Votre abstention s’il-vous-plait.

Il pleut.

Une de ces pluies froides d’hiver qui glace jusqu’au travers des vêtements, chutant en une titanesque constellation de gouttes molles depuis un ciel d’un gris invariable ; de l’aube au crépuscule, jamais le soleil n’est paru. Le temps s’écoule différemment lorsque qu’il n’y a aucun disque lumineux pour parcourir l’azur ; il semble comme suspendu, patientant jusqu’à la délivrance du crépuscule, promesse d’un lendemain que chacun espère meilleur.

Sous le porche d’un magasin proposant divers produits supposés eux aussi suspendre le temps cette fois sur le derme de la gent féminine,vous regardez votre montre pour la dixième fois en deux minutes. Oui, vos amis sont en retard, comme toujours. Lorsqu’ils donnent un rendez-vous, on pourrait légitimement supposer qu’ils ont choisi une heure qui leur convenait, mais il n’en est rien. Un signe de ponctualité chez eux serait une trahison de tout ce qu’ils sont depuis bien des années. Leur manque de respect pour Chronos et son domaine mériterait presque de figurer sur leur passeport à la rubrique « signes distinctifs« , mais l’administration  – elle aussi très douée en matière de gestion du temps – s’y refuse obstinément depuis des années, malgré vos courriers répétés.

Fiche 1 : en arrivant à l'heure, par exemple

Et puis, finalement, au travers du rideau aqueux, vous les avez aperçus se dirigeant à grands pas vers vous, regroupés sous quelques parapluies peinant à conserver leur forme sous le vent. Quelques saluts, une bise ici, une virile poignée de main là… les formalités peuvent commencer : ça va ? Oui et toi ? Bin oui, oui. Quoi de neuf ? Rien et toi ? Rien. Ha (en effet, il semblerait qu’il n’arrive rien aux gens. Jamais. Mais ils aiment quand même le demander, des fois que.). Et sinon, on mange où ?

Les avis s’échangent, certains veulent ceci, d’autres cela, d’autres votent contre telle ou telle idée parce qu’ils en ont mangé cette semaine… et puis il y a ceux qui font les flans, qui n’ont pas d’avis ; on a beau leur demander « Non, non, choisissez » répondent ils en agitant la main d’un vigoureux signe de désistement. Et les autres choisissent, innocemment ; une fois leur choix arrêté et le restaurant choisi, celui qui avait laissé les autres décider de la destination attend d’être assis et d’avoir commandé pour se plaindre : c’est pas super ici. Et puis le service et pas top. Puis la déco, j’aime pas trop trop. En plus j’étais venu une fois, et la se…

J’étais là. Je me suis levé, j’ai pris ma chaise et je lui ai abattu sur la gueule. Une fois. Deux fois. Trois fois. Je ne compte plus les coups répétés avec ce fabuleux assemblage de menuiserie qui me permet de transformer la tête de l’importun en une sorte de pulpe mêlée d’os fragmentés dont plus aucun son ne sort, si ce n’est celui que produit la rencontre entre le bois de pin de mon siège et la sorte de masse glaireuse qui se dresse là où était autrefois son visage.

Une fois cela fait, je me rassois sur mon écarlate assise avec la satisfaction du devoir accompli et fait remarquer que tout de même, il est vrai que le service est relativement lent ici.

Attention à bien choisir votre chaise : ici, les pieds sont trop fins pour une bonne prise en main.

Oui, en toute circonstance, les abstentionnistes me font chier.

Non pas rapport à une quelconque leçon sur qui s’est battu pour quoi, ou quelle importance a ceci ou cela : je n’ai pas une tête à enseigner l’Histoire ou l’éducation civique de toute manière.

C’est juste que, comme le savent les lecteurs de ce blog, j’aime ce qui est cohérent est ordonné d’où mon goût pour le IIIe Reich. Aussi, lorsque l’on demande à quelqu’un de s’exprimer et qu’il refuse de le faire et préfère laisser les autres choisir, il ne faut pas derrière qu’il se plaigne des décisions d’autrui. Comme le disait Pline le Jeune en constatant une forte abstention sur le forum un jour de Jeux « Qui ne se prononce pas ferme sa gueule« .

Alors évidemment, c’est ici que certains me diront « Ha oui ? Et si aucun choix ne me convient, hein, dis, gros malin ?« . Je leur répondrai que je n’aime pas trop qu’on me tutoie comme ça, au pied levé, et qu’accessoirement, dans ce cas il faut le dire. C’est pour ça qu’on a inventé le vote blanc. Certes, il n’est pas comptabilisé (ce serait bien qu’il le soit, mais c’est un autre débat qui avait déjà eu lieu il y a quelques temps dans les commentaires, et qui reprendra sûrement dans ceux de cet article), mais il est tout de même plus utile sur deux points :

  • Vous vous êtes exprimés pour dire qu’il n’y avait que des choix de merde. Vous pourrez donc par la suite librement dire « Vous avez choisi de la merde » sans risquer de vous prendre quelque objet contondant sur l’arête nasale.
  • Vous pouvez mettre ce que vous voulez dans l’enveloppe : un petit mot gentil, la couverture d’un livre des frères Bogdanoff, un doigt de la femme du dépouilleur (il faut alors bien calculer son coup)… en plus, ça vous fera quelque chose à raconter quand on vous dira « Quoi de neuf« , la prochaine fois. Attention cependant à ne pas glisser de cartes Pokémons, la carte Rondoudou (numéro 39) peut ainsi être considérée comme une voix pour certains candidats dans quelques cas.

Je sais qu'il est tentant, mais prudence.

Pour rappel, voter ne prend qu’entre 5 et 10 minutes, soit approximativement :

  • une vidéo pas drôle sur youtube
  • une douche
  • un gros caca
  • un passage à la machine à café
  • la préparation complète d’un pain d’épice perdu
  • l’écriture d’un scenario (source : Luc Besson)
  • la lecture de cet article

Bref, puisqu’il n’est pas ici question des personnes qui comptent aller voter (pour ou contre quelqu’un, c’est vous qui voyez), je résume : si vous avez envie de vous plaindre, soyez un peu cohérent : plaignez vous aussi quand on vous le demande.

Pour ma part, c’est une photo dédicacée de Jean Roucas que je glisserai dans l’enveloppe. Autant vous dire que j’assisterai au dépouillement.

Bon week-end les enfants.

129 réponses à “Votre abstention s’il-vous-plait.

  1. La tentation peut aussi frapper de mettre un étron dans l’enveloppe, mais nombre de candidats pourraient à juste titre considérer qu’il s’agit d’une voix pour eux.

    Typhon

  2. Je vous conseille fortement la chanson « l’isoloir » de Patrick Font (malheureusement plus disponible en ligne (j’en profite pour remercier chaleureusement le webmaster du site de Patrick Font, j’ai acheté son dernier cd, il a mis 2 mois à le poster, mais il m’a en cadeau donné l’intégrale de Font et Val, et surtout de Patrick Font (bien meilleur en solo je trouve), donc si vous l’aimez, ça vaut largement le coup)))

    Pourquoi, à la place de Luc Besson, j’ai lu Éric Besson ?

    Question, si on ne peut pas voter pour une raison légitime (hospitalisation, prise d’otage, oubli de donner une procuration quand on se trouve sur un autre continent) on a quand même le droit de se plaindre, ou dois-je commencer à porter un casque lundi ?

    • Le casque. Qui n’échappe pas à une prise d’otage pour aller voter ferme sa gueule (ou se fait exécuter en silence), nom d’une pipe.

  3. Moi personnellement en tant que chevalier d’or pour punir les abstentionnistes qui se plaignent, je leur envoi la cruchotte d’Athéna, vivre avec eux pendant une journée, et je peux vous dire que ce n’est pas un cadeau.

    Enfin, une de mes nombresuses connaissances, m’a suggéré de mettre des photos de bisounours (au lieu des pokemons) dans les enveloppes. La rumeur dit d’autre part, qu’une liste exclusivement composé de bisounours, aurait essayer de se présenter, dans de nombreuses régions!!! Alors ce serait leur rendre un hommage que de mettre une photo de ces mignons oursons!

  4. En même temps, le gros caca, c’est pas négligeable. Si c’est pour choper une constipation chronique en se retenant inconsidérément pour aller voter, le prix du devoir civique accompli est un lourd tribut.
    Quand bien même il serait compensé par l’effet laxatif de certaines troches d’élus sur les affiches…

    • D’où l’interêt de l’isoloir : on ne vous y verra pas chier et il y a largement de quoi s’essuyer (qui n’a jamais rêvé de se faire embrasser le sillon inter fessier par quelqu’un qu’il deteste? ou qu’il apprécie s’il est ouvert à certaines pratiques)

  5. Tenir ou s’abstenir?
    Ce qui manque pour aller voter, c’est la motivation. Et c’est amusant de voir à quel point l’UMP est sensible à ce problème.
    Par contre le PS (qui est soi-disant devenu la première force politique en France, ah ah), les Verts (qui redeviennent crédibles) et le FN (qui reprend du poids et remercie chaleureusement Hortefeux, Besson et le débat sur l’imm… l’identité national) sont absolument ravis.

    L’abstentionnisme est devenu un facteur important dans un élection, c’est regrettable, et comme beaucoup j’aurais aimé que le vote blanc soit pris en compte. Mais aucun politique n’oserait prendre le risque d’être désavoué de cette manière (si un vote blanc devenait majoritaire, ça n’arrangerait pas leurs petites affaires).

    Et la métaphore avec la chaise est bien vue. Râler après n’avoir rien fait alors qu’on avait le moyen de s’exprimer, cela mérite en effet un bon « tiens, manges la celle-là!!! »
    Merci pour cette nouvelle « parabole », Camarade Connard!!!

    • Bonsoir cher internaute, mais aussi aux autres, ceci étant lisible par tous ! (j’espère qu’il y traîne également de jolies demoiselles, sait-on jamais).

      Bref, le vote blanc est bien compté et le résultat disponible, tout simplement sur le site du gouvernement pour les abstentions, exemple pour les régionales : http://elections.interieur.gouv.fr/073/073.html

      J’aurais donc tendance à dire que, comme pour beaucoup de choses, les données sont là ; c’est juste que les médias ne les reprennent pas, donc c’est comme si ça n’existait pas !

      Remarque : on ne distingue pas, il est vrai, les blancs des nuls, c’est-à-dire celui qui n’a rien mis, de celui qui a mis deux bulletins en même temps (ou autre plaisanterie, vu les commentaires précédents, y’a du choix !). Mais c’est déjà ça.

