Courrier (et cri) du coeur

L’employée tapote machinalement sur son bureau, le visage tourné vers les coulisses de son administration, alors que les échos d’une lointaine conversation entre deux collègues lui parviennent depuis un couloir voisin.

Soucieux de ne pas brusquer la travailleuse, je m’approche délicatement du comptoir, toussotant poliment en arrivant à celui-ci afin d’attirer l’attention de la préposée vers mon humble demande ; au son de ce bruit de gorge, elle se tourne vers moi d’un air attristé, visiblement dérangée par ma présence. Elle baille ostensiblement avant de daigner s’occuper de ma requête.

« Monsieur ?
- Oui, bonjour Madame, je vous prie de bien vouloir m’excuser de vous déranger, mais je viens au sujet d’un colis.
- A retirer ? Vous avez le bon de réception ?
- Ahah, non, en fait il se trouve que…
- Si vous n’avez pas le bon je ne peux pas vous le donner Monsieur.
- Non, non, il y a méprise : c’est un colis que j’ai envoyé et qui n’est jamais arrivé, semble t-il. »

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Elle pousse un long soupir, signifiant son ennui à la simple évocation de la chose ; de mon côté, je me contente de garder mon légendaire sourire afin de m’assurer des bonnes grâces de la brave dame.

« Colis à quelle destination ?
- Paris VI.
- A quoi ressemblait le contenu ?
- Une petite boîte noire cartonnée relativement légère. Elle sent un peu la viande, et dessus il y a écrit « Voilà un doigt de ta fille, merci de me payer avant le 21 sinon tu vas la récupérer pièce par pièce façon éditions Delprado. P.S : Enculé ! ». »

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Je regarde innocemment le plafond, essayant d’oublier ce moment d’égarement dans la formulation de ma missive tout en attendant la réponse de mon interlocutrice, occupée à gribouiller ce que je viens de lui expliquer ; elle articule chaque mot à voix basse, et lorsque ses lèvres achèvent de former quasi-silencieusement « …culé« , elle me tend un formulaire.

« Bon bin désolé Monsieur, mais La Poste n’est pas responsable de la perte de votre colis. Vous signez donc ce formulaire ici et là, y inscrivez vos coordonnées, le déposez dans la boîte qui déborde là-bas et on vous enverra une lettre pour vous redire la même chose. Voilà, suivant.« 

Elle incline la tête sur le côté afin de bien faire comprendre son message, et penaud, je tourne le dos au comptoir, m’éloignant doucement vers la boîte indiquée « Plaintes » submergée de papier. Après avoir machinalement déposé mon message parmi la pile des courriers attendant leur heure, je sortis dans l’air frais de ce matin d’hiver. Sur la vitrine du marchand de journaux en face de moi, une affiche scotchée contre la vitrine indiquait en grandes lettres noires :

« Colis piégé : deux morts dans la rédaction d’un magazine féminin« 

Je me permis de pousser un soupir de soulagement.

Comme quoi, tous mes colis n’avaient pas été perdus cette semaine.

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Cérémonie d'invocation du facteur à Calais, 1921

La Poste, comme je l’évoquais il y a peu en d’autres lieux suite à quelques moult aventures, est probablement ce qu’il y a de plus proche sur Terre de l’ambassade des Enfers.

Toi, lecteur qui vit sous d’autres cieux, peut-être ne connais-tu point La Poste, formidable institution française qui, depuis des siècles, sous divers noms, a participé à faire circuler courriers et missives dans tout le pays ; derrière le pas honnête et pressé du facteur virevoltant d’une maisonnée à l’autre dans les bourgs du royaume de France, chacun a attaché depuis longtemps le spectre des nouvelles circulant à vive allure : engoncé dans son uniforme bleu, le brave homme – ou la brave femme – des services postaux vient déposer ici un faire-part de naissance, là une lettre d’un ami perdu de vue depuis longtemps ; il génère ainsi sur son passage rires et larmes de joie, alors que les bonnes nouvelles viennent illuminer de leur prose les chanceux foyers qui les reçoivent. Bon, parfois, le facteur dépose plutôt un courrier des impôts, auquel cas les foyers joyeux ont plutôt tendance à insulter sa mère, mais là n’est pas le sujet.

Dans tous les cas, que vous soyez un habitant du royaume de France ou un vil étranger (ou pire, un Belge), il y a fort à parier que vous ne connaissez point véritablement cette noble administration ; je vous propose donc aujourd’hui de traiter brièvement du sujet pour mieux comprendre en quoi les cimetières indiens sont de la grosse rigolade comparés aux centres de tri de La Poste en matière de phénomènes paranormaux.

Commençons avec un peu d’histoire.

En 1477, Facebook n’existe pas ; impossible de poker le roi d’Angleterre ou de partager ses photos du dernier banquet : autant vous dire que Louis XI est bien embêté. Le bougre, roi de France Valois et capétien de son état, a quantité de soucis : d’abord, il est moche, mais là n’est pas le sujet, et ensuite, il a quantité d’ennemis qui ne pensent qu’à envahir le royaume, piller ses belles cités et violer son cheptel. Les bergers du cru, qui en ont un peu marre de retrouver leurs moutons avec un arrière train semblable à une porte des étoiles, aimeraient bien voir le roi envoyer ses armées pour calmer tout ce petit monde, mais, las ! Il se trouve que Louis XI n’aime pas la bagarre ; il n’a jamais été très fort dans ce domaine, probablement après avoir été bizuté – pardon, intégré – à moult reprises à la Royal High School of Kingdom Management for Heirs d’Orléans.  Aussi est-il célèbre pour régler ses problèmes d’une autre manière : par la ruse.

Tissant des réseaux, manipulant ses victimes et se jouant d’elles, il est surnommé « L’Universelle Aragne » par ses adversaires puisque tel la patiente arachnide, il tisse sa toile avec patience pour piéger ceux qui s’opposent à lui. L’évêque Basin, connu pour ses chroniques, parlera même de lui dans les termes suivants : « fourbe insigne connu d’ici jusqu’aux enfers, abominable tyran d’un peuple admirable« . La partie où il parle de « Gros bâtard à bouyav‘ » est encore contestée par les historiens, tout comme le fait qu’il portait la mitre à l’envers façon West Coast de la Seine, nous ne développerons donc pas la chose ici.

Fourbe, maléfique, légende infernale : autant de caractéristiques qui étaient nécessaires à l’invention de La Poste ; et en effet, en cette vile année 1477, soucieux de pouvoir communiquer plus rapidement avec le reste du monde, Louis XI crée donc les relais de poste, structures permettant aux messagers royaux de circuler plus vite afin d’acheminer leurs documents à destination en un temps record. La transformation est immédiate : en quelques semaines seulement, Louis peut envoyer « Kikoo » à Londres à son copain Edouard IV, qui peut lui renvoyer en moins d’un mois « : – )« . Le progrès est en marche.

Les bases de l’institution maudite sont jetées, mais pour l’instant, seul le roi peut voir ses courriers être perdus/volés/égarés/pouf pouf disparus. Aussi, quelques temps plus tard, en 1576, Henri III jaloux du fait que son peuple ne soit pas aussi emmerdé que lui décide de faire partager ce formidable don de Satan en ouvrant les offices de messagers royaux, pouvant transporter les courriers des particuliers, ce qui est une véritable révolution : désormais, tout le monde peut se faire rabouiner ses colis. Cela créera l’ancêtre des mécontents qui râlent à la Poste : les Malcontents, groupes influents qui mettront sérieusement à mal le pouvoir d’Henri III, mais c’est une autre histoire que je laisse le soin à d’autres de raconter (même si ces vieux barbons prétendent que cela n’aurait aucun rapport avec La Poste, et plutôt avec les guerres de religion).

Bref ; au fil du temps, tout ce petit bazar va gentiment se structurer, jusqu’à ce qu’apparaissent les facteurs, même si au départ déjà, leurs distributions sont relativement aléatoires, puisque le courrier découvre son ennemi naturel : la souris. Embusquée dans les boîtes aux lettres du royaume, parfois placée par un malandrin en goguette, la bougresse ronge sans vergogne les belles lettres de Tata Jeannine, ne laissant comme seule signature dans la boîte que quelques crottes rondes (parfois aussi, elle éclate d’un rire diabolique en accomplissant son odieux forfait, mais une souris qui rigole, ça ne s’entend pas trop). L’animal sera vaincu au XXe siècle avec l’avènement de la publicité : au bout du 5e tract Aldi quotidien à bouffer, le rongeur tombe sur le côté, pète, puis meurt d’indigestion.

Accessoirement, au départ, le facteur circule dans les villes en agitant une crécelle ou une clochette pour signaler son passage, ce qui prouve bien une chose : il est considéré comme ayant le même statut que le lépreux ou le pestiféré, ce qui résume bien la mauvaise image dont bénéficient déjà nos amis postiers.

Ca aussi, vous le devez à la Poste, base du scena... non, rien, rien.

Par la suite, évidemment, ces attributs sont retirés aux facteurs par quelques maîtres ès fourberie, qui veulent réussir à faire croire aux honnêtes gens que les employés de La Poste sont des humains, alors que chacun sait qu’en réalité ils sont constitués à 80% de soufre et à 20% de morceaux de types morts dans des files d’attente. De même, les progrès technologiques risquant de rendre La Poste rapide et efficace, les mêmes spécialistes du pourrissage d’autrui agissent : à l’arrivée des chemins de fer, voyant le courrier circuler à folle allure, de sombres séides créent la SNCF afin de s’assurer que tout n’aille pas trop vite, et lorsque l’avion fait son apparition, les mêmes créent Air France. C’est vraiment à vous dégoûter du progrès.

