La photographie, c’est facile

Lecteurs, lectrices.

Aujourd’hui encore, je reçois du courrier de la part de l’un d’entre vous, hanté par de lourdes questions existentielles ; permettez-moi donc de partager avec vous cette saine lecture. Lisons donc.

« Cher Monsieur Connard,

Jusqu’à la semaine dernière, j’étais un homme riche et adulé ; certes, pas autant que vous, mais chaque jour dans mon bel uniforme blanc, je faisais rêver quantité de vacancières aux poches débordant de pognon. Or, suite à une sombre histoire de manoeuvre ratée (avez-vous déjà essayé de faire un créneau avec un paquebot ? C’est un peu comme une R19, les clignotants en moins, mais passons), je me retrouve sans emploi. Du coup, je me demandais si vous ne connaîtriez pas une autre filière où je pourrais continuer de fréquenter des nanas aussi riches que niaises, et où aucune compétence ne serait requise pour briller de mille feux.

Amitiés,

Francesco S.

P.S : Vous me devez bien ça, sinon je raconterai aux carabiniers ce que vous avez fait à cette jeune enseignante tchèque au large de Malte.« 

Cher Francesco, je comprends bien évidemment votre désarroi, aussi imaginez-vous bien que si je vous réponds ce jour, c’est bien parce que je veux vous aider par pure bonté, et pas du tout à cause de votre mystérieux post-scriptum (je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler, et par ailleurs, je vous rappellerais que vous m’avez aidé à la lester, alors, hein, ho, attention canaillou).

Aussi, je vais vous confier un formidable secret : il existe bien un domaine dans lequel aucun talent n’est exigé, et qui permet de fréquenter de la blogueuse mode en veux-tu en voilà, créature niaise et aux poches débordant de pognon s’il en est. Et ce domaine c’est…

La photographie lifestyle

Si vous ne connaissez pas le principe, sachez qu’il est assez simple à résumer : longtemps, on a pensé que la photographie était une sorte d’art, demandant pratique, attention et inventivité pour approcher la maîtrise ; on trouvait même dans ce milieu des cours et formations pour armer les photographes en herbe afin de les aider dans leur longue et difficile quête du cliché parfait. Si en ce temps, le monde vivait heureux, amateurs et professionnels pouvant disserter en paix tout en échangeant autour de leur passion commune, on raconte qu’un jour, un vieux scientifique qui tentait de faire revenir d’entre les morts la seule femme qu’il avait jamais aimée se mit en tête de composer une mixture capable de donner vie à ce qu’elle touchait ; or, sa femme de ménage, qui était d’un naturel plutôt tête-en-l’air, confondit quelques temps plus tard, alors qu’elle s’apprêtait à faire une machine, le produit avec la lessive : à peine avait-t-elle fermé la porte de la salle d’eau que du hublot, une lumière étrange se mit à filtrer.

Quelques heures plus tard, quand la soubrette revint pour étendre le linge, quelle ne fut pas sa surprise ! Une chemise à carreaux particulièrement laide, le genre de truc que seul un scientifique veuf et à demi-fou pourrait décemment acheter, avait pris forme humaine. On aurait pu imaginer qu’elle aurait pris l’apparence d’un bûcheron en hommage à son apparence originelle, mais une surdose de minidoux dans la machine en avait fait un coupeur de bois un peu chochotte, le genre qui aime trop la nature pour l’abîmer, et qui se met deux doigts dans la gorge pour vomir après chaque lampée de sirop d’érable pour essayer de ressembler aux garçons des magazines.

Bref, si la chemise était vivante, elle était toujours con comme du coton : le premier hipster était né.

« Je déteste être heureux : c’est bien trop populaire »

Bien sûr, la légende ne dit pas ce qu’il advint des autres vêtements qui étaient dans la machine ce jour là, mais il est assez évident de deviner qu’ils donnèrent naissance à d’autres créatures de classe ultra-bobo du même genre ; on peut ainsi voir ce qu’est devenu un vieux débardeur, un t-shirt avec des tâches de graisse de saucisse, une serviette de table de 1976, ou encore un slip.

Or donc, les hipsters, ces créatures crypto-branchouilles à mi-chemin entre une blogueuse mode et un des philosophes maudits qui hantent les skyblogs ont rapidement découvert la photographie, qui a un gros avantage par rapport au dessin ou à la peinture : le matériel coûte cher. C’est donc forcément plus chic qu’un foutu crayon ou qu’un pinceau usé. Et rapidement, pour ne pas faire dans le classicisme absurde de nos sociétés, ils ont inventé le concept de « Photographie Lifestyle« , dont l’avantage est de ne demander ni talent, ni technique.

Mais alors, qu’est-ce que c’est ? Parce que je parle, je parle, mais comme à mon habitude, je m’égare et m’écarte du sujet. Voyons donc.

Si j’essayais de penser comme un hipster, c’est-à-dire, que je m’enfonçais un tournevis dans le nez jusqu’à me gratouiller le cerveau, je dirais que la photographie Lifestyle, c’est la poésie des petites choses, la beauté des instants spontanés et naturels qui ponctuent nos vies et que nous ne prenons pas le temps de coucher sur papier glacé ; c’est le regard complice entre deux êtres qui s’aiment, l’étincelle dans l’oeil du penseur solitaire, la magie d’une feuille chutant en virevoltant par une belle soirée d’automne avant de se poser dans l’onde claire d’un ruisseau oublié.

Bon par contre, vu d’un oeil extérieur, la photographie Lifestyle, c’est à peu près l’opposition complète de cela : c’est tout sauf spontané, et à peu près aussi poétique qu’une heure d’écoute de C.B de routiers.

Mais plutôt qu’un long discours, essayons de comprendre avec des exemples illustrés comment cela fonctionne, et passons déjà en revue le matériel nécessaire à une bonne séance de photographie Lifestyle :

  • Une tenue à la con, qui fait « celui qui s’en fout » alors qu’au contraire, tout est sélectionné avec soin pour faire le plus j’m’en foutiste possible.
  • De grosses lunettes. Obligatoire, même si vous n’en avez pas besoin normalement.
  • Une coupe de cheveux contestable, et/ou comprenant une grosse mèche, mais attention ! Pas plus bas que le sourcil, la mèche ; au-dessus, c’est trop « normal« , en-dessous, c’est trop « émo« . Pour les filles, dans le ton des blogueuses modes, la frange façon casque prussien de 1870 est obligatoire.
  • Une pilosité faciale aléatoire, mais de préférence, soit une barbe entretenue avec soin, soit une moustache taillée avec amour. Les filles, encore une fois, votre frange suffit déjà à cacher 70% de votre visage : n’en rajoutez pas.
  • Un appareil photo. Le plus cher possible, de préférence, parce que plus ça l’est, mieux c’est. Qu’importe si vous n’êtes pas foutu de vous en servir : ça fait sérieux. Ho, sinon un vieil appareil, c’est bien aussi. Mais racheté cher, dans une boutique spécialisée, hein.
  • Un Mac. Pas parce que vous préférez, ou que vous avez un besoin spécifique, mais parce que c’est plus in.
  • Du pognon. Plein, beaucoup, mais pas à vous : travailler, c’est un truc trop populaire. Un vrai artiste/philosophe voyage, réfléchit et cherche l’inspiration, de préférence aux frais de Papa et Maman. Vous apprendrez par la suite comment contourner ce sujet douloureux en mettant toujours en avant vos coûteuses activités tout en expliquant que vous, vous êtes « au-dessus de ça » quand on parle argent, parce que c’est vulgaire et réducteur.
  • Un blog. Ce n’est pas obligatoire, mais pour vos photos, c’est mieux ; après tout, vous allez vous autoproclamer photographe, alors autant le faire en public. Choisissez l’interface la plus sobre possible, casez de l’anglais partout et essayez au maximum de mettre des trucs poétiques/paroles de chansons de groupes du siècle dernier ou de la scène underground New-Yorkaise dans vos titres de posts si possible.

