mord la bite.

  33. Je suis depuis quelques mois un lecteur assidu de l’Odieux (puisse sa prose nous réjouir longtemps encore).

    Si j’ai décidé aujourd’huide m’exprimer, c’est que cette phrase m’a interpellé

    « ça a des passions qui font que lorsqu’on les traite de “geeks“, ils sont les premiers à s’en défendre parce que merde, c’est pas très gentil vous savez. »

    Je me considére moi même un Geek (verdict du test mentionné plus haut: 39%, Major geek), et ne me sens nullement insulté si l’on me qualifie ainsi, ni ne le nierai.

    Ma réaction variera plutot entre « oui, et fier de l’être » a « oui, et mes gouts et passions, la façon dont je vis, me rendent heureux… peux tu en dire autant, Non-geek?) selon le ton employé.

    Je ne suis nullement technophile, mais je me suis de moi même immergé dans cette culture au fur et a mesure (Lecture de SF, Jeux de Roles, de plateau, Informatique…) et revendique fiérement ma Geekitude, que celle ci soit a la mode (concept qui m’est plutot étranger au quotidien) ou non.

    ps: par contre, mon régime alimentaire n’est pas a base de pizzas.

  34. « tu n’es pas un geek, tu n’es qu’un technophile »…putain mais la violence!! Celle-là je la retiens, je comptes bien m’en resservir.

    Je sais pas si vous lisez tous les commentaires, mais si vous arrivez ici, sachez que je vous remercie d’inventer des concepts (ici celui du mi-geek, donc) qui me permettent de conformer ma perception des choses à la réalité (ou l’inverse, je sais pas).

    PS: j’ai mis dans le champ « site web » l’adresse d’une vidéo d’un testeur de jeux qui présente -ici- le film batman et robin. Et si vous vous demandez pourquoi je fais ça, dites-vous qu’après tous les articles que vous avez écrit, je vous dois bien 20 minutes de travail à perdre.

    Saloute

  35. juste au passage, travailler justement dans le monde du web (je suis un .NET developper (ing) ^^ ). Bref, en tant qu’informaticien-développeur d’applications web, il est vrai qu’on attire un peu ces personnes. Au delà de la fausse appellation geek qu’ils trimballent, j’ai plus tendance à les appeller des « marketeux » que des « mi geeks »…
    comme tu dis, ils ont tous un I-Cher (et des fois meme plusieurs I-Chers, et meme un I-TresCher), et parlent avec des mots en e truc et maching…
    En fait, ce qui m’agace le plus, ce sont justement ces termes, qui donnent l’impression de s’y connaitre mais qui, au final ne veut rien dire (dont le dernier encore beaucoup trop plébiscité à mon gout: le BUZZ)…
    Allez faire un tour sur http://www.dack.com/web/bullshit.html et vous tomberez sur le genre de phrase qu’un marketeux peux sortir pour faire IN mais qui prouve juste une chose auprès de ceux qui s’y connaissent VRAIMENT: ca veut rien dire

  36. Certes, les gens qui mesurent leur propre virilité à la taille de leur I-chose, c’est chiant. Mais, honnêtement, quand on bosse dans le web, le plus chiant c’est ce besoin perpétuel de comparaison. Et je ne parle même pas du « ah, t’es informaticien? tu sais jailbraker un Ipetquipue alors, non? toi aussi tu fais ca comme ca? et tu as quoi comme applications?

    En ce moment je rencontre pas mal de gens qui pensent que ce que je fais ne nécessite absolument aucun diplôme, parce que « moi aussi j’ai appris l’HTML pendant mon cursus, et, hein, le PHP c’est pas difficile, j’ai appris tout seul ». Du premier au centième, on en rigole. après, ca commence à devenir légèrement lourd de devoir expliquer à chaque fois que bon, hein, y’a pas que HTML et PHP, y’a aussi tout le reste, et le serveur il se configure pas tout seul, et de toute facon je t’emmerde, si t’as appris tout seul y’a environ 90% de chances à ce que ton code soit crade, strictement pas optimisé et absolument pas aussi opérationnel et réutilisable qu’il pourrait l’être si t’avais fait tes études dans le domaine et que ce qui suffit pour foutre un blog personnel sur lequel on parle casual gaming en ligne n’en est pas moins une solution médiocre.

    Quand j’ai une fuite dans la cuisine et que je refais ma plomberie moi-même, certes, y’a une chance pour que ca ne lâche pas dans la semaine. Mais il est certain aussi qu’un professionnel un minimum conscienscieux le ferait mieux, et plus vite que moi. Ce serait cool qu’on applique cette évidence aux informaticiens avant que je sois retraité.

