Jean Mouldeux.Zéro

Assis sur sa chaise, il se contente de jeter des coups d’oeils distraits aux murs nus qui l’entourent.

De temps à autres, il fait entendre le cliquetis des menottes qui le retiennent à son assise en agitant vainement un bras, probablement dans le but de soulager les muscles douloureux de ses membres supérieurs. Le t-shirt sale, les cheveux en bataille et la mâchoire couverte d’un léger duvet, il n’est guère mis en valeur par la lumière pâlotte du néon qui grésille au-dessus de lui, ce qui ne l’empêche pas de porter de temps à autres un regard fier et hautain en direction de la glace sans tain. Il commence presque à sourire, lorsqu’il entend le bruit d’un haut parleur dans un coin du plafond qui s’allume.

« Bonjour Jean. Je sais que vous êtes persuadé de la noblesse de votre combat, mais je vous le demande encore une fois : soyez raisonnable. Acceptez de coopérer, et vous repartirez libre. 
- Et si je refuse ?
- Je serai très triste. Je partirai pleurer dans ma chambre, j’enfouirai ma tête dans mon gros oreiller, et là, au milieu de mes posters, j’humidifierai la taie de mes larmes, alors que mon petit coeur meurtri battra la chamade au simple souvenir de votre refus.
- Ça fait très peur.
- Puis, j’irai ouvrir mon journal intime, celui avec un coeur dessus, et j’écrirai combien vous avez été vilain.
- Non, vraiment, je tremble.
- Alors je rangerai mon journal dans ma commode, et j’ouvrirai mon tiroir, celui où je range Svetlana, mon poing américain.
- Ha ! Svetlana est un nom de fille, gros débile. 
- Oui, mais Svetlana fait de gros bisous, et toujours sur les deux joues. »
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Jean semble prendre en considération cette remarque, et fait de petits mouvements de mâchoire, probablement soucieux de préserver celle-ci d’éventuels dommages à venir. A 21 ans, Jean est fier de sa denture : celle-ci est parfaite, sans que quiconque n’ait eu à le soumettre à quelque torture orthodontiste. A vrai dire, il n’a jamais vraiment eu de problèmes, de quelque sorte que ce soit. Un type sans histoires. Jusqu’à ce soir, où, sans raison, à la sortie d’un restaurant où il venait de quitter quelques amis, quelqu’un lui a glissé un tissu sombre et malodorant sur le crâne avant de le pousser vers une voiture. Ses ravisseurs ont roulé un moment, tant et si bien qu’il ignore l’heure qu’il peut bien être ; c’est incroyable comme on peut perdre toute notion du temps lorsque l’on ne peut plus voir le monde extérieur. Curieusement, cette pensée le faisait marrer : le même phénomène lui arrivait souvent, aussi, devant son ordinateur, lorsqu’il jouait volets fermés. Mais bon, la situation était alors bien meilleure. Dans l’immédiat, il n’avait que deux fiertés : ne pas avoir gerbé dans l’espèce de cagoule obturée qui l’aveuglait alors que ses ravisseurs semblaient tourner sur des ronds-points pour achever de tuer son sens de l’orientation, et avoir jusqu’ici tenu face aux pression de ces terroristes qui voulaient lui faire signer une déclaration avec laquelle il était parfaitement en désaccord :

Le fait qu’il téléchargeait illégalement des trucs parce que c’était bien pratique.

Jean télécharge parce qu’il ne veut pas filer son argent aux majors du disque. Jean télécharge parce qu’il est contre Hadopi. Jean télécharge parce que la culture doit être accessible à tous. Jean télécharge parce qu’internet, c’est avant tout le partage. Jean télécharge parce que l’ère 2.0 achèvera de balayer les moeurs conservatrices des vieux capitalistes. Jean est un idéaliste.

Alors jamais, non, jamais ne signera un document stipulant qu’il télécharge parce que ça l’arrange.

« Sois raisonnable Jean. Signe. 
- Jamais ! Allez vous faire foutre, qui que vous soyez ! »
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Le haut-parleur dans la pièce laisse échapper un bruit curieux, comme celui produit par un micro que l’on lâcherait précipitamment. Puis, celui-ci restant visiblement ouvert, Jean semble entendre le bruit d’une cavalcade, comme celui produit par quelqu’un galopant dans un escalier, le tout parcouru de lointains sanglots. Enfin, le jeune homme perçoit le son d’une porte qui claque, suivi de pleurs à demi-étouffés dans un oreiller.

Jean réalisa qu’il venait peut-être de faire une connerie.

"Ahaha, mon combat est noble : je vais me regarder l'intégrale de Dr House juste pour feinter le système"

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Aujourd’hui, nous ne traiterons pas de la communication gouvernementale sur le téléchargement : tout le monde s’en est déjà donné à coeur joie, et ce, à raison. Il faut dire que ces derniers temps, avec la campagne pro-Hadopi et ses spots à base de « Sans Hadopi, nous n’aurons pas le droit à des productions de merde dans le futur« , ça ressemblait méchamment à une incitation à faire chauffer les échanges de données pour que Emma Leprince aille s’asseoir derrière une caisse de Monoprix plutôt qu’aux NRJ Music Awards en 2022 (même si la différence entre les deux n’est pas toujours évidente, j’en conviens). Et puis bon, ça fait quelques années que ça dure : qui se souvient, dans la première décennie du XXIe siècle, alors que nous étions jeunes et insouciants, des messieurs qui avaient dit « Bon, on va mettre des taxes supplémentaires sur tous les outils de stockage informatique pour compenser le téléchargement » , l’équivalent de « Bon, on va mettre des prunes sur toutes les bagnoles, bien garées ou non, pour compenser les mauvais stationnements » : curieusement, ça donnait envie de payer pour quelque chose. Non, il n’y a pas à dire : il y a eu de la qualité dans le discours, il y en a encore, et je préfère ne même pas penser à ce qui nous attend.

Mais bref : je disais qu’aujourd’hui, nous ne traiterions pas de cela. Non. Nous allons traiter du camp d’en face : celui des joyeux pirates. Dont vous faites probablement partie, car disons-le : que celui qui n’a jamais téléchargé me jette la première pierre.

Par contre, qu’il courre vite après, car si je le rattrape, je transforme son museau en réplique de ground zéro.

Internet, c’est un peu la nouvelle Tortuga : c’était tellement mal surveillé que c’est rapidement devenu un repaire de boucaniers plus ou moins farouches, où il est coutume d’aller piller un galion espagnol discretos, puisque de toute manière, il n’y a personne pour râler. Du coup, le jour où le gouverneur de France débarque à la taverne du port en disant « Bon les mecs, je sais qu’on rigole bien et tout, mais en fait, piller comme des gros porcs, c’est pas vraiment sympa« , il se fait cueillir à grands coups de « On a toujours fait comme ça, et quiconque réduit les libertés dont on a l’habitude de jouir est forcément un enfoiré de crypto-fasciste liberticide« . Et puis du fond de la salle, on entend distinctement gueuler « Ouaiiiis et puis moi d’abord, je fais ça pour lutter contre les méchants Espagnols, qui ne vivent que parce qu’ils exploitent les gentils Aztèques et les trésors qu’ils produisent. Alors certes, en pillant les galions, je pille des trucs aztèques ramenés à fond de cale vers Barcelone, mais vous comprenez, c’est mieux pour eux. Et puis même qu’une fois j’ai acheté un collier aztèque, alors c’est dire si je suis honnête et reconnaissant« .

Voilà le problème à l’heure actuelle : alors que le gouvernement propose des trucs pas très malins, l’essentiel de la répartie de nombre de piratins (je n’ai pas dit tous, ouf, il y a quelques trucs sérieux) est une sorte de nid à mauvaise foi qui semble être le miroir de celle des troupes de Jean-François Copé. Quand bien même tout le monde sait que télécharger, ce n’est pas bien, et qu’il va bien falloir trouver une solution où tout le monde s’y retrouve, on a encore le droit à une ligne de défense façon « Moi, si je télécharge, c’est pour de bonnes raisons » ; est-ce si dur que ça d’avouer « Moi, si je télécharge, c’est parce que c’est facile » ? Que « ça m’arrange » ? Que « Je me fais plaisir sans claquer de thunes et il y a peu de chances que l’on m’attrape » ? Visiblement, oui : parce qu’on se tape encore tous les argumentaires à base de « Non mais attendez, moi quand je télécharge, c’est pour feinter le système, Hadopi, le gouvernement, les majors du disque… « , bref, une sorte de colique verbale pour piratins du dimanche qui tentent de réécrire l’histoire pour se donner le beau rôle.

C’est clair : tes 556 Go d’épisodes de Lost, de génériques de dessins-animés et de films de Michael Bay, c’est pour défoncer le système, le faire s’effondrer, montrer qui est le Che Guevara du net qui descend des collines numériques pour copier les richesses impérialistes avant de retourner dans le maquis se taper un bon gros 2012 en mangeant des chips, ne laissant derrière soi qu’une IP mystérieuse, et encore. La révolution est à nos portes, nom d’une pipe !

"Aujourd'hui mes amis, nous allons faire croire que nous pillons un galion espagnol non pas pour aller aux putes à Maracaibo, mais parce que nous sommes graves subversifs"

« Non ça n’est pas du tout ça, j’ai aussi des films de Nicolas Cage d’ailleurs, mais ce n’est pas le sujet« , répondent donc nombre de fieffés larrons, « On télécharge parce que la culture est un droit, que ça doit être libre et/ou gratuit« . Car en effet, nous explique t-on savamment  sur de nombreux sites et blogs, la culture est un droit, que tout le monde doit y avoir accès, soit, mais que donc, elle ne doit pas être payante, ou alors uniquement au bon vouloir de l’utilisateur. Et quiconque conteste cela a le droit à toute une leçon sur le fait que riches comme pauvres doivent y avoir accès, et que c’est ça, une lutte fondamentale, bordel ! Ouais. Curieusement, dans le même temps, les zazous ne se rebellent pas contre le prix de la nourriture, qui lui, n’a de cesse d’augmenter (et qui manque vaguement à 1 milliards de personnes sur la planète, mais comme ils ont pas Twitter pour dire « G pas mangé, j’en chie #jevaiscrever #dysenterie« , on s’en tape un peu, enfoirés de pauvres), et qui est plus indispensable encore que la culture : vivre sans culture, c’est moyen, sans manger, c’est difficile (preuve en est, beaucoup de gros vivent très bien en ne regardant que TF1). Donc en suivant leur logique, j’ai tendance à penser que là encore, riches comme pauvres ont un droit à la survie, et donc à la bouffe, et même bien plus encore que pour la culture. Oui mais voilà : depuis qu’il est petit, le piratin a toujours payé son miam-miam, ça lui parait donc normal et établi. Alors que sur internet, il ne paie pas ce qu’il télécharge (ou rarement). Du coup, de là à penser qu’il se cache derrière sa « noble cause » pour simplement continuer de ne pas payer ce dont il profite bien, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement d’un petit saut souple et gracieux. Mais bon, je peux me tromper : peut-être pensent-ils vraiment que la culture est plus indispensable que tout, et que crever de faim, d’accord, mais alors en ayant droit d’écouter du Michel Sardou. C’est ça, leur combat : « La Culture pour tous ».

Curieusement, on pourrait télécharger des steaks hachés, je suis sûr que le discours en serait chamboulé.

Ce qui est tout aussi intéressant, c’est que tout l’argumentaire plein de mauvaise foi des deux camps tourne autour de la défense des artistes, qui sont les producteurs directs de produits culturels. Au gouvernement on dit « Ah ouais nan mais on va faire une loi pourrie, mais c’est pour les artistes, hein, pas du tout un truc pondu par Pascal Nègre. Et puis le pognon qu’on pourra potentiellement engranger, ce sera aussi pour eux, vous savez comme on est : on redistribue l’argent à ceux qui en ont besoin comme Liliane Bettencourt. Voilà voilà. Quoi ? Les intermitt… qui ? Mais pourquoi voulez-vous qu’on s’adresse à ces gens là quand on parle d’artistes et de rétributions ? Bon, barrez-vous, laissez nous avoir un interlocuteur sérieux. » et en face on a le droit à « Nan mais internet, ça permet d’en finir avec les majors et la SACEM qui s’en mettent plein les fouilles avec de la daube ! Nous on télécharge pour en finir avec cette exploitation commerciale ! On veut la culture libre (c’est-à-dire : « je donne ce que je veux, si je le souhaite ») ! ».

L’artiste, puisqu’on en parle, évoquons-le tout de même vaguement, est une créature elle aussi parfaitement immatérielle (comme ses productions), qui ne mange pas et ne fait pas caca (c’est logique. Et ça en fait un être particulièrement propre dont on a pas à changer la litière trop souvent) : elle sert essentiellement de prétexte pour que chacun explique pourquoi il veut continuer de bien abuser sur son dos, mais toujours pour son bien, évidemment. J’aime beaucoup le principe de « culture libre« , qui revient à expliquer à tout producteur de biens culturels qu’il est bon à aller faire la manche dans le métro : il joue par exemple la bamba à l’accordéon, ou fait un mini-show, puis les gentils passagers décident si oui ou non ils vont accepter de lui filer du pognon, et combien, parce que bon, c’est eux qui jugent de sa valeur, et ce aussi en fonction de leur humeur et de leur portefeuille. C’est bien la Culture libre : ça veut dire que 100% de la partie décisionnelle sur le pognon échappe à l’artiste et se retrouve donnée à tous les passants. Bin oui, parce que la production culturelle, c’est connu, ce n’est pas un travail, hein. Donc vouloir du pognon en échange, c’est très mal. C’est vrai que ça nous fait revenir quelques siècles en arrière, où, comme chacun sait, les artistes vivaient bien mieux, ne devant compter que sur le bon-vouloir des gens pour toucher un peu d’argent. Je propose aussi que l’on réintroduise la peste noire : c’était très sympa.

Remarquez, voir Mélanie Laurent en guenilles poussant sa roulotte embourbée sur les routes de Bourgogne pour se produire sur les places de village en essayant de gagner assez d’argent pour soigner sa triple pneumonie, ça aurait son charme, je ne dis pas. Mais nous nous écartons du sujet.

A noter que le résistant moderne explique bien que ce n’est pas du vol que de télécharger : prendre quelque chose à quelqu’un sans son autorisation n’est pas un larcin puisqu’on se contente de copier, ce qui est très différent ! C’est vrai : parce exemple, depuis des siècles, quand quelqu’un « emprunte » une idée à quelqu’un d’autre, ce n’est pas du vol, c’est un fait reconnu de tous. C’est juste du « partage » de « l’échange » (sur internet, on a encore un peu de mal avec les mots « partage » et « échange« , particulièrement sur le fait qu’ils impliquent qu’on donne tous quelque chose, mais allons-y doucement, ne brusquons pas trop vite le pirate du dimanche. C’est un comme les artistes « généreux » : les premiers à utiliser ce mot très à la mode pour tout et n’importe quoi sont ceux qui en donnent le moins). Ce qui, pour l’anecdote, me fait penser à plusieurs sites qui, il y a quelques mois, avaient copié du contenu traitant de révisions historiques de cet humble blog pour l’héberger sur le leur, le tout en prenant bien soin d’effacer l’origine du bidule, qui était pourtant indiquée dans un coin. Lorsque je vins à leur faire remarquer que bon, virer la signature de l’auteur, c’était une pratique assez moyenne (et en utilisant aussi des arguments impliquant leurs génitrices ainsi que moult singes bonobos, on ne se refait pas), on m’a expliqué que internet, c’était de l’échange, du partage, sans limites & co, et que je n’étais qu’un vieux conservateur qui ne comprenait rien au net. C’est vrai : copier du contenu d’un blog gratuit et sans pub pour ensuite virer toute référence sur sa provenance, et coller le tout sur un site avec des bannières publicitaires qui rapportent en fonction du nombre de visiteurs, c’était une telle démarche idéaliste : le contenu gratuit, c’est déjà trop cher, maintenant, il faut en plus qu’il vous rapporte du pognon ! Encore une fois, ce fut un monument de bonne foi, avec des discours sur le monde qui évolue en bien, allant vers le Grand Partage, etc, et que quiconque émet la moindre remarque est forcément un animal préhistorique (partouzeur) de droite.

"Répondez par oui ou par non : ne seriez-vous pas un peu en train de vous foutre de la gueule du monde ?"

Par ailleurs, il semblerait que la rébellion 2.0 prenne d’intéressantes directions actuellement : dernièrement, un célèbre site de musique en ligne, jusqu’ici financé par d’affreuses publicités qui piquaient les tympans, est devenu payant, proposant pour 5€/mois d’avoir accès à tout, sans pub, et en illimité. Il s’est aussitôt trouvé quelques rabouins pour hurler au scandale, parce que merde, la Culture, on ne doit pas la payer (encore une fois, parce que les artistes n’ont pas besoin de manger, comme chacun sait, et ne vivent que de remerciements). Et dans le même temps, les mêmes ne voient aucun inconvénient à payer une boîte de jeu « World of Warcraft »  puis plus de 10€/mois pour avoir le droit de finir célibataire jouer à quelque chose qu’ils ont déjà payé, argent qui rétribue une major de l’industrie du jeu vidéo (parce que non, ça ne va pas aux gentils développeurs, qui eux, qu’ils en vendent ou pas, ont un salaire fixe contrairement aux artistes, justement), qui en plus, lorsqu’elle sort un nouveau produit pour le même jeu, explique gentiment que « Ho bin ça alors ! Si vous voulez en profiter, il va falloir repayer encore une fois !« . Intéressant : maintenant, imaginez que World of Warcraft soit un groupe de rock Vivendi Universal ultra-commercial, qui vous propose d’acheter son CD, puis de payer 10€/mois pour avoir le droit de l’écouter sinon il ne marche pas, sans compter qu’il vous refasse payer à chaque sortie d’un nouvel album. Vous appelleriez pas ça un peu du foutage de gueule ?

Et bien nos Che Guevara, non. Ils trouvent même ça parfaitement normal et paient sans rechigner pour tous ceux d’entre eux qui y jouent, parce que payer une boîte de produits informatiques, c’est normal. Une boîte de produits culturels, non. Mais à part ça, s’ils piratent, c’est pour la Culture, avec un grand C.

Alors, non, vraiment, les idéalistes du dimanche, par pitié, arrêtez, arrêtez ce discours de merde sur le fait de télécharger comme des gros porcs au nom d’idéaux de justice et de liberté. Et reconnaissez que diable, télécharger, c’est surtout un truc illégal qui se fait par facilité plus que par conviction, et qu’il ne faut pas faire passer une soirée dans un bar à putes de Tortuga pour un moment céleste de liberté dans un monastère tibétain. Et peut-être alors que lors du prochain débat sur une loi sur le téléchargement, on arrêtera de voir les deux camps s’arroser à coups de répliques dignes des plus grands moments gastro-entériques de l’histoire.

Sur ce,  je vous laisse : mon intégrale de Kirsten Prout vient de finir de tomber sur mon disque dur, je dois aller profiter de la Culture qui en émane.

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Jean jeta un coup d’oeil paniqué vers la porte de la petite pièce, lorsque celle-ci s’ouvrit dans un terrible raffut, laissant place à une silhouette portant veston, cravate, cigare à la bouche et poing américain à la main. Il reconnut le visage du type derrière lui au restaurant ce soir, qui avait passé la soirée à se plaindre de « l’absence de brandy dans ce taudis« . Les manches de chemise retroussées, le type se dirigea vers lui l’air décidé. Il se souvint soudainement, dans un instant de clarté, de ce qui avait dû énerver ce personnage : dans la soirée, il s’était vanté du nombre de Go de trucs qu’il avait téléchargé sur son disque dur, en expliquant à Sophie, l’une des rares filles en deuxième année d’école d’ingé, plutôt mignonne de surcroît, qu’il faisait tout ça par conviction, parce qu’internet était un monde de liberté totale. Et lorsqu’elle évoqua le concept de « vol« , bien que déçu par ce réflexe typiquement petit-bourgeois, il expliqua sa théorie sur le fait que prendre ce qui n’est pas à soi n’est pas du vol tant que ce n’est pas matériel. Oui, effectivement, maintenant qu’il y pensait, il avait peut-être poussé le mensonge un peu loin.

Jean n’eut pas le temps de dire qu’il était prêt à signer, finalement, pourvu qu’on le laisse partir. Alors qu’il ouvrait la bouche pour articuler quelque chose, il se prit un coup de Svetlana sur chaque joue, avant de lourdement chuter au sol, toujours menotté à sa chaise. La suite, il ne la réalisa guère : il perçut dans un brouillard sanglant des coups de chaussures, l’odeur de cirage frais qui en émanait, et une sensation de chaud lorsqu’après de longues minutes, il sentit que quelqu’un laissait tomber les cendres d’un cigare sur l’une de ses plaies béantes.

Quelques instants plus tard, un autre homme entra dans la pièce en traînant derrière lui un jerrycan plein d’un liquide nauséabond qu’il commença à déverser sur le corps de Jean.

