Le troll, cet animal facétieux

Jean-Kévin a une vie de merde.

Personne ne saurait dire si c’est réellement sa faute : non, sa famille ne l’aime pas spécialement, mais il ne les aime pas particulièrement non plus. Non, il n’a pas beaucoup d’amis, mais il faut dire qu’il ne se montre pas non plus incroyablement sociable. Non, son travail ne lui plait pas, et son chef ne lui confie que les tâches les plus ingrates, mais bon, il ne s’est jamais vraiment rebellé ou exprimé sur le sujet. Il n’a pas accompli grand chose jusqu’ici, n’en réalise pas plus en ce moment et n’a aucun projet pour son avenir. Bref, pour Jean-Kévin, hier, aujourd’hui et demain, c’est à peu près la même journée, rongé qu’il est par la banalité de son quotidien.

En tout cas, c’était le cas jusqu’au jour où ce mystérieux éclair l’a frappé alors qu’il s’apprêtait à descendre l’escalier l’emmenant vers la station Châtelet.

 Ha, quelle douleur terrible ! Et d’où provenait ce projectile froudroyant, dans cette journée grise, certes, mais sans orage ? Pourquoi l’a t il frappé lui et pas un voisin ? Nul ne le sait ; à son réveil à l’hôpital, Jean-Kévin a réalisé que quelque chose avait changé en lui. En se concentrant, il pouvait visualiser – au début très faiblement – un bout de page web ou une animation flash devant ses rétines sans même avoir besoin d’un ordinateur ou d’un modem. Au bout de quelques temps, alors que tous les médecins se perdaient en conjecture quant au fait qu’il n’aie pas eu une seule égratignure bien qu’un éclair l’aie frappé de plein fouet, Jean-Kévin était capable de contrôler les pages qu’il faisait apparaître devant lui. Il était devenu un internaute sans connexion, un homme au pouvoir immense, qui pouvait se connecter n’importe quand et depuis n’importe où à hardware.fr, cochonland ou encore viedemerde ; il pouvait par la simple force de sa pensée lâcher un com’ sur un skyblog avant d’aller en l’espace de quelques secondes sur une dizaine de forums pour balancer des horreurs et insultes aptes à le défouler et à lui procurer un immense sentiment de puissance. Il était devenu…

Jean-Kévin, l’homme-troll

Le troll est une sorte d'Eric Zemmour anonyme

Car oui, telle est la terrible histoire des trolls ; au début, ce sont des gens comme vous et moi (enfin surtout vous quand même, une fois encore), et puis un jour, d’une manière ou d’une autre, ils accèdent à un pouvoir surnaturel : ils se connectent à internet. Qu’importe la manière pour ce faire, les faits sont là ; une fois dans la place, dôtés de ce super pouvoir, comme tout super héros qui se respecte, ils se couvrent d’un masque pour mieux protéger leur véritable identité avant d’aller procéder à leur oeuvre, souvent destructrice.

Car oui, le troll sème mort et destruction sur son chemin ; là où le viking remontait les fleuves à bord de son fier drakar avant de s’en prendre à un monastère franc/une ferme isolée/un comptoir marchand, lui remonte les câbles internet aidé de son clavier plein de miettes de choco-BN avant de s’en prendre à un blog BD/un skyblog/ un forum. Et là où le viking finissait sa journée en faisant rôtir un moine tout en violant un mouton dans une orgie d’hydromel, le troll la finit plutôt en faisant réchauffer une mini-pizza au micro-ondes tout en violant un sopalin dans une orgie de Red Bull (parce que ça donne trop d’énergie et qu’il en faut pour tenir jusqu’à 4h du mat’ devant son écran). Quelle vie faite d’aventures, de raids sauvages et de dangers !

Mais finalement, quel processus pervers suit le troll avant d’attaquer sauvagement et sans vergogne un site innocent, le souillant comme une vulgaire pucelle au Copa Cabana lors d’une soirée mousse ? Et bien d’abord il lui faut choisir…

Le motif

Pas de crime sans mobile, ou bien alors, on parle de troll non-prémédité, ce qui peut arriver lorsqu’une discussion dégénère et que l’un des participants craque et s’en prend violemment à un autre. Attention, de la violence internet, pas de la violence physique : on parle quand même d’internautes, pas de guerriers aux muscles huilés. Mais bref, alors, quel motif pour troller ? Il y en a une infinité, mais arrêtons-nous sur les principaux

- La sale journée : un incident a perturbé le troll sous sa véritable identité (son Iphone vient de tomber en panne, il a retrouvé sa génitrice en train de s’accoupler avec un poney ou bien pire, il a eu cours de sport ce matin) ; le troll ne pouvant déchainer sa rage sous sa véritable identité et dans le monde physique (il est beaucoup trop faible pour cela), il compte bien se passer les nerfs dans un endroit où il fait trembler les riches & les puissants : internet.