Vous êtes fin prêt ? Alors partons à l’aventure pour un exemple de séance photo dans la nature, parce que la nature, c’est bio, et donc cool.

Si vous étiez un être humain normalement constitué, l’une de vos photos de la nature magique ressemblerait à ceci :

Hoooo le truc de ringard : des arbres verts !

Mais comme on peut le constater, tout cela est bien trop normal pour être acceptable ; le photographe Lifestyle parle de la vie, des petits instants et de la mort prochaine, donc forcément, chez lui, la forêt est en automne toute l’année, même s’il faut passer par Photoshop pour que ce soit le cas. Allez hop, pouvoir du Lifestyle, en avant !

Ça y est, c’est l’automne dans mes yeux et l’hiver dans mon coeur, on se rapproche du ton recherché

Bien : on se rapproche doucement. Mais ce n’est pas encore ça : un vrai photographe Lifestyle ne photographie pas les choses de la vie contrairement à ce qu’il prétend, il se photographie LUI (et pourquoi pas ses potes s’ils sont sympas) ; rien à voir avec de l’égocentrisme : c’est de l’art, tas de mauvaises langues. Nous allons donc, pour mieux comprendre ce concept, demander à une créature proche du hipster de poser pour nous : le Playmobil. En effet, tout comme le hipster, on peut clipser plein d’accessoires au Playmobil, les enfants rient en le montrant du doigt et les parents peuvent les garder des années au fond d’un garage. De fait, cela fera un sujet parfait ; Playmobil shérif assurera donc le rôle du photographe qui se prend en photo.

Cependant attention, car il y a un piège ! Vous, vous êtes en train de vous dire « Ah, on prend le bonhomme en photo en fait ? Bon, ok, je vais cadrer« , mais surtout pas malheureux ! Le cadrage, c’est pour les nuls ! Pensez à respecter le schéma ci-dessous lorsque vous glissez votre oeil dans le viseur de votre appareil.

La technique, c’est pour les faibles : un appareil hors de prix suffit à devenir un bon photographe

Vous avez bien compris le principe ? Fort bien ; prenons donc en photo notre cible en prenant bien soin de la mettre dans un endroit qui n’a rien à voir avec le reste ; c’est ce qui donne le côté « spontané » à la photographie. Oui, parce qu’en dehors de ça, niveau spontanéité, v’la l’affaire : ça vous arrive souvent, vous, dans les bois, d’être pris en photo par vous-même sans vous en apercevoir ?

Mais bon, peut-être sont-ce des licornes qui subtilisent discrètement les appareils aux photographes Lifestyle avant de leur tirer le portrait et de rendre le bien ainsi emprunté ? Le fait de prendre la photo avec des sabots expliquerait pas mal le cadrage, cela dit ; voyons donc ce que cela donne avec notre Playmobil.

Il a l’air heureux, là, comme ça au fond des bois, pas vrai ? Grave erreur !

A cet instant de notre exercice, certains s’exclameront « Et bien voilà qui est fait ! Après cette dure journée de labeur photographique, je peux rentrer chez moi en toute sérénité« , mais ha ! Que croyez-vous, mécréants ? Qu’un photographe Lifestyle bâcle ses oeuvres ? Nenni ; un crime monstrueux apparaît sur cette photo qui serait taxée par le moindre hipster de « ridicule » : le personnage sourit.

Vous êtes un photographe Lifestyle ! Un fucking poète ! Un Rimbaud habillé en Dolce & Gabbana ! Croyez-vous vraiment que vous pouvez vous permettre d’apparaître heureux, vous, philosophe maudit ? Non. C’est pour ça que sur TOUTES les photos de ce genre, on peut retrouver le personnage l’air pensif. Mais attention, pas juste le regard dans le vide ou inexpressif, hein, le truc complètement surjoué façon Nicolas Cage, tant le hipster est aussi mauvais acteur que photographe : n’hésitez pas à en faire des caisses ! Fixer un point invisible de la caméra en faisant la gueule, regarder le plafond l’air très concentré car il y a probablement un truc très intéressant dessus, ou carrément les sourcils froncés voire la tête dans les mains façon grosse prise de tête, à vous de voir, mais n’oubliez pas : soyez complètement artificiel ! Le Lifestyle, c’est un peu Francis Huster photographe qui vous vanterait les mérites de la spontanéité.

Demandons à notre cobaye de bien vouloir faire une vraie photo typique des énergumènes de notre étude et de bien vouloir effacer sa joie de vivre de son visage et de nous faire sa plus belle « Poker face« .

La spontanéité est un art.

Merci shérif. Là, nous venons d’ores et déjà de bien avancer : n’oublions pas que si quelqu’un sourit sur une photo, on pourrait soupçonner que ce ne soit pas spontané ; alors que s’il joue super mal la réflexion profonde du genre « Hmmm, je pense souvent à la mort de Kiki mon hamster« , il n’y a aucun doute, on sent que la photo a été prise à l’insu de la cible.

Mais il manque donc encore un élément essentiel pour être vraiment Lifestyle : du flou partout, façon « j’ai complètement loupé ma photo parce que j’étais encore en mode Macro mais on va dire que c’est artistique » . Si jamais vous n’arriviez pas assez à louper votre photo, n’oubliez pas de rajouter du flou via votre logiciel de retouche (votre Mac est là pour ça) en haut et en bas de l’image, parce que ça fait cool et pris sur le vif.

« Mais puisque je vous dis que c’est artistique bordel, bande de béotiens »

Et hop ! Voilà, vous avez une VRAIE photo Lifestyle : des couleurs orangées et/ou filtrées (n’hésitez pas à utiliser instagram à fond), le photographe lui-même pas cadré qui prétend qu’il ne savait pas qu’on le prenait en photo, et que vraiment, cette histoire de licorne pickpocket, c’est crédible, et un jeu d’acteur qui fait rêver les petits et les grands.

En suivant ce schéma, vous pouvez donc, à volonté, prendre des photos « Lifestyle » sans JAMAIS avoir besoin de démontrer la moindre compétence ou once de talent !

Alors évidemment, j’entends déjà râler les photographes autoproclamés en question qui s’exclameront que « Ah ! Robert Capa lui-même faisait des photos floues et mal cadrées, et elles sont rentrées dans l’Histoire ! Le Lifestyle est un art déjà reconnu, philistin !« . Et en effet, c’est un excellent argument : chacun se souvient de cette photo prise le 6 juin 1944, mais il faut rappeler ce petit détail : quand Capa prenait ce genre de photo, c’est souvent parce qu’il pataugeait dans l’eau pendant qu’on l’arrosait à la MG-42, ce qui, vous en conviendrez, est une situation bien trop rare au sein des communautés hipsters qui ne sont pas assez souvent exposées au feu à mon goût.

Ainsi, si par exemple, on avait confié des appareils photos aux mains de photographes Lifestyle plutôt qu’à des gens un peu talentueux, la face de l’Histoire en aurait été changée, prenons ci-dessous quelques exemples :

Si l’on en croit la dernière photographie, le côté artiste raté des hipsters aurait pu faire prendre un sacré tournant à la guerre froide en 62.

Voilà donc, mon bon Francesco, comment tu peux recommencer une nouvelle carrière ne nécessitant rien à part du pognon pour continuer à fréquenter de la blogueuse mode en te faisant passer pour un artiste maudit, et ce, sans te fatiguer à essayer d’être compétent.

Alors, bien sûr, j’entends déjà des forbans s’écrier « Ahahah, quelle grosse caricature ! Le Lifestyle, c’est bien plus complexe que ça, ce n’est pas du tout juste un truc pourri avec un terme anglais pour sonner cool où l’on se prend surtout en photo soi sous tous les prétextes ou des clichés ratés !« 

Et je répondrai : ah oui ? Alors dans ce cas, prenons sans préjugés une référence du milieu pour vérifier.