Alors évidemment, là, on me dira « Rooooh, Monsieur Connard, vous exagérez, hein, vous savez, je pense que vous pipeautez un peu quand vous dites que tout cela n’est en fait qu’une organisation crypto-infernaliste« 

Et je répondrai : « Oui, hein, et alors, au fait, par exemple, de quand date La Banque Postale ? 2006, c’est ça ? Et quelle était sa spécialité ? Les crédits immobiliers ; pouf, dans les deux ans qui suivent, le marché s’effondre, à cause de problèmes sur le marché de l’immobilier : quelle coïncidence ! Alors évidemment, passé 2008, tout le monde explique qu’il faut arrêter de faire n’importe quoi avec les crédits. Ce pourquoi, à partir de 2010, La Banque Postale part sur les crédits à la consommation ; et re-pouf, dans l’année qui suit, l’économie se vautre. Alors hein, il va falloir arrêter de faire semblant de rien les enfants : c’est un complot sataniste !« 

Bref, maintenant que vous voilà tous instruits sur l’histoire de celle belle institution, revenons-en au présent, et parlons-en ; toi, étranger qui n’as jamais connu La Poste et vit probablement heureux ce faisanttoi à qui je m’adressais en début d’article, permets-moi de te présenter la chose au quotidien.

La Poste, c’est une série de bâtiments un peu partout en France, dans lesquels il est possible d’aller effectuer diverses opérations : envois de lettres, achats de timbres, préparations de colis, obtention d’une maladie mentale : tout est disponible d’un simple tour sur place. Les locaux se ressemblent d’ailleurs généralement : un petit hall, au bout duquel se trouve un comptoir où les préposés attendent que de nouveaux naïfs clients se présentent, une série de machines pour peser et timbrer ses courriers, une photocopieuse à disposition : bref, rien d’extraordinaire.

Mais c’est sans compter sur la fourberie extraordinaire qui prévaut en ces lieux : tout a été soigneusement étudié pour vous pourrir la vie tout en ayant l’air parfaitement innocent ; ainsi, il suffit qu’un innocent pénètre le bâtiment pour que sans s’en rendre compte, il marche sur une dalle piégée qui active ce que l’on appelle dans le jargon, la trapavieux.

La trapavieux, c’est une petite trappe dans le sol contenant un vieux qui est régulièrement frappé à coups de bâton par les employés, avant d’être bombardé de calmants ; constamment placé dans un état entre excitation et demi-sommeil, il est complètement perdu. Toutes les heures, on lui envoie de la musique contenant des messages subliminaux comme « J’aime les timbres de petits chiots » ou « J’ai envie d’envoyer du courrier à un correspondant à l’étranger » ; parfois, un employé galopin glisse dans les messages « J’enverrais bien un gros colis par avion à mon copain Maurice dont je ne suis plus sûr de l’adresse » mais là même les autres lui font « Roooh, t’abuses Michel« , même si ça les fait bien rigoler quand même.

Ainsi, lorsque l’innocent pénètre ces lieux maudits des hommes et des dieux, il se trouve toujours grâce à ce procédé avec un vieux (ou une vieille, c’est variable), qui surgit juste devant lui pour demander un truc chiant/improbable qui permette d’emmerder un maximum de gens ; la stratégie de base consiste, bien évidemment, à acheter des timbres, mais pas n’importe lesquels : des timbres décorés. Et là, papy ou mamie prennent grand soin de sélectionner, de longues heures durant, le carnet de chiot ou de chatons qui ira le mieux décorer leur missive. Vous, malheureux qui patientez derrière, vous tenez souvent bon le premier quart d’heure ; mais quand au bout de 25 minutes, ils en sont toujours à se demander s’il vaut mieux le lapin qui mange une carotte ou la fusée qui tourne autour de la Terre, vous avez juste envie de faire gagner de l’argent à la caisse de retraite en supprimant un vieux, là, tout de suite, et de préférence en faisant craquer des os comme des gâteaux secs.

Evidemment, ce n’est qu’un exemple : le vieux peut aussi vouloir envoyer un colis, mais il ne sait plus trop quoi ni à qui, aussi va t-il demander à Madame la postière si elle n’aurait pas dans sa mémoire magique le souvenir qui lui manque pour parvenir au bout de sa mission.  Mais curieusement, non : c’est fou.

Grâce à l’énergie ainsi générée par les souffrances endurées par votre âme immortelle et votre patience déjà bien entamée, les conseillers clients de La Poste peuvent se repaître de vos douleurs psychiques, et ainsi générer de nouvelles idées (probablement à base de popopo) pour ruiner votre quotidien.

Gérard, vieux chez La Poste, heureux de sortir de sa trappe pour aller demander à Madame la postière de lui présenter toutes les tailles et couleurs de colis existants avant de dire qu'il n'a rien à envoyer

Ainsi, parfois, lorsque vous envoyez quelque chose par La Poste, ça n’arrive pas à destination : le courrier s’est perdu, a été dérobé dans la boîte aux lettres du destinataire ou plus simplement, a disparu, car comme le dirait Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se crée, à part dans les centres de tri pour ce premier cas, d’ailleurs j’aimerais bien savoir où sont les tubes à essai que j’ai commandés sur ebay« . Jusque là, me direz-vous, ça peut arriver à peu près n’importe où : le risque zéro n’existe pas (« à part concernant mes chances de retrouver mes tubes un jour, bande de chafouins« , aurait toujours ajouté Lavoisier en maugréant sous sa moumoute). Sauf que là, des génies maléfiques ont conçu un système visant à vous rendre fou intitulé le « C’est pas notre problème« .

Ainsi, lorsque des objets disparaissent comme par enchantement dans des centres de tris, plutôt que d’envoyer des baraques de deux mètres de haut avec des barre à mine refaire les gencives des employés jusqu’à ce qu’ils parlent (une procédure pourtant évidente, tout de même pour préserver la bonne image d’autodiscipline de la maison), l’administration se fend plutôt d’un courrier en direction du client floué afin de lui dire, en substance : « C’est ballot, hein ? Mais on est pas responsables. » ; dans ces moments là, on a juste envie de déchiqueter des jugulaires à coups de dents : si je confie un objet à une société pour l’emmener d’un point A à un point B, que je paie pour ça, mais que l’objet est paumé en route : qui est responsable ? Imaginez confier une voiture à un chauffeur à Paris en le payant pour l’emmener à Lyon ; quelques jours plus tard, à Lyon, vous attendez votre véhicule et voici le chauffeur arrivant à pied. Forcément, vous lui demandez : « Heu, et sinon, ma bagnole ? » ; s’il vous répondait « Bah, j’en sais rien moi, j’suis pas responsable. Au fait, merci d’avoir payé la course par avance« , vous auriez tendance à vouloir lui malaxer les molaires à coups de mandales ; mais là, visiblement, il y a des gens qui trouvent ça normal.

Le top du top étant éventuellement l’argument ultime, déjà entendu :

« Vous l’aviez envoyé en recommandé, votre pli ?
- Bin non.
- Et bien voilà : si vous voulez être sûr que ça arrive, prenez un recommandé »

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Ah oui. Bon, d’accord : si j’avais su qu’en fait il y avait un tarif « Je suis sûr que ça arrive » et un tarif « Ça arrive peut-être, ça va dépendre si vous avez du bol » façon Française des Jeux, je me serais posé plus de questions, mais bon. En attendant, si ça ne vous dérange pas, je vais ressortir de votre aimable boutique et re-rentrer dedans, mais cette fois-ci avec une voiture bélier et en hurlant des trucs qui feraient rougir Jean-Marie Bigard.

Ainsi, de par ces fameux artifices, la Poste peut rendre fou n’importe quel citoyen sain d’esprit, dont la détresse psychique alimentera les sombres seigneurs postaux qui se régalent de la misère des mortels depuis le monde souterrain ; et pour ceux qui leur résistent, ils n’hésiteront pas à leur envoyer ce qui est un peu le VRP des enfers :

LE FACTEUR

Comme nous l’avons vu dans l’historique de La Poste, autrefois, le facteur circulait en agitant clochettes et crécelles, tel le lépreux en goguette, signifiant à la population qu’il fallait se tenir à distance de pareille créature maléfique ; mais après qu’un complot sataniste lui ait permis de quitter ces attributs pour enfiler le sympathique uniforme de messager du peuple allant de foyer en foyer, il n’en a pas moins poursuivi son terrible travail de sape de notre société, visant à meuler quotidiennement le moral des pauvres hères que nous sommes, particulièrement grâce à une stratégie bien connue :

Le bon d’absence.

En théorie, ça se passe comme ça : Monsieur le facteur sonne chez vous, dring dring. Vous répondez : « Bonjour facteur ! Quel plaisir de vous voir de si bon matin ! Ho, mon colis, bonheur ! Tenez, je signe… et hop, bonne journée facteur ! »  ; serrant la main de l’employé consciencieux, vous refermez la porte et déballez votre bien, et tout heureux, vous jouissez en paix de votre nouvelle possession (dans le cas présent, un fusil à lunette que vous utilisez sur le fils du voisin qui crie quand il fait de la balançoire).

En sus de "Bienvenue chez les Ch'tis", sachez qu'il y a "Le facteur de Saint Tropez", avec Paul Preboist. Autant d'insultes à l'humanité toute entière, c'est quand même gros, ça devrait se voir.

Dans la réalité, hélas, ça se passe plutôt comme ceci : Monsieur le facteur arrive devant chez vous, puis hésite. Bof, s’il doit sonner chez tout le monde, ça risque d’être long vu sa tournée ; hop, il va plutôt remplir un mot comme quoi vous n’êtes pas là et déposer votre colis au centre de tri, qui ouvre après que vous soyez parti au boulot, et qui ferme avant que vous ne rentriez, vous obligeant à poser un RTT pour vous y rendre ; sauf que déjà que vous avez envie de tabasser le porteur de paquets qui joue à plier l’espace temps pour vous expliquer que vraiment, non non, il a tout fait pour prendre contact avec vous mais vous n’étiez pas là à 10h02 jeudi, alors que vous avez parfaitement souvenir du contraire, ainsi que de l’avoir entendu ricaner en remplissant un bon de l’autre côté de la porte, voici qu’en plus si vous prenez un congé pour aller retirer votre colis, vous vous retrouvez dans les pièges évoqués plus haut : le facteur vous a ainsi démarché directement à domicile pour vous obliger à vous rendre à la poste et ainsi subir les milles tortures de Belzébuth. Vous pensiez que c’était juste un cas isolé d’employé malicieux ? Non, c’est un plan de damnation à grande échelle.