- La déception amoureuse : depuis des mois, il suivait le blog de Pierrette Jolicul, une célèbre blogueuse célibataire. Dans les com’, il lui faisait compliment sur compliment et la défendait de tous les vilains trolls qui s’en prenaient à elle. Mais un jour, Pierrette a trouvé un homme pour s’occuper d’elle, et ce n’était pas son commentateur transi d’amour. Frustré et jaloux, il exprimera donc son désarroi lors d’un festival de mauvaise foi aigrie en expliquant à Pierrette que son style est devenu à chier et qu’il ne reviendra plus. Lui qui la défendait des trolls, il bascule donc bêtement du côté obscur pour une amourette ridicule. Tiens, je viendrais pas de faire de synopsis des épisodes I, II et III de Star Wars en une seule phrase moi ?

- Le revanchard : l’humanité l’a rejeté… l’a moqué… il les revoit, ces jeunes filles le pointant du doigt en pouffant dans la cour de son lycée ; mais n’avait il pas le droit de porter des chaussettes dans ses sandales ? Et était-ce sa faute si maman lui faisait ses ourlets trop haut ? Ne pouvaient elles voir que sous ses apparences un peu rustres se cachait un coeur gros comme ça ? Ha, la société l’a rejeté ! Ha c’est comme ça ! Elle va voir, la société qui ne voulait pas de lui, et c’est en tremblant et en le suppliant qu’elle l’implorera de revenir ; mais il sera trop tard ! Son oeuvre destructrice sera déjà accomplie ! *placer ici un passage audio du Fantôme de l’Opéra*

- Le misanthrope : en fait, il vous déteste et vous hait profondément, tout simplement. A tel point que vous le dire lui occupe le plus clair de son temps.

Défiguré dans un affreux accident de machine à café, JuZtiZ_666_92 se venge depuis en violant des skyblogs sans défenses

Le lieu

Où donc le crime sera t-il commis ? Le choix de celui-ci respecte toujours scrupuleusement quelques paramètres essentiels ; il faut que l’on puisse y mettre des commentaires (c’est jusque là normal), qu’il y aie plus d’un participant à la conversation (le but du jeu étant d’attirer un maximum de personnes dans son piège, il faut choisir un endroit peuplé), et que l’on puisse y rester anonyme (parce que bon, pour vivre heureux vivons masqués), ce qui est le cas de la plupart des sites internets pour le plus grand bonheur du posteur filou. Avec un peu de chance, le thème de la conversation se prête à l’exercice, mais ce n’est pas une obligation, au contraire, puisque plus le sujet est consensuel et non-sujet à débat, plus le troll peut y voir une occasion de démontrer ses compétences hors-du-commun de déviation du sujet et de provocation.

 La cible

Le troll peut choisir une cible de deux manières.

D’abord, il peut utiliser la technique dite du « troll à lunette » ; celle-ci consiste à choisir parmi la foule des personnes en train de s’exprimer un seul et unique posteur, qui semble un poil plus faible que le reste du troupeau et à lui coller une grosse cartouche bien provocante dans la gueule s’adressant directement à lui. Dès lors, la cible est généralement à terre puisqu’elle ne comprend pas trop ce qui vient de se passer, et le troll n’a plus qu’à attendre qu’un autre posteur vienne lui porter secours (« C pa genti ce ke ta di à Narut-0du12« ) pour l’abattre à son tour. D’autres posteurs viendront encore, et subiront probablement le même sort ; depuis son écran, le troll est hors de portée et se moque que l’on lui tire dessus, ça ne l’atteint pas derrière son écran ; l’important, c’est qu’il puisse tirer toutes ses cartouches sur la foule des passants.

Seconde option, la technique dite du « troll à fragmentation » ; il s’agit ici de s’en prendre non pas directement à un posteur précis mais de balancer un bon gros commentaire qui tache dans le tas ; tous les posteurs touchés par celui-ci le signaleront en y répondant, et le troll n’a plus à son tour qu’à leur répondre. C’est un peu comme la pêche à la dynamite : vous balancez dans la mare et vous attrapez ce qui remonte. Peu subtil, mais personne n’a dit que le troll devait l’être.

Le moment

Le troll peut attaquer à peu près tout le temps, mais il a quand même quelques préférences : le moment où tout le monde est d’accord (histoire d’être sûr d’être bien visible), le passage où un débat venait de se calmer, ou à l’exact contraire, au coeur de la bataille lorsque des gens argumentent intelligemment pour les forcer à passer dans la sauvagerie la plus totale dans la forme en oubliant le fond. Le troll peut donc malgré tout attaquer n’importe quand par surprise, c’est un peu sa blitzkrieg à lui.

Un troll à lunette guette sa proie sur les forums du Monde.fr

Le moyen

L’arme du crime est toujours la même : un bon vieux commentaire bien lourd. Cependant, il connait quelques variantes malgré tout, que l’on peut distinguer ainsi :

- Le pavé dans la mare : il s’agit ici de prendre le sujet de la discussion, d’estimer dans quel sens l’avis général semble pencher (à l’aide d’une bonne relecture ou d’un doigt humide pointé en l’air), et donc de pencher dans le sens totalement inverse en utilisant des arguments caricaturaux et grossiers dont l’objectif est évidemment de toucher la cible en l’éclaboussant honteusement d’une eau croupie et puante proche de la flaque d’urine. Une technique utilisée majoritairement par les jeunes trolls car très accessible, et ne demandant pas d’avoir dépassé le stade pipi-caca.