Je vous laisse tout simplement savourer. Chhhhht. On y trouve même une célèbre blogueuse mode, gage de qualité.

Vraiment : savourez. Il n’y a rien à ajouter.

156 réponses à “La photographie, c’est facile

  1. L’avènement du numérique a vu exploser le nombre de photographes. Plus besoin de payer pour chaque pression sur le déclencheur. Cela ne veut pas dire qu’il y a moins de bons photographes – sûrement même le contraire – il y a surtout plus de personnes qui ont le pouvoir de faire parler d’eux à travers internet.

    Les modes vont et viennent en photo comme en cuisine (pour faire référence au dernier article), et la masse est lassante. Comme la majorité des photographes « non-lifestyle », ce phénomène me fatigue. Cela dit il permet de faire sortir très vite du lot ceux qui ont une réelle créativité, leurs images sautent immédiatement aux yeux dans le bain (pas chimique cette fois) de photos tristounettes.

    Je ne peux que vous inviter à lire également cela: http://www.shots.fr/2012/01/15/lecole-de-la-loose/

    • Cool, enfin un article bien sarcastique que je pourrai balancer à une personne qui refuse de se lancer ne serait-ce que dans la lecture de la notice d’utilisation d’un bridge acheté à prix d’or et qui l’utilise comme si c’était un compact de base avec tous les modes automatiques et qui ne sait même pas ce qu’est que la profondeur de champ ou ce la sensibilité ISO… et qui se revendique comme passionnée de photo et pourvue d’une grande sensibilité dans le domaine. Triste monde…

  2. Mince on dirait mes vieilles photos N&B lycéennes, prétextes à propositions malhonnêtes de « Nus Artistiques » sur de jeunes et naïves camarades de classe… Aaaahhh quel bon temps, d’ailleurs au prix des consommables, je ne mettais même pas de pellicules…

    Sinon je crois que j’ai retrouvé les ancêtres des hipsters (rien à voir avec hamster, quoique leur faculté à produire des excréments et à faire tourner la roue inutilement n’est pas sans une certaine analogie…)

    Bref voici les parents hipster, versions 60’s et 70’s…

    http://awkwardfamilyphotos.com/

    Quel talent !

  3. Encore un article que j’adore. Merci, Mister OC.
    On pourrait dire que le Lifestyle se rapproche pas mal de la mode « LowFi » avec les pseudos Polaroïds (qui font aux yeux ce que les hémorroïdes font ailleurs), les Lomo ou autres gadgets pour transformer des photos pourries (voire merdiques) en photos « staïle parce que tu vois, c’est trop tendance ! ».

    Allez, je fais tourner l’article auprès d’autres photographes :-)
    (ouais, j’ai mis un smiley à l’ancienne)

    • Parce que si c’est un ‘hipster’ qui ne place pas son sujet au milieu, c’est mal cadré. S’il s’agit par exemple d’un peintre d’un siècle passé, alors c’est artistique. CQFD

  4. Cher Monsieur Connard, vous qui êtes si odieux.

    Je vous remercie de m’avoir ouvert les yeux sur l’art de la photographie. Cela fait des années que je m’échine à avoir un rendu technique correct (avec des notions inutiles telles que « couple diaph & vitesse », « profondeur de champ », « cadrage », etc) alors que je suis passé à côté de l’essentiel. Aux couples de mariés larmoyants de bonheur (ou à cause d’un éclair de fatale lucidité) que j’ai portraiturés, j’aurais dû livrer en gros plan le brin d’herbe, symbole de vie, qui se dressait devant la robe de satin de la mariée, et dont le flou qui le nimbe n’est que l’expression irrépressible de l’indomptable souffle d’Eole, qui pousse la galère dans laquelle les tourtereaux s’embarquent vers la félicité maritale et le Paradis post mortem (et accessoirement dans les rayons d’Ikea ante mortem). Nul doute que les désormais époux auraient goûté ce pur instant saisi à l’arrache avec une vitesse trop lente. Le lien que vous nous offrez à la fin de votre texte m’a permis de découvrir cet univers qui m’a laissé sur le fondement. Il faut en effet une sacrée audace pour proposer l’image d’une masse de cheveux cadrée approximativement, à peine nette, bruitée et dotée d’un premier plan végétal qui n’en est pas un, le tout en se proclamant « photograph ».

    Quoi qu’il en soit, je vous remercie de cette salutaire mise à la page, je vais ressortir de mon fond d’images tout un tas de négatifs, issu de ce temps où j’avais encore du mal avec les bagues de mise au point et de diaphragme, et que, comme l’inconscient de la modernitude que j’étais, je qualifiais de « grosses merdes ». Fortune et renommée sont à présent à ma portée !

  5. C’est cool, finalement, ma copine pourrait rapporter beaucoup d’argent sans que je sois obligé de la vendre dans les bas-fond de Bangkok…

    En tout cas, merci beaucoup pour cet article, M. Connard, il était amusant.

  6. Bel article, une fois de plus, gloire et santé sur vous pour les siècles des siècles, etc.

    Je tenais simplement à signaler que vous avez oublié de citer l’une des déclinaisons de cet art tellurique qu’est la photo pseudo-profonde, à savoir : la légende.

    En effet, la quintessence du lifestyle se révèle dans ces instants magiques où le hipster, tentant non seulement de toucher la fibre artistique de son interlocuteur, cherche à également élever son esprit par une leçon de philosophie.
    Ladite leçon étant 90% du temps écrite en Helvetica ou en Courier New (pour imiter une machine à écrire), et souvent disposée élégamment – c’est-à-dire en plein milieu de la photo. Après tout, comme y’a rien au milieu, hein…

    Mais comme le dit l’idiome d’antan : une belle image vaut mieux qu’on long discours. Je parle donc de ça :

    http://s3prod.weheartit.netdna-cdn.com/images/4280417/tumblr_l9ykmz3dV31qci3b7o1_500_large.jpg?1286595647

    Je laisse le soin à d’autres commentateurs de poster les parodies hilarantes que l’on peut trouver de ce genre d’images.

  7. « quand Capa prenait ce genre de photo, c’est souvent parce qu’il pataugeait dans l’eau pendant qu’on l’arrosait à la MG-42, ce qui, vous en conviendrez, est une situation bien trop rare au sein des communautés hipsters qui ne sont pas assez souvent exposées au feu à mon goût. »

    La solution est donc évidente: placer nos amis photographes du côté canon de la MG, et se placer de l’autre. Appuyer sur la gâchette.

    • Aujourd’hui ce sera plus facile de se procurer du calibre 5.56mm Otan!!! Préférz les balles explosives… Rires garantis!

  8. La « référence du milieu » est incroyable…pire que la photo avec le Playmobil, des trucs en contrejour mal cadré sans intérêt, des types affalés dans un canapé (et même pas en soirée…aucun intérêt !).

    C’est génial, je vais m’y mettre.

    • Moi j’ai bien aimé les « Ikea Lifestyle » où on voit un type monter sa chaise (enfin, où on voit une main tenir un tournevis montant une chaise plutôt…). enfin, bien aimé, on s’est compris hein ?

      En tout cas, c’est pas gentil de les accabler, ces jeunes photographes ! Au moins, ils consomment, ils achètent plein de trucs cher, pas comme tous ces salauds de pauvres ! (Merde, ça fait un bail que j’ai pas consommés de trucs inutiles, on va percer à jour ma couverture…)

  9. Ce sont ces gens et le numérique qui me dégoûtent de la photographie et me pousse à lui enlever son titre d' »art ».

    • c’est pas gentil pour ceux qui sont vraiment artiste justement. On doit retirer le titre « d’art » au cinéma à cause de « Green Lantern » ? Quoi que…

    • Dire que le numérique dégoûte de la photographie c’est être juste aigri et réac’. Je conçois qu’on peut préférer l’argentique mais faut pas déconner non plus. Pire que le Hipster, c’est le Hipster anti Hipster
      Personnellement, je ne regrette pas l’époque de l’argentique, rien que pour pouvoir changer de sensibilité sans gâcher toutes les prises restantes sur la pellicule.