  6. Salut !

    Tout à fait d’accord sur la régle du « Qui ne se prononce pas ferme sa gueulle ». Pour ma part c’est par procuration que je rempli un devoir de citoyen, même si la dernière fois c’est une photo de mon cul que le dépouilleur a trouvé dans mon enveloppe.

    Il vaut mieux une enveloppe pleine de pas grand chose qu’une signature manquante sur un registre !!!

    • Bonne idée le cul, déjà testé, dommage qu’on ne puisse voir la tête de la pauvre septuagénaire qui découvre le bulletin, ça serait selon moi, une bonne raison d’aller voter

      • Tu te fais une fausse idée des dames septuagénaires.
        Généralement, elles en ont vu d’autres.
        D’ailleurs, plus on avance dans le temps, plus il devient probable qu’elles en aient vu plus que toi.

  7. Tout à fait d’accord, quand on voit les gens qui vont se plaindre des problèmes de transports et qui sont pas foutus de faire 200 mètres pour aller voter, ça donne une bonne envie de meurtre, il faudrait d’ailleurs proposer une loi permettant d’arracher la tête aux gens (ou toute autre partie selon l’envie) qui viennent se plaindre quand ils n’ont rien fait pour empècher que ça se passe mal pour eux (quand on vous dit que ça rend dingue)

  8. le vote blanc ne sert à rien. et s’il y a autre chose qu’un papier blanc dans l’enveloppe, c’est plus un vote blanc, c’est un vote nul.
    je ne suis pas inscrite sur les listes électorales et je me plains TOUJOURS car ce n’est pas un autre politique ou d’autres politiques que je veux mais un autre système. pour reprendre ton image, moi je serais plutôt celle qui veut pas aller au resto mais qu’on pousse à y aller, parce que « QUAND ON A LA CHANCE DE POUVOIR ALLER AU RESTO ET BAH ON Y VA ! parce que les gens ils se sont battus pour que tu puisses aller au resto hein ! »

    Je vais quand même pas voter alors que je suis contre le système de vote justement ! et là, on va encore me dire « bah alors, tu proposes quoi grosse maligne?!  » (oui, moi aussi j’y ai le droit). Bah moi je propose rien. J’ai pas les compétences, j’ai pas le talent, j’ai pas j’sais pas quoi, j’ai pas de solutions miracles surtout (mais ça me rassure de voir que la démocratie non plus, elle en a pas). Je suis rien qu’un être humain sur cette planète et ce que je sais, c’est que je veux pas choisir mon roi. Je trouve que c’est de la poudre aux yeux, que c’est toujours aussi féodal qu’avant.
    Mais oui je sais, j’ai qu’à regarder ce qui se passe dans le monde pour comprendre ma chance… bah oui, oui, je la connais ma chance. Mais j’ai d’autres aspirations.
    Et pour finir, le droit de vote, comme son nom l’indique, c’est un droit, pas un devoir. Alors, le droit de chacun, c’est également de ne pas participer. C’est peut-être contestable de se plaindre ensuite, mais c’est ainsi.
    De toute façon, comme on l’a dit dans la conversation qu’on a pu avoir y a quelques temps, quoi qu’on fasse, on est toujours coupables, on est toujours incriminés, on n’a jamais raison, on peut toujours causer, on est toujours *aisé, donc, je m’en fais pas pluS que ça…

    La dernière fois que j’ai voté, c’était en 2002, quand il a fallu choisir entre impossible et scandaleux. J’ai pris le bulletin « impossible », j’ai rayé la mention inutile, et j’ai glissé le bulletin dans l’urne. Ca s’appelle un vote nul, ça n’a servi à rien, ça m’a écœurée. Et surtout, ça n’est pas moi.

    • ah sinon, y a quelques mois, j’avais lu un article sur les différents systèmes de vote à travers le monde et d’après le journal en question, le système de vote alternatif, utilisé par exemple en Australie, était le plus représentatif des souhaits de la population.

      C’est un peu compliqué mais je trouve ça intéressant. Voici un lien :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_alternatif

      :)

      • J’irai lire ça. Pour le vote blanc/vote nul, disons que tant qu’il y a du plaisir et un émargement, ça me va.

        Voyez ça comme un loisir ?

      • C’est un peu facile d’etre contre le systeme, sans proposer quoi que se soit pour le remplacer et en plus de benificier des avantages inherent a ce meme systeme pour lequel on est pas d’accord (i.e. la secu, le chomage etc.)

        Ca merite bien une chaise dans la gueule aussi a mon avis …

      • Je crois que la critique portait sur le système de vote, et non pas le système au sens de la société. Et il me semble qu’Alexandra propose justement une idée avec le vote alternatif.

      • Le vote alternatif est un système trop complexe, et plus con que plex.

        L’exemple donné est d’ailleurs tout à fait patent. N’importe quel abruti muni d’une carte peut constater que c’est la ville B qui dessert le plus efficacement les trois autres (à supposer que le tracé routier reflète les distances à vol d’oiseau, mais c’est complètement hors-sujet).

        L’intérêt du scrutin uninominal à deux tours dont la cinquième république utilise toute sorte de variations, c’est que c’est très simple à comprendre et à mettre en oeuvre, ce qui garantit le bon fonctionnement des institutions.

        Plus un système est complexe, plus il a de chance d’entrer dans des états bizarres, imprévisibles, incompréhensibles, et d’échapper totalement à tout contrôle.

        C’est vrai littéralement PARTOUT.

        C’est pourquoi, gardons la simplicité pour nous, et gardons nous des innovations à la graisse d’oie comme la proportionnelle, le vote alternaïf, le référendum rhombique, j’en passe et des plus acadabrantesques.

        J’ai dit.

        Typhon

      • Je suis littéralement sidéré par une telle intelligence et profondeur du propos. Pour le reste, je ne me donnerai pas la peine d’enrichir ton vocabulaire scatologique en te répondant comme tu le mérites, Phil.

        Typhon

      • « Bah moi je propose rien. J’ai pas les compétences, j’ai pas le talent, j’ai pas j’sais pas quoi[…] »

        Bon, ben chut alors.

        Je ne pense pas que dans la conjecture actuelle, un autre système que le vote d’aujourd’hui soit efficace. Se plaindre du système de vote me paraît bidon, et surtout une excuse pour ne pas aller voter. Soit, le système de vote ne te plaît pas. Et pourquoi ?
        Un pays/région/département/ville sans représentant, dans le monde actuel, s’étiole. Il faut des présidents/députés/maire, et une force d’opposition.

        Quoiqu’on en dise, ce n’est pas « féodal ». C’est un peu facile et se voiler la face que de dire « Je n’aime pas, mais je ne sais pas comment faire d’autre ». Ça n’existe pas, même sans compétences on sait ce qu’on préfèrerait si on sait pourquoi on n’aime pas.

        Et c’est facile de crier « A moi la garde » dès qu’on oppose un raisonnement contre le tien (21 mars 2010 at 16:39).

        Dixit.

      • T’as regarder la vidéo au moins?

        Oui? Alors tu as là un début d’idée de ce que je souhaiterais voir appliquer à toute organisation.

        Non? Mais moi je ne te dirai pas de la fermer.

        Encore une fois, vous me faîtes vomir.

        L’autre jour j’ai pris sur moi, j’ai pris du recul pour revenir discuter mais c’est vain.

        Vos êtes méprisants et insultants… et vous devez avoir l’impression que ça vous raison.

        Bye OC. Cette fois ci, it’s over. J’ai bien ri en te lisant, mais là, je ne ris plus du tout.

      • Je parie que miss Ouin-ouin sera revenue d’ici bientôt, je n’ai jamais vu personne sur internet fermer sa gueule quand on lui disait.

        Sinon, bon débarras.

        Typhon

      • Sinon, il existe la possibilité de ne pas lire les commentaires.

        A part ceux de mon blog (le seul site internet qui m’intéresse vraiment), je ne les lis pas ailleurs (ou alors dans 1,5% des cas).

      • « Sinon, il existe la possibilité de ne pas lire les commentaires. »

        Mon dieu, comme vous y allez.

        Bientôt, vous allez aussi suggérer qu’il existe un monde au delà du clavier, hors d’internet, c’est ça ? Que le mythique « monde extérieur » des anciens, où rayonnent le Soleil et tombe la Pluie existe pour de vrai ?

        Ben voyons…

        Typhon

      • « Mon dieu, des gens ne sont pas du même avis que moi et me le font savoir. Vite, fuyons telle une enfant capricieuse, en prétextant que personne ne me comprend et que puisque c’est comme ça je m’en vais. »

        Bon vent.
        Sinon, ça va ?

      • Mais décidément, ce cher Typhon est partout !

        Je cite : « je n’ai jamais vu personne sur internet fermer sa gueule quand on lui disait. »

        Charité bien ordonnée…

      • Des réflexions innovantes sont néanmoins le bienvenu.

        C’est dommage, Alexandra, vous introduisez un débat (légitime au demeurant) et vous le fuyez à la première contradiction.

  9. Très bonne idée la photo de J. Roucas dans l’enveloppe, j’y réfléchirais.

    Et comme disait Philippe DESTOUCHES, « La critique est aisée mais l’art est difficile ».

  10. Mais avec tous ces textes et tous ces commentaires, que voulez-vous qu’on ajoute? Vous m’ôtez les mots de la bouche (attention à ne pas fouiller trop loin, mes amygdales en pâtiraient…)

    Longue vie donc aux coups de chaises (quoique je préfère les poings, le contact direct est plus plaisant) sur les abstentionnistes en tous genres insatisfaits de la vie ne sachant que râler. Ce n’est sûrement pas de cette manière qu’on fait avancer les choses. Et dans la vie, il faut se mouiller un peu, prendre des risques: qui ne tente rien n’a rien.
    J’espère également qu’un jour, on arrêtera d’assimiler le vote blanc/nul (ce qui pour moi est pareil, quoiqu’avec le deuxième, il y a plus matière à rire en découvrant le « bulletin » ou autre) à l’abstention, puisque ce sont deux choses bien différentes. Mais je m’arrête, je ne vais que paraphraser ce qui a déjà été dit…
    Enfin, n’oublions pas ceci: on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.

  11. Très bon article…
    Le message est concis et passe très très clairement!!
    En revanche le choix de la chaise meparait un peu « vintage » et démodé. Personnellement, je lui aurais plutot lancé mon assiette dans la gueule.Enfin ce n’est qu’un question de gout…

      • Un assiette brisée peut aussi resservir, quand il s’agit de « terminer le boulot »

  12. ah oui, et un autre système ne veut pas dire un système sans ou avec moins d’avantages.
    Mais foutez moi donc une chaise dans la gueule.

    Et, à priori, en Australie, ça marche plutôt pas mal.