Et si vous pensez, naïvement, que les enfants sont épargnés, détrompez-vous : c’est aussi la Poste qui gère le service du « secrétariat du Père Noël« , permettant au petit Kévin qui a innocemment glissé une enveloppe pour le gros homme rouge dans une boîte au lettre de recevoir en retour « Ho ho ho, bonjour mon petit Kévin ! J’ai bien reçu ta lettre ; cependant, elle n’était pas timbrée, aussi, tu serais bien gentil de m’en renvoyer une avec deux timbres, histoire de compenser, car, ho ho ho ! Les timbres, c’est très important ! Sache d’ailleurs que tu peux venir en choisir plein avec ta mamy dans nos bureaux, de préférence aux heures où les gens qui bossent viennent chercher leurs colis, histoire de faire chier un maximum ! A bientôt Kévin ! Et pense aux timbres, sinon tout ce que tu trouveras dans tes pantoufles le 25 décembre, ce sera un long et chaud étron ! Ho ho ho !« 

J’imagine qu’ici, certains lecteurs travaillant à La Poste (j’en connais, ne niez pas) s’insurgeront de ce propos plein de généralités honteuses qui ne sont pas représentatives du travail au quotidien de l’institution, ce en quoi je répondrai :

- « Non mais je ne suis pas responsable de ce qu’il se passe chez moi : peut-être est-ce un pirate qui vient d’écrire cet article ? C’est ballot.« 

- « Je n’ai jamais reçu votre mail de plainte, l’avez-vous bien envoyé en recommandé ?« 

- « Je n’étais pas là quand je tapais cet article : d’ailleurs, j’ai un bon d’absence du facteur qui prouve que je n’étais pas chez moi à l’heure à laquelle je le tapais : ce qui signifie que soit je suis innocent, soit il y a vraiment des facteurs maléfiques, ce qui dans tous les cas, me donne raison« 

- Au concours de mauvaise foi, c’est moi l’plus fort, galopins.

Ah, mais.

Sur ce, je vous laisse : j’ai un colis à aller chercher. Je me signe, je prends mon eau bénite et j’y vais.

Adieu.

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La portière de la berline claque alors que je m’engouffre sur la banquette arrière, Diego se contentant simplement de me jeter un rapide regard depuis le siège conducteur via le rétroviseur dans lequel il était en train de vérifier le noeud de cravate de sa tenue de chauffeur.

« C’est fait Monsieur ?
- Ils ont paumé le colis Diego. C’est tout de même incroyable.
- Je comprends votre déception Monsieur.
- Non Diego, ta perception ne peut qu’effleurer la sphère de mon désarroi. Allez, déverrouille-moi tout ça. »
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Un cliquetis se fit entendre. Après avoir vérifié que le parking était désert, je sortis de la voiture et me rendis au coffre de celle-ci, révélant en l’ouvrant la silhouette gracile d’une jeune fille tenant une main bandée contre elle.

« Vous… vous allez me laisser sortir ?
- Cécile, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous.
- …
- La bonne, c’est que votre père n’a pas refusé de payer la rançon dans l’immédiat : tous les espoirs sont permis.
- Et… la mauvaise ? »
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Je ris pour détendre l’atmosphère.

« La mauvaise, c’est que La Poste a égaré le colis avec la demande, comme c’est cocasse, n’est-ce pas ?« 
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Ses yeux s’écarquillèrent.

« Tu pourras te plaindre auprès d’eux, mais en attendant, il va me falloir tout recommencer : allez, donne ta main !« 

121 réponses à “Courrier (et cri) du coeur

  1. Tiens, ça me fait penser à une note de Boulet (numéro 4) qui illustrerait fort bien votre propos. Par ailleurs, je dois avoir chez moi la seule poste où les employés sont adorables et efficaces :)

  2. Le problème c’est que le bon vieux temps est révolu. Aujourd’hui, la Poste est privée, donc ce qui prime c’est la rentabilité. Mais celle de la Poste, pas celle de ses clients. :-)
    PS : J’ai beaucoup aimé votre autoportrait, cher Connard. ;-) ( Même si vous êtes un peu édenté. )

    • Il ne faut pas exagérer, la poste n’est pas privée aujourd’hui, elle a adopté une forme juridique de société privée (SA de mémoire) mais est encore à 100 % la propriété de l’Etat français. Donc entreprise publique :)

      Donc indirectement, l’héritage de Louis XI est encore entre les mains de la Couronne !

      Très bon article, comme d’habitude :) J’ai beaucoup rigolé devant l’introduction et la conclusion ! Merci monsieur OC

  3. L’étudiante en master d’histoire (médiévale, on ne rigole pas) que je suis se gausse. Jolies références et jolis détournements d’icelles. C’est vrai, le pauvre Louis XI était un brin disgracieux avec ses jambes arquées et son bidon. Mais quand même. C’était sûrement un monsieur charmant, dans l’intimité.

  4. Ma perversion naturelle m’enjoint d’adresser ce post à quelques amis, ci-devant facteurs, postiers et autres joyeusetés.. Merci !!

  5. Bonjour Maitre Connard,

    Totalement d accord avec vous, Laposte et ses hordes de feignasses fonctionnaires meriterai bien le chatiment utlime de se perdrent eux memes dans les trous noirs absorbeurs de matiere des centres de tri.

  6. J’ai souvenir d’un non-arrivage de colis….
    Sur la boite aux lettres écrit en ENOOORME « Sonnette au fond de l’allée » .. Et dans la boite aux lettres un joli avis de passage « motif de non distribution : pas de sonnette ». Incroyable ….

  7. Quelques petites coquilles se sont glissées dans cet article:
    - « Les bases de l’institution maudite sont jetée » => « jetées » serait tout de même plus approprié
    - « De même, les progrès technologies » => vous vouliez sûrement évoquer les « progrès technologiques » cher OC
    - « le vieux peut aussi vouloir un colis, mais il ne sait plus trop quoi ni à qui » => « vouloir envoyer » certainement

    Que dire autrement de cet article, sinon qu’il reflète admirablement la vérité >< Et dire que ces suppôts de Satan osent passer en fin d'année pour leurs étrennes et pour nous refourguer leur foutus calendriers à la con !

    • Merci bien : c’est corrigé.

      Il y aurait tellement plus d’autres choses à dire : les étrennes, l’invention de la voiture jaune, le fait que si des terroristes ont un jour tenté une attaque à l’anthrax par courrier chez nous, ils ont dû bien être feintés, bref, de la quantité. Mais il faut bien s’arrêter à un moment.

      • Je me permets d’ajouter que la locution « après que » est suivie de l’indicatif, non du subjonctif.; « après que vous soyez parti au boulot » => « après que vous êtes parti au boulot ». Oui je sais c’est hideux.

        Hormis cela, un grand bravo, encore une fois, je me suis sévèrement fendu la gueule.

      • Une autre coquille :
         » la mauvaise image dont bénéficie déjà nos amis postiers. » –> « bénéficient » serait mieux !

  8. La solution est simple: Je propose la création du Front Populaire de Sauvegarde du Service Public.
    Ledit organisme aura la charge de s’envoyer, à diverses adresses, des colis piégés, dont les bombes seront programmées afin d’exploser à H+24, avec H=Heure d’arrivée normale du colis. Elles seront ensuite immédiatement désarmées à réception.
    Je vous promet qu’au bout du troisième centre de tri qui saute, des mesures drastiques seront prises.

  9. Un bien bon souvenir d’un recommandé à aller chercher sur un motif cocasse :
    Figurez-vous un petit portail pour les personnes, blanc de sa couleur, et ayant une fâcheuse tendance à se coincer, donc à devoir pousser avec le pied parfois pour qu’il s’ouvre. Le charmant employé affublé de sa casquette ne pouvant l’ouvrir, croyant qu’il était fermé à clé, peste et laisse donc un avis de passage avec motif « portail fermé ».
    Sauf que ce bougre d’âne n’avait pas vu (?) que juste à côté ( et vraiment juste à côté hein ? Un mètre quoi, pas plus. ) se tenait le portail pour véhicules, blanc également ( donc bien visible ) et auquel il manque un battant depuis fort longtemps, donc grand ouvert. (oui, je ne prends pas la peine de fermer l’unique battant, quelque chose me dis que ça aurait l’air ridicule. )
    Comment n’a-t-il pas pu le voir ? « portail fermé » ? Avec un grand battant pour véhicule, blanc sur fond de haie donc vert ? Si c’était une blague, j’en aurai bien ri à lui en casser les côtes.

    Deux fois.

  10. Je ne peux vous dire cher odieux connard à quel point cet article a égayé ma journée pluvieuse.
    Vous avez en quelques mots, magnifiquement tournés, exprimé tout mes sentiments ( ressentiments? ) envers la Poste et ses suppôts…
    Mais je tenais quand même à donner une petite précision qui concerne ici des Postiers Niçois qui furent sujet à la délation de leur confrère un jour de faiblesse de ce dernier.
    Les Avis de passage ne se font pas devant la porte malheureux, trop de temps perdu et trop de risque que le futur propriétaire ne guète au judas, (tel un homme de peu de foi en la grandeur de la Poste qu’il est) et ne les surprenne pour réclamer odieusement son colis.
    Les Avis de passage se font en amont, à la Poste directement. Gain de temps et efficacité maximale. Plus de colis a transporter, plus d’écriture approximative sur un coin de porte. Que du bonheur!
    De plus les excuses comme  » pas de nom sur la boite au lettre  » ou pas  » d’interphone  » seront tout a fait acceptables même s’ils ont pu défier ces obstacle pour mettre le fameux avis dans la bonne boite…
    Bref, vous êtes devenu aujourd’hui mon messie ( mais si, mais si )de la bonne parole contre Satan… Et je me suis bien marrée ;)
    Fanny

    • Aaaaaaaaaaaaaaaah, c’est pour ça que l’avis de passage que j’ai reçu hier (alors que j’étais confortablement installée chez moi, devant mon écran d’ordinateur pour vérifier que mon colis était bien en cours de livraison) portait mon nom écrit sans faute et lisiblement!
      Je me demandais justement par quel miracle il était juste… pour une fois.

      Merci pour cette précision! Je comprends mieux.