  10. Mon dieu mon dieu!
    Le site de référence que tu balances est un pur cliché. Ils ont rien oublié, c’est beau!!!

    Par contre, tu as toi oublié de noter quelque chose cher OC.
    En effet, comme on peut le constater sur quelques photos, il est de bon ton de caler de temps en temps, le fait que tu es quelqu’un d’ouvert en mettant une minorité visible sur tes photos.
    Bien entendu, pas trop, car sinon, ce serait de la revendication trop visible, qui traduirait chez toi le besoin d’être catalogué comme non raciste et pluri-ethnique, ce qui révèlerait un certain malaise avec ces dites minorités et ferait de toi au final un raciste refoulé.

    Donc une dose d’ethnicité, on montre qu’on voyage aussi, parce qu’on est des gens open. On montre pas l’avion qui nous a transporté de la bretagne au québec parce que quand même, on est écolo et si on voit pas l’avion, c’est qu’on l’a pas pris!

    bref, un bien bon article ma foi =).

    • Je répond à ton post mulasse, et viens saluer ce cher Monsieur Connard,

      Je vous invite à contempler ce cher art qu’est la photo par l’immondisme fresque nommée Pixel qui est en place public à Blois, ville de la culture (par dessus tout). On aura tout vu à Blois, depuis que notre ancien maire et ministre de la culture fût en place, j’ai nommé Monsieur Jack Lang (no comment) .

      Cette fresque de photo complètement ratées (sur la totalité de la fresque à peine 10 soit un ratio de 5% au maximum valent à peu prés le coup) nous présentent le quotidien des quartiers nords (zup) de Blois. On y trouve un mec pris de prés en train de fumer, des immeubles, des démolitions, un ….enfin des trucs absolument jouissif en tant qu’art.
      Je crois que ce qui m’a le plus ému est cette photo d’une feuille de cannabis sur un billet de 100€….
      Euh, le cannabis, c’est pas un stupéfiant???? considéré comme illégal en France????????????? Ca doit être ça. Mais bon vu que ce sont des gens des quartiers nords, pour bon nombre issus de l’immigration, alors nous nous devons de les considérés comme de véritables photographes et artistes, il n’y a rien à dire.

      http://centre.france3.fr/info/blois–tu-veux-ma-photo–68367433.html

      http://www.lepost.fr/article/2011/04/13/2465223_blois-tu-veux-ma-photo.html

      Monsieur Connard, explique moi une chose : Pourquoi je me fais chier depuis des années à apprendre la photo????
      Je veux dire, quand je prend mes chiottes en photo, ça donne un élan artistique extraordinaire. Et Alors en plus, si j’y mets un truc du genre: « Ceci est de l’art », là on reconnait le cachet de l’artiste de talent.

  11. Quid des photos d’anniversaire ratées faites dans des conditions hasardeuses,recommencées jusqu’à ce que le gâteau moisisse et qui sont immanquablement hideuses?
    Je propose le mot Chipster pour ce nouvel « art »:cheap+hipster=chipster!

  12. J’avais peur de lire l’article au début : car même si je ne connais que peu de choses liées à la photographie, j’adore prendre des photos ici et là.

    Mais me voilà rassurée : je ne me suis reconnue nul part dans cet article. Merci, Odieux.

  13. Cher Monsieur Connard, ce soir je me coucherai moins sot.
    Néanmoins je me pose la question : devons nous comme pour les cigarettes, interdire la vente d’appareils photos aux mineurs et protéger notre jeunesse et nos portefeuilles ?

  14. Ah si ! il reste quelque à ajouter : le carburant du photographe « lifestyle ». Vous devinez ? Indices :

    – c’est blanc;
    – ça ressemble beaucoup à de la farine mais il ne faut surtout pas en mettre dans le gâteau de vos enfants sinon hein;
    – c’est interdit par la loi (à la limite bon c’est pas le plus gênant, et puis tout ce qui est subversif c’est un peu bien d’y aller parce que c’est pas bien d’y aller – le truc des ados tu te souviens pépé ? );

    Si t’a pas trouvé, c’est pas trop grave, tu as juste raté ta vie comme dirait l’autre.

  15. Je vais de ce pas envoyer les photos de mon quatrième anniversaire à quelques hipsters pour savoir ce qu’ils en pensent, celui où je faisais la gueule devant le boudin blanc dans le cadre mélancolico-pittoresque de la Grand Place de Courbevelle-lès-Gouchignolles sous un ciel de pluie, avec des tupperwares et les nappes les plus pétantes des années 70 pour seules décorations de table.
    A l’époque ma mère avait menacé de me coller une beigne si je recommençais, elle savait pas que je faisais de l’art, bourreau d’enfant qu’elle est !

  16. Permettez-moi, cher OC, de vous inviter à rejoindre le MIF (Mouvement pour l’interdiction de la frange), que je viens de fonder à l’instant. Cet étrange appendice capillaire nuit à notre nécessaire et journalière contemplation des meilleurs spécimen du beau sexe (pour les moches, il est par contre établi que ça ne gâche rien), leur conférant un air de bas du front de souche consanguin. Il est question, notamment, de déterminer quelles sanctions pourraient être encourues par les visagistes, ces zélateurs de la mèche disgracieuse.

    Quant aux objets de votre ire, je n’en rajouterais pas, carburer à la carlsberg (cf le dernier lien dont vous nous honorez) c’est quelque part déjà toucher le fond.

      • Nous ne prônons pas l’élimination physique d’individus qui suivent une mode pour se croire différents de la masse des cons. Une paire de ciseaux savamment utilisée nous suffit amplement. Voire ci-dessous pour les modalités d’inscription.

      • Non, l’abonnement est payant comme dans tout mouvement politique philanthropique qui se respecte. Ça fera 150 euros en liquide uniquement (de façon mensuelle bien entendu). Si par malchance vous ne pourriez pas honorer les versements, en tant que président-trésorier-directeur du comité d’éthique, j’accepte la livraison en caisse de bières belges de garde (j’ai une préférence pour les trappistes, mais surprenez-moi).

  17. Chais pas, là.
    Je suis allée voir la référence.
    Et je suis assez d’accord avec XIII : le problème, c’est la banalisation. Et Internet.
    Pour parler de la référence, le problème n’est pas de prendre certaines de ces photos. Tout le monde peut se tromper et on s’en fout c’est numérique. C’est de les balancer sur un blog. Ou plutôt de les balancer sur un blog à vocation artistique (parce que sinon, avant Facebook, quand j’étais môme, les gens faisaient ça : poster des photos moches de leurs camarades bourrés tout partout sur leurs skyblogs [à l’époque, les autres plateformes ne servaient qu’à des trucs genre « analyses politiques » et « vie associative », du moins ça se disait] avec des textes style « moi et des cons à une fêêêêête, looooool, m’en voulez pas les gars, je vous adore, surtout quand vous vomissez »).
    Certaines n’ont juste aucun intérêt même pour ceux qui sont dessus.
    Et c’est vrai que certains des gars jouent mal le désespoir.
    Par contre, tout ce qui est nature morte et photo d’objet en gros plan, je trouve que ça a son charme, mais à toutes petites doses. Au bout de deux pages de la référence, j’étais déjà chagrinée. :)
    (…Quand la photo est laide, étant donné la scénarisation du truc, étant donné le concept du numérique… Pourquoi on ne la refait pas ? Maintenant que j’y pense ? Quand je faisais encore du roman-photo [non, pas ceux avec du Twilight dedans, du roman-photo à vocation rigolote], on shootait plein-plein jusqu’à ce que ça le fasse. C’est ça, l’avantage du numérique. Non ?)
    Bref, encore un soi-disant « phénomène de société » que je découvre par un de ses détracteurs. Tsk. Je vivais mieux avant d’apprendre l’existence des bloggeuses modes, moi, môssieur. (Et j’avais moins de prises de tête avec mon beau-père sur le thème des scenarii incohérents.)
    Breeeef. Merci pour l’article, j’étais surprise de le lire, j’avais même pas vu passer le dernier.
    Mais du coup, je note de ne pas ajouter de book photo avec des regards éperdus dans le vide au CV obligatoire pour toute procédure maritale. Pfffff. C’est compliqué, je vais plutôt m’inscrire sur un site d’escorte.