 – Le magazine people : un poil plus élaboré mais guère trop non plus, le troll décide ici d’utiliser comme outil majeur un argument qui n’a rien à voir avec la conversation comme « De toute manière untel suce des bites« , ce qui est, vous en conviendrez aisément, un point d’argumentaire majeur, efficace et sans fioritures. Le côté « un poil plus élaboré » tient dans le fait que le troll tente de donner une crédibilité à ses affirmations en faisant référence à des conversations précédentes liées au dit untel ; il faut donc connaître un minimum son sujet (et donc l’avoir étudié depuis un certain temps). Exemple : « Oui mais machine c’est une trainée, souvenez vous de ce qu’elle a posté le 12 Août ou encore le 30 Janvier » ; aussitôt, toute personne défendant l’honneur et l’intégrité du citoyen en question se verra traité de « groupie« , et l’engrenage de réparties moribondes pourra commencer. Si quelqu’un fait remarquer au troll qu’il n’est pas forcé de rester sur ce blog à longueur d’année pour observer  sa victime, il répondra alors probablement qu’on est dans un pays libre et pourra continuer son chemin vers le point Godwin au petit trot.

- L’argumentation lourde : citer Kant, Marx, Spinoza et Machiavel dans un commentaire, ça vous pose son homme. Le but est ici d’étaler une certaine culture pour présenter son avis comme le produit d’années de recherches objectives sur le sujet, et donc, indiscutable ; et une fois cela fait, de le comparer à ce que racontaient les autres commentateurs pour leur expliquer qu’ils ne racontent que de la merde depuis des heures et qu’ils feraient mieux de rentrer chez eux (le tout dit sur un ton un poil plus grivois et malapris). Evidemment, le vrai troll n’a jamais lu ces auteurs et se contente de pages wikipédia pour donner l’impression qu’il a une certaine culture. Sur internet, c’est amplement suffisant.

La conséquence

Les commentateurs s’insurgent contre ce personnage malpoli et/ou dont l’avis les choque honteusement et se mettent en tête qu’ils vont lui apprendre les bonnes manières ou le convaincre que la vérité est ailleurs en moins de 5 minutes dans un recoin obscur du net, à l’aide d’arguments comme « tu peux pas dire ça » ou « tu n’es pas gentil« , ce qui étonnament, marche peu. Et évidemment, plus on répond au troll, plus celui-ci revient à la charge pour en remettre une couche, car voyant que son piège attire de plus en plus de visiteurs. Et si jamais quelqu’un découvre qu’il est bel et bien un vilain troll, dès lors, celui-ci s’en défendra avec la pirouette habituelle « Ha, ça y est, c’est parce que mes propos dérangent que vous me rejetez » (le troll aime se faire passer pour un justicier, rapport avec ses points communs avec les super-héros, à commencer par l’identité secrète, donc), et il ne devrait donc plus tarder à atteindre promptement, là encore,  le point Godwin.

Enfin, après une journée passée à être malmené, quelqu’un s’intéresse au troll, lui parle, le trouve terrifiant et tente de s’opposer à ses pouvoirs ; il est l’objet de l’attention, celui dont on murmure le nom le soir pour effrayer les enfants qui refusent d’aller au lit. Ce sentiment de puissance titanesque finit même par surpasser les capacités du corps frêle du troll à contenir tant de force et ce dernier doit donc rapidement aller trouver une douche pour apaiser cette tension dans un long râle aigü.

Les restes de l'appareil d'un internaute ayant tenté de tenir tête à un troll

Comment lutter contre le troll ?

Le troll n’existe que sur internet ; dans la vie de tous les jours, celle où il prend le risque de se faire casser la gueule, il est invisible, inaudible et inodore (sauf lorsque quelqu’un le regarde fixement, auquel cas une odeur de méthane se dégage rapidement autour de lui dans un léger bruit de pétarade liquide). Aussi, en éteignant votre écran, vous découvrirez que le troll disparait instantanément : il n’existe tout simplement plus.

« Oui, mais si je veux rester dans la conversation, comment puis-je le tuer ? » direz-vous avec raison. En aucun cas en usant de violence verbale : le troll est grossier et ne cherche qu’à vous transformer en être grossier à votre tour ; non plus en tentant de le raisonner : c’est un troll, c’est marqué dessus, tout de même. Si vous administrez le site, le bannir n’est qu’une solution temporaire : le troll, satisfait d’être devenu si indésirable que l’on tente de le repousser tentera de revenir à la charge en changeant de compte, d’IP, etc pour devenir la terreur de la petite communauté virtuelle que vous administriez jusqu’ici paisiblement. Tenter la carte de la violence physique ne marchera pas non plus : son pseudonyme est rarement Didier_Artois_7_rue_du_braconnier_Le_Croisic, et il est relativement difficile de retrouver l’importun ; de plus, cela ne pourrait que renforcer son sentiment de frustration. L’ignorer pour l’étouffer est une solution très intéressante, mais attention : votre inaction risque de l’encourager à multiplier les attaques un moment avant de se lasser ; il veut être sûr que vous ayez bien lu ce qu’il a écrit, quitte à le réecrire en majuscule en vous accusant de faire exprès de ne pas voir ce qu’il écrit (ce qui est vrai) car il serait porteur de vrais propos qui dérangent l’ordre établi bien pensant (ha, si Pierre Poujade avait eu internet !) ; enfin, vous pouvez utiliser la méthode dite du « psychiatre » consistant à l’écouter et à répondre « Hmmm hmmm », « D’accord », « Je vois, en effet » ou éventuellement à affirmer votre total soutien à ses propos tout en y adjoignant un lien vers un site d’aquariophilie ou de jardinage pour faire bonne mesure ; ainsi, vous l’avez lu, vous lui avez même répondu, que peut-il demander de plus ? Attention cependant, une fois encore, même mourant, le troll continue de brailler comme un âne. On y peut rien, c’est comme ça, c’est important pour lui de faire du bruit sur internet. Ca lui fait du bien.