    • La page concernant le vote alternatif, très intéressante au demeurant, dont vous avez proposé le lien un peu plus haut, indique toutefois que « Souvent d’ailleurs, [l’électeur] préfère obéir aux consignes de classement du parti de son choix. »

      Et puis, il compliquerait beaucoup le vote : pourquoi, si on choisit un tel système, ne pas proposer un « degré » de vote, en pondérant chaque rang du classement, en attribuant une volonté de vote non pas simplement décroissante, mais irrégulièrement décroissante ? Cela pourrait encore affiner la volonté des électeurs…

      Enfin, il faudrait s’aider de simulations pour affirmer cela, mais je conjecture qu’à moins d’un vote très serré, le résultat serait le même…

  13. Il est de mon point de vue préférable de ne pas voter en sachant pourquoi que de voter par mimétisme.
    J’aime a penser qu’il y a une pensée politique forte chez les personnes qui ne vont pas voter ( et peut être même une pensée politique plus forte que chez les personnes qui vont voter généralement plus par automatisme qu’autre chose.)

    • Il est de mon point de vue préférable d’utiliser des tournures simples plutôt que de torturer la grammaire en tentant d’en utiliser des complexes.

      Le fait est qu’en démocratie, ce n’est pas la pensée qui compte. D’une manière générale, la pensée stérile qui ne se traduit pas par une action peut être comptée pour nulle et non avenue pour tout ce qui concerne la politique. C’est pourquoi il importe peu que vous aimiez à penser ceci ou cela, si ça n’a pas de conséquence politique, c’est équivalent à ne rien penser du tout, avec peut-être un peu plus de masturbation mentale.

      Il est évident qu’en démocratie, la plupart des gens votent à mauvais escient, car la plupart des gens sont de parfaits crétins.

      Néanmoins, ne pas voter donne plus de poids aux voix des crétins qui votent, donc ceux qui s’abstiennent de voter devraient aussi s’abstenir d’être condescendants envers ceux qui votent, parce que ceux qui votent, ce sont ceux à qui les abstentionniste ont abandonné le pouvoir.

      Typhon

    • J’ai hélas le sentiment que :

      – il existe une ultra-minorité qui ne vote pas par conviction (ex : anarchistes en goguette).
      – une partie des non-votants se trouve bien contente de trouver des prétextes pour ne pas voter (« tous les choix sont nuls ! »), ça permet de ne pas se bouger ou d’aller en week end à la montagne en se la jouant rebelle désinvolte
      – l’essentiel n’en a rien à branler

      Mais je peux me tromper.

      • Il y a aussi les étudiants en médecine qui ne savaient pas qu’il y avait des élections (véridique)

  14. Bonsoir,

    Chouette article que je modèrerai par l’envergure du scrutin: «Qui ne se prononce pas [aux régionales] ferme sa gueule [en matière de politique régionale]». C’est d’ailleurs également vrai pour celui qui est, depuis ses 18 ans, inscrit sur les listes du domicile de ses parents, et pas sur les listes de son domicile (et il y en a quelques-uns, étudiants ou jeunes actifs notamment).

    Ajoutons aussi que certaines communes de France sont équipées de machine dites « à vos thés » (je n’ai jamais compris pourquoi) qui ont pour but de limiter la créativité des suffrages non exprimés. Comme toujours le véritable artiste dérange le pouvoir en place…

    Cordialement,
    Etienne

    • Ici, nous ne sommes pas aux États-Unis d’Amérique, où, pour autant que je sache, il existe effectivement une dichotomie entre d’un coté le gouvernement local, et de l’autre le gouvernement fédéral.

      Toutefois, les États-Unis sont les États-Unis, c’est à dire une fédération qui occupe la moitié d’un continent, et la France, c’est la France, c’est à dire un petit pays centralisé, et qui serait bien inspiré de le rester, mais ça n’est que mon opinion.

      Toujours est-il que cette histoire de scrutin national = conséquences nationales et scrutin régional = conséquences régionales ne tient pas, ne serait-ce que parce qu’il n’existe pas véritablement d’échelon politique local en dehors de l’outre-mer, et que toutes les figures politiques « locales » ont un impact national.

      Typhon

      • Bonjour,

        Il est bien possible que toutes les têtes de listes locales jouent aussi au plan national, mais le fait qu’un routier conduise pour son travail un camion au diesel ne lui impose pas de conduire pour ses déplacement personnels une voiture diesel. ou pour le dire autrement supporter l’équipe de France de football n’implique en rien de supporter tous les joueurs qui la composent chacun dans son club respectif. La région ayant des compétences définies, en matière d’aménagement du territoire notamment, le choix d’un vote lors d’un scrutin régional devrait se faire sur les programmes respectifs des listes en présence pour la région. Le plus caricatural dans ce domaine est le programme du front national: eut-il emporté tous les sièges qu’il n’eut pas eut pour autant les moyens de mettre en œuvre la sortie de l’Europe qui lui est si chère…

        Cordialement,
        Etienne

      • « un petit pays centralisé, et qui serait bien inspiré de le rester » [sic]. Un colbertiste, un vrai! Dans mes bras, camarade Typhon.
        Cette décentralisation de merde (le principe de « libre administration des collectivités territoriales » est inscrit dans la Constitution), qui recrée tous les roitelets locaux que Richelieu, ses successeurs et la République ont mis si longtemps à éradiquer est une plaie. La déconcentration des budgets et de leur exécution eût bien suffi.

  15. Avant tout, je souhaite vous présenter mes excuses pour m’être emportée plus haut.

    Bon, ça, c’est fait.

    Je sais pas si je l’ai déjà racontée dans nos précédentes conversations mais j’ai une « petite » anecdote, un parmi tant d’autres qui me dégoûtent de la Politique : je travaille dans une ville qui est un fief du PS, une ville où l’avant dernier maire l’est resté de :
    1935 à 1941 puis de 1944 à 1945 et enfin, de 1947 à 1995. Oui, ça fait bien 55 ans tout ça. Et vous remarquerez qu’il n’a plus été maire pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le choix des habitants de la dite ville mais parce que le monsieur a rencontré quelques menus obstacles : la guerre et la mort.
    Ca, pour moi, ça s’appelle un règne mais peut-être que j’me trompe…
    Depuis la mort du dit maire, un autre maire PS (forcément), que j’appellerai Monsieur F., l’a remplacé mais il est parti peu de temps après pour cause qu’on cumule pas les mandats s’il vous plait, merci. Alors il a mis un pantin à sa place, Monsieur M. (je dis « pantin » mais quand même, j’aime plutôt bien le personnage, mais bref…) et depuis, Monsieur F. est juste adjoint aux finances (ben voyons). Mais le plus drôle dans l’affaire, c’est qu’aux dernières élections municipales, d’après vous, combien y avait il de listes représentées?

    Une :)

    On vit dans un pays où c’est possible.

    A l’époque des dernières municipales, je vivais encore dans cette commune et, non, je n’ai pas voté. Oui, je sais, c’est mal de pas aller voter pour l’unique liste en place. Flagellez-moi svp!

    Ah oui et puis, aussi, quand on est habitants de cette commune (mais ça marche aussi ailleurs) et qu’on a une réclamation à faire, ou qu’on cherche un taf, ou un logement, mieux vaut être inscrit sur les listes électorales et mieux vaut être un électeur chevronné.

    Autre anecdote : jusqu’il y a deux ans, les « chargés de clientèle » (quelques années avant, leur titre c’était « Enquêteurs », c’était plus franc) de la société HLM de la commune étaient TOUS (soit une huitaine) de gendarmes retraités (oui, dans l’armée, on prend sa retraite très tôt et continuer à bosser dans le civil).
    Ce système a été mis en place par le maire mort cité plus haut afin de « trier » les entrants dans la commune.

    Ces anciens gendarmes c’était pas des méchants, y avait même mon papa parmi eux. D’autres auraient pu faire le travail (et le font d’ailleurs depuis), sauf qu’un gendarme a ses entrées un peu partout et n’a pas besoin de passer par la voie légale pour mener son enquête. Un gendarme à la retraite a toujours des potes un peu partout et suffit qu’il passe un coup de fil pour savoir ce qu’il veut. Et c’est exactement ce qui s’est passé pendant des années.

    Bon, je me doute que vous vous doutez qu’on se doute bien que oui, c’est comme ça, et y a encore du boulot et blablabla… mais qu’il faut voter quand même…

    he bé non… désolée…

    quoi? j’me répète? :D

    • je reviens un peu sur ce que j’ai dit. De 1945 à 1947, sur la dite commune, c’est une liste PC qui a été élue.

    • Si la commune fait moins de 3500 habitants, il est particulièrement con de ne pas voter, car les règles électorales qui s’y appliquent sont des plus libérales, de sorte que l’on peut voter pour un peu n’importe qui (wikipédia est ton ami).

      Typhon

      • il est particulièrement con de supposer que quelqu’un l’est avant même de savoir.
        la commune compte 26 000 habitants.
        la diplomatie n’est pas ton amie.

      • Pour préciser ma pensée, il est extrêmement facile de se présenter aux élections municipales dans une commune de moins de 2500 habitants, et relativement facile de se présenter aux élections municipales tout court, il suffit de se déclarer candidat et d’avoir autant de candidats sur sa liste qu’il y a de sièges de conseillers municipaux (trente-trois personnes pour une commune entre vingt et trente mille habitants).

        Typhon

      • Le droit de vote est devenu le devoir de vote. Et ceux qui le défendent font des abstentionnistes et des non-inscrits des parias.
        Je suis une conne, soit. Je suis une conne et je vous emmerde, moralisateurs à 2 balles…

        « Tu votes pas? Même pas blanc? Bah t’es un con. »

        Et je prie pas non plus, c’est mal aussi? J’irai en Enfer c’est ça? On a remplacé le pouvoir de l’Eglise par celui des urnes mais on fera toujours chier les hérétiques.

      • « Je suis une conne, soit. Je suis une conne et je vous emmerde, »

        Dans ces cas là, ferme ta gueule.

        Typhon

      • Quel langage les enfants, quel langage. Un peu de tenue que diable.

      • Tu vois OC, se vouvoyer, ça sert à rien. Le respect est ailleurs. L’irrespect aussi.
        Les joies du net… où n’importe qui peut insulter n’importe qui. Je suis une femme, cela va s’en dire qu’il n’y a derrière mes propos aucune désir de violence, mais ce serait avec plaisir que je te rencontrerais Typhon, afin que tu me dises de fermer ma gueule, les yeux dans les yeux.
        J’habite à Rouen et toi?

      • J’habite pas loin de Paris.

        Comment dire… Je ne suis pas un génie. Je pense avoir du bon sens en quantité raisonnable, et avoir un minimum argumenté mes objections contre l’abstention.