  18. Malheureusement vous alimentez la machine à force d’en parler.
    Laissons les hipsters et les pseudo-photographes là où est leur place : dans le néant.

  19. Oh mon dieu, Odieux découvre la lomographie !
    Emporte ton Lomo où que tu ailles
    Utilise-le à n’importe quel moment,jour et nuit
    La lomographie n’est pas une intrusion dans ta vie, mais en fait partie
    Essaie la prise de vue sans viser
    Approche-toi au plus près des objets que tu veux lomographier
    Ne pense pas
    Sois rapide
    Tu n’as pas à savoir à l’avance ce que tu prends en photo
    Après coup non plus
    Moque-toi des règles !

  20. Cher Monsieur Connard,
    Merci de m’avoir offert mon premier fou rire de l’an 2012 et de m’avoir appris tant de choses hilarantes sur les hipsters (dont le nom se hoquète plus qu’il ne se prononce). Votre blog est un régal!

  21. Le vrai problème de ces pseudo-photographes en manque de sensations ne serait-il pas plutôt leur trop plein de pognon? Ca me rappelle cette pub où la fille dit « on va quand même pas payer si peu! »

  22. Lola M, vous êtes odieuse : vous attaquer ainsi au patrimoine culinaire de ch’nord, vous ne serez plus bienvenue chez les ch’tis.

    Par contre OC, je trouve que ces derniers temps, vos articles , comment dire…
    vous me faites penser à un sisyphe des temps modernes, roulant votre pierre pour changer le monde, mais c’est un supplice sans fin, vous n’y arriverez pas. Remarquez, bien que fils d’éole, le héros susnommé ne brassait pas de vent.
    Comme dit Camus, il faut imaginer Sisyphe heureux….

    Cordialement,

    Paul

    • Oh hé, poupougne hein. Insolente, oui, souvent. Odieuse, je n’y arrive pas… Je ne suis peut être pas ch’ti, j’en reste pas moins une lilloise intrépide (voire suicidaire) qui a osé traverser la France en tgv avec un maroilles dans ses bagages (arrivée à Parie, j’ai bien cru finir la route à pieds ^^) pour faire plaisir à Mémé…
      Alors je mérite un peu plus de respect (sisi) et de reconnaissance pour avoir aider notre patrimoine odorant à s’émanciper sur les plages de méditerranée.

      La prochaine fois, j’essaie le Vieux Lille dans le tunnel sous la Manche…

      • Avec de la boulette d’avesne, c’est plus trash, y’aurait même un coté punk dans la démarche.
        Sinon vieux conseil de ma mère grand, c’est enrober le maroilles dans une feuille de rhubarbe pour le transport, ç’a sent pas, mais on a l’air con…

  23. Tout cela est tout à fait drôle et assez vrai, cher Connard.
    Cependant, je me sens obligée de préciser qu’il existe la règle des tiers (dont je vous invite à prendre connaissance sur Wikipedia par exemple). C’est une règle de base de la photographie qui conseille justement de ne pas centrer le sujet mais de le situer sur une ligne « forte » de la photo, là ou l’oeil est naturellement plus attiré.

  24. En fait Wolves and Bucks est sponsorisé par Kristen Stewart (en page 7 il y a un presque sourire, mais c’est pas précisé si la photo a été faite sans trucages).

  25. Mais en fait tu comprends rien. C’est que eux ils sont cool et ils en photographient les preuves: la bague tête de mort, le look pseudo punk-cool-grunge, les cheveux gras, les chemises bûcherons (merde moi qui engueulais mon mari à chaque fois qu’il en portait une…), Les lunettes moches (elles étaient moche dans les années 60, elles sont toujours moches aujourd’hui et ça vaut aussi pour les chemises bûcherons), la carte de voeux The Rocky Horror Picture Show meets Amy Winehouse in hell). Nous ne sommes que des ploucs qui ne comprenons rien à l’art, eux ce sont des jeunes – qui boivent du thé vert aux pousses de bambou qui fait pisser – qui ont tout compris à la vie et qui sont en plus des artistes modernes de leur temps de maintenant. Nous sommes d’hier.

  26. Ce que j’apprécie vraiment chez vous, ô dieu Connard, c’est, outre votre remarquable plume et votre humour sanglant, que vous connaissez vos dossiers.

    On sent bien que, quand vous vous attaquez aux rôlistes, aux geeks, aux blogueuses, aux fans de Twilight , aux chats et, ici-même, aux hipsters, vous avez potasser le sujet afin d’être (quasiment) incollable et de ne (presque) rien laisser au hasard.

    Un tel professionnalisme mérite, monsieur, que vous tire mon chapeau.

    • Ah, personne n’est dupe, cette soit-disant connaissance du sujet n’est que la preuve que l’O.C gravite dans les pires sphères (enfin, pour les blogueuses modes, c’est un figure géométrique de R’lyeh qui me vient à l’esprit) de la société.

  27. Bah moi je trouve qu’elles sont pas si raté les photos, là…
    Y’a une forme d’art, je veux dire, non ?
    Cap fait passer des sensations, on ressent quelque chose…
    Pourquoi vous tenez ce fusil ? Vous voulez que je vous prenne en photo avec mon nouveau reflex ?
    Bougez pas, attendez, prenez l’air pensif, là, comme les militaires… Non, baissez le, là, ça fait pas assez naturel !
    Bon bah tant pis ça sera…
    *BANG*

    Je décide aujourd’hui de prendre le clavier (la plume ça se dit avec un ordinateur ?) pour enfin, au bout de tout ce temps, remercier celui en qui je place tous mes espoirs de me faire sourire, celui qui, dans la langueur de l’automne, quand le vert est brun mais que le brun reste brun, est ma lumière de couleur dans ce monde désaturé, celui qui…
    *BANG*

    Mais nom d’un cornichon y sont combien ? Bref, je remercie un odieux connard qui arrive à toujours me faire (et je pense que passer cette phrase au pluriel est correct) sourire plus : Merci, odieux connard que tu es. Reste le.

  28. C’est marrant, dans le lien donné en fin d’article, même le chat a l’air de poser, c’est dingue… Je dois avouer qu’à un certain niveau je suis impressionné.

    Cela dit, grâce à l’odieux connard, je sais désormais comment qualifier les photos facebook de mes camarades de promo. Ou, comme dirait Max Boublil, « ‘spece de mytho, on voit ton doigt, on sait que c’est toi qui a pris la photo! »

  29. Un véritable supplice.

    Non content de me sortir la tête de l’eau et de me montrer que ça existe, le sieur Connard m’explique que ça porte un nom ! Et tout ça dans le même billet ! Chapeau ! (En feutre gris, le chapeau, pour bien renforcer la profondeur de mon regard mais également pour trancher avec mon veston orange et ma cravate à carreaux marron).

    Grandiose, merci Connard.