FAQ

 – On parle d’internet comme des « autoroutes de l’information » ; puis-je abandonner mon troll sur une aire ?

Vous pouvez effectivement éventuellement l’abandonner ailleurs, comme sur le site Le Post où il devrait se sentir comme chez lui.

- Mon troll a perdu de son agressivité, il a le poil terne, poste moins souvent et semble ailleurs, que faire ?

Faites le castrer, c’est souvent de là que viennent ses problèmes de concentration.

- Mon troll apparait à heures fixes, est-ce là une sorte d’entité informatique semi-consciente tentant de s’en prendre à la race humaine ?

Non, c’est juste qu’il sort du collège à 17h et qu’à 19h30 maman l’appelle à table, alors il ne peut guère faire autrement.

- Comment le troll se reproduit il ? Puis-je faire rencontrer un ou une partenaire au mien ?

Le troll ne se reproduit que par contamination ; s’il trouve le moyen de suffisamment frustrer quelqu’un, il y a alors une chance que ce dernier devienne un troll ou pire, adhère à l’UMP.

- Finalement, quelle est la différence entre un troll et un odieux connard quelconque ?

Le connard fait ça sur son propre site et non chez les autres ; et surtout, il le fait avec classe : là où le troll tente de se faire passer pour un être supérieur, le connard l’est, tout simplement.

89 réponses à “Le troll, cet animal facétieux

  1. Tiens, voilà qui est curieux, je vous trouve moins en verve que d’habitude. A croire qu’il y a plusieurs rédacteurs sur ce blog…

    • Cette ruse !

      Je réponds donc à votre question ; hélas, il n’y a qu’un seul rédacteur derrière tout cela… Et qui n’a pas toujours autant de temps ou d’inspiration… pauvre homme.

      Il me faudrait un Twilight ou un 2012 par semaine pour bien faire.

    • Hélas, c’est l’un des mes grands défauts : mes écrits s’étirent en longueur sans jamais s’arrêter.

      PS : Je me suis permis d’intégrer la correction que vous suggériez dans votre commentaire suivant et d’effacer ce dernier pour que vous n’en ayez plus qu’un seul, parfait et rutilant.

      • M’est avis que vos articles ne sont jamais trop longs. A vrai dire, s’il s’en trouve un plus court, je suis alors quelque peu déçu (mais heureux toutefois, car il y a une mise à jour). S’il vous faut toute cette place pour vous exprimer, quel dommage ce serait de vous restreindre !
        Et je suis rassuré quant à votre inspiration : il en pleut, au cinéma, des navets à grande distributions.

  2. J’aime cette fascination qui anime vos publications.
    J’aime cet imaginaire que vous déployé afin de faire passer in fine l’information importante : « là où le troll tente de se faire passer pour un être supérieur, le connard l’est, tout simplement ».
    Ces écrits sans vergogne sont l’oeuvre d’un grand.

  3. Je trouve cet article digne des pires heures de la propagande nazie, avec les classifications raciales à l’appui, et je ne comprend pas comment des commentateurs par ailleurs modérément intelligent peuvent se lancer dans ces répugnants brâmes laudatoires qui cassent les oreilles et les gonades de l’homme de bien.

    Une seule explication possible : les dits commentateurs ne sont en réalité qu’une seule et même personne, qui utilise plusieurs pseudonymes différents afin de se donner de l’importance. Je tiens à marquer de mon mépris ce procédé vil, qui n’est pas sans rappeler les manifestations z spontanées » organisées sous Staline, digne descendantes des villages Potemkines.

    Sur ce je vous laisse, maman m’appelle pour le gouter.

    Typhon

    • Votre commentaire ne soulève chez moi qu’une seule interrogation : peut-on parler de « Point Staline » ?

      • La loi de Godwin est une application particulière du théorème général du bordel ambiant, qui veut que plus une conversation se prolonge, plus elle dévie du thème original, et que donc, quel que soit le sujet de départ, la probabilité de se traiter de nazi, de communiste, de nazi communiste, de canari à os épais, augmente.

        Sinon, je m’attendais à ce que mes remarques judicieuses glissent sur votre arrogance comme l’eau glisse sur les plumes de ces adeptes des tournante que sont les canards colverts, lesquelles sont aussi nécrophiles.

        Bon j’arrête, je vais finir par m’épuiser.

        Typhon

      • Pauvre Bakounine : le bordel ambiant aurait dû amener à des connotations anarchistes, mais le voilà oublié au profit du plus farceur des petits moustachus.

        S’il y a une vie après la mort, il doit mal le vivre.