  37. À quel moment « Le blog d’un Odieux Connard » qui se voulait (je crois) humoristique s’est transformé en logorrhée virtuelle du pauvre mec qui pense que tout ce qui ne lui ressemble pas ( ou qui lui ressemble trop ?) est issu d’une caste inférieure qui ne mérite que le mépris et le dégoût ? J’ai bien du mal à trouver un article marrant quand il se résume à expliquer à tout un chacun pourquoi il est en fait une belle merde et qu’on devrait lui gerber à la gueule.

    Surtout que notre cher OC – et il en est bien conscient (on sent à quel point il a ramé pour remplir les lignes de cet article, l’exercice de l’autoflagellation n’est jamais simple) – fait tout autant partie de cette petite catégorie de « geeks » (moi, vue la description, j’appelle ça des hipsters, mais peut-être que vous préférez vous identifier comme « geek », dans votre fort intérieur) qui twittent, bloguent, vont sur facebook, regardent the big bang theory en VOST dans leur lit en s’autocongratulant d’être vraiment trop des nerds.

    En plus c’est honteusement pompé d’une note de Boulet (qui, elle, était drôle et légère, et qui ne suintait pas l’auto-dépréciation).

    Les « geeks », les vrais, ont au moins la tolérance que vous n’avez pas. C’est quoi le prochain article ? Après « les geeks c’est tous des gros porcs qu’ont devrait empêcher de procréer », aura-t-on le droit à un article sur « les pédés c’est vraiment contre-nature et pédophile et on devrait les abattre » et « les femmes c’est juste bon à faire le ménage, à se faire sauter et à fermer sa gueule » ?
    Je parie que ce jour là, vos chers « followers » continueront à vous encenser et à trouver que l’insulte gratuite (et désormais tout sauf destinée à être drôle, apparemment) est un témoignage du génie littéraire. Mais à force de vouloir jouer au « connard » pour attirer les lecteurs parce que c’est à la mode (-> »olol je suis tellement cynique je suis un peu le Docteur House français ! ») vous avez fini par en devenir mauvais. Dommage.

    • Attention ami lecteur : un indice se cache dans le titre de ce blog, saurez-vous le retrouver ?

    • Personnellement, j’ai pas trouvé ce billet aussi drôle que d’autres. OC écrit bien, avec des facilités, mais pour moi, ce blog n’est pas intégralement humoristique. Par exemple, l’article « le chat, ce jean-foutre », m’avait arraché de longs rires douloureux, et embué mes yeux de larmes. Mais d’autres articles, comme celui sur la com, ou bien lorsque OC s’expliquait quant à ses critiques de films (l’histoire de l’offre et de la demande, etc.), ou encore celui-là, sont plus sincères. On sent qu’il y a là un sujet qui agace profondément le rédacteur du blog, et qu’il désire cracher sa fougue et déverser son fiel tout en y attribuant une petite pointe d’humour glacé et sophistiqué.
      Après, OC joue son rôle de sale aigri, mais je pense qu’à l’instar de beaucoup de ses lecteurs, ce personnage m’est plus sympathique que la sinistre populace outrée à laquelle tu sembles appartenir.
      Je pense qu’on peut bien se marrer un peu et regarder d’un oeil torve et malfaisant certaines franges de notre humanité, avant de leur uriner dans les yeux en les forçant à nous appeler « maman ». C’est là notre droit le plus strict, et lorsque tu auras compris ce droit, qui est aussi un devoir, finalement, tu rejoindras la Grande Famille des… ben des gens un peu comme nous.
      Cordialement,
      Le Passeur.

      • non mais je pense que pour tout comprendre il faut lire jusqu’au bout, et la référence à un parti politique qui crée un réseau social qui s’appelle socialgeek. Moi aussi je lolerais fort en grinçant bien des dents quand même, donc je comprends le fiel contenu dans cet article.

        Sinon je fais 31% au Geek Test \o/

  38. j’ai ri.
    « geek » est une insulte très péjorative (mais tout le monde ne maîtrise pas l’anglais en dehors des mots en -ing comme « personal branling » par exemple, hin hin hin) visant à comparer le présumé adulte concerné à…un pré-ado boutonneux con-sommateur (j’ai mis un tiret, sérieux? la vache, ma méchanceté déborde), petit être en recherche de reconnaissance sociale par divers biais dont celui de l’usage de son portefeuille débutant (beaucoup plus aisé que l’usage de ses attributs sexuels, mais rassurons-nus cette étape finira par être passée aussi), ceci probablement pour compenser le manque affectif dont la société moderne fait souffrir ses enfants m’enfin on va laisser la psychanalyse de comptoir et de masses à jean Jacques Le Pochtron qui officie au Pmu du coin fès 7h 45 tous les matins ou aux rayons développement personnel de la fnac (si tu déprimes cours-y, il y a là bas toujours matière à rire).
    j’ai ri encore davantage à la lecture des commentaires…il semble qu’il n’y ait pas que la vache broutant au pré qui ait tant besoin de son étiquette à l’oreille, ignorante qu’elle est de ce que cette parure signale par avance -et c’est là sa seule raison d’être-sa triste fin en steak haché ou en daube…
    Prenez garde cher odieux que tous ces égos cruellement blessés ne trouvent un jour votre identité irl, je ne suis pas certaine que votre cave aurait la capacité d’accueil nécessaire.