« Ca va Monsieur ? Vous ne vous êtes pas fait mal à une phalange en vous occupant de lui ?
- Non, Diego, ça va. Il n’aurait pas pu reconnaître qu’il profitait juste d’une faille ? J’en ai marre de ces trous du cul qui font preuve d’une mauvaise foi maladive. »
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Diego releva la tête pour jeter un regard interrogatif à son patron. Ce dernier reprit :

« Je déteste les gens de mauvaise foi. » dit-il avant de jeter son cigare sur le corps imbibé d’essence.

200 réponses à “Jean Mouldeux.Zéro

  1. Les piratins me rappellent les mecs qui ne payent plus le bus en expliquant qu’ils arrêteront le jour où il n’y aura plus de pub dans le métro.

    • Cher Odieux, en tant que contributeur de WordPress (vaguement, y’a longtemps), logiciel issu de la Culture Libre que vous utilisez, et suivant vos explications, j’attends patiemment votre contribution monétaire de 1.000.000 d’euros en échange de l’immense travail que j’ai fourni.

      Sinon j’adore votre mauvaise foi, continuez :)

  2. J’aime beaucoup comment vous écrivez. Très bon raisonnement. J’avoue n’avoir jamais envisagé la question sous cet angle là. Je conviens totalement que l’on doive payer pour écouter de la musique, comme vous le dites, il faut sustenter les artistes.
    Néanmoins, je rechigne grandement à devoir payer autant pour chaque morceau. Je parle évidemment des morceaux que l’on trouve sur iTunes à 0,99€ qui selon moi, lorsque je calcule et compare le prix à la chanson, n’apporte aucune différence de prix avec les CD que l’on achetait chez le disquaire, à la FNAC ou autre.
    Or, l’avantage du net est qu’il est censé supprimer l’intervention des intermédiaires, producteurs et distributeurs, et ainsi réduire les frais. Ce que je ne vois pas dans un tel prix.
    Sinon, chaque post de ce blog est toujours un agréable moment de lecture.

    • Vous savez que pour enregistrer des chansons et en faire un disque, il faut pas mal de pognon ? Il faut en faire la promo aussi. Je ne sais pas comment vous souhaitez vous débarasser des producteurs.
      Et que ca soit la Fnac ou iTunes vous avez un distributeur. J’admets qu’il ne faut plus presser les CD, mais je doute que ce soit l’entreprise de pressage qui draine les recettes.

      • Si seulement on ne faisait pas uniquement la promo des dernières bouses qui viennent de sortir…

  3. *lance une caillasse à la tête de l’Odieux Connard*
    Excellent billet, Les arguments des piratins m’ayant toujours doucement fait rigoler ( et m’ayant toujours poussé à doucement les baffer ), ça fait plaisir de voir dénoncé ce concours de celui qui fera le plus preuve de mauvaise foi entre les deux camps.

    *cours très vite se planquer sur un autre continent*

  4. Bon article, qui n’est pas mauvais sur le fond. Sauf sur un point, c’est sur la rétribution de l’interprète. Dans le meilleur des mondes, ils se produiraient eux-mêmes et alors une bonne partie du prix d’un CD leur reviendrait. Dans la réalité, ils passent par des intermédiaires. Ce qui fait qu’au final l’interprète touche des clopinettes sur le prix d’un disque. Donc certes je n’irais pas jusqu’à dire que ça devrait être au bon vouloir de l’auditeur, mais en l’état, c’est difficilement l’interprète lui-même qui fixe le prix. Sans doute même pas du tout.

    • Gringoteq & Sky > Tout à fait jeunes gens. Le problème est que jusqu’ici, quand on voit comment sont abordés les sujets, curieusement, le concept de « justice » n’apparaît pas si souvent.

      Alors qu’on cherche à obtenir un système « juste » pour les auteurs comme pour les « consommateurs », et qui permette de savoir ce que l’on donne à qui (bref, sur 1€ investi, combien va aux auteurs).

      Sauf que dans l’immédiat, le débat est curieusement décalé, chaque camp ayant des « exigences » à faire valoir, qui tiennent plus de la coutume que de la raison.

      • Pour info, ce genre de système « juste » existe déjà et semble plutôt bien fonctionner, mais pour l’instant cela reste dans le monde de la musique indépendante. Allez voir le site cd1d.com , il s’agit d’une plateforme internet créée par plusieurs labels indépendants, dont Jarring Effects, le plus important label français pour tout ce qui concerne les musiques « expérimentales », type dub, post-rock… (des groupes comme High Tone, EZ3kiel, Zenzile sont chez eux, si ça parle à certains).
        Le principe est simple : sur le prix total du disque acheté, une toute petite partie est utilisée par la plateforme cd1d (ben oui, faut bien faire tourner le site quand même), et tout le reste va directement à l’artiste / au label (les explications sont plus complètes sur leur site : http://cd1d.com/fr/about ). Pas d’intermédiaires coûteux donc.
        Alors certes il vaut mieux être amateur de ce genres de musique pas forcément « tout public », mais pour le coup on peut dire qu’on soutient la Culture avec un grand C !

        Et pour finir, la devise du site cd1d.com : « Télécharger c’est découvrir, acheter c’est soutenir ».

    • Sauf que produire un disque et le distribuer, c’est aussi du travail, que l’artiste ne veut surement pas faire lui-même.

      Après, on peut discuter du pouvoir relatif des artistes et des majors, et être probablement d’accord de surcroît.

  5. J’interromps ma lecture au début afin de laisser un commentaire haineux :
    On dit DENTURE et non DENTITION !

    Voilà, je reprends…

    • C’est corrigé. Mais je peux toujours proposer des pétages de dents à qui n’y voit pas d’inconvénient.

      • Pour continuer dans le corrigeage (correction ?), il y a un « peu » oublié dans la phrase de l’artiste généreux, qui donne « c’est un peu comme l’artiste généreux ».
        Voilà. Sinon, très bon article. Cela dit, je continuerai de télécharger avec toute ma mauvaise conscience =) !

  6. Très cher OC, votre prose m’a un tout petit peu interpellé, et pour une fois, je décide de prendre la plume (ou plutôt le clavier) pour vous faire part d’un petit point qui aurait gagné (ou gagnera peut-être) à être approfondi, je pense particulièrement aux séries:
    Oui le « piratage » est pour beaucoup un moyen de lutter contre le système (pour les révolutionnaires en bois). Mais pour d’autres, et je ne donnerai pas de noms, le fait de télécharger des séries répond à l’envie de 1/ voir la dite série dans sa version originale sans avoir à attendre 2 ans la sortie en DVD du coffret et 2/ voir la série dans l’ordre original imaginé par les créateurs.
    Parce que oui, le jour où les séries anglaises, américaines ou même birmanes seront disponibles à la vision juste apès leur diffusion originale et dans l’ordre, je n’aurai plus aucune utilité à les télécharger et j’achèterai le coffret avec plaisir quand il sera disponible.

    Après ce petit laïus sur les séries, je suis tout à fait d’accord pour chier sur les gens qui disent « ce film ne mérite pas d’être vu au cinéma » (et il y en a) mais qui le téléchargent quand même. Et je ne pense pas que ceux-là aient la moindre once de fibre liberitaire dans leur cerveau atrophié.

    Bref, je vais m’arreter là mais ca fait du bien de vider son sac.

    C’est toujours un plaisir de vous lire cher OC.

    • Bonnes remarques. Sur les séries, là on touche carrément à un autre problème : celui des choix de diffusion en France (ex : l’ordre de diffusion, qui se fait donc en fonction des audiences de chaque épisode aux USA, principalement).

      Mais bon : autant ce défaut était lié à nos bons vieux modèles hertziens, autant j’ai quand même tendance à penser qu’à l’heure du numérique et des box, il y a carrément moyen de laisser plus de liberté au spectateur dans sa manière de suivre un programme, et particulièrement une série.

      • L’ordre de diffusion s’établit aussi en fonction de la catégorisation CSA de chaque épisode.Les -12 ans ne sont que ponctuellement acceptés entre 20h30 et 22h. Les -16 ans étant obligatoirement relégués après 22h30. Le -18 ans (catégorie qui n’est pas réservé à la pornographie faut-il le rappeler) étant complètement interdit des chaînes gratuites.

      • Petite précision pour les -12 ans, les chaînes gratuites peuvent en diffuser à partir de 20h30, à hauteur de 4 par an et jamais les mardis, vendredis, samedis, veilles de jours fériés ou en périodes de vacances scolaires.

        Au vu de la faciliter avec laquelle une série/film peut être catégorisé -12 on comprend mieux la difficulté de diffuser à la fois dans l’ordre et à un horaire décent.

        Mais bon, faut bien les protéger nos chères têtes blondes, on va quand même pas demander aux parents de prendre une décision conçernant leurs enfants.

    • Je fais partie des gens qui disent « ce film ne mérite pas d’être vu au cinéma ».
      Perso, j’achète les DVD d’occasion de presque tout les film que je regarde.

      (D’ailleurs, j’en profite pour faire une petite parenthèse sur l’occasion, saviez vous que le marché d’occasion, parfaitement légal, était tout aussi nuisible que le téléchargement, puisque on ne paye pas les droit ? au Japon, c’était si développé qu’ils ont même tenté de l’interdire)

      Mais bon, quelque fois, il y de l’abus manifeste. Prenez de grosses bouses qui rentrent dans cette catégorie : DB evolution et alice au pays des merveilles. Je ne me suis meme pas rabaissé a les télécharger (j ai cependant vu alice dans un avion).
      Bon, ce sont des mauvais film qui font de l’entrée par usage de licence. Je refuse de donner de l’argent pour ça. Je refuse d’encourager un commerce de merde.
      Après si des gens veulent quand même les voir juste par curiosité, genre pour voir l’ampleur du désastre, je leur jetterai pas la pierre, j’estime que se foutre de la gueule du monde, c’est pousser au crime.

      La politique tarifaire aussi, combien de programe j’ai vu qui coutaient entre 200 et 500 € , sans parler de version light ou prenium, ect . Pour des produit pas forcément si bon, qu’il faudra metre a jour (payante bien sur ).

      Au final, dans quelques rares cas, le telechargement, c’est pour certain une alternative au boycott, ou tout simplement pour els pauvre le moyen de pouvoir utiliser un programe qui vaut pas la moitié de son prix

  7. Très bon article qui met quelques pendules à l’heure.
    Encore merci pour cette saine lecture, camarade O.C.

  8. Au moins, la mauvaise foi est équitablement partagée dans les deux camps. A ce compte là, il faudrait que le gouvernement admette qu’il a pondu cette mal fichue et inapplicable sous la pression des Majors qui aimeraient bien s’en mettre encore un peu plus dans les fouilles, tout en produisant toujours moins cher des « artistes » toujours plus moisis en quête de notoriété dans la Ferme de célébrité ou Carré Viiip.

    Soyons francs : je télécharge comme un porc (quoique… ma consommation s’est pas mal réduite ces temps ci : un gnome braillard ça occupe pas mal), principalement des séries et parfois des films. Je sais que c’est pas bien, mais j’avoue que ma conscience me titille assez peu dans la mesure ou :
    Aleph) (oui, ça change de a) ou de 1), j’aime bien) je paie tous les ans cette $*@&# de redevance de « @*µ£ alors que mon antenne télé est morte depuis au moins 5 ans (de toutes façon, mon poste de télé n’est pas en TNT, et dans mon département, c’est rédibitoire).

    Bet) je ne télécharge que des trucs qui datent un peu et sont donc passé en général à la TV, et que j’aurais donc très bien pu les enregistré sur mon magnétoscope si ma *£¤#@ d’antenne fonctionnait.

    Guimel) c’est quand même vachement pratique.

    Aucune considération politique dans ma démarche, ça me fait juste de la peine de payer (cher) des productions (souvent de merde) que je ne visionnerai probablement plus jamais. A ma décharge, en matière de musique, j’ai tendance à acheter l’album si la musique me plait ^^

    Ceci étant au lieu de cette loi Hadopi mal ficelée, je serais favorable à une formule de licence globale me permettant de télécharger à loisir (je ne me hasarderai pas à en préciser les modalités, ça n’est pas mon domaine). J’en profiterai pour virer ma télé et ne plus payer cette fichue redevance. Un clou chasse l’autre.

    • La redevance permet de financer les productions du service public et les chaines publiques en général.

      Suivant votre raisonnement, vous devez probablement télécharger « Plus Belle La Vie » comme un gros porc, et à la limite des séries à la « FBI : portés disparus » passants sur le service publique.

      Ce qui m’étonnerait beaucoup…

  9. Effectivement, présenter les choses sous cet angle révèle qu’il y a autant d’hypocrisie d’un côté que de l’autre. Cependant, internet (et le téléchargement) a permis à grand nombre d’artistes peu connus de fidéliser un public qu’ils n’auraient pas atteint par le biais de la grande distribution. Les jeunes artistes d’aujourd’hui (les vrais, pas les Bieber et autres productions du même genre) ont compris l’utilité du net, et savent s’en servir, quitte à sacrifier une partie des bénéfices en téléchargement illégal. Après, il y a la question des concerts, qui eux, en théorie, ne seront pas téléchargés, sauf si l’on souhaite assister à un massacre audiovisuel tel que vous nous l’avez si judicieusement relaté dans un article plus ancien. A partir de là, il convient au public d’utiliser le téléchargement comme moyen de découverte, et ensuite éventuellement d’acheter l’album (grâce à des « maisons de disque » indépendantes), souvent moins cher mais dont un pourcentage plus important revient à l’artiste, et ensuite de payer une place de concert. (Tout ce paragraphe concerne plus la musique que le cinéma, j’en conviens).

    Évidemment, beaucoup ne fonctionnent pas de la même manière, et je reconnais que pour beaucoup d’artistes qui marchent déjà très bien et qui n’auront pas à se plaindre de leurs fins de mois, et bien je télécharge comme un gros porc parce que c’est gratis et plus pratique.

    De toute façon, il n’y a pas 36 alternatives. Soit brider l’internet comme en Chine soit reconnaître que la bataille est perdue et que les artistes devront trouver une nouvelle manière d’exister. Un moyen plus direct, exempt des lobbies type Universal & Co. Le débat sur le « piratage » existe depuis de nombreuses années, même quand il s’agissait de copier les musiques sur des cassettes audio. La crise du disque en est une, celle des artistes, je ne crois pas. Ils se renouvelleront, comme ils l’ont toujours fait, et je ne pense pas que le téléchargement illégal les handicape tellement.
    Pour donner un seul exemple que j’avais déjà cité sur un autre article, la chanteuse folk Milkymee a commencé en écumant les bars et les petites salles, puis a réussi à fidéliser son public grâce au net. Au moment de son anniv, elle a offert son album à tous ses abonnés, et pourtant elle ne doit pas avoir le compte en banque de Sardou. Toujours est-il que maintenant, elle possède une communauté et ses places de concerts se vendent bien..

    Un dernier mot sans rapport pour signaler que je suis parfaitement d’accord avec vous concernant World of warcraft, et je m’étonne qu’il y ait si peu de contestations concernant cette vasque escroquerie.

    En bref, c’est un débat sans fin, mais dans les faits, Hadopi comme les futurs mesures n’y pourront rien. Pendant ce temps, certains se gavent et d’autres artistes contournent le problème en utilisation la situation à leur profit.

    • « Les jeunes artistes d’aujourd’hui (les vrais, pas les Bieber et autres productions du même genre) ont compris l’utilité du net »

      Ah ça c’est pas vrai, Justin Beaver a commencé sur Youtube, lui aussi.
      C’est même un de ses points communs avec Orelsan.

      Typhon

      • Oui oui, autant pour moi. Ce que je voulais dire, c’est qu’il a derrière lui des vraies maisons de disques qui se sont servis du net comme marketing viral, attirant à eux toutes les pauvres nanas pré-pubères en manque de buzz. Je doute que ce soit Bieber qui ait de lui-même initié tout celui, il est un produit au même titre que sa « musique ». C’est quand-même différent de l’indé qui propose par le biais d’un site, d’un myspace, que sait-je, ses chansons à ceux qui veulent bien les écouter. Certains artistes séduisent, d’autres par le biais de grosses compagnies, cherchent plus à violer. Mais on dérive du sujet initial…

    • MERCI !
      Oui j’avais peur que personne ne parle de cela, car oui les artistes peuvent quoi qu’il arrive utiliser les profits de leurs concerts et les « personnes » qui sont le plus contre le téléchargement pirate sont les maisons de disques payant plus ou moins à coups de lance pierre les artistes. Après certes je ne me range pas au milieu de la foule lançant des parpaings au gouvernement en prétextant qu’ils font cela « seulement » pour un pays libre. Mais même sans devenir un méchant pirate, on peut par exemple passer par des médiathèques pour emprunter un CD (ou DVD) copier le contenu dans ses playlists puis plus tard faire connaitre le dit artiste à son entourage et donner les fichiers audios et enfin finir par aller les voir plusieurs fois en concerts (véridique, une m’a fait connaitre ‘Bonobo’ comme cela). en faisant ainsi on n’aide pas les grandes maisons de disques pour autant et ce système est tout aussi bien perçu (attention j’ironise un peu) par les maisons de disque.

      Sur ce pour parler un peu de l’auteur de l’article (après avoir ramené ma science à propos d’un commentaire), je n’ai qu’une chose a dire :

      CHER ODIEUX CONNARD, tes articles sont sublimes !

  10. Pour une fois mon avis est mitigé sur cet article. J’ai l’impression que les pirates sont réduits à l’image de Zac de Wawa-Mania qui est passé dans un reportage pour nous servir un joli petit baratin d’une culture libre pour tous. Alors ses sbires ont profité du « buzz » engendré pour le soutenir.
    Or la plupart des pirates diront juste qu’à 40€ le coffret d’une série ou à 20€ le dvd on se demande qui vole qui…
    Surtout que cela n’a rien à voir avec le fait de plagier un texte ou de s’approprier une idée de prix Nobel vu que le pirate ne se proclame pas auteur de l’oeuvre qu’il télécharge.
    Alors je ne pense pas qu’ils sont spécialement à lyncher parce que « Omondieu mais c’est du vol ! » ou « Voilà pourquoi christophe maé n’a pas pu se payer son jet privé sale petit garnement ! ».
    Et enfin je trouve le rapprochement entre payer un jeu et payer pour écouter un cd très exagéré. WoW étant un jeu en ligne qui possède un univers immense et ne cesse d’évoluer ce n’est absolument pas comparable avec un album qui s’écoute en 1h et restera le même écoute après écoute. Qui plus est, il est possible de jouer à WoW sans payer ces fameux « 13€/mois ».
    Mais sinon il est vrai que les slogans tel que « we fight for a free culture » me font doucement sourire aussi.

    • Ah, attention jeune forban :

      – Je précise bien en début d’article qu’il ne s’agit pas de mettre tous les pirates dans le même panier. Je n’ai pas fait cette précision pour rien, malheureux.
      – Oui, il y a des trucs qui coûtent un pognon fou, et que beaucoup de gens téléchargent en conséquence. Là encore, ai-je dit le contraire ?
      – Je n’ai pas dit non plus qu’il fallait lyncher tout ce qui télécharge. Accessoirement, le pays serait vite dépeuplé.
      – Je conteste juste sur le principe du vol d’idées : pas besoin de se proclamer auteur d’une idée pour l’exploiter, et pourquoi pas faire du pognon avec.
      – C’est dégueulasse : il a besoin de son jet, Christophe Maé.

      Ce qui me fait penser : ça aussi, l’argument « Non mais on va pas filer du pognon aux gens qui ont déjà une piscine de diamants ! » : ouais, j’entends bien, je m’en moque assez moi-même. Mais, sérieusement on fait quoi ? Ça veut dire qu’à partir d’un certain succès, on dit que l’auteur ne « mérite plus » de toucher du pognon ? Que Mozart aurait dû gagner autant que Lorie ? Au bout de combien de titres, d’albums ? On plafonne, un peu comme des salaires ? « Ah, passé tant de ventes, vous ne touchez plus rien : ça tombe dans le domaine public » ? On plafonne parce que les artistes qui touchent trop de pognon, c’est sale ? Ou on estime qu’à un moment ils sont « assez riches » et on arrête (et donc probablement eux aussi) ?

      Encore une fois, la question n’est pas qu’est ce qui est bien ou mal, la question est : qu’est-ce qui est juste ?

      • J’avais bien vu la précision dans l’article, et c’est pour cela que j’étais mitigée mais au fur et à mesure de l’article j’avais l’impression que ça touchait à l’ensemble des pirates (voir même les gamers qui n’ont rien demandé). Au temps pour moi si ce n’est qu’une simple méprise de ma part alors.
        Et pour ce qui coûte cher, je ne faisais que rappeler l’argument de la plupart des pirates, je n’ai pas dit que vous le contestiez.
        Ceci dit, à moins d’ouvrir une plateforme de Warez bourrée de pub (comme le site précédemment évoqué) il est bien rare que le pirate s’enrichisse grâce aux oeuvres téléchargées. Les gamins échangeaient leurs cassettes, sur Internet c’est plus ou moins la même chose.
        De même pour les artistes, si on apprécie leurs albums on va forcément finir par en acheter ou même aller à un de leur concert. Un bon travail est rémunéré et ce quelque soit le nombre de pirates, les artistes y retrouvent souvent leur compte.
        Mais quand je vois un CD de Mozart à 20€, qu’on ne vienne pas me dire que c’est uniquement pour le bien de l’artiste, tout de même.