        Le fait que la SEULE critique consistante que tu en aie faite, c’est une critique de pure forme sur le ton que j’emploie, c’est la preuve, non pas que j’ai raison, mais que tu es incapable de trouver des arguments qui vont dans le sens inverse, c’est à dire en faveur de l’abstention.

        Comme je suis méga-sympa, je vais poser les termes du débat un peu plus clairement :

        En admettant que la démocratie est un système qui fonctionne, et qu’il n’existe pas de meilleure alternative à la démocratie, quelles sont les raisons de ne pas voter qui restent cohérentes quand on va jusqu’au bout de leur logique ?

        Le fait est que la voix d’un individu parmi des milliers ne vaut pas grand’chose, et on est séduit par le raisonnement fallacieux qui veut que voter ne permet pas de changer les choses. Toutefois, ne pas voter revient essentiellement à donner plus de poids à la majorité, de sorte que si on a un point de vue minoritaire, on est mathématiquement amené à voter contre son camp en s’abstenant, et que si on a un point de vue majoritaire, autant voter pour le camp majoritaire.
        Et si aucun des camps en présence ne convient, la solution n’est pas dans moins d’implication dans la vie politique, puisque cela revient à toujours plus de démission et d’abstention, donc à ce que les camps en présence soient toujours les mêmes, mais dans plus d’implication politique, seule à même de faire bouger les choses.

        Celà, je l’ai dit et répété, et je pense être resté suffisamment objectif. Ceci dit, nul n’est exempt de critiques.

        Toutefois, refuser de comprendre mes arguments, et m’opposer uniquement une critique qui porte non pas sur le fond de mon propos, mais sur un détail sans aucun rapport sur le ton de mes écrits, le tout pour finir par proclamer fièrement son refus de comprendre et sa connerie, c’est une chose que je ne peux que recevoir avec une hostilité et un mépris profond.

        « Même si je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis, je donnerai ma vie pour que tu aie le droit de le dire » mais si tu n’as rien à dire, j’irai à d’assez larges extrémités pour que tu la fermes.

        Et je suis prêt à défendre mes opinions, dont certaines sont beaucoup plus controversées que « il faut voter », en chair, en os, en personne, en direct et en exclusivité.

        Typhon

      • Bonsoir,
        je crois que l’argumentaire d’Alexandra est bâti sur la contestation des prémices qui pose la démocratie « à la française » comme moins mauvais système. Ce qui serait aussi une réfutation pertinente de ton raisonnement, Typhon, si elle était capable de proposer un système potentiellement encore moins mauvais. Sur le plan rhétorique en tout cas ça se tient. Dommage qu’elle n’ai pas daigné aller jusque là.

        Cordialement,
        Etienne

      • @Typhon

        Décidément !
        Mais tu vas finir par me faire défendre une abstentionniste, avec tes grandiloquentes saillies !

  16. Un jour que je discutais avec une amie/collègue qui bosse aux ressources humaines de la mairie en question, je me suis dit que j’écrirai un bouquin sur ce qui se passe dans cette ville.
    Rien qu’elle, ma copine, elle pourrait… Elle n’avoue rien de précis, juste elle dit « Y a tellement de choses qui passent par mon service, tellement d’injustices, et c’est mon travail de laisser passer toutes ces saloperies… »
    Y a des gens, dans les mairies, on dirait qu’ils ont la belle vie, hé bé non, ils dorment plus.

  17. Pfff, le droit de vote… quelle blague.

    Alors qu’autrefois, il suffisait d’une colombe pour indiquer gentiment la lignée à choisir pour régner pendant des plombes sur le royaume franc.

    Bravo la technologie.

    Moi je dis, redonnons le pouvoir à la colombe contre le pouvoir aux pigeons.

    • Avec les changements climatiques on les retrouvera plus au nord et on aura peut-être un ch’ti au pouvoir, voire même un anglais (j’espère qu’elles auront disparu avant tout de même)

  18. Bonsoir,

    J’aurais quelques critiques de forme à émettre (avec peut-être un peu de fond pour la fin si vous êtes sages et que je ne m’écroule pas sur mon clavier d’ici là).

    « […] m’opposer uniquement une critique qui porte non pas sur le fond de mon propos, mais sur un détail sans aucun rapport sur le ton de mes écrits […] »
    Pas de rapport, certes, mais c’est tout de même plus agréable de ne pas se voir asséner un ton discourtois, quand bien même le désaccord est à la base sur le fond. Ce n’est pas un détail à mes yeux. C’est un peu l’emballage du cadeau : cela ne changera pas la nature du cadeau s’il est mal fait, mais rajoute malgré tout un plus indéniable en cas de réussite (et sinon, dans la vraie vie, vous faites comme moi et vous employez du papier toilettes que vous recyclerez aussitôt après le dessert parce que vos capacités en origami ne dépassent pas l’avion de papier).

    « Mon dieu, des gens ne sont pas du même avis que moi et me le font savoir. Vite, fuyons telle une enfant capricieuse, en prétextant que personne ne me comprend et que puisque c’est comme ça je m’en vais. »
    Là aussi vous passez à côté du problème de forme, et non de fond. Ce n’est pas la toute première fois qu’un désaccord surgit parmi les commentateurs et que des avis différents se font jour. Pour autant personne n’était parti sous le prétexte fallacieux qu’il y avait justement des avis différents. Et d’ailleurs personne n’est parti pour ce prétexte là. D’un point de vue extérieur, la tournure qu’a pris la discussion pourrait être (très) grossièrement caricaturée sous forme de conversation entre les personnages 1 et 2 comme suit :
    « 1 : Tiens, j’ai une idée, et si (idée de 1) ?
    2 : Ah c’est marrant, moi je pensais que (idée de 2).
    1 : Ah ouais mais ton idée c’est du caca à l’hectolitre en fait, t’es débile de penser ça.
    2 : Euh, c’est-à-dire que je suis pas spécialement là pour me faire insulter, j’apprécie moyen…
    1 : Ca change rien, t’es tout caca.
    2 : Bon, ça me court léger sur le haricot, j’me casse…
    1 : Aha ! Tu fuis parce que je suis pas du même avis ! »
    J’implore votre clémence devant la simplicité de l’illustration, mon Jamy de poche™ est en panne et je dois faire avec les moyens du bord pour les démonstrations.

    « « Bah moi je propose rien. J’ai pas les compétences, j’ai pas le talent, j’ai pas j’sais pas quoi[…] »
    Bon, ben chut alors. »
    Donc, si quelque chose ne nous convient pas, il ne faut pas le dire tant qu’on n’a pas de solution au problème ?
    Je peux concevoir qu’on explique à une groupie qui ne sait que déclamer « La gauche/droite, say mal lulz » que son discours manque d’intérêt. Là en revanche, il y a malgré tout une volonté de débattre, avec des tentatives de propositions, aussi malhabiles qu’elles puissent vous paraître.
    Autre point, il y a aussi de simples mortels qui traînent leurs guêtres sur ce site, qui n’ont malheureusement pas ce qu’il faut pour élaborer un nouveau système de vote parmi les nombreux déjà existants. A défaut de faire une offre, ils expriment ce qu’ils peuvent : une demande. Ce qui, d’après ce que j’en retire des commentaires plus haut, est mieux que de ne rien dire.

    « Sinon, bon débarras. »
    Hélas non, pas bon le débarras. La diversité des points de vue reste essentielle. Dans des cas extrêmes de « débarras », on aboutit à la pensée unique (une pensée pour les gouverner tous, et dans les ténèbres les lier… Etonnant comme la phrase prend un sens intéressant en ne changeant qu’un seul mot ! Hum je m’égare…)

    « […]si tu n’as rien à dire, j’irai à d’assez larges extrémités pour que tu la fermes. »
    Chouette paradoxe, puisque c’est ce même droit d’expression que vous voulez refuser qui vous permet de dire à quelqu’un de la fermer.

    Partons un brin sur le fond maintenant.

    « En admettant que la démocratie est un système qui fonctionne […] »
    Juste parce que j’ai l’opportunité de placer une phrase intelligente (qui n’est donc pas de moi ^_^’ ) : « Tant que ça marche, alors ça fonctionne. » (si vous avez l’auteur, instruisez-moi, aidez-moi à briller en société).
    « […] et qu’il n’existe pas de meilleure alternative à la démocratie […] »
    Juste pour le plaisir de chipoter, tout dépend du but recherché : si c’est la réussite du groupe/pays qui prime, un régime autre que la démocratie est plus à même de convenir, la dictature et sa rigidité légendaire (©cialis ;P) par exemple. Mais nous sommes bien d’accord pour dire que c’est surtout l’individu qui prime de nos jours (pour ce qui est de donner son avis j’entends).
    Après, le système de vote tel qu’il est aujourd’hui ainsi que le système démocratique me paraissent être les « moins pires » de tous. Mais cela ne m’empêche pas de leur trouver des défauts qui à mon avis peuvent et doivent être corrigés (mais là c’est un autre sujet).

    « Si la commune fait moins de 3500 habitants, […] les règles électorales qui s’y appliquent sont des plus libérales, de sorte que l’on peut voter pour un peu n’importe qui. »
    Certes, mais aussi drôle que cela soit de voter pour le vétérinaire (profession prise au pif) habitant la commune qui n’a rien demandé, ça ne fait pas spécialement avancer le schmilblick, et je ne suis pas certain que cela suffise à motiver les abstentionnistes.

     » […] il est extrêmement facile de se présenter aux élections municipales dans une commune de moins de 2500 habitants, et relativement facile de se présenter aux élections municipales tout court, il suffit de se déclarer candidat et d’avoir autant de candidats sur sa liste qu’il y a de sièges de conseillers municipaux […] »
    Encore faut-il vouloir se présenter, mine de rien ce n’est pas une responsabilité mineure et nous n’avons pas tous les épaules pour ça (je parle surtout pour un mandat de maire, conseiller municipal me paraît plus abordable pour commencer).

    « Et si aucun des camps en présence ne convient, la solution n’est pas dans moins d’implication dans la vie politique, […] mais dans plus d’implication politique, seule à même de faire bouger les choses. »
    J’aimerais ne pas être un bisounours et avoir les cojones de le faire… Mais je ne supporte pas que qui que ce soit me déteste, ça me détruit.

    Ah et rien à voir, mais :
    « Il y a aussi les étudiants en médecine qui ne savaient pas qu’il y avait des élections (véridique) »
    P1/Externe power !

    Respectueusement,

    G.