  4. Je ne peux m’empêcher, cher O.C., de me demander quel fut le procédé que vous utilisâtes pour étudier ce curieux animal.
    Je ne doute pas qu’il y eut une méthode finement et scientifiquement éprouvé, mais je n’arrive pas à imaginer laquelle.

  5. Je suis heureux de tomber sur cet article ! Merci beaucoup, je vais pouvoir l’utiliser.

    Une question me Hante (avec un H comme dans …) et elle ne se trouve pas dans la FAQ.

    J’ai un couple de troll et je connais leur adresse physique, elles sont pudibonde, prudes et stupides (et elles ont 23 ans) ; et il y a de bonne chance qu’elles ne savent pas qu’elles troll. Cet article et les techniques de survies qui y sont liés s’appliquent-t-ils ?

    • Le troll est un art. Si ta petite soeur vide un pot de peinture sur une feuille, ça fera d’elle un peintre, mais ça ne la mettra pas sur un « plan d’égalité » avec Picasso pour autant.

      Au passage, je signale que quand un quelconque beauf se croit très malin en disant qu’un enfant de cinq ans aurait mieux fait que Picasso adresse en fait un sacré compliment à ce dernier, dont l’ambition avouée était de dessiner comme un enfant, pour la bonne raison qu’enfant il avait un niveau de maîtrise technique que la plupart des gens n’ont pas dans le domaine de la lecture.

      Typhon

  6. Une interrogation d’ordre algébrique vient à poindre dans mon esprit : deux moins font-ils un plus ?
    Je m’explique : avoir un skyblog, c’est mal. Troller c’est mal aussi. Mais troller un skyblog, est-ce que c’est de l’utilité publique ? Auquel cas, ne pourrait-on subtilement orienter les troll(e)s identifié(e)s (ne soyons pas sexistes dans la connerie) vers les skyblogs et les laisser tourner en circuit fermé jusqu’à ce que mort s’ensuive ?

    • Si je dois laisser quelque chose tourner en circuit fermé jusqu’à ce que mort s’ensuive, ce sera probablement plus aérien qu’un skyblog.

    • J’aurai tendance à dire qu’il s’agit du même type d’intervention que d’aller troller sur 4chan ou sur gaïa (ou habbo, ou ebaumsworld etc) : on est tellement noyé dans la masse … mais si ça peut se faire se sucider une emo-goth de 14 ans qui en est à sa 4e IVG c’est toujours ça de gagné :p

      • Je n’approche même pas de ces lieux maudits des dieux et des hommes ; du coup, je laisse les emo-goths se suicider toutes seules, elles n’ont pas besoin de moi.

        Quelle autonomie, c’est fou.

    • Mais non, mais non, on ne peut pas faire tourner les skyblogs en circuit fermé avec des trolls, ça serait la guerre civile, déjà qu’on subit des émeutes (et même parfois des autruches). Car oui, je l’avoue, je ne suis qu’une skyblogueuse. Mais pour ma défense je ne suis également qu’une ado influençable, pardonnez moi je ne sais pas c’que j’fais.
      Remarquez, ma sensibilité politique, artistique et littéraire se développant plus je tends vers l’âge adulte, je suis en passe de réussir à être une odieuse connasse, à ma façon et sans vous égaler, c’est pourquoi je vous informe de tout mon respect pour vos billets cyniques et fort justes, finalement.

      Je suis une victime régulière des trolls car je manque souvent de sang-froid face à une non-argumentation morcellée et à la bêtise humaine, à laquelle je participe par le biais de mon skybloguisme, donc, ce qui était le sujet initial de mon commentaire.

      Tout ça pour faire mon interessante, évidemment, et je retourne à mon skyblog, l’âme torturée, en vous assurant de ma fidélité à votre blog de sale connard.

  7. Cher Ami,

    quelle joie toujours répétée de lire votre prose magnifique. Elle qui est parfois longuette, je l’ai trouvée, cette fois, parfaitement en adéquation avec le fond.

    Pour ma part, j’ai déjà exprimé ce que je pensais du troll avec une justesse telle qu’il me semblait superfétatoire de revenir sur le sujet (souvenez vous : http://wandrille.leroy.free.fr/blog/images/2009/20090618letrollBlog.jpg)

    Et pourtant, vous avez su présenter la chose sous un jour nouveau, donner une vie à notre troll, une famille, bref de fort jolies chose.

    J’ai ri, bien sûr, j’ai ri.

    Comme c’est bon de rire en Allemagne.
    Allez, travaillez bien, mon ami ça rend libre.

    • Toujours aussi flatteur, grand fou.

      Il fallait donner une famille et une vie à notre troll, car pour vous comme pour moi, il n’est qu’une myriade de pixels filants qui emplissent nos rétines de propos fabuleux avant d’aller s’écraser dans une mare de caca.

      Et belle référence à votre propre post sur le sujet pour combler ce qui n’aurait été dit ici-même : c’est toujours bon de collaborer avec un ami allemand.

    • Oui mais alors, par où commencer ?

      Ou alors, il faut que je découpe le tout en chapitres. Tant qu’à faire long, il faudrait que j’écrive un livre un de ces quatre, c’est à la mode.