    • Absolument !
      Pour avoir été demander à la postière, au guichet, pourquoi le facteur n’avait pas sonné (j’étais là) pour me donner mon paquet et pourquoi sur l’avis était indiqué « autre motif », j’ai su que les colis ordinaires (donc les moins chers, ni colissimo, ni recommandé) étaient délivrés directement dans les boîtes à lettres réglementaires (sans sonner donc) et que, comme la mienne ne l’était pas, on ne me le délivrait pas ! et vlan !

      Sans compter les colis (même AR ou colissimo) non délivrés pour cause de neige (bon d’accord ! mais si c’est dangereux pour eux, ne l’est-ce pas non plus pour nous ?) et pour lesquels c’est le facteur « lettres » à vélo qui pose l’avis avec le courrier, ni non plus des colis non délivrés pour cause de « trop de colis suite à engorgement suite à la neige même s’il n’y en a plus maintenant » (même punition) qu’il faut chercher soi-même…

  11. J’aime toujours autant vos articles mais….

    Se plaindre du facteur qui laisse un avis de passage, certes, mais il faut aussi savoir que le temps du parcours de votre facteur est sévèrement minuté. (je me tire peut-être une balle dans le pied en précisant que j’officie comme tel mais pas en France, cependant ne rêvons pas d’un pays à l’autre ces entreprises d’acheminement ont depuis longtemps oublié la notion de service pour la remplacer par celle de profit…) Dès lors, il doit foncer et il devient nécessaire de gagner comme il peut quelques précieuse minutes.

    D’autant que certains clients sont vraiment pas faciles. Quelques exemples:
    – La top modèle du matin: c’est huit heures trente, le facteur sonne, malheur! Madame est encore en training et n’a pas mis son Rimel. « Il est hors de question que l’on me contemple sous ma forme humaine normale » pense-t-elle, pas grave le facteur patientera bien le temps que je me douche, parfume, sèche les cheveux, maquille, essaye cinquante tenues différentes (pour finalement revenir à la première) avant d’aller ouvrir… Notez que la version masculine existe, où il est question de costard et de cravate à accorder à la gomina.
    – Les hommes-poissons qui passent leur existence complète sous la douche et ce quelque soit l’heure (si, si, il existe des gens qui sont TOUJOURS sous la douche à les écouter)
    – Les recherchés par la mafia ou le fisc, qui s’imaginent que ne pas ouvrir va leur permettre de se faire passer pour mort… Mais qui iront quand-même gueuler sur le facteur pour faire bon teint après s’être fait arsouillé par ses créanciers. Genre, « ouais mais ce salaud de facteur qui m’a pas filé votre rappel Pitié Don Corleone! »
    – Les hippies ou les geeks qui, déconnectés de la réalité, ne relèvent leur boîte qu’une fois par mois voire tout les deux-trois mois (ce qui doit correspondre à la visite maternelle) et qui ne trouveront pas normal que leur courrier soit froissé et que certains avis de passage sont depuis longtemps périmés.

    J’espère que vous comprendrez qu’il devient difficile de rester patients face à ce genre de « prototypes », d’autant plus que prendre du retard sur sa tournée c’est s’exposer aux foudres de sa hiérarchie, « dites mon petit Michelet, comment ça se fait que vous rentriez 15min plus tard aujourd’hui? », riez pas ce que je vous raconte là est véridique. Du coup, on sonne, on attends un bref instant et si rien ne se passe: (on ricane et) on avise. Pis c’est pas compliquer de gueuler un « j’arrive! » si vous deviez vous extraire de cette combinaison en latex avant d’ouvrir, si?

    Bref, je ne soutiens nullement l’institution qui me paie chichement pour distribuer vos plis, factures, cartes postales, mais la prochaine fois que vous voyez votre facteur pensez que le pauvre bougre est juste dans un maelström temporel effroyable avec la menace constante d’un chef qui lui plantera un blâme s’il ne fait pas son parcours dans les temps.

    PS: pour la question de vos colis égarés, vous pensez vraiment qu’elle (l’institution de la Poste donc) en a quelque chose à foutre? Vous êtes un PARTICULIER, le bénéfice risible amené par l’acheminement de votre petite merde ne l’intéresse pas; face aux centaines de colis que peut recevoir une ENTREPRISE…

    A bon entendeur.

    • Si ça peut vous rassurer : être une entreprise ne change rien (j’en pleure encore de désespoir).

      Par contre, pour le facteur qui a un temps minuté, c’est ce que j’évoquais brièvement dans « Bof, s’il doit sonner chez tout le monde, ça risque d’être long vu sa tournée ». Personnellement, j’ai mis un gros piège à ours pour capturer le mien quand il passe à proximité (avec des étrennes au fond).

    • Certes très cher ami facteur, mais comment doit-on réagir quand l’un de vos collègues (charmant je n’en doute pas) ne prend même pas la peine de sonner, et qu’au lieu de cocher la case « absent » il coche la case « absence de boite au lettre normalisée » pour un colis qui de toute façon ne serait pas rentrée dans une boite au lettre normale ?

      • Parce qu’il n’y a pas la case « colis non normalisé » sans doute. Mais effectivement il y en a qui ne prennent pas la peine de sonner, surtout s’ils sont déjà en retard.
        Je me souviens du facteur chez mes parents quand j’étais petite : dans ma cambrousse où tout le monde se connaissait, on n’était pas méfiant. S’il avait un colis et que nos volets étaient ouverts, il donnait un grand coup de klaxon et déposait le colis devant la porte avant de repartir. Bien sûr, depuis, ça s’est peuplé, le facteur a changé, alors il laisse des avis de passage…

    • Monsieur Odieux >>> Autant pour moi, le « bof » m’a fait interpréter le texte dans l’autre sens, genre le facteur s’en fout.
      En ce qui concerne les entreprises, je ne sais pas si ça doit me rassurer ou non… Disons que si ça peut permettre à cette institution de perdre quelques clients « à gros budgets », je m’en amuse.
      Concernant votre piège à ours, joignez une bouteille de rhum bon marché, certains de mes collègues sentent déjà fort le matin. ;)

      Chère Bretonne >>> Hélas, je crains que vous ne soyez tombé sur un jean-foutre (espèce courante), il ne vous reste plus qu’à appeler le service client (bien du courage là aussi) et taper un scandale: avec un peu de chance il remonteront au malotru pour le lui faire payer à la nuit tombée.

      Mon discours peut sembler paradoxal: d’un côté je méprise ouvertement la Poste et de l’autre je « protège » le facteur en dénonçant l’attitude de certains clients… C’est qu’elle est vaste la Poste et emploie beaucoup de monde, on y trouve donc une multitude de sociopathes aux tares diverses. De mon point de vue (pour faire court: j’ai du prendre ce job pour éviter d’être au chômage alors qu’il n’a absolument aucun lien avec ma véritable profession.), j’essaie tant que faire ce peut de contenter les gens sans toutefois me soucier de l’image que je véhicule avec mon uniforme. Et c’est peut-être bien là tout le souci: cherchant à rationnaliser au maximum, pour des raisons économiques, la Poste rechigne à offrir des conditions de travail décentes, dès lors, il est très difficile pour le personnel de s’impliquer. Et lorsque j’entends « les plans sur la comète » tracés par mes managers, je peux vous dire que l’on ne se dirige pas vers du mieux, tant pour le petit personnel que pour les clients.

  12. J’en ai un bien bonne sur la Poste :
    j’ai une fois reçu un avis de passage comme quoi je n’habitais pas à l’adresse indiquée, ledit avis glissé… dans ma boite aux lettres bien sûr !

    • Moi, j’ai eu droit à l’avis de passage en absence pour une lettre recommandée pour mon voisin d’en face !!!!

  13. Cher Odieux Connard,

    je vous trouve, à bien des égards, injuste envers ces pauvres postiers (pour ne parler que d’eux).

    Pensez donc : passer toute la journée dans une camionette jaune canari, signe infamant d’une profession décriée, sur laquelle les enfants n’hésitent plus guère à jeter des cailloux et les passant taquins, à uriner lorsque l’envie se fait sentir (cela fait ton sur ton vous me direz). Ou pire, marchant sur les trottoires mal entretenus de nos villes insalubres, traînant ou poussant un ridicule chariot bleu débordant de lettres d’amour et de factures, à la merci du premier malandrin venu en manque de papier pour allumer son feu et de lecture pour les longues soirées d’hiver.

    Le facteur, être solitaire s’il en est, se trouve tour à tour confronté à l’employé municipal armé de son karcher avec lequel il nettoie le troittoir et le bas du pantalon de tous ceux qui s’y aventurent, au gardien d’immeuble lobotomisé (sinistre relique d’une ère améliepoulainesque aussi révolue qu’indésirable), et au locataire endormi à 11h30, affirmant contre toute évidence, que non, il n’y a pas de Jacqueline Michard dans son appartement, laissant le pauvre agent des postes seul et désespéré.

    Ajoutez à cela les innombrables étages dans ces contrées déshéritées dépourvues d’ascenceur, les ménagères embigoudées les charmants « meilleurs amis de l’homme » dont la simple existence devrait faire rentrer l’armure intégrale dans l’uniforme réglementaire du facteur et vous aurez un joli panorama pas du tout partial du quotidien de ces chevaliers de la lettre, de ces samouraï de l’accusé de réception, ces héros du colis postal, ces moines-soldats de la lettre sans code postal.

    Voilà pour la rapide et bien inutile réhabilitation des glorieux ouvriers de ce service (de moins en moins) public.

    Bien cordialement,

    TZ

  14. J’ai bossé trois semaines dans un bureau de poste/centre de tri, je n’ai jamais vu autant de charlots au mètre carré. Et la réputation d’alcoolique des facteurs n’est pas usurpée.