    • Ah et j’oubliais : d’un strict point de vue mathématiques, le système de vote alternatif (ainsi que le Condorcet) m’avait bien fait rire de par le côté hasardeux qu’il comportaient. J’avais fini par me demander si un tel facteur aléatoire pourrait inciter à retourner aux urnes…

      « N’importe quel abruti muni d’une carte peut constater que c’est la ville B qui dessert le plus efficacement les trois autres […] »
      N’oubliez pas qu’on pose comme postulat dans cet exemple que les habitants de chaque ville veulent que l’hôpital soit le plus proche possible d’eux. Dans la vraie vie, c’est sûr que le bons sens impose la ville B. Mais ce n’est pas la vraie vie, et ce postulat permet de créer les listes de classement qui suivent de manière « cohérente » c’est-à-dire sans sortir des chiffres de nulle part.

      • Je ne suis pas d’accord avec tout, mais si c’est pour dire « ferme-la » à mon adolescent attardé préféré, je suis prêt à quelques concessions.

      • L’ado attardé est une exception à la règle au même titre que la groupie, vous pouvez donc continuer avec la pix sur la conscience ^^

    • « nous n’avons pas tous les épaules pour ça »

      Ça va, Maire d’une ville de 1000 habitants, c’est vraiment pas une si grosse responsabilité.

      Par contre, c’est vrai que ça prend du temps.
      Ça c’est une objection recevable et intelligente qu’on pouvait me faire quand je parlais de plus s’impliquer dans la vie politique en général.

      Moyennant quoi, personne ne l’a faite.

      Ton illustration avec les personnages 1 et 2 ne correspond pas à la réalité, ta démonstration tombe à plat.

      Ensuite, tu répond à deux personnes en même temps sans même prendre la peine de mettre la source de tes citations avant les citations, comme ceci

      Machin a dit :« J’aime les saucisses»

      Du coup il est pénible de déchiffrer ton message illisible. Recommence, mais cette fois, en faisant un usage intensif des balises <b> <i>

      « Chouette paradoxe, puisque c’est ce même droit d’expression que vous voulez refuser qui vous permet de dire à quelqu’un de la fermer. »

      Alors, espèce de personne à attention limitée, si tu n’avais pas tronqué le début de mon propos, tu aurais vu que c’était une défense de la liberté d’expression.

      Je cite le passage incriminé :
      Typhon a dit :
      « Même si je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis, je donnerai ma vie pour que tu aie le droit de le dire » mais si tu n’as rien à dire, j’irai à d’assez larges extrémités pour que tu la fermes.

      Le début du passage était entre guillemet, puisque c’est une citation de Voltaire, c’est peut-être ça qui t’as dérouté.

      Typhon

      • L’anomalie est peut-être qu’il existe ENCORE des communes de 1000 habitants. Il y en a même sans habitants, le maire en est nommé par le préfet dans une des communes voisines.
        Sous prétextes que c’étaient des paroisses sous l’ancien régime, quelle foutaise. Rien que la définition du département, qui date de plus de deux siècles…

      • Heu, il me semble que les villes sans habitants sont toutes des communes martyres de la guerre de 14-18 évacuées, jamais repeuplées, et décrétées « mortes pour la France », ce qui vaut sa tonne de cacahuètes symboliques.

        Typhon

      • Il y a aussi un ou deux villages de montagne déserts, dans mon souvenir, mais je puis me tromper.

        A noter que les « communes martyr » qui ont un tel traitement sont dans la Meuse ; les villages ayant eu la joie de goûter à la bataille de la Marne n’eurent pas le même traitement.

        Mais c’est un tout autre sujet.

      • Voltaire n’a jamais dit ça et ne l’aurait sûrement pas appliqué non plus d’ailleurs

    • L’utilisation de l’expression « Jamy de poche™ » rend tout de suite cette intervention formidable à mes yeux.

    • Navré pour le coup des balises, j’en découvre juste le concept, et je promets de m’amender en essayant de les maîtriser. Cela étant j’ai du mal à concevoir que cela nuise à la clarté du propos, j’ai bien pris la peine de faire un paragraphe par idée différente, que ces idées soient reprises de personnes différentes cela ne changeait rien pour moi. Mais bon. Je l’ai promis, je ferai l’effort de proposer une forme accessible à tous.

      Mon attention va très bien, je vous remercie de vous en inquiéter Typhon. Je ne me suis attaché qu’à l’aspect restrictif que vous posiez à la liberté d’expression pour montrer le paradoxe. Vous commencez par une citation qui montre l’importance de cette liberté, puis vous dites en substance « Mais pas pour toi ». Et là, j’ai du mal à voir/croire que vous la défendez totalement.

      L’exemple avec les personnages 1 et 2, aussi caricatural qu’il soit correspond bien à la réalité et à ce qu’il s’est passé dans la discussion.
      Ce genre de dérive peut être aisément retrouvée dans les cours de récré, ou encore dans certains débats à portée politique (il semble que le procédé soit familier d’un dénommé « pitbull »).

      Cordialement,

      • @ Gorozen :

        Laissez…

        De toute manière, dans son monde, il aura raison.

        Dans son monde, le mot « débat » se résume à « je n’y connais rien, mais je vais donner mon avis, d’ailleurs je pense que vous devriez tous le suivre ».

        On saupoudre le tout de quelques mots de plus de cinq syllabes, et on envoie !

        Il n’y connaît rien : la preuve en est faite, s’il en était besoin, par cette stupide équation relative aux responsabilités respectives des maires de Marseille et d’une ville de mille habitants.
        Tiens, croyez-vous par exemple que notre cher Typhon aurait pu nuancer son propos en rappelant que la mairie de Marseille emploie cinquante techniciens pour la seule maintenance de son parc informatique ?

        Eh bien non !
        Le Typhon, nez au vent, nous assène cordialement son habituel arrêt de principe, ciselé à l’emporte-pièce.

        Vous me direz : les jugements à l’emporte-pièce, c’est justement ce qui fait l’intérêt de ce blog.

        Certes.
        D’où le mien : avec Typhon, on fait une rime riche assez facilement.

      • Grocozen a dit : Navré pour le coup des balises, j’en découvre juste le concept, et je promets de m’amender en essayant de les maîtriser.

        Je vous le recommande, c’est très pratique.

        « Cela étant j’ai du mal à concevoir que cela nuise à la clarté du propos, j’ai bien pris la peine de faire un paragraphe par idée différente, que ces idées soient reprises de personnes différentes cela ne changeait rien pour moi.»

        Et bien, disons qu’en mélangeant des idées en provenance de sources différentes et en faisant comme s’il n’y avait pas de différence de source, vous avez créé une espèce de Frankenstein. Il est évident que si vous mélangez mes idées et celles du voisin, vous finirez par faire apparaître comme une grosse incohérence, parce que les idées du voisin ne sont pas les miennes, et que nous n’avons pas la même manière d’appréhender le débat.
        Ça additionné au fait qu’un message long contenant beaucoup de citation est pénible à lire sans mise en forme.

        Il n’y a pas de paradoxe, mais peut-être me suis-je mal exprimé.

        Ce que je veux dire, c’est qu’autant je suis tolérant d’opinions différentes des miennes, autant je n’aime pas qu’on parle pour ne rien dire, et ce d’autant plus que le procédé qui consiste à parler sans rien dire pour occuper le terrain est couramment utilisé par nos gouvernants avec la complicité des journalistes pour empêcher les débats de fond.

        Parce que quelqu’un qui participe à une discussion sans rien dire, c’est comme quelqu’un qui fait du bruit. Non seulement ça n’apporte rien à la discussion, mais en plus, ça la rend plus difficile.

        Tenez, prenons un exemple : nous sommes en train de débattre entre gens de plus ou moins bonne compagnie, et j’essaie de clarifier mon point de vue par rapport à ce que je disais plus haut afin d’être sûr de ne pas être mal compris.

        Tout va bien.

        Oui mais voilà : il y a ce gros con de Phil qui enfile ses attaques ad hominem, ses idioties, déforme mes propos, voire ment carrément, et je ne peux évidemment pas faire comme si de rien n’était.

        Mensonge de Phil le cafard coprophage : « Il [Typhon] n’y connaît rien : la preuve en est faite, s’il en était besoin, par cette stupide équation relative aux responsabilités respectives des maires de Marseille et d’une ville de mille habitants. »

        Jamais je n’ai fait de comparaison de ce genre à aucun moment dans la discussion, et c’est facile de le vérifier, il suffit de savoir lire le français.

        Est-ce que Phil défend un point de vue ou une opinion dans ce débat ?

        Pas vraiment. La seule chose qu’il dit, c’est que je suis un con.

        Il n’a pas d’opinion. Il n’essaie pas de montrer que l’abstention c’est bien, ou mal, ou que je devrais reconsidérer mon point de vue à cause de tels et tels éléments.

        Ça c’est parler pour ne rien dire, ça c’est du bruit, et autant je me battrais pour que quelqu’un qui défend l’abstention puisse défendre son point de vue face au mien, autant, les gens comme Phil qui n’ont pas d’opinion et le beuglent, si j’étais en position de leur couper l’accès à internet pour toujours, je n’hésiterais pas, j’aime les solutions extrêmes.

        Alors pauvre con, Scato Phil,
        Crachez encore un peu de bile
        Roquet ignorant, nain bouffon
        Votre bave n’atteint pas Typhon !

        Typhon

      • Certes. Vous n’avez jamais fait la moindre référence à quoi que ce soit de précis, je vous l’accorde.

        Vous vous contentez de prétendre que la responsabilité d’un maire de petite ville n’est pas la même que celle d’un édile campagnard. J’ai pris la première grande ville qui m’est passé par l’esprit, je le confesse, pour signaler par une image simple la vacuité de vos propos.

        Vous êtes tout simplement le cuistre le plus grandiloquent que j’ai le plaisir de connaître. Relisez donc ma prose, vous n’y verrez pas le mot « con ». Pensez, je ne me serais pas permis. Je note toutefois la pertinence de votre déduction.

        A dire vrai, je ne serais pas intervenu ici si je n’avais pouffé devant votre suffisance et votre faiblesse. Toutes ces bien belles tournures, ces jolis vers, et ces sympathiques allusions quand au régime alimentaire de vos contemporains, qui font le charme de votre argumentation, le tout saupoudré d’assertions stupides ne reposant sur aucune réflexion… Je n’ai pas résisté.
        Quel intérêt serait le mien à vouloir vous faire adopter tel ou tel point de vue ? Non, vous attaquer sur la forme est bien plus rigolo. Ces réactions d’adolescent attardé sont mon délice du dîner ! D’autant que j’ai du temps libre à occuper, et que vous n’avez en fait aucun moyen de m’empêcher de le faire, nonobstant votre délicieuse remarque sur les solutions extrêmes, petit Kim-Jong-Il des bacs à sables.