        Votre question est pertinente, mais je ne la cantonnerai pas simplement au téléchargement et dans ce cas là il y aurait malheureusement beaucoup de choses à revoir dans notre système. Est il juste de faire primer la sécurité au détriment de notre liberté? Et donc surveiller ce que le citoyen lambda fait sur internet grâce au projet Hadopi qui est lui même passé de force… Mais là je dérive sur un hors sujet.

        NB : Promis j’offrirai son jet privé à Christophe Maé s’il arrête de chanter et qu’il décide de s’exiler sur l’île de Lost.

      • @Funyu
        Attention. Lorsqu’un CD de Mozart est à 20 €, la personne qui sera payé n’est pas forcément l’auteur mais l’interprète. Certaines oeuvres sont si difficiles qu’il faut des dizaines d’années de travail sur son instrument pour le maîtriser.

        A moins que vous ne parlez du pseudo « Opéra-Rock » qui a fait se retourner Michel Berger dans sa tombe.

      • Pour ma part je m’arrange avec ma conscience, en me disant que je fais selon mon budget: j’ai pas tant d’argent que ça à consacrer à l’achat oeuvres musicales et visuelles, et je préfère consacrer cet argent pour des petits groupes qui démarrent, plutôt qu’au dernier album de Metallica.
        Et je préfère payer pour voir un film sur le génocide Khmer, projeté dans 2 salles dans tout Paris, plutôt que pour Very Bad Trip 2. Et s’en suit donc que j’ai téléchargé le dernier album de Metallica et Very Bad Trip 2 (pardon, pardon, non, ne me frappez pas, pitié).

      • Petite précision Funyu : L’article de notre hôte est assez large, il ne traite pas d’une seule idée. Quand il reproche à des pirates de s’enrichir en volant les créations d’autres personnes, il donne un exemple précis, à savoir le contenu d’un article précédent (la page Facebook relatant les évènements de la seconde guerre mondiale si je me souviens bien). Cette page, entièrement créée par notre connard préféré, s’est retrouvé sur un autre site bourrée de publicités, sans qu’aucune permission n’ai été demandé, sans qu’il ne soit fait mention du véritable auteur et même en effaçant toute trace de cet auteur. Elle a donc rapporté de l’argent au pirate sans que l’auteur ne soit rémunéré. Pire, l’auteur propose ce contenu gratuitement. C’est une chose qui arrive très souvent sur le net et dont on ne parle pas beaucoup. Cette forme de piratage ne touche pas les grands noms de la chanson ou du cinéma, mais c’est tout de même immoral et illégal.

    • D’un autre côté l’argument comme quoi « 40€ le coffret DVD c’est trop cher, donc je télécharge gratos » est un peu fallacieux sur le principe… ou alors faut que j’aille faire un tour dans un garage Porsche et que je trouve leur dernier modèle trop cher : dans un élan contestataire je maraverai donc le vendeur à coup de pelle avant de lui chipper les clés et de me barrer à Monaco. Ou Pelouaille-les Vignes.

      Donc si on veut être rigoureux : si on trouve ça trop cher, on achète pas, mais on télécharge pas non plus.

      Ceci étant, je trouve ça trop cher aussi. Et je télécharge illégalement. Je dis juste que l’argument ne tient pas la route.

      • Certes, mais quand on achète une Porsche on en a pour son argent tout de même, et on teste une voiture avant de la prendre. Alors qu’acheter ou aller au cinéma pour une bouse auditive et/ou visuelle c’est autre chose. Surtout quand on est étudiant(e). Vaut mieux se gausser devant son ordinateur et se dire « ouf » pour l’économie, ou être charmé et se procurer le support matériel.

      • Moui … ou alors on regarde la bande annonce, on se renseigne sur le synopsis, les acteurs, le metteur en scène … Un peu comme essayer une voiture avant de l’acheter quoi.

    • « WoW étant un jeu en ligne qui possède un univers immense et ne cesse d’évoluer ce n’est absolument pas comparable avec un album qui s’écoute en 1h et restera le même écoute après écoute.  »

      Excusez-moi, mais ceci est un argument de geek (cf: la définition de notre hôte). La musique peut s’écouter dans diverses conditions et apporter plusieurs lectures en fonction de l’humeur ou même l’endroit où on se trouve.

      La comparaison se fait donc dans le statut de la personne créatrice: le créateur du jeu est employé dans une boîte et aura négocié son contrat et aura un salaire fixe, en fonction que le jeu se vende 1000x et 100.000x (avec certainement un pourcentage prévu). Il est donc comme toute personne qui travaille dans le privé : une base salaire et des bonus en fonction des résultats.

      Le musicien (je n’attribue pas le terme d’artiste à tous) n’a pas de contrat fixe comme tel. Même les plus grands vendeurs aujourd’hui peuvent un jour déchoir et se retrouver sans le sous. Nous nous souvenons tous de certains morceaux « one-shot » qui ont fait gagner des milliers à leur auteur et puis plus rien.

    • Je me permets tout de même de souligner un point par rapport à la comparaison douteuse CD/WoW :

      OK, un CD s’écoute en une heure. OK il ne change pas après lecture. Mais un CD (d’un bon groupe, j’entends, prenons le dernier bouzin de motorhead), représente un long travail, des années d’exercice, et est au même titre qu’un tableau ou qu’un sculpture, selon moi, une œuvre d’art. Je trouve que tu dénigres un peu facilement la musique au profit de 3 quêtes de pownage de mob en plus.

      Mais c’est mon humble avis de musicophile (je sais qu’on dit mélomane, et je m’en fous)

      • Réduire Wow à « 3 quêtes de pownage de mob » est peut-être un tout petit peu exagéré, n’est-il pas vrai ? :)
        La comparaison me semble également difficile (Funyu, on est plus ou moins guildeux par commentaire, en fait). Expliquer que « La musique peut s’écouter dans diverses conditions et apporter plusieurs lectures en fonction de l’humeur ou même l’endroit où on se trouve » est très juste. Comparer ces variations (ne dépendant que de facteurs externes et non d’une modification de contenu) avec l’évolution quasi permanente d’un jeu en ligne, faut peut-être pas exagérer nom d’un Blop!
        Un jeu en ligne possède un contenu évolutif tendant vers un accroissement et une complexification perpétuels de l’univers existant. On peut dès lors constater que les variations « en fonction […]humeurs[…]lieu » s’appliquent également au jeu en ligne et que son contenu évolutif constitue bien un avantage absent de l’album CD.
        Ah, et le CD « représente un long travail, des années d’exercice, et est au même titre qu’un tableau ou qu’un sculpture, selon moi, une œuvre d’art », même chose. Cet argument est réel mais inutile dans une comparaison avec un jeu video. En effet, peu d’artistes peuvent se permettre d’employer autant de temps pour la création d’un album de qualité que pour un jeu vidéo de qualité. Surtout si on considère un travail proportionnel au nombre d’heures de CHAQUE employé. Musiciens+chanteurs+ingénieurs du son+quelques autres face à tous les programmeurs, developpeurs et graphistes.
        Ce qui m’amène à « l’oeuvre d’art ».
        J’ai personnellement, sans être nolife, passé assez d’heures sur divers jeu et gardé assez de bonne foi pour reconnaître qu’un jeu vidéo REUSSI est un chef d’oeuvre au même titre qu’un album. Ne serait-ce que du point de vue graphique (et encore je dénigre ici le travail colossal des programmeurs, developpeurs et autres).

        Et je tiens à rappeler que, même si ce cher Odieux aime jouer de son attribut quasi homérique de Connard, il est parfois bon de ne pas céder à la démagogie et de se faire une opinion propre par l’expérience et non la simple acceptation panurg…ique?…ienne? (bref!); ce qui permet ici d’arriver à la conclusion que le terme geek est loin de posséder la négativité du terme nolife ou otaku. Les geeks en sont fiers, les otakus/nolife s’en foutent puisqu’ils jouent/programment sans s’attarder sur leur désignation.
        Néanmoins j’ai trouvé important de rappeler l’importance de cette distinction que, nous en avons la preuve sur le site, même les meilleurs ont tendance à oublier.

        http://www.tentonhammer.com/image/view/83638

        Qu’on aime ou non (les goûts ne se discutent pas), la qualité du travail n’est pas niable.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Geek

        vous conviendrez sans doute que si même Wikipédia (tant décrié par nombre de hipsters en manque) est plus précis que notre cher OC, on n’est plus à l’abri nulle part:)
        Wikipédia qui fonctionne d’ailleurs sur le principe de la libre donation/participation, mais ceci est un trop vaste sujet ;)

  11. Je trouve ça très insultant comme article.

    Genre j’ai payé pour jouer à WoW, n’importequoi…

    Et pour les films, quand tu paye 11€ ta place, t’as pas envi de repayer 25€ pour un DVD (Je peux aussi ne pas vivre à Paris, mais télécharger une salle de ciné de province à 5€ la place, spa simple)

    • J’ai envie de dire que rien n’oblige à revoir un film qu’on a déjà vu au cinéma..surtout si on estime qu’il ne valait pas le prix de la place au départ.

      Je ne trouve pas l’article particulièrement insultant, il renvoie juste dans leurs buts les gens qui utilisent de pseudo prétexte idéalistes pour justifier leur téléchargements illégaux..alors qu’effectivement c’est plutôt parce que ça les arrange bien

  12. J’avais écrit une longue connerie, mais finalement, je pense que la citation que j’avais mise en exergue se suffit à elle même :

    « Quand on me parle de culture, je sors mon revolver. »
    (Hanns Johst, Schlageter)

    Typhon

    • Joli.
      J’ajouterai celle-ci:

      « Quand on me dit d’une femme qu’elle est cultivée, je m’imagine qu’il lui pousse de la scarole entre les jambes et du persil entre les orteils. »
      (Sacha Guitry)

  13. Après avoir téléchargé longtemps, j’ai arrêté il y a déjà lurette pour plusieurs raisons, dont une très générale, et l’autre qui m’est propre : 1/ j’avais plus l’excuse d’être raide comme tout bon étudiant qui se respecte. 2/ après avoir publié un bouquin, j’avoue que j’ai été d’un coup plus sensible à la notion de rémunération de l’auteur. A ma décharge je n’ai jamais téléchargé consciemment de la merde sous prétexte que comme c’en était, je n’avais pas à la payer.

    Cela étant, que le discours des pirates soit ahurissant de naïveté et d’anarchisme à deux balles, certes. Il n’en reste pas moins que quand je douille 25 € un DVD et que le réal’ doit toucher dans les 20 centimes, sans même un Mars et une petite pipe, j’ai un peu la sensation de me faire démonter le poulailler. Il y a trop d’intermédiaires d’une part, trop de marge d’autre part, tout ça sans que l’artiste n’en soit tellement mieux rémunéré, en particulier sur les oeuvres collectives.

    Comme d’habitude, le pouvoir réagit donc en retard, hors de toute mesure, d’une façon technologiquement lamentable et sans comprendre de quoi il parle – vous avez vu deux députés discuter d’Internet ? Mouarf.

    Le tout en grossissant légèrement le trait sur ces internautes qui affament les artistes en dépit des efforts des gentils producteurs pour proposer une offre variée de qualité, pouf pouf.

    Bref, la mauvaise foi est des deux côtés, certes – mais le pouvoir de coercition, lui, il n’est que d’un seul et je n’ai jamais trop aimé voir le pouvoir débarquer avec ses gros sabots dans ce genre de débats, il fait rarement dans la nuance.

    Qu’on crée une licence globale et je la paierai avec joie. En attendant, je me vois mal applaudir aux efforts de l’Etat pour punir les pirates. Je continuerai de payer ce que je regarde ou ce que j’écoute, désormais, tout en me payant la fiole d’un pouvoir à la ramasse, qui punira quatre boutonneux chopés au vol, tout en laissant exister des marges qui relèvent également du braquage à main armée.

    • C’est clair qu’un des gros problèmes, c’est que l’offre illégale est plus variée, débarrassée des barrières artificielles (les zones de DVD par exemple) et bien sûr, gratuite.

      Mais bon, c’est visiblement plus facile d’écrire à un ministre que de proposer de la qualité au client.

      Typhon

  14. Oserais-je suggérer à l’auteur de ce merveilleux blog de continuer à chroniquer de façon hilarante des bonnes daubes hollywoodiennes et à ne pas essayer de commenter des questions qu’il ne maîtrise pas ?
    Ce serait, j’en conviens, fort impertinent…mais au vu de la « qualité » de l’argumentation il me semble qu’il n’y a pas d’autre choix.
    Ou bien alors Odieux connard va aller lire « Du bon usage de la piraterie », méditer cette lecture quelque temps et ensuite nous refaire un billet honteux et confus ou il avouera que sa première tentative n’était qu’un troll grossier et fort mal étayé.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Du_bon_usage_de_la_piraterie

      • >>>Si tu as une contre-argumentation valide, expose-là, sinon, ferme ta gueule.

        @typhon
        Il ne vous est pas venu à l’esprit qu’il peut exister certains sujets trop complexes et subtils pour pouvoir être débattus en tant que simple commentaire sur un blog ? Pourquoi ne prenez-vous pas la peine de lire l’argumentaire de Florent Latrive (qui de plus à le bon goût d’être disponible en téléchargement sous licence libre) ?

      • Je sais pas toi Typhon, mais moi, le gars qui dit « Si tu as une contre-argumentation valide, expose-là, sinon, ferme ta gueule », avec en prime une incitation à des pratiques que la morale et l’Eglise réprouvent, le tout dans un commentaire de moins de deux lignes, ça me rappelle quelqu’un…
        Ah oui, c’est comme le pirate qui télécharge et dit c’est pour combattre ces enfoirés de voleurs de Majors qui ne laissent rien à bouffer aux artistes. Ou comme le soldat qui massacre une famille en Afghanistan pour combattre le terrorisme (toutes proportions gardée, bien évidemment!).
        Donc la prochaine fois que tu n’est pas d’accord avec un gars, je te propose « d’exposer ta contre-argumentation valide » comme tu le dit si bien.

      • Agamemnon : Ducon n’a rien dit de pertinent, il s’est contenté de gaspiller de la bande passante pour faire une attaque ad hominem et a dit en substance « j’ai raison et vous avez tort ».

        Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve, nous enseigne Euclide, donc je n’ai pas à être plus démonstratif que lui, d’autant que je ne vais pas me mettre à paraphraser le reste de l’article et des commentaires.
        Qu’il aille se faire foutre et toi aussi par la même occasion, qui m’emmerde avec tes supputations sur ma vie et mon oeuvre.

        Typhon

      • le blog reste un lieu ou le maître de maison se donne le droit d’exposer son avis sur tout et n’importe quoi.

        Qu’on soit d’accord ou pas avec sa prose, l’OC n’a pas à se censurer sur tel ou tel sujet, au titre qu’il ne les maitrise pas…

        A ce moment, on n’aurait que des articles sur l’art de faire rentrer une femme dans un coffre de voiture sportive, ou les bienfaits de la chair en décomposition sur la pousse des rosiers…

      • Ouais, un Typhon telle forme qu’il en devient de mauvaise foi!

        « Ducon n’a rien dit de pertinent, il s’est contenté de gaspiller de la bande passante pour faire une attaque ad hominem et a dit en substance « j’ai raison et vous avez tort ». »

        Parce que toi peut être tu argumente peut être?
        En plus:
        1) lui as la politesse de le faire sans insulter tout le monde sur son passage.
        2) lui argumente, il met un lien vers un livre qui parle du sujet. Et toi?

      • Donner un lien vers un bouquin, ce n’est pas de l’argumentation, c’est un sophisme d’autorité.
        Il me parait préférable d’insulter honnêtement son prochain que de conserver une apparence de politesse pour dégouliner ensuite de condescendance puante (Ce n’est pas moi qui reprocherait à quiconque de parler de choses « qu’il ne maîtrise pas »).

        Pour en savoir plus, lisez «Tous mes contradicteurs ont tort et sont des cons», par Typhon Baal Hammon, édition de la Tourte, 2011.

        Typhon

      • Ne faites pas attention, no seulement typhon est un troll de compétition, mais en plus il n’a aucune classe.

      • Peu importe ce que je suis, la seule question qui importe, c’est de savoir si oui ou non j’ai tort, et le fait de ne pas traiter cette question montre bien que vous n’avez rien de sérieux ni d’intelligent à m’opposer.

        Typhon

      • Pardon?
        Alors là bravo Typhon: tu est en train de dire que depuis le début je parle d’autre chose que de savoir si tu as raison ou non de poser des commentaires insultants pour montrer ton désaccord (et quelle qu’en soit la raison d’ailleurs)?
        Depuis mon premiers post sur ce commentaire, je n’ai fait qu’essayer de te faire remarquer que tu as tort de dire ce que tu dit, parce que insulter les gens en guise d’argument (et ce même si on a raison sur le sujet), ce n’est pas faire preuve d’intelligence mais de primitivisme!
        Donc, puisque apparemment tu as besoin d’une réponse claire: oui tu as TORT de poster comme tu le fait!!!!

        Si jamais tu veux parler de savoir si tu as tort ou raison par rapport au problème du téléchargement, ça veut dire que tu est assez idiot pour penser que la question peut être résumée en quelques mots (j’ai raison, tu as tort), et pire encore, qu’il existe une vérité unique sur le sujet (si c’étais le cas, on ne serait pas tous là a en discuter ici).

        Tu n’aura pas toujours un écran pour te cacher derrière et faire le troll de base, en mode « je m’en fous de ce que tu dit, je suis le plus fort ». Il serait temps à un moment que tu grandisse un peu et que tu entre dans le monde de la vrai vie, où celui qui à raison, c’est pas celui qui gueule le plus fort, est le plus insultant ou le plus cassant, mais plutôt celui qui explique et argumente le mieux son propos.
        J’ai mis mes arguments sur la table (pour rappel: « insulter c’est pas argumenter » et « c’est pas parce que les autres argumentent pas, que tu peut ne pas le faire »), maintenant j’attend les tiens!

      • Méprisable raclure de chiotte puante, je te fais l’honneur de répondre.

        « Pardon? Alors là bravo Typhon: tu est en train de dire que depuis le début je parle d’autre chose que de savoir si tu as raison ou non de poser des commentaires insultants pour montrer ton désaccord (et quelle qu’en soit la raison d’ailleurs)? »

        Absolument pas, sombre crétin dégénéré.
        Mon message original était une réponse à Eyanvargantruc, et en substance une réaction à la nullité profonde de son message qui contenait exactement zéro arguments et était écrit dans un style profondément méprisable.
        Réagir sur mon style, comme vous l’avez tous fait, bande de mouches à merde puantes, c’était réagir sur un détail sans intérêt. Vous êtes tous des gros cons sans cervelle si tout ce qui vous fait réagir, bande d’eunuque cérébraux, c’est de savoir s’il y a des gros mots dans le message auquel vous répondez.
        J’ai dit explicitement et à de nombreuses reprises quels étaient mes griefs et si, après une dizaine de messages sur ce fil, tu n’as toujours pas compris alors que je l’ai expliqué clairement, c’est probablement du à ta maîtrise imparfaite du langage écrit, que je t’encourage à perfectionner.
        En tout état de cause, si ta petite bite te le permet, tu ferais mieux d’aller retourner à de perverse amours ovines, qui seront sans doute plus jouissives pour toi que de sodomiser vainement des mouches de la façon la plus obscène qui soit.

        « J’ai mis mes arguments sur la table (pour rappel: « insulter c’est pas argumenter » et « c’est pas parce que les autres argumentent pas, que tu peut ne pas le faire »), maintenant j’attend les tiens! »

        Tu n’as pas argumenté, déchet amoindri que tu es, tu t’es contenté d’écrire un texte qui montre à quel point tu es à côté de la plaque.

        Comme tu as la capacité de concentration d’un lemming faisant une overdose de caféine, je vais résumer ici mon propos :

        1- Mon message original était une réaction à celui de eganvarleyegan, et spécifiquement une critique de la pauvreté de sa réponse et son absence d’argumentation.

        2- Le sujet de la conversation, c’est de savoir si les élucubrations condescendantes de egan-machin et son sophisme d’autorité valent quelque chose. La réponse est non, et ce n’est pas la peine d’arguer de ma propre grossièreté pour défendre sa nullité puante.

        3- J’injurie les gens si je veux, c’est plus amusant que de les prendre de hauts comme la bande de cons condescendants que vous êtes avec vos grandes expressions puantes de fatuité verbeuse et de prétention satisfaite. De plus, c’est plus franc.

        Typhon

      • Je te précise simplement que le sujet n’est pas ce qu’à dit eganvarleyegan, à aucun moment je n’ai cherché à savoir si il avais raison ou non, à le défendre ou à le descendre, le problème n’est pas là. Le problème c’est toi qui te prend pas pour de la merde et te croit tout permis.