  15. C’est amusant, toutes ces anecdotes concernant des avis de passage… Chez moi, et c’est arrivé au moins une fois (et très probablement trois), le facteur ne laisse pas d’avis de passage, il dépose juste le colis au sommet des boites aux lettres. Cela est très pratique, notamment pour les autres personnes de l’immeuble qui peuvent ainsi subtiliser le colis s’il les intéresse (c’est d’ailleurs ce qui a du se produire pour deux de mes commandes dont je n’ai jamais vu la couleur. Et qu’on ne me dise pas qu’il faut accuser mes chers voisins uniquement, quand je suis allé demander à la Poste des informations sur le devenir des mes courriers, on m’a répondu que le facteur pouvait ne pas avoir laissé d’avis, que ça arrive, le tout avec un air blasé qui signifie très clairement « mais qu’est-ce qu’il a à se plaindre celui-là, c’est pas mon problème ses colis… »)

    • ah tiens même chose, je ne compte plus le nombre de fois ou je vois des colis laissés par cette administration jaunatre honnie dans le hall de mon immeuble, abandonnés à tout les vents et toutes les convoitises !

      Resultat, si le colis atteint le volume d’un simple paquet de gateaux je le fais envoyer a une adresse de maison particuliere (sont quand même mechamment irresponsables) !

      • Alors que vous pourriez plus simplement déclarer le colis abandonné et donc suspect, et aussitôt enclencher le plan vigipirate pour voir le GIGN et le génie militaire débarquer en masse avec un drone pour faire exploser le colis de La Redoute à distance.

        Quand vous aurez fait ça 5 fois d’affilée, le GIGN et l’armée iront probablement faire sauter la camionnette du facteur pour être tranquille.

        Ou votre appartement, hein, une chance sur deux, mais il faut être joueur.

      • ÇA ce n’est pas une mauvaise idée! J’ai toujours rêvé de voir la brigade de déminage et le GIGN débarquer chez moi… J’ai déjà eu le privilège de voir arriver les flics, et les pompiers défoncer ma porte, car un voisin bien (?) intentionné pensait que j’étais mort, rapport à l’odeur d’un chat crevé dans le faux plafond du couloir… Je les ai reçu le casque sur les oreilles et le joint aux lèvres, raison qui justifia la perquisition de mon appartement, et le non remboursement de ma porte éventrée…

    • J’ai bien aimé la lettre de Pôle Emploi délicatement posée en équilibre sur le digicode. Même pas sur les boîtes aux lettres dans le hall de l’immeuble, mais dehors (« à tous les vents » prend tout son sens). Le facteur n’a même pas eu envie de sortir sa clef passe-partout pour entrer, il l’a juste laissée là, pour que tous mes voisins sachent que je m’étais fait virer de mon boulot, sans doute.

  16. Réaction extraordinaire de la Poste un jour où j’avais l’outrecuidance de réclamer un colis qui ne m’avait pas été livré :
    « Si, le colis vous a été livré ; vous ne l’avez simplement pas trouvé dans votre boîte aux lettres »

    Car oui, ma boîte aux lettres fait 10m², on a si vite fait d’y égarer un colis !

  17. Vécu : j’ai reçu l’avis de passage par… la poste.
    Ils payent donc un timbre pour vous dire qu’ils ont un colis pour vous et que vous n’étiez pas chez vous… alors que vous êtes au chômage et ne bougez pas de votre domicile.

  18. Merci, cher Connard. Votre article m’a rappelé le meilleur avis de passage que j’ai reçu : dans la boite aux lettres, à la case « motif de non-distribution », était juste écrit « lieu? »
    Ben je sais pas, dans la boite aux lettres ce serait bien, non?

    • Oui, nous, on a privatisé GDF et EDF et depuis, effectivement, les prix du gaz et de l’électricité n’ont cessé de baisser de manière vertigineuse et la qualité de service est devenue tout simplement sublime.
      Ah comme est douce et caressante cette fameuse Main Invisible du Marché de l’ami Smith !

      • Le prix de l’électricité baissait en €uro-constants (c’est à dire en comptabilisant l’inflation) depuis plusieurs années, ce qui était relativement anormal, ça revenait à faire en sorte qu’EDF gagne de moins en moins d’argent, alors que pour provisionner les travaux nécessaires en centrales et le renouvellement du Parc il en en a besoin. L’ancienne pressurisation sur les prix de l’électricité était un effet électoraliste parasite des différents gouvernements qui se sont succédé. A vous de voir si vous avez envie qu’un exploitant nucléaire sous-dimensionne les coûts nécessaires à la maintenance de ses installations.
        Pour votre information : rapportée au salaire moyen vous payez encore la deuxième électricité la moins chère de l’union européenne, un petit + 30 % ne vous placerait que dans la moyenne des prix européens.

        Quant à la qualité de service, elle n’a pas baissé puisque la disponibilité de son électricité est très constante dans le temps. Allez en Grande Bretagne subir des rotations / coupures de courant l’hiver parce-qu’il n’y a pas assez de puissance installée, vous verrez ce que c’est qu’un marché de l’électricité dégradé.

        La propension du français lambda à cracher sur ses services publics même lorsqu’ils sont de qualité m’a toujours fasciné.

  19. Facteur au service colis de cette fameuse poste, je sais qu’il y a parmi nous de nombreux boulets qui sont à l’origine de tous ces méfaits et qui porte ainsi une mauvaise réputation a l’ensemble des facteurs.
    Pour moi livrer un maximum de colis est mon but. Je trouve plus chiant de devoir ramener des colis alors qu’il suffit parfois de sonner une deuxième fois, de taper à la porte parce que la sonnette est hs ou l’aspirateur en marche, parfois de remettre le colis à un voisin.
    Le pire dans tous ça, c’est que ça ne m’empêche pas de recevoir des réclamations, genre « Mais j’étais la !! »..
    comme la fois ou l’habitant était au fond de son jardin…

    Enfin, y a aussi quelques clients a qui on ne fait pas de cadeau… notre liste noir !

    Sinon, un truc que j’ai en horreur, c’est la seconde présentation du colis alors que je travaille du lundi au samedi…

    • Si vous donnez les noms des coupables et pour laver votre honneur, je suis prêt à recruter une dizaine de mercenaires kurdes.

      • Puisque c’est pour la bonne cause, je veux bien servir de preux aussi… On a le droit de piller le centre de tri pour récupérer nos biens perdus, du même coup?

      • Pas besoin de mercenaires, je pourrai m’en occuper discretos…
        Mais le blem, c’est que nos « encadrants » ont la fâcheuse tendance a embaucher des ignares et/ou incompétents… qui se mettent en arrêt maladie pour un nez qui coule.
        Alors si c’est pour avoir encore pire… Non merci !

      • J’ai pas trop de kurdes en ce moment mais il me reste des Serbes et quelques Russes: Ça devrait bien faire l’affaire…

        Bon alors, Nico, les noms s’il vous plait (et en cyrillique, si possible) !

  20. De nombreux avis de passage sont arrivés au standard.
    Motif de non-distribution : « enculé ».

    Dois-je appeler vos amis kurdes ?

  21. « le vieux peut aussi vouloir envoyer un colis, mais il ne sait plus trop quoi ni à qui, aussi va t-il demander à Madame la postière si elle n’aurait pas dans sa mémoire magique le souvenir qui lui manque pour parvenir au bout de sa mission. Mais curieusement, non : c’est fou. »
    J’ai vécu un tel moment de félicité pas plus tard que cet après midi, en allant acheter une enveloppe « spéciale », disposée à l’entrée, et pour laquelle j’avais l’appoint. Malheureusement, la vieille devant moi ne se souvenait plus de l’adresse où envoyer son colis (si), l’a cherché dans son sac pendant 15 minutes (si si), a demandé au guichetier de la retrouver pour elle les 15 minutes suivantes (argh), ce dernier ne pouvant me faire passer car il avait déjà scanner le code du colis (aaarrgh), pendant qu’une demi douzaine de jeunes chérubins tout mignons tout plein piaillaient, courraient et tentaient d’ouvrir les faux paquets cadeaux disposés au pied du tout aussi faux arbre de noël (pitié!), sous les aboiements de leurs tendres et douces mamans… (achevez moi!!!)
    Et je ne parle pas de la fois où… PAN!

  22. Notre facteur brûlait les courriers et colis dans la forêt pour ne pas avoir à le livrer. Au bout de trois mois, les gens se sont rendus compte que leurs boites aux lettres étaient vides, ce qui a donné lieu à une cocasse enquête de police. Résultat: le charmant jeune postier a été muté dans la ville d’à côté.
    Il y a des facteurs encore plus malicieux que d’autres et faisant preuve d’un remarquable esprit d’initiative ma foi.

    • Et il ne déposait même pas les cendres dans les boites aux lettres ?!?

      Effectivement, un tel manque de conscience professionnelle méritait cette punition exemplaire !

  23. De tous les déboires (et ils sont nombreux) que j’ai pu avoir avec cette chère bonne poste, j’hésite un peu pour désigner le plus savoureux: la menace du guichetier de nous casser la gueule parce-qu’on avait fait une blague caustique mais gentillette devant la difficulté de 4 personnes dans l’établissement à envoyer un ensemble de lettres grand format à l’étranger, ou bien l’avis de passage pour motif d’absence du destinataire… envoyé par courrier postal depuis le centre de tri…

  24. Si je ne m’abuse, le rôliste moyen, que vous fustigeâtes lors d’un article récent, humera une bonne vieille odeur d’inspiration puisée au sein même d’un pilier du jeu de rôles français, j’ai nommé In Nomine Satanis/Magna Veritas, ce qui tendrait à prouver que vous puissiez faire partie de ce groupe honni, les joueurs nocturnes mangeurs de chips rances et sacrificateurs de boucs et autres vierges, comme l’on si bien dit certains journalistes en leur temps.

  25. L’année dernière je n’ai pas pu passer mon bacc à cause d’un featuring poste /rectorat.

    Ayant reçu ma convocation en retard (alors que, je précise, j’avais passé le mois précédent à appeler le rectorat tous les jours pour leur demander les dates des épreuves, ce à quoi ils répondaient « vous allez recevoir votre convocation, ne nous dérangez plus), j’ai essayé de trouver une solution en appelant d’abord le rectorat donc qui m’ont répondu qu’ils n’étaient pas responsables, que c’était la poste qui avait perdu le courrier. J’ai donc appelé la poste où on m’a répondu qu’ils n’étaient pas responsables, que le rectorat n’avait qu’à envoyer les convocations en recommandé.