    • Troll?

      Que le terme Geek ait été une insulte, je suis d’accord, mais, en français comme en anglais, le sens des mots évolue, et dépends du contexte.
      Je ne crois pas qu’aujourd’hui quiconque se sentirais offensé de s’entendre dire « tu n’est pas un mauvais bougre ».

      Quand a définir un pré-ado, la tranche d’age n’est pas la bonne, un geek ayant besoin de quelques années de plus pour ne serait ce qu’avoir les centres d’intéréts geekesques, sans compter le temps d’aquérir des connaissances dans ces domaines.

      Non, un gamin collectionnant des cartes panini ou pokémon n’est pas un geek, c’est juste un… gamin.
      (par contre, oui, la formatoion du con-sommateur commence trés tot).

      La reconnaissance sociale? le geek a du y renoncer, à l’exclusion de celle de ses pairs.

      Enfin, je pense que tu serais surprise du nombre de geeks ayant un bon niveau d’anglais, cette langue leur étant nécessaire pour pouvoir aquérir le niveau « avancé de leurs connaissances.

      ps: tu n’as jamais eu de boutons lorsque tu étais ado?
      pps: mais, on a tous une étiquette, même toi :-)

  39. Je bosse dans un milieu ou il est :
    1) Théoriquement impossible d’être un bon professionnel sans être à peu près au point sur les NTIC (et je dis a peu près au point, dans le sens connaitre une suite bureautique, connaître le fonctionnement d’un réseau social de loin, savoir faire ctrl+f pour rechercher une info sur une page…)
    2) Ou mon encadrement m’a encore dit hier qu’ils ne savaient pas ce qu’étaient une « playlist » et un « webzine ».

    Je précise que mon travail est une vraie pompe à merde pour ce genre d’individus qui se font passer pour des experts. Notamment un mec dans un poste précédent qui se prétendait « expert en veille technologique » et que je n’ai absolument jamais vu travailler d’aucune autre manière qu’en allant consulter des vidéos de chats.

  40. Finalement, le mot « geek » est en train de subir la même chose que le mot « punk » ou « grunge ». « Punk » au départ c’est une insulte, récupérée par ceux qui l’étaient pour se différencier de la masse et affirmer leur style. Ensuite c’est devenu tout le contraire de ce que c’était à l’origine: hyper-commercial, calculé et conformiste.
    Geek pour moi ça désigne un féru de nouvelles technologies, mais surtout quelqu’un qui s’intéresse aux sciences, à l’informatique, au JV, voire aux animes ou à la littérature fantasy, etc. Si maintenant de simples consommateurs qui veulent montrer au monde combien ils sont riches brandissent leur Iphone et donnent des conseils dignes d’une grand-mère qui découvre Windows, tout en se réclamant « geeks », alors le mot subit le même sort; on ressort les symboles et les signes distinctifs, qui à la base ne sont pas une fin en soi, pour donner à un mot un sens purement commercial…

    Mais ça fait surtout joyeusement chier les vrais geeks qui se retrouvent décrédibilisés par ce genre de truc.
    Voilà ce que c’est quand on veut se coller une étiquette; même si le jeu vidéo est mon loisir favori, perso je n’oserais même pas me prétendre « gamer », vu les trucs impressionnants que savent (et font) les vrais gamers, par contre je trouverais ça jouissif de cramer sur un bûcher quelqu’un qui se donne ce qualificatif juste parce qu’il vient de jouer à tout ce que le casual gaming a vomi de plus mauvais sur cette Terre…
    Mais bon allez, « Geek is not dead » :-P

    • La même. Mais n’aie crainte, camarade, cela signifie que nous avons conservé notre âme.

      • Ce sont des éléments du langage informatique html qui sert à faire les pages web. Dans ce langage, on utilise des balises pour définir le contenu. Par exemple, un texte entre et s’affichera en … Gras.

        La, on est entre et , donc entre les deux, on trouve des seins (tits est l’equivalent de nichon en francais) Qu’est ce qu’on se marre chez les geeks !

        Envoyé de mon iPhone. (huhu)

      • Évidemment les balises ne s’affichent pas… Il faut lire et puis et .

      • Enfer et damnation.

        [ gras ] et [ / gras ] puis [ tits ] et [ / tits ]

      • Le second effet kiss cool de cette blague, c’est qu’en lisant le code html d’une page web, la première chose que l’on voit c’est le qui est le titre de la page (et qui se traduit aussi par la « tête »). Or, quand on regarde une femme, la première chose que l’on voit ce n’est pas la tête mais les seins, d’où le .