  30. En parlant de Capa on peut voir ce que ça donne avec le magique Instagram : http://www.petapixel.com/2011/09/06/famous-photos-seen-through-instagram-filters/

    La dernière photo est de Diane Arbus, actuellement exposée au Jeu de Paume. C’est autre chose que ces photos « lifestyle » fadasses… Elle est morte suicidée : espérons que tous ces hipsters en fassent de même, c’est tellement artistique. Non car avoir des gueules de déterrés comme ça, toujours à faire la tronche, on sent qu’ils n’aiment pas la vie, non ?!?

  31. On n’est pas obligés de rester de simples témoins, on peut aussi agir.
    Si chacun des lecteurs de Monsieur Connard donnait 10cts, on pourrait acheter un BigMac à ce pauvre Buck, qui fait vraiment peine.
    Mieux, si chacun des lecteurs donnait 20cts, on pourrait aussi payer une femme de ménage pour remettre aux normes d’hygiène et de salubrité le bouiboui immonde qui leur sert d’appart.
    D’un autre coté, si on attend encore un peu, on pourrait facilement réquisitionner à pas cher les dames qui font le ménage gratuit sur M6… mais je suis pas sûre que Buck passe l’hiver.

  32. page 5 du site de référence, photo de son écran de PC…. sur lequel il regardait un site à propos de Justin Bieber…. oO

  33. Tiens, le site Stone et Rapon. Sont connus eux. Marrant que vous les ayés cités en exemple, parce que c’est vrai qu’ils sont vraiment les représentants du fléau que sont les hipsters et les blogs modes.

    Comme vous dites, monsieur Odieux : le pognon, c’est quand on en a qu’on estime ne pas en avoir besoin…

  34. C’est vraiment LA référence ces gars là ? En tout cas merci beaucoup Monsieur Connard pour cet article majestueux, j’ai vraiment ri.
    Et merci aussi aux commentateurs qui parfois surenchérissent génialement au cynisme de cette triste réalité.

    • Oui, Wolves and Bucks, c’est le site hipster de Tony Stone, le copain de la fille sur les photos, qui est elle-même dans le top 5 des plus grosses bloggeuses mode françaises. Qui se ressemble s’assemble, j’imagine.

  35. Je ne connaissais ni les hipsters ni la photographie lifestyle (oui, je sais, faudrait que je quitte ma grotte de temps en temps…). Heureux homme diront certains je suppose.
    Bon évidemment, depuis la lecture de cet article ça n’est plus le cas.

    Du coup, je vais quand même me faire l’avocat du diable : on doit pouvoir adapter cet article (désopilant du reste) à quasiment n’importe quoi pourvu que ça soit un minimum tendance (ou un chouïa has been du reste), que ça se décline en blog, et que ça ne nécessite pas de talent particulier (ou à l’inverse que ça en nécessite, mais qu’on fasse sans, qu’on l’assume et picétou). On pourrait même imaginer – c’est fou – que l’Odieuconnardism (oui sans « e » final, pour faire anglicisme cool) devienne une tendance, et que se multiplient les blogs démolissant avec humour (ou du moins tentative, car n’est pas OC qui veut) films, sites et cætera… j’en frémis!

  36. à quand un article odieux sur les mamies bretonnes qui peignent des bouquet de fleurs et des chatons. Elle discréditent l’Art de la peinture. Le Caravage se retourne dans sa tombe. Ah oups pardon il s’en fou. Et Quartier Bresson n’a rien à faire des hipster.

  37. Salut,
    Très bon article auquel je me contenterai de rajouter deux précisions: ça fait très peu de temps qu’on considère la photographie comme un art (à peine une 40aine d’année, et encore, je suis gentil) et Instagram n’est qu’une plateforme de partage au même titre que Flickr, y a juste des filtres en plus quoi. D’ailleurs se servir de ces filtres c’est has been… Oh wait…

  38. ahahah, trop drôle! Surtout le lien à la fin, on se rend compte que tout ça n’est pas exagéré du tout! La photo en contre jour la tête prise dans les mains, les cheveux qui tombent sur le visage…. AAaaAAAaaahhh aha ha ha!! (un rire + fort que ah ah ah)

  39. Dieu j’ai faillit me reconnaître dans cette lapidaire description du hipster photographe. Heureusement, j’ai encore la joie de vivre et sourit sur les photos, même si mes tenues vestimentaire sont d’un goût peu recommandable.

  40. Tu m’as encore régalé !!
    Voila le gros site de merde que tu nous as donné, un cas d’école
    Au moins, ils dévoilent leurs visages, c’est plus facile pour les traquer !!

  41. Si il est vrai que pour un lifestyle le crayon comme moyen d’expression fait trop « prolétaire », quand vous en croiserez un n’hésitez pas à faire comme le Joker dans le dernier (et néanmoins pas très bon) Batman:

    ça c’est de la prise de contact!!!

  42. C’est dingue comment sur le site de Wolves & Buck, l’onglet « signaler un abus » en haut à droite, est drôlement tentant tellement les sujets des photos sont niais et sans intérêt (la photo avec les canette de bière et les pièces de monnaie, a faillit me convaincre de sauter par la fenêtre)!!!

  43. Ce n’est pas de ma faute : j’aime la photo, depuis tout petit, c’est-à-dire depuis très longtemps. Ce qui me permit de découvrir votre blog.Révélation !

    Je croyais que le modèle tant galvaudé de petit gamin qui joue la mauvaise foi, le cynisme facile à deux balles et l’humour qu’il imagine décalé avait disparu des rayons depuis les années 80. Il y aurait donc encore des thuriféraires du style Desproges, si novateur, en ce vingt-et-unième siècle, j’en suis tout ému.
    Bref, écrire un article, pour se moquer de la gueule de nos amis hipster dont l’existence ne concerne qu’un pour une myriade de la population, article dont quatre-vingt pour cent des signes employés n’a que pour fonction d’étaler son fabuleux humour, montre à quel point l’odieux connard n’en est pas un : il le voudrait bien, il se fantasme ainsi, mais c’est pâlichon. On dirait Montebourg plaisantant les affaires de cœur de Ségolène : Un bon mot quel qu’en soit le sujet, le sujet n’étant finalement que le bon mot.

    Desproges se regarde en noir et blanc, et l’odieux connard finalement n’est juste qu’un petit humoropéteux actuel ( n’est-il pas militant socialiste d’ailleurs ? ) avec un traitement Instagram vieillot.

      • La différence donc entre un vrai connard et un prétentieux. un mec capable de se taper autant de navet pour alimenter sa prose est plus un fabuleux noeud-noeud qu’un odieux connard.

        L’avenir du P.S. sans doute. :-)

      • Résumons : vous n’aimez pas le blog de l’OC, donc il est socialiste ?????

        Putain, si on s’en tiens à ça, les endives sont de sacrées gauchistes. Et toi, Christian Clavier, tu me fait pas rire, vade retro suppôt du PS (quoi ? Soutien à Sarko ? nooon, c’est un mensonge !)

        Moralité : en s’en tenant à votre prémisse, il est impossible d’être de droite et d’aimer ce blog…
        Oh, wait…

  44. Toujours un plaisir de vous lire cher Odieux. J’ai beaucoup apprécié ce billet.

    Je profite de mon passage pour rectifier un barbarisme que je rencontre malheureusement de plus en plus souvent ; ne confondons point je vous prie la « tâche » avec accent et la « tache » sans accent.
    Un t-shirt peut présenter des taches de graisses suite à une tâche salissante, mais tâchons d’employer chaque terme à bon escient, en un français sans tache.

  45. P’tain…. Je ne vais plus oser déclencher après ça !
    Je vais être obligé de réfléchir maintenant. Et ça fait trop mal à la tête…

    Marrant ;-)

  46. En même temps, je trouve que les photos Lifestyle sont une forme d’art moderne. A ranger avec les carrés blancs sur fonds blancs, les moitiés de bateau encastrées dans les murs et autres oeuvres créées par des artistes reconnus approchant de la quarantaine avec le talent d’un enfant de trois mois et demi.