    Mais bon tout ceci n’est rien à côté des services postaux Vietnamiens :
    Un peu plus de quatre heures pour poster un colis à cause des vérifications et re-vérifications du contenu.
    Quant à en recevoir un… J’ai reçu mon colis avec le paquet de bonbons vidé… Aucune gêne. Ils avaient laissé l’emballage, ce à quoi mes potes m’ont répondu que quand même, je pourrais être contente d’avoir été livrée quand même.

    La poste c’est un complot mondial.

  26. super et tellement vrai.
    à quand la version administration,
    avec les dossier à remplie et quand c fait geule il les perde et faut tout refaire.
    et quand on la refait le dossier ai plu valable car c pas le 432b-c mais le 432b-cbis et en plus il manque le volé 433b-Ccon.
    et en suite quand tout ai bon c vos papiers qui ne sont plus valable etc

  27. Superbe prose camarade Connard, et vos propos sur le fameux avis de passage me fait penser à un autre suppôt de Satan: le releveur de compteurs (electricité ou eau) qui sous le fallacieux pretexte: « vous n’étiez point chez vous » (ben voyons) vous laisse directement un joli papier pour que VOUS, vous releviez vous-même, tout seul comme gr(l)and, votre propre compteur et envoyez les données à qui de droit par téléphone ou courrier, à vos frais donc.
    Certes cela n’arrive pas à chaque fois, mais parfois il m’arrive de penser très fort à un objet lourd et contondant se déplaçant à grande vitesse.

    Quant à votre épilogue, je l’aurais bien trouvé « absolument sordide et choquant », mais PirateSourcil ayant fait pire (comme quoi Desproges avait raison), je ne me soucis point pour vous et vous souhaite de pouvoir continuer à nous régaler de votre prose.

    Sincères salutations,
    R de Rien

  28. 23 006 signes pour une boite de calissons d’Aix égarée ?

    Au moment où le triple A français va de la Terre à la lune, que le candidat socialiste fait l’homme invisible, et que la fin du monde est pour dans un an et treize jours ?

    Faudrait p’t’être r’voir vos priorités, mon p’tit odieux…

  29. Oh, comme je compatis!
    Et comme je soutiens votre thèse!

    Sans mentir, 3 colis envoyés par mes soins à travers la poste n’arrivèrent jamais à destination, perdus en centre de tri, et 2 autres, que j’attendais ne me parvinrent jamais également.

    Je retente ma chance à cette loterie en envoyant pour 2 Kg de marchandises dans un pays frontalier à Noël. Je parie sur 50% de chances d’arrivée cette fois-ci. Guère davantage. Maléfiques, vraiment, ces centres de tri. Ou alors ce sont juste des voleurs qui gardent ce qui les intéressent, au choix. =)

  30. L’histoire de Louis XI, c’est pour être raccord avec le téléfilm de France 2 de mardi soir ?
    J’étais persuadée que les Tassis avaient inventé les relais de poste, mais non, le brave Loulou les a coiffés au poteau.

  31. « avec un arrière train semblable à une porte des étoiles »

    Trés évocateur en effet… premier chevron enclenché!

  32. Juste une petite anecdote… Un beau jour, nous nous trouvions à proximité de la boite aux lettres de notre entreprise au moment où le facteur apportait le courrier. Nous prenons donc directement le courrier pour lui éviter d’avoir à le mettre dans la susdite boite. A notre grande surprise, la majorité du courrier ne nous était pas destiné. Quand nous en avons fait la remarque au facteur, il nous répondit : « Ce n’est quand même pas à nous de trier le courrier… ». Il ne faut donc pas vous plaindre si vous ne recevez pas vos colis, il faut aller les chercher soi même au centre de tri. CQFD.
    Par ailleurs, les entreprises privées ne font pas forcément mieux : il y a peu de temps, j’ai reçu un appel téléphonique d’un livreur qui m’a carrément proposé de rentrer dans ma cour par effraction pour déposer le colis derrière la maison. Etonnant, non ? (comme disait le regretté Desproges)

  33. Et tout est vrai, malheureusement, car tu as oublié le plus fourbe la dedans, si c est un colis avec des cadeaux dedans, l employé est tellement heureux que tu n as pas pensé a lui qu il se sert, et que ton ami qui aurait du avoir un t shirt collector pense que tu l a oublié et pose un rat mort devant ta porte…

  34. Délectable cet article ! Et trop souvent vrai.

    Commandant souvent des articles par la poste (oui je doit être possédé), je dois avouer que j’ai toujours obtenu in fine mes colis et en entier mais il a souvent fallu que je me déplace les retirer.

    Dans ces cas là j’ai le plus souvent droit au classique « n’était pas à son domicile », mais si j’y étais !
    Une fois j’attendais impatiemment un colis. Au fait des horaires de passage habituel (9h-10h) j’ai fait le guet et ai vu arriver – et se garer – l’utilitaire jaune. Une heure après je me suis rendu compte que personne n’était monté (Ah oui, fait qui joue contre moi, je suis au 4ème sans ascenseur *rire maléfique*). Je suis descendu plus tard et ai bien sûr trouvé le petit papier affligé du mot « n’était pas à son domicile ». Un petit sceau d’eau sur la tête du malandrin depuis mon balcon lui aurait peut-être signifié ma présence.
    Le « pas de sonnette » j’y ai eu droit aussi alors qu’on en a deux, encore un qui a eu peur des quelques étages.

    Je tiens quand même à remercier un certain facteur. Heureusement c’est souvent lui qui distribue les colis dans mon quartier et il les monte à chaque fois ! Il y a quand même des gens consciencieux à la poste !

    Mais n’allez pas croire que ce n’est pas pire ailleurs. Exemple chez UPS (mais oui !) :
    Un jour dans ma boite aux lettres je relève un petit papier indiqué « Adresse incomplète » signé UPS. J’aurais bien aimé savoir ce qui les a empêché de faire le lien entre ma boite aux lettres et ma porte mais pourquoi pas. Un coup de fil surtaxé plus tard je récupérais mon colis qui aura mis trois fois moins de temps pour venir de l’étranger que pour arriver chez moi…

  35. Ahah ils en ont inventé une nouvelle avec les vieux: La Poste fournit (comme par hasard) des forfaits téléphoniques. Et que voit-je à la Poste? Un couple de petits vieux qui n’arrivent pas à allumer leur téléphone, et l’employée qui s’escrime pendant une demi-heure avant de les renvoyer vers le magasin où ils l’ont « acheté »… Diabolique, on vous dit!

  36. Tout celà est tellement vrai!

    et je tiens a ajouter une chose que vous ne savez probablement pas. moi-même je n’aurais jamais osé ne serait-ce qu’imaginer que ça puisse arriver, mais sachez-le : La poste embauche même des facteurs illettrés!

    oui , comme je vous le dis. J’ai surpris le mien à l’œuvre : incapable de déchiffrer correctement ni mon nom ni mon prénom( pourtant faciles et en caractères imprimés) , je le vois déchiffrer péniblement chaque boite aux lettres et de plus il confond les chiffres 6, 9 et 5 de façon à ce que je voie défiler dans ma boite aux lettres différents numéros à 3 chiffres composés aléatoirement de ces 3 chiffres . Bien sûr ceci étant la cerise sur le gâteaux d’une multitudes d’autres défauts notamment cités dans l’article.
    Et faisant partie « du pire » (oui je suis belge) vous voyez que vous n’avez pas le monopole du dysfonctionnement de la poste.

    Ceci dit rassurez-vous, vous pouvez vous vanter d’un système bancaire archaïque , puisque grâce à lui je ne peux me faire payer une prestation pour une société française par virement bancaire comme on le fait en Belgique et doit attendre un chèque (ce moyen de paiement dépassé et non sécurisé!) ….par la poste !

    Ce qui prouve que vous avez raison , il s’agit bel et bien d’un complot démoniaque !

  37. Que j’ai ri à la lecture de cet article! vrai dans l’ensemble. Même si actuellement j’ai un facteur tout à fait charmant et que je n’ai pas eu d’avis de passage abusif depuis longtemps. (Par contre je n’ai toujours pas compris la réorganisation du bureau de Poste, qui est désormais à 90 % consacré à la Banque)

    J’ai cependant parfois eu des bonnes surprises avec la Poste, il y a de nombreuses années. Par exemple quand j’habitais av. Albert 1er de Belgique à G. en France, et que j’ai reçu un courrier émanant d’une société quelconque qui l’avait adressée à mon nom, mais av. Pierre 1er de Serbie, à G. … en Belgique. Ce courrier je l’ai reçu dans les temps…. comme quoi quand ils veulent… (par contre d’où la société expéditrice a-t-elle tirée une adresse aussi fantaisiste, je ne l’ai jamais su)

  38. Le meilleur que m’ait fait la Poste : J’ai reçu un avis de passage par courrier postal… C’est pas bon ca? Le facteur a eu tellement la flemme, enfin, tellement pas le temps de passer qu’il est meme pas du tout passé, il est resté le cul sur son bureau à rédiger son avis de passage (ahah) pour l’envoyer par la poste.
    Quand jsuis allée chercher le colis, j’ai aussi pris l’enveloppe… « C’est normal ca? »
    réponse : « Ah oui non mais c’est pas nous, c’est parce que c’est des intérimaires et du coup ils s’en foutent »…
    Salauds de précaires…

  39. J’ai trouvé un jour, négligemment posé au-dessus des boîtes aux lettres de mon immeuble, un colis destiné à un habitant d’un immeuble du trottoir d’en face. Chance pour lui, il ne m’était pas inconnu et j’ai pu le lui remettre (au lieu de le rapporter au bureau de poste).

    Je m’interroge tout de même sur ce genre d’aberration… au dit bureau, via lequel j’avais adressé un courrier, on m’a répondu que « la distribution du courrier, ce n’est pas nous qui la gérons », on ne peut rien faire, Madame.

    Même pas faire remonter les informations, visiblement…

    Depuis, j’ai déménagé, et la factrice est charmante (et, bon, elle remet le courrier en main propre à la gardienne, à laquelle nous avons donné procuration pour recevoir nos colis, ce qui est fort pratique).