        Quand vient l’heure du dîner, prétendu coprophage,
        En attendant ma Mie je charge quelques pages.
        Je vais de ci de là, éthéré vagabond,
        De blog lieu de débat en blog lieu de baston,

        Portant sur mon écran un bien distrait regard.
        Quand, ah ! Tiens, le voilà ! Voilà l’Odieux Connard,
        Sur lequel j’ai laissé hier mon hameçon.
        La pêche est-elle bonne ? Es-tu venu, Poisson ?

        Pourrais-je enfin ce soir encore te taquiner ?
        Oui, tu es là, je vois ta tête globuleuse,
        Encombrée de pensées, toutes au moins fumeuses,

        Tu as rempli ces pages de ta verve inspirée
        Qui déchaîna jadis de fâcheuses passions
        Ce qui m’amène à dire « Ta gueule Typhon ! »

      • « Vous vous contentez de prétendre que la responsabilité d’un maire de petite ville n’est pas la même que celle d’un édile campagnard. J’ai pris la première grande ville qui m’est passé par l’esprit, je le confesse, pour signaler par une image simple la vacuité de vos propos. »

        Je n’ai jamais rien dit de tel. J’irai même plus loin : pour une personne qui comprend le français, il est extrêmement improbable que j’aie pu dire quoi que ce soit qui puisse être involontairement interprété dans ce sens, et je vous saurai gré de citer in extenso le passage que vous incriminez en indiquant sa source.

        Enfin, je vous en saurais gré si une telle chose était du domaine du possible.

        Passons sur le reste de votre message, qui n’est qu’une enfilade d’insulte et de vulgarité, et de provocation, auxquelles je viens de répondre pour la dernière fois.

        Ultime remarque : votre style n’est pas sans me rappeler certaines autres personnes avec qui j’ai discuté par le passé sur internet, et donc, par pure curiosité, je vous demande, avant de vous rayer de mon univers mental : êtes vous une de ces personnes ?

        Sinon, de mon point de vue, vous n’existez plus.

        Typhon

      • Par bonheur, votre point de vue n’est pas infaillible.

        Mais non, nous n’avions jusque là pas eu l’occasion de discutailler.
        Ce fut fort enrichissant, surtout pour les tiers.

        Merci.

  19. Dites donc les enfants, c’est pas marqué « Un Odieux Démocrate » sur la bannière de ce site. Alors si c’est pour vous balancer du caca, merci de ne pas le faire sur mon patio.

    Vous pouvez aller échanger vertement en d’autres lieux, qu’ils fussent skyblog, forum, site de l’un d’entre vous, t’chat…

    Mais si je continue à voir voler les échanges verbeux, je transforme le tout en conversation sur la taille moyenne de l’oryctolagus cuniculus en forêt d’Argonne.

  20. Oh oui, des lapins!! (j’aime pourrir les conversations ^^ et montrer que je n’emploie qu’un vocabulaire de bas étage, pauvre ignorante que je suis hé hé hé…)

      • Il n’empêche que j’ai déjà connu un lapin qui ressemblait BEAUCOUP au lapin de « Monty Python and the Holy Grail »: grand/gros (« large » en anglais convient très bien), blanc (bien sûr), avec des yeux bien rouges, des griffes énormes. De loin, n’importe qui se disait qu’il était joli, mignon, mais plus on s’en rapprochait, plus il était littéralement moche, affreux même (un blanc laid, des oreilles en piteux état, une allure générale déplorable). En plus, c’était un trouillard. Le pauvre, il n’avait vraiment rien pour lui, et il a fini dans des assiettes peu de temps après.

        Mais nous nous éloignons du véritable débat… Je vous laisse donc, et retourne de ce clic à mes « Purkinje cells in the rabbit flocculus » (aah, la recherche, quand on pense qu’à une voix près (corrigez-moi si je me trompe) tous ces textes auraient pu être en français, saleté de vote américain de l’époque; le français comme langue universelle eut été bien mieux que l’anglais, mouhahaha.)

        Storm, pas du tout chauvine

  21. Cellules de Purkinje, je suis sûr de les avoir vues dans mon cour de neurophysio… et oui j’ai bien lu de même (enfin moi c’était 2 voix de différence) on aurait tous parlé une langue admirable et pas un truc qui vous donne l’impression de manger une motte de terre quand vous parlez. J’en pleure parfois

    • Gna gna gna… L’anglais n’est pas facile, sauf quand on le compare à une langue comme le français. Un peu de charité, bordel.

      Typhon

  22. Hello.

    Moi je vote systématiquement ; sauf pour le second tour de 2002 car j’étais déjà en exil en Angleterre.

    Car je rejoins l’avis de Sieur Stu… pardon, « Un odieux connard ». Si ta pas voté, ben tu fermes ta gueule et pis c’est tout.

    Voilà c’est tout ce que j’avais à dire.

    PS : Je tenais à dire que – Pour rappel, voter ne prend qu’entre 5 et 10 minutes, soit approximativement :
    « l’écriture d’un scenario (source : Luc Besson) » – m’a fait déboiter la mâchoire.

  23. Chouette, un débat avec du sang, de la sueur et des larmes. J’accours donc me proposer joyeusement aux légitimes coups de chaises de la populace (pour ma part, je préfère le fauteuil louis XV, c’est de meilleur goût et son rembourrage empêche une baisse d’attention trop rapide de mon interlocuteur, me permettant ainsi de mieux développer des arguments percutants mais confortables).

    Je l’avoue donc, espérant ainsi être à moitié pardonné (et ne recevoir que des moitiés de coups de chaises, ou des coups de moitiés de chaises, à chacun selon sa convenance), je n’ai pas voté, depuis longtemps, et je me permet malgré tout d’ouvrir ma gueule.

    Honte à moi ? Oui peut-être, mais pour rester dans la métaphore culinaire, quand les restaurants autour de chez soi ne proposent que des kebabs trop gras, des pizzas surgelées ou des menus 5 étoiles où la rondelle de carotte entourée de son filet de sauce à la menthe équivaut à 5 mois de mon salaire pourtant respectable, je me permets de ne pas choisir quand on me propose de m’y rendre.
    Et si on me sert de la merde je le fais remarquer (même si je m’y attendais), même si je ne sais pas faire la cuisine, ou mal, et que je n’ai pas véritablement un autre menu à proposer (quelques idées d’ingrédients, mais rien de vraiment abouti).

    Honte à moi à nouveau ? Encore oui peut-être, mais je ne le fais pas pour donner des leçons ou pour le simple plaisir de râler, attendant mollement que d’autre me nourrissent sans que je n’ai à me remuer le fondement. Je tente de cuisiner malgré tout et tant pis si le plat est raté, au moins j’aurais essayé.
    Mais en politique, contrairement à la gastronomie, il n’est pas évident de faire sa tambouille à la maison, sauf à vivre en ermite loin de tous ces mangeurs de pizzas mal cuites, les restaurateurs d’à-côté ne nous ayant laissé que peu de place pour installer notre propre fourneau.

    Alors je mange quand même quelques pizzas et j’ouvre ma gueule, simplement dans l’espoir qu’à force d’autres, meilleurs cuisiniers que moi, seront motivés pour ouvrir un bouiboui convivial où les menus seront variés, nourrissant ou pas trop onéreux. Je les soutiendrai, je veux bien les aider à repeindre la devanture, y faire le ménage ou prodiguer des massages au serveuses, mais on ne peut pas tous être doué pour la cuisine.

    Et pour ce qui est de profiter du système tout en le critiquant, je répondrais simplement que ce n’est pas parce que je n’aime pas le menu que je vais refuser qu’on m’offre l’apéritif. Et si le patron aime moucher dans ses plats, je me ferais même un plaisir de lui rafler ses bols de cacahuètes avant de partir sans payer.
    Ce qui ne m’empêche pas de mépriser autant que vous les moralisateurs hypocrites qui, tout en critiquent le menu avant de s’enfuir à la vue de l’addition, ne prendront jamais le risque de faire fermer l’immonde gargote tant ils tiennent à leur pastis-cacahuètes gratuit. Critiquer et abuser, pourquoi pas, mais pas au point de m’en contenter, juste parce que tant qu’à manger de la merde, autant profiter des à-côtés. Et puis en plus, comme j’ai une conscience et que le resto dans lequel on mange pratique le principe de l’addition commune, je pars très rarement sans payer, sinon c’est pour les autres clients.

    Bon, avec tout ça, j’ai un petit creux, je crois que je vais me faire un Macdo.

    PS : pour répondre à un commentaire précédent, je ne sais plus qui disais « l’art est difficile mais la critique constructive l’est plus encore ».

  24. « Qui ne se prononce pas ferme sa gueule »

    Certes, mais si t’as voté et que t’aimes pas le résultat (ou que le vainqueurs est loin de ses promesses électorales), c’est ainsi :
    « t’assumes le jeu de l’élection… et tu fermes ta gueule ».

    cordialement,
    un anar en goguette.

    Sinon, je viens de découvrir ce blog, c’est odieusement drôle et bien écrit…directement dans les flux.

    Par contre, je me passerai des commentateurs à oeillères la prochaine fois, Alexandra ne méritait pas tant d’acharnement sur le simple fait de s’exprimer…
    à moins que …
    ces commentateurs n’aient pas compris ton texte, en ce cas ce sont des crétins finis qui planquent leurs bêtises dans une surenchère de vocabulaire.

    • Un anar ? Un vrai ? Ha ! Bakounine, réveille toi !

      La démocratie implique t elle le silence ? Celui qui s’exprime lorsqu’on lui demande a le droit ensuite de dire qu’il fallait faire un autre choix ou finalement que son choix s’est avéré mauvais. Ou que tous les choix étaient mauvais !

      Mais celui qui n’a rien dit du tout… enfin, je ne réécrirais pas l’article une seconde fois à cette heure-ci !

      • Puisque l’on parle de lui, alors je le cite :
        « Le suffrage universel n’est qu’un leurre et un odieux mensonge » Mikhaïl Bakounine

        Est-ce que l’urne est l’expression ? Ainsi faite, je ne pense pas.

        Est-ce que je me tais lorsqu’on me demande mon avis ? Non ! Réduire la citoyenneté a « qui vote ou pas » est aussi fausse que lorsque Locke exclue les athées de la société politique.
        La politique, les politiciens, la démocratie sont des sujets que je ne rejette jamais et particulièrement en période electorale, je dégomme les idées, je défend mes positions mais je ne vote pas !
        Autant je n’encourage pas à aller voter, autant je n’encourage pas à ne pas aller voter, ceci est un choix et c’est à chacun de faire ce choix comme l’on choisit son candidat.