  47. Je tiens à vous remercier Monsieur Connard pour cet article qui m’a fait, une fois de plus, hurler de rire. Néanmoins, si m’exprime, c’est pour vous permettre de remarquer un détail que je regrette sur votre blog. Désolé, je n’exprime jamais ce que je trouve positif, tel un hipster ne se prend jamais en photo entrain de sourire spontanément car le bonheur c’est trop banal (voyez, j’ai bien retenu ma leçon).

    Vos articles, qui touchent toujours juste sur les activités sociales douteuses que nous (ou ils) pratiquons, ont pour effet une recrudescence de commentaires atterrants. Par exemple, aujourd’hui, j’ai compris un nouveau concept ô combien intéressant grâce à cette analyse de groupe (ou de groupies) de votre pavé : les personnes dénuées de talent ne devraient pas avoir accès au droit d’expression. Tous ces commentaires sur la photographie lifestyle irisés des champs lexicaux de l’inaptitude, de l’inutilité et bien évidement de l’offense m’ont subjugué. En effet, quel offense de ne pas avoir de talent, et de surcroît, d’oser l’afficher à la face du monde, quitte à usurper la gloire des authentiques photographes talentueux. Il faut que les hipsters arrêtent d’utiliser l’Internet à ces fins honteuses et blessantes. Il faut que cette mode disparaisse, comme le clame cet article de Rue89 indiqué par Sylvain Métafiot (commentaire n°41). Ainsi, seuls les gens ayant un réel talent, ainsi que leurs œuvres, seraient accessibles sur le Web, et telle une justice numérique, ils seraient reconnu pour ça, pendant que nous autres, eh ben, nous l’aurions dans le baba (nous étant une variable incluant d’office 99% des internautes ayant posté un message précédant le mien).

    La réaction en chaîne provoqué par l’élément décrit ci-dessus est en conséquence immédiate. C’est la deuxième chose que j’observe et c’est un comportement humain bien particulier que je vais nommer avec lyrisme : « les photographes lambda vont à la rebiffe ! ». Ah mais assurément, les authentiques photographes, par un constant labeur leur arrachant jusqu’à la dernière goutte de transpiration et une sagace réflexion tenue en éveil à coup de ristretto gobé de manière répétée au fil des heures, appliquent (ou apprennent) des techniques ridiculisées par les pseudo-photographes hipsters. Rétablissons tout de suite l’équilibre général, à l’instar de monsieur JoeCrocodile, commentaire n°10 sur l’échelle de Richter, qui a pris plus de photos de mariés et d’enfants que Paris Hilton a pris de photos d’elle-même nue. Ô toi, Monsieur Provost, photographe professionnel de Neuvy-Saint-Sépulcre, ton travail est merveilleux de part le bien rendu à l’intérêt général en captant sur papier les moments de vie unique de tout un chacun : le petit Nicolas qui vient de passer sa communion, Julie et Mickaël à leur mariage, Josyane et Francis pour leur remariage (les meilleurs clients car ils en ont à leur 6ème divorce…). Et quand bien même cela donne telle équation : une photo n’utilisant pas les règles de l’art photographique + un sujet d’une ou plusieurs personnes aux émotions aussi naturelles que les lèvres d’Angelina Jolie = insipidité ! Eh ben non, c’est quand même bien, car les plus nuls, ce sont les hipsters !

    Alors autant je respecte votre humour Monsieur Connard, autant je trouve qu’il y a comme un arrière-goût désagréable dans les threads. Mais je ne cautionne pas la mode hipster plus que je cautionne les internautes, je cautionne que dale et je crois que j’avance un peu plus dans la voie de l’Odieux Connard…

  48. bonjour
    chasseur à mes heures, j’avais bien cru avoir un trophée de tous les types humains
    mais le hipster, j’ai pas. Ca se chasse ou? en forêt?
    quelle munition utiliser? du plomb? de la chevrotine? des balles?
    l’animal a l’air à la fois délicat et farouche.
    Promis dés que j’en tue un je poste la photo du trophée sur un blog à la con.
    Elle sera floue, mal cadrée, avec un effet polaroisant… une sorte d’hommage posthume

    merci connard, tu me fais toujours autant rire

    • L’animal se retrouve le soir dans des endroits « à la mode », en train de s’abreuver avec ses congénères. L’abus d’alcool fait qu’il se laisse facilement approcher, donc pas de problème pour l’approche du troupeau.
      Comme munition du 5,56 NATO avec une FN minimi, cela devrait suffire …

  49. ça m’a inspiré une réflexion plus sérieuse…
    même s’il y a peu de texte dans ce blog, celui que tu cites à la fin, il y a un mot qui hante la pensée du lecteur (la mienne en tout cas), c’est « vintage »
    Mot déversé par tombereaux dans les millions de mots qui s’écrivent tant sur internet que dans la presse, il mériterait un article à lui tout seul, le mot et son utilisation forcené par ceux qui veulent faire les tendances, hipster ou pas.

  50. Le dernier lien me laisse KO…
    C’est un appel aux armes ? Un protocole de test de résistance crane humain VS boitier reflex ?

  51. Moi, je voudrais juste me plaindre car on ne peut partager l’image sur FB en mettant la photo avec notre ami shérif…

    Excellent comme d’habitude

  52. Bel article comme d’habitude… Cependant, j’ai été voir le lien donné en bas de page et je dois avouer que j’ai trouvé certaines photos plutôt pas mal !

    J’ai conscience de l’énormité de ce que je dis et j’attends maintenant le jugement de mes pairs. Qu’on m’inflige le châtiment qui vous semblera le plus approprié…

    Merci.

  53. Bonjour,
    j’aurais une question :
    Voilà : quand j’étais petit, mon papa et ma maman n’étaient pas assez riches pour nous offrir des Playmobils alors j’aurais voulu savoir si ça marche aussi avec des Legos et un téléphone portable?

  54. Boarf… C’est marrant mais pas de quoi en faire des caisses. Pour n’importe quel photographe pro, ça passe illico pour de la daube mais bon, ils sont jeunes, ils sont contents, je n’imagine pas qu’ils puissent vendre ces photos à quelqu’un d’autre qu’à leurs parents ou leurs potes.

    En cours de photo à la fac, on nous a appris en première année à manier l’argentique, puis en seconde le numérique, mais selon le profil du prof, l’aspect artistique changeait radicalement. Y’avait le prof qui t’apprenait bien bien à cadrer, à manier la lumière et tout, et en numérique, celui qui misait tout sur la branchitude à la con, tu faisais n’importe quoi il était ravi. Ca faisait des bonnes notes à pas cher, tu photographies un skateur en cadrant de travers en sépia, hop, 17/20. J’ignore vraiment s’il y a des standards pour la photo d’art, pour l’art en général. Dans cent ans, peut-être que ces images seront considérées comme de poignants témoignages du quotidien des jeunes habitants de Versailles.

    Et puis ces jeunes n’ont pas la prétention de faire du Doisneau, au fond ils sont comme ces gothiques qui se photographient dans les cimetières. Ça les rend tout fiers, c’est cool pour eux.

    A quand un article sur un personnage vraiment malfaisant, comme le Joueur du Grenier par exemple ?

  55. Cher Connard,

    Il me semble que, concernant ce genre de photographie, vous avez oublié la version urbaine et de bon ton qui consiste à photographier façon iphone sa table de café (un vrai-faux PMU cradingue/trash généralement) avec le café/le demi, la clope encore fumante dans le cendrier, le dernier numéro de libé et un polar de Manchette ouvert, la couverture bien visible parce-qu’on-a-vraiment-des-lectures-de-truand. C’est tout un art de polluer les murs Facebook de ses amis!