        Manifestement tu ne veut pas changer de stratégie et tu préfère prendre la solution de facilité et en rester à « j’insulte plus donc j’ai raison ». Depuis quand l’injure est un argument d’autorité? C’est juste une preuve de la pauvreté de la réflexion et de l’incapacité à trouver quelque chose d’intelligent à dire. J’avais espéré que tu finirai par sortir des argument intéressants, mais bon tant pis, on en restera donc là.

        PS: si un jour tu grandit et que tu est décidé à mener une vraie discussion, surtout n’hésite pas.
        PPS: « une critique de la pauvreté de sa réponse et son absence d’argumentation » -> de ta part, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité.

      • « Je te précise simplement que le sujet n’est pas ce qu’à dit eganvarleyegan »

        Si. C’était le sujet de mon premier message. Le fait que tu t’en prenne à ma façon de mettre le nez d’egan dans son caca prouve juste que tu es un abruti avec du temps à perdre.

        « Le problème c’est toi qui te prend pas pour de la merde et te croit tout permis. »

        Mais Je SUIS tout permis, dans les limites posées par le maître des lieux. Tenter de faire la police à sa place montre bien que c’est toi qui ne te prends pas pour de la merde. Va te faire foutre.

        « Depuis quand l’injure est un argument d’autorité? »

        Premièrement, je n’ai jamais dit que l’injure était un argument d’autorité. Deuxièmement, ce n’est pas moi qui emploie des arguments d’autorité. Troisièmement, contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, un argument d’autorité n’est pas un argument, c’est une incantation. L’argument d’autorité consiste à invoquer l’opinion de quelqu’un considéré comme compétent pour couper court à la discussion.

        Tu ne comprend visiblement rien à ce dont tu parles.

        Ici eganvarleyegan invoque un individu dont le live serait plus intelligent que le texte d’Odieux Connard, et prétend que ce dernier disserte de choses sur lesquelles il n’est pas compétent sans en apporter de démonstration, et c’est pour ça que je l’injurie.

        « J’avais espéré que tu finirai par sortir des argument intéressants, mais bon tant pis, on en restera donc là. »

        Va te faire foutre. Des arguments intéressants sur quoi ? Tu ne sais même pas de quoi tu parles.

        « si un jour tu grandit »

        Et voilà, de la condescendance. Tas de merde, je te pisse mon mépris à la gueule.

        Typhon

      • « Premièrement, je n’ai jamais dit que l’injure était un argument d’autorité. Deuxièmement, ce n’est pas moi qui emploie des arguments d’autorité. Troisièmement, contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, un argument d’autorité n’est pas un argument, c’est une incantation. L’argument d’autorité consiste à invoquer l’opinion de quelqu’un considéré comme compétent pour couper court à la discussion. »

        Ouf, il étais temps. Honnêtement, j’ai vraiment pensé que c’étais fichu et que jamais tu sortirais le moindre argument cohérent! Mais heureusement, tu as finalement réussi à surmonter ton envie d’insulter à tort et à travers pour te mettre à parler intelligemment. Bravo!

        Bon évidemment, il reste pas mal « tas de merde », et de « va te faire foutre » qui traînent, mais au moins certains paragraphes sont intelligents! Tu est sur la bonne voie, encore un peu de travail, mais vraiment bravo!

        Et au final c’étais pas si difficile que ça de sortir « une contre-argumentation valide », nan? Parce que effectivement tu réussi à me clouer le bec sur l’argument d’autorité sans une seule insulte, et sans que je puisse répliquer!

        Merci de me montrer qu’à force de persévérance, on réussi à persuader n’importe qui, même les plus borné! Et bon courage pour la suite de ta désintox’, arrêter les insultes c’est vraiment pas facile :) !

        PS: « nous enseigne Euclide » -> ça c’est un argument d’autorité ou pas? Je sais pas trop mais tu pourrait peut -être me le dire…

      • « nous enseigne Euclide » -> ça c’est un argument d’autorité ou pas? Je sais pas trop mais tu pourrait peut -être me le dire… »

        Ce serait bien de citer la phrase en entier.
        J’ai dit : « Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve, nous enseigne Euclide »

        Il se trouve que la première partie à une valeur argumentative intrinsèque. Je ne me sert pas du nom d’Euclide pour arguer de la justesse de ma position, j’utilise un dicton logique pour justifier de mon absence de démonstration en renvoyant la charge de la preuve à mon contradicteur. Le fait de rajouter le nom d’Euclide n’a rien à voir avec ça, et en fait, la justification fonctionnerait de la même façon sans avoir à mentionner Euclide. Je pourrais me contenter de dire « Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve ».

        Cependant, il se trouve que c’est considéré comme une citation d’Euclide, donc, même si elle est probablement apocryphe, je n’aime pas faire de citation sans rendre à César ce qui est à César.

        P’tit con, va.

        Typhon

      • Curieux. Vraiment. Je croyais encore en la liberté d’expression.

        Inciter une personne à « s’écraser », outre que cela paraisse limite dictatorial, ce n’est pas un moyen décent de faire comprendre à quelqu’un, que d’un point de vue personnel, un tel argument n’ait pas un poids suffisant.

        J’ai discerné des commentaires pertinents de Typhon sur ce blog, mais dès lors que la grossièreté se mêle à ses propos, non content de perdre en crédibilité, il se fait fustiger.

        Est-ce ainsi que devrait se passer un tel débat ?

      • Si tu es si profondément aigri que tu ne sois, ni capable d’ouvrir un livre pour étudier la contre argumentation que tu demandes, ni assez fin pour exposer ton point de vue sans suggestion type DTC, c’est de toute évidence que quelqu’un a piqué le compte de Typhon, celui qui a répondu au commentaire 14 avec brio et cynisme. Alors aie la gentillesse d’aller, comme tu le conseilles si vivement, t’insérer allegrement et profondément le contenu de ton frigo dans le rectum et lâche le compte de Typhon. On a cruellement besoin de propos sensés et pas d’imbéciles prétentieux, colériques et maloplis. On en a déjà assez qui se baladent sur le net, et c’est justement un des problèmes soulevés par l’article.

        Casse-toi et rends-nous Typhon.

      • ah, (bis) et c’est pas un sophisme de mettre un lien vers un bouquin dans le cas présent, c’est plutôt un paralogisme. Si on doit être précis…

    • C’est marrant de voir que certains défenseurs du piratage sont aussi rageux et de mauvaise foi que les majors du disque et leurs amis au gouvernement. (tout en ayant une argumentation aussi pauvre, ça va de soi)
      Ou alors on m’a caché un grand secret, et à chaque fois qu’ils piratent quelque chose ils envoient systématiquement 5€ à l’artiste.

      L’Odieux Connard a raison: même si les éditeurs/distributeurs/autres nazis capitalistes se font des couilles en or, l’artiste a quand même besoin de vendre des albums, de récolter quelques piécettes pour manger et être propre.

    • Suggérez, suggérez, je suis preneur. Par contre il va falloir suggérer des ouvrages un poil plus subjectifs que celui-là pour étayer le tout. Parce que « Du bon usage de la piraterie » contient quand même son lot de passage culte, qui, comme tous les ouvrages bien subjectifs, présentent les choses sous un jour fort curieux, pourvu qu’il pousse leur argumentation. Je l’ai rangé juste à côté de mes analyses de Jacques Attali, sous le pied de ma bibliothèque.

    • Pourtant, sa manière de justifier son approche me paraît totalement légitime.
      Moi par exemple, j’ai beaucoup moins de dilemmes moraux depuis que j’ai lu l’article « Du bon usage du canibalisme ».

    • A mon avis, c’est toi qui ne comprends pas. Il ne fait ni l’apologie, ni ne condamne la « piraterie ». Ptet que les piratins font qqch de bien, ptet qqch de mal. On s’en branle. Ce qui est énervant c’est leur mauvaise foi qui n’a d’égale que celle de Pascal Nègre.

      c’est des cons immatures, qu’ils fassent quelque chose de bien ou mal à long terme pour la société. Donc reprends ton lien, on le connait tous et on l’a tous lu. Et on l’a compris pour ce qu’il est. et c’est certainement pas une description de comportement de petits connards nourris à la mamelle d’internet, et ça n’a rien à voir avec ce dont on parle ici.

  15. Toujours aussi fendard et agréable à lire Odieux personnage !

    Sinon il est vrai que l’on effleure un problème bien plus grand qu’il n’y parait.
    D’une la main mise des majors sur la promotion – distribution de la culture audiovisuelle et musicale (ce qui fausse la donne du problème de la rémunération des artistes).

    De l’autre l’illogisme du « Droit d’Auteur » quand aux œuvres de l’esprit (avec les extrêmes que l’on connait tant sur la brevetabilité du vivant qu’avec les ridicules guerres de brevets entre grosses sociétés portée sur les nouvelles technologies).

    Pour le deuxième volet, je vous accorde que je pousse le bouchon, tout en rêvant éveillé (pour l’instant).

  16. Ha non, personnellement je suis de la bonne fois la plus totale. Je télécharge (rarement cela dit), parce que c’est trop cher. Point. Quand je vois un DVD ou un CD à 10 euros, je prends – avec toutefois la légère impression de me faire enc*ler (avec un cactus) parce que le support CD est loin d’être hyper solide, que je ne vais pas le garder toute ma vie et parce que de toutes façons dans 5 ans il n’y aura plus de lecteurs DVD et on sera obligés d’acheter des lecteurs Blu-Ray ou Dieu sait ce qu’ils auront inventé ensuite, mais soit -, à 10 euros, je prends, disais-je, mais à vingt, faut pas que déconner. Pareil d’ailleurs pour le cinéma, j’aime bien voir les même films que vous aimez à démonter sur ce blog, mais pas payer pour ça les prix prohibitifs des cinés parisiens – surtout que j’atteins tout juste la DLUO des 26 ans. Quand on est étudiant, la culture c’est bien, mais on n’y sacrifie pas le budget bouffe… En revanche, je trouve les prix des livres de poche (6 à 8 euros) tout à fait raisonnable et n’hésite jamais à les payer. Après tout, je ne vois pas pourquoi un écrivain aurait moins de talent qu’une rockstar et pourquoi un éditeur devrait gagner moins que le producteur de Justin Bieber. En plus, un livre ça me dure bien deux ou trois heures, c’est quand même plus avantageux qu’un CD.

    • Je dirais même plus : un livre ça dure des siècles (dans le sens de la conservation) et les œuvres sont immortelles.

      L’un des avantages des ouvrages sur les films (a fortiori quand un film est tiré d’un livre).

  17. Comme le commentaire de Funyu ci-dessus, je voulais préciser un point supplémentaire sur les pirates (et je suis d’ailleurs assez certain qu’il existe aussi des tenants d’Hadopi qui sont capables de nuance … Si si !)

    Certains (c’est mon cas) téléchargent (on parle de musique ici) par commodité, évidemment, mais aussi parce que certains artistes (les artistes de l’autre côté du spectre par rapport à Emma Leprince, ou les Black Eyed Peas) ne sont simplement pas trouvables en France, et que ça commencerait à coûter un bras d’importer tous leurs CDs d’Allemagne.

    Sinon, on peut aujourd’hui profiter des artistes qu’on aime en concert, ça, ça ne se télécharge pas, et au moins on a l’impression de choisir pour quoi on paye, d’avoir ce fameux droit de choisir si on paye ou non !

  18. Bon ben, je vais revoir mon argumentaire visant à… heu non rien. Ahem. je vous laisse, je vais acheter quelques caisses de brandy.

  19. On oublie un détail : tout le monde est conscient qu’il fait quelque chose de mal, lorsqu’il télécharge, quel que soit le produit. Quel que soit ceux à qui va l’argent. Les Beatles ont vendu 1 milliard de vinyles à l’époque où le piratage n’existait pas, donc y’a pas à dire, les gens sont prêts à payer pour. La solution de facilité, c’est un faux argument aussi, ça prend vingt secondes de plus sur Amazon (et même moins si on l’a comme page d’accueil au lieu de TPB).
    Bref : il est inévitable de parler de ce sentiment de culpabilité quand on parle de vol. Quand je télécharge un Hitchock des années 40, je n’ai absolument aucun remords (tous ceux qui ont fait le film est mort, leurs enfants aussi pour la plupart). Quand je télécharge l’intégrale Mozart, là non plus ; certes, des musiciens ont interprété cette musique il y a trente ans, mais et d’une, ils sont morts, et de deux ils n’auraient de toute façon pas plus perçu que leur salaire pour le faire. En clair, je trouve les délais pour le « domaine public » bien trop longs.
    Personnellement, j’ai deux critères : 1) je ne pirate rien que j’aurais acheté s’il n’y avait pas de piratage. Donc exemple : je ne pirate pas un album ou un film qui vient de sortir et qui me donne envie, ni quelque chose que je vais conserver. Un film téléchargé, je le regarde une fois, « pour la culture ». Si j’ai envie de le garder pour le revoir, je considère que c’est de la malhonnêteté intellectuelle. En définitive, personne ne peut me reprocher de lui faire « perdre de l’argent », vu que soit je télécharge, soit je ne consomme pas.
    C’est en ce sens qu’on peut vraiment saluer le piratage en tant qu’il permet de « découvrir », d’avoir accès à la culture. J’ai piraté Portal sur PC, eh ben je viens de m’acheter Portal 2. Au total, Valve y aura gagné les 44,90 € de Portal 2, et non perdu les 15 € de Portal. Simple comme bonjour, comme disait l’autre.

    Deuxième critère, pour ceux qui suivent : en matière de films ou de musique, je ne télécharge rien qui ait moins de 20 ans. En même temps, niveau musique c’est pas trop difficile, étant donné que je n’aime rien de ce qui a été fait ces 20 dernières années. Et niveau films, soit je les ai vus au cinéma, soit je les achète en DVD, soit je les vois à la télé (faut pas espérer voir un bon film de plus de 10 ans sur le service public trop souvent, quand même ; heureusement qu’il y a Arte), soit je me les fais prêter par un copain (et ça on a le droit, c’est le cercle privé).

    Enfin bref.

    P.-S. Si le fondateur de TPB a 5 millions d’amis sur Facebook, il peut leur prêter des films à tous ?

    • « Au total, Valve y aura gagné les 44,90 € de Portal 2, et non perdu les 15 € de Portal. »
      Heu, pas exactement non. Au total, Valve y aura gagné les 44,90 € de Portal 2 ET perdu les 15 € de Portal. Soit 44.90€ au lieu de 59.90€. Donc ils y perdent tout de même.
      Je dit pas ça pour te jeter la pierre, Pierre, mais simplement qu’il faut pas essayer de transformer les choses. Comme par exemple l’Education Nationale, qui essaye de transformer le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, en un recrutement de 17.000 postes.
      Certes, ils recrutent 17.000 postes, mais il faut pas oublier qu’ils auraient dû en recruter 33.000, pour remplacer tous les départs à la retraite. Ça fait donc au final 16.000 postes en moins et non 17.000 postes en plus.
      Certes tu as payé Portal 2, mais il faut pas oublier que tu aurais dû payer Portal. Ça fait donc 15€ en moins et non 44.90€ en plus.
      Bon j’y vais, j’ai Portal 2 qui vient de finir de se télécharger!

      • « Heu, pas exactement non. Au total, Valve y aura gagné les 44,90 € de Portal 2 ET perdu les 15 € de Portal. Soit 44.90€ au lieu de 59.90€. Donc ils y perdent tout de même. »

        La malhonnêteté qui consiste à identifier « manque à gagner » et « perte » m’insupporte au plus haut point, rhétorique grossière usée jusqu’à la corde par l’industrie du loisir. Valve n’a pas perdu 15€ sur Portal puisque le jeu n’aurait pas été acheté de toute manière, en revanche il a bien gagné 44,90€ sur la vente de Portal 2.

        Le devoir moral d’acheter quelque chose et la perte économique sont sur deux plans différents, et c’est sur ce glissement de plan que joue cette rhétorique.

      • Représente toi la chose de la manière suivante: tu prend un grand bol et tu met les jeu dedans. Dans la théorie, chaque fois qu’un jeu sort du bol, il est remplacé par une certaine somme d’argent. Si un jeu sort sans être remplacé, alors il y a un vide d’argent. C’est une perte. Même si dans le bol à côté, le vide est comblé, il y as toujours un vide dans le premier. Et si les jeu restent dans le bol parce que personne n’en veut, c’est un manque à gagner, puisqu’on pensait qu’ils partiraient. Le manque à gagner fait appel aux prévisions, et la perte non.
        Si la moitié des joueurs de Portal n’avais pas acheté Portal 2 en trouvant que le premier étais une daube, on aurais pu qualifier ça de « manque à gagner », puisque Valve ESPERAIS toucher une certaine somme et que ce n’est pas le cas. Mais si un gars prend le jeu sans payer, alors Valve n’a pas reçu d’argent qu’il AURAIT DU gagner, et non pas ESPERAIS gagner. C’est bien une perte et pas un manque à gagner.
        Et il n’y as pas de devoir MORAL d’acheter, c’et juste un devoir ECONOMIQUE (principe du commerce: je te donne un bien en échange d’argent, pas de morale là-dedans).

      • Ce débat est absurde.

        Valve a proposé Portal 1 en téléchargement gratuit et légal lors de l’ouverture de la plateforme Steam sur Mac.

        Affaire suivante !

      • A zut j’ai un PC…
        Et puis de toute manière c’est pas juste pour le cas précis de Portal, c’est plus en général…

  20. « A noter que le résistant moderne explique bien que ce n’est pas du vol que de télécharger : prendre quelque chose à quelqu’un sans on autorisation n’est pas un larcin » => son autorisation. Petite erreur d’étourderie. Excellent article sinon.

  21. Je reviens juste innocemment enfoncer le clou sur un argument développé par l’Odieux, celui du téléchargement « pour accéder à la culture, tvoas ».
    Bon, passons sur le fait que le premier qui me ressort cet argument sans avoir profité de TOUS les concerts, musées, happenings, conférences… gratuits de sa région et se serait donc camouflé derrière la Culture pour Tous pour justifier le piratage de Call of Moncul, operation watfaire ou de Transformers 12, verra son disque dur externe promu au rang de disque dur interne par la technique dite de l’enfoncage de force.
    Passons également sur le fait que le piratage organisé ne date absolument pas de l’ère numérique, et que les cassettes et disquettes pirates ont aussi provoqué leur lot de débats. Je crois bien d’ailleurs que l’un des plus grands problèmes des journaux au 19ème a été de se débarasser des affichages(le journal à un exemplaire pour le village, collé bêtement sur un mur et lu par les ceusses qui savaient lire aux ceusses qui savaient pas) et des crieurs de nouvelles.
    My point is : le piratage tel qu’il se pratique majoritairement à l’heure actuelle (et en particulier le peer to peer genre torrent) ne permet pas de « faire connaître des petits artistes » ou d’égaliser les chances entre majors et ptits nouveaux. On reste avec les mêmes problèmes :
    – beaucoup, BEAUCOUP de contenu, donc celui qui peut se payer de la visibilité (pub, marketing, réseautage actif) s’en tire mieux, et on a rien trouvé de mieux qu’une major pour acquérir de la visibilité à coup sûr. Antimajors : 1-0
    – l’offre en piratage croît avec la demande : essayez de trouver un artiste underground ou un film des années 30 avec Emule (bande de ringards), avec Bittorrent (bande de proto-ringards) ou même sur un newsgroup (Hadopi ? ringard), ca va être chaud. Par contre le dernier Cali, la saison 6 de House est plus accessible. Beh oui, on partage ce que l’on a, et quand beaucoup de gens partagent ce qu’ils ont alors qu’ils ont tous la même chose…
    Le principe des torrent est même basé sur l’inégalité : plus un fichier est commun, plus il est partagé efficacement. Antimajors : 2-0
    – la major peut se remettre du piratage (c’est quand même beaucoup de larmes de crocodile, tout ça.), même avec des marges de foufou, grâce à des marges de foufou. L’artiste indé, lui, s’il fait trop de marge il vend plus et il est baisé, s’il fait pas assez de marge il gagne pas sa vie et il est niqué. Antimajors : 3-0.

    • En effet, le fait de partager ce que l’on a, abouti, il semblerait, à un nivellement vers le bas de la « culture », dans le sens où la majorité des films et des musiques téléchargés sont issus des grosses majors. Que la majorité des gens possèdent le dernier X-men que l’intégral de Murnau.

      Heureusement que la peinture, la sculpture, la poésie et la danse ne sont guère concernées.

      Partage consensuel = culture à la poubelle.

    • On peut dire ce qu’on veut, mais on trouve effectivement beaucoup de contenu underground et pas du tout grand public en téléchargeant illégalement. Ce n’est pas pire que dans la vie réelle : on peut aller chez une grande surface culturelle, ou dans des boutiques plus pointues.

      Ça fait toujours 2-0…

  22. Je suis encore une fois estomaqué devant la justesse de cet article, chez odieux connard si l’envie de vous présenter à la présidence de notre chère République vous prenait un de ces jours, sachez que je militerais volontiers pour votre cause.