        Mais bon… j’admet (malheureusement) que la majeure parti des abstentionnistes le sont par abandon.

        Reste à voir, ce que cette masse non votante va faire ensuite…

  25. Un odieux connard a écrit : « La démocratie implique t elle le silence ? Celui qui s’exprime lorsqu’on lui demande a le droit ensuite de dire qu’il fallait faire un autre choix ou finalement que son choix s’est avéré mauvais. Ou que tous les choix étaient mauvais ! »
    Mais qui va t’écouter à ce moment-là ? Les élus ?
    « Bonjour monsieur Sarkozy, je pense que vous devriez respecter vos engagements envers vos électeurs.
    – Oh mais bien sûr que je vais le faire. Réélisez-moi et promis je le ferai »
    Comme tout le monde tu vas râler auprès de tes amis, ou sur le net, ou aux diners de famille… Ce que fait aussi l’abstentionniste, mais lui n’a pas voté… On s’en fout puisque les râleurs, votant ou pas seront toujours frustrés. La majorité des gens qui ne votent pas se disent que quitte à être frustrés, autant éviter le masochisme.

    Le vrai problème est bien là. Alors les Français sont-ils tous cons comme ça a été dit plus haut ? Je ne pense pas. Ils attendent, tout simplement, tout en refusant de participer à la mascarade.
    Si tu vas aux urnes mettre une photo de Roucas dans l’urne penses-tu vraiment agir pour l’amélioration des choses ? Non, ça revient au même : le vote nul et le vote blancs ne sont pas comptabilisés au final, au moment où on répartit les voix de tel ou tel camp. 100 votes : 15 nuls, 16 blancs, 30 PS, 25 UMP, 6 FN, 6 Verts, 1 divers gauche, 1 Modem. Quels résultats annoncés ? 30% PS et 25 UMP ? Non. 43% PS et 36% UMP. Magie !
    Si le vote blanc comptait comme il serait aisé de boycotter une élection, de saboter le règne d’un maire-roi !
    Et si on écoutait ce que les abstentionnistes ont à dire plutôt que de les lapider ? Après tout sont plus nombreux que les votants… Il y a peut-être un problème de fond à analyser et à solutionner ?

    @Alexandra : les Australiens doivent être vraiment très intelligents pour réussir à voter dans un système si « complexe » xD

    • « Et si on écoutait ce que les abstentionnistes ont à dire plutôt que de les lapider »

      J’aimerais bien, mais quand on leur demande, justement, ils s’abstiennent.

      Pour le reste, il faudrait que les médias s’occupent un peu du vote blanc/nul (un commentateur l’a évoqué plus haut), ce qui résoudrait la question.

      Mais pour cela, des gens doivent se bouger… et celui qui n’a déjà pas la force de se déplacer 5 minutes un dimanche aura probablement du mal à secouer le cocotier.

      Même chose pour faire se remuer des élus. Tant que les gens disent « Halala, impossible de les remuer » ou « Tous les mêmes, il n’y a plus rien à faire », ils peuvent faire n’importe quoi. Puisqu’on ne vient pas les en empêcher.

      Pourtant de simples citoyens qui font reculer des élus en train de faire n’importe quoi, ça s’est déjà vu. Et ça se voit quotidiennement en fait. Par contre, ça ne fait pas la une, parce que bon, ce n’est pas très intéressant.

      Et quand on a de grands pouvoirs de connard, je vous assure que c’est fabuleux.

      • Donc on est d’accord sur un point : la contestation du système devrait être prise en compte dans le résultat de scrutin… Ça éviterait au FN pas mal de voix en plus.

        Restent les anars… Et ils ne sont pas toujours ce à quoi on s’attend…

        Si ça ne marche pas (suis une quiche dans l’utilisation des outils blogs/forums) :

        PS : sympa ce blog au fait ! Bonne continuation (à quand la suite des Star Wars ? <= je ne suis pas la première à le demander sans aucun doute mais bon… des fois que [s]tu serais[/s] vous seriez victime d'une perte de mémoire soudaine… Je dois vraiment sortir ?? Bon…

        Amicalement votre, Marion

  26. « Lors du dépouillement les votes blancs et nuls sont comptabilisés et sont annexés au procès verbal dressé par les responsables du bureau de vote. Mais ils n’apparaissent pas dans le résultat officiel où ne sont mentionnés que le nombre des électeurs innscrits, le nombre de votants, les suffrages exprimés »

    Si j’ai bien compris (si !), qu’on vote blanc ou qu’on reste regarder Drucker à la maison ca ne change strictement rien dans les résultats annoncés sur twitter quelques heures plus tard.
    Perso je continuerai donc de regarder le poste en mangeant des after eights (parce que je suis un vieux connard !)

  27. Bonjour, je viens de découvrir ce blog et jusqu’à présent j’avais été agréablement surpris par la pertinence des arguments mis en avant sur les différents sujets, mais là je crains que vous mélangez plusieurs choses.

    Histoire de mettre a profit ce poste et ainsi m’entraîner à « l’esquive de chaise » je tiens à annoncer tout de suite : je n’ai jamais voté.

    Donc déjà, il ne faut pas confondre l’homme à qui on laisse le choix, un vrai choix (le restaurant, etc etc …), qui refuse de décider ou ne serait-ce que d’influencer selon ses gouts pour, par la suite, se plaindre et faire un caprice comme un jeun’z privé de star’ac.
    Dans ce cas là, nous sommes d’accord, il n’a rien à dire.

    En revanche, concernant l’illusion du suffrage universel direct … Restez lucide je vous en prie.
    Dans un premier temps, je ne vois pas ce que peux changer une seule voix, alors oui vous allez crier en disant : bla bla bla si tout le monde pensait ça bla bla bla … si on laisse parler les gens a notre place il ne faut pas se plaindre après bla bla bla …

    Bon oui ok, et après ? ça ne change rien au faite que ma voix compte pour du beurre. Et de plus, laisser parler qui à ma place ? parce que le peuple s’exprime peut être ?? Mais que diable, jetez ces illusions … le peuple fait ce qu’il a toujours fait, c’est a dire se diviser en plusieurs groupes appelés « foules » (nous connaissons la psychologie des foules qui tend toujours à parler d’une seule voix par le biais du héros qu’elle aura élu, mais il n’y a jamais la moindre logique dans son choix, ni raisonnement) distinctes et suivre un bourgeois ( aller, de nos jours, au moins un privilégié on dira ).
    C’est une bataille entre privilégié qui se dispute pour rallier le plus de cons a leurs partis … Mouais, donc participer a cette vaste supercherie, je préfère les laisser se battre entre eux. Et l’électeur lambda qui est plein de conviction politique, suivant amoureusement son candidat, pensant agir pour une cause pour finalement s’apercevoir qu’il s’est encore fait enfiler comme cinq années auparavant et qu’il est bien seul après l’élection, finira quand même par reproduire le même schéma le quinquennat passé …

    Oui mais tu pourrais voter blanc !
    Euh, parce que me déplacer pour faire semblant de jouer le jeu, alors que les votes blancs ne sont pas comptabilisés … Ca me fait penser a votre argumentaire sur l’art comptant pour rien.

    Alors oui je peux faire semblant de jouer le jeu pour avoir « le droit, selon vous » de l’ouvrir apres. Comme quoi, il ne suffit pas de penser, et justifier son choix, il faut désormais suivre le troupeau pour pouvoir avoir « droit à la parole et surtout à la critique ». Je ne vous pensez pas aussi étroit d’esprit…

    Allons bon, a quoi bon rentrer dans ce jeu stupide, nous sommes des homo SAPIENS ! enfin je l’espère.
    Ce discours me fait un peu penser aux anciens, toujours en train de dire que pour avoir le droit de faire ceci il faut avoir fait cela avant etc etc …

    Cela ne m’empêche pas d’être très curieux, et au fait de l’actualité politique bien entendu, il ne suffit pas de rien savoir et crier : politique tous des enfoirés !!

    Mais les choix ne sont pas fameux, et je comprends tout à fait que des gens n’ai pas envie d’aller voter pour « le moins pire » quelle triste réalité …

    • Ah ! Des arguments ; voici qui est toujours bienvenu.

      Permettez moi de reprendre juste quelques petites choses :

      – votre voix compte t-elle pour du beurre ? Ayant eu la joie de jeter un coup d’œils à des élections où les résultats se jouaient parfois à quelques dizaines de voix, j’ai tendance à penser que non. Et je le dis sans crier (je ne crie que rarement, et uniquement sur mes ramasseurs de coton).

      – justement, les gens se font entuber et finissent donc naturellement par se désintéresser. Or, à chaque fois que quelqu’un qui voulait vraiment faire bouger les choses jette l’éponge, c’est autant de marge de manœuvre supplémentaire pour nos amis les charmeurs de poules.

      – les votes blancs sont comptabilisés, mais pour sûr, on en parle pas à la télé ; maintenant, agit on pour passer à la télé ? En tout cas, on parle du vote blanc certains soirs dans les couloirs de vos préfectures.

      – je suis étroit d’esprit : dire qu’on est pas content, c’est bien, le dire quand on nous le demande, c’est encore mieux.

      Vous soulignez un argument par ailleurs très vrai : les choix sont arrivés à un point que désormais, on vote plus souvent « contre » quelqu’un ou quelque chose que pour. Le « vote utile » et le « vote sanction » sont devenus les mots d’ordre des grandes formations visant à étouffer l’expression des plus petites.

      Mais là, nous entrons sur un second débat : les outils qui biaisent l’expression démocratique.

      • je vais reprendre votre construction et ainsi vous répondre point par point donc.

        -Ma voix compte t elle pour du beurre ? Comme vous l’avez très justement dit, il peut « parfois » arriver qu’un vote (« souvent » une petite élection sans trop d’impact réel, ou bien dans des petites villes / province, mais qu’importe…) se joue a quelques dizaines de voix près … mais ma voix seule ne ferait rien basculer donc. M’enfin aller admettons pour ce point. Concernant les élections municipales et surtout les présidentielles, cela ne change strictement rien.

        – Les gens se désintéressent. Certes oui, mais « ne pas voter » n’est pas forcement synonyme de ce phénomène de plus en plus répandue. Une personne qui ne vote pas peut très bien s’investir dans une association, voir même adhérer a l’opinion (moins chère que d’adhérer directement au parti) d’un parti politique. Ce qui est dommage, c’est que le peu de regroupements tentant de changer les choses est si minoritaire qu’ils n’apparaissent dans presque aucun suffrage … donc toujours pas besoin de voter, même si l’on peut leur donner un coup de main / soutenir.

        -Les votes blancs sont comptabilises uniquement pour dire il y a eu : % abstention, dans les journaux également. Le jour ou je verrais un président être élu a 40%, car prise en compte des votes blancs, je bougerais certainement mon gras.