  8. Cher Connard, je vous admire, mais je ne peux pas adhérer à 100% à votre article. Je veux dire, parfois, la perche est tellement belle qu’on ne peut pas résister à un message trollesque tellement le niveau est lamentable.

    Je l’avoue, il m’est arrivé de céder à la facilité et d’envoyer sur la toile quelques messages par pure provoc’ (les forums de Libé et de ma-bimbo.com sont parfaits pour cela). Admettez que lorsque vous participez à une discussion sur un forum et que le niveau est constamment nivelé par le bas, l’envie de balancer une petit bombe est difficilement répressible.

    Bon je vous rassure, je compte ce genre de réactions sur les doigts d’une main, un instant de profonde fatigue, de détresse intellectuelle, que sais-je. J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.

    Tenez, en preuve de ma bonne volonté, voici pour vous : http://www.koreus.com/video/internet-bridge-troll.html

    (« Hitler’s dick! »)

    • Personnellement, dans la vie comme sur internet, quand le niveau descend trop bas, j’ai toujours quelque chose à aller faire ailleurs.

  9. J’espère que l’auteur est conscient que son blog est un gros tas de déjections trollesques également, parce que non, l’argument du troll qui ne fait ça qu’ailleurs ne tient pas.

      • Vanne toute aussi générique que le style d’écriture de l’auteur, ça vient tout droit des channels irc et des imageboards des super héros du net tout ça je présume, mh ?

      • Comme je l’ai dit plus haut, il y a des traits nationaux-socialistes dans ce texte.
        Or, qui pourrait contester l’idéal sacré et invincible que représente le NSDAP sinon un pouilleux de Juif ?

        Tu es découvert, mon ami, parce que tu as péché par manque de subtilité.

        Typhon

  10. L’anonymat (sur le Net ou ailleurs) rend les lâches courageux et les trolls très bavards, c’est navrant mais parfois amusant.

    Et je suis ravi de voir que je ne suis pas le seul à faire la comparaison avec Zemmour (mais lui ne trolle pas gratos, il est payé pour ça, et sur France 2 c’est avec la redevance, donc avec nos impôts, merci le service public^^).

    • Attendez, quelqu’un paie Zemmour ? On lui file pas une pinte et un zinc pour nous faire ses analyses ?

      • Bien sûr qu’il est payé, seul l’argent permet d’obtenir un tel niveau. La pinte et le zinc risqueraient de rendre un peu sympathique ce personnage.

    • Etrange, d’habitude ils se rendent au cimetière des trolls… mais personne ne sait où il se situe tant il y a de possibilités.

  11. Bonjour Monsieur Connard,

    Je salue votre prose. Mais dans votre énumération il manque un troll, peut-être pas si rare que ça : « celui qui faisait ça pour rire ».

    Un quidam tape un truc genre « vous êtes tous des nazis ». La conversation continue bon gré mal gré, parfois en mentionnant l’insulte en question, puis quelqu’un écrit un truc très inspiré du genre « troll spotted » et le quidam dit « héhé! Oui, c’était rigolo ».

    Je manque peut-être d’humour ou de navigation internautique, mais la notion de comique m’échappe toujours un peu.

    • Je n’ai rien de pertinent à ajouter à cette attaque personnelle voilée à mon encontre, qui n’en est peut être pas une mais je suis très égocentrique.

      Cependant, je tiens à pisser pour marquer mon territoire, permettez que je me soulage sur votre commentaire.

      Aaaaah. Ça fait du bien.

      Typhon

  12. Erh… Désolé je n’avais pas vu.

    Ça n’avait rien de personnel, c’est quelque chose que j’ai vu à plusieurs reprises et que personnellement je n’ai jamais trouvé drôle.

    Mais je vous rassure tout de suite, ça ne me donne pas envie d’agresser verbalement les gens qui s’y adonnent.

    C’est pas comme si moi-même je ne faisais pas de l’humour pourri de différentes manières hein.

    Soulagez, soulagez donc. Si ce commentaire vous a blessé c’est bien le moins.

    • En tout cas, il est vrai que j’aurais pu penser à cette notion.

      Mais ce ne fut pas le cas car je n’ai aucun humour.

  13. En cela je vous félicite monsieur Connard, l’humour est la gangrène de notre siècle.

    Les grandes personnalités d’hier, qui ont soulevés les foules pour les mener vers de sanglantes révolutions, n’obtiendraient aujourd’hui que quelques rires du public qui se dirait qu’il fait du second degré.

    Moins d’humour amènerait plus de progrès. Je milite pour la résurgence du premier degré.

    Je me permets d’ajouter :

    Rongé par la culpabilité, j’ai lu attentivement le commentaire de M. Typhon et je suis heureux d’affirmer qu’il ne faisait pas partie des gens que je visais.

    Son commentaire a un ton suffisamment outré et les références au texte de M. Connard sont suffisamment claires pour qu’on en saisisse la nuance.

    Je voulais parler plutôt de ces inconnus de forum qui lancent quelque lapidaire commentaire injurieux, le fil de la conversation dévie et c’est seulement au bout d’un temps qu’il dévoile la farce.

    Anonyme, il n’y a aucune possibilité de différencier l’abruti fini du fin comique. Il n’y a pas de complicité, rire de cette private joke est un peu compliqué.