    Le piratage n’est qu’une vaste blague aussi insaisissable que le concept lui même…

    Je suis absolument contre, car que’est-ce qui motiverais les artistes à créer de la culture (encore que vu certains artistes on regrette que l’on ne télécharge pas à fond illégalement leurs morceaux pour les dissuader de continuer leur quasi viol auditif, mais là je m’égare et c’est un point de vue personnel)? Si je suis un talentueux troubadour des temps modernes est-ce que l’altruisme serait un motif imparable pour partager mon talent avec la plèbe? Que nenni… Quitte à passer pour un artiste râté, je préfère de loin garder mes créations pour moi que de les distribuer gratuitement à mon prochain… Je soutient ceux qui sont contre le téléchargement illégal, mais à ces braves gens j’adresse ceci « Il existe surement des moyens plus efficaces que cette vaste blague qu’est HADOPI ».

    Sur ce cher Odieux Connard, je vous laisse et j’attends le prochain article aussi impatiemment qu’un NERD attends la prochaine évolution de son personnage dans world of warcraft.

    Avant de refermer ce commentaire, puis-je savoir (bien que j’imagine connaître déjà les raisons) ce qui vous pousse à avoir une certaine aversion pour un certain M. Cage (Nicolas de son prénom)???

    • je supputerais que c’est parce que Nick Cage est sans comparaison l’un des plus mauvais acteurs de sa génération. Avoir le jeu juste sur seulement 2 films de son très très long « palmarès » n’est pas donné à tout le monde.

  23. Je sais que ça n’a que peu de rapports néanmoins il y a une chose qui avantage réellement les artistes sensibles au piratage: la publicité que celà leur fait!
    On entend tellement parler de piratage illégal que quand on nous parles d’artistes on pense directe chanteurs, majors et cinéma. On oubli les peintres, sculpteurs, poètes et romanciers. (bon Ok pour Dan Brown c’est pas un mal)
    L’un des commentaires nous rappel également que cette situation dure depuis des années… Et si cette argumentation a base de mauvaise fois n’existe que pour entretenir ce buzz d’une décade? [On pourrais dire que notre cher OC serait lui même un agent de propagande des daubes qu’il spoil mouarf ;) )

    • Une fois encore, je ne pense pas qu’il faille s’inquiéter pour les auteurs de livres qui vendent: BHL n’as aucun mal à écouler sa dernière, heu, bon disons oeuvre.
      Par contre, effectivement, mon cousin qui se lance dans l’écriture as lui un peu du mal à se faire connaître. C’est toujours le même problème: ceux qui sont connus le restent.

    • En voyant cette image, un constat rapide me vient à l’esprit.

      A – Les ventes de disques ont diminué de moitié
      B – Les revenus des producteurs ont plus que doublé

      Deux déductions :
      – Les plaintes n’ont pas lieu d’être A PART pour les fabricants de disques vierges et de matériaux pour disques
      – Les disques se vendent de plus en plus cher (et c’est peut-être ça qui motive la baisse des ventes).

  24. Comme l’ont dit certains, il ne faut pas généraliser la mauvaise foi. Perso mon attitude piratique varie:
    1) je ne télécharge pas les livres, sauf quand je ne peux pas attendre d’aller les chercher. D’abord parce que j’aime le simple support papier, ensuite parce que l’auteur a le droit d’être payé.
    2) je télécharge certains CDs: la discographie d’un groupe que je viens de découvrir par exemple; après je ne télécharge de CDs que si je n’ai pas envie d’attendre ou – comme c’est le cas ces temps-ci – que je ne peux financièrement pas suivre les sorties de mes groupes préférés
    3) je télécharge des films quand je n’ai pas eu le temps d’aller les voir au cinéma (ou que ce sont des daubes démontées par l’OC que je n’ai que très peu envie de débourser pour m’en amuser) et les séries pour la raison sus-mentionnée: attendre je ne sais combien de temps pour voir à la télé française, en payant en plus vu que c’est souvent sur Canal + qu’elles sont diffusées et exclusivement en français, une série que je peux voir en VO et plus tôt si je la télécharge, non merci. Le jour où je pourrais regarder StarZ ou HBO en France sans payer un prix démentiel chaque mois pour des chaînes dont je me tamponne le coquillard avec une babouche, j’arrêterai.

    J’ajouterais à cela que, concernant la musique, les artistes font aussi des concerts, et que ceux-ci coûtent souvent assez chers. Je ne considère donc pas mon téléchargement de musique comme du vol, d’autant que depuis septembre j’ai bien dû dépenser dans les 600€ de musique/concerts/merch etc. Après il est vrai que les anarchistes ne sont plus ce qu’ils étaient, et que beaucoup de pirates feraient bien de se renseigner sur ce qu’ils prétendent faire.

    • J’ai failli aussi avancer les sommes que j’ai dépensées légalement en parallèle de ma consommation illégale, mais on m’aurait certainement dit que j’étais boulimique, ou que j’étais qu’un sale pirate bourgeois.

      Le monde est fou …
      Et vivent les concerts / le merch !

  25. Il est vrai que quelque part le système est mal fait sur nombre de choses et cela me pousse aussi à télécharger illégalement, bien que je soit contre cette odieuse pratique (intéressant comme contradiction non?).

    1: Je télécharge illégalement car j’en ai marre d’avoir 2 années de retard sur les séries (comme Dr House par exemple)
    2: Je télécharge illégalement des films car étant donné les étrons qui sortent depuis ces 10 dernières années, je n’ai pas le coeur à dépenser entre 5 et 10€ (ou même plus si on me vends une daube en salle IMAX 3D supermégagénialementtournéenHDready250.0 avec un son 500.1 dont j’en ai pour la plupart du temps rien à carrer car c’est jeter de la poudre aux yeux pour faire vendre plus cher une place de ciné déjà très chère pour nos bourses serrées à cause de la crise) pour aller voir un film qui sera à coup sur une merde. Donc pour vérifier par moments, je télécharge, mais ensuite je vais voir (je l’ai fait pour TRON legacy).
    3: Je télécharge illégalement de la musique, mais rien de très récent ou de largement diffusé (je suis un afficionados de Jazz et de musique électronique non-commerciale) et par moments, le seul moyen de contenter mon oreille est de passer par ces plateformes.
    4: J’en ai marre que l’on ne propose jamais rien en VO dans notre si beau pays sur les chaines télé, et ça me pousse à aller chercher sur Internet…

    Effectivement, le jour où j’aurais ma série télévisée en même temps que les habitants du pays de l’oncle sam ou d’ailleurs, le jour où on arrêtera de nous vendre des films via des teasers ultra lêchés (où tout le contenu génial du flm est divulgué après c’est que du caca), le jour où on laissera aussi la chance à tous de trouver notre bonheur auditif à des prix réellement abordables (marre des compils de jazz à 60€), à ce moment là je condamnerais le p2p ou le torrent fermement.

    Maintenant je ne soutien pas du tout le téléchargement illégal, car ça n’incite pas à la création non plus, donc il serait urgent pour nos huiles de trouver une solution assez rapide autre que HADOPI qui est aussi efficace cela dit en passant « que du Mercurochrome sur une jambe de bois » comme disait l’autre…

    • Salut,

      Je sais pas où tu vas pour les compils de jazz, mais on peut trouver des trucs sympa chez Arioso à Saint-LAzare (à Paris), mais bon, faut chercher…Et puis ça existe partout, des magasins de destockage de compils.
      Même à la FNAC on trouve parfois des prix intéressants.
      Le jazz, à part quelques monstres sacrés comme Diana Krall, je trouve dommage de le télécharger…Je comprends qu’on ait moins de scrupules pour les Black Eyed Peas, mais merde, pas le jazz :o)

  26. J’ai connu votre blog grâce à un très bon ami. Je ne peux que vous féliciter pour votre qualité rédactionnelle. Votre prose est un délice satyrique à consommer sans modération.

    Concernant l’article, je fais partie de ces gens qui téléchargent effectivement je l’avoue. Quand un logiciel coûte au bas mot 150 voire 300 euros, je ne peux que m’en offusquer et mon premier réflexe est de le chercher sur le net. Je sais, je suis impardonnable. D’autant que je télécharge aussi la musique et les films. Bref, je suis un piratin avoué qui s’est malheureusement reconnu dans la description exhaustive que vous avez réalisée. A cette différence toutefois que je ne me revendique pas libertaire et « Che Gevara net-anarchiste antigouvernemental lamer hacker scrogneugneu ».

    Je fais donc partie de ces gens qui téléchargent parce que « c’est facile, ça m’arrange, ça me permet de pas payer des films qui valent pas le coup (ni le coût), … » et pourtant, je suis d’accord avec le fait qu’il faille défendre les droits des auteurs qui s’efforcent de nous procurer du contenu de qualité (j’ai parlé d’auteurs-artistes hein! EXIT Christophe Maé…Jennifer et Lorie)

    Après cette confession, je vous demande, Ô grand odieux connard, de m’absoudre de mes péchés informatiques, et de m’assigner la peine que j’encours (euuh, me dénoncez pas hein !!)

    Je réitère mes félicitations pour l’ensemble de ces articles. C’est à chaque fois un réel plaisir de vous lire.

  27. Juste un petit truc. Avec internet, il est très aisé de découvrir de nouveaux artistes dont on aurait sûrement jamais entendu parler autrement et qui n’aurait sans doute jamais existé sans celui-ci. Ajoutez à cela que le matériel audio est devenu relativement bon marché (au moins pour enregistrer quelques morceaux à plaquer sur un myspace) et vous augmentez de façon considérable le nombre de groupes accessibles.
    Bizarrement toute ces avancées coïncident à peu près avec les débuts du téléchargement ou je me trompe totalement?
    Du coup c’est compliqué.

    • Mmh, je ne pense pas que ce qui encourage le téléchargement soit la prolifération d’artistes en tout genre.
      Je pense plutôt que le vrai changement c’est le passage au numérique, qui diminue le temps de transfert et conserve la qualité. Copier une cassette, c’est possible mais très long (le temps de la cassette en fait) et pour une qualité pas top. Copier un mp3 ça prend quelques secondes et la qualité est identique. Donc avant c’étais possible de pirater mais si on étais un vrai mélomane, on achetais l’original.
      Il est d’ailleurs intéressant de noter que Sony à vendu sa filiale Sony Music, quelques moi avant de lancer sur le marché le premier… graveur de CD. Comme de par hasard!

  28. Merde, un sujet sérieux!
    Je télécharge peu de musique parce que la radio me suffit (je suis d’un autre temps, oui, et je vous emmerde). J’achète quelques compils, accessoirement. Quant aux séries télé, je ne les regarde pas à la télé, je serais bien con de les télécharger. Même pour faire chier. Tous mes logiciels sont libres sauf un, acheté en bon argent à des p’tits gars qui ont fait du très beau boulot. Et je joue aux cartes ou à autre chose avec des vrais gens. Un truc de ouf, quoi.
    Mais pour me cantonner à la chanson, ces artistes de merde, qui jouent les vertus outragées alors qu’ils ne sont pas des chanteurs mais des magnétophones, commencent à me péter les rouleaux. Ils sortent un disque, passent un mois à en faire la promo dans une dizaine d’émissions de télé où on passe un bout de la seule chanson potable de l’album avant de les écouter pérorer, et ils disparaissent. Qu’ils chantent, sur scène et en public, sans ingénieur du son pour bidouiller leur voix pourrie, et on en reparlera.
    Au bout d’un temps (assez court), j’estime que la « vie commerciale » d’une œuvre enregistrée cesse. Après, faut la chanter ou qu’elle passe à la radio. Et que là, ce soit payant. Bien sûr, il est exclu que l’on se fasse de l’argent sur le dos des auteurs et des interprètes sans qu’ils en aient leur part. Mais la « copie gratuite », elle, me gêne moins, passé un certain temps. Est-il normal que l’on vive sa vie entière sur les rentes d’une ou deux chansons et qu’on s’en prétende « artiste »? Quand par ailleurs, les musicos éventuellement talentueux qui ont artistiquement participé à la création et à la réussite de l’œuvre, eux, ne touchent plus rien depuis qu’ils sont sortis du studio?
    Quant à la qualité des films en téléchargement… j’attends les DVD bradés.

  29. Petite faute : « quelqu’un sans on autorisation »
    Sinon vous avez sans doute raison beaucoup de gens sont hypocrites par rapport à ce sujet. Mais ce n’est pas le fond du problème : les majors promeuvent de la merde et les gens en achètent (cause à effet qui peut se tourner dans les deux sens…)
    Je refuse de payer 10euros pour une place de cinéma, de payer un CD avec 12titres dessus pour 15euros ou encore de payer de la musique en ligne si celle-ci n’est pas rémunératrice pour l’artiste (pardon mais ça ne doit pas couter bien cher à la maison de disque comme support malgré le coup de création et de marketing d’un titre…)
    Autre problème : on considère que la culture (au sens noble du terme désolé Biebierre et consort) est universelle alors que l’on sait très bien que beaucoup de gens même dans les pays développé n’ont tout simplement pas les moyens de payer quand ils ont déjà du mal à se loger/nourrir.
    Pour ceux qui ont les moyens télécharger peut également être un moyen de voir l' »oeuvre » avant de payer si elle le mérite à ses yeux.
    Je suis un voleur ? Sans doute aux yeux de la loi mais je me considère être dans mon juste droit. Je fait du mal aux maisons de disques ? Je paye tout de même ce que j’aime. Je tue la création des artistes ? Je préfère penser que je l’encourage en payant uniquement ce qui me plait et en allant voir des chanteurs que j’apprécie en concert. Je vais me prendre Hadopi sur le coin du museau ? Ahaha!
    Sur ce qu’ils cherchent vraiment des solutions la haut et qu’ils se remettent en question car il y aura toujours des failles dans leur système.

  30. Il n’empêche que le téléchargement illégal est aussi un bel argument pour que les mauvais artistes puissent sauver un semblant de dignité : « Han, je ne vends pas de CD à cause du téléchargement ! – Non, tu ne vends pas de CD parce que ton dernier album est vraiment de la merde / parce que du synthé arrangé avec Garageband même Jean-Michel Jarre n’aurait pas osé / parce qu’il ne suffit pas de trouver les mots compliqués dans le dictionnaire pour écrire des paroles de chanson / etc (complétez la phrase avec ce que vous voulez) ». (À noter qu’un mauvais artiste, n’envisage pas une seconde qu’il soit possible que personne n’achète son disque ET que personne ne le télécharge : de nos jours il ne suffit pas d’être doué pour s’autoproclamer artiste, il suffit de le croire…). Cela dit, encore un excellent billet, « et en plus ça fait réfléchir ». Une remarque néanmoins : c’est vrai que ça ne se fait pas de mélanger comme ça partouze et politique, c’est mieux de faire les choses dans l’ordre…

  31. Sans doute un des meilleurs articles de votre blog, cher Odieux.
    Tout cela me fait penser à un reportage que j’avais vu à propos d’un porcinet béat qui souriait bêtement devant son ordinateur, en se prenant pour le Jean Moulin du numérique, (co ?)fondateur de piratebay si je ne m’abuse. Il nous expliquait que piratebay c’est la vie tu vois, parce qu’on y trouve de tout et que c’est du partage pour tous. De toutes façons, argumentait-il, « la culture doit être accessible à tous et que les maisons de disques se faisaient déjà assez de pognon. »

    Le journaliste à ses côtés, aussi consciencieux que lui était intelligent, ne lui a pas demandé: « et les artistes alors ? Vous avez pensé à eux ? Peut-être qu’ils ont besoin de manger, eux aussi ? Ça vous plairait vous que votre boss décide de vous donner un salaire suivant s’il apprécie votre dernier compte-rendu ou pas ? » Mais non. Il se contentait d’écouter ce pignouf qui s’imaginait vraiment un révolutionnaire à la tête de sa pauvre plateforme bittorent.
    Et puis il ne faut pas oublier ce qu’est un bittorent: poireauter trois plombes pour un truc a) de qualité merdique b) qui n’a rien à voir avec la recherche c) qui est un remix ou un montage foireux d) les trois à la fois.
    Oui je télécharge parfois: parce que c’est facile et que ça économise de l’argent. En aucun cas pour des pseudos idéaux. Parce que bon, si la pire des injustices était de débourser 15€ pour un CD, le monde se porterait relativement bien.

    P.S: j’espère que les mecs qui ont plagié un passage de votre site liront votre article…

  32. Moi, je télécharge parce que je suis pauvre et aussi parce que je me sens relativement hors de danger, tapie derrière mon écran. Si j’en avais les couilles, je volerais aussi en grande surface.

  33. Il est vrai que l’artiste est toujours le plus silencieux dans l’affaire. C’est pourquoi je pense que lorsque les patrons de la production se triturent les méninges, ils en viennent à penser « je suis propriétaire du support, le créateur détient les droits d’auteur, il fera son procès et je ferai le mien ». Mais les artistes n’ont souvent ni le temps ni l’argent pour s’offrir le luxe d’un procès pour recel.
    Le seul bon côté du téléchargement selon moi c’est soit pour obtenir quelque chose qui n’est plus en vente, pour tester ce qu’on achètera ensuite (j’ai téléchargé un album de Nightwish, j’avoue, mais deux semaines plus tard il arrivait dans ma maison de disques et j’en ai aussitôt fait l’acquisition), ou pour obtenir une autre langue d’un film qu’on a déjà acheté d’une façon ou d’une autre, ou alors l’avoir sous un autre support … repensons à nous pauvres cassettes vidéos … personnellement je ne trouve pas de nouvel appareil pour les lire, et je n’ai pas envie de payer un DVD d’un film que je possède déjà. Alors je les téléchargerai peut-être.

    Soit dit en passant, un article toujours aussi agréable à lire, cher Odieux.

  34. Je reste pantoise! Enfin quoi, pas de débat sur les DRMs? (Certes le sujet se cantonnait à la musique et au cinéma mais tout de même!) Et bien moi je télécharge des jeux en plus des films (oui parce que bon, game of thrones en vo en france et sur une chaîne publique avant la mort de l’auteur, j’aime autant attendre que des cochons volants repeignent mes murs en fushia) parce que quand je les achète, 9 fois sur 10, ils ne marchent pas, il faut internet, il faut s’inscrire même pour du solo, j’ai droit à 3 installations (à raison de 2 formatages par an et de 50€ pour un jeu, ça fait un peu cher la location), qu’ils ne sont plus compatibles avec la nouvelle version, ils sont bourrés de bugs que les versions pirates n’ont pas et j’en passe. Car oui, les jeux que je télécharge, je les achète avant!! Bon après je le regrette mais là n’est pas le problème…

    • Les DRMs c’est effectivement l’angoisse.

      Une fois, j’ai acheté un album d’un artiste que je connaissais bien. En fait, donnons des noms : il s’agissait d’Epica, un groupe de metal hollandais.

      Ils ont sorti à un moment un album BO de film (the Score). Connaissant le groupe, et curieux, je me suis dit que tiens, ça devait être sympa. Alors paf boum, j’achète le bidule, je le mets sur mon ordi : impossible de l’importer, où que ce soit. Impossible de l’écouter ailleurs que dans un lecteur de CDs comme au Moyen Âge (à quelques années près).

      Du coup, j’ai fini par télécharger, tout à fait illégalement, ledit album. Un grand bravo !

  35. Je reste un peu septique sur les argument posés ici. Premièrement j’ai du mal a comprendre pourquoi il y a une comparaison entre payer la nourriture du « pirate » et le téléchargement. Car manger est un besoin vitale est on est obliger de se nourrir tous les jours pour ne pas mourrir (cela va de soi). Mais la culture est un loisir, il n’est pas vital si on a pas de disque de johnny Hallyday, on ne mourra pas (on ne pourra que bien ce porter au contraire) mais si l’un comme l’autre on se met a se procurer la nourriture et le cd de façon illégale, dejas l’un est matériel et l’autre non, ensuite la nourriture est un besoin quotidien donc le voler requière un présence physique est régulière ce qui augmente les chances de se faire attraper. Pour moi ces comparaison ne sont pas valables.
    Mais je ne dis pas que cet article est dénué de bon sens au contraire. Il existe aussi bien dans les deux parties une mauvaise foi total.
    Je suis personnelement contre Hadopi car c’est liberticide pour la liberté d’expression et le respect de la vie privé sous des arguments douteux et sans fondement valable.
    Mais comme il est dis l’artiste a besoin de manger et de papier toilette pour faire caca. Et de ce cas il est normal que sont travail soit rénuméré au même titre que caissière au monoprix. Si l’artiste ce met a faire du travail pour qu’au final il touche rien (aussi bien de la part des majors qui en siffle une partie et du grand publique qui crois qu’il est tout seul a télécharger les oeuvres et que les autres acheteront) l’artiste deviens un esclave des gens pour qui il travail gratuitement. C’est comme ci tous ceux qui allait au boulot reçoivent a la fin du moi la feuille de salaire avec un grand zero dessus en guise de motant reçus pour le travail fournis c’est inacceptable.
    Je pense que mes gens doivent aussi prendre conscience que l’on doit pas blamer les gens qui travaillent réellement sous des ideaux sans valeur. Et au lieu de nous assassiner mutuellement, cherchons des solutions plus accessibles et moins défavorisante pour les vrai victimes de ces mesures (commes les vrai artiste et les gens comme madame palouchon qui s’est fait hacké son acces internet par le fils du voisins pour télécharger Justin Biber et ce retrouve avec 3 ans d’emprisonnement 300 000 Euros d’amende et un acces internet coupé pendant 1 an).