  40. Révéler au monde entier le complot sataniste de la poste, c’est bien, mais il ne faut pas oublier les autres institutions toutes aussi maléfiques telles que la préfecture, et ses guichets constamment fermés sauf le lundi de 10h15 à 10h30, ses guichetiers toujours en pause déjeuné; pole emploi (connu aussi sous le doux nom de pute emploi) où il manque toujours une pièce pour valider le dossier, ses rendez vous à des moments improbables, dans des lieux à 50km de chez vous (alors qu’une antenne à été créée à 200m), les baisses de 200 euro d’indemnisation pour 30 euro gagnés; on peut aussi rajouter la caf, avec les apls; la sécu, et les remboursements de congés maladie 6 mois plus tard (et encore il en manque la moitié); et les fournisseurs d’accès internet et téléphone qui ont tous des centrales d’appels, avec des agents qui n’ont aucunes réponses et un fort accent, à 50euro la seconde…. l’ampleur de ce complot nous dépasse….

    • Je me permettrai de rajouter le CROUS qui a été désigné pour éradiquer une partie des étudiants en envoyant les bourses avec 2 semaines de retard (et pas de bourses du tout apparemment en décembre). En les appelant on m’a gentiment répondu que je pouvais sans doute demander de l’aide à mes parents. Ils ont pas du comprendre le principe que si on est boursier c’est bien parce que nos parents ne peuvent pas nous aider financièrement >.>
      Quoi que c’est logique en même temps, les boursiers qui ne reçoivent pas leur bourses ne peuvent plus continuer leurs études et finissent au chômage, donc direction pôle emploi… je vous laisse imaginer le cercle vicieux qui s’en suit.

      • Eh bien moi qui viens tout juste de recevoir leur petite pub, me voilà informé merci. J’espère que c’est pas pareil pour les logements étudiants !

  41. je suis tout à fait d’accord, les postiers sont des créatures infernale, la preuve, le jour de mon permis, une de leurs carriole des enfers roulait à droite à une intersection ou la visibilité est mauvaise, je suis sure, qu’ils m’attendaient ><

  42. Oh la la, qu’il est jouissif de rire de si bon cœur, même s’il s’agit de nos propres malheurs quotidiens.

    Ayant comme beaucoup, vécu ces situations diaboliques, j’ai opté depuis plusieurs mois pour la livraison de mes colis dans un nouvel antre de La Poste. Antre ouvert 24h/24 et 7j/7 (sans personnel ou trapavieux), permettant ainsi aux travailleurs de pouvoir récupérer leurs dus avant/après le boulot, voir même avant/après une soirée bien arrosée.
    A ce jour, aucun souci à déclarer, pourvu que ça dure !

    Mâra – Odieusement vôtre

  43. Merci cher Odieux pour votre prose. Cela m’a rappelé une anecdote qui m’est arrivée pas plus tard qu’il n’y a pas longtemps, que je m’en vais vous narrer de ce pas : j’attendais une commande, commandée sur internet, et j’ai droit au fameux « boite non normalisée », alors que j’étais chez moi… Rien que de très normal pour l’instant.

    Je vais à La Poste, à 500m de chez moi, subis une vieille devant moi, et mon colis n’était pas là, « merci de revenir demain ». J’y retourne donc le lendemain, pour m’entendre dire que mon colis est dans UN AUTRE bureau de Poste. « Mais Monsieur, répondis-je d’un air désabusé, comment se fait-ce que le facteur ait noté sur mon avis de passage que le colis était dans ce bureau de Poste, et qu’il n’y soit pas ? Ah ça, c’est pas mon problème !
    Ah bon, ok

    J’ai regretté une tronçonneuse, et suis allé cherché mon colis dans l’autre bureau…

  44. Je kiffe velu. Surtout les avant et après propos !

    PS : Comment je fais pour effacer ce sourire benêt qui me barre la face maintenant ?

  45. Cet article sent le vécu. ^^ Je ne doute point que vous, cher Odieux, ayez eut des problèmes avec La Poste (tout le monde en a eut). Pour ma part ça me rappelle bien la fois où j’ai du faire une heure de queue devant un guichet (un ouvert sur trois…) qui a fermé juste avant que je passe…

    Oui oui ! Véridique !! Même pas d’excuse ni rien. Pif paf ! Hop on ferme ! Merci d’avoir attendu pour rien ! Revenez demain mais pensez à vous munir d’une tente, d’un réchaud à gaz et d’une bonne couverture (ben oui c’était l’hiver) pour vous planter devant la porte d’entrée histoire d’avoir une chance de passer demain… Ah ben non demain c’est dimanche. Rololoh ! Trop pas de chance !

    Après on s’étonne que certaines personnes en arrivent à certaines extrémités… (comme lâcher les chiens sur un « innocent » facteur ! surement une autre bonne raison d’avoir enlever les fameuses clochettes pour passer discrètement sans se faire bouffer par les chiens.)

    En tout cas toujours aussi agréablement sarcastiques vos articles. Je vous souhaite comme toujours bonne continuation et vous remercie pour les sourires et éclats de rire que m’offrent vos propos de mauvaise foi.

  46. Chienne de vie ! Sur le point de passer l’arme à gauche, j’avais tout préparé pour me réincarner en lettre, écrite sur une feuille de papier hygiénique ayant fait son office, dûment timbrée et recommandée pour être sûre d’arriver à destination : le domicile du receveur des postes de mon quartier. J’aime les voyages en camionnette jaune, j’adore emmerder le peuple, d’autant si c’est pour rendre la pareille. Cet enfoiré de receveur méritant largement que je m’introduise chez lui pour y semer la zizanie. Je ne parlerai pas du contenu, par crainte d’être identifié, mais surtout parce que ça n’intèresserait personne d’autre que l’intéressé lui-même et sa charmante épouse que j’avais besognée, ce que dénonçait cette lettre, par esprit de vengeance et par pure méchanceté.
    Las, ce que vous m’apprenez me laisse pantois, désemparé et, le doute venant, j’ai pris la décision de renoncer à mon funeste projet, tel qu’envisagé originellement.
    Se réincarner en lettre n’est pas une mince affaire, et si c’est pour ne pas être distribuée, j’aime autant renoncer, me suis-je dit un instant, lorsqu’un des commentaires concernant votre article a suscité mon intérêt et ravivé mon espoir. Il y est question, si j’ai bien compris, des postes suisses et de leur fiabilité, que j’imagine encore plus grande en Suisse alémanique. Aussi m’adressai-je à vous qui semblez vous y connaître un sacré brin question entreprises postales : pensez-vous que j’aurais toutes les chances d’arriver à destination si je me fais poster sur le territoire de cette belle confédération helvétique ? Et si jamais j’étais égarée, quels seraient les recours possibles ? Merci de m’éclairer, voire de me poster vous-même si jamais vos pas vous conduisaient en Suisse.

    • La Poste suisse n’est pas parfaite non plus, c’est sûrement un peu de fierté patriotique qui a débordé du clavier d’un lecteur…

      Il y a tout d’abord le guichetier digne d’un sketch sur les Suisses. Il parle lentement, se traîne, se gratte le crâne et ne trouve pas de solution. Eh oui, tous les humoristes français l’ont plus ou moins imité. On se croirait parfois dans Chevallier et Laspales quand l’homme tape avec un doigt sur son clavier pour trouver un ticket pour un match de hockey sur glace (eh oui, je ne sais pas pour la France, mais en Suisse on trouve les billets pour les événements musicaux, sportifs et culturels dans les postes). Le pompom c’est qu’il lance « hockey » dans son moteur de recherche, du coup, 27’864 résultats… Il n’y a pas le feu au lac il paraît… M’enfin bref, après 15min et avoir appelé tous ses collègues (ils sont du coup 8 derrière l’écran), le programme plante, impossible de passer la commande. Mais la Poste c’est avant tout un service, alors pour satisfaire le client ils n’hésitent pas à le renvoyer ailleurs. Devinez où? Aux CFF, la SNCF suisse… Youhou!

      Chez les Helvètes règne une confiance aveugle en le voisinage. Ainsi le facteur n’hésitera pas à déposer le paquet derrière la porte dans le couloir quand la personne est absente, ou à sonner chez les voisins pour savoir s’il ne veut pas transmettre le paquet au retour du sombre inconnu qu’il n’a jamais croisé mais qui l’empêche de dormir chaque nuit en devant faire des parties de chaises musciales. Franchement… J’ai failli dire oui.

      Cela dit, il n’y a pas que du mal. Parfois (très souvent même) c’est le client qui est le plus con, et comme le client est roi, le client est le roi des cons. D’ailleurs il continue d’utiliser un service sur lequel il ne cesse de cracher. Mais ceci est une autre histoire… Donc ce client con (moi) est capable d’envoyer une lettre en A4 contenant un CV avec seulement un timbre à 1.- Malheureusement pour lui, il en faut deux pour ce genre de missive. Mais la Poste, dans sa bienveillance, en rajoute un et envoie une lettre qui demande de venir régler la différence. A l’époque, c’est la personne qui recevait qui réglait la note. Un job de sauvé!

  47. Pour les feinter, les suppôts de Satan, moi je fais livrer tous mes colis au bureau. Alors certes, sur le suivi internet j’ai systématiquement droit à « adresse incomplète » alors qu’elle est parfaitement complète, mais bon, au bout de la 3è fois j’ai compris que ça signifierait que mon colis arriverait le lendemain, ce qui a jusqu’ici toujours été le cas ^_^ (croisons les doigts)

    Jusqu’à mon déménagement j’avais une factrice adorable qui me déposait mes colis systématiquement dans la boite (sauf si trop gros évidemment)

    Par contre le centre de tri m’a fait des blagounettes plusieurs fois : étant partie à l’étranger pour mes études, j’avais fait des contrats de réexpédition temporaire. A mon retour, la poste avait décidé que je n’habitais plus à l’adresse indiquée, j’ai mis plusieurs mois à m’en rendre compte (je reçois pas 10 tonnes de courrier), et quand j’ai appeé le centre de tri le connard que j’ai eu au bout du fil a ricané « ah ben vous vous en étiez pas rendu compte avant ? » et « temporaire », ducon, tu sais ce que ça veut dire ? Et rebelotte deux ans plus tard, le facteur remplaçant d’août a décidé tout seul que je n’habitais plus à l’adresse indiquée, que moi, de tout l’immeuble, résultat j’ai failli devoir payer une majoration de 10% de mes impôts (d’ailleurs l’original de on avis d’imposition de cette année là s’est perdu dans les limbes).