    Et finalement, l’intervention a tous les effets du trollage classique. La seule différence est qu’il dit à la fin « Ha! Ha! Je l’ai fait exprès. » Mais le sujet a bel et bien été pollué.

    Le second degré devrait être réservé à certaines circonstances. Les entretiens d’embauche, les négociations diplomatiques nord-coréennes/sud-coréennes, les prises d’otage et les forums Internet ne devraient pas en faire partie.

    Désolé M. Connard, d’avoir moulé cette brique sur votre blog. Mais je n’aurais pas voulu qu’il s’y développe de mauvais sentiments.

    • Mais rassurez vous : enchaîner brique sur pavé n’est que la base d’une discussion constructive, aussi cela est tout à fait bienvenu.

  14. « – Le revanchard : l’humanité l’a rejeté… l’a moqué… il les revoit, ces jeunes filles le pointant du doigt en pouffant dans la cour de son lycée ; mais n’avait il pas le droit de porter des chaussettes dans ses sandales ? Et était-ce sa faute si maman lui faisait ses ourlets trop haut ? Ne pouvaient elles voir que sous ses apparences un peu rustres se cachait un coeur gros comme ça ? Ha, la société l’a rejeté ! Ha c’est comme ça ! Elle va voir, la société qui ne voulait pas de lui, et c’est en tremblant et en le suppliant qu’elle l’implorera de revenir ; mais il sera trop tard ! Son oeuvre destructrice sera déjà accomplie ! *placer ici un passage audio du Fantôme de l’Opéra* »

    J’adore ce passage et particulièrement ce qui se trouve ente les deux *******. L’auteur de l’article n’aurait-il pas oublié d’inclure quelque chose dans son article et d’effacer ce qu’il ya entre les deux astérisques ? :)

    • On pourrait le croire, mais non.

      Un jour peut-être j’intégrerai des lecteurs & tout pour faire des effets, mais pas ce jour là.

  15. Très bon article mon cher, peut-être un peu long, mais peut-on vous le reprocher lorsque vous avez visé juste et n’avez, à ma connaissance, rien omis du sujet? Je ne le crois pas. Je vous félicite chaudement.

    Cependant, je ne partage pas votre point de vue au sujet des moyens de se débarrasser de ses sinistres personnes, je suis en fait beaucoup plus pessimiste. Il me semble, que l’on ne peut tout simplement pas arrêter ces gens là à moins de venir frapper directement à leur porte, de les attraper par le col,de les décoller du sol jusqu’à ce que vos yeux soient dans les leurs et de leur demander de vous répéter maintenant tout ce qu’ils vous ont dit sans quoi vous attendrez que leurs parents rentrent du travail afin qu’il soit puni d’internet pour le reste de la semaine.

    Mais passons, je vous remercie une fois de plus pour ce bel article.

    • Moi je trouve qu’il y a une omission.
      En effet il manque une technique de troll:

      Lacher un petit commentaire innocent sous forme d’une question  » mac ou pc ? nvidia ou ati ? canon ou nikon?(choisir en fonction du type de site)
      Et parfois c’est très subtil.

      Forcément, deux camps se forment, et c’est la baston. Et le troll se contente juste de compter les points.
      (C’est un peu la pomme d’or qui provoque la guerre de Troie)

      • Et ça, pour le coup, on l’a tous fait un jour. Parce que c’est drôle.

        Et donc il manque aussi un motif : tout simplement, parce que c’est drôle. Les cas de conscience étant vite évacués par le fait que l’on a pas devant soi des gens, en chair et en os, mais des pseudos anonymes. Des 0 et des 1 qui pensent un peu de temps en temps.

      • Constatez (bien évidemment.) le pseudo de notre ami posteur; il est évident qu’il essaye d’un moyen détourné de vous detrousser de vos biens, copyrights, etc.
        Enfin, c’est évident.
        (Oui, je suis un troll. Un troll gentil, certes.)

  16. B’jour !
    J’admire votre verve… Avec une pointe d’admiration pour votre dernière phrase.

    Cependant, une question me taraude, et elle n’est pas dans les FAQ : le troll a-t-il conscience de ses actes ou, mû par un instinct ancestral, obéit-il sans se poser de questions à sa nature profonde : faire chier le monde ?

    • Je crois qu’il est commandé par le Grand Troll, une force supérieure qui apparait dans le monde des hommes sous l’apparence de Franck Ribéry.

  17. Vos textes sont jouissifs, et je ne me lasse pas de venir prendre mon pied à chaque parution.

    Vous êtes… mon odieux godemiché !
    Merci

  18. « Non, son travail ne lui plait pas, et son chef ne lui confie que les tâches les plus ingrates, mais bon, il ne s’est jamais vraiment rebellé ou exprimé sur le sujet »

    Typiquement la phrase du crétin déconnecté de la réalité. J’imagine que le pakistanais qui prépare tes brunch de bobos n’entre pas dans cette catégorie pas vrai ?

    Bref encore un de ces petit bourges de gauche qui vit bien planqué dans le monde de Totoro.

    A part ça écrire un si long billet sur les Trolls c’est suspect. Y a un troll qui t’a piqué ta copine ou quoi ?