  36. Mais il y a bien tout plein de spectateurs et d’auditeurs qui mattent et écoutent des trucs qui ont à peine vus le jour dans la grande distribution, des succès sur internet quoi… ca a de la valeur ca non?
    C’est comme si ils n’existaient pas vraiment ces gens. Ceux qui mettent pas souvent les pieds dans un ciné, qui n’achètent pas de CD.. qui téléchargent.
    Y’a quand même un max de pognon à se faire en se tournant vers les « pirates » d’une manière ou d’une autre. Les droits dont il est question et les droits d’auteur notamment sont basés sur des idées….qui a eu l’idée en premier?? Comment faire réellement d’une idée sa propriété?
    Sans parler de culture, je crois qu’il est plutôt question d’économie. La culture va très bien, on y a accès maintenant même chez nous dans notre canap, et légalement si on veut. Elle s’adapte au désintérêt et à la flemme de pas mal de gens grâce à internet et au téléchargement en général. Elle vient à nous.
    Faudrait penser une économie de l’abondance!
    Faudrait aussi se calmer un peu sur les concepts abstrait et voir les faits, ce qu’il se passe et faire avec…Jdirais qu’ils ont pas vraiment le choix. Tout ces ventrus à l’assemblée. Faut revoir le bazard.
    Jdis ptete complétement de la merde pour sur, genre à coté dla plaque de l’article, mais ce ptit docu propagande un peu naze (vraiment désolée surtout pour le début) me parait assez clair et instructif sur le sujet:

    C’est un point de vue! :D

    • Oui bon vous allez me dire que c’est le monde des bisounours, mais franchement l’industrie du cinéma nous pondrait surement moins de bouses si elle s’intéressait à satisfaire le marché des gens qui téléchargent. Wala quoi.

  37. Un article bien intéressant ! C’est vraiment sympathique de voir un autre point de vue sur ce sujet. Mais il faut que je confesse un grave péché : je télécharge. Oui, depuis que je suis toute petite ! Mon père m’a plongé dedans et depuis, je ne peux pas m’en empêcher !
    Alors, pourquoi ? 1/Il y a des artistes dont je ne trouve pas les CD en France (notamment japonais) et donc…Je ne vois pas d’autre alternative. 2/ Il y a des artistes dont je n’apprécie qu’UNE chanson, ça fout les nerfs d’acheter tout le CD pour LA chanson. 3/ Je n’ai pas de box pour avoir un film juste 24 heures, alors il m’arrive de télécharger des films pour les voir Une seule fois en famille et les supprimer. 4/Ben oui, je profite à fond des failles d’Hadopi, ça a quelque chose de jouissif, surtout quand tu te dis qu’Emma prince ne chantera jamais « I prefer your clone », t’as l’impression de sauver l’humanité d’un nouveau désastre ^^.

    • Sinon, ca me taraude aussi.
      On parle piratage, culture toussa toussa.

      On a des chiffres clairs pour voir la pertes sèches des labels / artistes ?
      Non parce que entre Jonny qui peut plus manger (il a perdu ces lunettes) et Jean qui pirate… Qui perd le plus ?

      Après, il est clair qu’hadopi est une insulte aux internautes, surtout qu’il ne va jamais choper les gros pirates, mais juste mémé qui a téléchargé le dernier concert d’andré rieux au stade de montsoult les trifouillis

    • Concernant le point numéro 2, j’ai pire. Il y a le best of 4 CD dont on a déjà toutes les pistes sur les CD lambda SAUF UNE qui n’existe peut-être même pas sur 45 tours.
      Je ne sais toujours pas si c’était mon achat le plus idiot ou si j’ai eu une chance incroyable que cette chanson soit pressée…

  38. « Si je suis un talentueux troubadour des temps modernes est-ce que l’altruisme serait un motif imparable pour partager mon talent avec la plèbe? Que nenni… Quitte à passer pour un artiste râté, je préfère de loin garder mes créations pour moi que de les distribuer gratuitement à mon prochain… »

    Ce qui soulève la question du mécénat. A savoir, à l’époque des troubadours les plus talentueux n’étaient pas altruistes, même si la propriété intellectuelle n’existait pas : ils étaient payés, nourris, logés d’avance rien que POUR créer. Ils produisaient quelques poèmes par-ci par-là mais même les jours où ils ne produisaient rien du tout, leur vie était assurée malgré tout. Un système qui ressemble à de la prostitution (c’est d’ailleurs pas par hasard que certains faisaient mine d’être tombés amoureux de la Dame qui s’était mis en tête d’être leur protectrice, pour pouvoir lui roucouler des poèmes d’amour de temps en temps et ainsi garder leur place au chaud plus efficacement. Voir Conon de Béthune et ses excuses pour son « mauvais français de l’Artois » qui lui a été reproché, et qu’il attribue à un surplus d’émotion amoureuse. Attendons de voir si Kamel Wali et le type des BB Brunes utilisent le même argument pour justifier leur daube).

    Certains préconisent de revenir à un système où on salarie les artistes pour leur donner un contexte global de création éloignée des soucis matériels basiques, et non pas à chaque oeuvre vendue.

    Je vous l’accorde, c’est une douce utopie. (Et puis aujourd’hui y’a déjà le RMI et les allocations familiales pour donner l’impression « se la couler douce sans rien foutre », hein…) Mais c’était quand même un système plus cohérent pour stimuler la créativité du mec qu’on a repéré avec ses premières oeuvres. Et la menace de se faire foutre à la porte du château avec la meute de chiens au cul, puis de crever de faim et de froid dans les bois devait être suffisante pour encourager à des productions régulières.

    Un musicien moderne, ça donne des concerts, certains groupes ont décidé de proposer librement leurs oeuvres en téléchargement sur leur site officiel, en laissant le choix au téléchargeur de payer la somme qu’il veut, ou de ne pas payer. Parce qu’ils savent que certains ne donneront rien et d’autres donneront, et que de toute manière le bénéfice leur reviendra avec leur tournée de concerts. C’est un truc qui marche avec les groupes déjà bien établis et avec un nombre de fans conséquents. Ca ne résoud effectivement pas le problème des artistes qui débutent.

    • Rajout de dernière minute : le système du mécénat pose également, évidemment, le problème du contrôle politique. Parce que ceux qui payent pour qu’on leur chante des jolis poèmes d’amour, ne seront pas forcément d’accord pour financer un type qui crache sur la féodalité et qui trouve que les serfs, ben ils sont vachement mal traités dans les environs du château ces temps-ci…

  39. Je suis un pirate… quand je télécharge une œuvre quelconque, quand je nique les parcmètres pour ne pas payer mon stationnement, ou que je triche sur mon disque en zone bleue, quand je mens à Mr l’agent en disant que je ne savait pas que mon feu était un peu orange quand je suis passé, quand mon collègue couvre mes retard au boulot en pointant à ma place, quand je met ma conso du soir sur le compte d’un groupe de nazes trop bourrés pour le voir, quand je jump allègrement au dessus du tourniquet, ratp, sncf, quand je ne paye pas le bus, quand je pique un vélib laissé sans surveillance, quand j’explose une boite de, jeux, cd, ou dvd dans le magasin pour en récupérer le contenu, quand j’aide ma voisine à configurer son wifi pour mieux m’en servir, etc….

    Trop d’anar-bobos veulent redorer le blaze du pirate, sauf que le pirate, c’est une palette de compétence, qui va du vol au viol en passant par lemensonge, le rançonnement et l’extorsion…
    Oui oui pirate ça n’est pas juste être cool comme J.Depp au cinoche, ou Luffy Monkey D.
    Bien entendu que le pirate des temps moderne n’a pas forcément un bateau, les dents pourries et les pieds qui sentent le fromage, E.Tacht se retourne dans sa tombe lorsque l’on parle de « piraterie » de l’industrie du disque.

    Pirate c’est un art de vivre au quotidien, je n’ai pas de remords particuliers, les artistes?
    Bah ils se font rançonner depuis belle lurette, mais comme ils avaient de quoi « subsisté et être propre » ça ne leur posait pas de problème…. jusqu’à internet.

    Pas contents ?
    Qu’ils arrêtent de créer au lieu de se plaindre du téléchargement illégal !!
    Mais ils ne peuvent pas…. cette bande de neuneu est tenue par des contrats et ils sont obligés de produire du contenu… c’est beau l’esclavage moderne.
    Pourquoi continuer à sciemment spolier les « artistes »? parce que en frappant à la porte des maisons(lire prisons) de disque, il accepte de fait, que quelqu’un puissent abuser d’eux.
    La solution de facilité, on ainsi peut créer en toute liberté, le Mr gère mes affaires et moi je me contente de « faire des peopolités » , et assurer sur scène.
    Continuez à « pirater », vous croyez que les prisons de disques se gênent? héhéhé, je me gausse, ils se sont engouffrés dans la brèche, sont devenus indispensables, un peu comme le type qui devient votre « pote », pour mieux se taper votre femme.
    Là il s’agit d’argent, trop d’artistes pensent que les maisons de disque leur apporterait la richesse et la gloire (Cf, Mélanie Laurent), sauf que c’est qui l’artiste? qui est-ce qui produit vraiment le contenu?
    Les artistes sont un peu le continent africain et les majors sont les colonialistes, vous me suivez toujours?
    Les majors se servent, font et défont les artistes, décide qui est hasbeen ou pas.
    Maintenant ils veulent faire partie de ceux qui « contrôlent l’internet »… pour vendre plus et à moindre frais.
    Pour finir:
    Si j’enlève Lady Gaga et que je demande une rançon, là on aurait un vrai acte de piraterie…
    Mettre une backdoor dans le pc du « producteur » et dérobé les œuvres avant la diffusion… pour les revendre, ça c’est du piratage.
    Mais acheter un cd et le diffuser sur le net, c’est juste con…

    • Argument totalement faux: Si tu aides ta voisine à configurer son Wifi c’est surtout pour la mettre dans ton lit. (ou rentrer dans le sien, ne soyons pas sexistes)

  40. Quand je traverse au rouge, j’ai conscience de faire quelque chose d’illégal, mais je ne crie à personne que je suis en train de me battre pour la liberté ou que les feux verts, c’est de la discrimination envers les daltoniens. Pareil quand je télécharge, parce que je le fais par confort et pas pour une noble cause.

  41. Bonjour,

    Je vous signale juste un peu (mais à tous) que le «piratage», c’est en fait de la «contrefaçon». Ne vous laissez pas abusés par l’incompétence des journalistes en évitant de parler de «pirate» dans ce contexte. Dites plutôt «contrefacteur».

    Bien à vous,

    Grammar Nazi

    • Moi qui était venu sur ce blog juste pour faire remarquer que la copie illégale n’était pas du vol mais de la contrefaçon, me voilà bien penaud.

  42. Bien sûr, le Connard a raison (comme souvent).
    Mais il n’empêche,

    1) qu’en ce qui me concerne, s’il n’y avait pas de possibilité de téléchargement, je ne verrai plus grand chose, la télé étant une sombre merde mais mon budget de Chomeuse à Durée Indéterminée ne me permettant pas de faire autre chose que baver quand je passe devant une vitrine de la fnac (et j’ai déjà fait un tour exhaustif de la pauvre « médiathèque » que j’ai à ma disposition)

    2) là où la mauvaise foi des pirates ne l’est peut-être pas tant, c’est que les 2 plus grands téléchargeurs que je connaisse sont tous les deux des artistes (un compositeur et un réal, musique et cinéma, la totale quoi) qui s’énervent beaucoup quand je m’étonne de leurs pratiques parce que « putain de bordel tu m’écoutes jamais hein? pourquoi je payerai quand je suis plus que bien placé pour savoir que les artistes ne touchent jamais plus de 2 € sur le prix d’un CD/dvd hein? Moi je ne paye que pour des performances on stage, là je sais que mon argent va principalement aux artistes et aux tekos et pas à ces connards qui %£¤$* ».

    3) Si tu as une idée pour lutter « pour de vrai » contre le système, notamment pour l’élévation du prix de l’alimentaire qui me fait avoir une attaque à chaque passage en caisse de mon Leader et de mon Inter, (seules lieux de débauche consumériste que je m’autorise personnellement vu mes revenus à côté desquels ceux de n’importe quel trader font pitié) je t’écoute, je suis toutes ouïes même!! Mais j’ai remarqué que disserter sur l’abracadabrante injustice de ce monde n’attire pas les foules (sinon mon blog « de chômeuse » serait aussi visité que le tien ;) ), et qu’à moins de se lancer collectivement dans une grève de la faim, je vois mal comment agir sur la chose quand on n’est q’un péquin lambda. (mais là encore, vas y éclaire-moi!)

    4) je précise un dernier truc: j’étais toute happy toute contente, je croyais avoir trouvé un site « légal », ou en échange de 10€ par mois je pouvais télécharger tout ce que je voulais tranquille. Bin finalement, il semblerait que non, ça ne soit pas plus légal que partout ailleurs. Et pourtant je paye, enfin j’ai payé pendant plus d’un an….

    • 1) Il ne faut pas faire payer aux artistes ton manque de pouvoir d’achat.
      2) Tes potes n’ont pas tort, mais la scène comme seule source de revenus, c’est épuisant… Et tous les musiciens ne sont pas des bêtes de scène. Doivent-ils pour autant disparaître ?
      3) Une idée pour lutter contre les prix ? ah ! Va au marché, les légumes sont moins chers et meilleurs !
      4) Sur ces sites, les données sont hébergés sur des serveurs à Honk-Hong où il n’y a pas de lois qui protègent correctement les artistes.

  43. Très bon article, comme à votre habitude!
    En ce qui concerne le téléchargement, je me permets de vous jeter un pierre, sans rancune bien entendue, je n’ai jamais rien téléchargé.
    L’idée d’un steak téléchargeable m’a bien fait rire!
    C’est toujours un plaisir de vous lire!

  44. J’ai jamais vu un article de si mauvaise foi, mon cher.

    Le sujet était pourtant exquis. D’une qualité inégalée, même sur ce beau site.

  45. Comme souvent, j’abonde complètement dans votre sens, Cher Odieux, vous arrivez à dire tout haut ce que je pense tout bas.
    En réponse à je ne sais plus quel commentaire, l’argument tendant à dire que « les DVD/CD sont trop chers alors je télécharge » est complètement hypocrite et fallacieux. Il est désormais possible de trouver plein de films ou coffrets de séries pas chers sur des sites de vente discount ou d’occasion.
    Moi quand je trouve un produit trop cher, et bien soit j’attends les soldes, soit je ne me l’achète pas, tout simplement. Je n’irai pas le voler en rayon. Je ne vois pas en quoi un cd ou un dvd est différent des autres produits. Maintenant, le fait que le film ou l’album soit de la merde ça fait partie du risque. Si vous ne voulez pas le prendre, et bien louez le film ou écouter l’album au préalable sur les sites de musique en ligne.
    Voilà voilà, quand on veut, on peut, et tout ça légalement.

    • Télécharger Mozart, c’est surtout honteux pour les malheureux qui ont le courage d’apprendre la musique classique de nos jours, alors que le moindre merdeux qui peut branler une guitare électrique a plus de succès.

      Typhon

  46. J’hésite, pour cet article, entre le « Très bon article, vraiment bien dérangeant », le « Moué, mé sait trop un troll s’truc », et le « Mais quel connard! ».

    Je pense que le 3ème est certainement celui qu vous plaira le plus, aussi, je le choisis!

    Sinon, grand débat que le piratage, tant il est vrai que les arguments (débiles) des uns, font face aux arguments (cons) des autres. Tout ce que je peux en dire me concernant, c’est que je télécharge, et franchement, j’en ai rien à fout*e de la liberté et de la Culture et/ou de « spolier-les-p’tis-artistes/boîtes-miséreux-qui-meurent-sans-mes-sous ».

    Tout simplement car je télécharge beaucoup moins qu’avant (et j’achète bcp plus, merci la fin des études), et puis parce que faut aussi voir le choix que j’ai: Télé de merde, série en VF qui pue et bordélique, et film/jeu de merde qui est en fait vachement nul.

    Après, chacun s’arrange avec sa conscience vous me direz :0)

  47. C’est rigolo de s’imaginer, fier et crasseux sur le pont de son brick (alors qu’on est hagard et crasseux le cul posé sur sa chaise devant son écran), occupé à pister les galions de la SACEM (taper dans le moteur de recherche les noms qui nous passent en tête). Et ce n’est pas cette coque de noix d’HADOPI qui y changera quoi que ce soit (le P2P, c’est quand même un peu dépassé). Sans compter qu’il n’y a pas que le trésor qui est important (la plupart des pirates ont plus de 500go de conneries diverses et variées). Le plus souvent, c’est juste pour garder la forme et passer le temps (for the lulz). Alors les prises sont balancées à la mer (du Christophe Mae sur son pc, la grosse tehon ! un coup de Ccleaner et on n’en parle plus) et le redoutable brick repart en quête d’autres forfaits à accomplir :)

  48. Lorsqu’on est jeune, qu’on a pas d’argent, qu’on habite à une heure du premier magasin culturel on a peut être pas forcement envie de se pogner le cul en quatre pour aller chercher un disque qu’on va payé 15 pièces, écouter 4 ou 5 fois jusqu’à s’en dégouter puis le ranger dans l’armoire à CD spécialement prévu pour cela!

    J’avoue que dans ma jeunesse j’ai beaucoup télécharger, jusqu’à en faire péter la carlingue de mon ordinateur, mais cela en répondait pas à un besoin avide de culture gratuite… c’était juste le fait de céder à la facilité! Faire comme tout le monde. Est-ce que j’en suis fier? Pas vraiment. J’irais sûrement en Enfer parce que j’ai empêché un artiste de toucher ses droits d’auteur. Mais j’ai juste utilisé les moyens que me donnait le système pour contourner l’achat… mais ça ne m’a pas empêché d’acheter des produits pour mon bon plaisir… En fait ce qu’on télécharge en règle général a l’air d’avoir moins de valeur que ce que l’on achète!

    Depuis j’aborde la chose différemment, je regarde quasiment tout en streaming en me disant… bah c’est pas moi qui a téléchargé je ne fais que le regarder après tout. Oui bon c’est un peu hypocrite de ma part… car en cherchant un peu sur internet on peut trouver ceci…
    «L’internaute visionnant (ou écoutant) en streaming un contenu protégé n’est pas complice du délit de contrefaçon, car il n’en a pas « facilité la préparation ou la consommation » (Article 121-7, précité). Il n’est pas a fortiori auteur de ce délit.»

    Techniquement je suis quand même coupable, car je regarde une vidéo hébergée illégalement, mais d’un autre côté je trouve des tas d’émissions de radio qui sont en téléchargement complètement libre et là je peux me faire plaisir en gardant ma conscience tranquille et en appréciant des émissions sans aucune publicité.

  49. Plus je lis les commentaires et plus je me sens … sous-cultivé? Quelque chose comme ça. Je ne télécharge pas illégalement, point. Je ne le faisais pas en tant qu’étudiant, je ne le fais pas aujourd’hui non plus. J’ai toujours eu du mal avec les phrases du genre « Je télécharge parce que c’est trop cher. Personnellement, si je n’ai pas les moyen, je n’achète pas, et je fait des heures sup’ et des missions d’intérim jusqu’à ce que je puisse m’acheter ce que je veux. Je ne considères pas que j’ai le « droit » d’accéder à toute la culture qui se fait, je fais juste ce qu’il faut pour obtenir ce que je veux sans passer dans l’illégalité. Bon, c’est vrai que je passe plus de temps sur ma bécane qu’a regarder des série, que je vois assez peu de film et que je profite de tous les concerts, musées, expositions d’art dont l’entrée est gratuite, et que je suis plus de « webcomics » que je n’achète de BD. J’ai l’impression que les pirates sont des puits de culture vu qu’ils ne pourraient jamais arriver a payer pour tout ce qu’il télécharge. Ou alors j’ai un point de vu biaisé parce qu’a quelques dizaines d’euro au dessus du smic, je suis très riche …
    ‘Fin bref, je n’essaie pas de traiter qui que ce soit de faignant, c’est juste que pas mal de monde profite de cet article pour expliquer leur point de vu sur la chose, et que mon clavier commençait à me titiller.

  50. => Extrait de l’interview d’un producteur/Dj Français :

    Quel intérêt trouves-tu aux réseaux sociaux et aux possibilités de partage et de diffusion qu’ils offrent ?