      • Le second effet kiss cool de cette blague, c’est qu’en lisant le code html d’une page web, la première chose que l’on voit c’est le « head » qui est le titre de la page (et qui se traduit aussi par la “tête”). Or, quand on regarde une femme, la première chose que l’on voit ce n’est pas la tête mais les seins, d’où le « tits ».

        On remarque d’ailleurs que je ne suis pas un geek, car je n’ai pas anticipé le fait que les symboles de balise n’apparaîtraient pas dans mon message précédent ^^

  41. Il y a un boîtier à liquide lave-glace sur la voiture, et si j’ai bien compris, le « joint de culasse » ne se fume pas?

    Ah d’accord. Tout s’explique…

  42. Les gimmicks, certes, m’enfin, sont pas pires que les intéllourds qui ne jurent que par le dernier auteur ouzbek qui fait fureur et qui cassent Levy et Nothomb à grand renfort de clins d’œil complices. Ils se ressemblent dans le fond, à force de vouloir universaliser leur singularité…

  43. Je suis pleinement d’accord sur le fond de l’article; à savoir les gens qui se font passer pour ce qu’ils ne sont pas (mi-geeks, mi-mécaniciens, mi-quoi-que-ce-soit) pour se donner un statut et tenter de faire briller leur inexistence en société.
    Par contre, en crachant sur les geeks aussi, vous ôtez toute légitimité à votre propre article et perdez toute crédibilité. C’est dommage de gâcher un si bon sujet; excellent début, mais décevant sur la fin.

  44. Merci Oc pour ce billet qui enchante mon lundi matin. D’ailleurs connaissez vous la dernière tendance chez les mi-geek ? Porter un masque Anonymous. Peut être un point de départ pour un prochain billet ? « je porte le masque de V je suis trop un cyber hAckIviste lol ptdr »
    Sur ce, bonne journée

  45. Le terme « geek » est et restera péjoratif pour les professionnels.
    Je suis admin système et réseau, et je n’aime pas ce qualificatif qu’on aime tant me coller sur le front.
    Je suis un passionné, et j’en ai fais mon métier c’est tout.
    Un pro qui s’auto-qualifie de « geek » est un rigolo.

  46. Les mots ne peuvent s’empêcher d’évoluer, « geek » finira par prendre le sens de « technophile » dans l’opinion, tout comme « connard » a pris selon moi un sens autrement plus flatteur depuis que j’ai découvert ce blog.

    Ne vous en déplaise.

  47. Bonjour,
    Merci de votre sollicitude cher Odieux, mais je pense quand même que les « vrais » et sérieux travailleurs du web n’ont pas trop de soucis à se faire face à ces charlots qui se font, un jour ou l’autre, démasquer et remettre à leur place. Enfin la plupart du temps j’imagine..

  48. Mieux que les mi-geek, les vrais geek qui s’ignorent et qui rient de leurs camarades. On les reconnait notamment par :

    => les blagues douteuses sur World of Warcraft – qu’ils appellent chaleureusement « WoW » et qu’ils ont quitté pendant deux semaines pour aller tester Tera ;

    => les « +1″ (oui, dire « j’approuve » ça fait tellement désuet) ;

    => les pseudos chevaleresques du genre Eragon (grand chef d’oeuvre entre autres au passage) ou bien « dark (du genre « Darkshadow » ou encore « Deadknightofthedead »).

  49. Les commentaires me rappellent des scientologues devant SouthPark.
    L’ironie, vous recevez sans problème, mais l’humour, vous supportez pas…

  50. Tu confonds les geeks ou ici mi-geek avec les fans d’Apple, ce qui est je trouve totalement malvenu. On a le droit d’être geek (qui ne veut en soi rien dire de plus que passionné) mais ne pas être l’entité que tu prends ici plaisir à dénigrer. Cible mieux tes victimes avant de t’en prendre à des gens qui n’aiment que regarder des séries de la sf/fantasy ou bien passer du temps sur les jeux vidéos. Ton billet n’en sera que moins désagréable et tout autant intéressant, car qui peut apprécié ce que tu as défini ici comme mi-geek qui me parait plus ressemblé aux apples addicts de Norman? Enjoy it http://normanfaitdesvideos.com/2012/02/15/les-apple-addict/

    Tues les eux et laisse les autres devant l’écran, tout le monde n’en sera que plus content.

  51. Très bon , j ‘ ai un mi Geek qui ma fait caca sur mon blog d ‘ ailleurs , a propos des nouveau métiers 2.0 , je connais une geek qui c ‘est reconverti la dedans et je n ‘ y vois pas de mal , elle connais le C++ , c ‘est ce qui est une balise HTML , compétente , mais ll est vrai que les trois quart des community manager …

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