  19. Cet article est le pire troll que je n’ai jamais lu. Je pense très sincèrement que son auteur est un gros puceau frustré et nazi sur les bords. Monsieur je vous conchie.

    (mais j’admire beaucoup votre travail)

  20. Ha ha, un article satirique, mais pas assez tranchant pour ma part.
    Je suis (pour ma part), ce que vous appelez donc un troll, mais je ne me reconnais aucunement dans cet article, dommage.
    Vous avez oublié de préciser que nous sommes des tarés pédophiles, sans coeur et sans vie (ah si, c’est dit dans l’article).
    Enfin, c’est ce que les antis pensent de nous.

  21. Bonsoir mÔsieur du connard
    Je ne peux m’empêcher comme d’autres avant moi de déplorer le bas niveau de cet articles face à d’autres.
    Ceci alors que le sujet se prêtait tellement à de belles choses.
    En effet on ne lit ici que des opinions maintes fois rabâchées et somme toute très ‘bien pensant’. C’est malheureux.
    Une refléxion un poil plus poussée eut été appréciable.
    On a l’impression ici de n’assister qu’à la réaction d’une victime.
    Les trolls sont méchants. Les trolls sont idiots. Les trolls sont des no lifes.
    Ou peut-être n’êtes vous tombés réellement que sur des ados prépubères à la répartie minable?
    Ce ne sont pas là des trolls.
    Le troll est une espèce noble mon cher.
    Bien que, je l’admet, elle soit en voie de disparition.

    Bref, je ne vais pas vous faire une dissertation sur cette espèce dont je fais parti.
    Internet est un merveilleux outil de liberté d’expression. Les trolls la poussent juste à son paroxysme.
    Et je terminerai en ajoutant que le véritable art du trolling n’est pas la provocation pure et dure sans but ni forme mais un savant mélange d’humour noir, ironie et cynisme le tout assaisonné avec ce qu’il faut d’aisance littéraire pour donner quelque chose de beau et pouvant provoquer des réactions des victimes sans avoir eu recours à l’insulte.

    C’est émouvant n’est il pas?

    • Vous appartenez à un genre de troll bien trop rare, malheureusement! L’Odieux Connard s’est sûrement laissé trompé par la masse des plus stupides.

  22. Et bien monsieur Connard, j’ai véritablement adoré cet article, tout particuliérement la chute.
    Puisqu’un article de vous n’est jamais trop long, je me contenterai de me plaindre de la taille réduite de votre oeuvre.
    Ayant déjà eu affaire à cet étrange animal qu’est le troll, cet article m’a particuliérement fait rire.
    De nombreuses personnes vour l’ont déjà fait savoir O Dieu, mais vous manipulez excessivement bien l’ironie en particulier et l’humour en général.
    Cela permet aussi de détecter les trolls dans vos lecteurs, puisque ce sont visiblement ceux qui déprécient votre article.
    Avec, bien entendu, toute mon admiration.
    La reine des poulpes vous salue

  23. Bonjour à tous!
    Encore une fois un bien bel article. J’ai rencontré des trolls à maintes reprises, et ai donc pu reconnaître ces curieux comportements (je m’arreterai ici pour le lustrage de boules).

    Cependant, je ne partage pas votre avis, monsieur Odieux Connard, en ce qui concerne la lutte contre le troll. Comme ce fut soulevé par quelques internautes commentateurs, il existe d’autres moyens pour le combattre.
    Je veux parler d’une nouvelle discipline dans le monde de l’e-sport, que peut être, ici, d’autres connaissent et pratiquent : le « troll-back ».

    Le troll-back n’engage en rien, n’entraîne aucune lésion, et stimule l’activité intellectuelle (mais pas trop). Il est vrai, le troll est stupide. Très con en fait. Et pour le vaincre, il suffit parfois de se montrer encore plus con que lui (par divers procédés rhétoriques réfléchis), plus déterminé, pour le faire douter et le soumettre.
    Car troller un troll, c’est finalement appliquer les divers précepts de « L’Art d’avoir toujours raison » écrit par le plus grand troll de l’histoire, le maître inconnu de ses vils descendants (décidemment trop cons), le premier a avoir exercé (avec brio, et oui, c’est possible) l’art du trolling : vous avez bien reconnu Schopenhauer (bien plus redoutable qu’E. Zemmour). La victoire passe ainsi, nous dit Schopentroller, par une argumentation corrompue, ponctuée d’insultes, de mépris, etc. (Pour plus de précisions, je vous renvoie à cette Bible du genre).

    Mais finalement, me direz-vous, qu’apporte le troll-back? Rien. Il ne faut pas oublier contre qui vous luttez : cette « dispute » ne mènera jamais à rien, vous ne devez d’ailleurs pas essayer d’y transmettre une pensée. C’est un pur combat, bestial, bas, rustre. Mais vous, vous avez du recul, vous vous en foutez, vous faites ça pour rire. Quelle joie de voir le troll se débattre dans sa crasse, s’énerver à donner des coups d’épée dans l’eau, crier comme une truie qu’on égorge lorsqu’on le perd dans une argumentation encore plus absurde que la sienne tout en lui disant que sa mère, c’est sa soeur.

    Devenez donc dompteur de trolls.

    Bande de connards, bien à vous.
    Nyx.

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