    C’est simplement un énorme atout pour les musiciens. C’est la possibilité d’échanger avec des humains du monde entier. D’être critiqué par des inconnus, des professionnels, des passionnés, c’est une fenêtre sur le monde. Quel est le but d’un musicien ou plus globalement d’un artiste ? Ce n’est pas de faire un morceau et de l’écouter en boucle seul dans son studio… Quel est le but d’un peintre ? Ce n’est pas de faire un tableau et de le regarder indéfiniment dans son salon… Non le but ultime, c’est de le partager. Le “street-artiste” anglais Banksy explique très bien ce point de vue dans son livre “Faites le mur”. Je pense que l’aspect marchand de l’œuvre ne fait que pervertir les choses. L’appât du gain est selon moi une sorte de cancer des disciplines artistiques. La musique devrait être motivée par tout sauf ça. Paradoxalement, le système monétaire actuel fait que pour vivre, les artistes sont obligés d’être rémunérés. Donc avant d’être dans un système où l’argent n’est plus indispensable (et on en est loin), il est important que les artistes soient rémunérés pour leurs œuvres. Il en va de la survie de la créativité, surtout dans le milieu underground, où les revenus des auteurs sont faibles. Donc je suis tout à fait pour le partage gratuit sur le web lorsqu’il s’agit d’un choix délibéré de l’auteur. En revanche, quand j’achète un morceau d’un artiste à faible reconnaissance sur une plate-forme payante, je n’ai pas l’impression de perdre 1,50€. Je me dis plutôt, peut-être que si on est plusieurs à faire ça, ce gars-là va continuer à nous sortir des perles musicales parce qu’il pourra utiliser son temps à créer plutôt qu’à faire un job alimentaire.

  51. J’ai dizaine de sites légaux en stock pour *acheter* de la musique, la seule condition est que je puisse en faire ce que je veux une fois que je l’ai achetée, i.e. pas de DRM sur mes musiques (non, je ne la partage pas pour autant, c’est pour le principe). Je fais même des dons aux musiciens qui mettent leur musique en ligne gratuitement, quand j’apprécie leur musique.
    Malgré ça 50% des musiques que je cherche c’est impossible de les trouver par ces moyens, auquel cas je me tourne vers le téléchargement illégal. Je n’en ai absolument pas honte, je trouve que l’offre n’est clairement pas adaptée de nos jours, et je ne pense pas en demander trop !
    (Qui plus est je perds mon temps, je passe parfois une demi-heure pour chercher légalement en vain une musique que j’apprécie pour finalement la trouver en quelques minutes sur un autre site…)

  52. Comme certains commentaires le laissent entendre, je ne sais pas d’où sort l’idée que les gens trouvent plus normal de payer du logiciel que de la musique ou des films. Il y a tout un tas de gens qui ne payent pas leurs logiciels, ceux qui les piratent d’une part, et les partisants du logiciel libre d’autre part.
    Si quelqu’un pirate un film mais paye WoW, c’est probablement parce que dans le premier cas c’est très facile (et si le but est de voir le film chez soi, un fichier dans un format standard est même plus pratique qu’un disque) et dans le second beaucoup moins.

  53. Véritable problème de fond : Eh merde, ils sont tous là, je vais me faire repérer!
    Téléchargement : T’inquiète je vais faire diversion

    Pour le cinéma, je ne sais, perso, je ne télécharge que ce que je n’arrive pas à trouver en France (parce que payer une fortune en frais de port pour un téléfilm allemand sans aucun sous-titres et ne jamais le voir arriver parce que la poste, elle aussi, donne dans la piraterie, ça fait mal)

    Pour la musique par contre, ce que je ne comprend pas, c’est pourquoi est-ce qu’on se focalise sur le téléchargement? ça reste quand même dans le domaine du spectacle. Le vrai produit sur lequel ils devraient compter pour vivre ça devrait être les concerts. Le CD, comme le t-shirt, c’est un gadget. Du bonus.

    Si ils veulent vraiment polémiquer, ce serait bien de s’interroger sur le statut d’intermittent, sur pourquoi, alors qu’il y a des aides à la création on n’a pas d’aide à la diffusion (ce qui donne des spectacles à 10 dates maxi en général qui meure avant d’avoir pu décanter), sur comment encourager le spectacle vivant, sur pourquoi avoir débloqué des subventions pour organiser un concert de Johnny Halliday gratuit alors que la même somme aurait permis à une multitude de groupes de tourner, sur le contenu des contrats de musiciens, sur les pourcentages des casinos versés soit disant à la culture mais qui ne servent qu’à financer des festivals dont la recette sera empochée par la ville pour autre chose, sur les grosses structures culturelles qui s’octroient un monopole et empêchent toute initiative par peur de la concurence…

    Au dela de tout ça il y a aussi le problème de l’objet qu’on achète. Le fait que la moitié des pochettes soient à chier, qu’il n’y ait jamais de livret, que c’est parfois compressé par des cochons et que de toute façon au bout de trois écoutes, le CD saute déjà..

    Je ne sais pas trop quoi penser du téléchargement, je ne me sens pas spécialement concernée, mais par contre ça a l’air d’être inévitable. C’est un peu l’évolution de la mixtape. Du coup au lieu de faire du foin autour de ça, j’aimerais bien voir une vraie remise en question de tout le système d’exploitation, de diffusion, de création etc. Parce que le fait qu’il soit injuste et dépassé ça a l’air d’être la seule chose sur laquelle tout le monde est d’accord.

  54. Appartenant à la catégorie « étudiant au fond bien-pensant se piquant de son particularisme », j’adhère au propos.

    L’hypocrisie, c’est Mal©. Ce qui a le problème de nous rendre beaucoup moins moraux, ce qui aurait tendance à me faire dire que le problème n’est alors pas la morale mais le fait que ce soit un problème.

    « Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse » sonne bien, mais je crois que l’adjonction de « ou alors ne te fait pas pécho » lui ajoute un je-ne-sais-quoi.

    Assumer son comportement? Toujours!
    Se défausser des conséquences? Et pourquoi pas?

    Mais bon après on attaque la mère Juste, que l’on aime bien quand il s’agit de dire « tout mon travail mérite salaire »

  55. J’abonde dans votre sens, cher odieux.

    Mon seul regret est de voir que chaque fois que j’ai recours aux arguments de cette trempe (et pour être tout a fait honnête, chaque fois que j’appelle à un peu plus d’honnêteté intellectuelle de la part d’un camp qui s’en vante ouvertement), on me traite comme un sbire des majors / gouvernement / world company / CIA / Stasi.

    C’est fort malheureux, mais je vois que je peux bénéficier de votre soutien !

  56. « prendre quelque chose à quelqu’un sans on autorisation n’est pas un larcin puisqu’on se contente de copier, ce qui est très différent ! C’est vrai : parce exemple »

    2 fautes de frappe dans cet extrait.

  57. Bonjour.
    Je suis un pirate, un être immonde, sans la moindre morale ni scrupules.
    Je le sais. Je ne m’en cache point (si ce n’est de la police). Je suis pleinement conscient de ce que je fais :dérober pour ma jouissance personnelle une œuvre « artistique » (je mets des guillemets, car j’ai quelques daubes aussi). Je télécharge film, série, jeux (auquel je joue sur des serveurs privés gratuits).
    J’abuse, en assumant, pleinement de la facilité d’internet : je peux ainsi, grâce aux « efforts » d’idiots communistes, profiter à moindre frais de chose plaisante à l’oeil et à l’oreille.
    Avec un tel provende, pourquoi irais-je dépenser mon argent si difficilement acquis pour acheter des produits souvent inférieur (en effet, j’aime bien la VOSTFR par exemple) ou introuvable ou qui nécessite des heures de queue au milieu de la plèbe à la FNAC ?
    En plus, je suis grand amateur de japoniaiserie, dont certaines ne sortiront jamais dans nos contrée avant des éons (si elles sortent).
    Je peux le faire, le risque est minime, pourquoi m’en priver ? J’obtiens ce que je désire, rapidement, en masse, sans délais, avec les « options » de mon choix et en plus avec l’argent économisé je peux me payer une bonne petite bouteille pour accompagner tout ça !
    Je pourrais télécharger une voiture si c’était possible. Tout comme je piquerais les pommes sur l’arbre du voisin dont les branches sont à portée de ma propriété.
    Simple logique d’être humain normal (comprendre un être égoïste, vil, lâche, amoral, méchant, tous les trucs qu’on range sous « inhumain » et « capitaliste »).
    Mais faut arriver à s’assumer, à pouvoir se regarder dans la glace.
    Pour ce genre de « délit immatériel », c’est étonnamment facile.

    Le seul soucis de cet abus qui pourrait venir titiller les cendres de mon sens moral, vient de la rémunération des créateurs.
    Non pas que je me soucis d’eux, je suis un être humain après tout, suprêmement égoïste. Mais je me soucis surtout de l’arrêt potentiel de leur production (dû à la lassitude de sucer ses lacets pour survivre).
    Je n’ai hélas pas de solution miracle à proposer (bien que la « licence globale » ou les dons facilités à un artiste en personne sont des idées à creuser).

    Je suis un pirate. Je pille.
    Je suis également un receleur. Je redistribue.
    Je contrefaçonne aussi, en traduisant des choses sans autorisation.
    Je prend des risques (minimes), mais j’en suis conscient et j’assume.
    Je ne me cache pas derrière quelques pseudo-justification morale. Je suis un monstre, mais le monstre banal, un salopard façonné par notre société depuis la nuit des temps. Comme tout les autres.

  58. Bien vu cet article, je suis sensible a certains arguments.
    Mais bon, je suis etudiante, dans un appart trop petit pour accueillir une télé (Que j’ai d’ailleurs plus depuis 15 ans) et pas le budjet (A mon grand regret) pour m’acheter des films, serie, musique ni même de quoi acheter le quart des bouquin que je veut.
    Ben je paye la bibliotheque, un abonnement au cinemas pour l’accés illimité (Et je me tape rageusement des pub interminable pendant vingt minute au debut de chaque film , perso je paye pas pour voir des pub Fanta et evian…)Tous ça plus une bonne connexion internet je vous raconte pas le gros trou dans mon budjet… alors pour ce qui qui est série et film plus ancien je télecharge comme une truie en grande quantité sans mauvaise conscience(je me contente de les regarder une fois puis de les effacer comme n’importe pequin qui le regarderait a la télé).
    En résumé, je pirate parce que c’est (encore) possible, pratique et je n’est pas d’autre alternative et qu’au fond je trouve que je paie très cher tout le reste (Bouffe, electricité, loyer, santé et cette satanée taxe télé) et que je veut bien donner d’une main dans la mesure de mes moyens a condition de pouvoir prendre de l’autre ce dont j’ai envie. Bref j’ai pas tellement le sentiment de mettre au abois l’industrie de la culture par mon comportement.

    Et puis continuer comme vous le faite Monsieur Connard, que je soit d’accord ou pas avec vos billets, je prend toujours autant de plaisir a les lire ;)

  59. Je pense à titre personnel que le débat n’a pas lieu d’être.
    Je m’explique : on cherche à opposer pro et anti adopi de manière frontale comme si chaque citoyen pouvait choisir en son âme et conscient son mode de consommation de la culture. C’est ignorer la base même de notre civilisation : l’évolution.

    Depuis toujours nous évoluons, c’est à dire la masse de nos semblables adoptent de manière automatique de nouveaux comportement dès lors que ceux-ci semblent plus adaptés au quotidien.
    Avec l’explosion d’internet, nous sommes passé du CD au partage dématérialisé de biens culturels sans nous poser de questions.
    Comme le souligne O.C. le pragmatisme à court terme prime et l’idéologie n’a pas sa place dans cette démarche.

    De fait la seule manière d’abandonner ce mode de consommation est d’en adopter un autre plus pratique. En somme la répression ne peut rien contre l’évolution (cf. le Locomotive Act de 1865 par exemple), seule une nouveauté chasse une autre. En attendant je télécharge sans remords comme j’aurai acheté mes vinils en 1970 où attendu la fête de mon village pour voir les troubadours itinérants au XIII eme siècle.

    Les majors ne proposent rien de mieux que ce qui existe actuellement ? Tant pis pour eux, tant pis pour les artistes, tant pis pour toute l’industrie de la création. Les maréchales ferrant en ont été victime à l’apparition de la voiture, l’industrie de la voiture en sera victime au profit des transports publiques avec crise de l’énergie.

  60. Cher OC,

    en tant qu’auteure de textes sous licence libre ou ouverte, je me permet de vous faire remarquer que « libre » n’est pas synonyme de « gratuit ». Il y a des éditeurs qui proposent des livres libres (ex : inlibroveritas), mais pas gratuits (il faut bien payer le papier, et les frais d’éditions – les royalties des auteurs passent à ce moment là). Idem pour les productions de films, les DVD des production Kassandre (pour ne citer qu’eux) ne sont pas gratuits non plus.
    Par contre, c’est vrai que les versions numériques sont souvent gratuites, ou en tous cas, de par la licence elle-même, peuvent le devenir facilement. Mais la diffusion de la copie est le moteur de l’économie du libre : on ne paie pas forcément le contenu mais son support ou un service associé (ainsi, des entreprises arrivent à vivre du logiciel libre, et même à en vivre fort bien, comme RedHat). Écouter la musique motive à aller au concert, un bon film gagne à être vu au cinéma etc. Utiliser les licences creative commons qui permettent la libre diffusion sur la toile n’a pas empêché Nine Inch Nails d’être le groupe le plus vendeur de CD sur Amazon il y a peu.

    Après, tout le monde ne peut pas vouloir utiliser les licences libres ou ouvertes. Néanmoins, le modèle économique de l’avant numérique ne peut décemment pas être appliqué à l’après, vu le prix de la copie numérique. Donc il faut en inventer un autre.

    Pour ce faire, il faut déjà voir quels sont les impacts réels du téléchargement, même illégal, sur l’économie de la culture. Je me permet de vous envoyer à une compilation d’études indépendantes réalisées ces dernières années :

    http://www.laquadrature.net/wiki/Etudes_sur_le_partage_de_fichiers

    La conclusion globale est la suivante (y compris dans l’étude d’Hadopi elle-même) :
    Ceux qui téléchargent le plus sont en moyenne ceux qui dépensent le plus pour la culture, et l’impact du téléchargement, même illégal, est neutre ou positif sur le commerce culturel.
    D’ailleurs, le cinéma n’est pas du tout en déclin, contrairement à l’industrie musicale, qui devrait probablement regarder ailleurs que vers le téléchargement (cf thèse d’économie de Éric Boorstin – 2004, dans la liste précédente).

    Dans ce cas, pourquoi vouloir freiner le téléchargement, si il est au pire neutre, au mieux un puissant outil pour vendre? Que l’on ne veuille pas adhérer au principe du libre (libre diffusion, y compris commerciale, y compris de versions modifiées des œuvres), soit. Mais se priver de l’outil internet n’est pas raisonnable non plus, d’autant que nombreux sont les utilisateurs prêts à payer pour télécharger.

    D’autant qu’internet permet aux auteurs de se passer de diffuseur (c’est là la vraie raison de la campagne de désinformation gouvernementale sur le téléchargement). Mais comment rémunérer les auteurs, sachant qu’en même temps, le contenu déposé sur internet ne coûte pratiquement rien? Richard Stallman, fondateur de la philosophie du libre, propose deux idées :
    – une taxe liée au téléchargement de contenu artistiques, dont le produit serait reversé directement aux auteurs, en fonction de leur popularité (mesurée par des sondages, par exemple). Le pourcentage attribué à chaque artiste serait plus exactement fonction de la racine cubique de sa popularité, afin que tout l’argent ne soit pas donné aux quelques très populaires sans rien pour les autres. Avec ce système, un artiste mille fois plus populaire qu’un autre toucherait « seulement » dix fois plus.
    – le don par tout petits paiements. Un petit bouton à cliquer par lequel on pourrait donner directement un euro, ou deux (ne pas confondre avec les « micropaiements », qui sont des prélèvements ne reposant sur aucune idée de don). Ainsi, ce serait plus facile de soutenir les artistes que l’on aime, même avec de faibles moyens. Faire la manche? Non. Des groupes comme RadioHead ont déjà exploité ce genre de chose avec un certain succès. Mais il faudrait une généralisation et une simplification extrême du procédé.

    Bref, il y a des choses à inventer.
    En ce qui me concerne, mais c’est un choix personnel, j’ai choisi les licences ouvertes et libres pour diffuser mes productions artistiques. Ainsi, si quelqu’un n’a pas les moyens d’acheter mes bouquins, il peut quand même les lire, pas de raison qu’il soit privé. Si il a les moyens, et qu’il apprécie ce que je fais, tout (sur la base des études citées plus haut) porte à penser qu’il achètera. Si ça ne se vend pas, eh bien ça voudra juste dire que ce n’était pas assez bon! ;-)

    Merci, cher OC, de m’avoir lue jusqu’au bout. Et merci pour vos articles qui sont toujours chouettes à lire même si on n’est pas d’accord avec tout.

    Et si vous avez envie de télécharger des bouquins avec la grande bénédiction de leurs auteurs (ben oui, ça existe, ce qui n’empêche pas d’acheter quand ça vous plaît), n’hésitez pas à visiter des sites comme Inlibroveritas (qui a d’ailleurs inventé le livre publié « à compte de lecteurs », et ça marche!) ou Atramenta. Mais surtout, téléchargez et diffusez! ^_^

    Aquilegia

    • Bonjour à tous,

      La meilleure réponse que j’ai vue dans tous les commentaires me semble être celle-ci. Je tiens à répéter LA phrase qui selon moi justifie amplement le téléchargement :

      « La conclusion globale [d’une compilation d’études indépendantes, y compris de l’étude d’Hadopi elle-même] est la suivante : Ceux qui téléchargent le plus sont en moyenne ceux qui dépensent le plus pour la culture, et l’impact du téléchargement, même illégal, est neutre ou positif sur le commerce culturel. »

      Franchement, qu’est-ce-qu’il y a à rajouter à ça ?

      upsilon

  61. En fait je pense, à mon humble avis, que la situation actuelle découle d’un processus logique: les majors ont tout fait pour que les gens consomment de la musique. Ce que le troupeau a fait. Ils consomment. Sauf qu’à sortir « LA-révélation-punk-soul-heavy-electro-rock-kikinoo-de-l’année » tous les 15 jours ça fait un peu trop cher pour le portefeuille de Kevin qui s’en va joyeusement sur son pite de p2p favori pour écouter en boucle toutes ces daubes.

    Lorsque l’on arrive à « apprécier » (et j’insiste sur ce mot) plus que « consommer » de la musique (ou de la culture c’est selon) le téléchargement n’est absolument pas incompatible avec le fait de sortir quelques billets de son portefeuilles.

  62. J’aime bien l’idée du téléchargement de steak.

    Après tout, qu’est-ce qu’on veut tous pour soi ? S’alimenter, respirer, la santé et l’enrichissement de l’esprit (si, aussi). Et personne n’est contre le fait que les autres en profitent aussi, du moment que ça nous coûte le moins possible. Bref, un maximum de liberté, au sens large.

    L’alimentation ne passe malheureusement pas par des lignes de codes mécaniquement répétables à l’infini, tandis qu’une partie de la « Culture », si. On a au bout du doigt un morceau infini de bien-être universel, et on arrive à se disputer ce morceau dans une nouvelle lutte de classes : pauvres sans internet /vs/ majors /vs/ artistes /vs/ occidentaux apathiques. Si le steak était téléchargeable, nul doute que nous nous en gaverions, tout en déplorant sur twitter la disparition des bouchers et que les pauvres du sud n’y aient pas accès.
    Aujourd’hui, l’humanité a la capacité de fournir à chacun de ses membres, y compris les artistes. satiété de nourriture, d’air et de santé (en repoussant Malthus à un futur décennal), et infiniment de musique, film, jeu vidéo, littérature et autres loisirs numériques de leur choix.
    Et pourtant, cette question se réduit à un débat stérile, idiot et mensonger d’un côté, à une incapacité politique à proposer une redistribution cohérente de l’infini de l’autre.

    D’un côté comme de l’autre, on court à l’inculture politique (ce dernier mot a même acquis un sens péjoratif, pour beaucoup). Et des deux côtés, je crains qu’on n’ait pas besoin des doigts de la main gauche pour compter ceux qui ont lu (par exemple) Smith, Lénine, la Bible, Marx, Aristote, Jefferson, Sénèque, de Gaulle, etc, pour en tirer la sagesse et en éviter les erreurs, ou ceux qui ferment humblement leur gueule en reconnaissant toute l’étendue de leur inconséquence.

    Et tant qu’on en restera à ce point de bêtise crasse, toute intervention (nucléaire, alimentation, culture, media, bac à sable …) sera bâtie sur le modèle suivant ;
    « c’est disponible, alors j’ai légitimité pour l’accumuler au mépris des autres, pour résister à ceux d’en face qui le font aussi »

    Merci OC de décrire si justement la bêtise, sans en demander de rémunération. Moi et ma Jeannie (inusable barre de fer millésime 1958) sommes à ta disposition si besoin.

  63. Plus de 140 commentaires en deux jours, c’était prévisible avec un tel billet. Celui-ci est bien parti pour battre Twilight.
    Bravo pour cet article qui fait du bien par là où ça passe.

  64. « Intéressant : maintenant, imaginez que World of Warcraft soit un groupe de rock Vivendi Universal ultra-commercial, qui vous propose d’acheter son CD, puis de payer 10€/mois pour avoir le droit de l’écouter sinon il ne marche pas, sans compter qu’il vous refasse payer à chaque sortie d’un nouvel album. Vous appelleriez pas ça un peu du foutage de gueule ? »

    Fait marrant : Saviez-vous cher Connard que les studios Activision-Blizzard qui sont à blâmer pour la création de World of Warcraft, est une filiale depuis 2008 de Vivendi Universal?