    Un jour je vous raconterai (ou vous nous ferez un article, cher Odieux) comment les employés des impôts c’est quand même de sacrés branquignoles (en revanche je suis tombée sur UN mec compétent, mais à la trésorerie, pas aux impôts).

  48. Cher Monsieur Connard,

    Quel bonheur que de vous lire quand vous déversez ainsi à la face de la blogosphère de si chatoyantes vérités. Merci pour ce délicieux instant, cela m’a rappelé le temps lointain où j’ai arpenté moi-même le couloirs d’une Banque Postale ainsi que du centre de tri attenant, remerciant le Ciel de n’être que prestataire sur place, et, ayant de mes yeux vu l’envers du décor, je ne peux que plussoyer vos dires.

  49. Cher Monsieur Connard,

    Je ne jouerai pas la carte de la mauvaise foi, malgré le fait que j’aie moi-même été un « VRP des Enfers », car figurez vous qu’en dépit de mon implication dans les rouages de cette sombre et diabolique entreprise, j’ai été victime de mes confrères. Et ce à plusieurs reprises. C’est dire à quel point la Poste française sait se montrer vicieuse. J’ai depuis choisi la voie de la lumière et de la repentance. Je ne saurais comment vous remercier pour cet article qui me fut ô combien thérapeutique tant vous avez su exprimer avec brio le même sentiment de détresse teintée de courroux (qui donne envie de massacrer Mme la guichetière à coups de pelle) que j’ai ressenti quand mon colis, valant un petit pécule, s’est égaré et volatilisé dans de mystérieuses circonstances. Le tout sans que la Poste ne puisse être tenue responsable, cela va sans dire. Que dire sinon que vous êtes la voix de mes détresses, de mes indignations du quotidien, que vous lire est une joie de chaque jour, et j’en passe…

    Cordialement,

    Un facteur repenti.

  50. Heureusement qu’un esprit moins dérangé mais néanmoins encore plus vénal a inventé les transporteurs privés. Je ne passe plus que par eux, surtout ces hollandais fort aimables. Quant aux facteurs, les clouer sur la porte de votre logis semble éloigner leurs semblables…

  51. N’exagérons rien. Il y a des postiers qui se donnent à fond dans leur travail.
    Par contre, « La Poste » en soi est une boîte qui ne prend pas soin de ses employés et leur donne des directives contradictoires tous les 6 mois sans leur donner les moyens d’y arriver et surtout sans récompenser du tout les méritants. Comme si les 6 tickets resto mensuels à 4,75€ et la participation de 100 euros annuels suffisaient à entretenir l’enthousiasme des troupes.
    Et sachez que depuis 2001 il n’y a plus de fonctionnaire recrutés à la Poste, il n’y a que des salariés de droit privé !

  52. Des kilos de rancoeur et d’amertume que j’ai accumulés depuis des années contre la Poste viennent de se déverser dans ton article. Spéciale non-dédicace à la connasse de guichetière qui me traite comme de la merde quand je viens chercher mes colis et lui demande pourquoi le facteur n’a pas sonné à ma porte le jour-dit alors que j’étais chez moi toute la journée. Merci. Merci. Merci !

  53. Ferais je parti des élus ? Serais je l’elu de l’Enfer pour qu’il prenne ainsi soin de moi ? Je ne sais, toujours est il que j’ai par chez moi un service de la poste performant, avec deux guichets classiques, et un expresse où seul le retrait de colis est permis, et avec des facteurs qui déposent dans les boites aux lettres, quand la taille de ces dernieres le permet, les colis, que le destinataire soit présent ou non.

  54. La vie est une question de priorités :

    [URL=http://imageshack.us/photo/my-images/40/mg0628k.jpg/][IMG]http://img40.imageshack.us/img40/5250/mg0628k.th.jpg[/IMG][/URL]
    O_o

  55. L’article est bon (j’ai encore mal aux cotes), mais les commentaires EUX sont excellents, une pointe d’ironie lancée sur cette institution et voila les lecteurs débordant anecdotes plus sympas les unes que les autres. OC as tu fais une étude sur ton lectorat avant d’écrire le Titre de cet article ?

    un nouveau lecteur.

  56. Une petite histoire de Noël ? C’est de saison…

    Le jeudi 23 décembre 2010, avis de réception d’un colis trouvé dans ma boite aux lettres en rentrant le soir du travail. Il s’agit du cadeau commandé par Internet de ma fille pour son papa que je suis priée de venir retirer le 24 à partir de 8 h. Chouette, On est dans les temps !

    Le vendredi 24, en début d’après-midi, j’arrive devant le bureau de poste : un avis sur la porte signale que le bureau est fermé exceptionnellement cet après-midi en raison des fêtes. Plait-il ? Larmes de ma fille, tout ça…

    J’appelle le bureau central : non, ils n’ont pas les colis en instance de mon bureau local, faut attendre lundi. Après Noël donc. Je suis déconfite, j’aurais dû y aller le matin.
    - Ah ben non, vous n’auriez pas pu l’avoir non plus !
    - Euh… c’était fermé toute la journée en fait ?
    - Non, que l’après-midi, mais les colis ne sont enregistrés dans l’informatique qu’à midi. Donc, même s’ils sont présents physiquement, on n’aurait pas pu vous le donner, vu qu’il n’aurait pas été à l’écran.
    - Ben, pourquoi le facteur a indiqué sur l’avis de passage « à partir du 24/12 à 8 h » dans ce cas ?
    - Il ne pouvait pas le savoir le jeudi que le bureau serait fermé le vendredi, c’est une décision de dernière minute du responsable du bureau local.
    - Bon, d’accord, mais le chef, il n’a rien prévu en solution de secours pour tous les colis avisés de la veille ?
    - Pfff… ben non puisque c’est une décision de dernière minute je vous dis !
    Oui, bien sûr…

  57. Je viens de tomber sur cet article par l’intermédiaire de facebook et j’en ris encore. Surtout que tout est vrai. MAIS il y a autre chose, cher ami, qui a été inventé pour pourir la vie des gens (et je suis bien placée pour le savoir puisque j’y travaille) : le SERVICE APRES-VENTE !
    J’ai d’ailleurs ouvert un blog d’anecdotes à ce sujet : http://sav-bonjour.skyrock.com

    (merci de ne pas me frapper en lisant mon adresse mail XD)

  58. Oh j’ai oublié que j’ai moi aussi quelques anecdotes. je vous les livre :

    Il y a un an et demi, j’habitais encore chez mes parents et, ayant traversé une longue période de chômage (arg), je prenais souvent le courrier dans la boite aux lettres. Aux nombreuses pubs, factures et autres, se mêlaient joyeusement (et insidieusement, il faut l’avouer) des lettres destinées… à notre voisin de gauche, dont la boîte aux lettre était située à 4m de la nôtre et la maison mitoyenne.

    Comme tout le monde, on a eu affaire au fameux « billet doux » glissé dans la boite au lettre, sauf qu’un jour, mon frère en a eu marre. il a guetté le facteur et VLAN! lui est tombé dessus alors que celui-ci s’apprêtait perfidement à mettre dans la boîte le fameux « absent ». Qu’est ce qu’il s’est pris comme envolée lyrique, ce cher homme. Je crois que c’est après ça que le facteur a changé. Mon frère n’est pas réputé pour faire dans la dentelle.

    Plus récent : Au mois d’octobre, une amie me grave très aimablement une bonne vingtaine de dvd de séries japonaises totalement introuvable en France, que je lui ai payé 140€ tout de même et, après des semaines d’attente interminable, elle m’annonce les avoir envoyés. Je me réjouis d’avance et attend patiemment. un jour passe, deux, trois, quatre, une semaine, une semaine et demi… Ca commence à faire très long pour un bête colis. Je lui en parle et elle va voir à son bureau de Poste où on lui répond que le colis n’est nulle part et qu’elle n’avait qu’à l’envoyer en recommandé (na !). Elle me rappelle pour me prévenir et deux jours plus tard, je reçois une lettre de son bureau de poste, me demandant de certifier sur l’honneur que je n’ai pas reçu le colis. Je m’exécute, croyant naïvement à un remboursement intégral. Naïve que je suis… sur les 140€ mon amie n’en a même pas récupéré 30 et j’ai été obligée de lui faire refaire touuuuus les dvd et donc de payer une seconde fois. Merci La Poste !

    • Ah oui le préjudice est impressionnant.

      En général je paie de mon temps, plutôt que de mes colis (mes colocataires n’ont pas cette chance). Quand je suis pressé, il me reste:
      - DHL
      - donner l’adresse du bureau de poste, pour éviter l’aller-retour au centre de tri qui prend deux jours
      - Kiala
      - Cityssimo, qui est incompatible avec les colis reçus de l’étranger, les colis trop grand, ou les colis qui ne sont pas Colissimo™.

  59. J’avoue que c’est très proche de la réalité tout cela. Ne pouvant sortir de chez moi, je suis toujours étonnée de recevoir un avis de non présence pour tous mes recommandés (alors que je suis h24 à la maison o0). Je dois alors envoyer une tierce personne pour récupérer mon bien. Je vous épargne la difficulté pour que l’employée accepte de délivrer mes recommandés au début. Après un moment, un jour me voila qui me vient l’idée ô combien saugrenue d’aller moi-même chercher un peu peu de liquide. Mal m’en pris, cela me fut refusé (malgré ma carte d’identité et ma belle tête de vainqueur dessus), on m’a jamais vu donc que neni pas de sous. Après avoir tenté de raconter mon histoire, prise pour une folle et jetée de manière insultante par la postière qui ne voulait rien savoir, j’ai déposé plainte (c’est mes sous quand même, j’en avais besoin ^^’). Elle a reçu une promotion deux mois plus tard. Je n’ose dicter la morale de l’histoire tant cela semble fou mais… déposer plainte pour propos insultant fait prendre du galon faut croire ? ^^’

    Ps: cela se passe à la Poste Belge mais cela n’a pas l’air si différent.

    Bonne journée à vous et merci pour vos articles ^^

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