        -Étroit d’esprit, mais dans ce cas précis, mais dans le fait de penser qu’il faut jouer ce jeu hypocrite pour pouvoir ensuite le critiquer. Mais ce n’était pas une attaque personnelle, l’homme d’une situation n’est pas l’homme de toutes les situations.

        -Je pense que le vrai débat n’est pas tant de connaitre et comprendre les outils qui biaisent l’expression démocratique, ce n’est qu’une conséquence et il faut remonter plus haut selon moi, mais pourquoi les grands partis politique utilise ses outils.
        Le fond du problème étant que c’est le système actuel qui garanti la pérennité de ces partis politique, il est donc logique qu’ils n’aillent jamais a l’encontre de ce système.
        Mais le problème majeur étant que c’est ce modele de société qui est a l’origine de tous les maux de notre civilisation. Comment raser les bases d’une société … même les révolutions ont du mal a y arriver, et elles mettent souvent en place des régimes plus dur encore, comme nous le montre l’histoire…
        L’anarchie ? selon Napoléon : « L’anarchie ramène toujours au pouvoir absolu » … donc que faire ? En tout les cas ce n’est pas en votant pour deux guignols roulant sur le même autoroute (chacun sur sa voie au centre a gauche ou a droite) que nous allons changer de direction ….

      • Ach ! C’est dans ce genre de situations que le système des commentaires de ce blog montre ses limites de lisibilité.

        Pour faire simple, et comme je l’écrivais ci-dessus : dans ce cas, autant militer pour demander la comptabilisation du vote blanc et sa médiatisation.

        Là, je suis bien d’accord, et voyez, ça vous donnerait même envie de vous bouger !

  28. PS : oula désolé pour l’orthographe … je viens de me relire j’aurais du le faire avant je crois … (matin pas réveillé et je suis en qwerty, pas d’accent ^^ )

    • Je préfèrerai me bouger pour essayer de changer un système a l’agonie plutôt que de mettre en place un nouvel outil de vote qui mettrait bien en évidence le manque cruel d’intérêt du peuple envers ses représentants, et surtout la non croyance d’une minorité grandissante envers la politique actuelle …

      Mais cela demande plus de courage / motivation… Je suis encore bien jeune, nous verrons bien.

      • Je ne suis pas d’accord avec ce principe, trop de gens ont des convictions (fumeuse souvent) et ne se remettent pas en question…

        L’essentiel étant de ne pas (trop) se planter, selon moi.

        les convictions nous empêchent de raisonner car elles font appels aux sentiments, croyance et non a la raison.
        De ce fait, il faut justement veiller a l’inverse, ne pas avoir trop de convictions qui réduisent notre champs de vision…

      • Attention : il y a avoir des convictions et militer et avoir des convictions et être une groupie.

        Un seul de ces deux cas implique une réflexion.

      • Je suis d’accord avec vous concernant la nuance qu’il faut faire entre les deux, mais en désaccord profond sur le fond, je m’explique :

        La conviction est, par définition, base sur une croyance ferme (en opposition a la raison), donc incohérente avec la notion de raisonnement. Lorsque l’on est dans le sentiment, la valeur de notre pensée n’est guerre élevée …
        La conviction est quelque chose de complètement subjectif, et fait donc appel a notre ressenti et nos émotions, non a la raison.

        De ce fait, moins nous avons de convictions, plus nous pouvons élever notre vision du monde et ainsi pouvoir prétendre a une recherche de la « vérité ».

        Mais je crois que l’on s’éloigne quelque peu du sujet, merci d’avoir répondu aux commentaires ca fait toujours plaisir de pouvoir discuter avec quelqu’un qui est en désaccord mais qui est capable d’argumenter, c’est comme cela que l’on apprend, voir que l’ont peu changer d’avis ….
        A la condition sine qua none, que ce ne soit pas une conviction pour moi, auquel cas je ne prêterai aucune attention a vos arguments car rien ne peut ébranler les croyances et donc la conviction … pas même le raisonnement …

  29. L’avantage avec toutes les révolutions (suite aux commentaires précédents), c’est que les lendemains qui chantent sont toujours le lendemain, jamais le jour-même.

    Être révolutionnaire ou anarchiste en France est davantage une position pseudo-rebelle qu’un véritable engagement politique digne de ce nom.

    Comme vous le décriviez si bien, cher odieux connard, la symbolique prend toujours le dessus chez ceux les anti-conformistes contemporains : http://odieuxconnard.wordpress.com/2010/01/30/la-symbolique-cest-fantastique/

  30. Je ne sais pas si quelqu’un lira encore ce commentaire, mais qui sait…
    Il y a de nombreuses raisons de ne pas aller voter, on les trouve légitime ou pas, on va voter ou pas, toujours est-il qu’on ne peut pas limiter les abstentionistes à des glandus sans opinions, ce serait trop facile…
    Prenons le cas d’un type engagé par une entreprise, à peine arrivé à son poste, il en glande pas une, pique du pognon, pistonne ses potes pour qu’ils soient engagés à leurs tours etc… La boîte le licencie, c’est normal, ca choque personne. Un président, un ministre, un député etc. fait de même, rien ne se passe. Pourtant leurs boss, nous qui les payons, on ne peut pas les virer, obligés d’attendre que le contrat termine. Cinq ans c’est long avec des incompétents. Un système dans lequel on pourrait destituer ses représentants serait un énooorme progrès, parce que ses gens là se prennent pour une classe à part, des intouchables, ils jouent parfois même avec la justice (mais ce ne sont pas là les seuls je vous l’accorde), ils oublient que nous, on leur file un job pour lequel on les paie, et qu’il serait normal qu’on puisse aussi leur rappeler de temps en temps qu’il vaut mieux pas déconner avec le patron, sous peine de chaise dans la gueule. Alors évidemment on ne les renverra pas dès que 50,00000001% de la population haussera le ton, mais quand on voit le temps pendant lequel Nicolas Sarkozy est resté champion toutes catégories d’impopularité on se dit qu’il aurait été naturel qu’il dégage.
    Bref je n’ai cité là qu’une raison parmi tant d’autres. On peut modifier ou supprimer des lois, pourquoi pas renvoyer des gens ? Tout ca pour dire, ne limitez pas, cher O.C. la politique et les changements possibles de systèmes à des bulletins de votes, nous sommes nombreux à penser qu’un politique, quel qu’il soit, ne changera jamais réellement la donne, et que celle-ci est à trouver plus du côté de l’économie que de la politique. Pour cela nous sommes syndicalistes, militants associatifs, simples hommes et femmes à agir sans étiquettes, etc. etc. Notre système est certes meilleur qu’ailleurs, mais reste encore améliorable, politiquement et économiquement.

    • Et je m’excuse pour les fautes de frappes et d’orthographe, je suis sur un clavier qwertz et j’en chie…

  31. Bonsoir,
    On peut aussi voir le vote blanc comme l’acceptation de « vote toujours on s’en tamponne le coquillard » (coucou Maastricht, c’est comme les femmes, non=oui).
    On peut pas non plus se plaindre du système si on maintient ce système en en jouant le jeu.

  32. en 2002 je me suis dit « merde ça craint faut que j’aille m’inscrire sur les listes électorales » ce que j’ai donc fait (ça faisait 4 ans que j’aurais pu y être) mais je n’ai évidemment pas pu voter au 2ème tour (ce que finalement je ne regrette pas vu que j’aurais dû voter pour un escroc histoire de contrer un facho) et depuis je n’ai finalement été voté qu’une seule fois: dans le patelin où mon darron se présentait au conseil municipal (au moins lui je sais ce qu’il vaut (pis j’y habite pu au pire))
    pourquoi je n’ai pas été voté hormis cette fois là? bah simplement au vu d’une élection régionale où je me suis dit que de toutes façons le gouvernement en avait rien à branler de l’opinion du peuple (et donc accessoirement de mon opinion)
    de même je m’étais toujours dit en déconnant que je me présenterais au présidentielles (avec comme slogan: « ça peut pas être pire ») … puis j’y ai songé plus sérieusement … puis j’ai réfléchi à ce qui était arrivé à Coluche (je parle des menaces de mort et autres écoutes et pas du putain de camion à qui je laisse le bénéfice du doute (même si je serais pas super étonné)) et au fait que les gens au pouvoir sont tous les mêmes au final: des fils de bourges qui ont des appuis financiers (véreux?) et que moi je suis pas fils de bourge et j’exècre les pots-de-vin et autres dessous de table qui sont monnaie courante dans le milieu et j’ai donc laissé tomber … (et au final j’ai pas les cojones pour faire ça et envoyer bouler tous ces industriels mafieux et autres)
    je m’étais également dit que je voterai le jour où le vote blanc serait reconnu (ce qui est maintenant en principe chose faite) … puis je me suis dit que de toutes façons ça ne changerais pas grand-chose et que c’est schtroumpf vert et vert schtroumpf et que finalement je devrais essayer de voter pour le moins pire et/ou le moins corrompu … et que du coup ils avaient qu’à tous aller se faire empapaouter ailleurs
    je ne vote donc pas et ne compte donc pas aller voter un jour (à priori car on sait jamais dur un malentendu)
    dois-je fermer ma gueule pour autant? que nenni: je ne vote pas car ce sont tous des empaffés et qu’aucun ne me convient je peux donc critiquer le résultat quel qu’il soit (alors que sur les votants seuls ceux ayant voté contre le pourraient les autres devant pour le coup (en théorie) la fermer (et ce même s’ils se sont fait entuber) vu qu’ils ont voté pour)
    dois-je proposer autre chose? non plus et je ne vois pas pourquoi? (si je critique le système de comm de ce blog je serais bien infoutu de proposer (et surtout de mettre en place) une solution pasque d’une je suis une bille en info et que de deux ce blog ne m’appartient pas) ni ce que ça changerait? (si je critique un film et propose des solutions ça ne changera rien le film est déjà fait)

    et effectivement une révolution (pour laquelle j’étais il y a quelques temps) n’arrangerait pas les choses vu que nous en avons le meilleur exemple avec la révolution française: on a chassé une élite du pouvoir pour en mettre une autre tout en trucidant pas mal de monde … (et pour le peuple pas grand-chose a changé au final)

    donc pour résumer:
    – je suis abstentionniste (et c’est pas près de changer)
    – je suis pas content (comme tout bon français qui se respecte)
    – je ferme pas ma gueule (bien que je l’ouvre pas forcément plus que ça non plus au final vu que je suis plutôt pessimiste résigné (mais qui a de temps en temps son sang de rital qui remonte))
    – et j’assume (et là j’ai les cojones pour)

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