    On peut dire en quelques sortes que World of Warcraft est effectivement un « groupe de rock Vivendi Universal ultra-commercial, qui vous propose d’acheter son CD, puis de payer 10€/mois pour avoir le droit de l’écouter sinon il ne marche pas, sans compter qu’il vous refasse payer à chaque sortie d’un nouvel album ».

    Très bon article par ailleurs. J’y ai pris beaucoup de plaisir.

  65. Merci OC de recentrer le débat.

    Oui, j’ai braillé comme un putois quand j’ai appris que D**zer passait à une version payante (bien que ne jouant pas à des MMORPG rétribués autrement que par les dons et la publicité – et ne s’en sortent pas si mal) ! Qu’est-ce qui nous prouve que cette taxation subite va vraiment revenir aux artistes et non faire grossir le tas d’or sous le dragon ?

    Quant au fait de télécharger ou non des films de cinéma… je bouffe à tous les râteliers : je vais au ciné voir les films qui me tentent le plus ou quand j’en ai l’opportunité, j’achète en DVD de temps en temps, et quand on me propose du téléchargé, je peux aussi dire oui.
    On dit que l’industrie du cinéma ne s’est jamais aussi bien porté. Je ne sais pas si c’est vrai, mais les salles de cinéma sont loin d’être vides. Peut-être que certaines personnes voient vraiment plus de films qu’avant sans arrêter d’aller dans les salles obscures, que d’autres ont pris le goût du cinéma, et que d’autres n’y vont plus du tout.

    En tout cas le débat mérite d’être recentré et qu’on se pose les bonnes questions. par exemple : est-ce que mettre un petit film comme quoi télécharger c’est très méchant au début du DVD qu’on vient d’acheter touche les pirates qui téléchargent et donc ne le voient pas ? :D

    Merci encore, OC.

    • En même temps, ce n’est pas parce qu’ils ne composent pas la musique qu’ils n’ont pas droit à une rétribution. Les programmeurs aussi ont le droit de bouffer.

      Je parle bien sûr en toute généralité. Deezer est programmé en flash, et le flash, c’est de la merde.

      Typhon

  66. Les images que tu utilises sur ton blog, sont-elles libres de droit ?
    (désolée, la question a peut être déjà était posé, mais j’ai la flemme de lire les 150 commentaires…)

  67. Ce qui m’énerve moi, c’est que sous couvert de lutte contre le piratage le gouvernement expérimente le bridage d’internet pour limiter les possibilités de diffusion qu’offre internet à tout citoyen.
    Certes il y a beaucoup de conneries, mais aussi des trucs dérangeants (Wikileaks, vidéos et sujets étouffés dans les médias traditionnels qui du coup sont obligés d’en parler).
    D’autre part des condamnations récentes (ex. http://t.co/CeccaLv ), qui défient les lois de la gravité, sont hallucinantes. Moi ça me pousse à ne plus aller au cinéma.
    Concernant les abonnements pour les jeux vidéos en ligne, on peut peut être aussi considéré que c’est un boulot constant de faire tourner les serveurs, corriger les bugs, louer la bande passante, …

    Sinon j’ai adoré votre article, la mauvaise foi et les lobbys c’est ça qu’il faut éradiquer.

    (Arrgh, la fin est proche ;o))

    • Concernant les jeux vidéo, il y a des jeux en ligne de très bonne qualité où on a pas besoin de payer pour jouer.

    • Pour ce que vaux l’avis de Larcenet…

      Sinon faudra lui expliquer que ça fait des années que les gens scannent, photocopient et décalquent ses dessins pour les diffuser illégalement, oh mon dieu.

      • Il est vrai que comme l’existence historique de la copie (depuis les moines penchés sur leurs pupitres), tout ce qui existe depuis fort longtemps devrait finalement être entré dans les moeurs et autorisé sans que quiconque puisse s’en plaindre.

        Les vols, viols, tortures, meurtres et autres plaisanteries abondamment cités dans la Bible, par exemple, devront rapidement être légalisés pour égayer notre quotidien, sous l’approbation générale (pour peu que cela soit télévisé bien sûr, sinon c’est moins drôle).

  68. Cher Odieux,

    je conçois que l’on puisse se nourrir de fantasmes qui adoucissent un peu l’amertume d’une vie, même lorsque le plaisir qu’on en retire est fugace et un peu vain, et je comprends votre désir légitime de pousser certaine infortunée comédienne agaçante dans l’opprobre du ruisseau (« infortunée » est une image rhétorique, en l’occurrence, alors que « agaçante », non) mais n’est-ce pas pousser un peu loin sur les routes de la redondance, voire de la disgracieuse répétition le souhait de « voir Mélanie Laurent sur les routes poussant sa roulotte embourbée sur les routes de Bourgogne » ?…

    Et puisque je me pique là de corriger une erreur d’inattention, permettez-moi de vous suggérer une image plus misérabiliste encore ; « voir Mélanie Laurent en guenilles poussant sa roulotte embourbée sur les routes de Picardie », la Bourgogne ayant encore quelques attraits qui pousseraient certains amateurs de bien-vivre à aller s’y embourber avec délice.

    En vous souhaitant une belle journée.

    • Merci pour la précision. Je valide donc votre version, tout en conservant la Bourgogne : si Mélanie Laurent s’embourbe, autant que ce soit dans un endroit qui lui permette peut-être de trouver l’inspiration qui lui manque tant.

    • Hmm, oui, la lecture des arguments développés sur ce site laisse songeur :

      « pour pas que mes seuls choix litteraire, musicaux, ou cinematographique, ce resume au futur merdes pondu par les pauvre gamins sur les affiches hadopi »

      « Donner de l’argent, soit à la fnac, au éditeur, preneur de son, marketing, et l’artiste. Soit, donner de l’argent à personne. On pourrait donner de l’argent uniquement à l’artiste (qui payerais l’ingé son) et je trouverais ça normal. Ah 5000€ maximum par moi, ça aussi, c’est normal « …

      (Ceci relève du droit de citation)

      Je suis personnellement pour l’échange de la culture. Notamment, pour l’échange gratuit des règles élémentaires d’orthographe et de grammaire sur internet.

  69. Très bel article, un peu troll inside mais qu’aurait-on attendu d’autre de votre part ?

    Entre les voleurs de pirates et les voleurs d’éditeurs je ne sais pas lequel des deux mérite qu’on le plaigne.

    Je suis lassé des raisonnement simplistes que l’on entend un peu partout : voler le travail d’un chanteur c’est misérable et hadopi est là pour veiller au grain. Et pour les développeurs qui n’ont pas la chance de bosser pour krosoft ou apple : ils peuvent crever la bouche ouverte comme des poissons rouges sorti du bocal ? Pourquoi deux poids deux mesures ?

  70. Les gens qui téléchargent n’ont pas l’esprit pratique. Il existe dans nos contrées des endroits apellés « bibliothèque ». Depuis un certains temps, on peut aussi emprunter des films et de la musique dans ces lieux, tout ceci gratuitement (hormis les pénalités de retard). Cela perment alors de voir des films que l’on n’a pas forcément envie d’acherter, de les découvrir ainsi. C’est fort pratique.
    En ce qui concerne la musique, emprunter le cd à la bibliothèque, le copier dans sa biliothèque musicale afinde le transferer sur son baladeur MP3 est tout à fait légal.

    Mais si le pîratage tue la musique/le cinéma: téléchargons tous Twiligth, Justin Bieber, les film de Nicolas Cage, Tokio Hotel et caetera, et rendons ainsi service à l’humanité en piratant. Non ?

    • « téléchargons tous Twiligth … »
      L’humanité ne mérite pas un si grand sacrifice …

  71. Certaines personnes ont une approche différente. Ils télechargent des albums de façon illégale, pour « baiser les labels » effectivement (encore que j’imagine qu’ils ne vérifient jamais trop si le label/producteur est un gentil alter-mondialiste ou une grosse mega corpo AAA), mais vont aux concerts du groupe. Car il faut savoir que lors des concerts, les groupes touchent beaucoup plus de pourcentage que sur la vente d’un CD.

    Du coup je ne sais pas si cette justification se tient jusqu’au bout, mais cela rajoute un petit niveau de subtilité à la réflexion.

  72. Que faire des « piratins » qui achètent aussi les œuvres dans la mesure de leur budget et qui sont, selon une certaine lecture des chiffres même fournis par l’Hadopi, souvent les plus gros consommateurs ?

    Si du jour au lendemain, le piratage était aboli; quel serait alors le bénéfice qu’aura fait la société de consommation sur un horrible « parasite » comme moi ?

    Aucun, puisque n’en déplaise à mon banquier ce n’est pas demain la veille que j’achèterai mes livres, CD, DVD et autres jeux vidéo à crédit…
    Sauf si bien entendu, le simple fait de m’avoir empêché d’accéder à cette œuvre représente en soi un bénéfice.

    Alors bien sûr, on ne peut pas demander aux honnêtes citoyens d’être responsables… A moins que…

  73. Je reste mitigé quant à cet article… Qu’il y ait effectivement des pirates d’une mauvaise foi inter dimensionnelle, oui, sans aucun doute.

    Après, pour une position plus générale sur le piratage, je plussoie et vous invite à relire le commentaire d’Aquilegia Nox (#71) qui résume bien ce que je peux en penser.

    Pour finir, au jeu des comparaisons, je trouve que les arguments tombent à plat… Il faut comparer ce qui est comparable. Et que ce soit la nourriture ou les jeux vidéos, je trouve que ça ne colle pas.
    L’argument de World of Warcraft est tout à fait hors de propos :
    – faire tourner des serveurs pour accueillir les millions de joueurs coûte extrêmement cher (ce ne sont pas les majors ou les artistes qui paient l’entretien de votre chaîne hifi / ordinateur / lecteur mp3, c’est bien vous)
    – les personnes qui s’occupent des serveurs, de la qualité de service, et de la modération en jeu doivent être payés. Et ils doivent être payés tous les mois. Comme l’abonnement WoW, en fait.

    • Voilà, je me demandais quand est-ce qu’allait être mise en évidence la folie de cette comparaison : le jeu est en ligne sans pub, il faut pouvoir assurer la survie des serveurs et des MJ… sans oublier justement la production musicale qu’on entend dans le jeu justement; qui est parfois sublime.

  74. Sinon pour les pirates du pauvre qui rechignent à filer leur argent de poche aux majors (On peut les comprendre), il existe un circuit parallèle, qui met la culture aux moyens de tous en pratiquant des tarifs attractifs et permet à des petits commerçants de vivre en vendant des produits officiels dont l’achat à déjà rémunéré l’artiste : Il s’agit du marché de l’occasion. On a tous un disquaire à proximité qui en propose, pour eu qu’on habite dans une zone urbaine relativement civilisé (Ce qui doit être le cas, puisqu’ils ont internet.)

  75. J’ai lu pas mal de commentaires et d’argumentations foireuses, mais pas toutes. Du coup, moi qui lis ce blog depuis un bon moment, j’éviterai d’évoquer le fonds du problème, et jugerai plutôt la forme: pour la première fois depuis que je lis ce blog, ce qui m’a choqué dans cet article était tout simplement le fait qu’il était, sinon mal écrit, bien en dessous du niveau des autres articles. Ceci couplé à ce qui ressemble à une volonté d’avoir le dernier mot et de dénoncer sans pour autant creuser la question, laisse un goût fade après lecture. En fait, je dirais que les commentaires de Typhon et d’Aggamemnon (me semble-t-il) auraient le niveau d’argumentation fière et sans issue nécessaire pour faire partie intégrante de l’article.

    Ah et oui, il faut mentionner le coup de World of Warcraft (belle réduction de tous les pirates aux seuls gamers soit dit en passant): un jeu massivement multijoueur nécessite un travail constant des développeurs, puisqu’il propose un contenu « évolutif ». Les 13 euros par mois supplémentaires ne sortent donc pas de n’importe où, bien évidemment, puisqu’ils sont destinés à payer les standard nerds qui travaillent en continu sur le jeu… Hors de propos donc.

    Le prochain sera sans aucun doute au top niveau de nouveau, je n’en doute pas.

    Hex

  76. Bonjour cher Connard,

    Je me joins à mon prédécesseur Hex, tant dans son éloge du contenu de ce blog en général (convenons en, ce qui m’intéresse ce sont les articles de spoil) que dans sa critique dudit article.

    Je vais tenter de faire quelque chose de structuré…
    Demain.

  77. Cher Odieux,
    Je me permets juste de préciser que votre article parle donc pas de téléchargement tout court mais téléchargement illégales. Merci de bien vouloir en saisir la nuance car justement de par ce raccourcissement simpliste, nombre de gens en pense ainsi de même.

    Télécharger en soit n’est pas illégal.

    Pour reprendre cette définition de Wikipédia plutôt que d’en paraphraser le contenu :
    « Le téléchargement peut concerner des fichiers très différents (logiciel, musiques, documents, données). Il peut être libre et gratuit, soumis à contraintes, ou payant. Il peut être légal ou illégal, en fonction du contenu téléchargé et des pays d’origine et de destination de l’information ; en particulier, l’exportation de moyens de chiffrements depuis les États-Unis est réglementée. »

    A bon entendeur

  78. Ou alors on peu dire qu’on pirate parce que de toute manière on a pas les moyens de payé pour ce dont on profite, et que si on pouvais vraiment pas en profité sans payé, bah on payerais pas non plus, mais en plus on en profiterais pas.
    On peu aussi dire qu’on pirate des choses qui sont relativement facile d’accès … moi ça me choque pas de regarder un film qui est déjà passé 3 fois sur TF1 et que j’ai téléchargé sur internet dans une qualité un peu pourri. Parce qu’a ce niveau là de toute façon je sais pas trop qui touche de l’argent sur le film … les acteurs sont mort pour certain, les producteurs ont rentabilisé depuis longtemps, les ventes de DVD sont passé à « 3 pour 5€ » depuis un bout de temps … alors bon, regarder un filme que j’aurais pu acheter en DVD pour 1,5€ ça me choque pas, et si on voulait vraiment m’en empêcher, bah j’aurais juste pas regarder le film, et les 1,5€ personnes n’en aurait vu la couleur (de toute manière je les ai pas … du moins, à la fin du mois quand j’ai déjà tout acheter et payer toute les factures) …

    Pour moi la culture c’est comme un restaurant. On y vas, on vois la carte, ça nous annonce clairement ce qu’on « risque » de mangé, si c’est un restaurant réputé, il y a peu de chance d’être déçu. Mais si on me sert de la merde, quelques chose de dégueulasse, ou quelques chose de cuit n’importe comme, 1) je me plein et je réclame réparation et si ils ne fond rien 2) je me lève et je part sans payer !
    Si j’ai mangé la moitié d’un truc que je ne donnerais même pas à mon chien, je ne payerais pas. Pour les films c’est pareille, si on me promet un scénario formidable et des effets spéciaux magique, et que je tombe sur un « Dünyayi kurtaran adam » (autrement connu sous le nom de « TURKISH STAR WARS »). Je suis désolé mais j’ai pas envie de payer ! donc pour faire simple, si je pouvait allez au ciné, et décidé de sortir en plein milieux de la séance pour me faire rembourser parce que le film est nul, ou si je pouvais annulé une VOD pour la même raison, alors j’irais peut être beaucoup souvent au ciné, et j’achèterais surement beaucoup plus de VOD.
    Le problème c’est que parfois je vois un film et je me dit « hé bah heureusement que j’ai pas payé pour ça » et d’autre fois je vois un film et je me dit « merde j’aurais bien voulu le voir au ciné celui là ». Ca a d’ailleurs été le cas pour ZombiLand, et quand j’ai vu qu’il était pas encore sorti en France, je me suis empressé d’allez le voir avec des amis dès sa sortie.

  79. l’article d’une maniere generale m’a fait bien rire, etant moi meme piratin du dimanche, je me suis pas mal reconnu. m’enfin, vu la DVDtheque des parents, je suis plus croyant que pratiquant.
    toujours est il, il y a un point de l’argumentation qui derange, c’est le coup de « sa ne derange pas de payer la bouffe, mais sa derange de payer la culture..  »
    la nuance est que la bouffe, jamais personne ne me demandera de payer pour aller au supermarché et regarder les emballages de jambon. et si je trouve une methode pour dupliquer gratuitement et a l’infini ces memes 4 tranches de jambon, tout en laissant l’original au super maché, je serait considéré comme un sauveur de l’humanité, pas comme un dangeureux criminel risquant de tuer tout le commerce du jambon.

    effectivement, la nourriture est plus importante que la culture.. mais si on pouvait copier la nourriture, et la distribuer aux petit somaliens, est ce que lactal*s ne ferai pas passer des loi pour proteger tout ces pauvres paysans (qu’ils exploitent sans vergogne actuellement) ??

    de mon coté, je ne pense pas etre de mauvaise foi, je telecharge parce que c’est plus simple, je me prend pas la tete, j’ai pas a m’inquieter de si c’et en stock, j’ai un vrai choix de langue et de sous titre, et sa arrive meme que j’ai une meilleur qualité (par rapport ax MP3 de amaz*n.)
    mais quand je vois que de l’autre coté, on me propose en support physique « appetite for destruction » qui est sorti en 1987, 18 fois disque de platine (donc, sa va, bien rentabilisé) a 7€, et le meme, en mp3 a plus de 12€ ??? ou est la logique ? et comme, par conviction, je refuse de donner de l’argent a AXL Rose (bah oui, dans l’histoire, c’est slash qui me plais, pas AXL..), bin je le telecharge sans vergogne, et toute la discographie avec, gratuitement.
    avec les 2 opus « use your illusions », sa fait 20€ qui me servironts a bouffer, a la place, et sa ne tuera pas la creation, vu comment les disques on ete rentable.

  80. Bonjour M. Connard,

    J’aime beaucoup ce que vous faites, les sujets que vous abordez et la facon dont vous le faites (meme si je suis pas toujours d’accord). Mais comme je suis bon public (ou faible, au choix), ca me donne toujours a réfléchir.

    Mais voila, j’ai trouvé un autre article bien fait, bien écrit et bien défendu sur le meme theme, mais avec la position opposée. Du coup je sais plus quoi penser. Alors j’aimerais bien votre avis (ou du moins je pense qu’y jeter un coup d’oeil pourrait vous intéresser). Par contre c’est en anglais.

    http://torrentfreak.com/nobody-asked-for-a-refrigerator-fee-110821/

    HoBBeS

  81. un commentaire bien tardif, dsl mais je viens juste de découvrir cet exxxxceeeelllleent blog…Il ne faut pas dire « Pascal Nègre est un con », mais  » pascal homme de couleur est un con »

  82. Je viens de découvrir votre blog, cher ami, et j’en suis baba ! Vous êtes un génie, vous savez faire rire et réfléchir, non, sans blague, c’est trop d’la balle de sa mère qui déchire trop chanmé sa race de ouf !

    Je vous encourage donc à continuer dans cette voie, vous avez un talent certains pour la chose !

    PS : il est où, ce petit pouce vers à la con comme sur Youtube, avatar déterminant l’humeur positive que m’inspire la lecture de vos travaux ? Z’êtes un fieffé réactionnaire, réfutant les progrès exceptionnels de la science webistique, c’est ça ? Manant, voyou, filou, caravane (ouais, rien à voir !)
    PPS : oubliez le point précédent, et concentrez vous sur mes encouragements et mes remerciements pour vos billets !

  83. A mon tour de répondre, étant un pirate qui en avait marre qu’on prenne son sphincter postérieur (d’après Wiki, il y en a plusieurs. Pour cette source, je vais de suite me flageller…) pour un garage:

    Je vais commencer par la musique: 20€ pour un album qui, 6 mois plus tard fera parti des offres FNAC 4 pour 2€. Et ces opérations permettent de continuer à gagner beaucoup de pognon. Un peu comme la mode décrite dans l’article sur les blogs mode, il faut absolument acheter aujourd’hui quelque chose qui coutera 5fois moins cher demain.

    Les jeux videos: on atteint le sommet du contournement des téléchargements en vidant une quelconque histoire de son contenu pour encourager à se connecter sur internet pour vérifier que l’on a bien payé…( je tiens à préciser qu’il est encore possible de jouer gratuitement sur internet mais passons…) Au final, on atteint la pire situation en terme de création.
    Quoique, Bieber vient de me rappeler qu’il avait pris la place de Tokio Hotel… Et les Tecktoniks sont-ils la pour en parler ?

    Les films: Pourquoi lors des opérations du typer Printemps du cinéma ou autre, les places sont moins chère et que pourtant, personne ne perd d’argent ? Un peu comme les solde chez H&M, moins cher mais toujours dindon.

    Il est vrai que l’hypocrisie est quelque chose qui me fait doucement rire.
    L’argument pour les séries étant déjà exposé, je ne vais pas revenir sur cette partie.

    Encore un article écrit avec une perception rare de la situation, ce qui, je pense, est un des rares articles pointant le débat à sa juste valeur.

    Merci d’avoir enrichi le débar.

  84. on ne dit pas « pascal negre est un con », mais « pascal homme de couleur est un con »

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