    • M’étonnerait que le ci-devant « Tony Stone » pousserait la branchitude jusqu’à aller crever dans le Magic Bus au beau milieu de l’Alaska. D’une, personne pour nourrir son greffier; de deux, il ne supporterait pas de priver la blogosphère de son talent, si, ?

  56. Cher Maître Connard, cher guru…Que faire, oui, que faire, lorsque l’on n’a ni l’argent, ni la belle gueule, ni le reflex (mais un compact de qualitay, tout de même) de Wolves et Buck ? Conseillez-moi, je suis tout ouï.

  57. He OC, hé ben moi j’ai vu sherlock holmes 2 et pas toi. Et comme je sais que t’as aimé le 1er, tu aimerais peut-être le 2. J’ai passé un bon moment et on peut supposer que pour cet opus, ils ne sont pas contenter d’exploiter la licence.
    Au fait merci pour l’article, je dois dire que vous êtes mon passe-temps (non-péjoratif) préféré après les jeux vidéos (faut pas déconner avec les priorités)

  58. Cher M. Connard,
    Je tenais simplement à vous signaler que ce soir même, M6 propose une soirée spéciale Nicolas Cage.
    Information d’intérêt primordial et programme de grande qualité, vous en conviendrez.
    Vous souhaitant une excellente soirée « cagesque »,
    Bien à vous,

    Une connasse

  59. J’ai remarqué que dans les photos de l’espèce de soirée de Wolves and Bucks, il y avait une tasse ikéa marron… J’ai exactement la même chez moi, et c’est ma préféré !

    Mon monde s’écroule. Que faire ? Qui suis-je ? Où vais-je ? Et pourquoi ai-je l’impression de me faire violer les lèvres à l’insu de moi-même à chaque fois que je les pose sur cette tasse ?

  60. Merci monsieur Connard, grâce à vous je viens de découvrir le mot « hiptser ». Je ne connaissais pas ce phénomène social. Je viens aussi de découvrir le terme « Lifestyle » pour la photo.

    Et là, je suis quand même horrifiée… je crois que ça correspond bien à ce que je magouille. Même si je n’avais jamais songé à me mettre en scène ou à écrire des inepties et des motto digne d’un bouquin de self-help dessus. J’ai quand même un peu d’amour propre !

    D’ailleurs, après lecture des commentaires assez édifiant, je me pose une grave question : est-ce possible d’être un hipster pour une nana ? Je crains en effet qu’il soit difficile (à part quelques cas avec des gènes de maçon) d’acquérir la pilosité faciale adéquat. Une injustice ?! Heureusement, nous avons le nail art…

  61. Oh, merci pour cet article tout simplement… énorme !
    Je fais des études en photographie et franchement, c’est juste insupportable ce genre de personne !
    Celle qui vont courir acheter le D4 ou qui sont déjà passé chez Canon pour le 5D.  » non mais attend quoi, j’ai le 5D mark II, tu ne peux pas comprendre « . pendant que certains se crèvent le cul à comprendre la photographie de A à Z, son histoire, sa technique, d’autre arrive, pseudo-rebelle passionné, et sortent que tu ne peux rien comprendre parce que toi tu es out. Et ça me fait doucement rire ah ça oui !
    Non mais le flou c’est pour imité les pictorialistes ahah, faut pas chercher plus loin, faut les comprendre quoi mouarf.

  62. Ah merci d’éclairer encore une fois de plus ma lanterne sur cette obscure sujet ! Je me demandais aussi pourquoi c’était aussi « artistique » de prendre en photo le montage d’une lampe, ou des pièces sur une table ou autre truc trop-artistique-genre-très-avengardiste.

    Et surtout je ne savais même pas qu’il avait osé donner un nom à cet « art ». On en apprend tous les jours sur la connerie humaine haha.

  63. Si la photo de Capa est floue c’est parce que le type chargé de développer les pellicules chez Life a foiré son boulot.

  64. Bah! Au départ, le Grand Photographe a crée la Straight Photography et le Pictorialisme et il vu que cela était bon pour la concurrence entre ses enfants, la confrontation des genres, et l’émergence de nouveaux. Maintenant l’évolution continue et c’est toujours l’éternel combat entre deux tendances, les techniciens et les « autres ». On va pas couiner à chaque mouvement parce que l’on n’aime pas, qu’il soit populaire ou non.

    Le « bon » photographe se réclamant ou au moins se vendant la plupart du temps comme artiste alors qu’il n’est plus que très bon technicien (peu m’importe qu’il sélectionne ensuite ou non, retouche, recadre pour finir sur une image aboutie, je m’en fous), je vois pas en quoi c’est dérangeant que d’autres suivent un autre chemin.
     » Le bon photographe il voir un truc qui correspond à ce qu’il veut… Beeeeh il tire, c’est un bon photographe. Et les autres? Beeeh il voient un truc qui correspond à ce qu’ils veulent… Beeeeeh ils tirent quoi.  »
    L’art ne nécessitant principalement au départ qu’une DÉMARCHE, et pas qu’une technique ou qu’une esthétique.

    L’humour noir n’étant pas une fatalité, j’aime ce que j’ai lu, ça donne de plus à réfléchir un peu et a se remettre en cause, même si je pense que le second degré n’est pas au rendez vous chez tout le monde.
    Mais bref, ayant appris cette expression il y a peu, je vais l’utiliser : c’est quand même aussi un sujet à trolls cet article. ++ A bon entendeur. ;)

  65. Ps : Par contre, tout a fait d’accord pour dire que tout photographe devrait connaitre son domaine, l’histoire de celui-ci, et son matériel. Faut pas déconner non plus. Le seul truc gênant c’est donc que certaines images sont plus accessibles aux incultes et aux glandeurs qui en profitent pour être sur les devants de la scène. Ne généralisons donc pas.

  66. Très bon article, idéal pour démarrer la journée ! C’est de plus intéressant car je ne savais pas qu’il y avait un tel mouvement.

    Ça me fait penser au titre d’un article que j’ai lu récemment : mieux vaut vendre des appareils photo que des TV.

  67. Cher Mr Connard

    Votre article a semé le trouble dans mon esprit. En effet, depuis ma plus tendre enfance, je n’ai jamais été capable de prendre une photos bien cadrée et nette. Je ne sais plus quoi pensé. Serait-il possible que je sois un photographe Life Style sans le savoir ?

    Cordialement

  68. Dire que tout les photos lifestyle sont mauvaises est un grave raccourci comme dire que tous les européens sont blanc
    http://theo-gosselin.blogspot.fr/ est-ce que ces photos sont mauvaises artistiquement ou techniquement ( pour infos fait ensad de Lille) donc a mon avis il a un peu de talent quand même =)

  69. Cher Odieux,

    Sans vouloir vous offenser, ni remettre en question votre grand savoir, j’ai noté, après la lecture de cet article, ô combien merveilleux, que vous aviez omis de parler d’une caractéristique récurrente dans ce domaine. En effet, vous avez oublié d’expliquer que la moitié des photos doivent impérativement être en noir et blanc pour être ‘in’ et accentuer la douleur, le malheur de ces artistes maudits.

    Bien à vous,
    Une lectrice admirative

    PS: Epousez-moi! Je vous enverrai au plus vite mon cv avec mes mensurations et des photos afin que vous puissiez juger.

    • C’est en se différenciant de l’autre que l’homme évolue (ou régresse ? vaste question…). Au fond, en critiquant les hipsters, on se critique nous-même, car qui, de telle ou telle manière, ne s’est jamais inscrit en tant qu’hipster dans notre société ? . Et si « Hipster » n’était que l’étape d’un recyclage incessant pour désigner simplement « Homme » ? Au final tout le monde craint juste de voir qui il est réellement. Enfet le racisme n’a fait qu’évoluer si on regarde bien le fond des choses: Soit on est blanc, soit on est noir. Oui, car la critique impose une prise de position exagérée…n’oublions pas que le réel n’exagère rien.

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